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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-04-23, Collections de BAnQ.

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[" ÉDITION WEEK-END / Montréal samedi 23 avril et dimanche 24 avril 2016 132*année N° 079 110 pages, 8 cahiers 2,60$ taxes en sus - Édition provinciale 2,75$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées ^ r-C);: v: La Presse a passé une semaine à Cité des Prairies, un centre de réadaptation où les pensionnaires - des garçons | uniquement - ont toujours accès à une porte déverrouillée.Et n\u2019hésitent pas à en profiter.PAGES A2 ET A3 Un jeune homme de 16 ans croqué sur le vif alors qu\u2019il fuguait pour la huitième fois.gpisesa PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE T\" _ L L L L PRESSE FUTUR RESEAU ELECTRIQUE METROPOLITAIN.itttfe La Caisse de dépôt veut créer d\u2019ici 2020 un nouveau réseau de transport électrique qui desservira les banlieues, le centre-ville, l\u2019oue$t de l\u2019île de Montréal et l\u2019aéroport Trudeau.Un projet le 5,5 milliards, le plus important depuis la construction du métro.PAGE A5 y:My^£ols ° *dinal PENSER EN DEHORS DE LA BOÎTE FRANCISVAILLES UN BILLET DE TRAIN POUR VOTRE RETRAITE PAGE A8 ïï « POLITIQUE CULTURELLE UN CHANTIER NUMÉRIQUE SIGNÉ MÉLANIE JOLY PAGE Al2 PHOTO JUSTIN TANG, LA PRESSE CANADIENNE RAVIOLIS CHINOIS SECRETS \u2022 DE FAMILLE GOURMAND PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE IMAGE FOURNIE PAR CDPQ INFRA NANCY GRANT LA FRÉNÉSIE DU CINÉMA Nathalie Petrowski a rencontré la productrice de Juste la fin du monde et collaboratrice de Xavier Dolan.ARTSi LE PRINTEMPS DE ROBERT LEPAGE Le metteur en scène PHOTO MARTIN ROY, LE DROIT célèbre les 30 ans de son immense carrière internationale avec son solo 887, présenté à compter de mardi au TNM.Rencontre.ARTS SONDAGE CROP-LA PRESSE SUR L\u2019ÉLIMINATION DU CH UN QUÉBÉCOIS SUR DEUX «DÉPRIMÉ» SPORTS PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE MON CLIN D\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE J\u2019ai hâte de prendre le train électrique pour aller voir les Expos.OBn Venez voir mon blogue! www.lapresse.ca/laporte SAM 621924456782 T *ms&-^2016 SHEN YUN 30 AVRIL ET 1er MAI 2016 placedesarts.com PLACE DES ARTS | SALLE WILFRID-PELLETIER Billetterie : 514 842-21121 Sans frais : 1866 842-21121 Organisateur : 514 800-2928 Présenté par l'Association du Falun Data de Montréal «À voir deux fois plutôt qu\u2019une!» -wvox ShenYun.com 621924456782 A 2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn DANS L\u2019UNIVERS DE CITÉ DES PRAIRIES iT\u201c\".'I \u2022-\u2022,r Julien, 16 ans, vient tout juste de claquer la porte du centre de réadaptation de Cité des Prairies.C\u2019est lui que vous voyez sur la photo: le cliché a été capté sur le vif, précisément au moment où il quitte le centre pour une nouvelle fugue.Sa huitième.En 34 jours d\u2019hébergement, il a passé 11 jours dehors.Bienvenue sur la planète fugues.PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Srémr^- if LA PORTE DES FUGUES « porte des fugues», surnommée ainsi par les pensionnaires de Cité des Prairies.R-1\"-.* // /~iTchÊsU 1 f payantes\thx 1 J TXL retrait\t, -1 * ! ^ | PRËSENcÊ~|\t\tSORTIES I f, I J 1 CUISINE 2\t\t!\t\tJC*\t' CcpLfi.\t^ 1\tA\tLAI\tJî5r\t La fugue est une réalité devenue presgue banale au centre, soulignée par un grand F vert au tableau des présences.SOMMAIRE Amusez-vous !\tGOURMAND 6\tMonde\tA 25 à A 27 Astrologie du jour\tP.ANNONCES 7\tMots croisés des Arts\tARTS 12 Débats\tA 28 et A 29\tRestaurants\tGOURMAND 5 Décès\tP ANNONCES 8 à 11\tSupergrille et grille bla\tnche SPORTS 5 Emplois\tAFFAIRES 8 et 9\tVin\tGOURMAND 4 Météo Nuageux en avant-midi, ensoleillé en après-midi.max.10, min.-2.P.ANNONCES 7 OYSTER PERPETUAL DATEJUST II j ?À CHÂTEAU D\u2019IVOIRE -=e JOAILLIERS »=- 2020 RUE DE LA MONTAGNE S I 4 845 465 I ROLEX K ATI A GAGNON Olivier, 17 ans, 66 fugues en quatre ans.Yann, 17 ans, 61 fugues en trois ans.Mathieu, 15 ans, 34 fugues en deux ans.Ils vivent tous à Cité des Prairies, un centre sécuritaire réservé aux garçons, où, conformément à la loi, ils ont toujours accès à une porte déverrouillée.Dans l'unité de vie où La Presse a passé une semaine, en mars, les garçons lui ont trouvé un surnom: «laporte des fugues».« Sérieux, dit Mathieu, qui se décrit lui-même comme un fugueur chronique avec un grand sourire, c'est juste à ça qu'elle sert, cette porte.» Dans un centre comme Cité des Prairies, la fugue est une réalité quotidienne devenue presque banale, simplement soulignée par un grand F vert au tableau des présences.Sur cette planète fugues, les garçons partent pour un oui ou pour un non, pour un appel téléphonique refusé ou une collation retardée.Lorsque Julien a quitté les lieux, sa sortie s'est faite tellement rapidement que certains éducateurs ne s'en sont même pas rendu compte.L'une des éducatrices a ouvert la porte et tenté de le convaincre de rester.Du stationnement, il l'a envoyée promener.Quelques jours plus tôt, Geneviève Bélanger, l'éducatrice qui suit le cas de Julien, l'avait rencontré.Elle lui a exprimé toute l'appréhension qu'elle ressentait devant ces fugues à répétition, au cours desquelles le jeune a commis des délits.« Ça m'inquiète, tout ça.Ça m'inquiète pour vrai, lui a-t-elle dit.Depuis que tu es arrivé, on n'a même jamais commencé à travailler.Tu t'en vas tout le temps ! » Julien, la regardait, impassible.« Qu'est-ce que ça prendrait pour que tu ne fugues pas pendant une semaine ?», lui a-t-elle demandé.«Un Pepsi », a répondu Julien.«Un litre de Pepsi?Tu es sûr que c'est assez?J'ajoute un sac de Doritos en plus.Faut que ça soit gros la première fois.» Vingt-quatre heures plus tard, Julien était déjà reparti en fugue.Pourquoi fugues-tu?lui avons-nous demandé.« Ça me fait chier d'être enfermé », a répondu Julien.Il est vrai que vivre en centre de réadaptation, où l'horaire est très strict et où ce qu'on mange le matin est écrit sur le frigo, avec une équipe de 12 éducateurs comme parents et 11 frères qu'on n'a pas choisis, ce n'est pas toujours drôle.Et la disparité de clientèle n'aide pas : il y a un monde entre le grand Kevin de 17 ans, qui travaille à temps plein à l'extérieur, et le tout petit Vincent de 14 ans atteint de problèmes neurologiques qui pique des colères cinq fois par jour.Mais imaginez un instant l'impact que ces fugues peuvent avoir sur ces plus jeunes, dans l'unité.« Les petits ont besoin de stabilité.Et ils sont placés dans un milieu où il y a des plus vieux, qui créent de l'instabilité permanente », dit Frédéric Desrochers, responsable de la programmation à l'unité de vie le Pont.Sans parler de l'inévitable effet d'entraînement.« Un fugueur chronique qui voit qu'un jeune vulnérable a de l'argent, par exemple, il peut le convaincre de partir avec lui», souligne Chantal Haché, qui s'occupe de la réinsertion sociale à Cité.Stéphane Desjardins gère lui aussi le cas d'un grand fugueur.Mathieu, 15 ans, un grand blond dégingandé.Lors de notre passage, il revenait d'un séjour en « encadrement intensif», une unité où les portes verrouillées en permanence et la clôture de quatre mètres coupent les ailes des fugueurs.Peu après sa sortie de l'encadrement intensif, Mathieu est reparti en fugue.Il est de retour depuis 10 jours.Son éducateur a conclu un contrat avec lui: trois semaines sans fuguer et il l'emmène au resto.Un calendrier a été affiché sur la porte de la chambre du jeune.Des petits collants aux couleurs pastel récompensent chaque jour passé sans fuguer.Au 21e jour, Karine Béliveau, également éducatrice, a couché sur papier la promesse de récompense : resto, avec un petit sourire.Cet après-midi-là, Mathieu a négocié une sortie : il va à la bibliothèque, lire des mangas.Il part, tuque des Expos sur la tête.Il est rentré à 17 h, l'heure convenue pour son retour.Mais quelques heures plus tard, en soirée, Mathieu a profité de la dernière « prise d'air » pour prendre le large.Sur son compte Facebook, il avait eu le temps de publier une photo de lui avec une bouteille de rhum, prise avec un cellulaire.La photo avait été prise au centre, dans sa chambre.L'alcool et le cellulaire avaient évidemment été introduits en contravention totale du règlement.Mathieu est parti pendant quatre jours.Le beau petit calendrier a été rangé.« Je ne vais pas rester à cause d'un restaurant de merde.C'est moi qui mène ici, c'est pas eux », nous a dit Mathieu au retour de sa fugue.Qu'a-t-il fait pendant quatre jours?«J'ai bu.J'étais soûl.Je suis allé dans une panic.C'était la gang de Côte-Vertu contre la gang de ND G.Ils tapaient sur la tête d'un gars, c'était crissement drôle.J'avais pas de charge dans mon iPhone, sinon j'aurais tout filmé.» Pas besoin de vous dire que Stéphane était découragé.« C'est comme le jour de la marmotte.Le jeudi soir, tu déclares toujours le même jeune en fugue, et il reste en fugue tout le week-end.» Que peut-on faire avec un fugueur chronique comme Mathieu?« On essaie de construire quelque chose avec lui, de lui donner des sorties autorisées avec des gens qui ont de l'allure.On favorise le contact avec sa famille.On essaie de le raccrocher à quelque chose.» Le cheminement est lent, mais les progrès existent bel et bien, plaide Francis Roby, qui gère les unités le Pont et le Phare de Cité des Prairies.Il cite en exemple l'un des jeunes fugueurs de l'unité, brillant, qu'on a réussi à raccrocher à l'école.« Il fugue moins et quand il fugue, il va coucher dans des organismes communautaires, il appelle, il donne des nouvelles.Ça, c'est une petite victoire.Avant, ce sont les policiers qui le ramenaient.» Mais, admet-il, l'appel de l'extérieur reste bien présent.« Fuguer, c'est l'adrénaline.Fuguer, c'est hot.Ils nous arrivent et ils disent : \"j'ai trouvé mon père et ma mère de me.\" Et nous, tout ce qu'on leur offre, c'est une game de hockey cosom.» Le soir de son retour, Mathieu a longuement jasé avec l'éducateur Maxime Lavallée.Il lui a dit qu'il se sentait vide, qu'il n'avait rien à quoi se raccrocher.« Quand il sort, il boit seul, pour oublier », dit Maxime.Comme la plupart des grands fugueurs, Mathieu a un passé très lourd.Un père qui le maltraitait, une mère absente.Il s'est élevé tout seul et a été placé à 14 ans.Ses humeurs en montagnes russes cachent un immense vide intérieur.« Après 45 minutes de conversation, je lui ai dit que je n'avais même pas l'assurance que j'avais touché une corde sensible chez lui et qu'il n'allait pas ressortir ce soir.» Plus tard en soirée, Mathieu est allé dehors, son manteau sur le dos.Dans l'unité, la tension était palpable.Mathieu a fait quelques paniers de basket.Le bruit sourd du ballon se réverbérait sur les murs.Un bruit régulier, qui soudain, s'est interrompu.L'éducateur a jeté un œil par la fenêtre.Mathieu était toujours là.Ce soir-là, il n'est pas reparti.DE LAUTRE CÔTÉ DU COULOIR Les deux unités de vie le Pont et le Phare sont situées en face l\u2019une de l\u2019autre, des deux côtés de ce grand couloir qui traverse Cité des Prairies.Alors que la porte du Pont donne directement sur le stationnement du centre, la porte du Phare donne sur la grande cour, qui elle, est clôturée, notamment à cause de la proximité du train de banlieue.Les jeunes du Phare ont toujours théoriquement accès à une porte qui donne sur le stationnement, mais doivent sortir de l\u2019unité et marcher un bon moment dans le grand couloir pour y avoir accès.Où comptabilise-t-on le plus de fugues?Poser la question, c\u2019est y répondre.Un jeune, transféré au Phare, était auparavant hébergé au Pont.Là-bas, il avait fait une trentaine de fugues.Des fugues de plusieurs semaines.Une fois au Phare, une unité théoriquement ouverte, mais où la porte est beaucoup moins accessible, le jeune s\u2019est apaisé.Il n\u2019a pas fugué au cours des quatre derniers mois.«Un record, dit Ariane Gervais.Oui, ça va mieux dans sa vie.Mais à mon avis, une partie du progrès est due à la configuration de l\u2019unité.» LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 A3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn DANS L\u2019UNIVERS DE CITÉ DES PRAIRIES Dix ans de changements Il y a 10 ans, notre journaliste a passé cinq semaines à Cité des Prairies.À l\u2019époque, les portes des chambres des garçons étaient verrouillées et les unités étaient entourées de clôtures de quatre mètres.Dix ans et une nouvelle loi plus tard, le centre s\u2019est métamorphosé.Tour d\u2019horizon des changements - et de leurs impacts - en neuf questions.K ATI A GAGNON H f I t ! fl ri gÉ^ffS^Ë1 IflPSsP; PHOTOS MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE En haut, un aperçu des chambres à Cité des Prairies.Ci-dessus, la cour arrière et le poste de sécurité.s J f j ' .\u2022 ; O -, ¦ \u2022 , \u2022 ¦ ICité des Prairies, c\u2019est quoi?C est un centre de réadaptation pour les jeunes garçons qui ont des troubles graves du comportement.C est le terminus des services sociaux à Montréal : tous les cas lourds y sont acheminés.Des 130 jeunes qu\u2019on y retrouve, environ 50 sont sous la protection de la DPJ, les autres sont plutôt des mineurs qui ont commis un délit.Les jeunes en protection, eux, viennent en grande majorité dautres ressources des services sociaux, qui ont baissé les bras devant la gravité de leur cas.Ces jeunes ont souvent été placés à un âge précoce, et avant d\u2019arriver à Cité, ils ont fait des séjours dans d\u2019autres ressources.2 Qu\u2019est-ce qui a changé depuis 10 ans?Il y a dix ans, les unités qui accueillaient une clientèle en protection de la jeunesse étaient presque toutes des unités d\u2019encadrement intensif, c\u2019est-à-dire que les jeunes y étaient régis par un horaire strict et un ratio élevé d\u2019éducateurs.Les lieux étaient également hautement sécurisés: portes verrouillées, unités ceinturées par de hautes clôtures.En 2007, la loi a changé.Plusieurs clôtures ont disparu, et chaque unité doit garder une porte déverrouillée en journée.Il ne reste qu\u2019une seule unité d\u2019encadrement intensif dans le centre.Là-bas, les portes sont verrouillées.Les jeunes contrevenants qui ont commis des délits se retrouvent, eux aussi, derrières des portes fermées à clé.Pourquoi a-t-on changé la loi?A partir du début des années 90, divers organismes, dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, ont fait état d\u2019abus dans les pratiques d\u2019isolement en centre jeunesse.La plupart des experts et des travailleurs de terrain s\u2019entendent pour dire que les 150 jeunes hébergés à Cité des Prairies avant 2007 n\u2019avaient pas tous besoin de se retrouver derrière des portes verrouillées.4\tEn 10 ans, la clientèle a-t-elle changé?Oui, les cas y sont encore plus lourds et surtout beaucoup plus diversifiés.On peut retrouver, dans une même unité, qui compte généralement autour de 12 jeunes, des adolescents qui ont de graves troubles de santé mentale, des cas de déficience intellectuelle, de troubles neurologiques, de troubles graves du comportement, des problématiques de délinquance, des fugueurs chroniques.La plupart des jeunes sont médicamentés.Dans l\u2019unité où nous étions, les médicaments des jeunes étaient insérées dans des piluliers au format d\u2019une feuille standard qui faisaient 30 cm de haut.pour une semaine.5\tQui assure la sécurité des lieux?Des agents d intervention sont en poste en tout temps au centre.Les éducateurs portent tous des boutons d\u2019alerte et s\u2019ils s\u2019en servent, trois agents arrivent en trombe en moins d\u2019une minute.Une unité, la Relance, est utilisée pour le « retrait» de jeunes en crise.On y trouve des chambres et une salle d\u2019isolement.En 2005, on y avait fait 2000 retraits au cours de l\u2019année.La durée moyenne du séjour en isolement était de sept heures.Presque 10ans plus tard, le nombre de retraits a peu diminué (1941 en 2014-2015), mais la durée moyenne de ces retraits a chuté à 37 minutes.6\tCes agents peuvent-ils empêcher les fugueurs de quitter le centre?En règle générale, non.Un jeune peut, en tout temps durant le jour, franchir la porte et partir.Les éducateurs n\u2019ont pas le droit de s\u2019interposer physiquement, mais ils peuvent essayer de les convaincre de rester.Dans de très rares cas, qui se comptent sur les doigts d\u2019une main, les agents d\u2019intervention peuvent les empêcher physiquement de quitter les lieux.Il peut s\u2019agir par exemple d\u2019un jeune déficient intellectuel, qui se retrouverait complètement démuni, et donc extrêmement vulnérable, dans la rue.7\tY a-t-il beaucoup de fugueurs chroniques?C est une minorité de jeunes.Les deux tiers des jeunes hébergés en centre de réadaptation au Québec ne fuguent pas.Un jeune hébergé sur cinq fugue plus de trois fois, et la même proportion de jeunes hébergés fuguent plus de trois jours consécutifs. Cité des Prairies, on retrouve au total, une quinzaine de jeunes fugueurs chroniques dans le centre.Cette minorité de jeunes fait cependant énormément de fugues et elles peuvent durer longtemps.Que se passe-t-il lors d\u2019une fugue?Après une heure, les éducateurs inscrivent la fugue au dossier du jeune.Ils doivent signaler le départ à la police ainsi qu\u2019à la famille.Les éducateurs réussissent souvent à garder le contact avec les jeunes en fugue, utilisant même, dans le cadre d un projet expérimental, le réseau Facebook.Au retour de la fugue, le jeune doit transiter par l\u2019unité de retrait, où il est fouillé.Le jeune ne demeure pas très longtemps en retrait, en général moins d\u2019une heure.Il est ensuite réintégré à son unité.Les éducateurs s\u2019occupent alors de ses besoins immédiats.On le fait manger, il peut se laver ou dormir.Ensuite, on lui demande de rédiger une «réflexion» sur sa fugue, en indiquant ce qu\u2019il a fait pendant sa fugue et avec qui il se trouvait.Pendant les 24 heures qui suivent, le jeune doit manger en silence, un peu à l\u2019écart de son groupe à la cafétéria.9 Pourquoi les jeunes fugueurs ne se retrouvent-ils pas en unité fermée?Il s\u2019y retrouvent parfois.Pour être admis dans une unité d\u2019encadrement intensif (El), où les portes sont verrouillées, le jeune doit être un danger pour lui-même ou pour les autres.La fugue, en elle-même, n\u2019est pas un motif suffisant pour être admis en El.Pour quun jeune fugueur soit admis, les éducateurs doivent pouvoir démontrer qu\u2019il a, par exemple, fait une tentative de suicide lors d\u2019une fugue, que sa consommation de stupéfiants a atteint un niveau dangereux, qu\u2019il s\u2019en est pris physiquement à dautres personnes ou qu\u2019il se prostitue.La décision doit être renouvelée tous les 30 jours.Une admission en El peut être contestée devant un tribunal.Plus de 20 000 vidéos éducatives accessibles.L\u2019ACCESSIBILITE POUR CHACUN.L\u2019ACCESSIBILITÉ POUR TOUS.¦ IIELL9 ° i ~ | E i cïg, g m O ?s .< 10 s cl £ \u2022= r:a t!0 lJBjtlS-i Un tout nouveau 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A 26 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn MONDE Se séparer pour rallier l\u2019Europe?En cas de victoire du Brexit, l\u2019Ecosse menace de tenir un autre référendum sur l\u2019indépendance > iti PHOTO RUSSELL CHEYNE, REUTERS La première ministre écossaise Nicola Sturgeon, qui sollicite actuellement son troisième mandat pour le parti nationaliste SNP, a récemment déclaré que l\u2019option d\u2019un nouveau référendum sur l\u2019indépendance serait « inévitable» en cas de Brexit.Divorcer ou non de l\u2019Union européenne (UE)?Telle est la question à laquelle devront répondre 64 millions de Britanniques dans deux mois, jour pour jour, dans le cadre du référendum du 23 juin.Si la lutte s\u2019annonce chaude en Angleterre, c\u2019est moins le cas en Ecosse, où les sondages annoncent une volonté manifeste de rester au sein de l\u2019UE.La différence serait si marquée qu\u2019en cas d\u2019une victoire du Brexit (British Exit), les nationalistes écossais n\u2019excluent pas de tenir un niuveau référendum sur l\u2019indépendance.Le feront-ils?JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE ÉDIMBOURG Vous pensiez que le débat national était mort en Écosse?Erreur.Deux ans après le référendum de 2014, les Écossais vont se prononcer en juin lors d'un nouveau référendum -britannique, cette fois - dont l'issue pourrait engendrer un troisième référendum - en fait, un deuxième sur la question de l'indépendance écossaise.Vous êtes mêlés?Normal.Sachez seulement que cette fois, les Écossais sont contre la séparation.D'avec l'Europe, s'entend.Car c'est l'enjeu de cette vaste consultation britannique prévue le 23 juin, qui portera sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (UE).Si l'on se fie aux sondages, l'Écosse et l'Angleterre ne partagent pas le même point de vue sur ce dossier.Une majorité d'Écossais (51% contre 33 %, sans les indécis) souhaite rester à l'intérieur de l'UE, alors que le reste de la Grande-Bretagne, Angleterre en tête, est nettement plus divisé (42% contre 43%).Avec leur poids démographique (53 millions, contre 5,3 millions) les Anglais pourraient faire pencher la balance en faveur du Brexit c'est-à-dire, pour que le Royaume-Uni quitte l'Union européenne.« L'Écosse a toujours été plus pro-EU que le reste du Royaume-Uni », confirme Alan Convery, professeur de politique à l'Université d'Édim-bourg et directeur adjoint au British Journal of Politics and International Relations.Un tel résultat, obtenu contre la volonté des Écossais, pourrait justifier la tenue d'un nouveau référendum pour l'indépendance en Écosse.La première ministre écossaise Nicola Sturgeon a brandi cette menace à quelques reprises au cours des derniers mois, allant jusqu'à affirmer - sans prendre totalement position BUT WHY?Pourquoi les Ecossais sont-ils plus pro-européens que les Anglais?Un ensemble de facteurs, à la fois philosophiques et économiques.Moins isolationniste - voire «insulaire» - que l\u2019Angleterre, l\u2019Ecosse a toujours été plus favorable au grand idéal de l\u2019Union européenne.C\u2019est d\u2019autant plus vrai quelle en profite largement grâce à différents programmes de subventions (infrastructure, éducation) consacrés aux sociétés plus dépourvues et géographiquement isolées.«L\u2019Union européenne amène de l\u2019argent», résume tout simplement Nicola McEwen, professeur de sciences politiques à l\u2019Université d\u2019Edimbourg.- qu'une telle option serait « inévitable » en cas de Brexit.Ce scénario n'a rien de farfelu, affirme Nicola McEwen, profes-seure de sciences politiques à l'Université d'Édimbourg et directrice associée du centre sur le changement constitutionnel.Car un Brexit pourrait représenter le «changement tangible de circonstances » tant souhaité par les nationalistes pour relancer le débat national.« L'Union pour laquelle les Écossais ont voté [en 2014] ne serait plus la même sous Brexit, explique la spécialiste.Si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, cela change les termes de l'entente.C'est assez pour clamer qu'il faut réévaluer la situation.» « Le Québec devient une leçon, sachant q\u2019on peut gagner d\u2019une défaite, mais pas d\u2019une deuxième, même si le résultat est supérieur.» \u2014 Nicola McEwen, professeure à l\u2019Université d\u2019Edimbourg Rï OJA SSÊËSpW cC-JJK MVil .MSB WW -A- as! ¦ i \u2019 F- 1 ,\t-, V-AS-**\u2019 VOUS ÊTES UN AMATEUR DE BONS VINS ET RÊVEZ DE VISITER L\u2019ESPAGNE?PRIX HEBDOMADAIRES Un des quatre celliers d\u2019une valeur de 1 430 $ de la collection Sublima de Spavin GRAND PRIX Une semaine pour deux en Espagne en collaboration avec Vins Balthazard.En partance de Montréal, vous débuterez votre séjour dans la région vinicole de la Rioja.Sur place, vous serez accueillis au domaine Bodegas Muga où vous pourrez déguster leurs vins et faire une envolée en montgolfière au-dessus du vignoble.Plusieurs autres surprises vous y attendent.Un séjour pour deux à faire rêver d\u2019une valeur de 5 700 $.Départ en août-septembre 2016.Les tirages auront lieu tous les lundis, du 25 avril au 16 mai 2016.Tous les détails dans La Presse+.?Une sélection althazard vinsbalthazard.com\tx CONCOURS .SE LA.COULER DOUCE DANS LA RIOJA ESPANA REPONDEZA LA QUESTION DUJOUR Augmentez vos chances de gagner en participant tous les jours jusqu\u2019au 15 mai ! Uniquement dans La Presse+ LA PRESSE!- LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 A 27 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn MONDE LE BREXIT, C\u2019EST.L\u2019Europe, oui, l\u2019indépendance.ça dépend UNE PROMESSE ÉLECTORALE Pressé par l'aile droite de son parti et par la montée du parti eurosceptique UKIP, le premier ministre David Cameron avait promis de tenir un référendum lors des dernières élections britanniques en mai 2015.Le mot Brexit est la contraction des mots British et Exit, comme dans « sortie de la Grande-Bretagne ».UNE QUESTION RÉFÉRENDAIRE « Le Royaume-Uni devrait-il rester un membre de l'Union européenne ou quitter l'Union européenne?» C'est la question à laquelle devront répondre les Britanniques le 23 juin.UNE POMME DE DISCORDE Il y a les partisans du «stay» (restons) menés par David Cameron, et les partisans du « leave » (partons) ou du Brexit dont la figure de proue est Boris Johnson, flamboyant maire de Londres et député conservateur.Au sein du Royaume-Uni, l'Écosse, l'Angleterre, l'Irlande du Nord et le pays de Galles ne sont pas tous sur la même longueur d'onde.Que pensent-ils du Brexit?Veulent-ils d un autre référendum sur l indépendance?La Presse a sondé cinq Ecossais à Edimbourg.Âilie Campbell, 30 ans, gardienne «Si ce n est pas cassé, pourquoi réparer?Je crois que l\u2019Ecosse doit rester au sein de l\u2019Union européenne.C est chouette détre inclus dans ce projet et de pouvoir voyager librement sur le continent.«Un autre référendum?J\u2019aimerais bien.Il y a encore trop de choses qui ne sont pas réglées.» Kevin McCole, 67 ans, ingénieur à la retraite «Oui à l Union européenne.Le système des frontières ouvertes, bien qu\u2019il ait été testé par la crise des migrants, est une situation de première classe.J\u2019aime avoir la chance de voyager librement en Europe.«Un autre référendum?Absolument.Et je voterais encore Oui.» Annah Hazelwood et Ellen McPherson, 19 ans, étudiantes «Sur le plan de la sécurité, je crois qu\u2019il serait mieux de rester dans l\u2019Union européenne.De plus, quitter I UE serait comme un repli insulaire.Ce serait un pas en arrière.Ce n\u2019est pas ça, la voie du progrès.«Un autre référendum?Il serait justifié, mais on voterait Non.Pour les mêmes raisons.Il faut penser global.» DES ENJEUX COMPLEXES Pourquoi vouloir quitter l'UE?Raisons multiples et enjeux complexes.En gros, le puissant Royaume-Uni trouve que certaines règles de l'Union européenne ne lui conviennent pas, notamment sur l'immigration, la réglementation des entreprises et le fédéralisme.David Cameron a réussi à arracher quelques concessions à l'UE, lesquelles seront prises en compte dans le référendum sur le Brexit.Michelle Nichols, 46 ans, travailleuse dans le secteur de la santé «Cést à notre avantage d\u2019être dans l\u2019UE.Si ma famille et moi voulons vivre ailleurs en Europe, ça nous donne plus d\u2019occasions.Ça signifie aussi qu\u2019il est plus facile pour des gens d\u2019Europe de l\u2019Est de venir travailler au Royaume-Uni.Ces gens font un incroyable travail et occupent des emplois que les Britanniques ne veulent pas tenir.«Un autre référendum?Non, merci, on en a eu un et la décision était assez claire.Je ne vois pas pourquoi on en tiendrait un autre.» Kevin Donnelly, 43 ans, architecte « Rester dans l\u2019Union européenne est une bonne façon de contrôler certaines politiques du gouvernement britannique, qui s\u2019apparentent plus à des politiques nord-américaines.«Un autre référendum?Si la Grande-Bretagne sort de l\u2019Union européenne, je crois qu\u2019il y en aura un tôt ou tard.» \u2014 Textes et photos Jean-Christophe Laurence Un pari risqué Il faudra voir, toutefois, si cette option est valable sur le plan stratégique.Car la tenue d'un second référendum pourrait être un pari risqué pour le SNP (Parti nationaliste écossais) actuellement au pouvoir en Ecosse.Le contexte économique a changé.Le pétrole de la mer du Nord, qui représentait, en 2014, l'un des principaux arguments en faveur de l'autonomie écossaise, n'est plus une police d'assurance.Le prix du baril a depuis chuté de 110$ à 30$, plongeant l'Écosse vers un déficit de 15 milliards de livres sterling (environ 27 milliards CAN) en 2015.L'affaire s'annonce aussi particulièrement complexe sur le plan économique et constitutionnel.Comment se négocieraient l'indépendance de l'Écosse et son affiliation à l'Europe, alors que le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'UE?Quelle monnaie faudrait-il adopter?Quels seraient les impacts sur les échanges entre l'Écosse et l'Angleterre, son principal partenaire commercial?Ces questions techniques sont « si abstraites », souligne Nicola McEwen, que certains se sentent déjà moins concernés qu'en 2014.Sans oublier la fatigue qui habite le camp souverainiste.Si la flamme brûle toujours certains indépendantistes purs et durs, comme Jim Orr, estiment qu'il est encore trop tôt pour relancer le débat national.« Alex Salmond [ancien premier ministre écossais] avait clairement promis que le référendum de 2014 serait l'affaire d'une génération.La plupart des gens raisonnables au sein du SNP sont d'accord pour dire qu'il n'y a pas d'appétit pour un nouveau référendum», affirme ce conseiller municipal indépendant, longtemps membre du Parti national écossais.La leçon du Québec Un deuxième échec, si peu de temps après la défaite du oui en 2014 (à 45% contre 55%), reléguerait probablement la cause indépendantiste aux calendes grecques.Or, les sondages montrent que les chiffres n'ont pas beaucoup évolué, les intentions de vote pour le « yes » se situant toujours autour du 45 %.« Le SNP voudra-t-il tenir un référendum quand il pense qu'il peut perdre?Je ne crois pas, souligne Alan Convery.Il faudrait qu'ils soient certains de gagner et il faudrait pour cela que les sondages donnent au moins 60% pour le Oui.Il y aura certainement de la pression à l'interne, mais si le SNP va de l'avant, il devra vivre avec les conséquences politiques en cas d'un échec.» « C'est là que le Québec devient une leçon, sachant qu'on peut gagner d'une défaite, mais pas d'une deuxième, même si le résultat est supérieur, ajoute Nicola McEwen.C'est pourquoi ils doivent être absolument certains de leur coup.» Selon la professeure, il est beaucoup plus probable que le SNP se servira du Brexit comme tremplin pour renégocier ses ententes avec Westminster et consolider sa place au sein du Royaume-Uni.Tout cela, bien sûr, dans l'éventualité où le Brexit l'emporte, ce qui est encore loin d'être acquis.Car il n'est pas exclu que le Royaume-Uni décide de rester dans l'UE, auquel cas la question de l'indépendance écossaise ne se poserait plus.Du moins pour un temps.Université d'Ottawa I University of Ottawa Repousser les frontières : la réalité virtuelle dans la salle d'opération Le Dr Adam Sachs fait appel à la réalité virtuelle dans la salle d'opération pour déterminer si les patients atteints de la maladie de Parkinson peuvent apprendre à contrôler leur cerveau par la force de leur pensée.Découvrez comment ses travaux à l'Institut de recherche sur le cerveau pourraient mener à de nouveaux traitements pour contrer cette maladie pernicieuse.www.uOttawa.ca/donner/adamsachs Défier les conventions : la Campagne de l'Université d'Ottawa BÉ u Ottawa A 28 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 DÉBATS André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Guy Crevier > Président et éditeur Eric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Alexandre Pratt et Mélanie Thivierge > Directeurs principaux, Information Pascale Breton > Directrice principale, Débats ÉDITORIAUX Enfin ! ALEXANDRE SIRQIS alexandre.sirois@lapresse.ca L1 actuel maire de Montréal, Denis Coderre, s'est dit .hier «extrêmement inspiré ».Il a comparé ce qu'il ressentait à ce qu'un de ses prédécesseurs, Jean Drapeau, avait dû éprouver lors de l'inauguration du métro de Montréal.Au risque d'abuser des superlatifs, le ministre des Transports du Québec a pour sa part affirmé qu'on était sur le point de construire « l'équivalent de la Baie-James à Montréal ».Leur enthousiasme n'est pas étonnant.En fait, il n'est pas non plus exagéré.Il reflète l'ambition et l'envergure du projet de système léger sur rail (SLR) proposé pour la région de Montréal par la Caisse de dépôt et placement du Québec.Le projet de transport « le plus important des 50 dernières années au Québec», a confirmé son président, Michael Sabia.La décision de confier le développement d'infrastructures dans le domaine du transport à la Caisse de dépôt et placement avait été décrite l'an dernier par le premier ministre Philippe Couillard comme une « occasion unique d'accélérer la réalisation d'importants projets».Force est de constater que ce pari se révèle, jusqu'ici, payant.Il y a de quoi être fier de ce projet inspirant dont l'aboutissement dotera la région métropolitaine du « troisième réseau de transport automatisé le plus étendu au monde ».Seules deux villes ont proposé des projets plus importants que ce Duffy et la perte PAULJQURNET paul.journet@lapresse.ca Il est assez rare qu'un juge s'abandonne tant à la ponctuation.«OUI, OUI, OUI, OUI, OUI et OUI !!!!!», lit-on dans le jugement sur Mike Duffy rendu jeudi.L'ex-premier ministre Harper et son entourage ont-ils programmé les sénateurs conservateurs en robots recra-cheurs de lignes de presse?Utilisé M.Duffy comme un pion?Puis essayé de traficoter un audit indépendant?À chacune de ces questions qu'il se posait lui-même, le juge Vaillancourt répond par l'affirmative.C'est la grande leçon à retenir de son jugement-fleuve de 308 pages.Il démontre comment un premier ministre peut finir par perdre son âme.Le jugement comptait deux volets: les dépenses critiquées de Mike Duffy (résidence, déplacement et services), ainsi que le chèque de 90 172$ émis par le chef de cabinet de M.Harper pour les rembourser.Sur le premier volet, la Cour blanchit M.Duffy.Même si des dépenses créaient un « certain inconfort », elles ne violaient pas les règles.Et même si c'était le cas, le sénateur n'avait pas d'intention criminelle.Au contraire, il a essayé à plusieurs reprises de vérifier auprès des responsables conservateurs s'il pouvait réclamer un remboursement.On lui a répondu oui.On l'a même incité à prendre le chèque et se taire, pour ne pas nuire au parti.M.Duffy est aussi blanchi sur le second volet.Il n'y a tracé de 67 kilomètres à leurs citoyens : Dubaï et Vancouver.Il faut aussi souligner que l'initiative vient remédier à l'absence, décriée depuis de nombreuses années, d'approche globale en matière de transport collectif à Montréal.Et qu'il s'agit d'un important projet de développement économique, auquel s'ajoutera sous peu -vraisemblablement - le prolongement de la ligne bleue.Sans compter le bénéfice net pour la planète - qui passe par une réduction des émissions de gaz à effet de serre - et la réduction des «pertes économiques liées à la congestion routière ».À voir la détermination manifestée par Michael Sabia, l'ambitieux projet semble également entre bonnes mains pour la suite des choses.« Ce n'est pas vrai que les Québécois sont condamnés à des retards et à des dépassements de coûts », a-t-il déclaré, se disant conscient que l'initiative « demande une discipline d'exécution».La balle est maintenant dans le camp de Québec et d'Ottawa, qui ont été invités à investir conjointement 2,5 milliards (la Caisse s'est engagée à verser 3 milliards).Cette fois, nos gouvernements ne doivent pas tergiverser, comme ils le font trop souvent lorsqu'il est question d'importants projets d'infrastructures.Le gouvernement du Québec, à l'heure actuelle, ne cache pas son enthousiasme.Celui de Justin Trudeau doit également s'engager rapidement à soutenir ce projet.Et les pourparlers au sujet du financement doivent être menés de façon expéditive.Michael Sabia a promis le début des travaux pour l'an prochain et la mise en service des premières rames à la fin de l'année 2020.L'échéancier est serré.L'heure n'est ni aux doutes ni au cynisme.Il est temps d'agir.3 temps pas eu de corruption.Ce serait d'ailleurs étrange de le soutenir.En effet, si un corrupteur donne de l'argent à un décideur, c'est pour obtenir une faveur.Or, celui qui a écrit le chèque, c'est le décideur lui-même, le chef de cabinet de M.Harper.Il voulait éviter une crise.Il l'a plutôt fait exploser.Sous M.Harper, la gestion de l'État est devenue une campagne électorale permanente.C'est ce que le politologue Donald Savoie nomme la « gestion du blâme ».Le gouvernement cherche à tout prix à contrôler le message.À provoquer ou éteindre la crise du jour.Pour cela, on centralise le pouvoir au bureau du premier ministre, une tendance amorcée sous Trudeau père et accélérée plus que jamais sous M.Harper.Le gouvernement en vient à gaspiller son temps et ses ressources.Et, dans le cas de l'affaire Duffy, à perdre ses principes.C'est déjà un problème dans les relations avec les ministres, à qui on ne laisse pas assez d'initiative.Mais c'est encore pire avec les sénateurs.La Chambre haute sert en effet en principe à offrir un recul non partisan (sober second thought) sur les projets de loi.On a voulu les transformer en meneurs de claque.De telles dérives partisanes ne mènent pas forcément à des scandales.Mais elles éloignent toujours les gouvernements des « vraiment vraies affaires » qu'un État doit gérer.Cette mise en garde vaut autant pour Ottawa que pour Québec.Un premier ministre ne devrait pas s'abaisser au rôle de tacticien.f Je vous propose de goûter X ce petit Joint du cellier l ( Pas pire ! i Cî%fli./ Ax m DROITS RÉSERVÉS/apcote@lesoleil.com OPINION La faute à la testostérone du Parlement?.,« * mu PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, ARCHIVES LEDROIT Si j\u2019évoque la testostérone dans ce texte, c\u2019est parce qu\u2019on entend souvent dire que la politique est un jeu réservé aux mâles dominants qui transpirent cette hormone, écrit l\u2019auteur.Il est absolument surprenant de voir qu'après l'affaire Massimo Pacetti et Scott Andrews, qui a défrayé la chronique en 2014, une nouvelle sortie de la députée conservatrice Michelle Rempel relance le débat sur la présence de mâles bonobos sur la colline du Parlement à Ottawa.Combien de temps faudra-t-il encore à certains Homo sapiens pour comprendre que ce n'est pas parce qu'on partage près de 98% de notre génétique avec les bonobos et les chimpanzés qu'on a le droit de se comporter comme de grands singes?Nous ne sommes pas des bonobos.Pour cause, la nature nous a pourvus d'un énorme cerveau qui représente 2 % de la masse de notre corps et consomme jusqu'à 20 % de notre énergie.Une puissante machine qui a réussi à s'affranchir partiellement du diktat des hormones, y compris de celui de la testostérone.Nous ne sommes pas non plus simplement des automates qui obéissent à nos gènes, comme l'ont déjà laissé croire certains évolutionnistes.Dans notre gros cerveau, la nature a pris le temps de nous installer des neurones dits miroirs qui travaillent à brouiller la frontière émotionnelle entre nous et la personne en face.Ce câblage neuronal particulier nous permet de mieux comprendre la douleur de l'autre et de développer des comportements empathiques, bref, de ne pas entre autres nous comporter comme une brute devant notre collègue juste parce qu'elle n'a pas de testicules.Si j'évoque la testostérone dans ce texte, c'est parce qu'on entend souvent dire que la politique est un jeu réservé aux mâles dominants qui transpirent cette hormone.Pour les tenants de ce discours, je recommande l'édifiant bouquin intitulé Cerveau, sexe et pouvoir.Il s'agit d'un pertinent condensé dans lequel Catherine Vidal, spécialiste française des neurosciences, explique comment, dans sa construction, le cerveau humain incorpore toutes les influences de l'environnement, de la famille, de la société et de la culture.Une plasticité qui crédite à chacun de nous sa propre façon d'activer son cerveau et d'organiser sa pensée et ses comportements et par conséquent d'être imputable en tout temps.La testostérone, qu'on aime bien décrire comme l'hormone mâle par excellence, a le dos très large.La violence, l'agressivité, l'avidité sexuelle, la lutte pour le pouvoir, tout est, dans la croyance populaire, une histoire de testostérone.Il faut d'ailleurs rappeler à tous les adorateurs de cette molécule que pour être active dans le corps humain, une bonne partie de la testostérone doit être convertie en œstradiol, qui est une hormone dite femelle.Preuve que la nature a voulu la frontière entre les genres bien poreuse.C'est pour cette raison que, très tôt dans le développement du fœtus, l'appareil génital se forme à partir d'un tissu embryonnaire primitif capable de se transformer à la fois en ovaires ou en testicules.Nous descendons tous d'un androgyne fœtal susceptible de se muter en fille ou en garçon selon que le chromosome Y est présent ou non.Ainsi, biologiquement parlant, on n'a pas le droit de considérer l'autre comme faisant partie du «sexe faible» tout simplement parce qu'elle n'a pas de testicules.Tout laisse croire que Platon n'avait sans doute pas tort dans son banquet: nous descendrions, au départ, d'un être androgyne.Souvenons-nous que dans cette fable qui remonte à l'aube de l'humanité, Zeus dans une grande colère, saurait décidé de séparer notre ancêtre androgyne en deux individus: un homme et une femme.Depuis cette époque, rongé par la nostalgie, chacun passe sa vie à chercher celui qui devait être son double dans le but de former un couple et retourner à sa fusion originelle.Pour ceux qui refusent les principes fondamentaux de l'égalité racontés indirectement dans ce texte, il reste les lois, des chartes et des prisons pour réduire au silence le bonobo qu'ils nourrissent et font grossir et s'épanouir dans leur corps.Je parle des Marcel Aubut de ce monde, mais aussi de ces quelques Cro-Magnon de la colline du Parlement qui n'ont pas encore compris que le respect et la sensibilité font la grande différence entre aimer les femmes et aimer les femelles.Combien de temps faudra-t-il encore à certains Homo sapiens pour comprendre que ce n\u2019est pas parce qu\u2019on partage près de 98 % de notre génétique avec les bonobos et les chimpanzés qu\u2019on a le droit de se comporter comme des grands singes?POU R NOUS JOIN DRE La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?\tVOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Ecrivez-nous à nouvelles@lapresse.ca\tEcrivez-nous à debats@lapresse.ca RÉDACTION 514,285,7070 commentaires@lapresse.ca\tABONNEMENT 514,285,6911 ou 1,800,561,7455 www.lapresse.ca/abonnement\t\tPUBLICITÉ 514.285.6931 PETITES ANNONCES 514,987,8565 ou 1,866,987,8565 petitesannonces@lapresse.ca\t\tDÉCÈS 514,285,6816 deces@lapresse.ca\tCARRIÈRES 514,285,7520 carrieres@lapresse.ca Seuls La Presse Canadienne est autorisée '& diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, Itée dont le siège social est sis au 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trernbles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Président et éditeur.\t\t\t LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 AVRIL 2016 A 29 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinm DÉBATS La Capitale à l'épiderme sensible T \u2014 \u201e\t \t \\î\t Quand Denis Coderre a émis un commentaire sur les Jeux olympiques au début de la semaine, il ne pouvait sans doute pas s'imaginer que ses propos déclencheraient des réactions courroucées à Québec.Commentant le refus du Comité olympique américain de s'associer à Québec pour la tenue de Jeux, il a dit: «Ils sont venus me voir pour me dire que ce serait intéressant d'avoir notre expertise.Mais je suis dans un autre domaine.Comme vous le savez, il y a la question du baseball éventuellement.Et je privilégie avoir des événements internationaux, mais pas nécessairement les Jeux olympiques.Ça coûte cher.» Il parlait de Montréal, pas de Québec.Il évoquait ses préférences comme maire de Montréal sans critiquer l'idée de Jeux à Québec.Et quand il parlait de coûts, il énonçait une évidence, car les dépassements de budgets et le gigantisme des Jeux hantent le CIO.Mais le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est déchaîné: «Méchante fausse balle.J'ai dit à Denis que je trouvais cela cheap.Ça ne se faisait pas.» Qu'est-ce qui ne se fait pas?Donner son opinion?Évoquer la question des coûts?«J'ai demandé à Denis, a-t-il ajouté, de faire attention parce que ça se pourrait qu'on commence à trouver qu'il y a des choses à Montréal qui coûtent cher.» Une petite menace en prime.Pourquoi cette sortie véhémente?En raison de la rivalité Montréal-Québec, qui s'exprime surtout à sens unique, très absente dans la métropole, omniprésente dans la capitale.Denis Coderre n'a pas critiqué le projet très embryonnaire et hypothétique de Jeux à Québec.Mais il a commis une faute impardonnable, parce ses propos pouvaient donner l'impression que Montréal disait quoi faire à Québec.Pesez sur ce piton-là et vous avez un réflexe automatique.Cette même mécanique Montréal-Québec a sans doute joué dans l'autre événement qui nous est venu de Québec cette semaine, le tweet minable de l'animateur de radio Jeff Fillion sur le suicide du fils d'Alexandre Taillefer.L'homme d'affaires montréalais était déjà une des têtes de Turc de l'ex-animateur d'Énergie, sans doute parce qu'il incarne quelque chose de trop montréalais.Mais le congédiement de l'animateur par Bell, parce qu'il était allé trop loin, n'a pas été unanimement applaudi à Québec.Le lendemain, Le Journal de Québec a mis bien en vue sur sa page d'accueil un blogue intitulé « Salut, Jeff » qui, sans appuyer l'animateur, lui exprimait de la sympathie.Pour bien des gens, ce congédiement annoncé par Bell, propriétaire d'Énergie, est une décision prise à Montréal pour satisfaire les sensibilités montréalaises.Il faut dire que l'existence de ce type de radio, dont Fillion était un symbole, qu'on décrit correctement comme de la radio-poubelle, est elle aussi une résultante de cette opposition entre Montréal et Québec.La capitale a largement été dépossédée de ses médias.La télévision se fait à Montréal.Le Journal de Québec est un sous-produit de celui de Montréal.Le Soleil, jusqu'à son acquisition récente par Groupe Capitales Médias, faisait partie de Gesca.Ce qui reste spécifique à Québec, c'est la radio.Mais pourquoi a-t-elle pris la forme qu'on lui connaît ?La caractéristique première de cette radio, c'est la colère.Des animateurs violents, enragés, indignés.Et s'ils régnent sur les ondes, s'ils sont si incontournables, c'est parce qu'il y a un public.À Montréal, cette radio ne fonctionne pas.Mais à Québec, elle nourrit et se nourrit de la colère d'une bonne partie de la population.D'où vient cette colère?En partie, du ressentiment envers Montréal, mais surtout, des divisions de classe, exprimées géographiquement par la Haute-Ville et la Basse-Ville.La coupure entre le secteur public et les autres.Environ 35 % des travailleurs de Québec sont payés par l'État, contre 24% à Montréal.Les deux tiers des travailleurs ne sont donc pas dans le secteur public, ce qui peut expliquer le paradoxe qu'une ville de fonctionnaires soit aussi antigouvernement, à travers sa radio, mais aussi dans ses choix électoraux.Cette colère, le maire Labeaume l'exprime dans son style et ses propos.Le sociologue de formation s'est en quelque sorte bâti un personnage, pour être à la fois capable de poursuivre l'œuvre de Jean-Paul L'Allier tout en réussissant à plaire à la partie de la population qui se reconnaît dans cette radio.Ce qui explique ses coups de gueule, comme son inutile sortie contre le maire de Montréal.D où vient cette colère ?En partie, du ressentiment envers Montréal, mais surtout, des divisions de classe, exprimées géographiquement par la Haute-Ville et la Basse-Ville de Québec.OPINION L\u2019aérospatiale, une industrie qui propulse notre compétitivité nationale N (B Ml cur HIcRE 1W EMERGENCY BOMBARDIER CT\\/C PHOTO EDGAR SU, REUTERS Bombardier emploie 23 000 personnes au Canada, écrivent les auteurs.COLLECTIF La liste des signataires suit le texte.L'industrie aérospatiale canadienne a été l'objet d'une couverture médiatique intense au cours des dernières semaines.L'attention a été mise sur une seule société: Bombardier.Plusieurs commentateurs ont fait valoir leur appui ou leur opposition à un investissement du gouvernement du Canada dans les avions de la C Series.Revenons un peu en arrière et examinons la question plus globalement.L'industrie aérospatiale canadienne est une des pierres angulaires de notre économie nationale.Elle crée des emplois, attire des investissements, alimente les exportations et promeut la compétitivité et le savoir-faire canadiens à l'échelle mondiale.En clair, elle est un maillon essentiel de notre avenir économique.Il ne s'agit pas de vagues déclarations; ces affirmations sont bien ancrées dans les faits.L'industrie emploie directement plus de 76 000 Canadiens.Ces professionnels viennent renforcer l'engagement du Canada envers l'excellence en fabrication, recherche et développement, sciences, mathématiques, technologie et ingénierie.En termes plus larges, notre industrie aérospatiale soutient un écosystème de fournisseurs, de pourvoyeurs de services et de fabricants.Compte tenu de tous les emplois directs et périphériques au Canada, l'industrie aérospatiale est une source d'opportunités pour plus de 180 000 Canadiens.Ce sont des Canadiens qui se consacrent avec acharnement à bâtir notre avenir au quotidien.Cette industrie compte pour nous tous, et ce, énormément.À elle seule, Bombardier emploie 23 000 personnes au Canada: 17 000 au Québec et 6000 en Ontario.Elle a créé des emplois hautement rémunérés durant plusieurs décennies.Son réseau de 1200 fournisseurs et partenaires tire profit de plus de 2 milliards de dollars de commandes de Bombardier.Ceux-ci sont avantagés par les rapports qu'ils entretiennent avec les activités mondiales de Bombardier et les efforts incessants qu'elle met sur l'innovation.Ses exportations à partir du Canada totalisent annuellement 9 milliards de dollars.Au cours des 10 dernières années, Bombardier a investi plus de 6,3 milliards en recherche et développement, stimulant des innovations qui ont fait flotter le drapeau canadien partout dans le monde, de Paris à Londres, New York, Singapour et ailleurs.En tant que joyau de l'industrie aérospatiale canadienne, Bombardier a été le catalyseur du développement de la technologie et des produits qui impressionnent le monde.C'est ainsi que nous avons pu voir l'industrie canadienne occuper une place bien supérieure à celle de sa taille relative.Il est temps de nous poser une question toute simple: pensons-nous que l'industrie aérospatiale doit faire partie de notre avenir?Notre réponse est un oui catégorique.Exporter l'ingéniosité et l'inventivité canadiennes dans le monde va nous donner l'occasion de développer notre compétitivité, de poursuivre notre croissance et de nous sortir de cette période d'incertitude économique.Les industries fondées sur le savoir et l'innovation nous rendent concurrentiels et alimentent l'économie du Canada.Notre but n'est pas uniquement de voir cette industrie survivre, mais de lui permettre de prospérer.Montrons au monde ce que ce pays peut faire quand il conjugue savoir-faire et détermination à concurrencer et gagner à la grandeur de la planète.Dr Karl Moore, professeur, Université McGill Dr Hany Moustapha, professeur et directeur des programmes en aéronautique, AERO ETS Pierre Fortin, professeur d\u2019économie, Université du Québec à Montréal Sylvain Lambert, directeur, École nationale d\u2019aérotechnique Dr David W.Zingg, professeur et directeur, Institut des études en aéronautique, Université de Toronto Suzanne Benoît, présidente-directrice générale, Aéro Montréal Jayson Myers, président-directeur général, Manufacturiers et Exportateurs du Canada Eric Tétrault, président, Manufacturiers et Exportateurs du Québec Perrin Beatty, président et chef de la direction, Chambre de commerce du Canada Françoise Bertrand, présidente-directrice générale, Fédération des chambres de commerce du Québec Allan O\u2019Dette, président-directeur général, Chambre de commerce de l\u2019Ontario Michel Leblanc, président et chef de la direction, chambre de commerce du Montréal métropolitain Jim Quick, président et chef de la direction, Association des industries aérospatiales du Canada Moira Harvey, directrice générale, Conseil ontarien de l\u2019aéronautique Yves-Thomas Dorval, président-directeur général, Conseil du patronat du Québec Jean-Marc Dufour, président-directeur général, Association québécoise du transport aérien Jean Bouchard, maire, Mirabel Pascal Désilets, directeur général, Centre technologique en aérospatiale John McKenna, président et chef de la direction, Association du transport aérien du Canada Denis Faubert, président-directeur général, Consortium de recherche et d\u2019innovation en aérospatiale au Québec (CRIAQ) Mike McCarthy, président, Mitsubishi Heavy Industries Canada Aerospace Paul M.Madden, président-directeur général, Compagnie 3M Canada La pente glissante um u.J ^\t'Vb \\\t 1 J\t 1\t La loi fédérale sur l'aide médicale à mourir (ou, pour appeler les choses par leur nom, sur l'euthanasie active) ne sera qu'un début.On est déjà engagé sur la « pente glissante » que Ton entrevoyait à partir du moment où Ton a présenté l'aide au suicide non plus comme un crime, mais comme un service public, comme un acte normal et, qui plus est, comme la solution la plus « digne » à la souffrance.Jusqu'ici, on s'entendait pour limiter le « droit » à la mort aux adultes conscients, capables de consentement lucide.Mais ce qui paraissait invraisemblable il y a peu - soit l'euthanasie des mineurs et des personnes souffrant de troubles mentaux ou de démence sénile - pourrait d'ici trois ans devenir réalité.À l'instar d'un comité interprovincial qui a étudié la question Tan dernier, la majorité des membres du comité parlementaire qui a précédé le dépôt du projet de loi C-14 recommande l'extension du droit à l'euthanasie aux mineurs «matures».Ils n'auraient pas le droit de s'acheter une bière, mais ils auraient celui de requérir qu'un médecin mette fin à leurs jours ! Ce qui paraissait invraisemblable il y a peu - soit l\u2019euthanasie des mineurs et des personnes souffrant de troubles mentaux ou de démence sénile - pourrait d\u2019ici trois ans devenir réalité.De son propre aveu, c'est faute de temps (pour répondre à l'échéance serrée de la Cour suprême) et non pour des raisons de principe que la ministre de la Justice n'a pas abordé ces questions dans son projet de loi.Elle les étudiera d'ici trois ans.Incroyable, mais vrai, plusieurs considèrent « trop conservateur » ce projet de loi qui va pourtant bien au-delà de ce que permet l'immense majorité des pays développés.La critique la plus courante et la plus raisonnable est que des gens souffrant de graves maladies dégénératives, mais non mortelles ne pourraient être candidats à l'euthanasie, comme le voulait tacitement la Cour suprême.Le projet de loi est ambigu (la mort doit être « raisonnablement prévisible »), mais il est probable que le gouvernement clarifiera le libellé du projet à ce chapitre.Plus tard, on passera aux mineurs.Pourquoi un gamin de 16 ans en proie à des souffrances devrait-il attendre ses 18 ans pour se faire euthanasier?Dans l'optique voulant que le suicide soit un droit bénéfique, la question se pose.Mais alors, pourquoi pas les enfants de 10 ans?N'a-t-on pas souvent noté que les petits cancéreux ont une maturité supérieure à leur âge?Dans un contexte où l'euthanasie est présentée comme une délivrance salutaire, pourquoi les parents refuseraient-ils à leurs enfants malades la possibilité d'en finir à un âge précoce?Et tant qu'à y être, pourquoi imposer une vie de souffrances aux bébés affligés d'horribles handicaps?Le projet de loi stipule que « les souffrances psychologiques » suffiraient à permettre l'euthanasie.Mais ce n'est pas assez clair pour les partisans les plus radicaux du droit au suicide, qui favorisent le modèle de la Belgique, où Ton a accordé l'euthanasie à des personnes souffrant de divers troubles mentaux.Selon le New Yorker, l'injection létale a été donnée à des personnes souffrant d'autisme, d'anorexie, de dépression, de fatigue chronique, de paralysie partielle, de cécité et de surdité ou de la maladie bipolaire.Dans la logique de cette pensée, on se demande pourquoi il faudrait empêcher les ados d'Attawapiskat, pour qui la vie est intolérable, de mettre fin à leurs jours.ou pourquoi, s'il l'avait su, Alexandre Taillefer aurait tout fait pour empêcher son fils de se suicider.Autre question en suspens: l'euthanasie des personnes atteintes d'alzhei-mer qui auraient signé des directives anticipées.Les psychiatres gériatriques auront beau rappeler que la personne démente est différente, psychologiquement, de celle qui a signé la directive, nombreux seront ceux qui, confortés par le discours ambiant voulant que ces vies sont sans valeur, verront d'un bon œil une mesure qui aurait l'avantage corollaire, comme l'euthanasie des enfants gravement handicapés, de libérer les familles d'un lourd fardeau. agent?Brigitte Lafleur a vendu 4 fois avec DuProprio! Sans agent, sans commission: Quand on se pose les bonnes questions, la bonne réponse c\u2019est DuProprio! On me demande souvent Pourquoi j\u2019ai choisi DuProprio plutôt qu\u2019un Quelle est ma réponse?Ma maison, c\u2019est moi qui la connais le mieux.Pour être accompagnée par une équipe professionnelle.La commission, on serait fou de la payer.O Toutes ces réponses! duproprio.com 1 866 387-7677 AduProprio "]
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