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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-09-17, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 \u2019 J» ?LA PRESSE PRIX GEMEAUX LES CHOIX ET PRÉDICTIONS D\u2019HUGO DUMAS PAGE 3 JUSTE LA FIN DU MONDE XAVIER DOLAN VU PAR.PAGE 12 w\\\\ LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE GENERATION À LA CARTE Ils ont accès à une offre culturelle plus riche que jamais et délaissent les plateformes de diffusion traditionnelles.Un grand sondage réalisé par CROP pour La Presse brosse le portrait d une,génération curieuse.et volage : les 18-34 ans.UN DOSSIER D\u2019HUGO PILON-L/TpfSvNATHALIE COLLAR! Emilie côté, Stéphanie valjA^So meunier ET MARC CASSIVI EN PAGES 4|mî TOURNAGE DES AFFAMÉS LE BEAU CAUCHEMAR DE ROBIN AUBERT PAGES 14 ET 15 Marc-André Grondin ARTS CINÉ PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Canada ft Montréal® IM l.HI Q TourisMe / MomreaL /mnmtais Québec sAj_2 VREcf nui III1 I 2~S* IUU : tuUU I flHissfi un!»18 Quel est le FIL qui relie Anne HÉBERT, Réjean DUCHARME, Anaïs BARBEAU-LAVALETTE, Jack KEROUAC, Patrice DESBIENS, Gilles ARCHAMBAULT, Queen KA, Hélène DORION et Patti SMITH?À découvrir du 23 septembre au 2 octobre, dans près de 20 lieux montréalais! festival-fil.qc.ca ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS GÉMEAUX Double gala, double plaisir PHOTO DOMINIC GAUTHIER, FOURNIE PAR TVA L\u2019émouvante Pour Sarah, la surprise de l\u2019automne dernier, a permis à ses deux jeunes interprètes talentueux, Félix-Antoine Duval et Marianne Fortier (notre photo), de se faufiler parmi les nommés aux Gémeaux.I H Z* & HUGO DUMAS CHRONIQUE Soufflez le pop-corn, carafez le vin rouge et replacez les coussins de votre sofa comme le ferait une Olivia Pope dans Scandai après une petite journée au bureau où elle aurait désamorcé un conflit nucléaire en Corée du Nord entre deux prises d'otages à la Maison-Blanche.Et n'oubliez pas de remplacer les piles de la télécommande.Demain soir, il sera trop tard.Demain soir, nous allons être complètement dans le jus à zapper entre les deux galas qui récompensent le meilleur de la télé québécoise et américaine, soit les Gémeaux et les prix Emmy.D'ailleurs, ça m'étonne qu'Infoman n'ait pas encore bricolé une version télé de ses Aurore du cinéma.On se bidonnerait assurément à primer le «plusse pire» du petit écran québécois.En épluchant la liste des finalistes, autant ici que chez nos voisins, un constat nous saute au visage, comme un stylo dans l'œil de Normand Despins: la qualité des émissions qui nous font vibrer ne cesse d'augmenter.Je pense à l'incroyable Série noire 2, qui n'a malheureusement pas obtenu le rayonnement qu'elle méritait.Je pense aux intelligents Beaux malaises, capables de nous faire passer du rire aux larmes en quelques secondes.Je pense aux fringants Pays d'en haut, qui ont fait taire leurs détracteurs croyant (à tort) que cette histoire du terroir n'intéresserait que des grabataires.Je pense à l'émouvante Pour Sarah, la surprise de l'automne dernier, qui a permis à ses deux jeunes interprètes talentueux, Félix-Antoine Duval et Marianne Fortier, de se faufiler parmi les nommés.Je pense à la stressante Ruptures, succès cendrillon de l'hiver avec une Mélissa Désormeaux-Poulin qui aurait mérité une forme de reconnaissance.Je pense aux prenants Mensonges, production qui accomplit des miracles avec des budgets minuscules.Je pense aussi aux téléromans classiques (Unité 9, Mémoires vives, 0', Au secours de Béatrice et Yamaska) qui ont la lourde tâche de captiver leurs fans pendant une vingtaine de semaines par année.Un défi colossal pour leurs auteurs, surtout que la concurrence est féroce avec Netflix et les autres services en ligne.Je pense aux comédies comme Boomerang, Like-moil, Les pêcheurs, Les Appendices ou Les Parent, qui nous font oublier nos petits tracas pendant 30 minutes.Je pense aux magazines comme Banc public, La facture ou L\u2019épicerie, qui nous font nous coucher moins niaiseux le soir.Je pense aux émissions de variétés qui se décarcassent pour nous offrir des bulles de bonheur.Je pense aux talk-shows, aux quiz et aux téléréalités qui nous font décrocher du quotidien.Je pense à tout ça et je trouve qu'on a raison de se péter les bretelles: il se fabrique de la maudite bonne télé au Québec.Aux États-Unis 11 s'en crée également de l'excellente aux États-Unis.Uniquement pour le trophée Emmy de la meilleure série dramatique, on trouve sur le carton des favoris Game of Thrones, Mr.Robot, House of Cards, Downton Abbey, Better Call Saul, The Americans et Homeland.Bien sûr, mon cœur penche pour Westeros (go Sansa!), qui va gagner, c'est clair, avec un gros béguin pour la superagente Carrie Mathison.Je l'avoue, après avoir été un fan fini de la famille Crawley et de son accent irrésistible, j'ai largué Downton Abbey.Goodbye, my dear ! Plus capable des cour-tisaneries interminables.En comédie, l'audacieuse Transparent pourrait battre les préférés de l'Académie, Modem Family et Veep.Blackish, Silicon Valley, Unbreakable Kimmy Schmidt et Master of None n'ont pratiquement aucune chance ici.Personnellement, j'adore Silicon Valley.Mais cette série de geeks ne renferme aucun facteur wow qui lui permettrait de se démarquer, hélas ! Gros calibre du côté des miniséries avec la sélection de The People v.O.J.Simpson, Fargo, American Crime (à découvrir!), Roots et The Night Manager.Mes deux coups de cœur?Fargo et The Night Manager.Par contre, c'est la reconstitution du procès d'O.J.Simpson qui se sauvera avec l'Emmy.Le buzz a été immense autour de cette œuvre, très bonne, soit dit en passant.Je suis incapable de trancher dans la catégorie des actrices dramatiques, qui oppose Robin Wright (House of Cards), Viola Davis (How to Get Away With Murder), Tatiana Maslany (Orphan Black), Claire Danes (Homeland), Taraji P.Henson (Empire) et Keri Russell (The Americans).Mon cœur balance entre Robin Wright et Viola Davis, qui ont été formidables cette année.Mais Claire Danes aussi ! Chez les hommes, aucun suspense.C'est Rami Malek, fascinant dans Mr.Robot, qui parlera au micro.Les Emmy ont toujours favorisé les antihéros.Et celui-ci, étrange et taciturne, est dans une classe à part.OÙ REGARDER LES GALAS?>\tLe 31e gala des prix Gémeaux, demain à 20 h, à Radio-Canada.Le tapis rouge se déroule à 19h30.>\tLes 68\u201c prix Emmy, demain à 20 h, sur CTV.Jimmy Kimmel anime le gala.Je pense aux magazines, qui nous font nous coucher moins niaiseux le soir.Je pense aux émissions de variétés qui se décarcassent pour nous offrir des bulles de bonheur.Je pense aux talk-shows, aux quiz et aux téléréalités qui nous font décrocher du quotidien.Je pense à tout ça et je trouve qu\u2019on a raison de se péter les bretelles.«COMIQUE et MAGIQUE!» POUR TOUTE LA FAMILLE >T*T* §eu£commue- Kl/ 270000 rmL MISE EN SCENE novembre septembre 18 mars 17 décembre PLUS DE 115 000 BILLETS VENDUS! p-MÀZZÀ fEMME TA GUEULE! 55000 BILLETS VENDUS EN QUELQUES SEMAINES! UfJt 60SSt! ItltNQUi! 2082 « \u201d * ILLUSIONNISME HYPNOTISME MENTALISME W&ïm mm leod 'F/e& MONTRÉAL BROSSARD LAVAL 16-17-18-19\t22-23-24\t4-5 novembre MONTRÉAL BROSSARD LAVAL ST-EUSTACHE 25-26 novembre 15-16 octobre 9-10 décembre 19 novembre MONTRÉAL BROSSARD\tLAVAL ST-EUSTACHE 28-29 octobre 10-11 novembre 25-26 novembre 11 mai ST-EUSTACHE 9 février J\tHI MA PREMIÈRE FOIS ?UNE COMÉDIE SEXY ?SES HISTOIRES CROUSTILLANTES ET HILARANTES! MONTRÉAL 28-29-30 octobre 1 \" novembre 4-5-6 novembre BROSSARD 8-9 novembre MONTRÉAL BROSSARD LAVAL ST-EUSTACHE 9-10-11-12\t19-20 novembre 22 novembre 25 novembre novembre 10-11-12 janvier 29-30 décembre 3 décembre 10-11-12 février 7-12-13 avril 5-6-7 janvier 16 mars 2-3 juin MONTRÉAL BROSSARD LAVAL ST-EUSTACHE 21-22 octobre 5-6 octobre 11-12 novembre 4novemhre 27-2B décembre MONTRÉAL BROSSARD LAVAL ST-EUSTACHE 2-3 décembre 16 décembre 13-14 janvier 10 décembre MONTRÉAL Théâtre St-Oenis 514 790-1111 1 866 908-9090 BROSSARD L'Étoile Banque Nationale 450676-1030 LAVAL Salle André-Mathieu Théâtre Marceilin-Champagnat 450667-2040 ST-EUSTACHE Le Zénith 450 485-0848 FORFAITS AUSSI DISPONIBLES A : St-Jean-sur-Richelieu, St-Hyacinthe et Trois-Rivières CHANCE.RESERVEZ AVANT DEMAIN SUR tLEDEFORFAIT COM 1 Quantité limitée sur sièges sélectionnés.Offre valide jusqu\u2019au 18 septembre 2016.Taxes incluses et frais de service en sus.Applicable dans une même ville et sur les nouvelles réservations seulement.GROUPE Saxe entourage LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS GÉMEAUX QUI GAGNERA DEMAIN SOIR?Il est toujours périlleux de se lancer dans cet exercice de prédiction des lauréats des prix Gémeaux, surtout en cette année où le talent déborde dans chacune des catégories.Allons-y quand même.On frotte notre boule de cristal et on essaie d\u2019y déchiffrer les noms des futurs gagnants et de ceux qui devraient triompher selon nous.HUGO DUMAS PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA PHOTO FOURNIE PAR TVA Vincent Leclerc dans Les pays d\u2019en haut François Létourneau et Vincent-Guillaume Guylaine Tremblay dans Unité 9 Otis dans Série noire Martin Matte et Emilie Bierre dans Les beaux malaises CATEGORIE I VA GAGNER I DEVRAIT GAGNER Meilleure série dramatique saisonnière Les pays d\u2019en haut Gros trafic dans cette catégorie.Pour sa direction artistique impeccable, sa réalisation moderne et sa distribution de qualité AAA, le remake de ce classique a tout pour séduire les membres de l'Académie.Mensonges, sacré il y a deux ans, pourrait causer la surprise.Série noire Parce que c'est l'émission la plus originale du lot, la plus éclatée, celle qui dépeigne le plus.Son manque de visibilité risque de lui nuire.Reste que cette deuxième saison, plus haletante que la première, a amené notre télévision complètement ailleurs.Meilleure série dramatique annuelle Unité 9 L'année a été pénible pour notre Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay).Pourtant, l'action n'a pas ralenti à Lietteville, et l'auteure Danielle Trottier a su maintenir la tension en introduisant de nouveaux personnages féminins très forts, dont celui joué par Élise Guilbault.Au secours de Béatrice Pour la finesse des dialogues et pour l'approche plus lente de ce téléroman, qui agit sur nous comme un petit baume du mercredi soir.Dans le chaos du quotidien, ça fait du bien de se faire raconter des histoires bourrées d'humanité par des comédiens de talent.Meilleure comédie Les beaux malaises Ce serait étonnant que le projet de Martin Matte à TVA ne se sauve pas, une fois de plus, avec la statuette dorée.Encore cette saison, l'humoriste nous a surpris, ému et fait beaucoup rire avec son émission au ton souvent grinçant, jamais déplacé.Les beaux malaises L'Académie voudra peut-être récompenser Les Parent, qui a tiré sa révérence après huit ans de petits bonheurs hebdomadaires.La vague des Beaux malaises va toutefois déferler sur le parterre du théâtre St-Denis, où tout le gratin festoiera demain.Meilleur acteur - série dramatique saisonnière Vincent Leclerc Les pays d\u2019en haut C'était un rôle casse-gueule que celui de Séraphin Poudrier, et l'acteur Vincent Leclerc se l'est approprié avec brio, sans tomber dans la caricature.Déjà au visionnement de presse des Pays d'en haut, les rumeurs de Gémeaux circulaient.Ça se confirmera fort probablement demain soir.Meilleure actrice - série dramatique saisonnière Fanny Mallette Mensonges François Létourneau Série noire Personne ne joue la gaucherie et l'inconfort aussi bien que François Létourneau.Autant son scénariste Denis Rondeau était égocentrique et malai-sant, autant il était attachant dans sa bêtise.Ce n'était pas évident à bien rendre, mais François Létourneau l'a fait de façon admirable.Bring it on! Anne-Élisabeth Bossé Série noire Très difficile à trancher entre Laurence Leboeuf de Marche à l\u2019ombre et Fanny Mallette, couronnée pour ce même rôle d'enquêteuse aux homicides au gala de 2014.J'y vais avec la détective Julie Beauchemin de Mensonges, qui réussit toujours à extirper des aveux des suspects qui s'assoient devant elle.C'est ma préférée du lot, la caméléon en chef.Capable de se dissimuler derrière chacun de ses personnages, Anne-Élisabeth Bossé mérite ce Gémeaux pour avoir donné vie à une Charlène au caractère à la fois rugueux et doux, jamais dans le cliché de la prostituée.Superbe composition.Meilleur acteur -série dramatique annuelle Guy Nadon O C'est le choix logique.11 gagne toujours, Guy Nadon, parce qu'il est parfait dans 0', particulièrement cette saison où son Samuel O'Hara a été fort ébranlé par sa séparation d'avec Jacqueline (Marie Tifo) et son départ de l'entreprise qu'il a longtemps dirigée.Gabriel Arcand Au secours de Béatrice C'est un rôle de psy tout en retenue pour cet acteur chevronné.Tout passe dans son regard bienveillant, ses silences révélateurs et les poses dubitatives qu'il adopte devant sa patiente du mardi (Sophie Lorain).Les échanges entre ces deux comédiens donnent lieu à des séquences que l'on croirait captées dans un vrai cabinet.Meilleure actrice -série dramatique annuelle Guylaine Tremblay Unité y Sophie Lorain Au secours de Béatrice Même si sa Marie Lamontagne agressive et fâchée nous a tapé sur les nerfs cette année, Guylaine Tremblay posera encore ses mains sur une récompense demain.Les scènes de crises de colère ou de tentative de suicide qu'elle a eu à interpréter ont atteint des niveaux dramatiques inégalés.Même si j'aime beaucoup Marilyse Bourke, qui campe Louisa dans O', j'aime autant l'urgentologue au caractère compliqué dans Au secours de Béatrice.Quand elle remue les souvenirs d'enfance de sa Béatrice, Sophie Lorain nous démontre que c'est une de nos grandes comédiennes Meilleur acteur - comédie Les beaux malaises Sans surprise, l'acteur et auteur poursuivra sur sa lancée victorieuse grâce à son personnage d'humoriste charmant et fendant.11 est très bon, ce Martin Matte.Et pas seulement dans les moments cocasses, mais aussi dans les portions plus émouvantes des Beaux malaises.Antoine Bertrand Boomerang Il est tellement sympathique dans Boomerang.Tellement intense, grande gueule, gaffeur et amoureux fou de sa Karine (Catherine-Anne Toupin).Son personnage de chef déchu qui tente de rebondir lui procure des scènes extrêmement rigolotes, notamment en duo avec Fabien Cloutier.Meilleure actrice - comédie Les beaux malaises Anne Dorval Les Parent Le couple qu'elle forme avec Martin Matte dans la comédie de TVA est l'un des plus crédibles du petit écran des 10 dernières années.On croit à leur complicité, leurs chicanes et leur quotidien jamais plate.Julie Le Breton y est d'un naturel épatant.En voilà une autre qui n'est jamais mauvaise.Grâce à son talent débordant, elle rend aussi meilleurs les acteurs autour d'elle.Et en huit ans de brouhaha domestique, Anne Dorval a habilement navigué entre les divers niveaux d'exaspération d'une mère épuisée par ses trois garçons.Meilleure animation - humour, série ou spéciale de variétés Louis-José Houde Gala ADISQ 2015 C'est le champion de l'animation de galas.Louis-José Houde est un travaillant qui ne tient rien pour acquis.Chacune de ses répliques est travaillée avec un soin maniaque.Et comme l'humoriste barbu adore la musique, le mariage avec l'industrie du disque et du spectacle est encore très loin du divorce.Jean-René Dufort Infoman Parce que le travail de notre Infoman est essentiel et divertissant.Aucun détail ni réplique boiteuse de politicien n'échappe à sa vigilance.Bien souvent, le travail de Jean-René Dufort est aussi essentiel que celui d'un chroniqueur qui détient sa carte professionnelle de la FPJQ. A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE MOIGNAG Au-delà des résultats du sondage CROP réalisé pour La Presse, il y a de vrais jeunes.Qui vivent en ville ou en banlieue, étudient ou travaillent, mais qui sont tous «branchés» sur la culture - au sens premier du terme, car ils la consomment principalement sur un de leurs nombreux écrans.Témoignages de trois jeunes rencontrés par La Presse.Le dernier recueils de 1 de trouver f A Camila Rodriguez 21 ans Etudiante en communication, politique et société àl\u2019UQAM Habite à Montréal-Nord Ce qu elle regarde à la télé : « Je n\u2019ai pas le câble à la maison.J\u2019ai juste une antenne qui capte les chaînes de base.Je regarde juste Le Téléjournal ou Tout le monde en parle.[.] Je consomme beaucoup de séries en anglais, mais uniquement en streaming ou sur Netflix, sur mon ordinateur.» Le film ou la série quelle veut voir: «J\u2019attends la nouvelle saison d'Orange Is the New Black et Game of Thrones.[.] J\u2019ai tendance à moins aller au cinéma qu\u2019avant, sauf pour voir des films québécois qui ont l\u2019air bons, car ils sont difficiles à trouver sur internet.» Le dernier spectacle qu elle a vu : « Fredy a La Licorne.Les spectacles québécois que je vais voir sont souvent en lien avec une personne de mon entourage e à la production.» livre qu elle a lu : « Je lis beaucoup de textes pour mes cours, alors c\u2019est assez dur le temps de lire pour le plaisir.[.] J\u2019essaie parfaire mes classiques.J \u2019ai une liseuse, mais je ne utilise pas souvent.J\u2019aime avoir mes livres en main et dans ma bibliothèque.» La musique quelle écoute : « La majorité de la musique que j\u2019écoute est en anglais.J utilise YouTube ou des listes d\u2019écoute comme 8-tracks.com.» \u2014 Propos recueillis par Stéphanie Vallet - .* séc * -v PHOTOS EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE .\u2022\u2022\"K.-f 0 i- FOCUS: PERFECTION ROBERT MAPPLETHORPE « L'évènement de la rentrée.» - L'actualité « À ne manquer sous aucun prétexte.» - Têtu « D'une beauté formelle exceptionnelle.» - ICI Radio-Canada Première « Sublime.» - ELLE Québec M MUSËE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL À VOIR DÈS MAINTENANT ! Une présentation Mécène de\tde l\u2019exposition 1D Sala h HACHIK TERRA AIR CANADA ® Bell MARTIN DUQUETTE Cette exposition est organisée par le Los Angeles County Museum of Art et le 2.Paul Getty Museum, en collaboration avec la Robert Mapplethorpe Foundation et le Musée des beaux-arts de Montréal.L'exposition et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art.| Robert Mapplethorpe, Poppy [Coquelicot], 1988.Acquis conjointement par le 1 Paul Getty Trust et le Los Angeles County Museum of Art : don partiel de la Robert Mapplethorpe Foundation ; achat partiel à l'aide de fonds apportés par le 1 Paul Getty Trust et la David Geffen Foundation.© Robert Mapplethorpe Foundation.Used by permission.| Le MBAM remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel, de même que le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.RACONTÉES PAR MYLÈNE MOISAN TO UC MITES DANS une classe à PART MYLÈNE MOISAN Marr#\u201d cit u DES PROFS QUI INSPIRENT LEURS ÉLÈVES POUR LA VIE Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ARTS LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE Joannie Bouthillier 20 ans Élève au DES à la formation aux adultes; travail à temps partiel dans une épicerie Habite dans le quartier La Petite-Patrie L\u2019événement où elle allait, le jour de notre rencontre: Le lancement de I édition spéciale Cannabis du magazine Urbania.L\u2019apport qu\u2019a la culture pour elle : Fille d\u2019une famille de huit enfants, Joannie a grandi dans les Laurentides et dans le Centre-du-Québec, entre deux parents séparés.Elle décrit la culture comme «une échappatoire».«Une paix intérieure, comme quand j\u2019écoute Safia Nolin.» La musique quelle écoute: « J\u2019utilise beaucoup Spotify et YouTube, mais j\u2019ai acheté les vinyles de Safia Nolin, Koriass et Alaclair Ensemble.» Ses dépenses culturelles : Pas moins de la moitié de ses dépenses sont culturelles.«Je commande des 200$ de livres aux deux mois.» « Spotify vient avec mon forfait de cellulaire, mais je paye pour Netflix», ajoute-t-elle.Ce quelle regarde à la télé: «Je viens de terminer la série Narcos et je binge-watcb des documentaires.» La télé ou le cinéma québécois?Un peu, mais pas particulièrement.Son récent «hobby»: Le stand-up.Joannie a même participé à une soirée au Bordel Comédie Club, et elle devait monter sous peu sur la scène du Théâtre Sainte-Catherine.Ses idoles?Louis CK et George Carlin.\u2014 Propos recueillis par Emilie Côté Alexandre Kilburg 21 ans Etudiant en sciences biomédicales à l\u2019Université de Montréal Habite à Mirabel Ce qu\u2019il regarde à la télé: «A la télé, c\u2019est surtout les sports.J\u2019aime aussi les cartoons satiriques comme Les Simpson ou Les Griffin, d\u2019abord par nostalgie parce que c\u2019est des trucs que je regardais jeune.Sinon, je regarde pas mal de séries sur Netflix, comme Breaking Bad, Prison Break Dexter ou Lost.Je regarde ça avant de me coucher les jours de classe, ça m\u2019aide à décompresser.» Le prochain film qu\u2019il veut voir: «J\u2019aime bien les films de superhéros et la rivalité entre Marvel et DC Comics.J \u2019attends donc Justice League [de Zack Snyder] avec impatience.Même chose pour les prochains Star Wars.» Le dernier spectacle qu\u2019il a vu : «Je suis allé voir Mario Tessier au cégep Lionel-Groulx à la fin août; c\u2019était bon, surprenant même.J\u2019adore les humoristes.Côté concerts, mon dernier remonte à 2012, soit les Red Hot Chili Peppers au Centre Bell.» Le dernier livre qu\u2019il a lu : « Game of Thrones [de George R.R.Martin], c\u2019est vraiment bon, mais je ne l\u2019ai pas fini, faute de temps.» La musique qu\u2019il écoute: «Je suis pas mal rétro.J\u2019écoute Red Hot Chili Peppers, Nirvana, Metallica et Eminem.Mes amis écoutent la même chose que moi.C est d\u2019ailleurs ça qui joue certains soirs aux Foufounes électriques, notre bar préféré.» \u2014 Propos recueillis par Hugo Meunier 'Certaines restrictions s\u2019appliquent.PARTENAIRES PUBLICS Conseil des arts Canada Council tor the Arts QattKclIi CONCERTS pour PARTENAIRE DE SAISON BMO ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présenté par Hydro Québec UNE SYMPHONIE URBAINE POUR VOUS A CHAQUE SEMAINE ARIANE MOFFATT, MARIE-PIERRE ARTHUR & ALEXANDRE DÉSILETS Découvrez le répertoire d\u2019Ariane Moffatt dans l\u2019éclairage symphonique de l\u2019OSM pour la Te fois! LES CLASSIQUES TD 34 ANS ET MOINS JE VOUS ATTENDS! PROKOFIEV : ROMÉO & JULIETTE Découvrez un grand classique du répertoire romantique et le violoniste canadien James Ehnes, musicien en résidence à l\u2019OSM.UNE PREMIÈRE : JOSHUA BELL JOUE & DIRIGE L\u2019OSM EN MÊME TEMPS ! Une chance unique d\u2019entendre le célèbre violoniste américain Joshua Bell, dans ce programme sous le signe du romantisme allemand.©SOIRÉE RÉSEAUTAGE POUR LES 34 ANS ET MOINS, LE 15 FÉVRIER Montréal © L\u2019OSM, MOMENT FACTORY ET SAMY MOUSSA RASSEMBLÉS POUR LE 375e ANNIVERSAIRE DE MONTRÉAL! Toute la puissance de la musique et du multimédia réunis pour une expérience symphonique hors du commun ! ^ placedesarts.» OSM.CA 514 842-9951 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Partenaire du programme 34 ans et moins 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE JEUNES E À entendre certaines générations se plaindre des torts et des travers des jeunes, on pourrait croire que les bouleversements que vivent les industries culturelles sont imputables aux fameux «enfants du millénaire».Et pourtant, si ces derniers consomment leur culture différemment, ils en sont plus friands que leurs aînés, révèle un sondage CROP réalisé pour La Presse.Portrait d\u2019une génération qui chamboule nos habitudes.'T ~ ' HUGO PILON-LAROSE Les jeunes et la culture font la paire Les données sont frappantes: dans presque tous les domaines culturels, les jeunes âgés de 18 à 34 ans consomment davantage de culture que les adultes de plus de 35 ans.C est aussi vrai en cinéma qu\u2019en théâtre et en.musique classique ! Pourcentage des répondants qui font ces activités culturelles une fois par mois:\t\tau moins \t\t \t18-34 ans\t35 ans et plus Aller au cinéma\t31%\t15% Aller dans les festivals\t13%\t3% Assister à un concert de musique populaire\t11%\t2% Assister à des spectacles d\u2019arts de la scène (excluant le théâtre et la musique)\t10%\t2% Visiter un musée\t9%\t2% Aller au théâtre\t8%\t2% Assister à un concert de musique jazz\t9%\t2% Assister à un concert de musique classique\t9%\t1% \t\t \t\t y S Séduits par les bandes-annonces Lorsque vient le temps de choisir un film ou une série télé, les bandes-annonces trônent au sommet des sources d\u2019information des Québécois.Selon le sondage CROP, 55 % des répondants (autant les 18-34 ans que les 35 ans et plus) les regardent.Chez les jeunes de 18 à 34 ans, les recherches sur l\u2019internet arrivent au deuxième rang des sources d\u2019information sur les films et séries.Pour les gens de 35 ans et plus, ce sont plutôt les critiques des médias traditionnels qui arrivent en deuxième position.L\u2019analyse d\u2019Alain Giguère, président de CROP: « S\u2019ils veulent lire la critique d\u2019un film, les jeunes iront faire une recherche sur l\u2019internet.Si la première critique qui sort est celle [d\u2019un média traditionnel], ils vont la lire.Les jeunes consomment du contenu sur l\u2019internet et, si vous y êtes, ils vous lisent.[.] Le problème [pour les médias traditionnels], c\u2019est que s\u2019ils vous lisent sur l\u2019internet, ça rapporte peu en revenus publicitaires.» k En anglais, S.V.P.! C est le pourcentage des jeunes de 18 à 34 ans qui préfèrent la musique en anglais, alors qu\u2019ils sont i% à choisir la musique en français.Quelque % des répondants de ce groupe d\u2019âge affirment n\u2019avoir aucune préférence.Chez les adultes de 35 ans et plus, 39% n\u2019ont aucune préférence entre l\u2019anglais et le français, alors que 37% préfèrent la musique en anglais; 25% choisissent la musique en français.L\u2019analyse d\u2019Alain Giguère, président de CROP: «Avec les sites comme YouTube et les médias sociaux, les jeunes sont infiniment plus exposés au phénomène de la mondialisation culturelle que les générations précédentes.La culture américaine a aujourd\u2019hui des moyens de diffusion plus puissants qu\u2019autrefois, alors que les vedettes québécoises n\u2019ont pas cette même force dans les nouveaux médias.» On s\u2019informe.différemment Quand vient le temps de s\u2019informer, les jeunes de 18 à 34 ans consultent les médias sociaux comme Facebook (\t!% d\u2019entre eux) presque autant que la télévision ( 1 °A ).Le contraste est frappant avec les adultes de 35 ans et plus, qui préfèrent de loin la télévision (71 %), alors que les médias sociaux n\u2019attirent que 13% d\u2019entre eux.MÉTHODOLOGIE Ces données sont tirées d\u2019un panel web tenu par la firme de sondage CROP, dont la collecte de données s\u2019est déroulée du 12 au 21 août.Au total, 1511 questionnaires ont été remplis par des Québécois, dont un «suréchantillon» de jeunes de 18 à 34 ans.Puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un échantillon non probabiliste, le calcul de la marge d\u2019erreur ne s\u2019applique pas. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 7 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE CULTIVES wm S M t '«Tr La télé et la radio n\u2019ont pas dit leur dernier mot La firme de sondage CROP a demandé aux répondants quels types de médias ils consommaient.A cette question, une majorité de jeunes de 18 à 34 ans ont répondu regarder du contenu sur YouTube au moins une fois par jour ( il °A ), comparativement à 18 % chez les adultes de 35 ans et plus.Or, les médias traditionnels n\u2019ont pas dit leur dernier mot.La moitié des jeunes de 18 à 34 ans dit consommer des émissions de télévision au moins une fois par jour (presque à égalité avec YouTube).Toujours chez les jeunes, 37°/ des 18 à 34 ans écoutent la radio au moins une fois par jour, alors que 34% écoutent de la musique tous les jours sur un service de diffusion en continu comme Spotify.L\u2019analyse d\u2019Alain Giguère, président de CROP: «Quand on additionne le streaming sur YouTube et le streaming sur les applications [comme Spotify et Netflix], on dépasse les médias traditionnels.[.] C est une tendance qui risque de se poursuivre encore plus lourdement au cours des prochaines années.» PHOTOS EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE S\u2019il faut choisir, que garder?La firme de sondage CROP a demandé aux répondants quel média ils garderaient s\u2019ils devaient faire un choix parmi tous ceux qu\u2019ils consultent.Si les jeunes de 18 à 34 ans choisissent en majorité YouTube (145 ), suivi de la télévision (599 ), les adultes âgés de 35 ans et plus ont une préférence marquée pour la télévision (72%).suivie de la radio (47 %) ! \t 18-34 ans\t 1 YouTube et autres chaînes sur l\u2019internet\t 2 La télévision\t 3 Les jeux vidéo\t 4 Netflix et autres services de commande de films ou de séries\t 5 Les applications de musique en diffusion en continu\t deviez n\u2019en garder que deux ?35 ans et plus\t 1 La télévision\t 2 La radio\t 3 YouTube et autres chaînes sur l\u2019internet\t 4 Les jeux vidéo\t 5 Netflix et autres services de commande de films ou de séries\t L\u2019analyse d\u2019Alain Giguère, président de CROP: «Le clivage générationnel est magnifique ici : YouTube chez les jeunes, contrairement aux médias traditionnels chez les gens plus âgés.Il reste qu\u2019il y a encore beaucoup de monde, même chez les jeunes, qui regarde la télévision.YouTube prend toutefois de l\u2019avance, et ça va continuer ainsi.» fyOAM CH0: gOMpf lonnes re: oui, mais Si les jeunes consomment davantage de culture que les gens plus vieux, s\u2019attarder à ce qu\u2019ils consomment permet d\u2019apporter quelques nuances.Alain Giguère, président de la firme de sondage CROP, a divisé les répondants âgés de 18 à 34 ans en différents groupes de consommateurs culturels.Ceux qui consomment la Culture avec un grand C (théâtre, danse, musique classique.) et les enthousiastes (ceux qui consomment plus de culture que tous les autres jeunes) demeurent malgré tout minoritaires.Les différentes familles de consommateurs culturels chez les 18-34 ans L\u2019adepte de la Cultu .avec un gran' Le «streameux» (YouTube, Netflix, autres plateformes de diffusion web) L\u2019enthousiasti Le lecteur L\u2019adepte des médias traditionnels L\u2019inintéressé (mais il joue à des jeux vidéo) ¦I V v«**r Ht «\u201c(¦/'» p p°' 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LES MILLÉNIAUX ET LA CULTURE Surtout pour des spectacles ÉMILIE CÔTÉ Mercredi soir dernier, les jeunes de 18 à 24 ans étaient largement majoritaires dans la foule venue entendre le chanteur britannique James Bay au CEPSUM.Avec 5000 jeunes qui faisaient la file le long du campus de l'Université de Montréal, la soirée avait une ambiance de rentrée universitaire.Si Caroline Desroches et Rachel Montigny étudient respectivement en relations industrielles et en psychologie à l'Université de Montréal, leur présence se justifiait surtout par leur grande admiration de James Bay, qu'elles ont aussi vu au festival Osheaga l'été dernier.«Nous allons voir des shows régulièrement », dit la première.Le rap francophone intéresse néanmoins des jeunes qui écoutent surtout de la musique en anglais.«Half Moon Run, Louis-Jean-Cormier, X-Ambassadors et Imagine Dragons», détaille la seconde.Caroline achète des albums sur iTunes alors que Rachel profite du service d'écoute en ligne Spotify gratuitement avec son forfait cellulaire.Dépenser plus de 50$ pour un billet de spectacle de James Bay?«C'est bien investi », lance Rachel.HMV désert Pour l'avenir de l'industrie de la musique, il était plutôt encourageant d'être dans la foule du spectacle de James Bay.Rien à voir avec notre visite au HMV du centre-ville de Montréal, il y a une semaine.Le magasin était désert.Aller acheter des disques semblait davantage une activité de touristes français que d'étudiants montréalais qui célèbrent l'arrivée du week-end.Fanta Diarra rôdait dans les allées avec un DVD au rabais du film romantique The Notebook.Or, cette fan d'Ariana Grande et de Lady Gaga nous a dit acheter peu de DVD de films et de disques.Comme 80 % des répondants de notre sondage, Fanta Diarra écoute beaucoup de musique sur des chaînes en ligne, principalement gratuitement sur YouTube.Les services de diffusion en continu, qui donnent accès à un vaste catalogue musical pour une dizaine de dollars par mois, ont aussi la cote auprès des jeunes.Au magasin Archambault, un peu plus à l'est me Sainte-Catherine, il nous a fallu une bonne quinzaine de minutes avant de trouver un jeune de 18 à 24 ans.Julianne Di Blasio fouinait dans une rangée de livres, à quelques mètres du mur comprenant les accessoires de cuisine de Ricardo.«En fait, j'attends une amie, mais, comme j'aime lire, je l'attends ici », a précisé l'étudiante de 17 ans.La jeune femme bilingue de Laval, qui a fait ses études secondaires en français, lit surtout en anglais.«J'écoute peu de musique québécoise et j'écoute beaucoup Netflix», indique-t-elle.Fanta Diarra et elle confirment les résultats du sondage CROP selon lequel les jeunes de moins de 35 ans préfèrent de loin la musique des artistes internationaux (5 5 %) à celle des artistes francophones (14%).Au festival Oumf Le rap francophone intéresse néanmoins des jeunes qui écoutent surtout de la musique en anglais, a-t-on constaté le week-end dernier au festival Oumf, un événement de la rentrée destiné PHOTOS EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Caroline Desroches et Rachel Montigny, étudiantes respectivement en relations industrielles et en psychologie à l\u2019Université de Montréal, disent aller voir des spectacles régulièrement.à la clientèle étudiante.Sa programmation extérieure en plein cœur du Quartier latin, près de l'UQAM, est même gratuite.Kevin Vega, 17 ans, assistait comme nous au spectacle du rappeur montréalais anglophone Husser, qu'il ne connaissait pas.Il a appris l'existence d'Oumf sur Facebook.Il écoute un peu de rap québécois, dont Rymz et Koriass.À l'inverse, Clémence Giroux - aussi croisée à Oumf -consomme beaucoup de musique francophone.Du rap, mais aussi Laurence Nerbonne, Fanny Bloom, Alex Nevsky, Karim Ouellet et Klô Pelgag.L'étudiante en relations publiques à l'UQAM dirait que le quart de ses dépenses est consacré à la culture.«Aller au TNM, cela coûte quand même cher», lance-t-elle à la blague.Julianne Di Blasio, jeune femme bilingue de Laval, a fait ses études secondaires en français, mais lit surtout en anglais.«J\u2019écoute peu de musigue guébécoise et j\u2019écoute beaucoup Netflix», ajoute-t-elle.SAISON16/17 Une présentation BMO ^«Dittos.40 ANS JOUR POUR JOUR LE 15 NOVEMBRE 2016 REDÉCOUVREZ LALBUM QUI A MARQUÉ LA CONSCIENCE D\u2019UN PEUPLE L'HEPTADE HARMONIUM L\u2019Heptade XL avec EMMANUEL SCHWARTZ, BENOIT BRIERE, ANNE-MARIE CADEIUX ?carl béchard.violette CHAUVEAU, NICOLAS DIONNE-SIMARD, ANNIE ÉTHIER, MAXIME GENOIS, RACHEL GRATON, DENIS LAVALOU, BRUNO MARCH, MONIQUE MILLER, JÉRÔME MINIÈRE collaboration artistique STÉPHANIE JASMIN production TNM en collaboration avec UBU, COMPAGNIE DE CRÉATION ici artv DES LE 27 SEPTEMBRE TNMQC.CA BELLES SOIREES LES BEAUX MAINTENANT L'HEPTADE XL Remixé, revisité et remasterisé à partir des bandes maîtresses originales par Serge Fiori et Louis Valois ET PROCUREZ-VOUS DÈS MAINTENANT LA NOUVELLE CHANSON INÉDITE D\u2019HARMONIUM C'EST DANS LE NOIR PRÉCOMMANDEZ VOTRE EXEMPLAIRE DE L'HEPTADE XL DÈS AUJOURD\u2019HUI En vente chez LES APRÈS-MIDI AUSSI ARCHAMBAULT www.lheptadexl.com SONY MOBIC LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 9 ARTS LES MILLENIAUX ET LA CULTURE Jeune et youtubeuse Lysandre Nadeau a franchi cette semaine le cap des 200 000 abonnés à sa chaîne YouTube.Au cours de l\u2019été, la youtubeuse a rendu visite au populaire Norman à Paris et a même participé à l\u2019une de ses capsules.En quelques jours, elle a eu 50 000 nouveaux abonnés.Nous lui avons posé des questions pour mieux connaître ses goûts culturels.HUGO PILON-LAROSE >\tLysandre Nadeau >\t21 ans >\tHabite à Montréal >\tElle a étudié au cégep dans un programme de cinéma et de communication, avant de quitter les bancs d école pour se consacrer à YouTube.Ce qu'elle regarde à la télé: «La télévision n'a jamais été quelque chose d'important pour moi.Je trouve l'essentiel de ce que je cherche sur internet.Cet automne, je vais regarder la deuxième saison de Papa de Jonathan Roberge.Je le trouve absolument extraordinaire et drôle.Ce qu'il fait est léger, et son fils est un incroyable acteur ! Je ne comprends pas qu'il puisse être aussi bon à cet âge-là.» Le film ou la série qu'elle veut voir: «Je ne pense à rien présentement.Je suis une cinéphile, j'adore ça, mais j'ai vu tous ceux que j'avais le goût de voir.Un film que je recommande à tout le monde de voir, c'est The Fundamentals of Caring sur Netflix.» Le dernier spectacle qu'elle a vu: «Je vais tout le temps voir des shows d'humour, des spectacles dans les bars comme à L'Abreuvoir.Julien Lacroix est mon gros coup de cœur.Je l'aime tellement, il est pissant.» Le dernier livre qu'elle a lu: « Oh là là ! Tu parles à quelqu'un qui a une mémoire de marde.Je peux te dire un livre que je veux vraiment lire?C'est le livre que Gab Roy a écrit, Mon voyage en prison.Je n'ai jamais lu de livre de quelqu'un qui est allé en prison au Québec, et c'est un gars du web.Je trouverais SIX CHOUCHOUS DES JEUNES La firme CROP a soumis aux jeunes (et moins jeunes) sondés une liste de 20 personnalités afin de connaître leur appréciation de chacune d\u2019elles (sur une échelle de 1 à 10).Voici 6 artistes qui obtiennent un haut taux d\u2019approbation*.ï Jean-René Dufort >18-24 ans: 52% >\t25-34 ans: 60% >\t35 ans et plus: 60% Marie Mai >18-24 ans: 51 % >25-34 ans: 56% >\t35 ans et plus: 53% Cœur de pirate >18-24 ans: 50% >25-34 ans: 53% >\t35 ans et plus: 50% Sarah-Jeanne Labrosse >18-24 ans: 59% >25-34 ans: 71 % >\t35 ans et plus: 68% Katherine Levac >18-24 ans: 49% >25-34 ans: 65% >\t35 ans et plus: 48% Pier-Luc Funk >18-24 ans: 53% >25-34 ans: 53% >\t35 ans et plus: 47% \u2018Pourcentage de notes de 7 à 10 sur 10 parmi les répondants connaissant la personnalité en question.ça intéressant de lire c'est quoi, la prison au Québec, surtout quand tu as eu des accusations d'agression sexuelle.» La musique qu'elle écoute: « Je suis tout le temps sur Spotify.11 y a une toune, c'est une chanson qui est seulement beat, c'est de la musique d'ambiance.Le groupe s'appelle Shlomo et celle que j'écoute beaucoup ces temps-ci est Seriously.Je trouve ça très, très bon.» PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Lysandre Nadeau a 200 000 abonnés à sa chaîne YouTube.\t \t \t \t \t LE GRAND RETOUR DU PIANISTE MONTRÉALAIS PREMIERE MONTREALAISE ALAIN LEFEVRE Sas Agapo Dimanche 26 février, 20 h MAISON SYMPHONIQUE BETTY BONIFASSI PIERRE FLYNN FLORENCE K MARIE-THÉRÈSE FORTIN SYLVIE MOREAU YANN PERREAU SUPPLEMENTA RE PIAF A 100 ANS.VIVE LA MÔME! Samedi 4 mars, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA DANIEL LAVOIE Mes longs voyages Jeudi 2 mars, 20 h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA i ¦ ¦ I T NOUVEAU SPECTACLE ! im / PREMIERE MONTREALAISE TRYO Jeudi 23 février, 20h MÉTROPOLIS BOBBY BAZINI Vendredi 24 février, 20h MÉTROPOLIS PREMIERE MONTRÉALAISE LES HAY BABIES Vendredi 24 février, 20 h CLUB SODA SUPPLEMENTA RE PREMIERE MONTREALAISE VALAIRE Mercredi 1er mars, 20 h CLUB SODA BALLAKE SISSOKO & VINCENT SEGAL Dimanche 26 février, 20 h GESÙ PREMIERE MONTREALAISE CAROLINE SAVOIE Jeudi 23 février, 20 h L\u2019ASTRAL CHAMPION & SES G-STRINGS Samedi 25 février, 20 h CLUB SODA ALEJANDRA RIBERA Mardi 28 février, 20 h CLUB SODA BEARS OF LEGEND Mardi 7 mars, 20 h CLUB SODA FLAMENCO VIVO PRESENTE LO ESENCIAL DE LUIS DE LACARRASCA Mardi 28 février, 20 h GESÙ PROGRAMME DOUBLE DIMONE URBAIN DESBOIS Samedi 25 février, 20 h L\u2019ASTRAL CHARLOTTE CARDIN Jeudi 9 mars, 20 h CLUB SODA PREMIERE MONTRÉALAISE BRUNO PELLETIER Regarde autour Vendredi 3 mars 20 h GESÙ \t \t MOUSE ON THE KEYS Vendredi 10 mars, 20 h L\u2019ASTRAL I BILLETTERIE PLACE DES ARTS et L\u2019ASTRAL, MAISON SYMPHONIQUE Maison du Festival DE MONTREAL 514 842-2112 1 866 842-2112 placedesarts.com 1 855 790-1245 ticketmaster.ca METROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca GESU 514 861-4036 admission.com Q MTLenLur montrealenlumiere montrealenlumiere.com 514 288-9955 185LUMIERES 0\tm\tiffi) ONLYLYOKh**\t^MoifiieiP Financière SAQ\tSun Life CK * R,dioOn.d,\tfoST\tniïSSto.\tJjjL\tAf*'M Q S3\t9a?\t«S® B6J GIBL JâH- OMI @\t0 Canada T°Mo8nTreaL\t® «5SE!M1E ¦\tvlve@75 Montai® Québec 5 5 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS LES MILLENIAUX ET LA CULTURE Qui a dit que les jeunes ne regardent pas la télé ?Il y a environ 1,5 million de jeunes de 18 à 34 ans au Québec et ils regardent une vingtaine d\u2019heures de télé par semaine.Tous les réseaux les courtisent.Ils nous disent comment.NATHALIE COLLARD TÉLÉ-QUÉBEC: LE PHÉNOMÈNE LIKE-MOI! Télé-Québec avait un problème.À la fin de l'enfance, les jeunes téléspectateurs s'évaporaient dans la nature.Ils revenaient à l'antenne une fois enrôlés dans la routine métro-boulot-dodo.Comment les garder?« 11 a fallu changer de stratégie, explique le directeur général des programmes de la chaîne, Denis Dubois.Le phénomène n'est pas nouveau.À 18 ans, on arrive à une période où la vie sociale et amoureuse prend plus de place.On est moins disponible pour la télé.La différence, c'est qu'aujourd'hui, avec la technologie, on peut rejoindre les jeunes là où ils sont.» Denis Dubois emploie donc ce qu'il nomme « la stratégie du pied dans la porte ».« 11 faut que les jeunes gardent le contact avec la marque, dit-il.Comme ça, lorsqu'ils recommencent à regarder plus de télé, on ne repart pas de zéro.» Fidéliser les jeunes, c'était l'objectif de Like-moi!, série de Marc Brunet pensée spécialement pour les 18-34 ans.Conçue comme une enfilade de sketchs, Like-moi! peut se décliner en capsules qui peuvent être regardées en ligne et diffusées sur les réseaux sociaux.«Peu importe d'où ils viennent - de la télé, de l'ordinateur, de la tablette ou du téléphone -, on essaie de les rattacher à la marque Télé-Québec», explique Denis Dubois.Le patron de la programmation croit aussi qu'il faut travailler en amont, auprès des plus jeunes qui représentent les adultes de demain.Comme avec la série Conseils de famille, lancée l'automne prochain et mettant en vedette Clovis Blondin, un adolescent de 13 ans qui jette un regard ironique sur sa famille recomposée.Clovis possède sa propre chaîne YouTube intitulée Comment survivre à sa famille, qui existe pour vrai.Les jeunes internautes peuvent donc la regarder et découvrir qu'il y a une émission de télévision qui y est rattachée.«Mais la chaîne télé demeure importante, insiste Denis Dubois.Si elle n'attire personne, nos revenus sont en jeu.» ICI RADIO-CANADA: LA GÉNÉRATION DES SIMONE Radio-Canada est au coude à coude avec V dans la course aux 18-34 ans, un public qui apprécie les séries comme Unité 9 et Série noire ainsi que les événements comme les Jeux olympiques ou le Gala Les Olivier.« Ils aiment les contenus plus légers, divertissants, irrévérencieux, note Dominique Chaloult, directrice générale de la télévision d'ICI Radio-Canada.Nous sommes en gros remue-méninges pour les séduire.» La série Les Simone, qui vient de prendre l'antenne, a été pensée, conçue A L\u2019AFFICHE DANS LE CADRE DE VENDREDI 23 SEPTEMBRE A 20h | MAISON SYMPHONIQUE IBRAHIM MAALOUF KALTHOUM JEUDI 20 OCTOBRE A 20h | CINQUIEME SALLE, PdA Fidèle compositeur des musiques de film de Denis Villeneuve tels que Prisoners, Sicarioet Arrivai JOHANN JOHANNSSON FEATURING AMERICAN CONTEMPORARYMUSIC ENSEMBLE BILLETTERIE: PLACE DES ARTS ET MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 1 866 842-2112 \u2022 placedesarts.com LIGNE INFO-JAZZ 514 871-1881 \u2022 1 85JAZZFEST MONTREALJAZZFEST.COM PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE « Peu importe d\u2019où ils viennent - de la télé, de l\u2019ordinateur, de la tablette ou du téléphone -, on essaie de rattacher les millniauxà la marque Télé-Québec», explique Denis Dubois, directeur général des programmes de Télé-Québec.et mise en marché pour eux (lancement de capsules, campagne sur les réseaux sociaux, épisodes mis en ligne avant la diffusion télé).« Il ne faut pas penser que tous les milléniaux sont urbains, nuance toutefois Dominique Chaloult.Avec sa chaîne web et sa future émission, Véro s'adresse aux jeunes qui sont en couple, qui vivent en région.» Précurseur, ICI Radio-Canada a lancé sa plateforme Tou.tv en 2010.Elle offre plusieurs webséries destinées aux jeunes adultes ainsi que la possibilité de regarder des séries en rattrapage, un mode de visionnement populaire chez les milléniaux.Grâce à ses nombreuses plateformes - Tou.tv, Explora, les chaînes radio -, ICI Radio-Canada a une force de frappe décuplée.« Le mot d'ordre, maintenant, c'est de travailler en groupe », reconnaît Dominique Chaloult.Comme ses concurrents, ICI Radio-Canada veut que son public associe ses contenus à sa marque afin qu'il soit attiré vers la chaîne principale.«On met notre logo partout», lance Christiane Asselin, directrice, contenu et programmation mul-tiécran, webtélé et Tou.tv à ICI Radio-Canada.Prochaine étape: la relance du secteur jeunesse, que la société d'État avait délaissé ces dernières années.« C'est une clientèle importante et on en est conscients, insiste-t-on.Les enfants regardent 1 heure 29 minutes de télévision chaque jour.Ils utilisent la tablette et l'ordinateur.On a ajouté une section jeunesse à Tou.tv l'an dernier, mais là, on va proposer une offre plus globale.» Également dans les cartons, une série culturelle qui s'adresse aux milléniaux et qui devrait se concrétiser au printemps 2017.GROUPE TVA: LA VOIX, DE 7À 77 ANS Avec ses 21 parts de marché, TVA est la chaîne la plus regardée par les 18-34 ans au Québec.Demandez à ses concurrents, ils vous parleront du succès de La voix, véritable phénomène d'écoute pour ce réseau qui se qualifie de grand public et multigénérationnel.Outre ce rendez-vous dominical, les émissions de TVA les plus regardées par les milléniaux sont Les beaux malaises, Boomerang et Accès illimité.À TVA, on rappelle que, contrairement aux clichés, l'immense majorité (89 %) des téléspectateurs de 18 à 34 ans regarde la télé en direct.« Ce qui change, c'est l'écran sur lequel ils la regardent », note Suzane Landry, directrice principale, chaînes et programmation, au Groupe TVA, qui précise que le visionnement de contenus sur Netflix et Illico s'ajoute aux 20 heures d'écoute par semaine des milléniaux.Pour les attirer, TVA mise entre autres sur L'imposteur, avec Marc-André Grondin, et La voix junior, avec Marie Mai et Maripier Morin.Et comme ses concurrents, le réseau développe des stratégies mul-tiplateformes pour faire découvrir aux jeunes ses contenus (présentation du deuxième épisode de L'imposteur sur son site internet le soir de la diffusion du premier, webséries dérivées de Boomerang).Quant aux réseaux sociaux, ils sont venus stimuler l'écoute de la télé, selon Suzane Landry.« Pendant un épisode du Banquier, on a déjà eu 400 000 commentaires à la minute.La télé est encore événementielle.Et les gens ont envie de commenter, de discuter.» En octobre, TVA va ajouter un service vidéo à son site TVA.ca ainsi qu'une application mobile.« On a toujours dit que l'internet allait supplanter la télévision, mais, finalement, c'est la télévision qui met l'internet à sa main, observe Suzane Landry.Les gens cherchent toujours du bon contenu, notre travail est de leur offrir une destination.» GROUPE V MÉDIA: L\u2019OFFENSIVE VICE Quand Maxime Rémillard a acheté TQS en 2009, la chaîne rejoignait surtout les 25-54 ans.Mais « le mouton noir » avait déjà un petit côté irrévérencieux qui plaît aux milléniaux.Le choix d'en faire une télé destinée aux 18-34 ans s'est imposé pour se démarquer des autres réseaux, explique le président et chef de la direction du Groupe V Média.Il y a deux ans, V a rencofré cette identité « jeune » en se portant acquéreur des chaînes MusiMax (aujourd'hui Max) et MusiquePlus, qui a conservé son ADN musical mais qui présente aussi de la fiction, de l'humour et des téléréalités.L'événement marquant dans l'évolution de V demeure la mise en ondes de l'émission Un souper presque parfait.« C'est ce qui a défini la marque V », selon Maxime Rémillard.Aujourd'hui, alors que tous les réseaux de télé ont compris l'importance de l'internet et des réseaux sociaux - ce que V a saisi il y a longtemps -, Maxime Rémillard se prépare à investir le monde de l'information.«Les milléniaux veulent s'informer, mais pas de manière traditionnelle à heure fixe », précise-t-il.V s'est donc associé à Vice, un petit empire médiatique né à Montréal qui est devenu LA référence mondiale quand on parle de contenus destinés aux milléniaux.Vice produit des documentaires audacieux dont le ton tranche avec l'objectivité journalistique à laquelle les téléspectateurs sont habitués.« Ce partenariat permettra d'avoir accès à la grande expertise de Vice, souligne Marc Giguère, vice-président, stratégies de croissance, au Groupe V Média.Vice connaît très bien ce public, ils innovent et sortent des sentiers battus.Ça va nous aider à devenir les champions des milléniaux.» On pourra voir des contenus de Vice à l'antenne de V et de MusiquePlus dès 2017, mais il faudra attendre 2018 pour regarder la chaîne spécialisée Viceland.V financera aussi des productions Vice 100 % québécoises.DE LASCENE CULTURELLE AUX COULISSES DU POUVOIR TOUT |la S\u2019EXPLIQUE lPRESSE+ %sa« CIBL CIIMÎ ES LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS LECTURE Un Trudeau en Chine __^_______HE____ NATHALIE PETROWSKI Alexandre Trudeau, 43 ans, est sans doute le seul Canadien qui est à la fois le fils d'un ancien premier ministre et le frère d'un premier ministre en fonction.Or, s'il a hérité de son père l'amour du voyage et des grandes réflexions philosophiques, il entretient peu de choses en commun avec son frère Justin, hormis les liens du sang.Longtemps attiré par les zones en crise, Alexandre Trudeau s'est fait connaître au tournant des années 2000 avec ses documentaires tournés à Bagdad, au Congo, au Liberia et en ex-Yougoslavie, diffusés sur CBC ou CTV.Je me souviens de l'avoir rencontré en 2003.11 se remettait à peine d'un accident de moto qui l'avait envoyé à l'hôpital avec une clavicule cassée et il s'apprêtait à repartir en Irak après y avoir déjà séjourné pendant plus d'un mois au sein d'une famille irakienne.À l'époque, c'était lui, la vedette des fils Trudeau -alors que Justin, fraîchement rentré à Montréal et inscrit à Polytechnique, ne savait toujours pas ce qu'il allait faire de sa vie.Nous voilà 13 ans plus tard et les choses ont bien changé pour Justin, mais aussi pour Alexandre.11 a lancé cette semaine à Montréal non pas un documentaire, mais un livre, Un barbare en Chine nouvelle, dédié à sa conjointe Zoé Bedos et publié simultanément en anglais sous le titre de Barbarian Lost.Il s'agit d'un journal de voyage en Chine dont le titre est un clin d'œil à Deux innocents en Chine rouge, coécrit par Pierre Elliott Trudeau et Jacques Hébert au retour de leur périple en Chine dans les années 60.On sait ce qui a changé pour Justin Trudeau.Pour son frère Alexandre, c'est d'un ordre différent.Celui qui vit toujours dans la maison paternelle de l'avenue des Pins est maintenant lui-même père de trois enfants âgés de 9, 7 et 5 ans.La paternité a freiné ses ardeurs de grand voyageur tout comme ses ambitions de documentariste.Zones de crise Assise en face de lui au milieu de la mezzanine de La Presse, je lui lis les mots d'un correspondant de guerre qui évoque l'intoxication à l'adrénaline, au drame et au sang, vécue au cœur des zones en crise.Trudeau reconnaît les mots d'Anderson Cooper, mais ne partage pas sa vision.« Ce que j'aimais des zones en crise, c'est que les êtres humains y sont à leur plus pur et à leur plus honnête.Pour le reste, la vie dans les zones en crise, c'est plate.Les sociétés ont arrêté de fonctionner, elles sont désorganisées.Les gens ne font qu'attendre.C'est assez déprimant.Mais si j'ai fini par renoncer à tout ça, c'est d'abord à cause de mes enfants, mais aussi parce que j'espérais changer les choses avec mes documentaires.En fin de compte, rien n'a changé.Tout est parfois pire qu'avant et les gens, bien qu'ils soient mieux informés, semblent désensibilisés par les drames du monde», lance-t-il sur le ton toujours un peu haletant qui est le sien.Pour ce qui est de la Chine, Alexandre Trudeau y a mis les pieds pour la première fois en 1990 avec son père et son frère Justin.Michel, le troisième de la fratrie qui a péri dans une avalanche en 1998, n'avait pas voulu être de ce voyage qui avait d'ailleurs été reporté d'un an à cause des événements de la place Tiananmen.Alexandre est retourné en Chine après la mort de son père en 2005 avec Jacques Hébert, après avoir écrit la préface d'une nouvelle édition de Deux innocents en Chine rouge.Puis il y est retourné seul à plusieurs reprises entre 2006 et 2008, et ce sont ces séjours qui ont inspiré Un barbare en Chine nouvelle.Respect Pourquoi barbare ?Parce qu'au sens premier, le mot décrit l'étranger, celui qui ne parle pas la langue et ne PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE Longtemps attiré par les zones en crise, Alexandre Trudeau s\u2019est fait connaître au tournant des années 2000 avec ses documentaires tournés à Bagdad, au Congo, au Liberia et en ex-Yougoslavie, diffusés sur CBC ou CTV.et injuste, Alexandre Trudeau pondère la charge et cherche à lui faire voir le côté positif de la Chine nouvelle.« C'est dans ma nature de me positionner contre, de manière à ce que mes interlocuteurs puissent sortir le meilleur de leurs arguments, explique-t-il.Mais il est vrai que je suis allé en Chine sans préjugés et sans notion préconçue, parce que je crois foncièrement que de juger la Chine, cette civilisation mil- en avant que cette civilisation a su faire en un temps record, opérant au passage un miracle économique phénoménal.« Et puis on ne peut pas sous-estimer comment leurs produits ont bouleversé notre monde, ajoute-t-il.Je me souviens que dans les années 80, on se faisait défoncer pour un walkman.Depuis, les objets, surtout électroniques, ont perdu leur valeur et sont devenus accessibles à tous.Quant au problème de la sur- « Ce que j\u2019aimais des zones en crise, c\u2019est que les êtres humains y sont à leur plus pur et à leur plus honnête.Pour le reste, la vie dans les zones en crise, c\u2019est plate.Les sociétés ont arrêté de fonctionner, elles sont désorganisées.Les gens ne font qu\u2019attendre.C\u2019est assez déprimant.» \u2014 Alexandre Trudeau comprend pas les codes de la civilisation où il a atterri, ce qui était le cas d'Alexandre Trudeau.Mais ce dernier se souvient aussi qu'au moment de mettre le pied en Chine, Pierre Elliott Trudeau avait lancé à ses fils: « Eille, les gars, ne vous comportez pas comme des barbares.Ayez un peu de respect ! » Or, du respect pour la Chine, Alexandre Trudeau n'en manque pas.C'est sans doute l'aspect le plus déroutant de son livre.Toutes les fois où Vivien, la jeune interprète chinoise qui l'accompagne, critique durement un gouvernement qu'elle juge corrompu lénaire, sous le seul angle des droits de la personne est trop simpliste.D'abord, la Chine n'a pas eu pendant sa longue et profonde histoire l'ombre d'une tradition démocratique.Et si je comprends très bien l'espoir des jeunes Chinois comme Vivien, qui veulent une société plus juste et démocratique, je crois qu'ils vont devoir attendre encore une ou deux générations avant que le changement se produise.» Trudeau avoue que d'entrée de jeu, il était prêt à donner le bénéfice du doute au régime chinois, ne serait-ce qu'à cause de l'extraordinaire bond consommation, c'est un faux débat, dans la mesure où on est dedans.Et bien qu'on souhaite passer à autre chose, c'est loin d'être fait.» Refusant d'accabler la Chine au sujet des droits de la personne, qu'elle bafoue constamment, il réplique plutôt : « N'oublions jamais que le culte de la liberté individuelle occidentale a été bâti dans le sang, avec une hache et une épée, par des conquêtes et des colonisations successives.La Chine, qui a toujours été isolée, avait d'autres défis à surmonter et dans le contexte, le collectif a primé sur les besoins individuels.» Lart avant la politique Justin Trudeau a-t-il lu Un barbare en Chine nouvelle avant d'entreprendre son périple chinois?Son frère affirme que oui, et qu'il a bien apprécié le regard.Il ajoute: «Mais sa job est tellement différente de la mienne.Moi, je m'en contre-fiche si le Canada vend son canola ou non à la Chine.Ce qui m'intéresse, c'est de mieux comprendre cette civilisation tellement différente de la nôtre et de le faire à la manière d'un archéologue de la pensée.Bref, la politique, ça ne m'intéresse pas tellement.Je préfère de loin l'art, la création et le voyage.» Pas étonnant que le héros d'Alexandre Trudeau ces temps-ci ne soit pas Justin Trudeau mais le cinéaste Denis Villeneuve.Trudeau envie Villeneuve de pouvoir rejoindre des millions de gens avec ses films.C'est ce dont il rêve pour lui-même un jour.En attendant, il planche sur un projet de fiction.Il y a 13 ans, Justin pensait devenir ingénieur et Alexandre se voyait faire des documentaires pour l'éternité.Comme le dit un vieux proverbe pas vraiment chinois : seuls les fous ne changent pas d'idée.Un barbare en Chine nouvelle Alexandre Trudeau Traduit de l\u2019anglais par Daniel Poliquin Boréal, 328 pages CÉLÉBRITÉS.!0 Plus de 33 000 $ pour les usagers de l\u2019Hôpital Jean-Talon Montréal, 12 septembre 2016 - La Fondation de l\u2019Hôpital Jean-Talon présentait, le 12 septembre dernier, la 27e édition de son Tournoi de golf annuel.Tenu au Club de golf de l\u2019île de Montréal, l\u2019événement a permis d\u2019amasser plus de 33 000 $, qui serviront à l\u2019amélioration de la qualité des soins et des services offerts aux usagers de l\u2019Hôpital Jean-Talon.Sur la photo, de gauche à droite : Mme Geneviève Chartré, directrice générale Fondation H JT; Me Charles Olivier Thibeault, avocat Lavery de Billy et secrétaire du Conseil Fondation HJT; M.Maxime Faucher-Paré, directeur de clinique PhysioExtra Montréal-Rosemont et président du Cercle de la Relève Fondation HJT; M.Denis Leclerc, directeur général Caisse populaire Desjardins de Jean-Talon - Papineau et président du Conseil Fondation HJT; Mme Chantal Tougas, Directrice marketing Alfred Dallaire Memoria et Tougas Marketing et administratrice du Conseil Fondation HJT.Vous avez un événement\t\t à célébrer?\t\t \t\t \t\t Pour informations et tarifs 514 987-VENDU (8363) | 1 866 987-VENDU (8363) celebrites@lapresse.ca LA PRESSE J\u2019AI TROUVÉ PERLE RARE.Coquet chalet, parfait pour moi, bord de l\u2019eau, 1 trouvé super vite.J\u2019ai pas l\u2019ombre d\u2019un voisin.Yé.Qualité en quantité 514 987-VENDU (8363) Les petites annonces LA PRESSE ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 JUSTE LA FIN DU MONDE Xavier Dolan vu par.Quelle vision Nathalie Baye, Léa Seydoux et Gaspard U Miel ont-ils de Xavier Dolan?De passage à Montréal plus tôt cette semaine pour la première de Juste la fin du monde, ils ont répondu à trois questions : racontez votre rencontre avec l\u2019œuvre et l\u2019homme, décrivez ce qui distingue le cinéaste québécois des autres et précisez pourquoi il exerce une telle fascination auprès des médias et de ses admirateurs.MARC-ANDRÉ LUSSIER NATHALIE BAYE « J'ai entendu parler de Xavier une toute première fois après la présentation de J'ai tué ma mère à Cannes.Des gens en qui j'ai confiance m'ont parlé en bien de ce film et je l'ai vu tout de suite, dès sa sortie à Paris.J'ai adoré.Un premier film épatant, très puissant déjà.Ensuite, j'ai vu Les amours imaginaires.Un jour, mon agent m'a fait savoir que Xavier voulait me rencontrer.11 souhaitait venir me voir à Paris, mais le hasard a voulu qu'un festival de Montréal me consacre un coup de chapeau au même moment.Je me souviens très, très bien de cette première rencontre.J'ai vu ce tout jeune homme, très sérieux, qui voulait me faire lire le scénario de Laurence Anyways.J'ai lu, j'ai aimé, j'ai voulu jouer le rôle de la mère et je n'ai pas hésité une seconde.Une vraie et belle rencontre s'est faite sur le plateau, même si je ne tournais pas longtemps.« Ce qui distingue Xavier des autres est sa liberté.Son absolue liberté.J'ai rarement vu un réalisateur aussi libre.11 n'a que faire des conventions et se fout des principes habituels.Cette PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE Xavier Dolan, Nathalie Baye, Gaspard Ulliel et Léa Seydoux à la première du film Juste la fin du monde lundi dernier à Montréal.liberté artistique lui permet une très grande audace aussi.Par exemple, il peut choisir de ne faire pratiquement que des gros plans dans un film comme Juste la fin du monde.Ses choix sentimentalo-machin.Xavier est un grand sensible, un émotif, un artiste à fleur de peau, et il fait un cinéma qui lui ressemble.Avec lui, je peux y aller les yeux fermés, j'accepte sans «Avec Xavier Dolan, je peux y aller les yeux fermés, j\u2019accepte sans même avoir lu un scénario.En plus, une véritable amitié est née entre nous.Il fait partie des personnes précieuses de ma vie.» \u2014 Nathalie Baye musicaux et l'utilisation qu'il en fait sont également remarquables.11 n'a aucun code, ne suit aucune règle.« Xavier ne parle que de choses qui nous touchent.11 fait un cinéma qui fonctionne sur l'émotion, mais pas cette émotion dégoulinante ou racoleuse.Elle n'a rien de même avoir lu un scénario.En plus, une véritable amitié est née entre nous.11 fait partie des personnes précieuses de ma vie.» LÉA SEYDOUX «La toute première fois que j'ai entendu le nom de Xavier Dolan, c'est une amie qui l'a prononcé.Elle avait vu J'ai tué ma mère et elle avait trouvé le film incroyable.Elle m'a dit qu'il fallait absolument que je voie ce film extra d'un tout jeune metteur en scène, etc.Et il est vrai qu'en France, Xavier a tout de suite exercé une fascination, dès son premier film.Et puis, Mommy est arrivé.Ç'a été.explosif! Quand mon agent m'a appelée pour m'annoncer que Xavier voulait me rencontrer pour parler de son projet d'adaptation de Juste la fin du monde, j'étais évidemment très excitée! J'avais déjà une image de lui, car son cinéma a fait en sorte qu'il m'a toujours interpellée, et même fascinée.Autour de moi, je vois bien que dès que j'évoque le nom de Xavier, ça interpelle plein de gens.Après, la vraie rencontre a eu lieu.J'ai adoré travailler avec lui, même si ça n'est pas toujours facile.«UN BON CRU, QUI TROUVE SON EQUILIBRE ENTRE L'HUMOUR NOIR, LA TENDRESSE, LA PASSION ET LE FANTASME.» - Chantal Guy, La Presse ?¦ Journal de Montréal 11 est exigeant, il est fougueux, il est hyper créatif et il a une imagination débordante.C'est excitant de travailler avec lui parce que ça bouillonne, c'est électrique.Est-ce sa jeunesse?Moi, j'aime sa jeunesse, dans ses films en tout cas.Sa liberté de ton, en fait.« Tous les cinéastes ont leurs particularités.Je tenais à tourner avec Xavier, même si ç'a été très compliqué.Je tournais Spectre au même moment.De passer d'un personnage à un autre alors que les deux n'ont strictement rien à voir, c'est difficile pour la concentration.Mais pour avoir l'occasion de tourner avec Xavier, je n'ai pas hésité à le faire.«À mes yeux, Xavier exerce cette fascination parce que les gens se reconnaissent en lui.C'est un porte-parole, en fait.11 cristallise quelque chose qui est le propre des gens de sa génération.C'est une évidence.C'est pour ça qu'il est une idole ! » GASPARD ULLIEL JUSTE JUSTE LA p 1STE LA Fin Lit JUSTE LA USTE la 3*\u2014i nte ^ESPRESSO |L« f\tT (\u2022»\u2022y fow \t\t \t\t \t\t \t\t \t\té \t\t ' MEILLEUR FILM CANADIEN \u2019 M LE PRIX DE L'INNOVATION ^ Festival > FILMS M©NDE ANTOINE BERTRAND RÉAL BOSSÉ ROY DUPUIS CATHERINE DE LÉAN PATRICK DROLET FRANCE CASTEL MARC HERVIEUX ÉMI CHICOINE ALEXANDRE CASTONGUAY Embrasse-moi , comme tu m\u2019aimes «Paria Uf} FILM DE ANDRE FORCIER I¦¦¦Hlmopüon International PRESENTEMENT A L'AFFICHE embrasse-moi.film « C\u2019est très jouissif.À voir ! » - René Homier-Roy Ici, Radio-Canada « Une performance d\u2019acteurs extraordinaire» - Ève-Marie Lortie, Salut Bonjour emem cinéma Signature l'atelier distribution films présentât»; echo |||! UNE PRODUCTION DE LUCCHÂTELAIN etSTÉPHANIEPAGES RÉALISATION ET SCÉNARIO STÉPHANEE.ROY LUCPICARD RICARDOTROGI JEAN-PHILIPPEDUVAL MICHELINELANCTÔT ÉRIKCANUEL CLAUDEBRIE MARCLABRÈCHE ÉRICTESSIER D\u2019APRÈS LE TEXTE ORIGINAL DE STÉPHANEE.ROY «Notre toute première rencontre n'a jamais eu lieu ! Au cours d'une soirée cannoise de 2009, un jeune acteur vient me trouver: Niels Schneider.Qui me dit être avec un jeune cinéaste québécois qui apprécie mon travail et qui aimerait me rencontrer.Il me montre alors ce tout jeune homme plus loin et, honnêtement, je n'y ai pas cru! J'ai même pensé que ces deux jeunes se foutaient de ma gueule.Ça arrive parfois.Je l'ai un peu renvoyé sur les roses, en fait.Son film est sorti et là, je me suis aperçu de ma grossière erreur.On s'est recroisés par la suite, souvent dans les festivals de cinéma.Quand il m'a parlé de Juste la fin du monde, c'était à Los Angeles.On a enfin concrétisé cette envie mutuelle.« Xavier est quelqu'un, déjà, de très entier, fl y a quelque chose d'impulsif, de très instinctif chez lui.Cette urgence fait en sorte que ses films sont à son image, fl ne recule devant rien et ne fait pas de compromis.C'est le cinéma du plein, de la fougue.Et pourtant, rien n'est bâclé.L'ambiance sur un plateau est intimement liée à la personnalité du metteur en scène, et je garde un souvenir très joyeux de ce tournage.« Xavier, il a ses films, mais il a aussi tout ce qu'il met en place autour.Au-delà du film, il intervient sur les communications, sur les images.Vraiment, je ne sais pas.C'est vrai que c'est un phénomène.Peut-être parce qu'il arrive à toucher l'intimité de chacun.À créer un cinéma profondément viscéral.Comme un miroir tendu au spectateur afin qu'il puisse se regarder lui-même.Et s'y reconnaître.» Juste la fin du monde prend l\u2019affiche le mercredi 21 septembre.[J 9LeFilm LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 13 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA Douces provocations * LV t te «AVt, ¦K''1 PHOTO FOURNIE PAR BASTIEN RAYMOND, FILMOPTION INTERNATIONAL Le récit d\u2019Embrasse-mo/ comme tu m'aimes, campé dans le Montréal des années 40, est construit autour d\u2019un «couple» particulier: des jumeaux.EMBRASSE-MOI COMME TU M\u2019AIMES ?Vi Comédie dramatique d\u2019André Forcier.Avec Juliette Gosselin, Emile Schneider, Céline Bonnier, Mylène Mackay.1 h46.MARC-ANDRÉ LUSSIER Cinq ans après Coteau rouge, qui lui a valu pas moins de huit sélections au Gala du cinéma québécois (anciennement les Jutra), celui que l'on surnomme toujours «l'enfant terrible du cinéma québécois » est de retour avec un film aussi foisonnant qu'inégal, duquel émergent parfois des moments de grâce.La grande force du cinéma d'André Forcier repose sur une vision totalement originale et personnelle, de laquelle émane un goût très assumé de la provocation.Cela dit, l'approche du cinéaste n'est jamais agressive.Il aime jongler avec tous les tabous, ça c'est sûr, tout en prenant bien soin d'extirper de ses personnages leur bonne dose d'humanité et de tendresse.Le récit d'Embrasse-moi comme tu m'aimes, campé dans le Montréal des années 40, est construit autour d'un « couple » particulier.Berthe et Pierre (Juliette Gosselin et Émile Schneider, tous deux excellents) sont jumeaux.Elle est handicapée depuis toujours.Leur mère (Céline Bonnier) ayant du mal à assumer son rôle, Pierre veille sur sa sœur et prend soin d'elle.Maintenant qu'ils sont devenus adultes, le trouble s'installe quand leur attirance mutuelle commence à dépasser le cadre fraternel.Mais en fait, tout n'est pas si simple.L'un comme l'autre tentera en effet de trouver l'amour ailleurs.Pierre, qui aimerait rejoindre l'armée pour aller au front en Europe, s'amourachera de celle qui était promise à son meilleur ami, une jeune femme (Mylène Mackay) qui n'aurait pas hésité à devenir pilote - si l'armée l'avait permis - pour aller chasser du nazi.De son côté, Berthe jettera son dévolu sur un homme rencontré par hasard, raffiné, plus mûr (Tony Nardi), professeur d'italien d'un célèbre chanteur d'opéra.Outre le fait que l'arrivée de cet homme fera aussi beaucoup d'effet auprès de la mère des jumeaux, le problème reste quand même entier.Berthe ne peut ignorer l'amour total qu'elle éprouve pour son frère, et Pierre, qui refuse pourtant cet amour charnel, ne peut se défaire des images mentales qui s'incrustent régulièrement dans ses pensées inavouables.Une galerie trop imposante Autour de cette histoire centrale gravite une galerie de personnages - tous très colorés, il va sans dire - dont les petites et grandes perversités évoquent autant de facettes de la nature humaine.On retrouve évidemment chez Forcier le même sens de la réplique assassine, ainsi que cette façon de créer des scènes très drôles de façon complètement inattendue.La séquence où deux gars « de construction» traversent inlassablement l'écran d'un sens à un autre en validant les noms de ceux qui ont été «callés» est du plus bel effet.La liaison « clandestine » qu'entretient le personnage qu'incarne Antoine Bertrand aussi.La présence de si nombreux personnages - on ne compte plus le nombre d'acteurs mentionnés au générique - comporte toutefois un revers.On s'éparpille un peu.Le récit aurait sans doute gagné à être resserré autour des personnages principaux et de quelques personnages périphériques.Cela dit, Embrasse-moi comme tu m'aimes comporte assez de temps forts pour susciter l'adhésion, surtout auprès de ceux qui apprécient déjà l'univers particulier du réalisateur de L'eau chaude, l'eau frette.Polyamour et maternité BRIDGET JONES\u2019S BABY 'k'kVi Comédie de Sharon McGuire.Avec Renée Zellweger, Colin Firth, Patrick Dempsey.2 h 05.CHANTAL GUY Bridget Jones's Diary d'He-len Fielding a été un immense succès de librairie dans les années 90 avant de devenir un succès au box-office au début des années 2000, ce qui a bien évidemment mené à une suite, Bridget Jones : The Edge of Reason, en 2004.Pour ce troisième film, censé conclure une trilogie (mais rien n'est moins sûr), on retrouve non seulement des personnages appréciés, mais aussi l'équipe du premier film: Sharon McGuire derrière la caméra et Fielding au scénario, lequel s'éloigne beaucoup du troisième roman dans lequel Bridget était la veuve de Mark Darcy.Qu'est devenue Bridget (Renée Zellweger), une douzaine d'années plus tard?À 43 ans, côté professionnel, elle est aux prises avec une nouvelle patronne allergique aux plus de 40 ans qui veut changer complètement le « branding » de la chaîne télé où elle travaille - ce qui donne de savoureuses illustrations sur les dérives de l'info-spectacle.Côté sentimental, elle est de retour à la case départ, toujours célibataire.Et on a un peu d'espoir au début, lorsqu'elle préfère danser sur l'énergique chanson Jump Around plutôt que de pleurer sur la larmoyante All By Myself Bridget serait-elle en train de s'assumer?Mais on dirait bien qu'on ne peut pas vraiment faire un film sur une femme heureuse dans son célibat (les gens heureux n'ont pas d'histoire, c'est bien connu), et la franchise Bridget Jones ne peut se passer d'un happy end, qui arrivera sans aucun doute après beaucoup de contorsions.Bridget la maladroite n'a pas changé et elle se met toujours les pieds dans les plats.Après une aventure d'un soir avec le beau Jack (Patrick Dempsey) au cours d'un festival de musique, elle croise quelques jours plus tard son ex, Mark Darcy (Colin Firth), qui ne l'a jamais oubliée.Elle l'a quitté parce qu'il travaillait trop, mais ils renouent quand même charnellement pour une nuit.Quelque temps plus tard, Bridget découvre qu'elle est enceinte, sans savoir qui, de Jack ou de Mark, est le père biologique de l'enfant qu'elle porte.Par ses omissions et son refus de faire de la peine, elle se retrouve avec deux hommes qui pensent être le géniteur et qui veulent prendre leurs responsabilités, ce qui donne des scènes cocasses chez l'obstétricienne (jouée par Emma Thompson, qui a aussi participé au scénario).Qui choisira-t-elle?Le père, ou l'homme qu'elle aime?Et qui de ces deux-là passera outre la génétique pour l'aimer, elle ?Comédie romantique standard De toute évidence, Bridget Jones a un petit fond polyamoureux.Les trois films avaient comme base de l'intrigue son déchirement entre deux hommes - Hugh Grant a disparu, on vous laisse la surprise de découvrir comment -, une compétition de coqs ici aggravée par la paternité.Qu'on le veuille ou pas, et même si c'est plutôt bien amené, la formule goûte un peu le réchauffé.Surtout que, depuis quelques années, les comédies qu'on dit «pour filles» ont beaucoup changé, avec une nouvelle génération qui bouscule les codes et les conventions - pensons par exemple à Amy Schumer.Bridget, malgré tout ce qui la rend attachante, ne s'écarte pas du rêve formaté de la comédie romantique où le summum du bonheur pour une femme, l'ultime horizon, est d'être aimée par un homme (et surtout deux), idéalement riche, d'avoir un bébé et, inévitablement, un beau mariage.Il reste le plaisir de retrouver Renée Zellweger, dont le personnage de Bridget collera toujours à la peau, et le charmant Colin Firth, qui incarne dans nos têtes, depuis la série Orgueil et préjugés en 1995, l'image même de l'imperturbable et irrésistible Mark Darcy.Qu\u2019on le veuille ou pas, et même si cest plutôt bien amené, la formule goûte un peu le réchauffé.Surtout que, depuis quelques années, les comédies qu\u2019on dit « pour filles » ont beaucoup changé.PHOTO FOURNIE PAR UNIVERSAL PICTURES Bridget Jones (incarnée par Renée Zellweger) est de retour à la case départ, toujours célibataire.UN DES FILMS LES PLUS ÉPEURANTS JAMAIS RÉALI BRAD MISKA, BLOODY DISGUSTING EFFRAYANT ET INTENSE.UNE EXPÉRIENCE CINÉMATOGRAPHIQUE VRAIMENT TERRIFIANTE.JIMMYO, JOBLO.COM LA LÉGENDE PRESENTEMENT AU CINEMA ^¦©rouB LesFilmsSeville c et Ion $ \u20199AC ,\tuse_array I lpn\"+J,-C\u2018 /ar b a .unit Length] '[a]( us< length uie_erf*ytêi < b) b (\"*L-\t.-J.valOV (?= )/gj\tinp_array a ¦ inp_array.length;a ) ; t u&e_elass:t>}), bj]b.leuJ^ a.length; Lice(b, \u2018ï.valQ, b - b.replai (V Tii- :/g, \u2014j; inp^array - b.splitC rt); ; a inp array, length;a+-^) { 3.1c nçth ;\ta.sort(dynaeid : -(b,\t); b ind**Of keyword^, 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17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA ' \\ ¦;, W% fP \u2022U ?'\u2022 ' VA* mm?; Iffll :i®§ Me:# : v;: -g \u2022\u2022 : liSSi feA- / H » **# ' ¦ ^ Un peu plus de 10 ans après l\u2019étonnant Saints-Martyrs-des-Damnés, Robin Aubert renoue avec le cinéma de genre.Les affamés implique des hordes de zombies et une distribution prestigieuse, qui comprend Marc-André Grondin, Monia Chokri, Micheline Lanctôt et Brigitte Poupart.La Presse a assisté, durant deux jours, au tournage, en cours dans le coin de pays du réalisateur.HUGO MEUNIER JOUR 1 - LA FORET HAM-NORD - Les affamés, peut-on lire sur des pancartes avec des flèches placardées aux quatre coins d'Ham-Nord, une bourgade rurale d'à peine 1000 habitants, perdue dans la région des Bois-Francs.En suivant l'une d'elles, on se retrouve dans un sentier en terre cahoteux menant à un des lieux de tournage du film prévu pour 2017, qui racontera l'exode d'un petit groupe de survivants vers une sorte de terre promise à l'abri des zombies.Notre trajet débouche sur une clairière, où sont garées des remorques.Une salle de maquillage a été improvisée dans l'une d'elles.Sur une chaise, le jeune comédien Édouard Tremblay-Grenier (Les démons) reçoit les retouches finales, sous le regard bienveillant de son père, l'humoriste Daniel Grenier (Chick'n Swell).Même s'il fréquentait la même polyvalente que le réalisateur Robin Aubert - un vieux chitm -, Daniel Grenier assure que son fils, âgé de 13 ans, n'a que son talent à remercier pour l'obtention du rôle, un des principaux du film.« 11 se promène dans le bois avec une carabine, il manque l'école et il mange des Skittles.Il peut difficilement se plaindre », constate le fier papa.Un buffet de bonbons est en effet offert à volonté sur une table dehors.Sans être féru de films d'horreur, l'adolescent s'intéresse aux histoires de zombies.«Je joue le personnage de Ti-Cul, un garçon qui vit des affaires très éprouvantes.Il croise Réal [Luc Proulx], avec qui il se lie d'amitié.» Robin Aubert cherchait au départ un comédien plus âgé, mais il aurait été impressionné par le jeu d'Édouard en audition.Des VTT multiplient les allers-retours pour transporter les comédiens et membres de l'équipe vers le lieu de tournage, situé au cœur de la forêt dense.Le mercure y chute de façon draconienne, à l'ombre des grandes épinettes de Norvège plantées en rangées et à perte de vue.Au sol, un tapis de tourbe duveteux d'un vert luxuriant complète ce décor irréel.Robin Aubert et son équipe sont là depuis quelques heures déjà.Plusieurs scènes sont au menu d'ici la tombée du jour.« Stand-by pour une prise ! », annonce d'une voix forte la première assistante à la réalisation Karine Perron.Le silence est total lorsque Aubert ajoute « action ! » Ti-Cul avance dans la forêt avec sa carabine.Robin Aubert suit l'action sur son moniteur.La scène est coupée.« Un peu plus nerveux, Bidou ! », demande-t-il à son jeune acteur.La scène suivante, Ti-Cul a un genou au sol.Il doit se lever tranquillement en tremblant, immobile, tétanisé.Derrière lui, la respiration rauque d'un homme s'approchant furtivement se mêle aux sons de la forêt.L'ambiance est à couper au couteau.Robin est satisfait, notamment d'avoir pu profiter d'un coup de pouce du soleil, dont les éclaircies soudaines illuminent joliment le visage des personnages.« Coupez ! », lance Aubert, avant de jeter un regard entendu à son DOP (directeur photo) Steeve Desrosiers.«J'adore ça! », tranche-t-il.La scène sera néanmoins reprise plusieurs fois et de tous les angles possibles.Un travail de moine de quelques heures qui se matérialisera en une séquence de quelques secondes dans le long métrage.Après la scène, le réalisateur nous demande de rester assez évasif sur la séquence tournée.«C'est un peu notre punch », plaide le réalisateur, vêtu d'une chemise de chasse.Homme de peu de mots, Robin Aubert incarne bien l'expression « une force tranquille ».Entre les prises, il va murmurer à l'oreille de ses comédiens, les réconforte et n'hésite pas à faire des jokes de pet au besoin.Une désinvolture qui ne l'empêche pas de tenir fermement les brides de son projet, alimenté par un parcours et une intégrité qui lui valent un respect naturel.« Être dans un si beau décor pour faire des affaires laites de même ! », marmonne-t-il, entre deux prises d'une scène où l'hémoglobine dégouline allègrement.Il n'avait pas en tête cet endroit féerique en écrivant son scénario.« C'est le terrain de mon voisin.Je marche le matin entre mon écurie et ici.Quand les choses ne marchent pas comme je le voudrais, j'essaie de penser à ça», raconte Aubert, bien conscient d'être un privilégié.« Quand tu tournes à Montréal, tu retournes chez toi le soir.Ici, l'équipe est soudée, l'ambiance est familiale.» La comédienne Brigitte Poupart vient de débarquer en VTT.Elle jouera une scène difficile avec Édouard.« Il fallait que je sois la première dans toute, même pas la deuxième.Mais depuis quelque temps, il n'y a plus grand-chose qui me dérange », chuchote son personnage livide en tailleur, laissant traîner le long de son corps une machette ensanglantée.Un silence de mort règne sur le plateau boisé.Fascinant de constater qu'une dizaine de personnes assistent à une scène aussi intime et poignante.Impressionnant aussi de voir les comédiens concentrés pendant que les marin-gouins, voraces, profitent de la brunante pour passer à table.«Merci, les acteurs, vous étiez extraordinaires ! », louange Aubert après la dernière prise, avant d'enlacer ses comédiens.Pendant que l'équipe commence à plier bagage, Édouard s'enfonce momentanément dans le bois pour se recueillir après cette scène d'une rare intensité.Robin Aubert l'imite un peu plus loin, mais pour pisser contre un arbre.O « Il se promène dans le bois avec une carabine, il manque l\u2019école et il mange des Skittles.Il peut difficilement se plaindre », constate le père d\u2019Edouard Tremblay-Grenier.© Les affamés, immobiles, se tiennent autour de l\u2019étrange pyramide.© Le réalisateur Robin Aubert dirige Brigitte Poupart lors d\u2019une scène très émouvante. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 ARTS 15 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 P ME Y.\u20190%3L -y * ' Hü \"it'® f*' Pus- œ
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