La nouvelle barre du jour, 1 janvier 1978, Octobre
[" a as pes = = EX ee ce 2e _ SE oo enn hey arty = eu Fe ei = ms RCE ma es pres fou ey ceci ds autre ces sos bte = Le ENR p34 fs\" Le LE = + \u2019 g ol ale ITS] me - bE barre OCTOBRE 1978 Sy | pee es Crea, D Pa PR Cy mc Sa ee.cia eo ie es aa ce NE rata ie SES = sad fa = D es ie es ERASE py arts sex Er Tea a exe w= = === = = I ~~ Fic 2 or ue = eo x Giga Se fs Sa £3 es pe a - a - NE oH de sat, 1, nt it dd Ge 3 SE fli I AH D i oo to iti! | i fi id hit Aral | if a lu ha RG =} 8 nouvelle i i arre du jour it ts it A An i iH it UN i i i : & : i i \\ | ' qi) En En ta i H th + i in 1 tu ven H an Gg 0 iis > ni qi ps sg ee 5 it.ih : JC 2 81 uy PR X : E: ata aa va 5, ate RE in Uy ve A RQ on > pan ty LA NOUVELLE BARRE DU JOUR NUMÉRO 70 Octobre 1978 Secrétaire de rédaction : Jean Yves Collette Collectif : Nicole Brossard Michel Gay Jean Yves Collette Conseil graphique : Michèle Devlin Distribution exclusive : Diffusion Dimédia Inc.539, boul.Lebeau, Saint-Laurent, Qué.(514) 336-3941 Toute correspondance doit être adressée à : La Nouvelle Barre du Jour, C.P.131, Succ.Outremont, Outremont, Qué.H2V 4M8 Les auteurs sont priés de n\u2019envoyer qu\u2019une copie de leur oeuvre, les documents n\u2019étant pas retournés.Les auteurs des textes que nous publions sont seuls responsables des opinions qu\u2019ils émettent.La reproduction des textes et des illustrations paraissant dans la Nouvelle Barre du Jour est strictement interdite.i La Nouvelle Barre du Jour est répertoriée dans le Canadian Index, dans Radar et par la Pressotheque de langue française.Dépôt légal \u2014 Quatrième trimestre 1978.Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 0704-1888. Sommaire Fictions i Absente et suite Elise Turcotte 18 L\u2019amusée Hl i Michel Trépanier Histoire d\u2019écrire 30 Mais que dire, sinon .Alexis Lefrançois Miljenko Horvat Cal put Essai des 51 Des herbes rouges Ja Hugues Corriveau A qu | Hn [RARE - A 2 Ses oS es Ca po on ey 2er io a ER vy 7 a = Wo a.FoR = es pe ee Rb re La ee > ry 25 _s a nae ox 7 ray Fac el ss 25 pes oa 3x SEAR iv Erase rales Bk eT opt STE EAN Bes Rees ts Cea re pe = rs = Say Fi Le rs &F Rig ce dar: x DE Z di 2.RAEI Le XL BL Peer PN in, 3 ited ad RC = peer er _ CT \u2014\u2014\u2014 = oe re es, .= io ilies te gd : : iy i ; Pa 5 Ré 5 : Bt, ; a 5.or Lo i 5 i i Es REIN i # SNS SN vu i 3 + i i le \u2018 = 2 Si Ir Ta 2 5 or ig i = s fans 5 oF \u20ac 4 ° Frais = es iA, i SI i i i : 25 1 ; ht x 7 sn fs! 5 pue ES 5 i i Hy YE & és 5 # Où iti Gi 5 fi.Lah, 7 = i 5 5 pt i 1S\u20ac urcott J ! 5 i i A i: | i 5 Oo ir qe Go fo ht i a if i de qi er = = SH 5 i 4 7 Le .# à 7 & ! 5 = 7 2 Ë gi! % iy i 5 : : Cy Es, dat 5; 5 fit i ih # = ne.7 jit 0 5.7 5 a ur te i = i sid § i - Si Gt i if i x 20 x il 3 2 dl Ee HE 5 be 2 i 14h Cl # i i> sd i ha a i 4 ed 5, $ = 00 A i = 5 4 et A Si Gy 2 ; $a Ë 2 This 4 a se di vu 7 On Sie 2 3 i tte jui i & 7 &t al hl 5 On i i A) i 5 % La 4 i 2 pi i 4 : 4 2 © 5 = i i À i x) di i : A, = ih 5 i i iF 7 Si 2 i i Pete i Dé i a Gi Gh À À \u2018 si 7 = i 7 iti i 2 i i 7 i .a i 5 i vi + = i ! au a 5 0 5 hh dat 5 Ie CE 2 + i ; i 9 i Go ii 4 dy So e hi i .i 5 is is se = Si i jt i it & Sid i: 2 2.oi & > 2 À 2 fi Qi 3 SF pe = ov = Fe 7% i 7 7 Se 9 pie 5 A i 3 i £ .i ad 25 10 = si th Go % ih = i SG y ne Le 5 i i A i I: i + 5 \u20ac = 2 i Ng @ \u20ac HE i \u20ac \u20ac 13 5 4 = 3 Lis ¥ = i i = A Gi Eu pe a i 5 # # th = 5 4 3 5 ne A = i 5 : Æ, ih i À ES = oy & © vo th a iL 5 SCC 5 : Tu aie par temps et espace rivés comme dans un rêve de ville déserte comme dans une somnolence de ville déserte J k ( aTlinstant(s) quelquefois) i ÿ ( etil n\u2019y a pas de fin et d\u2019exactitude \u2014 i je suis maladroite a terminer mes phrases incapable d\u2019arréter aux mots PE les mots et tout le reste) i le fil d\u2019ange sans contours fil d\u2019air entre ici et un ailleurs dont je ne discerne rien d\u2019elfe pas de désir de participation de pouls pigmentation de seve salin sucré débarcadere embarcadere coulage d\u2019une encre qui tache moins que fil le visage avec une traversée de bouche grise derrière le plâtre en larmes absentes mon calque que je ne sens pas rage d'impondérables, ea, Re Je ne suis pas mon visage rien les yeux que j'ai ne sont plus là des trous indécis comme la marche assise, 0: \u2014 parcelles si mince être de feuille louche au vaguage qui a perdu son ventre d\u2019exil je ne suis pas bien là confetti et nulle part dyslexique à la poursuite d'ancrage à la lecture du présent d\u2019assise dans le journal chaque jour de la semaine je regarde uniquement jour-de-la-semaine le journal lieu de mains vivantes en vie le journal c\u2019est écrit écrit les livres là en rangée écrit les lettres muettes les couleurs autour les paroles quotidiennes les photos de moi que je veux rattraper toucher par des mains en vie toucher il me semble que je ne peux plus mes gestes ne rattrapent rien, 10 di de 2 de 1 de dv dl c disparaître en ombre qui s\u2019entassent à mon dos paysage allumette d\u2019eau de pluie de source tarie disparaître du feu des factions de mer aux requins mouvements du bleu au sang au feu des écritures voilures voiles de mariages ou de divorces fêtés des mers un plancher mobile sous les partir en chair et en os avec valises disparaître d\u2019écrire de feu d\u2019eau partir bâtisseurs d\u2019églises modernes de danses aux jambes amoureuses d\u2019entrecroisements de corps aimés chercheurs de diamants porteurs d'enfants disparaître des fenêtres là-bas les autres ma faiblesse force d\u2019ombres en chute ombres émiettées tangente du feu qui ne m\u2019arrache pas même un cri immobile à côté le récit se déroulant à l\u2019intérieur tellement que hors de moi, cn | lL 12 par vent (mais comment parler du vent qui passe sur nous sans nous emporter qui nous soulève sur place du vent horizontal sur notre lieu nos liens horizontaux du vent de ville déserte) mais non par marée le désir enfoui la voix désamorcée, 13 ; ï la blessure se trace devant nos yeux elle ne prend pas forme encore blessure de saisons mates sans déchirure grandes palissades de jardins cinématographiques où il n\u2019y a pas de passage grandes larmes couchées le reste s\u2019acheminant sur le dos des mémoires endormies I jusqu\u2019au feu que les bras cloués esperent, I ( ( k J | J 14 je n\u2019identifie pas encore tous mes mensonges coeur et voix doubles sous des sols de sols des toits vieux où est notre présent disponible notre mobilité de gerbe fleuve-feu nos charriages de toutes saisons dans nos yeux sous-texte nous nous gardons un à un tous ces mots coupables (le procès sous-tend tous nos gestes) serrée entre des écrans de fourbir journaliers (sans voir l\u2019objet la matière la vie glissante comme la seve d\u2019érable glorieuse seve où il fait soir la nuit pour ceux à qui le temps coule doux et engagé) j'ai ma victoire au coeur portage d\u2019oisillons prêts a dire port de paroles de grandes enjambées s1 bientôt, il me semble que nous ne vivons pas notre présent nous ne vivons rien éparpillées éparpillés là et là non pas même dans un ailleurs d\u2019ici là et là (indéfinis) sans résistance (comme les mots mous à côté d\u2019instants rages cage \u2014 il y en a toujours \u2014 la rage dans un trou à toit et ça me fait penser aux chiffres aux heures la vie en prison juste penser révoltée je ne peux pas vraiment savoir 24 heures divisées en ci en ça \u2014 non pas comme l\u2019espace qui change les feuilles qui bougent etc.\u2014 seulement des additions d\u2019heures une vie d\u2019heures apres heures pas d\u2019espace mais du temps une vie de séries affranchir) 16 24 rr Hi pie Di tite dix t i 50 ; i { ; i A ; on croirait que le présent vit seul et ! | : continu sans Di Hit pa oh futur Be oh) er Sans nous fi i {i i (Gi he fils ti i, Gt i Hy i | Ë : h Go 3 + 3) bl a ht t oi \\ t 5 si ÿ 9 = dr 4 i dy M | ER Ci i dy Hy it ih x I + iid] vi 17 i (RAH sy REN HNN os x RRR LL L\u2019amusée | Michel Trépanier aux ballerines céliniennes à moi ou cette morte Il | ÿ ÿ (6 % le tr ( il i i ef 01010, roulchine, eraoftech, èredetech, nombror, mana, trav, uti, gnomperde, tactat, priso, écripe, machelourdas, planprod, plan- prod, bobe, puble, bossou, effipol, phot, invoices, Invoices, invoices, potron, potron, sa, sa, salerdé, bandu, messa, bessa, amérigain, stro- teg, fordlem, bact, aimdouze, bébonde, vé- troise, instrem, vantacha, mormor, makman, med, frenche, frenche, cafépanikette, constre, constre, constre, constre: il entre du bruit vraisemblable, mes chéries .Qu\u2019il entre, ce sacré vieux, qu\u2019il entre quand même! (En vérité, la lutte intradoxale pour la sortie, cet effaceur de Peintres, ces musées, cette vieille mère latine sans nerfs, ces très laborieux 19 muscles expressifs : des ombres fétiches de la pensée vulgairement.Signe d\u2019écorce vide agit vers le haut, vers ce qui bouge et s\u2019active plus vitement que de le savoir.Déjà, aussitôt, bien que peu à peu, ce mot qui se mire expérimente, aphastique, du mot « mot ».Dorénavant, la mère malade d\u2019au-delà la mer verra bien que notre bouche n\u2019a pas de tête.Yeah! Yeah! Blabel inévitable!) (, petits pas rieurs, neufs, sans peur et leur jus de joie sous les jujupes didactiques de Mater Europa, comme la toute jeune danse ou un sexe d\u2019une autre planète, all these american frivolities, cage ou Cage en colibris et autres oiselets, Cunningham des chattées, Rauschenberg par parachutes et patins à roulettes; la souriante marche de l\u2019art, comme il dit celle du doux soir, naît et n\u2019est que du lest clinique des bassins à l\u2019artificielle et belle légèreté des extrémités qui devient, parfois, oh! peu souvent, cette belle main blanche ., viande capitale peignée de comètes jouant « Redesséchantes », vraiment, ma vieille, très lyrique, ce que sera ou décidera une autre tête branbrûlante?Mais oui! Mais oui, tiens! ça y sera: précédentes suites, l\u2019écrit écrit, le signe singé*.Sa victoire sur le miroir deviendra les débris manquants et oubliés de la septième et * « .le sens d\u2019un singe est un autre singe par lequel il peut être traduit .» 20 il du paravent.Ouah! Oui, oui, que cela, que des traces, rues et jets dans la dévorante; que sa pleine journée à mastiquer, à cracher.Non ma vieille, on n\u2019attendra plus.Non et non.Une biographie immédiate et renversante (te rappelant le futur des danseuses qui déplieraient toute la surface de leur peau spirituelle sur la scène enfin disparue ; peau inhabitable sortant du dehors pour sortir du dedans) disposera du vraiment-là de la mémoire à cet intact 1c1.De là, avant que la lutte des classes ne lui retombe dans la caboche, il le dira, si humble, que la vérité est incroyablement illisible.Des secondes qui suivront, il ne vous demandera que de sortir dans des gestes.Des gestes moins que simples .) (MAIS-REVENONS À CE QUI EST DÉJÀ EN COURS AU MUSÉE.) Soudaines enveloppes précises de terreur: son domaine s'affirme des mains sans signes et maintes fois plaines.Ils n\u2019ont qu\u2019à se les couper et elles sont là (NOWHERE/NOW HERE).Main chaude narrant sur l\u2019autre.Cependant dé- plongé, enfin inscrit; enfin, par elles, reporté; enfin.« Je devais le faire » (est-ce bien cela?pourtant, action d\u2019acier .beaucoup d\u2019autres choses) semble-t-il crier par delà la posture du malaise, en fait, étrangement monotone dans ses mots pour la ligne en plus des couleurs.D'ici, mais tout à côté, on l\u2019écrirait se faisant du lui-même, blanc grisâtre, justement assoiffé 21 d\u2019auroral, se croisant hors-couloirs, mouche aux pattes brillantes s\u2019écréant, dévoilant vandale l'exemple du bout des poils et des tiges.Il frappe, te fixe surpris par la primitive, son torse-force, sa rature, sa refrappe.Remplissant de partout, il te décapite l\u2019abat-jour par à-cris.Style déconcédé.Or (: fausser l\u2019habit, surauréoler les repères du repaire.Or, ce monstre démonté loin de l\u2019horrible aurifère ou, même, le mal de paire ou mer nommé et formé, le dé léché, par la bande pipé, le très haut Cristal, plus que jamais du scandale, bientôt défait film d\u2019eau.), maintenant main tenant moi nerveuse mire, soudain par dedans remarqué, moi d\u2019ici l\u2019épaulant, tant mol aussi, je TRANSCRIE (écrissslatranseducri- reprisécrit) \u2014 perdant cette voix ou l\u2019âÂme \u2014 la courte croûte, la dure voie de son trait, là mimé et mimé, tranchant jusqu\u2019à perdre le parfait fil de leur Compte.Savamment impensable pantomime du cassé ou le dernier poème du monde.Oui, ma très dévénérée, ma bientôt morte: SEMBLABLES ET FAUX, DES CORPS ET DES CORPS.Dans le fixe jardin, sous le ciel d'écran se remplaçant, déjà éclatantes de ce sain effacement repris au mensonge saint, des prières solaires et de métal, avec les abominables pelles de viol (son trop humain regard à la mutilation muette, ma pelle dans sa tête de fillette comme 22 une joie ouverte .zip! .toute rouge prolétaire!), saccagent leur vanille; enterrent ou noient (encore dédébile?) la Croix de leur coeur.Elle, toujours Elle: d\u2019or encore dans la cache des butors.Il, ou plutôt le pas qui ment à l\u2019oeil, s\u2019agit vraiment de la faire s\u2019oublier sous la terre des mains; qu\u2019Elle dorme, qu\u2019Elle s\u2019endorme dans la noirceur de Son Orgasme.Notre crime par ajouté seing-faire comme cela sur leur robe d\u2019ame presque visible maintenant \u2014 te désigne enfin l\u2019ouverture de leur tombeau.Dépuanté.Mausolée nié à la moelle rieuse.Le mot « mort » dans l\u2019anus sans ans et, soudain, tu te mets à parler de n'importe quoi et à t\u2019'essuyer n'importe où (même là, ma chérie?).C\u2019EST PLEIN DE MOTTES PARTOUT.D'ailleurs, facile, tourne ton regard: sur les grands rebords des visiteuses sont déjà massées ou écrites (bébéates?) que pour constater une scène entre elles.En perspective, derrière cet étonnant laps d\u2019érosion, on répéterait même le « naturellement » ou le « évidemment » de l\u2019unique assassin, Ouais.Lucidité englobante?Non.Je ne sais pas parler et il ne le sait pas plus.Mais, tiens, regarde: au centre, un pied sur trois est arraché tel une fausse information qui te tente.C\u2019est bien cela.Oui.UN MALADE MENTEUR.Oui, sans pertes dans le détail, c\u2019est bien la vérité: un gros morceau d'environ a été le chef-d\u2019oeuvre de Rembrandt ou une douzaine de coups de couteau.23 VOYEZ, AU MUSÉE, LA DÉ MALADE MENT AU SONGE DU MENTENEUR ! , Coiffeurs pour âmes, peigne d\u2019azur 1669, Culture physique ou Blancheur bâtie, sérieuse anti-phyction contre les S, pudeur luxuriante, ce voilà des À qui s\u2019offrent sans remords a l\u2019hystérique devenir vers l\u2019âÂme que de feu, romantiques et tendres caniches calquant nerveusement la métaphysique souriante, la divine gomme du Bel-Air, accès par trop plein au corps obsolète, le scalpel taxinomique du Mont(r)eur, toutes les mamans bleues au sexe de papier, tous les purs papes coupant ta sueur.Toi, oui toi, le mol enfant, ne garde que ton regard.Isole ça.Mange ¢a.Tu te dois dès cet immuable aujourd\u2019hui.La première faute.Tu te vois.T'u lèves la main qui n\u2019est plus la tienne ou tu ingurgites les 99 essences nécessaires.Vas-y! Tu fais les cent pas; tu les fais salement avaler par cette toile de gestes surtout gourmande d\u2019elle-méme.Glop! Regarde.Regarde: l\u2019inavouable se cache parmi les muses usées du Temple.Regarde ça: des vaches et des vaches qui, sans éventail, mais si naturellement, brouttent de la va- : VOYEZ, COMME CEST AMUSANT, ILS LISENT LEUR CERVOLETTE TOUT EN MACHANT ! 24 Dle , all this american nihilism, babillard en vert de guerre, claires terrasses d\u2019ineffable ou jeune dépotoir de l\u2019indicible non-lieu, bombes, bombes, bombes, cette porte qui ferme vraiment tout le long de la peau, reconnaissez notre avènement dans l\u2019excessive ère par l\u2019allongement des ongles des filles et l\u2019accentuation du carmin (tiré à l\u2019origine des femelles de cochenilles écrapouties), Mama memelle, sommes, sommes, sommes, lisez le Cannibal\u2019s Digest, mon art comestible, popo tart, mangez lourde l\u2019hédoniste répugnance assommée d\u2019étoiles grasses, mes beaux nourrants, pleine pleine goulumière, leur bavette intelligente, natures mortes plein la bouche, surréels seins de klaxons mordus, aireconsommette comprise d\u2019érectiles, le papa à Sophie qui peint avec son caca chaud, écoutez bien le capitaine Zinzintes- tin, VOYEZ : le petit Sigismund au cigare disloquant la machoire et qui écoute la mer trop pleine de sable le préféré de Jenny le petit Karlo en costume de bain rouge insouciante plage sanitaire étanchée de la mort des dépenses amer septième jour plein khôl artiste des blanches manches à se parer pour ce qui « vient » surexposés bâtonnets de lèvres d\u2019une panse pleine de françaises frites ou mannequins de 25 viande parnassienne ainsi s'avachie s\u2019évase le garçonnet pense l\u2019absence sue de ça les a ces vots cette enrage de la gencive à digérer inconsciemment ces scalps d\u2019elles , exclamatifs heureux des suppléments spirituels au garage d'âge, (très garage anthropophage ma vieille cuit à se manger à visiter des noirs ans d\u2019anus de l\u2019oesophage bébé-bouche- béante du cru cadran très aire de blanc sas qui te retient les sorts te consomme la diction grosse le dégueulé sans voeux de nu mâchant de l\u2019'entrepôt très air de la contradiction dernière ma chère) MANGAGINEZ LES FEFEUILLES À LIRE! , et les taches de calendriers et tombre au Châtraup nache ove tains seul sol roublie et masquée Malaisie d\u2019incessantes figée vitrine pour l'Histoire ils ne pour- ralent entrer que d\u2019âÂme singulière ou de distance d\u2019oeil malgré ce oui d\u2019oeuf d\u2019homme 26 éclaboussé sur plancher d\u2019oeil si chaque main s\u2019attrape sur l\u2019heure du châle à Construit-Deuil où tout nerf succombe délassément là ou fabrique par la loi du là-bas las les Alliés-du-ravin-parfumé contre les à-lier nieront au néon toutes ces plaies récentes l\u2019humide | stigmates par-dessous quand ça s\u2019appelle mi- moire ou méroir pointant son hors-l\u2019an ne les cacherait plus ,vite! cachet pour cachette! des tempes secretes ., (belles tempes bleues ou tenter le temple d\u2019eux tempes lunaires damnées par le peint d\u2019action à jamais d\u2019ailleurs nos dieux nous défendent de rire légal musée des chairs majuscules de leurs gros morceaux barbes & culs) VENEZ DÉJEUNER DANS NOS MORALES ET FINES CAFÉTÉRIAS DU DIMANCHE! 27 , mais niant et déniant ces cadres d\u2019eau rose biffe le gars rage et s'endimange croque de la sainte balustrade smache du matin d\u2019art cruste du midi d\u2019idéal déplie des traces dentaires dans le dedans faux | naturellement | dans la toile l\u2019émulsion émue la note la mot , ces écritures sans faim l\u2019anti-gencive des beaux, ça c\u2019est une chose mâcher une nouvelle chose mâchant B.Kaufman OUI OUI c\u2019est ça homme-chewing-gum as 23 foie, = pe Te rt _- \\ EE ee ee re, = Sap Sa Soe 2 a i, ie oh rn i haz on Fe i, nm T= 2 es & CF Ed H 5 ot 5 oa = ESS: ss SES DCR PS SEE Se = CUT RER TEN Ss ce = = ny a py a 7 » A | d a CrIre à R J B store de A | w X K, Mais que dire, sinon.¢ Alexis Lefrancois {! texte accompagné de cing dessins et de quatre contre-notes de I Miljenko Horvat be la il qt pa I \u201cCREER ESSOR SEE OR RS SERRE OS EEE OT EEE ES (0 d' A far CE | (es Se SOS VIE LUE GER lu Dh de fu êt ly de % mu gy le ly Et tout d\u2019abord, avant les sales questions \u2014 mais il n\u2019y a pas de questions puisqu\u2019il n\u2019y a pas de réponse \u2014 au sujet de Van Velde, et peut-être aussi par extrapolation, de tous les autres, ce constat de Beckett : « .être artiste est échouer comme nul autre n\u2019ose échouer.L\u2019échec constituant son univers et son refus-désertion, arts et métiers, ménage bien tenu, vivre .» Et tout d\u2019abord, cela qui poussa Nerval, Holderlin, Nietzsche, Pavese, Goya, tant d\u2019autres, dans leur lumière, leur blancheur ou \u2014 si l\u2019on préfère \u2014 ce mutisme ?Vincent dans cet ultime regard fasciné de corbeaux immobiles \u2014 car la toile prochaine, impossible, ne la savait-il pas de toute certitude déjà de clarté seule ?et ces jaunes et cet or inutiles à fixer désormais sur quelque support matériel que ce soit ?parce qu\u2019enfin pacifiés, comme aussi le geste qui eût pu les tracer, restitués par-delà toute couleur à leur lieu d\u2019origine, comme également leur terme : cet espace blanc qui d\u2019ailleurs n\u2019existe pas sinon dans les spéculations dilettantes des gens de la culture et de la critique ?comme, sur cette absence de ciel, à la fois l\u2019envol, à la fois le suspens de ces oiseaux de papier, refaits jusqu\u2019au silence, dans ce qui semble avoir été, de Braque, I'extréme progres du bleu ?l\u2019ultime pureté du noir ?comme, dans cette nuit de phosphore, sur une plage des antipodes, la flamme devant la mer de tous les livres de Chazal ?sumi-e de fumée, hasardeuse perfection, dans sa fugacité, du signe et de la démarche, toute pesanteur humaine dépassée, l\u2019art laissé au jeu scintillant des étoiles ; sur fond d\u2019air et de vent, le dessin redevenu fumée, l\u2019homme, au bout de soi, ayant atteint son corps léger d\u2019oiseau ?Cela \u2014 de la musique, de la peinture, de l\u2019écriture \u2014 est-ce la cause nécessaire ?Est-ce toujours la cause ?Ou bien, cela n\u2019est-il stupidement (comme on dit d\u2019un accident qu\u2019il est stupide) parfois, que le risque, ou peut-être l\u2019effet ?31 .BL.pi 9 3 8 mA 4 4 1 jt.Et tout d\u2019abord, ne sont-ils quelques-uns qui chevauchent de terribles montures, baleines ou leur crane, et qui les entrainent vers les grands fonds baveux de la mer et, dix mille ans plus tard, les remontent à la surface d\u2019un autre océan, sur une autre planète, cracher par le haut de la tête ce petit filet joli-joli, fontaine au jet double \u2014 poésie, musique, peinture \u2014 et qui serait aussi, paraît-il, selon les plus avertis des esthètes et des biologistes, de ces animaux, mammifères \u2014 quand même \u2014 supérieurs, comme une sorte d\u2019irrépressible respiration ?Et tout d\u2019abord, ne faudrait-il aux chevaucheurs de crâne et de baleine rendre le port du scaphandre obligatoire \u2014 afin de les reconnaître et, par le fait mème, de les neutraliser \u2014 comme aussi le port de leur drôle de tête à couettes sous leur drôle de schtremmel aux drôles d\u2019Hassidiques de la rue Durocher, ou le port de leur peau noire aux nègres, et aux Grecs de Park Avenue, le port obligatoire du souvlaki entre les dents, comme le couteau dans la bouche des premiers rouges, vêtus de peaux de bête, de la Révolution d\u2019Octobre, à l\u2019époque où ils se nourrissaient encore essentiellement de petits enfants ?32 = er 1 ca = = = eau \u2014 = To = D «D = Tw æ pa I ___ = = = = J == er ~~)\u201d \u2014\u2014 = SON SA N & y [4 hy ey \\ © -y \\ LA a Te a NN Nas rm Resim ESS p S vw > Ny pes Du + ¥ : 3 \"= _0 7; a ae hy: \\ 5 wh NES - \\ _- Le =I.\\ \\ = ee NME: Sy qq = 5 NS = RR Se DS ~ - ea © LS se \u2014\u2014\u2014 iy R33 A3 FESSES CADRE ESS = Tri cx Sed ga x = eh 2 TRES RES 2355 Te ST TTT aT AEA BD 3 e MADEMOISELLE DE L\u2019ESPINASSE : Docteur, délirez- vous aussi ?Diderot : Rêve de D\u2019Alembert La vision que j'ai en travaillant, je l\u2019ai même quand je ne travaille pas.Alberto Giacometti J'habite cette mince membrane qui sépare le réel de l\u2019irréel, et cela depuis l\u2019âge de douze ans.Ce déménagement a coïncidé \u2014 ou, en était-il la conséquence ?\u2014 avec ma rencontre d\u2019une image photographique de la ville de Bruges.Devant cette image, j'ai eu une sorte de vertige, de malaise ; celui qu\u2019on éprouve quand on se trouve soudainement face à face avec son double.Chaque fois, quand j'ai regardé cette photo ou, plus tard, me trouvant à Bruges même, j'ai eu ce sentiment étrange de m\u2019y reconnaître.(Bruges, mon amour, mon frère, mon complice .) Mais c\u2019est une longue histoire, fragile et difficile à comprendre, et qui n\u2019est pas terminée encore, heureusement.34 pe Rae a ep étés IAE Et tout d\u2019abord, docteur, je vous trouve dangereusement triste, propre, normal, dérisoire et cohérent.Et tout d\u2019abord, pourquoi ne pas règler nos divergences, si minimes soient-elles, entre hommes, comme de grandes fofolles, à coups de talon dans les nouilles sous le divan de Freud ?Et tout d\u2019abord, docteur, je vous aime et vous suce respectueusement le lobe des oreilles.Et tout d\u2019abord, si j'étais médecin, je serais malade.Et si j'étais malade, je serais médecin \u2014 juste pour gagner du temps, pour la cohérence, et pour que cela fasse une belle histoire toute ronde, comme une nouvelle bien construite, c\u2019est-à-dire : qui se mange la queue.« Il dit : ne sois pas triste.Nous avons frisé la folie.La folie est une petite fille aux oreilles qui frisent, des moutons dévalant les cheveux.La folie a la chevelure verte et rousse, teinte au henné, des pentes herbeuses et le doux du vent sur les collines de Church.Ne sois pas triste.Nous avons frisé la mort.Il dit : je ne suis pas triste.La mort est chauve comme un vilain crâne rasé de casque de police.Toutes les polices se sont mises à friser du casque.La tête est molle comme de la gomme-baloune.Je ne suis pas chauve.Je ne suis pas triste.Ceci n\u2019est pas un arbre.L'arbre est un cheval.Je t'aime.Ceci n\u2019est pas un cheval.Je ne suis pas triste ».Et tout d\u2019abord, à l\u2019origine de toute poésie, n\u2019y a-t-il quelque part quelque blessure profonde, essentielle, secrète ?Et tout d\u2019abord, faut-il préalablement franchir ou non le seuil, transgresser le crible ?Et tout d\u2019abord, y a-t-il à propos de dire quelque chose à dire qui ne soit indécent, sinon ceci : « j'écris assis sur une chaise, le papier posé sur une table, devant moi, à hauteur juste, précise, et tenant à la main un crayon made in Canada, ultra marine blue, de marque indéterminée mais à pointe fine qui me sert à remplir des feuilles provenant de blocs 35 8!/2 par 11 quadrillés, en vente a chacun des comptoirs des magasins scolaires de l\u2019Université de Montréal (sauf le dimanche) » ?Lorsque j\u2019interroge Miljenko sur le sens de ses tableaux, de ses dessins, de ses collages, il me répond le plus souvent en me parlant de la qualité du carton, du papier, de la colle, de la toile ou de la sorte de peinture dont il s\u2019est servi.Et tout d\u2019abord, la folie n\u2019est pas la maison du poète.La boîte n\u2019est pas la maison du poète.La valise n\u2019est pas la maison du poète.La folie n\u2019est pas la poésie.Il n\u2019y a pas de folie douce.La lumière fait mal jusque de l\u2019autre côté de la nuque.La folie n\u2019est pas la maladie du poète ni la santé du poète.Le silence est la maladie du poète.Le poème est la santé du poète. pe, LAE Voy / \\ - 5, * =, ~~ .=, \u2014 re A Wh amar po j ona Tm, * oe - _ EID C8 2e pe 2 ur À 2 aw 5 ~.a > NT 3 Se Ca, oD es, È XN, NS A x ne Mos Ah 3 \u201cNJ 4 À ( 3 ho RATA Sa % N oz 3 Be 5 Ë x oe Mo, J 3 \u2026 1 Eg Soper, Sak 5 RY : RER sas, a 2 \u2014\u2014 me) Le \\ romane, ed =), Bond ee Éd TNL es see menu RATE \u2014 4 me at nee = = fa) = = ss CS pc eS Voici mes tableaux accrochés aux murs et les gens qui les regardent attentivement.Et me voici, moi, dans un coin, quelque part, non loin, que personne ne regarde.Alors, une curieuse sensation de frustration m\u2019envahit qui, vite, se transforme en une colère invisible.Pourquoi les gens trouvent-ils mes tableaux plus intéressants que moi ?Mes tableaux sont-ils plus beaux ?plus intelligents que moi ?Ne se rendent-ils pas compte, ces gens-là, que ce tableau qu\u2019ils regardent, n\u2019est pas seulement une extension de moi-même mais qu\u2019il est aussi ma multiplication ?Ne me voient-ils pas dans ce tableau ?Sont-ils donc tous fous au point de ne pouvoir m\u2019y reconnaître (ou bien sont-ils tellement Narcisse qu\u2019ils cherchent leurs images dans mon tableau) ?Ne voient-ils pas que ce tableau est un effort désespéré \u2014 et de surcroît, futil \u2014 pour prolonger mon existence dans le temps, au-delà de ma propre durée ?Ne se rendent-ils pas compte que ce tableau de moi est un appel au secours, un cri lancé depuis cette prison à vie qu\u2019est la vie ?38 et ini Led et duc CGR Et tout d\u2019abord, à l\u2019instar de La Tour de Feu, voici quelques années, réclamer, même dans un pays qui se cherche, pour la poésie, toute poésie, l\u2019inaliénable « droit d'asile », c\u2019est-à-dire l\u2019inaliénable droit d\u2019être ailleurs, hors-propos, hors-texte ! Mais ne le sommes nous pas, déjà, toujours, partout, aliénés, hors-propos, hors d\u2019ordre, hors-texte ?Et tout d\u2019abord, sommes-nous ou ne sommes-nous pas des étrangers ?« Poètes, vos papiers ! Papieren ! Docu- menti!.» Ca, cest du Léo Ferré!.Lieu de naissance : nil \u2014 Sexe : oui \u2014 Arbre généalogique : point.Pas d\u2019indiens ni de colons dans l\u2019arbre, hélas ! pas le moindre petit Iroquois, le plus petit-petit Mic-Mac, ni la plus infime trace, oh ! même très vague d\u2019un lointain, très approximatif T'ête-de-Boule ou Pied-Plat .Nous ne sommes, poètes, que des passants.Et les passants, c\u2019est entendu, ont-ils d\u2019autre fonction, d\u2019autre utilité, sinon celle de passer ?D\u2019ailleurs, les poètes sont des arbres.Et les arbres n\u2019ont pas de racines.Et tout d\u2019abord, n\u2019est-il pas écrit dans le Popol Vuh : « les tout premiers hommes qui existèrent à la surface de la terre étaient charpentés de bois.Humanité ratée.Alors leurs pierres à moudre, leurs poteries, leurs écuelles, leurs marmites, leurs chiens, leurs dindons les détruisirent.Et on dit leur postérité ces singes qui vivent actuellement dans les forêts » ?Et, dans la tradition Quiché, l\u2019aîné des deux Maîtres Magiciens qu\u2019engendrèrent l\u2019Aïeule et l\u2019Aïeul, n\u2019eut-il d\u2019une déesse incréée deux fils, artistes parfaits, dieux-singes, protecteurs des peintres, des poètes, des architectes, des danseurs et des musiciens ?Et, dans le ciel de glace et de neige de l\u2019Himâlaya, Hanuman, n\u2019est-il pas aussi le Grand Singe ?le fils du vent et le père des mots ?Les poètes sont des 39 RO RO EN Fe PE arbres.Les poètes sont des singes.Ils lancent des pierres sur les voitures dans le parc du Niokolokoba.Ils crachent sur les non-singes.Ils font aux non-singes de terribles grimaces et tous les pieds-de-nez de la mort.Et le grand orang-outang du zoo de Granby fume six cigarettes en même temps, en se grattant avec délicatesse le sommet du crâne.Nuit de la poésie, fête de la Saint-Jean, Québec, Plaines d'Abraham, 1978, sous la pluie.I] manquait sur l\u2019estrade le grand orang-outang de Granby.La poésie rend le public semblable à la bête, et quelquefois même, le fait mourir . = = = _\u2014 = is or = ee x pee : x PEATE, BEC et Ft Eee 3 à ~ Se, \u2018 al Que ok + pes ve H F7 MN ee 2 Ps Ed Lu at ou \\ 2 ~~ 2 Sen PAA £8 Se se: NJ dd 2 es AN 2 Z as Cis Ie r= Say = -\u2014 ag 2) \u2014.9 \\ Na 5% a { : we ON raid - 24 ps, ts NE Sh Fo A 2 i - = nr ac ON aa \"vm, = Dy 3 i 24 Sd Ÿ A: > = AR == \u2019e | = Les titres de mes tableaux n\u2019ont aucune fonction descriptive, ils ne servent qu\u2019à identifier le tableau.Cette identification est cependant à plusieurs niveaux, car le titre correspond à une partie de l\u2019« inspiration », laquelle était présente avant ou pendant la réalisation du tableau.Cette inspiration peut être une image, une phrase musicale ou littéraire, un souvenir proche ou lointain ou bien le souvenir d\u2019un rêve ou bien l\u2019image d\u2019un futur souvenir.Le tableau devient donc le témoin d\u2019un souvenir, et même plus que cela : le tableau devient un complice.Tous les tableaux et dessins que jai gardés sont mes complices.Ils sont témoins et gardiens d\u2019un secret commun, qui n\u2019est visible par personne d\u2019autre que moi.42 détient es Et tout d\u2019abord, écrire n\u2019est pas un acte de communication.L'écriture poétique n\u2019a rien à voir, dans son faire et son vivre, avec quelque communication, quelque culture que ce soit.La culture est à l\u2019écriture ce que fut à Hubert Aquin ce malheureux coup de fusil.Tout suicide n\u2019est-il pas une erreur de tir ?Tout texte ne se parle-t-il pas ?ou, tout au moins, quelque chose ne se parle-t-il pas, au travers de tout texte ?Terminé, le texte est mort.T'out le reste est un détournement du sens, du geste, une supercherie.Le concept mème de littérature est, à ce jour, ce que la société a trouvé de plus efficace pour digérer la scandaleuse indépendance, l'insupportable luxe que représente la poésie.Toute poésie authentique est révolutionnaire \u2014 cela a déjà été dit, je pense \u2014 même la plus classique, la plus traditionnelle ; car la poésie est une aventure sans retour ; car il faut tout laisser, se préparer à tout perdre pour peut-être un jour la mener à terme.Peut-être.Un jour.Et renaître quelque part autre chose, ailleurs.Peut-être.Parce que c'est ainsi ; parce qu\u2019on n\u2019y peut rien ; parce que c\u2019est inscrit dans les os, dans la tête et le sang.Tout le reste : le jeu littéraire, les poses obligatoires, la futilité de tout cela à quoi trop souvent il arrive qu\u2019il faille, bon gré mal gré, se prêter, tout cela est une autre histoire.Là, précisément, commence la culture, perversion de l\u2019écriture.Dans le poème achevé, cristallisé, le poète est toujours de trop.Et ces brûlots qu\u2019il lance à la mer, comme un petit garçon fait des bulles de savon, s\u2019il advient qu\u2019ils rejoignent quelque part quelqu\u2019un, c\u2019est ce quelqu\u2019un soi-même, au travers d\u2019eux, qui se retrouve et se rejoint, mais non le poète.Le poète est ailleurs.Le poète est le grand orang-outang du zoo de Granby.Et tout d\u2019abord, qu\u2019est-ce qu\u2019il y en a des poètes ! dociles, couchés transparents dans le silence de leurs livres, au 43 RY I PNA ee ads ie a nat ANNÉE ES Sas ne ea edit OS ET TTT TET ST sata hasard d\u2019un ordre qui mème alphabétique, reste l\u2019Ordre, quand même ! Jacques Brault, juste derrière Alain Borne, non loin de Cavafy, Hôlderlin entre Holan et Langston Hugues, Rimbaud entre Rilke et Ritsos, et Margaret Atwood juste avant Bacovia .Qu\u2019est-ce qu\u2019il y en a des poètes ! Et qu'est-ce qu\u2019ils sont inutiles ! Leurs images, leur clameur a-t-elle réussi à changer quoi que ce soit ?à distraire si peu que ce soit les hommes de cette folie meurtrière qui s\u2019est emparée du monde depuis près de trente ans ?Hiroshima, mon amour! .L\u2019herbe, paraît-il, commence à repousser dans cette Île non loin de Nagasaki.Mais les enfants ne repoussent pas.Les enfants repoussent de moins en moins .Ce sont les charniers qui se répandent ! La poésie est morte, ou sur le point de s\u2019éteindre, comme toute chose vivante.Un jour prochain, nous franchirons \u2014 s\u2019il n\u2019est déjà franchi \u2014 le point de non-retour.Au Salvador, ils ont assassiné Roque Dalton qui parlait si joliment de la mer.Mais c\u2019est aussi lui qui a écrit: «les morts sont de jour en jour plus indociles ». 4, a Ly CL Nl} V4 NA \u201ca a LS a Chm TS N DN \\) 7, om S va LA À M VS 4 % a 0 NN A rv ar Lr Ty aX N mé ae ee Ra, 4, > WT \u201c2 AN ok, a Ai Fe) es Pm ey 4 4 Te 2 - Wie.À me EV 226 - 5 2 = ca BEN 3 ng Y = RE nt SE NAR +, A 7 \u20ac SON, À occ > A \u2014 a = + \\ \u2014, Ww + == ui EP pa ay STI fo SN TR Se wind x, x RP Zeiss, 2 Ax \u201c3 =a Fag AD An ze ces EE pa REE TERT TE Ex La toile est l'empreinte de mes gestes.Elle devient nécessairement un miroir, mais un miroir à décoder.Parce que déjà le geste n\u2019est pas la transmission simple d\u2019une impulsion interne et intime mais la transmission codée et construite de cette impulsion.Le geste n\u2019est donc pas tout à fait spontané mais il résulte d\u2019un désir de construction.J'ai voulu construire des tableaux avec des éléments qui ne sont pas reconnus ou acceptés comme pouvant être des éléments de construction.J'ai voulu créer à partir de ces éléments des interactions harmoniques qui ne sont pas acceptables a priori comme harmoniques.Avec mes constructions, je fais appel aux sensibilités individuelles capables de les décoder selon leurs règles personnelles.C\u2019est pourquoi, parmi les personnes qui pensent avoir décodé mon tableau, il n\u2019y en a pas deux qui l\u2019ont fait de la même façon.Et c\u2019est très bien ainsi.46 .Histoire d\u2019écrire ?Eh bien ! voilà : j'écris assis sur une chaise, le papier posé sur une table, devant moi, à hauteur juste, précise, et tenant à la main un crayon made in Canada à pointe fine, sur des feuilles quadrillées 8!/2 par 11, avec devant les yeux, sur l\u2019étagère qui est un dessus de banc d\u2019église, un bouddha pansu d\u2019ivoire miniature, le baluchon sur le dos, dernier cadeau de la petite Nancy, partie avec regret, et quelques autres sièges sociaux, dont son mari, du côté de Burlington, en douce, Ontario ; un dessin de Lucebert, poète hollandais, mi-chien-rhinocéros (avec un tout petit zizi pointu) mi-philosophe à lunettes, et de la fumée fusant de son crâne ; une carte postale de la lune, ou de la Vième Dynastie, c\u2019est selon, car c\u2019est le scribe accroupi ; un masque nigérian à cheveux de gorille qui regarde au-dedans de lui, l\u2019air féroce, mais parfois me parle gentiment comme jadis la chatte Joseph parlait le Mouk-Mouk à Lulu ; et enfin ce fer à repasser que m\u2019a donné la grand-mère morte.Elle insultait la mer du fond de sa tanière de vieille chèvre rance.Elle criait : « Poutana Thalassa ! » Je m\u2019en souviens, je m\u2019en souviens . Histoire d'écrire ?J'achève une pyramide, dans le calcul du temps, où seul pour toujours m\u2019étendre, bientôt, sinon déjà, poste restante, Quezaltenango, Guatémala.Restante.Comme un jour, nous fumes, a FElafonissos, Laconias, cet arbre à deux troncs jumeaux devant la Mer Égée, portant un fruit superbe, en forme de petit garçon .La pyramide n\u2019a pas de mur car c\u2019est une musique, et ce serait peut-être Laut Verkünde unsre Freude de Wolfgang, paraît-il, Amadeus Mozart. ar ses Te) ç mm oe oo = = So ci A; Late ER Ro >= = \u2014 es Sx TS +t Rr Ÿ eee ) < ¥ = CS A \u2014 = +; A ~ AN + TE = a a = 1S I nap SE 5 = tr PRIS 4 \u201d [ / 3 > ÿs / FA id ; a 2 É ji X > PRE or x RLY y 4 Re PZ Pr > ; Da a 7 > | 5 0 | pat NY 10 rs es 3 + Nem = res ha NE SR iti?= LA { nT 222 = = \u201c nes a = oa = + 2 pS =~ NN Se an a se 3S i.RD Th NR oo ns aux MX bi xX I Ÿ WA I \u201c> Roh =.A ~~ De hy = N DS a oy _\u2014 _\u2014_n à { \u2014\u2014\u2014z0me RFO TUE De = xa pp, ce pe ar 2 © | re 8 fs iN Hl] {i Ji 1 ! i ] \u20acSSdl h ; i 4 i oo Ë uw i A H X i hi ; Ÿ i fin i i i it cn fi i i Di; ci sh Hil ot ji J ris 2 i i i bi) 1 I Fi it] A Af is A 4 ih (1 Anse.coat.\u2014 2e Le Ed a j 4 FL sus 4 td dade ih i 5 © x ii te he .i He ; 5 % i 7 i = 5 5 es SE in Des c roug i \u20ac « 5 Hy \u20ac 4 oi si i i i Se i ; De % = i By eau Hug 5 = = racer i HI 2 Ba 3 on i & 27 Pa A £3 k i i A 3 5 i J & Ë a = Gi fit Re; i i RS 3 th! = a di ; i 7x Ë i i = À + i i ; A \u20ac 1) i i, i 5 Wh Li Ë Et = = 5 À y x fy .i 3 = hi ih gi: \u2026 = AS i {a Bet i § i Io A SI i, or, oe Cu prenons des notes \u2014 le contexte n'est plus le même de puis peu ; code jusqu\u2019au jour où je cède: «Allons, allons, tous à l\u2019analyse!»1 Procéder à la lecture, à un choix : piste d\u2019emblée subjective.La voie ouverte se trace.Nous lisons ici les textes des Herbes rouges, souvent surpris, toujours intéressé au surgissement potentiellement révolutionnaire.Ces textes bougent différemment.Le lieu qu\u2019ils envahissent concerne tout, le met en prise.Les auteurs de la revue se dispersent fréquemment, chacun pour soi, en fonction d\u2019un texte qu\u2019ils tiennent tous pour définitif.Mais également (et surtout) de leur recueil isolé et numéroté (pour plus d\u2019autonomie, d\u2019identification), ils se parlent entre eux, s'adressent et se répondent.La lecture de tous les herbes rouges révèle ce « discours » constant, en donne une vision éclairante: dès lors, le travail particulier de chacun prend forme autrement, s'inscrit dans une réflexion permanente sur le texte, sur ce 52 qu\u2019il a à dire, sur sa manière, sa forme, son importance, son efficacité, sa production, son lien avec le réel \u2014 le politique.« Le plaisir \u2014 physique, matériel, intellectuel \u2014 la jouissance de créer, d\u2019inventer, de jouer avec les mots est au centre de tous ces textes2.» Ce qui nous intéresse ici n\u2019est pas tant de faire une analyse ou une critique, mais plutôt de voir le texte critique, le langage réflexif qui se produit à l\u2019intérieur même des recueils.La poésie publiée aux herbes rouges procède à sa propre critique, à sa propre définition ; elle se signale elle-même dans son propre lieu comine dans la marginalité qu\u2019elle atteint, dénonce aussi ce qui est tributaire d\u2019une idéologie qu\u2019elle tente de suspendre, d\u2019éviter, de déclasser.SENFONCER syllabe sexuelle texte tronqué dans les alternatives un signe de paupieres entrecoupé de matiere brute erreur méthodique en séduction enfermer les signifiances there is a érection parole située un ventre- mot du truquage courbures textuelles limites du sang hypothèse brandie tractation aux joues sperme opaque le jeu de la page entrejambe en torme de texte temps relu une coulée névrotique surimpression roulement particulier en marge la ceinture détachée chair en circulation pour le texte actuel3 De l\u2019utilisation des clichés de la publicité, de la BD et du discours public jusqu'aux disciplines scientifiques les plus éloignées de ce qu'on considère généralement comme « poétique » en passant par une conscience sociale et politique toujours en éveil, en n\u2019oubliant pas l\u2019emploi d\u2019un lexique et d\u2019une syntaxe explosée, d\u2019une mise en page, et d\u2019un graphisme soignés, tout est matière à poésie.4 Du texte poétique au texte critique, chacun à sa place, une même tentative sous-jacente de permettre au dire de signaler sa présence.Celle-ci fuse.Elle s\u2019agrippe aux faces du réel, fait et montre à la fois.Question de « matière » pour la « poésie », pour «le texte actuel ».« suis-je face à deux genres bien clairs (d\u2019air de dire) d\u2019emprunts, d\u2019écriture donc »5 ou face à des textes qui ont à dire à la fois ce qu\u2019ils veulent et ce qu\u2019ils sont ?« Et si cela rend compte d\u2019une ressemblance c\u2019est par un minuscule déplacement qui tient dans la pages ».« est-ce donc le jeu des lectures\u2019 » qui doit nous préoccuper ou celui des écritures ?Pouvoir s\u2019en tenir à tous ces lieux de l\u2019écriture qui transcrivent, en des tentatives désordonnées et subversives, leur prétention à la différence : poèmes stretchés poèmes androcéphales poèmes collerettes poèmes brûlots surtout pas de poèmes postiches poèmes de plaisance poèmes pleins de cuisses poèmes remorques poésie sexuelle8 « encore de ces projets insidieux9 » dont il faut tenir compte et qui embarrassent tant les censeurs du texte littéraire.Mais justement, voila le projet ultime des herbes rouges : déranger, susciter l'écart, l\u2019éclatement, une démesure.« Imaginez le jamais-vu éclairé!0 ! » Difficile impératif .INVENTAIRE DE POUBELLE 11 Ils diront sûrement ça n\u2019est pas Voyons m\u2019dame on rit mé de la poésie.Ca n\u2019est pas beau.c\u2019pas drôle d\u2019lire cé affai- C\u2019est vulgaire.Puis c\u2019est plein res-là littéraire de belle d\u2019anglicismes assonants.Si au jeunesse à écorner lé moins ¢a discordait aux termes boeufs dois-je conclure de l\u2019automatisme.Ils diront ces que : d\u2019la marde13 sur-moi du système poétique MERDE.12 c\u2019est que la chose à dire ressemble : « ne pas avoir peur »14 Le terme « transgresser » suse a vue d\u2019oeil, mais il s\u2019agit bien de cela.Entreprise de recueil en recueil, la prise de la marge s\u2019ajuste, toujours répétée à la lettre dans ce maintien de son impérieux travail.Chaque auteur qui publie (ou republie) récidive l\u2019entreprise.Elle remet en cause et cause heureusement du désordre : « Virer son texte de bord15 » il s'agit de nous de vous présentement de ce sourire forcé de cette situation corrigée au gré des signes et des sentiments comme ça avecça imaginant le moment où la croûte ébranlée cede s'ouvre accouple de nouveaux éléments chacun selon sa nature sa fonction les points prévisibles les accidents tout s'emmèêle et passe dans la durée et s\u2019avance (surgit attaque ouvre la voie) debout à côté de moi cette répartition des images qui saisit l\u2019allure continue/discontinue du tremblement 16 Et que ce « tremblement » fasse vaciller la bonne tenue du texte (dit: impérialisme) poétique, voilà que s\u2019ouvre, se fend le lieu même de l\u2019écriture, du « contenu » (encore cette idée de conserve) et de son efficacité : Pour l\u2019instant un combat se déroule à coups de langue, mais lace des traces qui découpent, sous la conduite de.Le récit gratte son anagramme à mesure, une autre rue, une autre vue à prendre, comme un moteur allant vers.« roue qui tourne et qui ne tourne plus » 17 56 We l\u2019auteur / ./ ajoute l\u2019insolite à la nécessité réclamant des moteurs tout un vocabulaire défini18 Des textes de François Charron qui parfois envahissent la page, qui s'accumulent jusqu\u2019au trop plein aux minuscules textes syncopés de Renaud Longchamps, travaille tout l\u2019appareil du graphe, des mises en page, des jeux formels.Tout sert, est serviable.Du point à la ligne, du tracé des parentlteses aux classiques renvois en bas de page, du dessin aux encres, tout convient au périple poétique : une écriture (ceci ce cadre de l\u2019ouvrage en cours) se lève et part et revient et repart sans bruit excède les contours murmure un zigzag un tourbillon qui va de bas en haut19 Forme-texte imprimé dans sa puissance d\u2019évocation, de vocation et d\u2019évidence.57 l\u2019encre s\u2019achemine minuscule certitude de se figer curare culminant le délire20 D\u2019abord la presse qui fixe le texte, qui encre le morceau ; ensuite, dans l\u2019_événement de la lecture, son surgissement, son débordement.les herbes rouges concèdent à Gutenberg sa découverte et s'empressent de déjouer la page en révoquant sa mise ordinaire.On joue : je t\u2019exécute quotidiennement partenaire de simulacre il joue le texte le jouxte les jonctions l\u2019exécutent21 Parfois aussi des mathématiques fonctionnelles ou explicatives comme chez Des Roches lorsqu\u2019il faut pour deux exposants, leur dévolu l\u2019un sur l\u2019autre à la façon (soit) des strates, de sens (2) dans la pierre 22 L'inscription dans la pierre comme un signal, un panneau-réclame, grave ici l\u2019opacité de l'impossible discours.Le sens allant dans les deux sens, ne reste que ce temps d\u2019arrêt dans la page, au milieu des éclats sonnants.Mais, il s\u2019agit ici du mot encore, d\u2019un moindre texte, alors que la recherche parfois se dit tout à fait ailleurs puisque « les vides cités s'enjambent23 » chez Claude Beausoleil ou qu\u2019il faut « prendre un texte obstinément, lors même qu\u2019il bute au blanc24 » comme le suggère Serge Gauthier.Le « vide », le « blanc » ou le silence, Roger Magini 58 en avait proposé l\u2019éloquente parole dans l\u2019AB- CD'ELLES.Non numérotés, ces textes s\u2019acheminaient d\u2019une lettre de l\u2019alphabet à une autre.Or, le texte j se terminait ainsi : (alors remarque- t-Elle je n\u2019en ferai pas grand K et (c) voici le texte qui s\u2019ensuivait : k.25 Silence éloquent (joyeux).Parti pris des distances franchies entre une parole dite et une autre suspendue dans la blancheur de la page.D\u2019aucuns prétendent que cette page blanche, ces flèches, ces hiéroglyphes ne veulent rien dire, d\u2019aucuns diraient qu\u2019il faut relire attentivement.Les échanges et les coups, selon la façon d\u2019amorcer la connivence, l\u2019énergie retournent le métissage, l\u2019écriture tirant la main traceuse sur l'épaisseur du corps avec le livre qui s\u2019avance 26 59 Alors, nous ne saurions résister au plaisir, dans cette avance du livre plein, total, irrésistible de citer l\u2019incitable : (.) - (Roger des Roches) (Marcel Labine) (Roger Magini) (André Roy) (Philippe Haeck) ( ) (Claude Beausoleil) (Claude Beausoleil) vevsccoccaucouc0u (André Roy) , (Normand de Bellefeuille) (Normand de Bellefeuille) (Francois Charron) ° i (Renaud Longchamps) (André Gervais) 4x4 4x4 (André Roy) (Patrick Straram) Tout possible concourt ici a joindre ses facons de dire et de tirer partie de tout.Rencontre urgente du tracé, du formel (strictement) et d\u2019une parole qui s\u2019acharne à poursuivre, en des lieux méconnus, le texte autrement.Montée lente, d\u2019un recueil à l\u2019autre, non pas en une ligne précise, mais plutôt diffuse, éclatée du « sens ».Les silences eux-mêmes, les signaux précis des caractères se répètent, 60 dre dénoncent le déjà dit, annoncent une parole ou plutôt les signes d\u2019une parole, réfléchie et infléchie à s'entendre.il ne s\u2019agit plus de plaire mais de cette matière, anonyme, défigurée, dans les replis chauds et combien lents de ce qui malgré touche l\u2019autre versant, en manière de rejet27 DES SEXES Ils et elles ne pensent qu\u2019à ça : mesurer le sans-mesure.Obtenir enfin l\u2019empreinte digitale de leur sexe mis en discours.28 Le « discortex29 » étale son envergure et son ouverture au discours / corps textuel.Aucun effet, mais un rapport.Relation au travail de la langue (parole ici qui joue, se joue, se réjouit) qui s'apprête aux mots, à la léchure du derme, d\u2019une zone érogène envahissante.Plaisir inscrit que traduit le poétique.QU'UNE LANGUE NOUS VIENNE À LA BOUCHE N\u2019EST PAS DE TOUT REPOS, N\u2019EST PAS NON PLUS LE MOINDRE SUJET D\u2019ETONNEMENT.30 Assumation du corps (parole-plaisir) qui doit se dire absolument.En ces instants de l\u2019écriture, l\u2019auteur, tenté par le rapport, parle de l\u2019homme / femme relié(e) (relu(e)), et produit des brisures finalement littéraires d\u2019épidermes dépliés en brousse31 étendu en tous sens « entre quelques textes » \u2014 la transformation des figures le rythme \u2014 qu\u2019il déborde un plaisir volontairement une cuisse une, tache, des poils si, mouillés LA FORMULE DU PÉNIS c'est ainsi écarter d\u2019aise [ que se dressant, le feuilleté de la scène n\u2019est-ce pas les décharges ici : « un peu de cul pour la circonstanze » 32 « une autre posture s'offre au texte à composer33 », « pour reprendre son corps et son travail d\u2019écriture qui vont presque, qui font presque paire sans vouloir dire qu\u2019ils feraient corps pour vrai34».Pourquoi parler ici de théorie, de lien théorique ?les herbes rouges accumulent les textes / sens (au-delà bien sûr de la signification) où se palpe (se parle) à la lettre l\u2019événement érotique de l\u2019écriture.Qui n\u2019y prendrait du plaisir ?Mais la provocation des sens ne saurait répondre à elle-seule de cette intention profonde, elle fend (ici aussi) l\u2019idéologie dominant le rapport sexuel et s'ouvre sur d\u2019autres limites.Produire un langage qui surcharge ses valeurs sexuées témoigne aussi d\u2019une emprise (ou d\u2019une méprise) différente par rapport au littéraire: « entre texte et sexe il y a une marge dont la métaphore ici ne saura plus rendre compte35.» Cela tient d\u2019une similitude 63 MONO OX plus profondément active qu\u2019aucune image ne saurait traduire.Il ne s\u2019agit pas d\u2019écrire le texte comme le sexe, il se produit tel, en lui-même identique, n\u2019imitant pas mais agissant.je suis obligée de parler pourquoi l'avoir cru les phrases s'inversent les mots viennent par derrière commencer par la fin défaire bout pour bout le discours comme si c'était possible les phrases commencent par la fin comme s\u2019il y avait trou comme il y a trou dans mon corps à partir duquel je pourrais retourner bout pour bout ma peau par l\u2019envers rouge j'imagine rugueuse torture pour les yeux muette de terreur mon corps non mes phrases oh ! je déparle oh! jai déparlé comme je te vois comme je t\u2019ai vu 36 «ce corps y sillonne37 », « éjacasse38 » pour tendre en sa place même son corps lui-même offert en prise, mis en page, en vente.que je dise alors quelque chose où des poils dissimulent un texte en jambes pourtant bien écartées, en absence, féminin, juste entre là déjà tout aussi mis à plat au centre s\u2019élance.puis une façon d\u2019insister en la douce usine au texte amorcé tantôt tantôt au lieu précis et rose du sens.quelque chose où des poils dissimulent un texte, comme une huître bien ouverte juste derrière.39 S'immiscent ici des convergences, des pulsions dont les couvertures et les ouvertures remettent en cause les clôtures fixées du sens.Il ne s\u2019agit plus, à proprement parler, d\u2019un texte qui raconte, mais d\u2019un texte cumulant des fonctions d\u2019existence.En ce sens, il se déclare 64 réel, non pas reproduction de discours sur ; il rejoint l\u2019ultime privilège de se produire (di- rait-on forme-contenu-sens, tout ça se concrétise, s'abîme implicitement ?).On n\u2019est pas loin de penser à un parti pris du texte, dans la seule mesure où ce dernier terme n\u2019est plus exclusivement défini comme réservoir de sens ou de figures suspendus, mais bien plutôt comme l\u2019entier événement d\u2019une poétique concrète, réellement ordonné au réel.Le discours ludique dans les herbes rouges s\u2019entend de cette façon.Privilégié en tant qu\u2019événement, le sexe lui-même se donne comme lieu de ce rapport.La dimension que prend alors le texte le distribue dans l\u2019inter, ce milieu ambigu où se convoitent les formes, les formules, les formulations.La grammaire, la syntaxe, la composition s\u2019y tiennent sans retenue, comme s\u2019il fallait que le texte entier désire pour que se déploie l\u2019objet. OU DU TEXTE Voici un texte très secret par toute son ouverture.40 puisque le discours arrive à ainsi masquer #1 « La clarté saute42 », « les miasmes métaphysiques s\u2019en vont43 », « les plans se détachent et sortent de l\u2019arrière-fond4 » .les textes se déforment ainsi que le lexique, que la grammaire, que le style et tout le reste pour se reformer autrement dans une revendication des droits à la parole déboutée de ses lieux sacrés.Le travail textuel, en ses structures, ne fonctionne pas autrement que l\u2019entreprise sexuelle, puisque homogène en sa face rhétorique à la force ludique qui l\u2019investit.Une marche réelle, mais non sans fiction ni figures, y déplie sa langue et son rythme au fur et à mesure qu\u2019un travail de sape s\u2019effectue.45 La transgression de la figure hors du code linguistique.La poésie transgresse le code idéologique.46 66 M opposer aux résistances du texte un refus des images, un « poison ».47 Faut-il ajouter nous-méme une voix a cette lutte entreprise, à cet appel, puisqu\u2019implicitement ce qui est réclamé s'effectue déjà dans la facture même du texte ?Épurer la poésie de son image et de ses images.T'enir ici, en ce lieu dit de production, à réaliser l\u2019urgence d'un bouleversement (pour ne pas limiter le travail à un simple changement auquel certains voudraient le réduire).Il y a plus.Il y faut plus.Ce qui paraît dispersé, hétérogène dans les herbes rouges se rejoint pourtant en cet acharnement à renouveler les formes et les sujets (entendons-le dans toutes ses acceptions).il y a bien un peu de tout ce qu\u2019elle change de la cela ici et plus encore : des syntaxe ou de mon corps syntaxes.le texte y tend à coincide dans cette fracs\u2019instruire lui-même et,en ture des choses ce sens, il me semble, si bien le sexe érigé, s\u2019échange contre l\u2019autre.qui reprend la figure puis l'intention, fainte, douce cette fois que certains voudraient le sens déplacé en d\u2019autres « réelles », en cahiers sac- zones chaudes49 cadés.48 lâchez-moi la syntaxe le temps presse façon de parler50 Des frictions qui s\u2019effectuent, des doutes soulevés, des crises.Recherche immédiate, discutée à l\u2019endroit même de ce qui se produit.Pourquoi attendre que la réflexion se mette à l\u2019essai quand le poétique en soi peut récupérer sa discussion ?Le texte poétique se remet en question ou autrement met la question en poétique comme allant de soi puisque immédiate, puisque investie en son intérieur (texte/ objet qui, encore ici, vient placer ses limites) dès lors qu\u2019écrit, que donné en prise.Les textes des herbes rouges s'unissent à cet égard, manifestent cette réflexion annoncée.« Je ne peux rien expliquer des phrases que je trace5! » se dit Philippe Haeck.Et il ne s\u2019agit pas sans doute « d'expliquer » comme d'interroger la fonction de la poésie, de donner au texte le loisir de se manifester dans l\u2019insécurité de son travail, dans la déroute qui caractérise son entreprise.Elle-même judicieusement comprise comme devant se joindre au réel, elle met en doute sa propre capacité d\u2019y parvenir.Les auteurs réclament leur place, leur rôle, mais se prennent parfois aussi à douter.Poélitique de Madeleine Gagnon ou Propagande de François Charron insistent sur leur rôle pamphlétaire et à cet égard s\u2019autorisent (s\u2019il faut encore parler de droit à) au cri le plus pur, à l\u2019appel, au ralliement.(mais, où est donc passée cette profonde recherche, suppose le lecteur, je suis abasourdi d\u2019un tel 68 CD AA dérèglement.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026./ je creuse en vain la clef d\u2019un message et n\u2019y vois que saccage \u2014 l\u2019auteur répond : précisément) 52 Et quand il s\u2019agit parfois de renouveler le dire ou de le chercher, on prend à d\u2019autres (sans retenue) ce qu\u2019il faut.On cite, on piège le texte des autres pour unir des voix, des paroles.Ainsi (entre autres) Sylvie Gagné qui greffe, s'approprie citations qui ne me censurent point, le vampire pique le texte (le sens perle) je répète récite le sang en désordre.citation ouverte moins souffrante, friande et offrande.la polyglotte s'étend surface de l\u2019entretexte incite son parcours haletante citeuse démasque les références qu\u2019elle se connaît se plaît de celles qui l\u2019habitent à son insu.53 Il aura fallu passer par là, citer beaucoup, tacitement ou non peu importe.Reprendre à d\u2019autres, piller le texte général, charognard du graphe, pour traquer sa propre pensée en cours, tenter de saliver son corps à soi, ce qu\u2019il y faut de soie et d\u2019arêtes aussi.54 Nous-méme, ici, pour parler | Comment faire autrement ?N\u2019y a-t-il pas urgence de trouver en ces lieux de la littérature qui s\u2019oblige à parler, le sens même de ce qui s\u2019ouvre ?Le travail de lecture essaie ici de se produire, non pas critique, mais incitatif dans son propre risque, puisque piégé dans son action et risqué dans son dévoilement.Tous ces dérangements font des herbes rouges le lieu d\u2019un événement 69 POLITIQUE concevoir un texte non seulement désirant mais social55 Lutter jusque dans les mines profondes et obscures du code grammatical 56 Le « tueur à pages57 » s\u2019agite.L\u2019ordre change, non plus ici le texte exclusivement, mais l\u2019autre réclamé.Il fallait en arriver à parler du politique.Aspect seulement des textes des herbes rouges, ou arme implicitement en sa fonction, en sa facture ?Sa réalité parle de la réalité.Il s\u2019agit d\u2019entreprendre la marche vers ou dans le désordre des lois tout autant littéraires que sociales.Le texte devient arme : | | avant toujours j'écris le Je voudrais dire d\u2019un texte couteau58 qu\u2019il coupe bien59 alors seulement, sous quelques syntaxes, s\u2019installe le texte insupportable.bien sûr il devrait en être ainsi du corps et du politique : aucune fuite, aucune démission, rien que l\u2019exercice des organes, rien que le commerce, que le jeu habile des petits bistouris ; DANS MA TÊTE LES SCALPELS.60 l'\u2019imprenable beauté que Au lieu de tenir un crayon, nous sommes je tiens un poignard pars\u2019offre comme une arme fois un pieu, ça n\u2019écrit dans la rue61 pas.62 | _ nous ne prendrons pas de juste milieu nous sommes des éventreuses, nous ne prendrons rien de moins que la Démesure.jusqu\u2019à se défoncer, démolir, exploser.nous ne mourrons pas, notre soif grandit nous sommes des consommatrices affamées dans cet immense marketing où rien n\u2019est oublié.Dans un siècle-continent où sévit la loi de la jungle la plus féroce, les blessées d\u2019hiver seront sans pitié.63 L'attaque vient de front.Droit, là où crie l\u2019urgence.Non pas témoignage, mais agression, le texte poétique convie, en son nouvel ordre, à un dérèglement ultime où la révolution s\u2019affirme dans toute sa nécessaire activité.Ceux qui ne savent lire l\u2019indispensable travail des herbes rouges ne se lient pas à son action (peut-être ?).Et là où nous parlons du front sur lequel s\u2019engage le débat, il vaudrait mieux dire les fronts puisque les points de tir \u2014 tout impliqués au poétique qu\u2019ils soient \u2014 varient dans la ou les préoccupations de chacun.Le texte proposé ici en lecture est majeur en son développement ; il constitue en lui-méme une provocation.Si « l\u2019écriture est infra/intra/intertextuelle avant d\u2019être collective64 » comme le suggère André Gervais (qui attribue au texte une formule d\u2019ailleurs fort ambiguë), il n\u2019y a pas lieu de limiter la portée, les griffes, les prises que les textes eux-mêmes provoquent.En fait, il s\u2019agit en dernier essort d\u2019« ENFREINDRE LA GRAMMAIRE SOCIALES5 ».il existe ainsi des textes techniquement, formellement « parfaits » : qui sont des moments précis dans un travail, et surtout de transition : on s'attend alors à un glissement de tout repos, mais J'ai dit s\u2019hérisse, car tout texte de plaisir est barbare (?) : .Existent ainsi des textes techniquement, formellement « parfaits » : ils sont lésions.66 Comment mieux faire comprendre que le travail de perfection peut lui aussi entreprendre de fendre, de trancher dans ses prétentions.72 \u2018 Irrémédiables, les accusations dérangent la trop lente bonne conscience.Le repos de la poésie, les chandelles et les légèretés s\u2019excluent.les herbes rouges se rallient en cette volonté de saper jusqu\u2019en sa source l\u2019état latent du bien- être (en tous ses sens encore) FINALEMENT Provoquer la subversion.Subversion qui attaque toute donnée préalable à la poésie, qui fait exploser les cadres, ébranlant des certitudes aussi bien que des tranquillités formellement établies.Les prétextes sont nombreux à ces entreprises subversives.Toute marginalité a pour soi (à tout le moins) la volonté de la provocation et, en cela, elle trouve non seulement à motiver son travail, mais à en imposer l\u2019existence.Ne pas admettre que l\u2019essentiel, dans cette poésie, se produit et se questionne, c\u2019est faire preuve de la plus pure mauvaise foi.Il s\u2019agit de savoir reconnaître qu\u2019à l\u2019intérieur de cette revue, se déploie une certaine unité dans cette volonté d\u2019atteindre à une autre forme, à un renouvellement du texte poétique qui ne peut plus être ni lu ni critiqué à partir des poncifs traditionnels.73 Le grand intérêt que cette revue suscite s'explique justement dans cette coincidence entre son intention de renouvellement et la réalisation de cette même intention.Les textes pratiquent eux-mêmes ce qu\u2019ils manifestent \u2014 ce qui n\u2019exclue ni les risques ni les échecs (heureusement).Dans la pratique de sa propre « théorie », le texte des herbes rouges rallie donc des fonctions diverses, chacune remettant en cause l\u2019ordre des contenus comme des formes : Quand je demande à François Hébert ce qu\u2019il pense de l\u2019« image » des herbes rouges à qui on reproche souvent d\u2019être le refuge d\u2019une poésie étroitement formaliste, il s\u2019insurge : « Pour nous, formaliste cela veut dire être attaché à tout ce qui est ancien.Le formalisme aujourd\u2019hui c\u2019est de réécrire Gaston Miron ».Précisez.Il précise : « Pays, fleuve, neige, ce sont des mots usés, comme les thèmes auxquels ils renvoient.» J'allais dire : mais .F.Hébert ajoute « comme le sont aujourd\u2019hui texte et sexe, dont on a fait beaucoup usage chez nous »67.Un des deux animateurs de la revue remet en question le travail qui doit s'effectuer à l\u2019intérieur même des herbes rouges.On aurait tort de les considérer comme le lieu « établi » d\u2019une certaine forme.Ces recueils sont plutôt un événement en soi, plus important en cela que la réussite éventuelle de chacun.L'activité, dont cette revue est le ressort, entend provoquer une ouverture, tracer une voie entre les clôtures fixées autour de la poésie.On passe dans les 74 herbes rouges, on s\u2019y bouscule, et la lecture qu'on peut en faire dérange (espérons-le) notre prétentieuse assurance.Donc, tout le ludique qui s\u2019y inscrit ne doit pas être confondu avec une quelconque facilité.Le jeu n\u2019y est pas innocent.Au contraire, le dérèglement apparent ne fait que trompe-l'oeil.Peu importe alors que le texte rebute, « car « il ne s\u2019agit plus de plaire » mais bien d\u2019amorcer un travail sur le plaisir68 ».Celui que nous avons nous-même entrepris tente d\u2019en répondre.« On dirait que tu écris pour être cité.» rien de plus vrai : j'écris pour être pris, donner l\u2019envie d\u2019être pris69. BIBLIOGRAPHIE Note : H.R.signifie les herbes rouges et n.p.signifie 10.11.12.13.14.15.16.17.non-paginé.Des Roches, Roger, la promenade du spécialiste, H.R.54, août 1977, n.p.Giguère, Richard, « Les herbes rouges une grande petite revue », dans Livres et auteurs québécois 1975, Les Presses de l\u2019Université Laval, 1976, p.121.Beausoleil, Claude, « now » dans ahuntsic dream, H.R.27, mars 1975, p.29.Giguère, Richard, op.cit.p.121.Des Roches, Roger, « pour servir chaud » dans la publicité discrète, H.R.25, janvier 1975, n.p.Labine, Marcel, « la trace de l\u2019autre pli » dans l\u2019appareil H.R.38, août 1976, n.p.De Bellefeuille, Normand, le texte justement, H.R.34, janvier 1976, n.p.Francoeur, Lucien « BLOC-NOTES wall-o-matic poem » dans snack bar, H.R.10, juillet 1973, n.p.Villemaire, Yolande, machine-t-elle, H.R.22, juillet 1974, np.Charron, François, du commencement à la fin, H.R.47-8, mars 1977, p.19.Villemaire, Yolande, machine-t-elle, H.R.22, juillet 1974, n.p.Gagnon, 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Pulsions, Michel Beaulieu ., Seul l\u2019abonnement annuel donne droit aux livres- cadeaux.La nouvelle Barre du \u2018Jour, CP.181, \u2018Succ, Outremont, oon _ Outremont, s Que | H2V 4M8 et ca 1a Nouvelle Bare du Jour vous offre gratuit ment deux des livres suivants : Mécanique jongleuse, Nicole Broward ong L\u2019état de débauche, Jean Yves Collette = Eo Le petit cathéchisme, Louis-Philippe Hébert Tableaux de l\u2019amoureuse, Paul-Marie Lapointe Lieu de naissance, Pierre Morericy | 12 numéros, un an, au Canada : $30.un an, à l'étranger : $36.6 numéros, six mois, Canada seulement : $16.fg nom adresse val RR Veuillez m\u2019abonner à partir du numéro Livres choisis sise \u201c
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