Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La presse, 2017-04-29, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ARTS CINÉMA Les femmes n\u2019ont pas toujours eu leur place à la tête des orchestres, mais le plafond de verre se fissure, s\u2019il n\u2019a pas déjà éclaté.Mélanie Léonard, directrice musicale de l\u2019Orchestre symphonique de Sudbury, tout comme Véronique Lussier et Lori Antounian, finissante du programme en direction d\u2019orchestre de l\u2019Université de Montréal, en témoignent : c\u2019est à leur tour de briller.UN DOSSIER D\u2019HUGO PILON-LAROSE EN PAGES 6 ET 7 PHOTOOLIVIER JEAN, LA PRESSE PROFESSION CHEF D\u2019ORCHESTRE CHEFS D\u2019ORCHESTRE, «CHEFFES» DEFILE GUARDIANSOFTHE GALAXYVOL.2 AVEC TAMBOURS ET TROMPETTES! PAGE 16 YANNICKNÉZET-SÉGUIN L\u2019HOMME PRESTISSIMO PAGE 8 Grand Corps Malade et Mehdi Idir PATIENTS L\u2019ESPOIR ENTRE AMIS PAGE 19 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 PLUS DE 85 RENCONTRES AVEC LES PLUS GRANDS CLAUDE GINGRAS SANS RETENUE «Hommage?Testament journalistique?Exercice de mémoire?Le bouquin est tout ça à la fois.» Fabien Deglise, Le Devoir «À travers ces rencontres, brèves ou longues, se pro?le le passé d\u2019une métropole qui, dès les années 50, attirait déjà de grandes vedettes internationales.» Nathalie Petrowski, La Presse+ Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub 124 ARTS J\u2019 ai fait le grand ménage cette semaine.Trop de séries entamées, mais pas encore achevées s\u2019accumulaient comme des mauvais jeux de mots à Gravel le matin.J\u2019ai donc donné un grand coup de plumeau et j\u2019ai fini 13 Reasons Why de Netf lix, fini Feud : Bette and Joan de FX et fini Girls de HBO.Fallait nettoyer l\u2019enregistreur pour accueillir Fargo 3, Plan B et Silicon Valley.N\u2019étant pas une adolescente de 17 ans, quoique nos goûts télévisuels et musicaux se ressemblent parfois, je n\u2019avais pas pensé que la série Treize raisons pouvait pousser des jeunes au suicide, comme l\u2019ont déploré cette semaine des intervenants spécialisés dans les problèmes de santé mentale.Naïvement , j \u2019ava is plutôt imaginé l\u2019inverse, car Treize raisons montre, sans rien enjoliver, tous les effets dévastateurs de la mort de l\u2019adolescente Hannah Baker sur son entourage.Ses parents ne s\u2019en remettent pas.La culpabilité ronge ses camarades de classe à tel point que l\u2019ancien meilleur ami d\u2019Hannah tente de se donner la mort lui aussi.On sent parfaitement les tourments et la douleur de ceux qui restent.Tout ça porte à réfléchir.Les 13 épisodes de Treize raisons illustrent très bien la cruelle réalité de la cyberin- timidation qui empoisonne les écoles secondaires.Ça commence avec des rumeurs de promiscu ité sexuel le , ça s\u2019intensifie, dans le cas d\u2019Hannah, jusqu\u2019au viol et ça culmine avec un conseiller pédagogique con comme un balai, incapable de détecter les signes évidents de la détresse de son élève.La dégringolade d\u2019Hannah s\u2019appuie sur un enchaînement de choses affreuses et non sur un événement unique.Le plus troublant, c\u2019est qu\u2019Hannah vit son désarroi seule avec son micro et ses cassettes.Elle multiplie les mauvais choix et repousse même le gentil Clay, qui ne demande qu\u2019à l\u2019épauler.Ce n\u2019est jamais dit explicitement dans Treize raisons, mais probablement qu\u2019Hannah souffre de dépression.Là-dessus, la télésérie de Netflix, offerte en anglais et en français, a raté son coup.On s\u2019entend qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un enjeu majeur quand on traite de suicide chez les adolescents.Dans la liste des 13 raisons qui ont contribué au geste désespéré d\u2019Hannah aurait dû figurer la maladie mentale.Ça aurait été pas mal plus pertinent que le fait d\u2019avoir été élue celle qui a les plus belles fesses de la classe.Il faut aussi parler de l\u2019horrible scène du dernier épisode, où Hannah se taillade les poignets dans le bain.Oui, c\u2019était nécessaire de l\u2019inclure, je pense.Le suicide, ce n\u2019est pas glamour.C\u2019est d\u2019une violence inouïe.C\u2019est un acte brutal, sanglant.Ne pas montrer le geste aurait renforcé le mythe qu\u2019un suicidé part sans douleur, tout doucement et quasiment dans un halo de lumière divine.Ce n\u2019est pas du tout le cas.Dans un essai publié dans le magazine Vanity Fair, un des auteurs de Treize raisons a expliqué pourquoi il fallait tourner cette séquence avec le plus de réalisme possible.Lui-même a essayé d\u2019en finir, par le passé.Mais en avalant ses premiers cachets, il s\u2019est souvenu du témoignage d\u2019une femme de son groupe d\u2019entraide, qui avait également essayé de se tuer par surdose.Après une heure, la dame s\u2019était mise à vomir du sang en projection.En courant vers la salle de bain, complètement confuse, elle avait fracassé le mur de verre de la douche et s\u2019était quasiment empalée dessus.Elle a survécu, avec des séquelles permanentes très graves.Bref, ces images gore sont revenues au scénariste au moment où il croyait que tout était terminé pour lui.Ça lui a donné un choc.Et ça lui a sauvé la vie.Il est beaucoup question de rivalité, de cruauté et de coups bas dans l\u2019excellente té lé sé r ie Feud : B e t t e and Joan.Au lieu de mettre en scène des ados, Feud oppose deux actrices légendaires, Bette Davis et Joan Crawford, campées par les extraordinaires Susan Sarandon et Jessica Lange.Le niveau d\u2019acrimonie entre ces deux icônes hollywoodiennes s\u2019apparente à celui qui règne entre Hannah et ses condisciples de Liberty High.Autant dans Feud que dans Treize raisons, on comprend que la méchanceté découle d\u2019un manque d\u2019amour, d\u2019une insécurité profonde et d\u2019un désir de plaire à tout prix.Comme adulte, hélas ! nous poursuivons ces comportements dommageables de corridors d\u2019école.Essayons donc de corriger ça.Et rappelons qu\u2019il existe de l\u2019aide pour ceux et celles qui ont des idées noires : 1866 APPELLE.La face cachée des cassettes HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX Treize raisonsmontre, sans rien enjoliver, tous les effets dévastateurs de lamort de l\u2019adolescenteHannah Baker (Katherine Langford) sur son entourage.Ses parents ne s\u2019en remettent pas.La culpabilité ronge ses camarades de classe.Dans la liste des 13 raisons qui ont contribué au geste désespéré d\u2019Hannah aurait dû figurer la maladie mentale.Ça aurait été pas mal plus pertinent que le fait d\u2019avoir été élue celle qui a les plus belles fesses de la classe.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 pacmusee.qc.ca Une exposition réalisée par le MEG - Musée d\u2019ethnographie de Genève et adaptée par Pointe-à-Callière, cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, avec la participation des Musées royaux d\u2019Art et d\u2019Histoire de Bruxelles.© Photographies:M EG \u2013M uséed\u2019ethnographiedeGenève,Johnathan W atts/RenéFuerst ARTS LUC BOULANGER CRITIQUE !!!½ N \u2019 e n d é p l a i s e a u c h a n t e u r Pierre Lapointe : il y a de l\u2019amour dans l\u2019air sur la scène du TNM.Les oiseaux gazouillent, les jardins fleurissent, les amoureux badinent sous un ciel couleur pastel.Et ce n\u2019est pas du tout, du tout, «quétaine».D\u2019amour et de jeu, il est, bien sûr, question dans la comédie classique de Marivaux.Et aussi de plaisirs, de promesses, de beauté (du verbe et de la chair), et beaucoup de confusion des sentiments.Qui a dit que l\u2019amour sera simple?Argument Le noble M.Orgon veut marier sa fille Silvia à Dorante, le fils d\u2019un marquis.C\u2019est un mariage arrangé, les deux jeunes ne se connaissent pas.Avec la complicité paternelle, Silvia demande à sa servante, Lisette, d\u2019échanger leurs habits.Déguisées l\u2019une en l\u2019autre, les femmes pourront ainsi «examiner» le prétendant avant l\u2019union.Or, Dorante a eu la même idée avec son valet, Arlequin.Orgon et son fils, Mario, auront donc tout le loisir de s\u2019amuser à observer la double intrigue amoureuse, pour mieux rire des quiproquos entre maîtres et serviteurs.Jusqu\u2019à ce que les masques tombent et que l\u2019amour et la vérité jaillissent.L\u2019ombre de la Révolution française Créée en 1730 à Paris, par la troupe des Comédiens italiens, cette comédie est une œuvre de transition dans le répertoire de Marivaux.L\u2019auteur du Triomphe de l\u2019amour s\u2019intéresse aux rapports entre les classes, à la montée de la bourgeoisie en France.Sans exposer tout désir révolutionnaire, on sent tout de même le balbutiement de la Révolution française.Les personnages ne sont pas conflits directs, ils ne transgressent pas leur rang ; mais ils s\u2019opposent à l\u2019autorité et dénoncent leurs conditions.S o u s l a b a g u e t t e m a g i q u e d\u2019Alain Zouvi, cette production du Jeu de l\u2019amour et du hasard de Marivaux transpire de joie, de bonheur et de fantaisie.Tout en prenant ses distances face à la légèreté ou la facilité comique, le metteur en scène reste proche de la commedia dell\u2019arte, dans son excellente direction d\u2019acteurs.Catherine Trudeau et Marc Beaupré sont les deux valets indisciplinés.David Savard et Bénédicte Décary jouent leurs maîtres qui portent les habits des serviteurs (soulignons les magnifiques costumes du XVIIIe siècle, avec une touche de modernité, signés Judy Jonker).Les comédiens sont formidables ; même si Bénédicte Décary semblait forcer un peu son jeu, mardi dernier, lors de l\u2019avant-première.Dans le rôle du paternel, Henri Chassé est très juste.Quant au charismatique Philippe Thibault-Denis, il joue tout en finesse, avec assurance et intelligence, le coquin frangin, Mario.Le très beau décor de Jean Bard est planté dans un jardin avec une fontaine.Il est éclairé par la riche lumière de Nicolas Ricard.La belle musique de Christian Thomas souligne à merveille l\u2019atmosphère d\u2019amour et d\u2019incrédulité de la pièce.Malgré quelques temps morts \u2013 mais les silences suspendus entre les scènes sont importants et signifiants, au milieu de ce marivaudage \u2013, cette production met joyeusement fin à la saison du TNM.Au Théâtre du Nouveau Monde, jusqu\u2019au 20 mai.LE JEU DE L\u2019AMOUR ET DU HASARD Théâtre de lumière PHOTO FOURNIE PAR LE TNM Catherine Trudeau et Marc Beaupré sont les deux valets indisciplinés de la pièce Le jeu de l\u2019amour et du hasard de Marivaux.CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Ceux qui aiment Louis Lortie peuvent se donner rendez-vous dans Charlevoix le 24 juin prochain.Le pianiste québécois sera au centre de la Journée Arts sans frontières au Festival international du Domaine Forget, dans le cadre d\u2019un nouveau partenariat avec la prestigieuse Chapelle musicale Reine Élisabeth de Belgique, où Louis Lortie est « maître en résidence » depuis octobre 2016.Le tout commencera par un cours de maître donné par le pianiste, suivi d\u2019un dîner champêtre en musique avec le Trio de la Chapelle.Dans l\u2019après-midi, on pourra entendre trois concerts de musique de chambre.Un premier concert de piano gratuit sera donné par les stagiaires en piano du Domaine Forget.Ensuite, le Trio de la Chapelle interprétera l\u2019intégrale des quatuors pour piano et cordes de Brahms et de Fauré, avec Louis Lortie et Nareh Arghamanyan, lauréate du Concours musical international de Montréal en 2008.Pour finir, Louis Lortie jouera des œuvres de Brahms et de Fauré en duo avec le jeune violoniste Kerson Leong.L a p r o g r amma t ion 2 017 du Domaine Forget, annoncée jeudi dernier, compte plusieurs grands noms, des invités internationaux tels que Midori, Benedetto Lupo et Alexandre Tharaud, trois concerts symphoniques ainsi qu\u2019un volet populaire avec, entre autres, le chanteur Gino Vannelli.Notons également que Cœur de pirate visitera le Domaine Forget en formule intime avec le Quatuor Molinari le 21 octobre prochain, dans le cadre du volet variétés.D\u2019autres concerts à ne pas manquer > L\u2019Orchestre de la Francophonie reçoit James Ehnes, sous la direction de Jean-Philippe Tremblay.Le 15 juillet, 20h.> L\u2019Orchestre symphonique de Québec et Johannes Moser dans le Concerto pour violoncelle en si mineur de Dvorák, direction Fabien Gabel.Le 22 juillet, 20h.> Concert-dégustation avec l\u2019Orchestre de chambre McGill, Sharon Azrieli, soprano, et Noah Bendix-Balgley, violon, animation Jean Soulard.Le 23 juillet, 15h.> Spectacle L\u2019invitation au voyage, Baudelaire en paroles et en musique avec Marie-Nicole Lemieux, contralto, Raymond Cloutier, comédien et David Zobel, piano.Le 30 juillet, 15h.> L e s V i o l o n s d u R o y e t A lexandre Tha raud interprètent le Concerto no 1 de Beethoven sous la direction de Bernard Labadie.Le 20 août, 15h.FESTIVAL INTERNATIONALDUDOMAINE FORGET Une journée avec Louis Lortie PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le pianiste Louis Lortie A R T S 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l PRÉSENTE EN COLLABORATION AVEC PARTENAIRES PUBLICS PROGRAMMATION EN SALLE VENDREDI 26 MAI 19 h Grande messe en ut mineur de WOLFGANG AMADEUS MOZART Direction : Michel Brousseau Solistes : Magali Simard-Galdès, Pascale Beaudin, Antonio Figueroa, Pierre-Étienne Bergeron Basilique Sainte-Anne de Varennes 30, rue de La Fabrique, Varennes PRÉSENTÉ PAR 32 $ 32 $ 20 h 30 DIANE DUFRESNE À LA COCATHÉDRALE Accompagnée par les cordes soyeuses de l\u2019Orchestre symphonique de Longueuil Direction : Jean-Michel Malouf Pianiste : Olivier Godin Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue Produit par le Festival Classica en collaboration avec les Productions Jean-Pier Doucet.PRÉSENTÉ PAR EN COLLABORATION AVEC À PARTIR DE 32 $ SUPPL ÉMEN TAIRE DIMANCHE 28 MAI 15 h 30 « B » CHŒUR DE CHAMBRE LES RUGISSANTS Victoria Hall, Westmount 4626, rue Sherbrooke Ouest PRÉSENTÉ PAR 32 $ LUNDI 29 MAI 19 h 30 Vertige en 4 temps IREM BEKTER Église Unie Mont-Royal 1800, boul.Graham, Ville de Mont-Royal PRÉSENTÉ PAR 32 $ MARDI 30 MAI 19 h Vers l\u2019orient L\u2019ENSEMBLE MOZAÏKA Centre socioculturel de Brossard 7905, av.San Francisco, Brossard PRÉSENTÉ PAR 32 $ MERCREDI 31 MAI 19 h Le Paradis perdu Oratorio pour chœur, solistes et orchestre de Théodore Dubois Direction : Jean-Claude Malgoire Solistes : Magali Simard-Galdès, Mireille Lebel, Jonathan Boyd, Marc Boucher Église Sainte-Famille 560, boul.Marie-Victorin, Boucherville PRÉSENTÉ PAR 32 $ JEUDI 1er JUIN 19 h Concertos romantiques Orchestre Métropolitain Alain Trudel, direction Jean-Philippe Sylvestre, pianiste Concerto de Québec \u2013 ANDRÉ MATHIEU Concerto pour piano no 2 \u2013 SERGUEÏ RACHMANINOV Paroisse Saint-Constant 242, rue Saint-Pierre, Saint-Constant PRÉSENTÉ PAR Saint-Constant 32 $ VENDREDI 2 JUIN 19 h Regard persan TRIO REGARD PERSAN Saint Andrews Presbyterian Church 496, av.Birch, Saint-Lambert 32 $ 21 h Paris romantique CHARLES RICHARD- HAMELIN & STÉPHANE TÉTREAULT Paroisse catholique de Saint-Lambert 41, av.Lorne, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ SAMEDI 3 JUIN 10 h 30 Les petits maestros KERRY-ANNE KUTZ ET SES MUSICIENS Saint Andrews Presbyterian Church (spectacle jeune public) PRÉSENTÉ PAR 8 $ 13 h Cantata sudamericana ENSEMBLE BATACLAN & TANGO BORÉAL St.Lambert United Church 85, boul.Desaulniers, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR HÉBERT MARSOLAIS Société de comptables professionnels agréés Certi?cation / Fiscalité / Services-Conseils 32 $ 14 h 30 Les trios pour piano, violon et violoncelle de FRANZ SCHUBERT Lysandre Ménard (piano) Nuné Melik (violon) Stéphane Tétreault (violoncelle) Saint Andrews Presbyterian Church 496, av.Birch, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 16 h 30 Mélodies d\u2019amour Mélodies pour quintette à cordes et piano Avec Marc Boucher (baryton) Nicolas Kruger (piano) Nuné Melik et Andréa Tyniec (violon) Elvira Misbakhova (alto) Stéphane Tétreault (violoncelle) Jeanne Corpataux-Blache (contrebasse) St.Lambert United Church 85, boul.Desaulniers, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 19 h Les viennoiseries de Marie-Antoinette NATALIE CHOQUETTE Paroisse catholique de Saint-Lambert 41, av.Lorne, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 19 h 30 Variations Goldberg en trio de JEAN-SÉBASTIEN BACH St.Lambert United Church 85, boul.Desaulniers, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 19 h 30 Saar H\u2019SAO Saint Andrews Presbyterian Church 496, av.Birch, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ DIMANCHE 4 JUIN 10 h 30 Kakophonia NATALIE CHOQUETTE Centre de loisirs 600, av.Oak, Salle MF1, Saint-Lambert (spectacle jeune public) PRÉSENTÉ PAR 8 $ 13 h Love Love Love - I LOVE THE BEATLES ROXANE DEL Avec Pierre Bégin (premier violon) Denis Létourneau (second violon) Frank Perron (alto) et Jean- Christophe Guelpa (violoncelle) St.Lambert United Church 85, boul.Desaulniers, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 15 h CHARLES RICHARD-HAMELIN en solo Paroisse catholique de Saint-Lambert 41, av.Lorne, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 15 h 30 Occiriental TRIO POPULAIRE Saint Andrews Presbyterian Church 496, av.Birch, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ 16 h Récital CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES St.Lambert United Church 85, boul.Desaulniers, Saint-Lambert 32 $ 20 h Femmes MARIE-JOSÉE LORD Paroisse Catholique de Saint-Lambert 41, av.Lorne, Saint-Lambert PRÉSENTÉ PAR 32 $ Les prix indiqués comprennent les taxes et les frais de service PROCUREZ- VOUS VOTRE PASSEPORT FAMILIAL Accès gratuit à tous les concerts du Festival* *Certaines conditions s'appliquent.185$ Taxes et frais de service inclus BILLETS ET PASSEPORTS ENVENTE www.festivalclassica.com 450 912-0868, poste 101 IGA Louise Ménard (billets seulement) 371, avenue Victoria, Saint-Lambert 299, boul.Sir Wilfrid Laurier, Saint-Lambert 26 MAI AU 4 JUIN 2017 EN RAPPEL LE 10 JUIN ARTS CIRQUE JEAN SIAG CRITIQUE Il faut rendre à César ce qui appartient à César.Pour sa 41e production , le Cirque do Soleil a promis de sortir des sentiers battus, et il a tenu parole.Il a aussi voulu s\u2019adresser plus franchement aux jeunes, et c\u2019est ce qu\u2019il fait avec un certain succès.D\u2019abord sur le plan musical avec la synthpop électro accrocheuse du groupe français m83.Mais aussi sur le plan narratif, où l\u2019on nous raconte pour une rare fois une histoire compréhensible.La scénographie, avec les projections et les éclairages, donne également une facture beaucoup plus contemporaine.Et les costumes, toujours aussi flamboyants, tranchent avec les amazones, coccinelles, hom- mes-lézards et autres créatures étranges qu\u2019on a vus ici ad nauseam.Pour tout cela, il faut saluer l\u2019audace du Cirque, qui a permuté les ingrédients d\u2019une recette qui lui a été jusqu\u2019à présent assez profitable.Est-ce qu\u2019on peut parler de renouveau pour autant ?Trop tôt pour le dire, mais l\u2019impulsion et l\u2019énergie de ce spectacle sont bonnes.Les sports extrêmes en vedette Le thème choisi par les deux jeunes recrues du Cirque qui ont créé et mis en scène Volta \u2013 Alexandre Bastien et Jean Guibert \u2013 s\u2019inscrit dans cette opération séduction auprès des jeunes : les sports extrêmes.Bungee , parkour, vélo acrobatique, fil de fer, BMX, les deux créateurs de Volta ont opté pour un show d\u2019adrénaline axé sur la performance acrobatique \u2013 qui n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans rappeler iD d\u2019Éloize.Ce cirque contemporain survitaminé n\u2019est pas sans défaut, et la prouesse pour la prouesse a ses limites, mais il y a une cohérence indéniable avec ce groupe d\u2019acrobates.Ces performances \u2013 certaines moins extrêmes (les numéros de bâton, de patin à roulettes) \u2013 s\u2019appuient sur une histoire assez simple qui tourne autour du personnage de Waz.Cet animateur d\u2019un jeu télévisé consacre des élites qui sont ensuite décorées d\u2019une coiffe et d\u2019une tunique qui les rendent toutes semblables et ternes.Lui-même y voit le moyen de cacher ses cheveux de plumes bleues, dont les enfants se moquaient quand il était petit.Si l\u2019histoire de Waz se comprend assez bien, le lien avec le jeu télévisé et le groupe des Élites est moins évident.Toujours est-il que notre ami Waz rencontrera le gang des Esprits libres par l\u2019entremise d\u2019une belle donzelle.Ces personnages libres et colorés l\u2019amèneront à s\u2019accepter comme il est, avec ses cheveux de plumes bleues.Le scénario peut paraître simplet, mais il charrie beaucoup d\u2019émotions et il a le mérite d\u2019être clair, contrairement à certaines histoires alambiquées qu\u2019on nous a déjà servies.L\u2019image d\u2019une société automatisée, rivée à son téléphone intelligent, est aussi bien exploitée.Quelques bémols Des bémols.Sur cette scène « intelligente» \u2013 qui se fractionne et s\u2019élève \u2013, le déploiement des (trop) nombreux appareils acrobatiques alourdit le spectacle.Outre l\u2019immense cube qui sert de loge et d\u2019écran (très bien !), on nous sort deux immenses échelles, deux installations de fils de fer, plusieurs jeux de barres parallèles et d\u2019immenses rampes pour accueillir les vélos BMX.Évidemment, le temps de fixer ces appareils, il y a beaucoup de bourdonnement.Soyons clairs, ce numéro final de vélos BMX est le clou de Volta, impossible d\u2019y être insensible, le Cirque nous en met plein la vue.Là, oui, les amateurs d\u2019émotions fortes se régaleront ! Tant et tellement qu\u2019on se croirait aux X Games plutôt qu\u2019au cirque.On n\u2019est plus du tout dans l\u2019histoire de Waz non plus.Plutôt face à de jeunes cascadeurs qui bombent le torse, poussent des cris de victoire et se font des high five.C\u2019est aussi un peu ça, Volta.Il reste que dans cette enfilade de sports extrêmes et de prouesses acrobatiques se glissent d\u2019épatantes performances, bien senties, que ce soit à la corde à sauter, aux anneaux chinois, dans le numéro de vélo acrobatique et de ballet ou encore dans des numéros aériens originaux (accroché à une lampe suspendue et même par les cheveux!).Finalement, malgré le côté un peu bling- bling et tape-à-l\u2019œil de Volta, on apprécie la prise de risque du Cirque qui a le mérite d\u2019explorer de nouvelles avenues et de nous insuffler une énorme dose d\u2019énergie.Jusqu\u2019au 23 juillet sous le chapiteau du Cirque du Soleil dans le Vieux-Port de Montréal.VOLTA Le Cirque prend un coup de jeune ! PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Bungee, parkour, vélo acrobatique, fil de fer, BMX: les deux créateurs de Volta, Alexandre Bastien et Jean Guibert, ont opté pour un show d\u2019adrénaline axé sur la performance acrobatique.Malgré le côté un peu bling-bling et tape-à-l\u2019œil de Volta, on apprécie la prise de risque du Cirque du Soleil qui a le mérite d\u2019explorer de nouvelles avenues.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 LES GRANDS EXPLORATEURS .COM abonnez-vous 514 521.1002 1 800 558.1002 avant le 15 mai et participer aux 2 concours 1 voyage à Cuba 1 séjour en Croatie Présenté par saison 2017 - 2018 45 ans à vivre le monde abonnement JAPON TEXAS CUBA LAOS CÔTE EST CR OATIE hors-séries COMPOSTELLE AFRIQUE DU SU D ARTS Pour l\u2019occasion, LCN avait sorti l\u2019artillerie lourde.Tous ses commentateurs vedettes avaient été conscrits, le médaillon de leurs visages formant à l\u2019écran une sorte de pizza virtuelle autour de l\u2019animateur Paul Larocque.L\u2019heure était grave et la crise déclenchée par la révélation de l\u2019enquête de l\u2019UPAC visant Jean Charest avait mis tout le monde sur les dents.Or le bureau d\u2019enquête de TVA, mené par l\u2019enquêteur de talent Félix Séguin \u2013 aucune ironie ici \u2013 venait de découvrir le pot aux roses : une série de courriels échangés entre Marc Bibeau, le grand argentier désormais banni du Parti libéral, et Jean-Louis Dufresne, l\u2019actuel chef de cabinet du premier ministre Couillard.La bande à Félix Séguin avait aussi mis la main sur une autre série de courriels, échangés cette fois du temps du gouvernement Charest entre Marc Bibeau, Violette Trépanier et le directeur des communications Hugo D\u2019Amours, au sujet du ministre Moreau, courriels qui semblaient indiquer que ce dernier recevait des ordres de Bibeau.Je ne me risquerai pas à commenter la validité des informations communiquées, même si c\u2019est clair que ces courriels complaisants sentent mauvais.Tellement mauvais que le ministre Moreau a ressenti le besoin de venir confronter les journalistes.Confronter n\u2019est pas un mot trop fort.Pendant près de 20 minutes, en direct, sans pause publicitaire ni rien, LCN a la issé le ministre donner sa version des faits et blâmer copieusement les journalistes y compris celui derrière lui.Or, que le ministre le veuille ou non, il ne pourra pas dire que cette fois-ci sa parole a été charcutée ou manipulée.LCN lui a donné tout le temps voulu pour exprimer sa version des faits et pour l\u2019exprimer en direct, sans intermédiaire, sans interruption.J\u2019ai écouté Pierre Moreau avec un mélange de fascination et de bonne foi.Il parle tellement bien et avec une telle conviction que j\u2019étais à un cheveu de le croire.Lorsqu\u2019il a quitté l\u2019antenne, les commentateurs vedettes ont réagi à ses propos, chacun apportant une nuance, une précision, un rappel historique ou une correction, bref de quoi me faire comprendre que le ministre n\u2019avait pas dit toute la vérité et qu\u2019il avait même carrément détourné certains faits.Nous venions de vivre en direct non seulement de la bonne télé, mais une belle leçon de journalisme et la preuve qu\u2019à l\u2019ère des «fake news» une certaine forme de vérité et d\u2019objectivité est encore possible dans les médias traditionnels.Ce qui m\u2019amène aux pourfendeurs de ces médias dits traditionnels.On connaît leur chef.Il a pour nom Donald Trump.Mais Donald a fait des petits chez nous dont le plus actif et le plus tapageur est sans contredit l\u2019animateur Éric Duhaime.Quelle ne fut pas ma surprise de constater que Duhaime s\u2019est téléporté à Paris pour l\u2019élection présidentielle, la semaine dernière.Et, à moins que je me trompe, il l\u2019a fait à ses propres frais.Il n\u2019a participé qu\u2019à deux émissions du midi au FM93 avec Bernard Drainville.Le reste de la semaine, il a été remplacé.En revanche, il a tourné au moins trois vidéos pour The Rebel, le site d\u2019information d\u2019Ezra Levant, ce sombre et sinistre petit roi de la droite canadienne.Je doute que le FM93 ait accepté de financer le voyage d\u2019un animateur qui a passé son temps à travailler pour un site dont la marque de commerce est de cracher sur les médias traditionnels en affirmant qu\u2019ils mentent, manipulent et travestissent la vérité, mais sait-on jamais.Les vidéos de Duhaime sur The Rebel sont en anglais, une langue qu\u2019il maîtrise avec une certaine fluidité, mais avec un accent de bûcheron.Celle qu\u2019il a enregistrée au lendemain du premier tour de la présidentielle a pour thème le honteux parti pris des médias traditionnels français.Journaux en main dont le papier frotte contre son micro, parasitant le son, Duhaime explique à la caméra qu\u2019en célébrant la victoire de Macron et en ignorant la montée historique de Marine Le Pen, les médias en France sont irrémédiablement tendancieux.«Vous n\u2019êtes pas écœurés de voir que les médias décident avant vous?Vous n\u2019êtes pas écœurés de voir leur unanimité?La population ici est divisée, comme c\u2019est le cas partout dans le monde, mais les médias ici font comme si ça n\u2019existait pas.Heureusement qu\u2019il y a des médias comme The Rebel pour donner l\u2019autre version de l\u2019histoire !», jappe Duhaime.Passons sur le fa it que l\u2019animateur s\u2019adresse à des Canadiens qui, j\u2019imagine, n\u2019en ont rien à cirer, du parti pris des journaux français.Mais lui, n\u2019éprouve-t-il pas un brin de gêne à cracher sur les médias traditionnels alors qu\u2019il travaille à leur service?N\u2019est-ce pas d\u2019ailleurs grâce au bon salaire qu\u2019il gagne avec les médias traditionnels qu\u2019il peut se payer un voyage à Paris?Et puis, affirmer que les médias traditionnels ne font pas leur job, c\u2019est torpiller son propre travail au FM93, non?Le pire, c\u2019est que le même jour, sur le même sujet, son échange avec Drainville au FM93 était mille fois plus nuancé.Il a même concédé que Le Pen perdrait au second tour.Pourtant, sur The Rebel, il affirme que c\u2019est elle qui a le vent dans les voiles et qu\u2019elle va peut-être gagner.Deux poids, deux mesures?Plutôt, une seule info, mais déclinée pour dire tout et son contraire et pour fabriquer du faux avec du vrai.Si c\u2019est ça, l\u2019avenir de l\u2019information, alors retournons à toute vitesse aux vieilles traditions.Le vrai du faux NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE IMAGE TIRÉE DE LCN Après le passage du ministre Pierre Moreau à LCN, les commentateurs vedettes ont réagi à ses propos, chacun apportant une nuance, une précision, un rappel historique ou une correction.Donald a fait des petits chez nous dont le plus actif et le plus tapageur est sans contredit l\u2019animateur Éric Duhaime.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 5 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 avec marc beaupré henri chassé bénédicte décary david savard philippe thibault-denis catherine trudeau forfait famille disponible ! à l\u2019affiche ! tnm.qc.ca 17.18 SALLEBOURGIE.CA 514-285-2000 NOUVELLE SAISON 94 CONCERTS BILLETS EN VENTE MAINTENANT LA FONDATION ARTE MUSICA PRÉSENTE Les Arts Florissants Le PoèmeHarmonique Tafelmusik Ian Bostridge Alexandre Tharaud Charles Richard-Hamelin Katia &Marielle Labèque QuatuorMosaïques Anderson&Roe ValérieMilot The Tallis Scholars The Boston Camerata Benedetto Lupo Jean-Ef?amBavouzet Présenté par ARTS MUSIQUE HUGO PILON-LAROSE L\u2019 idée peut paraître aujourd\u2019hui étrange, mais elle est fondamentale pour comprendre le chemin qu\u2019ont parcouru les femmes avant d\u2019être reconnues par les grands orchestres.En 1940, sept ans avant de se retrouver sur les planches du mythique Carnegie Hall, à New York, la violoniste et chef d\u2019orchestre Ethel Stark fondait la Symphonie féminine de Montréal.À l\u2019époque, le « boys club» de la musique classique les regardait de haut.Près de 77 ans plus tard, quand Mélanie Léonard (la première femme, dit-elle, à avoir obtenu un doctorat en direction d\u2019orchestre d\u2019une université québécoise), a c c ompagnée de Vé ron ique Lussier et Lori Antounian, deux étudiantes dans ce même programme actuellement entièrement composé de femmes, arrivent à La Presse afin de discuter de l\u2019avenir des orchestres, on les sent libres, fonceuses et surtout persuadées d\u2019avoir le soutien et le respect de leurs pairs.«Lorsqu\u2019on est sur le podium, on est tellement concentré sur la musique, on ne ressent pas de résistance.J\u2019ose espérer qu\u2019il n\u2019y a plus de différence aujourd\u2019hui que ce soit un homme ou une femme qu i d i r ige », a f f i rme Mélanie Léonard, directrice musicale de l\u2019Orchestre symphonique de Sudbury, anciennement chef associée du Calgary Philharmonic Orchestra.«On sent vraiment qu\u2019il y a un contexte qui est de plus en plus favorable à ce que les femmes accèdent à ces postes.Dans toutes mes expériences, que ce soit avec des orchestres étudiants, professionnels ou en stage, je me suis toujours sentie accueillie et soutenue par les musiciens et le public.Au final, c\u2019est la musique qui parle», ajoute Véronique Lussier, qui termine actuellement son doctorat en direction d\u2019orchestre à l\u2019Université de Montréal.Égales au Québec, regardées de haut à l\u2019étranger ?Lori Antounian, une Québécoise d\u2019origine arménienne qui étudie dans le même programme que Véronique Lussier, soutient également que l\u2019égalité est pratiquement atteinte au Canada comme dans plusieurs pays européens.Or, lorsqu\u2019elle est allée diriger l\u2019orchestre de Buenos Aires en 2011 en Argentine, elle a vécu un choc des cultures.«À l\u2019époque, j\u2019avais les cheveux entièrement blonds, j\u2019étais vraiment \u201cgo girl !\u201d.Quand je suis arrivée sur le podium, les musiciens ont demandé: \u201cIl est où, le chef?\u201d Je leur ai rapidement répondu que c\u2019était moi, malgré les grimaces qu\u2019ils faisaient.Quand certains ont commencé [à babiller], je leur ai mis ma main devant le visage et j\u2019ai dit : \u201cCe n\u2019est pas le temps de parler, on fait maintenant de la musique\u201d », raconte la jeune chef d\u2019orchestre d\u2019un ton qui ne laisse aucun doute qu\u2019elle peut être ferme lorsque cela est nécessaire.Quand elle a visité l\u2019Arménie, où la musique et les différentes disciplines artistiques fleurissent, dit- elle, Lori Antounian a été choquée de voir que la première femme chef d\u2019orchestre était traitée comme une personne indésirable.La télévision diffusait même des émissions où des gens se disaient choqués de voir une femme à la tête d\u2019un orchestre.« Je suis allée la voir à une répétition avec son orchestre.Ses musiciens lui donnent tellement de misère à cette femme-là.It\u2019s a guy\u2019s world.Je ne sais pas comment elle fait pour rester debout devant tout le monde», explique Lori Antounian, découragée.À la recherche du public Dans la grande salle de réunion vitrée où nous avons réuni Mélanie Léonard, Véronique Lussier et Lori Antounian, l\u2019air ambiant se réchauffe.Au départ, elles sont très respectueuses de leur temps de parole (une qualité des chefs, disent-elles d\u2019un commun accord, est de savoir écouter les autres), mais la passion prend finalement le dessus lorsque nous discutons de l\u2019avenir des orchestres.Selon une étude menée par le Partenariat de recherche interdisciplinaire sur la musique et ses publics (autrefois nommé le DPMQ), qui a analysé le public qui a assisté aux concerts de la saison 2014-2015 de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM), 23 % du publ ic con s t i t ua n t l\u2019échantillon avait moins de 34 ans, alors que 57% était âgé de 55 ans et plus.Le défi est d\u2019attirer davantage de jeunes.«Des concerts qui sont très tendance, c\u2019est d\u2019avoir des projections d\u2019images », illustre Véronique Lussier, qui s\u2019intéresse particulièrement à la question des nouveaux publics en travaillant conjointement avec l\u2019Orchestre symphonique de Longueuil.«À mon dernier concert, j\u2019ai fait un oratorio contemporain d\u2019une heure dans lequel j\u2019avais la chorale et trois drummers solistes.Avec trois drummers, il y a beaucoup de jeunes qui viennent», explique à son tour Lori Antounian, qui a formé son propre orchestre afin de pouvoir diriger.« Je pense qu\u2019on est dans une période où les orchestres sont en transition.Il faut savoir comment les intégrer dans une société où le rythme de nos vies s\u2019accentue.Alors qu\u2019il y a des tendances en ce moment à la méditation, au yoga et aux techniques pour prendre soin de nous, l\u2019expérience d\u2019un concert s\u2019inscrit peut-être là-dedans », ajoute pou r sa pa r t Mélan ie Léonard, optimiste.Être jeune, ça change quelque chose?Ce qui frappe quand on regarde les trois chefs d\u2019orchestre discuter avec passion de l\u2019avenir de leur métier, ce n\u2019est pas tant qu\u2019elles sont des femmes, même si cela vaut certainement la mention, mais plutôt PROFESSION CHEF D\u2019ORCHESTRE LES FEMMES RAYONNENT l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS MUSIQUE qu\u2019elles sont jeunes et qu\u2019elles osent prendre leur place dans un monde qui est plutôt associé aux têtes grises.«Quand j\u2019étais au Conservatoire de musique, Yannick Nézet-Séguin est venu nous donner un cours de maître.On le voyait, il était jeune, il avait une énergie incroyable qui captait l\u2019attention de tous les jeunes musiciens.Quand tu as un chef d\u2019orchestre jeune devant toi, tu peux plus facilement t\u2019identifier à lui.Il a de l\u2019énergie, c\u2019est cool», raconte Lori Antounian.«Je trouve qu\u2019il faut toutefois faire aussi attention pour ne pas tomber dans le culte de la jeunesse.Si nous sommes jeunes aujourd\u2019hui, c\u2019est éphémère.Le défi est de rester jeunes et actuels même en vieillissant », renchérit Mélanie Léonard.Pour Véronique Lussier, ce qu\u2019on associe à la jeunesse, qui prend tranquillement sa place dans les orchestres, c\u2019est un «vent de fraîcheur».«Les jeunes chefs sont en évolution et restent informés sur la morphologie du public qu\u2019ils ont devant eux», dit-elle.Mais être jeune dans le contexte précaire de certains orchestres signifie-t-il offrir aux spectateurs uniquement ce qu\u2019ils veulent entendre, sans prendre de risque?« La différence par rapport à il y a 20 ans, disons, c\u2019est que le chef d\u2019orchestre et son équipe conçoivent aujourd\u2019hui davantage un programme en fonction de la demande.On veut comprendre les gens qui sont devant nous, surtout quand on observe une baisse de clientèle [chez les plus jeunes].Bien comprendre cet enjeu est important si on veut s\u2019assurer un public pour demain », affirme Véronique Lussier.FACE À LAMONDIALISATION, LESORCHESTRES CONTRE-ATTAQUENT PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE Adam Johnson et Simon Leclerc, chefs d\u2019orchestre.Lori Antounian, Mélanie Léonard et Véronique Lussier PHOTOOLIVIER JEAN, LA PRESSE La place qu\u2019occupent les orchestres dans le cœur des villes a changé au cours des 50 dernières années.Face à la mondialisation qui multiplie l\u2019offre en culture, les organisations d\u2019envergure telles que l\u2019OSM doivent user de stratégie afin d\u2019attirer de nouveaux publics.Entrevue avec Simon Leclerc, chef associé de la série OSM Pop, et Adam Johnson, chef assistant.HUGO PILON-LAROSE Pourquoi les orchestres font-ils des concerts populaires depuis quelques années comme ce que vous avez fait ce mois-ci avec Brel symphonique, où la musique du légendaire Jacques Brel était mise en valeur ?Simon Leclerc (SL) : Avec la mondialisation et l\u2019internet, les gens ont accès à une impressionnante offre en divertissement.C\u2019est énorme! Si on veut se démarquer au travers de tout ça, il faut arriver avec des propositions qui sont différentes.Les concerts pop de l\u2019OSM, c\u2019est un peu ça.On ne renie absolument pas notre côté classique, c\u2019est la vocation de l\u2019orchestre, mais on ouvre une fenêtre pour montrer [que] l\u2019OSM est vraiment fait pour tout le monde.Mais les gens qui viennent voir ce genre de concert sont-ils davantage happés par la force d\u2019un ensemble symphonique, ou l\u2019émerveillement qu\u2019ils peuvent ressentir vient-il plutôt des chanteurs interprètes populaires qui sont sur scène?SL : Les gens sont toujours extrêmement impressionnés, parce que le public qui vient voir les concerts que je dirige n\u2019est pas le public qui vient normalement à la Maison symphonique.Ces personnes-là ne sont pas des habitués, elles sont donc impressionnées par la salle, mais aussi simplement par le fait d\u2019entendre un orchestre.Ensuite, est-ce que [ces concerts] ont une incidence [sur la fréquentation d\u2019]un autre concert [classique] qu\u2019Adam Johnson pourrait diriger ensuite?Je ne pense pas.Mais de toute façon, ce n\u2019est pas le but.Quand je fais Brel symphonique, on n\u2019espère pas qu\u2019il y ait plus de gens la semaine suivante pour aller voir un concert avec la musique de Bruckner.Et quand vous donnez des concerts extérieurs devant un public qui écoute parfois davantage les chanteurs populaires et qui tout d\u2019un coup a des frissons sur du Brahms, ça vous fait quoi, en tant que maestro ?Adam Johnson (AJ): J\u2019adore ça! On ne sait jamais qui est dans notre public, si c\u2019est la première fois qu\u2019il vient ou, qui sait, sa dernière.Une fois, un monsieur est venu me voir après un concert en pleurant.Il m\u2019a dit: «J\u2019ai perdu tellement de temps à ne pas venir.» C\u2019est pour ça qu\u2019il faut toujours se donner pleinement.Je me rappelle moi aussi la première fois où un orchestre est venu donner un concert au cinéma dans ma petite ville de Hinton, en Alberta.Je ne savais même pas, à 16 ans, qu\u2019un adulte pouvait faire carrière en jouant d\u2019un instrument à cordes.Ça a changé ma vie.Le rôle du chef Quel impact un chef d\u2019orchestre a-t-il sur ses musiciens et sur l\u2019interprétation des œuvres qu\u2019ils jouent ?Si les musiciens sont si polyvalents, pourraient-ils même se passer d\u2019un chef pour jouer une pièce?SL: La réponse est oui ! Avec le niveau de musiciens que l\u2019on a, si tu leur mets la partition et qu\u2019ils la jouent sans direction, ça ne sera pas laid.Ils vont la jouer.Sauf que si tu incorpores un chef dans l\u2019équation, celui-ci arrivera avec une vision.Avec sa perception de l\u2019œuvre.Avec une symphonie de Beethoven, il va proposer de jouer plus vite tel mouvement, que les cuivres sortent un peu plus à tel moment.C\u2019est comme un metteur en scène au théâtre qui donnera des indications à ses acteurs.La société change, les musiciens aussi.Comment cela a-t-il évolué au cours des dernières années ?SL: La moyenne d\u2019âge des musiciens de l\u2019OSM a beaucoup baissé.Tu as aussi maintenant des musiciens qui écoutent autre chose que de la musique classique, ce qui n\u2019était peut-être pas le cas il y a 50 ans.Avant, les musiciens d\u2019orchestre écoutaient de la musique du répertoire, alors qu\u2019aujourd\u2019hui je peux parler de Björk ou de Shania Twain avec eux.AJ: Les musiciens aujourd\u2019hui sont capables de jouer plusieurs styles musicaux à un très haut niveau.À l\u2019époque, un orchestre était connu pour jouer seulement un type de répertoire, comme le répertoire germanique ou français, par exemple.Aujourd\u2019hui, on peut visiter plusieurs styles très variés.On remarque ces dernières années à quel point l\u2019individualisme occupe une place importante dans nos sociétés.Est-ce que cela a un impact sur votre capacité à diriger un ensemble, alors qu\u2019on est de plus en plus habitué à travailler en fonction de nos propres intérêts, plutôt qu\u2019en fonction d\u2019un groupe?SL: Je ne pense pas.Le travail du chef a aussi beaucoup changé depuis 50 ans.Le chef dictateur, ça ne peut plus exister de nos jours.Les communications ont changé, les rapports humains aussi.Un chef qui agirait comme un Arturo Toscanini aujourd\u2019hui, ça ne passerait pas.Ça serait impossible! Mais la hiérarchie est quand même encore là.AJ: Je suis entièrement d\u2019accord.Le rôle du chef d\u2019orchestre a aussi changé dans le sens où le niveau était peut-être moins élevé autrefois.Le chef était là pour hausser le niveau.Aujourd\u2019hui, chaque musicien est un virtuose capable de tout faire.Il faut donc plutôt travailler à réunir tout le monde en une seule vision, une seule interprétation.SL: C\u2019est merveilleux comme ça.À l\u2019époque dictatoriale, ça a peut-être fait des chefs-d\u2019œuvre, mais ça a brisé beaucoup de gens aussi.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS MUSIQUE MARIO GIRARD YannickNézet-Séguin deviendra officiellement directeur musica l du Metropol itan Opera en 2020 .Cela ne l\u2019empêche pas d\u2019occuper ce pupitre en tant que chef invité d\u2019ici là.C\u2019est ce qu\u2019il a fait mardi soir dernier en dirigeant Le vaisseau fantôme de Wagner.À la fin de la représentation, il est venu saluer le public qui était littéralement en délire.De la fosse, les musiciens lui ont offert une pluie de roses.Ce moment a été magique.Et il entrera sans doute dans la légende.«Ç\u2019a été une émotion extraordinaire, m\u2019a raconté Yannick Nézet-Séguin, lors d\u2019un passage éclair jeudi à Montréal.J\u2019ai senti qu\u2019on m\u2019accueillait à bras ouverts.Je ne m\u2019attendais pas à ça.Je croyais que ça allait prendre plus de temps avant que l\u2019on m\u2019accepte comme successeur de James Levine.Mais je crois que le message était clair.On me disait : \u201cOn t\u2019aime Yannick, on t\u2019appuie.Vas-y et fais tes projets.\u201d» L\u2019étape qu\u2019a franchie le j eune chef ma rd i soi r à New York comportait une bonne dose de stress.Mais heureusement, l\u2019homme qui vit la plupart du temps en mode prestissimo sait aussi adopter un rythme largo.«La bonne chose à l\u2019opéra c\u2019est que toutes les générales sont publiques.Donc, le stress a été plus fort vendredi dernier, me confie-t-il.Mardi, j\u2019avais seulement le sentiment que c\u2019était un moment important.Cela dit, même si j\u2019essayais de me dire: \u201cO.K.Yannick, traite ça comme n\u2019importe quelle autre représentation\u201d, c\u2019est sûr que ça ne se passait pas comme ça dans ma tête, dit-il en riant.Des critiques ont écrit que ce furent deux heures et demie qui ont passé vite.Tant mieux.Mais pour moi, ce fut différent.Ça s\u2019est passé très lentement car je vivais chaque seconde intensément.J\u2019étais très fatigué après, mais c\u2019était de la bonne fatigue.» Le défi des orchestres Montréal accueillera dans quelques jours la quatrième Conférence internationale des orchestres, un évènement qui rassemblera près de 300 délégués de partout au monde (voir encadré).Ceux-ci viendront discuter et échanger sur les grands enjeux actuels des orchestres.Celui qui partage sa vie entre Montréal, Rotterdam, Philadelphie et New York en est l\u2019ambassadeur.Malheureusement, son emploi du temps l\u2019empêche d\u2019assister à cet évènement.Cela dit, les défis auxquels font face les orchestres demeurent un sujet qui lui tient à cœur.«Je crois que les crises qui frappent le monde de la musique classique sont cycliques.Si on retourne en arrière, les églises ont délaissé la musique pour laisser cela aux cours, aux ducs et aux rois.Quand ceux-ci ont abandonné la musique, c\u2019est devenu l\u2019affaire des mécènes, puis des gouvernements.La différence, c\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui les cycles sont plus rapprochés.Ce qui est particulier en 2017, c\u2019est que les crises qui frappent la musique classique ne touchent pas seulement les pays jeunes comme le Canada ou les États-Unis.Ça rejoint surtout l\u2019Europe en ce moment.L\u2019Europe fait face au même questionnement à savoir quelle est la place de l\u2019orchestre ?Quelle est l\u2019utilité de la musique classique, mais aussi de la culture en général, dans nos sociétés?» Le rajeunissement du public, le répertoire, l\u2019intégration des technologies, tout cela fait partie des enjeux auxquels font face les administrateurs de formations musicales.La montagne à gravir est énorme.Yannick Nézet-Séguin voit cependant un aspect positif à ce grand questionnement.«Cela force la communauté internationale de la musique classique à se parler, à mettre en commun des idées et à trouver globalement des solutions.Ce n\u2019était pas le cas il y a 15 ou 20 ans.Chaque orchestre avait sa vision, sa façon de penser.Il y avait moins de mise en commun des énergies et de la créativité.» Tôt dans sa carrière (il a pris la direction de l\u2019Orchestre métropolitain de Montréal à l\u2019âge de 25 ans), Yannick Nézet- Seguin a dû composer avec ces embûches.«C\u2019est là où je me dis que j\u2019ai été très chanceux d\u2019avoir eu l\u2019OM dans ma vie si tôt.C\u2019était un orchestre qui grandissait à l\u2019ombre de l\u2019OSM.Ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui.Mais à cette époque, nous avons dû nous doter d\u2019une politique et d\u2019idéaux afin de rendre la musique classique accessible.On a été les premiers à faire des projets jeunesse, des projets de développement ou communautaires.À ce moment-là, les autres orchestres ne pensaient pas que c\u2019était nécessaire de faire cela.C\u2019était nécessaire.Aujourd\u2019hui, tout le monde pense comme ça.Ça nous a donné à l\u2019OM une longueur d\u2019avance.Et moi , comme musicien, ça m\u2019a donné une richesse.» Yannick Nézet-Séguin fait preuve d\u2019une grande ouverture face à l\u2019intégration des nouveaux publics dans le monde classique.En novembre dernier, lors d\u2019une conférence qu\u2019il a donnée devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), on lui a demandé s\u2019il tolérerait qu\u2019on tweete durant un concert.«Absolument», a-t-il dit sans hésiter.Il a ensuite parlé avec passion de l\u2019application que l\u2019Orchestre de Philadelphie a créée (LiveNote) et qu\u2019on peut utiliser durant le concert sur son téléphone.Cette application permet de suivre l\u2019œuvre et de comprendre ses différentes composantes en direct.«Je rêve d\u2019amener cette application à Montréal», a-t-il dit.Celui que le public américain appelle tout simplement «Yannick» croit que les opérations qui sont faites pour attirer un jeune public portent leurs fruits.«Toutefois, il faut le faire tout en respectant les idéaux de la musique qu\u2019on représente.Par exemple, je ne crois pas qu\u2019on doive amputer une symphonie d\u2019un mouvement en se disant qu\u2019un novice ne pas pourra endurer l\u2019œuvre au complet.Il faut plutôt construire des ponts entre la musique classique et d\u2019autres genres comme le jazz ou la pop.Il faut envoyer le message qu\u2019on accepte les autres.Trop longtemps la musique classique a été repliée sur elle-même.» L\u2019étoile internationale de la musique classique refuse de croire que la musique et les arts de la scène ont un avenir morose devant eux.«Quand on va au concert, il faut s\u2019asseoir et arrêter le temps pendant trois heures.Je crois sincèrement que cela va devenir un besoin essentiel pour les humains.Ces moments seront en contrepoint avec le reste de la vie où tout va tellement vite.» Les plus longues vacances de sa vie Yannick Nézet-Séguin est arrivé à Montréal jeudi matin afin de participer avec les musiciens de l\u2019OM à un gala-bénéfice au profit de l\u2019orchestre.Notre entrevue a eu lieu juste avant une répétition avec les musiciens.Le lendemain, il retournait à New York pour y diriger de nouveau Le vaisseau fantôme.Depuis plusieurs années sa vie est réglée au quart de tour et son calendrier est toujours noirci quelques années en avance.L\u2019attachée de presse de l\u2019OM, Laurie-Anne Riendeau, me disait que les responsables des trois orchestres qu\u2019il dirige connaissent deux ans à l\u2019avance les disponibilités que le chef a pour eux.C\u2019est ainsi qu\u2019ils parviennent à organiser les répétitions en vue des concerts, les rencontres de planification pour les prochaines saisons et les nombreuses demandes d\u2019entrevues avec les médias.«Si je devais accepter toutes les demandes d\u2019entrevue que je reçois du Québec et du Canada, il passerait tout son temps avec les journalistes, m\u2019a dit Laurie- Anne Riendeau.Imaginez si vous ajoutez les demandes que reçoivent Philadelphie, Rotterdam et New York.» Son assistante personnelle (sa mère) et son agent ont une vue d\u2019ensemble sur toutes ces activités et s\u2019occupent de gérer les demandes d\u2019engagement qu\u2019il reçoit d\u2019autres orchestres en tant que chef invité, les projets d\u2019enregistrement et sa participation à de nombreux évènements spéciaux.L\u2019engagement de Yannick Nézet-Séguin avec l\u2019Orchestre philharmonique de Rotterdam va prendre fin en 2018.Cela veut donc dire que les trois orchestres dont il sera responsable seront tous situés en Amérique du Nord.Un gros changement dans sa vie.«Oui, en effet, dit-il.Cela va me permettre de souffler un peu et d\u2019être plus disponible pour la communauté.» Son été sera calme.En fait ça sera le plus calme depuis fort longtemps.Outre un projet d\u2019enregistrement de La clémence de Titus de Mozart avec la maison Deutsche Grammophon à Baden-Baden et la direction de Parsifal en version de concert au Festival de Lanaudière, Yannick Nézet-Séguin entend se reposer.«Ce seront les plus longues vacances que j\u2019ai eues depuis très longtemps.Je suis très heureux de cela.» Il était très exactement 14h59 lorsque j\u2019ai abordé la question des vacances estivales avec lui.«L\u2019orchestre vient de se taire pour s\u2019accorder.Je dois vraiment vous quitter.La répétition commence dans une minute.» Yannick Nézet-Ségu in , l\u2019homme prestissimo, a couru vers ses musiciens, vers la musique, vers ce qui l\u2019anime depuis la tendre enfance.Il a couru vers son bonheur.UNE RENCONTRE DES ORCHESTRES Après Berlin, Amsterdam et Oslo, Montréal devient la première ville nord-américaine à accueillir la prestigieuse Conférence internationale des orchestres (CIO).Pendant quatre jours, du 11 au 14 mai, près de 300 délégués provenant d\u2019une quarantaine de pays vont participer à des échanges constructifs sur les grands défis des orchestres dans le monde: les modes de financement, l\u2019impact du numérique et l\u2019implication des musiciens dans la construction du projet artistique ne sont là que quelques exemples des thèmes qui seront abordés.Organisé par la Fédération internationale des musiciens et accueilli, à Montréal, par la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec, cet évènement a la chance de pouvoir avoir comme ambassadeur Yannick Nézet- Séguin, directeur artistique et chef principal de l\u2019Orchestre métropolitain de Montréal, directeur musical de l\u2019Orchestre de Philadelphie et l\u2019Orchestre philharmonique de Rotterdam et futur directeur musical du Metropolitan Opera.PROFESSION CHEF D\u2019ORCHESTRE L\u2019homme prestissimo PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Depuis plusieurs années, la vie de Yannick Nézet-Séguin est réglée au quart de tour et son calendrier est toujours noirci quelques années en avance.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 24 AU 30 AVRIL HÔTEL 10 250 ÉVÉNEMENTS littéraires 300 AUTEURS 7 LANGUES DÉCOUVREZ ÉGALEMENT LA PROGRAMMATION JEUNESSE AVEC LE FESTIVAL DES ENFANTS TD \u2013 METROPOLIS BLEU ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE | FRÉDÉRIC BOYER | MICHEL PASTOUREAU | LAURENT SEKSIK NATASHA KANAPÉ-FONTAINE metropolisbleu.org Arturo Sandoval The Bad Plus The Barr Brothers Battle of the Bands IX Bobby Bazini Buddy Guy Buika Charles Bradley Charlotte Cardin Colin Stetson Feist The Four Tops Jesse Cook Joey Bada$$ John Pizzarelli The Strumbellas Thievery Corporation ÉDITION SPÉCIALE 4 PAGES À CONSERVER 28 juin au 8 juillet 2017 38e Plus de concerts à la page suivante! Billetterie Gesù 514 861-4036 \u2022 1 855 790-1245 admission.com Monument-National 514 871-2224 \u2022 1 866 844-2172 admission.com Centre Bell 514 790-2525 \u2022 1 877 668-8269 evenko.ca L\u2019Astral Maison du Festival 1 855 790-1245 admission.com \u2022 ticketmaster.ca Club Soda 514 286-1010 \u2022 clubsoda.ca Métropolis 1 855 790-1245 \u2022 ticketmaster.ca Place des Arts et Maison symphonique de Montréal 514 842-2112 \u2022 1 866 842-2112 placedesarts.com montrealjazzfest.com Plus de concerts à la page suivante! 29 juin Jeudi 30 juin 1er juillet 3 juillet 4 juillet 5 juillet 6 juillet 7 juillet 2 juillet Vendredi Sam edi Lundi M ardi M ercredi Jeudi Vendredi Dim anche en salle Concerts Mercredi 28 juin HUDSON : Jack DeJohnette, Larry Grenadier, John Sco?eld, John Medeski Charles Lloyd & The Marvels Le pianiste, qui rêvait enfant de jouer du piano sur la lune, a fait ses débuts avec l\u2019Orchestre Métropolitain, joué avec Gregory Charles, Molly Johnson ou le Montreal Jubilation Gospel Choir et enregistré à 13 ans un disque avec Oliver Jones! Le prodige a aujourd\u2019hui 17 ans et va nous envoyer à coup sûr dans les étoiles.Les célèbres sœurs Jensen (Christine au saxophone et Ingrid à la trompette) accompagnées par la guitare écorchée de Ben Monder plongent sur leur album Infinitude au cœur d\u2019un jazz contemporain.Au programme : des mélodies infinies et raffinées, des improvisations, et bien sûr, toujours un peu de magie.Daniel Clarke Bouchard Christine et Ingrid Jensen avec Ben Monder In?nitude Montréalais d\u2019origine haïtienne, ce souffleur multi-instrumentiste a fait du métissage la base de sa philosophie musicale: le jazz est son idiome et l\u2019accent est tantôt caribéen, africain, latin ou gospel.Il a notamment collaboré avec Pharoah Sanders, Branford Marsalis et Kenny Garrett.Et ses prestations sont toujours électrisantes ! L\u2019auteure-compositrice-interprète livre avec sa voix élégante une pop aussi séduisante que personnelle.Pour son troisième opus, Entre le jazz et la java, réalisé par Jordan Officer, elle interprète ses chansons préférées du répertoire jazz francophone, celles de Gainsbourg, Nougaro, Lelièvre.Et comme toujours avec elle, le résultat est irrésistible ! Le quartet formé de Hichem Khalfa (trompette, composition) et ses collaborateurs Jérôme Beaulieu (claviers), Jonathan Arseneau (basse) et Dave Croteau (batterie) ont le vent dans les voiles! Ils viennent présenter Réminiscences, un deuxième album résolument jazz, qui intègre adroitement des influences orientales, africaines, rock et hip-hop.Révélation Radio-Canada 2015-2016 en jazz, le pianiste Guillaume Martineau a un pied dans le jazz et l\u2019autre dans la musique classique.Il décline un jazz de facture classique remarquablement exécuté, teinté d\u2019inspirations rock.Il vient nous présenter son tout dernier opus.Selon Voir, «s\u2019il y a un groupe qui peut faire aimer le jazz à une nouvelle génération, c\u2019est bien Misses Satchmo!» L\u2019esthétique jazz Nouvelle-Orléans colle à la peau de ce quintette jazzy- swing style cabaret qui agite dans tous les sens le répertoire de Louis Armstrong.Son dernier album, Is That All There Is, pousse l\u2019improvisation et c\u2019est tout simplement jouissif.Gabriel Vinuela-Pelletier (piano, composition), Alex Lefaivre (basse, composition) et Alain Bourgeois (batterie) croisent leurs faisceaux créatifs pour nous offrir compositions originales, impros groovy et expérimentations sonores.Un jazz qui parle aussi rock, pop et rythmes urbains.Ils viendront nous présenter les pièces de leur nouvel album.En quintette, la trompettiste nous charme avec son jeu aux influences jazz, antillaises, africaines, afro-cubaines et rock.Elle présentera son troisième album Pensamiento pour la première fois au Canada, en présence de deux musiciens colombiens et de cinq musiciens d\u2019ici.Superbe, groovy, hors de l\u2019ordinaire: une belle rencontre musicale! Jowee Omicil Andrea Lindsay Entre le jazz et la java Hichem Khalfa Quartet Misses Satchmo Parc X Trio Rachel Therrien Pensamiento: Proyecto Colombia Lucioles Collectif Guillaume Martineau Le fils Coltrane trace son sillon et sa démarche artistique bonifiée transcende son célèbre patronyme en accédant à une liberté de ton assez rare dans le jazz d\u2019aujourd\u2019hui.Pour ce 2e volet de la série Invitation, il débarque avec son incomparable quartette, Adam Rogers (guitare), Yunior Terry (basse) et E.J.Strickland (batterie).Le saxophoniste américain a réussi à se forger brillamment un style très personnel tour à tour lyrique et fouillé, impétueux et hallucinant.Le voici aux commandes de la série Invitation avec, pour ce premier volet, l\u2019éminent pianiste arrangeur cubain David Virelles, surnommé « la merveille » ! John Pizzarelli replonge dans le répertoire de Sinatra aux côtés de Daniel Jobim interprétant la bossa-nova brésilienne de son grand-père, Antonio Carlos.Quand on sait que Frank Sinatra et Antonio Carlos ont enregistré ensemble un 33 tours devenu le 2e plus grand succès de l\u2019année 1967, on s\u2019attend à quelques frissons.Pour ce 2e volet de la série Invitation, cet orfèvre du jazz à la voix exquise nous revient en compagnie de son épouse, Jessica Molaskey, une grande dame des music-halls américains.En toute complicité, ils s\u2019emparent avec fidélité et inventivité des plus beaux titres de McCartney et de la légende de la musique folk, Joni Mitchell.L\u2019irrésistible chanteur et guitariste John Pizzarelli, ouvre la série Invitation sur le registre de Frank Sinatra aux côtés de Catherine Russell.La chanteuse et multi-instrumentiste, qui a notamment prêté sa superbe voix aux Paul Simon, Madonna et Bowie, se réincarne le temps d\u2019une soirée un peu magique en Billie Holiday.Ravi Coltrane Quartet avec Adam Rogers, Yunior Terry, E.J.Strickland Après 15 ans d\u2019existence, c\u2019est toujours le trio jazz préféré des amateurs de rock (et vice versa) pour avoir notamment déconstruit des chansons de Bowie, Nirvana, Johnny Cash ou Prince.Le trio de Minneapolis présente son dernier opus, It\u2019s Hard.Le trio de Minneapolis, idolâtré pour ses nombreuses reprises poursuit la série Invitation et reçoit un saxophoniste aux vues artistiques révolutionnaires, Rudresh Mahanthappa, qui multiplie les projets fusionnels impliquant musique indienne, classique et jazz.Pour finir en beauté la triade de concerts de la série Invitation, le trio jazz invite le guitariste new-yorkais Kurt Rosenwinkel, prêt à arpenter les sphères musicales les plus audacieuses.On mise tout simplement sur des improvisations collectives explosives et une chimie quasi surnaturelle.The Bad Plus The Bad Plus avec Rudresh Mahanthappa The Bad Plus avec Kurt Rosenwinkel Billie & Blue Eyes John Pizzarelli Quartet avec Catherine Russell Joni Mitchell & McCartney John Pizzarelli Quartet avec Jessica Molaskey Sinatra & Jobim at 50 John Pizzarelli Quartet avec Daniel Jobim Ravi Coltrane duo avec David Virelles Imaginons la fougue et la virtuosité de Snarky Puppy, la belle bête qui monte vite dans l\u2019univers jazz.Imaginons l\u2019esprit festif et les rythmes fous provenant des musiques du monde.Imaginons la rencontre du bassiste leader de Snarky Puppy avec la chanteuse montréalaise d\u2019origine guadeloupéenne Malika Tirolien.Imaginons Bokanté, dans un Club Soda bien rempli par une chaude soirée d\u2019été.Le Festival réalise nos rêves ! Remarquée par Prince qui l\u2019invita à se produire avec lui lors d\u2019un concert donné pour le 30e anniversaire de Purple Rain, signée par le célèbre label Blue Note, cette chanteuse- pianiste à la crinière démentielle a parfaitement intégré l\u2019essence des grandes chanteuses de jazz pour en tirer son propre son.Cette nouvelle voix soul venue du Tennessee débarque avec son premier album, Soul Eyes.À 23 ans seulement, le prodige britannique Jacob Collier a déjà fait les premières parties de Hancock et Corea, intégré l\u2019écurie du grand Quincy Jones et gagné deux Grammy.Chanteur, arrangeur, compositeur et multi- instrumentiste brillant, il a assuré toutes les étapes de production de My Room (2016), son premier opus, qu\u2019il nous présentera dans un spectacle unique où la technologie sert sa grande virtuosité.Adoré par Paul McCartney, Chris Martin, Feist et Elvis Costello, repris par Diana Krall et Rod Stewart, l\u2019architalentueux chanteur canadien sort un 15e album, The Last Rider.Une collection de petites pépites, sous grande influence des artistes de la british invasion, combinant pop-rock, folk et country duveteux, rehaussée de sa voix si emblématique.À l\u2019occasion de son 3e album, Sonho Real, Flavia, que l\u2019on découvre pour la première fois au Festival, nous emmène dans un Brésil chatoyant entre le son roots du Nordeste et le baile funk de Rio, les parfums de forro et de ragga, la frénésie des rythmes ska et hip-hop ou la nonchalance du dub reggae.Une pure incandescence mêlant textes poétiques et engagés sur mélodies solaires.La presse musicale ne tarit pas d\u2019éloges pour SOMI, que certains ont comparée à Nina Simone.Sa voix magnifique, sa façon unique de fusionner les influences africaines et jazz, son élégance naturelle, mais aussi sa conscience sociale, reflétée dans plusieurs de ses choix artistiques, la placent dans une classe à part.Elle vient nous présenter son dernier album, Petite Afrique: The Other Black in Harlem (2017).La mus ique de l \u2019 au teur- compositeur-interprète brésilien \u2014 connu notamment pour avoir signé la chanson du générique de la série Narcos \u2014, se niche entre saudade brésilienne, tropicália, rock alternatif et folk planant.Son premier album solo, Cavalo (2014), a été encensé par le Rolling Stone et Libération.Ne manquez pas la prestation de cet artiste au style enchanteur.La belle Californienne a étudié l\u2019opéra à la Juilliard School, participé à diverses productions musicales à Broadway, enregistré un 1er disque consacré à Nina Simone et s\u2019est fait connaître sur la toile grâce à ses nombreuses collaborations avec Postmodern Jukebox.Enveloppée dans une fusion de pop, funk, R&B et classique sa voix n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019un sortilège.Bokanté avec Michael League et Malika Tirolien Kandace Springs Jacob Collier Ron Sexsmith Flavia Coelho Rodrigo Amarante SOMI Morgan James 20 h Le légendaire saxophoniste Charles Lloyd et son excellent quartette, suivi du groupe HUDSON, fondé pour célébrer le 75e anniversaire de Jack DeJohnette, et qui réunit la crème du jazz américain actuel.Une soirée rare de haute voltige que tout mélomane mettra à son agenda! Le saxophoniste américain Colin Stetson ouvre la soirée avec un son néo-classique le plus rock qui soit.Ses prestations live d\u2019une intensité transcendante n\u2019ont qu\u2019une seule réputation: nous jeter par terre.Le pianiste arménien Tigran Hamasyan ferme la soirée en solo avec un dernier album somptueux : une sorte de conte contemplatif inspiré de sa terre natale.Cette magnifique formation transcende les racines de la musique noire d\u2019un gospel qui s\u2019avère plus éclectique que jamais.Produite devant Sa Majesté Elizabeth II et Nelson Mandela et ayant collaboré avec Ray Charles, Céline Dion ou Michael Bolton, la chorale fait ici ses adieux au Festival reprenant son premier enregistrement studio, Glory Train.Artiste novateur captivant sur scène, le pianiste panaméen Danilo Pérez retrouve le bassiste Ben Street et le batteur Adam Cruz le temps d\u2019une prestation enlevante où jazz flirte avec musique latine ! Inspirés par l\u2019œuvre révolutionnaire et expérimentale du légendaire quartette Old and New Dreams, Joshua Redman et ses trois compères présentent l\u2019audacieux projet Still Dreaming.Une occasion spéciale d\u2019entendre l\u2019organiste en résidence de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal «chez lui», sur «son» instrument, le majestueux Grand Orgue Pierre-Béique.Jean-Willy Kunz sera précédé du jeune organiste virtuose Christian Lane.Une soirée haute en couleur et en émotions! En partenariat avec le Festival d\u2019orgue de Montréal.Dans le coin droit, le Cab Calloway Orchestra, champion de l\u2019an dernier, toujours brillamment dirigé par le petit-fils du fondateur; dans le coin gauche, un Xavier Cugat Orchestra gonflé à bloc, prêt à attaquer avec ses arrangements spectaculaires et ses rythmes latins ! Une lutte musicale amicale à finir, sur le ring de la Maison symphonique ! programme double programme double programme double programme double programme double Tigran Hamasyan An Ancient Observer Colin Stetson Montreal Jubilation Gospel Choir Glory Train Still Dreaming Joshua Redman, Ron Miles, Scott Colley et Brian Blade Danilo Pérez trio avec Adam Cruz et Ben Street Jean-Willy Kunz L\u2019orgue dans tous ses états première partie : Christian Lane Battle of the Bands IX Xavier Cugat Orchestra vs Cab Calloway Orchestra Programme triple pour une triple dose de blues : un événement unique où se succéderont sur scène des grands noms du blues, aussi passionnés qu\u2019inspirés, et au sommet de leur art : l\u2019inégalable Steve Hill en duo avec Matt Andersen, le remarquable Charlie Musselwhite (harmonica et voix), et le légendaire Buddy Guy (guitare et voix).Triplé mémorable et ambiance garantie ! Le célèbre duo américain offre sur ce dernier album, The Temple of I & I, la même recette miraculeuse dont tous les accros de downtempo, lounge, trip hop, dub et de voix planantes raffolent, mais avec cette fois une bonne grosse bouffée de reggae aspirée au plus profond de la Jamaïque.Ça fleure bon le soleil ! Lauréat de six Oscars, dont Meilleure musique de film et Meilleure chanson originale, La La Land raconte l\u2019histoire d\u2019une jeune actrice (Emma Stone) et d\u2019un musicien de jazz (Ryan Gosling) qui tentent de joindre les deux bouts à Los Angeles.Cette comédie musicale sur la vie quotidienne explore la joie et la douleur de poursuivre ses rêves.Une expérience unique à vivre en direct avec orchestre symphonique! Depuis 1969, le Roi Cramoisi ne cesse de se réinventer, proposant chaque fois une musique sophistiquée.Robert Fripp, catalyseur du groupe depuis sa formation, nous présente l\u2019une des incarnations les plus abouties de l\u2019étonnante bête polymorphe qu\u2019est King Crimson : un octuor à quatre batteurs, qui, promet-il, risque de « faire pas mal plus de bruit qu\u2019avant ».Après une absence qui nous a semblé interminable, l\u2019étoile de la planète indie sort du silence.Elle nous avait laissé le goût sauvage de son sublime Metals en 2013\u2026 La revoici avec la sortie très attendue de son dernier album dont le sensuel et intime single Pleasure donne le ton.En première partie, la langoureuse pop R&B de Charlotte Day Wilson.Une voix puissante et enivrante, un magnétisme fou : la jeune chanteuse soul britannique Joss Stone monte sur scène nous présenter des extraits de son septième album, Water For Your Soul.De retour au Festival après 28 ans, la grande rockeuse américaine Melissa Etheridge vient présenter les classiques de sa riche carrière et des pièces de Memphis Rock & Soul (2016), tirées du catalogue Stax.Un pur programme old-school sous le signe de la nostalgie soul funk des années 70.Retour dans le temps avec The Four Tops, icônes R&B et soul pop depuis plus d\u2019un demi-siècle, suivis de O\u2019Jays, les stars de la Philadelphia soul des années 70.Un doublé explosif réunissant une multitude de hits enivrants et archidansants.Avec sa voix soul pleine de maturité, sa petite gueule d\u2019amour et son énergie pop-folk enracinée dans le rock et le blues, Bobby Bazini a conquis sans détour le cœur de nombreux fans, ici comme à l\u2019étranger, et son succès n\u2019est pas prêt de s\u2019arrêter ! Le revoici sur scène avec son nouveau spectacle Summer is gone, qui présente notamment les pièces son troisième album.Après 25 ans d\u2019absence, le plus mythique des groupes de jazz québécois est de retour! UZEB a conquis les auditoires du monde entier avec sa virtuosité peu commune et ses prouesses techniques, affichant une sonorité incroyable et une maturité inégalée.Un rendez-vous avec l\u2019histoire du jazz! Le pianiste virtuose Alfredo Rodríguez, de Cuba, assure la première partie.Buddy Guy Charlie Musselwhite Steve Hill et Matt Andersen duo programme triple Concert d\u2019ouverture en collaboration avec UZEB R3UNION première partie : Alfredo Rodriguez Cuba Thievery Corporation LA LA LAND IN CONCERT An evening with King Crimson Bobby Bazini Summer Is Gone Melissa Etheridge Joss Stone The O\u2019 Jays The Four Tops Feist première partie : Charlotte Day Wilson vs Après avoir remporté deux Grammy et collaboré avec les plus grands noms, Robert Glasper a réuni son quartette, avide de conquérir de nouveaux territoires musicaux avec le plus de liberté créatrice, pour fonder ArtScience.Un riche métissage de genres où le groove est toujours présent.En première partie, l\u2019imaginatif batteur américain Kendrick Scott et son groupe Oracle.Formé en 1986, c\u2019est un des plus importants groupe du genre aux États-Unis.Le chœur, qui a côtoyé de nombreux artistes, de Diana Ross à Cindy Lauper en passant par U2, a même chanté pour le pape et pour la libération de Mandela.Ses 9 membres âgés de 17 à 70 ans nous chavirent et nous transportent jusqu\u2019au septième ciel ! Plus de 25 ans à célébrer le flamenco, la salsa et la pop avec leur fougue tout andalouse! Les Gipsy Kings reviennent faire la fête à Montréal, sept ans après leur dernière visite.Avec leurs guitares et leurs voix envoûtantes, les auteurs de Bamboléo reviennent casser la baraque et nous mettre le feu au corps, en revisitant leur répertoire classique et présentant leur dernier album, Savor Flamenco.Au panthéon des bassistes jazz fusion, il y a quelques intouchables: le regretté Jaco Pastorius, notre Alain Caron national et le grand Stanley Clarke.Ce dernier a fondé Return to Forever avec Chick Corea, enregistré avec les plus grands musiciens et reçu le prix Miles-Davis en 2011.Il présentera son plus récent album.En première partie, le dynamique Jeremy Pelt Quintet.La superbe chanteuse espagnole d\u2019origine équato- guinéenne livre avec sa voix riche et puissante et son charisme désarmant, une musique aux racines flamencos inspirée de jazz, d\u2019afrobeat, de soul et de pop.Elle vient nous présenter des pièces de son plus récent album, Para Mí (2017).Mais d\u2019abord, le flamenco viscéral des Barcelonais Rosalía et Raül Refree.La saxophoniste et flûtiste canadienne Jane Bunnett ouvre la soirée avec son album Maqueque pour lequel elle s\u2019est entourée de 5 jeunes musiciennes cubaines surdouées.Ensuite, c\u2019est le grand retour au Festival, après 14 ans d\u2019absence, de l\u2019un des grands maîtres de la trompette jazz afro-latin.Cet ancien protégé de Dizzy Gillespie ne souffle depuis plus de 50 ans rien d\u2019autre que de la magie.Michael Kaeshammer, le pro du boogie-woogie, ne permet aucune résistance avec sa virtuosité, son talent vocal et son charisme indéniable.Il sera suivi par la fille de Nina Simone, qui a eu mille vies avant de sortir à 52 ans son premier album.Même si sa musique célèbre une filiation totalement assumée, lorsque Lisa rentre en scène son histoire d\u2019amour avec le public n\u2019appartient qu\u2019à elle.Le quartette folk montréalais de l\u2019heure est de retour avec une proposition de collaboration aussi surprenante que bienvenue: le temps d\u2019un échange musical unique, les Barr Brothers partageront la scène avec le couple de musiciens maliens Bassekou Kouyaté et Amy Sacko.Mais d\u2019abord, le groupe de « rock de chambre» montréalais Esmerine.Robert Glasper Experiment ArtScience première partie :Kendrick Scott Oracle Harlem Gospel Choir The Gipsy Kings avec Nicolas Reyes et Tonino Baliardo The Stanley Clarke Band première partie : The Jeremy Pelt Quintet Buika première partie : Rosalía & Raül Refree Arturo Sandoval Jane Bunnett and Maqueque The Barr Brothers, Bassekou Kouyaté & Amy Sacko première partie : Esmerine Lisa Simone Michael Kaeshammer Depuis ses débuts, le trompettiste américain poursuit sa quête d\u2019un son parfait, perfectionnant son art avec le souci d\u2019une maîtrise technique, mais aussi avec une curiosité qui lui fait explorer de nouveaux effets.Son talent lui a permis d\u2019accompagner Herbie Hancock, Wayne Shorter,JoeHendersonetJoshuaRedman.Il monte sur nos planches pour nous présenter des extraits de son tout nouvel album.C\u2019est ici au Festival, en 2016 qu\u2019Hiromi est tombée sous le charme du harpiste colombien Edmar Castaneda, qui faisait sa premièrepartie:devantsagrandemusicalité, la pianiste japonaise a immédiatement envisagé une collaboration.Après avoir joué ensemble au Blue Note de New York, les deux musiciens ont développé une intense connexion artistique, et un duo réellement électrifiant est né.On peut dire que le contrebassiste de Philadelphie Christian McBride les aura tous accompagnés: Pat Metheny, Diana Krall, Chick Corea et Herbie Hancock ou encore James Brown et Sting.Aujourd\u2019hui, ce leader inspiré est à la tête d\u2019un impeccable trio acoustique qui honore le jazz dans sa plus pure tradition.Une machine parfaitement huilée, aux riffs bluesy et aux textures somptueuses.Roberto Fonseca a accompagné l\u2019Orquestra de Ibrahim Ferrer (Buena Vista Social Club) en tournée mondiale, et propose une musique bien ancrée dans la tradition cubaine, intégrant avec goût des idiomes jazz, funk, classiques et africains.Il nous présente son plus récent opus, ABUC (2016), qui retrace l\u2019évolution du jazz dans son pays natal.Le Festival présente le UK marathon, un événement spécial réunissant le meilleur d\u2019une scène jazz anglaise actuelle.Nous accueillons Gwilym Simcock, artiste brillant au jeu de piano sophistiqué entremêlant jazz et classique; et Phronesis, un power trio piano-contrebasse-batterie reconnu pour ses prestations époustouflantes.Le marathon se poursuit au Club Soda à 21h.L\u2019éclectique trompettiste Nicholas Payton vient présenter Afro-Caribbean Mixtape, œuvre fascinante incorporant sonorités néo-orléanaises « post-moderne », dialectes musicaux centre-américains et caribéens de source africaine et influences de musiques urbaines noires actuelles.En première partie, le claviériste virtuose Laurent Coulondre.Un bourbon vieilli en barrique et un cuir ayant la texture du beurre : voilà ce à quoi certains ont comparé l\u2019inimitable voix de la chanteuse américaine Lizz Wright.Si l\u2019image ne suffit pas, ajoutons que la jeune femme hyperdouée, signée chez Verve, reçoit des louanges de toutes parts et qu\u2019elle fréquente le sommet des palmarès jazz.Elle vient nous présenter son tout dernier album.Figure de proue de la scène jazz new- yorkaise actuelle, Dave Douglas vient nous présenter le projet Riverside, inspiré de l\u2019œuvre de Jimmy Giuffre.L\u2019événement est d\u2019autant plus exceptionnel qu\u2019il marque le retour attendu de Carla Bley, aujourd\u2019hui octogénaire, plus en forme que jamais au piano! Ce multi-instrumentiste de haut niveau maîtrise une variété éclectique d\u2019instruments, du lap steel au banjo, de l\u2019harmonica au sitar à 20 cordes, la Mohan Veena, et fusionne mélodies folkloriques indiennes, blues et gospel.Sur son nouvel album, Faith Lift, le bluesman du « Mysticssippi » enlace une variété de guitares et s\u2019entoure du quatuor à cordes tout en féminité, Quatuor esca.Ambrose Akinmusire Hiromi & Edmar Castaneda duo Christian McBride Roberto Fonseca ABUC UK marathon Phronesis Gwilym Simcock 18 h Nicholas Payton Afro-Caribbean Mixtape première partie : Laurent Coulondre Gravity Zero Lizz Wright Dave Douglas & Chet Doxas Riverside avec invitée spéciale Carla Bley Harry Manx avec le Quatuor esca Influencé jeune par James Brown, le phénoménal chanteur américain blues-soul Charles Bradley s\u2019investit tout entier dans chacune de ses exaltantes prestations.Avec ses Extraordinaires, il fera exploser la salle avec les compositions de Changes (2016).Mais d\u2019abord, l\u2019électrisant octet funk montréalais The Brooks ! Le DJ français s\u2019est imposé en 4 albums comme l\u2019un des ténors de la scène électro internationale.Entre influences soul, funk ou pop sixties, sa vivifiante bourrasque trip-hop et hip-hop orchestral fait exploser les frontières sur fond de folles projections vidéos.Le magicien échantillonneur compte bien mettre le feu au Métropolis.Reconnu comme l\u2019héritier légitime de Nas, l\u2019excellent rappeur de Brooklyn passe à l\u2019acte avec son 2e album, All Amerikkkan Bada$$.Une sorte de lettre ouverte aussi fulgurante qu\u2019engagée qui dénonce suprématie blanche, politique américaine et bavures policières visant la communauté noire.Ça tape là où ça fait mal ! Le duo Whitehorse enflammera d\u2019abord la foule, avec ses guitares twangy, ses harmonies vocales brutes et sa musique rythmée aux accents americana, puis la joyeuse bande des Strumbellas, dont l\u2019hymne unificateur et dynamisant Spirits a reçu un Juno pour Titre de l\u2019année, reprendra le flambeau, avec son énergie contagieuse ! On quitte le sol en direction d\u2019une vaste soirée pop orchestrale.Première escale avec San Fermin, un groupe étrange et envoûtant de Brooklyn: un pianiste, deux chanteuses du groupe Lucius et un baryton.On poursuit avec le groupe montréalais Groenland qui présente A Wider Space, un 2e album aux sublimes envolées.Caravan Palace au Festival, c\u2019est toujours une bonne nouvelle! Le groupe électroswing le plus débridé de l\u2019heure, dont les albums fracassent des records de vente, met le feu à toutes les pistes de danse sur son passage.Il est de retour avec son dernier album , ses synthés fous et ses rythmes rétro-futuristes.Préparez vos souliers de danse! Charles Bradley & His Extraordinaires première partie : The Brooks Phénomène local de l\u2019heure, Charlotte Cardin s\u2019impose en force et en finesse, de La Voix aux premières parties de Mika, remplissant le Club Soda, en février, avant même la sortie de son album.On l\u2019attend avec le matériel de son premier EP, comprenant le joyau minimaliste électro-pop Big Boy, de même qu\u2019avec de nouvelles pièces.En première partie, le 30 juin et le 1er juillet, les émouvantes ballades de Kevin Garrett, et le 2 juillet, les compositions folk-pop atmosphériques de l\u2019Ontarien Kalle Mattson.Charlotte Cardin 30 juin au 2 juillet première partie : Kalle Mattson première partie : Kevin Garrett première partie : Kevin Garrett 1er juillet supplémentaire Caravan Palace Wax Tailor Joey Bada$$ The Strumbellas Whitehorse Groenland San Fermin programme double programme double programme double programme double Knower, c\u2019est Louis Cole et Genevieve Artadi, qui combinent funk rentre-dedans, accords cool et solides mélodies, dans un enrobage électropop.Leur but avoué?Susciter des émotions profondes.On les aime parce qu\u2019ils n\u2019ont pas de retenue et ne tiennent pas en place.Comment ne pas craquer devant cette diva américaine, aux origines cubaines et portoricaines, unique en son genre?Un phrasé très singulier qui ne s\u2019oublie pas, des textes engagés sur les inégalités raciales dans une Amérique en pleine crise, de joyeuses déambulations entre rap, R&B, funk, rock, spoken word et effluves jazz.Le guitariste-compositeur le plus original de sa génération (qui, pour l\u2019occasion, chante et joue également des claviers, de la basse et des percussions) nous emmène avec cet album radical, Caipi, en zone onirique où le jazz se mêle à une pop tropicaliste inspirée de la chanson d\u2019amour brésilienne.Considérée par le Wall Street Journal comme « l\u2019une des musiciennes les plus imposantes de sa génération», cette trompettiste canadienne installée à New York possède une brillante technique assortie d\u2019une voix extraordinaire.Son hommage à Marilyn Monroe sur le célèbre My Heart Belongs to Daddy s\u2019avère des plus savoureux.Après deux EP autoproduits et des collaborations avec Stromae et Woodkid, le pianiste et compositeur Aron Ottignon (ex-Aronas) franchit un nouveau cap en intégrant Blue Note France.Il débarque avec son nouvel EP, Nile.Une vision singulière d\u2019un jazz moderne infusé de rythmes caribéens et d\u2019électronique.Ce trio new-yorkais, né dans les entrailles du métro et propulsé à la vitesse de la lumière via des vidéos virales, fabrique un brass house monumental à la fois animal et terriblement sophistiqué.Trompette, grosse caisse et saxophone baryton (Lucky Chops) libèrent dans un hurlement de cuivres et de beats primitifs,danseset transesorgasmiques.Douée d\u2019un talent distinctif qui lui vaut déjà une reconnaissance internationale, la jeune pianiste et chanteuse de jazz sort déjà son 2e album, Living in Twilight.Ses compositions s\u2019inspirent des musiques cubaines et brésiliennes, du Great American Songbook, de compositeurs de jazz moderne, mais aussi de compositeurs comme Randy Newman ou Paul Simon.Mariant la musique pop-folk et les timbresd\u2019unorchestresymphonique, les cinq membres du groupe montréalais Shyre charment avec leurs ambiances éthérées, leurs cordes luxuriantes et leurs rythmes dynamiques.Après trois spectacles à guichets fermés au Festival l\u2019été dernier, on rêve de se laisser envoûter par les paysages sonores de leur premier album.Knower avec Dennis Hamm, Sam Gendel, Sam Wilkes Si cette ancienne mannequin a fait du chemin avant de chanter, désormais plus rien ne semble l\u2019arrêter.Elle a entre autres signé la bande originale du film Sous les jupes des filles, dont le remix de Don\u2019t Be so Shy a connu un succès retentissant.La voici qui débarque avec son dernier album, The Wrong Kind of War.Imany Xenia Rubinos Kurt Rosenwinkel Caipi Bria Skonberg Aron Ottignon Too Many Zooz Ariel Pocock Shyre Grande dame du jazz de renommée internationale, la compositrice et pianiste virtuose nous fait vivre le jazz avec intensité depuis près de quarante ans.Reçue membre de l\u2019Ordre du Canada, celle qui a partagé la scène les plus grands jazzmen, dont Corea et Brubeck, nous offre une soirée intime où elle rend hommage au grand Bill Evans.Ce jeune cubain surdoué du jazz latin, issu d\u2019une famille de musiciens est à la tête d\u2019un trio composé par le bassiste- chanteur sénégalais Alune Wade et son propre frère, le batteur Adrián Ruy López-Nussa.Son nouvel album, Viaje, nous invite dans les paysages ensoleillés et mélancoliques de La Havane.Elena Roger et le sextette, dirigé par Daniel « Pipi » Piazzolla, présentent leur premier album, 3001, sur lequel ils revisitent les chansons emblématiques de l\u2019œuvre d\u2019Astor Piazzolla et de Horacio Ferrer.La rencontre de ces deux artistes argentins consacrés reflète l\u2019esprit de la musique de Buenos Aires.Crack du piano, Neil Cowley dirige ce trio considéré comme l\u2019un des plus marquants de la scène post-jazz britannique.Sa dernière création, Spacebound Apes, s\u2019affranchit de toutes les frontières de genres.Entre accélérations fulgurantes et rêveries en apesanteur, un seul but recherché: nous débarrasser de tous nos repères.Bill Frisell retrouve le contrebassiste Thomas Morgan, dans la même formule duo qui a récemment permis l\u2019enregistrement de Small Town (2017).Complices, ils reprennent les classiques country-blues de Frisell, rendent un hommage touchant à Lee Konitz et s\u2019attaquent même au thème du film de James Bond Goldfinger.Un des jeunes batteurs les plus estimés de la planète jazz pour son jeu innovateur et son usage créatif de l\u2019électronique, Mark Guiliana a réuni Chris Morrissey à la basse, Shai Maestro au piano et Jason Rigby au sax ténor pour créer ce nouveau projet, 100% acoustique.Le saxophoniste jazz ne cesse d\u2019épater par sa virtuosité, sa polyvalence et ses collaborations fructueuses.Il a fait partie du dernier groupe à accompagner David Bowie, et c\u2019est son jeu inspiré que l\u2019on entend sur Blackstar.McCaslin lui rend un vibrant hommage en lui consacrant Beyond Now (2016), dont il nous interprétera les meilleures pièces.Shabaka Hutchings et les «ancêtres» nous arrivent avec The Wisdom of Elders, un album aux influences diverses qu\u2019ils décrivent comme «afrofuturiste».Lorraine Desmarais trio joue Bill Evans Shabaka & The Ancestors Donny McCaslin Mark Guiliana Jazz Quartet Bill Frisell duo avec Thomas Morgan Django Festival Allstars avec Samson Schmitt, Ludovic Beier et Pierre Blanchard Un spectacle-hommage au maître absolu de la guitare manouche, réunissant trois de ses plus dignes descendants.Le Django Festival Allstars se donne pour mission de faire vivre l\u2019œuvre du grand guitariste français au 21e siècle et de transmettre à tous la passion pour le swing gitan : un défi que Schmitt, Beier et Blanchard sauront pleinement relever lors de cette soirée de pure virtuosité! The Neil Cowley Trio Escalandrum & Elena Roger Harold López-Nussa trio La première dame du jazz en Corée alterne cris les plus dingues et tendresse extrême d\u2019une voix somptueuse qui s\u2019étire lestement sur un répertoire alliant jazz, chanson et rock.On salive déjà à l\u2019idée de découvrir les pièces de son nouvel album à paraître.Youn Sun Nah Le pianiste montréalais s\u2019entoure de CFCF, Foxtrott et Bufflo pour glisser dans le répertoire de Philip Glass, Steve Reich, John Cage.Affichant un parcours peu banal mené entre électronique et classique, Maxence Cyrin rend hommage à un monument de la musique électronique, Aphex Twin.Jeune formation jazz hybride et audacieuse, Misc explore l\u2019univers de la révélation de l\u2019électro anglaise, James Blake.Le plus célèbre des albums piano au monde, recréé par le brillant pianiste canadien John Roney.Le « nouveau héros de la folk moderne» revisite le répertoire du grand Muddy Waters.Jean-Michel Blais et invité.e.s minimalisme(s) Maxence Cyrin Aphex Twin Variations Misc UNLUCK: Misc revisite James Blake John Roney Recreates The Köln Concert Jesse Mac Cormack Is Muddy Waters Jazz d\u2019ici 18h en collaboration avec L\u2019Astral Maison du Festival TD Invitation 18h TD Gesù Les Couleurs 18h Club Soda Le Festival à la Maison symphonique 19h Maison symphonique de Montréal Événements spéciaux 19h30 TD Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Les Grands concerts 20h Théâtre Maisonneuve Place des Arts Jazz Beat 20h Salle Ludger-Duvernay Monument-National en collaboration avec Les Rythmes 20h30 Métropolis Le Club 21 h L\u2019Astral Maison du Festival en collaboration avec Jazz dans la nuit 22h30 Gesù 20h\u2022 Monument-National série Jazz Beat Hyatt Regency RE: création 19h Cinquième Salle Place des Arts ARTS MUSIQUE l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Bon gré mal gré, Canailles fonctionne en collectif ; ses huit membres partagent les tâches et responsabilités.ALAIN BRUNET De Canailles, on a cette idée préconçue de larrons en foire, bardes givrés aux pieds desquels des hordes de noceurs se prêtent à leurs libations.La fiesta est-elle encore imminente ?La sortie de Backf lips , t roisième opus de l\u2019octuor, pourrait modifier les perceptions.sans pour autant dégonfler le ballon de ses vapeurs originelles.Attendez qu\u2019on se souvienne du feu qui anime Canailles : des braises avaient été attisées au parc La Fontaine pendant la saison chaude.S\u2019y retrouvaient chantonneurs, tapo- cheux de peaux, gratteux de cordes.Toutes et tous étaient fervents de folk celte, bluegrass, zydeco cajun et autres racines médicinales.Vint le moment de créer des chansons originales, après avoir tangué sur la verdure municipale.La langue familière s\u2019est imposée.«On n\u2019avait pas vraiment de références françaises, on ne connaissait pas de groupe ayant choisi cette voie.Ce type d\u2019instrumentation [incluant banjo, mandoline, accordéon] n\u2019était pas courant chez les bands francophones », raconte Daphné Brissette, chanteuse centrale de Canailles, attablée dans un bistro de La Petite- Patrie.Et la genèse se poursuit.L\u2019énergie, l\u2019opiniâtreté et la foi candide de ces jeunes gens les avaient menés à concocter un premier maxi en 2010.Le premier album, Manger du bois, fut réalisé en 2012 par l\u2019ineffable Socalled et mixé par Philip Bova (Feist, Bell Orchestre, Stars).Ronds-points fut lancé en 2014, réalisé par Éric Villeneuve (Bernard Adamus).Et maintenant.Backflips Plus de 400 concerts ont été donnés depuis les débuts de Canailles, le groupe s\u2019est taillé une réputation plus-que-festive, en plus de promouvoir un amalgame singulier de styles musicaux dans un contexte francophone.Et voici Backf lips, réalisé par Tonio Morin-Vargas, lancé jeudi (à La Tulipe) sous étiquette Grosse Boîte.Plus grande cohésion, meilleure exécution, art abonni et, encore aujourd\u2019hui, party garanti.Back f l ip s f u t m is en chant ier au terme d\u2019une première crise de croissance ; après le cycle de l\u2019opus Ronds-points, des membres originels ont quitté l\u2019embarcation.« Notre gérante est partie, notre ba t teu r a cha ngé de voca t ion , notre banjoïste a fait un enfant en Louisiane.Tout était chamboulé », raconte Erik Evans, chanteur et multi-instrumentiste de l\u2019octuor (mandoline, ukulélé, tambourin).« On ne savait plus si on voulait continuer », ajoute Daphné Brissette.« I l a vraiment fallu réorganiser l\u2019affaire : nouveau guitariste/banjoïste, nouveau percussionniste.On s\u2019est remis à composer, c \u2019est devenu évident qu\u2019on ferait un nouvel album.» La mise en chantier remonte à près de deux ans, indique Erik : « Cet album-là, on a pris notre temps pour le faire, contrairement au précédent qui avait été un peu précipité.Nous nous sommes permis une longue pause, nous avons cessé de jouer en public.Nous nous sommes cachés et avons composé.» Artistes adultes Bon gré mal gré, Canailles fonctionne en collectif ; ses huit membres partagent les tâches et responsabilités, chaque cachet est ainsi divisé en huit parts égales.« Chacun a ses forces, explique Erik.Certains sont plus doués pour la gérance, la production, la \u201cmerch\u201d (albums et produits dérivés), d\u2019autres assurent la direction artistique et la création des chansons.Nous sommes en licence chez Grosse Boîte, nous sommes propriétaires de nos bandes maîtresses.Nous gardons la main sur nos affaires.» Manifestement, ces bonnes gens ont appris leur métier au-delà de leur capacité à générer des ondes festives.«C\u2019était déglingué au départ, admet Daphné, c\u2019est plus organisé maintenant.À un moment donné, on a pris conscience que le public payait pour nous entendre, on lui devait respect.La fête pouvait continuer, mais il fallait être tight pareil.» Avec les changements de personnel, autodidactes et musiciens éduqués cohabitent désormais au sein de Canailles : «Même ceux parmi nous qui ont étudié la musique deviennent autodidactes dans notre contexte, car les styles que nous avons choisis ne s\u2019enseignent pas dans les écoles.Par ailleurs, nous ne sommes pas des puristes dans notre façon d\u2019interpréter ces styles, nous n\u2019allons pas dans une seule direction», souligne Erik.Ainsi donc, Backflips a été enregistré l\u2019hiver dernier aux studios Breakglass.«J\u2019aime ce qui a été accompli, affirme Erik.C\u2019est le premier de nos enregistrements que je réécoute vraiment, sans gêne.On a trouvé un certain équilibre, une certaine rigueur.Musicalement, nous sommes plus solides.» «Les textes y sont meilleurs, moins plaintifs, renchérit Daphné.On essaie d\u2019y être plus inspirants et d\u2019assumer ce que nous sommes.En tant qu\u2019artiste, j\u2019ai le sentiment d\u2019assumer ma vie d\u2019artiste adulte, une vie qui n\u2019est pas normale et dont il faut accepter les conséquences.J\u2019essaie de m\u2019exprimer sincèrement en ce sens, j\u2019essaie de rester droite malgré ce côté sombre qui me donne envie de fuir, de faire la fête.» «C\u2019est plus optimiste malgré tout, conclut Erik.Pour moi, faire de la musique avec Canailles demeure un grand privilège.J\u2019ai pris l\u2019avion une cinquantaine de fois depuis les débuts de l\u2019aventure, je profite de tous les moments que m\u2019apporte ce métier.» Plus mûrs.toujours Canailles «J\u2019aime ce qui a été accompli, affirme Erik.[.] On a trouvé un certain équilibre, une certaine rigueur.Musicalement, nous sommes plus solides.» \u2014 Erik Evans, chanteur et multi-instrumentiste de Canailles FOLK CANAILLES BACKFLIPS GROSSE BOÎTE L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 12 A R T S 08 juillet Sam edi Dessy Di Lauro et Ric\u2019key Pageot forment cette folle formation de Los Angeles dont le néo-ragtime sublime le foisonnement culturel de la grande époque de la prohibition.La voix unique de Dessy coule merveilleusement dans le temps sur le piano ou l\u2019accordéon de Ric\u2019key, son mari.Rachel Therrien Pensamiento: Proyecto Colombia Pour conclure en beauté la série Invitation, le brillant saxophoniste invite sur scène deux incroyables musiciens américains à rejoindre son quartette : le tromboniste Robin Eubanks et le trompettiste Jason Palmer.Un dernier rendez-vous à couper le souffle.Guitariste acoustique brillant à la technique irréprochable, Jesse Cook propose une musique tout en passion, résolument ancrée dans le flamenco, à laquelle il ajoute avec goût des éléments de jazz, de rumba et de easy listening.Après une longue tournée nord-américaine, il vient nous faire découvrir ses plus récentes compositions.Trois ans après sa dernière escale au Festival, le plus suave des orchestres américains revient avec son parfait métissage de jazz, rétro, latino et classique.Élégant, drôle et délicieusement désinvolte, le groupe mené par le brillant Thomas Lauderdale et la magnifique China Forbes promet toujours une soirée en agréable compagnie\u2026 Alors, quand il s\u2019agit de découvrir son nouveau disque Je dis oui! (2016), sans hésiter, on dit oui ! Sur scène, les chansons directement inspirées de ses riches expériences de voyage prennent tout leur sens.Entouré de 4 musiciens d\u2019exception, Matt Holubowski nous présente un spectacle à son image: tantôt délicat et introspectif, tantôt fougueux, toujours vrai.En première partie, la chanson folk d\u2019Helena Deland.Ex-batteur de Fela Kuti, il possède un style particulier qui lui vient autant de ses sources africaines que des boppers rythmiciens dont Art Blakey, le créateur des Jazz Messengers, une de ses premières idoles.Une chance unique de voir le batteur co-inventeur de l\u2019afrobeat rendre hommage à l\u2019un des batteurs les plus emblématiques du hard bop.Notre vedette pop-rock nationale (plusieurs fois lauréate de prix Juno) connaît un succès phénoménal avec sa voix rauque chargée d\u2019émotion qu\u2019elle pose sur des paroles brutes et bouleversantes.Son dernier single, Got Your Number balance un country-pop-folk-rock au féminin dans toute sa puissance, qui prend aux tripes.Le batteur et chef d\u2019orchestre John Hollenbeck dirigera l\u2019Orchestre national de jazz dans une œuvre inédite en collaboration avec Theo Bleckmann.Grâce à ce concert, l\u2019ONJ et leurs invités escaladent l\u2019un des sommets du jazz mondial.Parlor Social avec Dessy Di Lauro x Ric\u2019key Pageot Ravi Coltrane Quartet invite Robin Eubanks et Jason Palmer Un moment de grâce avec le musicien camerounais, dans un hommage à l\u2019un des plus étranges stylistes du Delta blues des années 30, Skip James.Blick Bassy Hommage à Skip James Jesse Cook Pink Martini Matt Holubowski première partie : Helena Deland Tony Allen Tribute to Art Blakey Serena Ryder première partie : Fast Romantics L\u2019Orchestre national de jazz invite John Hollenbeck et Theo Bleckmann Du 28 au 30 juin Le Bateau-Mouche avec Paulo Ramos Embarquement à 18h30 au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal, retour à 22h30.Réservations obligatoires : 514 849-9952 \u2022 1 800 361-9952 bateaumouche.ca Le légendaire auteur-compositeur-interprète Bob Dylan, accompagné de son groupe, vient à Montréal nous présenter ses chansons intemporelles, quelques nouvelles et sans doute des surprises.Il lançait récemment son 38e album studio, Triplicate, qui propose 30 nouveaux enregistrements de chansons classiques américaines.Le lauréat du prix Nobel de littérature 2016 a vendu plus de 125 millions d\u2019albums à travers le monde.Le duo français Her, c\u2019est Victor Solf et Simon Carpentier : le premier, nourri de Kraftwerk et de krautrock; le second, de musiques black sixties-seventies.La rencontre de leurs univers a donné naissance à une pop épurée, sophistiquée, sensuelle et absolument irrésistible! En 2010, Squarepusher et un groupe éphémère enregistraient Shobaleader One: d\u2019Demonstrator, un album mêlant électro-funk et free jazz.Le voici avec Strobe Nazard, Arg Nution et Company Laser, faisant de Shobaleader One un véritable groupe.En deuxième partie du UK marathon, Binker and Moses, superbe jazz d\u2019inspiration free avec des prestations enlevantes qui mettent en orbite, suivi de Portico Quartet, intelligent mélange de jazz contemporain, d\u2019électronica et de world, éthéré, planant, parfois groovy.Venus de l\u2019univers des nuits parisiennes où ils ont longtemps officié comme DJ, Hervé Carvalho et Guido Minisky incarnent la plus puissante folie exotico-électro du moment.L\u2019artiste inuk apporte à la pratique ancestrale du chant de gorge une sensibilité artistique très personnelle.Elle vient nous présenter Retribution, un album d\u2019une grande richesse musicale, qui, en raison des sujets qu\u2019il traite, est aussi porteur d\u2019une grande charge émotive.Le mythique groupe new wave, remonte sur scène avec ses synthés, ses bidouillages électros et la voix incomparable de baryton d\u2019Ivan Doroschuk.Les pionniers de l\u2019électro-pop au Canada, à qui on doit le LE hit de 1983, Safety Dance, sont de retour ! Entre funk, jazz et hip-hop, la formation française signe des compositions qui groovent grave.Costumes déjantés, chorégraphie contagieuse, scénographie inédite et cette fameuse moustache, véritable signe distinctif des membres du groupe, plus que jamais à l\u2019honneur.On démarre avec Geoffroy et les sonorités aux saveurs trip-hop de son premier album, Coastline.On poursuitavecKROY:CamillePoliquin, la moitié de Milk & Bone qui s\u2019offre un premier album solo sombre et beau, Scavenger.Une soirée pour surfer surunebellevagueélectropop.Les frères Currie des Sheepdogs mettent de côté licks de guitares fuzzées et son classic rock pour exprimer leur amour de la pop accrocheuse, du vieux funk style Sly & The Family Stone et de la tropicália brésilienne.Ils joueront pour nous des pièces de Vol.1.Her Jeudi 29 juin Samedi 1er juillet Lundi 3 juillet Mercredi 5 juillet Vendredi 7 juillet Dimanche 2 juillet Mardi 4 juillet Jeudi 6 juillet Samedi 8 juillet Nourri au gospel, au soul et au R&B dès l\u2019enfance, le jeune Cory Henry est devenu un claviériste de haut vol qui livre un jazz-funk incroyablement groovy.Après nous avoir présenté The Revival l\u2019été dernier, il revient nous stupéfier avec ses prouesses pianistiques.Vendredi 30 juin Vendredi 30 juin Jeudi 29 juin au samedi 8 juillet Cory Henry & The Funk Apostles Un rock suranné et élégant aux accents americana : le prochain phénomène débarque avec son premier album.Judicieux mélange de jazz, de soul et de trip-hop, ce jeune Londonien est LA belle découverte de l\u2019équipe de programmation cette année.Cette bachelière en jazz a fait mouche sur Spotify avant d\u2019être repérée par Universal.La voici avec sa voix superbe et son premier disque.Mené par Samuel Wagner, chanteur- guitariste à la somptueuse voix haut perchée, le quintette de Québec livre seschansonsdansunmodefolk indie.Siv Jakobsen regorge de trésors mélancoliques et romantiques sur de fines notes de piano ou de violoncelle.Aliocha Eleven Songs Jeudi 29 et vendredi 30 juin Samedi 1er et dimanche 2 juillet Mercredi 5 et jeudi 6 juillet Lundi 3 et mardi 4 juillet Vendredi 7 et samedi 8 juillet Puma Blue Harfang Gabrielle Shonk Siv Jakobsen Squarepusher presents Shobaleader One Men Without Hats UK marathon Portico Quartet Binker & Moses 21 h Deluxe Acid Arab KROY Scavenger Geoffroy Tanya Tagaq BROS Concert de clôture en collaboration avec 18h\u2022L\u2019Astral série TD Jazz d\u2019iciLa Presse+ 18h\u2022Gesù série Invitation TD 19h\u20225esalle série RE:Création 15het20h\u2022M aison sym phoniquedeM ontréal série Le Festivalà la M aison sym phonique 15h et20h\u2022SalleW ilfrid-Pelletier,PdA série Événém ents spéciaux TD 20h\u2022ThéâtreM aisonneuve,PdA série Les G rands concerts Rio Tinto 20h\u2022M onum ent-National série Jazz BeatHyattRegency 21h \u2022M étropolis série Les Rythm es SiriusXM 22h30\u2022Gesù série Jazz dans la nuit Croisière Jazz Les Nuits 22h 20h Club Soda Centre Bell Concerts intimes 19h Savoy du Métropolis ARTS MUSIQUE ALAIN DE REPENTIGNY Quand Steve Jolin lui a proposé de réaliser un album hommage à Richard Desjardins, Philippe B n\u2019a pas hésité même s\u2019il était occupé à faire son propre album, La grande nuit vidéo, qui paraîtra le 12 mai.« Si ça n\u2019avait pas été le disque de Richard, je n\u2019aurais peut-êt re pas accepté un contrat de réalisation aussi complexe, dit-il.Mais je ne voulais pas passer à côté.» Comme Jolin, mieux connu comme le rappeur Anodajay, Philippe B est un gars de Rouyn-Noranda, le pays de Richard Desjardins, son idole en chanson au même titre que Leonard Cohen, le chantre de son autre ville, Montréal.« Richard, c\u2019est quelqu\u2019un qu i es t auss i impor t a nt que Ba rba ra ma is , pou r moi , Barbara existe dans un univers t rès abst ra it , comme Gainsbourg, comme Jacques Brel, dit-il.Desjardins, c\u2019est du même niveau mais il pa rle du chemin de la McDonald et moi je sais c\u2019est quoi le cheminde laMcDonald.Il n\u2019a pas besoin de m\u2019expliquer que c\u2019est le chemin de la dompe, j\u2019y suis allé souvent.» Steve Jolin a lancé ce projet qui paraît sur son label 117 Records et il a dressé une l i s te d \u2019 i nv i té s avec Philippe B qui a par la suite assigné une chanson à chacun d\u2019eux.Au pays des calottes allait comme un gant à Avec pas d\u2019casque, selon le réalisateur, tandis que d\u2019autres artistes avaient déjà interprété des chansons précises de Desjardins : Les sœurs Boulay, L\u2019engeôlière, Safia Nolin, Va-t\u2019en pas , et Berna rd Adamus , Les mammifères.« Je ne me suis pas battu contre ça , ça fonc tionne, explique Philippe B.Dans les autres cas, c\u2019est les chansons que je leur ai proposées.On voulait élargir un peu et ne pas prendre juste des chansons de ses deux premiers albums.» Ainsi, Philippe B a choisi de chanter lui-même Y va toujours y avoir, une chanson de Boom Town Café, l\u2019album du groupe Abitibi paru en 1981.«C\u2019est un album où il y a des chansons ou des versions moins connues, mais moi, je le connais de bord en bord.Donc j\u2019ai un attachement particulier comme quand on est ado, qu\u2019on écoute du rock alternatif et qu\u2019on est fier d\u2019aimer un disque que personne d\u2019autre ne connaît.Richard a plusieurs chansons engagées mais Y va toujours y avoir l\u2019est peut-être plus par rapport au discours d\u2019aujourd\u2019hui sur le 1%.» Différentes approches Avant même de lancer ce projet, Steve Jolin avait mis Richard Desjardins au parfum et l\u2019hommagé, qui est présentement en France, a pu suivre à distance les étapes de la production de l\u2019album.« Il est au courant, il a suivi le processus, il a écouté l\u2019album mais il n\u2019était pas impliqué, nuance Philippe B.Je n\u2019ai pas fait tous les choix pour plaire à Richard mais je savais qu\u2019en parallèle il recevait des courriels à mesure que ça avançait.Juste pour être sûr que ça se fasse dans le respect.» Avec des interprètes aussi différents, le réalisateur n\u2019allait pas privilégier une seule et même approche.Les réinventions pouvaient très bien cohabiter avec des relectures plus conservatrices.« Il faut que l\u2019interprète la fasse vraiment à sa manière, de dire Philippe B.Si cette ma n i è r e e s t p r o c h e d e Desja rdins, ben allons-y.Klô Pelgag, il n\u2019y a pas de raison qu\u2019elle fasse une toune qui ressemble à Richard.Fred Fortin ?Vas-y, fais du Fred Fortin ! Mais si Les sœurs Boulay, Keith Kouna et moi on est plus proches de Richard, ainsi soit-il.» Certains s\u2019en sont remis aux services du réalisateur- musicien et ses acolytes en studio mais d\u2019autres comme Fred Fortin et Klô Pelgag, qui chante Les yankees avec Philippe Brach, ont créé la chanson de leur côté et la lui ont envoyée par la suite.«Je voulais donner Les yankees à quelqu\u2019un qui joue du piano pour s\u2019éloigner de la partition de guitare de Richard qui est tellement iconique.Et j\u2019ai jumelé Klô Pelgag avec Philippe Brach pour faire ressortir le côté théâtral de cette chanson à deux personnages.» Le défi n\u2019était pas moins considérable pour les deux jeunes interprètes.« C\u2019est une chanson vraiment intimidante, comme toutes ses chansons j\u2019imagine, et je trouvais ça très complexe de me l\u2019approprier, reconnaît Klô Pelgag.J\u2019avais de la difficulté à dormir, la chanson m\u2019obsédait.Finalement, on a mis trois jours complets à la faire.Philippe [Brach] était comme moi lui aussi : il avait vraiment peur.» CHANSON ARTISTES VARIÉS DESJARDINS 117 RECORDS DESJARDINS Un album hommage qui tient du défi PHOTOS CHRISTIAN LEDUC, FOURNIES PAR 117 RECORDS Steve Jolin a lancé le projet de reprises de chansons de Richard Desjardins qui paraît sur son label 117 Records et il a dressé une liste d\u2019invités avec Philippe B qui a par la suite assigné une chanson à chacun d\u2019eux.Safia Nolin y reprend Va-t\u2019en pas.Philippe B, réalisateur de l\u2019album Desjardins, est un gars de Rouyn- Noranda, le pays de Richard Desjardins, son idole en chanson au même titre que Leonard Cohen, le chantre de son autre ville, Montréal.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 13 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 NOUVEAU MONDE VOL.LXVI NO 1 MONTRÉAL SAISON 17-18 THÉÂTRE DU abonnez-vous à la saison 17-18 tnm.qc.ca ARTS VISUELS Le photographe Harry Benson a couvert les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy.Il a infiltré un rassemblement du Ku Klux Klan.Il a rencontré 12 présidents des États-Unis.Et même s\u2019il est devenu un proche collaborateur des Beatles, il a pris un cliché du meurtrier de John Lennon.Rencontre avec cet artiste de renom, qui était de passage à Montréal pour inaugurer la première exposition de ses œuvres au Québec.VÉRONIQUE LAUZON Dimanche dernier à New York, Harry Benson a reçu le prestigieux prix Infinity Awards pour l\u2019ensemble de son œuvre.Un prix amplement mérité pour ce passionné qui a immortalisé en images de nombreux événements et personnages marquants du XXe siècle.Au Québec, il a notamment couvert le fameux discours de Charles de Gaulle devant l\u2019hôtel de ville de Montréal, en 1967.« J\u2019ai aussi photographié la famil le T rudeau , vous savez ?», dit le photographe, en anglais.D a n s l a g a l e r i e G o t Montreal, où une cinquantaine de ses photos sont exposées, il lance à sa femme: «Gigi, Gigi, Gigi ! J\u2019aimerais lui montrer la photo de Margaret Trudeau.L\u2019as-tu?» Sa femme, qui est aussi son agente, s\u2019empresse de chercher le cliché, dans son ordinateur portable.« Je suis chanceux d\u2019être avec elle.Je sais qu\u2019il y a des photographes qui ne peuvent pas accepter de couvrir des événements, parce que leur femme ne veut pas.Jamais Gigi ne m\u2019a dit de ne pas aller quelque part», dit-il en donnant comme exemple les émeutes raciales aux États- Unis dans les années 60.Quelques minutes plus tard, Gigi Benson se dirige vers nous pour nous montrer le portrait de la femme de l\u2019ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Devant une maison de campagne, Margaret Trudeau pose aux côtés d\u2019un de ses fils, nu, alors qu\u2019il était très jeune.D\u2019une main, elle cache les parties intimes de son petit garçon.« Nous ne savons pas si c\u2019est Justin Trudeau.Mais si c\u2019est lui, cette photo vaut très cher !», dit en riant l\u2019Écossais de 87 ans.Les Beatles Ha r r y Benson peut se vanter d\u2019avoir rencontré les plus grandes stars, dont Jack Nicholson, Amy Winehouse, Muhammad Ali , Michael Jackson, Winston Churchill, Andy Warhol, Dolly Parton et la reine Él isabeth I I .Pourtant, à une certaine époque, il levait le nez sur ce genre de portraits dit « people ».Et ce, jusqu\u2019au jour où, en 1964, il a reçu un appel de son patron qui le priait de se rendre à Paris pour photographier les Beatles.«Oh, je n\u2019étais pas content ! Je m\u2019en allais au Kenya pour prendre le pouls de ce pays qui avait obtenu son indépendance, un an plus tôt.Je me considérais tellement comme un grand photojournaliste, un big shot.Je ne voulais pas faire un groupe de rock», se souvient-il, en souriant.Finalement, la chimie a opéré entre les Anglais et l\u2019Écossais, si bien qu\u2019il fut invité à couvrir leur première tournée aux États-Unis.C\u2019est entre autres grâce à ces clichés que l\u2019Amérique lui a ouvert les portes.«Je voulais travailler pour le meilleur magazine.Nous avons donc déménagé aux États-Unis où nous vivons toujours», explique celui qui a travaillé pendant 30 ans pour le magazine Life.Da ns le do cument a i re Harry Benson : Shoot First, plusieurs personnalités expriment la confiance qu\u2019ils ont pour le célèbre photographe.Le président des États-Unis Donald Trump y dit : « Je connais Harry depuis très longtemps.C\u2019est un très bon photographe, très unique.Avec une imagination incroyable.Il rend les gens à l\u2019aise et ça paraît dans son travail.» Harry Benson reconnaît qu\u2019il a obtenu la confiance de maintes personnes au fil de ses 60 années de carrière.Sauf qu\u2019il précise qu\u2019il s\u2019est toujours fait un point d\u2019honneur de ne jamais tisser de lien d\u2019amitié avec ses sujets.«Je ne voulais pas être ami avec eux! Parce que je ne voulais pas ensuite recevoir un appel où ils me disaient qu\u2019ils ne voulaient pas, par exemple, que la photo dans le bain moussant soit publiée.J\u2019ai donc toujours gardé mes distances, même avec les Beatles.«Par exemple, Trump, j\u2019ai pris des photos de lui et de sa femme.Elle était vêtue d\u2019une petite robe et elle a mis ses jambes autour de Donald.Elle n\u2019était pas habillée correctement.Vous comprenez ce que je veux dire ?Je veux dire, ce n\u2019est pas comme ça qu\u2019une première dame s\u2019habille ! Si j\u2019étais leur ami, je n\u2019aurais peut-être pas publié la photo.» L\u2019assassinat de Robert Kennedy I l pa r le éga lement de cette terrible nuit où Robert Kennedy a été assassiné.Proche collaborateur de la famille, il était dans la même pièce que le sénateur de l\u2019État de New York lorsque ce dernier a été abattu.Là encore, malgré ses liens privilégiés avec la famille, il a décidé de photographier la scène.«C\u2019était un cauchemar, bien sûr.Et après, des photographes m\u2019ont demandé comment j\u2019avais fait pour oser photographier ça.Encore aujourd\u2019hui, je vous avoue que je me réveille la nuit et je pense à ce meurtre.Mais je n\u2019en fais pas un cauchemar.Par contre, si je n\u2019avais pas fait la photo, j\u2019en ferais des cauchemars, parce que je n\u2019aurais pas fait mon travail», confie Harry Benson.Le secret de Benson À quatre reprises, pendant l\u2019entrevue, nous lui demandons comment il arrive à faire tomber les barrières entre ses sujets et lui.Juste avant de nous quit ter, i l chuchote cette réponse : « Je crois que les gens s\u2019ouvrent rapidement à moi, parce que je m\u2019habille mieux que la majorité des gens.Il y a plein de photographes qui vont à la Maison-Blanche habillés comme de la merde.Bien sûr, nous sommes la même personne que nous soyons habillés mal ou chic, mais je pense que j\u2019ai plus de facilité à m\u2019approcher des gens lorsque je suis bien habillé », dit Harry Benson.Michael Jackson serait sûrement d\u2019accord avec ces propos, lui qui adorait les habits de Benson.D\u2019ailleurs, à trois reprises, le photographe lui a fait cadeau du veston qu\u2019il portait, lors d\u2019une séance photo.Pas une, pas deux, trois fois.À la galerie Got Montréal, jusqu\u2019au 28 mai.HARRY BENSON Photographe des grands du XXe siècle «Je ne voulais pas être ami avec eux ! Parce que je ne voulais pas ensuite recevoir un appel où ils me disaient qu\u2019ils ne voulaient pas, par exemple, que la photo dans le bain moussant soit publiée.J\u2019ai donc toujours gardé mes distances, même avec les Beatles.» \u2014 Harry Benson PHOTO SIMONGIROUX, LA PRESSE 1 Pour la première fois en 60 ans de carrière, le photographe Harry Benson expose ses œuvres au Québec.2 Harry Benson a immortalisé la visite de Charles de Gaulle à Montréal, en 1967.3 Le photographe de 87 ans a couvert la première tournée des Beatles.PHOTOS HARRY BENSON, FOURNIES PAR LA GALERIE GOTMONTRÉAL 1 2 3 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 14 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS LECTURE Le premier roman de Parisa Reza, Les jardins de consolation, lui a valu le prix Senghor 2015.La traduction anglaise, elle, a été classée parmi les meilleurs livres de 2016 par le magazine américain Publishers Weekly.À ces honneurs s\u2019est ajouté la semaine dernière le prix Québec-France Marie-Claire-Blais, qui a mené l\u2019écrivaine d\u2019origine iranienne jusqu\u2019en Gaspésie pour discuter de l\u2019Iran méconnu raconté dans ses romans.Nous l\u2019avons rencontrée au terme de cette tournée québécoise, au moment où son deuxième titre, Le parfum de l\u2019 innocence, vient de paraître en librairie.LAILA MAALOUF Vous habitez depuis le début des années 80 en France, où vous êtes arrivée à l\u2019âge de 17 ans.Qu\u2019est-ce qui vous a inspirée à écrire deux romans sur la transformation de la société iranienne de 1920 à la fin des années 70 ?Cette époque est celle de ma famille.Le premier livre, qui se situe entre 1920 et 1953, représente les années de mes grands-parents, puis celles de mon père, qui a vécu les années 50.Le deuxième roman représente mon époque, ce que j\u2019ai connu de l\u2019Iran.L\u2019héroïne a 5 ans de plus que moi parce que je voulais qu\u2019elle ait 18 ans au moment de la révolution pour vivre pleinement son amour.Ses lieux et ses manières de vivre sont les miens, car on écrit avant tout pour soi.Les gens s\u2019étonnent souvent [de l\u2019ouverture de la société qu\u2019ils découvrent dans les romans], parce qu\u2019on a une autre image de l\u2019Iran.Le changement social qui s\u2019est effectué entre les années 50 et la révolution de 1979 a été très rapide.Le parfum de l\u2019 innocence, c\u2019est justement ces quartiers nord de Téhéran qui se sont construits très rapidement.Nous sommes dans les quartiers les plus occidentalisés de Téhéran, avec les gens les plus occidentalisés.L\u2019héroïne, Elham, est née dans ces quartiers [en 1960] et elle croit que c\u2019est l\u2019Iran, alors qu\u2019ils sont nés avec elle.C\u2019est l\u2019époque de ce qu\u2019on appelle le « pétrodollar cool » : il y a de l\u2019argent, et le roi veut faire de l\u2019Iran la Suisse du Moyen-Orient.C\u2019est un monde que la révolution a balayé complètement.Les élites du pays \u2014 aussi bien du côté du régime que des intellectuels \u2014 n\u2019ont pas vu venir cette révolution.Ça montre à quel point ils étaient enfermés dans cette fascination pour l\u2019Occident, avec un mépris pour le peuple et la tradition, et se sont coupés du pays.Depuis la révolution, le conflit entre tradition et modernité est-il plus marqué en Iran ?Je crois \u2014 mais c\u2019est une analyse très personnelle \u2014 que l\u2019Iran a eu la chance d\u2019avoir fait la révolution islamique il y a 40 ans, parce qu\u2019on est aujourd\u2019hui dans une période post-islamisation.Il y a eu la thèse, c\u2019est-à-dire la modernisation hâtive du pays par les Pahlavi \u2014 les derniers rois de l\u2019Iran ; l\u2019antithèse, qui a été la révolution islamique.Et pour moi, aujourd\u2019hui, l\u2019Iran est en train de faire la synthèse.Il faut donner encore de 10 à 15 ans à l\u2019Iran, s\u2019il n\u2019y a pas de guerre ou d\u2019intervention.Aujourd\u2019hui, 70% des Iraniens sont des citadins, il y a des satellites partout \u2014 même s\u2019ils sont interdits, beaucoup sont connectés à l\u2019internet, et, assez paradoxalement, grâce à la révolution islamique, qui était quand même une révolution populaire, le taux d\u2019alphabétisation atteint 93%.L\u2019Iran a construit des universités partout, et ç\u2019a permis aux femmes d\u2019être éduquées, ce qui est très précieux.Dans les deux romans, il est question d\u2019exil, mais de façon très différente.Dans le second, l\u2019un des personnages dit notamment à sa petite- fille que l\u2019étranger doit toujours revenir dans son pays.Est-ce que celui qui part peut s\u2019épanouir loin de sa terre d\u2019origine ?Dans le premier livre [où un couple de paysans quittent leur terre natale], c\u2019est un exil presque biblique, alors que le deuxième parle d\u2019une immigration plus contemporaine.Sincèrement, je pense qu\u2019il vaut mieux rester sur ses terres et s\u2019épanouir dans sa culture.Mais quand on part, on vit des vies qu\u2019on n\u2019était pas censé vivre.On découvre des choses intenses.Je ne suis pas contre l\u2019idée de partir, à ceci près qu\u2019après, on devient des citoyens du monde.Et il y en a de plus en plus.Ces gens comme moi, ce qu\u2019ils peuvent faire de mieux, dans l\u2019état actuel des choses, c\u2019est de bâtir des ponts entre les cultures, entre l\u2019Orient et l\u2019Occident.Il n\u2019y a que nous qui puissions expliquer, raconter, rapprocher.d\u2019autant plus qu\u2019il s\u2019agit finalement d\u2019une civilisation très similaire et commune, dont les bases sont les mêmes.Et la littérature est un excellent moyen de rapprocher les gens.Votre premier roman a été traduit en anglais et en italien.Est-ce que ce serait envisageable qu\u2019il le soit en langue iranienne ?Un éditeur iranien m\u2019a justement contactée récemment.Je crois qu\u2019il n\u2019y a rien qui empêcherait le premier livre d\u2019être traduit, à part une scène d\u2019amour qu\u2019on pourra arrondir un peu, et il pourrait l\u2019être bientôt.Mais pour le deuxième, je pense que c\u2019est impossible ! La fin du Parfum de l\u2019 innocence laisse présager une suite.Y aura-t-il un troisième roman sur la période post-révolution ?C\u2019est trop tôt pour parler de la période qui a suivi la révolution.Même si ça fait 40 ans, nous sommes encore habités par nos sentiments et nos ressentiments.Pour écrire objectivement, je pense qu\u2019il faut attendre encore 10 ans.La tendance globale est de dire « nous sommes les gentils, ils sont les méchants ».Mais avec le temps, on se rend compte qu\u2019il y a des nuances.Une révolution ne tombe pas du ciel, ce ne sont pas des barbares qui viennent envahir notre pays.Il y a des raisons et des responsabilités partagées.Mais j\u2019ai un autre roman en tête sur lequel je vais commencer à travailler en attendant.ENTREVUE AVEC PARISA REZA L\u2019Iran, entre histoire et romance PHOTODAVID BOILY, LA PRESSE L\u2019écrivaine Parisa Reza vient de publier son deuxième roman, Le parfum de l\u2019 innocence.EXTRAIT LE PARFUM DE L\u2019INNOCENCE Les larmes qui coulent des yeux de Manouchehr disparaissent dans le creux de ses rides.«Aussi, je voulais te dire, le pays est en pleine révolution, j\u2019aimerais que tu restes à l\u2019écart, pour toujours.Ne fais jamais de politique dans ce pays.Tu verras, le jour où les flammes s\u2019éteindront, il n\u2019en restera que de la cendre, et rien de bon.que des corps brûlés.Il n\u2019en restera que des corps brûlés et les cendres du château en carton du Shah.Oui en carton, sinon il n\u2019aurait pas pris feu aussi facilement.C\u2019était quand le voyage de Carter en Iran?À Noël l\u2019année dernière?Tout juste un an.Le Shah était alors maître du monde ! Ils allaient tous le voir en Suisse, pendant qu\u2019il skiait, les rois, les présidents, pour lui demander de leur prêter de l\u2019argent, un an après, son royaume s\u2019effondre à vue d\u2019œil.Rien de tout ça n\u2019en vaut la peine.LA SUITE Le parfum de l\u2019 innocence est la suite du premier roman de Parisa Reza (Les jardins de consolation), mais il peut également se lire de façon indépendante.On y découvre le Téhéran des années 60 et 70, de l\u2019élite et des intellectuels, à travers l\u2019enfance libre et l\u2019adolescence privilégiée d\u2019Elham jusqu\u2019à ses 18 ans, à la veille de la révolution iranienne.Le parfum de l\u2019 innocence Parisa Reza Gallimard, 304 pages Le troisième roman de Jean-François Caron, De bois debout, était très attendu et n\u2019est aucunement décevant.L\u2019écrivain atteint un sommet avec ce livre sensible et libre.MARIO CLOUTIER Le mot latin liber peut désigner autant l\u2019écorce de l\u2019arbre que le livre ou la liberté.Il résume parfaitement ce dont il est question dans le merveilleux roman de Jean-F rançois Caron, De bois debout.A lexandre est ce jeune homme livre qui deviendra peu à peu homme libre.Au prix de douleurs et de pertes, bien entendu, mais aussi grâce au pouvoir de l\u2019imaginaire libéré par la lecture.S a n s a te rmoiement n i condescendance, De bois debout est un hymne à ce qu\u2019il y a de beau dans l\u2019humain, ce qui reste et se transmet.L e réc it débute pa r la mort d\u2019un homme.Le père d\u2019Alexandre tombe sous les balles de la police par erreur.Le jeune homme, dont le père détestait les habitudes de lecture, fuit dans les bois.Il trouvera refuge chez un reclus défiguré, comme lui amateur de livres.Alexandre finira par quitter son village, Paris-du-Bois, pour écrire un nouveau chapitre de sa vie avec Marianne.Dans la troisième partie, ce Robin des bois qui n\u2019a rien volé à personne retournera enfin renouer avec la fibre paternelle.Ainsi décrite, l\u2019histoire de ce passage à l\u2019âge adulte, de cet affranchissement du passé, peut paraître simpliste, mais c\u2019est précisément là qu\u2019agit le grand art de Jean-François Caron : l\u2019acuité de sa perception du monde, l\u2019originalité des stratégies narratives qu\u2019il déploie et son style empreint de poésie.Le romancier enveloppe de son doux regard autant la fausse faiblesse des uns que la force mensongère des autres.Il fait entendre aussi justement les voix intérieures des personnages que leurs voix extérieures, donne à voir leur mémoire et leurs espoirs, avant, pendant et après le drame.Chapitres courts, propos denses, descriptions précises et dialogues pertinents s\u2019appellent les uns les autres.Intimement reliés et interdépendants comme les vulnérables humains dont il est question ici.De bois debout, c\u2019est grand comme ce Québec de forêts et de misère, d\u2019isolement et de résilience.C\u2019est beau comme le non-dit de l\u2019amour et le trop dit des silences.Dans les replis de la folie qui guette, dans les livres qui guérissent de tout.Au nom du père, du fils et du sain d\u2019esprit.JEAN-FRANÇOIS CARON / De bois debout Liber homo Q R De bois debout Jean-François Caron La Peuplade 394 pages HHHH Sans atermoiement ni condescendance, De bois debout est un hymne à ce qu\u2019il y a de beau dans l\u2019humain, ce qui reste et se transmet.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 15 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS CINÉMA SONIA SARFATI LOSANGELES C\u2019était annoncé dans la dernière image du volet inaugural: les Gardiens de la galaxie reviendraient.Promesse tenue.Voici Guardians of the Galaxy Vol.2, lui aussi écrit et réalisé par James Gunn (qui sera également à la barre du Vol.3).La suite immédiate, donc, de la superproduction qui a rapporté 773 millions au box-office mondial (au troisième rang des longs métrages les plus rentables de 2014) et grâce auquel les bonzes duMarvel Cinematic Universe, Kevin Feige en tête, ont prouvé qu\u2019il était possible d\u2019aborder le film de superhéros par un autre angle et sur un autre ton.Bref, ce mélange de science- fiction, d\u2019action, d\u2019humour et de culture pop a fait mouche.Retour donc, avec tambours et trompettes, de Peter Quill/ S t a r -Lord (Ch r is P ra t t) , Gamora (Zoe Saldana), Drax the Destroyer (Dave Bautista), Rocket (Sean Gunn en capture de mouvement et voix de Bradley Cooper) et d\u2019un Groot nouveau-né (toujours avec la voix de Vin Diesel).Face à eux, les Ravageurs ma intena nt en déroute : Yondu (Michael Rooker) et K raglin (Sean Gunn).Et quelques nouveaux venus : Ayesha (Elizabeth Debicki), la Grande Prêtresse dorée ; Stakar (Sylvester Stallone), le vétéran ravageur ; Mantis (Pom Klementieff), qui détecte les émotions et peut les modifier et qui a grandi, seule, avec Ego (Kurt Russell).Ego aux pouvoirs incommensurables, qui serait le père (extraterrestre) de Peter Quill.Pour faire simple, dans leur première aventure, les Gardiens de la galaxie tentent de trouver une famille.Dans celui-ci, ils apprennent à vivre avec ladite famille.Il en va un peu de même avec les membres de la distribution du film et leur réalisateur : la «famille» s\u2019est formée dans le «Vol.1», elle s\u2019agrandit dans le «Vol.2»; et si l\u2019on se fie à la complicité qui régnait entre eux au cours des conférences de presse durant lesquelles ils se sont adressés aux médias, la semaine dernière à Los Angeles, les relations sont (pour l\u2019instant) au beau fixe.Mais entre deux boutades, ils ont su faire preuve d\u2019un peu de «sérieux» (notez les guillemets).Moments choisis.L\u2019ANGOISSE DE LA SUITE James Gunn: «Il y a tellement de suites qui ne sont pas bonnes! Et la principale explication, en les étudiant, me semble être que plusieurs d\u2019entre elles reprennent simplement ce qui a fait le succès du premier volet, mais sur un modèle différent.Les gens ont aimé la danse dans le premier film?Comment la refaire cette fois-ci?Les gens ont adoré les \u201cI am Groot\u201d ?Comment reprendre ça sans que ce soit à l\u2019identique?Mais au lieu de faire cela, nous avons laissé les personnages grandir et changer.Nous voulons les regarder devenir de nouvelles personnes, des personnes différentes, dans chaque film.Leur permettre d\u2019être eux-mêmes est la meilleure chose qui puisse arriver.Je sais, ça semble bizarre de dire ça parce que j\u2019écris ce qu\u2019ils disent et font.mais c\u2019est la réalité: je dois les laisser aller à l\u2019intérieur de ma propre imagination.Je refusais de remâcher le premier film.» JOUER LE FILS DE KURT RUSSELL Chris Pratt : « Chaque fois que vous rencontrez une de ces icônes, quelqu\u2019un que vous connaissez depuis beaucoup, beaucoup plus longtemps qu\u2019ils ne vous connaissent, dont vous avez vu et connaissez tout le travail, vous vous promettez que vous ne délirerez pas en leur présence.Mais en même temps, ce serait un peu inauthentique de ne pas le faire, d\u2019agir comme si de rien n\u2019était, comme si je n\u2019étais pas un fan et d\u2019y aller avec un: \u201cOh, Kurt ! Ravi de vous rencontrer.Moi, c\u2019est Chris.\u201d Alors, j\u2019ai fait immédiatement ce que je m\u2019étais promis de ne pas faire, je lui ai dit toute mon admiration et, après, c\u2019était fait, nous n\u2019avons plus eu ça en travers du chemin.À partir de là, il se passe quelque chose de vraiment cool, un truc que je n\u2019avais jamais imaginé en m\u2019installant à Hollywood et qui est probablement le secret le mieux gardé de ce milieu: vous devenez l\u2019ami de quelqu\u2019un plutôt que son admirateur.» LES RÔLES FÉMININS DANS LE MUC Kevin Feige (président de Marvel Studios): «Il y a beaucoup de formidables personnages féminins dans les comic books que nous voulons amener à l\u2019écran.Il était important pour James [Gunn] d\u2019inclure quelques-uns de ces personnages ici.Mais il a fait plus: il ne s\u2019est pas contenté de les inclure, il a donné à chacune son propre arc dramatique, afin qu\u2019elles soient là pour autre chose que se battre ou développer une relation amoureuse avec un personnage masculin.» L\u2019OBJECTIFICATION SEXUELLE Chris Pratt : «Vous savez, il ne faut pas se leurrer : acteurs et actrices, nous sommes des accessoires.On nous éclaire.On nous maquille.On pointe une caméra sur nous.Et la moitié du temps, on gâche le tout en se mettant à parler [rires].Bref, d\u2019une certaine manière, nous sommes des objets.Et en tant qu\u2019homme, je peux le dire.Mais je dois aussi faire attention parce que pendant des siècles, les femmes, elles, ont été objec- tifiées de façon horrifiante.Ce sujet est délicat.Je ne sais pas si on peut parler de doubles standards, mais les deux situations doivent être traitées séparément \u2013 à cause de cet historique d\u2019objectification.Parce que si je parle pour moi et seulement pour moi, je peux dire que l\u2019objectification est une bonne chose.J\u2019ai transformé mon corps en un objet que les gens aiment et, depuis, je gagne beaucoup d\u2019argent.[rires] Sauf qu\u2019en même temps, la réalité des femmes est différente.Prenez les grands rôles : là encore, il y en a beaucoup plus qui ont été écrits pour les hommes que pour elles.» James Gunn: «En fait, il ne s\u2019agit même pas de savoir à quel point vous êtes attirants, sexuellement ou autrement.Le problème auquel les femmes font face, c\u2019est que dans beaucoup de films, elles ne sont réduites qu\u2019à ça, être un bel objet.Quand Chris Pratt apparaît magnifique à l\u2019écran, les gens apprécient, mais après, ils se posent des questions.Quel est le caractère de ce mec ?Il est génial parce qu\u2019il est drôle, sexy et vulnérable à la fois, mais encore ?On tient pour acquis que ce qu\u2019on voit à l\u2019écran est une facette de sa personnalité.Alors que, trop souvent, les femmes sont encore réduites à leur apparence.Les autres aspects de leur personnalité sont niés.C\u2019est la grande différence entre l\u2019objectification sexuelle des hommes et des femmes.Ce que nous avons voulu faire avec Guardians, c\u2019est de permettre aux personnages féminins d\u2019être \u201ccomplets\u201d.D\u2019un côté, nous avons Peter Quill et Gamora, qui sont les Clint Eastwood, très cool.D\u2019un autre, nous avons Drax et Rocket, qui sont maladroits et drôles, auxquels nous avons ajouté Mantis, elle aussi bizarre et amusante.C\u2019est notre façon de combattre ces stéréotypes au sujet de ce qu\u2019un acteur et une actrice doivent être.» Guardians of the Galaxy Vol.2 (Les gardiens de la galaxie vol.2) prend l\u2019affiche le 5 mai.Les frais de voyage ont été payés par Walt Disney Studios.GUARDIANS OF THE GALAXY VOL.2 Avec tambours et trompettes ! En attendantWonder Woman de Patty Jenkins, c\u2019est un arc-en-ciel de personnages féminins que présente Guardians of the Galaxy Vol.2 de James Gunn.Quatre superhéroïnes campées par quatre super(bes) actrices.Portrait des personnages et de celles qui les interprètent.Où sont les femmes?Ici ! L\u2019actrice : elle est née au New Jersey de père dominicain et de mère portoricaine.Rompue aux films de science-fiction, on l\u2019a vue dans Avatar et dans les reboots de Star Trek.Côté action, dans Colombiana et The Losers.Le personnage: elle est la dernière représentante des Zen Whoberi, une race d\u2019extraterrestres à la peau verte.Thanos la prend sous son aile alors qu\u2019elle est encore enfant et il décide d\u2019en faire la femme la plus dangereuse de l\u2019Univers.Élève appliquée et douée, c\u2019est ce qu\u2019elle est devenue grâce à l\u2019entraînement et à quelques.améliorations cybernétiques.À propos de Guardians : «J\u2019aime les Guardians parce que ces personnages \u2013 peu importe leurs différences en apparence, en couleur de peau ou de fourrure, peu importe combien ils sont, intérieurement aussi, différents les uns des autres \u2013 partagent ce désir d\u2019être acceptés et aimés, de faire partie du clan, de la famille, de ne pas être abandonnés.Je ne les vois pas comme ces extraordinaires superhéros qui bottent des culs, mais comme des personnes \u201cdélicates\u201d [rires] qui essaient simplement de s\u2019en sortir, un jour à la fois.Et bon, agir comme des connards est un peu devenu pour eux un mécanisme de défense.» Zoe Saldana est Gamora L\u2019actrice : elle est écossaise et a touché à une science-fiction «différente» par l\u2019intermédiaire de Doctor Who, où elle a incarné la compagne du 11eDoctor.On la reverra en décembre au cinéma, dans la suite de Jumanji.Le personnage: elle est de la race des Luphomoïdes et affiche donc un crâne chauve, des yeux sans pupille et une peau bleue.Après avoir tué sa famille, Thanos l\u2019élève comme sa fille et la forme elle aussi comme assassin.Elle devient donc la «sœur» de Gamora, mais également son ennemie.Leur seul point commun, pour un temps, est leur haine de leur père adoptif.À propos de Guardians : «Zoe est une formidable combattante et elle m\u2019a littéralement appris à me battre pendant qu\u2019on tournait.Genre : \u201cTourne ta tête comme ça.Pour étrangler qu\u2019un, tu fais ça.Ça aura l\u2019air très cool.\u201d Que dire sinon \u201cheu.merci !\u201d [rires] Mais même si elle est une super-vilaine, j\u2019aime Nebula.Je me sens comme son avocate, là pour expliquer qu\u2019elle a de bonnes raisons d\u2019être aussi méchante.Cela est dû à son passé, à sa relation avec son père et sa sœur.Je suis heureuse que ce deuxième film explore tout cela en profondeur.» Karen Gillian est Nebula L\u2019actrice : elle est née à Québec de père franco-russe et de mère coréenne, elle a vécu au Japon et en Côte d\u2019Ivoire et, à partir de 5 ans, elle a grandi à Paris.On l\u2019a vue dans Après lui aux côtés de Catherine Deneuve et dansOldboy de Spike Lee.Le personnage: comme c\u2019est le cas pour plusieurs personnages évoluant dans le MCU, elle possède une histoire différente de celle de son alter ego dans les comic books.Ici, elle est la dernière représentante d\u2019une race ayant la peau jaune, des antennes et une puissante faculté d\u2019empathie.Elle a grandi seule avec Ego (le père de Peter Quill), sans interactions sociales.D\u2019où son comportement.particulier quand elle rencontre les Gardians.À propos de Guardians : «Mantis n\u2019a aucune idée de comment se comporter en société, elle ne sait pas ce qui se dit, ce qui ne se dit pas.Elle est très drôle à cause de cela.Le défi, pour moi, a été de jouer cette maladresse, cette naïveté, le plus honnêtement possible.C\u2019est là, dans l\u2019absence totale d\u2019ironie, que ça devient comique.» PomKlementieff estMantis PHOTO RICH POLK, GETTY IMAGES FOR DISNEY PHOTO RICH POLK, GETTY IMAGES FOR DISNEY PHOTO JESSE GRANT, GETTY IMAGES FOR DISNEY PHOTO FOURNIE PAR MARVEL STUDIOS Pour résumer simplement l\u2019histoire, dans leur première aventure, les Gardiens de la galaxie tentent de trouver une famille.Dans celui-ci, ils apprennent à vivre avec ladite famille.L\u2019actrice : elle est née à Paris de père polonais et de mère australienne d\u2019origine irlandaise, tous deux danseurs de ballet.Elle avait 5 ans quand la famille s\u2019est installée en Australie.Spectaculaire avec sa taille de 1,90 m, on l\u2019a vue dans The Man from U.N.C.L.E.,Macbeth, The Great Gatsby, Everest et dans la série The Night Manager.Le personnage: elle est la Grande Prêtresse dorée des Sovereign, une espèce extrêmement puissante, génétiquement améliorée pour atteindre la perfection.Elle a engagé les Gardiens afin qu\u2019ils tuent un monstre mettant sa planète en danger.Ça tournera plus ou moins bien.Comprendre.très mal.Àpropos deGuardians: «Pour mon premier jour de tournage, je me suis retrouvée dans la salle du Trône.J\u2019étais absolument terrifiée et je jouais cette créature incroyablement puissante.Ce qui, en fait, crée une formidable juxtaposition dans votre tête.Bref, j\u2019étais là, assise, les Gardiens devant moi.C\u2019était très intimidant.Il a fallu deux heures avant qu\u2019on puisse se parler.Je pensais: \u201cVenez me dire bonjour! Venez!\u201d Ils sont venus.Ils étaient sympas, naturels, décontractés.Et moi, je tremblais jusque dans ma voix.[rires] Mais les choses se sont rapidement placées.»\u2014 Sonia Sarfati ElizabethDebicki est Ayesha PHOTO RICH POLK, GETTY IMAGES FOR DISNEY l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 16 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS CINÉMA DALIDA ** Drame biographique de Lisa Azuelos.Avec Sveva Alviti, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Niels Schneider.2h 04.SYNOPSIS De sa naissance au Caire à son triomphe à l\u2019Olympia, de son mariage avec l\u2019imprésario Lucien Morisse jusqu\u2019à son suicide, en 1987,Dalida retrace le destin hors du commun de la chanteuse populaire.Entremêlant sa carrière et sa vie privée, ses nombreux tubes et ses multiples amants, le film expose les paradoxes de cette femme adorée de la Terre entière, proche de sa famille, mais très seule au demeurant.CRITIQUE À la fin deDalida, le film biographique de Lisa Azuelos, coproduit par le frère de la star, l\u2019omniprésent Bruno (alias Orlando), on cherche encore l\u2019émotion.Si ses chansons livrées en playback sont toujours aussi vibrantes, le récit deDalida est en panne sèche.Ce long métrage ressemble à un long clip de 120 minutes qui illustre la vie de la chanteuse.Un peu à la façon du kaléidoscope, la cinéaste part de l\u2019analyse entamée par Dalida après sa première tentative de suicide, pour exposer toutes les facettes d\u2019une existence hors du commun.Si son film tente d\u2019humaniser la star, en montrant les revers de l\u2019artiste et les paradoxes de la femme, il n\u2019arrive jamais à nous émouvoir.Le scénario manque de profondeur, les dialogues sonnent faux.Côté réalisation, Lisa Azuelos ajoute cliché par-dessus cliché aux paroles des chansons qui sont déjà comme de petits films en soi.Disons que la fée de l\u2019inspiration ne veillait pas sur le tournage deDalida.Si vous avez le moindrement lu sur la vie de Dalida, vous n\u2019aurez pas de gros scoops sur les déboires de l\u2019interprète aux cheveux d\u2019or, sinon que son immense besoin d\u2019amour n\u2019a jamais été comblé.Quant aux néophytes, rappelons que l\u2019interprète d\u2019origine italienne est la chanteuse française la plus récompensée du show- business avec 170 millions de disques vendus, dont 70 disques d\u2019or! Et que ses tubes ont pour noms: Il venait d\u2019avoir 18 ans, Le temps des fleurs,Gigi L\u2019amoroso et Paroles, paroles,Mourir sur scène, qu\u2019on entend l\u2019un après l\u2019autre dans le film interprété par Sveva Alviti.Le jeu de l\u2019actrice vaut à lui seul le prix du billet : Sveva Alviti est une révélation! Celle qui ne parlait même pas français avant d\u2019auditionner pour le rôle s\u2019avère remarquable de naturel et de ressemblance avec son personnage mythique.Malgré de bons acteurs, une musique éternelle et une reconstitution soignée des spectacles et des époques, ce film traite superficiellement un sujet pourtant riche et complexe.\u2014 Luc Boulanger Cet obscur objet du désir LESPÉPITES *** 1/2 Documentaire de Xavier de Lauzanne.Avec Christian et Marie-France des Pallières.1h28.SYNOPSIS Voyageurs, rêveurs, parents aimants, Christian et Marie-France des Pallières arrivent à Phnom Penh où, horrifiés, ils découvrent le quotidien d\u2019enfants réduits à fouiller une décharge pour manger.Ils fondent le centre Pour un sourire d\u2019enfants destiné à sortir ces jeunes de leur misère.CRITIQUE Il faut avoir un cœur de pierre pour rester indifférent à cette histoire dans laquelle la douleur extrême et l\u2019humanité la plus louable se croisent.Douleur extrême parce que les images montrent de façon frontale la vie de ces enfants qui, pieds nus et sans protection, fouillent dans les immondices à la recherche de nourriture ou de quelque chose à vendre pour nourrir leur famille.S\u2019ils n\u2019y arrivent pas, ils sont battus ou vendus.Humanité la plus louable parce que, partis de rien, les Pallières ont construit un centre où ces mêmes jeunes ont droit à une deuxième chance.Résultat : après avoir mangé, après avoir appris à lire, écrire, compter, s\u2019intégrer à la société, ces enfants, à qui les Pallières ont donné de l\u2019amour, apprennent à en donner à leur tour.Ils mangent, lisent, aiment.Ce n\u2019est pas tant le cinéma que l\u2019œuvre sociale qui nous saisit dans cette histoire.Les Pallières ont mis toute leur foi, leur énergie, dans cette œuvre colossale que Xavier de Lauzanne, en dépit de quelques passages qui font trop «infopub», a documentée avec un bon mélange de retenue et de réalisme.On aurait aussi aimé qu\u2019il nous dise si le gouvernement cambodgien est aujourd\u2019hui un peu plus engagé pour l\u2019avenir de ses jeunes citoyens.Le gouvernement français, lui, a nommé, il y a quelques jours, Marie-France des Pallières officier de la Légion d\u2019honneur.Son mari Christian est mort en paix l\u2019automne dernier.\u2014 André Duchesne Mange, lis, aime POÉSIESANSFIN *** Comédie fantaisiste de D\u2019Alejandro Jodorowsky.Avec Adan Jodorowsky, Brontis Jodorowsky et Pamela Flores.2h08.SYNOPSIS À Santiago au Chili, dans les années 40 et 50, le jeune Alejandro Jodorowsky veut vivre sa vie de poète contre la volonté de sa famille.CRITIQUE Poesia Sin Fin (Poésie sans fin) est la suite de La Danza de la Realidad, sorti en 2013, qui racontait l\u2019enfance de Jodorowsky.Le réalisateur mythomane poursuit sa biographie fantasmée, alors qu\u2019il est dans la vingtaine et veut devenir poète contre la volonté de son père convaincu qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une activité de «pédé».Il faut être fan du polyvalent Jodorowsky pour plonger dans ce joli délire, ode à la vie de bohème et à la liberté offerte par l\u2019auteur des films-cultes El Topo et La montagne sacrée, qui affirme faire du cinéma «psycho-magique».Encore une fois, ses fils sont mis à contribution, puisque Adan Jodorowsky incarne le jeune Alejandro et que Brontis Jodorowsky joue son père Jaime.La mère et la muse-amante sont interprétées par la même actrice, Pamela Flores (bonjour l\u2019Œdipe), mais la plupart des personnages, bien que colorés, ne sont que secondaires dans cette quête personnelle d\u2019Alejandro qui apparaît à quelques moments dans son propre film pour parler à lui-même.Pourquoi la poésie?«Pour mourir heureux», dit le créateur chilien aujourd\u2019hui âgé de 88 ans, et pour qui chaque film réalisé relève pratiquement du miracle.Poésie sans fin va un peu dans tous les sens, contient de nombreuses trouvailles et quelques clichés sur la vie d\u2019artiste, beaucoup d\u2019humour et peu de tristesse (un sentiment inutile selon l\u2019auteur), mais le fait est que ce n\u2019est jamais banal d\u2019être dans la tête de ce joyeux fou qui a tout fait pour le rester.\u2014 Chantal Guy Créer sa vie PHOTO FOURNIE PAR PATHÉ Une scène de Dalida l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 17 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 MAINTENANT AU CINÉMA SALLY HAWKINS Nommée aux OscarsMD ETHAN HAWKE Nommé aux OscarsMD Version française de Maudie ROUYN-NORANDA PRIX DU PUBLIC FESTIVAL DU CINÉMA DE L\u2019OUTAOUAIS PRIX DU PUBLIC FESTIVAL DU FILM DE VANCOUVER PRIX DU PUBLIC FESTIVAL DE FILMS DE L\u2019HISTOIRE VRAIE DE L\u2019ARTISTE POPULAIRE MAUD LEWIS « MAUD EST UNE MAGNIFIQUE CÉLÉBRATION DE L\u2019ARTISTE ET DE SON OEUVRE.» THE NATIONAL POST « AUSSI BOULEVERSANT QUE MAGIQUE.SALLY HAWKINS EST EXTRAORDINAIRE ET ETHAN HAWKE EST FORMIDABLE! » LA PRESSE PRÉSENTEMENT AU CINÉMA G Déconseillé aux jeunes enfants D A L I D A - L E F I L M .C A NICOLAS DUVAUCHELLE SVEVA ALVITI RICCARDO SCAMARCIO JEAN-PAUL ROUVE UN FILM DE LISA AZUELOS !!!!! «SOMPTUEUX! UN FILM ENVOÛTANT ET BOULEVERSANT.» PIERRE VAVASSEUR, LE PARISIEN «UNE HISTOIRE PUISSANTE.SVEVA ALVITI, BOULEVERSANTE.» VALÉRIE THÉRIEN, VOIR !!!! «UN FILM FLAMBOYANT, REMARQUABLE EN TOUS POINTS.» JACKY BORNET, CULTUREBOX «TROUBLANT.UN COUP DE MAÎTRE! IL FAUT VOIR CE FILM.» MARIE-ANDRÉE POULIN, TVA NOUVELLES «FASCINANT! SVEVA ALVITI TROUVE L\u2019ÂME DE DALIDA, UNE PERLE RARE.» ALAIN GRAVEL, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE «UNE DISTRIBUTION EXTRAORDINAIRE.» SHEILA FOURNIER, 94.5 UNIQUE FM ARTS CINÉMA PLAN LARGE ANDRÉ DUCHESNE Faye Dunaway et Warren Beatty Guillaume Lemay-Thivierge, Paul Doucet, Isabel Richer et Patrice Robitaille Monique Simard PHOTOCHRIS PIZZELLO/INVISION/AP UN PRIX POUR MONIQUE SIMARD À HOT DOCS L\u2019actuelle présidente de la SODEC, Monique Simard, recevra la prestigieuse récompense Doc Mogul, le 1er mai, dans le cadre du festival international de documentaires Hot Docs, tenu annuellement à Toronto.Ce prix est destiné à reconnaître la contribution exceptionnelle d\u2019un individu dans l\u2019industrie du documentaire tant au Canada que sur la scène internationale.C\u2019est la première fois qu\u2019une Québécoise reçoit ce prix.Se disant très heureuse de l\u2019annonce, Mme Simard ajoute : «Au cours de ma carrière, j\u2019en suis venue à faire du cinéma grâce au documentaire.Quel privilège ! Les documentaires m\u2019ont beaucoup apporté au fil des années.Le documentaire, c\u2019est le cinéma du réel, celui qui nous fait voir la réalité autrement.» Au sein des Productions Virage, Mme Simard a notamment produit les films Madeleine Parent, tisserande des solidarités, À hauteur d\u2019homme, Il était une fois.le Québec rouge et L\u2019amour en pen.Avant de prendre la direction de la SODEC, elle était directrice du programme français de l\u2019Office national du film.PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE REMISE DU GUICHET D\u2019OR AUX 3 P\u2019TITS COCHONS 2 Jeudi matin, au sommet de la Place Ville Marie, les dirigeants de Téléfilm Canada ont remis le prix Guichet d\u2019or au long métrage Les 3 p\u2019tits cochons 2.Ce prix, qui en est à sa 10e édition, récompense les artisans du film canadien en langue française qui a obtenu le meilleur score au box-office de la dernière année.Réalisé par Jean-François Pouliot d\u2019après un scénario de Pierre Lamothe et Claude Lalonde, le film a engrangé des recettes frôlant les 2,9 millions de dollars.Rappelons que Guillaume Lemay- Thivierge, Paul Doucet et Patrice Robitaille en sont les principales vedettes.QUI A DIT?«Je me sens très coupable.» \u2014 Faye Dunaway, dans une entrevue à NBC à propos de la bourde que Warren Beatty et elle ont commise aux Oscars en annonçant que La La Land remportait le prix du meilleur film (décerné àMoonlight, en fait).LES SORTIES DU 5 MAI A Quiet Passion (Emily Dickinson \u2013 L\u2019histoire d\u2019une passion), de Terrence Davies Après la tempête, d\u2019Hirokazu Kore-Eda Guardians of the Galaxy, Vol.2 (Les gardiens de la galaxie, vol.2), de James Gunn I, Daniel Blake (Moi, Daniel Blake), de Ken Loach Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir PHOTO SIMONGIROUX, LA PRESSE THECIRCLE (V.F.:LE CERCLE: LEPOUVOIR DETOUTCHANGER) !!! Drame-suspense de James Ponsoldt.Avec EmmaWatson, TomHanks, Karen Gillan et Bill Paxton.1h50.NATHALIE COLLARD La NSA espionne les conversations téléphoniques des citoyens ordinaires, on tue en direct sur Facebook.L\u2019écrivain Dave Eggers n\u2019avait pas exagéré ta nt que ça lorsqu\u2019il a écrit The Circle , une dystopie dans laquelle une entreprise ressemblant à Google prenait le contrôle de nos vies.Le roman a été adapté a u g r a n d é c r a n p a r James Ponsoldt (avec qui Eggers signe le scénario) et met en vedette Emma Watson dans le rôle de Mae Holland, une jeune fille qui se morfond dans une vie un peu grise et un emploi sans envergure jusqu\u2019au jour où elle est embauchée par l\u2019entreprise où tous les jeunes rêvent de travailler : The Circle.Oui , le siège socia l de l\u2019entreprise est en forme de cercle.comme le futur campus d\u2019Apple, avec des jardins, un musée, des espaces de jeux, des concerts, etc.On retrouve là un condensé de ce qu\u2019offrent les entreprises de la Silicon Valley à leurs employés, un gigantesque CPE pour adulescents.C\u2019est dans ce cadre à première vue idyllique que Mae sera séduite \u2013 et aspirée \u2013 par son nouvel environnement, et par lediscoursdesondirigeant, Eamon Bailey (Tom Hanks dans le rôle d\u2019un gourou à la Steve Jobs).Du jour au lendemain , la j eune femme dev ient l\u2019employée chouchoute de The Circle.Sa popularité au sein de l\u2019entreprise est décuplée après un incident qui la force en quelque sorte à se prêter à une expérience : elle portera en tout temps la nouvelle caméra Seechange, une lentille qui tient dans la paume d\u2019une main et que The Circle a installée un peu partout sur la planète, filmant les faits et gestes des passants en toute impunité.Mae vient-elle de signer un pacte avec le diable?La jeune femme n\u2019y voit que du feu.Un peu comme l\u2019adepte d\u2019une secte, elle adhère complètement à la philosophie de l\u2019entreprise, au risque de s\u2019aliéner son ex-petit ami \u2013 une ermite qui vit off the grid \u2013 et ses propres parents (son père, atteint de sclérose en plaques, est interprété par Bill Paxton dans son dernier rôle au cinéma).Univers tordu Dans cet univers \u2013 tordu \u2013 de transparence totale, le désir d\u2019intimité est mal vu et celui qui n\u2019accepte pas de tout montrer a sans aucun doute quelque chose à cacher.On ne parle plus de protection de la vie privée, mais bien de « droit fondamental à la connaissance ».« Partager, c \u2019est aimer », « Sharing is caring », répète comme un mantra le grand patron, grossier manipulateur.On n\u2019est pas loin de la novlangue de George Orwell , en moins subtil.Jusqu\u2019où peut-on aller au nom de la transparence lorsque la technologie nous le permet?La réponse sera douloureuse pour Mae.I l s \u2019est écoulé presque quatre ans entre la parution du roman de Dave Eggers et la sortie du film.Entre- temps, Steve Jobs est mort, Edward Snowden nous a rendus moins naïfs, nous avons visionné la série Black Mirror et relu 1984 de George Orwell.Résultat : le propos de The Circle a perdu de son originalité et dépeint un univers où les bons et les méchants sont un peu trop caricaturaux pour être crédibles.Ce n\u2019est pas un mauvais film pour autant.Emma Watson y est convaincante et certains effets de mise en scène sont ingénieux.The Circle a au moins le mérite de susciter une réf lexion sur l\u2019emprise toujours plus grande qu\u2019exercent les multinationales comme Google ou Facebook sur nos vies.Mais ça n\u2019en fait pas un grand film pour autant.Big Brother, c\u2019est un peu nous BACCALAURÉAT !!!½ Drame deCristianMungiu.Avec Adrian Titieni, Maria Dragus, Lia Bugnar.2h08.SYNOPSIS Médecin dans une ville de Transylvanie, Romeo rêve que sa fille Eliza réussisse son bac et obtienne ainsi une bourse pour quitter la Roumanie et aller étudier à Londres.Un matin, il laisse l\u2019adolescente à proximité du collège et va retrouver sa jeune maîtresse.Eliza se fait alors agresser.À partir de là, ses résultats scolaires sont en chute libre.Et Romeo s\u2019ouvre à tous les « compromis » pour qu\u2019elle réussisse.CRITIQUE Sans être aussi percutant que 4 mois, 3 semaines, 2 jours (Palme d\u2019or à Cannes en 2007), Baccalauréat (Prix de la mise en scène l\u2019an dernier, toujours à Cannes, ex æquo avec Personal Shopper) de Cristian Mungiu est un conte moral exigeant, jamais aimable, toujours dur.Et extrêmement pertinent.Un conte sur la lâcheté ordinaire, dont le point de départ interpellera tout parent.Jusqu\u2019où est-il possible d\u2019aller pour le bien de notre enfant?Et ce «bien», jusqu\u2019à quel point est-il vraiment celui de l\u2019enfant en non le reflet de l\u2019ambition d\u2019un parent?Baccalauréat, c\u2019est aussi un portrait de la Roumanie post- Ceausescu.Une mise en images d\u2019un pays rongé par le trafic d\u2019influence et les abus du pouvoir, présentés sous des dehors bien intentionnés (!) de «services».Pour Eliza (Maria Dragus, que l\u2019on a découverte dans Le ruban blanc de Michael Haneke), mais aussi parce qu\u2019il est, imagine- t-on, rongé par la culpabilité, Romeo (Adrian Titieni) se retrouve donc prisonnier d\u2019une infernale spirale de donnant-donnant.L\u2019engrenage est implacable, bien servi par les longs plans- séquences du réalisateur et le jeu très réaliste des acteurs.L\u2019angoisse s\u2019installe insidieusement, se fait bientôt étouffante.Et si la démonstration est un peu longue, elle demeure très troublante.\u2014 Sonia Sarfati Baccalauréat est présenté en version originale sous-titrée en français ou en anglais.Conte de la lâcheté ordinaire Plus de critiques de films à lapresse.ca ou dans La Presse+ PHOTO FOURNIE PAR ENTRACT FILMS Dans The Circle, Mae Holland (EmmaWatson) est une jeune fille qui se morfond dans une vie un peu grise et un emploi sans envergure jusqu\u2019au jour où elle est embauchée par l\u2019entreprise où tous les jeunes rêvent de travailler : The Circle.PHOTO FOURNIE PAR A-Z FILMS Maria Dragus (Eliza) et Adrian Titieni (Romeo) dans une scène de Baccalauréat l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 18 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS CINÉMA DOCUMENTAIRE I Am Not Your Negro (V.F.: Je ne suis pas votre nègre) HHHH 1/2 De Raoul Peck.Avec la voix de Samuel L.Jackson.À partir de documents manuscrits et d\u2019archives, Raoul Peck revisite dans I Am Not Your Negro la pensée de James Baldwin sur la question raciale.L\u2019écrivain est probablement l\u2019un des plus grands penseurs du racisme aux États-Unis, et cet exceptionnel documentaire est là pour le prouver.L\u2019humilité du réalisateur haïtien \u2013 injustement méconnu chez nous \u2013 face à l\u2019œuvre de Baldwin, à qui il laisse toute la place, force l\u2019admiration, en plus d\u2019être un choix éditorial et artistique brillant, lorsque mis en parallèle avec l\u2019imagerie raciste qui a construit « le nègre» dans les esprits, et la colère du mouvement Black Lives Matter.Un essai en images et en mots aussi limpide que lapidaire.\u2014 Chantal Guy DRAME Gold (V.F.: Or) H H De Stephen Gaghan.Avec Matthew McConaughey, Edgar Ramirez, Bryce Dallas Howard.Un prospecteur américain s\u2019allie à un géologue pour exploiter une mine d\u2019or en Indonésie.Ils vont en Bourse.Font fortune.Mais les dés, dès le départ, ont été pipés.Une histoire vaguement inspirée du scandale Bre-X, portée par un MatthewMcConaughey qui, depuis qu\u2019il s\u2019est trouvé une vocation d\u2019acteur sérieux, passe d\u2019un film à l\u2019autre avec une intensité que lui envierait Christian Bale dans l\u2019un de ses mauvais jours.Bref, il base ses récentes performances sur la transformation physique et l\u2019exagération, au détriment de la nuance plus intérieure.Ici, il n\u2019est pas aidé par Stephen Gaghan qui ne semble pas savoir s\u2019il veut refaire The Big Short, American Hustle, War Dogs ou TheWolf of Wall Street.\u2014 Sonia Sarfati FILM D\u2019ANIMATION La tortue rouge HHHH De Michael Dudok de Wit.À travers l\u2019histoire d\u2019un naufragé dans une île déserte tropicale peuplée de tortues, de crabes et d\u2019oiseaux, La tortue rouge raconte les grandes étapes de la vie d\u2019un être humain.La force de ce premier long métrage de Michael Dudok de Wit réside dans cette faculté de créer un univers graphique aux confins de la poésie.Sur le plan narratif, le pouvoir d\u2019évocation que recèle une histoire écrite sans paroles est aussi très puissant, d\u2019autant qu\u2019il nous ramène ici aux principes fondamentaux de l\u2019expérience humaine.Coproduit par le prestigieux studio d\u2019animation japonaise Ghibli, ce film porte aussi, forcément, l\u2019empreinte de ses influences nippones.Le résultat est somptueux.\u2014Marc-André Lussier EN DVD/BLU-RAY TÉLÉ SUR DEMANDE SUR VOS ÉCRANS SÉRIE D\u2019ANTICIPATION The Handmaid\u2019s Tale De Bruce Miller.Avec Elisabeth Moss, Samira Wiley, Joseph Fiennes et Yvonne Strahovski La servante écarlate, terrifiant roman dystopique de Margaret Atwood, avait déjà fait l\u2019objet d\u2019une adaptation au cinéma en 1990.Voici maintenant la série télé, présentée sur Hulu (et sur Bravo dès dimanche au Canada).Dans un futur rapproché, la pollution a rendu la plupart des femmes infertiles et les États-Unis ont sombré dans une théocratie nommée Gilead.Sous cette dictature, les femmes n\u2019ont plus aucun droit et celles encore capables de procréer deviennent des « servantes écarlates », qui doivent servir les couples de l\u2019élite en leur donnant des enfants, selon un rituel tiré de la Bible.Offred (Elisabeth Moss, qu\u2019on a découverte par le personnage de Peggy dans Mad Men) tente de survivre dans ce monde glauque et étouffant uniquement pour retrouver sa fille qu\u2019on lui a enlevée et fuir au Canada.Très bien réalisée, The Handmaid\u2019s Tale donne froid dans le dos et est probablement la série la plus sombre de l\u2019année.\u2014 Chantal Guy Sur Hulu et Bravo Patients est la première réalisation du célèbre slameur français Grand Corps Malade (Fabien Marsaud de son vrai nom), une adaptation de son livre paru en 2012 qui raconte son année dans un centre de rééducation après l\u2019accident qui l\u2019a laissé paralysé à 20 ans.En fait, il s\u2019agit d\u2019une coréalisation avec son grand ami Mehdi Idir, le réalisateur de ses vidéoclips.Patients, c\u2019est un film réaliste et sensible sur l\u2019amitié et la solidarité, fait par deux potes dévoués, de passage au Québec pour accompagner leur création.CHANTAL GUY Dans ce film, vous ne racontez pas l\u2019ascension de Grand CorpsMalade vers son statut d\u2019artiste, vous vous concentrez vraiment sur cette année de rééducation dans un centre pour handicapés.Grand corps malade : Ce n\u2019est pas du tout un biopic.Même si c\u2019est mon année de rééducation, ça pourrait être l\u2019année de rééducation de quelqu\u2019un d\u2019autre.Aucune allusion au slam, à ce que je vais devenir après.Le personnage s\u2019appelle Ben, et non Fabien.C\u2019est complètement mon histoire, tous les personnages du film ont vraiment existé, toutes les scènes ont eu lieu, mais on a rendu le personnage plus universel.Le vrai propos n\u2019est pas que ce soit mon histoire ; le propos, c\u2019est ce qui se passe dans un centre de rééducation qui accueille des personnes lourdement handicapées.On apprend beaucoup de choses sur le quotidien de ces personnages et, en même temps, on découvre aussi le ton qu\u2019il y a dans ces centres-là, plein d\u2019humour et d\u2019autodérision.L\u2019humour noir qui se développe dans ces circonstances difficiles semble presque essentiel.Mehdi Idir : C\u2019est même la première chose.Ce n\u2019est pas quelque chose que tu découvres après un temps, c\u2019est la première entrée.Ce recul sur eux-mêmes.On a pu se rendre compte avec le nombre important d\u2019avant- premières que nous avons faites, il y avait chaque fois des gens de centres de rééducation avec qui on discutait et on a retrouvé cet humour noir.GCM : Une des premières choses qu\u2019on m\u2019a dites quand je suis arrivé au centre, c\u2019est : « Est-ce que tu sais à quel endroit on peut trouver un tétraplégique ?».J\u2019ai dit non.« Au dernier endroit où on l\u2019a laissé ! » Voilà, ça a posé le ton tout de suite.On est accueilli comme ça.C\u2019est un film sur l\u2019amitié et la solidarité.Est-ce qu\u2019on peut dire aussi que c\u2019est un projet qui s\u2019est basé sur l\u2019amitié et la solidarité pour la réalisation ?GCP : Oui, c\u2019est vrai qu\u2019on est très potes avant d\u2019être collaborateurs et coréalisateurs.On se connaît très très bien, on se voit tout le temps.Forcément, ce lien-là génère aussi beaucoup de choses sur le film, on a tout fait pour que ce lien résonne aussi sur les autres personnes de l\u2019équipe.Il y a eu une ambiance incroyable sur ce tournage, on avait plaisir à se retrouver tous les jours, on rigolait énormément et, en même temps, on savait qu\u2019on avait un beau projet à mener tous ensemble.Et puis, comme vous dites, il se trouve que le film traite d\u2019une bande de potes, et même si on croit au début que c\u2019est juste un film sur le handicap, finalement, c\u2019est un film de troupe.Le plus beau compliment que j\u2019ai entendu, c\u2019est des gens qui disaient qu\u2019ils ne voulaient pas que le film s\u2019arrête, parce qu\u2019ils avaient envie de rester avec cette bande de potes.Quels étaient les principaux défis de ce tournage ?MI : Il y en avait plein.Le premier était d\u2019être le plus crédible et le plus réaliste possible, sur le plan des handicaps, des gestes de nos acteurs, des aides-soignants.Ça, on s\u2019y est attelé dès le début.On a travaillé avec des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes, des personnes en situation de handicap.On a fait des journées en immersion, en fauteuils roulants.Le deuxième défi était que ça ne sonne pas « pathos », on ne voulait pas que ce soit misérabiliste, on voulait que ce soit comme la vie, à la fois drôle et triste.Ce dosage a été un des points les plus travaillés, que ce soit à l\u2019écriture, au tournage ou au montage.GCM : On savait a priori que l\u2019émotion serait là, vu le thème.Les acteurs, on a tout de suite vu qu\u2019ils étaient forts ; le principal défi après était de rendre cet humour.Il fallait absolument qu\u2019on arrive à faire rire.On a vite été rassuré, dès les premières projections publiques.Avez-vous fait beaucoup d\u2019auditions pour trouver le personnage principal ?GCM : Tous les personnages, en fait.Le personnage principal est celui qu\u2019on a eu le plus de mal à trouver, mais quand on a vu Pablo Pauly, on a su tout de suite que c\u2019était lui.Pour l\u2019ensemble des premiers rôles, on voulait des nouvelles têtes.On sentait que ce serait plus crédible, parce que si on met des visages très connus dans des fauteuils roulants, on sait qu\u2019ils font une belle performance, qu\u2019ils font bien le para ou le tétraplégique.Mais le fait que les gens ne connaissent pas leurs visages fait que les spectateurs pensent que certains sont vraiment handicapés.À la fin de projections en France, quand les acteurs descendaient dans la salle debout, on voyait les visages de spectateurs un peu hallucinés de les voir marcher.Beaucoup de gens, si on leur présente une situation comme celle-là, vont dire : ah, j\u2019aurais préféré mourir.Qu\u2019est-ce que vous avez à leur dire à ce sujet ?GCM : Ces gens-là n\u2019ont pas vécu le truc.Moi aussi, si on m\u2019avait dit à 20 ans, quand j\u2019étais très sportif, que le mois prochain j\u2019allais être tétraplégique, je pense que j\u2019aurais dit ça.Mais une fois que tu es dedans, tu as un instinct de survie, et cet instinct, il dit non.En plus, j\u2019avais de la récupération, donc j\u2019avais de l\u2019espoir.Mais il y a cet instinct de survie qui fait que le suicide, ce n\u2019est pas si facile que ça.Bien sûr, il y en a qui franchissent le pas, mais c\u2019est une petite minorité.Une fois que tu es dedans, tu te bats, tu t\u2019accroches à autre chose pour continuer à vivre.Avec le recul, comment voyez-vous cette période-là dans la vie de Grand Corps Malade ?MI : Comme dans le film en fait.Notre vision du film était la même.Ce que j\u2019en pense, c\u2019est ce qu\u2019on a voulu mettre dans le film, qui est plutôt le côté positif de la chose.Le plus intéressant, c\u2019est la renaissance, la résilience.Je suis conscient que c\u2019est hyper dur, mais à l\u2019intérieur de ça, il y a des rencontres, des gens qui vont l\u2019aider à se reconstruire.GCM : Cette année-là, elle est incroyable en fait, d\u2019une expérience inimaginable.C\u2019est bien pour ça que 15 ans après, j\u2019ai voulu la raconter dans un livre et ensuite dans un film.C\u2019est une année peu commune.Se retrouver tétraplégique à 20 ans, découvrir un monde qui m\u2019était totalement étranger, je ne connaissais personne dans mon entourage qui était handicapé, j\u2019ai tout découvert.Cette année-là a été faite de choses compliquées et de bons souvenirs aussi.Elle m\u2019a appris beaucoup sur les autres et sur moi.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a un « s » à Patients.C\u2019est un film sur les humains, les rencontres, c\u2019est ça qui m\u2019a beaucoup apporté.Patients prend l\u2019affiche le 5 mai.GRAND CORPS MALADE ET MEHDI IDIR / Patients L\u2019espoir entre amis Q R PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Le slameur français Grand Corps Malade (Fabien Marsaud de son vrai nom) et son grand ami Mehdi Idir, le réalisateur de ses vidéoclips.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 19 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 ARTS POUROUCONTRE CHAQUE SEMAINE, UN INVITÉ DE LA PRESSE SE POSITIONNE SUR DES SUJETS QUI MARQUENT SON ACTUALITÉ.Abeille Gélinas POUR CONTRE PHOTOMARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE La DJ montréalaise Abeille Gélinas est l\u2019ambassadrice du Printemps numérique qui se tient jusqu\u2019au 21 juin prochain, un rendez-vous qui met à l\u2019avant-plan la créativité numérique.Elle fera également danser les foules dans les endroits branchés de Montréal tout l\u2019été.\u2013 Stéphanie Vallet La réalité virtuelle et les jeux vidéo pour enfants «À petite dose, oui.Comme dans tout, bien équilibrée, bien consommée, c\u2019est une expérience positive.C\u2019est l\u2019avenir alors je m\u2019ouvre à ça ! J\u2019ai été élevée très simplement par des parents un peu hippies.On avait un mode de vie très organique.Mon chum et moi sommes souvent tiraillés.Il est très numérique et moi, j\u2019apprends avec le temps à consommer des choses que j\u2019aime.Au début, j\u2019avais tendance à dire que je ne voulais pas que mon enfant s\u2019y mette trop vite.Mais les jeux peuvent être éducatifs aussi, je pense.» Les puristes en musique «Je suis beaucoup trop ouverte d\u2019esprit pour être pour.Ce que j\u2019aime le plus en tant que DJ dans une soirée, c\u2019est d\u2019être capable d\u2019aller rejoindre autant une jeune fille de 18 ans que des personnes de 60 ans.La musique est quelque chose de tellement rassembleur.Être puriste, c\u2019est un peu être fermé sur les petits plaisirs et la découverte.» Les listes de lecture quand on est DJ «Si un DJ a été engagé et qu\u2019il met quelque chose de préfait, je suis absolument contre ! Une liste ne va jamais pouvoir remplacer le travail d\u2019un DJ qui doit observer ce qui se trouve autour de lui et s\u2019adapter.Mais si la liste de lecture remplace un DJ à la maison le temps d\u2019une soirée entre amis, je suis tout à fait d\u2019accord.J\u2019ai souvent des proches qui me demandent de les aider et je les redirige vers cette option.» Les émissions de télé qui diffusent des vidéoclips «Mais j\u2019en consomme vraiment très peu.C\u2019est une expérience de plus qui permet de mettre en contexte une chanson, de nous amener ailleurs par l\u2019image.Ça entre en quelque sorte dans l\u2019art numérique.» Les personnes qui documentent leur vie sur Instagram «Je contrôle ce que j\u2019ai envie de dire, de transmettre.Je trouve ça mieux que de lire des revues à potins pour connaître la vie des personnalités.Je respecte ceux qui sont contre, ils n\u2019ont qu\u2019à ne pas suivre les personnes qui le font sur Instagram.Aujourd\u2019hui, les entreprises font de la publicité comme ça sur les réseaux sociaux, plus seulement à la télé ou dans les magazines.J\u2019ai eu des critiques à ce sujet, car je faisais la promotion de certains produits, mais c\u2019est la nouvelle manière de faire.Il faut juste bien choisir : je ne vais pas endosser quelque chose que je n\u2019aime pas vraiment dans la vie.» La programmation d\u2019ÎleSoniq qui est, pour le moment, exclusivement masculine «Je ne comprends pas ! J\u2019imagine qu\u2019ils vont avec la demande, les noms les plus populaires.Mais c\u2019est dommage que ces personnes qui connaissent bien le milieu n\u2019aillent pas un peu plus loin, et de manière plus diversifiée.Oui, la musique électronique est un monde dominé par les hommes, mais il n\u2019y a aucune raison qu\u2019il n\u2019y ait pas plus de filles.Je trouve ça déplorable que des programmeurs ne fassent pas plus d\u2019efforts.» l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 20 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 9 A V R I L 2 0 1 7 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.