La presse, 4 février 2017, Arts - Cinéma
[" ADIBALKHALIDEY TOUS ENSEMBLE PAGE 2 NIELSSCHNEIDER LA BELLE ASCENSION PAGE 12 L\u2019ÉROTISME ETLEVIEILÂGE SEXE, SEXE, SEXE PAGE 11 ARTS CINÉMA PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE SALUT BONHEUR! Plaisir, complicité, réconfort et travail : nous avons accompagné Gino Chouinard dans les coulisses de l\u2019émission matinale Salut Bonjour, qu\u2019il anime depuis 10 ans.À LIRE EN PAGES 6 ET 7 MONTRÉAL SAMEDI 4 FÉVRIER 2017 Marie-Ève Lacasse R O M A N PEGGY DANS LES PHARES 248 pages \u2013 papier \u2013 numérique Lisez un extrait sur flammarion.qc.ca «Femme de l\u2019ombre dans la lumière, Peggy Roche, mannequin chez Givenchy, a vécu un quart de siècle une romance secrète avec Françoise Sagan.» Danielle Laurin, Le Devoir RENCONTRE avec l\u2019auteure, animée par Claudia Larochelle, mardi 14 février à 17 h 30.L IBRA IR IE GALL IMARD 3700, boul.Saint-Laurent Montréal ARTS MARC CASSIVI COUPDE GUEULE Lorsque j\u2019ai sollicité Adib Alkhalidey, humoriste québécois d\u2019origine irako-marocaine et de culture musulmane, pour parler de la tragédie de Québec, il m\u2019a écrit : « Si tu es à l\u2019aise de potentiellement me voir pleurer en parlant du sujet, j \u2019embarque.» Je lui ai répondu que j\u2019avais beaucoup pleuré moi aussi.Lorsqu\u2019on s\u2019est quittés, après une heure d\u2019entrevue, je lui ai dit : «On n\u2019a pas pleuré !» Il m\u2019a répondu : «Non, mais presque », en passant son bras autour de mes épaules.Rencontre avec un jeune sage.Je ne sais pas comment commencer cette discussion avec toi.Je suis sous le choc, je suis triste, mais je suis aussi déçu de la réaction de ceux qui, dans les médias, refusent de faire un examen de conscience et d\u2019admettre qu\u2019ils ont contribué au terreau fertile de l\u2019islamophobie.Si tu ajoutes du fumier à ta terre, tu aides à faire pousser les légumes.Depuis dimanche, je n\u2019ai rien dit, rien écrit.J\u2019ai peut-être composé 8000 tweets et 200 statuts Facebook que j\u2019ai effacés.Je suis en deuil.Il y a déjà eu des gens dans ma famille qui sont décédés, et j\u2019ai réagi de la même manière.Je me recueille, j\u2019essaie d\u2019honorer la mémoire des victimes, je parle à des proches.Je n\u2019avais pas envie d\u2019inviter des inconnus dans mon deuil.Je sais que certains vont me répondre par la haine.La haine a de nouveaux paramètres.Elle a un nouveau terrain de jeu.On attaque, on détruit, on mine l\u2019estime des gens.On nourrit et on encourage ça.Il n\u2019y a plus de décorum.Le danger, c\u2019est de banaliser la haine en lui offrant de nouvelles tribunes.Quand on m\u2019écrit : « T\u2019es un hostie d\u2019attardé, retourne dans ton pays ! », je bloque.Mais on doit réfléchir à ça collectivement.Pendant que le ton se durcit et se radicalise, certains médias, tant dans la presse écrite que dans la presse électronique, acceptent de diffuser des discours qui, sans verser dans la haine, contribuent à l\u2019intolérance, à la peur, à l\u2019islamophobie, au petit racisme quotidien.Par un effet de martèlement.Tu tapes constamment sur le même clou, en confortant les gens dans leurs préjugés, ça finit par résonner.Justement, les médias devraient s\u2019intéresser à l\u2019impact d\u2019un discours répété sur le cerveau.Pour la première fois de ma vie, je lis des livres sur la neuroscience, et c\u2019est fascinant à quel point on n\u2019est pas conscients des méfaits des discours négatifs, de la haine, de tout ce qui porte à se désolidariser, sur notre cerveau et nos rapports avec les gens.De manière insidieuse.C\u2019est le pouvoir de l\u2019inconscient.Je viens de lire un essai fascinant sur les préjugés inconscients et les mécanismes de discrimination.Comment les mots choisis dans une phrase influent sur notre manière de penser.Comment notre cerveau peut être dupé.Il faut accepter qu\u2019on puisse avoir tort même si on est convaincu d\u2019avoir raison.Et accepter que notre opinion ou notre jugement sur quelque chose n\u2019est pas quelque chose de fixé.En ce moment, je réfléchis à comment améliorer les choses.J\u2019en ai assez d\u2019accuser.On les connaît, les sources.Surtout les gens de ma communauté.Depuis longtemps, on observe ces discours-là.Aujourd\u2019hui, il faut éduquer les gens.La pire chose à faire avec quelqu\u2019un qui manifeste de la haine, c\u2019est de le traiter d\u2019imbécile.C\u2019est quelqu\u2019un qui a peur.Il n\u2019y a rien de pire, quand tu as peur, que de sentir qu\u2019on ridiculise ta peur.On ne change pas les gens comme ça.Le gars ou la fille, ça fait 20 ans qu\u2019on lui dit dans les médias : « Les Arabes sont dangereux.» Chaque fois qu\u2019il ouvre la télé, c\u2019est ce qu\u2019il entend.Est-ce que moi, je peux faire quelque chose pour lui expliquer que, oui, ça existe, mais que ce n\u2019est pas la réalité ?Que ce sont des cas isolés ?Que statistiquement, ça ne tient pas la route ?Le discours qu\u2019on propage s\u2019apparente à de la paranoïa, à une pathologie.Je pense qu\u2019il faut trouver des solutions.Arrêter l\u2019indifférence.Aujourd\u2019hui, les gens veulent en parler.Parce qu\u2019il y a eu un drame.Oui.Personne ne veut cautionner ça.Mais ça fait des années qu\u2019on dit que les médias sont indifférents à ce qui se passe.Et qu\u2019ils sont indifférents aux actions positives de la communauté arabo-musulmane.Où sont les médias quand vient le temps de parler des choses qui fonctionnent ?Les médias ne peuvent pas continuer à parler, 24 heures sur 24, de ce qui ne marche pas.Je vais me faire dire que je vis dans une bulle d\u2019utopie, mais j\u2019y crois sincèrement.Est-ce que prendre quatre minutes pour montrer ce qui va bien, c\u2019est si farfelu ?Ça ne pourrait pas rassurer les gens qui ont peur, de leur montrer qu\u2019on ne vit pas seulement dans un monde aussi atroce que celui qui est dépeint dans les médias ?Je préfère chercher, être en mode solutions.T\u2019as raison.Je suis plus cynique que toi.On a beaucoup de problèmes.On est bons pour les souligner, pour montrer du doigt, pour accuser.Mais on est très mauvais pour comprendre la nature humaine, pour savoir comment on change la perspective des gens.J\u2019ai été confronté cette semaine à des gens qui refusent de douter.Parce que douter, ce serait pour eux concéder quelque chose aux autres.Alors ils refusent de reconnaître qu\u2019il y a peut- être des conséquences au fait que certains de leurs confrères martèlent depuis des années que la population musulmane est en train de nous envahir et que l\u2019identité québécoise est menacée.L\u2019homme blanc catholique francophone hétérosexuel que je suis n\u2019est pas menacé.Pour changer les perspectives, il faut changer des milliers de petites choses.J\u2019ai des amis profs qui se désolent de voir que certains de leurs étudiants ne savent pas écrire leur propre langue.Il y a une corrélation très forte entre le fait d\u2019être raciste et le fait d\u2019être incapable de construire une pensée par écrit.C\u2019est une des nombreuses choses sur lesquelles il faut travailler.Personne ne pense qu\u2019il est raciste.Les gens pensent qu\u2019ils protègent leur nation, qu\u2019ils sont patriotes.Il y a un examen de conscience à faire sur les efforts, ou le manque d\u2019efforts, faits pour éduquer les gens, pour leur offrir des outils afin de mieux comprendre la société et le monde où ils vivent.Peut-être que je lirais moins de gens qui disent, en parlant des musulmans : « Ils égorgent du monde.» Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on dénonce l\u2019islamophobie qu\u2019on ne reconnaît pas qu\u2019il y a de jeunes musulmans qui se radicalisent, ici même au Québec, et qui partent faire le djihad en Syrie.Il ne s\u2019agit pas de nier que ça existe.Mais ce n\u2019est pas parce que l\u2019islam radical existe que l\u2019islamophobie est une vue de l\u2019esprit.L\u2019un nourrit l\u2019autre.Dimanche, j\u2019étais dans un café, en train de regarder un match de la Coupe d\u2019Afrique des nations entre le Maroc et l\u2019Égypte.Il y avait peut-être 150 Marocains, dans le café, et un Québécois, mon ami, qui s\u2019emballait chaque fois que le Maroc avait une chance de marquer.J\u2019y suis retourné cette semaine et on m\u2019a demandé : « Il est où, ton ami ?Ramène-le, on l\u2019a aimé ! » J\u2019ai vécu l\u2019envers de la médaille, la journée même de l\u2019attentat.L\u2019ouverture de gens de différentes communautés, qui veulent essentiellement la même chose : aller au café ou au cinéma, vivre une vie normale.Sais-tu ce que j\u2019ai fait, le lendemain ?Je n\u2019en pouvais plus de pleurer et de lire des mauvaises nouvelles, alors j\u2019ai écouté Le tour de l\u2019île de Félix Leclerc en boucle.Ça reste pour moi une des plus belles chansons québécoises de tous les temps, qui est associée à un lieu extraordinaire.J\u2019ai refusé que dans ma mémoire, l\u2019île d\u2019Orléans soit associée à un assassin.J\u2019ai refusé de lui donner de l\u2019espace dans mon inconscient.J\u2019ai trouvé que la réaction de la communauté musulmane à Québec avait été exemplaire.Elle a été extraordinaire.Pas une insulte, pas une réprimande.Et c\u2019est authentique.Je suis allé dans un café de chicha cette semaine, tenu par des Arabes, et personne n\u2019était fâché.Sais-tu ce qu\u2019ils disaient ?Que c\u2019est normal que les gens aient peur.C\u2019est ce que disent tous les Arabes que j\u2019ai rencontrés depuis dimanche.Mon père m\u2019a dit la même chose : « Les gens ont peur.» Il va falloir que les Québécois de toutes les confessions comprennent une fois pour toutes que les gens qui viennent ici viennent pour vivre en paix.Il va falloir qu\u2019ils arrêtent de prendre des cas isolés pour des généralités.L\u2019immigration, c\u2019est difficile.Personne ne fait ça en n\u2019ayant pas un espoir, même démesuré, de vivre en paix.Personne.Aujourd\u2019hui, on pleure.Ce qui nous met en colère, ce sont les gens qui souhaitent que l\u2019on régresse.Mais dans nos actions et dans les faits, on s\u2019en va vers quelque chose de meilleur.Je ne l\u2019écrirai pas sur Twitter parce que je vais me faire envoyer chier.ADIB ALKHALIDEY Tous ensemble Q R PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE «Depuis dimanche, je n\u2019ai rien dit, rien écrit.J\u2019ai peut-être composé 8000 tweets et 200 statuts Facebook que j\u2019ai effacés.Je suis en deuil », affirme Adib Alkhalidey, humoriste de culture musulmane.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 Une présentation En collaboration avec supplémentaires ! dim 12 fév, 14 h + mer 15 fév, 19 h 30 tnm.qc.ca musique originale et direction musicale philippe brault avec isabelle blais, france castel, vincent fafard, louise forestier, benoit landry, jean maheux, jean marchand, bruno marcil, pascale montreuil, daniel parent, marie-eve pelletier, émile proulx-cloutier, sylvain scott, linda sorgini, marie tifo mise en scène flamboyante\u2026lorraine pintal nous en met plein la vue ! \u2014 ICI R-C Première, Gravel le matin, K.Verebely [isabelle blais] est parfaite dans ce mélange de force et de fragilité, elle illumine tout le plateau.\u2014JEU, revue de théâtre, J.-C.Côté fable musicale extravagante (\u2026) d\u2019une grande beauté\u2026 \u2014Rouge FM, Rouge café le ravissement provient en grande partie des superbes musiques de philippe brault .\u2014 Le Devoir , C.Saint-Pie rre une esthétique festive et ludique.les comédiens sont tous excellents (\u2026) \u2014Bible urbaine, S.Thibault (\u2026) du théâtre grandiose (\u2026) à voir absolument ! \u2014 Journal de Montréal, L.Bourbonnais cette pièce est un incontournable (\u2026) \u2014 24H, A.Labrèche \u2026 une soirée réjouissante\u2026 c'est parmi l'une des belles surprises de la programmation du tnm.\u2014 ICI R-C Pre mière, Dessine-moi u n dimanche, K.Lefebvre Émile Proulx-Clout ier (étincelant dans le rôle de l\u2019amoureux égoïste )\u2026 \u2014Avenues, C.Deschênes (\u2026) une production haute en couleur.un plaisir pour les yeux.et pour l\u2019âme.\u2014 La Presse, L.Boulanger DÉJÀ EN VENTE ! BUDDY GUY / CHARLIE MUSSELWHITE / LUCKY PETERSON · 30 JUIN JESSE COOK · 8 JUILLET · CHARLOTTE CARDIN · 2 JUILLET AMBROSE AKINMUSIRE · 29 JUIN HIROMI ET EDMAR CASTANEDA DUO · 30 JUIN CORY HENRY & THE FUNK APOSTLES · 30 JUIN RODRIGO AMARANTE · 6 JUILLET DONNY McCASLIN · 30 JUIN MARK GUILIANA JAZZ QUARTET · 1ER JUILLET BILLETTERIE CHARLES LLOYD QUARTET JEAN-WILLY KUNZ L\u2019ORGUE DANS TOUS SES ÉTATS ROBERT GLASPER EXPERIMENT ARTSCIENCE THE BARR BROTHERS, BASSEKOU KOUYATÉ & AMY SACKO THE GIPSY KINGS AVEC NICOLAS REYES ET TONINO BALIARDO THE STANLEY CLARKE BAND MATT HOLUBOWSKI PINK MARTINI CARAVAN PALACE THE STRUMBELLAS WHITEHORSE ANDREA LINDSAY SHABAKA AND THE ANCESTORS DJANGO FESTIVAL ALLSTARS AVEC SAMSON SCHMITT, LUDOVIC BEIER ET PIERRE BLANCHARD ROBERTO FONSECA LIZZ WRIGHT TONY ALLEN HOMMAGE À ART BLAKEY TANYA TAGAQ SOMI HUDSON : JACK DEJOHNETTE, LARRY GRENADIER, JOHN MEDESKI, JOHN SCOFIELD Dimanche 2 juillet Jeudi 29 juin Lundi 3 juillet Dimanche 2 juillet Mercredi 5 juillet Samedi 8 juillet Jeudi 29 juin Vendredi 7 juillet Jeudi 6 juillet Mercredi 5 juillet ENTRE LE JAZZ ET LE JAVA LES COULEURS CLUB SODA \u2013 18 h LES NUITS CLUB SODA \u2013 22 h LES GRANDS CONCERTS THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA \u2013 20 h JAZZ BEAT MONUMENT-NATIONAL, Salle Ludger-Duvernay \u2013 20 h JAZZ DANS LA NUIT GESÙ \u2013 22 h 30 JAZZ D\u2019ICI L\u2019ASTRAL \u2013 18 h LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL \u2013 19 h ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA LES RYTHMES MÉTROPOLIS \u2013 20 h 30 MONTREALJAZZFEST.COM MONUMENT-NATIONAL, SALLE LUDGER-DUVERNAY 514 871-2224 \u2022 monumentnational.com L\u2019ASTRAL MAISON DU FESTIVAL 1 855 790-1245 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 clubsoda.ca MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca PLACE DES ARTS et MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 placedesarts.com 28 JUIN \u2014 8 JUILLET 3 8 e É D I T I O N UN ÉTÉ RADEIUX EN PERSPECTIVE NOUVEAUX CONCERTS EN VENTE MAINTENANT! en collaboration avec Festival d\u2019orgue de Montréal PROGRAMMEDOUBLE Vendredi 30 juin \u2022 20 h PREMIÈRE PARTIE : HELENA DELAND PREMIÈRE PARTIE : CHRISTIAN LANE Jeudi 29 juin Vendredi 7 juillet Samedi 8 juillet Samedi 8 juillet \u2022 20 h Samedi 1er juillet Lundi 3 juillet Mercredi 5 juillet Vendredi 7 juillet ARTS HUGO DUMAS CHRONIQUE É pisode de lundi soir.Le 73e de la première saison de District 31 à Radio- Canada.Alors que l\u2019enquête sur le visqueux Donald Welsh (Martin Larocque) se bouclait, l\u2019infatigable sergent-détec- tive Bruno Gagné (Michel Charette) a sorti une photo ainsi que le numéro de téléphone d\u2019un criminel qui ont coloré l\u2019intrigue d\u2019une teinte encore plus noire.Honnêtement, peu de gens ont vu poindre ce retournement majeur, qui a habilement été t r icoté pa r le scénariste Luc Dionne.Cet auteur connaît le monde de la police comme pas un.Et depuis l\u2019automne, il nous offre une série bien équilibrée entre les taquineries entre collègues et les enquêtes sur des cas complexes.J \u2019 a i m e q u e P o u - P o u (Sébastien Delorme) et Taxi (Cynthia Wu-Maheux) se tirent la pipe.J\u2019aime l\u2019obsession des boys pour leur maudit sèche-mains.J\u2019aime le picos- sage du journaliste teigneux Jean Brière (Jeff Boudreault).J\u2019aime l\u2019énergie volcanique de la procureure de la Couronne Sonia Blanchard (Pascale Montpetit).J\u2019aime les allusions coquines aux flirts entre employés dans les meetings officiels.Bref, j\u2019aime l\u2019aspect « vie de bureau » de Distric t 31, qui m\u2019apparaît très réaliste, tout comme le look vintage du poste du commandant Daniel Chiasson (Gi ldor Roy) avec ses lampes rétro et son mobilier d\u2019inspiration mid-century \u2013 ou vieille salle de rédaction.J\u2019aime tout autant le travail de terrain, quand les flics s\u2019attaquent à de longues enquêtes, entrecoupées de cas courts comme celui de la rage au volant pour une place de stationnement ou l\u2019affaire de la pornographie de vengeance.J\u2019aime qu\u2019on se sente parfaitement dans le coup quand Nadine (Magalie Lépine- Blondeau) parle du DPCP, de triangulation des ondes cellulaires ou de l\u2019obtention d\u2019un mandat de perquisition.Comme si, avec 76 épisodes de District 31 derrière la cravate, nous aussi parlions le même langage technique qu\u2019eux.Du genre : « I l y a une caméra ici, une autre là.Vous êtes bien ici sur une base volontaire?Personne ne vous a forcé ?Parfait.À partir de maintenant, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.» Pour revenir au taciturne Bruno Gagné, l \u2019a ler te au divulgâcheur s\u2019active ici, sa vie a basculé cette semaine.Bruno a toujours cru que l\u2019explosion de son chalet, qui a tué sa femme et ses deux enfants, était accidentelle.Plus maintenant.Une photo de sa résidence d\u2019été, avec le numéro du taupin à Martel (Jean-Marie Corbeil) inscrit derrière, a été retrouvée chez Welsh.Oh, oh.Ce fut assez pour que les fils de Bruno se touchent.Avec raison.J \u2019a ime la mus ique de District 31 et son générique percutant.J\u2019aime la complicité quasi adolescente entre Pouliot et Patrick Bissonnette (Vincent-Guillaume Otis).J \u2019a ime la déga ine d\u2019 I sabelle Roy (Hélène Bourgeois Leclerc), de même que son acharnement.J\u2019aime que les enquêteurs se relaient sur le hot seat pendant un échange particulièrement tendu et musclé.Et si Radio-Canada commercialisait les tasses à café de District 31, c\u2019est clair que j\u2019en achèterais une.J\u2019aime mon café comme un interrogatoire : bien corsé et juste assez chaud.Sexy Séraphin Ce n\u2019est pas dans le film de Charles Binamé, Séraphin \u2013 Un homme et son péché, que l\u2019on aurait assisté à une scène de sexe torride entre Pierre Lebeau et Karine Vanasse.Personne n\u2019aurait cru une seule seconde à des rapprochements consensuels \u2013 et sensuels \u2013 entre cet homme répugnant et cet te jeune femme terrorisée.Dans Les pays d\u2019en haut lundi soir, Séraphin (Vincent Leclerc) et Donalda (Sarah- Jeanne Labrosse) ont finalement consommé leur mariage.Et vous savez quoi?Ce fut une scène de lit très crédible.Oui, le Séraphin réimaginé pa r le s céna r i s te G i l le s D e s j a r d i n s e s t p i n g r e , orgueilleux et revanchard.Mais il dégage aussi une forme de vulnérabilité et l\u2019acteur Vincent Leclerc insuffle à son Séraphin une humanité étonnante, notamment dans son quotidien avec Donalda.On sent qu\u2019i l a énormément de tendresse pour sa femme.Quel beau personnage complexe.Plusieurs lecteurs rejettent ce Séraphin trop bon, trop sexy.Ça ne colle pas avec le livre de Claude-Henri Grignon, dénoncent-ils.Je ne râlerai certainement pas contre un auteur qui s\u2019éloigne de la caricature et des stéréotypes.Si le Séraphin des Pays d\u2019en haut était aussi vil que celui des Belles histoires des pays d\u2019en haut, on crierait sans doute à la redite.Servez-nous autre chose que du réchauffé, réclameriez-vous.C\u2019est ce qu\u2019ICI Radio-Canada Télé fait présentement.Et c\u2019est pas mal meilleur, merci.Pourquoi j\u2019aime «District 31» J\u2019aime le travail de terrain, quand les flics s\u2019attaquent à de longues enquêtes, entrecoupées de cas courts comme celui de la rage au volant pour une place de stationnement ou l\u2019affaire de la pornographie de vengeance.PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA Vincent-Guillaume Otis et Magalie Lépine-Blondeau, dans une scène de la série District 31 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 par LA TOHU 22 AU 26 FÉVRIER Billets en vente TOHU.CA D\u2019IBERVILLE JARRY Cirque du Soleil Cirque Éloize 7 Doigts École Nationale de Cirque Des artistes internationaux TOUS RÉUNIS SUR UNE MÊME SCÈNE CIRCULAIRE ! «UN HYMNE À L\u2019AMOUR QUE SCHMITT INCARNE SUR SCÈNE AVEC BEAUCOUP DE TENDRESSE.» - JEAN SIAG, LA PRESSE UNE PRÉSENTATION DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE EN COLLABORATION AVEC DIDIER MORISSONNEAU 11 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES DU 22 FÉVRIER AU 4 MARS 2017 Réservations : tnm.qc.ca 514 866-8668 ARTS THÉÂTRE LUC BOULANGER CRITIQUE !!!½ La vie est un éternel recom- m e n c e m e n t , n o u s d i t Eugène Ionesco dans La cantatrice chauve , sa première pièce écrite en 1947, qui demeure toujours un objet rare, étrange et fascinant.Même si aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas tant son côté absurde qui fait mouche, mais sa mécanique parfaitement huilée.Ionesco savait écrire pour des acteurs.Pour reprendre l\u2019expression de Normand Chouinard, le metteur en scène de la production du Rideau Vert, Ionesco a écrit un précis de «philosophie comique» pour lutter contre l\u2019angoisse de la mort.Rien n\u2019est plus tragique que le comique, dit-on.On connaît l \u2019a rgument .I l est 21 h, dans un intérieur bourgeois en banlieue de Lond res , le sa lon de M.et Mme Smith (Dorothée Berryman et Carl Béchard).La pendule sonne les «dix-sept coups anglais».Après le souper, le couple bavarde au coin du feu.Lui est absorbé par son journal ; elle, par son tricot.Ils échangent des propos futiles et de drôles de raisonnements, passant d\u2019un sujet à un autre, sans essayer de faire de lien, encore moins d\u2019avoir du sens.Comme s\u2019ils aimaient faire du bruit avec leur bouche.M.Smith dit qu\u2019on mentionne « toujours l\u2019âge des personnes décédées et jamais celui des nouveau-nés ».La pendule continue de sonner «sept fois», « trois fois», « c inq fois ».L e temps passe au point où le couple a oublié avoir invité des amis à souper ! À leur arrivée, les échanges continuent.Puis, on sonne à la porte, une fois, deux fois, trois fois.Personne.Et une quatrième fois, alors qu\u2019entre en scène un capitaine de pompiers qui a déjà été l\u2019amant de la bonne (respectivement Rémy Girard et Danièle Laurin, en grande forme!).Plus la fin approche, plus le charme discret du conformisme de la bourgeoisie s\u2019étiole.Avec Ionesco, il n\u2019y a jamais de résolution.Un quatuor de virtuoses ! La relecture de Normand Chouinard est assez moderne.Il ne traite pas ce classique comme une pièce de musée, mais comme une partition pour acteurs archi-doués.C \u2019est un pur bonheur de voir les deux couples, les Smith (Dorothée Berryman et Carl Béchard) et les Martin (Sylv ie D rapeau e t Luc Bourgeois), pivoter sur leurs chaises en étirant la conversation pour mieux meubler le vide.Voilà quatre interprètes au sommet de leur art qui jouent avec le langage, les rôles et les situations comme un quatuor avec des partitions de Bach.Une mention à la suave Dorothée Berryman, qui se déplace en flottant dans sa robe (les costumes colorés de Suzanne Harel sont magnifiques, tout comme le décor monochrome de Jean Bard!).F i n a lemen t , No rma nd Chouinard a bien compris que La cantatrice chauve est une formidable «machine à jouer, une machine à faire du théâtre».Dixit Jean-Luc Lagarce.Ce dernier a monté la pièce en 1992, à Paris.Il disait qu\u2019elle est une parodie de théâtre.«Ionesco se moque de la comédie policière, du théâtre de boulevard, du théâtre bourgeois, du théâtre anglais, mais aussi de Brecht.» Il n\u2019a pas tort.Une vieille Leçon Écrite trois plus tard, mais jouée en duo avec La Cantatrice depuis 60 ans (depuis le 16 février 1957, plus exactement) au Théâtre de la Huchette à Paris, La leçon est une œuvre mineure comparée aux chefs-d\u2019œuvre d\u2019Ionesco : La cantatrice, Le roi se meurt, Rhinocéros.Pas sûr que ce soit encore une bonne idée de les produire dans un programme double.Après l\u2019irrésistible première partie, on croit subir une grosse chute de pression en voyant La leçon.Toutefois, il faut rester ne serait-ce que pour voir l\u2019excellent duo de Rémy Girard (le professeur) et de la jeune actrice Rosine Chouinard- Chauveau (qui joue l\u2019élève).Pour la petite histoire du Rideau Vert, cette jeune actrice reprend ici le rôle de l\u2019élève défendu par sa mère, Violette Chauveau, aux côtés de son père Normand Chouinard, en 1996.Tout est dans tout, dirait Ionesco! Au Rideau Vert, jusqu\u2019au 4 mars.LA CANTATRICE CHAUVE Parler pour parler PHOTO FOURNIE PAR LE THÉÂTRE DU RIDEAU VERT C\u2019est un pur bonheur de voir les deux couples de la pièce La cantatrice chauve, les Smith (Carl Béchard et Dorothée Berryman) et les Martin (Luc Bourgeois et Sylvie Drapeau), pivoter sur leurs chaises en étirant la conversation pour mieux meubler le vide.Voilà quatre interprètes au sommet de leur art.Normand Chouinard, metteur en scène, a bien compris que La Cantatrice chauve est une formidable «machine à jouer, une machine à faire du théâtre».l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 5 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 Une exposition organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal en collaboration avec le Los Angeles County Museum of Art, et initiée par la Cité de la musique \u2013 Philharmonie de Paris, et La Piscine \u2013 Musée d\u2019art et d\u2019industrie André Diligent, Roubaix, avec le soutien de la Succession Chagall.| Marc Chagall, Le Cirque bleu (détail), 1950-1952.Nice, Musée national Marc Chagall, dépôt du Musée national d\u2019art moderne \u2013 Centre Pompidou, Paris.© SODRAC & ADAGP 2017, Chagall ®.© CNAC / MNAM / Dist.RMN-Grand Palais / Art Resource, NY.Photo Gérard Blot CHAGALL COULEUR ET MUSIQUE À VOIR DÈS MAINTENANT ! Une présentation de Grand mécène Grand bienfaiteur LES AMBASSADEURS DE CHAGALL À MONTRÉAL « C\u2019est l\u2019exposition hivernale à voir ! Allez-y avec les enfants.» \u2014 Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première « Chagall à son meilleur » \u2014 The Gazette « Chagall en son et en lumière » \u2014 Le Devoir « Tant de beauté à voir et à écouter vous réconcilie avec la vie et, parfois même, vous émeut.» \u2014 La Presse ARTS EN COULISSE SALUT BONHEUR ! Il n\u2019est pas 5h quand La Presse arrive à la loge de Gino Chouinard et de ses chroniqueurs.À l\u2019extérieur, le soleil n\u2019est pas levé, la ville est encore plongée dans le sommeil.Gino, comme plusieurs autres membres de l\u2019équipe de Salut Bonjour, est à TVA depuis près d\u2019une heure.Avec sa recherchiste attitrée, Marie- Pier Cayer, il a déjà survolé l\u2019actualité du jour pour mettre à jour l\u2019alignement de l\u2019émission à la réunion de production de 5h15.@ En réunion, moins de 45 minutes avant le début de l\u2019émission, Marie-Pier Cayer (à droite de Gino Chouinard sur cette photo) résume l\u2019alignement du jour, alors que l\u2019équipe responsable de la réalisation et du contenu propose de nouvelles interventions.«J\u2019essaie toujours d\u2019être dans la tête des gens à la maison.En fait, je n\u2019essaie pas, je le suis.[.] Je suis convaincu que je rejoins la majorité des gens [avec mes interventions et les questions que je pose], puis quand j\u2019ai un doute, je vais sur la page Facebook de l\u2019émission pour lire les commentaires.Je suis proche des gens, leurs préoccupations sont les miennes.Ça guide le ton de l\u2019émission», explique Gino Chouinard.# Alors que les premières lueurs du jour éclairent tranquillement le centre-ville de Montréal, l\u2019équipe qui entoure Gino Chouinard \u2013 une véritable armée de travailleurs \u2013 s\u2019assure que tout sera prêt pour l\u2019animateur et son équipe au moment d\u2019entrer en ondes.Romina Roumier, maquilleuse depuis 27 ans à TVA (et depuis 18 ans au petit matin), connaît bien son animateur chouchou.«Gino, il est tellement adorable, surtout quand il s\u2019endort sur ma chaise.On dirait un petit garçon qui essaie de faire une sieste.Mais c\u2019est rare que ça arrive ! Parfois, le lundi matin, quand il a eu un dimanche soir arrosé, il est un peu plus amorphe, mais une fois que la caméra s\u2019allume, c\u2019est un autre gars ! Il prend son café, mange son yogourt, je lui dis aussi de boire beaucoup d\u2019eau, parce que l\u2019eau, ça réveille.[.] Mais sinon, avec le temps, il n\u2019a jamais changé.Il est toujours le même», raconte-t-elle.$ Les matins se suivent, mais ne se ressemblent pas.Parfois, l\u2019actualité du jour est violente, comme lundi dernier, quand le Québec s\u2019est réveillé en constatant l\u2019ampleur du tragique attentat qui avait frappé une mosquée de Québec, où six Québécois de confession musulmane ont été tués par balle .La Presse a recontacté Gino Chouinard ce jour-là, pour qu\u2019il nous explique comment il s\u2019était préparé à son émission.«Ces dernières années, ce matin a été l\u2019émission avec le plus d\u2019émotions.Nous avions une grande responsabilité.Le ton que nous avons voulu avoir en ondes se voulait non alarmant, réconfortant, mais avec, en même temps, une dose d\u2019incompréhension par rapport à ce qui s\u2019était passé.On parle souvent de ces événements-là, mais ils viennent d\u2019ailleurs.Là, c\u2019était dans notre cour.[.] Il fallait être informatif, mais avoir du doigté émotif dans notre livraison», a-t-il dit.> LANUIT (On ne le voit pas en ondes, mais on l\u2019imagine fort bien.Présenter chaque matin quatre heures d\u2019émission n\u2019est pas le travail d\u2019un seul animateur et d\u2019une poignée de chroniqueurs.Derrière eux pour les soutenir, les alimenter en informations, en encouragements et en café, une armée de travailleurs est sur le plateau, en régie et dans les coulisses pour assurer le bon déroulement de l\u2019émission.Pendant une pause, la chroniqueuse culturelle Marie-Christine Proulx, accompagnée de l\u2019animateur Gino Chouinard, de la recherchiste Marie-Pier Cayer et de Pierre Boutin, assistant de production de plateau, prend un selfie pour l\u2019envoyer (on imagine) sur les réseaux sociaux de l\u2019émission.Quand le sourire fléchit et que la fatigue monte, explique Gino Chouinard, l\u2019équipe est primordiale pour maintenir le niveau d\u2019énergie.!)Une fois par jour, l\u2019équipe de Salut Bonjour accueille sur le plateau un invité de marque \u2013 souvent un artiste \u2013 pour l\u2019un des segments de l\u2019émission.Assurer la coordination de l\u2019arrivée de cet invité et s\u2019assurer qu\u2019il est à l\u2019aise est le devoir de Suzy Léveillé (la dame en noir aux cheveux blonds), hôtesse à l\u2019émission et employée de TVA depuis 30 ans.L\u2019invité du jour, le chanteur Étienne Drapeau, propose à Gino Chouinard de faire quelques pas de danse (à sa plus grande surprise), sous le regard amusé de l\u2019équipe.«Ça, ce n\u2019était pas prévu», nous glisse à l\u2019oreille un membre de l\u2019équipe technique.!!À moins de dix mètres du plateau, l\u2019équipe de réalisation travaille d\u2019arrache-pied dans une petite pièce adjacente \u2013 la régie \u2013 où des décisions de dernière seconde se prennent pour que ce qui est présenté en ondes soit le plus lisse et le plus naturel possible.!@Quelques minutes avant 10h, après quatre heures en ondes, Salut Bonjour se conclut.Si l\u2019équipe est visiblement vidée de son énergie, la journée est loin d\u2019être terminée.D\u2019autres réunions se succéderont, alors que l\u2019équipe du jour prépare les prochains sujets et les prochains invités.Dans le cas de Gino Chouinard, il doit encore assister à une réunion avant de quitter la station.En fin d\u2019après-midi, il commencera alors à jouer son deuxième rôle : celui de papa.> LES TRAVAILLEURSDE L\u2019OMBRE l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 ARTS Depuis 29 ans, l\u2019émission phare du matin à TVA, Salut Bonjour, accompagne les Québécois à leur réveil.Quand l\u2019actualité devient violente, comme lors de l\u2019attentat de Québec, au début de la semaine, Gino Chouinard \u2013 qui est à l\u2019animation depuis 10 ans \u2013 s\u2019efforcep d\u2019être la voix des gens et d\u2019avoir un ton rassurant et informatif.Tour guidé des coulisses d\u2019une émission qui a pour mission de lancer votre journée dans le bonheur et le réconfort.PHOTOS ALAIN ROBERGE TEXTES HUGO PILON-LAROSE % Il est 5h59.Plus qu\u2019une minute avant le début de l\u2019émission, qui se terminera quatre heures plus tard.Les membres de l\u2019équipe crient «bon show, tout le monde ! », alors qu\u2019ils sont situés aux quatre coins du studio et sur le toit de TVA.Ils ont tous une caméra individuelle pour les premières minutes de diffusion.« Je suis comme un capitaine pour [mes collègues], quelqu\u2019un qui est très à l\u2019écoute de ses joueurs.J\u2019essaie de les « challenger », mais je leur répète souvent que leur importance à l\u2019émission est encore plus grande que la mienne.Moins j\u2019ai besoin de pousser, meilleurs ils sont, plus je peux m\u2019occuper de mes responsabilités, c\u2019est-à-dire faire des passes à tout le monde», résume Chouinard.?Exprimer ou ne pas exprimer ses opinions personnelles ?À l\u2019ère des opinions tous azimuts qui pullulent dans les médias, Gino Chouinard s\u2019est lui aussi posé la question.Comment, après 10 ans à la barre de Salut Bonjour, peut-il renouveler son approche et son ton, toujours dans l\u2019optique d\u2019accompagner les auditeurs dans la bonne humeur?«Tu sais, ce matin, la nouvelle sur la politique de la SAAQ qui interdit à ses employés de dire «monsieur» ou «madame» aux clients, à la suite d\u2019une plainte d\u2019une personne transgenre?Ça me jette à terre.Je ne suis peut-être pas moderne, mais je me dis : voyons donc, tu ne veux pas faire de cas d\u2019exclusion, mais là, une seule personne se plaint et tu vas empêcher tous les autres d\u2019avoir droit à une marque de respect normal ?Avant, je n\u2019aurais pas exprimé mon opinion à ce sujet.Maintenant, je l\u2019exprime.Je laisse sentir ce que je pense avec un silence, une intonation», résume-t-il.& En ce matin de janvier où nous avons suivi l\u2019équipe de Salut Bonjour le long de l\u2019émission, tout se déroule en suivant les ingrédients types d\u2019une journée type de l\u2019hiver québécois.La météo capricieuse et d\u2019importantes chutes de neige entraînent la fermeture d\u2019écoles dans la région de Montréal, le chroniqueur aux sports Daniel Melançon donne des nouvelles fraîches du Canadien en ouverture d\u2019émission, la chroniqueuse culturelle Marie-Christine Proulx nous apprend que la diva nationale du Québec, Céline Dion, publie de nouvelles dates de concert pour une tournée à venir en Europe, puis le chroniqueur aux réseaux sociaux, Mathieu Roy, présente la vidéo d\u2019un petit animal mignon qui affole les réseaux sociaux.On a peut-être ici les ingrédients d\u2019une recette gagnante.* De tous les chroniqueurs que l\u2019on voit tous les jours à l\u2019écran, Joanie Gonthier est la seule qui passe ses matins dehors \u2013 qu\u2019il fasse - 30 °C ou bien 40 °C \u2013 pour affronter les intempéries.En ce jour de grisaille, installée sur le toit de TVA avec son caméraman, elle enfile plusieurs couches pour livrer à Salut Bonjour et sur LCN les bulletins météo.«Après cinq heures passées dehors, tu es brûlée.En plus, j\u2019ai de la difficulté à dormir l\u2019après-midi, ça fait que mon sommeil [en est perturbé].Par contre, c\u2019est vraiment un privilège de travailler avec cette équipe.Gino me renvoie la balle chaque fois qu\u2019il le peut.Ça me fait sentir parmi eux, dans l\u2019équipe, même si je ne suis pas physiquement là.Ça contribue à rester de bonne humeur», explique-t-elle.> ENONDES l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 ARTS MUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Avec J\u2019ouvert, son nouveau mini-album qui, dans sa version enrichie, fait tout de même 48 minutes, Wyclef Jean replonge dans l\u2019océan qu\u2019il définit comme « l\u2019espace commercial ».Le rappeur, chanteur, compositeur, musicien et producteur qu\u2019on a connu avec les Fugees dans les années 90 n\u2019avait pas lancé de disque bien à lui depuis 2009.On a expliqué cette « absence » de sept ans par son escapade en politique, quand il a tenté, sans succès, de se présenter à l\u2019élection présidentielle en Haïti en 2010.Mais, depuis, Wyclef Jean a quand même produit un mixtape d\u2019une trentaine de chansons, en plus de collaborer avec plusieurs autres a rtistes , dont Shakira et le duo électro américain The Knocks.« L\u2019espace c réa t i f ne s \u2019a r rê te jamais, je fais constamment de la musique, mais cette fois, j\u2019ai décidé de replonger dans l\u2019océan, nous a dit Wyclef Jean lors de son passage à Montréal récemment.Je vois la marée, je vois les vagues et j\u2019ai une planche de surf [.] La musique n\u2019arrête pas, c\u2019est pourquoi même si Tupac est mort, il y a plein de disques de lui qui paraissent.Dieu veuille que rien de fâcheux ne m\u2019arrive, mais le cas échéant, on pourrait voir apparaître 20 différents albums de Wyclef : acoustique, en français, en créole.Tout ce matériel existe déjà.» L\u2019inf luent artiste d\u2019origine haïtienne qui a grandi à New York comprend le français, mais ne le pa rle pas couramment .L\u2019a lbum en français auquel il fait allusion se compose de ce qu\u2019il qualifie de « chansonnettes françaises » que sa mère écoutait et dont le jeune Wyclef imitait les interprètes pour la faire rire.I l y a justement sur la version enrichie de J\u2019ouvert une adaptation de Ne me quitte pas enregistrée en public, dans laquelle Wyclef reprend l\u2019immortelle de Brel sur un rythme hip- hop.Il nous annonce même, en nous la chantant sur un ton très théâtral, qu\u2019il y a parmi les autres chansonnettes enregistrées Les portes du pénitencier, la version française du standard House of the Rising Sun popularisée en France par Johnny Hallyday.Un truc symphonique sur un rythme lourd qui, nous assure Wyclef, est un morceau de bravoure pour le chanteur en lui.« Je voulais inclure une chanson française sur mon nouveau disque, mais mon label suggérait plutôt de mettre un rap en français dans la chanson I Swear.Je trouvais l\u2019idée brillante, mais il y avait un problème : le rappeur français qui écoute Wyclef s\u2019attend à ce qu\u2019il fasse quelque chose de différent.Or, quand ce rappeur français entend Ne me quitte pas, il trouve ça brillant.C\u2019est du Wyclef, la rencontre de Flatbush, Brooklyn, avec Jacques Brel.» Le «brasseur» Son mini-album en est une autre preuve, Wyclef Jean est un modèle d\u2019éclectisme.« Je suis un brasseur», lance-t-il dans un grand sourire.Le DJ et producteur suédois Avicii parle plutôt de « clefication », un mot qui pour Wyclef signifie «un truc auquel les autres ne pensent pas » et qu\u2019il veut s\u2019approprier dans le titre de son prochain album.Parce que, voyez-vous, Wyclef considère les 14 pièces de J\u2019ouvert comme un amuse-gueule en attendant son Carnival 3, qui pa ra î- tra à l\u2019automne, 20 ans après son remarquable premier album solo The Carnival.L\u2019artiste hyper productif nous annonce qu\u2019il n\u2019y aura sur ce troisième volet qu\u2019une seule des quelque 25 chansons qu\u2019il a enregistrées avec Avicii à Stockholm.« Avicii et moi, on a fait tellement de choses ensemble que c\u2019est une œuvre en soi.C\u2019est un croisement entre Haïti et la Suède qui pourrait s\u2019intituler Une nuit d\u2019hiver à Stockholm .L\u2019album Carnival 3 va sonner comme ce qu\u2019on entend sur J\u2019ouvert, mais en plus gros.J\u2019ai travaillé avec Emeli Sandé et je garde cette chanson [Carry On] pour l\u2019album.J\u2019aurai d\u2019autres invités comme Daryl Hall, dont j\u2019ai repris Rich Girl avec Pusha T.» J\u2019ouvert est d\u2019abord et avant tout pour Wyclef Jean une façon d\u2019annoncer qu\u2019il est de retour dans l\u2019arène, comme il le chante dans The Ring, la première pièce du mini-album.« Les gens connaissent déjà mon dossier, mais quand tu montes dans l\u2019arène à 40 ans contre un jeune adversaire, tu ne bouges pas comme quand tu avais 20 ans.Es-tu encore capable de le mettre K.-O.?», lance-t-il dans un éclat de rire.De jeunes fans Si Wyclef Jean ressent le besoin de faire ses preuves auprès d\u2019un nouveau public, il sait fort bien que nombre d\u2019artistes plus jeunes se réclament de lui aujourd\u2019hui.Dont Avicii, Young Thug, qui a pondu une chanson intitulée Wyclef Jean, et le Canadien Drake.«Drake est un grand fan de moi.Sur le web, on peut le voir à 14 ans rapper sur Ready Or Not [des Fugees].Quincy Jones a toujours dit que quand tu perds le pouls de la jeunesse, tu perds tout.Il faut se réinventer constamment.» Ce que fait Wyclef Jean sur J\u2019ouvert en reprenant en version acoustique la chanson Kiss the Sky qu\u2019il avait donnée au duo électro américain The Knocks et en saluant le mouvement Black Lives Matter dans sa chanson Life Matters, ce qui ne l\u2019empêche aucunement de chantonner la chanson populaire mexicaine Cielito Lindo dans Party Started ou de citer la chanteuse Sade dans Rear View.Wyclef Jean a quitté Montréal en promettant de revenir s\u2019y produire en spectacle plus tard cette année.Ceux qui ont assisté à sa grande fête sur la place des Festivals à l\u2019été 2015 ne voudront pas rater ça.POP RAP WYCLEF JEAN J\u2019OUVERT EONE EN VENTE DEPUIS HIER PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE WYCLEF JEAN DERETOURDANSL\u2019OCÉAN «L\u2019espace créatif ne s\u2019arrête jamais, je fais constamment de la musique, mais cette fois, j\u2019ai décidé de replonger dans l\u2019océan.Je vois la marée, je vois les vagues et j\u2019ai une planche de surf [.] La musique n\u2019arrête pas, c\u2019est pourquoi même si Tupac est mort, il y a plein de disques de lui qui paraissent.» \u2014Wyclef Jean l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 M I S E EN SC ÈNE E T CO L L A BORAT ION AU T EX T E B ENO Î T V E RMEU L EN BILLETTERIE 514 253-8974 ABONNEZ-VOUS Avec Rachel Graton, Francis La Haye et Philippe Thibault-Denis UNE PRODUCT ION DU THÉÂTR E L E C LOU Théâtre Denise-Pelletier 17 16 DIRECTION ARTISTIQUE CLAUDE POISSANT DE WAJDI MOUAWAD 8 AU 25 FÉVRIER 2017 L\u2019EXPÉRIENCE GAME OF THRONES® EN CONCERT 3 mars, 20 h \u2022 CENTRE BELL MOTHER MOTHER NO CULTURE TOUR Première partie : K.FLAY 4mars, 20h L\u2019ASTRAL THE TEA PARTY 2mars, 20 h \u2022 MÉTROPOLIS JÉRÔME COUTURE 9 mars, 20 h \u2022 L\u2019ASTRAL DEVENDRA BANHART 10 mars, 20 h \u2022 MÉTROPOLIS MANU MILITARI 10 ANS DE VOIX DE FAIT 11 mars, 20 h \u2022 CLUB SODA REGINA SPEKTOR 5mars, 20 h \u2022 MÉTROPOLIS COUPS DE CŒUR du 23 au 26 février \u2022 TOHU SPEAKEASY 24 février, 21 h 30 LION D\u2019OR JONATHAN PAINCHAUD 1ermars, 20 h LION D\u2019OR MARITZA 28 février, 20 h LION D\u2019OR KROY 2mars, 20 h THÉÂTRE FAIRMOUNT LE BALCON INTÉGRALE DES CANTATES DE BACH ENSEMBLE CAPRICE QUARTOM ACTE III KAREN YOUNG ET CORAL EGAN MÈRE ET FILLE FIÈVRE GOSPEL I MUSICI DISTANT LIGHT SOIRÉE MARATHON DE QUATUORS À CORDES PROGRAMME DOUBLE MAISON BRUME TAMBOUR BON DÉBARRAS EN PANNE DE SILENCE LARA ST.JOHN ET MATT HERSKOWITZ SHIKSA BLACK JOE LEWIS & THE HONEYBEARS Première partie : DAMS OF THEWEST BIG BROADWAY SING-ALONG AVEC NICK BURGESS JEAN-PHILIPPE SYLVESTRE RÉCITAL SYLVIE PAQUETTE CHANTE ANNE HÉBERT TERRE ORIGINELLE PENTAÈDRE PARIS XXe LES VIOLONS DU ROY TRIO FIBONACCI MIGRATION ET IDENTITÉ AMÉLIE VEILLE LES MOMENTS PARFAITS PROGRAMME TRIPLE CHASSEPAREIL JOËLLE SAINT-PIERRE MATHIEU BÉRUBÉ LIGUE D\u2019IMPROVISATION MONTRÉALAISE (LIM) KARIN KEI NAGANO ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL POPERETTA ! DANIEL TAYLOR ET SUZIE LEBLANC DUOS D\u2019AMOUR JACQUES KUBA SÉGUIN AVEC LE QUATUOR À CORDES BOZZINI GRAND CHŒUR DE McGILL VOIX DE LUMIÈRE PREMIER CIEL \u2013 L\u2019HEPTADE L\u2019HÉRITAGEMUSICALD\u2019HARMONIUM FESTIVAL LISL WIRTH BOÎTE NOIRE PRÉSENTE FESTIVAL D\u2019OPÉRA B!NGE OPÉRA McGILL SCHULICH EN CONCERT ALEXEI LUBIMOV, PIANO MARGIE GILLIS LE PROJET HÉRITAGE LEIF VOLLEBEKK SÉRIE DIVAN ORANGE ORCHESTRE BAROQUE DE McGILL CARISSIMI, CORELLI ET AUTRES WEST TRAINZ L\u2019ENFANCE DE L\u2019ART : DOIGTS D\u2019AUTEUR DEMARC FAVREAU BAKERSFIELD MIST DANS LA TÊTE DE PROUST (PASTICHE, COLLAGE ET FABULATIONS) YOU WILL REMEMBER ME LA CANTATRICE CHAUVE SUIVIE DE LA LEÇON LA FEMME COMME CHAMP DE BATAILLE KIM\u2019S CONVENIENCE IDIOT ASSOIFFÉS NE M\u2019OUBLIE PAS FEMMES FLAMMES 23 février, 20 h LE MEILLEUR DES ANNÉES 60 24 février, 20 h 30 GREATEST HITS MOTOWN, SOUL ET DISCO 25 février, 20 h 30 ELLES 28 février et 7mars, 20h SOIRÉE FLAMENCA 1er et 8 mars, 20 h MOTOWN & DISCO INFERNO 2 mars, 20 h MUSICA CUBANA 3 mars, 20 h 30 FEMMES DE SOUL 4 mars, 20 h 30 HOMMAGE À CELIA CRUZ ET LES GRANDES STARS DE LA SALSA 9 mars, 20 h GLAM CABARET 10 mars, 20 h 30 UNE SOIRÉE SOUL, MOTOWN ET DISCO 11 mars, 20 h 30 25 février, 20 h CENTRESEGALDESARTS DELASCÈNE 4mars, 19 h 30 et 22 h 30 CHAPELLE NOTRE-DAME- DE-BON-SECOURS 2 mars, 20 h LION D\u2019OR 24 et 25 février, 20 h PETIT OUTREMONT 27 février, 20 h SALA ROSSA 23 février, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 8 mars, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 26 février, 14 h SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 12 mars, 14 h SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 1ermars, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 5 mars, 15 h THÉÂTRE CORONA 24 février, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 10 mars, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 28 février, 17 h, 19 h, 20 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 25 février, 19 h 30 CHAPELLE NOTRE-DAME- DE-BON-SECOURS 4mars, 19 h 30 SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL) 5 mars, 20 h CENTRE SEGAL DES ARTS DE LA SCÈNE 23 février, 20 h LION D\u2019OR 5 mars, 17 h 30 PETIT OUTREMONT 23 février au 5 mars, 20 h MAI 23 février au 11 mars SALLEFRED-BARRY, THÉÂTRE DENISE-PELLETIER 23 février au 4 mars THÉÂTREDURIDEAUVERT 23 février au 12 mars THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE 23 au 26 février THÉÂTRE CENTAUR 23 février au 11 mars ESPACE LIBRE 23 au 25 février SALLE DENISE-PELLETIER, THÉÂTRE DENISE-PELLETIER 27 et 28 février et 2 et 3 mars LA CHAPELLE SCÈNES CONTEMPORAINES 7 au 12 mars THÉÂTRE CENTAUR 8 au 12 mars CENTRE SEGAL DES ARTS DE LA SCÈNE 7 mars, 20 h PETIT OUTREMONT 26 février, 20 h LION D\u2019OR 6 et 7 mars, 20 h CINQUIÈME SALLE, PdA 23 février au 11 mars DIVAN ORANGE 2 mars, 20 h CLUB SODA 8 mars, 19 h 30 SALLE REDPATH, UNIVERSITÉ McGILL 2 mars, 20 h LA TULIPE 8 mars, 19 h 30 SALLE POLLACK, UNIVERSITÉ McGILL 28 février et 1ermars, 20 h THÉÂTRE OUTREMONT 9 mars, 19 h 30 ÉGLISE ST.ANDREWS AND ST.PAUL 10 et 11 mars \u2022 SALLES ET HEURES VARIÉES 26 février, 20 h VERRE BOUTEILLE 23 février, 20 h PETIT OUTREMONT PLUS DE 60 SPECTACLES MUSIQUE, THÉÂTRE, DANSE, CLASSIQUE, CIRQUE 18 e édition 23 FÉVRIER AU 11 MARS montrealenlumiere.com L\u2019ASTRAL MAISONDU FESTIVAL 1 855 790-1245 ticketmaster.ca MÉTROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca PLACEDES ARTS CINQUIÈME SALLE, THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE 514 842-2112 | 1 866 842-2112 placedesarts.com CHAPELLE NOTRE-DAME- DE-BON-SECOURS 514 282-8670 | lavitrine.com THÉÂTREDENISE-PELLETIER SALLE DENISE-PELLETIER, SALLE FRED-BARRY 514 253-8974 | denise-pelletier.qc.ca UNIVERSITÉMCGILL SALLE POLLACK ET REDPATHHALL 514398-4547 |mcgill.ca CENTRE BELL 514 790-2525 | 1 877 668-8269 evenko.ca CENTRE SEGAL DES ARTS DE LA SCÈNE 514 739-7944 | segalcentre.org CLUB SODA 514 286-1010 | clubsoda.ca ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL 514 842-3431 | standrewstpaul.com ESPACE LIBRE 514 521-4191 | espacelibre.qc.ca LE BALCON 514 528-9766 | 1 888 528-9766 lebalcon.ca LE VERRE BOUTEILLE 514 521-9409 verrebouteille.com LIOND\u2019OR 514 598-0709 | cabaretliondor.com MAI (MONTRÉAL,ARTS INTERCULTURELS) 514 982-3386 | m-a-i.qc.ca SALLE BOURGIE (MUSÉE DES BEAUX-ARTS DEMONTRÉAL) 514 285-2000, poste 4 | mbam.qc.ca SCÈNES CONTEMPORAINES LA CHAPELLE 514 843-7738 | lachapelle.org STUDIOD\u2019OPÉRAWIRTH 514 398-4535 THÉÂTRE CENTAUR 514 288-3161 | centaurtheatre.com THÉÂTREDURIDEAU VERT 514 844-1793 | rideauvert.qc.ca THÉÂTRE FAIRMOUNT 514 563-1395 | theatrefairmount.ca TOHU 514 376-TOHU (8648) 1 888 376-TOHU (8648) | TOHU.ca THÉÂTRE CORONA 1 855 310-2525 theatrecoronavirginmobile.com THÉÂTREOUTREMONT PETIT OUTREMONT 514 495-9944 | theatreoutremont.ca THÉÂTRE PARADOXE 514 931-5204, poste 203 theatreparadoxe.com ARTS LECTURE SONIA SARFATI Fresque aussi impressionnante que belle, émouvante et dure, à la fois vaste et personnelle, L\u2019immeuble Christodora de Tim Murphy n\u2019est pas seulement un très beau roman, c\u2019est un livre important.En se faisant écrivain, le journaliste new-yorkais \u2013 qui traite en particulier des questions LGBT \u2013 a créé une œuvre de beauté sur fond d\u2019épidémie de sida, mis en exergue le courage des uns, la détresse des autres, mais aussi la lutte, les défaites, les espoirs, les morts et les (sur) vivants.Retraçant ainsi une page d\u2019histoire dont le grand H s\u2019amenuise avec les années.« J\u2019avais envie de capturer une époque et un mouvement très importants, mais que les jeunes connaissent peu», fait celui qui, séropositif et ayant eu des problèmes de consommation de drogues, a porté en lui ces ombres qui planent sur la galerie de personnages peuplant «son» Immeuble Christodora.Joint chez lui au téléphone, il s\u2019exprime dans un excellent français, appris d\u2019abord à l\u2019école \u2013 «Mais c\u2019était un français de merde, ancien et formel » \u2013, puis perfectionné pendant cinq ans avec un ex-boyfr iend originaire de l\u2019Hexagone.T i m Mu r p h y , q u i a aujourd\u2019hui 47 ans, est né dans une petite v i l le du Massachusetts.Il est arrivé dans la Grosse Pomme au début des années 90, à sa sortie de l\u2019université \u2013 «Et du placard», ajoute-t-il en riant.Encore dans la vingtaine, il a publié deux romans, histoires typiques du passage à l\u2019âge adulte, écrites par quelqu\u2019un qui venait tout juste d\u2019y poser le pied.« Mais à cet te époque, j\u2019avais du mal avec moi-même.La drogue et.des défis personnels.» Quand il a émergé, il s\u2019est tourné vers le « journalisme sérieux».«Et j\u2019ai perdu mon goût pour la fiction pendant plusieurs années.Ç\u2019avait pourtant été quelque chose de très important dans ma vie.» Assez important pour qu\u2019un jour, il se rende compte que s\u2019il ne revenait pas à cette forme d\u2019écriture, il serait amer.Plus tard.Trop tard.Il s\u2019est alors lancé dans ce qui deviendrait L\u2019immeuble Christodora.Destins croisés L \u2019 i c o n i q u e b â t i m e n t con s t r u i t en 1928 da n s l\u2019East Village à l\u2019intention des démunis, puis transformé en condos de luxe dans les années 80 et devenu le symbole de l\u2019embourgeoisement du qua r tier, est le point de départ et d\u2019arrivée d\u2019un roman construit comme une tapisserie, qui court de 1981 à.2021.Une tapisserie, parce que les lignes de vie se croisent comme autant de fi ls , se mêlent, s\u2019éloignent, se nouent.Sans que l\u2019on sache au départ les liens que les uns ont avec les autres.Ils apparaissent \u2013 les liens, les uns, les autres, Jared et Millie, les artistes ; Mateo, leur fils adoptif ; Hector, leur voisin, junkie homosexuel ; etc.\u2013 sans prévenir, pour mieux rester.En ces années 80 et 90, le sida fait des ravages autour d\u2019eux, en eux.Ils en sont témoins, victimes directes ou par proches interposés.Ils se lèveront, se feront militants.Certains tomberont au combat.D\u2019autres ne baisseront jamais les bras.Cette tapisserie, TimMurphy la tisse au moyen d\u2019un va-et- vient temporel.Pas de linéarité ici : « Je suis fasciné par le temps, la mémoire et la manière dont on voit le passé ou le futur à travers le prisme du présent.Je voulais que le livre possède ce sens du temps qui fuit, de nostalgie, de regret.Le passé est comme une ombre très longue sur le présent, on ne peut y échapper.» Son premier jet, il l\u2019a écrit pendant les week-ends.«En semaine, j\u2019étais occupé par le boulot, les deadlines», dit celui dont l\u2019un des grands défis a été de rester dans la fiction, d\u2019éviter le piège du grand reportage, la matière première de son livre étant celle qu\u2019il traite en tant que journaliste.L\u2019avantage de la situation, par contre, était de posséder une connaissance viscérale, profondément humaine, sur le terrain, de son sujet.De ses sujets.Ces gens vivant avec le sida, ces autres qui prennent soin d\u2019eux, ces chercheurs, ces militants.Des hommes.Des femmes, minorité au sein d\u2019une minorité, qui ont dû crier plus fort encore que les autres.Des enfants.Un monde sombre «J\u2019ai travaillé très fort pour trouver l\u2019équilibre entre les faits et la fiction.Pour créer des personnages possédant une vie intérieure tout en insérant sur leur parcours ce qui s\u2019est vraiment produit.Sans faire trop didactique, je voulais parler de l\u2019activisme, parler des efforts mis dans la recherche, des espoirs et des déceptions.» I l a re çu tout cela au visage quand il est arrivé à New York.Il avait 26 ans.«Il était impossible pour moi d\u2019ignorer ce qui se passait dans le monde gai, c\u2019était un monde très sombre et plein de peurs.Soit on était contaminé, soit on ne l\u2019était pas et on avait peur de le devenir.C\u2019est un état qui a influencé les relations sexuelles et sociales », dit celui qui, vu son âge, fait partie de «la génération qui a suivi celle de ceux dont la vie a été bouleversée par la maladie.Nous, nous avons plutôt grandi avec le safe sex».Qu\u2019il en ait été acteur de premier ou de second plan, cette époque est encore visiblement très présente en Tim Murphy.C\u2019est avec émotion qu\u2019il évoque «l\u2019héroïsme face à la mort et à la haine» de ceux qui ont traversé cette période qui est, déjà, presque oubliée par beaucoup.L\u2019immeuble Chr i s t odora , i l l\u2019espère, contribuera à raviver les souvenirs ou à remettre les projecteurs sur ces années sombres.« Je c rois que le l iv re résonne aujourd\u2019hui plus encore qu\u2019il y a deux ou trois ans, car nous venons d\u2019entrer, aux États-Unis, dans une ère de vraie peur et d\u2019incertitude à cause de ce président de merde.Mais du coup, c\u2019est aussi un moment où il y a un regain d\u2019activisme et de mobilisation.» Oui , T im Murphy était parmi les manifestants lors de la prestation de serment de Donald Trump.Oui, il était le lendemain de la marche des femmes.Il est et il sera encore du combat.L\u2019immeuble Christodora Tim Murphy (traduction de Jérôme Schmidt) Plon, 445 pages QUELQUES PERSONNAGES Jared et Millie «Ce sont de jeunes bourgeois qui ont grandi uptown, dans un milieu privilégié.Ils font aujourd\u2019hui partie de la communauté artistique qui vit downtown, ce sont des proto- bobos.J\u2019avais envie de mettre en scène un couple qui semble tout avoir, mais qui porte en lui beaucoup de tristesse et dont l\u2019avenir comporte de sérieux défis.» Mateo «C\u2019est un garçon qui a un trou dans le cœur, dans son identité, parce qu\u2019il est hanté par sa mère, qu\u2019il n\u2019a jamais connue.Il est égoïste, il sait manipuler les gens pour obtenir d\u2019eux ce dont il a besoin, mais il porte une tristesse, un vide, qu\u2019il ne sait ni ne peut combler, un deuil qu\u2019il n\u2019arrive pas à faire.» Hector « Il est un composite d\u2019un type de New-Yorkais un peu plus âgés que moi, dans la cinquantaine ou la soixantaine, des mecs qui étaient très engagés dans la lutte contre le sida et qui, aujourd\u2019hui, sont peut-être séropos, ont perdu des amis, des amants à cause de la maladie.Ils sont hantés, traumatisés par ce qui s\u2019est passé.Bien de ces gars qui se sont tournés vers les drogues souffrent de dépression, sont isolés et ont mal à cause des pertes qu\u2019ils ont subies.» Ysabel «Elle représente plusieurs femmes séropos que j\u2019ai interviewées, ces femmes que le diagnostic a vraiment prises par surprise parce qu\u2019elles ne se savaient pas à risque.Après le choc, leur réflexe a été de cacher le fait qu\u2019elles étaient malades.avant de constater à quel point il était difficile de vivre avec la maladie et le secret.Elles se sont alliées à d\u2019autres victimes et sont devenues des militantes très engagées pour, entre autres, le financement des programmes.» TIM MURPHY / L\u2019 immeuble Christodora Fresque littéraire sur fond de sida PHOTO BENJAMIN NORMAN, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES L\u2019immeuble Christodora, iconique bâtiment construit en 1928 dans l\u2019East Village à l\u2019intention des démunis, puis transformé en condos de luxe dans les années 80, est devenu le symbole de l\u2019embourgeoisement du quartier.PHOTO FOURNIE PAR TIM MURPHY Tim Murphy, journaliste et écrivain «J\u2019avais envie de capturer une époque et un mouvement très importants, mais que les jeunes connaissent peu.» \u2014 Tim Murphy l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 avec Marc Beaupré Stéphane Crête Maude Guérin Emmanuelle Lussier-Martinez JoanieMartel MoniqueMiller Gilles Renaud texte etmise en scène Olivier Choinière PARTENAIRE DE SAISON THÉÂTREESPACEGO | BILLETTERIE : 514 845-4890 | ESPACEGO.COM du 24 janvier au 18 février 2017 une coproduction ESPACE GO+L\u2019ACTIVITÉ BIENTÔT COMPLET! Supplémentaire le dimanche 12 février à 16 h réservez maintenant ! 514 521.1002 1 800 558.1002 Présenté par grecques avec René Van Bever LONGUEUIL Théâtre de la Ville 7 au 12 février LAVAL Salle André-Mathieu 13 au 19 février Théâtre Marcellin-Champagnat 22 et 23 février MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 28 février au 5 mars escales dans les îles CINÉ-CONFÉRENCES aussi présentées à L\u2019Assomption St-Jean, LaSalle, St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, etc. ARTS CINÉMA Le cinéaste Fernand Dansereau a décidé de faire un film sur le sexe pour obtenir du financement des institutions.Il a tourné L\u2019érotisme et le vieil âge et ne le regrette pas ! MARIO CLOUTIER Après Le vieil âge et le rire , Fernand Dansereau voulait tourner un documentaire sur la vieillesse citoyenne, mais personne n\u2019en a voulu.Il s\u2019est donc tourné vers le sexe.En tournant L\u2019érotisme et le vieil âge, le cinéaste dit être allé de découverte en découverte.«J\u2019ai vu comment le langage s\u2019est libéré au Québec.Je craignais que les gens ne veuillent pas en parler, mais il n\u2019y en a eu que quelques-uns.J\u2019ai rencontré une liberté de parole qui indique une liberté des mœurs et de la pensée.Ce n\u2019était pas comme ça il y a 30 ans.» Même plusieurs jeunes gens, interpellés par Louise Portal dans la rue, se montrent ouverts à parler de la sexualité du troisième âge.« Seulement 3 jeunes sur 21 ont dit croire que leurs grands-parents ne faisaient plus l\u2019amour.C\u2019est étonnant.» Dans un autre très beau moment , son bon ami le cinéaste Jean Beaudin raconte les derniers moments de vie de sa compagne.« C\u2019était très généreux de sa part qu\u2019il accepte de parler de ça.» Le documenta i re montre que les aînés continuent d\u2019apprendre et d\u2019approfondir leur sexualité avec le temps et selon leurs moyens physiques.«Mais je ne voulais pas que les spectateurs âgés du film soient violentés psychologiquement par ce qu\u2019ils voient en pensant qu\u2019ils n\u2019en sont pas capables.Je ne voulais pas installer une nouvelle norme.Ce n\u2019est plus une sexualité de jeune et de performance, c\u2019est une sexualité qui est de l\u2019amour, finalement.» Bien vieillir Mais la société ne semble pas prête à embrasser pleinement cet état de fait.Fernand Dansereau réfléchit donc à un troisième film sur le vieil âge, au sujet des conditions favorisant un «bon vieillissement».«Est-ce qu\u2019il y a moyen de bien vieillir?Je veux travailler sur la quête de sens au vieil âge à l\u2019approche de la mort.Réfléchir à ce qu\u2019il y a après, si c\u2019est le cas.Toutes ces questions qui ont pris de l\u2019importance depuis que les religions ont cessé de les monopoliser.» Malgré la maladie et la pe r spe c t ive de la mor t , Fernand Dansereau, lui, reste d\u2019un optimisme à tout crin.«On peut constater que ça ne va pas très bien, mais on peut quand même décider d\u2019être optimiste.Le pessimisme conduit à l\u2019inaction.La lecture que je fais de la réalité me porte à croire qu\u2019on est dans un progrès accéléré, même si on a l\u2019impression que ça va très mal.» Il croit que les radicaux de toutes sortes, Trump inclus, mènent des combats d\u2019arrière- garde qui ne stopperont pas le progrès humain.« Dans 25 ans, ils auront perdu.Le vote pour Trump est un vote contre l\u2019avenir, mais l\u2019avenir n\u2019est pas réglé.Il y a des gens qui s\u2019accrochent aux valeurs d\u2019hier, mais cela ne reviendra plus.La vie avance et progresse.On ne le dit pas assez.Pensez-y, il y a moins de guerres que jamais, une meilleure alimentation, une plus longue durée de vie.De plus en plus de sociétés avec davantage de libertés.» Progrès modernes Le cinéaste reconnaît qu\u2019il y a encore d\u2019immenses combats à mener, mais le cerveau humain, habitué à guetter le danger, ne voit pas toujours les progrès de la modernité, croit-il.«Le collectif est en élaboration.Celui des jeunes est informe, mais il existe.Il ne se trouve pas dans le même quartier, mais partout sur la planète.La vie est un phénomène extrêmement brutal et cela ne cessera pas.Il ne faut pas s\u2019attendre à ce que la vie devienne douce.» Vieillir ne serait pas une brutalité?« C\u2019est une hostie d\u2019aventure.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019être un Christophe Colomb débarqué sur un continent inconnu.C\u2019est plein de surprises.Il y a beaucoup de deuils à faire, mais il y a aussi plein de découvertes.Comme le dit Florida Scott-Maxwell, en vieillissant, on perd des pouvoirs, mais à chaque perte de pouvoir, la conscience avance.» Tout ce que vous avez voulu savoir.Dans le film, le spectateur aura d\u2019ailleurs l\u2019impression d\u2019être devant des gens qui ont compris des choses qui lui échappent encore.Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans oser le demander est abordé.« Les gens s\u2019organisent, autant que possible, pour sat i s fa i re leu rs besoins , comme ils sont de plus en plus nombreux à vivre vieux en bonne santé.» Tout est question de regard, finalement.FernandDansereau filme certains témoignages de face et lorsqu\u2019on s\u2019attarde aux yeux des gens, on comprend le désir, l\u2019amour.et l\u2019âge s\u2019évanouit.«On voit l\u2019humanité.Tout à coup, ça cesse d\u2019être une personne âgée devant nous.C\u2019est l\u2019humain qui est là, c\u2019est ce que je voulais voir.» L\u2019érotisme et le vieil âge prendra l\u2019affiche le 10 février FERNAND DANSEREAU / L\u2019érotisme et le vieil âge Sexe, sexe, sexe PHOTO FOURNIE PAR L\u2019ATELIER DE DISTRIBUTION DE FILMS Le réalisateur Fernand Dansereau entouré d\u2019Édith Fournier et de Michel Carbonneau, qui participent au documentaire L\u2019érotisme et le vieil âge.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 11 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 El Deseo présente PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE Les Cahiers du Cinéma HHHHH Le Nouvel Observateur HHHHH Le Monde HHHHH The Guardian HHHHH Télérama HHHHH Première HHHHH « UNMAGNIFIQUE PORTRAIT DE FEMME » Le Parisien HHHHH « UNE PUREMERVEILLE » Ouest France HHHHH «UN HOMMAGE VIBRANT AU CINÉMA ET À L\u2019ÉTERNEL FÉMININ.» Élie Castiel, revuesequences.org « L\u2019UN DES BEAUX FILMS D\u2019ALMODÓVAR » Marc-André Lussier, La Presse Louiseenhiver.ca LOUISE EN HIVER « LE RETOUR MAJESTUEUX DURÉALISATEUR DU TABLEAU » L\u2019EXPRESS UN FILM DE JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIE AVEC LA VOIX DE DOMINIQUE FROT PRÉSENTEMENT AU CINÉMA ARTS CINÉMA Dans Polina, danser sa vie, il incarne un danseur.Dans Dalida, il prête ses traits à l\u2019un des amoureux de la célèbre diva.C\u2019est pourtant Diamant noir, film encore inédit au Québec, qui a changé le statut de l\u2019acteur franco-québécois dans l\u2019Hexagone.MARC-ANDRÉ LUSSIER ENVOYÉ SPÉCIAL PARIS Sa tête est un peu différente.Les cheveux sont très courts, plus foncés.Les traits du visage sont un peu plus prononcés.Comme s\u2019ils voulaient traduire une nette volonté d\u2019incarner des personnages plus complexes, parfois plus sombres.L\u2019image de Niels Schneider n\u2019est plus celle de l\u2019éphèbe aux boucles blondes des Amours imaginaires, le film de Xavier Dolan qui l\u2019a révélé au monde il y a sept ans.Celui qui atteindra la trentaine au cours des prochains mois ne cesse désormais de tourner en France.En alternant les genres et les rôles.Réinstallé depuis quelques années dans son pays d\u2019origine, qu\u2019il avait quitté en 1995 avec sa famille venue s\u2019établir au Québec, l\u2019acteur franco- québécois fa it désormais partie là-bas des acteurs à qui l\u2019on confie des rôles principaux.Diamant noir, premier long métrage d\u2019Arthur Harari, a suscité l\u2019enthousiasme de la critique française et lui vaut une citation à la prochaine cérémonie des César, dans la catégorie du jeune espoir masculin.C\u2019est le premier long métrage français dont il est vraiment la tête d\u2019affiche.Ironiquement, ce film est encore orphelin de distributeur au Québec.L\u2019acteur estime pourtant que ce sombre drame, dans lequel il incarne un petit truand qui retourne par vengeance sur les pas de son histoire familiale, constitue quand même un tournant dans sa carrière.« J\u2019avoue avoir du mal à comprendre pourquoi le film ne parvient pas à se rendre au Québec, confie-t-il au cours d\u2019un entretien accordé à La Presse dans le cadre des Rendez-vous du cinéma français d\u2019Unifrance, tenus à Paris.Est-ce le fait que le Festival de Cannes soit passé à côté?Peut- être.Nous étions d\u2019ailleurs extrêmement déçus de ne pas être choisis.On a été sauvés par la presse française, à vrai dire.Comme quoi la critique peut être utile!» Un enchaînement de projets Même si Niels Schneider est redevenu Parisien, des relents d\u2019accent québécois se font encore entendre au fil de la conversation.«Quand je suis arrivé au Québec à l\u2019âge de 8 ans, j\u2019ai vite appris le vocabulaire et l\u2019accent, parce que je ne voulais plus me faire traiter de \u201cmaudit Français\u201d.» Depuis qu\u2019il a regagné la Ville Lumière, les projets s\u2019enchaînent, donnant presque une impression de vertige au simple regard de sa feuille de route.Aux nombreux longs métrages inscrits dans sa filmographie, il faut aussi ajouter des séries télévisées et des passages au théâtre.Sur les planches, il a notamment été le Roméo de Shakespeare, aux côtés d\u2019une Juliette incarnée par Ana Girardot.«Il est vrai que j\u2019ai beaucoup travaillé, mais à mes yeux, les choses se sont quand même faites progressivement.La télévision, le théâtre, ça te garde les pieds sur terre.Je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression qu\u2019un buzz s\u2019est créé autour de moi et que tout a décollé d\u2019un coup.Je me sens extrêmement privilégié, cela dit.» Il rêve d\u2019une carrière internationale, à la condition qu\u2019elle lui permette de travailler avec des cinéastes intéressants, peu importe où ils se trouvent et dans quelle économie ils évoluent.«Petit, j\u2019adorais voir les acrobates au cirque, explique-t-il.Qui étaient souvent maquillés.Quand on les voyait sortir ensuite par la porte des artistes, on ne les reconnaissait pas.J\u2019aime beaucoup cette humilité.Quand j\u2019entends des acteurs dire qu\u2019ils sont victimes de la starification, j\u2019ai du mal à les croire.Parce que ça relève d\u2019un choix.Marc-André Grondin aurait facilement pu miser là- dessus, mais il a choisi de ne pas le faire.Personnellement, je ne vois pas la starification comme une tare, mais elle ne constitue pas une envie non plus.«À mon avis, poursuit-il, la nature même de la starification est paradoxale.Les cinéastes vivent cela différemment.Xavier [Dolan] est une star et ça lui sert énormément.Pour un acteur, je me pose la question.L\u2019accès aux plus beaux projets dépend souvent de ta notoriété, mais en même temps, la star risque de prendre le pas sur l\u2019acteur dans la tête du spectateur.» Dans la peau d\u2019un danseur Dans Polina, danser sa vie, le premier long métrage du chorégraphe Angelin Preljocaj, Niels Schneider se glisse dans la peau d\u2019un danseur français en tournée en Russie qui, là- bas, rencontre une danseuse classique (Anastasia Shevtsova) qui décide de tenter sa chance auprès d\u2019une troupe de danse contemporaine française.Pour l\u2019occasion, l\u2019acteur a dû se mettre à une discipline qu\u2019a déjà pratiquée son père à l\u2019Opéra de Paris avant qu\u2019une blessure ne force ce dernier à réorienter sa carrière.« J\u2019ai pratiquement passé toute l\u2019année dernière avec Angelin Preljocaj, dit-il.J\u2019ai fait partie d\u2019un spectacle qui a été présenté à la cour d\u2019honneur au Festival d\u2019Avignon, que nous avons repris à Chaillot plus tard.Dans ce spectacle, intitulé Retour à Berratham, nous étions 3 comédiens et 14 danseurs.Le tournage de Polina, danser sa vie s\u2019est fait simultanément.» C\u2019est dire qu\u2019après la représentation, le soir, la troupe retournait à Aix-en-Provence dans la nuit afin d\u2019être en mesure de tourner le lendemain matin.«Et à 15h, on repartait, poursuit l\u2019acteur.C\u2019était fatigant sur le plan physique, mais très stimulant sur le plan moral.J\u2019ai d\u2019ailleurs suivi des cours pendant plus de trois mois, au beau milieu de danseurs professionnels.C\u2019était très gênant.Agréable, mais très gênant.Tous les matins, tu te places à la barre et tu prends une leçon d\u2019humilité et d\u2019humiliation.Ce fut une sorte de révélation aussi.J\u2019y ai pris goût!» Niels Schneider révèle en outre être sorti différent de l\u2019expérience, dans la mesure où le rapport qu\u2019il entretient avec son corps en tant qu\u2019acteur n\u2019est plus le même.« C\u2019est comme une autre conscience, une nouvelle façon de se mouvoir dans l\u2019espace, sans les mots.L\u2019expression du corps est parfois beaucoup plus puissante que celle de la parole.Et puis, le mélange entre des danseurs qui n\u2019avaient jamais joué et des acteurs qui n\u2019avaient jamais dansé était particulièrement intéressant.» Intérêts artistiques plutôt que géographiques Pour l\u2019instant, celui qui s\u2019est d\u2019abord fait remarquer dans Tout est parfait, excellent film d\u2019Yves Christian Fournier, n\u2019a aucun projet au Québec.«Enfin, si, corrige-t-il.Peut- être l\u2019été prochain.Mais je ne peux pas en révéler davantage pour le moment.Cela dit, que le plateau soit au Québec ou ailleurs, je m\u2019en fous.Je vais au Québec à titre personnel au moins deux fois par an.Ma famille est là.Je m\u2019y sens chez moi.C\u2019est chez moi.Mais je ne ressens pas le besoin d\u2019y retourner pour travailler, à moins qu\u2019un projet intéressant se pointe.Si Kim Nguyen m\u2019appelle, ou Denis Villeneuve, ou Jean-Marc Vallée, ou peu importe, c\u2019est certain que ça va m\u2019intéresser!» Polina, danser sa vie prendra l\u2019affiche le 10 février.Les frais de voyage ont été payés par Unifrance.NIELS SCHNEIDER La belle lancée PLAN LARGE MARC-ANDRÉ LUSSIER Polina, danser sa vie Dans ce film réalisé par le danseur et chorégraphe Angelin Preljocaj, Niels Schneider incarne Adrien, un danseur français qui, en tournée en Russie, fait la rencontre d\u2019une danseuse destinée à la troupe du Bolchoï, qui préfère maintenant s\u2019orienter vers la danse contemporaine.Autour d\u2019Anastasia Shevtsova gravitent aussi Aleksey Guskov et Juliette Binoche.À l\u2019affiche le 10 février Dalida L\u2019acteur franco-québécois prête cette fois ses traits à Jean Sobieski, un acteur français qui, au début des années 60, a vécu une histoire d\u2019amour avec l\u2019interprète de Gigi l\u2019Amoroso, incarnée dans le film par Sveva Alviti.Réalisé par Lisa Azuelos, ce drame biographique met aussi en vedette Riccardo Scarmacio, Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Vincent Perez et Patrick Timsit.À l\u2019affiche au printemps Diamant noir Niels Schneider tient le premier rôle dans ce long métrage d\u2019Arthur Harari, sélectionné aux Césars du cinéma français dans la catégorie du meilleur premier film.Célébré par la critique, ce sombre drame a lieu dans une riche famille de diamantaires, alors que le fils du «mouton noir» du clan revient à Anvers afin de venger son père.Grâce à sa performance, Niels Schneider est finaliste aux Césars dans la catégorie du jeune espoir masculin.La 42e cérémonie des Césars aura lieu le 24 février.TROIS FILMS RÉCENTS AVEC NIELS SCHNEIDER PHOTO FADEL SENNA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE Niels Schneider, qui atteindra la trentaine au cours des prochains mois, ne cesse désormais de tourner en France.En alternant les genres et les rôles.«Je n\u2019ai jamais eu l\u2019impression qu\u2019un buzz s\u2019est créé autour de moi et que tout a décollé d\u2019un coup.Je me sens extrêmement privilégié, cela dit.» \u2014 Niels Schneider, acteur PHOTO FOURNIE PAR AD VITAM Niels Schneider tient le premier rôle dans le long métrage Diamant noir.UNE VISITE DANS LES COULISSES DU PARRAIN ?Le journal Variety a révélé cette semaine que la chaîne spécialisée HBO se serait emparée d\u2019un scénario qui, il y a deux ans, est apparu sur la fameuse liste noire des bons scripts n\u2019ayant pas encore été développés en production.Francis and the Godfather, écrit par Andrew Farotte, s\u2019attarderait à décrire toute l\u2019histoire entourant le chef-d\u2019œuvre de Francis Coppola, de l\u2019embauche d\u2019Al Pacino et Marlon Brando jusqu\u2019aux démêlés de la production avec la mafia new-yorkaise.Peter Bart, qui avait acquis à l\u2019époque les droits d\u2019adaptation du roman de Mario Puzzo, agira à titre de consultant.Aucun cinéaste n\u2019est encore lié au projet.Considéré comme l\u2019un des plus grands films du cinéma américain, The Godfather n\u2019avait pourtant pu, en 1973, transformer en Oscars que 3 de ses 11 nominations : meilleur film, meilleur acteur (Marlon Brando), et meilleur scénario adapté.Marlon Brando PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT PICTURES P HOTO FOURNIE PAR L\u2019ONF UNE NOUVELLE SECTION ONF SUR TOU.TV Radio-Canada et l\u2019Office national du film ont conclu une entente en vertu de laquelle près de 30 productions cinématographiques peuvent désormais être vues dans la section ONF sur le portail d\u2019Ici Tou.tv.Vingt-trois titres sont déjà accessibles à tous, parmi lesquels on remarque la présence de documentaires aussi prestigieux que Le confort et l\u2019 indifférence (Denys Arcand) et Le peuple invisible (Richard Desjardins et Robert Monderie).Une grande place est aussi faite au cinéma d\u2019animation grâce à une sélection d\u2019une quinzaine de films, dont quelques-uns ont déjà été couronnés aux Oscars, notamment Le poète danois de Torill Kove.En ajoutant cette fenêtre de diffusion, les deux institutions publiques souhaitent rejoindre un public encore plus large.LES SORTIES DU 10 FÉVRIER Angry Inuk (Inuk en colère) d\u2019Alethea Arnaquq-Baril Below Her Mouth d\u2019April Mullen Le cyclotron d\u2019Olivier Asselin L\u2019érotisme et le vieil âge de Fernand Dansereau Fifty Shades Darker (Cinquante nuances plus sombre) de James Foley John Wick : Chapter 2 (John Wick \u2013 Chapitre 2) de Chad Stahelski The Lego Batman Movie (Lego Batman \u2013 Le film) de Chris McKay.Polina, danser sa vie d\u2019Angelin Preljocaj PHOTOCHRIS PIZZELLO/INVISION/AP QUI A DIT?«Revenez la semaine prochaine, je vous expliquerai le droit des femmes en parlant du film \u201cMr.Wrong\u201d!» \u2013 Ellen DeGeneres après avoir dénoncé la politique migratoire de Donald Trump en prenant Finding Dory pour exemple.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 SUR VOS ÉCRANS ARTS CINÉMA CEUXQUIFONT LESRÉVOLUTIONS ÀMOITIÉN\u2019ONTFAIT QUESECREUSER UNTOMBEAU !!!! Drame de Simon Lavoie et Mathieu Denis.Avec Charlotte Aubin, Laurent Bélanger, Emmanuelle Lussier-Marti- nez, Gabrielle Tremblay.3h03 CHANTAL GUY LE SYNOPSIS Constatant que le «printemps érable» de 2012 a échoué, quatre jeunes dans la vingtaine forment un groupe qui se radicalise de plus en plus devant une société qui les déçoit.LA CRITIQUE Personne n\u2019attendait un tel film, qui fera autant grincer des dents les uns par sa gravité extrême qu\u2019il éblouira les autres par son audace incroyable, voire sa provocation.On a beau se creuser la tête, on ne se souvient pas d\u2019une telle ambition expérimentale au cinéma québécois depuis longtemps, depuis les années 60 et 70 en fait, quand les cinéastes étaient traversés par les idées révolutionnaires ou le rêve indépendantiste.Mathieu Denis et Simon Lavoie, qui signent ici leur deuxième réalisation ensemble après le terrible Laurentie, entre leurs projets personnels, sont vraiment dans la lignée de cette cinématographie nationaliste et engagée de laquelle la génération qui a suivi a généralement pris ses distances dans les 20 dernières années.Disons qu\u2019ils sont pas mal seuls dans leur ligue.Que reste-t-i l du printemps 2012, de cette révolte étudiante qui avait fini par dépasser le simple cadre d\u2019une opposition à une hausse des droits de scolarité?Un grand désenchantement de la jeunesse la plus engagée, selon ce film, dont le titre, qui est une phrase plus qu\u2019un titre, est de Saint-Just, figure radicale de la Révolution française, qui appelait à la mort du roi Louis XVI.On peut aussi bien l\u2019appliquer à quelque chose qui ne s\u2019est pas produit en 2012 qu\u2019au destin des quatre personnages du film s\u2019ils échouent dans leur entreprise révolutionnaire, pourtant condamnée d\u2019avance.L\u2019ombre d\u2019Albert Camus plane sur ce pur objet de cinéma, celle de L\u2019homme révolté, bien sûr, mais aussi celle de la pièce Les Justes, si l\u2019on pense aux questionnements moraux de l\u2019usage de la violence pour une cause.Pas de faux-fuyants chez Denis et Lavoie, qui abordent de front ce qu\u2019est l\u2019engagement absolu pour des jeunes qui veulent sincèrement changer le monde, que ça nous plaise ou non.Avec tout ce que cela a de poignant et d\u2019insupportable à la fois, de courageux et de borné.Le résultat est déstabilisant, choquant et fascinant.I l s se sont donné des noms de résistants.Giutizia (Charlotte Aubin), Tumulto ( L a u r e n t B é l a n g e r ) , Ordine Nuovo (Emmanuelle Lussier-Martinez) et Klas Batalo (Gabrielle Tremblay) forment un groupe soudé et égalitaire selon des règles très strictes.Tout est en commun, l\u2019appartement, l\u2019argent, l\u2019affection, les plans d\u2019action, de même que leurs violentes autocritiques rappelant les groupes communistes.Ils refusent la sexualité «parce qu\u2019[ils sont] en guerre», dit Ordine, dès le début.En guerre contre quoi?Ce n\u2019est pas clair, mais les images, elles, le sont.Ce qu\u2019ils quittent et refusent, ce sont les banlieues cossues remplies de «Monster Houses» et de parvenus qui ne vivent que pour l\u2019argent, les centres commerciaux, les festivals qui font office de culture, les restaurants «branchés» qui embourgeoisent leur quartier, la télévision qui abrutit leurs parents.Bref, ils fuient la société sclérosée, plongée dans le confort et l\u2019indifférence selon la formule de Denys Arcand, qu\u2019est devenu le Québec, selon eux.Ensemble, ils sont réfugiés dans un loft miteux où ils refont le monde.C\u2019est dans cet enfer- mement que les réalisateurs ont créé leurs scènes les plus extraordinaires, hypnotiques même, là où se rencontrent tous les arts, scènes portées par les acteurs dévoués jusque dans leurs chairs et où l\u2019absence de budget ne paraît jamais tellement les cinéastes maîtrisent leurs plans.Des citations ornent les murs ou le film lui-même \u2013 une référence directe au prophétique La Chinoise de Jean-Luc Godard, qui traitait de jeunes marxistes-léninistes complotant un assassinat politique, tourné un an avant Mai 68.Les réalisateurs pigent leurs extraits chez Pierre Vallières, Aimé Césaire, HubertAquin,RosaLuxemburg, GastonMiron, JeanBouthillette, J o s é e Y v o n , l e F L Q , Kropotkine, Hector de Saint- Denys Garneau.Bref, ils citent et récitent beaucoup.Ce film plein de prétentions (que d\u2019aucuns trouveront prétentieux) est riche autant de forme que de fond, et l\u2019on comprend à quelle enseigne logent les personnages.Anticolonialisme, anticapitalisme, antifédéralisme.nous sommes dans l\u2019extrême gauche, que les réalisateurs relient au nationalisme québécois, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, ces mouvements semblent détachés et irréconciliables, comme le Parti québécois et Québec solidaire.Ils unissent la colère «gauchiste» de cette jeunesse qu\u2019on dit «mondialisée» à son contexte politique immédiat, ce qui est peut-être la plus grande audace de ce film qui, pendant trois heures, distribue les claques sur la gueule, esthétiques et politiques.On en sort soit exaspéré (si on se rend jusqu\u2019au bout), soit renversé, mais certainement pas blasé.Des graffitis sur des affiches publicitaires, le groupe passera à des actions plus violentes, et l\u2019on comprend que la ferveur de leur engagement appelle à un point de non-retour pour rester en adéquation avec leurs convictions.C\u2019est là le danger qui guette tout révolutionnaire.Agit-il pour la cause ou pour entretenir la cause en lui?L\u2019idée n\u2019est pas d\u2019être d\u2019accord ou non avec ce que les personnages pensent ou avec les moyens qu\u2019ils prennent, mais bien plus d\u2019essayer de comprendre ce qui préside à leur colère.On dit sans cesse que la jeunesse est notre avenir, mais que devient-elle lorsqu\u2019on lui dérobe cet avenir, lorsqu\u2019on ne lui en impose qu\u2019un seul qu\u2019elle ne veut pas, lorsqu\u2019elle n\u2019a pas de voix, aucun pouvoir?On pourrait croire que ce film sort à un très mauvais moment, alors que le Québec vit l\u2019un des plus tragiques attentats de son histoire, un attentat motivé par la haine raciste qui révèle un fossé effrayant.Mais, au contraire, peut-être nous montre-t-il précisément ce qui est en train de pourrir derrière tous les débats actuels.Ce film, qui s\u2019inspire d\u2019un moment précis et qui arrive à un moment précis, ne sera pas daté dans notre cinématographie.Il fera date.Dépossessions PHOTO FOURNIE PAR K-FILMS AMÉRIQUE L\u2019idée derrière Ceux qui font les révolutions.n\u2019est pas d\u2019être d\u2019accord ou non avec ce que les personnages pensent ou avec les moyens qu\u2019ils prennent, mais bien plus d\u2019essayer de comprendre ce qui préside à leur colère.On a beau se creuser la tête, on ne se souvient pas d\u2019une telle ambition expérimentale au cinéma québécois depuis longtemps, depuis les années 60 et 70 en fait.LOUISEENHIVER !!!½ Film d\u2019animation de Jean-François Laguionie.Voix de Dominique Frot, Diane Dassigny, Antony Hickling.1h15.MARC-ANDRÉ LUSSIER LE SYNOPSIS À la fin de l\u2019été, Louise voit le dernier train de la saison, qui dessert la petite station balnéaire de Biligen-sur-Mer, partir sans elle.Contrainte de passer l\u2019hiver dans la ville déserte, la vieille dame doit apprivoiser les éléments naturels et la solitude.Ses souvenirs profitent de l\u2019occasion pour s\u2019inviter dans l\u2019aventure.LA CRITIQUE On ne sait trop si Louise commence à perdre emprise sur la réalité.Peut-être un peu.Les petites touches surréalistes délicatement déposées dans le récit contribuent d\u2019ailleurs grandement au charme du cinquième long métrage de Jean-François Laguionie, vétéran du cinéma d\u2019animation en France.Après Le tableau, l\u2019héritier direct de Paul Grimault nous entraîne sur le fil un peu empêtré de la vie d\u2019une vieille dame.La pauvre croyait bien qu\u2019on viendrait la chercher après qu\u2019elle eut raté le dernier train de la saison.Mais tout le monde est parti, personne n\u2019est revenu.Louise, qui s\u2019interroge parfois sur son passé (elle se convainc qu\u2019elle a « sans doute » déjà eu un mari, des enfants, des petits-enfants), est contrainte de passer l\u2019hiver fin seule dans la petite station balnéaire déserte, accompagnée d\u2019un vieux chien, d\u2019un fantôme à qui elle parle et de souvenirs qui viennent inopinément s\u2019immiscer dans sa mémoire trouée.Au-delà du récit, déjà touchant, l\u2019émotion du film émane des magnifiques tableaux du dessinateur.Le trait du pinceau, le grain du papier, les couleurs pastels, la plage, le sable, la nature, le rythme calme, tout confère ici à créer un monde dans lequel l\u2019essentiel d\u2019une existence est circonscrit.Et c\u2019est très beau.Le charme d\u2019une vieille dame LECLIENT (V.O.S.-T.F.DE THESALESMAN) !!!½ Drame d\u2019Asghar Farhadi.Avec Taraneh Alidoosti, Shahab Hosseini, Babak Karimi.2h05 MARC-ANDRÉ LUSSIER LE SYNOPSIS La vie de Rana et Emad bascule quand, contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran, où des travaux majeurs doivent être faits pour empêcher l\u2019immeuble de s\u2019effondrer, ils emménagent dans un logement encore marqué par le passé d\u2019une ancienne locataire.LA CRITIQUE Le soir, ces deux comédiens montent sur scène pour jouer en farsi La mort d\u2019un commis voyageur, la célèbre pièce d\u2019Arthur Miller.À la ville, Rana (Taraneh Alidoosti) et Emad (Shahab Hosseini) forment un couple uni, résolument progressiste.Le nouvel environnement dans lequel ils se trouvent deviendra pourtant le théâtre d\u2019un psychodrame inattendu.Fidèle à sonhabitude,Asghar Farhadi, lauréat de l\u2019Oscar du meilleur film en langue étrangère il y a cinq ans grâce au remarquable drame Une séparation, creuse les zones d\u2019ombre de l\u2019âme humaine.Il prend cette fois comme point de départ un incident survenu à l\u2019extérieur du champ de la caméra.Alors que Rana était seule, en train de se doucher, un intrus est entré dans l\u2019appartement.Que s\u2019est-il vraiment passé?L\u2019enquête que mène Emad révèle bien sûr le poids des valeurs sociales en cours dans la société iranienne.Sans être à la hauteur d\u2019Une séparation ni même du film Le passé, ce nouvel opus d\u2019Asghar Farhadi propose néanmoins un dernier acte très puissant sur le plan dramatique.Rappelons qu\u2019au Festival de Cannes l\u2019an dernier, Le client a remporté les prix remis au meilleur scénario et au meilleur interprète masculin.Il est en lice aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.Au cœur des zones d\u2019ombre Voir nos autres critiques de films dans La Presse+ DRAME Juste la fin du monde !!! 1/2 De Xavier Dolan.Avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Marion Cotillard.Se prononcer sur un film de Xavier Dolan au Québec, c\u2019est presque s\u2019avancer en terrain miné.Le personnage ne laisse personne indifférent.Et ses films ne tolèrent aucune nuance de beige.Même si Juste la fin du monde est une adaptation très fidèle d\u2019une pièce de Jean-Luc Lagarce, ce sixième long métrage en titre pour l\u2019enfant chéri du Festival de Cannes reste foncièrement, complètement, totalement un film signé Dolan.Cela dit, ce nouvel opus, plus sombre, n\u2019appelle pas le genre d\u2019émotion viscérale et consensuelle suscitée parMommy, son film précédent.Dolan emprunte cette fois une approche très différente pour décrire un huis clos familial étouffant, voire anxiogène.\u2013 Marc-André Lussier DRAME Two Lovers and a Bear (V.F.: Un ours et deux amants) !!! 1/2 De Kim Nguyen.Avec Dane DeHaan, Tatiana Maslany, Gordon Pinsent.Quand on a su que Kim Nguyen faisait parler un ours dans son nouveau film, on a difficilement pu cacher notre scepticisme.La notion de «réalisme magique» peut en effet parfois ressembler à une lame à double tranchant.Qu\u2019on se rassure.Le réalisateur de Rebelle utilise ces quelques éléments avec parcimonie et intelligence.Two Lovers and a Bear est une véritable œuvre cinématographique dont la forme emprunte celle d\u2019un drame romantique qui se déploie dans un environnement inédit.Comme un film de glace et de feu dans lequel les destins des protagonistes ressemblent à ceux de personnages tout droit sortis de grandes tragédies.\u2013 Marc-André Lussier DRAME Le pacte des anges !!! De Richard Angers.Avec Marc Messier, Émile Schneider, Lenni-Kim Lalande.En rentrant du travail, un homme mûr croise le chemin de deux frères qui viennent de commettre un geste irréparable.Commence alors pour ce trio singulier un voyage tumultueux, où chacun sera amené à révéler sa vraie nature.Richard Angers propose ici un premier film fort bien maîtrisé, magnifié par une excellente performance de Marc Messier.Force est toutefois de constater qu\u2019en faisant écho au mal- être chronique du mâle québécois issu de deux générations différentes, s\u2019engage sur des sentiers déjà balisés maintes fois.Même si tout réside dans la manière, il reste que cette œuvre ne parvient pas vraiment à se distinguer à ce chapitre.\u2013 Marc-André Lussier EN DVD l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 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concert-bénéfice, qui sera présenté au Divan Orange le 9 février à 20h, il s\u2019est uni au groupe The Vasts.Sara Russo, sœur de Boogat, et Pascal Lesage, membre de The Vasts, font partie du groupe qui parraine la famille de quatre personnes, des parents avec deux petits garçons en bas âge.« Ils arrivent d\u2019un pays en guerre, ils n\u2019ont pas un sou, leur compte de banque n\u2019existe plus, ils n\u2019ont aucun patrimoine.Ce sont des gens qui ont vécu quelque chose d\u2019extrêmement dur.Quand on parraine des réfugiés, on s\u2019engage à subvenir à leurs besoins pendant la première année.Je suis un fils d\u2019immigrants.Tout ce que j\u2019ai à faire là-dedans, c\u2019est de prendre deux heures de ma vie pour aller chanter.Dans la vie de ces gens-là, cet argent va faire une bien plus grande différence que dans la mienne.» Une campagne de sociofinancement Gofundme a aussi été mise sur pied dans le but de recueillir au moins 7000$ pour les aider.Au cours de la dernière année, Boogat a séjourné au Mexique pour enregistrer un nouveau disque, intitulé San Cristobal Baile Inn, sur lequel il chante en français et en espagnol et qui sortira en septembre.« Je suis dans une période de transition, car je suis passé d\u2019être un artiste qui jouait essentiellement au Québec à un artiste plus international.L\u2019an dernier, j\u2019ai joué aux États-Unis et j\u2019ai fait une tournée en Europe.J\u2019ai aussi joué au Canada anglais, qui s\u2019est ouvert parce que j\u2019ai gagné un Juno.Je pense que je suis devant des années de voyages et de choses excitantes.» LIVRES CINÉMA Les films de Pedro Almodóvar «J\u2019adore les films de Pedro Almodóvar, qui sont toujours majestueux et très bons.Je les vois tous quand ils sortent et j\u2019irai bientôt voir le nouveau, Julieta.Mon préféré est Hable con ella (Parle avec elle), que je trouve vraiment puissant, et j\u2019aime aussi beaucoup Volver.» L\u2019homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura «Padura est un auteur cubain.C\u2019est vraiment l\u2019un des plus grands livres que j\u2019ai lus de ma vie, peut-être ma plus grande découverte littéraire depuis Gabriel García Márquez.» BANDE DESSINÉE Macanudo de Liniers «C\u2019est un roman graphique d\u2019un auteur argentin.C\u2019est vraiment drôle, pour tous les âges.C\u2019est un humour argentin, de Buenos Aires, qui est très proche de l\u2019humour québécois.J\u2019ai découvert cela auMexique en espagnol et j\u2019ai découvert en revenant ici qu\u2019il avait été traduit en français aux éditions La Pastèque.» MUSIQUE Cavalo, de Rodrigo Amarante «C\u2019est un chanteur brésilien qui vit à Paris et qui s\u2019est fait beaucoup connaître en signant la chanson d\u2019ouverture de la sérieNarcos.C\u2019est un très beau disque, et il va être en spectacle àMontréal en juillet pendant le Festival de jazz.C\u2019est un de mes artistes contemporains préférés.» La bête à samère de David Goudreault «Je pense que c\u2019est le meilleur livre québécois que j\u2019ai lu depuis longtemps.C\u2019est écrit du point de vue d\u2019un adulte dont la mère avait de gros problèmes psychologiques.C\u2019est un auteur qui a une voix, un vrai propos, une belle plume, très organisée.C\u2019est écrit de main de maître, avec une grande poésie.» Susi Sánchez et Adriana Ugarte dans Julieta PHOTO FOURNIE PAR DESEO l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 4 F É V R I E R 2 0 1 7 "]
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