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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-07-30, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 jpiggl LÀ PRESSE ARTS CINEMA HARRY POTTER AND THE CURSED CHILD RETOUR ATTENDU À POUDLARD PAGE 5 J.K.Rowling HUGO DUMAS ÇA DEVIENT BON PLUS TARD! PAGE 2 CINÉ MA/MON AMI DI NO «TOUT EST VRAI, TOUT EST FAUX» PAGE 13 SS8 .¦mm.¦Mm OS HEAGA K»* Le rendez-vous estival des amateurs de musique indépendante est de retour.Pour sa 1T édition, le festival Osheaga propose un équilibre entre vétérans et découvertes, grands noms et saveurs du moment et ne boude ni le rap ni la scène locale.Parmi les têtes d\u2019affiche, I evanescente Lana Del Rey, qui revient à Montréal un an après ses concerts remarqués au Centre Bell.NOTRE REPORTAGE EN PAGES 6 ET 7 Ü Sr'\t \t \u2022v ¦\t \t ¦\u2022r\t¦ i vmt-mk, nit, *\t\t\t\t\t\t\t\tïXtf\t'-ïéi\t\t\tVKÇlmlf aWjJ\t nÇ-\t\t\t\t\t\t\tvfjj\t\t\t\t\t L\t.\u2022db]\t1 lu \u2018A\t\u2022\t\t\t1\th\t-\t\t'Y Ta** ¦\t\txm-Jr\t\t4\t\t PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE \u2022VVT-*\t.RVyW-A aàiciAO iGTxijLirljiS mm «MRS Partenaire de l'exposition Une présentation de ROYAL DE L'ONTARIO métro MOIRA & ALFREDO ROMANO AIR CANADA ® Bell Une exposition organisée en partenariat par le Musée royal de l\u2019Ontario, Toronto, et le Musée des beaux-arts de Montréal, en collaboration a' A VOIR SANS ATTENDRE ! Jusqu'au 5 septembre Ouvert tous les jours dès 10 h ! T°MOSnTréaL Z®NIN Kl MUSÉE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL le Museo Archeologico Nazionale di Napoli et la Soprintendenza Pompei. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 Ça devient bon plus tard ! l a » mmÊÊËM mm PHOTO JOJOWHILDEN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Constance Shulman, Lori Petty, Laura Prepon, Lin Tucci, Brad William Henke et Danielle Brooks dans une scène d'Orange Is the New Black.La quatrième saison de cette série ne déploie ses ailes qu\u2019autour de la dixième heure.Sérieusement.Dix heures de remplissage avant que les intrigues nous attrapent dans leurs filets.Qui dispose de 10 heures de sa vie à gaspiller sur du matériel inintéressant?i HUGO DUMAS CHRONIQUE Après combien d'épisodes d'une télésérie peu emballante êtes-vous capables de trancher: O.K., c'est vraiment plate, sayo-nara, émission soporifique, je préfère me retaper des reprises de Catherine (oui !) que d'endurer une autre heure de (insérez ici le nom d'une production au départ supra lent) où il ne se passe strictement rien?Un épisode?Trois épisodes?Peut-être cinq, si vous êtes un Jedi de la patience?Rendu là, après cinq heures de visionnement, notre idée est pas mal faite, je pense.Mais peu importe le moment où l'on décide de « tirer la plogue », il se trouvera toujours quelqu'un dans notre entourage pour dire : « Ouin, t'aurais pas dû arrêter maintenant, parce que ça devient vraiment bon à partir du sixième - septième ou huitième - épisode.» Cette remontrance à peine voilée, que j'ai déjà écrite quelques fois dans cette chronique, mes excuses, je ne suis plus capable de l'entendre.À la limite, après trois émissions, on devrait avoir bu assez de jus pour être accro.Mais non.Plusieurs séries, qui auraient été savoureuses en six tranches d'une heure, s'étirent inutilement sur 13 épisodes.Netflix souffre atrocement du syndrome « ça devient bon plus tard ».Bloodline nous joue ce mauvais tour à répétition.Même chose pour Daredevil, qui décolle systématiquement avec plusieurs heures de retard.Le pire du pire, c'est la quatrième saison d'Orange Is the New Black, qui déploie ses ailes autour de la dixième heure.Sérieusement.Dix heures de remplissage avant que les intrigues nous attrapent dans leurs filets.Qui dispose de 10 heures de sa vie à gaspiller sur du matériel inintéressant ?Je vous le concède : ce qui ébranle la prison de Litchfield dans les trois derniers épisodes catapulte Orange Is the New Black dans des zones peu explorées jusqu'ici.Et on oublie presque le surplace de 10 heures qu'on a dû se farcir.En même temps, on aurait pu regarder les trois premiers et les trois derniers sans rien manquer de majeur.Le modèle économique de Netflix, qui mise tout sur l'écoute en rafale, favorise la dilution des téléséries.Comme la clientèle est captive, elle bouffera les épi- sodes jusqu'au trop-plein.Netflix mise sur la quantité - pour gaver les téléphages -au détriment de la qualité, malheureusement.Si des consommateurs abandonnent des trucs pointus comme Lady Dynamite ou Unbreakable Kimmy Schmidt, l'algorithme de Netflix les redirigera vers des produits plus appropriés.Tant que ça reste dans la famille Netflix, pas de stress à se faire.La télé traditionnelle ne peut pas se permettre de jouer ainsi avec la patience de ses téléspectateurs.Les premiers épisodes d'une nouvelle série, comme L'imposteur à TVA ou Les Simone à Radio -Canada, sont donc cruciaux.On le voit dans l'analyse des cotes d'écoute.Après deux épisodes, si ça ne lève pas, ça ne lèvera jamais.Aussi rapide et cruel que ça.Toujours à propos de Netflix, vous avez été quelques-uns à me signaler que les versions françaises de séries telles Marcella ou Stranger Things n'existaient pas sur votre Netflix.Oui, elles sont là.Par défaut, Netflix offre la version anglaise de ses émissions.Pour obtenir la piste audio en français, il faut simplement modifier les réglages, au même endroit où vous activez les sous-titres.Côté technique, c'est correct pour tout le monde ?Combat épicé Émission costaude du Combat des villes, lundi soir, sans chasse aux ingrédients inutile, qui a permis à deux équipes au bas du classement de revenir dans la course.De la cuisine et juste de la cuisine, voilà ce qu'on aime.Avec juste la bonne dose de stress.On croyait que Daniel de Sherbrooke, qui tremblait devant les caméras, avait raté les pâtes fraîches.C'est plutôt son coéquipier Jonathan (le tatoué) qui a coulé le duo en sabotant les calmars.Résultat: les gars du 819 n'ont pas bien paru et les attachants candidats de Sain te- Adèle, malgré du sable dans leur assiette, ont progressé en demi-finale.L'humilité sied bien à Jean-Claude de Chelsea, qui a été moins baveux qu'à sa première apparition.Une bonne chose.Les concurrents de Longueuil, Rock et Dairy, en servant des pâtes mal cuites, ont offert peu de résistance, ce qui a provoqué leur renvoi du quartier général.Bien aimé cet épisode, probablement le meilleur de la saison jusqu'à présent.Faut que ça chauffe ! À la limite, après trois émissions, on devrait avoir bu assez de jus pour être accro.Mais non.Plusieurs séries, qui auraient été savoureuses en six tranches d\u2019une heure, s\u2019étirent inutilement sur 13 épisodes.Netflix souffre atrocement du syndrome « ça devient bon plus tard ».» NORMAND CHAURETTE mise » scène SERGE DENONCOURT TEXTE FRANÇAIS UN TRIOMPHE! SUPPLÉMENTAIRES VEN 19 AOÛT + SAM 20 AOÛT À 14 H ET 20 H « UNE MÉGAPRODUCTION SAVOUREUSE ET IMPRESSIONNANTE.« Marianne Fortier, dans son premier rôle sur scène, s'avère l'incarnation parfaite de Juliette.» - Bruno Lapointe, Journal de Montréal « .IMPRESSIONNANT!.romantique ! On a ri, on a été touché, vraiment une belle soirée.» - Julie Saint-Pierre, Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5 FM « (.) la production est dotée d'une richesse, d'une sobriété et d'une cohérence exceptionnelles.(.) LA PERFORMANCE DE BENOÎT McGINNISVAUTÀ ELLE SEULE LE DÉPLACEMENT (.) » - Christian Saint-Pierre, Le Devoir « C'est un très bon spectacle, une belle distribution.ÇA VA ÊTRE UN SUCCÈS ÉNORME ! » - Nicolas Tittley, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première « .DISTRIBUTION HORS PAIR.Marianne Fortier.et Philippe Thibault-Denis.Un couple aussi magnifique que talentueux! » - Marie-Andrée Poulin, TVA Nouvelles « FLAMBOYANTS ACTEURS.Performance remarquable de Debbie Lynch-White, craquante et jouissive.DENONCOURT DEMEURE UN MAITRE et sa pièce est ponctuée d\u2019éclats de génie.» - Louise Rousseau, Téléjournal Grand Montréal, ICI Radio-Canada Télé LE RENDEZ-VOUS THÉÂTRAL DE L\u2019ÉTÉ SUR LA SCÈNE DU TNM! TNM.QC.CA | HAHAHA.COM SODEC Québec nn VIDEOTRON LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE ANDRÉ-PHILIPPE GAGNON L\u2019imitateur imité par Céline Dion ALAIN DE REPENTIGNY Céline Dion a sans doute surpris quelques-uns de ses fans en imitant Cher, Rihanna et Sia à l\u2019émission de Jimmy Fallon la semaine dernière.André-Philippe Gagnon, qui a réchauffé la salle pour la chanteuse à Paris et qui le fera pour ses 17 spectacles au Québec, n\u2019était sûrement pas du nombre.« Quand elle me remerciait pendant son spectacle à Bercy, Céline se mettait à m'imiter en Julien Clerc, en Barry White ou en homme -saxophone, raconte l'imitateur bien connu.C'était vraiment ente, tu voyais qu'il y avait de l'amitié dans ça.Céline a été bien généreuse.On a fait une tournée ensemble en 1998-1999, puis j'ai fait mes trucs et 18 ans plus tard, elle me rappelle.J'étais ému.» Gagnon se souvient d'un spectacle de Céline Dion au Théâtre St-Denis dans les années 80 au cours duquel elle imitait Ginette Reno et Michael Jackson.« Pendant son réchauffement à Paris, il fallait entendre les trucs qu'elle faisait avec sa voix: du classique, de l'opéra, des imitations de différentes chanteuses.Elle peut chanter n'importe quoi, l'organe qu'elle a est fantastique ! », estime André-Philippe Gagnon.André-Philippe Gagnon s'y connaît bien en matière d'imitations, lui qui en a fait sa spécialité depuis le début des années 80.11 pourrait même se faire passer pour Serge Savard au téléphone et confondre la femme du Sénateur, assure-t-il en empruntant la voix de l'homme de hockey.Du nouveau au Québec Serge Savard ne sera pas de ceux qu'André-Philippe Gagnon va imiter en première partie du spectacle de Céline Dion à compter de demain au Centre Bell.Comme à Paris, l'imitateur fera un survol par décennie de la musique pop depuis les années 5 0 en y intégrant toutefois plusieurs Québécois.11 estime qu'envi-ron la moitié du numéro d'une demi-heure qu'il faisait à Paris a été repensé en fonction de son séjour au Québec.«Je vais aller d'Elvis à Yoan en passant par Harmonium, Kaïn, Richard Desjardins, Patrice Michaud, un duo avec Jean-Pierre Ferland et Kevin Parent et même un petit bout de Boule Noire.Contrairement à Paris, je vais également faire des imitations parlées pour présenter les chanteurs à la façon d'Elvis Gratton, Yvon Deschamps, Guy A.Lepage ou Homer Simpson.Et, vers la fin, je me PHOTO CATHERINE GUGELMANN, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Céline Dion à Paris avec André-Philippe Gagnon, qui assurait sa première partie en France et qui réchauffera la salle pour elle au Québec.réserve une performance vocale, un petit shuffle vraiment rapide de chansons de tous les genres, d'Engelbert Humperdinck à Maroon 5, The Weeknd et Sam Smith, sans aucune présentation.Ce sera mon feu d'artifice.» À la suite de ses neuf spectacles parisiens comme invité de Céline Dion, l'artiste a dans ses cartons d'autres engagements à Lausanne, Paris et Nantes.Un producteur suisse l'a même invité à se produire à Marrakech à la fin de janvier.11 aimerait bien monter un tout nouveau spectacle pour le Québec avec son complice de toujours Stéphane Laporte, mais ça ne se fera vraisemblablement pas avant deux ans, dit-il.«Mes projets vont m'amener du côté anglophone, en Amérique du Nord ou en Angleterre.Mais les spectacles de Céline sont pour moi une belle occasion de dire : \"Bonjour, tout le monde, j'ai encore le goût de faire des shows et j'ai du gaz.\"», affirme l'imitateur.Les spectacles d'humour n'ont jamais été aussi nombreux que ces dernières années au Québec, constate celui qui s'est surtout produit dans l'Ouest canadien récemment.Par contre, la cuvée d'imitateurs qui pullulaient chez nous il y a quelques années se fait plus discrète.« 11 n'y a plus de Steeve Diamond, Marc Dupré est devenu chanteur et s'occupe de ses propres productions et on n'entend plus beaucoup parler de Michaël Rancourt.Pourtant, Véronic DiCaire arrive et paf! Elle a du succès.Je trouvais que c'était le bon temps pour concentrer mes énergies sur le reste du continent avec mon spectacle anglophone.» Au sujet de ses problèmes avec le fisc, dont La Presse a fait état tout récemment, André-Philippe Gagnon se contente de dire ce qui suit: « Ça remonte à plus d'un an et demi.C'est derrière moi et je regarde en avant.» « Céline a été bien généreuse.On a fait une tournée ensemble en 1998-1999, puis j\u2019ai fait mes trucs et 18 ans plus tard, elle me rappelle.J étais ému.» \u2014 André-Philippe Gagnon iUV Céline Dion en concert À quoi faut-il s\u2019attendre?PHOTO PHILIPPE LOPEZ, AGENCE FRANCE-PRESSE LES CHANSONS Des 29 chansons que Céline Dion a chantées à Paris, pas moins de 21 étaient en français.Même si on ajoutait une ou deux chansons en anglais au Québec, on n\u2019aura pas entendu autant de titres français dans un concert de Céline Dion depuis l\u2019époque de l\u2019album D\u2019eux.Quand elle a chanté le répertoire de son album S\u2019il suffisait d\u2019aimer au Centre Molson en 1998, Céline Dion devait également piger dans ses deux mégaalbums en anglais, Let\u2019s Talk About Love et Falling Into You.Quelques modifications au programme européen ne sont pas exclues.Des chansons qui sont incontournables en France pourraient céder leur place à d\u2019autres plus populaires au Québec ou encore - qui sait?- à une autre chanson du prochain album qui s\u2019ajouterait à Encore un soir et Ordinaire.L\u2019ÉQUIPE Comme à Las Vegas, Céline Dion sera accompagnée de 29 musiciens et chanteurs sur scène: le pianiste et directeur musical Scott Price, ses 5 musiciens et 3 choristes, une section de cuivres ainsi qu\u2019une section de cordes sous la direction de Philippe Dunnigan.UN SEUL COSTUME Au fil des ans, Céline Dion nous a habitués à des changements de costumes, mais cette fois, elle portera le même d\u2019un bout à l\u2019autre pour être toujours en présence des spectateurs.«Je n\u2019avais pas envie de jouer des personnages avec des costumes différents.[.] Emotionnellement, ce n\u2019était pas le temps.Je suis ici pour une autre raison, essentielle: passer du temps avec eux [les spectateurs] », nous a-t-elle expliqué à Paris.LES DATES Rappelons que Céline Dion donnera ce spectacle dix fois au Centre Bell dès demain puis cinq fois au Centre Vidéotron de Québec à compter du 20 août ainsi que deux soirs à l\u2019Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, les 30 et 31 août.\u2014 Alain de Repentigny Céline Dion en concert à Paris, le 24 juin dernier 4 A RTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ARTS ALIOCHA SCHNEIDER LES PIEDS DANS m LE CINÉMA, «m| LA TÊTE À LA MUSIQUE.PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE Touche-à-tout de 22 ans, Aliocha Schneider non seulement s\u2019expose au grand écran dans Closet Monster (sorti hier), mais il sortira également un premier disque de six titres début septembre.Le jeune homme réalisera ainsi son plus grand rêve: devenir chanteur.Juste pour r/re présente c0*iP& adaptation pour la scène DEAN PITCHFORD et WALTER BOBBIE BASÉ SUR LE SCÉNARIO ORIGINAL DE DEAN PITCHFORD MUSIQUE DE TOM SNOW ET PAROLES DE DEAN PITCHFORD MUSIQUES ADDITIONNELLES DE ERIC CARMEN, SAMMY HAGAR, KENNY LOGGINS et JIM STEINMAN MISE EN SCÈNE JRADUCTION ET ADAPTATION SERGE POSTIGO THÉÂTRE ST-DENIS 1 COMBINEZ CE SPECTACLE ET ÉCONOMISEZ GRÂCE À NOS PASSEPORTS 2017 DÉJÀ EN VENTE! MAINTENANT EN VENTE! hahaha.com 514 845-2322 Tangerine7 jüïfjllwl\t(((Siriusxm.)) bHBi ^ TVA rythme Canada TOMi!fnTreaL Montréal© Québec?«ASSEPOR > VIDÉOTRON QUÉBEC STÉPHANIE VALLET Aliocha Schneider enchaîne depuis ses 12 ans des rôles au petit comme au grand écran, notamment dans Maman est chez le coiffeur, La dernière fugue ou encore Ville-Marie.Plus récemment, il s\u2019est illustré aux côtés du comédien Connor Jessup (Blackbird) dans Closet Monster de Stephen Dunn, sacré meilleur film canadien au 40e Festival international du film de Toronto.Le long métrage, qui a pris l'affiche hier à Montréal, raconte l'histoire d'Oscar (Connor Jessup) qui, à l'aube de l'âge adulte, est rattrapé par les traumatismes de son enfance.Il doit ainsi affronter les dysfonctionnements familiaux, une sexualité encore indécise, mais surtout le pénible souvenir du tragique passage à tabac d'un homosexuel dont, enfant, il a été témoin.Grâce à son imagination, au soutien d'un hamster doté de la parole (voix d'Isabella Rossellini) et à la promesse d'un amour naissant avec Wilder (Aliocha Schneider), Oscar parvient peu à peu à faire face à ses démons et à découvrir sa vraie nature.Passage à l\u2019âge adulte Schneider a reçu le scénario de Closet Monster après avoir rencontré Stephen Dunn, jeune réalisateur de 27 ans.Le comédien a alors enregistré un self tape avec l'aide de son grand frère.« Je ne m'attendais à rien.On s'est rencontrés à Montréal et on fait une audition dans l'appartement de son ami.Finalement, ça a bien marché ! », lance-t-il.Séduit par le scénario de Stephen Dunn, le comédien aimait également l'idée de travailler avec une équipe presque entièrement dans la jeune vingtaine, installée pendant deux mois à St.John's, Terre-Neuve, ville d'origine du cinéaste.«J'aimais aussi la fantaisie de ce monde imaginaire propre à Stephen.Il y a beaucoup de poésie dans ce film, ce qui manque beaucoup au cinéma », observe Aliocha Schneider.Closet Monster porte avant tout sur le passage à l'âge adulte.Stephen a eu l'intelligence de ne pas faire un film de plus sur la difficulté de vivre son homosexualité quand on est adolescent.«Mais ce qui était difficile avec le personnage, c'est qu'il ne semble pas avoir de problèmes, de souffrances ou de questionnements.En général, c'est sur cela que je me base pour construire mon jeu.Ce n'est pas si facile de se faire demander d'être sexy et charismatique», lance le comédien, qu'on pourra voir cet automne dans la série télé Feux de Serge Boucher et dans Jérémie à VRAK.TV.La musique avant tout Bien qu'il soit en pleine promotion de Monster Closet, Aliocha Schneider avoue avoir plutôt la tête à la musique.« En ce moment, la musique est le centre de ma vie et de mes pensées », dit le jeune auteur, compositeur et interprète de Sorry Eyes, premier extrait de son EP de six chansons à paraître le 2 septembre.À 17 ans, la carrière musicale d'Aliocha Schneider se dessine lors d'une rencontre fortuite avec Jean Leloup, qui deviendra rapidement son mentor.« Je l'ai rencontré dans un café sur Bernard.J'avais huit chansons composées dont je ne savais pas quoi faire.On a commencé à parler et je lui ai fait part de tout ça.Il m'a demandé ce que je faisais ce soir-là et m'a invité en studio alors qu'il travaillait avec Last Assassins.Je me suis préparé, j'ai travaillé mes chansons et regardé des photos de Bob Dylan en studio en me disant que j'allais être comme lui!», lance en riant le jeune joueur de piano et de guitare.«Il m'a tout de suite mis à l'aise et m'a demandé de commencer à chanter.Puis, il a demandé à ses musiciens d'apprendre les accords pour enregistrer ! On a fait une maquette «Jean Leloup m\u2019a tellement appris sur sa philosophie de la musique et de la vie.» \u2014 Aliocha Schneider avec mes huit chansons.C'était le plus beau mois de ma vie ! Il m'a tellement appris sur sa philosophie de la musique et de la vie», ajoute-t-il, encore touché par le généreux geste de Leloup.Un premier pas dans sa carrière musicale, qui sera rapidement suivi par une seconde rencontre avec le réalisateur français Samy Osta, avec lequel il part pour la Suède afin d'enregistrer au Svenska Grammofon Studio à Gôteborg.Ils termineront la production dans la petite cabine d'Osta au studio Question de son à Paris.« Je me suis naturellement tourné vers l'anglais.Je crois que c'est en grande partie à cause de mes influences comme Bob Dylan, Elliott Smith, The Beatles ou encore Nick Drake.Les chanteurs que j'écoute en français, comme Jean Leloup et Daniel Bélanger, ont tous une façon singulière de chanter en français.Je n'ai pas réussi à trouver la mienne alors qu'en anglais, ça s'est fait de manière naturelle», confie-t-il.S'il compte lancer un album en janvier, Aliocha Schneider est très heureux de pouvoir présenter ses six premiers titres dès le début du mois de septembre.«J'ai d'un côté des chansons très épurées et acoustiques, enregistrées en une seule prise pour saisir l'instant, et de l'autre, trois autres chansons plus produites », conclut le chanteur qui sera en spectacle sur le toit d'Ubisoft avec Matt Holubowski le 22 août. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS LECTURE HARRY POTTER AND THE CURSED CHILD Un retour attendu à Poudlard SONIA SARFATI Un huitième livre ayant les mots «magique», « Harry », « Potter» et «J.K.Rowling » sur sa page couverture?Qu\u2019en est-il exactement de cette nouvelle incursion littéraire chez les sorciers formés à Poudlard, qui arrivera demain en librairie?La Presse fait le point.Ce n est pas.Harry Potter and the Cursed Child n'est pas directement la suite de Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les reliques de la mort).J.K.Rowling disait avoir clos sa saga avec ce septième tome.Elle avait par contre toujours dit que d'autres incursions dans l'univers qu'elle a imaginé étaient du domaine du possible.C'est le cas ici: cosigné avec le metteur en scène John Tiffany et le dramaturge Jack Thorne, ce livre n'est PAS un roman, mais le scénario de la pièce en deux actes présentée depuis le 7 juin à Londres où, avant même sa première officielle (qui a lieu aujourd'hui), elle croule sous les éloges.Le scénario a été utilisé pendant les répétitions et des changements y ont été apportés depuis l'impression du bouquin.Une autre version, définitive, sera lancée l'an prochain.' V * PHOTO MANUEL HARLAN, LOURNIE PAR LE PALACE THEATRE Le nouveau Harry Potter n\u2019est pas un roman, mais le scénario de la pièce en deux actes présentée depuis le 7 juin à Londres où, avant même sa première officielle (qui aura lieu demain), elle croule sous les éloges.Sur la photo, Alex Price (Draco Malfoy), Paul Thornley (Ron Weasley), Noma Dumezweni (Hermione Granger), Jamie Parker (Harry Potter) et Poppy Miller (Ginny Potter).C est.Le livre, dont la version française sera lancée le 14 octobre sous le titre Harry Potter et l'enfant maudit, s'ouvre 19 ans après les événements survenus dans Les reliques de la mort.On en avait d'ailleurs un aperçu dans l'ultime chapitre de la saga, « 19 ans plus tard ».On y voyait Harry marié à Ginny et Ron, à Hermione.Ils se trouvaient sur le quai 9 Li de la gare de King's Cross, où certains de leurs enfants s'apprêtaient à monter à bord du Poudlard Express.C'est le cas d'Albus, 11 ans, le cadet de Harry.L'enfant maudit, c'est lui.Fera-t-il partie de Gryffondor ou de S erp en tard?Gageons que la réponse se trouve dans ces pages, dont J.K.Rowling a pensé l'intrigue mais qu'elle n'a pas écrites : elles sont de la plume de Jack Thorne, secondé par John Tiffany.sous le regard de la romancière, bien sûr.Les réactions J.K.Rowling, répondant aux protestations de certains après que l'actrice noire Noma Dumezweni eut été engagée pour jouer Hermione : « Canon: yeux bruns, cheveux frisés, brillante.Rowling aime Hermione noire.» Emma Watson, Hermione dans les huit films : « Après avoir vu la pièce, je me suis sentie plus connectée à Hermione que je ne l'avais été depuis la sortie des Reliques de la mort.Rencontrer Noma, la voir sur scène, c'était comme rencontrer une version plus âgée de moi-même.» Daniel Radcliffe, qui a grandi devant les caméras en tant que Harry Potter, a expliqué sa décision de ne pas assister à la pièce par sa crainte que le public ne passe plus de temps à observer ses réactions qu'à profiter du spectacle.QUELQUES CHIFFRES >\t175 0 00: Nombre de billets vendus en 24 h pour la pièce, présentée à guichets fermés jusqu\u2019en mai 2017.>\t1 : Si I on se fie au nombre de précommandes, le livre sera le plus vendu de l\u2019année en cours.>51: Du mois de juillet, c\u2019est la date de naissance de J.K.Rowling.qui l\u2019a donnée à Harry Potter.Pas un hasard si le livre sort ce jour-là.>450 : En millions, nombre d\u2019exemplaires vendus de la série à ce jour.>\t1 milliard: Valeur estimée, en dollars canadiens, de la fortune personnelle de J.K.Rowling.>\t15 milliards: Sans tenir compte des romans, ce qu\u2019auraient rapporté, en dollars canadiens, les films, produits dérivés, livres électroniques, jeux vidéo, etc.14-27 AOÛT MISQA\u201d DIRECTEUR GÉNÉRAL «ARTISTIQUE ANDRÉ J.ROY 6 CONCERTS EXCEPTIONNELS SALLE POLLACK ¦ 19H QUATUORS À CORDES 14-08\tBORODIN RUSSIE CONCERTO-OUVERTURE 18-08 19-08\trOlstoncmda/GOLDMUNDallemagne MECCOREPOEOGNE/ARGUSÉT\u201c 25-\t08 26-\t08\tGOLDMUNDALLEMAGN E / R 0 LSTO NCANADA ARGUSÉT\u201c/MECCOREPOEOGNE 27-08\tG A LID 0 R E ™TS~UNIS 1 CANADA C0NCERT DE clôture INVITÉS : STEFAN FEHLANDT & VEADIMIR BAFSHIN \t \t oÇm Présenté par ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL aH Hydro Québec 5e EDITION FAITES VITE! PLUSIEURS CONCERTS DÉJÀ COMPLETS LA VIREE CLASSIQUE OSM Couche-Tard Place des Arts FIERE PARTENAIRE VENEZ CELEBRER LA MUSIQUE AU CŒUR DE LA VILLE! 10-13 AOÛT 2016 û 3±= 30 CONCERTS à partir de 10$* dans 4 salles de la Place des Arts dont la Maison symphonique un nouveau volet extérieur gratuit au Parterre du Quartier des spectacles et des activités pour toute la famille! \u2022Taxes en sus Québechh OSM.CA 514 842-9951 Billets aussi disponibles PLACEDESARTS.COM 514 842-2112 ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 Oî EAGA LANADELREY questions;.par courriel! Le titre de son article: «Le mythe et le mystère dè La lia Del Rey.» Elle lui a' confie vouloir collaborer avec le réalisateur David.Lynch.Malgré la fantaisie qui émane de ses chansons, elle dit être très branchée sur la politique, les enjeux sociaux et la culture aria Del Rey se produit dans peu pop.de festivals cet été.Elle fait une belle faveur à Osheaga avec sa Laisser la musique parler pour elle présence comme tête d'affiche du Reste que Lana Del Rey en dit plu-samédi soir.\ttôt moins que trop, notamment sur na Del Rey a rapidement eu du .ses amours.Sa relation avec le pho-au Québec, souligne Nick Farkas, tographe italien Francesco Carrozzini irige l'équipe de programmation .s'est par ailleurs terminée l'automne eaga.Elle a fait deux spectacles dernier.ets au Centré Bell, et.son premier C'est sa musique qui parle.Et avec icle d'aréna était à Montréal.»\ttrois albums en trois ans (même qua- la prènd quand elle passe, Lana tre, en considérant le diptyque Born ;y.Heureusement, elle affectionne to Die et Paradise), disons que Lana Del iblics francophones, comme ceux Rey est une artiste pop prolifique, ébec et de la France.\tLe printemps dernier, une photo a laissé croire qu'elle était en studio :e\tppur enregistrer de nouvelles c h an- tra i rem eut aux autres vedettes sons.Comment évoluera sa musique jmme Lady Gaga ou Taylor Swift, après la pop de Born to Die, les guitares î S'exhibe pas sur les tapis rouges rock d'Ultraviolence et les ballades d'Ho-r les réseaux sociaux.Elle n'ali- neymoon, sorti en septembre dernier?: pas son fil Twitter, et les photos Pour l'instant, on sait seulement que e met sur Instagram sont plus Lana Del Rey travaille avec le réalisa-ques que révélatrices.\tteur Justin Parker, qui a collaboré ayec tiste américaine garde ses opi- elle sur Born to Die et Paradise.pour elle et décline la plupart\t#\t# nnbreuses invitations mondaines Fascinée par les icônes défuntes ; reçoit.\tSaviez-vous que Lana Del Rey a grandi in la rumeur, elle devrait dévoi- près de Montréal, à Lake Placid ?i nouvel extrait en août.Une La chanteuse de 28 ans.avait comme ette inédite, Super Movie, a aussi idole de jeunesse Elvis Presley, ràconte-;é sur le web il y a quelques jours t-elle dans l'une des rares entrevues de e.\tfond qu'elle a données - au magazine jeune femme de 31 ans donne Nylon en novembre 2013.Elle nourrit une l'entrèvués.L'automne dernier, fascination pour les icônes défuntes que rrnaliste du NME a eu la chance sont Kurt Cobain, Jim Morrison et Jeff r des réponses à ses nombreuses Buckley, ainsi que pour le mysticisme religieux, la physique, la science et les énergies métaphysiques.Dans une autre entrevue généreuse accordée à l'auteur Bruce Wagner du Billboard, Lana Del Rey cite deux livres auxquels elle revient souvent:.Autobiography of a Yogi et Hollywood Babylon de Kenneth Anger.L'auteure-com posit rice-i nier prèle de la chanson God Knows I Tried admire par ailleurs Leonard Cohen parce qu'il parle «les femmes et de Dieu.Lana Dèl Rey, fille d'un agent immobilier et d'une professeure d'anglais, a chanté dans une! chorale.Quand elle avait 15 ans, ses parents l'ont changée d'école en raison d'épisodes répétés de beuverie.Elle a déménagé à New York, où elle a commencé à faire des spectacles sous le nom de Lizzy Grant, avant d'entamer des études en philosophie.Dè 2005 à 2010, Lana Del Rey s'est consacrée à la musique en dormant d'appartement en appartement.Elle y a rencontré ses imprésarios, Ben Mawson et Ed Millett, fondateurs de la boîte Tap Management.Puis, après avoir vécu à Londres, elle a- mis en ligne son premier clip viral.Video Gantes.Six ans plus tard, Lana Del Rey n'a plus rien à prouver et toüt le monde a oublié sa première apparition figée à la télévision, sur le plateau de Saturday Night Live.On sait qu'elle Compte parmi ses amis Jaime King èt James Franco, qui lui a consacré le livre Flip-Side : Real and Imaginary Conversations With Lana Del Rèy, publié en mars dernier.On sait qu'elle aime se réfugier à Big Sur.' Mais Lana Del Rey demeure toujours aussi mystérieuse.Et c'est pour cela qu'elle fascine autant les gens.Sur la Scène de la Rivière, ce soir à 21h40.EMILIE COTE UN WEEK-END SANS TEMPS MORTS Montréal vibre au son du festival Osheaga depuis hier.Outre les têtes d\u2019affiche Lana Del Rey (ce soir) et Radiohead (demain), voici quelques concerts qui devraient constituer un week-end festivalier parfait.PHOTO ASSOCIATED PRESS O/, r ïÆ SAMEDI Charlotte Cardin Montréal, Canada Chanson indé Charlotte Cardin continue d\u2019avancer lentement, mais (très) sûrement.Elle vient de sortir le délectable EP Big Boy avant un premier album officiel prévu à l\u2019automne.Avec le fort public étranger d\u2019Osheaga, elle poursuivra sa mission séduction au-delà des frontières du Québec.\u2014 Emilie Côté Scène Verte, aujourd\u2019hui, 13 h Kurt Vile and the Violators Philadelphie, Etats-Unis Folk rock Kurt Vile est un des chef de file du renouveau folk rock.Sorte de croisement entre Neil Young, Thurston Moore et Kim Gordon, il est parmi ceux gui préconisent des chansons bien écrites, des mélodies fortes et une propension certaine à la saturation des guitares.Constant depuis ses débuts! \u2014 Alain Brunet Scène de la Montagne, samedi, 16h45 Haim ciated The Range Stroudsburg, Pennsylvanie Hip-hop Réalisateur, chanteur et rappeur (hip-hop, grime, synthpop, indie pop, dancehall, etc.), James Hinton a repigué le travail d\u2019illustres inconnus, en a assemblé et traité les fragments pour les inscrire dans ses propres chansons.Daniel Kaufman en a fait un film documentaire: Superimpose.\u2014 Alain Brunet Scène Piknic Ëlectronik, aujourd\u2019hui, 17h40 Cœur de pirate Montréal, Canada Chansonindé Après le pari fort réussi de son spectacle «carte blanche» au Festival d\u2019été de Québec sur les plaines d\u2019Abraham, Cœur de pirate peut s\u2019immiscer sans aucun complexe dans la programmation internationale d\u2019Osheaga avec une case horaire fort enviable.\u2014 Emilie Côté Scène de la Vallée, aujourd\u2019hui, 19 h 15 HAIM Los Angeles, Etats-Unis Pop indé On croyait gue les sœurs Haim auraient sorti leur très attendu deuxième album pour Osheaga, mais ce sera pour plus tard.Pour y mettre la touche finale, elles ont même annulé tous les spectacles en Europe prévus après Osheaga.Bon ou mauvais signe?\u2014 Emilie Côté Scène de la Rivière, aujourd\u2019hui, 19h25 Kaytranada Montréal, Canada Beatmaking électro Des gens ont été déçus du spectacle en formule DJ gue Kaytranada a donné au Métropolis en mai dernier.En 2016, guel mandat scénigue ont les stars du beatmaking?Programmé sur la scène Piknic Ëlectronik, l\u2019enfant prodige de Montréal a heureusement le mandat de faire danser la foule avant de la divertir.\u2014 Emilie Côté Scène Piknic Ëlecronik, aujourd\u2019hui, 19 h 50 PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Charlotte Cardin LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 7 ARTS MUSIQUE v\\ , ;y4% vy Jn- JUV.V.'Ï: ~'V' .\u2018 *HU*U PHOTO CHRISTOPHER POLK.AGENCE FRANCE-PRESSE , .-'i Future PHOTO JEFF FOMBARDO, ASSOCIATED PRESS Future Atlanta, Etats-Unis Hip-hop, trap Très prolifique depuis le début de la décennie, Future compte parmi les principaux contributeurs du hip-hop sudiste, ce style trap qui irradie la planète.Pour son usage créatif de l\u2019Auto-Tune et de la lutherie électronique, pour son flow à la fois souple et très typé et ses collaborations avec Drake et The Weenkd, ce MC a la cote.\u2014 Alain Brunet DIMANCHE Skepta Tottenham, Angleterre Grime, hip-hop Ce MC trentenaire est parmi les artistes importants, voire les pionniers du style grime, puisant dans le hip-hop et des sous-genres électroniques ayant fleuri au Royaume-Uni: UK garage, dub, dancehall, jungle/ drum\u2019n\u2019bass.Avec le récent opus Konnichiwa, le respect dont il jouit est toujours à son max.\u2014 Alain Brunet Grimes Vancouver, Canada Synth pop, dream pop Le récent Art Angels peut en dérouter certains par le conformisme apparent de certaines chansons, mais on finit par repérer les qualités probantes de ce quatrième album au fil des écoutes.L\u2019ex-Montréalaise aurait-elle réussi son virage pop sans allonger la sauce?\u2014 Alain Brunet Scène de la Montagne, demain, 17h40 Disclosure Londres, Angleterre Electro Le deuxième album de Disclosure, Caracal, sorti en septembre 2015, n\u2019a pas connu le succès monstre de Settle.Le duo formé des frères Guy et Howard Lawrence tient malgré tout le haut de l\u2019affiche à Osheaga et il sait faire danser une foule.\u2014 Emilie Côté Scène verte, aujourd\u2019hui, 21 h 50 Scène verte, demain, 16h55 Scène de la Montagne, demain, 19h40 T TwF Û ' JG\\ Grime PHOTO MIKE WINDLE, AGENCE FRANCE-PRESSE Dead Obies Montréal, Canada Rap Dead Obies se produit sur la belle scène de la Vallée.en même temps que Radiohead.Un défi intéressant à relever, puisque son public n\u2019a rien à voir avec celui de la bande à Thom Yorke, mais que le rap québécois - même franglais - peine à s\u2019exporter.Le groupe vient d\u2019annoncer une tournée automnale qui le mènera en Europe.\u2014 Emilie Côté Scène de la Vallée, demain, 20h50 PHOTO CAROLINE GRÉGOIRE, LE SOLEIL Dead Obies 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS VISUELS MICHEL DE BROIN Construire des châteaux dans le ciel de Toronto ÉRIC CLÉMENT TORONTO \u2014 Si vous allez à Toronto d'ici au 30 novembre, ne manquez pas la visite, chaque vendredi, de l'œuvre Castles Made of Sand, de Michel de Broin, installée au 68e étage du gratte-ciel de la Banque de Montréal.Une expérience unique puisque l'artiste visuel montréalais y présente en plein ciel sa machine à construire des châteaux de sable.Michel de Broin vient d'inaugurer une œuvre d'art public dans un parc du Luxembourg, en Europe.Intitulée Dendrite, sa sculpture a été vite adoptée par les enfants.Il y a aussi une touche d'enfance dans l'œuvre Castles Made of Sand que l'artiste de 46 ans expose à Toronto.Mais elle révèle avant tout beaucoup de génie, de réflexion et de recherche.Avec son initiative BMO Project Room, la Banque de Montréal donne, chaque année, carte blanche à un artiste pour qu'il crée une œuvre dont elle finance la production.Elle a retenu, il y a trois ans, le projet de Michel de Broin d'inventer une machine à châteaux de sable et de la présenter dans son Project Room.De Broin a travaillé deux ans sur sa machine qui produit et détruit des châteaux de sable en continu.L'idée lui est venue quand il a constaté que le gratte-ciel de BMO dominait Toronto et les abords du lac Ontario.Une position qui rappelle celle d'un château de sable sur une plage.Le groupe bancaire canadien, très intéressé par l'art contemporain (il finance actuellement les activités de la galerie Power Plant, dans la Ville Reine), a fait preuve d'ouverture par rapport au projet de Michel de Broin.Car son château de sable est, in fine, une représentation de la banque elle-même.Or, une banque se voit en général plutôt comme un château fort, stable, puissant et protecteur.Ici, le château est fragile et finalement détruit.Du coup, Castles Made of Sand brouille un peu l'image de stabilité de la banque.Un château par visite Lors de notre visite, la commissaire associée du BMO Project Room, Elisa Coish, a activé la création d'un château.Une réserve située à une extrémité de la machine fournit le sable qui, humidifié, est déposé sous la forme d'un cône sur un tapis roulant.Le tapis se met en marche pour placer le tas de sable au niveau de bras mécaniques.Ceux-ci le pressent dans un moule d'acier qui donne au sable le gabarit d'un château avec ses parois crénelées, malheureusement pas toujours bien formées.En effet, du taux d'humidité du sable (fixé par une sonde) dépendent la finesse des détails et la solidité du château.Cela dit, l'architecture éphémère va de toute façon sécher et commencer à s'effondrer sur elle-même après quelques heures.La machine avale alors le château avant d'en créer un nouveau avec le sable recyclé.La formation des châteaux est ajustée sur l'heure des deux marées quotidiennes.Normal.Ce sont souvent les marées qui détruisent les châteaux des enfants sur les plages.Un travail de génie Castles Made of Sand a nécessité de la part de Michel de Broin des connaissances et des aptitudes en mécanique et en électricité, mais aussi en mécanique des fluides, en hygrométrie et en programmation informatique.« Chaque rouage et chaque élément de la machine doivent fonctionner les uns avec les autres, dit-il.Le problème est de tout assembler! Cela nécessite beaucoup d'ajustements.» L'artiste bricoleur a su s'entourer de spécialistes qui l'ont aidé à construire les cinq prototypes de sa machine.Une machine qui les a étonnés puisqu'elle crée un objet avant de le détruire.«Les ingénieurs me trouvent un peu louche ! », dit-il.Après le 30 novembre, Michel de Broin rapatriera son œuvre au Québec et essaiera de la faire circuler.« C'est un travail de recherche que j'ai envie de poursuivre, dit-il.Et je vais encore travailler avec le sable, car c'est un matériau qui m'intéresse.» Pour visiter l'œuvre, il faut prendre rendez-vous en se rendant sur le site castles-made-of-sand.ca, en envoyant un courriel à curator@castles-made-of-sand.ca ou encore en téléphonant au 416 867-5290.Les visites guidées par la commissaire Dawn Cain ou la commissaire associée Elisa Coish ont lieu tous les vendredis.Au BMO Project Room, BMO Bank of Montreal (302 Bay Street, 68e étage, Toronto), jusqu\u2019au 30 novembre PHOTO TONI HAFKENSCHEID, FOURNIE PAR LARTISTE La machine à construire des châteaux de sable est installée au 68e étage de la Banque de Montréal, à Toronto.I , \\ \u2022 ijjJP ,oB A \" ^ PHOTO TONI HAFKENSCHEID, FOURNIE PAR LARTISTE Lors du cycle de construction d\u2019un château de sable, une réserve située à une extrémité de la machine fournit le sable qui, humidifié, est déposé sous la forme d\u2019un cône sur un tapis roulant.PHOTO TONI HAFKENSCHEID, FOURNIE PAR LARTISTE Michel de Broin a élaboré son moule à château avec des plaques de métal découpées au laser puis assemblées et superposées en sandwich.La pression de 4000 Ib est exercée par un système de vérins et d\u2019air comprimé.i >.L\" y~ PHOTO TONI HAFKENSCHEID, FOURNIE PAR LARTISTE Castles Made of Sand est une oeuvre en flux continu.Une des phases est la destruction du château.Le sable tombe dans un réservoir dans lequel la machine puisera ensuite de nouveau pour construire un autre château.QUE JAMAIS EN ETE, C\u2019EST PI PHOTO TONI HAFKENSCHEID, FOURNIE PAR LARTISTE Le tapis roulant de la machine à châteaux de sable de Michel de Broin est dans l\u2019axe des rues du centre-ville de Toronto et fait face au lac Ontario.e®.® la*» 1 : .Iri'ii .-çy.î te*,, ¦ : -V-t-Sa i\u2014A : ¦¦ ;V , ' 'CO * -JnjÿüA-i SÎÜSiri Mm PHOTO MICHEL DE BROIN, FOURNIE PAR LARTISTE Michel de Broin vient d\u2019inaugurer une oeuvre d\u2019art public dans un parc du Luxembourg, en Europe.Installée au cœur d\u2019un labyrinthe de verdure, sa sculpture Dendrite, d\u2019un jaune éclatant, a vite été adoptée par les enfants. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 9 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS THÉÂTRE Philippe Thibault-Denis joue un Roméo convaincant.Marianne Fortier en Juliette, on ne sait trop.Débutante au théâtre, la comédienne ne projette pas suffisamment sa voix pour qu\u2019on puisse en juger toujours correctement.PHOTOS YVES RENAUD, FOURNIES PAR LE TNM La talentueuse Debbie Lynch-White, dans le rôle de la nourrice, en fait beaucoup, voire trop.Mais n\u2019est-ce pas le ton voulu par la mise en scène ?- .wm'-K # A ROMÉO ET JULIETTE L\u2019amour cynique MARIO CLOUTIER CRITIQUE ?V2 L'humour l'emporte largement sur l'amour dans Roméo et Juliette, coproduction de Juste pour rire et du TNM mise en scène par Serge Denoncourt.Avec des résultats très mitigés.Serge Denoncourt nous avait avertis: Roméo et Juliette est une comédie.On trouve en effet chez Shakespeare toutes les expressions de la condition humaine.Le comique et le tragique s'y côtoient allègrement.Et c'est là que réside la difficulté de la mise en scène.Tout devient une question de dosage, et cet équilibre nous apparaît ici déficient.En bref, nous sommes bel et bien à Juste pour rire.Le cabotinage l'emporte bien souvent sur le jeu, les gags à répétition, sur la montée dramatique, et le vaudeville surgit parfois de nulle part, jusque dans le lit de mort de Juliette.Transposé dans les années 30 lors de la montée du fascisme italien, le récit est connu.Les Capulet et les Mont aigu de Vérone sont en guerre.Roméo Montaigu s'invite à un bal chez les Capulet, tombe amoureux de Juliette et l'épouse en secret.11 sera banni de la ville après une rixe mortelle et retrouvera Juliette dans la mort après une seule nuit d'amour.Cette nuit d'amour n'est évoquée chez Shakespeare que lors du réveil des amants au petit matin.Ici, le metteur en scène décide de montrer auparavant les ébats du couple, enfin surtout le corps bien découpé de Philippe Thibault-Denis, des pectoraux jusqu'aux fesses.Cette scène superflue montre clairement que la volonté de cette proposition est d'en mettre plein la vue en favorisant surtout l'humour et en faisant passer l'amour tragique au second plan.Lhumour I emporte sur l amour Dans Roméo et Juliette, l'émotion devrait normalement être omniprésente, à tout le moins palpable.Elle reste pourtant occultée par l'humour grivois.Même dans la deuxième partie où le tragique prend le pas sur le comique, des rires fusent, notamment lors de la scène de la fausse mort de Juliette.Bref, ni Shakespeare ni Denoncourt ne croient que l'amour peut sauver le monde.L'humour peut-être, alors.Un humour résolument queer par moments, lors des scènes mettant en vedette un Mercutio survolté et cynique, surtout.Dans une production misant sur le mélange des genres, c'est d'ailleurs Mercutio qui a le beau jeu.Benoît McGinnis vole le show, comme dirait Denise Filiatrault, dans ce personnage tragicomique par excellence, amoureux transi de Roméo, mais ultralucide.« On se tue à trouver de nouvelles façons de se tuer», dira-t-il si justement à propos de cette époque, ou de la nôtre d'ailleurs.Son équivalent spectaculaire féminin est représenté par Debbie Lynch-White dans le rôle de la nourrice.Drôle, la talentueuse comédienne en fait cependant beaucoup, voire trop.Mais n'est-ce pas le ton voulu par la mise en scène ?Philippe Thibault-Denis joue un Roméo convaincant.Marianne Fortier en Juliette, on ne sait trop.Débutante au théâtre, la comédienne ne projette pas suffisamment sa voix pour qu'on puisse en juger toujours correctement.Quant au reste de l'impressionnante distribution, elle fait montre de talent, notamment les plus jeunes comme Mikhaïl Ahooja, Guillaume Gauthier et Simon Pigeon.Dans ce casse-tête d'intentions mêlées, on rend un superbe hommage à feu François Barbeau, dont les multiples costumes sont utilisés lors de la scène de bal.Les éclairages et les projections sont réussis.La scénographie de Guillaume Lord est belle et astucieuse, mais encore là, le fameux balcon est tellement immense qu'il prend toute la place dans cette scène-clé où l'amour de Roméo et Juliette devrait nous faire frissonner.Comble de cynisme, après la mort des amants, le prince de Vérone, qu'on nous présente tel un Mussolini tendance Trump, devient le messager de la paix entre les Capulet et les Montaigu.Désolé, ça ne colle pas.Probablement qu'il vaut mieux en rire.Au TNM jusqu\u2019au 20 août QUAND LA REALITE DEPASSE FICTION L\u2019ENQUETI OUI A TOUT CHANGI POUR LÀ MAFIA récit de DANIEL RENAUD CËLLULI LHISTOIRE jamais BAI PRESSE « Un livre qui se lit comme un thriller ! RICHARD MARTINEAU, CHOI-FM DANIEL RENAUD Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca «'H -i i_*Y a, Vn :le festival DETgw lanaudiere en collaboration avec r\\ Hydro Québec présente DU 9 JUILLET AU 7 AOÛT 2016 SAMEDI 30 JUILLET 120 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LAVAL Christopher HALL, clarinette et narration Alain TRUDEL, direction Programme: Johannes BRAHMS, Georges BIZET, Johann STRAUSS II, Zoltân KODALY, Anthony ROZANKOVIC, Arturo MÂRQUEZ DIMANCHE 31 JUILLET 114 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE DU CAMP MUSICAL PÈRE LINDSAY CHŒUR FERNAND-LINDSAY Julien PROULX, chef de chœur CONCERT ^ Programme : Ludwig van BEETHOVEN, Wolfgang Amadeus MOZART, Antonin DVORÂK, Carl ORFF, Giuseppe VERDI et plusieurs autres VENDREDI 5 AOÛT 120 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Charles RICHARD-HAMELIN, piano Kent NAGANO, direction CONCERT ©YAMAHA Programme : Robert SCHUMANN, Johannes BRAHMS Pour informations et programmation complète 1 800 561-4343 | lanaudiere.org | Desjardins Ey ©YAMAHA Québec SS Canada ff J°^ette Aussi en format PDF et E-pub lanaudiere.org\tplacedesarts.com 7 ARTS LECTURE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE «J\u2019aime toucher les gens et leur donner le goût de créer avec mes dessins.Ils font beaucoup de dessins, les enfants, mais je trouve ça important de les mettre en contact avec des artistes marguants.Offrir l\u2019émerveillement aux enfants, c\u2019est important», dit Isabelle Arsenault.ttk M * Wl ISABELLE ARSENAULT / Une berceuse en chiffons La trame d\u2019une vie Un fil à la fois, la carrière d\u2019Isabelle Arsenault se tisse fort solidement.Carrière américaine, notamment, avec la grande Louise Bourgeois en toile de fond.MARIO CLOUTIER La carrière américaine d'Isabelle Arsenault est sur une vraie lancée.Elle écrit et illustre actuellement un album qui sortira l'an prochain chez nos voisins du Sud, puis qui sera traduit par La Pastèque.«C'est inspiré beaucoup de Montréal, explique l'artiste en entrevue dans son atelier montréalais.Ça s'appelle The Mile End Kid's Story.L'univers des enfants dans ce livre, c'est la ruelle.Ça va super bien aux États-Unis.Comme illustrateur au Québec, on n'a pas le choix de s'exporter.Le marché américain est tellement grand qu'un livre comme Cloth Lullaby peut me faire vivre.» Cet album écrit par Amy Novesky et illustré par Isabelle Arsenault vient de sortir chez La Pastèque sous le titre Une berceuse en chiffons.La vie tissée de Louise Bourgeois.Il a été publié en mars aux États-Unis par Abrams.«Mon agente de New York m'a présenté l'éditrice.Le sujet m'intéressait énormément.Abrams publie beaucoup de livres d'art, donc je sentais qu'il y avait une réelle sensibilité de leur part.Ils voulaient quelque chose de personnel autour de Louise Bourgeois, et ça m'a donné confiance.Après, ça s'est fait tout seul.» Façon d'esquisser.Il faut dire que le travail de préproduction aura été long, mais fructueux.« Je ne connaissais pas la totalité de son travail.Sa production est immense, autant en sculpture, tissage que peinture.J'ai fait beaucoup de recherche visuelle à son sujet.J'ai utilisé des motifs présents dans son travail qui consistait souvent à les juxtaposer.Je voulais montrer la source de son imaginaire.Louise Bourgeois a toujours été fidèle à elle-même.» L'illustratrice montréalaise dit s'être aussi inspirée de la palette de couleurs de l'artiste française naturalisée américaine et morte à 98 ans en 2010.«Le rose, par exemple, c'est l'une de mes couleurs préférées.Dans mon travail, j'ai de la retenue face à la couleur, mais de m'approprier celle d'une artiste, c'est comme si une partie du travail était fait.» Couleurs et trames Couleurs et trames diverses sont au rendez-vous de ce récit de la vie touchante de Louise Bourgeois.Sa mère réelle était tisserande et sa mère spirituelle, l'araignée, aussi.« Il y a beaucoup de références au travail de Louise, à ses outils, ses thématiques dans le livre.Mes pages en bleu renvoient aussi à un tableau de Louise Bourgeois.Tous les morceaux sont en relation avec ses créations.C'est un hommage, finalement.» Isabelle Arsenault a dédié le livre à sa propre mère, aussi artisane.« C'est une couturière.Le travail des artisans me touche énormément.Tous ceux et celles qui travaillent avec leurs mains, j'adore ça.J'ai voulu que les personnes connaissant Louise Bourgeois s'y retrouvent aussi.Le texte était super inspirant, pas trop descriptif, presque poétique.J'aime beaucoup les textes qui ouvrent des portes sur l'imaginaire.» Education artistique En illustration jeunesse pour y rester, Isabelle Arsenault s'est justement donné pour mission de permettre aux enfants d'être sensibilisés aux arts et aux grands artistes.Après Virginia Wolf (avec l'auteure Kyo Maclear) et Jane Eyre (pour le texte de Fanny Britt Jane, le renard et moi), place à Louise Bourgeois.«J'aime toucher les gens et leur donner le goût de créer avec mes dessins.Ils font beaucoup de dessins, les enfants, mais je trouve ça important de les mettre en contact avec des artistes marquants.Offrir l'émerveillement aux enfants, c'est important.» Cet été, elle met la dernière main aux illustrations de sa deuxième collaboration avec Fanny Britt, Louis parmi les spectres, qui sortira à l'automne.« C'est l'univers d'un garçon ado dont les parents sont séparés.Il a des démons et a peur de foncer dans la vie parce que son modèle de père est déficient.Le récit tourne autour du courage nécessaire pour avancer dans la vie.Je crois que c'est inspirant pour les jeunes d'aborder des thèmes plus matures.» 1?tfJY\t-*¦ M5TÉ3UÈ UNE BERCEUSE EN CHIFFONS., i*> wf tissée ut LOl/lSF ZîOimGfOiS A.my «OKwy iSAüfur Une berceuse en chiffons.La vie tissée de Louise Bourgeois Texte d\u2019Amy Novesky Traduit par Sophie Chisogne Illustrations d\u2019Isabelle Arsenault La Pastèque Louise Bourgeois en quelques dates >\t25 décembre 1911 : Naissance à Paris de Louise Joséphine Bourgeois >\t1958: Elle s\u2019installe à New York après avoir rencontré l\u2019historien de l\u2019art Robert Goldwater >\t1940: Elle commence sa carrière d\u2019artiste, qui s\u2019étalera sur 70 ans.>\t1951 : Après la mort de son père, elle commence une psychanalyse qui durera.30 ans! >\t1982: Après avoir vu son travail enfin reconnu pendant les années 70, une première rétrospective de son œuvre est présentée au MoMA.>\t1999: Elle reçoit le Lion d\u2019or de la Biennale de Venise pour l\u2019ensemble de son œuvre.>\t2000: La sculpture monumentale Maman, une gigantesque araignée de bronze, est exposée pour la première fois à l\u2019extérieur de la Tate de Londres.On pourra la voir ensuite, entre autres, à Ottawa, Bilbao, Tokyo, Saint-Pétersbourg, Paris.>\t51 mai 2010: Mort de Louise Bourgeois à l\u2019âge de 98 ans ¦ V.LO Û) - - \u2022 s w:1 S VSË.\"î! PHOTO NATHAN STRANGE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Maman 1999, sculpture de l\u2019artiste française Louise Bourgeois représentant une araignée géante, trône à l\u2019extérieur de la Tate de Londres.L\u2019œuvre, qui fait partie d\u2019une série de six, mesure plus de 9 m de haut et est faite de bronze, d\u2019acier inoxydable et de marbre.PHOTO RAIMON RAMIS, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS À gauche, l\u2019artiste Louise Bourgeois prend la pose avec sa sculpture Eye to Eye à New York en 1990.Cette œuvre qui date de 1970 est faite de marbre. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ARTS LECTURE Le libraire du village Après plus de 30 ans à la tête du Fureteur, le libraire de Saint-Lambert prend sa retraite.NATHALIE COLLARD Presque tous les matins, les habitants de son patelin le voyaient passer à vélo, son chapeau vissé sur la tête.Yves Guillet s'en allait travailler à la librairie Le Fureteur, SA librairie, à Saint-Lambert.Comme un personnage de film français, il était le libraire du village, connu de tous.Natif de Saint-Lambert, ce fils de pharmacien a consacré sa vie aux livres et aux lecteurs.« J'ai commencé à fréquenter Le Fureteur de manière assidue quand j'étais étudiant en littérature, raconte l'homme de 60 ans qui a pris sa retraite en juin.La première année, nous avions 80 titres à lire, alors j'achetais beaucoup de livres.J'ai fait la connaissance d'une baronne belge qui travaillait à la librairie.Quand elle est tombée malade, on m'a proposé de la remplacer.Je ne suis jamais reparti.» Yves Guillet n'avait que 29 ans lorsqu'il a décidé d'acquérir la librairie, fondée en 1963.Il avait trouvé sa vocation.Un couple d'amis plus âgés lui a donné le coup de pouce financier nécessaire.Beau clin d'œil du destin, c'est la fille de ce couple - Valérie, qui travaille au Fureteur depuis 20 ans - qui reprend le flambeau aujourd'hui en rachetant les parts de M.Guillet.La boucle est bouclée.Un métier qui change Le monde des livres a bien changé depuis le jour où Yves Guillet est officiellement devenu libraire, au milieu des années 80.L'informatisation, « J\u2019ai eu la chance d\u2019avoir une clientèle extraordinaire, des gens instruits, informés, qui me demandaient des livres pas encore parus parce qu\u2019ils en avaient entendu parler à la radio ou dans la presse.C\u2019est précieux.» - Yves Guillet la concentration des éditeurs et des librairies ont complètement bouleversé les façons de faire.Certaines librairies ont diversifié leurs activités et vendent désormais des marchandises qui n'ont plus grand-chose à voir avec la littérature.Les géants du web, eux, proposent de nous livrer le dernier best-seller (bientôt par drone!) en l'espace de 48 heures.Malgré cette féroce compétition, certaines librairies indépendantes comme Le Fureteur font le pari que la bonne vieille librairie, où on ne vend que des livres, a encore sa raison d'être.« La loi Vaugeois a été salutaire pour nous, souligne Yves Guillet.Elle nous a assuré une santé financière.» Cet agrément oblige en effet les acheteurs institutionnels (bibliothèques municipales, écoles, ministères, etc.) à acheter leurs livres dans une librairie agrégée dans leur région administrative.Le métier de libraire a peut-être changé, mais son rôle, lui, est toujours le même.Être le conseiller privilégié des amoureux de la littérature.«U faut être à l'écoute de notre clientèle, en adéquation avec elle, rappelle Yves Guillet.Ça signifie aller au-devant des lecteurs, deviner ce qu'ils auront envie de lire.J'ai eu la chance d'avoir une clientèle extraordinaire, des gens instruits, informés, qui me demandaient des livres pas encore parus parce qu'ils en avaient entendu parler à la radio ou dans la presse.C'est précieux.» Sa librairie, il l'a voulue comme un carrefour, un lieu de rencontre, vivant et stimulant.Au fil des ans, il a d'ailleurs organisé plusieurs rencontres d'auteur, offrant à sa clientèle des moments d'échange privilégié avec leurs auteurs préférés, de Dany Laferrière à Delphine de Vigan en passant par Kim Thùy et Michel Rabagliati.«La librairie, c'est un lieu de lumière », ajoute Yves Guillet.MM mmw nr1 \"\u2022 V.V- PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Yves Guillet n\u2019avait que 29 ans lorsqu\u2019il a décidé d\u2019acquérir Le Fureteur, librairie fondée en 1963 à Saint-Lambert.Il avait trouvé sa vocation.Le plaisir de la découverte Le rôle de « curateur » est un autre aspect important du métier de libraire.«Le choix éditorial est fondamental, affirme Yves Guillet.C'est notre prérogative d'avoir une librairie à notre image, de choisir ce qu'on veut mettre de l'avant.» Sa librairie compte environ 20 000 titres.Quand le titre désiré n'est pas sur les rayons, on offre de le commander.«U faut être à l'écoute des demandes, mais il faut aussi venir au-devant des lecteurs, ajoute le libraire.C'est une question de métier.» Rien de plus jouissif pour un libraire que de faire découvrir un auteur ou une maison d'édition à un client.Ça tombe bien, car il y a une effervescence ces années-ci dans le milieu littéraire québécois, observe Yves Guillet.«Depuis une dizaine d'années, il y a plein de petits éditeurs qui sont apparus: Le Quartanier, Cheval d'août, Marchand de feuilles, Les éditions de Ta Mère, etc.C'est intéressant comme phénomène.On sent qu'ils sont bien implantés, qu'ils rejoignent déjà un lectorat qui a une certaine importance.» La passion de l\u2019histoire En plus de diriger son commerce, Yves Guillet a siégé cinq ans à titre de président du conseil d'administration de la Coopérative des librairies indépendantes du Québec.« L'engagement a toujours été important pour moi », assure-t-il.Là aussi, les perspectives ont changé au cours des dernières années.« Quand je suis arrivé à ce poste, poursuit-il, l'horizon était incertain.C'était l'arrivée du livre électronique, on ne savait pas ce qui allait arriver.Aujourd'hui on assiste en quelque sorte à un retour du balancier.U faut dire que nous avons un directeur général exceptionnel.U y a des initiatives comme la Journée du livre québécois qui marchent super bien.Je suis vraiment content du travail accompli.» Yves Guillet part donc le cœur léger.Au moment de notre rencontre, il se préparait à aller passer l'été à la campagne.U pourra se consacrer à sa passion, l'histoire, lui qui siège depuis des années déjà à la Société d'histoire Mouillepied, à Saint-Lambert.U a également des projets d'écriture auxquels il souhaite accorder plus de temps.Mais pour les gens de Saint-Lambert, il restera toujours le libraire du village.TV » r mes «UN CHOUETTE FILM!» LIBÉRATION PRESENTEMENT AU CINEMA -?^ ©Yoüj® LesFilmsChristal «UNE CHARMANTE ESCAPADE PLEINE DE POÉSIE, DE GÉNÉROSITÉ, DE TENDRESSE ET D\u2019HUMOUR.» TÉLÉ 7 JOURS «AUSSI DRÔLE QU\u2019ATTACHANT!» 20 MINUTES RAMZY ELODIE UN FILM DE RAMZY BEDIA Ie\" OmadS HIM Q?\tÎGâumont Les FilmS^ ! CHRfSTAL « UNE DECLARATION D\u2019AMOUR AU CINÉMA » METRONEWS « UNE DELICIEUSE « UNE CHRONIQUE ROMANCE » IRRÉSISTIBLE » LE FIGARO LES INR0CKS « UNE COMEDIE REJOUISSANTE » L\u2019HUMANITÉ « UN FILM CRUEL ET BRILLANT » TELERAMA « UN FILM LUMINEUX ET SENSUEL » LE MONDE « UN GRAND CRU » VERSION FÉMINA SELECTION OFFICIELLE FESTIVAL DE CANNES film d'ouverture JEANNIE BERLIN STEVE CARELL JESSE EISENBERG BLAKE LIVELY PARKER POSEY KRISTEN STEWART COREY STOLL KEN STOTT Société Écrit et réalisé par WOODY ALLEN métropole amazonstudios PRÉSENTEMENT AU CINÉMA 13 W YmŒB S metropolefiIms.com 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNINNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ARTS CINÉMA Mon guide cinéphile estival (bis) v » Vrr'_J- ti - k i MARC CASSIVI CHRONIQUE r PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS DU LOSANGE Ma nuit chez Maud, un film d\u2019Eric Rohmer PHOTO FOURNIE PAR K FILMS AMERIQUE Camion, un film de Rafaël Ouellet PHOTO FOURNIE PAR ANNAPURNA PICTURES Zero Dark Thirty, un film de Kathryn Bigelow Ala demande populaire (ou presque), voici le deuxième volet de mon guide cinéphile estival.Le premier volet - publié au début de juin - se concentrait sur les films accessibles sur Netflix.Voici d'autres suggestions de longs métrages de la populaire plateforme, connue surtout pour ses séries télé, ainsi que des films offerts gratuitement en streaming sur les sites de l'ONF et de TFO.ONF.ca FILMS DOCU LE STEAK DE PIERRE FALARDEAU ET MANON LERICHE La boxe est un sport tragique.Une victoire ou une défaite fait la différence entre un combat de championnat du monde et une fin de carrière abrupte.Ou entre la vie et la mort.Parlez-en à Gaétan Hart, dont un violent uppercut a mis fin aux jours de Cleveland Denny et qui a inspiré ce fascinant documentaire.Voir aussi : >\tLe confort et l'indifférence de Denys Arcand >\tLes vrais perdants d'André Melançon >\tPour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault >\tÀ Saint-Henri le cinq septembre d'Hubert Aquin HISTOIRES DU BAS-CANADA LE CHAT DANS LE SAC DE GILLES GROULX «Je suis canadien-français et je me cherche », dit Claude (Claude Godbout), apprenti journaliste amoureux d'une étudiante en théâtre anglophone (Barbara Ulrich).Inspiré par le cinéma de la Nouvelle Vague, Gilles Groulx dresse par à-coups un portrait subtil et éloquent d'une société en changement, le Québec de la Révolution tranquille.Une oeuvre essentielle de notre cinématographie.Voir aussi : >\tMon oncle Antoine de Claude Jutra >\tIXE-13 de Jacques Godbout >\tJ.A.Martin photographe de Jean Beaudin >\tLa vie heureuse de Leopold Z de Gilles Carie TFO.ca CYCLE ROHMER MA NUIT CHEZ MAUD Les tiraillements éthiques de Jean-Louis Trintignant, pris entre le feu brûlant de Françoise Fabian, la candeur bienveillante de Marie-Christine Barrault et le pari de Pascal.Une oeuvre phare de la Nouvelle Vague et un chef-d'œuvre intemporel d'Eric Rohmer.Voir aussi : >\tLe genou de Claire >\tConte d'hiver; Conte d'automne, Conte d'été, Conte de printemps >\tNadja à Paris >\tL'amour l'après-midi >\tLa collectionneuse TRIO SOKOUROV FAUST Une œuvre délirante, baignée dans le soufre diabolique, mettant en scène de manière somptueuse une adaptation très libre du récit de Goethe.Un ovni, exigeant, que d'aucuns jugeront rébarbatif, mais qui offre la preuve que le cinéma est bien un art vivant.Lion d'or à Venise en 2011.Voir aussi : >\tTaurus >\tLe soleil DEUX FOIS WENDERS PARIS, TEXAS DE WIM WENDERS Palme d'or à Cannes en 1984, un road-movie magistral - qui n'a pas pris une ride, comme la bande originale de Ry Cooder -, scénarisé par le grand dramaturge Sam Shepard et mettant en vedette l'inoubliable Harry Dean Stanton (qui vient d'avoir 90 ans).Voir aussi : >\tLes ailes du désir >\tQuébec Gold QUÉBEC GOLD CAMION DE RAFAËL OUELLET Une œuvre d'une élégante sobriété, finement filmée, et magnifiquement interprétée par un trio d'acteurs en osmose, qui jouent à merveille une touchante et percutante partition.Voir aussi : > Trois temps après la mort d'Anna de Catherine Martin >\tLe météore de François Delisle >\tElle veut le chaos de Denis Côté >\tNuit #1 d'Anne Émond >\tRéjeanne Padovani de Denys Arcand EUROPE 1 LE CHEVAL DE TURIN DE BÉLATARR Un monument transcendant de poésie noire, âpre et rude, indolent et mélancolique, d'une beauté somptueuse.Voir aussi : >\tOslo, 31 août de Joachim Trier >\tTabou de Miguel Gomes >\tLe petit lieutenant de Xavier Beauvois >\tLes beaux gosses de Riad Sattouf >\tL'enlèvement de Michel Houellebecq de Guillaume Nicloux Netflix PERLES ÉTRANGÈRES AU-DELÀ DES COLLINES DE CRISTIAN MUNGIU Une œuvre austère et magnifique, sous la forme de grands tableaux naturalistes, sur le joug religieux dans l'ère postcommuniste en Roumanie, qui se pose à la fois en allégorie de la folie, du désir et de la passion amoureuse.Voir aussi : >\tLes nouveaux sauvages de Damian Szifron >\tL ev i at h an d'André ï Zvyaguintsev ACTEURS OSCARISÉS BOYS DON T CRY DE KIMBERLY PEIRCE Hilary Swank crève l'écran dans le rôle de Teena Brandon, alias Brandon Teena, jeune transgenre rejeté sauvagement par son entourage.Voir aussi : >\tUsual Suspects de Bryan Singer >\tWhiplash de Damien Chazelle LAURIERS CANNOIS >\tNebraska d'Alexander Payne (pour Bruce Dern) >La chasse de Thomas Vinterberg (meilleur acteur pour Mads Mikkelsen) >\tMr.Turner de Mike Leigh (pour Timothy Spall) >\tVolver de Pedro Almodovar (pour l'ensemble de la distribution féminine) NOIR DE NOIR UNDER THE SKIN DE JONATHAN GLAZER Une œuvre lancinante et énigmatique, avec Scarlett Johansson en séductrice extraterrestre.Voir aussi : >\tEx Machina d'Alex Garland >\tNightcrawler de Dan Gilroy >\tSleepy Hollow de Tim Burton APRÈS J.C.ALL IS LOST DE J.C.CHANDOR Robert Redford dans un grand rôle quasi muet, celui d'un navigateur dans ses derniers retranchements, déployant tous les efforts pour survivre à l'accident qui a abîmé son voilier en plein océan Indien.Voir aussi : > Margin Call de J.C.Chandor >A Most Violent Year de J.C.Chandor NOMMÉ POUR .UN GLOBE DORE ZERO DARK THIRTY DE KATRYN BIGELOW Un film fascinant, sans temps morts, efficace mais subtil, sans excès de complaisance ni de patriotisme, sur le coût moral de la guerre.Voir aussi : >\tCaptain Phillips de Paul Greengrass >\tMoneyball de Bennett Miller >\tPunch Drunk Love de Paul Thomas Anderson >\tLa piel que habito de Pedro Almodovar Ml LA KUNIS KRISTEN KATHRYN ANNIE\tavec JADA PINKETT BELL HAHN MUMOLO\tSMITH et CHRISTINA APPLEGATE VERSION FRANÇAISE QUÉBÉCOISE DE BAD MOMS INDIGNES DES SCÉNARISTES DE LENDEMAIN DE VEILLE Lséville Les Films^fflU Mereslndignes-LeFilm.com M PRESENTEMENT AU CINEMA ^J31 Tubel & ® You® LesFilmsSeville Un regard neuf sur la quête d\u2019identité sexuelle PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Rattrapé à l\u2019aube de l\u2019âge adulte par les traumatismes de son enfance, Oscar (Connor Jessup) doit affronter les dysfonctionnements familiaux, en plus d\u2019une sexualité encore indécise.CLOSET MONSTER (V.F.: UN MONSTRE DANS LE PLACARD) ?Drame de Stephen Dunn mettant en vedette Connor Jessup, Aaron Abrams et Aliocha Schneider.1 h30.STÉPHANIE VALLET Sacré meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto, Un monstre dans le placard s'inspire d'événements que le jeune réalisateur Stephen Dunn a lui-même vécus lorsqu'il était adolescent.Un acte de violence extrême envers un homosexuel empalé sur un terrain près de son école lui a fait remettre en question son orientation sexuelle et lui a donné le point de départ du long métrage.C'est dans ce contexte qu'on fait la connaissance d'Oscar (Connor Jessup) qui, 10 ans après le drame, tente d'apprivoiser son identité sexuelle.Rattrapé à l'aube de l'âge adulte par les traumatismes de son enfance, le jeune homme doit affronter les dysfonctionnements familiaux, en plus d'une sexualité encore indécise.Dans sa petite ville de Terre-Neuve, Oscar rêve de devenir maquilleur en effets spéciaux à New York.Il passe la plupart de son temps avec son amie Gemma (Sofia Banzhof), qui l'aide à monter son portfolio.Le seul autre vrai interlocuteur de l'adolescent tourmenté est Buffy, son hamster (dont la voix est celle d'Isabella Rossellini, incarnation de la véritable nature d'Oscar).Alors que le jeune homme travaille dans une quincaillerie, il fait la connaissance de Wilder (Aliocha Schneider), un charismatique et charmant collègue à la vie sociale bien remplie.Son attirance envers Wilder va pousser Oscar à affirmer son orientation sexuelle malgré le traumatisme qu'il a vécu pendant sa jeunesse.Le jeune réalisateur de 27 ans a fait preuve d'une belle maturité, utilisant des métaphores intéressantes pour aborder un sujet souvent traité: le coming out et la quête d'identité sexuelle.Il arrive par exemple à illustrer avec doigté et poésie la peur du sexe anal qu'a le jeune homme.Connor Jessup (découvert dans Blackbird) est très crédible dans son rôle et offre une belle performance.On déplore par contre que le scénario néglige autant les personnages secondaires, surtout ceux de Wilder et de la mère d'Oscar, qui manquent de relief malgré un jeu d'acteur irréprochable.Le monstre dans le placard pose un regard queer sur la quête de l'identité sexuelle, une proposition rafraîchissante alors que la plupart des films ayant abordé le passage à l'âge adulte ou la sortie du placard l'ont surtout fait avec une perspective plus « hétéronormée ». LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 13 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin ARTS CINÉMA MON AMI DINO « Tout est vrai, tout est faux » PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE Dino Tavarone (à droite), 72 ans, ne cache pas avoir perdu ses repères en acceptant l\u2019invitation de son ami Jimmy Larouche, qui lui a tout bonnement demandé s\u2019il voulait faire un film, un soir de brosse.Pà ¦ T Xs La comédienne Joëlle Morin raconte avoir reçu un rôle sur mesure en incarnant la mère adoptive de Pipingo le chien dans Mon ami Dino, elle qui milite depuis longtemps pour la défense des animaux.HUGO MEUNIER L'acteur Dino Tavarone a-t-il vraiment été aux prises avec un cancer à un stade avancé ?Le film Mon ami Dinof qui clôturera en grande première le festival Fantasia le 3 août prochain, répond à cette question.ou pas.Disons simplement que malgré des douleurs à un nerf sciatique, celui qui a fait sa marque dans notre paysage télévisuel avec son rôle du mafieux Scarfo dans la série Omertà a aujourd'hui plutôt l'air en forme sur la terrasse du restaurant où il enfile les entrevues, après le visionne-ment de presse de cette espèce de biopic.Situé quelque part entre la fiction et le documentaire, Mon ami Dino risque d'en surprendre plusieurs, en plus de condamner, pendant 84 minutes, le spectateur à essayer de démêler le vrai du faux.Même ici en entrevue, on sent une volonté de l'équipe de maintenir un flou autour du projet.« Tout est vrai, tout est faux.L'émotion est vraie », lance d'entrée de jeu Dino Tavarone, 72 ans, qui ne cache pas avoir perdu ses repères en acceptant l'invitation de son ami Jimmy Larouche (Antoine et Marie, La cicatrice), qui lui a tout bonnement demandé s'il voulait faire un film, un soir de brosse.Malade « Cette chose m'est vraiment rentrée dedans.J'en pouvais plus, je commençais à être vraiment malade, à avoir de la difficulté à marcher.Je ne savais plus où j'étais entre la fiction et la réalité », raconte le comédien, comme s'il revenait de la guerre.Même son chien Pipingo, un acteur récurrent du film, est tombé malade, ajoute-t-il.Un stress émotionnel, selon le vétérinaire.«C'est un film que tu ne regardes pas avec la tête, mais avec le cœur.Si le téléspectateur embarque, il n'aura pas besoin de savoir ce qui est vrai ou faux dans ma vie », croit Tavarone, convaincu que la sincérité du jeu de l'acteur prime le reste.Le comédien semble s'en vouloir un peu d'avoir impliqué émotionnellement ses amis dans l'expérience, dont Manuel Tadros, son agente (et ex-conjointe) Ginette Achim, mais surtout Michel Côté, qui encaisse durement le choc de sa maladie.« On approchait les gens en disant simplement qu'on tournait un documentaire sur moi.Michel a perçu mon émotion, ma crainte et s'est livré », raconte Tavarone.U ajoute que l'intention du film était aussi de montrer que le cancer n'est pas seulement l'affaire du malade, mais aussi celle de tout son entourage, « comme une pieuvre qui ramasse tout autour d'elle ».L'acteur ajoute avoir tourné 40 h pour ne garder que 84 minutes.Un effort de montage dans cette pléthore d'improvisation et de monologues-fleuves, à l'image de cette entrevue qui s'éparpille dans tous les sens au sujet d'un crépuscule orangé, de l'immigration, de la famille et du jeu d'ombre et de lumière créé sur un plafond par le soleil.À travers tout ça, Tavarone admet avoir un peu peur de mourir une deuxième fois, si la maladie revenait le hanter.« J'ai plus peur de la souffrance que de la mort, confie le comédien, qui assure ne pas avoir tourné son testament.Je suis un homme libre, comme un itinérant détaché de tout dans une jungle en ciment.» La comédienne Joëlle Morin (Alys Robi, Scoop) raconte avoir reçu un rôle sur mesure en incarnant la mère adoptive de Pipingo, elle qui milite depuis longtemps pour la défense des animaux.Une courte présence dans le film pour cette amie de Tavarone, mais surtout du réalisateur Jimmy Larouche, qui lui avait confié un premier rôle dans son film La cicatrice il y a six ans.« U m'a parlé d'une docufiction, une sorte d'improvisation avec un cadre », explique Morin, qui a improvisé 3 scènes de 20 minutes.Un tournage plus difficile que prévu, puisque Pipingo ne semble aimer qu'une personne sur terre: Dino Tavarone.«U me grognait toujours après.Je lui disais : \"Aime-moi ! Aime-moi! \" Mais il ne m'a jamais aimée.», soupire la comédienne, qui s'estime néanmoins chanceuse d'avoir pris part à cette expérience cinématographique.Une rare sincérité Avec son film, Jimmy Larouche avoue avoir tenté de briser la barrière entre la réalité et la fiction.« Ce que j'ai pu aller chercher avec ça, sans prétention, c'est une sincérité rarement atteinte au cinéma», avoue le réalisateur, qui s'est notamment inspiré du travail d'Andy Kaufman, qui plaçait l'émotion au-dessus du reste.Une telle démarche s'apparente à un tour de magie, ajoute Larouche.« C'est comme un magicien qui scie une fille en deux.L'important, ce n'est pas qu'elle soit en vie à la fin, mais plutôt les émotions que ça génère entre les deux, explique le cinéaste, qui a choisi de dédier son film à son père, même si ce dernier est bien vivant.U n'est pas malade non plus, mais j'attendais d'avoir le film approprié pour lui dire que je l'aimais.» De toute façon, il préfère penser que son film célèbre la vie, même s'il aborde le thème de la maladie.Une façon, explique-t-il, de « donner du beau» après avoir tourné deux premiers films très durs.«J'aimerais ça, avoir une fin de vie comme ça», avoue-t-il, en se défendant d'avoir trompé les acteurs qui ont accepté d'embarquer dans son film.«Personne ne s'est senti trahi, mais tout le monde était quand même inquiet.Une des comédiennes m'appelait même souvent pour me demander: \"C'était-tu de la bullshit?\"», raconte Larouche, qui est parvenu à marier à l'écran des comédiens et du « vrai monde ».« Les petits couples aux soins palliatifs sont morts aujourd'hui », souligne-t-il.Bullshit ou pas, le tour de force est vrai, les émotions aussi et Dino Tavarone semble toujours bien vivant quand il sirote un macchiato sur la terrasse où nous l'avons rencontré.« C\u2019est un film que tu ne regardes pas avec la tête, mais avec le cœur.Si le téléspectateur embarque, il n\u2019aura pas besoin de savoir ce qui est vrai ou faux dans ma vie.» \u2014 Dino Tavarone, acteur PLUS DE 2 000 000 $ AU BOX-OFFICE «MEILLEUR QUE LE PREMIER! DRÔLE, MORDANT, TOUCHANT, C\u2019EST LE FILM DE L\u2019ÉTÉ! MARIE-ANDRÉE POULIN, TVA NOUVELLES «TRÈS HILARANT! le RÉALISATEUR de LA GRANDE SÉDUCTION FAIT DES MERVEILLES.» ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL PAUL\tGUILLAUME\tPATRICE\tSOPHIE\tISABEL MAXIME Doucet lemay-T hi vierge robitaille prégent Richer Lepage Une présentation de newline réalisé par Jean-François pouliot produit par Christian larouche ÉCRIT PAR PIERRE LAMOTHE ET CLAUDE LALONDE Les3PtitsCochons2-LeFilm.com aj||g\u2018L BLCOMFIWS telefilm \u201d^^25\tCanada #Raoii>canaw\t© new\"™ LesFilmsS PRESENTEMENT AU CINEMA I bHH+STAL >Ô ^ @YoujlD LesFilmsChristal EN VERSION ANGLAISE EN VERSION FRANÇAISE 'JEPLEX DIVERTISSEMENT - ¦CINEPLEX ENTERTAINMENT- DE STEPHEN D U N N FILM CRemsdan El © roufUjQ RemstarFilms CLOSET MONSTER MAINTENANT AU CINEMA fou FORUM ARTIER LATIN RENCONTREZ ALI0CHA SCHNEIDER SAMEDI LE 30 JUILLET À 19H30 CINEPLEX QUARTIER LATIN « DUNN AFFIRME SA VOIX DE RÉALISATEUR À PARTS ÉGALES ENTRE XAVIER DOLAN ET DAVID CRONENBERG.» UN MONSTRE DANS LE PLACARD 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA La boucle est débouclée PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL La paix relative de Jason Bourne (Matt Damon) est mise en péril lorsque son ancienne copine Nicky Parsons (Julia Stiles, robotique) pirate des documents secrets de la CIA.S\u2019ensuit un nouveau jeu du chat et de la souris à travers l\u2019Europe et les Etats-Unis.JASON BOURNE ?Thriller de Paul Greengrass.Avec Matt Damon, Tommy Lee Jones, Alicia Vikander et Vincent Cassel.2 h 02.MAUDE L\u2019ARCHEVÊQUE Un peu plus taciturne, un peu moins amnésique, Jason Bourne n'a pas vraiment changé.C'est le monde autour de lui qui s'est transformé, avec l'explosion de la surveillance de masse, des réseaux sociaux et du cyberactivisme.Après tout, près d'une décennie s'est écoulée entre Jason Bourne et The Bourne Ultimatum, dernier film mettant en vedette le superespion en cavale interprété par Matt Damon.Plutôt que de couler des jours tranquilles sur une plage ensoleillée (comme il l'avait fait entre les deux premiers volets de la série), Jason Bourne semble avoir passé les dernières années à ruminer et à se punir de son ancien métier d'assassin à force de combats de boxe clandestins.Sa paix relative est mise en péril lorsque son ancienne copine Nicky Parsons (Julia Stiles, robotique) pirate des documents secrets de la CIA.S'ensuit un nouveau jeu du chat et de la souris à travers l'Europe et les États-Unis.Personnages familiers Les acteurs qui entourent Matt Damon ont changé (Julia Stiles est la seule actrice de la trilogie d'origine), mais les personnages qu'ils interprètent sont étonnamment familiers, de l'assassin bulldozer (Vincent Cassel) au directeur de la CIA sans scrupules (Tommy Lee Jones), en passant par l'agente qui décide de venir en aide à Bourne pour des raisons nébuleuses (Alicia Vikander).11 en va de même pour les scènes d'action, coulées dans le même moule que celles des volets précédents.Connu pour son utilisation d'une caméra à l'épaule ultramobile et d'un montage syncopé, le réalisateur Paul Greengrass (The Bourne Supremacy, The Bourne Ultimatum) pousse presque ces techniques au point de l'abstraction dans Jason Bourne.L'effet varie selon les scènes : saisissant lors des chasses à l'homme à pied qui sont la marque de commerce de la série, confondant lors de la poursuite de voitures finale (néanmoins satisfaisante avec ses grincements de métal).Quelque part entre la suite et le redémarrage, Jason Bourne ne fait pas vraiment avancer son personnage ou son histoire, si bien qu'il est difficile de ne pas prêter de motivations cyniques aux créateurs de ce nouveau volet divertissant, mais pas particulièrement utile.C'est quand même dommage : la boucle était si admirablement bouclée avec The Bourne Ultimatum ; après Jason Bourne, le lacet pend un peu mollement.Les imparfaites PHOTO FOURNIE PAR FILMS SÉVILLE Mila Kunis, Kristen Bell et Kathryn Hahn dans une scène de Bad Moms.Soirées arrosées entre filles, séances de drague dans un bar branché, après-midis au cinéma, farniente au lit, absences au travail, tout y passe dans ce film.BAD MOMS (V.F.: MÈRES IMPARFAITES) ?V2 Comédie de Jon Lucas et Scott Moore.Avec Mila Kunis, Kristen Bell, Kathryn Hahn et Christina Applegate.1 h41.CATHERINE SCHLAGER Qu'elles soient parfaites ou complètement zinzins, les mères ont la cote.Blogues, romans à succès, séries télé, elles font jaser.C'est dans cette optique que les réalisateurs et scénaristes Jon Lucas et Scott Moore ont imaginé Bad Moms, sorte de pendant féminin à The Hangover, succès surprise de l'été 2009.On y fait la connaissance d'Amy Mitchell (Mila Kunis, surjouant à outrance), une jeune femme écartelée entre sa carrière dans une entreprise de café branchée et ses obligations familiales auprès de ses deux ados et de son mari avec qui rien ne va plus.Au cours d'une réunion du comité de parents présidée par la plus que parfaite Gwendolyn (Christina Applegate), Amy constate qu'elle ne peut aspirer à cette perfection.En compagnie de Kiki (Kristen Bell), mère au foyer de quatre enfants, et de la délurée Caria (Kathryn Hahn, excellente), Amy redécouvre le plaisir de s'accorder du temps pour elle.Soirées arrosées entre filles, séances de drague dans un bar branché, après-midis au cinéma, farniente au lit, absences au travail, tout y passe.Jusqu'à ce que la réalité finisse par la rattraper.Au Visionnement de la bande-annonce, on croyait que Bad Moms se révélerait aussi rigolo que The Hangover.Erreur.Oui, certaines scènes font sourire, comme cette discussion sur les avantages de la circoncision, la courte apparition de Martha Stewart en parfaite hôtesse ou encore le party haut en couleur, pièce de résistance du film.Mais ce n'est pas suffisant pour préserver l'intérêt du spectateur.D'autant plus que certains personnages sont plus ou moins crédibles.Comment peut -on croire qu'Amy, incarnée par une Mila Kunis (Black Swan) âgée d'à peine 33 ans mais paraissant beaucoup plus jeune, soit la mère de deux adolescents?Ou que son mari Mike (incarné par David Walton) soit à ce point un raté sans qu'elle ne s'en rende compte?Jon Lucas et Scott Moore (21 H Over) offrent une mise en scène sans réelle ambition où seuls quelques ralentis stylistiques et quelques bons flashes musicaux (Hey Marna de David Guetta et Nicki Minaj, I Want to Know What Love Is de Foreigner) nous rappellent que deux réalisateurs sont toujours aux commandes.Martelant constamment le message voulant que les mères doivent demeurer elles-mêmes, quitte à faire des erreurs, les réalisateurs concluent avec une belle idée : les mères des six principales actrices viennent témoigner pendant le générique de leur expérience maternelle.SUR VOS ÉCRANS EN DVD DRAME ÀNISTON HUDSON ROBERTS SUOEIKIS MOTHER'S DAY (V.F.-.LA FÊTE DES MÈRES) ?De Garry Marshall.Avec Jennifer Aniston, Kate Hudson, Jason Sudeikis, Julia Roberts.Avec Mother's Day.Garry Marshall, mort ce mois-ci, mettait un terme à une trilogie qu\u2019on dirait inspirée d\u2019une série de cartes de souhaits.Les deux premiers volets, Valentine's Day et New Year's Eve.n\u2019ont en rien marqué les esprits.Pour ce nouvel opus, le réalisateur de Pretty Woman a utilisé la même formule, constituée d\u2019une réunion de vedettes coincées dans un récit choral truffé de clichés.Film sur la famille.Mother's Day met de l\u2019avant une intrigue cousue de fil blanc, prévisible des mois à l\u2019avance, à travers laquelle on tente d\u2019évoquer des notions de diversité un peu comme à l\u2019époque de Guess Who's Coming to Dinner.\u2014 Marc-André Lussier LOUDER THAN BOMBS De Joachim Trier.Avec Isabelle Huppert, Gabriel Byrne, Jesse Eisenberg.Le Norvégien Joachim Trier vient d\u2019une famille de cinéma.Grand-père cinéaste, père ingénieur de son, mère documentariste.Il est aussi un lointain parent de Lars von Trier.On ne s\u2019étonne donc pas du portrait de famille brossé dans Louder Than Bombs.Après la mort d\u2019Isabelle, reporter de guerre réputée, son mari et ses deux fils doivent apprendre à vivre avec son absence.Mais netait-elle pas absente depuis plus longtemps?Trier décrit très bien dans son film le décalage que vivent les journalistes de retour des zones de guerre, et Isabelle Huppert incarne à la perfection son personnage, à côté de ses pompes lorsqu\u2019elle est avec sa famille.\u2014 Chantal Guy MOT! ER S DAY i a ifrn: mes Minus ry WTTf MM WlfMlÉÏ UT LOUDER S THAN BOMBS .FILM D\u2019ANIMATIONl AVRIL ET LE MONDE TRUQUÉ ?b D\u2019Elizabeth Barféty, d\u2019après l\u2019univers de Tardi.Nous sommes à Paris, en 1941, sous la gouverne de Napoléon V, dans un monde technologique figé dans le temps, en l\u2019occurrence au XIXe siècle.La raison?Depuis près de 70 ans, tous les savants sont kidnappés.Il n\u2019y a ici ni radio, ni télé, ni électricité.Tout est bloqué à 1ère de la vapeur.C\u2019est dans ce contexte particulier qu\u2019Avril, jeune fille orpheline, part à la recherche de ses parents scientifiques qui comptent parmi les disparus.Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un album à l\u2019origine destiné à un jeune public, les scénaristes dAvril et le monde truqué ont écrit une histoire de science-fiction extrêmement efficace.\u2014 Jean Siag mm DRAME L'ORIGINE DES ESPÈCES ?b L\u2019URIGINE * De Dominic Goyer.DES ESPÈCES A \"\t\"- Avec Marc Paquet, Sylvie De Morais, David La Haye, Elise Guilbault.Il est difficile de raconter l\u2019intrigue de L'origine des espèces sans gâcher l\u2019expérience du cinéphile.On peut cependant dire que ce premier long métrage de Dominic Goyer nage, à sa manière - à la fois étrange et boiteuse - dans les eaux troubles et très fréquentées de la filiation.Alors qu\u2019il vient tout juste d\u2019entrer dans la paternité, David découvre que son père n\u2019est pas son père biologique.En voulant savoir d\u2019où il vient, il se lance dans une enquête qui n\u2019est pas loin de ressembler au conte de Barbe bleue.Un suspense psychologique dont le punch est plutôt rapidement balancé.\u2014 Chantal Guy LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS 15 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA Le charme de I élégance PHOTO FOURNIE PAR LIONSGATE h , * 'WM, mm / ' O.- 1188 Jesse Eisenberg et Blake Lively dans une scène de Café Society, une tragicomédie, tendre pour l\u2019essentiel - même si l\u2019on y commet un meurtre au guart d\u2019heure environ -, gui multiplie les aphorismes alleniens.CAFÉ SOCIETY (V.F.: HAUTE SOCIÉTÉ) ?Vi Comédie de Woody Allen.Avec Jesse Eisenberg, Kristen Stewart, Steve Carell.1 h 36.MARC CASSIVI Dans les années 30, Bobby Dorfman (Jesse Eisenberg) quitte la bijouterie de son père à Brooklyn pour tenter sa chance à Hollywood où, espère-t-il, un oncle imprésario lui ouvrira des portes.Bobby tombe bientôt amoureux de la secrétaire de son oncle Phil, la belle Vonnie (Kristen Stewart), malheureusement éprise d'un autre.Insister ou l'oublier?Retourner à New York ou rester à L.A.?Voilà les questions que se pose le nouvel alter ego de Woody Allen dans le plus récent opus du cinéaste de Manhattan.Café Society, plus réussi que les précédents Magic in the Moonlight et Irrational Man - mais moins abouti que Blue Jasmine -, est un Woody charmant et élégant.Une archétypale comédie romantique allenienne, dans la lignée du récent Midnight in Paris.On y retrouve les traits d'esprit habituels de Woody Allen, ainsi qu'une mère juive qui se demande ce qui est pire : avoir un fils condamné à mort ou converti au christianisme ?« C'est vrai que si la religion juive permettait de croire à la vie après la mort, on aurait plus de clients», dit-elle à son mari.Café Society est à la fois un hommage à l'âge d'or de Hollywood et un regard ironique sur la vacuité de la célébrité, l'importance démesurée accordée aux box-offices et l'hypocrisie du milieu du show-business - qui vaut pour hier comme pour aujourd'hui.La signature Vittorio Storaro Pour dépeindre le Hollywood de la belle époque et le New York interlope des années 3 0, Allen a fait appel à la caméra fluide de Vittorio Storaro (le célèbre directeur photo d'Apocalypse Now), avec qui il collabore pour la première fois.On sent du reste chez le cinéaste un plus grand souci de la mise en scène que dans ses films récents.Il y a sans contredit une bonne dose de nostalgie et de mélancolie dans ce 46e long métrage du cinéaste de 80 ans.Café Society est une tragicomédie, tendre pour l'essentiel - même si l'on y commet un meurtre au quart d'heure environ -, qui multiplie les aphorismes alleniens.«La vie est une comédie écrite par un auteur sadique », dit par exemple Bobby.Woody Allen assure la narration en voix hors champ de ce nouveau conte moral, qui présente par moments des ressemblances avec ses propres histoires de famille sordides.Jesse Eisenberg, en romantique un peu gauche, est convaincant, tout comme Kristen Stewart, lumineuse dans un rôle de femme de tête hésitant entre deux amants (sans que l'on puisse être convaincu de sa passion ni pour l'un ni pour l'autre).Il y a quelques incohérences dans ce scénario somme toute banal et assez prévisible - l'oncle qui n'a pas une seconde pour son neveu se confie subitement à lui.Mais voilà une autre pierre à l'édifice du mythe Allen, que ne renieront pas ses indéfectibles admirateurs.IMAGE FOURNIE PAR CINÉMA DU PARC Le Silk Road Ensemble est un groupe de musiciens multi-instrumentistes provenant de plusieurs pays différents, parlant des langues différentes, mais se rejoignant autour d\u2019une même passion : la musigue.La musique qui nourrit l\u2019espoir THE MUSIC OF STRANGERS ?Vi Documentaire de Morgan Neville.1 h 35.HUGO PILON-LAROSE C'est l'espoir et le rêve qu'on a tous déjà chéris : que la paix l'emporte contre les divisions et la guerre.Dans The Music of Strangers, le nouveau documentaire inspirant et entraînant de Morgan Neville, on se prend à croire que l'art peut réellement réunir les gens dans leurs différences.Gagnant d'un Oscar en 2014 pour son film 20 Feet of Stardom, le documentariste américain nous offre cette fois-ci une incursion intime au sein du Silk Road Ensemble, groupe de musiciens multi-instrumen-tistes provenant de plusieurs pays différents, parlant des langues différentes, mais se rejoignant autour d'une même passion: la musique.Formée en 2000 par le violoncelliste prodige sino-amé-ricain Yo-Yo Ma, gagnant de plusieurs Grammy Awards, la troupe regorge d'histoires touchantes et inspirantes, racontées en nuances avec les parcours troubles des musiciens qui la composent.Il y a d'abord Kayhan Kalhor, un musicien kurde iranien, qui joue du kamancheh, un instrument traditionnel.Cet homme marqué par la répression raconte comment il a quitté son pays, transformé en 1979 en une République islamique.Aujourd'hui exilé aux États-Unis, il voudrait revenir en Iran, mais il craint la répression.Encore récemment, Kalhor devait donner un concert à Téhéran, mais il a été annulé à quelques jours d'avis, les autorités évoquant des enjeux sécuritaires.L'artiste a depuis promis qu'il ne jouerait plus dans son pays tant que l'art y sera tenu prisonnier.Lumineux Kayhan Kalhor n'est pas le seul musicien du Silk Road Ensemble à vivre de l'oppression.Il y aussi Kinan Azmeh, un clarinettiste syrien, qui tente d'exprimer sa colère et sa peine devant l'abandon de la communauté internationale envers les gens de son pays, embourbé dans une guerre civile.Or, en aucun moment n'est-on déprimé par les histoires des musiciens aux trajectoires tragiques.Dans ses plans, le réalisateur Morgan Neville fait une grande place à la lumière, car c'est à cela qu'aspire la troupe.Le résultat nourrit une certaine forme d'espoir.La scène d'ouverture, où le Silk Road Ensemble joue sur les rives du Bosphore, à Istanbul, nous ramène au récent coup d'État avorté des militaires turcs, ainsi qu'aux dérives autoritaires du régime Erdogan.Cela était certes non planifié par le cinéaste Neville, qui ne pouvait deviner le cours de l'Histoire, mais ces récents bouleversements semblent lui donner de nouveau raison: les guerres de tranchées ne sont jamais bien loin.Jamais loin de nos racines Ce qui unit les musiciens, outre leur passion pour la musique, est leur quête qui puise dans ce qui est universel: la recherche de notre identité, en constante évolution, en relation avec nos racines.« L'art nous mène à diverses possibilités, et ces possibilités nous mènent à l'espoir.Nous avons tous besoin d'espoir», dit l'un des intervenants du film.« La culture est ce qui nous permet de rester vivant et d'évoluer», ajoute Yo-Yo Ma.Face aux atrocités qui marquent l'actualité ces derniers mois, The Music of Strangers agit sur nous tel un baume.Il ne guérit pas nos peurs, mais il soulage pour un court instant notre peine.The Music of Strangers est présenté depuis hier au Cinéma du Parc en version originale anglaise, avec sous-titres en français.Application déficiente NERVE-VOYEUR OU JOUEUR?\u2022k-k Suspense de Henry Joost et Ariel Schul-man.Avec Emma Roberts, Dave Franco et Emily Meade.1 h 36.ÉRIC MOREAULT LE SOLEIL Nerve - Voyeur ou joueur ?est un magnifique exemple de ce qui arrive quand on formate un film pour un auditoire (les ados) au point d'en gaspiller tous les bons thèmes, qu'Henry Joost et Ariel Schulman auraient pu exploiter au lieu de faire joujou avec la caméra.Reste un suspense quand même efficace, mais vidé de sa substance et beaucoup trop cousu de fil blanc, même pour les plus crédules.L'idée de départ est pourtant bonne : une application pour cellulaire, Nerve, qui propose à son utilisateur de relever un défi, en échange d'argent, ou de regarder ceux qui jouent, moyennant un coût d'utilisation.D'où le titre.On ne cherche pas des Pokémon ici, mais des sensations fortes.D'abord bénignes, puis de plus en plus dangereuses.C'est ce qui arrive à Vee (Emma Roberts), timide finissante, qui se laisse entraîner par la pression des pairs et non pas pour devenir populaire, comme Sydney (Emily Meade).À son premier défi, Vee doit embrasser Ian (Dave Franco), jeune homme frondeur au passé trouble.Le duo, rapidement un couple, va entrer, l'adrénaline aidant, dans une spirale de risques.Ce qui les rend de plus en plus attrayants pour les spectateurs du jeu, au grand dam de sa meilleure amie, jalouse.Les réalisateurs (Activité paranormale 3 et 4) auraient pu pousser plus loin la réflexion sur ce Big Brother 2.0; sur les joueurs qui s'échappent de la réalité dans le virtuel et ceux qui vivent par procuration, les yeux rivés à leur téléphone, mais restent passifs face à ce qui se déroule devant eux; sur la frontière entre la vie privée et publique; sur l'anonymat que procurent les pseudonymes, etc.On reste en surface dans ce récit initiatique.Sans parler du traitement insipide flUJUOL flLQYOV réservé aux « gentils » pirates informatiques.Sur le plan technique, Joost et Schulman se tirent plutôt bien d'affaire.Les plans rapprochés et le montage nerveux, couplés à des images subjectives fournies par les cellulaires des participants à Nerve, maintiennent une bonne tension.Un suspense renforcé par le compte à rebours de chacun des défis que doivent relever Vee et Ian.Ce qui n'empêche pas Nerve, à un certain moment, de tourner à vide.D'autant plus que, plus l'adaptation du livre de Jeanne Ryan avance, plus le film ressemble à Hunger Games, les enjeux sociaux et futuristes en moins.L'action se déroule en une nuit, dans le New York d'aujourd'hui.Emma Roberts n'a malheureusement pas, du moins pour l'instant, le quart du talent de sa tante Julia.Son jeu unidimensionnel et son manque d'intensité rendent son personnage peu crédible.Dave Franco (le magicien Jack Wilder dans les deux Insaisissable) se débrouille mieux, malgré la pauvreté des dialogues et la psychologie des personnages, à l'avenant.L'inévitable dénouement heureux relève la barre de l'invraisemblance alors qu'il y avait un fort potentiel dramatique.Depuis toujours, des téméraires ont relevé des paris risqués pour une poignée de dollars, au péril de leur vie ou de leur santé.Espérons que ce film ne donnera pas d'idées à quelques malheureux.Car mis à part quelques images, on présente Nerve comme un jeu sans trop de conséquences.C'est le pire de ce film riche en sucre, mais pauvre en protéines. 16 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JUILLET 2016 ARTS iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.=ï'ï= plut rg|:i : j.W'S MF™- MTS g||g||ggig ^ÊÊËÊtÊsÊ 7^7\t.FESTIVAL PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE CONTE/CHANSON Fred Pellerin «Je suis gêné de dire que je n\u2019ai pas encore vu un de ses spectacles de conteur - qui sera, j\u2019en suis certain, le meilleur de ma vie ! Mais j\u2019ai vu son premier spectacle de chanteur.On avait beau être 3000 personnes à la salle Wilfrid-Pelletier, j\u2019avais l\u2019impression qu\u2019il ne chantait et parlait qu\u2019à ma douce et moi.Ce gars-là est insaisissable de talent.Son spectacle de chansons était gigantesque de simplicité.» Le 29e Festival de montgolfières de Gatineau «C est ma huitième année en tant que porte-parole de cet événement qui aura lieu du 1er au 5 septembre.C est le dernier party de l\u2019été.Je suis originaire de Gatineau et j\u2019encourage fortement les gens à découvrir l\u2019Outaouais, une magnifique région.Durant le festival, je présente les grands spectacles en soirée.» Consultez le site du festival : www.montgolfieresgatineau.com/fr MEDIAS La radio en général «Elle a peut-être un peu perdu ses lettres de noblesse par rapport à tout ce qui s\u2019écoute en streaming, mais c\u2019est un des rares médiums où tu es encore en direct aujourd\u2019hui, où tu respires en même temps que les gens qui t\u2019écoutent.Quand survient un événement, tu vis un échange direct avec le public.» MUSIQUE CINEMA PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE «La Maison symphonique est une œuvre en soi.Quant à l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, j\u2019apprécie particulièrement son volet jeunesse, dont je suis un des ambassadeurs cette année.J\u2019y vais en famille avec mes garçons.Avoir des spectacles symphoniques conçus pour la jeunesse est un concept brillant.Ça initie les enfants à la puissance d\u2019un orchestre et à des œuvres des grands compositeurs.» Le cinéma québécois «Comme ça été le cas récemment avec Les trois p\u2019tits cochons 2, dès qu\u2019un film québécois sort, j\u2019essaie d\u2019aller le voir.Je me fais une fierté d\u2019aller voir nos films avant tous les autres.Ils ne sont pas toujours parfaits, mais on a notre cinéma, notre chance de créer des films à notre image.J\u2019aime aller voir ce qui se fait chez nous pour chez nous.» PATRICE BÉLANGER PHOTO SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT LOSM et la Maison symphonique PHOTO FOURNIE PAR PATRICK HUARD Consultez le site de Sucré salé : tva.canoe.ca/emissions/sucresale PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE ANDRÉ DUCHESNE En prenant la barre de Sucré salé à TVA à l\u2019été 2015, Patrice Bélanger savait que les patins de l\u2019ancien animateur Guy Jodoin seraient grands à chausser.N\u2019empêche.L\u2019animateur, qui n\u2019en est pas à son premier parallèle sportif, est aussi heureux que Sidney Crosby brandissant la Coupe Stanley.«Je me sens comme un joueur de hockey à sa deuxième saison, dit-il à propos de son travail d\u2019animation.L\u2019an dernier était comme une année de recrue où il y avait la pression d\u2019être tout à coup le premier centre de l\u2019équipe.Cette année, je vis le même bonheur, mais décuplé par le sentiment de contrôle, dans le sens noble du terme.» Les nouveautés apportées l\u2019an dernier à l\u2019émission - comme l\u2019entrevue «panier d\u2019épicerie» - sont restées, mais elles sont plus sporadiques pour faire place à de nouvelles idées, comme le segment «Les remplaçants», où un artiste exerce durant un court laps de temps un métier qu\u2019il a toujours rêvé de faire.«On a eu par exemple Mélissa Désormeaux-Poulin qui, ayant fait de l\u2019aérobie toute sa vie, a surpris Josée Lavigueur et ses élèves en prenant à l\u2019improviste le contrôle du cours», lance le sympathique animateur et comédien.Dès le 22 août, Bélanger reprendra la barre de l\u2019émission radiophonique Debout les comiques à CKOI pour la huitième saison.«Et pour la quatrième saison de suite, je serai aux côtés de Martin Cloutier, Billy Tellier et Tammy Verge.» N\u2019aimant pas les «chiffres ronds», Patrice Bélanger règle son cadran à 3h28 les matins où il anime Debout les comiques à compter de 5 h30.«Avant, je le réglais à 3h24.Lan dernier, je me suis dit: \u201cSoyons fous et vivons à 100 milles à l\u2019heure.Dormons quatre minutes de plus.\u201d Si tu comptes presque 200 matins à 4 minutes de plus, ça fait 800 minutes, soit plus de 13 h de sommeil supplémentaires ! » "]
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