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Titre :
La nouvelle barre du jour
Éditeur :
  • Outremont :La Nouvelle barre du jour,1977-[1990]
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Barre du jour
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La nouvelle barre du jour, 1977, Collections de BAnQ.

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[" pres re TE LS parie ere = = pe TES x ce Tot Le Er a ar IL ee ne aad NO \" as 2 Ë a > - \u201cWy.ld = bg Sala - = 40 A A & Fo Pd Ee : 6 oa a os i: x (1 SI okt A 2) 2 XE NPY e $ a À vos : mo \\Z ry eee.2 ES ca \\ LA NOUVELLE BARRE DU JOUR NUMERO 59 OCTOBRE 1977 Le secrétaire de la rédaction: Jean Yves Collette collectif: Nicole Brossard Michel Gay Jean Yves Collette distribution exclusive: Diffusion Québec-Amériques.1688 rue Saint-Denis Montréal.Qué.(514) 843-5873 toute correspondance doit être adressée à: La Nouvelle Barre du Jour, Case postale 131, succ.Outremont, Outremont, Qué.H2V 4M8 Les auteurs sont priés de n\u2019envoyer qu\u2019une copie de leur oeuvre, les documents n\u2019étant pas retournés.Les auteurs des textes que rtous publions sont seuls responsables des opinions qu\u2019ils émettent.La reproduction des textes et des illustrations paraissant dans la Nouvelle Barre du Jour est strictement interdite.a DEPOT LEGAL - QUATRIEME TRIMESTRE - 1977 BIBLIOTHEQUE NATIONALE DU QUEBEC JSSN 0005-6057 Pritt Aa Sad LILI SOMMAIRE FICTIONS 3 COURTE-SAISON Louise Aylwin 8 IL Y AVAIT UN LANGAGE.Hugues Corriveau 14 DES SURHOMMES ET DES RATS Mario Campo HISTOIRE D\u2019ÉCRIRE 35 ECRITURE/POESIE/1977/ .Paul-Marie Lapointe ESSAI 57 DU TEXTE ET DU DOUTE Claude Beausoleil COMMENTAIRES 73 Nd = = ; & : + = 5 = 21.| air a = io $v hes créatrices.nidêtts-.axe = Fictions : TN - 3 hotes outst iEtes .i var Adit) jairhe titi sé MLE 531 { = eu 3 Cee i =) E = a pese pe cer ei Sr fioty oy AA Sg = py pr Lu Sel al Yes Lal Spa pa \u201csn pr Le EN EN A i pe EEE SE ar ol El Peta nS yb SLs TR ane rr pe pc etre Era Node ai re Tilt poe deni) rats Se ny a EN EER ES Be TTR oh at a lel Se RORY, tte dod PSE ER ES EE dt A era at LA Lu iol Leal oi el WELL EC ab ns TRE Tr erly 2 I Le De EE LA Tg LSS ae ie I Ares ea sat en ag EEE ty eee ac ey AT Ts or ae AR CER en relives EST Re era ta rl CET papers =.peu ST earthed ET A SL Dr ES ee PPL vi Si a PAL EEE es roll BE er Pw piel Tt TES Piri Ts SEITE + { es a RT cu Le ces re _ cr ce ae Ra nh ANTE ain al, ws ™ COURTE-SAISON {ili Louise Aylwin pa. plus très loin les oiseaux s\u2019envolent encore les lunes au coeur s\u2019éteignent à toutes pores vers toi ce long vertige de l\u2019élan malgré le poids inerte des jambes cette lente explosion qui m\u2019écorche longtemps sans bouger la longue valse lente des retrouvailles de plus en plus souvent il est trois heures et dans les tentes de la nuit nous remuons des fleurs de cendre ne voulant pas remarquer le sang hors de nos doigts et le pied nu hors du lit qui bat la courbe soyeuse de l\u2019après-midi descendant à l\u2019eau dans les foins jusqu'aux cuisses des mousses pâles ou des duvets d\u2019oiseaux dérivent tranquilles peut-être scintillants l\u2019âÂme se noie aux sortilèges familiers se noie si éperdûment vers midi la toundra magnifique l\u2019itinéraire fragile des pas sous les chiffres de l'horloge désir chétif échoué dans les cafés trop de lait et deux cuillères insensées bruit crevé des papiers le pas qui s\u2019écarte sans cesse de lui-même repris du début contourné ravalé avec les pieux qui s\u2019enfoncent bêtement pour demain les feuillages au dos de la nuit sont de papier l\u2019on s\u2019y appuie pourtant avec la force confuse des joues meurtries quelque part de l\u2019eau perle à des cils comme une étrangère portes gardées de l\u2019antre à la faiblesse réseaux si peu vibrants d\u2019effluves solaires conjonctions de la main qui ne se noue plus signes d'oiseaux trébuchants portes noires l'encre cessera bientôt la sève au doigt coulait-elle oblitérée la marque jusqu\u2019au désir jusqu\u2019à jusqu'où ces attentes de lunes fébriles mourra-t-elle se retourne brusquement comme si elle avait entendu une voix vrillée directement à ses épaules directement liée aux antennes des filets qu\u2019elle éparpille quelque chose y restera bien non détourne la tête du même sursaut prend la plume écrit ce qui suit: qui expliquerait certainement son geste s\u2019il n\u2019y avait ces filets qui empêchent de bien distinguer = ey S x = nr _ rose ran nue en J Sarr er rani cams COIR ry =.SE = a.es or Ty CAE: oo ee TT hy \u201cem peste tr ater FET vermin: war apiet TES REE reer.ce See Cr x res ever.ere cris mae zs Ye tparag fae ITS De ce deere = ov Po.ee red ir rye ts roe Papert os ce 2 vertes 4e = ee cc SSII TES épées EEE re TY Ti Ile pals ak: art = ST A RARE A IATL TI EXE Sas ea Lor i DT ARRAY acer res ie Era a Tr cs a Erb re RTE ECE EAL ET TERI DOr < petty = ls SUSIE eit AAA FAR TI Es Fares CS Lr Lr LL cos Fos Cu rest ER shi) TT: PET?em es TENT Rt © a = ce al.on oS Re 5 as SEE ve = ers vin a = Eee en ou SENTE ss se = ea ARE RR PRE SE SANTE EEE PNR se oN RE EY xh Ce TN 2e ri a sp] at, ce So So Se = veh cs ~, ory or red oy wor = _\u2014 ce el ray a Ty Sn = = Bs rill La cer Ar el eh = Gx ey \u2014 rh \u201c= wn aed AU TE 7 ne 5 Hugues C ir \u2014 = a e = 2 pe 5 8 z re : a, io = od orriveau Der = oy Ee oa xh ok pl oe pe - re LT MPS SACRE.oy =n 5 vy ce De > \u2014 qe oh = = ot a a Pe HEM \u2018 Mn ] a.A BHT A a : 3 5 SE = 8 SC Si da so se SERGE sis Si = SL LS x EA USO RRR _ pr tas I Il y avait un langage au temps sacré passé et peut-être antérieur à toi Je ne savais la dire Inscrite sur ton ventre Tu étais vierge de mots Je n\u2019en avais pas Etendu sur toi je révais de t\u2019entendre en silence Présent Présence en toi d\u2019un grand silence mouillé C\u2019était joué C\u2019était tout nous en un seul grand silence étale Je regardais les profondeurs bleues de ton souffle Tu n\u2019avais pas de mot à dire C\u2019était avant toi peut-être antérieur Quand la parole même ne s'\u2019appelait pas de ton nom Il Le lit n\u2019avait pas de forme Je ne savais ni te lire ni délire ton flanc imaginé Ça n'avait pas de nom Le blanc répandait dans ma mémoire des trous d\u2019ombre et femme décelant l\u2019ambiguïté de mon geste éclaire Tout cela étendu Sauf moi perçant l\u2019am- bivalance de nos souffles épars Les grandes fleurs secrètes avaient des tons mouillés à la langue Aucune parole n\u2019y pouvait mettre de nom C'était bien avant toi ENTER MIA NA THT TI \"°° A III Peut-être t\u2019avais-je imaginée sur une scène de théâtre noir Le rôle avait des évidences qui perpétuaient mon exclusion J\u2019étais en bas de scène Nu totalement l\u2019espace te contenait J'essayais un mot Tu avais pris la coupe du drap Tu était seule tes souliers.à la main noire Notre scène n\u2019étais pas commune IV J'essayai un cri Un ventre ouvert Lair de jeu était multiple en ma mémoire Une grande genèse de sept jours avant que tu n\u2019y parviennes Moi érigé en toi comme une atteinte Tu forçais l\u2019étape de ma venue Bien avant que j'y parvienne Comme recouvert de feuilles blanches où l\u2019abattis m'\u2019atteignait Je m\u2019érigeais en attente Bien avant toi peut-être imaginée V Tu n\u2019a jamais été seule Les draps étalés sur nos lits couvraient des ombres J'avais beau te donner des noms C'était toujours avant moi Peut-être bien VI ! Peut-être t\u2019avais-je devinée avant Ramenée de toi Autour Peut-être L'indécision te menait Et sous l\u2019apparence de ton ombre sur la scène je venais noir au texte démuni De toi Juste avant de prendre C\u2019était dédire la levée des corps retenus Le jeu était si i haut les ceintres si hauts les planches ou se E réservait notre lit dur et infiniment pro- | longé Avant toi Peut-être bien Un texte longtemps pénétré si longtemps tenu comme un rideau Quand j\u2019étais si bas de t\u2019atteindre 11 VII J'étais lié à ta hanche Néfaste augure de sel Ceintres pleins Si bas de toi L\u2019alchimie gagnait déjà ta voix Et rien ne me mettait en place que ton sourire Aucun prétexte ne pouvait me ramener J'étais où ton passage me menait VIII Je conjurais les mystères Rôle mystérieux d\u2019une nuit J\u2019essayais de tendre la blancheur du drap sur le tombeau où gisant j'avais droit aux prières solennelles de l\u2019hôte Le feu de la rampe voilait le projet de mes mains En ce lieu renversé où tu prenais la distance je n\u2019avais en ma bouche que l\u2019Apreté du silence Mes lèvres celaient le recel de tes mots Ma main portait jusqu\u2019à toi la dévotion de mon absence antérieure Tes regards parlaient aux noires dernières places J\u2019essayai d\u2019ajuster ombre sur ombre Lui non plus n\u2019avait pas de nom IX Nous étions comprimés dans nos rôles Aucun mot réprimé Aucun texte Ta voix portait à faux dans la salle aux dalles noires Le rideau blanc mis en scène Pénétré ton silence J\u2019ai joué de toi L'oeil agrandi Concernée par l\u2019espace trop grand tu t'absentais D\u2019où venait donc ce cri secret en marge X J\u2019ai couvert de ma main le poli du bois nu Vaine espérance d\u2019effacer toute trace Les yeux au lieu de ta marche Si haute Quand avant toi aucun pas ne me retraçait Pourquoi avoir si longuement compté chaque planche Ta venue m\u2019imposait Tout mon geste augurait notre effacement Pas un mot mais une place Avant même de lever les yeux je t'avais vu marcher sur mon ombre En un seul mot tout ton absence Et ce mot tracé dans l\u2019espace 13 i p Ri: ji: \u2014\u2014 -\u2014 .we \u2014.EN ess Hs a aren gic cs ee ea = ei iatt ra Yo sas a Cs rR SCT ER tir oper or ta ES py pa gr vy CREE Rpt Ses ck ce Sas oa css tt CLR CA REL Cotas ox corer on x Di i Reds = Lecce er ras or oem + i.or cesser ane mss oe x RA = _.oy 5 re th sa tS.oe oh ol ol Be: Re pen ue TL ve x a A a \\ oy a a Fi D oe oy ro By oy .ce BM tn anie f Fe pli .rançois ES T lle Fi oy me = Mario Campo bis st a * hy .ee té il a oy Ps Ontaine SN pe ourigny Se pe es a BS oe a ox n° ren NS mA en x, chil ws CS a rol re Po eh rh Re 0 a gel IMM ce a es xa eu Pa ce re ory rey Tu np = =.Ae : ps Lo i jeter de la poésie aux yeux poésie parallèlement soudain le soir la pluie effeuilleuse jusqu\u2019à sa mort suspendre le secret/les gestes renoncer des années cinquante le lecteur et la réalité (arrivistes consommables) distance qui n'a que la peau et les os à l\u2019oeuvre comme telle/faute de temps deux déterminations deux guichets paraviaques un jour à l\u2019intérieur du problème/absolu comme un incurable ses réserves d\u2019illusions analysent les comportementales coordonnées où la matérialité du je accidentellement\u2026 15 avant-dernières pensées qui voltigent sur la surface de la lame qui font confiance au chaos symétrique une série de soudaines disparitions obliquent vers le mouvement du sang la lampe n\u2019éclairant que le visage de la mère/clair de la lune en hâte qu\u2019on arrache trois gymnopédies/la tristesse glisse accident (naturel) quand les élytres strasseront il sera sans doute impossible de voir l'impact des hiboux.après-midi désert pointe cryptogramme morfil horripilant endormis par l\u2019imagerie l\u2019animal et l\u2019enfant célèbrent les alentours du fantôme disparus dans l\u2019impasse/la porosité de la couleur l\u2019allée vers l\u2019autre vie (animiste hiérarchique invisible) deux dépourvus cueillant la verveine refoulant les réapparitions comme un miroir qui déteint dans le vide.16 les omnivores avant de s\u2019endormir grignotent les éléments majeurs du subconscient laissant questions idées écrites en vitesse sur la frigidité du rêve/restes de menace mentale mouvements glaçés atmosphère de vie et de mort.° e ® le temps gris griffe l\u2019imagination étanche le meurtre des lèvres/rictus écrasé sous les chaînes ventrues/empreintes sur la promenade du chien le ballon orange de l\u2019enfant crevé/élastique bandé contre le mur lunaire rouille | sur le suicide noir et blanc ! d\u2019une ancienne prescription.17 les portes agonisent sur le seuil l\u2019immobilité coupée entame l'impasse du liquide menstruel conjecture alphabétique (empoisonnement) statue constante aux noeuds dans l\u2019oeil matinal lumière-uphir plus nerveuse là où les halos houlent d\u2019enjambées.les yeux sourds s\u2019étonnent s\u2019entendent nuancer survivront-ils à l\u2019infinité de leur exécution (2?) brusquement autres lois analogiques autres mains hasardeuses envisagées par le vent (nocturne) n\u2019acrobatique (motif) pour se chercher.18 le bleu du sang lorsqu'il se brise jusqu\u2019à la chambre à jazz la ratière à numéros face synoviale: temps massif cimenté à l'humeur contours de la visagiste/plasticine de décodateur film tricyclien: le surplus des pauvres qui saute à la corde.gouttes de sang du bras gauche sur les aulis se sèchent khôl percé presque jusqu\u2019aux reins étrangers lumineux au-dessus de l\u2019aven mamelonné/ courbe trin yourte/aspects pâles des squames manies objectives de l'angoisse du contrat d'analyse de son contenu investi/mélangé aux caractères sphinxériens.19 rupture en raccourci au reste degré zéro pulmonaire imaginative à vide hérissé à revers semblant de désespérance dans son application sa libation discrète d\u2019être drapé.crésyl d'efforts sous la bombe égratigne l\u2019ulcère/n\u2019autodafe deux harpyes ni transept rat taré/mécontent/galvanisé malaisément l\u2019instance maxillaire le tranquillise échange de peau qui rompt la greffe/adhère aux successions de taches fibre morale exclusive/décomposé de graisse de nouveau-né/lotion de ride convergée en éventail dédain pendant aux yeux du plancher ride captive offrant des signes lettre de cadenas à ne plus saisir qu'autrement déguster les organes de ceux qui articulent les fracas étendus raver leur fille bouton avant qu'elle ne devienne fleur contraction qui paralyse/jus vert démécanisé (exaltation systématique) l\u2019acharnement corrige la prose en robe longue des lundistes.torve miné au thérapeute encombrant/l\u2019étouffer pour une seconde (rêve sans sommeil) les vitraux se sont tus: reconstruire instantanément l\u2019espace juxtaposée C12 H17 04 N2P Om 254264 hypothèse dissoute que la chaise adapte à l\u2019étranglement technique.21 ui.Re: Ris.1B fi RE; ny 4 Ni carré de ciel creusé dans le courage murmure compact faiblement dans le lointain insultes refusées .9e .9 A qui s'inscrivent d\u2019elles-mêmes attendent à partir lieu du souffle qui retient opaque comme/se rejoindre avant pure perte réfléchie à la trace terrible prouesse excusée le jouet était pour consoler l\u2019harmonie d\u2019écart temporaire.crachat de la lune vertige élégant quand la nuit ne vient pas de tous ses membres elle fruste machinalement méprise une autre aurait pu satisfaire les yeux de l\u2019idole l\u2019exhiber sans structure.22 zépar zahoris oubli de la fatalité désir déjoué souvent les souvenirs les sensations de métamorphose bestialement hécate la jarretière exécutée par inadvertance gémissant dans ses mains.namur érinnyes relaps sa peau danger voyant que je suis étranger prépuces dans son propre corps doutes publiques dans ses cheveux quand nos plaisirs préférés lézardent. xorguinae paort mascarade fiévreuse \u2014assemblage de l'enfance/transperce le cauchemar éphialte éternel présent continuum trop haut dans la folie l\u2019endroit mensonge où ne pas mourir sans ombres appeaux serpent par les tempes______ oeuvre invisible (race à venir) colloide coagulable hélas trappe autorisée.crores sur la nuit s\u2019étendent de minces aiguilles mordues.24 EEE EE EEE Eo EELS ET OUR DIET RER ln fermant la volonté circulation cadre la rue la création les masques prolongements observateurs rien d\u2019autre que pour écrire hâtivement revanche en eux civilisés tendus aux abus indigestion offset radioactive langage nouveau destruction dans le texte une femme audacieuse un ordinateur un horizon héréditaire tous devenus impossibles alors que le soir tombe sur le carbone athée.25 immobilisé avant terme muscari pour l\u2019étendue maternelle j'hurle indissolublement coupable changer de violence séquestrer le lever du jour/ moi autour de vous sans déguiser le sommeil/seul à la fois nerf particulier souffrant de sa fonction ouverture en forme d\u2019éclat glaçant je suis l\u2019inattendu le cadavre qui perd la tête le caméléon sans circonstances le tourbillon des visages anticipés la matière inorganisée.26 SATA RATE Dre ee rea eh Te el fe] d\u2019autres refuges brisent le silence d\u2019où ils venaient une toile inconnue/ossuaire de cornes possédent-ils les objets?le réve nous autorise a admettre ses monstres composent avec le temps/(cendre) depuis les convulsionnaires.plongé dans l\u2019oubli/le sommeil ne fonctionne pas le matin oblige ses formes/lémurent chaxiquement au fond des enfants beaux visages inquiets douceurs dans la marge si peu de saisons/je savais que si/journaux pleins d\u2019actes manqués crapaud soleil à ma fenêtre et la résignation misérable à détruire ces animaux. m\u2019emplir étrangement l\u2019artère cachée amyle guindée d\u2019aveugles haineux les aboyeurs gérulfent/déchirent en intersignes sauvages procès d\u2019alcool/dycrasies de l\u2019autre dissimulé de présences j'érintja prosternés ceux des variantes qui se cécitent avec mes antirabiques bientôt ils ne pourront plus m\u2019exwäiyuwener.parler sans les trous noirs le manque d'espace pour le roman qu\u2019une provocation de plus sans laisser de trace du réseau ngwèl davié entier vers où cet absence de dialogue/voix/ valvaire/voire déjà d\u2019expérimentation séparée/transformée en phrase chercher des souvenirs risque oculaire serre les mains sur les barreaux derrière la mort des visages qui n\u2019étaient davantage qui n\u2019allaient à rien moins. quelques liaisons d\u2019atteintes pires qu\u2019a situer se donnant en soumissions séparées plus convaincantes au besoin de protection et l\u2019autre tellement seule répandue dans la lumière de la ville.un peu oppressée mais avec goût elle s\u2019essuyait sous ma dent.chair neigeuse au-delà de la définition maintenant sans plaisir quittant la fenêtre son corps pourvu/farouche anatomie vapeur seule semble labier ventouse lactée/la syntaxe de ses jambes risque pour elle-même ce quelque part. jamais ne s\u2019imprègne l\u2019aspect révélé l\u2019invraisemblable suffoque plutôt le bélier noir vomit l\u2019exception excès d'ouverture du corps présentant ses apparences pour l\u2019utilisation partielle le pouls ne change pas quand les trop denses diastases pégasent dans l\u2019ébloui loin des rapports aux objets de l\u2019ordre du temps 30 EIR EE EET LL 666 cascadeur iyare moju qui attend au tourniquet mirage/ mettre à l\u2019épreuve la chirurgie cervicale effaçant le faux assasinat du groupe des six panique encombrement néon polythène visages et pierres urokinasent les instincts vitaux monde qui n\u2019est plus celui de demain déjà vengeance de l\u2019éternité contre la mémoire et son illogisme bestialement les globules blancs saturent l\u2019hémisphère confrontation de ressemblances (magiciens fort perplexes) comme enveloppe d\u2019astres (naines blanches) poignardée pour la gloire. les mémoires zombiques mutent au crépuscule fiévreux rampent sur l\u2019insolite loin des étranges bêtes de la nuit cristallisées par le sérum du hasard misanthrope-hyménoptère crowleyen azar avant l\u2019achèvement fellah d\u2019adieu pour penthésilée derrière le code diagonal hydrogène hiéroglyphes matérialéjection dans l\u2019amas globulaire local: à travers les lunes rouges i IC 1613 a NGC 6822 le fourneau les nuées de magellan a sous les mers de sondes la treizième manifestation 3C 273 s\u2019ennuie de la solitude HEHEHE NNR ERRNO JOR BE RCH EN .: it HST CAC: les remedes pertubent la génétique de l\u2019individualité toutes ces matinées perdues paranoiaques sur l'espace c\u2019est l\u2019habitude le diaphacinone le chlorophacinone le coumachlore le coumaféne le dicoumarol le RAT immortel le SURHOMME qui absorbe ses sédatifs mutuellement les clés du néant.1 33 ERS ra RG > _- Ne EEE cas PES RIVE EEE EEE Cres Lr erp on TS rés ane RTRs eu Le ie pus ne are eco etes (ET = OREO Ore rt.tt ores =.cer pres SE deux ee SIGCSE om sas TREE apt 5 3 ve re ho oy ie = oy pe ST oe oe Lil i TE Ce ox oN yh 1 D i = 200 ra abate = = pe 3 hl ro à = ei x pd + Hit H =< $ | pol a 4e i H 2 a del\u2019 IS pens = 5 b 2 Z = als (A 5 - 5.rw ré.Ka - unétran $ AD esprit .0 Sg & LA i g iH WG 2 = i \u201c CCYIre Histoire Rabb OR Wis qv > 2 One 1 2 deree 1 A 7 ~ 2 1 3 7 É ue À = 2 - & or =) 2 2 = 8 ble Os en marge des vue de l'avant-garde et .: J pe es ÉCRITURE/POÉSIE/1977 FRAGMENTS/ILLUSTRATIONS Paul-Marie Lapointe \u2014 ÊuS 5e ou 3 g ¥ By a g e3 §° fp em Œ 3, am aon Sa Be uf 8 as ® pa I.: 5 % : 5 A \"3 g °F al gr $ 2 Pe \"2m u= ; ê = 28 5 3 Le Sp » ry, Br va ë & 5 go Og) © 20 Fp hy °8 : 2 3 3, PF on au ; 5 à à ° vw je x : 3 on °5 É ; ea 5 Sm > > 4M > 5 35 ne Mio ô pi\" Hn 5 n o mug, ; a P = ° .$ 8 5 12 # qr a or 3 uu à he : Br mr 94 8 © 3 ' H Se o a C0 OE u er ce NY A 295$ oN a 3 i me $ § THEMEN 1 oi A ca wat og = oO ° es fu 65 : a 1h ©a = =a u &+ drm SOE Fh & ou æ 0283 H, 5 * er @ u Tu Oil vi £o a ve ol arg Ak 7 \u20ac 3 o Fes, 5 Imo am ou : 8 no ou - Lr ve a pears Sr ERE, pa oy ete Ds poets re ev RU hI, va TUT LUAU ey ph.rte Eee EL re Got ed ne a LE are ETES LE - A TURES = see ww Poésie.Langage singulier.Inimitable.Solitaire.Langage irréductible.Inaliénable.À usage libérateur.Hors des lois du sens, de la morale, de l'idéologie; lois jamais reconnues, jamais utilisées, sinon pour les contester, les violenter, les bouleverser, leur faire «rendre l'âme», dans un grand jeu d'absolue liberté.N'avoir d'attention que pour les mots, leur nature propre, leur multiplicité sémantique.Remise en question fondamentale de leur fonction d'usage.Transformer le discours = changer la vie.Changer le verbe.Se retrouver à l'origine des langues, avant le prononcé du quotidien dévorateur de mots, avant l'imposition du discours de sujétion sur l'homme (pour la peur et le travail, pour la société, la possession des biens, des terres, des âmes), avant l\u2019«entendu».Dans la liberté première.Révolte contre l'usage abusif des mots, contre le détournement du discours aux fins les plus basses, révolte des mots contre l'usage prosaïque utilitaire du langage, contre son emploi machinal, contre son utilisation démagogique.(«Ceux qui ont la parole ont le pouvoir»).Contre cette parole-la.37 [it PET ee aby re re ee ee ES RES x EA = Sn ER ir tere A ST RÉ ES ote ie LL fear er Petite baie qui est au commencement de la décomposition subie par les corps organiques lorsque la vie les a abandonnés, telle est la monnaie comme artère principale du paradis terrestre.Seul, en colère, ruant contre le métal précieux dans les ecchymoses, il data d\u2019un puant spécule à s'enorgueillir un jour d\u2019ébriété ultérieure, à nier, sourd.Jardinière, tu erreras sur l\u2019étendoir de mon cou qu'orne un spasme: un iota dans la pègre à déjeuner pour annoblir d\u2019une joie de tourtereau l\u2019arrière de l\u2019or.Ainsi, redire par la fustigation d'une épée dans les sentes, aux orées de l\u2019alun, trépider contre les pies que vous armiez.Je m\u2019attachai, avec une dignité de pape, au molybdène de l\u2019empereur de Russie dans un caisson.Au un autre métal d\u2019un gris bleuâtre avec un grand filet pour la pêche en haute mer, dans un canal à la sortie d'un moulin, depuis ce côté du navire frappé par le vent.Venue au monde, l\u2019image de la Vierge commande un nombre, donne un nom à la partie de Malherbe qui vint. Changer le verbe.Parler une autre langue.Inventer un discours autre.Changer l'écriture; écrire dans l'écriture.Sans autre référent au monde que les mots.Les mots même.Dégagés de leurs gangues, de leurs \u2018usages imposés, de leurs significations connues, de leur cheminement accepté, de leur rôle de serviteurs de la pensée, c'est- à-dire d\u2019un discours «entendu», interminable et stérile redite.Ainsi, la langue de la poésie est-elle en soi politique: révolte contre les lieux communs, qui sont la traduction imposée/subie de l'ordre immuable des choses et du monde.(Sans doute existe-t-il un autre discours plus explicitement politique à découvrir; mais il est hors de la poésie et ne constitue pas l'objet de celle-ci.Un discours qui conteste sur son terrain même le discours démagogique (Le.langue utilitaire, langue des lieux communs, langue de l'entendu, langue du pouvoir, des media, etc.).Un discours sur le monde réel caché, sur toute cette réalité du monde qu'il faut taire, Cela fait aussi partie, mais autrement, de la nécessité de changer le verbe pour en arriver à changer la vie.Mais quel piège! Puisque, social, idéologique, partisan, «engagé», ce discours politique intelligible à découvrir 39 EMAL L'arrachement du pic aime avec passion la stratégie du pré, rame au début de la natation des îles d\u2019iridium rongeur, ose une véritable mèche de cheveux rebelles pour le chevreau qui l\u2019accompagne dans la confession de l\u2019émail noir sur fond d'ivoire orfèvre, gravit le museau du luth à petites chevilles, alpiniste qui se rapporte au printemps et n'est pas soldat, presse la mesure chinoise raide escarpée que trouble l'ouverture d'une porte, se dit, sous le régime féodal de tel, étroitement obligé envers son seigneur, se paie au clergé, dîme-lige, rend un son enroué dans l\u2019orifice d\u2019une glande, cette personne, elle parle avec ironie, elle écrit, la plus vile populace au milieu d\u2019un arbre. n'aura rien réussi s\u2019il n'a pas fait disparaître le discours démagogique qui gouverne notre monde, s\u2019il ne fait que le remplacer, s\u2019il continue de parler la même langue, utilise les mots, le cheminement de l\u2019autre.) Autres pièges.Les simplifications, la clarté, la transparence dans la communication comme éléments essentiels et critères d'excellence.Publicité, télévision, journal populaire, chansonnette.Evidences serinées.Simplismes étalés comme la marque même de l'intelligence.Clichés.Lieux communs.Le plus grand nombre atteint.Succès, le client consomme, défini par la banalité du contenu, insignifiance du message.Autre avatar du discours démagogique.Impuissants?Unanimes?Cent millions d'êtres sont assis devant les messages multicolores tonitrués: rince-bouches pour le baiser, fausses semelles contre les miasmes, gouvernement-du- peuple-par-le-peuple-et-pour-le-peuple, merveilleux savons, femmes-robots, bières enchantées à rengaines-scies, fromages doucereux joie de vivre, antisudorifiques et gomme fraîche , dentifrice automotiles prêts-au-consommateur voyages- dans-les-iles, 33-étoiles-du-football-pendant-des- heures, pirates de l'air bonbons chocolats, Idi Amin croustilles dodo.Vietnam et demain matin goulags petit déjeuner, Palestiniens droits de 41 PESTE OT moines insulaires écossais peu abondantes synagogues sauf possiblement dans les collines au nord de l'afrique terre de frugalité agréablement odorante ; fabrique un plus grand crayon bleu 4 fruit différent du verbe douloureux réception officielle aux U.S.A.en australie signes très significatifs trophée de la victoire un professeur particulier dans la roue à aubes et quelques redingotes et faux-cols utilise une méthode évasive commence à plagier les prévisions du temps le paysage la femme de chambre travestie ayant cheminé par le code morse libère la capitale du pérou à la suite d\u2019un duel saule de virginie irritation de la peau un lézard de l\u2019ancien monde met en pièces un quart du calendrier l'homme liberté d'entreprise grand premier ministre, nourriture-à-chiens-d-chats meurtre crapuleux carrière dans la vente.Intérêt public.Chansons, discours, bestsellers.Marchandises.La vie.Toute la vie.L'écriture refuse.Le poème ne parle plus cette langue-la.Le poème ne veut plus rien dire.Le poème «dé-parle».Parle seul.Contre les totalitarismes des groupes et des collectivités - qui ont tendance à éliminer les singularités -, faire éclater la parole dissidente.La parole de solitude.Telle est la gloire et la mission de la poésie, comme de tout l\u2019art moderne, de toute la pensée intellectuelle indépendante.Faire entendre les dires individués, singuliers.Contre le mouvement même de l'Histoire, si les empires et les chefs d'Etat, les masses et leurs hérauts, la somme des produits et des crimes importent plus que chaque homme.Poésie écriture: machine à imaginer le monde par l'écriture. beaten HARA MMALEM rotin Le doute, comme un savon de Castille, s\u2019introduit à propos d\u2019une inscription.Dans quel trouble un chien berger ne se plonge-t-il pas si l\u2019oiseau sans relâche s\u2019exhibe?Il faut croire que tout était prémédité.En peu de temps, très étroitement ficelé, il allait sortir avec son repas, ayant combattu une merveilleuse personne en rouge (mois trop court pour aimer une belle femme).Cela ne devait pas tourner à son avantage; un homme tient à son argent et son épouse à la nourriture.Une fanfare, un bon du trésor ou alors, adieu! * Une personne de l'Est n\u2019est pas plus rapide aux croisées de la séparation .Nommez le vainqueur! Charmes de la fuite.Un Apôtre qui fut toujours partisan du fils de Juda atteignit le seuil de la retraite.Le temps joue en sa faveur.Ce pneu est à plat, en effet.Les équipes de secours failliront- elles au mauvais moment, tous se tenant par la main?Magnifique! ESSN Ce qui est écrit se crée; n\u2019est pas répété.Les choses ne sont pas telles qu'on les a apprises, mais autrement venues, imaginées.Les mots se présentent, ne viennent pas de la pensée, ne sont pas organisés par le monde extérieur, ne traduisent pas le monde extérieur.Les mots ont perdu leurs sens connus, ou plutôt se réinventent un sens, de multiples sens.À deux, à plusieurs, se recréent des relations, imaginent d'inouies rencontres, d\u2019impensables situations, racontent d'inimaginables aventures.Les mots ne sont plus les messagers soumis qui désirent, le message livré, reprendre leur place propre dans l'ordre des choses.Brisé l\u2019artifice des signifiants de l'ordre, brisé le poids du jour et du discours, brisée la raison des mots par les mots eux-mêmes, brisée l'ordonnance des mots pour la traduction de l\u2019utilitaire, brisé le sens entendu du discours, la connivence, les mots parlent d'eux-mêmes.«Au début était le Verbe».Le langage s'exprime lui-même d'abord.Mais détermine ainsi une autre réalité, remise en question fondamentale de la plate quotidienneté.Non.Les mots ne changent pas le monde, ni le monde ne se change en mots; mais les mots n'acceptent plus d\u2019être soumis aux basses tâches, n'acceptent plus de ne rendre compte que de ce qui est, ou prétend être.45 la saisissante main de l\u2019aiguillonneur plongeant au plus bas jouait un rôle relatif inutile avoine à deux mots prénom de fille exemple que par-dessus tout dorénavant fait ressortir l'accessoire du cow-boy balle sèche nivèle mémentos fais pénitence I\u2019Amérindien se consumait dans la relaxation .et moulinet .Los Angeles terrains de golf entonnent lecon de chant deux mots trés possessifs regard lourd triangulaire des médicaments pourrait-on dire adieu! adieu! deux mots la loi attention affiche plus récemment reçoit en récompense un corps céleste position inclinée aboie violemment Et si le texte existe en lui-même, n'est fait que de lui-même, pour son propre univers imaginaire, il permet alors toutes les confrontations avec le monde dit réel.Et ces confrontations autorisent la liberté de création du lecteur.Le connu, le su, le déjà dit, l'entendu se situent hors du texte, dans l'univers extérieur où les signes sans mystère se répêtent, inlassablement.Il n'y a possibilité de transformer le monde que par une confrontation avec l'imaginaire qui ne soit pas tributaire des lieux communs, signes imposés à tout ce que le quotidien désigne abusivement comme la réalité.Mais ce quotidien ne saurait être nié, puisqu'il n'est là que pour être transformé, puisqu'il n'est là que pour déterminer l'imaginaire par lequel il est appelé à se transformer.Poésie.Pays dé-paysé.Sur les façons de faire de la poésie.Toutes les méthodes sont valables.Celles de Mallarmé, de Rimbaud, des Surréalistes, de Roussel, de Cummings, de Stevens, les collages, l'écriture automatiste, les poèmes concrets, les poèmes - objets.Il faut jouer de tout.Liberté absolue.(La seule qui ne verse point le sang des hommes.) 47 Sylvia n\u2019est-elle pas le désordre dont s\u2019attife l\u2019argent facile dégoté dans le coton qui dépasse des marées, à l\u2019heure de la farce, chiffres à pigmentation bleu sombre dans l\u2019antériorité où l\u2019herbe se gonfle?Guévara, serment d\u2019autrefois d\u2019un certain étudiant dans la menthe des camarades ou jamais, l\u2019ennemi à tête de souche sonne au loin, mauvaise santé, au passage d\u2019une génération, étant de fatuité complaisante, mesurant ses carats au poker.Pour nous, un enfant sera comme l'enveloppe d\u2019une région malgré les membres de la secte, faux diamants qui frappent Lisa.La charte du nigaud surpris dans les châles des chevelures à noms de chiens, broutilles de l\u2019immensité voyageant dans les restes de la danse, lettre au sabot épuisé, myope, annonçant les schèmes des peaux désordonnées.Le fluide éthéré du poète irlandais de la période 2 des missives calligraphiées fuyait sur crâne de facilité vers les paysages de norvège: un scarabée, supercherie, ne marque aucun point au passage du styx, dans la chute ou le graphe de mars, avant que les bulletins météorologiques ne consument le grain.Ti ee Sie Si RE RSS Imaginer, par exemple, un livre fait à partir des mots croisés.(«Les mots ne sont les croisés de personne»: Titre provisoire: LE RETOUR DES CROISADES).Quelques centaines de groupes de mots donnés, de leurs définitions.Mots n'ayant entre eux aucune relation imposée par le discours ou l'entendement.Les phrases (formées de définitions de mots- signes, donc à significations fermées, communes, acceptées, ou formées de mots-symboles, à significations multiples, ouvertes, infinies) s\u2019élaborent accidentellement, chacune valant en soi, avec son univers propre.Puis, dans la relation des phrases, d'autres mondes se créent.Ainsi sont mis à jour des poèmes, proses ou vers, de courts récits, un texte inépuisable où l'imaginaire infiniment se déploie.Chacune des phrases ne génère pas la suivante, dont l'origine se doit d'être étrangère, sinon le déroulement logique s\u2019introduit, menaçant les possibilités d'ouvertures.Une gratuité totale, différente cependant de la dictée automatiste \u2014 en ce qu'il n'y a pas cheminement d'une pensée, dictée de l'esprit, dans ses propres éléments-mots \u2014, doit présider à l'enchainement, à l'écriture-lecture. Le lapin prospère dans l\u2019armoire aux breuvages d\u2019or; le pouls; la démangeaison de la course à obstacles terrasse l'intérêt amoureux pour les psaumes; et péris, sauce orientale au registre des chiens de mer! Une religion à république glacée ressent longuement le lien que figurent les dents de lait pour la campagne du constructeur, baron à vrilles interpelé frappant à l\u2019intérieur, faisant parade de sa responsabilité de chaussure.La coupole spéciale patrouille avec une attitude d\u2019idée dense; zéro mesquin dont l\u2019impertinence tisse un coma majeur, le romantique direct s\u2019empresse de coloniser.La patience captieuse contemple avec satisfaction le mal habituel; elle ment tout bas, délibération doucereuse, répartie innocente, émoussée.Quel écueil terrible pour le Cérémonieux flamboyant! Liberté aux mots, à chacun des sons, à chacun des groupes de sons (correspondant à quels multiples sens?) entre lesquels se distribuent le langage.Que les adjectifs, adverbes, articles, conjonctions, interjections, noms, onomatopées, particules, prépositions, pronoms, substantifs, verbes, que les mots se croisent, que les mots soient croisés! Que les mots croissent et se multiplient, s'\u2019additionnent, se divisent, se soustraient! Que les mots, dans l'unité formelle et sémantique, hors de l'unité formelle et sémantique, signes continus, signes interrompus, aux caprices, aux contingences de l'écriture, au hasard, à la forme surgissante, par la machine à écrire ou le stylo, aux noirs aux blancs soient livrés! lancelots, percevals, purs galaads, mots pour le graal, enfin! Déploiement des syntagmes; antiphrases, pléonasmes, allégories, litotes, hyperboles, métonymies, catachrèses, métaphores; locutions lancées, vicieuses, propres; expressions pierres de fronde; formules trahies, formules déplacées par les tactiques, surprise, ruse; formules évadées du code dans la mêlée des modes infinis.Clichés foulés aux bottes! slogans à la torture! Que les quatre boucliers de l'orateur et son pavois - précepte, aphorisme, proverbe, sentence - deviennent son linceul! Que soient phrasées les phrases du roi-et-maître, préchard, politicriard, discoureur! Que soient emportés dans l\u2019inoui, dans l'humour et l\u2019inattendu, dans le typhon de l'outre-sens ses discours, ses messages! retracer res boire à la santé du rajah muet en mer ouvre les minérais ne fais confiance qu\u2019à tes fusils! l\u2019humain l\u2019emporte opte pour l'arbre il faut se tenir à la distance requise bientôt semblable à l\u2019avoine commune la misère lui pèse si le conservateur pleure au lieu permis à travers le pied bot apparaît ce qui s\u2019avère Être la guerre de plus l\u2019omission transforme la douzaine la tâche évidente de la néva: lorgner l\u2019agate / un péché sec obéit aux escaliers participants ensemencés des cheveux des landes que le chien soit! sur les dix trains ironiques à brasser les courses les féminines altéraient les coquins allumées coffraient l\u2019ogre tenir la barre plus que l'association Solutions définitives.Solubles définitions.Qu'enfin les signifiants soient pour eux-mêmes et leurs amants, matière animée d'elle-même, de son contact avec l'autre, en son écriture, en sa forme, espace et volume, dans l'affrontement créateur.Croisade, croisement.Littéralement, dans les distortions possibles de toutes formes, carrées, rectangulaires, autrement géométriques , si les mots se recoupent sur une grille visible ou invisible de façon que chaque lettre d'un mot horizontalement disposé entre dans la composition d'un mot inscrit verticalement.Mais aussi, les mots sont de toutes autres façons croisés: dans celles de les joindre, dans celles qu'ils ont de traverser les phrases et de multiplier les signifiés, dans leurs définitions et solutions.Entreméêlés, spatialement se provoquant, les mots s\u2019illuminent, se lient, se caressent, s'épousent, s'autogénèrent, enfantent, créent leur monde.Les mots jouent.Les mots se jouent dans la plus totale liberté et celui qui écrit s'émerveille de cette liberté qui n'a point cours où les hommes possèdent les mots, les utilisent , contrôlent le discours.Et la liberté des mots préfigure la liberté des hommes.L'imaginaire, puisqu'il s'agit bien de cela, définit les termes de la liberté. ah EK ud i pects fh = 3 0A Le QD 4 pee ee [I] U-4H 0 8 O + a) ered ' [HH ji i 1, A 53 0 bp 1 D CHEMI A 1 \u2018 \u2018 À D + 1 ord A la or 5 Oe\u2014~ bo qd 02 T @ su ord be: pee Re ay 2 Le 3 ord rd re Q - QO Dw wD O $v 390 - pe 9535008 I~ dd QO + \u201c0 IH W OO ur TO 5S'DGR SG Hu D HHI \u2019 fl Q 4 - Q Qt rt +\u201c \u201c0 û ISTO J oY = Ye BO KO OO Py 3 rd pis Rely En D Bry Be Be ge re A A 2 nes pee eos EE eee ES ae TS EE yp TE OY DLR (aA ry pes mu - pa re SE NA STE .ap TT RE OA ALI, or EE Tp eo art ce ra EA Sr PAs Ee Tent RRA a ot ee ee wy LE PETER RIES paies or 2.mh , ca Te RR ER CS re ra SRE a SRE eT Pedy = RIRE RIRES TTY a es TR EET TE oy > RENNES RESTE : DRASS = RS Depuis toujours, la poésie fut ainsi la poésie.L'écriture voulant réécrire le monde.Mais jamais plus qu\u2019au XXe siècle (celui du plus grand désert) le cri perdu de la poésie, son cri solitaire doit-il être proféré.H ji j HT ) ; Hi Hi 55 DT Lah prepa er pr ê 5 + Os pratiques de Sal permettant an [R03 ER = = - , 2 3 c 5 .= LA ecrit 3 d 4 > dé = = >= no \u201d Essai & \u20ac vie et SE Ny .aie J pos SHIaiel a edsbed bison ses sii diane SALTS i 5 v FIT or TT ee St soap ee bo ritrarantionus.a x PTT == i TL a Ans it Sn oh _ ps Le SEN Cee a pe .es Tr te see es SRA 2% a aa Pre LT ve fo Ps \u2014\u2014 RE PSE ol wat rar, x VE Tsay Se PE PES Pre akt, a ST em roma je.Dl .Rr Ce Pa ER REIN Case 33 pa To pee dard gro: ay ye AE ht fae LE SI RI pa pot yi ee pt RENEE SEE den em dole SE \u2014 = Da seek ps Er rs 2h atn ne TEE LaN yet at a Sete Tera ROA Spr da SL To A Zeon TR 222 eee RS = Ls Ret: ne a ul RTT a dE Ftd LEE praise dec > mL eR ene Ts pres pr SAY Pr REE Soe mer ae Es a III Caan ax ces vue REE wo : KH Mee IRAN EN CC AL CM A SAS IE SICILE EE M AU HELENE RCE AA OA ICE Sr CEE ; RACH Be DU TEXTE ET DU DOUTE (essai fictionnel) eer rat Claude Beausoleil i HH dl Tu introduction Entre dans.Dense.Danse.Ecriture (a)variée, balancée.Il.Pourquoi lui dans l\u2019apostrophe.Ce il où je me cache.Car.Les textes.Les raisons.Ce qui fait que l\u2019on écrit.Circulation dans les stratégiques du langage.Le feu vert de rouler en phrases.Et dans ce jeu on se laisse prendre par la main.Alors on écrit, on compose: Axes: la fiction déplace les axes.Je parle de ce que je écrit.Que glisse le sens que je glisse.La critique (quoi).Ce que je dis de ce que j'écris n\u2019est pas qu\u2019un creuset, un peu trop sentencieux peut-être, mais un trait portant l\u2019éclairage sur une spécificité, un recoin.Ce que j'écris de ce que je dis s'éloigne des deux entités, comme si l\u2019écriture devait précéder.L'écriture comme un précédent.De politique(ment) en scénario parallèle jusqu'aux secousses du blanc, introduire des pistes dans la jungle textuelle.Je pressens des indices.On y doute.On y affirme.Ce serait une polysémie.Ce serait aussi du texte.Ce serait des interrogations.Et ce serait finalement la fiction.58 politique(ment) 1.Tout ce qui se dérange dérange et le sens de l\u2019ordre du limité à inverser devient alors possible par fractionnements des micro-systèmes politiques.À chaque pas, à chaque situation en déterminer l\u2019enjeu par relativisme.2.S\u2019équiper pour ne pas être la proie systématique du langage et de la représentation officielle.Renverser les valeurs, en disposer selon les conjonctures.Tout un faux discours sur le réel reste à transformer radicalement.3.S\u2019énoncent alors dans les interstices les prolégomènes du texte qui doute.On ne peut pas décider d\u2019écrire des mises en doute sans un risque, un dérangement de soi au lecteur.Ecrire à vif par bourrées de révolte et de mots.4.La vérité est un concept de notaire.Le changement radical flye ailleurs en pleine phrase écrite, incrustée dans la tourmente, en plein geste posé sur le réel, sur soi.Les scènes quotidiennes sont autant de fictions transformables. 5.La typographie est une médisance de chambre théorique ou il n'y a pas d\u2019air, ni d\u2019exquis cadavres, seulement des taches.Ce qui se passe dans la musique de la phrase, dans le corps, ce qui s\u2019y dépasse et refait est une suite fracturée.6.Le politique est un niveau para-fictionnel fonctionnant dans la marge de la fiction.Il ne s\u2019en détache qu\u2019illusoirement.Forager dans ces terrains avec un sublime sérieux demande une participation souvent naïve, une attitude de sectionnement.7.Ne pas oublier que si tout est politique et cette revue culturelle en tout premier lieu, dans sa texture et ses orientations, ses dispositifs lisibles, à la limite tout est touché d\u2019un coefficient fictionnel.Le réel est peut-être cent limites.8.Se contaminent la fiction et le politique.Ce qui dégénère le plus les rapports c\u2019est refuser de voir qu'il en existe.Subvertir les certitudes.Les libéralistes s\u2019endorment dans leurs chars.Les marxtristes on s\u2019en doute on tendance à être propriétaires.9.On regroupe les faits, les mots, les phrases.Tout s'articule et signifie.Le récit sinueux du mutable.Une économie théorisante de la fiction.Pulsions 60 d\u2019envol.Des traces qui vocabulent dans cet amas de visuel que l\u2019éclat fendille.10.Des bouches ouvertes prolongées, concassées, prêtes à se parler.On en vient au tactile, à la vibration du ressac.Cette problématique titube, engloutie dans le contexte par facettes narratives successives.Lecture novatrice infinie.11.Du texte s'appuyant contre le sens, contre la paume de la main qui touche les frappes.Le manque, le déplacement, le surplus, l\u2019indécis.La lecture qui aujourd\u2019hui se disloque, effervescente, électronique, programmée jusqu\u2019aux ficelles de ses rêveries, de ses attributs.Armé de mots.L'ironie.12.Le langage sans autre partage que de décrire l\u2019environnement, le corps, l\u2019éclosion, le changement.Les charpentes questionnées, grattées, repeintes.Des vertiges.La fiction me reprend dans mes mots.Ça s\u2019'emmêle.On dirait un échange où j\u2019insiste pour parler. morcelle(ment) «Parler comme on parle mène au brouillon.Faudrait-il savoir parler comme un livre?» Yolande Villemaire.Si je doute du TEXTE c\u2019est que d'entrée presque affirmant l\u2019enjeu - MODERNITÉ - parcellaire est à la fois le corps la folie la communicabilité capter la MARGE: les références étalées au jour insoupçonné et l'écriture déroute déroule dérive désire démesure déride décide: des textes-voltiges que le lecteur LOVE ce qu'il n\u2019en attendait pas de ces doutes-là je fais TEXTE kk Du TEXTE et du DOUTE on se joue: une immense pulsion de départ reprise répétée remuée puis un peu partout de nouveaux centres se niant se camouflant s\u2019éclatant scintillant on se rejoue: kkk la MODERNITÉ n\u2019est pas une notion clef elle n\u2019est qu\u2019un indice relatif du changement MOVING FACES (le long des corps des pages des opinions des lecteurs des mots des modes de vie(s) %#A% ses vêtements ses amis ses livres ses allures ses recherches ses voyages ses rires ses TEXTES ses inquiétudes ses avis prenaient un goût étrange de saccage et d'artifice ALORS: = \u2014 ci a 3 7.7 7 # # 4 7 = 4, i ih 7 % = 7 # nt tu = 5 7 Hp hn Idiiads 7% i 7 à 4 + 20 i % 5 % - # 7 2 x =.75 2 2 = Ne = Li Bis Le oR Eo els oe Se = = Be ; Pak tbe aies 7 à 5 = PES f = IS \u2014 # Se 5 = ae 5 v pales 3 Piet 2 : fi Le ; % 2 A = aS SO + 7 Bs pa E Ey ES A ph iy i i =.i pe J i 7 hk = 7 2, i a PR Bey A Pv: Les £7 2 % a 7 i 4 7 As a ER 7; A 4 \u201c5; 2 ' Tn 7 i Pty 2 i [\"] Si A GE Ve g Br » i 5 = 2 ou 7% % 7 & .# Br 7 7 D wl & = as fo Ty A g % 2 = % a Se RB pes ai » Ss ek it pe ring, » Ey plas Ua % & gel = Ë 7.on be 7 2 7 S \\ 5 pes Le À Pa 2 ES = 4 5 = Pre ey 2 7 \u20ac 7 eh gate Wh 7 7 = ye Pe RS ee A Æ 2 7 \\ 4 A His 5 Be es 7 5 7 2 gpl: os Apt 7 iv A ee 8 Z 7 Rey % % 7 Pret, px = 5 = A 7 y.#4 ï Gi % # Ë = Ÿ 4 A ity 7 5 4 i pd Ÿ gi A pF Hin E % ; 2 A 7 5 % = % 7 \u201cD A 2 % % 7 E J.Z i.7, = pe: th 7 67 7 a % 7%, 52 fes x g % \u201c 7 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comité qui voulait fuir loin des théories précipitées des lambeaux de textes présidaient à la fête je crois que l\u2019image se dédoublait malgré le circuit serré des références textuelles la problématique crissait toutes les certitudes à terre on ne croyait plus que l\u2019imaginaire puisse pénétrer plus avant dans la page: reprise de la scène précédente mais cette fois-ci les personnages (les concepts) s\u2019amusent bizarrement avec leur texte et leur manifeste l\u2019illusion est présente de rouge et de noir on peut déceler un léger déséquilibre dans l\u2019angle de l\u2019idée qui s\u2019énonce comme dans la scène précédente: Marlene connaissait bien le scénario le livre lu par elle (Breton sous l\u2019épaule) à Mexico City la Zona Rosa rue de Nice en plein quartier chic un guerillero brandissant des imageries religieuses et la ruine de l\u2019Empire State Building ruine en mirages vertige pour ne pas croire que le suicide de Marilyn (FICTION SUPERBEMENT POLITIQUE) décrochait les lustrages du mythe le livre était donc déjà lu cette activité qui fait que tout récit s\u2019immisce en plein cortex et qu\u2019alors les morcellements sont lisibles Liza prenait toujours un temps fou à remaquiller ses films la prise de vue théorique sur ses cuisses 65 serrées dans le noir reprise avec déplacement des postulats hollywoodiens musique des Andrew Sisters fade out Alice Roby à Copacabana des yeux se tournent vers le fond de la page on peut y voir des trous de rêve du sang du sable des textes toujours déchiquetés près de la piscine sémantique The Theoric Steel Band les structuralistes on the beach pourraient s\u2019organiser des trames strictement star fuckée ce qui peut faire éclater la confusion écriture / lecture dans le déroulement événementiel la Place Ville-Marie dirige ses fenêtres comme ressource postale et apparaît alors ce qui n\u2019a pas encore transpiré dans la Star Ecriture québécoise notre fiction s\u2019éclipse tout le monde s\u2019en fiche d\u2019ailleurs et la Floride s\u2019imagine que la Gauche veut vendre ses villas le décès champagne inclus délibéré du sens ne serait donc qu\u2019anecdotique ajouté Marlene falling in love again en pleine scène rhétorique Aquin sorti son revolver nationaliste tout le comité central traquait l\u2019idée juste la pauvre s\u2019imprimait des rougeurs sur ses feuilles un peu blêmes et en surimpression monochrome Sausalito Hampton Beach et Key West déplacent le rectangle mental de ce cinéma de banlieue où se rencontraient les linguistes coprophiles quelques gauchistes y lisaient Le Devoir du samedi le Pop Corn de l\u2019entracte n\u2019a jamais intéressé la vie d\u2019une vedette textuelle la Star Ecriture n\u2019est pas encore au pinacle à peine a-t-elle éventré écrasé sa rivale Psychologique Baby que Psychanalytique Darling prenait l\u2019écran critique d\u2019un écho râleur dans ces super plans américains pendant lesquels le narrateur je le connais bien car il fréquente les 66 terrasses les librairies montréalaises et les listes d\u2019explosifs dans une description grisante on peut finir par lire la voix rauque et belle de Ginette Letondal cette grande actrice pratique dispenserait dans le secret du corps-spectacle des énergies de cabinet délirant les voluptés screen verbal des intertextes marchent sur des boulevards facultatifs le Sunset n\u2019est qu\u2019un indice de plus le découpage peut facilement refaire une renommée à cette Marlene de crêpe blanc satiné c\u2019est ce que pensent Bardot et Barthes mais la parole feinte comme la voix encore la plage pour les séminaristes les palmiers comme acte politique total inversant la québécisant en la plantant jambes ouvertes en plein coeur de son imaginaire il plurie d\u2019ailleurs devant ces visites cinématographiques le rire chiné de toutes ces folles amies écran inclus pour dissimuler la pulsion d\u2019une critique l\u2019oeil s\u2019épuise à relire la première phrase il segmente se désintéresse après tout la Star Ecriture en viendra elle aussi à cet aura rétro que manque-t-il à cette débâcle d'images peut-être que l\u2019absente la vache la chienne celle à qui toutes les faveurs sont quotidiennes a encore une fois malgré son refus et celui relatif du réalisateur voler la vedette la Star Politique The Greatest The Red One La Diva ce travesti omni-sens maître absolu de tous les Box Office l\u2019air négligé dans sa zibeline buvant par habitude de la redondance Black Russian sur Black Label se préparait encore à pervertir jusqu\u2019au sang l\u2019image un peu trop digressive de la Star Ecriture passée à travers les strates et explosions de la MODERNITÉ la Star Écriture 67 québécoise sait que ses métamorphoses iront loin bien plus loin que ce que disent les peureux les nécrophiles idiots et pessimistes et les rapetisseurs de têtes sans tête et Marlene qui connaissait bien le scénario l\u2019avait laissé tomber sur le tapis bleu de Prusse la morte en avait assez de toutes ces contraintes de lecture et d\u2019écriture s\u2019allumant une Viscount elle se souriait reprise de cette scène jusqu\u2019à la seconde bouffée la caméra alors cadre la fumée ironique un peu plus réaliste un peu plus Star un peu plus blonde tout comme Tel Quel et Walt Disney elle s\u2019avait que maintenant elle improviserait un TEXTE.les secousses du blanc textuellement un rapport sur le rapport au signifiant.la conception même de la notion de Texte entraîne une utilisation variable, infinie de ce rapport au signifiant.ce qui est directement lié à l\u2019émetteur et au récepteur.gestalt.le lu.voir tout ce qu\u2019implique une démarche textuelle.rebondissements.sentiers.langage comme signal.l\u2019attaque aussi.la reprise d\u2019un détail pour l\u2019étaler plus en surface encore, plus sous l'oeil visiteur.dans un Texte on a toujours un démêlé quelconque avec le sens.ce qui différencie le Texte de la notion périmée de Littérature est que ce rapport au sens bien que présent, commis et concret n\u2019est pas abusivement privilégié.dans le Texte on élimine un certain challenge du climax sémantique.le Texte émascule le psychologique ou le métaphorique simple au profit d\u2019une conjoncture modulant des réseaux à tous les niveaux sensibles.le matériel par rapport à son rapport à l\u2019émetteur /récepteur et aux autres productions passant par le médium écriture.l\u2019émotif, ce qu'il contient de pulsionnel, de possible.un Texte peut se faufiler dans la mémoire passée / présente / future.la Littérature relève du savoir qui peut être humaniste, informatif, créatif.le Texte lui est un non-su, un no where, ce qui le rend intolérable comme idée et comme réalisation à tous les tenants de la mise en conserve intellectuelle et académique.ce qui se passe dans l\u2019écriture et / ou la lecture d\u2019un Texte est ce qui y est disposé.intériorité / extériorité symbiotique.organiquement ce qui indique l\u2019existence d\u2019un Texte c\u2019est son réalisable.la novation ne peut qu\u2019indiquer la courbe de transformation (à travers la forme).la juger (la notion de valeur?qu'\u2019est-ce qu\u2019elle implique?le rapport à l\u2019histoire littéraire, à une coterie, à une réceptivité signée par le nombre d\u2019exemplaires vendus?) peut-être une position.la filer.se mettre à côtés\u2019y glisser jusqu\u2019à perdre son sens me semble un activant plus direct, plus transformateur (à travers la transformation).la Littérature présente 69 RE ER RE EEE FE REA EEE des arrangements (anecdote, style, idées sur).le Texte lui se dérange et dans cette mobilité plurielle rien n'est certain.la peur du chaos idéologique, phraséologique n\u2019est pas un effacement de l\u2019imminence, le risque, des franges folles qui virevoltent dans l\u2019espace d\u2019une expérimentation textuelle.pourquoi veut-on à gauche et à droite rendre le Texte inoffensif.accusations faciles.jeu gratuit.illisibilité.c\u2019est dans cette union polaire du refus du Texte que doit se situer une certaine zone de destructibilité, de déplacements, d\u2019achallages, de mutations.faire du Texte comme on fait du ski.ce paradoxe ne veut pas éliminer la dose de performance qu\u2019il y a dans la mise en place d\u2019un Texte mais inclus également l\u2019émerveillement face aux pentes et la blancheur de ces pentes est réelle, froide, éclatante.le Texte blanc n'est pas pour autant out.cette catégorie du blanc, du neutre est rejetée par les écrivains et les critiques du contenu (option i politique?prétention?occultation?naiveté?conservatisme?).pourtant jamais la blancheur du Texte, ses pentes excentriques, juchantes, tour- noyantes, n'a voulu se situer en dehors du champ politique.le blanc existe politiquement et semble d'ailleurs déranger beaucoup.dans ses limites fic- tionnelles le Texte est politique et son refus de la linéarité indique qu\u2019il ne s\u2019adonne pas aux réductions commodes, aux modèles.le Texte se change.le poursuivre ne l\u2019épuisera pas.sa constitution organique, la langue retournée, fouillée dans ses paroles avant de parler, refait sans cesse sa critique, son épuration, son orgie.c\u2019est un rapport cybernétisé aux signifiants qui stimule ces voies.(per erin ag as ns ee Cf A Sed cm A ts EEE TTR AXING 2 ay pepspencr re Le vs rer né a ep ep eo cae oop ar a es rvs x oy PRN ci tre Ee TT CXS ee iH en rm Pa CRY \u2014\u2014 ra 70 le nouveau Texte s\u2019occupe à mener plus loin le signifiant-effet (la fiction) car il a intuitionné scientifiquement l\u2019impact serré du signifiant-Père (le politique).écrire aujourd'hui c\u2019est perdre et se perdre dans la relation entre ces deux niveaux.perdre le lien tout en ne diminuant pas la problématique.le spectre du signifiant-Père doit prendre lui aussi sa débarque.la mère revenue errer au-dessus du TEXTE.Entre écrire et s\u2019écrire il y a l\u2019espace d\u2019apostropher le S du silence.#4 À À on en doute Sr VS \u2014 ee \u201crn Us re > = j TST repre i I'é Ld 3 3 Cri .kel =» 4; E ture Ki ry CN bu = : Es omment > > le 2 , Spy Lu Leu) Fi LCN » # 2 44 A COMMENT DIRE ÇA?Nicole Deschamps Récit elliptique d\u2019une psychanalyse, l\u2019Enfant dans le grenier paraît discrètement l\u2019année dernière chez Parti-pris sous l\u2019étiquette de roman puis reparaît cette année chez Hachette dans une version augmentée d\u2019un commentaire de l\u2019auteur et sous la nouvelle étiquette de récit.Qu\u2019importent les étiquettes?Sauf que celles- ci, par leurostensible référence à une forme déterminée, posent à elles seules la problématique du texte «littéraire» sur l\u2019expérience psychanalytique et laissent entrevoir le sens de la recherche dans tout projet d\u2019écrire.Un livre, quel qu\u2019il soit, témoigne toujours de l\u2019aventure d\u2019un auteur aux prises avec la périlleuse question: comment dire ça?La parution de l\u2019Enfant dans le grenier est un événement parce qu\u2019elle fait descendre la psychanalyse dans les rues de chez nous et qu\u2019elle démystifie le désir d\u2019écrire.Certes, ce n\u2019est pas AE le première fois qu\u2019un analysé cherche à raconter l\u2019ineffable expérience de son analyse.Depuis l\u2019Age d\u2019homme de Leiris jusqu\u2019aux «romans» d\u2019Erica Jong, de Marie Cardinal ou de Francois Weyergans, des témoignages ont paru de l\u2019avènement d\u2019une parole écrite au terme d'une psychanalyse.Quant aux analystes, à ce jour plus enclins à décrire leurs analysés qu\u2019eux-mêmes et combien réservés dans le nombre de leurs publications au Québec, en multipliant les mémes récits de cas et les mémes exposés théoriques, n\u2019apparaissent-ils pas souvent comme des écrivains-savants qui s\u2019interdiraient d'inventer?D\u2019essais autobiographiques publiés par des psychanalystes sur leur analyse, il y a peu d\u2019exemples.Tout le monde n\u2019a pas la naiveté du maitre.Psychanalyste réputé, fondateur de la revue Interprétation, auteur de nombreux articles et d\u2019un remarquable ouvrage technique intituléles Images de la mère (Montréal et Paris, Interprétation et Hachette, 1971), Julien Bigras savait déjà par métier 73 se mettre à l'écoute des mots, ces mots qui tour à tour viennent ou se dérobent à la conscience de l\u2019analysé comme À celle de l\u2019écrivain.Mais quel abîme entre le souvenir du discours vécu dans la relation privilégiée de transfert, la pratique du commentaire scientifique et l\u2019invention par le psychanalyste du récit de sa propre analyse! Pas étonnant que le texte raconte entre autres l\u2019histoire de ses métamorphoses et qu\u2019il se déroule pour le lecteur à la façon d'un happening.D\u2019abord une préface par Henri Bau- chau ou nous est révélée l\u2019existence antérieure d\u2019un manuscrit qui s\u2019appelait le Château de cartes, qui était récité à la première personne et qui empruntait une forme didactique.Puis une présentation de l\u2019auteur où l\u2019exercice d\u2019écrire est proposé comme une «aventure» dont le roman-récit ne sera que la trace, le contenu manifeste: «J\u2019ose penser que le travail de l\u2019écriture, tel que je le conçois maintenant, se rapproche du travail du rêve».Et voici le récit.Rédigé par un narrateur a plusieurs voix (Joseph, du nom d\u2019un frère 74 mort-né de l\u2019auteur), il est divisé en quatre parties dont la chronologie et les déplacements dans l\u2019espace ne suivent d\u2019autre rythme que celui de la progression de l'analyse.Ici, la terre paternelle et le temps infini de l\u2019enfance; là, ce divan dans le bureau clos du docteur Douglevine et la durée limitée de la séance.Entre ces lieux fixes, le mouvement d\u2019un voyage à la fois réel, fictif et sym: bolique.Voici Joseph en Bretagne, au bord de la mer, dans un château où, à l\u2019occasion d\u2019un mystérieux procès, il est peu à peu initié à la violence, mais aussi à l\u2019amour, à l\u2019amitié, à l\u2019écriture; puis le voilà voguant dans un avion entre ciel et terre et se trouvant brusquement confronté à la «dame en noir».Le vrai voyage pourtant est un cauchemar qui livre l\u2019énigme du titre en racontant le crime subi par I\u2019Enfant dans le grenier.Il y aurait beaucoup a dire sur ce drame, sur son universalité, sur les innombrables références affectives et culturelles qu\u2019il peut susciter.L'ombre de Freud y apparaît (rêve de l\u2019Enfant qui brûle, analysé dans l\u2019In- terprétation des rêves), celle de Conrad Stein (auteur de l\u2019Enfant imaginaire et dont nous apprendrons qu\u2019il est l\u2019Ami), celle, peut-être, de Serge Leclaire (On tue un enfant).Cela nous amène à dire un mot sur les personnages.Ils sont nombreux et l\u2019histoire les accueille tous qu\u2019ils soient morts, vivants ou fictifs.Les uns reçoivent des noms déterminés: Frank (l\u2019ami d'enfance), le docteur Douglevine, Prince (le cheval), Smoky (le chien), Reine (la petite soeur), Joseph-Karlouk (le narrateur), mais les autres - en fait les personnages autour de qui se noue et se dénoue la situation oedipienne - s'appellent simplement: le père, la mêre, l\u2019Ami, la Douce.Le roman-récit se termine apparemment par la mort de l\u2019enfant dans le grenier et la naissance de l\u2019écrivain Joseph.Est-il sûr pourtant que le livre soit terminé («ce livre-là ne peut jamais être fini», avait prédit l\u2019Ami)?Dans la seconde version suivra d\u2019abord une lettre que la mère a écrite en réponse au «roman» qu\u2019elle avait lu comme une lettre, puis viendra enfin la «lecture du texte» où l\u2019on assiste non plus à la naissance de l\u2019écrivain mais à celle d\u2019une écriture originale qui n\u2019est pas nécessairement celle d\u2019un romancier.«Comment moi, psychanalyste, en suis-je venu à raconter pareille histoire?», se demandait le narrateur-analysé au moment de s'engager dans le labyrinthe de la fiction de l\u2019Enfant dans le grenier.Aux dernières pages du dernier chapitre de la dernière version du texte, le narrateur, redevenu analyste, répond enfin à cette première question et sa réponse illumine tout à coup la démarche du livre: si l\u2019auteur, sans jamais oublier qu\u2019il est psychanalyste, s\u2019égare volontairement à suivre le fil d\u2019un roman-récit qui se déroule comme un rêve, c\u2019est qu\u2019il cherche une écriture qui rende à la psychanalyse son pouvoir subversif de changer la vie.Ses propos là-dessus sont très clairs: le discours psychanalytique à prétention scientifique est devenu à ses yeux «l'une des plus fortes résistances à la psychanalyse elle-même».Qui donc a répandu l\u2019idée rabat-joie qu\u2019écrire 75 DPI TO HI HINR HIE HE rH ITH était une activité réservée aux spécialistes de la littérature?Quand rirons- nous de ce tabou?«Écris un livre, plante un arbre et, si tu as le temps, fais un enfant», dit un proverbe chinois.Étonnante séquence.Pour les sages, oui, écrire est aussi naturel que parler et rêver.Julien Bigras, L\u2019Enfant dans le grenier, Parti-pris, 1976, 110 pages et Hachette, 1977, 216 pages.LES TRANSFORMATEURS.Claude Beausoleil ES On ça-muserait à mettre le livre à nu mais la Mariée était trop belle.Mais enfin.On plonge et on dispose de ce qui est écrit.Allègrement alors: «Donner toujours ou presque le pourquoi du choix entre 2 ou plusieurs solutions (par causalité ironique)./ / L\u2019ironisme d\u2019affirmation : différences avec l\u2019ironisme négateur dépendant du Rire seulement» Marcel Duchamp Lyotard décrivant (parlant à 76 TI RATE Fa [RER côté) le travail de Duchamp: «Il faut aveugler l\u2019oeil qui croit voir quelque chose, il faut faire une peinture de cécité qui plonge la suffisance de l'oeil dans la déroute.» (p.68) Ce dernier livre de Jean-Francois Lyotard est tout entier du côté de la fiction, plus encore que dans Economie libidinale (éd.de Minuit, 1974), il passe dans / par l\u2019inconsistance, celle-là même que Lyotard voit comme le langage de l\u2019inventif.Quel travail: «II parle d\u2019une ascèse mécanique.C\u2019est la dureté moderne des transformations dont il fait un relevé dans son coin.Il convient d\u2019en parler mécaniquement, en phraseur apathique», il fragmente et dans ses phrases bousculées on se retrouve face à une distribution «d\u2019incon- gruents».On peut s\u2019y dérégler en poursuivant le jeu par-delà les 155 pages imprimées pour le compte des éditions galilée, on peut s\u2019y glisser comme dans un espace ouvert, on peut refermer l\u2019ouvrage mais au fond c\u2019est la vie que l\u2019on retrouve mouvementée dans cette «machination excessivement imaginative» À l\u2019oeuvre (de presser ici le processus de la lecture): « on peut donc ruser avec la ruse, faire fabriquer de l\u2019identique à la machine d\u2019altération» (p.79).Ouvrage d\u2019intelligence, de description et d\u2019ironie.Pointilliste à l\u2019excès.Serutant le moindre détail d\u2019un objet et d'un texte qui ne sont de toute évidence que prétextes à un exercice: le style, le non-mystique, le concret renouvelable, anamorphi- que.Lyotard dédale une construction d'espaces aux «n-dimensions» par-dela la Forme pour laquelle il a une sympathie (le plaisir de jouer avec Duchamp).L'énergie d\u2019écriture du livre se transforme en machination(s) «d\u2019incommensurables».Objet se bricolant, se dédoublant, se ramifiant, le livre devient alors une manifestation consciente de sa propre existence, de sa propre machinerie.Figures multiples: à l\u2019envers, à Jl\u2019endroit, on plonge l'oeil, on lit.On apprend dans ce livre mais à se promener dans l\u2019énergie dé (crypte) crite avec modernité.Dans la relativité du commentaire, l\u2019insignifiance, le parcellaire sont sans être priviligiés, des lieux de projections, des géométries de connaissance.Anti- encyclopédique, Lyotard étale dans son livre le cumul de ses obsessions de géométre amateur.On peut s\u2019y prélasser avec un sourire et même un crayon.Les TRANSformateurs DUchamp transforme le champ, l\u2019approche, alors la recherche commence et des traces sont déduites, on (le texte) y babille mot à mot et M.Jean-François ricane sous cape avec M.Marcel.Quel chant! On (un autre) se dit pour suivre: un livre de (sur) coupures: stylistiques, culturelles, sémantiques, analytiques (les notules), dissimulant l\u2019objet (Duchamp, ses textes, ses «performances») sous des phrases-indications méta- morphosables, déplaçables.Un travail de dérive qui conduit le lecteur (celui du crayon éventuel) jusque «dans l\u2019infinité des miroirs qui correspondent à autant d\u2019adjonctions d\u2019une coupure» (p.81).FIN feint renard retors: lentement vous refermez le livre et «Qu\u2019avez-vous donc vu?De quoi voir» (p.15).77 Jean-François Lyotard, Les TRANSformateurs DUchamp, Editions Galilée, 1977, 155 pages.SE REMETTRE A VIF.Jean Royer Lo Imaginezce hobo mystérieux: écrivant.Anonyme, il devient son propre personnage.Exilé volontaire du système, il devient homme essentiel.Cherchant sa trace dans les mots, il devient homme gratuit.Ce hobo est bien un quêteux: «avoir l\u2019obsession de mon bien désiré après avoir subi celle du malheur vécu».Il a quitté le troupeau: «chevreuil effarouché, je survis sur une arête».Il a choisi le risque total, devenant Sisyphe: «Le roc qui me meurtrit c\u2019est moi résistant à moi-même».Cet homme accomplit les rites de sa libération: «Je crache sur la partition sociale imposée.» Emporté par sa colère, l\u2019insoumis investit par l\u2019écriture sa blanche liberté.Il a toujours vécu à côté de ce qu\u2019il aimait.Le voici qui joue le théâtre 78 I f I 3] D J ET I OR EE TT IH HM TH FS SE TR SF Ee FH EHH HEH ie INI MH de ses métamorphoses.Il réapprend à s\u2019aimer, à réincarner «ce corps sensible de tous ses sens».Il explore enfin la nuit de ses rêves, pour apprivoiser peurs et désirs, remords et victoires.Par l\u2019écriture: «cette combinaison de droits et devoirs, justice et grave plaisir».Cet homme a démoli la ville-mirage pour retracer sa route.Il marche, il tombe.Il parle, sans écho.Il écrit, sans autre réponse que sa respiration.Il cherche son futur dans sa propre géographie intérieure.Il combat dans ses rêves ce passé qui l\u2019assassine.Cet homme au Sud de lui- même, dominé jadis par les autres, cherche le Nord au- delà de son ombre.Chaque jour il écrit pour entrer en lui, pour s\u2019éloigner des Galériens: «Déshumanisés au nom de la civilisation, policés au prix de l'instinct, frigorifiés au bénéfice de la morale, normalisés au coût des émotions, frère urbain, ma soeur, je me vois terriblement en nous».Cet homme, c\u2019est un enfant qui aurait survécu malgré tout et qui le découvre.«Le manteau de la INH RI RH rT INE] BOR AREA HIHI RER ERN ANNE HARRARARN HEH HR HHH HERRERO À ville est déchiré».L'écriture ouvre le paysage.Liberté retrouvée dans la parole.Emouvante mise à nu.«Faire des signes, faire des signes à la ville de l\u2019homme.Tuer la ville de l\u2019apparence et de l\u2019empêchement pour renaître celui qui, par fidélité, décide d\u2019accomplir son enfance.Réduire un peu la fêlure, la fracture\u2026» Revenu à lui-même, il s\u2019écrie: «Si une image doit perdurer, que ce soit celle de l\u2019arche dans la tempête surgie du déluge conformiste et légumier».Sorti de l\u2019édredon pourri des habitudes, il se déclare guéri en solitude le quêteux des autres.Il a réglé ses comptes avec lui-même.Tout peut maintenant devenir gratuit.Pierre-Yves Pépin, à 45 ans, a quitté l\u2019Université et sa réputation de géographe pour l\u2019écriture et la vraie découverte de soi.C\u2019est son deuxième livre, L'HOMME GRATUIT, que je viens de paraphraser ici: pour me remettre vif.Pierre-Yves Pépin, L\u2019Homme Gratuit, L'Hexagone, 1977, 216 pages.MICHEL FOUCAULT: LE POUVOIR DU DISCOURS Pierre Nepveu La Volonté de savoir: premier tome d\u2019une série qui comprendra six volumes consacrés à l\u2019Histoire de la sexualité.L'hypothèse de base se pose comme le retournement d\u2019une idée reçue, celle de la répression du corps et de la sexualité par la société bourgeoise- capitaliste.Foucault, certes, est trop habile pour nier l\u2019existence de tactiques répressives ou du moins régulatrices; mais c\u2019est la répression comme stratégie essentielle et globale à l\u2019égard du sexe, comme instrument privilégié d\u2019un pouvoir qui serait menacé par l\u2019activité érotique du corps, c\u2019est cette répression que Foucault se refuse à adopter comme principe d\u2019interprétation.Ce qui est en jeu ici n\u2019est pas autre chose que la notion même de pouvoir, et la nature de celui-ci à l\u2019âge moderne.«La volonté de savoir», c\u2019est ce que le pouvoir n\u2019a cessé de susciter 79 au sujet du sexe depuis deux ou trois siècles, jusqu\u2019au point de constituer ce champ ou ce dispositif que l\u2019on nomme aujourd'hui la «sexualité», hantise de l\u2019homme moderne, lieu où il ne cesse de chercher sa propre vérité.C\u2019est que, nous dit Foucault, le pouvoir a changé de nature: jadis essentiellement juridique, caractérisé par son droit de mort sur ses sujets, régnant sur ceux-ci à travers les mécanismes univoques de la Loi, de la censure ou de l\u2019interdit, axé sur les dispositifs d'alliance, le pouvoir à l\u2019ère capitaliste est irréductible au juridique et à l\u2019interdiction, il consiste en une multiplicité de techniques, de mouvements et de dispositifs immanents à tous les types de rapports sociaux, il n\u2019est plus ce qui vient d\u2019en-haut mais ce qui «vient de partout».Ce pouvoir ne serait plus celui de tuer ou d\u2019interdire, mais celui d\u2019organiser, de régulariser et de normaliser la vie; c\u2019est en somme ce que Foucault appelle un «bio-pouvoir» qui, loin de refouler la sexualité, n\u2019a cessé au contraire de la déployer, de mettre en 80 oeuvre «tout un appareil pour produire sur (le sexe) des discours vrais» (p.92).Pourquoi?C\u2019est qu\u2019un pouvoir ayant pour enjeu la régulation de la vie trouve dans le sexe un terrain de choix, un «accès à la fois à la vie du corps et à la vie de l\u2019espèce» (p.192).«Santé, progéniture, race, avenir de l\u2019espèce, vitalité du corps social, le pouvoir parle de la sexualité et à la sexualité» (p.194).La conséquence la plus prévisible de cette analyse est que revendiquer le corps et la sexualité contre le pouvoir ou contre la bourgeoisie est un leurre: car cette revendication ne peut avoir lieux qu\u2019à l\u2019intérieur même du dispositif mis en place au 19e siècle, et qui nous encourage à nous définir comme des êtres essentiellement «sexualisés».D\u2019ou la critique, en particulier, des thèses de Reich: «Le fait que tant de choses aient pu changer dans le comportement sexuel des sociétés occidentales sans qu\u2019ait été réalisée aucune des promesses ou conditions politiques que Reich y at- tachait suffit à prouver que toute cette «révolution du sexe», toute cette lutte «anti- répressive» ne représentait rien de plus, mais rien de moins (.) qu\u2019un déplacement et un retournement tactiques dans le grand dispositif de la sexualité» (p.173).La thèse de Foucault est séduisante, peut-être avant tout par la vertu du discours qui l\u2019énonce, véritable merveille technologique, à tel point qu\u2019on se prend parfois à songer que le discours est ici en quelque sorte performatif: le texte est le dispositif dont il parle, il fonctionne lui-même volontiers selon des «déplacements et retournements tactiques».Il ne s\u2019agit pas seulement du mimétisme dont est toujours menacé un texte théorique par rapport a son objet, surtout lorsque celui-ci est lui-même un discours.À cet égard, c\u2019est le fonctionnement du métalangage de Foucault qu\u2019il faudrait mettre à jour.Il y a plus grave: l\u2019analyse de la sexualité en tant que discours multiples traversant de part en part le corps social ne s\u2019opère qu\u2019au tete SEE AO ELM Me i iH ct ae Abiaiatrtitite a Mitt ict tatat acti thi CES LA) prix d\u2019une réduction de toutes les instances silencieuses (forcées au silence): le peuple illettré, la femme.Dès le début du livre, cette tendance se manifeste.Après avoir montré que la «mise en discours» du sexe s\u2019amorce déjà dans la pratique de l\u2019examen de conscience au 17e siècle, Foucault note avec raison que ce discours ne pouvait être que le fait d\u2019une élite.Or, il s\u2019empresse de gommer cette constation: l\u2019important, c\u2019est que l\u2019obligation d\u2019avouer «ait été fixée comme point idéal» (p.29).Plus loin, Foucault généralise cette occultation du non-dit: les silences, les mutismes au sujet du sexe ne sont pas la limite absolue du discours, «mais font partie intégrante des stratégies qui sous-tendent et traversent les discours» (p.39).Ce qui gêne dans une telle récupération du silence par le discours, c\u2019est que se trouve écartée (pour de bon, semble-t-il) la question de savoir qui parle au sujet de la sexualité.Comme le pouvoir, le discours vient dès lors de partout, il traverse le social sans égard aux stratifications internes, faisant oublier par exemple 81 ArT SES l\u2019absence, jusqu\u2019à une date récente, d\u2019un véritable discours féminin sur la sexualité.Par ailleurs, on peut se demander si la question de la répression n\u2019est pas simplement déplacée par la thèse de Foucault: la mise en lumière du sexe, l\u2019appareil technologique élaboré autour de lui pourraient n\u2019avoir été possible que par la répression de ce qui est le moins dicible dans le sexe: le plaisir.C\u2019est un peu ce que laisse croire Foucault dans une phrase de sa conclusion: «Contre le dispositif de sexualité, le point d\u2019appui de la contre-attaque ne doit pas être le sexe-désir, mais les corps et les plaisirs» (p.208).Curieusement, c\u2019est une des très rares fois que le mot «plaisir» apparaît dans le livre: silence significatif, qui marque peut-être la limite du discours de Foucault.On veut bien croire que la limite sera franchie dans les volumes suivants.Michel Foucault, Histoire de la sexualité, 1.La volonté de savoir, Gallimard, 1976, 220 p.VIRGINIA WOLF JOURNAL D\u2019UN ÉCRIVAIN France Théorêt RR «C\u2019est néanmoins une sensation étrange que d\u2019écrire a contre courant.Et difficile d\u2019ignorer complétement le courant.Cependant, il le faut.» Le Journal d\u2019un écrivain de Virginia Wolf vient d\u2019étre réédité en deux tomes, dans la collection 10/18.L\u2019édition anglaise avait été préparée par Léonard Wolf en 1953; il a extrait ces pages des vingt- six volumes du journal.La première page porte la date du lundi, 5 août 1918 et la dernière, dimanche, le 8 mars 1941, quatre jours avant le suicide de Virginia Wolf.Elle écrit entre deux guerres, elle commence au moment où le droit de vote pour les femmes est acquis en Angleterre.Le journal est une sorte de vademecum, supplément au travail d\u2019écriture qui, pour plusieurs années, sera double: celui de la romancière et celui du critique IRENA AY IIHS INN H si H rh i littéraire dans les journaux.Il est le reflet du tandem: du plaisir de l\u2019écriture personnelle et de la vie à gagner par des articles écrits régulièrement.Écriture elliptique du journal, compte-rendu parfois, refus de l\u2019égotisme, figure de la litote, minutie, envie d\u2019être infiniment concrète sur toutes matières.Le processus de l'écriture et la «vie imaginaire» au jour le jour, au fur et à mesure de la production des textes, au centre de ces pages le même et la différence.Il y a une vue solide, précise, réservée aussi, sur tout ce que comporte l\u2019activité de l\u2019écrivain.Elle raconte les conditions de l\u2019écriture: ce qu\u2019il faut de temps disponible, comment elle pourvoit à sa subsistance et à son d\u2019entretien, qui elle rencontre, l\u2019organisation de ses journées, les sources de renouvellement de sa pensée.Une existence tracée a méme la réalité matérielle nommée et confrontée aux exigences d\u2019un esprit aux aguets, furieusement vivant.Du coup, elle est au plus bas du monde de l\u2019écrivain, traversée par le même désir irrépressible.Elle est exigeante sur tous les plans y compris en ce qui concerne le travail rémunéré.«La critique intelligente ne l\u2019est peut-être jamais tout-à-fait.» Elle sera cependant considérée comme l\u2019une des meilleures critiques de son époque.Pour le travail de l'écrivain, pas de complaisance non plus: «ce qui est terrible dans ce métier, c\u2019est que l\u2019on soit tellement à la merci des éloges.» A dire le moins, à chaque fois, elle dit infiniment plus.Souvent on trouve une notation perdue qui marque le bouillonnement de la pensée, une seule notation passionnée, emportée et puis, les autres lignes engagent d\u2019autres propos sur des rencontres, les conditions de travail, les lectures.Le je garde la tête froide.Puritaine, a-t-on dit?Elle l\u2019est sûrement par son éducation.Cependant, le double versant de cela insiste: c\u2019est une capacité de saisir les nuances les plus aigües.«Mon cerveau est comme une balance.Un rien fait pencher le bateau.» Elle dit: «Je ne veux pas i+ E 1 1 H HH M i: ui i A i iH N y A i Être «célèbre» ni «grande».Je veux aller de l\u2019avant, changer, ouvrir mon esprit et mes yeux, refuser d\u2019être étiquetée et stéréotypée.» Elle dit au sujet de l\u2019écriture que «chacun devrait pratiquer sans cesse toutes sortes de styles.» A deux moments, elle s\u2019adonne au texte polémique: Une chambre a soi et Trois guinées.Le journal rapporte des propos emportés, qui paraîtront «inintelligibles» dit-elle.«La vérité ne peut être dite que par des femmes dont les pères étaient charcutiers, et qui leur ont laissé des actions dans l\u2019industrie du cochon.» Phrase énigmatique, inexpliquée dans le texte, apparamment gratuite, un supplément, un trop plein.A la même époque, elle est «harcelée par le brusque désir d\u2019écrire un pamphlet anti-faciste.» Question de lutte des femmes, question de lutte con- trelefacisme: une problématique qui nous est singulièrement proche.Virginia Wolf, Journal d\u2019un écrivain, 2 tomes, Coll.10/18, 1977.84 L\u2019AMER OU LE CHAPITRE EFFRITÉ Yolande Villemaire O Mère O Mère L'océan va me manger avec ses dents.Une femme avec ses mains qui empêche l\u2019océan de lécher la terre, cela n\u2019est pas possible.Claude Gauvreau \u2018\u2018Ameére\u201d\u2019 (Les entrailles) Tout a une fin; c\u2019est le commencement qui est rare.Héléne Cixous «Anagramme» (Le Prénom de Dieu) Lo Un livre.Sold-out, étreinte /illustration.French kiss, étreinte-exploration.Le titre asémique liquidé dans une autre langue, le texte «romanesque» livrait ses figures bouche à bouche.Jouée, la partie pour le tout, ici, commence.Encore une fois.Chapitre effrité de ce «qui pourrait devenir un livre».Se déploie la théorie des fictions: L\u2019AMER diffère le livre et livre le combat.Amer comme un goût dans la bouche.Doubles lèvres d\u2019un sexe dont on se figure DEP REINE EIRE MER EN TES he EH HH ERE TELA Pe ARI RERE HH HY qu'il parle «d\u2019une voix blanche».Par analogie avec le lait sur d\u2019une femme qu\u2019on se met à appeler «ma mère» quand on a perdu maman, Car on s\u2019est mise à la perdre dès qu\u2019on a ouvert la bouche pour se mettre à parler «mot à mot comme lui».Distanciée la mère, depuis le premier AAAAA du fond de la gorge, l\u2019alpha de l'alphabet d\u2019une langue qu\u2019on dit pourtant maternelle.Et qui vous coupe d\u2019elle dès les commencements.Défigurée la mère: elle apostrophe cet a originel, préfixe privatif dans la matrice des mots.«Peut-être ont-ils été forcés de couper le courant?» Mais dans amer comme acide, le «e» idéologique muet, mute et prend l'accent grave de la mère.Alchimie qui mine et «fait éclater la mer».Les eaux de la naissance d\u2019un je qui écrit: «Ecrire: je suis une femme est plein de conséquences» et qu\u2019«il n\u2019y a de je que dans la larme».La mère, l\u2019amer, la mer, larme: L\u2019ACTE VIOLENT DE L\u2019OEIL AU MAUVE ÉPRIS S\u2019INFILTRE DEPLOYANT LA FIGURE.Etat d\u2019alarme et mesures de guerre: l\u2019arme à l\u2019oeil, je «a tué le ventre» pour «une dissolution des formes jouées sur la scène du ventre plat».Texte dramatique: «à vif dans le conflit» les figurantes improvisent dans un champ de forces et s\u2019exercent à «l\u2019art martial»: «En temps de guerre, elle a recours aux mots».La fille mère, la bâtarde.Plus coupables qu'Oedipe, à coup sûr illégitimes.«La légalité pour une femme serait de n\u2019être pas née d\u2019un ventre de femme».Genèse.Et «au lendemain du septième jour, retournée vive dans l\u2019énigme».Le texte endogène fait machine arrière pour faire état de la différence.S\u2019arme l\u2019oeil pour distancier la mère, tuer le ventre en s\u2019y infiltrant pour le retourner et faire passer la fille et la mère «de l\u2019une à l\u2019autre par le même chas».L'enjeu serait de jouer de l\u2019oeil selon les règles du jeu de l\u2019autre tout en maîtrisant et le théâtre et son double.Voler le feu sacré au père pour dé-jouer le mythe de «lait femmes».Mimer la mariée blanche fragmentée «intense illisible» mais descendre l'escalier jusque dans la végétation.Luxuriance.Du champ de For- 85 AE ul oy Qu.as a BES Ir Ki: +R JG PES PTS TEE A J MH iB iH i i A in i 1 Ii i qe 5.\" | s # 3 4 i i un 18 \" 8 H J ces ramifiantes du privé écrire les conséquences fille ni mère mais amante.«S\u2019il n\u2019était lesbien, ce texte politiques: «J'aitué le ventre n\u2019aurait point de sens».; et je l\u2019écris».Déchirer le Bouches et sexes branchés i voile d\u2019illusions de la Maya: pour «un orgasme histori- 4 «La réalité, ça n'existe pas.que, celui de la rencontre des x La réalité, je n\u2019en crois rien» forces», le corps des «mères» ; et s'attaquant à la Maïa- enlacées fissure la représen- , mère, halluciner de réellité: tation et trouve son point de \" «J'écris ma fille est malade.fuite, de survie.«La soli- \u2018 La fièvre.Forte.Angoisse: darité des femmes est la i j'ai tué le ventre.J'écris dernière épreuve de soli- 0 prise dans le tourbillon, la darité humaine à s\u2019ex- ; vague, l\u2019effroi, la pâleur.Si poser au recommencement , | je n\u2019arrêtais pas pendant des heures.Les corps se meurent.Fiévreuses».Fiévreuses dans le réel, la fille et la mère fictives\u2026 «Ce livre sera-t-il le produit d\u2019une fièvre ou un exercice majeur de survie»: ce livre délivre en effet car il ouvre une brèche.S\u2019insinue dans la syncope des fictions, dans ces black holes qui trouent la fiction du réel et le réel de la fiction.La fille mére mutilée, coupée en deux par la différence.«La différence c\u2019est ce qu\u2019il en reste.L'effet de la soustraction».Or ce qu\u2019il en reste c\u2019est une fente dans la végétation.Entre le sexe blanc de la fille et celui, tondu de la mère, se déploie la végétation du sexe noir- d\u2019une femme qui ne serait ni de la folie des grandeurs La mère, figure migratoire dans cette trajectoire ramifiante peut désormais se «contracter à distance» pour accoucher d\u2019une figure libre.Et c\u2019est par le meurtre du ventre que passe cette mutation.S\u2019ouvrent alors les fictions appelées par ce «livre prémédité» qui préfigure l\u2019avènement de l\u2019organisation «de la forme des femmes dans la trajectoire de l\u2019espèce L\u2019AMER met en scène la figure défigurée de l\u2019a-mère en retournant la matrice des figures.Car «elle du jeu devant le miroir pour passer».Et si écrire «je suis une femme» est plein de conséquences c\u2019est sans doute que c\u2019est inscrire la première lettre, l\u2019aleph Bn 86 es d\u2019une possible langue sacrée.Tous les commencements et l\u2019aboutissement.Poser le À initial de L\u2019AMER c\u2019est sécréterl\u2019acide d\u2019une alchimie mortelle dont l\u2019enjeu serait de miner le «théâtre» idéologique du «e muet».Ce livre déploie les traces d\u2019un effritement et c\u2019est en «laissant l\u2019enjeu, sans rature» qu\u2019il ouvre le jeu et génère un lieu où pourront se jouer les autres chapitres du LIVRE des femmes dé-livrées.D\u2019en écrire le chapitre effrité, c\u2019est préfacer sa genèse.Nicole Brossard, L\u2019amér ou le chapitre effrité, Editions Quinze, 1977, 99 pages.Bi: i: [i oH RE sf Denmee re ee Ph Fe TE TI ICT ACT CIO la nouvelle barre du jour Case postale 131, succ.Outremont, Outremont, Qué.H2V 4M8 nom adresse Veuillez m\u2019abonner a partir du numéro: __\u2014_ abonnement réabonnement 12 numéros, (1 an) $30.(au Canada) $36 (a I\u2019étranger) [PER FH ENF IA I on Peo IR INEHEHHHHBY ij Le bd ee \u201c __ eee ne LL ry x we \u2014_ men gs eee re oe ov \u2014 PO od Le eT PERTE EEE Pr Les cas rer Zs mn né Le ro 5 a ETES a ry a 5 - BS ce ee pu ES = Err Br BE Ty rail = pe 5 a me Aa EERE s se ys rs Cre rindi AIGA EROS fold eae Eres i EAT AAA 22 oar 2 Ry er Res Sr RT RA BoE peste ao Peet ft A Ar pe rss AER pe 5 = & \u2018 : : 3 Es AE & i Bi ELEN 43 Sh.Des textes de: Louise Aylwin Claude Beausoleil 10 Mzr'o Campo Hugues Corriveau Paul-Marie Lapointe ARTE DEI buy sn var dr né 3 - \u201ca fe at Was WNW 4 P ur gs | ISLET | tags ET LED d Sent apy Cf AEE de Sega QUE i CU | t * ar sans: ap ui + = a ip 500 A *® né Ge 10 ON Smo gve fOr fo ung ! 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