La presse, 23 juillet 2016, Affaires
[" www.lapresse.ca/affaires MONTRÉAL SAMEDI 23 JUILLET 2016 STEPHANIE GRAMMOND CACHE-CACHE À LA PHARMACIE PAGE 6 AFFAIRES RUDYLE COURS TRUMP, LALENA ET LE CANADA PAGE 5 MARCEL OSTIGUY, EX-PDG D\u2019ALIMENTS CARRIÈRE VENDRE À DES EUROPÉENS POUR ASSURER LA PÉRENNITÉ DE L'ENTREPRISE PAGE 7 S&PTSX 14 600,66 +34,83 (+0,24%) S&P500 2175,03 +9,86 (+0,46%) DOW JONES 18 570,85 +53,62 (+0,29%) PÉTROLE 44,19 $US -0,56$US (-1,25%) DOLLAR 76,07 $US -0,35 tUS LOCOL.LA CHAINE QUI VEUT BATTRE McDO En Californie, deux chefs ont décidé de prendre les chaînes de restauration rapide de front, pour accomplir deux choses : faire de l\u2019argent en vendant de vrais bons burgers abordables et faire travailler à prix juste la main-d\u2019œuvre des ghettos oubliés.Reportage chez Locol.A LIRE EN PAGES 2 ET 3 PHOTO FOURNIE PAR AUDREY MA DES MILLIERS D\u2019ADOS PRENNENT DES ANTIDOULEURS, fi jb ^ { T* VOTRES.J «_J -J JEUNESSE SANS DROGUE CANADA.ORG DES RÉPONSES POUR LES FAMILLES 65 LA PRESSE AFFAIRES LOCOL LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 JUILLET 2016 LA RESTAURATION RAPIDE MARIE-CLAUDE LORTIE OAKLAND CALIFORNIE \u2014 Dans l'espace en rénovation d'Oakland, le grand chef cuisinier Daniel Patterson discute avec un jeune gars habillé comme un rappeur.« Je te présente Bam », dit-il, alors que j'approche avec mon calepin de notes pour lancer mon reportage sur Locol, nouvelle chaîne de fast-food qu'il vient de lancer avec un autre chef, Roy Choi, à Los Angeles.«Tu connais Bam, n'est-ce pas ?» Non, je ne vois pas qui c'est.Mais dans le restaurant, où des jeunes des inner cities sont en train d'apprendre à faire cuire des hamburgers, Bam est une légende.C'est Bambu de Pistola, et c'est effectivement un rappeur philippino-américain qui s'est fait connaître par son engagement dans le dossier du salaire minimum.C'est une des voix de la campagne pour le 15$US l'heure pour les travailleurs du fast-food, justement.Bam, c'est le gars qui a pour mission de faire comprendre aux jeunes des quartiers les plus défavorisés, racialement ghet-toïsés, de la Californie que le projet d'entreprise culinaire et sociale de la chaîne Locol, ce n'est pas que de la poudre aux yeux.Locol, qui a été officiellement lancée en janvier, a maintenant deux adresses, l'une à Oakland, l'autre à Watts, quartier particulièrement pauvre et dur de South Central L.A., tristement PHOTOS FOURNIES PAR AUDREY MA Locol, qui a été officiellement lancée en janvier, a maintenant deux adresses, une à Oakland, une à Watts, quartier particulièrement pauvre et dur de South Central L.A., tristement célèbre pour ses émeutes de 1965.célèbre pour ses émeutes de 1965.Deux vrais chefs C'est une chaîne fondée par deux chefs, dont un, Patterson, est carrément un habitué des grandes tables gastronomiques et des menus dégustation, et qui veut faire concurrence aux McDo, Burger King et compagnie.Comment?En mettant sur le marché des produits qui vont aller chercher la même clientèle, avec les mêmes papilles et les mêmes références gustatives, le tout à prix carrément concurrentiel.L'idée n'est pas de réinventer le végéburger avec extra tofu ni d'y mettre du foie gras et des truffes pour le rendre délicieux.L'idée est de mettre en marché un hamburger fait d'ingrédients naturels, préparés par des travailleurs des ghettos, donc de faire de la réinsertion sociale.Le goût sera éminemment comparable à celui des autres burgers populaires aux États-Unis, à prix hyper bon marché.À peine 4$US pour un hamburger, 1$US pour un bol de riz ou de verdures façon soul food, la cuisine traditionnelle des Noirs américains, 3$US pour un foldie, une que-sadilla aux haricots.Chez Locol, il n'y a pas de boissons gazeuses industrielles, juste du fait maison aux parfums naturels, des a gîtas frescas d'inspiration latino-américaine.Qu'est-ce qui fait croire à Patterson que ce modèle va yoTtHMs H Brckkie founts u CRUrttHlEç 4 » ?[LO CO JJ [LOCOJJ Les travailleurs et les robots MARIE-CLAUDE LORTIE SAN FRANCISCO Au pied d'une des grandes tours du centre-ville de San Francisco, non loin de la fameuse pyramide de la Transamerica, on peut se faire servir à manger sans avoir à interagir le moindrement avec un humain.On prend une tablette ou un téléphone intelligent, on commande un repas sur une application, on se rend dans un lieu où pas une âme ne se manifeste, on voit apparaître son nom sur un écran à côté d'un casier dont on ouvre la porte et on prend son repas, un bol de quinoa aux légumes, une salade, avant d'aller se sustenter sur une table un peu plus loin.La transaction dure à peine quelques minutes.Et elle se fait sans parler à personne.Bienvenue chez Eatsa.Le restaurant plutôt robot qui cartonne.« C'est le genre de concept parfait si tu ne veux pas voir la personne peut-être sous-payée, peut-être ici illégalement qui prépare ton repas, dit avec ironie George Barnett, consultant en gestion.C'est un peu ça, aussi, la disparition des emplois dont tout le monde parle actuellement.» «Je peux vous assurer que 15$US l\u2019heure ne signifierait pas la fin de la marque.Mais cela signifierait la disparition de milliers d\u2019emplois de premier niveau pour des travailleurs qui n\u2019ont pas beaucoup d\u2019autres options.» \u2014 Ed Rensi, grand patron de McDonald\u2019s En ce moment, en Californie, les sujets de l'heure sont bien différents d'ici.Uber est passé dans les mœurs, mais tout le On commence à peine, avec des projets comme Locol, à faire travailler des catégories de chômeurs qu\u2019on croyait perdus à jamais.Mais pendant ce temps, les grands entrepreneurs menacent d\u2019acheter des machines pour remplacer les travailleurs qui demandent une augmentation du salaire minimum.La chaîne Locol a des investisseurs privés que les chefs ont trouvés, des personnes que le fondateur ne peut nommer mais «qui voulaient faire bouger les choses dans les quartiers démunis».wm pb«1 \"La m2 i IH m frn monde cherche à savoir quelle sera la prochaine application milliardaire, tout le monde parle d'intelligence artificielle et se demande s'il faut s'en inquiéter, on se demande quand l'énergie magnétique permettra de transporter les travailleurs de Los Angeles à San Francisco en 30 minutes.Et tout le monde parle de l'éventuelle disparition de millions d'emplois à cause de la robotisation.On commence à peine, avec des projets comme Locol, à faire travailler des catégories de chômeurs qu'on croyait perdues à jamais.Mais pendant ce temps, les grands entrepreneurs menacent d'acheter des machines pour remplacer les travailleurs qui demandent une augmentation du salaire minimum.C'est arrivé à la fin du mois de mai.«Je peux vous assurer que 15$US l'heure ne signifierait pas la fin de la marque, a déclaré Ed Rensi, grand patron de McDonald's, au magazine Forbes.Mais cela signifierait la disparition de milliers d'emplois de premier niveau pour des travailleurs qui n'ont pas beaucoup d'autres options.» Acheter 35 000 $US un bras-robot qui peut emballer des frites coûte pas mal moins cher que de payer quelqu'un 15 $US l'heure pour le faire pas super bien, a-t-il ajouté sur les ondes de Fox.Le salaire minimum à 15$US «serait destructif et inflationnaire».11 y a maintenant quatre ans que les travailleurs du monde de la restauration rapide réclament de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.Hillary Clinton a promis d'appuyer une hausse du salaire minimum à 15$US l'heure si c'est Quelques chiffres B 000SUS Le salaire annuel moyen dans le monde de la restauration rapide aux Etats-Unis n\u2019est pas tout à fait 13 000 SUS.3,7 MILLIONS Le monde de la restauration rapide emploie quelque 3,7 millions de personnes.52000SUS Le revenu moyen des restaurants, par employé, est de plus de 52 0 00SUS.DE 6,52 SUS À 9,52 SUS Le prix moyen pour un hamburger dans les grandes villes américaines va de 6,52$US (Philadelphie) à 9,52 SUS (New York).Sources: Statista et Eater.com fait graduellement et en tenant compte des conditions locales du marché de l'emploi.« C'est une question réellement importante aux États-Unis actuellement », ajoute M.Barnett.Parce qu'on parle d'évolution technologique et de robotisation, mais aussi d'immigration légale et illégale, la force qui tire les salaires vers le bas.Entre les machines et les travailleurs précaires désespérés, les chômeurs des ghettos sont coincés.« En fait, c'est une situation désastreuse, résume Daniel Patterson, de Locol, qui essaie de transformer le modèle d'affaires et de travail dans le monde de la restauration rapide.C'est un vrai gâchis et c'est notre faute.» LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 JUILLET 2016 LA PRESSE AFFAIRES 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn LA PRESSE AFFAIRES LOCOL RÉINVENTÉE M Dans les burgers de Locol, il y a de la viande pas chère mais de qualité respectable et les boulettes sont augmentées, liées par des ingrédients naturels, surtout des grains.Pour gonfler les saveurs, on ajoute des ingrédients aussi variés que les algues, le soja blanc, la sauce au poisson asiatique.marcher?Après tout, qui n'a pas essayé de réinventer le burger?« C'est la première fois que des chefs qui ont de réelles connaissances approfondies de la gastronomie se penchent sur la question pour produire un burger qui goûte ce qu'il doit goûter, à prix très bas, pour aller chercher exactement la même clientèle que les fast-food, explique l'ancien chef de Coi.Et on croit qu'on peut y arriver parce qu'on a un gros avantage : les gens des grandes chaînes defast-food ne connaissent rien à la cuisine.» Dans les burgers de Locol, il y a de la viande pas chère mais de qualité respectable et les boulettes sont augmentées, liées par des ingrédients naturels, surtout des grains.Pour gonfler les saveurs, on ajoute des ingrédients aussi variés que les algues, le soja blanc, la sauce au poisson asiatique.11 y a des exercices de fermentation des sauces pour que s'affirme le fameux goût « umami » des protéi- nes.« On a trouvé une façon, explique Patterson, de remplir ça de saveur.» Tout en restant hyper abordable.« Moi, je trouve que ça goûte pas mal pareil », explique Jazmeen Fromayan, 18 ans, nouvelle employée du Locol d'Oakland, à peine ouvert, qui n'avait jamais cuisiné de sa vie avant de trouver ce boulot.« Je suis un peu nerveuse, mais mes premiers burgers étaient pas mal.» Des employés en réinsertion En marche depuis janvier, le Locol de Watts cartonne, mais pas auprès de la clientèle du quartier.« Les gens de Watts n'ont pas d'argent », explique Keith Corbin, 35 ans, qui a tenté de travailler dans l'industrie pétrolière à sa sortie de 10 ans de prison, mais qui s'est réfugié dans les burgers, où son passé, dit-il, ne l'a pas rattrapé.«Nous, on embauche dans des quartiers où il n'y a pratiquement personne qui n'a pas été derrière les barreaux », explique Patterson.Et ce qui est intéressant, ajoute-t-il, c'est que ces anciens membres de gang, par exemple, ne sont pas du tout sans talents de leadership fort utiles en cuisine ! Keith Corbin, en tout cas, dit avoir trouvé une nouvelle vocation.Rapidement après son embauche, il est devenu formateur, et maintenant, c'est lui qui montre aux futurs employés d'Oakland comment faire rapidement des hamburgers, des foldies et compagnie.« J'adore nourrir les gens et j'adore apprendre », dit-il.Les employés du Locol d'Oakland sont payés 14$US l'heure, 1$US de moins que ce dont rêve Bam.«Mais il faut que notre modèle d'affaires fonctionne », explique Patterson.Partout on veut être juste, mais il faut être raisonnable.Pour que le café soit 1$US la tasse, on a acheté un torréfacteur, pour que les burgers soient 4 $US, on utilise seulement 70% de viande.L'entreprise a des investisseurs privés que les chefs ont trouvés, des personnes que Patterson ne peut nommer mais « qui voulaient faire bouger les choses dans les quartiers démunis ».Une légende Roy Choi, à Los Angeles, veille sur le branding, les communications.« 11 comprend exactement comment parler à ce marché, c'est un génie », explique Patterson.«Parce qu'on n'est pas une chaîne de burgers maison relax, lance-t-il.On est une vraie chaîne de fast-food.» Choi, qui est d'origine coréenne, est une légende dans le monde de la cuisine de rue aux États-Unis.11 s'est fait connaître en lançant les premiers camions alternatifs, servant autre chose que 1 efast-food traditionnel - des tacos nouveau genre - qui sillonnaient les quartiers défavorisés.En 2 016, le magazine Time l'a inscrit sur sa liste des 100 personnes les plus influentes au monde.Actuellement, il travaille surtout à Watts, tandis que Patterson est à Oakland.Le plan est d'ouvrir sous peu une autre succursale dans le quartier difficile du Tenderloin, à San Francisco.«Notre but, c'est de faire de l'argent avec tout ça, explique Patterson.Mais la priorité, c'est de lancer une entreprise qui prendra soin de personnes, qui fera travailler des gens dont tout le monde se fiche actuellement.» L'économie du partage est sur toutes les lèvres en Californie, où on parle constamment de mieux utiliser les ressources en les partageant.Les maisons, les voitures, les outils, les jardins.Pourquoi ne pas mieux tirer parti d'une autre richesse sous-exploitée?ajoute le chef.« La richesse des cerveaux et de la bonne volonté de nos concitoyens.» « C\u2019est la première fois que des chefs qui ont de réelles connaissances approfondies de la gastronomie se penchent sur la question pour produire un burger qui goûte ce qu\u2019il doit goûter, à prix très bas, pour aller chercher exactement la même clientèle que les fast-food.» \u2014 Daniel Patterson, grand chef cuisinier r La diversification ne se limite pas au nombre de secteurs.MACKENZIE I CONFIANCE Placements La meilleure défense contre les risques non gérés n'est pas uniquement une plus grande diversification -mais une meilleure diversification.TOBAM CORE INVESTMENTS Placements Mackenzie propose des fonds communs et FNB qui intègrent la méthodologie de diversification éprouvée et primée de TOBAM, en exclusivité aux investisseurs de détail du Canada.Découvrez ce qu'ils ont à vous offrir.Visitez placementsmackenzie.com/TOBAM ) FONDS COMMUNS MACKENZIE P FNB MACKENZIE Les placements dans les fonds peuvent donner lieu a des courtages, des commissions de suivi, des frais de gestion et d autres frais.Veuillez lire le prospectus avant d investir.placementsmackenzie.com/TOBAM LA PRESSE AFFAIRES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 23 JUILLET 2016 PÉTROLIA Les partenaires devront payer, mais moins que demandé LA PRESSE CANADIENNE Ressources Québec et Saint-Aubin n\u2019auront pas à verser 13 millions de dollars dans Hydrocarbures Anticosti, comme le réclamait Pétrolia, a tranché hier le juge Martin Castonguay, de la Cour supérieure du Québec.Le juge Castonguay a cependant accueilli favorablement certains des arguments de Pétrolia et a exigé que la filiale d'investissement Québec et Saint-Aubin versent, jusqu'en mai 2017, les fonds nécessaires pour permettre à Pétrolia d'assurer certains besoins primaires dans l'île d'Anticosti et pour maintenir certains emplois en place.Pétrolia s'était tournée vers les tribunaux le 12 juillet dernier pour forcer deux de ses partenaires dans la société Hydrocarbures Anticosti à fournir les 13 millions promis pour le financement du forage exploratoire dans l'île d'Anticosti.La société établie à Québec voulait éviter de reporter les travaux d'exploration au moins jusqu'en 2017, ce qui, selon elle, pourrait entraîner un nombre indéterminé de pertes d'emplois, en plus de compromettre l'avenir du projet.Evaluer le potentiel Le programme d'exploration actuellement en cours dans l'île d'Anticosti vise à déterminer et à valider avec précision le potentiel de cette île en hydrocarbures.Les trois forages ont été permis en juin par la voie de quatre certificats d'autorisation du ministère de l'Environnement.L'entreprise, qui avait déposé sa demande en février, a soutenu que le ministère s'était pourtant engagé à répondre avant la fin d'avril.Aussitôt autorisés, les forages ont suscité une autre controverse, puisqu'ils nécessiteront le pompage de 30 millions de litres d'eau à même des rivières à saumon.Depuis sa participation à la Conférence internationale sur les changements climatiques des Nations unies à Paris, en décembre, le premier ministre Philippe Couillard ne cesse de se dissocier du projet d'exploitation des hydrocarbures sur Anticosti.11 a répété à plusieurs reprises que même s'il ne s'agissait pas de sa décision, mais bien de celle du gouvernement péquiste précédent, le gouvernement allait tout de même honorer le contrat.En mai, la française Maurel &Prom - a société mère de Saint-Aubin - avait laissé entendre qu'elle comptait se retirer du projet si le Québec refusait d'envisager l'exploitation des ressources dans l'île.PHOTO FOURNIE PAR PÉTROLIA mmm .J'ifi 3.-âsgÜ -.rsu f.O Pétrolia s\u2019était tournée vers les tribunaux le 12 juillet dernier pour forcer deux de ses partenaires dans la société Hydrocarbures Anticosti à fournir les 13 millions promis pour le financement du forage exploratoire dans l\u2019île d\u2019Anticosti.Sur la photo, le forage du puits Haldimand 2, près de Gaspé, en Gaspésie.Wall Street poursuit sa marche vers les records AGENCE FRANCE-PRESSE REVUE BOURSIÈRE NEW YORK \u2014 Wall Street a légèrement progressé hier, remontant à des niveaux historiques dans une actualité économique toujours marquée par de nombreux résultats d'entreprises : le Dow Jones a pris 0,29 % et le NASDAQ, 0,52 %.Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a gagné 53,62 points, à 18 570,85 points, et le NASDAQ, à dominante technologique, 26,26 points, à 5100,16 points.Surtout, l'indice élargi S & P 500, considéré par beaucoup comme le plus représentatif, a terminé à un niveau sans précédent à 2175,03 points, après avoir pris 9,86 points, ou 0,46%.«C'est très impressionnant », a reconnu Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, tout en estimant avec un peu d'ironie que la Bourse était en train « de faire un tour de lévitation ».Wall Street évolue depuis deux semaines à des niveaux sans précédent, étant repartie de l'avant après un bref choc dans le sillage du vote britannique de la fin dejuin en faveur d'une sortie de l'Union européenne (UE).Beaucoup d'observateurs s'attendaient à ce qu'elle reprenne son souffle après une petite baisse jeudi, mais, malgré un peu de flou en début de séance, les indices sont repartis de l'avant.«La Bourse a réalisé une performance extraordinaire depuis le Br ex it, mais désormais, les investisseurs sont franchement un peu perplexes», a rapporté M.Blicksilver, soulignant que le faible volume d'échanges avait pu exagérer les mouvements.«Beaucoup de gens ne veulent pas y croire », a-t-il insisté.Reste que les résultats d'entreprises, dont Wall Street a été abreuvée cette semaine au titre du deuxième trimestre, se révèlent pour le moment un peu meilleurs que prévu, du fait d'attentes très basses.« On a des bonnes nouvelles, que ce soit au niveau des résultats d'entreprises ou des indicateurs», a assuré Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, citant notamment hier un indice favorable sur l'industrie américaine.American Airlines avance Parmi les résultats du Dow Jones, le conglomérat industriel General Electric, qui a renoué avec les bénéfices au dernier trimestre, mais a reconnu être face à un environnement économique instable et risqué pour ses commandes, a perdu 1,6 %, à 32,06$US.Son concurrent Honeywell, non membre de l'indice vedette, qui a fait état d'une hausse de ses résultats trimestriels, mais livré des prévisions mitigées pour l'année, a cédé 2,6%, à 115,61 $US.La compagnie aérienne American Airlines, qui a dépassé les attentes au dernier trimestre malgré une baisse de ses bénéfices et revenus, a avancé de 4%, à 36,36 $US.Le service de paiements en ligne PayPal, qui a annoncé un « partenariat stratégique » avec l'émetteur de cartes bancaires Visa, a chuté de 6,8%, à 37,42 $US, même s'il a relevé sa prévision de chiffre d'affaires annuel.Visa, membre du Dow Jones, a gagné 1,42 %, à 79,91 $US, après avoir de son côté annoncé des résultats jugé sans grande surprise.L'avionneur Boeing a baissé de 0,04 %, à 133,47 $US, après avoir fait état d'une charge trimestrielle de plus de 2 milliards US, ce qui devrait affecter ses bénéfices annuels.L\u2019indice élargi S&P 500, considéré par beaucoup comme le plus représentatif, a terminé à un niveau sans précédent à 2175,03 points, après avoir pris 9,86 points, ou 0,46%.«C\u2019est très impressionnant», a reconnu Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.La populaire enseigne Winners s'installera au Complexe Desjardins à l'automne 2017, a appris La Presse.«Nous les avons courtisés.Nous voulions une grande surface dans le secteur de la mode, un commerce de destination pour attirer les résidants du secteur dans le Complexe, notamment les fins de semaine », a commenté Jean Ruest, directeur du marketing du Complexe Desjardins.L'entrée du Winners (17 500 pi2) sera située au niveau de la rue, à proximité du kiosque d'information et des escaliers roulants du côté est de l'immeuble.Les bureaux administratifs du Groupe immobilier Desjardins, ainsi que quelques commerces, seront déplacés.Le corridor menant vers la tour nord sera condamné.Les travaux commenceront en janvier prochain.Par ailleurs, la Caisse populaire déménagera dans les anciens locaux de la Banque Nationale et de la Banque Royale (vacants depuis un an) donnant sur le boulevard René-Lévesque.Cela libérera 17 000 pi2 qui seront vraisemblablement loués « à trois ou quatre boutiques ».Certains locataires potentiels ont été approchés, mais aucun bail n'est encore signé, affirme Jean Ruest.PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Le magasin Winners du Complexe Desjardins aura une superficie de 17 500 pi2.i nargues que : HxéçSez par - -\u2022Çit-i SOI o i.uni
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