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Titre :
La Défense : journal hebdomadaire
Hebdomadaire de tendance conservatrice publié à Chicoutimi, La Défense exprime les aspirations et les besoins de ses lecteurs en accordant une grande importance aux nouvelles régionales.
Éditeur :
  • Chicoutimi :[s.n.],1898-1905
Contenu spécifique :
mercredi 18 mai 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Défense : journal hebdomadaire, 1898-05-18, Collections de BAnQ.

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[" \u201c de l'homme.manuelles ; de lÀ aussi cette fit- JOURNAL | HEBDOMADAIRE \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d ABONNEMENT GEL 00 par année.VOL.1.CHICOUTIMI, 18 MAI, 1898 NO 18 \u201cLA DÉFENSE\u201d ULDERIC TREMBLAY, Directeur-progrietaire ABONNEMENT Un an,.000040000 Six mois.Strictement payable d'avance.$1.00 0.50 ANNONCES, premiere insertion, § centins la ligne, Conditions spéciales pour annouces à longs termes.» 10 centins la ligne pour la Insertions sulséquentes, Avis de naissances, snariages, etdeces gratuitement pour les abonnes.Toutes impressions de livres, brochures.cit- crinirre, cartes, exécutées dans les derniers goûts, À tres Las prix, Toute connounications duivent être adres- sécs à LA DEFENSE, CHICOUTIMI, PQ.MERCREDI,18 MAI, 1898.Le travail des mains et la Culture intellectuelle Le paganisme ancien avait avili le travail manuel en l\u2019abandonnant à l'esclave.Le christianisme l'a réhabilité en proclamant la dignité de l\u2019effort de l\u2019homme et la noblesse de sa sueur.Voici maintenant que les professions manuelles menacent de retomber dans le mépris, d'où l'i- déc religieuse les avait fait sortir, en combattart les passions de l'esprit comme le désœuvrement des sens.Grâce au paganisne nouveau que la Renaissance a fait revivre dans les mœurs, le travail des bras a perdu son honorabilité aux yeu: Les revendications socialistes ne sont, au fond, qu\u2019une plainte insensée contre l'assujettissement des classes populaires à l'effort corporel, une ardente aspiration vers la vic apparemment légère et facile du travail de l'esprit.Les idées modernes ont cette tendance malheureuse d'attacher une soric de flétrissure à tout travail qui exige un outil.En exaltant le droit des plus humbles à s'élever en entrant dans les carrières tenucs comme plus hautes, on rabaisse par là même les professions manuelles estimées dépourvues de toute noblesse ct dc toute dignité.Cet orgueil de caste cnfante des préjugés insensés.On verra, par exemple, de fort honnêtes gens, d'excellents chrétiens se faire un mérite excessif de parler à un ouvrier, de toucher la main d\u2019un travailleur que l'effort de chaque jour a durcic.On croira condescendre en agissant de la sorte.De là le mépris des professions vre d\u2019ambitiôn pour les carrières difés libérales.Ne cherchons pas ailleurs la cause de l'encombrement des professions libérales dont on se plaint et qu'on attribue sans raison à la multiplicité trop grande des collèges classiques.Les gouvernements sont seuls responsables de cet état de choses, Leur imprévoyance, inspirée par le mépris païen pour le métier, pour le travail des mains, a cru devoir favoriser l'affranchissement des classes laborieuses cn leur facilitant l\u2019accès des autres carrières.Le résultat obtenu a été de précipiter ceux qu'on croyait af franchir dans un esclavage de misères ct de privations.Combien « différent eut été ce résultat si on avait recherché la ré habilitation morale et sociale du travail des mains en même temps que \u2018lé relèvement matériel de la L'AGRICULTEUR BT LA SCIENCE vité humaine, il y a,une dépendan- c: réciproque, une science ct un art, un ensemble de connaissances et un ensemble de procédés.L'industrie n'est pas seulement un champ d\u2019expérimentation, c'est encore un champ d'études.Et ceci est surtout vrai de l'art agricole dont Ia pratique exige des connaissances multiples et variées.L'agriculteur peut, avec avantage, se dloubles d'un savant.Car la culture intelligente du sol a le double effet de procurer à l'esprit times, ct d'augmenter considérablement la valeur de la terre et les richesses qu'elle produit.I ne répugne donc nullement qu\u2019un cultivateur soit instruit.Au contraire, il aura sur celui qui ne l'est pas une incontestable riorité.supé- Toute motion scientifique sera d'un grand avantage à l'homme des champs.La chimie l\u2019aidera à connaître les éléments que contiennent les terres, ceux que réclament les plantes, et par suite la nature des engrais qu'il convient d'utiliser.La physique lui apprendra les influences de la chaleur et du froid, des pluies, de l'humidité et de la sécheresse, des vents et des orages.de l'air et de la lumière, sur la germination etsur la croissance des plantes, sur la santé des animaux et sur la conservation des récoltes faites.Les notions de riécanique lui scront utiles pour la mise en œu- vre des instruments et l'utilisation des forces que la nature a distribuées à la surface de la terre ; l'arithmétique ct la comptabilité lui permettront de tenir compte de ses recettes et de ses dépenses ; les notions de géométrie, d\u2019histoire naturelle, d'hygiène, d'astronomic et,surtout, d'économie domestique trouveront aussi leur emploi.Ajoutons à cela que le cultivateur intelligent est souvent appelé à jouer un rôle prépondérant dans l'administration de sa paroisse, à prendre la parole dans les assemblées publiques, à diriger ses concitoyens qui écoutent volontiers ses avis s'ils sont d\u2019un bon chrétien ct d'un bon pére de famille, Qui ne voit par là que la culture du sol peut offrir à l'homme instruit une carrière honorable et qui peut devenir lucrative.Que nos gouvernants s\u2019occupent seulement de la rendre intéressante et productive ct nous aurons là un débouché, pour le sur- plusdes produits de l'éducation, même supérieure.Pourquoi le gouvernement n\u2019é- tablirait-il pas, dans différentes parties de la pré\u2018nce des annexes de la ferme expérimentale d'Ottawa, trop éloignée de certaines régions pour que ces dernières puissent en tirer avantage ?Pourquoi ne crécrait-il pas des centres d'instruction et d'expérimentation agricole ?Une région comme la nôtre, essentiellement agricole et isolée du reste de la province, aurait surtout besoin d'unc institution de cette nature.La cause de l\u2019agriculture en re- ccvrait une impulsion nouvcile et l\u2019homme public qui aurait prêté son concours à cette œuvre aurait bien mérité de la patrie.Il nous fait plaisir d'apprendre que le gouvernement Laurier semble disposé à entrer dans cette voie.Nous ne pouvons que l'en louer fortement ct appuyer de toutes nos forces le projet d'établissement de stations d\u2019enseigne- condition des ouvriers ! Dans chaque branche de l'acti-! de l'homme qui s\u2019y livre des satis- | factions aussi précieuses que légi- tre de l'agriculture, et exposé dans les lignes suivantes par le correspondant de la Presse à Ot- ; tawa L'honorable Sydney Fisher, ministre de l'agriculture, a fait devant le comité d'agriculture de la chambre des communes, un expo sé de son projet de stations d'en- scignement dans les diverses provinces du Canada.Ce projet est la mise en application sur une plus large échelle et dans un autre ordre d'idées, de ce qui s\u2019est fait dans Ontario ct au Manitoba, pour les laiteries ambulantes destinées À répandre dans les campagnes l\u2019enseignement des imétho- des de traitement des beurres et fromages, Cette fois-ci, il s'agit, dans le projet ministériel, de faire connaître les résultats des travaux de la ferme expérimentale qui sont encore peu connus des fermiers, pour une foule de raisons, d'abord l'impossibilité où sont beaucoup de cuitivateurs de se déplacer pour visiter la ferme expérimentale, puis de leur insouciance, que ne peut pas vaincre l'appat des billets à prix réduits ni les agapes fraternelles préparées par les organisateurs d'excursions.Le plan du ministre dg la justice est de faire plus que ne peuvent faire les conférences, c'est-à- dire len seignement par Voreille; ql\u2019 prétend.mettre à la portée de tous l'ensei- nement pir la vue, et cela, en établissant temporairemert dans les comtés où le besoin s'en fait sentir, les stations expérimentales où les méthodes nouvelles de cui- ture, seront pratiquement démontrées.Cette innovation, assure le ministre, ne comportera pas de dépense extraordinaire, ct pourra sc faire par l\u2019emploi judicieux des crédits réguliers octroyés au département de l'agriculture, Pour le moment, jl s'agit d\u2019une simple tentative ect si cela réussit, l'affaire pourra sc monter sur une plus grande échelle.= Naturellement, cette expérience s'adresse surtout aux régions éloignées d'Ottawa, comme le Lac Saint-Jean, les nouvelles régions d'Ontario et le Nord-Ouest.Ce sont les points où ces stations pourraient rendre le plus de services.M.Fisher a exposé très modestement ct très sobrement son projet en demandant qu\u2019il soit amplement discuté par les députés présents, qui ne s\u2019en sont pas fait faute.Comme toujours les cultivateurs d'Ontario se sont élevés contre cette nouveauté, dont ils y n\u2019ont pas besoin dans leur région et ils ont étalé dans toute sa nudité leur profond égoïsme.MM.McMillan et Semple, deux libéraux, sont tombés à pieds joints sur le projet de M.Fisher, pour lui donner le coup de grace ct ils ont proclamé l\u2019entreprise impraticable, coûteuse et inutile, MM.McLennan, d'Iverness, et Cargill, se sont également opposés au projet, qui a cu l'appui de MM.Dr Douglass, d'Assunbonne Est, Stenson, de Richmond ct Wolfe, et Macdonald, de Kings, I.P.E, Le ministre ct son fidèle Achate, le Dr Robertson, ont répondu À ces critiques et l'essai se fera.\u2014 -\u2014 ON DIT.Eh bien, oui : on dit.C'est du chemin de fer de la Baie des Ma ! Ha ! qu\u2019ils'agit.À St-Alphonse, À St-Alexis, chacun se demande avec une angoisse bien justifiée : L'aurons-nous?Ne l\u2019aurons-nous pas ?Les uns disent OUI et NON, les autres ne disent ni OUI, ni NON.Qui croire ?.C'est comme cette pauvre question des écoles.Quand c'est M.Laurier\u2014le particulier aux étonnantes \u2026promes- ses\u2014qui parle, elle est à jamais réglée.Mais si lc Pape: prend la parole A son tour, oh! alors, clle ne l\u2019est plus du,tout ! - Allez demander à rollE-député si le poétique bassin de la Baie des Ha! Ha! aura bientôt sa ceinture defer, Ï qq A l'entendre vous , répondre un ment agricole, soumis à la cham- ; an J rr IR a gros : Oui, bien sonoré, vous croi- bre par l'hon.M.Fisher, ministre rez qu'il dit vrai et que c\u2019est arri- vi.déjà! | Mais il parait que ce n'est pas lui tout seul qui fait aller la machine.Au contraire, La partic se joue à plusieurs.Les députés sont tous un peu comune ça, aujourd'hui.Quelquefois on les voit agir .quand ils veulent bien s'en donner la peine.Mais on ne voit pas toujours ce gui les fait agir.Telle une sariomiette : On s'amuse de la voie se débattre et crier.Cela donne aux enfants l'illusion d'une vie réelle quelconque.Ils ne savent pas, cux, que, derrière le rideau, quelqu'un tire la ficelle ! N'allez pas, par exemple, appliquer la comparaison À nos dé putés! Nous nous sommes laissé dire qu'ils font une très louable exception à la règle.laquelle se trouve par là confirmée.Quoiqu'il en soit, enregistrons les ON DIT que Dame Rumeur promène de St-Alphonse à Chicoutimi.On dit donc: Que les citoyens des deux pa roisses de la Baic des Ha! Ha! sont bien déterminés à tout faire pour obtenir leur voie ferrée.Que c'est une question de vie ou de mort pour les localités intéressées ; Que les choses ne marchent pas vite, au gré de bien des gens ; Que la session fédérale touche À son terme ; Que rien n'indique qu\u2019un résultat quelconque sera obtenu avant la prorogation ; Qu'on veut jouer aux promesses, aux belles paroles, pour se dispenser d'agir ; Que certains particuliers essayent de mêler les cartes pour y trouver leur compte ; Que tout dépend de l\u2019Américain Beemer, le doss des boss Que bien des dessous seraient intéressants à connaître ; Que Chicoutimi semble travailler pour son seul profit ; Que St-Alphonse se défic de Chicoutimi ; Que St-Alexis reste flottant ; Que certains sont d'avis de temporiser et d'attendre les évé- nements ; Que d'autres veulent faire de l'agitation, aller en délégation auprès du gouvernement ; Que ces divisions ct ce manque d'entente sont déplorables à plus d'un point de vue ; Que les notables de St-Alphon- sc et de St-Alexis sont fort désappointés, eux qui avaient confiance en leur député.ct en d'autres aussi; Que certains d'entre eux savent déjà pour qui.ils ne voteront pas, aux élections prochaines ; Que devant la tournure que prennent les choses les visages s'allongent d'unc-façon alarmante pour la paix publique.On dit encorea: mais que ne dit-on pas ?Qu'on nous permette au moins de gémir sur toutes ces misères, de regretter bien sincèrement que tant d'obstacles s'opposent à la réalisation d\u2019une entreprise dont dépend la prospérité et l'avancement d'une partie importante de notre région.Une seule chose semble certaine: c'est qu'il ya, à la racine de \u2018tous ces tiraillements, une pensée dé \u2018derrière la tête, un motif inavoué de résistance dont il ne faudrait pas chercher le principe dans le souci de l'intérêt public.* Maisil ne sera pas dit que l'intrigue aura triomphé.Pour lui fai- TE\" échec, nos amis de St-Alphon- \u201cSe \u2018peuvent compter Sur notre appui \u2018moral et sur notre concours le plus entier.| LA PRESSE LOCALE Sous ce tite, notre excellent confrère du /ronnier,de Sherbruoke, pul.lie une série d'articles du plus hant intérêt.Nous ne pouvons résister au plaisir de citer le deuxième de la série, et nous engageons fortement nos lecteurs à le méditer \u201cOn demande beaucoup journaliste de campagne.\u201cIT doit être renseigné non seulement sur les affaires de la localité qu\u2019il habite, mais de plus sur toutes les question d'intérêt général.\u201cSa feuille doit être rédigée coimme si elle était la seule à circuler dans le pays et il doit supposer que ses lecteurs ne reçoivent pas d'autre publication que la sicune.\u201cDe là nécessité d'écrire tout, d'aborder tous les sujets, \u201cUn fameux penseur du XVe siècle, l'ic de fa Mirandole, prétendait connaitre tout ce qui pouvait être connu et quelque chose encore.S'il vivait de nos jours, il ferait un excellent rédacteur de journal hebdomadaire.\u201cMais à côté des exigences qui se dressent devant clle, sous forme d'abonnés avides de lecture illimitée, la presse locale se vo.aux prises avec les plus grands obstacles.au sur \u201cD'abord, elle se publie loin des métropoles, loin des grandes bibliothèques et des sources de renseignement, Ses collaborateurs éprouvent par là les plus grandes difficultés à se procurer les snaté- riaux nécessaires et il leur faut se livrer souvent À un travail aussi long que pénible pour obtenir les plus minces résultats.\u201cIl y a ensuite le format qui est toujours trop petit pour la smatiè- re qu\u2019on voudrait insérer.La mise en page d'un petit journal est une opération aussi délicate et plus embarrassante pour le reduc teur que pour le prote.le manque d'espace est toujours ame source de contrariété qu\u2019il faut subir A chaque édition.Rarement on s'en tire sans remettre au prochain numéro des écrits de pleine actualité, C'est ennuyeux, mais il faut s'y soumettre.\u201cPourquoi ne pas supprimer les annonces ?À quoi bon ces colonnes entières de réclames en faveur de choses dont on n'a pas besoin ?\u201cVoilà une remarque qui se répète assez souvent et qui, pourtant, est erronée.\u2018\u2019Ontre le revenu que les annonces rapportent au journal, ce qui n\u2019est pas à mépriser, elles offrent une lecture profitable à plus d'un titre.\u201cChacun dans ce monde est soit producteur, soit consoinmateur,ou plutôt tout le monde se trouve à être les deux à la fois, De sorte qu'ils sont rares ceux qui, directement ou indirectement, ne sont pas intéressés À connaître les offres de l\u2019industrie ct du commerce.\u201cOn dit que pour faire réussir une entreprise, il faut l'annoncer et qu'on ne saurait trop lui faire de réclame.De même cclui qui veut arriver au succès dans n'importe quelle carrière, doit se tenir au courant de ce qui sc passe autour de lui, il doit être à l'affut de toutes les cccasions ct, pour cela, it doit lire les annonces, \u201cNous demandions à un cultivateur modèle ce qu'il lisait avec le plus de soin dans son journal.Je lis tout, répondit il, et je ne _manque jamais de parcourir les annonces avec la plus grande attention.\u201cIL serait donc doublement regrettable de supprimer les annonces et c\u2019est pourtant ce que plus d\u2019un lecteur voudrait exiger de la presse rurale.\u201cLe journal hebdomadaire peut difficilement entreprendre de polémique active sur les problèmes de la politique militante.I lui est pourtant impossible de se désintéresser des affaires du pays et force lui est d'accorder son appui À un parti ou à l'autre.C'est là une grande source de dangers et l'une des principales causes qui font baisser le niveau de la presse locale, \u201cLes rivalités politique tendent presque toujour à créer des rivalités personnelles au sein des petites villes, Elles y engendrent les cliques et les coteries ; elles font naître les prétentions les plus déraisonnables et souvent les plus ridicules, \u201cLe pauvre journaliste, qui exerce sa profession dans une petite | vation de S localité, doit déployer beaucoup de circonspeclion pour éviter le terre-à-terre des intérêts mesquins qui sollicitent son concours.Que d'ambitions il lui faut ignorer, que d'aspirations il doit refréner pour se maintenir à la hauteur de sa mission d'éducateur public ! \u201c Ce qui compromet souvent le rôle de notre presse locale, c'est qu'elle est forcée de sc mettre àla remorque d'un individu où d'un groupe, dont cile est tenue d'épouser la canse.Elle devient ainsi l'organe des vues particulières et cesse de servir le bien général, \u201cUn journal perd tout prestige, toute autorité du moment qu\u2019il n\u2019a plus de liberté d'action, du moment qu'il ne peut plus combattre pour les idées el les principes, sans acception de personne.\u201cQuelle importance peut on at- tacheraux opinions émises par une feuille placée sous le patronn- ge d'une société d'adimiration mu- tuclle ou dont la principale tendance est d'aduler le maitre qui l'inspire ?\u201cI est permis de louer le grand homme qui travaille sincèrement au service de la patrie, mais c'est toujours une inconvenance et parfois une bassesse que de lui brûler de l'encens sous le nez, Hest done \"= huimiliant le sort de celui prodigue sa prose À chanter les louanges d'un coy de village quelconque! \u201cComme nous le disions en commençant, on demande beaucoup au journalisme de campagne.On veut qu'il parle de tout, qu'il fournisse de la lecture errabondan ce ct pour tous les goûts ; on exige qu'il ne froisse personne et qu'il plaise à tout le monde, 11 doit s'identifier avce les progrès de la région qu'il habite et cependant il doit écrire avec indépendance sur les hommes et les choses de sa localité, \u201cIl est constamment entre deux feux, entre deux courants contraires ; celui de l'intérêt individuel et cclui de l'intérêt publie.\u201cAu milieu des tiraillements et des misères qui agritent l'humanité autour de lui, on aime à le voir planer dans les sphères du désintéressement et des hautes conceptions, Il est Ly pour prôner la jus tice, pour tracer la voice droite.Les moindres défaillances lui sont reprochés et sa force de caractère, ne doit jamais Héchir.\u201cMalheur à lui s'il ose penser à lui ets'iltrempe dans la plus petite opération utile à sa famille.N'est-il pas voué corps ct Ame au bien des autres ?Les actes d'abnégation ne doivent-ils pas former son pain quotidien ?\u201cEn face de ce qui est exigé du journalisme local, à côté du pro gramine qu'il est tenu de remplir à peine de déchéance orale, voyons un peu la nature des encouragements qu'il reçoit ct sur quels éléments de succes il peut compter.\u201cComment végitent ou curent les journaux locaux ?Nous dirons un mot sur cette question dans un prochain numéro.\u201d - ECHOS DE LA PRESSE Nous lisons dans le Mouzement Catholique.\u201cLa Société dite \u201cThe Sons of England \"\" cherche à se faire constituer en corporation civile par le parlement du Canada.C'est une société dont les membres s'engagent, paraît-il, à empêcher, dans la mesure de leurinfluence, la nomination des catholiques aux emplois publics, Une association comme cellelà ne devrait pas avoir de place dans un pays comme le nôtre.Dans tous les cus, clle n\u2019a aucun titre à ce que le pouvoir public la reconnaisse ct lui garantisse l'exercice de privilèges qui devraient être réservés aux sociétés organisées de façon à ne pas nuire au bien général, Nous espérons que tout ce qu\u2019il y a d'hommes modérés dans le parlement d'Ottawa verra \"ce que ces fanatiques échouent dans la démarche qu'ils ont tentée.La Palestra del Clero, revue cc- ene publiée à Rome, .sa- ou : Me dans les termes suivants l'êle- Sa Grandeur Mgr Béjzin sur le siège archiépiscopal de Québee : voulu souffrir En effet, à l'éminentissime évêque detunt vient de succéder son coadjuteur, Mgr Louis- Nazaire Bégin, illustre par son zè- La Providenes n'a laisser pas l'église de Québec de viduité, le, sa piété et sa science, sous l\u2019administration duquel l'église de Québec ne cessera pas de fleurir, Que Diva daigne accorder à ce très digue pasteur les forces nécessaires pour qu'il exerce un long et fructueux pontificat\u201d \u2014 Bureau central des examinateurs catholiques Le Comité catholique du Conseil de l'Enstruction publique vient de décider que le nouveau bureau central des examninateurs catholi- quesdevrafaire subirl'examen dans chacune des localités suivantes de la provinee de Québec : Montréal, (Mmébec, Trois-Rivières, St-Tya- cinthe, Sheibrooke, Nicolet, Rimouski, Chicoutimi, Valleyfield, Hull, Baie-St-Paul, Carleton, Dane ville, Fraservitle, New-Carlisle, Montebello, l\u2019ercé, l'uinte-aux- lsquimaux, l\u2019ortage-du-Fort, Roberval, Stc-Anne-des-Monts, St- Ferdinand d'Halifax, St-Jovite, Ste-Marie-de-Beauce, \u2018Tadoussac, West Farnham et Havre-aux-Mai- sons.Le premier examen que le Bu reau central fea subir commence: rale 5 juillet prochain, et il se fera simultanément dans chacune des localités précédentes.Cet examen durera de deux à quatre jours, selon lc degré du diplôme que l'on désirera obtenir, Les candidats devront répou- dic PAR ECRIT aux questions qui leur seront posées sur les diverses matières du programme de l'examen lequel reste le méme que parle passé, Ces questions, qui seront preparées et imprimées d'avance par le Bureau central, seront envoyées, sous enveloppes cachetées, aux examinateurs-délé- fgués que le Surintendant nommera pour surveiller l'examen aux endroits cités plus haut.Ces enveloppes ne seront ouvertes qu'en présence des aspirants, au jour et à l'heure fixés pour l'exiusnen de chaque matière, et il est facile de comprendre que par ce moyen tous subiront en même temps le même examen, contrairement À ce qui se faisait sous l'ancien système où chaque bureau local faisait subir l'examen comme il l'entendait.M n'y avait ainsi ni uniformité, ni égalité dans la valeur de l'examen, Toutes les personnes qui veulent se présenter cette année devant le Burcau central afin d\u2019obtenir un brevet de capacité pour l'enseignement doivent en informer le secrétaire du Bureau, M.J.N.Millier, au département de l'Instruction Publique, à Québec, et ce avant le 5 juin prochain, ct lui envoyer en même temps que leur extrait de baptéme,un certificat de leur curé et in somme fixée comme droit d'examen, laquelle est de 3.00 pour le diplôme élémentaire, de $4.00 pour le diplé- me modtie et de $5.00 pour le diplôme académique.Les demandes envoyées après le 5 juin seront refusées ; il est done très important que les aspironts aux diplômes se mettent en règle sous ce rapport le plus tôt possible.Voici comment est composé le Bureau central des examinateurs catholiques: Mgr J.-C.-K.Laflamme, recteur de l'Université Laval, président ; M.F.-X.-P.Detners, principal de l'Académie Commerciale Catholique de Montréal, vice-drésident ; l\u2019abbé Santoire, de En diocèse de Valleyfeld; M.l'abbé Gaspard Dauth, de l\u2019archevêché de Montréal, M.l'abbé J.-H.Roy, supérieur du séminaire de Sherbrooke ; M.Calixte Brault, inspecteur d'écoles ; M, John Tompkins, professeur d'anglais au col lkge de Montréal; MM.John Ahern, C.-J.Magnan et Chs-A.Lefèvre, professeurs à I'Ecole normale Laval jet M.).-N.Miller, officier spécial du département de l'Instruction publique, secré- x eg Be Soka a ka à = oY LA DEFENSE , .vo So A a _.a SSP RES Bmafse Rpt AN Re à LB MONDE MUTUALISTE L'UNION FRANCO-CANADIENNE Réglements adoptés par le Bu- Direction de L'Union France-Canadienne, à sa séance reau de du 29 avril, concernant l'élection des délégués diocésains pour i'assemblée spéciale du Conseil Général le 25 mai 1898, PROCLAMATION LES CANDIDATS.\u2014Aussitôt que le Secrétaire Général a reçu les avis de tous ceux qui veulent être candidats au poste de délégués diocésains, c'est.ä-dire le 30 avril, (dernier jour des avis) il doit communiquer par lettre recommandée fenrégistrée), à tous et chacun des percepteurs de L'Union Franco-Canadienne du diocèse du Canada-français où il y aura plus d\u2019un candidats sur les rangs les noms des candidat qui aspirent à sc faire élire délégués diocésains pour leur diocèse respectif.Au casoù un seul sociétaire s'est porté candidat il cst ipso facto élu représentant pour son dioctse, et son élection par acclamation (sans oppositions sera proclamée dans le No du 8 de mai de notre organe officiel : ** L.'E.conomiste Canadien-Frangais,\u201d ÉLECTION DES DELEGUES.\u2014 Il est du devoir de chaque percepteur, le premier dimanche suivant le jour où il a reçu du Secré taire Général communication officielle des noms des confrères se portant candidats au poste de délégués diocésains au Conseil Général, pour le diocèse où sc trouve son Burcau de perception, de convoquer en assemblée tous les sociétaires de l'U.F.-C, inscrits ct payant à son susdit Burcau.Cette réunion spéciale doit être annoncée à la porte de l'église, ou en chaire, si monsieur le curé de la paroisse veut Lien le faire.On aunonce en même temps, le but de cette réunion des membres de L'Union Franco - Canadienne : c'est-à-dire, l'élection d'un représentant des sociétaires de tout le diocèse au Conseil Général.L'assemblée étant ouverte par le Percepteur, les sociétaires présents choisissent, parmi eux, un président de l'élection, lequel doit être autre que le Percepteur, Celui-ci agit d'office comme secrétaire de l'élection.Le président fait connaître aux membres les noms des candidats, d\u2019après la communication reçuc du Secrétaire Général.Les sociétaires viennent alors à tour de rôle, déclarer devant le président ct le secrétaire le nom du candidat pour qui ils votent.Le président ct le secrétaire ont aussi lc droit d'exprimer leur suffrage.Le secrétaire enrégistre fidèlement le résultat du vote, en ayant soin d'inscrire à son rapport le nombre des membres présents, comptés par le président ct par lui-même ; lc nombre de votes donnés en tout ; puis, le nombre de votes donnés pour tel ou tel candidat.Ne peut être président de l'élection un sociétaire qui scrait l'un des candidats ; ne peut, non plus, agir comme secrétaire, et doit être remplacé par un autre élu expres sément, le percepteur, lorsqu'il est lui-même candidat, RAPPORT DE L'ÉLECTION.\u2014 Dans les deux jours qui suivent l'assemblée de l\u2019élection, lc secrétaire de la dite élection doit faire, et signer conjointement avec le président d'icelle, un capport officiel de l'assemblée de l'élection ct du'résultat; ct il doit adresser immédiatement ce rappert au représentant du Président Général pour son diocèse.Cette communication doit être cnrégistrée (recommandée) ct adressée comme Suit: M .100 00000000 00000000 Représentant du Président Général de L'U.F-02000 0 00000000 Qué, L'adresse exacte du Représentant du Président Général, pour chaque diocèse, scra fournie par le Secrétaire Général À tous les percepteurs de ce diocèse.) Le Représentant diocésain du Président Général doit, le 15 mai, cuvrir(et alors seulement) les lettres, enrégistrées (recommandées) Représentant du Président Général de L'U F-C.Cette formalité a lieu en présence an moins deny dészoins sociétaires de L'U.F.-C, ct de tous les membres, résidant dans le diocèse de sa juridiction, notamment des candidats cux-mé- mes, s'ils ont jugé à propos de se rendre auprès du Représentant, pour cette occasion.lc Représentant, en présence des témoins susdits, fait alors le relevé des votes recucillis dans les divers Bu reaux de Perception par les différents candidats, et il proclame élu celui qui à obtenu la majorité des suffrages.Il doit rédiger, séance tenante, procès-verbal sommaire de cette procédure et du résultat, signer ces pièces conjointement avec les deux témoins obligatoires, ct expédier sur le champ ces documents accompagnés de tous les rapports des divers burcaux de perception, par leurs secrétaires d'élection, au Secrétaire Général de l'association par envoi recommandé.Au cas d'égalité des voix, ie Représentant du Président Général doit se prononcer en faveur d\u2019un des candidats.PROCLAMATION OFFICIELLE DES DÉLÉGUÉS ÉLUS-\u2014À une séance spéciale du Bureau de Direction, qui suit la réception du rapport des Représentants diocésains du Président Général, ce rapport est revisé, ainsi que ceux des divers secrétaires d'élection, et les délégués sont définitivement déclarés élus en conséquence.La proclamation officielle s'en fait dans le numéro ordinaire ou dans un extra de \u201c L'Economiste.\u201d Les candidats élus ou défaits reçoivent, de plus, un avis particulier du résultat, de la part du Setrélure Général, ainsi 7>e le représentant du Président Général.En foi de quoi, j'ai signé, L-G.ROBILLARD, Secrétaire Général.PROCLAMATION Conformément aux ruglements de L'Union Franco Canadienve, les messieurs suivants ont le droit de siéger à Ia prochaine assemblée spéciale du Conseil Général de L'Union lranco- Canadienne qui se tiendra à nos Lureaux, 73 rue St-Jacques, Montréal, le 25 du mois coutant, à 10 hrs A.Mprécises, dans le but d'adopter certains amendements aux réglement de notre association.1.Monsieur l'abbé M.Auclair, curé de la paroisse St-Jean-Baptiste de Montréal ; =.Monsieur l'abbé J.-B, Morin, missionnaire de la colonisation : 3.M.Gustave Lamothe, Avocat, C.R.Montréal ; 4.M.L.-G.Robillard, cx-inspecteur d\u2019écoles ct secrétaire général de L'Union Franco-Canadienne, Montréal ; 5.M.H.Pelletier, avocat, Montréal ; 6.Dr P.Barrette, Montréal ; 7.M, Réal Cloutier, Montréal ; 8.M.A.Chénard, Montréal : 9.M.J.Curot, Montéral ; 10.Dr G.E.Baril, Montréal ; 1, Dr C.À.Gouin, M.V.Sorel.12, M, Adélard Bellemare, Montréal ; t3.Dr J.J.Sheppard, Joliette ; 34.M.J.P, T'ardivel, Chemin Ste- Foye, près Québec ; 15.M.J.LE.Parent, N.I.St-Jérd- me, Co de Terrebonne : 16.Dr Chas.N.DeBlois, Trois-Ri- vières ; 17.Dr E.A.Laferrière, Sorel ; 18, C.P, Renaud, St-Jérôme, Co du Lac St-Jean ; 19.M.Joseph Pincau, Bic Co, de Rimouski ; 20.Dr C.A, Dubé, Ville-Marie, Co de Pontiac ; M, À.Mondou, N.P.St-l'homas de Fierreville ; 22, M.J.A.Meloche, St-Timothée, Co de Beauharnois ; 23.M.J.P.Wlais, Agnès, lac Mégantie ; ; 24.M.Auguste Belleville.Joliette ; 25.M.Louis de Gonzague Belzile, N.P., Rimouski ; 26.M.I, Calixte Vallée, Sorel ; 27.M.F, X.Larrivée, Montréal ; 28.M.Georges Audet, Roberval, Co du Lac St-Jean ; 29.M.Lorenzo Gouin, Baic du Febvre, Co d\u2019Yamaska.De plus, il y a élection dans le diocèse des \u2018Trois-Rivières, entre MM, Joseph N.Bailly, de Champlain ct Ernest Langis, du Cap de la Madeleine ; En outre, tous les sociétaires de la section des hommes, en règle avec l'association, ont le droit d'assister aux séances du Conseil Général, et de prendre part aux délibérations, mais ils n\u2019ont pas le droit de voter: Et nous avons signé, Gustave Lamothe, Prés.Général, L.G.Robillard, Sec.Général.qu'il a reçues en sa qualité de \u2018Montréal, le 4 mai 1898, L'UNION FRANCO-CANA- DIENNE EF 5KS SECOURS AUX MALADES Les membres malades de notre association sont toujours régulièrement payés des bénéfices en maladie auxquels ils ont légitimement droit.Leur reconnaissance, de ce chef, n'est pas équivoque à l'égard de l'association, comme en témoignent des centaines de lettres dans le ton des communications que nous reproduisons ci-contre, M.L.-G, Robillard, Secrétaire Général de L'Union Franco-Canadicnne.Monsieur, Vous m'excuserez bien si je ne me suis pas empressé de vous témoigner les remerciements les plus sincères pour les bénéfices que j'ai reçus de la belle société l'Union Franco-Cana- dienne.Aujourd'hui, je vous remercie beaucoup, aussi de continuer à faire aug: menter Je bien de cette société.Votre tout dévoué serviteur, Joseph: Fdmond St Pierre, Nicolet, Ville-Marie, 20avril 1898.M.F.-X, Larrivée, Chef des Comptables de L'U.F.-C, Monsieur, Je vous remercie de votre promptitude à m'envoyer les bénéfices de maladie qui m'étaient ds, et je sou haite prospérité à L'Union Franco Canadienne que je serai toujours heureux d'encourager.Je demeure, Monsieur, Votre serviteur, L.-E.Racicot\u2014 VARIETÉS CACHEZ VOS MAINS, MESDAMSE Il existe, paraît-il, une relation entre les ongles et le caractère.Voici quelques remarques faites à ce sujet : Les ongles longs et effilés veulent dire imagination ct poésie, amour des arts et paresse ;\u2014longs ct plats, c'est sagesse, raison et toutes les facultés graves de les prit ; larges ct courts, colère et brusquerie, controverse, opposition et entétement ;\u2014bien colorés, vertu, santé, bonheur, coura- £e, libéralité ;\u2014ongles durs et cassants, colère, cruauté, rixe, meurtre et querelle ;\u2014recourbés en forme de griffe, hypocrisie, méchanceté ;\u2014mous, faiblesse de corps ct d'esprit ;\u2014ongles courts ct rongés jusqu\u2019à la chair vive, bêtise et libertinage.LES LANGUES DU MONDE On estime qu'au début de notre siècle la langue anglaise était parlée par 21,000,000 d'hommes, lc français par 31,500,000, l'allemand par 30,000,000, le russe par 31, 000,000 et l'espagnol par 26,000, 000.Actuellement, grâce à l'augmentation de la population de ces différents pays et à l'extension de leurs colonies, on compte que 50,000,000 d'hommes parlent le français, 125,000,000 l'anglais, 79,000,000 l'allemand, 40,000,000 l'espagnol, 70,000,000 le russe, 20,000,000 l'italien et 1 3,000,000 le portugais.La prépondérance de la langue anglaise vient de l\u2019Amérique du Nord et de l'Australie ; États-Unis et au Canada seulement, 100,000,000 d'individus parlent I'anglais.\u2014Docteur, j'ai un rhume de cerveau ; que faut-il que je prenne ?Le docteur, après réflexion : \u2014Prenez un mouchoir.Sur le boulevard.Deux financiers s'extasient sur le résultat de l\u2019emprunt : \u2014Est-ce beau, hein ?Dix-huit fois couvert ! ! ! Un pauvre ueux tout dépenaillé et grelottant qui les entend : \u2014Si je pouvais seulement l'être une fois, moi ! \u2014 On parlait des succès (dans le monde facile) d'un huissier : \u2014-Que fait cet huissier dont vous parlez ?disait un témoin, \u2014Des exploits, parbleu ! Confiserie Hamel Büénbons de choix toujours frais et faits sur commande BEAUX MELANGES, 8 c.LA LIVRE DEUX LIVRES POUR 1; \u20ac, Jouets et cartes de fetes Oranges, et raisins verts L'assortiment Ie plus varié de la ville dans les bonbons et patisserics, ANTOINE HAMEL, Confiseur RUE RACINE CHICOUTIMI.A-R.HUDON, MARCHAND GENERAL Station d\u2019Hobertville le BOIS DE PULPE, l'OTEAUX DE TÉLÉPHONE ET DE TÉLÉGRAVIIE, DORMANTS POUR CHEMIN DE FER, BARDEAU CÈDRE .PERCHESET PIQUETS DE CEDRE, MADRIERS ET BOIS DE COMMERCE EN GENERAL AUSSI : F'oin, paille, lard, hœuf, beurre, ooufs, etc, etc.AU PLUS BAS PRIX DU MARCHE.Voulez-vous vous enrichir ?Rappelex-vous qu'il faut épargner aussi bien que gagner, selo l'ancien dicton qu\u2019un Dollar mis de côté vaut deux Dollars qu vousautez gagnés.Placez vos epargnes mensuelles ou elles vous donnent le plus grand profit avec la securite la plus absolue La Compagnie à eu des demandes sans précédent pour son fonds d'emprunt depuis sa fondation, ce qui est une nouvelle preuve que notre gente d'affaires répond à un véritable he- soin dans le public.Nos succursales se prétent admirablement 3 la négociation des prêts par notre Compagnie, en même temps qu'elles surveillent les affaires dans toutes les villes du Canada.Pour chaque $t.00 porté sur première hypothèque de biens-fonds, la compagnie reçoit une garantie de $3.25 d'après l'estimation de son évaluateur, et cette garantie est_ augmentée mensuellement par les remboursements faits jar l'emprunteur sur son emprunt.VOULEZ-VOUS épargner sur votre gain de chaque mois une petite somme que vous placerez en toute sécuri 1é où elle vous rapportera en hit ans $500 $100 ou davantage selon la somme épargnée mensuellement ?Combien de votre gain épargnez- vous et placez-vous chaque année ! 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Pierre | \u2014Mettons par bonté, madame, vous fussiez fière un jour de Pier- Noellet, du Fief-Sauvin.Et ce jour-là, combien je vous remercierais de m'avoir accucilli, de l'encouragement, plus grand que vous ne pouvez le supposer, que la moindre de vos attentions m'aura donné! Je crus remarquer que mademoiselle Madelaine appuyait beaucoup sur le noeud de son fil, sans recommencer une nouvelle maille.j Que pensait-elle?Je ne voyais pas son visage, Et le coup d'oeil que je jetai de son côté me montra seulement que l'ovale ferme de sa joue s\u2019était un peu relévé.Madame Laubriet, touchée peut-être, mais non convaincue, souriait faiblement.\u2014Ne croyez pas, dit-elle, que je blame tout dans votre ambition Pierre, Il y a des fiertés qui ne me déplaisent pas.La vôtre a cela des mauvais sçulement que vos parents en ont beaucoup souffert.J'aurais voulu pouvoir vous réconcilier avec eux.Je vois qu\u2019il est trop tard pour revenir sur le passé.\u2014Becaucoup trop tard, madame.\u2014Et alors, je ne connais plus aucun moyen de calmer cette irritation de votre père.Ensavezvous un! \u2014Aucun, madame.Il y a, d\u2019ailleurs, plusieurs causes qui nous divisent, mon père et moi.J'ai par deux fois été chassé de chez, moi, et, pour y revenir, soyezen sûre, je ne ferai point le premier pas.\u2014Ne dites pas cela, Pierre.C'est une mauvaise parole à la quelle je ne veux pas m'arrêter\u2026 Le temps change bien des choses.\u2014Pas beaucoup en Vendée, madame.Elle asouri un peu douloureusement, Je me suis levé, et je l'ai remerciée.M.Laubriet est venu à moi, l'air dégagé, comme s'il n'a: vaitrien entendu.Nous avons passé dans une pièce.voisine, joué quelques parties de billard qu'il a bien voulu perdre.Et je suis parti.13 novembre, Cettre première entrevu que je redoutais a donc été bonnne.J'ai été mieux reçu qu'auparavant, avec une nuance plus tuarquée d'intérêt.J'ai pu indiquer à madame Laubriet, devant sa fille, vers quel avenir je tendais, Elle n'a cu l'air ni surprise ni incrédule.Mon ambition ne l'a pas trop fait suuri- re.Elle croit comme moi que j'arriverai.Mademoiselle Madeleine, autant que j'ai pu le voir, avait en m'écoutant relevé la tête, de ce petit mouvement fier qu'elle a quand une chose lui plait.\"Votre article sur une FPremiére au Bois n'était pas mal du tout,\u201d m'a-t-elle dit.Sans doute un peu d\u2019expérience et d'usage du monde y manquait.Je lc sais bien.Mais cela s'acquiert.Je sens ce matin mon courage tout rajeuni et doublé, Confiance.Pierre Nocllet, voilà le vent qui souffle.Tuseras quel- qu'un, Tu vaincras malgré les obstacles entassés devant toi.Bientôt nul ne songera plus à l'humilité de ta naissance.Ton nom d'artiste sera un nom nouveau.Alors ccux qui t'ont blâmé t'applaudiront.Alors tu pourras dire à la fortune, À la beauté : \"Je suis votre égal, et je m'appelle le talent.\u201d Alors Madeleine Laubrict pourra t'aimer.Elle t'aimera, Pierre Nocllet, car tu l\u2019aimes trop ! O mon vieil ami, quel rève! Et c'est le mien plus que jamais! N'y touchez pas : laissez-moi rêver.10 décembre.M.Laubrict est élu consciller général, sans concurrent.J'ai appris la nouvelle par une dépêche, cette après-midi, au jour- nai.Etce soir, Aneuf heures, je sonnais rue La Boëtie : je croyais de mon devoir d'aller féliciter M.Laubriet.J'étais content d'avoir une part dans le succès, ct l'inepte amour propre de nos oeuvres me murmurait cn route des mots d'accueil flatteur.Quel devin merveilleux ! À peine ai-je ouvert la porte du salon, voici le tableau que j'ai aperçu : Figurez-vous, au milieu des Laubriet astentifs et groupés en demi-cercle autour de la cheminée, un inconnu debout, le dos au feu, l'air d\u2019un planteur américain, le bas du visage caché par une longue barbe noirc tombant jusqu\u2019au milieu de la poitrine, très grand, un peu courbé cn avant vers ma- demoisclle Madeleine qui l'applau- disait en riant : \u2014C'est très gentil,cela,très gentil Il se redressa quand j'approchai du groupe, et me toisa du regard.J'étais mécontent de la familiarité de Madeleine Laubriet avec cet étranger.Et il faut croire que ma physionomie exprima un peu la surprise désagréable que j'éprouvais ; car madame Laubriet se mit à rire, ct me dit ; \u2014Vous ne le reconnaissez pas ?\u2014Non madarhe.\u2014Cherchez bien.\u2014 Est-ce que par hasard, ce ne serait pas.\u2026.?Ils m\u2019interrompirent tous à la fois, chacun plaçant une\u201dFépônse à mon adresse, ou une exclamation à l'adresse du nouveau venu.\u2014Eh oui, c'est lui, notre cher Jules de Ponthual.Est-il superbe ?\u2014 Quatorze mois autour monde ! \u2014AÂrrivé de I' Inde hier.A Paris ce matin, et dès ce soir chez nous ?Est-ce gentil ?\u2014Sans prévenir, toujours le mé- me ! \u2014Il a vu des choses! Mon ancien condisciple Ponthual a laissé pousser sa barbe, il s\u2019est bronzé ; mais j'aurais dû le reconnaître : il n\u2019y a pas yingt hommes de cette carrure ià à Paris, Lui n\u2019était peut-être pas plus enchanté que moi de notre rencontre, Il m\u2019a tendu la main cependant, \u2014Si je n\u2019ai pas mal voyagé depuis quelque temps, m\u2019a-t-il \u201cdit, vous me paraissez avoir fait du du chemin, vous aussi, du J'ai vu qu'il était renseigné déjà.En tout de suite il s'est remis à raconter le tour du monde, des histoires longues, quelques unc d\u2019une férocité froide, mêlées de cicls d\u2019or, de marécages d\u2019où s'¢- lèvent des flamants roses, de jeune fellahines d'Égypte tendant leurs amphores pleines d'eau vers le voyageur altéré, et d'alertes, de bé- tes féroces, de chasses : tout cela d'un immanquable effet, Les Laubriet l'admiraient.Lui joussait de leurs étonnements.Moi, je l'écoutais à peine.Je regardais Madeleine Laubriet, qui ne le quittait pas des yeux, et une jalousie insensée me mordait au coeur.Mademoiscile Laubrict ne perdait pas un mot, pas un geste de son cousin, iLui seul l'occupait.Pour lui cette fière jeune fille était devenue empressée, prévenante.Elle riait de choses qui n'étaient pas drôles.Elle exagérait les sentiments que pouvaient faire naître Jes récits de Ponhual, étonnée, craintive, émue pour le moindre danger qu'il avait couru.Tout en elle était une Matterie inconsciens- te ou voulue à l'adresse de son cousin.Quelque chose de plus fort que Je monde ct que les conventions et que l'éducation l'avait subitement transformée.J'étais si malheureux, que je n'ai pu supporter l'épreuve jusqu'au bout.Après une demi heure, j'ai prétexté un travail urgent à faire pour le journal, et j'ai pris congé des Laubrict, Je suis sorti dans l'inattention de tous, presque inaperçu, comme un enfant trop petit quand le cercle de famille cest groupé autour de l'ateul qui raconte.Aucun d'eux ne m'a retenu, aucun ne m\u2019a dit : \"Vous reviendrez?\" Madelcine n\u2019a pas même tourné la tête.Rentré chez moi, devant mes livres, que je n'ai pas le courage d'ouvrir, je revois ses yeux fixés sur Ponthual, ces longs regards où il y avait plus que la joie ordinaire d'un retour.Et lui, pourquoi s'est-il tant hä- té d'accourir vers clle! Que se passe-t-il ?J'ai peur de trop bien le diviner.Il a toujours été mon ennemi, ce Ponthual.Au collège, nous ne nous parlions presque pas.Quand je pouvais, au jeu, saisir la belle ct la lancer contre lui, je le visais avec une rage sccrétc, et j'essayais de lui faire mal.Quelque chose me disait déjà que nous sc- rions rivaux dans la vie.Et le voilà qui se jette à la traverse d'un rêve si ancien ct si cher! Je le déteste.Hélas! et je vois ausssi les avantages qu'il a sur moi; la fortune, le nom, l'éducation.J'avais sur lui la supériorité de l\u2019intelligence.Et, ce soir, j'ai été stupéfait.Commc il a gagné à ces longs voyages ! comme, au vivant contact des choses et des hommes, il a réparé l'insuffisance de ses études ! Ce n\u2019est plus ie même homme.Je l'ai quitté lourd, ignorant, rant, brutal, et je l'ai retrouvé fort intéressant comme tous ceux qui ont vu, d'une politesse froidc.Quelle transformation rapide chez lui,tandis que moi je remontais péniblement la pente dela mistre et de l'obscurité.Madelcine va l'aimer ! Je ne puis supporter cette pensée, mais elle s'impose à moi.Je suis sûr qu\u2019elle l\u2019aimera.Et .d'ailleurs, si ce n'est pas lui, elle en aimera un autre avant que j'aic pu monter jusqu'à elle Madeleine Laubriet a vingt ars,elle est riche, elle est charmante, Elle n\u2019a qu\u2019à choisir autour d'elle.Pourquoi re- garderait-clle au-dessous,vers ceux qui luttent, et qui souffrent ?Le temps me manquera pour attefndre mon rêve ; comment ne l\u2019avais-je pas vu tout d'abord ! Je comptais sur la gloire, et ellen\u2019est pas venue.Elle nc pouvait pas venir.Il y a seize mois que je me débats dans la foule de ceux qui, comme moi, veulent parvenir.Qu'ai-je gagné auprès de celle à qui remonte la souffrance quotidienne de l'effort # Ne suis-je pas aussi loin d'elle qu'au premier jour ?Chaque pas que j'ai fait dans le monde a été une humiliation.Je ne suis personne ici.Ma vic me paraît inutile, et vide, et presque coupable.ll aurait fallu des années, des années que je n'aurai pas! Mas pauvres illusions, je les cherche, ct je ne les trouve plus.Mème aux jours les plus durs, dans la misère de mes commencements, L'Essence des Pins dela Virginie DR.HARVEY'S clles m'entouraient, ct me soute- SOUTHERN naient.Je les sentais battre de l'aile au, tour de moi.Je leur disais : \u201cAllez- vous-en, je vous aime et je ne veux pas vous J pi {Pin Rouge de Sud du De, Hervey, suiv re ; vous reviendrez plus tard, quand un peu de renonunée me rendra digne d'elle ; illusions nées de son sourire, mes bien-aimées.allez-vous-en !* Mais je disais cela faiblement, et il en restat toujour quelqu'une pour me consoler.Le vent souffle en tempête ce soir.Il ébranle mes fenêtres, ct secoua ma porte par saccades.A tous les angles des murset des toits, il s'est heurté, brisé,émietté ; il crie et il pleure, Tant d'obsacles lui barrent la route! Comme il passait librement , fièrement, là-bas sur nos collines ! C'était un grand fleuve qui coulait avec un bruit éuerif am 22° Promptement Sevran Les enfants l\u2019aiment Ça les guérit.Ne dérange pas l'estomac.THE HARVEY MEDICINE CO.MONTREAL (2) CARTES D\u2019AFFAIRES deflots, régulier, monotone ct puissant.Etla Gencvière, haut L.-G.BELLEY, L.L.B.AVOCAT Rue Racine, Chicoutimi.Suit toujours Te terme «l'Iébertville, perchée sur son roc,était une petite fle autour de laquelle il ployait son courant énorme.Toujours ces souvenirs, toujour! Mon enfance heureuse, Jorsque je|.l\u2019ai brisée, m'a fait comme une Jhucau : L.ALAIN L.L.B.pr AS J.-A.COTE PHOTOGRAPHE Importateurde moulures et fabricant de cadres À toujours en mains un assortiment des articles suivants, Cadres de toutesdimensions t de tous prix Verres pour cadres.CROCHETS, CLOUS, CORDES et FILS pour suspendre les cadres.Images, gravures de toutes sortes : Aquarelles, peintures a l'huile, chromos, lithographies, fac-simile de couleurs à l'eau, pastels, etc.AUSSI : Articles de toilette, parfums, papeterie, décorations, pipes, tabacs, cigares ct cigarettes, ete, cte.PORTRAITS sur cartes et au crayon FAITS A Grande reduction D'ICI AU PRINTEMPS.Une visite est respectueusement sollicitée.J.-A.COTE, RUE RACINE, C1HCOUTIMI papicr pour AVOCAT Burcan : en face du Bureau de Racine, Chicoutimiblessure qui se rouvre sans cesse, Jeme demande ce soir avec effroi si je ne me suis pas trompé?.Je ne puis revenir cu arrière, et l\u2019avenir est si sombre devant moi! Que vais-je devenir ?l'oste, rue CHARLES GAGNON AVOCAT Bureau À Hélratsille, Lac St-Jean \u201ceee ee sate cease sss sens RXV C.SIMARD .Délaissée, calomniée, Mélie Rai- HORLOGER nette demeurafière, et ne sortit plus que le moins possible de chez elle.L'amour des fleurs lui était venu.Elle passait des heures dans son jardin, béchant et sarclant les herbes, regardant fleurir quelques plantes d\u2019arritre-saison qu'elle s\u2019était procurées ça ct là.Vaguement, elle se trouvait une ressemblance avecces végétations combattues par la rudesse du temps.Elle avait pour leur mort des pitiés mêlées de retours sur elle- même.Une langueur la prenait.Elle n'était pas malade, mais clic ne se sentait plus aussi forte qu'autrefois.Son visage, par le cha- COMMENÇANT SAMEDI, le 2Uctobte 1897 les trains voyageiont comme suit § DEPART DE CHICOUTIMI pour Roberval et Quélxc 6.30 A.M.\u2014 Lundi, Mercredi et Vendredi,arrivant & Roberval À t0.4qu A.Met à Québec à 8,40 PM, DEPART DE ROBERVAL tenant un air de veuve qui pense en dedans à des bonheurs dispa- rus, et quigretire autant qu'elle le peut sa pensée de ses ycux.Puis l\u2019hiver arriva.Tout gela dchors, sauf le romarin, qui dépérissait pourtant avec les années, Ce furent des jours tristes pour Mélie Rainette : car l'abandon s'augmentait d\u2019une misère croissante.Le travail allait mal.Dans toutes les Mauges, les fabricants diminuaient les prix, (A suivre) Si vos cheveux manquent d'apt BONNES BETES POU VIEILLES ROSSES at onic poil, sont sans ébergie et paresseux, et cela souvent sans cause apparente, donnesieur la Poudre de Condiden du Dr Harvey (Dr, Harvey's Condition Powders).Le résultat vers prompt.Vous verres l'œil tt, sont em mauvaise grin, s'était lentement amenuisé.Sous sa cape noire, clle avait main- 4.10 A.M.\u2014l'our Chicoutimi le Dimanche seulement arrivant à 8.20 A.M.8.35 A.M.\u2014T\u2019our Québec, Lundi, Mercredi Vendredi arrivant À 8.40 l.M.5.00 l.M.\u2014l'our Chicoutimi, Mardi et Jeudi arrivant 9.10 1, M.DEPART DEQUEBEC pour Roberval et Chicoutimi 7.30 No Mo\u2014Le Mardi ct Jeudi arsivant à Roberval 3 6.55 1°.M.Je Dimanche matin et à Chicoutimi à 9.10 P, M, Le Samedi seulement arrivant A Roberval A 6.05 Je Dimanche matin et & Chicoutimi à 8.20 AM, 20 minutes au Lac Edouard pour prendre 7.00 I\u2019 M, le lunch.Le fret ne sera pas reçu à Québec après 5 heures P, M.Excellentes terres À vendre par te Gouvernement dans la vallée du Lee St-Jean à des prix nominaux, Le chemin de fer transportera Jes nouveaux colons et leur familles et une quantité limitée de Jeurs effets de ménage GRATIS.Avantages spéciaux offerts À ceux qui éta* Missent des moulins ou autres industries.Pour renseignements au sujet des prix pour fes passagers ct pour le fret, a'adresser an ue reaux de la Compagnie, au Terminus rue $t- André, à ALEXANDRE HARDY, agent befller, le laser, l'appéti is, puis l'éver« ; pie.La mieur devouebéioneadoublés, Envonre | Bénérl pour les passagers et le fret.3,6.SCOTT, Secrétaire et 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naturels, Ils ne rénssis- sent qu\u2019à embrouiller de désespérante façon une difficulté politivo-religieuse, qu'ils se sont acharnés à rendre sans issue À l'heure même où l'on pouvait espérer la voirenfin convenablement et définitivement réglée, C'est à force de bras, pour ainsi di- fe, que l'opposition fédéraie vient à bout d'arracher aux collègues de MM.Tarte et laurier, certains aveux, en- tremélés de beaucoup de dissimulations, inais qui suffisent, pourtant, à faire connaître le bois dont se chauffent ces messieurs-là, Le sénateur Landry qui avait présenté l'importante motion dont je vous communiquais le texte, la semaine dernière, ne s\u2019est point laissé rebuter par la futile réponse qu'il en a reçue.Il est revenu à la charge avec diverses motions dont la portée est calculée pour forcer, petit à petit, les ministres fédéraux à sortir de leurs retranchements et à laisser percer peu à peu la vérité, qu\u2019ils s'efforcent tant de cacher.Voici, par ordre de date, la premit- re de ces interpellations : M.Landry attire l'attention du gouvernement sur les déclarations suivantes faite le 2 mai 1898 par l'honorable Secrétaire d\u2019État, \u201cHonorable M.SCOTL : L'hono rable monsienr, doit savoir que le gouvernement actuel à réglé la question scolaire du Manitoba.\u201cHonorable LANDRY : Ecoutez ! écoutez ! \u201cHonorable M.SCOTT: II s'est servi, dans le règlement de cette question de la même entremise que le gou vernement précédent.L'ancien gouvernement à envoyé des délégués au Manitola, à eu une conférence et n\u2019a pu arriverà un arrangement.Le gouvernement actuel a cuune conférence avec des représentants du gouvernement du Manitoba et il en est venu à Un arrangement qui a été ratifié par la législature du Manitaba, et cela doit mettre fin à la question en tant que le public est concerné\u201d.it M, Landry demande : 1, Quelle position a prise l'exécutif fédéral vis-à-vis les parties en cause, le gouvernement du Manitoba d'un côté et la minorité catholique de l\u2019autre ?Est-celle d'un juge devant le tribunal de qui la quéstion en litige avait été portée et qui avait rendu une décision connue sous le nom d'ordre remé- diateur ?2.Le gouvernement actuel, en tenant une conférence avec le gouvernement du Manitoba, a-t-il traité simel- tanément avec l'autre partie en cause, la minorité catholique 8 3.Cette minorité était-elle partie à la dite conférence ct l'arrngement qui à été fait a-t-il été accepté par la minorité catholique ?4.Sinon, le gouvernement pense-t- il réellement qu'un arrangement auquel la minorité catholique n\u2019a pas même été partie, mais qui a été fait sans sa participation, hors sa connaissance et Mais M, Landry est un tenace.Il multiplic ses interrogations embarrassantes, toujours laissées sons réponse appropriée, mais suffiemit & montrer le gouvernement sous son vrai jour.Voici le texte de deux autres interpellations qu'il a faites, non plus toutefois l'espoir de tirer une réponse sauisfai- sante, M, Landry attire l'attention du gau- vernement sur les paroles suivantes, prononcées le 7 imai 1596, par le très honorable sir Wilfrid Laurier, à la sai- le Jacques-Cartier, dans ta cité de Québec, et reproduites le lendemain, dans l'électeur\u201d du 3 mai 1896 : \u201cQue l'on ne seméprenne pas sur mes Intentions, je le répète ici, je veux que la minorité du Manitoba obtienne justice entière.C'est un principe éerit en lettres d\u2019or dans le programme de mon parti, qu'il faut respecter les droits de la minorité.\u201cSi le peuple du Canada me porte au pouvoir, comme j'en ai la conviction, je règlerai cette question à la satisfaction de toutes les parties intéressées.J'aurai avec moi dans mon gouvernement sir Oliver Mowat, qui a toujours été dans Ontario, au péril de sa propre popularité, le champion de la minorité catholique et des Ccoles séparées, Je le mettrai à la tête d'une commission où tous les intérêts en jeu seront représentés, et je vous affirme que je réussirai À satisfaire ceux qui souffrent dans le moment, Esi-ce que le seul nom de sir Oliver Mowat n'est pas une garantie du succes de ce pro- Jet ?.; \u201cIt puis, en fin de comple, si la conciliation ne réussit point, j'aurai à exercer ce recours constitutionnel que fournit la loi, recours que j'exercerai complet et entier.\u201d Puis il demande : 1, Si c\u2019est encore un principe écrit en lettres d'or dans le programme du parti libéral, qu'il faut respecter les droits de la minorité ?2.Si le gouvernement dont le très honorable sir Wilfrid Laurier est le chef, a réglé la question des écoles à a satisfaction de toutes les parties intéressées et plus particulièrement à la satisfaction de ceux qui souffraient au 7 mai 1896 ?3- Si, conformément à l'engagement solennel qui! avait pris, le tr es honorable sir \\Vilirid Laurier à mis sir Oliver Mowat à la tête d'une commission spéciale, et si cette commission a réussi à opérer un arrangement qui donne justice entière à la minorité catholique du Manitoba ?4.Dans le cas oft rien de tel n'a été fait, quelles sont les intentions du gou- vernetnent pourl\u2019avenir ?5.Le gouvernement a-t-il l\u2019intention d\u2019exercer ce recours constitution- net que fournit la loi ct que le très honorable Sir Wilfrid Laurier a promis d'exercer complet et entier ?; 6, Etant donné qu'il ÿ a mainte nant deux ans que fc trés honorable sir Wilfrid Laurier a fait de telles pro- ! messes, ust-ce l'intention du gouvernement de les mettre bientôt à exéeu- tion et quand seront-clles remplies ?M.Landry attire l'attention du gouvernement sur les réponses suivantes, données, l\u2019une par honorable M.Scott, secrétaire d'État, le deuxième jour de mai 1898, l'autre par l\u2019honorable M.Mills, ministrede la justice, le vingt-cinquième jour d'avril 1898, à la question ci-dessous : * L'honorable M.Landry a deman- \u201c1.Le gouvernement actucl, où le * premier ministre ou quelque membre ** de la présente administration a-t-il, \u201c directement ou indirectement, enta- \u2018mé des négociations, ou est-il, di- \u201c rectement 04 indirectement, en né- + gociation, soit avec le gouvernement \u201c du Manitoba, ou quelque membre \u201c d'icclui, soit avec les autorités reli- \u201c gieuses catholiques du Manitoba, au * sujet de la question dite la question # des écoles ?# L'honorable M, Mills :\u2014Je puis sesactes ?.L'OnsERVATEUR.Montréal, le 13 mai 1898.= see ee Bulletin de la guerre LA SITUATION LE COMBAL DE CAVITE UNE DEPECHE A UN JOURNAL EalA- GNOL Madrid, 14.\u2014Une dépêche de Manille au \u2018\u201cLibera!,\u201d en date du 9 Mai, envoyée par stcamer spécial à Hong Kong, dit : \u201cL'arsenal a été abandonné par nos troupes.Les pertes des espagnols sont de 300 hommes tués ct 600 blessés.L'ennemi a souffert considérablement ; un officier de l'Olympia\u201d a été tué.Le \u201cBaltimore\u201d a été endommagé.Nos obus n'éclataient pas, tandis que ceux de l'ennemi éclataient.L'amiral dewey a cu une longue conférence avec consuls étrangers.Les américains ont pris et brûlé les vaisseaux marchands, L'Île Corrégidor a été livrée.Une assemblée a été tenue pour discuter l'horrible situation créée par la faim et la misère.Nous sommes isolés par le blocus ct nous craignons une attaque.Depuis que le cable .été coupé, on a peu de nouvelles.Le blocus continue, mais l'amiral Dewey dit qu'ilne bombardera pas Ja ville avant d'avoir des ordres de son gouvernement, Il dit aussi qu\u2019il espère qu'une révolution générale éclatera d'ici à quatre jours.De nouvelles bandes d'insurgés sont sur pieds à Pagama.\u201d les ON PREDIT UNE GUERRE ENTRE LA FRANCE ET TERRE L'ANGLE- Londres, 1.4.\u2014On prétend qu\u2019- un membre du gouvernement anglais a prophétisé une guerre cn- tre la France et l'Angleterre d'ici à six mois, On ajoute que des précautions auraient été prises en vue de prévenir un aussi désastreux événement, Montréal \u2014On prétend que la \u2018 dire, en réponse À mon honorable ami, que le gouvernement n\u2019a pas contrairement à ses intérêts, puisse être considéré comme un arrangement mettant fin aux difficultés scolaires -manitobaines comme l\u2019a déclaré Vhonorable Secrétaire d'État ?5.La déclaration faite par l'honorable secrétaire d'Etat est-elle accepté par le gouvernement ?D'un autre côté, l'interpellation de M.Landry, dont vons avez déjà cu le texte,celle qui contient la lettre de M.Charles Russell, a été faite en chambre dans les termes obsolument identiques par M.MacDougall (Cap Breton).C'est Sir W, Laurier qui a répondu comme suit : \u201cLe gouvernement n\u2019a pas connaissance que cette lettre existe : il ne pos- stde aucun notion de son existence ct de son authenticité.\u2019 On voit que sir W.Laurier a répon- dud tout.sauf à la question posée, mais, c'est chez lui un genre et une tactique, dirai-je avec un confrère.À cette interpellation nouvelle de M.Landry, voyons maintenant la réponse faite par le ministre et le débat qu'elle a occasionné, débat auquel a mis fin impromptula complaisante intervention du Président duSénat, anxieux de tirer les ministres de leur pétrin.L'hon.M.SCOTT\u2014répond qu\u2019il a déjà fourni l'information demandée et uc le sénateur Landry n\u2019a, pas le droit de le questionner davantage, La question a été peglée par le gouvernement provincial du Manitoba à la demande du gouvernement fédéral, Sir Mackenzie BOWELI\u2014soutient que le sénateur Landry a droit d\u2019avoir une réponse à sa question de savoir si la minorité a donné son consentement À ce prétendu règlement.L\u2019hon.M, SCOTT\u2014Quelle est la minorité ?Elle est divisée, Sir Mackenzie BOWELL\u2014C'est ln première fois que j'entends parler de cela.L'hon;.M.MILIS\u2014maintient que lu quest on est hors d'ordre, attendu que\u2014es faits mentionnés sont d\u2019une na.Yre controversée, « ORATEUR décide que la ques- nyo est hors d'ordre, vu que le minjs- A treintérrogé a déclaré qu'il n'avait pas | d'autres informations à donner, Rg Le débat est terminé, \u201c* entamé de négociations avec le gou- * vemement du Manitoba, ni avec les * autorités religieuses de cette pro- , *\u201c vince, sur la question ces écoles, ct \u2018* qu\u2019il n\u2019a autorisé aucun membre du \u201c gouvernement à entamer semblables ** négociations.\u2014(25 avril 1898.) ** Bonorable M.Scott :\u2014Ic gou- ** vernement actuclu eu une confé- \u201c* rence avec les représentants du gou- ** vernement du Manitoba, ct il en est \u201c\u2018 venu à un arrangement qui a été ra- \u201c+ tifié par la législature du Manitoba, \u201c* et cela doit mettre fin à la question \u201c\u201c en tant que le public est concerné.\u201d (2 ma 1808.) Puis il damande laquelle de ces réponses contient la vérité ?Va sans dire que la réponse étaittrop compromettante pour que M.Landry se flattht de l'obtenir directement.Les braves et intègres ministres se sont emprestés d'échapper par la tangente, ne donnant qu\u2019une réponse évasive, à contrctemps, où plutôt n'en donnant pas du tout.\u2018Telle est leur enfantine diplomatie.Elle n\u2019est pas faite pour décourager M.Landry, qui saità quoi s\u2019en tenir sur ce mutisme obstiné et désire mettre le public à même d'en juger aussi, C'est pourquoi il poursuit jusqu\u2019au bout la série de ses investigations.11 pose encorc la question suivante : *L'honorable secrétaire d'État ayant rmé que le gouvernement actuel avait eu une conférence avec les représentants du gouvernement du Manitoba et qu'il en était venu à un arrangement, cet arrangement a-t-il été accepté ct cette minorité était-clle partie du dit arrangement ?\"* Co Puis il interroge comme suit, le sénateur Scott : \u201cSi, depuis le commencement de la présente session, le gouvernement ou quelqu'un des membres de la pré- sante administration, à reçu du gouvernement du Manitoba, ou de la minorité catholique de cette province ou de l\u2019épiscopat, ou-iz quelqu'un de ses membres, aucune communication quelconque, sous forme de demande, \u20ac revandication, de protestation ou autrement, au sujet de la laire manitobaing.** Il n\u2019y à pas à s\u2019illusionner sur In ré- question sco- ponse tune autre fin de non-recevoir flotte espagnole a été reconnue aux environs de l'île française de la Martinique, se dirigeant vers Cuba.La flotte américaine attend sa rencontre.On compte sur un grand ct décisif combat naval au- jourd\u2019hui ou demain.Sampson a a bombardé¢ Porto-Rico sans résultat.On dit que les américains ont réussi à operer un débarquement a Cardenas.Les Espagnols ont été repoussés avec grandes pertes, ll auraient perdu 900 hommes dans un combat contre les insurgés.Antipathic de plus en plus gran- ce, ces derniers contre toute nes, ricain.dre espagrol.On fortific les Canariesvahisseur.beaucoup Washingtonce mouvement, tion à l'amiral Cervena.{les Canaries, plus où mois polie.Le sous ernement Tarte-Laur:er pousse l'audace jusqu'à nier qu\u2019il ait eu des communications, des rencontres même, ot sur sa propre demande.ce qui esta \u201csotoriété publique,avec de non môlhdres personnages que N.N.5.5.les archevêques Langevin et Bruvhési, à la suite de la promulgation de l'Encyclique Affari vos.Où le gouvernement cspère-t-il aboutiravec cette tactique de négations perpétuelles comme s'il avait honte de de aux Etats-Unis contre la Fran- L'Angleterre est de plus en plus sympathique aux Etats-Unis, On dit qu'elle prétend défendre intervention des puissances européen- Le vaisseau \u2018espagnol \u201cRita\u201d a été capturé par un vaisseau \u2018 amé- Les américains différent l'invasion de Cuba pour occcuper l'esca- Le nouveau gouvernement cubain cn appelle aux puissances contrel'en- LMNDI-\u2014Le Départ de la flottedes Iles Curaçao inquiète Onse demande si c\u2019est par, stratégie ou par crainte qu'est fait Le gouvernement espagñol dit qu'il a laissé toute sa liberté d\u2019ac- .Le télégraphe estintercepté aux Deux journalistes américains prisonniers à La Havane ont été échangés contre deux officiers cspagnols.Tous les prédicateurs à Cuba ont condamné, hier, les Américains qui bonbardentles villes sans cn avoir droit d'après le droit international.Le gouverneur de St-Thomas défend de laisser prendre du cher- bon aux navires billigérants.Au bonbardement de San Juan un croiseur français a été légèrement atteint, Les journaux de Berlin assurent les Espagnols de sympathics cu- ropéennes s'ils conservent sur ic trône la dynastic actuelle.On est indigné à Madriddu discours de M.Chamberlain appelant unc alliance des races anglo- saxonnes.Js cabinet Sagasta a donné sa démission à 2.30 heures cet après- midi.La reine a chargé M.Sagasta de former uit nouveau cabinet.GROSSE NOUVELLE POUR LE CANADA LE SORT DU KLONDYKE MIS EN CAUSE l\u2019AR LE CONFLIT IIS- PANO-AMÉRICAIN Londres, 13.\u2014La sensation cré- éc vendredi par le discours de M.Chamberlain sur l'afliance des États-Unis et de l'Angleterre vient d'avoir comme un regain de vivacité à la nouvelle que le gouvernement de Washington songerait à céder les îles Philippines au gouvernement anglais, à condition que ce dernier lui cède en retour la région aurifère du Canada au Yukon, le Klondyke autrement dit.C\u2019est danslasoirée d'hier(samedi) que cette nouvelle s\u2019est répendue sus la Strand ct dans les clubs fashionables, à l'arrivé du courrier d'Amérique.Mes invesgations les plus acti ves n\u2019ont pu me faire savoir quelles sont les intentions du gouvernement impérial à cet égard, mais j'ai pu du moins remonter jusqu'à la source de cettenouvelle extraordinaire.On m'assure en haut lieu que c'est à Chicago qu\u2019à été con- cu ce plan génial pour régler la question des Philipines et aussi celle du Klondyke, qui n'est pas sans intéresser vivement vos voi sins._ GUERIT LE RHUME EN UN JOUR.\u2014Tablettes Laxative Bromo-Quinine.\u201d\u201d Prix 25 cents rendu si elles ne guérissent pas.et\" R travers le monde La population d'Ontarto D'après les statistiques municipales de ta province d'Ontario, contenues dans les rapports du département de l'agriculture, la population de cette province, l'année dernière, était de 1,972,286, soit une augmentation considérable depuis t0 ans.En 1881.La population était de 1,828,495.En 1890, la population était de 1.917,544, \u201cten 1895, de 1,958,350.Il y à donc eu augmentation de 1 pour cent à peu près chaque année.La guerre ct les produits agricoles Le cultivateur qui à du blé où d\u2019autres céréales dans son grenier, est vraiment aujour- d\u2019hui le roi de In terre.Les péripéties de la guerre ou de la politique ne peuvent troubler sa quiétude.De la bourse des Llés, A Chicago, cette fournaise ardente, ois les affaires se brassent A coups de millions, il sortira plus de ruines financières que n'en causera probablement Ja guerre.Le a, \u2014\u2014\u2014 Uno allianee des races latines New-York, 14.\u2014Une dépêche de Paris au s World\" dit :\u2014Henri Rochefort supgère dans son journal \u201cl\u2019Intransigeant,\u201d que l'Espagne et l'Italie deviennent républiques et forment, avec la république française, une union latine pour contrebalancer l'union pro- bablc angla- américaine et allemande.Parlant de la suggestion américaine de boycotter les modes parisiennes, le journal de Yves Guizor, \u201c\u201cl\u2019Aurore,\u201d proteste contre les inaul- tes des journaux boulevardiers contre femmes américaines.I dit que cela coûtera $50,000 par année aux ouvriers et ouvrières françaises, ee re les Les compagnies d'assurances Le gouvernement vient de publier le rap.Port du surintendant des assurances qui indique le chiffre des affaires faites au Canada, par les compagnies d'assurances en 1897, Les risques de feu étaient en 1897 divisés comme suit entre les diverses compagnies : Compagnies anglaises, $149,307,279.Compagnies américaines, $103,449,891.Compagnies canadiennes, $611,840,429.Les primes s'élevaisnt à $3,304,226, Les cixjues die la vie se divisaient conne sult ; Compagnies anglaises, $135:232:744.Compaguics américainnz, $10,034,093.Compagnies eanalicnaes, $208,927,011.Le total indique une augmentation de $16,513,349 sur 1896.rns pee ene UNE INSTITUTION PROSPERE RAPPORT ANNUEL DE LA BANQUE NATIONALE Le rapport annuel des opérations de la Banque Nationale, pour l'année terminée au mois d'avril dernier, vient d'être distribué aux actionnaires.C'est l\u2019un des plus satislaisants depuis un grand nombre d'années.Les pofits nets del'année, après avoir pourvu pour les dette mauvaises et douteuses ont étéde$1 30, 610,07 ; ce qui forme avec la balance au créditdes profits et pertes rapportée de l'année précédente une somme totale de 157,415,84.Ces profits ont été employés comme suit: Deux dividendes semi- anuels, représentant 6 p.c., sur le capital payé de $1,200,000,soit $72,000 payées aux actionnaire.Surla balance,une somme de $50,- 000 cst portée au fonds de réserve.Au compte des profitse: pertes pour l'année courante, il restera une somme de $35,415,84.Les dépôts de la Banque ont augmenté sensiblement ; ils forment le montant total de $3.385- 374,00 sur lequel $2,700,638,00 portent intérêt.Le fond de réserve de la banque sc trouve maintenant de $100,000.Les escomptes ct avances au public réprésentent la jolie somme de $5,147,065,00 et les billets en souffrance dont les pertes ont été pourvues,ne sont que de $27,276,c0 Labanque a un dépôt de $50,000 fait au trésor fédéral pour la garantie de ses billets en circulation.Elle possède aussi des bons de la Puissance (gouvernement fédéral) pour un nontant de $35,000,00.St-Hyacinthe D\u2019après une dépêche de St-Hyacin- the, l'un des édifices les plus considérables de cette ville a été détruit par un incendie qui a jeté la désolation aux alentours, dans la nuit du 15 au 16 du mois courant.La métairie de Saint-Hyacinthe, succursale de l\u2019Hôtel-Iieu de Saint-Hya- cinthe, tenue par les Révdes Sœurs Grises, a été détruite de fond en comble, et cette perte est d'autant plus terrible qu\u2019une dizaine de personnes restent enfouics sous les décombres.Les pertes s'élèvent à au-delà de $60,000, sans un sou d'assurance.On attribue la cause de l\u2019incendic à l'explosion d\u2019une veilleuse qui brûlait devant l\u2019aute! du Saint Sacrement.Les cadavres des victimes ont été retirés des décambres.EEE OBITUAIRE Au moment de mettre sous presse une dépêche nous apprend la pénible nouvelle de la mort de notre condisci- le ct ami, M.Eloi \u2018Tremblay, arrivée Ê nuit dernière à Montréal.Qu'on nous permette de verser un pleur sur cette tombe qui vase fermer pour toujours.Les liens qui nous atta: chaient À celui qui vicat de partir pour un monde meilleur sont de ceux qu\u2019on ne brise pas sans déchirements inties et il est des révoltes permises à la nature que meurtrissent ces coups imprévus.Que de vides la mort fait parmi nous, grand Dieu ! A chaque instant, l'heure fatale sonne pour l\u2019un de nous, qui s'en va, emportant quelque chose de nous-même ! Partis ensemble pour la vie, ensemble nous ne pourrons revenir entonner le gai refrain des retours ! .Nous avions vingt anset la junesse heureuse était le soleil qui &clairait les chemins verts.; .Les vingt ans ne sont pas loin, mais le solcil s'est caché sous la nue, l\u2019orage à passé ct le vide s\u2019est fait dans nos rangs! Combien d\u2019entre nous se re- trouveront dans vingt ans, sur le théâtre où ils viennent de paraître ?C'est le secret de Dieu!l.\u201cen M.Eloi Tremblay était étudiant en loi de troisième année.Sa cléricature devait prendre fin dars quelques mois.Tl se serait présenté aux examens de septembre prochain pour l'admission & la pratique du notariat.Sa catrière n'était pas encore ouverte, mais les mérites qu'il s\u2019est acquis ur la vie future par sa conduite mo- dèlel\u2019ont devancé là-haut.Le corps du défunt doit partir ce soir de Montréal pour St-Félicien où il sera inhumé, dans le cimetière paroissial de sa famille.Notre estimé concitayen M.Thomas Villeneuve, de la Rivière-du-Moulin, a eu la douleur de perdre l\u2019une de ses enfants, Mlle Alida Villeneuve, morte jeudi dernier à l\u2019aurore de sa quinzième année.Mille Villencuve a succombé à une longue et douloureuse maladie.C'étan une jeune fille aiodèle, très estimée de ses compagnes d\u2019études, au couvent du Bon-Pasteur de cette ville, Les funérailles ont eu lieu dimanche matin.L'assistance était nombreuse et sympathique.Li communauté du Bon Pasteur assistait et les enfants de Marie ont chanté à l'orgue.La famille si cruellement éprouvée voudra bien croire à nos vives sympathies dans le deuil qui l\u2019affiige.mencé l'établissement De par la ville La DÉFENSE paraît cette semai- | ne une journée d'atance, A cause de la fête de I\" Ascension, demain.M.Ph.Bernier de Montréal prestidigitateur de renom, a passé plusieurs jours à Chicoutimi, H a donné des :1éances de magie au M.Couture, coiffeur du Chateau Saguenay, est arrivé dans notre ville depuis plus d'une semaine, En attendant que le local qu'on lui réserve au Château soit prêt, il a installé sa boutique dans le bas de la maison de M.Elz.Levesque, au pied de la côte Bossé.Il paraît recevoir beaucoup d'encouragement du public.M.Elz.Boivin est actucliement À se faire construire une résidence privée sur la rue Cartier, M.Godbout manufacturier de portes et fenêtres, a obtenu le contrat pour toute l'entreprise.Touchante cérémonie à la cathédrale, ce matin, 92 enfants \u2014 40 filles ct 57 garçons.\u2014 faisaient leur première communion.Sermons de circonstance par M.l'abbé E.Poirier, musique ravissante ct chant superbe À l'orgue par les Enfants de Marie.Mardi après-midi, jour de la fé- te dela Reine, il y aura grand concours athlétique entre les élèves du séminaire ct le club \u201c Chicoutimi,\u201d sur le terrain de ce dernier.Il y aura aussi joûte be base ball et grande parade militaire par le 8e Bataillon composé de 300 hommes, attendu à Chicoutimi pour ce jour là.| Les jeux commenceront à 1% irs.La compagnie de pulpe a_com- d'un quai devant servir au chargement des bateaux en facedela bâtisse qu\u2019elle fait construire près du rivage, sur le terrain de la compagnie du chemin de fer, M.Dydime Simard vient de jeter les fondements d\u2019une nouvelle construction destinée à devenir le siège d\u2019un autre établissemet in- dustricl.La bâtisse s'élève au bord du Saguenay, en arrière du restaurent Bergeron.M.Simard se prc- pose d'établir À cet entroit un quai de 80 pds de longueur, sur lequel il construira une fonderie qu'il espère mettre en _opération dans quelques mois, Si on en croitle Lae St-fean, la St-Jean-Baptiste sera célébrée à Roberval, Dimanche passé, À l'issue de la grand miessc, à eu lieu unc assemblée de la société St-Jean Baptiste de cette localité, dans le but de discuter l'opportunité de célébrer la fête nationale, cette année, Tout le monde étant unanire, dans l\u2019affirmative on procéds 2A l'élection annuelle des officiers.\u2014 Personnels M.Lucien Tremblay, N.P.de St-Alphonse, était À Chicoutimi ces jours derniers, Le Rev.M.O.Larouche curé de St-Fulgence était de passage en cette ville lundi matin, retour d\u2019un voyage au lac St-Jean.M.À.R.Hudon de la Station d'Héberville, était à Chicoutimi ces jours derniers, M.Jos.Néron, hôtelier, est de retour d\u2019un voyage à Québec, Sont partis pour Québec au- jourd\u2019hui, le Rév.M.Huard, Supéricur du séminaire, M.M.Elz.Boivin, A.Godbout, L.-A.Geg bout, P.-H.'Bôlly, P.A.Guay et Mile:Sophic Guay\u2014\u2014 Hyménée Il nous fait plaisir d\u2019apprendre que notre ami M.O.Paré,notaire, de la Baie St-Paul, doit épouser dans les premiers jours de juin, Mlle Laure Bellay, de Montréal.Nos meilleurs souhaits de bonheur aux futurs époux.Trachon v4 La ville de Chicoutimi L'hon.juge Gagné s\u2019est prononcé hier sur les questions de procédure soulevées par les avocats de la ville au sujet de la requête cn cassafion particlle du rôle\u2018 \u201cd'évaluation, présentée par M.Trüchon contre le conseil.= Les prétentions de la.ville à l\u2019effet que la requête soit rénvoyée pour défaut dé forme ont été repoussées et la procédure suivie par l'avocat du requérant déclarée conforme à la loi.L'honorable juge a longuement motivé sa décision et le\u201d jugement qu'il a rendu est aussi remarqua- ble qu'intéressant.séminaire ct À la salle au patinoir.| Nous regettons que le manque d'espace nous empêche d'en don- nec aujdurd'hüijun compte rendu plis combilet.- _\u2014\u2014.Unie toux ne pourra vous tenir éveillé, si vous prenez le Dr\u201d Harvey's Southern Red Pine -guérit la toux.La tubereuloso On se rappelle qu'au mois de février dernier il a été fait un certain tapage dans les milieux * agricoles après la découverte de la tuberculose chez un troupeau de be.tail à Chicoutimi.Une partie de la population avait commencé à s'alarmer au point qu\u2019on voyait la tuberculose partout ct qu'on n'osait plus utiliser le lait.Peu à peu, cependant, tout ce bruit s'est apaisé et les choses ont repris leur cours ordinaire, Toutefois, à la demande de M.A-R.Hudon, une inspection a été faite dernièrement à Hébertville par le Dr Hall, inspecteur vétérinaire du gouvernement, avec le résultat attesté dans les documents qui suivent.Québec, 12 mai 1898.M.AR.Hudon, Cher monsieur, Je vous inclus un certificat tel que je vous l'ai promis au sujet du bétail que j'ai examiné dans le district d'Iéberville.J'espère que c'est ce que vous désirez avoir et lorsque vous l'enverrez à la presse vous pourrez dirc cn même temps que c'est une preuve du peu de turberculose qui existes dans ce district ct vous pourrez aussi faire tout cominentaire que vous désirerez.Je vous aurais envoyé ce rapport avant aujourd\u2019hui, mais j'ai été obligé d'aller à Ottawa et depuis mon retour, j'ai dû faire l\u2019examen de quelques troupeaux ici dans la cité de Québec et je n'\u2019ai pas fini : j'espère finir ces examens sous peu et j'ai instruction d'Ottawa d'aller aussitôt chez vous.J'ai 81 applications à Hébertville ci St-Bruno et il inc semble que tous les cultivateurs veulent faire examiner leur bétail.Vous souhaitant tout le succès que vous désirez, croycz-moi votre bien dévoué.A.H, HALL,D.V.S.RAPPORT J'ai le plaisir de vous dire que jai examiné l:s troupeaux des Messic_«s su:vants pour constater s'ils étaient .ttcints de tuberculose: L.-N.Assclin, Alexis Tremblay, Paul Braun, Atigusiin-R, Iiudon, Elzéze Ouellet, P.Bégin, AP.Tndon, P.-IE.Hudon, Rev.L.-W.Barabé, Mme Vve Remy Hudon, Charles Simard, Xavier Francœur, Étienne Allard, Siméon Lesage, Anicet Tremblay, Achille Tremblay.Et de vous dire que tous ces troupeaux sont absolument exempts de tuberculose et de toute maladic contagieuse condamnée par la loi.; A.H.HaLL D.V.S Gov.Veterinary inspector.On voit par là qu\u2019il serait difficile de prétendre que tout le bétail de notre région cst atteint de la tuberculose, L'existence de la maladie dans notre région est un fait absolument accidentel et qui ne s\u2019est nullement généralisé.\u2014\u2014\u2014 Hôtel Potrin L'hôtel Potvin,, de St-Jérôme, est situé à proximité de la gare du chémin de fer, et du lac.1) offre toutes les accomodations désirables au public voyageur.On y trouve une pension - de première classe, bonne table ct bons lits, le tout À des prix trés modérés.On pourra s'en convaincre à la première visite.Bière à domicile Nous avons le plaisir d'informer fe \u2018Public que notre voiture pas sera deux fois par semaine pour distribuer à domicile l\u2019excellente bière, marque de commerce : \u201c La tête de Renard \u201d, ainsi que \u201cLa Proteau & Carrignan ™.Nous livrerons aussi cette bid re au magasin, à la douzaine.Elle est en bouteille depuis six mois.C\u2019est assez dire qu\u2019elle cst aussi bonne qu\u2019on peut je désirer.CoLozzA & GOBEIL \u2014\u2014 - Nourelle agenco .M.Alphonse Warren,marchand- tailleur, si avantageusement connu du public de cette ville, à l'hon neur d'informer ses nombreux clienténu'il a été nommé agent pura vente en détail des'twceds \u2018dela manufacture Talbot & Gi .On trouvera donc chez M.Warren les patrons les plus nouveaux, au prix de la manufacture.M.Warren compte sur l\u2019encou ragement de ses nombreux = "]
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