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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-04-30, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 MARC CASS IVI FAIRE PARTIE DU GROUPE PAGE 17 \tV L- y\tJH\t \t\t ARTS VOIX AUTOCHTONES KWE LE MONDE PAGES 3 À 6,15 ET 16 CINEMA UN SYNDROME Pour l\u2019instant, Les 3p\u2019tits cochons 2 et Nitro Rush sont les deux seuls films québécois prévus au calendrier estival.L\u2019an prochain, Bon Cop, Bad Cop et De père en flic auront aussi droit à leur suite.Une bonne occasion d\u2019explorer le phénomène dans notre cinéma.Aussi au programme, 20 morceaux choisis dans le menu foisonnant qu\u2019on nous proposera dans les salles au cours des quatre prochains mois.UN DOSSIER DE MARC-ANDRÉ LUSSIER À LIRE EN PAGES 18,20 ET 21 Guillaume Lemay-Thivierge et Madeleine Péloquin dans le film Nitro Rush PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE Donner Chaînon, c'est donner aux femmes.LE MAGOSÎN du CHOTNON 4375, boul.St-Laurent 20 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 Peut-on dire quon aime Céline ?MARIO GIRARD CHRONIQUE PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Le journaliste Cari Wilson utilise l\u2019exemple de Céline Dion tout au long de son essai pour illustrer les nombreuses théories qui entourent le bon et le mauvais goût dans l\u2019art.S* Je déteste l'expression «plaisir coupable».Elle a été inventée pour dédouaner les snobs qui n'osent pas dire franchement qu'ils aiment Dalida, Adamo ou Tom Jones.C'est l'un des trucs les plus hypocrites que je connaisse.Affirmer qu'on a des plaisirs coupables revient à dire qu'on est tellement cool que l'on peut se risquer à aimer quelque chose de honteux, ce qui est en soi le sommet de la fausse coolitude.Cette vérité, et des dizaines d'autres, vous la retrouverez dans l'essai du journaliste Cari Wilson, Let's Talk About Love - Pourquoi les autres ont-ils si mauvais goût.Lancée il y a deux ans, cette réflexion sur le goût est maintenant offerte en français dans une version enrichie.Pour toutes les fois où vous avez ragé lors d'une discussion où vos préférences musicales étaient mises à rude épreuve, je vous recommande la lecture de ce livre.11 va vous aider à mettre K.-O.vos adversaires.Le titre Let's Talk About Love fait référence à l'un des disques de Céline Dion, celui qui contient le tube planétaire My Heart Will Go On, la «chanson la plus irritante du monde », selon une équipe de critiques musicaux de la BBC.Ancien détracteur de la chanteuse de Charlemagne, Cari Wilson utilise l'exemple de Céline tout au long de son essai pour illustrer les nombreuses théories qui entourent le bon et le mauvais goût dans l'art.Montréalais d'origine, Cari Wilson connaît bien la culture québécoise.11 consacre tout un chapitre aux origines de Céline Dion pour mieux situer sa carrière sur l'échiquier mondial.11 nous fait part de ce qui, à son avis, explique l'incroyable succès de Céline.C'est simple, tout cela repose sur le schmaltz, un terme venu de l'allemand qui désigne la graisse de poulet.Les premières personnes à utiliser ce terme aux États-Unis (par l'entremise du yiddish) voulaient décrire une chanson dégoulinante de sentiments.Plus tard, il a perdu son côté péjoratif et désignait ce « quelque chose de plus » que certains chanteurs ont et que d'autres n'ont pas.Tony Bennett, Dean Martin, Perry Como, Al Jolson, Al Martino et Frank Sinatra ont ce côté schmaltzy.Selon Cari Wilson, c'est le schmaltz que possède Céline Dion qui lui a permis de conquérir les États-Unis.Et c'est le schmaltz de Céline qui permet aujourd'hui à Cari Wilson de l'apprécier.Les premières pages de son livre sont toutefois consacrées à la haine que cultivent certains « observateurs » à l'égard de l'interprète féminine la plus populaire du monde.Yeux sensibles, s'abstenir.Je vous cite les mots poignards de l'auteure Cintra Wilson qui, dans son livre A Massive Swelling, décrit Céline Dion comme « la femme la plus entièrement répugnante qui ait jamais chanté des chansons d'amour».L'auteure poursuit en disant: «Je crois que la plupart des gens préféreraient passer dans l'appareil digestif d'un anaconda plutôt qu'être Céline Dion l'espace d'une journée.» D'un côté, il y a donc ces millions d'admirateurs fidèles et inconditionnels de la chanteuse (dont certains partagent leurs rêves nocturnes avec leur idole sur un site web).De l'autre côté, ces « intellectuels » de la musique qui prennent un plaisir évident à démolir celle qui fut l'artiste la plus lucrative de la décennie lors de la tournée mondiale qui a suivi son premier séjour à Las Vegas (Céline Dion aurait empoché 750 millions de dollars durant cette période).C'est cet incroyable écart dans les appréciations qui a donné à Cari Wilson l'idée de placer Céline Dion au cœur de cet exercice long de 300 pages.Si on peut lui reprocher d'en beurrer parfois épais et de s'éparpiller, Cari Wilson aborde le sujet avec le sérieux d'un scientifique.11 prend plusieurs pages pour parler de notre rapport à la musique « facile » et à la musique « complexe ».Selon des chercheurs, notre cerveau a du mal à recevoir les mélodies dissonantes.Quand le cerveau parvient à classer un motif musical, il libère de la dopamine.S'il n'y parvient pas, trop de dopamine jaillit.Cela nous trouble et nous pousse vers une certaine irritabilité ou même la violence (on évoque l'émeute qui a eu lieu lors de la création du Sacre du printemps de Stravinski en 1913).Cette théorie de la neurobiologie musicale explique pourquoi nous sommes plus enclins à aller vers des mélodies harmonieuses et facilement classables.Critères sociaux Nos goûts musicaux se font également selon des critères sociaux.À cet égard, Cari Wilson cite un sondage réalisé en France dans les années 60 par le sociologue Pierre Bourdieu.Ce dernier a interrogé des milliers de gens sur les types de culture qu'ils appréciaient ou pas.Les données furent mises en corrélation avec leurs revenus, leur niveau d'éducation, leurs origines, leur métier, etc.Bourdieu s'est rendu compte que les Français de la classe ouvrière appréciaient une musique populaire et n'hésitaient pas un instant à exprimer leur appartenance et leur solidarité avec un groupe.Quant aux autres, plus ils avançaient dans leur quête d'un statut social, plus ils défendaient une culture d'élite.En d'autres mots, nos goûts nous permettent de nous différencier des gens qui appartiennent à un rang social inférieur au nôtre et de viser le statut que nous pensons mériter.Exprimer nos goûts (pointus ou sophistiqués) est un moyen de nous distinguer, d'afficher notre place dans la hiérarchie sociale.Au début de la lecture de ce livre, je croyais qu'on pouvait avoir honte d'afficher son admiration pour Céline Dion.Au bout de deux cents pages, j'ai réalisé que la gêne pouvait plutôt venir lorsqu'on évoque des chanteurs « émergents » qui ont vendu trois cents disques et qui ont du mal à remplir des salles de cent places.Au fond, ce qui compte, ce n'est pas la nature du goût, ce n'est même pas le goût lui-même.Ce qui compte, c'est avoir envie de goûter.Pour toutes les fois où vous avez ragé lors d\u2019une discussion où vos préférences musicales étaient mises à rude épreuve, je vous recommande la lecture de ce livre.Il va vous aider à mettre K.-O.vos adversaires.Le rendez-vous cuLTureL des TouT-peTîTS Du 24 avn au 31 mai 2016 \u2022\tAbiTibî-TémiScammgue \u2022 Longueur \u2022\tBLaînvîLLe\t\u2022\tMoriïréaL \u2022\tNord de Lanaudrêre \u2022 RepenTigny \u2022\tL\u2019ASSompTîon\t\u2022\tSherbrooke \u2022\tLavaL\t\u2022\tTrois-Rivières Découvrez le festival www.petitsbonheurs.ca y U-îY k \u2019 V \"s Mouï près e cWez Vous / LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS 3 ARTS VOIX AUTOCHTONES KWELE MONDE! Métis et métissés, complexes et décomplexés, ruraux, urbains et internationaux, les créateurs autochtones s\u2019imposent partout.Ils étaient au Théâtre La Chapelle, à Montréal, avant-hier, ils sont à la Biennale d\u2019art contemporain autochtone aujourd\u2019hui et seront au OFFTA à la fin du mois de mai.D\u2019hier à aujourd\u2019hui, de Thomas King à Natasha Kanapé Fontaine, ils sont les enfants de Louis Riel qui disait: « Les artistes rendront leur âme à mon peuple.» PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE Les sœurs Caroline Monnet, sculptrice et cinéaste, et Emilie Monnet, auteure du spectacle Tsekan et responsable du volet autochtone du prochain festival OFFTA.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE La chorégraphe Daina Ashbee fait partie d\u2019une nouvelle génération d\u2019artistes autochtones gui a remisé les boîtes depuis longtemps.Leurs préoccupations sont celles des jeunes d\u2019aujourd\u2019hui : environnement, droits des femmes, pauvreté, violence, éguité.Leur terrain de jeu est international.PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Le spectacle de Waawaate Fobister, Agokwe, traitant d\u2019une relation entre deux jeunes hommes dans une réserve, est en tournée depuis huit ans./ /j\tb v PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE «C\u2019est une belle jeunesse [la nouvelle génération d\u2019artistes autochtones] gui est prête à aller de l\u2019avant et à s\u2019exprimer.Ils savent gue ce gu\u2019ils disent a du sens pour les leurs et pour les sociétés canadienne et guébécoise», croit André Dudemaine, directeur artistigue du festival Présence autochtone et fondateur de Terres en vues.MARIO CLOUTIER Daina Ashbee aurait pu choisir Hollywood.Elle y a travaillé un temps, mais la chorégraphe préfère danser en célébrant ses racines autochtones.«J'ai déjà fait une publicité qui m'a valu 1000$ pour une journée de travail, raconte-t-elle.J'ai fait ça pendant un an, mais je me sentais mal.Je savais que je voulais aborder des sujets plus difficiles plutôt que de vendre mon corps.Je voulais faire quelque chose d'utile dans ma vie.» Sa chorégraphie sur les femmes autochtones disparues et assassinées, Unrelated, arrive de Mexico et s'en va en Norvège et au Royaume-Uni.« Je peux parler de sujets difficiles en raison de ce que j'ai vécu.Je suis consciente d'être privilégiée par rapport à beaucoup d'autochtones de mon âge.Je n'ai pas connu de problèmes d'eau courante ou mangé du poisson toxique.Mais tout ça me choque profondément et j'ai envie d'en parler », dit Daina Ashbee, chorégraphe.Si penser « en dehors de la boîte » est l'expression à la mode, Daina Ashbee fait partie d'une nouvelle génération d'artistes autochtones qui a remisé les boîtes depuis longtemps.Leurs préoccupations sont celles des jeunes d'aujourd'hui: environnement, droits des femmes, pauvreté, violence, équité.Leur terrain de jeu est international.Ils parlent plusieurs langues et sont «multidisciplinaires » de nature.« Nous, nous avions plein d'hésitations; eux, pas du tout.Ça fait plaisir à voir, explique le directeur artistique du festival Présence autochtone et fondateur de Terres en vues, André Dudemaine.C'est une belle jeunesse qui est prête à aller de l'avant et à s'exprimer.Ils savent que ce qu'ils disent a du sens pour les leurs et pour les sociétés canadienne et québécoise.Ça leur assure un élan et un dynamisme formidables.Ils ne jouent pas les victimes ni ne s'excusent pour ce qu'ils sont.Ils ne renient pas le passé, ils s'en nourrissent.En remerciant les Alanis Obomsawin, Yves Sioui Durand et autres Joséphine Bacon d'avoir ouvert le chemin.« Pour moi, les formes traditionnelles représentent un puits d'inspiration sans fond, dit Émilie Monnet, auteure du spectacle Tsekan et responsable du volet autochtone du prochain festival OFFTA.Mais plus de la moitié des autochtones vivent maintenant en milieu urbain, et une culture est toujours en mouvement, donc on est aussi inspirés par la culture populaire, les technologies, les médias sociaux et les nouvelles formes d'expression.» Sa sœur Caroline Monnet, sculptrice et cinéaste, complète : « Je suis autochtone, mon œuvre est autochtone.Donc, quand je crée, je n'ai pas besoin d'ajouter une référence autochtone.« On est passés au-delà de l'autodéfinition, on est davantage dans l'expression créative.L'identité autochtone passe par là de toute façon.J'ai grandi entre deux territoires, la France et le Québec, et je sais que ça influence mon œuvre.Au tout début, mon travail était ancré dans une quête identitaire autochtone.De plus en plus, j'essaie d'épurer les références culturelles.» Autochtone ou non autochtone, réserve ou hors réserve?Les jeunes artistes autochtones évitent, encore une fois, les lieux communs.La popularité de la série télé Mohawk Girls, qualifiée de « S ex and the City autochtone » et diffusée à la chaîne APTN, démontre que la vie en réserve peut mener loin.Pendant ce temps, la Cour suprême vient de reconnaître les droits ancestraux des Métis, donc même la question de l'identité - sang pur ou mêlé - devient superfétatoire.Sujets modernes Les thèmes abordés par cette jeune génération vont de l'identité à l'anorexie, en passant par l'environnement, la violence et l'homosexualité.Le spectacle de Waawaate Fobister, Agokwe, traitant d'une relation entre deux jeunes hommes dans une réserve, est en tournée depuis huit ans (il était présenté à La Chapelle récemment).« La pièce porte sur une société qui n'accepte pas les gais, ou ce qu'on appelle les bispirituels, en raison de la colonisation et de l'assimilation au Canada, soutient-il.Les personnes bispirituelles avaient un rôle et des responsabilités dans les communautés autochtones.Je veux ramener cette histoire à l'avant-plan.«Je ne suis pas un modèle, poursuit-il, mais les gens ont besoin de voir quelque chose de différent.J'ai contemplé l'idée du suicide.J'ai commis des tentatives.Mais j'ai décidé que j'allais être fort, que je continuerai à me battre.Pour moi et les autres.Je suis optimiste.» Waawaate Fobister et Daina Ashbee partent de leur expérience personnelle pour aborder la vie moderne des autochtones.Daina présentera bientôt Unrelated en Europe.« Mes racines autochtones font partie de moi.C'est toute mon enfance.Ma solution, c'était donc de créer un spectacle de danse.J'ai été témoin de beaucoup de violence plus jeune, et j'avais ça en moi.Le spectacle m'a servi de catharsis.» Lengagement Ces artistes sont engagés socialement et politiquement, comme leurs prédécesseurs, mais différemment.Le suicide, les conditions de vie, la drogue.Ces sujets d'actualité, ils en traitent parce qu'ils touchent tout le monde, au fond.« On est tous responsables au Canada, pense Daina Ashbee.Tant mieux si je peux en parler à travers mon art et que c'est écouté.On ne peut pas juste ignorer les choses et faire comme si ça n'existait pas.» Même constat chez le romancier Joseph Boyden.11 souligne qu'il y a une foule de réserves autochtones où les choses vont bien, mais qu'encore trop de membres des Premières Nations souffrent.11 croit en l'éducation et à la mise à mort de ce relent colonialiste par excellence, la Loi sur les Indiens.«Elle est remplie de défauts, dit-il, notamment celui d'avoir placé les autochtones sous la garde de l'État.La loi fédérale devra être changée, mais elle doit être remplacée par des accords de nation à nation comme la Paix des braves entre le Québec et les Cris.Ce n'est pas parfait, mais ça marche.Les artistes autochtones changent.Leurs conditions de travail aussi.Le Conseil des arts du Canada vient d'injecter une somme supplémentaire de 1,8 million de dollars dans le partenariat \\Ré] concilia lion et dans d'autres initiatives portant sur les arts autochtones.«11 y a encore beaucoup de résistance, conclut André Dudemaine, mais des ouvertures importantes aussi.Comme ce qu'a organisé le théâtre La Chapelle avec son Focus sur la création contemporaine des Premières Nations.Il y a 20 ans, personne ne se serait lancé dans ce genre d'aventure.Le Théâtre Denise-Pelletier [qui a présenté la pièce Mnliats récemment] est un autre exemple de ces lieux institutionnels qui sont maintenant ouverts à la présentation de productions des Premières Nations.» A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS VOIX AUTOCHTONES La montée en puissance '% W l PHOTO GUILLAUME D-CYR, FOURNIE PAR LA GALERIE ART MÛR Carrousel, 2016, de Ludovic Boney, métal, bois, encliquetage en S, 305 cm x 122 cm.Œuvre exposée à la galerie Art Mûr jusqu\u2019au 18 juin.ÉRIC CLÉMENT L'art contemporain autochtone suscite un engouement sans précédent au Canada et à l'étranger.Si cet enthousiasme s'est d'abord manifesté au Canada anglais, le Québec rattrape son retard avec des artistes amérindiens de plus en plus visibles et des expositions marquantes, comme la Biennale de l'art contemporain autochtone (BACA), qui débute ce weekend à Montréal.Fondateurs de la galerie Art Mûr, Rhéal Olivier Lanthier et François St-Jacques ont été les premiers à instaurer un rendez-vous périodique avec l'art autochtone contemporain à Montréal: ils ont créé en 2012 une Manifestation devenue Biennale de l'art contemporain autochtone deux ans plus tard.Organisée jusqu'au 18 juin, la 3e BACA se déroule chez Art Mûr, mais aussi au musée McCord, à la galerie d'art Stewart Hall de Pointe-Claire et à la Guilde canadienne des métiers d'art.«Révolution culturelle» «Notre implication avec les artistes autochtones a débuté par notre collaboration avec Nadia Myre en 2011, dit Anaïs Castro, adjointe à la direction d'Art Mûr.Elle a été la commissaire de la première biennale, à travers laquelle on cherchait un moyen de soutenir les artistes autochtones à long terme.» Nadia Myre était l'artiste idéale pour démarrer cette fête de l'art autochtone, ayant réalisé une fusion originale entre tradition et modernité.« Dans l'univers autochtone, l'opposition entre art contemporain et art traditionnel n'a pas de sens, car l'art s'inscrit dans la continuité, dit l'artiste et commissaire autochtone de Vancouver France Trépanier.On le voit avec Nadia Myre et son travail de perlage : la facture contemporaine de son art trouve ses assises dans une tradition millénaire.» Cette année, la BACA présente 40 artistes - dont des Inuits, pour la première fois -sous le titre Une révolution culturelle.« Le titre fait état d'un changement dans la production autochtone, dit Rhéal Olivier Lanthier.C'est une sorte de révolution que de s'approprier sa culture et de la faire revivre dans les temps modernes.» «La BACA 2016 se demande comment on peut être autochtone après un siècle d'assimilation forcée.Le Canada peut-il se laisser influencer par les cultures autochtones?Pour ça, il faut leur faire de la place au sein de la société, notamment dans l'art contemporain», dit Anaïs Castro, adjointe à la direction d'Art Mûr.Une mort annoncée, jamais survenue Pour saisir la lente reconnaissance de l'art contemporain autochtone sur la scène canadienne, il faut remonter à 1951 et à la commission Massey sur les arts, les lettres et les sciences, moment charnière du développement des arts au Canada.Cette commission - qui portait le nom du premier gouverneur général d'origine amérindienne, Vincent Massey - s'est penchée sur l'art autochtone en des termes crus.« Puisque la disparition des véritables arts indiens est QiîïSSsi igfégUii IIIIIIIIIIIIIJII.IIII, M'/.' * 4 é PREMIERE PARTIE : JW-JONES DESTROYERS SAMEDI 7 MAI ¦ 20h ¦ METROPOLIS BILLETTERIE: METROPOLIS 1 855 790-1245 ¦ ticketmaster.ca M0NTREALJAZZFEST.COM O /montrealjazzfest ©MtIJazzFestival CISMl ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN Desjardins PARTENAIRE PRINCIPAL < Q_ O oc CL X o ce.< ce 3 UJ K O 0 CM 1 vo O CM (!) >iu CO O CO < CO N O s Résonances humaines Abonnez-vous Jusqu\u2019à 35% de réduction à l\u2019abonnement orchestremetropolitain.com Québec ¦ Montréal© LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS ARTS VOIX AUTOCHTONES TA' , PHOTO GUILLAUME D-CYR, FOURNIE PAR LA GALERIE ART MÛR Circonvolution, circonlocution, 2014, de Ludovic Boney, bois, composantes électriques, 274 cm x 208 cm.Œuvre exposée jusqu\u2019au 18 juin à la galerie Art Mûr, à Montréal.WMa ¦ i \u2022 / .>¦ ian.0 HfummjA- inévitable, il ne faut pas encourager les Indiens à prolonger l'existence de fabrications qui apparaissent ou artificielles ou dégénérées, selon qu'on les considère d'un œil favorable ou non.[.] Les Indiens doués de talent doivent l'exploiter à la façon des autres Canadiens », lit-on dans son rapport.« On annonçait la mort de l'art autochtone, dit France Trépanier.Il va falloir attendre 1980 pour que le Conseil des arts du Canada commence à financer un peu les artistes autochtones.Et les organismes artistiques autochtones n'apparaîtront que plus tard.» C'est lors d'Expo 1967, avec l'exposition It's Our Country, que l'art autochtone prend son envol international.Pour la première fois, des artistes autochtones montrent leurs œuvres contemporaines, notamment Tom Hill, Alex Janvier et Norval Morrisseau.Pour l'artiste et enseignant Robert Houle, les années 80 ont vu émerger des artistes autochtones (dont lui !) et l'expression d'une « nouvelle Rebecca Belmore - la première autochtone ayant représenté le Canada à la Biennale de Venise en 2005 - et Nadia Myre, qui présentera son premier solo en Europe en mai 2017.« Ces autochtones ont une perspective sur l'art très différente des autres artistes.Le musée veut d'ailleurs faire plus d'expos solos avec des autochtones.Alex Janvier est programmé en novembre et Nick Sikkuark viendra dans quelques années.Le temps est venu d'identifier les carrières significatives d'artistes autochtones », dit Marc Mayer, directeur général du MBAC.Même sur le plan com-missarial, des autochtones se sont imposés, comme Gerald McMaster, Doreen Jensen, Clayton Windatt, France Trépanier ou encore Greg Hill, un Mohawk d'Ontario devenu, en 2007, conservateur de l'art autochtone au MBAC, où les acquisitions d'art autochtone ont augmenté depuis.« On veut avoir la collection d'art autochtone la plus importante du monde avec des œuvres du monde entier», dit Marc Mayer.«On veut avoir la collection d\u2019art autochtone la plus importante du monde avec des œuvres du monde entier.» \u2014 Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada esthétique » autochtone.Puis, en 1992, deux ans après la crise d'Oka, des expositions ont été organisées dans le cadre du 500e anniversaire de l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, notamment Indigena à Gatineau et Land, Spirit, Power au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC).Avec les expositions Beat Nation - présentée à Vancouver en 2012 et au Musée d'art contemporain de Montréal en 2013 - et Sakahàn, au MBAC en 2013, l'impact grandit.D'ailleurs, Sakahàn sera désormais périodique et reviendra au MBAC en 2018.Emergence au Québec « L'enthousiasme pour l'art autochtone contemporain est marquant ici depuis 2008, dit l'universitaire Véronique Gagnon, qui s'est intéressée aux expos collectives d'art autochtone présentées au Québec de 2008 à 2013 dans le cadre de sa maîtrise à l'UQAM.Le 400e anniversaire de Québec, la Commission de vérité et réconciliation et le mouvement Idle no more ont mis de l'avant les questions autochtones et ouvert la porte à une production qui fait qu'en 2013, il y a eu six expositions collectives d'art autochtone au Québec.C'est beaucoup.» Depuis 10 ans, la production d'art autochtone contemporain canadien explose.Les artistes les plus reconnus sur la scène internationale sont Kent Monkman, Brian Jungen, Sony Assu, Robert Houle, Les conservateurs de collections privées et d'entreprises ont aussi le béguin pour l'art autochtone.Paloma Meredith, conservatrice de la collection de la Banque TD, estime que l'art autochtone contemporain représente 10 % de cette collection de 10 000 pièces.«Notre priorité est d'augmenter ce pourcentage », dit-elle.Un retard à rattraper Bien peu de galeries représentent des artistes autochtones contemporains au Québec.Citons celles de Nicolas Robert, Hugues Charbonneau, Simon Blais et Pierre-François Ouellette.« Pourtant, ils apportent une voix originale, dit Pierre-François Ouellette.Par exemple, Kent Monkman parle de choses sérieuses avec humour.Et les Inuits font des œuvres très viscérales, qui viennent nous chercher, tel Shuvinai Ashoona.» « Le Québec accuse toutefois encore un retard par rapport à l'art autochtone contemporain, mais aussi par rapport à son enseignement et aux programmes universitaires de formation des artistes autochtones », signale France Trépanier.Un changement d'attitude est néanmoins en cours, que ce soit dans les musées, les galeries ou sur le marché de l'art.L'artiste seaultaux Robert Houle considère l'engouement actuel avec bonheur.Il espère cependant que lui succédera une «réelle reconnaissance qui aille au-delà de la saveur du mois ».PHOTO FOURNIE PAR LA GALERIE ART MÛR Mona Lisa Smile, 2014, Alison Bremner, impression giclée, 68,58 cm x 45,72 cm.Œuvre exposée jusqu\u2019au 26 juin à la galerie d\u2019art Stewart Hall, à Pointe-Claire.PRESENTE POUR LA FETE DES MERES ET JlAMERON MACKINTOSH MAINTENANT EN VENTE! hahaha.com GRACE A L'UN DE NOS 3 PASSEPORTS HAHAHA.COM/PASSEP0RT 514 845-2322 LÀ COMÉDIE MUSICALE!*.BASÉE SUR L'OEUVRE DE P.L.TRAVERS ET LE FILM DE WALT DISNEY DÈS LE 15 JUIN AU THÉÂTRE ST-DENIS 1 MARY POPPINS EST PRÉSENTÉE AVEC L\u2019ENTENTE SPÉCIALE DE MUSIC THEATRE INTERNATIONAL MISE EN SCÈNE, TRADUCTION ET ADAPTATION SERGE POSTIGO CHORÉGRAPHE STEVE BOLTON DIRECTEUR MUSICAL GUILLAUME ST-LÀURENT PAROLES & MUSIQUE ORIGINALES DE RICHARD M.SHERMAN ET ROBERTB.SHERMAN livret JULIAN FELLOWES NOUVELLES CHANSONS, MUSIQUE ET PAROLES ADDITION ELLES DE GEORGE STILES ET ANTHONY DREWE CO-CRÉÉE PAR CAMERON MACKINTOSH > VIDEOTRON COMBINEZ ET ECONOMISEZ PENDANT TOUT LE FESTIVAL présent DETAILS Ali TÜHH&tôtM {((Siiiusxm») BHS) £) TVA Canada TOMonTreaL Montréal® Québec B S 6 A RTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS VOIX AUTOCHTONES NATASHA KANAPÉ FONTAINE Se tenir debout PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE « Nos traditions sont récupérées, recyclées et finissent par se perdre dans la masse» », croit Natasha Kanapé Fontaine.MARC CASSIVI COUP DE GUEULE Natasha Kanapé Fontaine est une poète, peintre, comédienne et militante innue.Elle lance ces jours-ci Kueije te salue (Écosociété), correspondance sur le racisme avec l'auteur Deni E.Béchard.Il y a un an, l'artiste de 25 ans a été au cœur de la controverse entourant l'appropriation culturelle du titre de l'émission Pow-wow, animée par Pierre Lapointe et Claudine Prévost à la télévision de Radio-Canada.Elle estimait que ce terme, qui désigne un rassemblement spirituel, risquait d'être vidé de son sens s'il était utilisé dans une émission de variétés commerciale.Pow-wow avait aussitôt été rebaptisée Stéréo pop.J\u2019avais envie de revenir avec toi sur les questions d\u2019appropriation culturelle.Tu as écrit une lettre assez percutante au moment où l\u2019émission Pow-wow a été annoncée il y a un an.As-tu l\u2019impression que les choses ont progressé depuis?Il y a toutes sortes d\u2019interprétations à donner à l\u2019appropriation culturelle.J\u2019offre la mienne, mais il y en a bien d\u2019autres.A la base, pour moi, c\u2019est une question de respect.Parfois, les gens se trompent, par inconscience ou ignorance de l\u2019histoire.Mais ceux qui croient avoir raison parlent plus fort que les autres.Il n\u2019y a pas beaucoup de place pour la nuance.On voudrait que ce soit clair et net et que ça rentre dans une seule phrase.Ce n\u2019est pas si simple.Déjà, l\u2019appropriation culturelle est un concept assez flou.Les autochtones eux-mêmes n\u2019ont pas tous la même manière de le voir.Cela dépend des expériences, des blessures.Par exemple, je ne savais pas que le pow-wow avait été interdit pendant longtemps.Il y a eu toutes sortes d\u2019interdictions de pratiques de rites traditionnels pendant la colonisation.Le terme a été repris par la société dominante.Nos traditions sont récupérées, recyclées et finissent par se perdre dans la masse.Les marques de vêtements américaines se sont approprié ce qui appartenait à la culture des natifs des Amériques.C\u2019est devenu une mode mondiale.Et on ne peut rien dire ni rien faire?Ce qui te dérange, c\u2019est la récupération mercantile de symboles auxquels on fait perdre leur sens?Ce qui me dérange le plus, c\u2019est que ça devient des trophées de chasse pour une classe dominante.Je trouve ça dommage que les gens ne soient pas davantage conscients de ça.Ça pourrait faire partie de leurs réflexions.Est-ce que le phénomène de l\u2019appropriation culturelle participe, selon toi, de l\u2019indifférence de la majorité envers les peuples autochtones?C\u2019est une indifférence programmée depuis deux ou trois générations.Ça fait partie de l\u2019inconscient collectif d\u2019être indifférent à l\u2019égard de certaines minorités.C\u2019est un problème de société.Surtout quand on se retrouve sur un territoire aussi grand que l\u2019Amérique du Nord et que, partout, il y a des communautés autochtones qui s\u2019émancipent et s\u2019imposent dans la société.La majorité n\u2019est pas habituée à ça! Ça prend beaucoup de compréhension pour se détacher du racisme et de la discrimination.Il y a des jours où j\u2019aimerais lâcher, changer de pays, ne plus lutter.Ça me rappelle la polémique du blackface, l\u2019appropriation culturelle.C\u2019est une question de considération pour l\u2019autre.Si tu ne changes pas ta perception et que tu ne réfléchis pas à ton indifférence, tu n\u2019arriveras à rien.On va y arriver sans toi ! Lorsque j\u2019ai écrit ma lettre pour Pow-wow, j\u2019ai élevé la voix parce qu\u2019on ne peut pas toujours rester silencieux devant des gens qui se trompent et refusent de le reconnaître.Depuis l\u2019épisode de Pow-wow, j\u2019essaie de verbaliser le sens sacré.D\u2019expliquer aux gens d\u2019une manière concrète ce que le sacré représente pour moi et pour beaucoup d\u2019entre nous.La réappropriation identitaire et la réappropriation culturelle doivent passer par un retour à la philosophie traditionnelle.Il faut se réapproprier ce dont on a été dépossédés dans les derniers siècles.Si on ne retourne pas à notre essence même, à quoi ça sert de dire qu\u2019on est autochtones?Dans ta réflexion, avec le recul, est-ce que tu comprends mieux la réaction à tes propos sur Pow-wow?Que certains aient pu trouver qu\u2019il y avait un excès de zèle dans ta dénonciation qui se rapprochait du politiquement correct?Je reconnais cet excès de zèle.C\u2019est aussi parce que j\u2019avais peur de ne pas être entendue.Avant de publier la lettre, je me disais qu\u2019on dirait que c\u2019est trop.Mais ce n\u2019est pas grave parce que c\u2019était ça ou ça ne passait pas du tout.Il fallait que je transperce l\u2019indifférence.Je m\u2019attendais à toutes ces réactions-là.Quand tu vis dans une société et que tu as constamment un regard extérieur sur elle - parce que tu n\u2019es pas de cette société, que ce n\u2019est pas ton héritage - et que tu es obligée de t\u2019adapter à la société dominante, tu finis par comprendre ses mécanismes, les réactions, tout ça.Surtout quand, en te réappropriant ton identité et ta philosophie, tu sais que tu es.À contre-courant?Oui, naturellement.Je me suis demandé si je me marginalisais moi-même avec mon discours, mais je ne peux faire partie d\u2019une société qui m\u2019a tout enlevé.Pour toi, il y a une réconciliation avec la société dominante qui peut survenir d\u2019une réappropriation de sa culture par les communautés autochtones?C\u2019est comme dans le principe du métissage ou de l\u2019hybridation : pour éviter l\u2019enchevêtrement ou la domination d\u2019une identité plus forte ou solide sur une autre, il faut que chacune se connaisse.Pour que ce soit constructif.Mais la réconciliation est un long cheminement qui ne peut venir qu\u2019après une forme de réparation, alors qu\u2019un processus de décolonisation de l\u2019inconscient collectif est en marche.Tu parlais de la crise d\u2019Oka dans ta lettre de Pow-wow.Ça me semble avoir été un traumatisme important et déterminant dans les rapports entre les populations autochtones et la majorité au Québec.Depuis que j\u2019ai appris l\u2019existence de la crise d\u2019Oka, c\u2019est une question qui m\u2019obsède.En fait, je suis née après.Et on en parlait à peine dans mes livres d\u2019histoire au secondaire.C\u2019était à peine un encadré ou une note de bas de page.Ce n\u2019est pas parce que je prône la violence, mais il y a quelque chose dans la crise d\u2019Oka qui me rassure dans mon identité.Pas dans la violence, mais dans la prise de conscience.Ce sont des gens qui se sont tenus jusqu\u2019au bout.Il faut se tenir debout.ENCORE UNF FOIS, SUPPLEMENTAIRES 10-11-12 MAI DE MICHEL TREMBLAY MISE EN SCÈNE DE MICHEL POIRIER « La réappropriation identitaire et la réappropriation culturelle doivent passer par un retour à la philosophie traditionnelle.Il faut se réapproprier ce dont on a été dépossédés dans les derniers siècles.Si on ne retourne pas à notre essence même, à quoi ça sert de dire qu\u2019on est autochtones?» \u2014 Natasha Kanapé Fontaine METTEZ AVECGUVLAINE TREMBLAY ET HENRI CHASSÉ Québec «[.] texte patrimonial puissant, interprétation magistrale, mise en scène précise magnifiant ce classique nécessaire.C\u2019est du beau, du délicieux, du pénétrant.» FABIEN DEGLISE, LE DEI/O/R « Fabuleuse Guylaine Tremblay.Touchant Henri Chassé.Émouvant Michel Poirier.#must » GUY A LEPAGE SUR TWITTER « Cette production ressemble à une production absolument parfaite, une des productions les plus fortes que j\u2019ai vues de ma vie.On y croit dès les premières secondes de la pièce.» JEAN-SÉBASTIEN GIRARD, LA SOIRÉE EST ENCORE JEUNE, ICI RADIO-CANADA « Guylaine Tremblay reprend avec brio et émotion le rôle créé il y a 18 ans par Rita Lafontaine.ses monologues sont bouleversants.» MARIO CLOUTIER, LA PRESSE « La fin arrache des larmes par la beauté d\u2019un hommage d\u2019un fils à sa mère.[.] Guylaine Tremblay nous a fait rire, nous a fait pleurer.» ÉMILIE PERREAULT, PUISQU\u2019ILFAUTSELEVER, 98,5FM « Une performance qui nous a fait passer des rires aux larmes [.] Chapeau aux comédiens et au metteur en scène.» FRANCINE GRIMALDI, SAMEDI ET RIEN DAUTRE, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE duceppe.com © placedesarts com 985 CD 0 ai DU 22 MAI AU 2 JUIN CONCOURS MUSICAL INTERNATIONAL DE MONTRÉAL VIOLON CONCOURSMONTREAL.CA Quart et demi-finale IHI^ BOURGIE mbam.qc.ca 514 285-2000, option 4 Finale et gala avec l\u2019OSM MAISON SYMPHONIQUE placedesarts.com 514 842-2112 Québec! Montréal® ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL ME Hydro Quéfe LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE FRANCIS CABREL De retour avec ses amis PHOTO ERIC FEFERBERG, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Le nouveau spectacle de Francis Cabrel, qui repassera par le Québec et le Nouveau-Brunswick à l\u2019automne, fait une assez grande place à la guitare acoustique.Mais plutôt que de greffer à son groupe une section de cordes ou de cuivres, le chanteur a préféré y ajouter des voix.ALAIN DE REPENTIGNY La dernière fois qu'on l'a vu, Francis Cabrel chantait seul avec ses guitares sur la scène de la salle Pierre-Mercure en mars 2014.Un spectacle solo auquel n'ont pas eu droit ses compatriotes français, mais qu'il a donné chez nous chemin faisant vers des rendez-vous à New York, Chicago et Los Angeles.« Je le fais un peu loin de chez moi parce que.j'ai peur de le faire en France, dit en riant le plus nord-américain des chanteurs français.Chez moi, je suis habitué à avoir un groupe autour de moi.» Fidèles à ses musiciens Cette mini-tournée en solitaire, qu'il a appréciée au point où il pourrait en refaire l'expérience un jour, lui a donné encore plus le goût de renouer avec ses musiciens.«Je les ai même présentés sur scène deux fois à New York alors qu'ils n'étaient pas là parce qu'ils me manquaient terriblement, raconte Cabrel.Je suis un peu vissé à ma rythmique favorite avec Denis Benarrosh et Bernard Paganotti, qui font partie vraiment de mes chansons.Au fil du temps, on a instauré un son spécial qui fait partie de la chanson, la batterie et la basse en étant l'édifice.» 11 y a toutefois un grand absent dans le spectacle de la tournée que Cabrel a amorcée mardi à Saguenay: son inséparable bassiste Paganotti.« 11 y a toujours Freddy Koella, Alexandre Léautaud, Denis Benarrosh, mais Bernard Paganotti a déclaré forfait pour la tournée parce qu'il était fatigué de s'en aller loin de chez lui, explique Cabrel.Ça faisait 30 ans exactement qu'on jouait ensemble.On avait commencé en 1985 sur l'album Photos de voyages, et, en 2015, il a déclaré qu'il restait chez lui.Il est remplacé par un gars qui arrive de Belgique: Nicolas Fizman.» La couleur des voix Ce nouveau spectacle, qui repassera par le Québec et le Nouveau-Brunswick à l'automne, fait une assez grande place à la guitare acoustique, annonce Cabrel.Mais plutôt que de greffer à son groupe une section de cordes ou de cuivres, le chanteur a préféré y ajouter des voix.« J'ai choisi trois choristes parce qu'il y a une couleur [dans leurs voix] qui m'intéresse beaucoup.J'ai vu plein de gens avec des choristes, notamment James Taylor, et c'est certain que ça m'a beaucoup influencé », dit Francis Cabrel.James Taylor, cet ami que Cabrel a invité à chanter avec Michel Rivard et lui sur le plateau de Star Académie en 2009.Un autre de ces artistes américains qu'admire le chanteur français, qui nous a habitués à des versions de titres de Willie Nelson, J.J.Cale et Jackson Browne.Francis Cabrel intègre tellement bien ces chansons américaines (qu'il traduit lui-même) à son répertoire que bon nombre de ses fans ignorent probablement que Rosie a été créée par Browne.S'il n'y a pas de reprise sur l'album In extremis, c'est que Cabrel a un peu fait le tour des gens qu'il aime, mais surtout qu'il venait tout juste de consacrer un album entier à Bob Dylan - Vise le ciel, paru en 2012.« Avec l'adaptation de douze titres de Dylan plus un ou deux qui sont encore dans mes tiroirs, j'avais à cœur de faire vraiment un disque de chansons personnelles.J'avais posé un peu au pied de l'autel Dylan tout mon respect, toute mon admiration.Suffirait de pas grand-chose pour que le Volume 2 [de chansons de Dylan] se mette en chantier.Mais, en ce moment, je n'ai pas trop la tête à ça parce que je chante quasiment tous les soirs.» La cruelle actualité Francis Cabrel est surtout connu pour ses chansons d'amour, mais il y a également dans son répertoire des choses à contenu social, de Saïd et Mohamed à la plus récente Le pays d'à côté.«Je chante sur scène African Tour, que j'ai écrite il y a sept, huit ans.Or, l'actualité, cruelle, nous montre tous les jours des gens coincés contre des grillages, tentant de forcer les portes d'un pays qui se referme.» Cet entretien téléphonique ayant eu lieu avant les attentats en Belgique, Cabrel, dont le cœur porte à gauche, refusait alors de se laisser abattre par la montée de la droite en France et les attentats terroristes dont son pays a été la cible l'an dernier.«Je suis inquiet, ça c'est sûr, mais découragé, non.On a affaire à des fous prêts à tout, donc extrêmement dangereux, mais une démocratie est indestructible.« Ça sera sporadique, ça sera compliqué, ça risque probablement de durer, malheureusement, mais c'est toujours le système populaire, démocratique, où chacun donne son avis, où les femmes sont libres, qui va gagner à la fin.» Fred Pellerin L'engagement personnel de Cabrel se fait beaucoup à l'échelle locale, dans sa petite commune d'Astaffort dont il a été le conseiller municipal pendant une quinzaine d'années.Il s'est reconnu dans l'implication de Fred Pellerin à Saint-Élie-de-Caxton quand il a visité le village mauricien à l'invitation de l'émission L'été indien, en 2014.« J'ai senti une similitude très forte dans toute l'action qu'il a menée pour son village pour en faire quelque chose que les gens connaissent, que les gens traversent, que les gens visitent.Dans tout cet imaginaire qu'il a installé.Moi, j'ai installé les Voix du Sud et les rencontres de chansons.Faire venir la culture loin de la grande ville, c'est une chose à laquelle je suis très sensible, et je pense que Fred y est arrivé.» À la salle Wilfrid-Pelletier les 8 et 9 mai et le 6 octobre, dans le cadre d\u2019une tournée québécoise.Une présentation POWER CORPORATION DU CANADA TNM.QC.CA DERNIÈRE CHANCE ! 2 MATINEES SUPPLEMENTAIRES DIMANCHES\tB IC U| 29 MAI + 5 JUIN H IDH ! TEXTE, CONCEPTION, MISE EN SCENE ET INTERPRETATION ROBERT IEPAGE production EX Machina R8Dio-canaoa BELLES SOIREES LES APRÈS-MIDI AUSSI Une grande entrevue avec Robert Lepage animée par Lorraine Pintal Jeudi 5 mai De 14 h à 16 h au TNM Au cœur du Quartier des spectacles 0UARTIER\tT DES SPECTACLES\t.MONTRÉAL\tb Infos et réservations bellessoirees.umontreal.ca .Vf v : iAvIfe: mm mm ¦ .un exploit en matière de scénographie » \u2014 Claude Deschênes, Le Huffington Post ÊrSIS MÂ1NTENâ||| ! qc.ca Partenaire de l'exposition présentatii MOIRA & ALFREDO ROMANO Une exposition organisée en partenariat par le Musée royal de l'Ontario, Toronto, et le Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration avec le Museo Archeologico Nazionale di Napoli et la Soprintendenza Pompei.| Fresque représentant une scène de banquet (détail).Herculanum.Museo Archeologico Nazionaledi Napoli (MANN).MUSÉE\tWOT ROKALDS\tNh L'ONTARIO\tRBC MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL métro AIR CANADA IL GRUPPO DELL\u2019ARTE TOUriSMe/ MonTreaL Z®NIN 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE BEYONCE Le nouvel album Lemonade décrypté V \u2019r \u2019 AV ¦ ; « PHOTO CATHAL MCNAUGHTON, ARCHIVES REUTERS Beyoncé semble étaler au grand jour ses problèmes de couple sur Lemonade, alimentant les rumeurs d\u2019infidélité de son mari et producteur Jay Z.STÉPHANIE VALLET « Quand la vie te donne des citrons, fais-en de la limonade.» Une expression que Beyoncé semble avoir prise au pied de la lettre dans Lemonade, son sixième album lancé sans crier gare le week-end dernier, quelques jours avant le coup d'envoi de sa tournée The Formation World Tour à Miami.La Presse a tenté de décrypter cet « album visuel » où adultère et célébration de la femme afro-américaine font bon ménage.LA SURPRISE Beyoncé aime surprendre ses fans.11 y a, trois ans, la chanteuse avait sorti un album homonyme sans prévenir, avec 17 vidéoclips en prime.Queen Bey a remis ça samedi dernier en diffusant sur la chaîne câblée américaine HBO Lemonade, un album visuel de 58 minutes.Structuré en 12 chapitres, Lemonade s'inspire du trajet que chaque femme doit parcourir pour s'affirmer et se reconstruire, a annoncé la plateforme d'écoute en continu Tidal, qui a proposé l'album en exclusivité tout le week-end (il est maintenant sur iTunes).Assurant la réalisation aux côtés de Khalik Allah (réalisateur du documentaire Field Niggas), Beyoncé a fait appel à sept autres cinéastes pour la seconder.Elle a également emprunté les poèmes de Warsan Shire pour assurer les transitions entre les chansons où elle passe du déni à la rédemption, de la haine au pardon.LES COLLABORATEURS Tout au long de l'album, Beyoncé met de l'avant de talentueuses personnalités afro- américaines venues faire une apparition éclair, que ce soit la joueuse de tennis Serena Williams, qui se tortille sur Sony, la top-modèle Winnie Harlow, les actrices Quvenzhané Wallis et Zendaya Coleman ou encore la ballerine Michaela DePrince.Musicalement parlant, la chanteuse a collaboré avec Diplo, The Weeknd, Jack White, Animal Collective, James Blake, Kendrick Lamar et The Yeah Yeah Yeahs.Empruntant au country-blues (Daddy Lessons), au reggae (Hold Up) ou au gospel (Pray You Catch Me), Beyoncé s'illustre à travers une multitude de styles sur Lemonade.L\u2019ADULTÈRE Véritable fil rouge de Lemonade, l'adultère est le thème central de l'album.Beyoncé semble étaler au grand jour ses problèmes de couple, alimentant les rumeurs d'infidélité de son mari et producteur Jay Z.Si la première partie de l'album est un règlement de comptes où Beyoncé apparaît batte de baseball à la main (Hold Up), l'opus prend ensuite une tout autre direction avec des images inédites de Jay Z en bon mari et père de famille.Queen Bey signe d'ailleurs cet album de son nom de femme mariée, Beyoncé Knowles Carter.En 12 ans de vie commune avec Queen Bey, Jay Z a été soupçonné à de nombreuses reprises par les tabloïds de tromper sa belle avec des personnalités comme Rita Ora ou Rihanna.LA MAÎTRESSE Dès sa diffusion sur HBO samedi soir, Lemonade a créé l'émoi sur les réseaux sociaux: qui peut bien être « Becky with the good hair» (Becky aux beaux cheveux), la maîtresse que montre du doigt Beyoncé dans Sony sans donner plus de détails?11 semble que cette dernière se soit trahie sur Instagram.La designer Rachel Roy a en effet publié (puis supprimé) un message révélateur à la suite de la diffusion de Lemonade: «Les beaux cheveux s'en moquent, mais nous prendrons toujours le bon éclairage, pour les égoportraits ou pour nos vérités perso.Vivez dans la lumière.#Arrêtetoncinéma.» Une possible aventure entre Jay Z et elle faisait déjà partie des pistes expliquant l'altercation survenue dans un ascenseur en 2014 entre Jay Z et Solange Knowles, sœur de Beyoncé.Rachel Roy a toutefois nié, quelques jours plus tard, qu'elle était la Becky tant décriée par les fans de Queen Bey.«Mon message sur Instagram était censé être drôle et léger, mais il a été mal compris.[.] Ces rumeurs sont infondées», a-t-elle écrit dans un communiqué.UN MARIAGE BRISÉ « Tu me rappelles mon père - un magicien, capable d'être à deux endroits au même moment/Dans la tradition des hommes de mon sang, tu rentres à la maison à 3 h du matin et tu me mens », lance Queen Bey dans Lemonade.Parle-t-elle de Jay Z ou de son propre père tout au long de l'album?Elle seule le sait ! Sur les réseaux sociaux, les fans de la chanteuse ont émis l'hypothèse qu'elle se faisait la voix de sa propre mère, dont le mariage ponctué d'embûches a pris fin en 2011.Ce qui est certain, c'est que Beyoncé consacre un titre plus country, Daddy Lessons, à son père, Matthew, qu'on retrouve dans des extraits de vidéos familiales aux côtés de sa fille et de sa petite-fille.UN ALBUM ENGAGÉ Interprété au spectacle de la mi-temps du Super Bowl, le titre Formation laissait présager que le nouvel album de Beyoncé présenterait des sujets sociaux et politiques.Et c'est le cas.On retrouve sur l'album visuel les mères de Trayvon Martin, tué par un civil, et de Michael Brown, victime afro-américaine de brutalité policière.Beyoncé a également inclus sur Lemonade des citations de l'activiste Malcolm X.Plus engagée que jamais, la chanteuse sublime la femme afro-américaine et rappelle l'importance de la communauté et du soutien des autres femmes pour faire face aux obstacles que la vie réserve, que ce soit une infidélité ou la perte d'un être cher.LES CRITIQUES Que ce soit aux États-Unis, en France ou au Royaume-Uni, les critiques semblent unanimes : Beyoncé offre avec Lemonade son album le plus abouti.Billboard va plus loin en disant qu'il s'agit d'« une œuvre révolutionnaire du féminisme noir».Rolling Stone ne tarit pas d'éloges : « La reine, en mode doigt d'honneur, fait sa déclaration la plus puissante et la plus ambitieuse jusqu'ici », dit le célèbre magazine.Dans l'Hexagone, Les Inrockuptibles sont tout aussi séduits: «Entre sincérité et variation des genres, Beyoncé sort de la route qui était pourtant toute tracée.C'est bien connu, la limonade rafraîchit et Beyoncé se montre là rafraîchissante, et régénérée.» Le Telegraph ne fait pas exception: «Lemonade est de loin l'album le plus fort de Beyoncé », tranche-t-il.Lisez notre critique de l\u2019album Lemonade de Beyoncé dans La Presse+ LA PRESSE f 3 SPECTACLES C POUR 3 SPECTACLES TC 3 POUR / J I* s T\u2019AS PAS TOUJOURS ÉTÉ UN CADEAU T MERE?PETER MACLEOD MONTRÉAL\tLAVAL 17-18-19 novembre 4-5 novembre BROSSARD\tST-EUSTACHE 22-23*24 septembre\t9 février 2017 BROSSARD\tST-EUSTACHE 15 octobre (15h et 20h)\t13 mai 16 octobre\t19 novembre MONTRÉAL\tLAVAL 10-11 juin\t15 juin 25-26 novembre 9-10 décembre LES FANTASTIX ILLUSIONNISME \u2022 HYPNOTISME \u2022 MENTALISME MONTRÉAL 20-21 mai 20h 22 mai 18h30 24 mai BROSSARD 1er juin LAVAL 8-9 mai ST-EUSTACHE 4 juin DOMINIC PAQUET MONTRÉAL 27 mai 28 mai (15h et 20h) 21-22 octobre LAVAL 11-12 novembre ST-EUSTACHE 5 mai BROSSARD\t4 novembre 13-14 mai 1-2-3 septembre 5-6 octobre MESSMER àxm \\ L DERNIÈRE CHANCE T MONTREAL 9-10-11-12 novembre 10-\t11 février 2017 BROSSARD 19-20 novembre 11-\t12 janvier 2017 LAVAL 22 novembre 5-6-7 janvier 2017 ST-EUSTACHE 25 novembre 3 décembre 16 mars 2017 DERNIÈRE CHANCE WJY NANTEL MONTRÉAL\tST-EUSTACHE 20 mai\t7 mai 21 mai (15h et 20h) BROSSARD 25 mai BROSSARD 18 mai MARIO TESSIER WÆK0 MONTRÉAL\tLAVAL 28-29 octobre 10-11 mai BROSSARD 25-26 novembre 5-6 août ST-EUSTACHE 10-11 novembre 19-20 août ?UNE COMÉDIE SEXY ?/ MA PREMIÈRE FOIS MONTREAL\tLAVAL 2-3 décembre 13-14 janvier 2017 BROSSARD\tST-EUSTACHE 16 décembre\t10 décembre Tous les détails sur: DROLEDEFORFAIT.COM MONTRÉAL Théâtre St Denis 514 790-1111 1 866 908-9090 BROSSARD L'Étoile Banque Nationale 450 676-1030 LAVAL Salle André-Mathieu Théâtre Marcellin Champagnat 450 667-2040 ST-EUSTACHE Le Zénith 450 485-0848 Forfaits aussi disponibles à : ST-JEAN-SUR-RICHELIEU STE-THÉRESE STE-AGATHE-DES-MONTS TROIS-RIVIERES * Offre valide jusqu\u2019au 8 mai 2016.Taxes incluses et frais de service en sus.Applicable sur les nouvelles réservations seulement.Québec Eïl! 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EDITION SPECIALE 4 PAGES À CONSERVER FESTIVAL DJTERNM3NAL DE MONTREAL L11J11II11II1II11IL1J en collaboration avec RioTinto ILLET K t^' ,ï(l W1\t\" ¦\" \"I'iL1 Brian Wilson Pet Sounds Anniversary TimtinisSSi Première partie IALEN N'GONDA f%faefet 6 juillet \u2022 19 h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER ?PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Lundi 4 juillet \u2022 20h30 SALLE WILFRID-PELLETIER ?PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX iilî / CONCERT D'OUVERTURE en collaboration avec cbc PROGRAMME DOUBLE L= FESTIVAL À LA\tTURKISH/fA MAISON SYMPHONIQUE AIRLINES^ MONTREALJAZZFEST.COM RUFUS WAINWRIGHT avec GRAND ORCHESTRE OPÉRA PRIMA DONNA et SES GRANDES CHANSONS 2 et 3 juillet \u2022 19 h 30 SALLE WILFRID-PELLETIER ?PdA ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Q Jeudi 7 juillet \u2022 19 h 1AIS0N SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL DEUX SOIRÉES SYMPHONIQUES VISUELLES MELODY GARDO Première partie USA SIMONE CONCERT D\u2019ADIEU AU FESTIVAL LAURYN HILL PLUS DE CONCERTS À LA PAGE SUIVANTE! DE MONTREAL CONCERTS EN SALLE JAZZ D'ICI en collaboration avec ici ^ muSIQUe 18 h INVITATION Montreal Gazette LES COULEURS 19 h LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE TURKISH AIRLINES Montreal CJAD Gazette bsa! «w EVENEMENTS SPÉCIAUX » musioue \tThree Day Road (2005), Le chemin des âmes (2006).Prix Amazon.>\tBorn With a Tooth (2006), Là-haut vers le nord (2008).Nouvelles.>\tThrough Black Spruce (2008) Les saisons de la solitude (2009).Prix Giller, traduit en 15 langues.>\tThe Orenda (2013), Dans le grand cercle du monde (2014).Prix littérature-monde de l\u2019Agence française de développement.19 20 21 22 MAI 2016 FIMAV.OC.CA FESTIVAL INTERNATIONAL MUSIQUE ACTUELLE VIGTOKIAVILLE cküL ©|ruT ¦¦ VENDREDI 20 MAI 22 H TANYA TAGAQ with THE ELEMENT CHOIR Tanya Tagaq revient au FIMAV avec les musiciens Jean Martin, Jesse Zubot et Bernard Falaise, accompagnée d\u2019une chorale formée par une trentaine de Victoriavillois et dirigée par Christine Duncan pour présenter en Première Québécoise le concert TANYA TAGAQ with THE ELEMENT CHOIR! BILLETS / INFOS : WWW.FIMAV.OC.CA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS 17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA Faire partie du groupe i MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO ANDY KROPA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Les acteurs Lucy Boynton, Jack Reynor, Mark McKenna et Ferdia Walsh-Peelo, et le cinéaste John Carney.TfiOGRAPH 'OMPANT Elle brille de tous ses feux dans le coin du salon lorsqu'elle réfléchit la lumière du soleil.Une Fender Stratocaster American Standard Sunburst, comme celle de Jimi Hendrix (mais pour droitier).Je la zieute souvent du coin de l'œil, mais je ne la touche presque plus.Symbole poussiéreux de rêves de jeunesse inassouvis.Si je devais former un groupe, il s'appellerait Les Deux Accords.Vous dire mon incompétence musicale.À la fin du secondaire, je me suis pourtant très brièvement improvisé chanteur (dans un groupe d'amis qui reprenait des chansons de Metallica et de Guns & Roses).Je n'ai participé qu'à un très court « spectacle », dans le salon de la maison de mes parents, absents le temps d'un weekend.Début et fin de l'aventure.J'ai repensé à nos répétitions cacophoniques en découvrant Sing Street, film initiatique de l'Irlandais John Carney, qui a conquis le public du Festival de Sundance en janvier.Ce récit d'apprentissage semi-autobiographique, sur un jeune Dublinois à la recherche de son identité artistique, prend l'affiche aujourd'hui.11 s'agit du septième long métrage de John Carney, 44 ans, qui s'est fait connaître en 2007 grâce à un autre film musical indépendant lancé à Sundance, le charmant Once, drame sur le spleen amoureux qui a remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale.Son plus récent film, Begin Again (2014), était aussi une comédie musicale romantique avec Keira Knightley et Mark Ruffalo.Sing Street, plus près de Once, met en vedette le jeune Ferdia Walsh-Peelo dans le rôle de Conor, un adolescent de 15 ans qui doit changer d'école à Dublin au milieu des années 80.Il rencontre une belle inconnue, d'un an son aînée, qui rêve d'une carrière de mannequin à Londres.S'intéressera-t-elle à ce jeune homme un peu coincé aux joues rosies?Pour la séduire, Conor lui propose de jouer dans le vidéo -clip de son groupe.Le hic, c'est qu'il n'y a pas de groupe ! Il en forme un à la hâte, qui pourrait s'appeler The Misfits (sans le punk), semble tout droit sorti de Revenge of the Nerds (1984) et portera le nom de Sing Street.Conor, qui prend bientôt le nom d'artiste de Cosmo, se transformera physiquement au gré de ses découvertes musicales : Duran Duran (cheveux déco- lorés), The Cure (maquillage abondant), Spandau Ballet (complets surdimensionnés).Sympathique clin d'œil à la perméabilité des adolescents aux modes musicales du moment.«L'idée du film m'est venue en tombant sur le journal intime que je tenais à l'âge de 13 ans, a confié le cinéaste dans un entretien téléphonique.C'était comme découvrir un trésor.J'avais l'impression de lire quelqu'un d'autre: une version archi-confiante de moi, beaucoup plus assumée, optimiste et ambitieuse.» John Carney a lui-même fondé son premier groupe à l'école secondaire en espérant attirer l'attention d'une fille qui lui était tombée dans l'œil.Il était bassiste et tournait des vidéoclips, comme les personnages de son film, d'ailleurs tourné dans son ancienne école secondaire, Synge Street.« C'était important pour moi que ça se passe là, même si ça fait 25 ans, et que ce soit la même époque, avec les mêmes groupes de musique », a-t-il dit.Le cinéaste, qui a jadis été membre du groupe irlandais The Frames (avec l'acteur principal de Once, Glen Hansard), a composé les chansons de Sing Street en compagnie de Gary Clark, ancien chanteur du groupe des années 80 Danny Wilson (Mary's Prayer).Les pièces ont un indéniable charme pop d'une autre époque, qui se marie bien au reste de la bande originale, imbibée de la nostalgie des succès des années 80 (Joe Jackson, Hall&Oates, etc.).Film attendrissant et sans prétention, Sing Street rappelle à certains égards - en moins abouti - The Commitments d'Alan Parker, qui puisait ses influences dans la musique de Wilson Pickett et de Percy Sledge.On lui reconnaît des accents de rébellion adolescente à la Back to the Future (auquel il fait référence) ou encore Footloose, dans son illustration du joug clérical irlandais, encore très présent dans les années 80.« Nous n'avons pas eu de révolution sexuelle dans les années 6 0 en Irlande comme en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, rappelle John Carney.C'est arrivé beaucoup plus tard chez nous, au début des années 80.» S'il est un groupe phare des années 8 0 qui brille par son absence dans cette comédie musicale au parfum social, c'est celui composé des enfants chéris de Dublin, U2.«Lorsque je grandissais, Dublin était davantage en phase avec James Joyce qu'avec U2, explique le cinéaste.La dernière chose qu'un groupe de Dublin voulait à l'époque, et c'est encore le cas aujourd'hui, c'est être comparé à U2.On voulait être tout sauf une pâle copie de U2 ! » Le personnage du grand frère de Conor, «poteux» flegmatique qui ressemble étrangement à Seth Rogen, a ce conseil pour son frangin: ne perds pas ton temps à tenter de ressembler aux autres, ou à reprendre les chansons des autres.«Toutes les écoles, tous les bars ont leur band de covers.Si tu veux être un vrai artiste, écris tes propres chansons », lui dit-il (résumant en une phrase ce qui m'empêche de pleinement apprécier La voix).Faire partie d'un groupe.C'est ce qui, pour John Carney comme pour bien d'autres, importait le plus à l'adolescence.« Ça voulait tout dire pour moi, dit-il.Ça représentait tous mes rêves, toutes mes aspirations.J'avais soudainement accès aux filles, les bullies n'étaient plus sur mon dos, les professeurs faisaient moins attention à mes mauvaises notes.C'était génial! » Film attendrissant et sans prétention, « Sing Street» rappelle à certains égards (en moins abouti) «Fhe Commitments» d\u2019Alan Parker.Rencontre du troisième type ELVIS&NIXON ?Comédie de Liza Johnson.Avec Kevin Spacey, Michael Shannon, Colin Hanks.1 h40.JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Le 21 décembre 1970, Elvis Presley, roi du rock'n'roll, se rend à Washington pour rencontrer Richard Nixon, président des États-Unis.La visite, complètement improvisée, a été décidée la veille par le King, qui traîne avec lui deux acolytes de la «Memphis Mafia».But de l'opération: demander à Nixon un badge du bureau des narcotiques qui lui permettra de devenir agent double.Contre toute attente - et avec un peu de pression de son attaché de presse, qui entrevoit les avantages politiques de cette rencontre -, le président accepte de recevoir Elvis à la Maison-Blanche.En quelques heures, l'affaire est bouclée.Les deux hommes, qui n'ont a priori rien en commun, passent une bonne heure ensemble à discuter du sort de l'Amérique et de lutte contre la drogue.Imaginez: un entertainer bouffi par les antidépresseurs rencontre un président magouilleur pour parler de lutte antidrogue! Cette rencontre improbable, pour ne pas dire surréaliste, a été immortalisée par une photo célèbre, aujourd'hui disponible aux Archives nationales américaines.À partir de cette semaine, elle est aussi racontée dans un film étrange, qui met en vedette Michael Shannon dans le rôle d'Elvis et Kevin Spacey dans celui de Nixon.Réalisé par Liza Johnson (Return, HateshipLoveship), ElvisàNixon pourrait être vu comme un mélange d'Elvis Story et de la série House of Cards.Mais dans les faits, ce drôle de long métrage est assez difficile à classer.On y verra un aspect documentaire, puisque le film relate scrupuleusement ce qui s'est passé pendant cette journée « historique », en se basant sur les documents d'archives et les souvenirs des gens qui étaient présents.Mais c'est aussi une fiction, puisqu'il y a des acteurs et que les dialogues sont pratiquement tous inventés, la rencontre entre les deux hommes n'ayant pas été enregistrée à l'époque.On y verra un drame, parce que cet épisode en dit long sur l'état mental du King, qui commençait alors à être sérieusement accro aux guns et aux pilules (on sait aujourd'hui qu'Elvis voulait ce badge pour pouvoir voyager librement avec ses revolvers et ses médicaments).Mais c'est aussi une comédie, cette rencontre du troisième type ayant été, par sa nature même, complètement ahurissante.Mélange de genres Ce mélange de genres peut être déroutant.On ne sait pas toujours sur quel pied danser, surtout au début.Mais l'humour (très pince-sans-rire) finit par prendre ses droits et il devient clair que ce film n'est rien d'autre qu'une grosse blague.Imaginez : un entertainer bouffi par les antidépresseurs rencontre un président magouilleur pour parler de lutte antidrogue ! Difficile de ne pas en rire.Surtout lorsque Elvis confie à Nixon qu'il se mettra une fausse moustache pour infiltrer les milieux interlopes, dont le réseau des Black Panthers, avant de lui faire une ridicule démonstration de karaté, le pire étant que ça s'est probablement passé comme ça.perruque en moins.Les deux acteurs ont manifestement pris plaisir à jouer cette savoureuse rencontre au sommet, à commencer par Kevin Spacey, qui semble se plaire dans les rôles présidentiels.Mais l'ensemble aurait profité d'une mise en scène plus inventive.Au-delà de ce côté absurde et décalé, qui fera la joie des amateurs d'humour au troisième degré, Elvis H Nixon reste assez convenu, voire très convenu, dans sa forme.C'est à se demander, par ailleurs, si cette rencontre, somme toute anecdotique, méritait d'être transposée au grand écran.En notre époque où politique et divertissement se confondent de plus en plus (et de mieux en mieux), ce télescopage entre deux univers peut paraître, sinon banal, du moins presque normal.À un détail près: Elvis et Nixon ont tous les deux mal tourné: le premier à cause de la dope, qui finira par le tuer; le second à cause du scandale du Watergate, qui le forcera à démissionner.Ils étaient peut-être faits pour se rencontrer, finalement.Lisez toutes nos critiques de films dans La Presse+ et sur LaPresse.ca.PHOTO FOURNIE PAR REMSTAR Elvis & Nixon est un film étrange, qui met en vedette Michael Shannon dans le rôle d\u2019Elvis et Kevin Spacey dans celui de Nixon.« Profondément beau bouleversant et saisissant.» Marie-Paule Grimaldi, Ciné-BulleH^ÉËfll « Du cinéma, u beau.Du vrai.» Marc-André Lussier, \u2022 La Presse ¦ Internationale Filmfestspiele Berlin LES RUES SACDl Canada Generation TEWEHIKAN epwamoci meskanawa UN FILM DE CHLOE LERICHE RYKKO BELLEMARE JACQUES NEWASHISH KWENA BELLEMARE BOIVIN MARTIN DUBREUIL FUNFILM DISTRIBUTION PRÉSENTE UNE PRODUCTION LES FILMS DE L AUTRE AVEC RYKKO BELLEMARE-JACQUES NEWASHISH - KWENA BELLEMARE BOIVIN - MARTIN DUBREU DIRECTEUR DE LA PHOTOSRAPHIE GLAUCO BERMUDEZ DIRECTION ARTISTIQUE FRÉDÉRIC DEVOST COSTUMES YOLAVAN LEEUWENKAMP MAQUILLAGE ET COIFFURE MARIE 5ALVADO montage CHLOE LERICHE AVEC LA COLLABORATION DE NATALIE LAMOUREUX SON MARTYNE MORIN - SYLVAIN BELLEMARE - STÉPHANE BERGERON musique originale ROBERT MARCEL LEPAGE producteur délégué ZIADTOUMA scénario, réalisation et production CHLOÉ LERICHE WWWAVANTIESRUES.COM PRESENTEMENT A L'AFFICHE [CINEMA BEAUBIEN! 2396.Beaubien E, 514-721-6060 1 r\u2014MAISON DU CINEMA-i |-CINEMA CAPITOL-1 |-CINEMA- J| SHERBROOKE || VAL D\u2019OR || LE CLAP CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 f:-W PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE «Dans le cas des 3p\u2019tits cochons 2, j\u2019estime qu\u2019on pourra commencer à réfléchir à la possibilité d\u2019un numéro 3 si la réponse du public est vraiment bonne», affirme Christian Larouche, président de Christal Films.Sur la photo, Guillaume Lemay-Thivierge, Patrice Robitaille et Paul Doucet, les trois têtes d\u2019affiche du film.Ces succès que l\u2019on souhaite répéter Le cinéma hollywoodien a fait de cette pratique un modèle d\u2019affaires.La France n\u2019est pas en reste non plus, même si, là-bas, les oeuvres desquelles on peut tirer une suite sont plus rares.Au Québec, le phénomène existe depuis plus de 20 ans.Et s\u2019apprête à prendre un nouvel élan.MARC-ANDRÉ LUSSIER Quand on jette un coup d'œil sur le palmarès des films ayant généré les plus grandes recettes sur le marché nord-américain en 2015, un constat s'impose.Sept des dix premières positions au classement sont occupées par de nouveaux épisodes de succès déjà bien établis.De Star Wars à Fast and Furious, en passant par The Hunger Games, Minions ou Avengers, nombreuses sont les superproductions déjà assurées d'un public pratiquement conquis d'avance.Le défi consiste alors à fidéliser cet auditoire en lui proposant un nouvel épisode duquel, espère-t-on, il ne sortira pas déçu.du cinéma québécois déclinent, il est bien sûr tentant pour les producteurs et les distributeurs de s'appuyer sur des valeurs sûres pour tenter de ramener le public dans les salles de cinéma.« Et pourquoi pas ?demande Patrick Roy, président d'eOne Films Canada et des Films Séville.11 est important de produire des créations originales, mais il est aussi très sain de proposer des suites de films qui ont plu au public.Quand le contexte s'y prête, bien sûr.» L'industrie du cinéma québécois ne dispose évidemment pas des mêmes moyens que les studios hollywoodiens.Alors que là-bas, les épisodes subséquents, produits à grands frais, obtiennent souvent plus de succès que le film d'origine, les suites de films québécois atteignent rarement les mêmes sommets de popularité que leur prédécesseur.« Quand un film est populaire, tu te demandes s\u2019il y a moyen de développer les personnages davantage et si le film peut potentiellement générer une bonne suite.Si on n\u2019est pas capable de créer une histoire aussi bonne, sinon meilleure, vaut mieux oublier ça.» \u2014 Christian Larouche, président de Christal Films Au Québec, le phénomène n'est pas aussi puissant, mais il existe.Depuis près d'une vingtaine d'années, soit depuis la sortie, en 1997, de Matnsalem II - Le dernier des Beanchesne (Roger Cantin), des suites de succès populaires sont régulièrement mises en chantier.Cet été, les deux films québécois prévus au programme sont deux nouveaux chapitres d'histoires connues : Les 3 p'tits cochons 2 de Jean-François Pouliot (le 1er juillet) et Nitro Rush d'Alain Desrochers (le 31 août).Coïncidence, les deux films originaux sont aussi sortis à quelques mois de distance la même année, soit en 2007.L'an prochain, les deux plus grands succès de l'histoire du cinéma québécois, Bon Cop, Bad Cop (2006) et De père en flic (2009), auront aussi droit à un nouvel opus.Un modèle tentant À l'heure où, à quelques variations près, les parts de marché « Pour qu'un film ait potentiellement droit à une suite, il faut évidemment qu'il ait obtenu du succès au départ, rappelle Patrick Roy.Parfois, la popularité se déclare sur d'autres plateformes.Ce fut le cas du film de Ricardo Trogi 1981.Dont la suite, 1987, a obtenu un plus grand succès.Dans le contexte dans lequel nous évoluons, notre défi se situe surtout au niveau créatif.Notre objectif est de produire un film encore meilleur que le premier.» Bien faire les choses Même son de cloche du côté de Christian Larouche, champion tous azimuts de la suite québécoise, aussi bien en tant que producteur que distributeur.Outre Les 3 p'tits cochons, le patron des Christal Films a notamment produit les deux suites d'Elvis Grattoir, À vos marques.party! et il a distribué les cinq longs métrages des Boys, sans contredit la « franchise » la plus célèbre de l'histoire du cinéma québécois.Une suite des Pee-Wee 3D, intitulée Junior majeur, figure aussi dans ses plans.« Quand un film est populaire, tu te demandes s'il y a moyen de développer les personnages davantage et si le film peut potentiellement générer une bonne suite, explique-t-il.Si on n'est pas capable de créer une histoire aussi bonne, sinon meilleure, vaut mieux oublier ça.11 faut aussi se donner le temps de bien faire les choses.Une suite n'est pas automatiquement synonyme de succès.» Cela dit, la mise en marché d'un film de série reste un peu moins compliquée à mettre en branle que celle d'un film original.Le public saura déjà de quoi il s'agit et à quoi il peut s'attendre.Mais avec les grandes attentes vient aussi la pression d'une bonne performance.«Tout dépend, prévient Christian Larouche.Si les suites de Bon Cop, Bad Cop et de De père en flic attirent la moitié des spectateurs qui ont vu les premiers films, ça restera quand même de très grands succès.Dans le cas des 3 p'tits cochons 2, j'estime qu'on pourra commencer à réfléchir à la possibilité d'un numéro 3 si la réponse du public est vraiment bonne.Pour cela, il faudrait que le film génère des recettes d'au moins 3 millions de dollars.En bas de ça, je n'y penserais pas.» Pas de passe-droits Patrick Roy ne souhaite pas communiquer les objectifs du distributeur publiquement, mais il confirme néanmoins que les attentes pour ce genre de production « sont élevées ».Contrairement à ce qu'on pourrait croire de prime abord, les projets de suite ne passent pas non plus comme lettre à la poste auprès des organismes subventionnaires.Le projet des 3 p'tits cochons 2 a dû être déposé trois fois avant de recevoir l'aval de la SODEC.De père en flic 2, déjà soumis une fois, n'a toujours pas le feu vert de l'institution québécoise.« Les critères d'évaluation des institutions sont les mêmes pour les comédies que pour les drames, fait remarquer Claude Lalonde, coscénariste, avec Pierre Lamothe, des 3 p'tits cochons 2.Ça rend les choses un petit peu plus difficiles.Quand on nous a proposé le projet d'une suite, ce qui, pour nous, a été une surprise totale, nous avons mis un peu de temps à trouver le bon filon.Aussi, il fallait bien prendre le temps d'évaluer si nous avions quelque chose à offrir sur le plan créatif.Le plus grand défi consiste à mener les personnages plus loin.11 est clair qu'on sent autour de nous une volonté de bonne performance.Cette pression est indéniable.» QUATRE SUITES ENCORE PLUS POPULAIRES >\tLes invasions barbares (2003) 913 995 entrées >\tLe déclin de l\u2019empire américain (1986) 608 170 entrées >\tElvis Gratton II - Miracle à Memphis (1999) 609 463 entrées >\tElvis Gratton - Le king des kings (1985)* 43 590 entrées >\tKarmina 2 (2001) 146 017 entrées >\tKarmina (1996) 85 609 entrées >7987(2014) 270 513 entrées > 7987 (2009) 112 565 entrées * Ce film était constitué d\u2019un collage de trois courts métrages LA FRANCHISE LA PLUS LUCRATIVE: LES BOYS >\tLes boys (1997) 1 125 192 entrées >\tLes boys II (1998) 1 039 578 entrées >\tLes boys III (2001) 910 743 entrées >\tLes boys IV (2005) 626 489 entrées >\tIl était une fois les boys (2013) 178 8 04 entrées DES SUITES ATTENDUES >\tLes 3p\u2019tits cochons (2007) 578 049 entrées >\tLes 3p\u2019tits cochons 2 (2016) Date de sortie: 1er juillet >\tNitro (2007) 427 935 entrées >\tNitro Rush (2016), date de sortie: 31 août >\tBon Cop, Bad Cop (2006) 1 320 394 entrées >\tBon Cop, Bad Cop 2 (2017) Bientôt en tournage >\tDe père en flic (2009) 1 242 378 entrées >\tDe père en flic (2017-2018) Financement à compléter Tous les chiffres sont fournis par l\u2019Institut de la statistique du Québec.60579420 LA FETE DES MERES MAINTENANT AU CINEMA CRemscan ¦ r m .J p*- .: NA'?#+# \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022 9 \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ 0*0 *00 \u2022 \u2022 \u2022 « UN MERVEILLEUX CADEAU POUR LA FÊTE DES MÈRES » JIM FERGUSON, ABC-TV « UNE FETE PARFAITE » GREG RUSSELL, NBC JENNIFER RATE\tJULA\tJASON ANISTON\tHUDSON\tROBERTS\tSUDEKIS MAINTENANT AU CINEMA CRemscan « UN DES FILMS LES PLUS DIVERTISSANTS DE L\u2019ANNÉE ! » CHICAGO SUN TIMES « TOUT S MPLEMENT IRRESISTIBLE » « KEVIN SPACEY EST REMARQUABLE» ROLL NG STONE NEW YORK MAGAZINE THE.pUARDIAN , TIME OUT mr « MICHAEL SHANNON RESSUCITE LE KING » THE GUARD AN MAINTENANT AU CINEMA VERSION ORIGINALE rCINEPLl* EmERTAINMENT-, ANGLAISE I FORUM MAINTENANT AU CINEMA VERSION ORIGINALE rCINEPLKE^ERTAINMENT-, ANGLAISE I FORUM ELEVATION CRemscan * YauOB REMSTARFILMS « DÉJÀ UN CLASSIQUE » USA TODAY VIVEZ L\u2019EXPERIENCE AU CINEMA m EN 3D ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 SAISON ESTIVALE \") H MORCEAUX Z U CHOISIS Parmi la centaine de longs métrages qui prendront I affiche à Montréal au cours de la saison estivale, notre journaliste a sélectionné 20 productions qui risquent de susciter l\u2019intérêt.\u2014 Marc-André Lussier I Au nom de ma Suicide Squad £3 Ghostbusters (S.O.S.Fantômesî m I i.\u201e à S ml F® K Louis-Ferdinand Céline À la v/el Captain America : Civil War (Capitaine America - la guerre civile) La phase 3 de l\u2019univers cinématographique Marvel s\u2019amorce avec un conflit entre deux des figures emblématiques de l\u2019écurie: Captain America et Iron Man.Le 13e long métrage de la populaire série relance le récit sur de nouvelles bases en divisant les Avengers en deux clans.D\u2019un côté, ceux qui acceptent de se soumettre aux lois qu\u2019adoptent les gouvernements du monde; de l\u2019autre, ceux qui tiennent à leur entière liberté d\u2019action.Réalisé par Anthony et Joe Russo, Captain America: Civil War met en vedette une distribution impressionnante, dominée par Chris Evans et Robert Downey Jr.Sortie: 6 mai La loi du marché Vincent Lindon a obtenu l\u2019an dernier le prix d\u2019interprétation masculine du Festival de Cannes - et le César du meilleur acteur plus tôt cette année - grâce à sa magnifique composition dans ce film de Stéphane Brizé.Lacteur incarne avec brio un chômeur qui, ayant franchi la cinquantaine, est confronté au cortège de petites et grandes humiliations qui accompagnent sa démarche de recherche d\u2019emploi.Un peu à la manière des frères Dardenne, naturaliste et très dépouillée, Stéphane Brizé (Mademoiselle Chambon) propose un film criant de vérité, au centre duquel figure un personnage en quête de dignité.Sortie: 13 mai Money Monster Cinq ans après The Beaver, Jodie Foster montera de nouveau les marches menant au Palais des Festivals du Festival de Cannes à titre de réalisatrice, au moment même où son nouveau film prendra l\u2019affiche dans les salles.Money Monster est un thriller dans lequel George Clooney se glisse dans la peau d\u2019un animateur-vedette, spécialisé dans les finances.Un téléspectateur désespéré (Jack O Connell), qui a tout perdu en suivant les conseils de son idole, se présente au studio pendant la diffusion en direct de l\u2019émission et prend l\u2019animateur en otage.Julia Roberts est aussi de la partie.Sortie: 13 mai À la vie Près de deux ans après sa sortie en France, les cinéphiles québécois auront enfin l\u2019occasion de voir ce film de Jean-Jacques Zilbermann (L'homme est une femme comme les autres).Non pas que cette comédie dramatique se soit démarquée là-bas d\u2019une façon particulière, mais elle suscite néanmoins l\u2019intérêt grâce à l\u2019une des comédiennes qu\u2019on retrouve sur l\u2019affiche: Suzanne Clément.L\u2019actrice québécoise incarne une déportée d\u2019Auschwitz qui, 15 ans après la fin de la guerre, renoue avec deux compagnes, incarnées par Julie Depardieu et Johanna ter Steege.Sortie: 20 mai The Nice Guys (Les bons gars)  l\u2019instar de Money Monster, The Nice Guys aura aussi droit à sa présentation spéciale - hors compétition - au Festival de Cannes.Mettant en vedette Ryan Gosling et Russell Crowe, qui doivent faire équipe pour partir à la recherche de personnes mystérieusement disparues, ce thriller teinté d\u2019humour noir s\u2019inscrirait dans la mouvance de Kiss Kiss Bang Bang.En 2005, ce premier long métrage avait révélé les talents du cinéaste Shane Black au monde et avait mené ce dernier à la réalisation d Iron Man 5.L\u2019intrigue de The Nice Guys est campée dans le Los Angeles des années 70.Ça promet.Sortie: 20 mai X-Men Apocalypse Entièrement tourné à Montréal et dans ses environs, tout comme l\u2019opus précédent, X-Men Apocalypse s\u2019attarde cette fois à décrire le combat épique entre le mutant Apocalypse (Oscar Isaac) et la race humaine, qu\u2019il compte éradiquer.Pour ce faire, il recrute une équipe de laquelle fait notamment partie le désenchanté Magneto (Michael Fassbender).James McAvoy, Jennifer Lawrence et Olivia Munn font aussi partie de la distribution.Le réalisateur Bryan Singer (The Usual Suspects) est de nouveau aux commandes.Ce dernier est à la barre d\u2019un film de la série pour une quatrième fois.Sortie: 27 mai Louis-Ferdinand Céline Cette adaptation d\u2019un livre écrit par Milton Hindus en 1951 suscite bien entendu la curiosité.Grand admirateur de l\u2019auteur de Voyage au bout de la nuit, l\u2019écrivain juif américain est allé au Danemark en 1948 pour rencontrer Céline en vue d\u2019un livre d\u2019entretiens.Ce dernier s\u2019était retrouvé assigné à résidence là-bas, en raison d\u2019une condamnation en France pour collaboration avec le régime nazi.Réalisé par Emmanuel Bourdieu (Les amitiés maléfiques), Louis-Ferdinand Céline met en vedette Denis Lavant dans le rôle du célèbre écrivain.Géraldine Pailhas incarne la femme de ce dernier, et Philip Desmeules, l\u2019admirateur américain.Sortie: 10 juin La tête haute Dans La tête haute, Catherine Deneuve incarne une juge au tribunal des mineurs.C est dire que la magistrate voit passer dans son bureau des cas lourds dans lesquels des enfants sont impliqués.Le récit s\u2019attarde de façon plus précise au cas de Malony, un garçon en colère que la juge suit depuis la petite enfance.Film d\u2019ouverture du Festival de Cannes l\u2019an dernier, ce long métrage d\u2019Emmanuelle Bercot a valu à Benoît Magimel le César du meilleur acteur dans un second rôle, et au jeune Rod Paradot, le César du meilleur jeune espoir masculin.Sortie: 10 juin Mia Madré Margherita Buy interprète une cinéaste qui, parallèlement au tournage de son nouveau film, doit prendre soin de sa mère malade.Dans la plus récente offrande de Nanni Morreti, le cinéma s\u2019entremêle aux thèmes fondamentaux de l\u2019existence.Le cinéaste italien glisse aussi dans son récit une grande part d\u2019autodérision, mais il sait aussi se faire pudique - et très touchant - en évoquant les thèmes de la perte et du deuil.Lancé l\u2019an dernier au Festival de Cannes, Mia Madré met aussi en vedette John Turturro dans le rôle d\u2019un acteur américain, ainsi que le cinéaste lui-même.Sortie: 10 juin Au nom de ma fille Le réalisateur Vincent Garenq, à qui l\u2019on doit notamment Présumé coupable, s\u2019intéresse cette fois à une autre affaire judiciaire ayant réellement eu lieu.Au nom de ma fille fait écho au combat qu\u2019a mené un homme pendant 30 ans afin de retracer en Allemagne le meurtrier de sa fille, et faire en sorte qu\u2019il soit jugé en France.Après Je t\u2019aimais, Daniel Auteuil et Marie-Josée Croze se donnent de nouveau la réplique.Signalons par ailleurs la présence de l\u2019actrice québécoise dans 2 Nights Till Morning, un film finlandais qui sortira à l\u2019été, lequel, l\u2019an dernier, a obtenu le prix de la mise en scène au Festival des films du monde de Montréal.Sortie: 17 juin LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 ARTS 21 ARTS CINEMA SV /V- The Neon Demon X-Men Apocalypse f V rf - «itMunai1 \u201c n c rn % K «.rn« .I;:\u2014-1'1' bSgsbsésesl - mm mm ÆSSâlSÎi La tête haute v The Legend of 7a a légende de Tarzan) *.Money Monster w * f PHOTOS FOURNIES PAR A-Z FILMS, TWENTIETH CENTURY FOX, LES FILMS SÉVILLE, WARNER BROS., SONY PICTURES, LES FILMS DU KIOSQUE, ELZÉVIR FILMS / FRANCE 3, AXIA FILMS, TRISTAR PICTURES Free State of Jones (L\u2019Etat libre de Jones) Absent des écrans de cinéma depuis Interstellar, Matthew McConaughey se fera de nouveau valoir grâce à ce film de Gary Ross (Pleasantville, The Hunger Games), inspiré d\u2019une histoire vraie.La vedette de Dallas Buyers Club prête cette fois ses traits à Newton Knight, un fermier progressiste du Mississippi gui a combattu les forces confédérées en aidant des esclaves et des déserteurs lors de la guerre de Sécession.Keri Russell et Gugu Mbatha-Raw entourent l\u2019acteur texan dans ce film dont le réalisateur a aussi écrit le scénario.Sortie: 24 juin The BFG (Le bon gros géant) Il y avait longtemps gue Steven Spielberg n\u2019avait offert un film dans la lignée de ses grands succès du début.Le scénario de The BFG (Le bon gros géant), une adaptation du célèbre conte de Roald Dahl, a été écrit par la regrettée Melissa Mathison, celle-là même gui avait signé celui de E.T.The Extra-Terrestrial.Le cinéaste a d\u2019ailleurs signalé à Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, son souhait de lancer son nouveau film en primeur mondiale sur la Croisette, comme l\u2019avait été E.T.en son temps.Mark Rylance, lauréat d\u2019un Oscar grâce à Bridge of Spies, incarne le géant.Sortie: 1er juillet The Legend of Tarzan (La légende de Tarzan) Le célèbre héros de la jungle, sorti de l\u2019imagination d\u2019Edgar Rice Burroughs, refait régulièrement surface au cinéma.Trente-deux ans après Greystoke, gui a révélé Christophe Lambert, sans oublier les autres moutures (animées entre autres), Tarzan emprunte maintenant les traits d\u2019Alexander Skarsglrd.La vedette de la série True Blood se retrouve au cœur d\u2019une histoire originale, dans une production imposante signée David Yates, réalisateur des guatre derniers volets de la série Harry Potter.Margot Robbie, Samuel L.Jackson et Christoph Waltz en sont aussi les têtes d\u2019affiche.Sortie: 1er juillet The Neon Demon Une jeune fille (Elle Fanning) débargue à Los Angeles avec le rêve de devenir manneguin.Sous l\u2019œil de Nicolas Winding Refn, ce point de départ risgue de déboucher sur un dénouement peu banal.D\u2019autant gu\u2019on annonce ici un thriller, voire un film d\u2019horreur.Reste maintenant à savoir si cette nouvelle offrande du cinéaste danois, dans laguelle jouent aussi Keanu Reeves, Christina Hendricks et Jena Malone, fera partie de ses réussites à la Drive, ou de ses échecs à la Only God Forgives.Nous aurons la réponse bientôt, car The Neon Demon est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes.Sortie: 1er juillet Ghostbusters (S.O.S.Fantômes) Il sera intéressant de voir ce gue Paul Feig, l\u2019un des nouveaux gourous de l\u2019humour au cinéma, fera d\u2019un univers tout droit sorti des années 80.Kristen Wiig, Melissa McCarthy, Kate McKinnon et Leslie Jones sont les vedettes de cette nouvelle version, entièrement originale et féminine, dans laguelle on comptera notamment des participations de deux vétérans des films d\u2019Ivan Reitman: Bill Murray et Dan Ackroyd.Pour inverser les rôles 30 ans plus tard, le réalisateur de Bridesmaids a en outre confié le rôle de la réceptionniste des chasseuses d\u2019ectoplasmes à.Chris Hemsworth.Sortie: 15 juillet Jason Bourne Quatre ans après The Bourne Legacy, un volet duguel il était absent et gui n\u2019a convaincu personne, Matt Damon reprend du service.La série repart avec un film dont le titre fait tout simplement écho au personnage gue l\u2019acteur a créé sur grand écran il y a maintenant 14 ans.Pour mettre toutes les chances de son côté, la production est allée chercher Paul Greengrass, signataire de The Bourne Supremacy et The Bourne Ultimatum, les deux meilleurs films de la série.Pour l\u2019occasion, le réalisateur irlandais a réuni une distribution de haut vol, dont font partie Alicia Vikander, Julia Stiles, Vincent Cassel et Tommy Lee Jones.Sortie: 29 juillet The Founder Dans ce drame biographigue, Michael Keaton incarne le milliardaire Ray Kroc.Ayant vu une grande occasion d\u2019affaires dans la façon dont Mac et Dick McDonald exploitaient leur restaurant de burgers, le vendeur a convaincu les frères de le laisser franchiser leur système.Kroc devient propriétaire de la firme et la transforme en un empire planétaire de la restauration rapide.Réalisé par John Lee Hancock (The Blind Side) et produit par The Combine, une société gue codirige le comédien Jeremy Renner, The Founder nous entraîne ainsi dans les coulisses d\u2019une histoire dont on soupçonne la présence de guelgues zones d\u2019ombre.Sortie: 5 août Suicide Squad Après une rencontre entre Batman et Superman très peu prisée par la critigue (mais gui a néanmoins attiré les foules), d\u2019autres personnages de DC Comics auront droit à leur tour de piste très bientôt.Un peu à l\u2019image de Deadpool, gui empruntait la même tonalité avec les personnages de l\u2019écurie Marvel, Suicide Squad, résolument destiné à un public plus mûr, pratigue un humour noir et corrosif.Une impressionnante distribution est mise à profit à la faveur de cette réunion de vilains personnages, recrutés par les gouvernements pour remplir des missions secrètes.Will Smith, Margot Robbie, Jared Leto, Viola Davis ont répondu à l\u2019appel, tout comme Ben Affleck.Sortie: 5 août Hands of Stone (Mains de pierre) Les gens de plus de 40 ans se souviennent sans doute d\u2019un fameux combat de boxe ayant eu lieu au Stade olympigue de Montréal en 1980, opposant l\u2019Américain Sugar Ray Leonard (champion olympigue guatre ans plus tôt) et le Panaméen Roberto Durân.Hands of Stone, réalisé par le cinéaste vénézuélien Jonathan Jakubowicz, s\u2019attarde principalement à décrire la vie de Durân et de son entraîneur Ray Arcel.«Pour interpréter Roberto Durân, j\u2019ai dû carrément devenir un vrai boxeur.Et puis, j\u2019avais Robert De Niro dans mon coin.Quel privilège!», a déclaré Edgar Ramîrez lors d\u2019une entrevue à La Presse.Sortie: 26 août Florence Foster Jenkins Alors gue le sort du film Marguerite, gui a valu à Catherine Frot le César de la meilleure actrice, demeure toujours incertain au Québec, nous pourrons au moins voir le film gue Stephen Frears a réalisé en s\u2019inspirant du même personnage.Meryl Streep incarne cette riche chanteuse d\u2019opéra américaine à la voix de crécelle, flattée par un entourage complaisant, gui n\u2019ose détruire les illusions d\u2019une femme gui n\u2019a plus d\u2019emprise sur la réalité.Outre Meryl Streep, à gui l\u2019on prédit une énième citation aux Oscars, ce drame biographigue met en vedette Hugh Grant et Rebecca Ferguson.Sortie: 12 août ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 AVRIL 2016 iste de notre invitée TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.\u2022s» *9 ^Tr;]\t¦, «iiTisLI' 1UMISIU JAMflj UMMV mm 'Mm® mm \u2022i ;V.'.' : , .ysa-^v £stS£ \u2022>U **\u2022-!< \\ i-; ïW' A-.-> '\"¦r > -\u2022\" .\"vi ¦ 1 > r / * A \u2018\u2019 ¦.\u201ca',à Sfîtï'.'ÿ M \u2022' i-\"ff ISS*! .«pÿaSft !¦>\t- a /Jl LUC BOULANGER i4\\ - - \u2022 < La comédienne Marie-Thérèse Fortin nous fait un beau cadeau en reprenant, dès ce soir au Petit Outremont, son spectacle hommage à la chanteuse Barbara (puis du 3 au 6 mai et le 11 mai).Plus jeune, Marie-Thérèse Fortin a été foudroyée en entendant pour la première fois la voix de Barbara dans un café à Québec.«Un véritable coup de foudre!» Dès lors, cette voix allait changer bien de choses dans sa vie, à commencer par le fait de la faire «sentir moins seule».Cela explique sans doute pourquoi la populaire actrice promène depuis près de 30 ans son récital où elle chante 25 pièces créées par l\u2019immortelle interprète de L'aigle noir.«Non pas pour l\u2019imiter», prévient-elle, mais pour la faire revivre, l\u2019espace d\u2019un spectacle intime: Fortin est accompagnée de deux musiciens (piano et contrebasse).«Les chansons de Barbara sont comme de petits films, dit-elle.Dès les premières notes, elle plante le décor et voit, d\u2019image en image, un pan d\u2019histoire de vie.» Après les tournages des nouvelles saisons de Boomerang et Mémoires vives, Fortin va ouvrir la saison du Rideau Vert à l\u2019automne.Elle signera la mise en scène de l\u2019adaptation québécoise de La liste de mes envies, comédie douce-amère tirée du roman de Grégoire Delacourt, avec entre autres Marie-Chantal Perron et Steve Laplante.Les Violons du Roy «Je suis fan de la formation dirigée par Bernard Labadie, Les Violons du Roy avec La Chapelle de Québec.Ils ont donné plus d\u2019une centaine de concerts en Allemagne, en Angleterre, en Autriche, en Belgique, en Equateur, en Espagne, aux Etats-Unis, en France, en Israël, au Maroc, au Mexique, en Norvège et aux Pays-Bas.Après des ennuis de santé, M.Labadie a repris la baguette avec autant de talent et d\u2019énergie.Je vais aller voir leur concert des suites de Haendel, Water Music, sous la direction du chef Leonardo Garcia Alarcon, avec la soprano Joëlle Harvey.» À la Maison symphonique le 21 mai.PHOTO PATRICK SANFACON, LA PRESSE Festival du Jamais Lu Tout ce quon ne te dira pas, Mongo de Dany Laferrière Dany Laferrière\tPHOTO YAN DOUBLET, LE SOLEIL Ultramarr «J\u2019aime bien Fred Fortin et son nouvel opus, Ultramarr.Lauteur-compositeur-interprète y fait la critique, très ironique, des dérives de la société de consommation.J\u2019adore les arrangements de guitare et le son folk.» Le rockeur Fred Fortin PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE PJ Harvey PHOTO FOURNIE PAR ISLAND RECORDS PJ Harvey «En 1992, lorsqu\u2019elle est apparue, PJ Harvey tranchait totalement avec la scène musicale anglaise, loin de la brit-pop, avec ses morceaux bruts et ses textes qui parlent de désir, de violence, du corps féminin.Après une pause de cinq ans, la chanteuse rock britannique est de retour avec un magnifique nouvel album inspiré de ses voyages à travers le monde.A écouter sans faute ! » «Je me promets d\u2019aller voir des lectures au 15e festival du Jamais Lu [fondé par Marcelle Dubois], On y découvre les oeuvres des auteurs de demain; les Anick Lefebvre, Sébastien David, Catherine Léger, Martin Bellemare et Jean-Philippe Baril-Guérard.La soirée de clôture sera menée par le critique Alexandre Cadieux et le comédien Sébastien Rajotte, avec 15 artistes qui se sont inspirés de 15 textes marquants du Jamais Lu.» Aux Ecuries jusqu\u2019au 6 mai.PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE «Je suis une inconditionnelle de l\u2019œuvre de Dany Laferrière.Son écriture est belle, puissante et ciselée, mais demeure simple, ce qui est la chose la plus difficile à faire en littérature.J\u2019ai son dernier livre sur ma table de chevet.Laferrière raconte 40 ans de vie à travers sa rencontre avec le personnage de Mongo.Il boucle la boucle sur ses années au Québec.» MUSIQUE LITTERATURE THEATRE MUSIQUE MUSIQUE "]
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