La jeunesse ouvrière : journal jociste, 1 janvier 1939, Janvier - Février
[" L J OCISTE Organe mensuel de la J.O.C.Un chef { Au début d'une nouveile année, il est encore dans l'ordre d'examiner à la lumière des faits et gestes, les conséquences et les résultats dus aux actes posés au Cours de l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.Un fait à dégager et qui a dominé l'année toute entière, pour se terminer dans un atmosphère inquiétante, est bien ce racisme exagéré et dangereux, qui s\u2019est infiltrer dans l'esprit des peuples, au point de leur faire presque oublier leurs responsabilités D'HOMME.MEL'année qui vient de s'écouler à tenu en haleine des peuples en- fiers ct surtout les diplomates qui ont dû rivaliser de ruse et d'astuce pour écarter du monde le spectre de la guerre qui planait sue nos têtes.L'amour de la race a-t-on dit, est sacré.Ils ont raison, et nous le croyons autant qu'eux.Là où ils ont tort, c\u2019est que l'amour de la race telle qu\u2019envisagée par eux, n\u2019est pas de I'Amour, mais de l'orgueil, n\u2019est pas de l\u2019Amour mais de l\u2019égoisme.Et tout ceci conduit inévitablement, lentement peut- être parce que le peuple est tellement peu libre, mais sûrement, à l'anarchie, au déraisonnement, au jugement vil et bas et tout à fait illogique et contraire à ce que l\u2019on pensait antérieurement.1 Ainsi par exemple, quand on est \u2014\u2014 dictateur ou autre chose, et que Ÿ l\u2019on vient affirmer à la population i Î sa détermination de plier la destinée à sa propre volonté, voilà un blasphème qui pourrait coûter cher à celui qui s'en est rendu coupable.Autre exemple, quand un dictateur ou autre chose, veut établir et obliger les citoyens d'un pays, à professer telle religion que ce même monsieur croit bon d'établir en vue de s\u2019en faire connai- tre comme dieu, voilà une autre chose qui pourrait coûter cher à cet individu.qui évidemment \u201ctravaille\u201d uniquement pour son acs ves tt) ime s (la suite en troisième page) wm > COCIEIATOIS Il nous faut 4 des hommes nouveaux \u2014 \u2014\u2014 = \u2014 (lire en pag» 3} i | Je suis la petite ouvrière ty + (lire en page 5) Si le père Adam revenait 1 \u2014\u2014 \u2014 -\u2014\u2014\u2014 (lire cn page 7) \u2018 La |.O.C.sème la joie chez à les pauvres et les malheureux Pat \u2014\u2014 (lire en page 8-9) \u2018à Ce \u2018que sera notre foyer -} (lire en page 10} ° Une opinion sur 44, les jeunes de chez-nous # -\u2014\u2014 (lire en page 11) Un enfant qui pleure J (Roman complet) ES (lire en page 12) : Comment se fabrique une chaussure i (lire en page 13) iT Mes souvenirs d'usine \u2014 (lire en page 14) Cy s hors Ta dent dns An Sen ibrar 3 enn 3 Wien {an TE TE SET EARNERS œ LOC mo : Se dis .TTA .- nor are wir PET we hos al NE RIREDS STIs: PT US amas me pyre J Hosts x oem ge COLPLOLEL0PL0P5 PPPIPLES ELE PEL POPPE LOE DLEL CAD E80LEDPPEOS PEPE SPOON + OOF æ Page deux = La Jeunesse Ouvrière \u2014 _ janvier \u2014 Février 1939 Appel pour.le 2ème Congrès Généra de la JOC à Montréal, en juillet 1939 Cher jociste, Je profite de cette occasion magnifique pour saluer tous ceux et toutes celles qui ont crû en la J.O-C.|| n'est certainement pas de meilleur temps qu'au début d\u2019une nouvelle année pour vous redire, chers jocistes, de nous continuer votre appui et collaboration.Déjà, en plusieurs occasions nous avons laissé entrevoir le triomphe en perspective pour juillet prochain.Inutile de vous dire que nous comptons énormément sur le dévouement et la collaboration de toutes les bonnes volontées Le deuxième congrès général de la J.O.C.s'en vient.C\u2019est notre Congrès que nous préparons.C'est le congrès de la classe ouvrière.Une fois de plus nous devons prouver à la jeunesse ouvrière combien elle est organisée.Pour réussir ce tour de force en perspective, commençons immédiatement.Que chacun et chacune réalise bien que le succès de ce ' Gaston Sylvain, secrétaire général, qui vient de remplacer A la Jeunesse Ouvrière de tous le pays, Comme il a déjà été annoncé dans notre journal \u2018La Jeunesse Cuvrière\u201d numéro SPECIAL de décembre 1938.Au mois de juillet 1939 aura lieu à Montréal notre DEUXIEME CONGRES CENERAL.Je viens donc au nom de la }.O.C., inviter toutes les jeunes ouvriers et ouvrières, en un mot toute la jeunesse et toute la classe ouvrière.Notre CONGRES n'est pas le congrès uniquement des membres de notre mouvement mais aussi celui de toute la jeunesse ouvrière du pays.|| est donc entendu que tous les jeunes ouvriers et ouvrières, jocistes ou non, peuvent s'inscrire et participer au congrès de la |.O.C.qui est LEUR congrès.C\u2019est un devoir tant social que chrétien que de s'unir, s\u2019entr'aider \u201cafin que demain les conditions et la situation faites à la jeunesse ouvrière, deviennent normales et cet heureux jour, non seulement la classe ouvrière en profitera mais aussi toutes les classes de la société.À partir de ce jour Julien White, nommé administrateur de \u2018\u2018Loisirs\u201d, congrès dépend d'eux-même.Avec tous ceux qui ont eu le bonheur de voir le premier congrès et parce que nous avons vu avec quelle générosité chacun s'était donné au service de la classe ouvrière, à cause de cela, nous sommes parfaitement rassurés de voir encore une fois tout le monde, faire l\u2019effort individuel pour que rien ne compromette le succès de ce congrès.Nous sommes un mouvement de masse et la masse a remuer demande une sage discipline de la part des chefs et également des membres.Rappelons-nous cette phrase : \u201cLa J.O.C.c'est Moi.\u201d La Jeunesse Nouvelle c'est Nous.Elle sera belle cette jeunèsse dans la mesure où elle sera forte.Le chômage, la misère et toutes les détresses dont elle souffre serviront à la grandir si elle sait être courageuse et énergique.Sachons être chacun d'entre-nous ce que nous devons être et paraître, afin qu\u2019en nous et par nous on voit toujours une ).O.C.organisée.Emile RICHARD Propagandiste-général COLI PEOPLE DE CODOCEDEEDEEPEDONEPODE VOD ED > eal; Rif i car.GCCOILELOIOLEOEPEOOODECEOOEVASECIDET TOC CIEEIOOI EME PPPS OSE Noe Add \\ hd P oe PLP LC LEGS TOI CL CLEEL ELE CE PE EOL SEL EE EE EL EEG GLO EPIONE ES DOG CEE COCOON OPEL COS = e rs le monde ira mieux parce que toutes les classes de la société, auront mieux crrapris leurs devoirs respectifs, et travailleront ensemble à la restauration de tout ce qui nuit à la bonne entente de la grande famille qu'est la société.Voila ce que la J.O.C.désire ! Voilà ce que prêche la doctrine Sociale de l'Eglise ! Et voilà aussi ce que veut l'Eglise !!! \u201cDe la JUSTICE SOCIALE\u201d.Pour terminer j'invite de nouveau toute la jeunesse du pays à notre Congrès de juillet prochain ! Et en attendant cet évènement la | O.C.continuera sa marche triomphale, en bâtissant une jeunesse nouvelle, une jeunesse joyeuse, une jeunesse forte parce qu'lle sait travailler dans la joie malgré tous les obstacles qu'elle rencontre et rencontrera.Donc jeunesse ouvrière de tout le pays, la J.O.C.t'attend au Congrès qu'elle organise pour toi et pour le plus grand bien de tous tes frères ! Gaston SYLVAIN Secrétaire-Général $ 3 3 è : 3 : : 3 ; ; : : : : ; comm Jany Que fa ouvrière?Une o pable de revendica Certes, dispensab connaisso nous lutta les forces vailleurs sommes pourra rq la discipl Cepenc due d'un dépend, l'activité ceux qui Il ne adhésion d'attendr confiance et de la Nous ouvrière me: nou telier, la plus co sur les nous vou ble des l'homme, l'ame et de s'épa cesse.| Fort | nous.Mais te contel bre de initiative tants?Non! Car \u20ac ciété al 6 Les J demi- ot aiffieul: cours \u20ac être mn vail.Voici sicurs 1.\u2014A n'eut \u20ac adultes temps, et se c quelque 2 \u2014I entrée besogn difficil certain cupalt adulte.d'un a fut ch rempla sances 3.chez § un tre Exige $ n- 3 ; \u20ac; nn.» $ L.$ ç e, ç Nn 2 \u2018 > 3 3 = eu er Î > > 9 > y > Poe GP CA Janvier \u2014 Février 1939 Es La Jeunesse Ouvrière \u2014 \u2014_ Page trois (Il nous faut des hommes nouveaux! Que faut-il pour relever la classe ouvrière ?Une organisation puissante capable de dresser des cahiers de revendications?.un mouvement.Certes, ce sont là des leviers in- dispeasables dont, a la J.0.C., nous connaissons toute l'importance.Si nous luttons sans répit pour grouper les forces éparses des jeunes travailleurs c'est parce que nous sommes convaincus que rien ne pourra réussir sans l'union ct sans fx discipline.Cependant quelle que soit l'étendue d'une organisation, son action dépend, et dépend uniquement de l'activité déployée chaque jour par ceux qui la composent.{I ne suffit pas de donner ton adhésion à notre mouvement et d'attendre avec plus ou moins de confiance le triomphe de la justice et de la fraternité.Nous voulons arracher la classe ouvrière à l'étreinte du matérialisme: nous voulons que l'usine, l\u2019atelier, la vie tout entière ne pèsent plus comme un fardeau écrasant sur les épaules du travailleur; nous voulons que dans le plus humble des manoeuvres on reconnaisse l'homme, le frère du Christ dont l'âme et la conscience ont besoin de s'épanouir et de s'enrichir sans cesse.Fort bien! Tu es d'accord avec nous.Mais alors pour réaliser cet idéal, te contenteras-tu, toi, simple membre de la J.O.C., d'applaudir aux initiatives d'une poignée de militants?e ee Non! cent fois non! Car ce n\u2019est pas la J.O.C.\u2014 société anonyme de jeunes travail- | Quelques du bon Les jocistes, soit apprentis, soit demi-ouvriers, se plaignent de la difficulté qu'ils rencontrent au cours de leur apprentissage pour fire mis au courant de leur travail.Voici les dépositions de plusieurs jocistes d'une section: 1.\u2014A son entrée au travail, il n'eut comm@ compagnons que des adultes.Ceux-ci, la plupart du temps, le laissèrent tirer son plan et se contentèrent de lui reprocher quelques petites gaffes qu\u2019il fit.2.\u2014II dut tirer son plan dès son entrée au travail.Cependant la besogne qu\u2019il avait n'étant ni trop difficile ni trop grande, il avait certains moments libres qu\u2019il oc- cupalt à regarder travailler un adulte.Ce qui fit qu\u2019au départ d\u2019un ancien employé spéclalisé, il fut choisi par les patrons pour le remplacer, grâce aux connaissances qu'il avait acquises.3.\u2014Est seul apprenti-boulanger chez son patron qui fut pour lui leurs \u2014 qui sauvera la Jeunesse Ouvrière.ce sont les jocistes! Ce disant nous ne jouons pas sur les mots, camarade.Nous te rappelons simplement par sections et par services ne servira de rien si tu ne mènes pas autour de toi une action personnelle, une action jociste de tous les instants! e e oo Et d'abord à l'atelier.Ton premier devoir jociste n'est- ennemis travail 4.\u2014Engagé en qualité d\u2019employê débutant dut également se tirer d\u2019'uffaire et ne reçut jamais aucune aide de ses collègues.5\u2014Est seul employé chez son patron.Ce dernier le mit parfaitement au courant dès le premier jour, puis par après le laissa se débrouiller.6\u2014A reçu une très bonne instruction professionnelle des adultes qui travaillent avec lui.Mais maintenant, étant occupé à une besogne assez spécialisée, est seul, à l\u2019atelier ,capable de la faire.Ii ne peut donc être aidé par ses compagnons.Il s\u2019est poerfectionné seul à ce nouveau travail et peut maintenant se considérer comme ouvrier qualifié.7.\u2014Remarque qu'il reçoit plus souvent l\u2019aide de jeunes que celle de vieux ouvriers.Pourtant, il arrive que ceux-ci lui montrent leur travail bien réussi et lui expliquent la manière dont ils s\u2019y un très bon instructeur.sont pris pour le faire.il pas de devenir un homme de métier?Travaille de tout ton coeur à ta formation professionnelle.Nous serons Le; de nos mains calleuses que notre organisation par fédé, [dans la mesure où nous serons des tout en honneur les solides qualités morales qui firent la gloire des anciennes corporations.Action jociste encore la lutte contre la grossièreté sous toutes ses formes, Les gravures obscènes qui circulent dans certains ateliers, les inscriptions ordurières, la déprédation stupide des installations sanitaires jettent le discrédit sur les travailleurs.Ne crains pas de le répéter autour de toi.Et sans crainte des quolibets efforce-toi de faire comprendre que le meilleur myen de saboter nos revendications c'est d'étouffer ainsi peu à peu la dignité ouvrière.Est-ce là toute l'action Jociste à l\u2019atelier?| Tu sais bien que non, camarade.Nous aussi nous avons un programme revendicatif.Tous les jours \u2018la J.OC.intervient en tant que \"mouvement représentatif de la jeu- légitimes intérêts matériels.travailleurs conscients de la valeur de notre ouvrage.Un jociste qui néglige son apprentissage renie pour ainsi dire ses frères.C\u2019est un poids lourd qui freine la montée de la jeunesse oùvrière vers la fierté et la joie au travail.Action jociste également, l\u2019exemple de probité et de loyauté que tu ne dois jamais manquer de donner à tes compagnons.Il est des habitudes de gratte et de coulage qui sont passées dans les moeurs.Est- ce une raison pour les perpétuer?Si nous désirons relever la classe ouvrière il importe de remettre par- 8.\u2014A été aidé pour apprendre son travail par de jeunes apprentis ayant déjà l\u2019expérience et les connaissances d\u2019une ou deux années.L\u2019on remarquera que nous n\u2019avons pas groupé que des déclarations pessimistes.Quand nos jocistes sont bien traités, ils le disent aussi nettement que leurs compagnons moins favorisés.* oF ok Et maintenant, serait-il quand même si difficile pour un brigadier, pour un contremaître, pour des ouvriers expérimentés de mettre avec bonté et clarté, un jeune au courant du travail pour lequel il a été embauché ?Et les patrons ne consentiront- ils pas une bonne fois à mieux se rendre compte de la situation exacte de leur atelier.Maintenir le régime actuel, c\u2019est encourager le \u201cje m'en f.\u201d du travail ARTHUR.LA Exiger de votre fournisseur les produits alimentaires de qualité supérieure BELLE FERMI SAUCISSES \u2014 JAMBONS \u2014 BACON, ETC, ERE N.Bourassa, Limitée, Montréal.nesse ouvrière pour défendre nos Que l'on cite à cet égard un mouvement dont le bilan soit aussi riche que le nôtre de réalisations et de services pratiques?, fierté des conquêtes de cet ordre, que des victoires morales remportées chaque jour par les jocistes sur eux-mêmes.Pour faire une classe ouvrière plus belle il faut préparer des hommes nouveaux ! Jeuune Travailleur c\u2019est à cette! tâche que la JO.C.te convie.! Donne-lui ta bonne volonté, ton enthousiasme et ton courage.elle t'aidera alors avec son organi sation, sa discipline et son amitié à faire régner sur le monde du travail l'idéal que le Charpentier de Nazareth est venu révéler aux hommes.Pendant les repas Les repas réunissent autour de la table les membres de la famille que les obligations de la vie séparent pendant une grande partie de la journée.Nous n\u2019avons pas le droit d'oublier qu'il ne faut, sous aucun prétexte, troubler l'atmosphère d'harmonie ni la joie de cette réunion.Renonçons à exprimer notre ennui et notre mauvaise humeur, même si des contrariétés justifient un tel état d'esprit.Et surtout, ne choisissons pas cet instant pour examiner les bulletins des enfants, afin de ne pas courir le risque de «devoir répri- rander et punir.Néanmoins nous tirons autant de: Un chef (suite de la première page) \u201ccher\u201d peuple ?Le racisme est pur et nécessaire à condition qu\u2019il dirige sincèrement son action pour la gloire de Dieu, l'unique Dieu de tous.Mais assez de tout cela, et parlons plutôt, cela sera plus reposant, de ce vénérable vieillard, de ce \u201cmiracle man\u201d dirait les Anglais, au milieu de cette terrible tempête, muintes et maintes fois semblant être terrassé par cette maladie qui a failli nous l'enlever, il est resté debout au milieu de tout cela! Sa Sainteté Pie XI est vraiment le Chet de l'heure, et la religion Catholique peut être fiere à bon droit de l'avoir pour Père et Chef, Pour briser ce tumulte croissant de la haine que l'on semuit presque avec volupté, le Père des chrétiens à Lui aussi élevé la voix, pour prêcher la Charité, la Justice et l'Amour.Ça été un moment vraiment pathétique et solennel, que cet ordre du Père de l'Eglise à ses enfants chéris: \u201cNous demandons de prier pour la Paix\u201d.Jamais un ordre, venu d'un pareil chef, n'a été aussi religicusement suivi.Unis dans un même idéal, tous les fidèles de la terre, ont obéi avec enthousiasme au Chef commun.Pie XI est un Chef, Un Vrai, et Il est NOTRE Chef, Nous en sommes fiers, et nous demandons à Dieu de nous le conserver encore longtemps, parce que nous sommes convaincus que les puissances du mal ne prévaudront rien contre Lui.RANDAM.Notre dignité ouvrière Au cercle d'étude, un camarade rapporte ce fait: \u201cDans la maison où je travaille, nous devons pour faire des mélanges utiliser de l\u2019acide contenu dans de grandes bonbonnes.Cet acide est si corrosif qu\u2019une seule goutte tombée sur Ia main brûle la peau.II existe pour soutirer des liquides dangereux des appareils spéciaux.Mais chez nous les ouvriers se servent de syphons ordinaires qui s'amorcent à la bouche.Si l\u2019un d'eux respirait trop fort le liquide monterait jusqu\u2019à la bouche et la brûlerait.Et cela se fait tous les jours.\u201d Lorsque le travailleur est considéré comme un routage matériel de l'entreprise sa dignité d'homme et de chrétien n\u2019est pas respectée.La J.O.C.désire que le jeune travailleur se respecte lui-même et soit respecté.Le Chef d'Equipe.MINISTERE de la pro Hou, Albiny PAQUETTE Ministre COURS DU JOU Modelage Peinture du bâtiment 69 ouest, rue Téléphone: BElair 2374 Dessin à main levée Peinture SECTION DES METIERS Jean BRUCHESI Sous-ministre DU SECRETARIAT vince de Québec LES ÉCOLES D'ARTS ET MÉTIERS R ET DU SOIR SECTION DES ARTS Architecture Solfège Dessin Industrie! Mécanique Electricité Mathématiques Menuiserie Soudure Coupe de vêtement Écoles dans les principaux centres de la province.Pour renselgnements s'adresser au directeur Saint-Jacques MONTREAL & A He sem.Wim lt nil TA .PRA ke | SPAT cent $ A à caca nt ie = aa a rn Page quatre | JEURESS| JOURNAL JOCISTE ORGANE MENSUEL DE LA }.0.C.«Mouvement spécialisé de l'A.C.J.C.) 1037 rue Saint-Denis, Montréal Enrrimé par \u201cIllustration Nouvelle\u2019, 1124 Est, rue Marie-Anne, Montréal = Fred Montréal, Janvier \u2014 Février 1939 La J.O.C.grande donneuse Nous sommes toujours, nous de la classe ouvrière, à chercher des comparaisons et des explications à tout.Toucher du doigt les succès comme les insuccès afin d'avoir la preuve de tout.La J.O.C.qui est l'affaire de tous les jeunes ouvriers doit-elle, pour les satisfaire poser des actes concrets et fournir à ses membrees les preuves qui par tempérament, ils exigent d'elle.Je ne sais pas si ceux qui ont un peu vieilli se sont posés, en face de cette J.O.\u20ac.des questions.Comment arriver à satisfaire la jeunesse ouvrière ?Les faits prouvent, les résultats montrent d\u2019une façon évidente, que la méthode jociste répond pleinement à ce qu'on attendait d'elle.Que ceux qui sont inquiets \u2018de la jeunesse ouvrière veulent bien faire confiance à la J.O.C.Elle doit donner, parce que le jeune ouvrier a de grands besoins.Besoins que lui ont créé la vie, les habitudes.Besoins nécessaires.Est-ce qu'il faudrait croire que c'est la J.O.C.qui doit directement tout donner ?Le croire serait prendre des responsabilités énormes et risquer de ne jamais arriver à satisfaire ces justes exigences.Alors le but de la J.O.C.n\u2019est pas de tout donner, mais de préparer les jeunes a recevoir.Recevoir c'est ce que l'on sait le moins.Combien de fois avors-nous eu le bonheur tout prêt, la chance étai tpour nous.Et voilà que l\u2019on regarde cela avec indifférence, comme si c'était rien du tout.Il fallait pour prendre cela, faire un petit sacrifice, Tenotcer à un goût, à une habitude pour l'avenir on ne sait pas, on ne veut pas.Et le désir de la classe ouvrière est-il ce qui lui va ?La J.O.C.parce qu'elle est une partie de la classe ouvrière et une partie de l'Eglise, donne aux jeunes dont ils ont besoin, elle donne de façon pratique, après avoir fait désirer elle donne et donne généreusement.Tous les jocistes ont reçu énormément.Les familles ont reçu, le pays a reçu, l'Eglise a reçu.Ils ont reçu avec joie.Recevoir une formation, faire l\u2019apprentissage de la vie tout en étant très gaie, très de bonne humeur, voir le beau du bien, c'est la J.O.C.Elle donne du goût la J.O.C,, elle fait apprécier les bel'es choses.Combien de jocistes disent n'avoir jamais admiré un coucher de soleil avant d'être jocistes.Combien de bonnes amitiés la f.O.C.donne, les jocistes savent tous les bons amis, tous les vrais amis qu\u2019ils ont reçus.C\u2019est sûrement le service le plus appréciable, service qui à lui seul transforme la vie.La J.O.C.donne de l'espérance, espérance réalisée chez certains, preuve évidente pour les autres.La J.O.C.c\u2019est la confiance.Combien de pauvres rescarpés lui doivent les moments heureux.La J.O.C.elle est donneuse et elle remplira sa mission lorsqu'elle aura donné à tous.Comment comprendre qu\u2019il y en a tellement même au sein de la J.O.C.qui ne savent pas recevoir.Les pauvres, ils font pitié.Ils sont aveugles volontaires, ces boîteux de fantaisie.On se demande pourquoi ne pas vouloir du bonheur.Est-ce qu'il est possible d'être intelligent sans comprendre, est-ce possible d'avoir de l'idéal sans apprécier le service Chrétien, social que la J.O.C.lui rend, rend à la société et à l'Eglise, Non, ce n'est pas possible.Il faut que ceux qui ont compris, fassent comprendre les autres.Que les misérables se repentent, ils sont nécessaires pour prouver que Dieu reste le Maitre de tout.La J.O.C, elle ne se fatiguera pas de donner, parce que c'est sa mission, Belle chose que la J.O.C.Hatons-nous de préparer les gens à recevoir.GABY Con VE AMherst 1714-3500 Le Pain \u201cVital Royal\u201d pour votre plaisir La Jeunesse Ouvrière \u2014 \u2014 v Janvier \u2014 Février 1939 Aérodynamisme En ces temps de progrès, on parle beaucoup d\u2019aérodynamisme.Les différentes marques d\u2019automobiles se font une concurrence acharnée À ce sujet.C\u2019est à celle qui enfoncera l\u2019autre.Souvent, elles s\u2019enfoncent les unes dans les autres, et celà fait un \u2018bel accident\u201d lorsqu\u2019il y a des morts, et un petit fait divers, lorsqu'il n\u2019y en à pas.Mais l\u2019aérodynaraisme ne s\u2019arrête pas aux autos.Les voitures d'enfants sont atteintes par la maladie.Les poupons qui les oc- eupent deviendront sans doute des coureurs émérites, et c\u2019est comme celà qu\u2019on forme la jeunesse ! II y a encore plus fort !On lance maintenant sur le marché des chapeaux et des pipes aérodynamiques.Çà vous renverse, et pourtant, c\u2019est vrai ! Gare À la vitesse des piétons.I va falloir pour eux un code du trottoir.et pour nous, les jeunes, il y a également un danger ! les jeunes filles modernes ne voudront plus que des fiancés au profil aérodynamique ! Et.maintenant, arrêtons.nos pensées sur un autre genre d\u2019aéro- dynamisme.Avez-vous remarqué Paérodynamisme de certains films, de certaines brochures qui pénètrent avec peu de résistance dans la mentalité des jeunes comme des plus âgés ?Avez-vous remarqué l\u2019aérodynamisme de certaines distractions qui prennent les jeunes tellement à fond qu\u2019ils y laissent leur santé ?N\u2019ont-ils pas atteint l\u2019aérody- namisme intégral, ces jeunes gens, ces jeunes filles de 14-15 ans, qui courent les plaisirs et font du sport à l\u2019excès, s\u2019y abiment Ia santé et quelquefois en reviennent avec un bagage qui sera un lourd fardeau pour le restant de leurs jours ?Certains parents semblent n\u2019avoir qu\u2019une faible idée de leurs devoirs en laissant agir leurs enfants comme bon leur semble.Certes, on fait des descentes de police, on punit les gamins et les gamines surpris dans des établissements qui ne sont pas faits pour eux\u2014ni personne\u2014, mais que fait-on pour prendre le mal à la racine, pour enrayer cet aérody- namisme des plaisirs malsains ?Si le monde continue, ce ne seront plus seulement les pipes et les chapeaux qui seront aérodynamiques, mais la mentalité même de l\u2019homme qui pénétrera facilement dans toutes les formes du mal.Gare à l\u2019\u201caérodynamisme des consciences\u201d.Les faits divers nous apprennent qu\u2019il existe déjà à une grande échelle et qu\u2019il fait le désespoir des vérificateurs de comp- S.docistes, debout ! Luttons contre cet engourdissement des consciences.Luttons pour une classe ouvrière saine, physiquement et moralement.Nous ne voulons pas passer pour des \u201carriérés\u201d et des \u201cnavets\u201d, nous ne voulons plus être dupes d\u2019an état de choses qui n\u2019a que trop dûré.\u201cEn avant, pour Paé- rodynamisme du bien !\u201d - L.B.AUBAINES Evangile \u201c\u2018Faites-Ça\u201d Reliure de luxe doré mur tranche 1.00 \u201cLa Jeunesse Ouvrière\u2019 Rellure de luxe Série 1932 à 1937 *5.00 \u2019 Jocistes et Membres de Loisirs $126 AVENUE DU PARO La Compagnie de Charbon OUIMET WILSON Limitée CHARBON \u2014 HUILE A CHAUFFAGB Tél.CRencent 8177 \u201cC\u2019est gênant, tant de chandelles.\u201d \u201cTu n\u2019en tiendrais pos compte si c'était des Sweet Caporals.\u201d CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d OSER-VOULOIR C'est une jociste.Elle a 15 ans, I'aspect trés timide.elle travaille dans une chapellerie, .crise, beaucoup saisissent ce prétexte pour ne pas faire un effort, quand une compagne est sans travail.Depuis juillet cette jociste a placé 5 jocistes dans son usine.Comment ?il y en a qui quittent, d\u2019autres ne conviennent pas, alors vite la jociste propose une de ses compagnes.La petite jociste est irrésistible et elle veut bien ce qu\u2019elle veut.Elles sont maintenant 8 jocistes, les 6 de la cha- sus, bras dessous.Chaque jour 8 bérets épinglés de 8 insignes passent dans la J.O.C., des soeurs de travail.Elles ne sont pas riches, leur salaire est si maigre, mais leurs coeurs sont riches d\u2019idéal, de dévouement.Et cela c\u2019est ouvrière\u201d et une \u201cchic jociste\u201d.Tél.CAlumet 5751 La Lithographie du St-Laurent LITHOGRAPHIE \u2014 IMPRIMERIE 7501 Boulevard St-Laurent MONTREAL C.Lamond & Fils, Liée BIJOUTIERS Insignes en Or, Argent, Aluminium, Bagues pour Finissants, Boutons pour Clubs ou Sociétés Dans son atelier il y a 40 ouvriers et ouvrières.C\u2019est laË pellerie et deux autres qui, chaque matin, s'en vont bras des- la rue; la conversation est animée, préoccupée des intérêts de Ë l\u2019oœeuvre d\u2019une jociste, d\u2019une jociste de 15 ans à l'acpect très Ë timide, mais qui a osé, qui a voulu.Voilà au moins une \u2018\u2018chic | Le seul autorisé À fabriquer les insignes jocistes = No 44, folio 9339.929, rue BLEURY, Montréal MArquette 7769 = \u2014 janvi p\u2014\u2014 Je LL voyez PC jour, sum Je suis « personne Je ne dernière dernière Je n'ai gris de | menace que je né pitt ne photogra Mon 7 maïs je ne.Jen puleuses done san Je vis qui n'en bitons ( frile, da Nous av ei NOUS Nous les jour: Mais subite.Je su Mon hientôt d'un ac etait d'une \u20ac dienne.Natui disparit * TESSOUT( d'existe On « nous aù H y | qui der contre di nous | mies-noi [ tuis jer | accablé P mon pe faute.| rien, 8 vidicule Nous | deux, E Gui NOT devant E P( 6949, TTR 1939 LL.Is.\" dans une .C'est [af | faire un janvier \u2014 Février 1939 La Jeunesse Ouvrière Page cinq = - Je suis la pauvre petite ouvrière .Oui, celle que vous voyez passer deux fois.le jour, sans jamais la regarder.Je suis celle qui n\u2019intéresse personne, Je ne vais pas exhiber la dernière création de la toute dernière mode.Je nai qu'un petit tailleur gris de Uannée derniére, qui menace de.me quitter avant que je ne le quitte.Les journaux ne donnent jamais mu photographie.Mon papa est mort .maïs je ne l'ai pas empoisonné.Je n'ai jamais eu de cra- prleuses aventures.je suis done sans intérêt.Je vis avec ma vieille mère qui n'en peut plus.Nous habitons au sixième, sous la tuile, dans un chie quartier.Nous avons très froid l'hiver «+ nous cuisons l'été.Nous ne mangeons pas tous les jours à notre faim.Mais cela n\u2019intéresse per- seine.Je suis la petite ouvrière.* x * Mon père est mort, voila luntôt cing ans, des suites d'un accident de voiture.Il tait camionneur - livreur d'une grosse maison canadienne.Naturellement sa brusque disparition nous laissait sans \u2018 ressources et sans moyens d'existence.On aurait peut-être dû É rous aider à vivre.dans son Il y avait des assurances à qui devaient nous protéger, convien- pagnes, bien ceË e la cha- bras des- ent dars térêts de sre, mais § ela c\u2019ect sect tres À ne \u2018\u2019chic REAL contre lesquelles nous avons di nous défendre.Nous sommes-nous mal défendues ?J'étuis jeune.ma mère était occablée.on a décidé que won père était mort par sa faute.qu\u2019on ne nous devait rien, sinon un petit secours ridicule.et temporaire.Nous avons fait, toutes les deux, .quelques.démarches, qui nous coûtaient tellement, devant des messieurs impres- EPARGNE POUR TON CONGRES! sionnants qui, eux, ne sen- blaient nullement émus de notre lamentable situation.Et puis, les femmes ne sont pas encore électrices, n'est-ce pas.Alors, en souvenir de ses longs services, on m'a offert une pluce modeste, dans la grande maison qui employait mon père.Je suis donc devenue la petite ouvrière.Nw KB On avait, à la maison, d'autres vues sur mot.J'étais mal préparée à la vie que je mène.Les parents veulent toujours, pour leurs enfants, quelque chose de mieux.qu'ils ne peuvent, hélas ! pas souvent leur donner.Je suis \u201cà toutes mains\u201d dans l'immense affaire: tantôt ici, tantôt là, où le travail presse.Je suis de tous les \u201ccoups de feu\u201d, de toutes les fétes.que je passe dans l'arrière-magasin à préparer les doubles pour les vendeuses au fur et à mesure de la vente, De fort belles dames nous demandent, assez souvent, des choses impossibles.et pressées, mille fantaisies aus- Téléphone AMherst 5544 Pharmacie Pinsonnault Téléphone CHerrier 0376 si coûteuses qu'inutiles, qui 1390 nous obligent à un travail supplémentaire.Naturellement, nous ne pouvons rien dire.Les magasins demeurent ouverts pour les fêtes de Noël., de Pâques, de Pentecôte, C'est partout la joie, le bonheur de vivre.ou la bienfaisante détente à la campagne.Moi, même ces jours-la, je suis la petite ouvrière.J'ai cru, l\u2019autre jour, que quelqu'un s'intéressait à moi .et pas m'importe qui.mon puissant chef de service .Je Tencontrais ses yeux assez souvent posés sur moi.H venait voir mon travail, m'encourageaiït, me félicitait .; parlait d'augmenter mon salaire.Il avait bien connu mon père, etc.Enfin, je n'étais plus un chien.ou le minuscule rouage anonyme d'une immense machine.Je dis cela joyeusement à ma mère.A mon étonnement, elle ne partagea pas mon enthousiasme, et me pria même de me tenir sur mes gardes.Mon chef, quoique marié, devint plus assidu et plus pressant, me fit un cadeau Prescriptions remplies avec soin est, rue Ontario, Montréal (Coin Plessis) Spécialité : Prescriptions, Service d'Optique, par opticlen d\u2019expérience Pharmacie DORAY 6949, rue ST-DENIS coin Bélanger Tél.DOllurd 2910 PHARMACIE ROULEAU \u201cENCOURAGEZ LES NOTRES\u201d 8719, Adam, coin Nicolet, Montréal.Tél.FRontenac 6000 4 EAU que, tremblante, je n'osai refuser.puis une invitation que je déclinai.Alors, j'ai désormais un ennemi implacable dans la place.Cet ennemi est un chef puissant.et je suis sa petite ouvrière.» 4 = Depuis, on a trouvé mon tailleur démodé, on a amusé la galerie à mes dépens.Il faudra désormais s'habiller à la mode pour faire honneur à la maison.Mon travail n\u2019est plus aussi soigné, paraît-il, bien que d'y apporte tout autant d\u2019attention.Pour la premiere fois, on a refusé plusieurs piéces que J'ai dû recommencer: en fin de journée.Je remarque qu'on me donne tous les déchets de fournitures.et je sens constamment deux yeux malveillants torjours fixés sur moi, I y a pire encore.J'entends des rires étouffés, des bribes de conversations aii- quelles prend part mon chef de service.ct les garçons de rayons ont un drôle de rire quand je traverse le magasin, Métant absentre l'autre Jour un quart d'heure pour un esayage, J'ai trouvé, à mon retour, toutes mes affaires culbutées dans le plus grand | désordre, et personne n\u2019a jamais pu me renseigner sur les causes du désastre.L'homme est un loup pour l'homme.Les louves déchuinées et excitées sont plus cruelles encore.Je gagne ma vie, péniblement comme elles.J'ai besoin de tout comme elles.il ferait si bon s\u2019entr\u2019aider, se soutenir.Que pensez-vous d'em- Ployées ou d'ouvrières qui s'appliquent méchamment à massacrer l'existence d'une petite ouvrière ?« +.Ma mère ne sait rien.A quoi bon ?je continue la lutte toute seule, tout en sachant fort bien.ce qui pourrait m\u2019assurer la paix .ët même davantage, Muis je ne mange pas de ce pain- la.Je suis chrétienne, j'entends le demeurer.Lorsque le roulement de la machine me le permet, je vais chercher à l'église un peu de re- confort et beaucoup de cov- rage.Je garde le sourire pour ma mère, pour la clientèle élégante qui n'aîme pas le personnel triste.Je rive quelquefois d'un foyer.d'un loyal compagnon demeuré chrétien, lui aussi, ct propre, dans la moderne ambiance, Trouverai- je jamais ?.Je ne suis pas vne poupée, je suis très.trop simplement mise.Les jeunes gens ont-ils des yeux pour moi ?J'ai toute une reserce d'u- mour, de dévouement et de travail pour celui qui me teu- dra la main.En attendant, quoi qu'il arrive, je resterai ce que je suis .celle qui lutte auprès de vous.el que vous ne connaissez pus.Qui pusse deux fois le jour.et que vous ne remarquez pas.Celle qu\u2019on bouscule dans le tramway sans jamais s'exeu- ser et à qui les messieurs assis n'offrent jamais leur place.Je suis la petite ouvrière.Urbain MILLY.au comptant.Coupons-Dupuis Un moyen facile d'acheter MAINTENANT et d'échelonner vos paiements - tout en bénéficiant de nos bas prix 20% de DÉPOT 4 MOIS POUR PAYER LE SOLDE Pour information, s'adresser au Bureau du Crédit, au Ge étage.chez A Sn de JIA Mien: ae a aan out SILER 25 pee ; D EE cm _ Cee .TRE A DE LYE CL LG YR TAT TTR TAD TTT Tema Page six Ce qu'il faut penser du mariage|S1 par JEBA-TIRA] Il y a tellement de fausses doctrines en cours sur le mariage a Uheure actuelle dans la masse, que jai cru bon de dire ce que je pensais de la question, et de telle facon qu'elle soit comprise du plus de monde possible.Evidemment la première chose à savoir c\u2019est sa nature.Est-elle divine ou humainp ?Voilà une question qui encore de nas jours en embarrasse plusieurs, Le mariage n\u2019a pas été institué, fondé ou refondé par les hommes, mais uniquement par Dieu.Personne de nos semblables n\u2019a fait les lois qui régit le mariage, mais c\u2019est Dieu Lui-même qui à confirmé et élevé le mariage à la dignité de sacrement.Comme pn le pense bien, ces lois ne peuvent pas, de cette façon, dépendre de nous, mais de Dieu seul, qui a voulu l\u2019indisso- tubilité perpétuelle et l\u2019unité dans le sacrement de mariage.Cependant malgré que le mariage soit, on ne peut en douter, d'institution divine, le Créateur a voulu que union conjugule constitué entre un homme et une femme, ait son origine, c\u2019est-à-dire son commencement, dans le libre consentement de chacun des deux époux.Cette liberté est si nécessaire qu'aucune puissance humaine n'a le droit de la remplacer ou de l'empêcher.Cette liberté permet aux futurs époux de choisir librement l\u2019état du mariage, et de choisir aussi librement telle ou telle personne.Mais d\u2019avoir choisit cet état et cette personne ne permet pas d\u2019enfeindre les lois sucrées du mariage qui ne sont nullement de notre ressort mais bien du droit de l\u2019Auteur de la nature Dieu.L'union conjugale rapproche done dans une union intime, les âmes encore plus étroitement que les corps, c'est ce que l\u2019on veut dire quand on dit qu\u2019on peut véritablement se sanctifier dans l\u2019état du mariage, contrairement à tout ce que l\u2019on croit dans la masse.Ainsi l\u2019union conjugale est bien différente des rapports qu'ont entre eux les animaux, parce que ce n\u2019est pas un attrait quelconque, ou une inclination d\u2019un moment qui la détermine, mais une décision librement consentie de part et d'autre.Cet union des coeurs, grâce à Dieu, produit un lien sacré et inviolable.Ainsi l\u2019union sainte du mariage véritable est constitué et par la volonté divine et par la volonté des hommes.C\u2019est Lui qui en a voulu ses fins.C\u2019est Lui qui en a défini ses lois, C\u2019est Lui qui en a déterminé ses biens.Ce sont les hommes qui par l\u2019oubli de soi et la volonté de ne jamais se reprendre, c\u2019est-à-dire par le don généreux qu\u2019une créature humaine fait à une autre de sa propre personne, pour tout le reste de sa vie, en vue de s\u2019aider mutuellement dans leur marche vers leur fin dernière, qui sont les auteurs des mariages particuliers, avec les devoirs et les biens établis par Dieu, Le mariage étant reconnu comme une institution divine, comme un sacrement institué par Dieu, on doit y voir là, le principe et la vie de la société toute entière.La famille est la cellule de la société a-t-on répété maintes et maintes fois, et ceci est tellement vrai que là où la famille est négligée, on y voit s'infiltrer le désordre et l\u2019anarchie.Ces considérations étant faites, on doit voir le mariage comme une affaire très sérieuse et comportant des responsabilités, qui resteront toute une vie entière, la préoceupa- tion première de tous lès chrétiens.(à suivre) Iles flottantes d\u2019abord autour deur, à deux ou trois mètres au-dessus du niveau de l\u2019eau, des tubes horizontaux, supportés par des tuyaux verticaux allant jusqu'au fond de la mer et dans lesquels passetait le refrigérant nécessaire à la formation de la glace.L'ile se formerait par la congélation de l\u2019eau autour de la tuyauterie.IL n\u2019y aurait plus qu'à édifier l\u2019usine, à entretenir le froid et à aménager l'aéroport.\u201d \u201cLe docteur Gerke estime que, si fantastique que ce plan paraisse, il est parfaitement exécutable: qu\u2019une fois.l\u2019île établie, le courant nécessaire pour entretenir le froid serait d\u2019un prix extrêmement mnini- me\u201d Pour faciliter les grands voyages aériens au-dessus des océans il est nécessaire de jalonner l'itinéraire d'îles flottantes ou de bateaux ancrés permettant le ravitaillement ou les réparations.Différents projets ont déjà été proposés, mais rejetés à cause de leur difficulté ou de leur coût élevé.Voici qu\u2019un savant allemand, le Dr Gerke, a trouvé un moyen extraordinaire qui est le suivant et que nous donnons, bien entendu, à titre documentaire, n'ayant aucune compétence en cette matière: \u201cCe serait la construction, au milieu de l'océan, d'iles de glace, sur,des emplacements relativement peu profonds.I faudrait pour celà équiper deux \u201cLe docteur Gerke envisage ou trois navires avec d'immenses appareils analogues aux eppareils frigidaires\u201d.\u201cUne fois ces bateaux ancrés au point choisi, on fixerait d'autres applications non moins originales de son idée, par exemple pour établir un rempart de glace protégeant les morts La Jeunesse Ouvrière Er ES Janvier \u2014 Février 1939 MARIAGE.Lien d'amour, lien sacré qui conjugue deux vies en vue de la fondation du foyer : base de la Société.Le fouet et les travaux forcés ont été abolis Londres, 17, (P.C.) \u2014 La peine du fouet pour les criminels sera abolie, sauf dans le cas d'offenses graves commises à l'intérieur des prisons, en vertu d'un bill ministériel qui propose d'importantes réformes au \u2018système pénitentiaire.La mutinerie, l'incitation à la mutinerie et les violences commises contre les gardes seront les seules offenses punissables par le fouet.Cette mesure s'appelle le \u201cbill de la justice pénale\u201d, Elle abolit les travaux forcés et le terme de \u201cconvict\u201d (criminel condamné).Elle comporte d\u2019importantes réformes tendant surtout à un traitement plus humain des jeunes prisonniers.Le secrétaire de l'Intérieur, Sir Samuel Hoare, proposera la deuxième lecture de ce bill aux Communes la semaine prochaine.Des \u201ccentres de présence obligatoire\u201d seront institués dans les grandes villes où les enfants de 12 à 17 ans coupables de délits mineurs seront obligés de se présen- Médecin de la J.OC.Dr René Gauthier MEDECIN-CHIRURGIEN 6558 St-Denis CR.0509 Heures de Bureau : 2 à 4 \u2014 7 à 9 PM.d\u2019une attaque sous-marine.\u201d ter dans leurs heures de loisirs.Les jeunes délinquants âgés de 17 à 23 ans seront envoyés à des institutions spéciales au lieu .de la prison commune le temps qu\u2019ils attendront leur procès.Des \u2018\u201crefuges\u201d seront établis pour les Jeunes gens de 16 à 21 ans coupables de délits sans gravité; une discipline leur sera imposée mais ils pourront poursuivre leurs occupations régulières.Les Communes ont aussi approuvé par 114 voix contre 89 la proposition faite par Vyvian Adams d'abolir la peine de mort pour 5 ans en temps de paix.Le gouvernement a fait savoir son opposition à ce projet mais la motion approuvée étant un bill de député n'engage pas le gouvernement.C'est une simple expression d\u2019opinion, Mouvement de Masse Tout dernièrement la J.O.C.groupait toute la jeunesse ouvrière de Drummondville.Commencée à la messe le matin, cette journée se poursuivit par une réunion dans l'après-midi, où Gaby, notre petite soeur de Montréal, vint nous jaser.Elle le fit si bien, que dès le début elle enthousia ox gS 20 Ce O Justement le lait qu'il vous faut Jadis comme maintenant sans défaut Joubert tient hautement sa renommée Qu vous alliez, on vous le procurera Une production de Joubert est toujours riche et pure.Bonté, qualité satisfaction, notre devise la voila.Essayez notre lait, ce bon produit de la nature Rien de mieux pour conserver la santé Toujours dans I'drdre chaque jour de l'année.M des petits \u20ac B connue où Janvie pp Si le pè terre, il ne pas compter l'un des pr: l'espèce hur} sir extrême bizarre dont des extrémit ses descend mée, il se pas le feu il n'y comp Seulemen d'en faire a pipe dans lé aurait un | planète.Depuis à une questig pondu de d'autres et d'avouer qu né trouve à toire du no la pipe ou, cigare ou rette.Des a que la pipe So | Monsieur 1 L'une de les plus p groupes et cipalement Québec, es chez mos anglaise q çais, cherc a nous iso association tiellement celles dont le commer destinées compatrioi miers une tout à ja accuse de n'est pas comme é avouer qi personnas à propage est on 1 Mais il e même des grands gi pulation mise au sujets.Il ne .quelques \u2014e Ordir De st Pour Pour Le n Adress Centra Denis, à BEl: a Miss sh.a 39 ba LY asse .O.C OUVrière \u20ac matin, par une pu Gaby, ontréal, si bien, housias- tes pour e.Tom- flottants es et lic Ent sans dimes à ne belle dans « plus «+ ent chic, ements, flac: e ir la J.la J.O.; et ce avenir.usique ait Cerise.En is tard, ine, no- entrée 1 milieu ements.touchés 1 de la | le ve- ir fait appari- ; donna ternels, nce et Janvier \u2014 Février 1939 « Si le pe 0 S; le père Adam revenait sur terre, il ne pourrait certainement pas compter ses é\u2018onnements mais l'un des principaux serait de voir l'espèce humaine prendre un plaisir extrême à se mettre aux lèvres # des petits cylindres de matière in- W connue ou bien un objet assez bizarre dont on allume ensuite une des extrémités.En voyant ensuite ses descendants souffler de la fumée, il se demanderait s'ils n'ont pas le feu au corps; en tout cas il n'y comprendrait rien.Seulement, il essaierait peut-être d'en faire autant et se mettrait une pipe dans le bec.Après quoi, il y aurait un fumeur de plus sur la planète.Depuis quand fume-t-on?C'est une question à laquelle on a répondu de travers comme à bien d'autres et il est peut-être mieux d'avouer qu'on n'en sait rien.On ne trouve aucune trace, dans l'histoire du nom de celui qui a inventé la pipe ou, le premier, fabriqué un cigare ou bien une modeste c:ga- rette.Des auteurs sérieux prétendent que la pipe et le tabac étaient in- ère Adam nous revenait\u2026 | Ce .\u2018connus des civilisations antiques mais on a eu des preuves qu'ils se trompalent.ignora l'art de faire des petits nuages avec du tabac jusque vers la fin du seizième siècle.On a écrit, sur ce sujet, de nombreuses blagues.qui n'étaient pas à tabac et prouvaient simplement que leurs auteurs avaient perdu une belle occasion de se tenir tranquilles.Ces érudits, s'ils étaient encore de ce monde alors, durent passer pour de simples anes quand on retrouva, au cours des fouilles, des pipes en fer datant du temps des Romains.On en retrouva ensuite, de même métal, et qui remontaient à l'éporue du renne et il est fort proba ., qu'avant celles-ci, d'autres furent en usage parmi les hommes.Il est fort possible qu'alors on ne connaissait pas le tabac mais cela n\u2019'empêchait pas de fumer; il y a une quantité de plantes qui, convenablement séchées et préparées peuvent servir à faire de la fumée dans les petits fourneaux Sommes-nous des isolés ?Monsieur le rédacteur, L'une des causes de mésentente les plus profondes entre les deux groupes ethniques du pays, et principalement dans la province de Québec, est la conviction entretenue chez mos compatriotes de langue anglaise que nous, Canadiens-fran- çais, cherchons par tous les moyens a nous isoler.On nous reproche nos associations patriotiques et essentiellement \u201cnationales\u201d, surtout celles dont le but est de promouvoir le commerce chez les nôtres, comme destinées à éloigner nos gens de nos compatriotes ménageant aux premiers une espèce de monde fermé tout à fait hostile.Bref, on nous accuse de considérer tout ce qui n\u2019est pas français, dans la province, comme étranger.Et il faut bien avouer que l'aititude de quelques personnages a beaucoup contribué à promager cett- légende.La chose est on ne peut plus regrettable.Mais il est nécessaire, pour l\u2019avenir même des bonnes relations des deux grands groupes qui forment la population de chez nous de faire une mise au point sur ces différents sujets.Il ne jaut pas que lattitude de quelques personnes, peut-être bien Prix de nos abonnements par Ordinaire Da.50 1.00 25 15 05 Adresser toute commande à la Centrale Jociste, 1037 rue St- Denis, Montréal ou téléphoner A BEiair.2559.par année De scutien Pour 6 mois .Pour 3 mois .Le numéro .intentionnées mais à coup sûr mal inspirées, donne à nos activités un sens qu\u2019elles n\u2019ont pas.Chez l\u2019immense majorité des nôtres, la participation à ces activités a un but dont on n\u2019a peut-être pas fait assez ressortir l\u2019importance.Car les animateurs de ces divers mouvements ont voulu obéir à un principe sans lequel, croyons-nous, il serait impossible de faire régner l'harmonie entre nos compatriotes de langue anglaise et mous.Et ce principe, c'est que à un degré égal, nos deux groupes ethniques doivent contribuer dans une même mesure à la vie nationale, dans tous les domaines, et surtout dans le domaine économique.Or, cela tout le monde l'admet, à ce point de vue la position du groupe français n\u2019a jamais été et n\u2019est pas encore à la hauteur de celle du groupe anglais.Si nos longues années de lutte sont inscrites en lettres d\u2019or dans notre histoire, elles n'ont pas contribué beaucoup à notre prospérité matérielle.Ce m\u2019est que dans un passé assez récent que nous avons pu diriger nos énergies dans cette \u2018direction.On ne peut pas nous en vouloir de chercher à reprendre le temps perdu, d'aspirer à augmenter notre importance économique, et cela justement parce que nous aspirons de toutes nos forces à nous jaire considérer par nos compatriotes de langue anglaise comme des partenaires dans toutes les sphères de notre vie nationale.Et il est puéril de croire que ces derniers peuvent nous considérer comme tels si nous gardons indéfiniment, dans le domaine économique, une position inférieure.Et c'est: uniquement dans ce but qu'ont surgi diverses associations destinées à faire de nos maisons de commerce et de nos industries des institutions plus riches, plus puissantes, et, partant, plus influentes.Et le jour où nous aurons atteint ce but, nous pourrons vraiment dire que, conscients du rôle que nous devons jouer, nous sommes en mesure de faire notre part, sur le plan national, sur un pied d'égalité avec nos compatriotes d\u2019origine différente.Démétrius BARIL, avocat, 418 rue St-Sulpice, Montréal A les en croire, la vieille Europe portatifs avec lesquels nous passons le temps si agréablement.Le tabac est évidemment une des meilleures, parce que nous y sommes habitués et que la culture intelligente de cette plante a permis d'obtenir des variétés aux qualités diverses pouvant convenir à tous les goûts mais nos ancêtres d'il y a quelques milliers d'années n'avaient pas la gueule aussi fine que la nôtre et ils se contentaient fort bien de certaines feuilles que nous regardons avec dédain, aujour- d'hui. notre époque encore, on fume bien des choses en dehors du tabac; le chanvre et surtout I'opium sont là pour en témoigner et l'espèce de mousse qu'on trouve dans les épis de blé-d'Inde fait les délices de plus d\u2019un petit gars mais avec le risque de le faire ensuite dégobiller.La pipe étant le principal et sans doute le plus ancien article des fumeurs, je lui dois, en toute conscience, une mention spéciale.I! ne faudrait pas croire que ce mot de \u201cpipe\u201d s'applique uniquement au brûle-tabac des fumeurs.Au moyen-âge, ce mot signifiait un objet allongé, plein ou creux et qui solution de la crème de tartre, de l\u2019alun et de la colle de poisson.On en faisait une pâte que l'on mouillait: on trempait ensuite les pipes dans un bain d'huile de lin, on les séchait puis on les lavait dans une eau de savon contenant une petite quantité d\u2019eau forte.Voilà bien des opérations, mais que ne ferait-on pas pour les fumeurs!.On a fabriqué et on fabrique encore des fournaux ou têtes de pipes de toutes sortes; les têtes d'animaux ont eu un grand succès et les têtes d'hommes leur ont fait pouvait être un baton tout ausst bien qu\u2019un tuyau.Cela désignait encore un instrument de musique, un instrument de mesure de capacité et la partie saillante des fei- moirs que l'on posait à la reliure de certains livres.La pipe-mesure pour les grains en contenait six cent livres et celle pour les liquides en valait quatre cent pinies.De quoi faire une fameuse pipe pour un fumeur! Richelieu qui fut un grand ministre n'était pas moins grand fumeur et la collection de pipes qu'il ly., | laissa représente quelque chose ; comme vingt mille dollars de notre { monnaie.Dans la mosquée de Sidi-Bou- Médine, dans l'Afrique du Nord on peut admirer une pipe splendide qui n'a pas moins de six pieds de hauteur et dont pourrait facilement loger la tête d'un homme.Le visiteur, un peu surpris par la présence de cet objet dans un tel lieu, en a bien vite l'explication.\u2018C\u2019est, lui dit-on, la vénérable pipe de Mahomet que le prophète fumait dans ses instants de loisit.\u201d En voilà un qui aurait pu damer le pion à tous les champions dans les concours de fumeurs! Et dire que Mahomet n\u2019a peut-être jamais fumé de sa vie! Voilà pourtant comment on écrit l'histoire.La fabrication des pipes est au- jourd'hui l\u2019objet d'un gros commerce et se fait presque entièrement à la machine.Hy a cinquante ou soixante ans, le travail se faisait à la main aidée de quelques outils mais cela n'empéchait pas que certains modeles se vendaient très bon marché.Les pipes en terre spéciale, improprement appelées ici pipes de plâtre, étaient recherchées des vrais fumeurs: il est vrai qu'elles offrent une grande commodité: on n'a pas besoin de se baisser pour les ramasser quand on les laisse tomber.Une fabrique, en France, était en mesure de livrer au commerce trente mille pipes de ce genre par jour.Un seul ouvrier pouvait en faire 3800 dans sa semaine.La terre avec laquelle sont faites ces pipes est une argile figuline, très fine et exempte de petits graviers ou d'autres matières dures.On arrivait à les fabriquer pour un prix de vente variant de trois À sept sous la douzaine selon la qualité.Il s\u2019en fait assurément des imitations avec une sorte de plâtre mais elles n'ont jamais eu la faveur des vrais amateurs et surtout connaisseurs de pipes.Celle d'écume de mer sont recherchées.et se vendent souvent au prix fort.Remarquons en le fourneau.passant qu'elles ne sont pas faites d'écume et n'ont rien à voir avec la mer.La matière dont on les fait ne se trouve guère que dans l'Anatolie; c'est de la magnésite, laquelle se compose chimiquement d'un atome de silicate triple de magnésie pour trois atomes d'eau.On les taille à la main puis on les soumet à la cuisson puis on les fait bouillir dans du lait et on les polit.On en fait des imitations à l\u2019aide de divers ingrédients; un des premiers brevets pris à cet effet date de bientôt cent ans puisqu'il remonte à 1839.I nous dévoile la composition de la matière de remplacement qui est celle-ci: un mélange convenable d'albâtre délayé dans de l'eau qui tient en dis- concurrence mais à condition de représenter les célébrités.Avoir sa tête moulée en fourneau de pipe fut l'ambition de plus d'un grand homme.Cette bonne vieille pipe n'eut pas toujours les honneurs en tous lieux, nous apprend la chronique: le tabac non plus, on l'appela herbe du diable et pendant longtemps en Russie, ceux qui étaient pris a fumer eurent le nez coupé.Ce pays-la semble avoir toujours été celui des mesures extrémes.Nous vivons tout de méme en des temps meilleurs, Le coin de grand-père Ce qu\u2019il affectionne particulièrement, c'est le coin minutieusement organisé où il se repose de ses années passées.Un grand fauteuil confortable est le centre de ses oc- eupations.Bien assis, un coussin sous les reins pour civiliser ses rhumatismes, les pieds dans une chaude chancelière, il a tout À portée de sa main: à droite, son tabac.s.pipe, ses journaux.Et, pour les lire la lumière ne lui manquera pas.A sa main gauche, ses livres, et.le réconciliant un peu avec le progrès son appareil! de radio qui lui apporte de la musique, des voix inconnues, un peu de mystère aussi, et surtout, tellement, tellement de jeunesse.G Fumez une bonne cigarette L.-0.GROTHE, Limitée, entreprise familiale et indépendante 71, avenue de \u2018l\u2019Eglise, Verdun, Fitzroy 7087 L.THERIAULT ENR'G.DIRECTEUR DE FUNERAILLES SALONS MORTUAIRES 1270, rue Laprairie, Wiibank 5560 CR pre titel mrs tir vi ib .dis Pm AS | + tere 2 na = tn DAR RES 15 fos Outrière M.Gratien Gélinas, (Fridolin).- \u20ac Fantastique : 2,051 appels ont donné 10,381 jouets : 3.487 familles ere se ee.» so.rercesnseecscsecesseÂs _ PPOOOODOESIOE CEE DOOOEOEPODOAEOOEN SIA 4 La venue des fêtes avec ses joies, sa gaîté et soi train, a fait concevoir à un.de nos jeunes et tale artistes canadien-français, un projet qui devait se : former en une si merveilleuse réalisation, ; En effet, M.Gratien Gélinas (Fridolin), a eu lheu initiative de donner des jouets à tous les enfants pai Il lui fallait cependant pour arriver à ses fins des ets.Il s\u2019est alors dit, pourquoi est-ce que les enfants fortunés ne donneraient-ils pas leurs vieux jouets, cu sont assurés d\u2019être heureux en ces jours de fête, parce en recevront de nouveaux ?Il s\u2019est en même temps dit que ce serait une boul mation à donner aux enfants, que de leur faire savuir y a des malheureux, et qu\u2019ils peuvent soulager leurs my N a continué son raisonnement, et est arrivé à n aussi que les papas et les mamans se nos enfants pa seraient eux aussi très heureux de pouvoir dire à | enfants que les cadeaux venaient d\u2019eux-mêmes, et que façon d'agir aurait pour résultat de faire un coup d en semant la joie dans les coeurs des enfants et de! parents.Fridolin avait besoin d\u2019une forte organisation mettre son projet en marche.Il a pensé à la J.O.C.on sation dont les ramifications s\u2019étendent dans toutes la pions ouvrières.Et comme il avait décidé de limiter so tion pour Montréal seulement, pour la première anni J.O.C.était bien l'organisation qui pouvait faire rig un tel projet.\u2019 Inutile de dire que c\u2019est avec un très vif plaisir 4 grand empressement que la J.O.C., toujours heures propager la joie dans les milieux pauvres, a accepté invitation de Fridolin de voir à l\u2019exécution de cette me leuse idée.Et c\u2019est ainsi qu'on à pu entendre Fridolin d'habitude fait tant rire ses auditeurs, se faire \u201cquét pour les pauvres, les malheureux.On l\u2019a entendu pre tout à coup, au milieu de ses programmes si drôles, uk presque pathétique pour tenter de faire réaliser à la po tion de Montréal en particulier, que des pauvres il y en « et qu'il était facile de les soulager\u2026 en y pensant.Et c\u2019est ainsi qu\u2019on & pu voir circuler dans les vu la ville plusieurs camions ayant une banderole int \u201cCampagne de Noël Fridolin-J.O.C., allant cherche jouets que le public avait préparé (c est- à-dire les en fy pour leurs semblables moins fortunés.Et c\u2019est ainsi qu\u2019on a pu voir une compagnie de fection faire travailler ses employés une journée di pour participer à la campagne de Noël Fridolin-J.Q Et c\u2019est ainsi que plusieurs compagnies ont envoycs jouets absolument neufs.Et c\u2019est ainsi que de nombreux ticuliers ont fourni gratuitement leurs camions poi transport des jouets nous évitant par là des frais ont Et c\u2019est ainsi que des adultes ont travaillé avee une ui vraiment remarquable à la réparation des jouets.Et c\u2019est ainsi qu'on à vu un nombre considéral bi jeunes travailler de toute leur âme dans le but uniqu semer un peu de joie dans des milliers de foyers Et c\u2019est ainsi qu'on a pu voir à la Centrale jocist® centaines de visiteurs de toutes catégories venir visit qu\u2019on a appelé à juste titre le \u201cpalais des jouets\u201d (telle ça avait Uair de ça) et retournant émerveillé du travail la campagne avait réalisé.Et c\u2019est ainsi qu\u2019on a vu.des milliers de jocistes dB buer les jouets de porte en porte aux parents, pour| ensuite remis de leur mropre mains à leurs enfants.Et c\u2019est ainsi que beaucoup de lettres de remercie nous sont arrivés pour témoignr leur vive.gratitude ei ceux qui avaient été cause de joie.et l\u2019on dira encore la classe ouvrière est incapable de reconnaissance ! Et chaque fois que des initiatives de ce genre se dront, nous en serons à la condition évidemment qu classe ouvrière et les autres classes de la société en si les bénéficiaires.OUR les ar initiat faire goût peu de la le monde \u20ac tes.Sépar« milieu où de par son était toute La J.C compatissa tunes, tém et du mall vait que t état de cl demanda verneur de l'autorisat prisonniers atif qui \u20ac quelques ;j déshérités M.le \u20ac sa bienvei gard de 1] but de pr heur à cet mission d tier, acqu Il ne r ser un p plaire et pour le p! Uu cou] nest Lois de la scè te imme charge di I et so talent set l\u2019hev S pui S des fants s, eu (ree | DOUNE tvoi \"SM à » ; pau e à! que § up ds de | ion Ze on es les 7 soë anné e rä sir \u20ac (res pté me dol quéti pre s, ui x pop en « > rue) inti cher enfa oye sh \u201cEuxi Po ons e ui rail iG 1 cist isit elle cvailk 8 d our | Pie p eù 07\u20ac se | qu ns Ouirière Janvier \u2014 Février 1939 OUR Ja première fois dans P les annales de Bordeaux une initiative privée a songé à taire goûter aux prisonniers un reu de la joie qui règne dans le monde durant ie temps des fêtes.Séparés du monde, dans un milieu où la joie ne règne guère de par son essence, cette initiative était toute indiquée.La J.O.C., réaliste, vivante, compatissante à toutes les infortunes, témoin du bonheur des uns ¢t du malheur des autres, ne pouvait que tâcher de remédier à cet état de chose.Dans ce but, elle demanda au Dr.Lafortune, gouverneur de la Prison de Bordeaux, l'autorisation de présenter aux prisonniers un programme récréatif qui dériderait et procurerait quelques instants de gaîté à ces déshérités de la vie.M.le docteur Lafortune, avec sa bienveillance coutumière à l'égard de la J.O.C, et dans le but de procurer un peu de bonheur à ceux qu'il s\u2019est donné pour mission de réformer, non de châ- tler, acquiesça à notre demande.LI ne restait plus qu\u2019à organiser un programme susceptible de plaire et de trouver des artistes pour le présenter.Uu coup de téléphone, et M.Ernest Loiselle, artiste bien connu de la scène et de la radio, accepte immédiatement de prendre charge du programme, et de re- .M.Ernest Loiselle cruter parmi ses compagnons de théatre les artistes nécessaires.Vous dire que ce fut facile serait injuste, vu que le programme tombait le lendemain du jour de l'an.ça se comprend.Ceux qui étaient libres, se fl- rent une joie de répondre à son appel ,et se dirent très heureux de coopérer activement à cette petite fête.M.Paul Foucreau TTE TR Dès que les prisonniers apprirent de la bouche de leur gouverneur cette heureuse initiative, ils attendirent avec impatience l\u2019heure magique qui leur ferait oublier Yamertume et le découragement, et en ftrait pendant quelques instants des êtres heureux comme nous.Dès le début, M.Ernest Loiselle entonna d\u2019une façon magistrale la vieille chanson \u201cAlouette\u201d et provoqua immédiatement une atmosphère de franche gaîté qui devait s'accentuer jusqu'à la fin, Puis avec sa manière inimitable, il présenta M.Johnny Marrazza, fils du célèbre accordéonniste Patsy Marrazza, lequel exécuta brillamment plusieurs morceaux.Son plus grand succès fut \u201cO Sole Mio\u2019 joué avec tant de douceur et d'âme, que dans le silence qui régnait on aurait pu entendre marcher une souris dans la salle.Puis vinrent ensuite brillamment exécutés des morceaux populaires demandés par les prisonniers eux- mêmes.M.Ubald Rose M.Olivier Guimond (Ti-Zoune) par ses histoires et ses sketches comiques, tantôt avec Ernest Loi- Loiselle et tous ses collaborateurs bénévoles, d\u2019avoir accepté si gens timent à la seule pensée de semen un peu de joie et de bonheur pars mi tous Ces désemparés.Ils y ont parfaitement nous les remercions.réussi, Le Père Roy dit en quelqueg mots bien sentis pourquoi nous avions eu l'idée d'aller là au mi« lieu d'eux.Après quelques bong mots d'encouragement, il leur don« na cet avis qu'il a tant de fois donné : \u201cMême si vous avez frap« pé des \u201cnoeuds\u201d, sachez-ie.il n\u2019est jamais trop tard pour refaire sa.\u2026 ~ vie, Un peu de volonté et Dieu aie «À dant.une vie se refait et vite.\u201d ; M.le docteur Lofortune, gous - verneur de la prison, félicita leg prisonniers de l'attention qu'ils ont montrée durant toute l\u2019après-midig Il les assura de son intérêt le plug profond, et leur affirma, ce qu\u2019il à toujours prouvé par ses actes, qu\u2019il considère sa tâche commé une oeuvre de redressement mos ral et non une oeuvre de châtie ment.Nous avons vu en lui un ES GRA] + 2 selle, tantôt avec M.Paul Fou- grand chrétien.r oe teurs une ; fou et ae Encore une fois, permettez-nousg Les héros spec 8 eurs une bonne partie de de remercier tous ceux-là qui noug A l'après-midi.ont permis de soulager ces male de la fête M.Verge, un artiste qui exé- heureux et de leur donner pense cuta plusieurs bons tours de car- dant quelques peures la part - .; , joi eur Dr Sylvio Lafortune tes, provoqua la surprise et l'ad- oe et de bonheur qui E t Loisell miration des spectateurs.ue.rnest Loiselle Paul Foucreau M.Fernand Perron {le Merle .Rouge) fit une fois de pus appré- Olivier Guimond cier sa voix riche et harmonieuse, (Ti-Zoune) en chantant le rêve passe, et Au- Johnny Marrazza clair de la lune, qui tinrent tout M.V le monde en haleine, .Verge Fernand Perron M.Pas [rose Jporteman bien {Le Merle Rouge) connu, lequel se trouvai sur : invitation spéciale, accepta lui Ubald Rose aussi de collaborer à la fête, en # x k chantant la seule chanson qu'il connut à ce qu\u2019à dit Loiselle) \u201cTake Nous leur devons le succès me out of the ball game\u201d.I! fut de la fête.\u201csubmergé\u201d sous les applaudisse- Nous les en remercions ments.chaleureusement.Bref, ce fut un véritable suc- M.Olivier Guimond cès.Nous en félicitons M.Ernest (Ti-Zoune) Crores.PPPS PPPS COCCI GPP POE OOO OLE COO GEOG IEEE ET IELE 4 \u2019 I ° Les résultats : Des centaines de prisonniers ont gouté quelques oo y.° rr,\u2019 hi .heures de joies, qu\u2019ils auraient ete bien en peine je e de trouver dans un milieu si lugubre.DE JO es Laas Lu Le Lea A be AE AAR sitio nS a arte a PE NL er Sp Ft r TR D SA { TE eer SahTEN a aa el COEUR DE VEAU Couper le coeur en tranches d\u2019un doigt d\u2019épaisseur, mel re les morceaux à la casserole avec beurre ou graisse, oignon, les faire revenir puis mettre une bonne cuillérée de farihe ou mieux de crême de riz.Ajoutez de l\u2019eau pour obtenir une sauce bien liée.Assaisonner selon le goût avec sel, poivre, persil, ail, muscade et verser un bon demi-verre de cidre.laisser mijoter une demi-heure.On peut remplacer le cidre par du vin blanc ou, à défaut.par un filet de vinaigre, mais ce n\u2019est pas aussi bon.POISSON Quand on est pressée et qu\u2019on ne veut pas le faire frire, le laver, l\u2019écailler, le vider, le mettre dans une casserole avec un peu d\u2019eau, du beurre, du persil, de l'ail, de l'oignon hâché, le jus d'un demi-citron, sel, poivre, laisser bouillir, retourner le poisson puis le servir avec le jus qui aura diminué.On peut, si l'on veut, l\u2019épaissir avec un peu de farine ou de fécule., C\u2019est léger et les estomacs délicats s\u2019en trouveront bien, en supprimant le poivre.GATEAU AU PAIN Mettre dans un saladier du pain, mie ou croute, (on peut utiliser les restes) l'arroser avec du lait bouillant et le triturer jusqu'à ce qu\u2019on obtienne une pâte lisse, sucrer, parfumer selon le goût, à la vanille, citron, chocolat, café, etc, y ajouter une petite pincée de sel.Mélangez un oeuf entier et mettre a four chaud.\u2018: heure dans un moule beurré.On peut y ajouter si on veut raisins, abricots, pruneaux, préalablement gonflés dans un peu d\u2019eau tiède.Si on n\u2019en met pas, on peut servir ce gâteau avec les fruits cuits à part où une crème; c\u2019est meilleur, mais pas indispensable.L'art d\u2019élever les enfants S\u2019il est d\u2019une telle difficulté d\u2019élever uy enfant parfaitement, c\u2019est qu\u2019il faut toujours avoir raison.Comme la chose est impossible, ne prétendons pas à l\u2019infaillibilité, soyons scrupuleusement sincères et surtout ne perdons jamais notre empire sur nous-mêmes.Si nous sommes maîtres de nous, nous pourrons exiger des enfants qui sont sous notre charge qu'ils ne cèdent ni à la colère, ni à la mauvaise humeur, ni à l\u2019irritation.Nous n'obtiendrons d\u2019eux qu\u2019ils reconnaissent leurs torts que si, fautifs nous-mêmes, nous osons reconnaître avec simplicité nos erreurs et nos omissions.L'enfant est intuitif; il a l\u2019oeil clair, l'oreille bien ouverte, la mémoire impitoyable et, derrière nos paroles et notre enseignement, il perçoit nos actions, la réalité de notre être.Si nous ne sommes pas avec lui parfaitement honnêtes, comment exiger de lui qu\u2019il ne nous trompe pas ?Même lorsqu'il est en état de révolte contre ses parents et des éducateurs l'enfant copie tout ce qu\u2019il voit faire autour de lui.Si nos enfants sont gâtés, c\u2019est que nous le sommes nous-mêmes et la chose est plus grave pour nous que pour eux.L'espoir du redressement leur est encore permis; il est eu dehors de notre portée.FC Abonnement à la \u201cJeunesse Ouvrière \u201d Abonnement ordinaire .60 par an.Abonnement de soutien 1.00 et plus.1037 Si-Denis, Montréal BElair 2559 | sis; La Jeunesse Ouvrière Pharmacie | familiale Il arrive bien souvent que dans une maison où il y a des enfants et où les petits malaises ou accidents sont fréquents, on n\u2019a pas sous la main ce qu'il faut pour attendre l'arrivée du médecin ou tout simplement pour soigner un bobo ou calmer une douleur.: T1 n\u2019est, cependant, ni difficile, ni très coûteux, d\u2019avoir chez soi, même dans une famille ouvrière modeste, quelques remèdes de première nécessité qui, bien souvent, sont d'un grand service.On pourrait les diviser en trois groupes : 1.les remèdes À l'usage interne, c\u2019est-à-dire qui se boivent; 2.les remèdes À l'usage externe, c'est-à-dire qui ne se boivent pas, mais s'appliquent sur ume plaie, un coup, une douleur; 3.ce qu\u2019il faut pour faire un pansement.Dans la première catégorie, nous aurons: aspirine, élixir parégorique, cordial (menthe, eau de mélisse).L'aspirine se prend dissoute dans un peu d'eau; employée contre les maux de tête, de dents, refroidissement.douleur, fièvre.L'élixir parégorique ne se prend dans un peu d'eau à raison d'une 1, cuillérée à café, excellent contre les dérangements intestinaux.Dans la deuxième catégorie : Teinture iode (désinfectant, cicatrisant), s'applique sur coupures, plaies légères, dans le dos et sur la poitrine en cas de refroidissement et toux.Ether, nettoyage des plaies; on en fait respirer en cas de syncope.Alcool, nettoyage des plaies, frictions en cas de refroidissement, courbatures.Eau oxygénée (peroxyde) désinfectant, s'emploie dans les lavages de plaies, coupures; une cuillerée à soupe dans un verre d\u2019eau bouillie en gargarisme, en cas de mal de gorge.Vaseline gomménolée ou mentholée, se met dans le nez comme désinfectant dans les rhumes de cerveau, grippes, etc.Dans la troisième catégorie : Bandes de toile, faites avec vos vieux draps.On peut en faire de toutes les largeurs; Coton hyprophile; ne doit jamais s'appliquer directement sur une plaie car les parcelles en restant collées peuvent provoquer l\u2019inflammation.Manier avec précaution.Cette petite pharmacie familiale doit être mise dans un coin de placard sec et propre.Le mieux est d\u2019avoir une beîte métallique dans laquelle on range tout cela.Nettoyage des glaces, vitres, etc.Tout le monde connaît le nettoyage classique au vinaigre ou à l'alcool, voire même à l'essence s'il y a des taches de peinture.On peut également avoir des glaces d'une netteté parfaite en les frottant avec du papier journal roulé en boule et trempé dans l\u2019eau pour enlever le plus gros; puis sécher et terminer avec du journal sec.Une autre méthode de nettoyage À sec et qui donne d'excellents résultats, même lorsqu'il y a des taches de peinture: on nettoie tout simplement avec un tampon de toile métallique c'est rapidement fait et les carreaux sont très clairs.On n\u2019emploie aucun liquide, ce qui facilitera le travail de la ménagèë- re.Nettoyage des cartes à jouer Si elles sont un peu sales, frot- tez-les avec de la mie de pain ras- sinon, frottez-les doucement avec un chiffon imbibé d'essence minérale, en changeant de chiffon à mesure qu\u2019il se salit.Si les cartes sont gondolées, re- passez-lea en intercalant un linge sec entre le fer et la carte.v + Janvier \u2014 Février 1939.* \u2018Conseils de beauté NEZ ROUGE ET BRILLANT Un nez rouge et brillant est d\u2019un disgracieux effet et défigure un visage, si joli soit-il.__ J'ai pensé à vous qui pouvez être affublées d\u2019un si vilain nez.La cause initiale est la mauvaise circulation, et les sédentaires en sont souvent affligées.En effet, les personnes astreintes à un travail de bureau ont toujours la tête penchée.Le nez, qui est la partie du visage la plus proéminante, se trouve de ce fait renversé, le sang y circule done mal et séjourne, d\u2019où cette coloration aubergine.Vous éviterez donc d\u2019avoir le nez rouge en prenant la précaution de travailler le nez en l\u2019air.C\u2019est évidemment assez difficile, mais avec de l\u2019application et un peu de bonne volonté vous y parviendrez.Quel que soit le chiffre de vos revenus, si modestes même soient-ils, vous devez, chaque semaine, chaque quinzaine ou chaque mois, très régulièrement, en mettre une partie de côté, fut- ; elle très minime.La valeur de l\u2019économie réside beaucou plus dans la régularité que dans son importance.+ Ouvrez un Compte d\u2019Épargne A a LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA \u201c| CC ee 2s et a ge pow effet in si s sé- nnes pen- ante, al et terez tramais par- Janvier \u2014 Février 1939 = Le succes des \u201cNe croyez pas que pour réussir, il faille faire grand toujours.Ce qui importe, c\u2019est de faire bien et de faire solide.\u201d LA MAISON J.-P.L\u2019humble début Dès l\u2019aube de sa jeunesse, Monsieur J.-P.Laberge a su vaincre les obstacles.Il a compris que: \u201cLes difficultés ne sont pas faites pour abattre, mais pour étre abattues.\u201d L'amour de l'effort, l\u2019ardeur au travail, l'enthousiasme et Ja foi en l'avenir, lui en ont été le garant.Il nous suffit de lire les quelques lignes qui suivent pour pouvoir en rendre le juste témoignage.La Maison J.-P.Laberge Enrg.fondée en 1921 par Monsieur J.-P.Laberge, est une de nos institutions canadiennes françaises des plus florissantes et nous pourrions ajouter sans crainte, la plus considérable du genre au Canada.Son commerce est celui du grossiste et pour être plus explicite, l'intermédiaire entre le manufacturier et le détaillant, et consiste dans tous les produits manufacturés du tabac et de la confiserie, La nécessité de ce commerce Quelques mots d'explication sur la méthode de vente vous convaincront de la nécessité du grossiste dans une ville comme la nôtre.Montréal possède près de 7000 magasins vendant du tabac et de la confiserie.Vous imaginez-vous un seul instant voir tous ces restaurants négociés individuellement avec chacun des 200 manufacturiers qui alimentent ce genre de commerce.Combien de ces restaurateurs pour- raient-ils donner une commande raisonnable pour être expédié (de chaque manufacturier entendons- nous bien) ?Autant voudrait dire la disparition d\u2019au moins 40 p.c.de ces petits magasins quelquefois si commodes a 11 p.m.Le grossiste a l'avantage de servir ses clients avec toute la mar- 3 LABERGE ENR\u2019G.chandise désirée et de tous les fabricants en une seule fois, et la Maison J.-P.Laberge Enrg.se fait une spécialiti de ce genre de commerce.Monsieur J.-P.Laberge commença à l'âge de 26 ans ce négoce.D'un modeste début d\u2019un cheval et d'une voiture, aujourd'hui il compte à son service, 30 voitures automobiles qui desservent la Cité de Montréal et sa banlieue.Au delà de cinquante employés, dont la moyenne des ages est de 28 ans, lui facilitent la tâche et aident aux progrès de la Maison J.-P.Laber- ge Enrg.dont il est le seul et uni- + que propriétaire, \u201cCourtoisie et service rapide\u201d! ont été aussi, le fait frappant de| son zèle au travail, et des succès qu'il poursuit présentement.* Monsieur Laberge s\u2019est toujours intéressé aux oeuvres de jeunesse et il souhaite de toujours voir prospérer ces associations qui développent le caractère et l'ingéniosité des jeunes.Ce que nous devons en retirer \u201cCette jeunesse, organisée dans l\u2019ordre, est une force constructive nationale\u201d dit-il.Tout l'avenir repose sur elle.Comme il est consolant de lui voir accepter ses responsabilités, avec un sens si profond de la justice et de la charité fraternelle.Jeunesse laborieuse, avenir prometteur! Jeunesse jouisseuse, avenir de malheur 2.Bref, tout se ramène à l'amour du devoir, de son devoir d\u2019état.\u2018Faisons nous-mêmes notre destinée\u201d ajoute-t-il.Avec une ardeur tenace, une confiance sereine et un enthousiasme raisonné : Marchons.RECT F ATTENTION! Surveillez \u201cLE FANAL DE DIOGENE\u201d le prochain numéro, qui arrivera pour conduit par \u201c\u2019craqueux\u201d\u2019 ! La Jeunesse Ouvrière Page onze notres Monsieur J.-P.seul et la mai- Laberge, unique propriétaire de son J.-P.Laberge Enrg.Des méthodes de travail bien comprises Comment une eutreprise de Londres comprend la collaboration Dans les entreprises de transports urbans de Ja ville de Londres, une intéressante collaboration régne entre dirigeants et salariés.L\u2019effort personnel et intelligent des ouvriers pour l'amélioration pratique de leur travail, de leurs machines ou de leurs outils.des méthodes et horaires éxistants, etc.est non seulement admis, mais encore reconnu, encouragé et récompensé.C\u2019est ainsl que tous les salariés peuvent proposer à la direction des perfectionnements qu\u2019ils trouvent souhaitables et qu\u2019ils désirent voir apportés dans leur travail.Une réglementation bien comprise permet aux intéressés de ne se faire connaître qu\u2019après que leur proposition a été examinée.ce qui garantit l\u2019impartialité de cette étude.Ceux dont les heureuses idées : sont acceptées reçoivent une pri-; me qui ne peut être inférieure à | une livre sterling mais qui monte vite beaucoup plus.C'est ainsi que l\u2019an dernier un ouvrier ayant proposé un perfectionnement d\u2019une machine à Troder les soupapes a reçu 25 livres sterling.Une preuve de Ja bienfaisance de cette institution est qu'on a remarqué ceci: pendant les mois d'hiver, les longues soirées permettent plus de loisirs, les propositions et suggestions présentées par le personnel sont beaucoup plus nombreuses que pendant les mois d\u2019été.Par conséquent, l'ouvrier qui, rentré chez lui, profite de son temps pour réfléchir, à ce qu\u2019il a fait dans la journée, qui cherche le progrès, cet ouvrier-là n'\u2019est-il pas plus libre, plus valeureux, plus sûr de lui aussi que tel autre à qui son patron ne demande qu\u2019un travail tout passif ?.Sans doute, la direction de ces entreprises trouve-t-elle aussi son avantage d'avoir un personnel dont le niveau professionnel et in- | tellectuel tend ainsi à& toujours s'élever.ABONNEMENT a la \u201cJeunesse Ouvriére\u201d Abonnement ordinaire .60 par an.Abonnement de soutien 1.00 et plus.Les frères Lumière et le règne de l'image On inaugurait, l'autre jour, une plaque commémorative de Yinven- tion du cinéma, à l'honneur des Frères Lumière.Le plus jeune, Louis Lumière, âgé maintenant de 68 ans, a le plus travaillé.Aussitôt que ses forces, assez précaires dans son enfance, le lui permirent.L.Lumière travailla avec son frère, photographe à Lyon.Celui-ci, vers 1880, vivement intéressé par le procédé photographique au gélatino bromure d\u2019argent acheta (quartier Montplaisir) un vieux baraquement et s\u2019y mit au travail\u2026 Mais l'invention, par encore au point, le ruina\u2026 Un soir, le Père Lumière annonça le nouvelle à ses fils.Ceux-ci avaient alors 1/ et 19 ans.\u2018Dés le lendemain, raconte L.Lumière nous rendions visite à nos créanciers, Nous nous engagions solidairement ; nous obtenions des délais et nous nous mettions à la tâche.Nos journées, nos soirées, nos nuits se passèrent à travailler et à chercher.\u201d Mais l'usine avait grandi, elle couvrait maintenant tout un quartier.On aimerait voir retracés, racontés les lents progrès réalisés, le travail des ouvriers, et comment, de leurs peines, ils payerent, eux aussi, cette découverte qui, une fois \u201cmise au point, devait avoir tant d'influence sur notre vie moderne.Car depuis 1895, date où fut représenté dans un Grand Café le premier vrai film de cinéma à Paris, qu\u2019elle a été fantastique la car- ' riére du Cinéma !.Car nen seulement \u2018\u2019ceux qui vont au cinéma\u2019, mais aussi ceux qui n\u2019y vont pas sont influencés par les procédés nouveaux de cette grande vogue actuelle de l'image.Sons compter les dizaines de milliers de travailleurs de toutes les catégories qui vivent de Ja fabrication ou de l'exploitation des films.Songeons-nous toujours assez, en faisant \u201cun tri sérieux\u201d des films que nous allons voir, à profiter des délassements et des moyens de nous instruire que nous offre le cinéma ?\u2026.SYMPATHIES La section St-Stanislas offrent ses plus sincères sympathies à leur frère jociste Laurent Alarie à l\u2019occasion de la mort de son père.x + + Tous les jocistes de Sorel offrent leurs plus sincères sympathies à leur aumônier local M.l\u2019abbé Robert L'Heureux à l\u2019occasion de la mort de son père.UN MAGISTRAL DOCUMENT ! Les ravages de l'alcoolisme \u201cL'alcool fait de nos jours plus de ravages que ces trois fléaux historiques + In famine, lu peste ét lu guerre; plus que le famine et In peste, 11 décimes plus que In guerre H tue; Jb fait plas que tuer, it déshonore\u201d.C'est un homnie d'Etat anglais qui parlaït ainsi au siècle dernier.Certes, il ne jugernit pas Faleool moins sévèrement de nox jours, Les fiéaux qu'il mentionne, bien terribles duns leurs effets immédiats.ne sont pas en que | wénéral de longue durée: l'aléool au contraire aceu- mule «chaque jour, avec une régularité désespérante, ruines sur ruines niindres sur miscres, viedi- mes sur vietliaes: Pateool est le pire ennemi de fis- dividu, de 1a fumllle ec de Ma moclété.La |.0.C.veut : Une classe ouvrière HEUREUSE par une Jeunesse SOBRE Médecin de ia J.O.C.Dr René Gauthier MEDECIN-CHIRURGIEN 6558 St-Denis CR.0509 Heures de Bureau: 2 à 4 \u2014 7 à 9 P.M.5006 boulevard Décarie prouver.mentation des ventes, J.P.Laberge Enr\u2019g.» ® \u201cSERVICE et COURTOISIE\u201d, telle est la devise de notre maison et nous sommes plus que jamais en mesure de Je 0 ® 28 CAMIONS parcourent la ville et les environs.*® 2 CAMIONS \u201clivraison spéciale\u201d.® 7 LIGNES téléphoniques pour répondre à vos appels.AVIS\u2014Tous les restaurateurs sont cordialement invités à venir visiter notre plus grande salle d'échantillons, où Ils tron- veront les plux grandes «uæuestions possibles pour l\u2019aug- WAInut 5624 Wee Ld RG ERE es Be lait eA GE FR ER AN EE EE oe gs Boye Ls eA pe rs IP ENN Sb 0 a ate Page douze La Jeunesse Ouvrière Janvier \u2014 Février.1939 1 sort de prison.Eh blen ! oui, il sort de prison.La malchance l'a poursuivi dès ia fin de sa jeunesse et s\u2019est particulièrement acharnée sur lui depuis qu'il devint vieux.Oh ! 1] ne se fait pas d'illusion sur sa propre valeur ! Un pauvre homme ça ne vaut pas grand chose! Lui, il vaut moins encore que beaucoup d'autres.II a des défauts, des faiblesses : il ne respecte pas toujours les lois de son pays.Mais enfin, il est honnête.Pourquoi, a-t-on agi envers lui comme s'il était mai- honnête ?La Société ne fait pas assez de différences entre ceux qui commettent le mal et ceux qui ont seulement l\u2019air capable de le commettre.L'aspect extérieur lui suffit.Un vagabond est considéré d'ofrice comme un malfaiteur.N'avoir pas de moyens d'existence est une tare, même si ces moyens vous ont été enlevés par une succession de circonstances néfastes ou par la maladie.Il est défendu de se trouver sans domicile et les poches vides.I! est défendu, en un mot, d\u2019être dans la misère, car cela fait honte aux puissants du jour.Pour avoir été renvoyé de l'usine où il travaillait, par un contremaître grincheux, pour avoir, en ces ternps de crise, cherché en vain de l'embauche, pour avoir rôdé en guenille d'une ville à une autre ville et braconné quelques écrevisses que des Messieurs très bien lui auraient achetées sans scrupule (est-ce que des magistrats eux- mêmes ne manquent jamais d'écrevisses lors que la pêche est fermée ?).1! a passé en correction- nele et a été condamné à un mois de prison.Un mois de prison.et après ?Ii n'y était pas si mal que ça, en prison! Il y était logé, nourri, blanchi, entretenu.T'es financiers, des officiers et même des ministres ont été aussi en prison, qui ne s'en portent pas plus mai.Par quel préjugé tient-il cette aventure pour déshonorante, et qu'est-ce qui lui met dans le coeur; À présent que le lourd portail de la maison d\u2019ar- T8t s'est ouvert devant lu! et qui circuie librement sous le ciel bleu, une telle amertume, une telle rancoeur, un tel dégoût ?\u201c ABONNEMENT à la \u201cjeunesse Ouvrière\u201d Abonnement ordinaire .66 par an.Abonnement de soutien 1.00 et plus.TEL QUE PROMIS, VOICI NOTRE ROMAN COMPLET I n\u2019est pas de ceux qui analysent clairement leurs impressions, il est de ceux qui les subissent, il marche la tête baiasée, les mains au dos, l'âme et le corps pesants comme deux boulets fixés à la même chaîne.Il ne se sent plus de courage pour recommencer la vie.quelle vie d'abord ?Dans quelles conditions et avec quelles ressources 7.Une misanthropie universelle 1'imprégne.Qu'il ait rencontré parfois de la pitié, de la bonté sur son chemin, qu\u2019il ait eu des minutes heureuses, qu\u2019il ait goûté la grâce d\u2019un matin de printemps ou la douceur mélancolique d\u2019une après-midi d\u2019automne, qu'une courte prière dans une église de village ou devant la croix d\u2019une carrefour l'ait réconforté en plus d\u2019une occasion, il ne veut pas s\u2019en souvenir.Accablé de révolte et presque de haine, il ne sait même pas où il va.I! est la plus rialheureuse des créatures terrestres.Les bétes mangent tout ce qui leur tombe sous la dent, lui il n'a rien à manger.Les autres hommes ont un foyer, des amis, un métier, Il est seul.Personne ne le connaît et personne ne l'aime.Les paysans sur le pas de leur porte, le regardent avec méchanceté et les chiens lui aboient aux talons.Il vient de traverser un hameau, de quémander un bol de lait à une fermière\u2026 et d'être repoussé durement, Avec mépris, la dernière maison franchie ,il crache sur le sol, mais ce geste vulgaire de cracher a-t-il jamais soulagé quel- qu'un, si ce n\u2019est les âmes inférieures ?Il se trompe d'ailleurs, la dernière maison n\u2019est pas franchie.En voici une encore, un peu isolée des autres, à droite de la route.Une cabane plutôt qu'une maison.Un chien pouilleux somnole dans la poussière.Un chat se promène sur le toit.Autour d'un morceau d'épluchures des mouches affairées tourbillonnent.L'homme passe.Laide, sale, hostile, cette baraque ne le retient pas.Ce n'est pas de ses habitants qu\u2019il sollicitera une aide.Mais un peut plus loin, après un tournant qui la cache, une petite forme, assise sur le talus, appelie, qu'il le veuille ou non son attention.Un enfant qui pleure.I} s'arrête.Il ne s'arréte pas & cause de l'enfant, qu'est-ce que ça peut lui faire un enfant qui pleure ?Il s'arréte parce qu'il est fatigué: il s'arrête, voyez-vous parce que le tournant lui a dévoilé une longue côte qui redresse l'échine de la route comme celle d\u2019un animal souple et parce qu\u2019il hésite à attaquer cette côte.Il s'arrête aussi, peut-être parce que le ciel est plus beau au-dessus de lui, le si- Croerrer POPP ILOP SIPL III ATTENTION! Le mois dernier, nous annoncions dans notre journal \u201cLa Jeunesse Ouvrière\u201d\u2019 de 1939, des cours de musique donnés par une musicienne diplômée.aurons une page musicale qui comprendra : ° Histoire d\u2019Auteurs Musiciens - * Questions de.* Principes et Musique et Lecons | qui aideront tous les lecteurs, jeunes et vieux, qui ont des talents musicaux et n'ont jamais eu la chance de prendre des cours, faute d'argent ou de temps.ceci sera prêt pour la prochaine édition.SOYONS AUX AGUETS ! ATTENTION ! j OPP IDOPOS PPDP IP PI roue 4 $ > En effet nous PIPPI PPP EL POP ID Théorie Pratique Tout déve BSD PSO PS SP PPD lence plus complet autour de lui, la silhouette des arbres plus harmonieuse au bord des champs.Il s'arrête en réalité, parce qu'une obscure force intérieure lui impose de s'arrêter et parce que son esprit sans complication obéit toujours à ces forces-là.Il s'arrête et regarde involontairement du côté de l'enfant.C\u2019est un petit garçon.Il peut avoir huit ans.Les mains devant la figure, il sanglote.Presque sans le faire exprès, l\u2019homme demande: Qu\u2019est- ce que tu as ?Le petit relève légèrement la té- te, la dégage, mais ne répond rien.L'homme désire-t-il qu\u2019il réponde ?A quoi bon ?Ce qu\u2019il dirait se devine.Dans ses traits, dans la coupe maigre de son visage, dans les déchirures de ses habits, daris son attitude douloureuse et résignée ensemble, on lit aisément les grandes lignes de son destin.Il est petit, il est faible, il doit avoir une famille, mais il pousse à l'\u2019abandon, et sans doute son père et sa mère ne prennent-ils garde à lui que pour le frapper: sur la chair de ses jambes nues, on aperçoit des traces de coups.Même à cet étranger qui l\u2019observe soudain d'un oeil compatissant même à ce vagabond qui a souffert aussi, il n'ose ni ne veut se plaindre.S'il lui est arrivé jadis de se plaindre il en a perdu l'habitude, comme celle de se révolter.Cela ne servirait à rien.Il pleure parce qu'à son âge on pleure (l'homme il y a un demi-siècle qu'il ne sait plus pleurer\u2026) mais ses pleurs eux-mêmes ne font pas de bruit, Dans cette détresse impuissante et muette, il y a quelque chose de si pathétique que l\u2019homme en est troublé.Oh! entendons-nous, c\u2019est un trouble contenu, latent, pour ainsi dire et qui hésite à se manifester.Mais il voit cette jeune destinée en face de la sienne, et une vraie pitié le saisit.Un enfant, c'est toujours plus malheureux qu\u2019un homme, dans l'instant du moins où il sent son malheur.Et le malheur d'un enfant est plus injuste que celui d\u2019un homme.Un homme à la rigueur, peut lutter, se défendre, partir.Un enfant ne peut que rester là et se soumettre à ceux qui ont autorité sur lui.Il se croyait inaccessible & 1'émotion, et ces pleurs d'enfant l'émeuvent.Derrière eux, il discerne toutes les iniquités du monde toutes les souffrances imméritées auxquelles il n'avait guère songé jusqu'ici.Alors, ses propres souffrances lui semblent brusquement diminuées, rétrécies, comme un vêtement qu\u2019on avait examiné d'abord et dont on reconnaît qu\u2019il UN ENFANT QUI PLEURE n'est pas À votre taille, qu\u2019il ne vaut pas la peine d'être endossé.La malchance l\u2019a poursuivi, c\u2019est évident I a été condamné pour une faute qui n\u2019en est pas une, ou qui est vénielle.Il sort de prison, il porte une flétrissure qui accroi- tra encore sa difficulté de vivre.Mais quoi ?I est grand, il est fort, il se débrouillera 1.Ce petit qui pleure est à la merci d'adultes brutaux et rien ne lui permet d\u2019échapper à leur dureté.L'homme, dont l'enfance a été douce, à qui Dieu a mesuré l'épreuve, tant qu'il n\u2019était pas apte à la supporter, de quel droit, lui, se plaindrait-il ?Les mains tendues, il va vers le Petit : \u201csi je pouvais te consoler ! dit-il, je voudrais que tu ne pleures plus\u201d.Il n\u2019a rien ! Il croit n'avoir rien pour le consoler.Mais ce désir de consoler, c\u2019est déjà une consolation, Cette sympathie profonde et inattendue touche l\u2019enfant au coeur.Il pleure encore, mais non plus si amèrement.I! y a tout de même quelquefois un peu de bonté dans le monde.Et, tandis qu\u2019il demeure assis sur l'herbe de l'accotement et que l\u2019homme reprend sa route un instant interrompue, tous deux, par la grace d'un simple geste se sentent allégés, réchauffés et moins seuls.René DUVERNE.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Situation au 30 novembre 1938 Envers le public: Billets en circulation.Veer ee ome bP se ssa DOpits.ienireiieiiriniiniirireieieiaesn.DiVeIS.Lusrss res ss sense 000000 PASSIF as 300 0000000 Envers les actionnaires : Capital, réserve, dividendes et profits non répartis.reba Disponibilités de Caisse.000004000s0esacowe nan sense ca caca 000 ACTIF see carne Sreb Iss atta aa Rss storey Cerareraaen .$ 5,223,209.00 132,204,197.97 1,080,115.27 $138.507.522.24 12,385,108.27 $150,892,627.51 \u2014_\u2014= $ 20,824,463.56 Obligations et actions.cc0.vevnnn.Ces ieseserareneceinvarararesnanreres 31,447,274 31 comptées au-dessous du cours du marché) Prétsddemande.oi iii en a nue soavssugerans na 0 608002 10008 5,759,469.21 (sur titres dont les cours présentent une ample marge) Prêts et escomptes et avances aux Provinces et aux Municipalités.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.63,737,828.00 (après provision pour créances douteuses) ; immeubles, créances hypothécaires et divers.RE PAR ees 9,123,592.43 (comptés au-dessous du coût ou de la valeur) $150,892,627.51 COMPTE PROFITS ET PERTES Solde créditeur au 30 novembre 1937.PR RP \u2026$ 235,024.19 Profits de l'exercice finissant ie 30 novembre 1938.$1,001,792.15 A déduire : Provision pour impôts fédéraux et provinciaux.$161,551.33 Fonds de pension du personnel.\u2026.60,000.00 221,551.33 780,240.82 Total.$ 1,015,265.01 \u2014\u2014\u2014\u2014rem een .Réparti comme suit : ; Dividendes.\u2026.10sssssscnans ss asso 00000 sen gosse nano a0conencon course secuass Ÿ 560,000.00 Amortissement des immeubles et du mobilier.ascessenaso son) 00000000 90,000.00 Trésorier de la Province de Québec (14 Georges V, ch.B).\u2026\u2026uuvoscransserreussesss 125,000.00 Soide créditeur au 30 novembre 1938.12.2.one seen usan san can aa u ac as a so 0u00 240,265.01 $ 1,015,265.01 - \u2014_\u2014\u2014 Un vie peur en lyagq de son et me v tés de © né le dé fabricati Je m\u2019 re l\u2019imr Grâce litant } directeu a pu se retenir sir que lecteurs \u2018rout reau où des clie geurs\u201d.Ces ¢ Tecopié: remis \u20ac: lequel : la com employe Sur le vent d chaque fini sa comma! bons d pièces Le c du bor re au cessaire gnes\u201d.des \u201cp de cart genres Le n tier tr une gr car il : auxque L\u2019art tirer 1 lui far du sen longe, chauss Dan: faut e de teir me pe 20 ] Qua ainsi passer pliage Si sorten de cui férent C'es passe parer les bc pliés le ren avec caout Les de dc suival blés | Apr tonni on pc alors autre melle Dal seme) re.Pot se sé nant auta point La pour melle sant possi moin u'il ne dossé, ri, c\u2019est pour e, ou prison, accrof- vivre, il est e petit paduitez het d\u2019é- homme, a qui ht qu'il ter, de HL ?vers le hsoler ! pleu- ir rien ésir de lation, t inat- eur.Il lus si même dans meure hent et ute un px, par se sen- moins \u2018NE.\u2014 =r Tw \"NH ww Janvier \u2014 Février 1939 La Jeunesse Ouvrière re mm Comment se fabrique une chaussure Un vieux travailleur, ancien cou- peur en chaussure que j'ai connu 11 y a quelques années, me parlant de son métier, avec tant d'amour et me vantant sans arrêt les beautés de sa profession, m'avait donné le désir de visiter une usine de fabrication de chaussures.Je m'étais toujours promis de faire l\u2019impossible pour cela.Grâce à l'intermédiaire d'un militant jociste et à l\u2019amabilité du directeur de la maison, mon désir a pu se réaliser, et je ne peux me retenir de faire partager le plaisir que m\u2019a causé cette visite aux lecteurs de \u201cLa Jeunesse Ouvrière\u201d.Répartition du travail \u2018Tout d\u2019abord nous entrons au bureau où l'on reçoit les commandes des clients et le courrier \u201cdes voyageurs\u201d.Ces commandes, dépouillées, sont recopiées sur un bordereau qui est remis aux chefs d'ateliers et sur lequel sont indiquées la nature de la commande, ia marchandise à employer, la date de livraison, etc.sur le côté du bordereau se trouvent des tickets détachables que chaque ouvrier garde quand i a fini sa partie de travail sur cette commande.Ces tickets servent de bons de paye pour le travail aux pièces Coupe Le che} d'atelier en possession du bordereau de commande prépare au coupeur ce qui lui est nécessaire pour couper ses \u201cempeignes\u201d.Il lui donne ce qu\u2019on appelle des \u201cpatrons\u201d: ce sont des pièces de cartons de toutes formes, de tous genres et pour toutes pointures.Le métier de coupeur est un métier très intéressant qui demande une grande connaissance des peaux, car il y a quantité de petits détails auxquels il faudra faire attention.L\u2019art du coupeur c\u2019est de savoir tirer le maximum d'une peau, Il lui faut tenir compte des défauts, du sens dans lequel une peau s\u2019allonge, afin de ne pas avoir une chaussure qui se déforme.Dans la chaussure de couleur il faut encore veiller aux différences de teintes qui existent sur une même peau.~ Le parage et le repliage Quand les peaux sont coupées ainsi que les doublures, les pièces passent au \u201cparage\u201d et au \u201crem- pliage\u201d.Si on les cousaient tels qu\u2019ils sortent de la coupe, les morceaux de cuir rendraient une couleur différente suivant les épaisseurs.C\u2019est pour éviter cela que l\u2019on passe les peaux sur la machine à parer qui enlève de l'épaisseur sur les bords.Ceux-ci sont ensuite repliés par une \u201cremplieuse\u201d qui colle le rempliage tout autour de la pièce avec une sorte de dissolution de caoutchouc.Les morceaux de cuir, et ceux de doublure sont ensuite marqués, suivant leur pointure, puis assemblés par les *\u201cpiqueuses\u201d.Aprés la piqûre on fait les boutonnières, ou bien suivant le cas, on pose les oeillets.Le dessus étant alors terminé, est envoyé en un autre service pour la pose des semelles.Coupe des semelles Dans une chaussure il y a deux semelles: l'intérieure et l'extérieure.Pour la coupe de ces semelles on se sert d\u2019emporte-piéces fonctionnant à l\u2019aide d\u2019une presse.Il faut autant d'emporte-pièces que de pointures et de modèles.Là encore il faut un connaisseur pour faire un bon coupeur en semelle.I! faut savoir utiliser en faisant toujours le moins de perte possible, les morceaux qui sont de moins bonne qualité, comme les TET SRR \u201cflans\u201d et le \u201ccou\u201d pour la semelle intérieure; et les meilleurs, comme le \u201ccroupon\u201d, pour la semelle extérieure, Avant de passer plus loin la semelle extérieure subit une petite opération qui s'appelle la \u2018Eravu- re\u201d.Cette opération est faite par une machine qui creuse à quelques millimètres du bord de la semelle une rainure dont on relève ensuij- te le bord.C\u2019est dans cette rainure que sera faite la piqûre qui assemblera semelle et dessus.Montage des bouts et des contre-forts Les bouts et les contre-forts sont taillés par feuilles dans un feutre qui a été imprégné d\u2019un produit celluloïque, ce qui le rend très rigide.Pour modeler les bouts et les contre-forts le \u201cmonteur en bouts\u201d, les met à tremper quelques secondes dans de l'aétone qui a pour propriété de ramolir le produit chimique celluloïque, et de le rendre malléable.Quand le bout a été modelé sur la forme et que l\u2019acétone s\u2019est évaporé il redevient dur, tout en conservant la forme qui lui a été donnée.Montage de ia première semelle Avant de procéder au montage de la première semelle, celle-ci a été clouée sur une forme de bois.Il faut autant de formes que de mo- déles différents et de pointures.C\u2019est sur cetie forme que se monte la chaussure.\u201cL'opérateur\u201d est celui qui monte la premiére semelle.Il ajuste les dessus sur la forme et présente le tout à une machine qui fera exactement le même travail qu\u2019un cordonnier, c\u2019est-à-dire qui pincera le dessus pour le tendre et en même temxs, le clouera à la première semelle.Après cela une \u201cmachine à ra- fraichir les tiges\u201d va couper tout ce qui est en trop et formerait épaisseur sous la semelle, puis une \u201cmachine\u201d & battre les emboitages\u201d va enfoncer toutes les pointes qui pourraient ne pas être complètement affleurées.Avant d\u2019envoyer la chaussure au montage de la deuxième semelle on fait auparavant un bourrage avec de la poussière de cuir, mélangée avec de la colle forte, afin d\u2019aplanir l\u2019épaisseur caussée par le pointage des tiges, puis on met au milieu de la semelle une pièce de bois ou de fer suivant la forme de la chaussure, pour soutenir la \u201cvoûte plantaire\u201d.Montage de la deuxième semelle La chaussure est prête à recevoir la deuxième semelle.Aupara- .vant on aura enlevé les formes de bois qui ont servi pour la mise en forme.La semelle est ajustée sur la chaussure, puis présentée à une machine, qui, au fond de la \u201cgravure\u201d, va faire une pigûre de part en part avec un fil poissé.Par dessus la pi- gûre on rabattra le rebord de la \u201cgravure\u201d pour la protéger.Montage des talons La chaussure est presque terminée, il ne reste plus qu'à monter les talons, opération qui se fait en une seule fois par lintérieur de la chaussure.Le talon est ensuite dégrossi à l'aide d'un fer monté sur un tour qui marche à la vitesse de 6,300 tours- à la minute.: Plus loin les machines font le fraisage des \u201clisses\u201d et des talons, On appelle \u201clisse\u201d l\u2019épaisseur dé la semelle qui se trouve en dehors du talon.Des tours font ensuite le \u201cvere rage\u201d ou \u201cponçage\u201d, des semelles, après quoi on cire la semelle.Atelier de finissage Les chaussures passent ensuite à l'atelier de finissage.Là on les cire, des lacets sont mis.Avec des fers à empreintes que l\u2019on applique ou appose la marque de fabrique, le nom du commerçant revendeur etc.Un coup de fer chaud pour enle« ver les plis et les chaussures sont prêtes à être livrées aux clients.Fierté ouvrière La visite est terminée; elle a dépassée pour moi l'intérét d\u2019une simple visite documentaire.Certes j'étais loin de penser qu'il fallait autant d'opérations pour jabriquer une chaussure, mais ce qui m'a frappé surtout cest P\u2019habileté, la sûreté du coup d'oeil que j'ai constatées chez tous les ouvriers, la valeur professionnelle qu'ils ont ac- quige.Je suis un peu plus fier d'être de la classe ouvrière en constatant, une fois de plus, la tâche indispensable de chacun des travailleurs ainsi que la beauté et la noblesse de noire labeur.Henri BOUR\u201d \" Chaque mois \u201cLa Jeunesse Ouvrière\u201d publiera un article sur un métier différend, Nous espérons que ce premier article plaira ä nos lecteurs.L Q a wT Gn Page quatorze \u2014\u2014\u2014 Janvier \u2014 Février 1939 - .J'étais à l'école proression- nelle.D'accord avec mes parents, j'étais décidé à passer les grandes vacances à l'usine.Un voisin obligeant accepte de me piloter et de me trouver du travail à l'ajustage.Mon entrée au travail Le grand jour arrivé, le coeur rempli de joie (j'allais enfin ga- zner quelque chose) j'enfourche mon vélo et arrive chez le voisin une demi-heure à l'avance tellement j'étais impatient d'entrer à l'atelier.Arrivés à la porte de l'usine, mon ami me confia au concierge en disant : \u201cC'est pour l'ajustage\u201d \u2014Des ouvriers défilent sans ces- 32 devant moi, la mallette sous le bras, causant entre eux assez bruyamment et se lançant des plaisanteries.De temps à autre, un d\u2019entre eux, habillé avec un peu plus de recherche, vient prendre une des innombrables clefs pendues à un tableau, auprès de la loge du concierge et me désignant du regard: \u201cEst-ce pour moi ?\u201d Sur une réponse négative, ils passent: ce sont les contremaîtres et les chefs d\u2019équipe.Enfin à la question posée par l'un deux, le concierge a répondu oui.Aussitôt, me voilà empoignez par l'épaule par une grosse main et une voix rude m'interpelle : \u2018allons garçon, es-tu prêt, viens avec moi!\u201d Nous passons le long des bureaux, mon guide (c'était le contremaître d'ajustage) m'en signale un \u2018Tu viendras ici tantôt dire que tu est venu, c'est le bureau du pointeur.Quelques dizaines de mètres plug loin une voie de chemin de fer pénétrant dans un grand dätiment : c\u2019est l'atelier.J'y pénètre le coeur serré Un silence de mort règne dans ces grands halls encombrés de machines, de ferrailles, d\u2019établis.de pièces diverses.On wn\u2019eniend que les voix des ouvriers qui résonnent et se réperculent sous ces voûtes.Le contremaitre m\u2019entraine avec lui en serpentant au travers des machines, et les établis jusque devant une \u201ccage en verre\u201d perdue, au milieu de grandes coupoles en cuivre rouge, surmontant des espèces de tours vitrées (j'ai su plus tard que c\u2019étaient des \u201clanternes\u201d de phares côtiers).Il appelle alors un ouvrier qui se détache d\u2019un groupe oceupé à se déshabiller.auprès d\u2019armoires en bois.C'était le contremaître.Après quelques mots, celui-cf m'emmene devant une armoire enfoncée en me disant : \u201cVoilà ton armoire, tu devras d'abord la raccommoder.Puis tu viendras me voir.Des outils, y en a à l\u2019outillage, tu iras en chercher tout de suite.Dépêche-toi on va sonner\u201d et il me quitte me laissant très perplexe.Je me proposais de demander des explications complémentaires aux ouvriers occupés à se déshabiller ou assis, fumant leur pipe, quand la sirène retentit.Mus, comme par des ressorts, tous courent à leur établi, s\u2019engoujfrent sous les coupoles, grimpent dans les lanternes et je reste seul, tout seul devant mon armoire effondrée.Je me déshabille et passe alors \u201cmon bleu\u201d tout en me demandant comment j'allais faire.Il me fallut des outils et deur charnières pour mon armoire.Je m'approche d'un ouvrier et lui demande où se trouve l'outillage : \u201cC\u2019est là-bas, au bout\u201d, me dit-il en m'indiquant assez vaguement une allée.Je me mets en route de ce côté tout en me renseignant de temps à autre à l\u2019un des ouvriers.IL y avait bien une heure et demie que je tratnais, en butte à tous les quolibets des ouvriers que j'interrogeais et qui prenaient un malin plaisir à se moquer du \u201cnouveau\u201d, lorsque je vois un monsieur en chapeau boule s'avancer vers moi : \u201cQu'\u2019est- ce que vous faites, vous ?Voilà une heure que je vous vois promenant.\u201d .C\u2019était le directeur.Je fjaillis pleurer alors, tant mon isolement au milieu de ces 800 ouvriers me semblait lourd.Je lui explique tant bien que mal que je suis nouveau et que je cherche \u201cl'outillage\u201d.Tout en me morigénant très vertement, il me conduit à un guichet.Enfin, d'y étais.L'outilleur très obligeant, me fournit mes outils et toutes les explications mécessaires concernant les charnières dont j'avais besoin.A la \u201cchop\u201d Revenu à la \u201cchop\u201d, je me mets en devoir de réparer mon armoire.Le travail une fois fini, j'avertis le contremaître et lui demande de la besogne.Il me désigne un tas de poignées de bronze à polir et je me mets au travail de toute mon ardeur, toutefois étonné de ce qu'on ne m\u2019ait rien demandé de mes connaissances techniques.Mais j'avais du travail, j'étais à l\u2019établi, comme les autres, j'étais heureux, fier d'être enfin un ouvrier, de gagner de l'argent.Ce travail qui m'était confié, fut terminé au bout de deux jours.Le contremaître averti, m'\u2019envoya alors promener, me disant : \u201cje t'avais donné du travail pour ta semaine, va te promener, mais ne te fais pas prendre ! je n'ai plus rien pour toi\u2019.Et il m'expliqua alors que je ne devais pas travailler trop vite, qu\u2019il ne fallait pas \u2018\u2018bouffer\u2019\u201d\u2019 le travail car je ferais du tort aux autres, etc.etc.J'étais abasourdi.Heureusement qu'un ouvrier de la \u201cshop\u201d me prit avec lui en me demandant de l'aider dans son travail.À partir de ce moment plus d\u2019ordres du contre-maître et j'eus tout le temps des vacances un travail assez intéressant, car mon nouveau guide à qui j'avais raconté que j'était à l\u2019école professionnelle s\u2019ingéniait à me donner du \u201ctravail\u201d en rapport avec mes capacités techniques.Grâce à cet ouvrier, je n\u2019eus plus aucun tracas au point de vue professionnel durant les deux derniers mois de mon séjour à l'usine.L'heure du midi La sirène à sonnée.Vite on va pointer sa carte et on revient s\u2019asseoir autour du poéle sur des tonneaux a carbure, de vieilles caisses ou d'autres récipients.C'est I'heure du repas, 'heure des \u201ccrasses\u201d aussi.C'était le jour de mon entrée à l\u2019usine.Tout déconfit du peu d'accueil regu le matin, je m'installe & 1'écart et déballe mes tartines.Une pluie de pelures d'oranges, de morceaux de pain ma tombe sur la tête.Je tente de protester.Ça y est, la rafale est dé- chainée : l\u2019averse redouble, les quolibets tombent de plus bells \u201cPoule mouillée \u201cOn va te dégoter\u201d \u201cTa mère ne sait pas que tu est venu, faudra le lui dire\u201d \u201cViens ici on va te baptiser\u201d.Je sens que ça se gâte et je me tais.Malheureusement, eux, quelques jeunes et le chef d'équipe, ne se taisent pas.En un rien de temps, me voilà empoigné, installé au milieu du cercle, véritable cible de toutes les mauvaises plaisanteries.Un type lance : \u201cOn va le baptiser\u201d.On me couche par terre, malgré ma résistance et on me lave avec da l'eau mélangés.d'huile.Puis on ma badigeonne avec du noir de fumés servant aux fondeurs et les voilà contents.Ils s\u2019en vont, me laissant seul, raconter leur exploit à tous les autres types des \u2018\u2018chop\u201d qui viennent me railler pendant que je me nettoie.J'avais des larmes pleins les yeux, non pas à cause de cette farce, mais tellement était grand et lourd l'isolement qui pesait sur mes épaules.Toujours cette diée pendant les huit premiers jours: seul, je suis seul, abandonné à moi-même dans cette usine parmi ces 800 ouvriers, Cette seule idée m'a rendu profondément malheureux la première semaine.C\u2019est alors que j'ai compris ce que l\u2019on m'avait dit a la J.O.C.des débuts dans la vie de travail.j'ai compris, la nécessité de la tutelle jociste.En rentrant chez moi, je suis allé voir un militant de la section jociste et lui ai promis de me donner tout entier à la J.O.C., pour éviter pareille aventure à tous mes camarades de travail.Un Jociste, Heures de bureau : de 3 A 4 hrs et de 7 à 8 p.m.Tél, YOrk 4928 J.-M.-R.GOUGEO A VHOplial Général Verdun Réparations de lunettes faltes avec soin Examen do la vue Ajustement de lunettes OPTICIEN OPTOMETRISTE 200, Ave de I\u2019Eglise, VERDUN Henri N.Bordeleau OPTOMETRISTE-OPTICIEN Tél.HArbour 1435 EXAMEN DE LA VUE Anomalies Musculaires 3423, rue St-Denis Montréal NE (suite du numéro précédent} \u2014 La route est belle et nous invite à la course; si nous accélérions 7 Sans répondre, la figure de Jean a'éclaire d'un faible sourire.\u2014 Plus vite encore, insiste-t-elle.\u2014 Je n\u2019ai nulle envie de déraper; «ù aimes donc tant te griser de vi- tosse ?\u2014Oui.Cette sensation de brûler la route est exquise par moments.\u2014 Pourquoi par moments seulement?La jeune fille hésite; elle réplique: \u2014 Le sais-je ?\u2014 Tu te rappelles le vieil adage?\u201cConnais-toi toi-même\u201d.En disant ces mots, il tourne la tête vers elle, Une moto trépidante file devant eux; Christiane, toute à ses pensées la suit des yeux sans la voir; elle répond enfin: \u2014Qui peut se vanter de se connaître parfaitement?n'y a-t-il pas toujours au fond du coeur un coin que, volontairement ou non, l'homme n'aime pas à remuer?\u2014Parce qu'il en a peur! lance Jean d'une voix soudain changée.\u2014Parce qu'il en a peur! se répè- t-elle, étonnée de la répercussion qu'ont en elle ces paroles.Pourquoi alors, près de Jean que fe connais depuis presque toujours, suis- je heureuse comme nulle part ailleurs?Tout à l'heure, grand'\u2019mère que j'aime de toutes mes forces était présente, et je ne sentais pas cette ivresse que j'éprouve maintenant que je suis seule avec lut.Je ne désire plus rien, même le chagrin de Max m'est indifférent.Je voudrais fuir loin, très loin aux sérieuse, côtés de cet être qui m'a toujours protégée.Pourquoi?\u2014 À quoi penses-tu ?observe Jean au bout de quelques minutes.Les mots prononcés doucement la tirent de sa Têverie.\u2014 Est-ce que votre rendez-vous d\u2019affaires sera long ?questionne- t-elle.\u2014Je ne le pense pas.Dans tous les cas, tu entreras avec moi.Quand ils arrivent, des bambins jouent à la ronde dans la cour de la ferme; les nouveaux venus ne semblent pas les intimider, car ils côntinuent de tourner sous leurs regards amusés.Le calme des dimanches envahit la métairie; seul, des pigeons vo- lètent, cherchant les débris de toutes sortes qui, les jours de travail, restent çà et là.Des rires insouciants venant du jeune groupe, s'égrènent comme des notes tirés d\u2019un instrument de cristal.Christiane, qu'attirent ces éclats joyeux, erre autour des enfants.Finalement, elle leur tend sa bonbonnière.Les deux hommes reviennent d\u2019un bâtiment neuf qu\u2019ils ont examiné.\u2014 Papa, crie une fillette, la dame m'a donné un bonbon; elle est gentille, tu sais! \u2014 Mme Dartois, sans doute ?demande le métayer à mi-voix.Jean se rend compte qu\u2019il a manqué aux usages en ne nommant pas sa compagne.Faire entendre qu'elle est sa fille adoptive, c'est impossible; la victorieuse beauté des 23 ans de Christiane l'empêche d'émettre cette idée, et pourtant.\u2014 Ma pupille, quement.\u2014 Mes compliments, réplique son interlocuteur.Ils avancent en silence; la maîtresse de maison invite ses hôtes à rentrer.Mais l'heure presse, des nuages gris précurseurs du crépuscule, apparaissent & l'horizon qu\u2019ils barrent d'une bande sombre.\u2014 Etes-vous content de votre déplacement, oncle Jean ?interroge Christiane, une fois en voiture, \u2014 Oui.Ces braves gens attendent un quatrième enfant, les revenus doivent augmenter en proportion; ils ont pensé à l'élevage du mouton: mais, toi-même ?est- ce que cette promenade t'a distraite ?\u2014Si vous saviez comme le spectacle de ces travailleurs m'a fait du bien! lance-t-elle étourdiment répond-il brus- Elle se mord la\u2019 lèvre.d'une seule phrase elle à avoué la lassitude que lui donne la vue journalière de l'horrible caractère de Max.Voulant corriger sa bévue, vivement elle poursuit: \u201cet m'a montré aussi combien Dieu a été généreux envers moi à côté de bon nombre d'autres qui doivent lutter durement pour leur pain.\u201d Que peut argumenter Jéan, puis- qu'elle ignore que ce dont elle profite chaque jour, c\u2019est à lui qu\u2019elle le doit ?Environ trois quarts d'heure après, ils font halte devant l'habitation de Mme Dormont.Sans doute, la visiteuse et son hôtesse entendent-elles la trompe de l'auto, car aussitôt la porte d'entrée s'ouvre, tandis que des silhouettes se profilent sur les murs du corridor faiblement éclairé.Christiane et Jean se voient dans l'obligation de descendre saluer leur vieille amie, Depuis une dizaine d'années, Mme Dormont vit seule dans la demeure où son mari, emporté par une attaque d\u2019apoplexie, exerçait la profession de docteur en médecine.De fréquents voyages jà Paris où elle va voir son fils, (suite & la page 15) Janvi gu\u2014 \u201cCourr Q\u2014 Qu prendre J.O.C.R.\u2014 prêtre nera le saires sables Q\u2014Cc vain ?\u2014 R.\u2014 vain « suivi 1 là en: que vi tendu ézriva aliume serait sure \u2018 interne veuve d les jour à Pontc tour, m nitif.Une ¢ ans uni ce pas a vu na M.Dar derniers a tous qu\u2019un r graver.A pe sur le mont s \u2014 Bo j'ai de noncer, \u2014 CF reuse; \u2014 Rc à Noë Jours.\u2014 Ve répond convict \u2014 TL vous | poursu mamar S Courrier de l\u2019ami Mousse | uis- Dro- elle ure ha- ans 350 au- rée 1et- du uer ses, rté er- ges ils, Janvier \u2014 Février 1939 \u201cCourrier de YAmi Mousse\u201d, 1037, rue Saint-Denis, Montréal, Qué.Q+\u2014 Quelle est la manière à prendre pour faire partie de J.O.C.F, \u2014 UNE QUI DESIRE.R.\u2014On doit s'adresser à un prêtre de la paroisse qui donnera les senseignements nécessaires pour trouver les responsables de la section, * + % Q\u2014 Comment devient-on écrivain ?\u2014 FROUFROU.R.\u2014Ne devient pas écrivain qui veut.I1 faut avoir suivi un cours assez long, et là encore, il n\u2019est pas prouvé que vous le deviendriez \u2014 attendu qu'on ne fait pas des écrivains comme on fait des aliumettes.Votre professeur serait sûrement plus en mesure que moi de vous dire si vous avez des chances de succès dans cette branche.la'a endossé une campagne en faveur J Q.\u2014 On me dit que la J.O.C.de la Tempérance, est-ce vrai ?\u2014 JOSEPH.R.\u2014 Oui.Considérant les dégâts innombrabies et sans cesse grandissants causés par les abus des liqueurs alcooliques, la J.O.C.a fait sienne l\u2019amendement de nos SS.les Evé- ques, et en a publié une édition populaire dénonçant ces abus, et en en faisant connaître les conséquences néfastes.x + Q.\u2014La J.O.C.a-t-elie un service d'épargne actuellement en marche.\u2014JE VEUX.R.\u2014La J.O.C.vient justement d'instituer ua service d'épargne en vue de son grand congrès qui se tiendra à Montréal en juillet prochain.La Jeunesse Ouvrière \u2014Mademoiselle, voulez-vous me | montrer à mettre un fond de culotte ?.\u2026.Je me retourne brusquement et je dois avoir un air extraordinaire, car la grande fillette qui a dit cela rougit, se trouble et balbutie comme une excuse: \u2014\"\u201cVous avez dit le premier jour du Foyer qu\u2019on pourrait apporter tous les raccommodages qu'on voudrait, et comme chez nous c\u2019est les frères qui usent le plus.\u201d Paulette \u2014 dix-sept ans \u2014 l\u2019al-; lure dégingandée d\u2019une \u201cPoulbot\u201d | qui aurait grandi, grandi.avec ses cheveux coupés court, très raides et très noirs, son teint bistré, son nez qui menace le ciel et ses yeux qui ont toujours l'air d\u2019interroger \u2014 se tient devant moi pres- lette, Joyeuse, détendue, bavarde, bavarde, et je me souviens, en l\u2019entendant, du silence persistant de ces jeunes filles aux premiers jours de notre oeuvre.Comme je m'en étonnais, l'une d\u2019elles m'avait dit: \u2014On perd l'habitude de causer, Mademoiselle, vous comprenez, à l'atelier, on a vingt sous d'amende chaque fois qu\u2019on est prise.Et ma grande Paulette, si sensée, si raisonnable, avait ajouté: \u2014C\u2019est qu\u2019on est deux cents, alors si on nous laissait parler, on s'entendrait pas.Et puis il y a bien assez de moteurs pour faire du bruit.| J'avais senti une pitié monter en mol, pour ces pauvres gosses enfer- i mées toute une journée au bruit! des machines, accomplissant des que confuse, ce qui n'est guère dans sa manière.De toutes ses compagnes, elle est la plus pauvre, mais la plus sensible, et, doute, la plus intelligente.Quand j'ai ouvert le \u201cFoyer\u201d elle est venue une des premières et, tout de suite, elle a été une \u201cen- traineuse\u201d.En ce moment, je devine tout ce qui sagite dans sa tête.Toutes ses compagnes, attirées par notre promesse de leur montrer a faire robes et chapeaux, n\u2019ont apporté, jusqu'à présent, que des choses sans prix mais neuves, et c'est la première fois que l\u2019une d'elles a le courage d'apporter du raccommodage.Que Paulette ait osé montrer ce débris informe qui fut une culotfe, c'est une preuve de confiance, et qui me touche jusqu\u2019au fond de l'âme; car ces petites sont fières et pas une ne convient facilement de son dénuement.Seulement, Paulette ne sait pas encore que son geste a été compris; elle doute et elle souffre; elle pense que je vais lui offrir une culotte neuve et je la sens qui se hérisse, rien qu'à cette pensée.\u2014Mais oui, Paulette, nous allons chercher dans le placard aux morceaux, quelque chose qui puisse aller et nous allons raccommoder cela.Pendant que je fouille dans la pile de recoupes qu'une de mes amies, fille d\u2019un tailleur, a bien voulu m'envoyer, ma grande Pau- sans; | heures durant, le méme monotone | (travail, sans échanger une idée, et j'avais conclu: ! L \u2014lci, mes pelites, vous n'êtes.pas à l'atelier, vous êtes libres de parler, de vous détendre.Et même.| j'aurais de la peine à vous sentir | contraintes.Plus vous serez joyeu-j ses, plus je serai contente.Pendant que nous travaillons, je questionne : | \u2014 Alors, Paulette,.ça va toujours à l'atelier ?.\u2014J'vous crois qu\u2019ça va, Made- j moiselle, j'ai fait 125 francs cette semaine.Seulement, faut en mettre un coup, et c\u2019est 34-36 douzaines de calecons qui passent entre mes mains tous les jours à monter le fond, et faut faire attention; pas mettre une jambe 46 avec une jambe 42, bien sûr.Alors faut chercher, parce qu'on me donne tout le paquet de la même couleur ensemble.Dame ! y a pas beaucoup de temps a perdre.D'abord, on est content de gagner de l'argent et puis quand on arrive pas à ses 100 francs par semaine, on nous garde pas.Et comme c'est une bonne boîte et que la Direction est sérieuse, on aime autant y rester.Puis, changeant brusquement de sujet: \u2014Vous savez, la culotte, maman voulait pas que je l\u2019apporte.Elle disait comme ça, que vous alliez vous fiche de moi.C\u2019est moi Page quinze LE FOND DE CULOTTE qui ai voulu, parce que je sais bien que vous comprenez bien qu'on n'est pas riche et qu'on peut pas toujours faire du neuf.Seulement, j'ai eu le trac, j'ai eu peur que vous me disiez devant les autres que c'était une guenille bonne à mettre aux chiffons.Elles sont pas plus riches que moi, seulement, elles auraient ri de moi quand même.Et dame! vous ne m'auriez pas revue.M.R.MONATTIE.Il suffit d'y penser!.Dans une petite usine les employés se plaignent en hiver, du chauffage du bureau.Un \u2018norme poêle, placé à ira bout de la salle distribue une chaleur torride à deus employés, tandis que les dactylos placces à l\u2019autre bout se plui- guent toute la journée du froid, Un de nos camarades Pu- tra dans ce bureau, apres deux jours dé travail, il entendit les plaintes de ses nou- rere collegues.Comme notre ami etait un assidu des cercles d\u2019études dans su seec- tion, il eut tot fait de réfle- chir à cette situation «+ de trouver le remède, bien stat ple d'ailleurs.Déplacer dl poële.Il s\u2019en ouvrit à ses collègues: Si on le demandait au pe- {iron ?\u2014Oh! tron.Notre camarade vit le pn- tron et lui explique bien clairement sa démarche.H obtint satisfaction ei on déplaça le poéle ! Quoi, tant d\u2019histoires pour un poéle déplacé, direz-vous.Dame! considérez le sultat obtenu.H est comme ça des situations bien ennuyeuses, qu\u2019 ine simple démarche permet de supprimer.St tous les jocistes s\u2019y mettaient ! vous savez le pu- Je- (suite de la paye 14) interne à Beaujon, et sa fille, jeune veuve de 30 ans, lui font oublier les jours monotones qu'elle coule à Pontorson en attendant leur retour, maintenant proche et définitif.Une amitié de plus de quarante ans unit les deux familles; n\u2019est- ce pas M.Dormont, en effet, qui a vu naître Jean et Max, a assisté M.Dartois et sa bru dans leurs derniers jours, de même qu'il les a tous suivis scrupuleusement dès qu\u2019un malaise menaçait de s\u2019aggraver.A peine Christiane a-t-elle sauté sur le trottoir que Mme Dor- mont s'avance.\u2014 Bonjour, ma petite Christia- j'ai de bonnes nouvelles a t'annoncer, dit-elle e nl\u2019embrassant.\u2014 Chère Madame, j'en suis heureuse; qu'est-ce donc ?\u2014 Roland et Marianne seront ici à Noël, et cette fois pour toujours.\u2014 Vous m\u2019en voyez enchantée, répond la jeune fille sans grande conviction.\u2014 Ts auront le plaisir d'aller vous présenter leurs hommages, poursuit Mme Dormont parlant à maman-Jean.0 \u2014 J'en serai ravie ,assure cette dernière.Le moteur est sous pression, il faut se quitter.La nuit est complètement venue, les phares éclairent-la route vide de tout trafic et qui semble uniformément blanche.En passant devant l'hôpital d'aliénés, ils entendent hurler, et ces cris, à cette heure, paraissent sinistres et de mauvais augure.C'est Jean qui, le premier, amorce la conversation; tourné vers sa mère, i] questionne : \u2014 Ainsi, Roland revient ?\u2014 Oui,.et Marianne aussi, du reste; si elle a habité Paris après son veuvage, c\u2019est à cause de son frère qu\u2019elle hébergeait.\u2014 Toujours aussi belle ?mande Christiane.\u2014 Dis plutôt aussi coquette, corrige Jean, car sa beauté est quelconque, C\u2019est une vraie Parisienne, possédant jusqu'au bout des ongles l'art de s'habiller.\u2014 C'est une charmeuse surtout, remarque maman-Jean mais qui nous dira ce que cache son luxe exagéré 7 Autrefois, elle n\u2019était point ainsi.\u2014 Autrefois., c'est-2-dire avant son mariage, spécifie Jean.de- sédée soudain, et cette inactivité.Pourtant, j'ai souvenance d\u2019une Marianne enfant au coeur exquis.I \u2014 Trop fragile, peut-étre! C\u2019est Jean qui a parlé ainsi.Sa mère l\u2019examine d\u2019un oeil rêveur.\u2014 Elle me déroute un peu, explique Christiane, je ne sais quand la prendre au sérieux.\u2014 Tu vas être à même de l\u2019étudier, tu la verras souvent, ainsi que.son frére, dit Jean en hésitant un peu.Poursuivant sa pensée, maman- Jean n\u2019a pas pris garde aux derniers mots de son fils.Répondant à ses préoccupations intimes, à mi-voix elle ajoute : \u2014 La Chaumière l\u2019a toujours attirée !.Jean est sans doute esclave de son r\u2018le de conducteur, car il s\u2019est tu; Mme Dartois a suivi son exemple: la voiture roule sans bruit.Un soupir que Jean perçoit soulève la poitrine de Christiane.Alors, une lueur affolée traverse ses yeux, tandis que, penché, en avant, il scrute le chemin.Et au fond de son coeur il étouffe une longue plainte.Très\u2019 bas, pour lui seul, il murmure : mon bonheur !\u2026 \u2014 Oui, reprend Mme Dartois, cette fièvre de plaisir qui l'a pos- \u2014 Adieu ma jeunesse, adieu.es FTIR TTI TTI EI Mra Jean, qui d\u2019habitude dort paisiblement, a, cette nuit-là, un cauchemar affreux: Il est seul avec Christiane dans la Mathis qui file, file à une allure vertigineuse; sans savoir pour quelle raison, ils avancent sur la gréve pendant que la mer monte avec un bruit de houle.\u2014 Oncle Jean, arrêtez! Christiane épouvantée.Il veut serrer les freins, mais ses efforts sont vains, et ils s'engouffrent dans l\u2019eau écumeuse.Soudain, au faîte des vagues, ils aperçoivent Roland qui, pareil au prêtre entendu le matin même à la messe pendant le prône, profère sur un ton doctoral : \u2014 On recommande aux prières le prochain mariage de Christiane Michel et de Roland Dormont.Jean fait un bond sur son lit, et cette secousse, en le tirant de son sommeil, lui rend le sens des réalités.Il ouvre les yeux.\u2014 J'ai révé, se dit-il rassuré; tant mieux.Christiane est sauve! jette CHAPITRE VI La renarde \u2014 À votre santé! lance le fac- vant son verre plein jusqu\u2019au nord d\u2019un beau cidre doux.\u2014 A ia vôtre! répondent #7 choeur Toinon et Nana.Du revers de sa main il essuit ses lèvres et relève dans un geste familier ses longues moustaches rousses qui pendent à la gauloise.Reprenant son bâton, il quitte la salle campagnarde qui l'a abrité quelques minutes, et se dirige d'un pas\u2019 sonore vers la grand\u2019route.Un petit carré mauve se détache ainsi que deux ou trois imprimés sur je coin de la table.Nana, avec la liberté des domestiques au courant des secrets de leurs maîï- tres.abaisse ses lunettes posées sur le front ,et lit l'adresse écrite en lettres longues très modernes.\u2014 C'est de la Renarde ! dit-elle à mi-voix.En hochant la tête, elle appuie sur le timbre électrique qui correspond avec la chambre de Christiane.Presque aussitôt la joune fille entre.\u2014 11 y à quelque chose pour toi, explique Nana; c'est de 2 Renarde.teur de sa voix de stentor, en le- (à suivre) 4 + ¥ ad SrA Ti cma oe Page seize \u201cea ee me are EME ant TL ea Teléphone BÉLAIR 2559 A Adressez Les Editions Jocistes 1037 rue St-Denis Ny 1 Album du Congrès J.O.C.025 | 2 En Eau Profonde J.O.C.0.15 3 L\u2019Action Catholique Spécialisée 0.80 Janvier \u2014 Février 1939 = \u2014 Pierre Bayaert.4 Manuel d\u2019Action Catholique 1.00 Civardi.5 Un Moteur et des Ailes 0.50 6 Des Réformes, en voici.0.10 7 Un Problème et une Solution 0.35 R.Père Henri Roy, o.mf.Aux Editions Jocistes 8 Pour aimer 0.10 9 A Choisir | 0.01 {i 10 Ni Plus, Ni Moins 0.01 11 L\u2019Action Catholique a la 0.35 lumière de la Théologie Thomiste 0.35 Vincent N.Pollet, o.p.12 Choeur Parlé.Forum (1936) 0.10 A ne La série complète $3.00 À S.S.PIE XI J HT SPECIAL Encyclique sur Série complete le mariage chrétien Les éditions jocistes © Montréal e Paris e Bruxelles © Genève reliés la vie !! ! 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