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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2017-06-24, Collections de BAnQ.

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[" SAM 6 21924 45678 2 2,60$ taxes en sus \u2013 Édition provinciale 2,75$ Le prix peut être plus élevé en régions éloignées 133e année No 036 70 pages, 5 cahiers LE NUMÉROWEEK-ENDDU SAMEDI 1er JUILLET SERA PUBLIÉ LE VENDREDI 30 JUIN PHOTOMARCOCAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE PHOTOOLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE «MES PLUS BELLES VACANCES» Nos souvenirs sont remplis d\u2019aventures estivales au Québec.Quatre personnalités racontent les leurs.VOYAGE L\u2019ÉTÉ EST UNE FRAISE! Gorgées de soleil, elles arrivent sur les étals en même temps que les beaux jours, les vacances scolaires, les ciels violets des soirs qui s\u2019étirent.Elles sont l\u2019été ! Savourons-les.VOYAGE GOURMAND PHOTO SETHWENIG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS LESÉCOLESJUIVES SURLASELLETTE Il n\u2019y a pas qu\u2019au Québec que les écoles hassidiques soulèvent la controverse.À New York, un homme mène le combat pour améliorer l\u2019éducation des membres de sa communauté.PAGES A12 ET A13 Naftuli Moster MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANE LAPORTE «Un surplus de deux milliards et demi, ça devrait payer le savon.» \u2014 Un bénéficiaire qui attend son bain Venez voir mon blogue ! www.lapresse.ca/laporte YVESBOISVERT LES MAIRES-AMIS PAGE A3 STÉPHANELAPORTE RETOURNERSUR LAMONTAGNE PAGE A7 PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE MONTRÉAL, CINÉMAÀCIELOUVERT ARTS PHOTO REUTERS ATTENTAT AU MIGHIGAN UNEVASTE ZONED\u2019OMBRE Qu\u2019a fait le Montréalais Amor Ftouhi durant les cinq jours qu\u2019il a passés aux États-Unis ?Et pourquoi avoir choisi Flint pour y commettre une attaque sur un policier ?PAGE A2 REPÊCHAGE DE LA LNH LES RECRUTEURS DUCANADIEN SOUS PRESSION AFFAIRES SPORTS ÉDITIONWEEK-END / Montréal vendredi 23 juin, samedi 24 juin et dimanche 25 juin 2017 65 ACTUALITÉS SOMMAIRE Amusez-vous ! AFFAIRES/SPORTS 14 Astrologie P.ANNONCES 6 Avis et encans AFFAIRES 4 et 6 Bière VOYAGE/GOURMAND 16 Débats A 15 Décès P.ANNONCES 4 à 6 Grille blanche P.ANNONCES 8 Grille thématique P.ANNONCES 8 Monde A 12 à 14 Petites annonces P.ANNONCES 1 et 2 Restaurants VOYAGE/GOURMAND 13 Sudoku AFFAIRES/SPORTS 14 Supergrille P.ANNONCES 8 Vin VOYAGE/GOURMAND 16 Météo Nuageux avec oragess possiblement forts.Probabilité de précipitations: 90% maximum 25,minimum 17.AFFAIRES/SPORTS 12 MARTIN CROTEAU QUÉBEC \u2014 La communauté musulmane doit elle aussi lutter contre la «version pervertie de l\u2019islam» qui mène au ter ror isme, a a f f i rmé Philippe Couillard, hier.Le premier ministre a qualifié de «très triste» l\u2019attentat commis par Amor Ftouhi, ce Montréalais qui a poignardé un policier à l\u2019aéroport de Flint, au Michigan.Il a également lancé un message à la communauté musulmane québécoise.«On ne peut pas dissocier cet acte-là de la version pervertie de l\u2019islam \u2013 de l\u2019islam radical \u2013 que certains dans cette communauté religieuse font circuler», a affirmé le premier ministre.Citant le nouveau président français, Emmanuel Macron, il a affirmé qu\u2019il y a une « responsabilité partagée» de l\u2019État et de la communauté musulmane dans la lutte contre le terrorisme.Le rôle du gouvernement consiste à assurer la sécurité de la population et l\u2019inclusion des minorités culturelles ou religieuses, a-t-il expliqué.Quant aux adeptes de l\u2019islam, ils doivent dénoncer haut et fort la «perversion» de leur religion, y compris entre eux.« À l\u2019intérieur même de leurs débats religieux, théologiques, il faut que ce soit dit très, très, très fortement, a dit M.Couillard.Moi, je crois que l\u2019immense majorité des citoyens de confession musulmane ici et ailleurs dans le monde rejettent radicalement ce type d\u2019action, mais il faut que ça vienne de la communauté également.Il faut que ce soit dit avec force.» Pas de risque accru Amor Ftouhi, père de trois enfants, n\u2019était pas sur l\u2019écran radar des policiers.La Presse a révélé que ce résidant du quartier Saint-Michel était titulaire d\u2019une carte EXPRES lui permettant de franchir la frontière canado-américaine plus rapidement, privilège qui s\u2019obtient après vérification des antécédents.P h i l i pp e Cou i l l a r d a convenu qu\u2019il n\u2019était pas irréaliste de penser que l\u2019homme, décrit comme un «loup solitaire » par le FBI, aurait pu frapper au Québec.Mais rien n\u2019indique que la menace terroriste est en hausse.«Selon nos agences de sécurité, autant au Québec qu\u2019au niveau fédéral et avec les liens internationaux qu\u2019on a, il n\u2019y a aucune menace hors de l\u2019ordinaire qui pèse sur le Québec», dit Philippe Couillard.La délégation du Québec à Chicago est en contact avec les autorités du Michigan, a indiqué le premier ministre.Il compte s\u2019entretenir prochainement avec le gouverneur de cet État, Rick Snyder.Il dit n\u2019avoir aucune raison de craindre un resserrement des frontières à cause de l\u2019attentat.Par ailleurs, le premier ministre n\u2019a pas précisé si des mesures particulières seraient prises pour assurer la sécurité des nombreux rassemblements publics \u2013 festivals, fête nationale, etc.\u2013 qui auront lieu dans les prochaines semaines.« Ces événements sont encadrés, mais pas de façon à re s t re i nd re la j o ie de vivre de la population, a dit M.Couillard.[.] Je ne voudrais pas qu\u2019on devienne un peuple frileux, recroquevillé, craintif.On a au contraire l\u2019occasion, malgré cette tragédie, d\u2019affirmer notre désir de vivre ensemble dans une société ouverte et démocratique où les droits des gens sont importants.» Les musulmans doivent dénoncer la «version pervertie de l\u2019islam», dit Couillard PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE «Moi, je crois que l\u2019immense majorité des citoyens de confession musulmane ici et ailleurs dans le monde rejettent radicalement ce type d\u2019action, mais il faut que ça vienne de la communauté également», a dit hier Philippe Couillard, premier ministre du Québec.GABRIELLE DUCHAINE Qu\u2019a fait Amor Ftouhi durant les cinq jours qu\u2019il a passés aux États-Unis ?Et surtout, pourquoi a-t-il choisi Flint pour passer à l\u2019acte ?Plus de 24 heures après l\u2019arrestation du Montréalais accusé d\u2019avoir poignardé un policier dans un aéroport du Michigan , le mystère reste entier.Le FBI demande maintenant l\u2019aide du public pour reconstituer les allées et venues du suspect entre le jour où il a traversé la frontière, le 16 juin, et le moment de l\u2019attaque.Chez nous, la Gendarmerie royale du Canada appelle pour sa part la population à la vigilance.Retour sur les zones d\u2019ombre et de lumière de cette affaire particulièrement nébuleuse.Ce que l\u2019on sait > Après être entré aux États- Unis par le poste-frontière de Lake Champlain dans l\u2019État de New York le 16 juin, Ftouhi a tenté d\u2019acheter une arme à feu sur le sol américain, ce qu\u2019il n\u2019est pas parvenu à faire, a confirmé le FBI.Selon NBC News, c\u2019est dans un magasin de Mount Clement, au Michigan, qu\u2019aurait eu lieu la transaction ratée.Le Canadien s\u2019est ensuite procuré, légalement, le couteau de chasse dont il est accusé de s\u2019être servi contre un policier.> Le père de trois enfants est entré au Michigan quelque part vers le 18 juin, soit trois jours avant l\u2019attaque.C\u2019est notamment grâce à une perquisition dans le véhicule du suspect, trouvé dans le stationnement de l\u2019aéroport, que le FBI l\u2019a découvert.> La GRC a perquisitionné dans le logement de la famille Ftouhi, rue Bélair à Montréal, durant toute la nuit de mercredi à hier.«Nous confirmons avoir mené une perquisition à Montréal.Nous continuerons de collaborer avec les autorités américaines dans ce dossier.Il est important de rassurer la population.Aucune menace connue ne plane sur Montréal et sa région», écrit le service des communications du corps de police dans un courriel envoyé à La Presse.Hier, des policiers sont ressortis du logement avec plusieurs sacs pleins et au moins deux tours d\u2019ordinateurs.« Nous attendons toujours les résultats de l\u2019enquête menée par nos partenaires canadiens», a fait savoir l\u2019agent spécial David Gelios.> Le suspect est né en Tunisie et il vit au Canada depuis 10 ans.Il détient les deux citoyennetés.Sa mère, trois sœurs et deux frères vivent en Tunisie.Une sœur réside en Suisse.Il travaille comme camionneur à temps partiel.Son dernier contrat remonte à environ deux semaines.Ces informations ont été révélées mercredi soir lors de la comparution d\u2019Amor Ftouhi devant une juge fédérale.Ftouhi semblait avoir de la difficulté à s\u2019exprimer, comme l\u2019indique un enregistrement audio rendu public.Sa prochaine présence en cour aura lieu le 28 juin.La juge devra déterminer s\u2019il restera derrière les barreaux d\u2019ici son procès.> Selon ce que des membres de la communauté tunisienne de Montréal ont confié à La Presse, Amor Ftouhi aurait de sérieux problèmes d\u2019argent.Il cherchait souvent du travail et a tenté plusieurs fois de se réorienter, comme en témoignent les nombreux boulots énumérés dans son CV, qui vont de commis de supermarché à gardien de sécurité, en passant par agent d\u2019assurances.Les zones d\u2019ombre > Pourquoi Flint?Cette question continue de tarauder la police.Au cours d\u2019un point de presse, hier après-midi, le FBI a admis ne pas savoir ce qui avait motivé le Montréalais à choisir pour cible l\u2019aéroport international Bishop, outre l\u2019hypothèse qu\u2019il souhaitait passer à l\u2019acte dans un aéroport international.« Nous n\u2019avons aucune indication selon laquelle il aurait des liens avec des gens de Flint, ou même duMichigan», a déclaré l\u2019agent spécial David Gelios.«Flint est connu pour avoir un aéroport international», a-t-il ajouté.> Qu \u2019a fa i t e x a c t emen t Amor Ftouhi durant son séjour américain?C\u2019est ce que le FBI tente d\u2019élucider.Où a-t-il mangé ?Dormi ?Pour reconstituer le casse-tête, le corps de police demande l\u2019aide du public.Le FBI a d\u2019ailleurs diffusé une nouvelle photo du suspect, prise après son arrestation, dans l\u2019espoir que ceux qui ont croisé sa route le reconnaissent.Toute personne qui l\u2019a rencontré ou qui détient de l\u2019information est invitée à contacter le FBI au 313 965-2323 ou à l\u2019adresse tips.fbi.gov.> Maintenant que ses policiers ont perquisitionné dans le logement du suspect, quel rôle jouera la GRC dans cette enquête?Le FBI a refusé de répondre directement à la question.«Mais pour vous donner une idée, si ça se passait chez nous, nous irions rencontrer les gens avec qui il réside et des gens avec qui il a des liens », a expliqué David Gelios.> Ftouhi est-il titulaire d\u2019une carte EXPRES pour franchir la douane, comme il l\u2019affirme dans son CV?Si oui, a-t-il utilisé cette carte pour entrer aux États-Unis le 16 juin?La question a été posée au FBI, qui a dit «évaluer tous les moyens qu\u2019il a pu utiliser pour passer la frontière ».Mercredi, les autorités américaines avaient déclaré que le suspect faisait régulièrement des allers- retours entre les deux pays.\u2014 Avec la collaboration de Daniel Renaud ATTENTAT À L\u2019AÉROPORT DE FLINT, AU MICHIGAN Le mystère reste entier PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE La GRC a perquisitionné dans le logement de la famille Ftouhi, rue Bélair à Montréal, durant toute la nuit de mercredi à hier.PHOTO REUTERS Amor Ftouhi est accusé d\u2019avoir poignardé un policier dans un aéroport du Michigan.Au cours d\u2019un point de presse, hier après-midi, le FBI a admis ne pas savoir ce qui avait motivé le Montréalais Amor Ftouhi à choisir pour cible l\u2019aéroport international Bishop, outre l\u2019hypothèse qu\u2019il souhaitait passer à l\u2019acte dans un aéroport international.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 2 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 ACTUALITÉS RÉJEAN BOURDEAU Alimentation Couche-Tard veut développer une expertise dans la vente sécuritaire et contrôlée de cannabis au Québec.Et elle souhaite ensuite l\u2019étendre dans le reste du pays et dans les États américains où son usage est autorisé.Entrevue avec Alain Bouchard, fondateur de la multinationale spécialisée dans l\u2019exploitation de dépanneurs.Q Québec exclurait d\u2019emblée la vente de cannabis dans les dépanneurs et les pharmacies, selon des informations obtenues par La Presse.Comment réagis- sez-vous à cela ?R Il est prématuré de nous exclure d\u2019emblée.Il faut d\u2019abord nous écouter.Et nous voulons écouter le gouvernement.Ensuite, nous pourrons collaborer et nous adapter.On est en mesure de s\u2019ajuster au système de contrôle qui sera mis en place par le gouvernement.Et de garantir la vente sécuritaire du cannabis.Q Que souhaitez-vous faire ?R Si on réussit à convaincre Québec, on aimerait développer une expertise qui partirait d\u2019ici.Qui créerait des emplois ici.Et qui pourrait être étendue aux États-Unis, avec nos magasins Circle K.De plus en plus d\u2019États légalisent le produit.On commence à mettre des équipes sur pied pour revoir les règles où c\u2019est déjà légalisé.Et à s\u2019y conformer pour devenir un acteur dans ce domaine.Je pense que ce serait souhaitable que ça commence ici, où nous avons nos origines.On voudrait y développer une histoire de conformité et de sécurité pour rassurer les gens.Q Dans la sectionDébats, vendredi dernier, un psychiatre vous a lancé un cri du cœur.Il vous demande de ne pas ternir votre héritage en vendant du cannabis dans le réseau deCouche-Tard.Que lui répondez-vous?R Ma femme m\u2019en a parlé.J \u2019ai été touché par ce témoignage.Je ne voudrais pas être reconnu comme celui qui a créé un problème lié au cannabis.C\u2019est pourquoi je pense que nous sommes les mieux placés pour vendre le produit et pour en assurer le contrôle.Les ventes de produits contrôlés, comme la bière et le tabac, se font de façon très sécuritaire dans nos magasins.De plus, on se conforme aux règles les plus sévères, de même qu\u2019aux exigences des inspecteurs.Personne n\u2019est parfait, mais nous performons au-dessus des indices.Q Avec votre machine marketing et votre grand réseau de distribution, ne risquez-vous pas de faire augmenter la vente de cannabis ?R On ne veut pas faire la promotion du cannabis.J\u2019imagine que les règles seront au moins aussi sévères que celles qui encadrent la vente de cigarettes, qui exigent que le produit soit caché.On le sortira à la demande.Et on applaudira si Québec ajoute des contrôles additionnels.La dernière chose qu\u2019on veut, c\u2019est de banaliser le cannabis.Mais, en le légalisant, on s\u2019assure qu\u2019il soit contrôlé et de bonne qualité.Nous allons protéger les jeunes en suivant les règles de sécurité.Cela dit, depuis que la vente est autorisée dans certains États américains, la consommation de cannabis n\u2019a pas augmenté chez les jeunes.VENTE DE CANNABIS Couche-Tard veut développer une expertise Les maires de Paris, Anne Hidalgo, et de Montréal, Denis Coderre, ont inauguré hier le parc de La Presse et son Jardin de Paris, à l\u2019angle de la rue Saint-Antoine Ouest et de la côte de la Place-d\u2019Armes.À l\u2019occasion du 375eanniversaire de Montréal, la Ville de Paris a fait don à la métropole de l\u2019œuvre d\u2019art public Les touristes (voir photo ci-dessous), créée par la sculptrice Elisabeth Buffoli en 1989, et qui se trouvait auparavant au Forum des Halles, dans la capitale française.Sur la photo, Pierre-Elliott Levasseur, président de La Presse, France Chrétien Desmarais, présidente des fêtes du 375e anniversaire de Montréal, Denis Coderre, maire de Montréal, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Guy Crevier, éditeur de La Presse.\u2014 La Presse HIDALGO ET CODERRE INAUGURENT LE PARC DE LA PRESSE YVES BOISVERT CHRONIQUE PHOTOS OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE D e toute évidence, le courant passe entre ces deux-là.Denis Coderre venait à peine d\u2019être élu, en novembre 2013, qu\u2019il lorgnait la scène internationale.Et comme tout Québécois qui veut conquérir le monde, il a commencé par regarder ce qui se passait à Paris.I l s e pa s sa i t qu \u2019A nne Hidalgo, héritière spirituelle de Bertrand Delanoë, allait être élue au printemps de 2014.De tous les maires du monde entier, quel fut le premier à sonner à la mairie de Paris?Denis Coderre, évidemment.Les deux ont connecté assez vite.Elle, l\u2019immigrée espagnole élevée dans un HLM en banlieue de Lyon, issue des rangs socialistes et à qui on prête des ambitions présidentielles.Lui, le fils d\u2019ouvrier de Montréal-Nord, pas moins dénué qu\u2019elle d\u2019ambitions politiques depuis un âge tendre.La maire de Paris (comme elle se fait appeler) a sans doute vu rapidement que ce maire bien portant est une machine à se faire des contacts.On ne sait jamais ce que l\u2019avenir vous réserve, et on ne sait pas qui peut ouvrir des portes à qui.Denis Coderre est devenu président de l\u2019association des grandes métropoles appelée Metropolis ; elle est devenue présidente du C40, qui comme son nom ne l\u2019indique pas regroupe 85 grandes villes autour des questions de climat \u2013 et où comme par hasard Montréal vient d\u2019être admis.Denis Coderre est aussi copain avec Gérard Collomb, maire de Lyon (les Entretiens Jacques-Cartier doivent bien servir à quelque chose), partisan fervent d\u2019Emmanuel Macron.Ça tombe bien, vu que Mme Hidalgo a été plutôt en froid avec le futur président, se rangeant avec les camarades socialistes.Elle a tout de même appelé à le soutenir massivement après le premier tour et lui a fait un joli discours de bienvenue, comme le veut la tradition, au lendemain de son élection, en appuyant fort sur leurs points de convergence : l\u2019environnement et l\u2019Europe.Après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, Anne Hidalgo roulait dans la nuit vers le Bataclan, tétanisée.Paris se relevait à peine des attentats djihadistes de Charlie Hebdo et de l\u2019Hyper Cacher de janvier.«Denis m\u2019a envoyé un message sur mon téléphone.» Le maire de Montréal a organisé des marches de soutien.Ils se sont revus à la COP21, deux semaines après les attentats, en décembre 2015.! ! ! Les deux maires sont devant moi dans une salle du Palais des congrès, après la conclusion de Metropolis, ce congrès des grandes villes du monde que Denis Coderre n\u2019est pas peu fier d\u2019avoir présidé.Je demande à chacun ce qu\u2019il envie de la ville de l\u2019autre.« Il y a une douceur de vivre ici.Montréal a peut- être un peu moins de stress que Paris », dit la maire en souriant.« Il y a une culture différente, où la médiation, la conciliation sont présentes.On vous envie ça beaucoup en France.On essaie de vous emprunter des idées.Avant même que je sois maire, on venait beaucoup voir ce qui se passait ici sur des questions de droit du travail [sa carrière précédente].En devenant maire, je me suis rendu compte qu\u2019on venait chercher à Montréal des inspirations pour savoir comment faire vivre ensemble des gens très, très différents.En matière de droit de la famille, d\u2019acceptation de toutes les évolutions des familles, familles recomposées, homoparentales, etc., Montréal était aussi une source d\u2019inspiration.» Denis Coderre envie la culture du «centre» et d\u2019une ville qui se marche bien.«À Paris, on ne parle pas d\u2019étalement urbain, on parle d\u2019une périphérie et il y a une cohérence avec un centre fort.» Je leur demande ce qu\u2019ils reprochent à la ville de l\u2019autre.Anne Hidalgo ne trouve rien à redire.«Mais je n\u2019ai pas été confrontée à l\u2019hiver.» Denis Coderre, on vient de le dire, est diplomate.! ! ! L\u2019entrevue commune entre les deux maires-amis allait inévitablement nous mener à leurs deux grands thèmes : les «villes-monde».Ils partagent évidemment un discours commun sur le «vivre-ensemble» et l\u2019importance politique croissante des villes.Les villes, dit Anne Hidalgo, s\u2019imposent comme un « centre de gravité des politiques publiques».Denis Coderre parle du phénomène de «métropolisation».Selon ce discours, «on ne définit plus le monde en termes de pays ou de continents, mais en termes de villes.Regarde le mouvement démographique : 70% des gens vont vivre dans les villes d\u2019ici 20 ans.C\u2019est là que se vivent les principaux problèmes, mais c\u2019est aussi un formidable laboratoire de solutions».Pour lui, la nomination de Michael Bloomberg comme envoyé spécial de l\u2019ONU sur les questions urbaines a «complètement changé la donne».«À Paris, on était 1000 maires.On n\u2019était pas certains que les gouvernements allaient embarquer.Mais on a signé une déclaration commune qui disait : \u201cSi vous n\u2019embarquez pas, nous, on le fait pareil !\u201d Rahm Emanuel [maire de Chicago] qui lutte contre les compressions sur les initiatives de restauration des berges des Grands Lacs », c\u2019est un effet concret de ces liens entre villes qui dépassent les États, dit Denis Coderre.«C\u2019est ça, l\u2019incontournabi- lité.Je sais que tu n\u2019aimes pas ce mot-là, je vais demander à Dany Laferrière de le faire adopter par l\u2019Académie française, mais c\u2019est ce que les villes ont développé.» Anne Hidalgo en rajoute : «Le pouvoir d\u2019agir, il est entre nos mains.Nous sommes un pouvoir à échelle humaine.Nous avons une capacité de fédérer le public et le privé et une agilité dans la capacité à faire bouger les choses.» Ce pouvoir accru attire dans la fonction de maire «des personnalités qui ont le goût de l\u2019action et qui sont assez pionniers et visionnaires et très, très libres et indépendants.Ce qui me frappe beaucoup, c\u2019est que sans se forcer, on a un langage commun.» Ils exagèrent, bien sûr, ils s\u2019encouragent, c\u2019est sûr aussi.Le pouvoir n\u2019a pas encore coulé autant dans les villes, malgré une gravité qu\u2019on sent bouger.Ils exagèrent, sauf pour un truc : ils parlent vraiment la même langue politique.S Pour joindre notre chroniqueur : yves.boisvert@lapresse.ca Les maires-amis «Le pouvoir d\u2019agir, il est entre nos mains.Nous sommes un pouvoir à échelle humaine.Nous avons une capacité de fédérer le public et le privé et une agilité dans la capacité à faire bouger les choses.» \u2014 Anne Hidalgo, maire de Paris PHOTOOLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE «Denis Coderre et Anne Hidalgo ont connecté assez vite.Elle, l\u2019immigrée espagnole élevée dans un HLM en banlieue de Lyon.Lui, le fils d\u2019ouvrier de Montréal-Nord, pas moins dénué qu\u2019elle d\u2019ambitions politiques depuis un âge tendre.», écrit Yves Boisvert.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 ACTUALITÉS BRUNO BISSON La remise en état des ponts, ponceaux et autres structures endommagés par les crues et les inondations d\u2019avril et mai derniers a coûté à ce jour 42 millions au ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l\u2019Électrification des transports (MTMDET), a appris La Presse.Selon une porte-parole du Ministère, Sarah Bensadoun, une centaine de ponts et de ponceaux ont subi des dommages très divers, allant de la simple chaussée décollée jusqu\u2019à l\u2019affaissement complet d\u2019un pilier, comme à Cascapédia\u2013Saint-Jules, sur la route 132, où l\u2019un des plus grands ponts de la Gaspésie e s t complè tement fe rmé depuis plus d\u2019un mois.À ce jour, 75% des ouvrages endommagés ont été réparés ou remplacés.Les quelque 25 structures restantes sont en majorité déjà en chantier.Dans quelques cas, les structures sont encore en évaluation.La facture globale, qui est actuellement de 42 millions, devrait donc augmenter de manière «conséquente», a indiqué MmeBensadoun.« Les ponts qui restent à réparer, dit la porte-parole, sont en général ceux qui ont été les plus endommagés.» Selon le ministère de la Sécurité publique du Québec, entre le 5 avril et le 16 mai, 261 municipalités situées dans 15 régions administratives ont été touchées à divers degrés par les crues subites et les débordements de nombreux cours d\u2019eau, de l\u2019Outaouais jusqu\u2019en Gaspésie ; 5371 résidences principales ont été inondées et plus de 4000 personnes ont dû être évacuées.Des conséquences encore visibles Sur le réseau provincial, près de 400 routes et une centaine de structures routières ont été endommagées par les eaux.Dans certains cas, les conséquences sont encore bien visibles.Dans le petit village de Cascapéd ia \u2013 Sa int- Ju les , situé entre New Richmond et Maria, les dommages se sont produits un peu plus tard qu\u2019ailleurs.Dans la nuit du 7 au 8 mai, le débit de la rivière Cascapédia a frôlé les 1000 m3 à la seconde.Le puissant courant et des glaces en débâcle ont durement éprouvé le pont de Cascapédia, à tel point qu\u2019une de ses piles s\u2019est enfoncée.Au-dessus, deux des travées du pont, construit en 1961, sont partiellement affaissées et pèsent sur la tête de la pile brisée.La fermeture du pont, sur la route 132, coupe la baie des Chaleurs en deux.Le pont, qu\u2019on appelle aussi le pont de New Richmond, recevait une moyenne de 6400 véhicules par jour avant sa fermeture, dont près de 400 camions.Depuis plus d\u2019un mois, ces mil l iers d \u2019automobil istes doivent effectuer un détour de 11 kilomètres, sur des chemins secondaires, pour passer d\u2019un côté à l\u2019autre de la rivière.Et cette situation pourrait durer encore un bout de temps.Peu après la fermeture, des ambulanciers ont rapporté que le détour, qui prenait de 25 à 40 minutes en raison du mauvais état de la route, avait failli coûter la vie à une femme en train d\u2019accoucher, et qui saignait abondamment (l\u2019histoire s\u2019est bien terminée).Depuis, la route a été repavée, des carrefours ont été élargis.Et une ambulance est de garde en permanence de chaque côté de la rivière.Le MTMDET ne sait pas encore ce qu\u2019il fera avec le pont de Cascapédia.Des semaines après l\u2019enfoncement de la pile, le courant demeurait trop élevé pour réaliser une inspection sous-marine, nécessaire pour que les inspecteurs puissent s\u2019aventurer sur le pont, ou au-dessous, sans risque pour leur sécurité.Le Ministère a reçu les rapports d\u2019inspection préliminaires seulement la semaine dernière.« En attendant les rap- p o r t s f i n au x , e x p l ique Mme Bensadoun, on ne peut pas s\u2019avancer sur la nature des travaux qu\u2019on va faire ni sur leurs coûts.Nous n\u2019avons pas encore un bilan complet, même si ça fait des semaines que cette structure a été touchée.» La facture pourrait être salée, car le pont de la rivière Cascapédia est une imposante structure.À 329 mètres, sa longueur est comparable à celle du pont Lachapelle, à Laval, ou du pont Le Gardeur, à Repentigny.Sa reconstruction ferait plus que doubler, à elle seule, les coûts liés aux inondations printanières.Chantiers d\u2019urgence D a n s l a r é g i o n d e Lanaudière, au nord-est de la métropole, des milliers d\u2019automobilistes qui empruntent l\u2019autoroute 25 en direction de Montréal chaque matin vivent encore, eux aussi, avec les contrecoups des pluies abondantes.Au début du mois d\u2019avril, une partie de l\u2019autoroute s\u2019est affaissée après qu\u2019un « coup d\u2019eau» eut emporté un ponceau défectueux à hauteur de Saint-Roch-Ouest.Deux mois plus tard, l\u2019autoroute 25 est toujours complètement fermée à la circulation entre les kilomètres 44 et 45.Les ponceaux sont des éléments vulnérables du réseau routier en cas d\u2019inondation.Il s\u2019agit de conduites en fer, en béton ou en plastique enfouies sous la chaussée, qui permettent l\u2019écoulement normal d\u2019un ruisseau ou d\u2019un fossé de drainage sous les voies de circulation.En cas de coups d\u2019eau, ils peuvent être rapidement obstrués par des débris ou des branches, ce qui favorise des accumulations d\u2019eau importantes sur les remblais de la route, qui en rongent la fondation.À Saint-Roch-Ouest, au départ, le MTMDET estimait que des travaux de 2,8 millions seraient nécessaires pour remplacer le ponceau et réparer les dommages aux chaussées.L\u2019autoroute devait rouvrir à la circulation le week-end prochain.Après des semaines de relevés et d\u2019étude, des changements majeurs ont toutefois été apportés à la conception du ponceau, et des travaux beaucoup plus importants que prévu sont en cours.On prévoit maintenant que l\u2019autoroute 25 rouvrira à la circulation dans la troisième semaine de juillet.Les travaux devraient coûter 5,9 millions, plus de deux fois l\u2019estimation d\u2019origine.INONDATIONS Une facture de 42millions pour le ministère des Transports PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN Jersey City avait été durement touchée quand l\u2019ouragan Sandy avait soufflé sur la région de New York, en octobre 2012.Plus du tiers de son territoire avait été inondé, certaines parties se retrouvant plongées sous 3,5 m d\u2019eau.Les inondations qui ont touché Montréal ce printemps n\u2019ont peut-être pas eu la même ampleur, mais la métropole québécoise aurait intérêt à s\u2019inspirer des leçons tirées par la ville américaine afin de mieux se préparer à de tels événements, plaide Alexander Mirescu, l\u2019un des responsables de la «résilience urbaine» à Jersey City.Le poids des changements climatiques L\u2019impact des changements climatiques est particulièrement important dans les villes.«Dans toutes les villes du monde, on voit une plus grande fréquence des événe- ments climatiques extrêmes.Et il y a de plus en plus de petits et moyens événe- ments affectant les villes.Mis ensemble, ils deviennent plus coûteux qu\u2019un gros tremblement de terre ou un tsunami, par exemple », dit Alexander Mirescu, qui participe à la campagne des Nations unies sur la résilience des villes.Événements plus fréquents La crue printanière ayant frappé Montréal cette année a peut-être débordé de la limite des inondations tous les 100 ans, mais ce type d\u2019événement météorologique risque de survenir plus fréquemment, prévient M.Mirescu.« Il ne faudra pas attendre 100 ans avant la prochaine inondation majeure.Ça pourrait être dans à peine 7 ou 15 ans.On doit redéfinir notre façon d\u2019envisager les désastres, petits et gros», dit-il.Dommages majeurs Située dans la région de New York , Jersey City a payé cher son manque de préparation lorsqu\u2019elle a été frappée de plein fouet par l\u2019ouragan Sandy en 2012.Au moins 39% du territoire de la ville de 250 000 habitants a été inondé.Aménagé sur la rive ouest du fleuve Hudson, le quartier des affaires, surnommé Wall Street West , a été dévasté.Le réseau de transports en commun a été durement affecté.Les urgences de l\u2019hôpital local ont été inondées.Même l\u2019hôtel de ville s\u2019est retrouvé sous l\u2019eau.«Les dommages sont survenus dans des endroits critiques.Ça a causé des dizaines, sinon des centaines de millions de dollars de dommages.Beaucoup d\u2019entreprises n\u2019ont jamais rouvert leurs portes après», relate Alexander Mirescu.Relance À la suite de cette catastrophe, Jersey City s\u2019est lancée dans un vaste projet pour mieux se protéger des inondations.Son plan de résilience prévoit notamment l\u2019aménagement d\u2019espaces verts pour retenir les eaux pluviales et ainsi éviter qu\u2019elles ne gonflent les rivières lors des événements majeurs.Des digues côtières seront aussi aménagées pour que les deux cours d\u2019eau bordant la ville ne sortent pas de leur lit.Même si ces projets coûtent cher, le jeu en vaut la chandelle, assure M.Mirescu.« Pour chaque dollar investi en résilience, c\u2019est 7 $ qu\u2019on économise en reconstruction.C\u2019est un bon investissement.» Des leçons de l\u2019ouragan Sandy pour Montréal PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE Au début du mois d\u2019avril, une partie de l\u2019autoroute 25 s\u2019est affaissée après qu\u2019un «coup d\u2019eau» eut emporté un ponceau défectueux à hauteur de Saint-Roch-Ouest.Deux mois plus tard, l\u2019autoroute est toujours complètement fermée à la circulation entre les kilomètres 44 et 45.PHOTO EMILE WAMSTEKER, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS Dans la région de New York, Jersey City a payé cher son manque de préparation lorsqu\u2019elle a été frappée de plein fouet par l\u2019ouragan Sandy en 2012.Au moins 39% du territoire de la ville a été inondé.ISABELLE DUCAS De 500 à 800 maisons inondées ce printemps sont considérées comme des pertes totales, et le gouvernement entend faire respecter rigoureusement ses règles empêchant la reconstruction des résidences gravement endommagées dans les zones les plus à risque.En conférence de presse, hier, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, et son collègue de l\u2019Environnement, David Heurtel, ont annoncé comment ils allaient procéder.Ils veulent éviter que le gouvernement ne verse de l\u2019aide financière à des sinistrés pour reconstruire, dans des secteurs où de nouvelles inondations sont prévisibles, mais le font surtout pour assurer la sécurité de la population, ont-ils insisté.Moins de maisons en zone inondable Maintenant que les rivières ont regagné leur lit, les sinistrés doivent attendre l\u2019évaluation des dommages à leurs maisons avant de savoir s\u2019ils pourront reconstruire, et quels montants ils toucheront en indemnisations.Les règles sont claires : dans les zones où des inondations risquent de se produire à nouveau dans un horizon de 0 à 20 ans, les maisons qui ont besoin de travaux estimés à 50% de l\u2019évaluation foncière devront être démolies, tout comme celles qui sont considérées comme dangereuses.Les propriétaires seront indemnisés jusqu\u2019à concurrence de 200 000$, plus 50 000$ s\u2019ils cèdent leur terrain à la municipalité.Dans les zones d\u2019inondations de 20 à 100 ans, les propriétaires peuvent reconstruire en respectant certaines normes pour rendre leur maison moins vulnérable en cas de crue.Fin des passe-droits Québec n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019accorder des dérogations, comme il l\u2019avait fait en Montérégie à la suite des inondations de 2011.Le gouvernement Charest avait alors décidé de contrevenir à sa propre «Politique de protection des rives».Sous la pression des municipalités, il avait permis la reconstruction de résidences détruites par les crues de la rivière Richelieu et de la baie Missisquoi, dans des zones qui risquaient d\u2019être de nouveau inondées au cours des prochaines années.Les inondations de ce printemps ont été beaucoup plus importantes que celles de 2011, a souligné le ministre Martin Coiteux.Consultations publiques Pour s\u2019assurer du respect de ces règles, le gouvernement désignera des zones d\u2019intervention spéciales pour une durée de 18 mois, dans les secteurs les plus à risque des municipalités inondées.Des consultations publiques auront lieu à ce sujet le 10 juillet.Les citoyens pourront notamment se prononcer sur la création de comités d\u2019experts chargés d\u2019évaluer les demandes de dérogations, dans des cas exceptionnels, pour permettre certaines reconstructions en zones inondables.Les zones à risque Le ministre Heurtel a aussi annoncé pour l\u2019automne prochain un forum chargé de se pencher sur toute la gestion des risques liés aux inondations.On y discutera notamment de la mise à jour des cartes des zones inondables, qui ne tiennent pas toujours compte des données les plus récentes et qui sont méconnues par la vaste majorité des résidants de ces secteurs.Finies, les reconstructions en zones inondables l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 4 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Brault & Martineau Pour le meilleur et pour le prix {| PROFITEZ D\u2019UN CONGÉ DE TAXES ! 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avances d'argent et les ; Chèques; auquel s \u2018ajoutent ; la ou les mensualités de la période visée par le relevé, ie montant des achats à palement reporté exigible à la date du relevé, tout montant en souffrance et toute autre somme prévue par le contrat de la | | Achat à palement réporté | 2190% | 1,80% 21,90$ carte.|| n'y a aucuns frais d'adhésion/renouvellement qui s'appliquent selon la carte demandée ou utilisée pour procéder à l'achat, Détails en magasin.- ACTUALITÉS LOUIS-SAMUEL PERRON Un«prédateur sexuel»qui cherchait à tout prix à assouvir son «plaisir sexuel» au détriment de jeunes athlètes en «situation d\u2019infériorité ».Un entraîneur manipulateur qui « tissait sa toile » pour agresser sexuellement des adolescentes sous son «emprise».L\u2019ex-entraîneur de ski Bertrand Charest a été reconnu coupable hier matin de crimes sexuels à l\u2019endroit de neuf jeunes skieuses dans les années 90.Debout dans le box des accusés, Bertrand Charest n\u2019a pas bronché pendant la lecture du verdict hier matin au palais de justice de Saint-Jérôme.En raison d\u2019une preuve « accablante » et des témoignages «crédibles et fiables» des victimes, le juge Sylvain Lépine a reconnu coupable l\u2019accusé de 37 des 57 chefs d\u2019accusation d\u2019agression sexuelle, d\u2019agression sexuelle causant des lésions et d\u2019exploitation sexuelle sur une adolescente en position d\u2019autorité.Il fait face à une peine d\u2019emprisonnement maximale de 14 ans pour avoir forcé une de ses victimes de 14 ans à se faire avorter.«L\u2019accusé a agi comme un véritable prédateur tissant sa toile soigneusement pour y attirer des jeunes femmes, des adolescentes, et exercer sur elle un ascendant total.Sa recherche du plaisir sexuel n\u2019avait aucune limite, alors qu\u2019il était en position d\u2019autorité sur ces jeunes espoirs canadiens du ski de compétition», a dit le juge Lépine.D e 1 9 9 1 à 1 9 9 8 , Bertrand Charest a utilisé ses victimes, alors âgées de 12 à 19 ans, pour «assouvir ses besoins en matière sexuelle», a déterminé le juge.Il avait même un « contrôle total du point de vue émotif, sportif et psychologique» sur toutes ses victimes, des jeunes skieuses d\u2019élite qu\u2019il entra înait et qui n\u2019étaient pas en mesure de consentir à ces relations sexuelles.De 1996 à 1998, Bertrand Charest travaillait au sein du programme de développement de l\u2019équipe féminine de ski de Canada Alpin.Dans sa décision, le juge écorche le travail de la défense pendant le procès.«Non seulement les contre-interrogatoires n\u2019ont pas servi la défense, mais dans plusieurs cas, les réponses n\u2019ont qu\u2019amplifié la preuve de la poursuite.[.] La défense a échoué dans ses tentatives répétées d\u2019ébranler les plaignantes.Leur crédibilité n\u2019a été qu\u2019accentuée», souli- gne-t-il.Bertrand Charest n\u2019a pas témoigné pour sa défense.Ber t rand Cha rest a été acquitté de 18 chefs en raison de preuves insuffisantes.Le juge Lépine n\u2019a ainsi pas cru sans l\u2019ombre d\u2019un doute 3 des 12 vic times, dont l\u2019identité était protégée.Plusieurs d\u2019entre elles éta ient présentes dans la salle d\u2019audience.Notons que deux des chefs n\u2019ont pas été retenus parce que les crimes allégués auraient été commis à l\u2019étranger.Les parties seront de retour en cour le 23 août prochain pour l\u2019évaluation psycho- sexuelle de Bertrand Charest en vue des observations sur la peine.L\u2019homme de 51 ans se trouve déjà derrière les barreaux depuis deux ans.Bertrand Charest coupable Il a « agi comme un véritable prédateur », a dit le juge Sylvain Lépine «[Le juge] a dit que les victimes avaient une très grande crédibilité, je pense que c\u2019est important de prendre en considération que même 20 ans plus tard, ces victimes-là ont porté plainte, ont rendu témoignage et ont été crues par le tribunal», a affirmé Me Caroline Lafleur, procureure de la Couronne «Je ne peux pas dire que je suis surpris.Il y a plusieurs victimes qui sont venues témoigner.Pour la plupart, le témoignage était effectivement convaincant, donc on n\u2019est pas surpris de la décision qui a été rendue.[.] M.Charest a été très déçu de la [décision].Il s\u2019attendait peut-être à avoir moins de chefs sur lesquels il serait trouvé coupable.Il accepte la décision du juge», a dit MeAntonio Cabral, procureur de la défense.« UNE TRÈS GRANDE CRÉDIBILITÉ » Zoé* Coupable : 3 chefs sur 4 «Âgée de 14 ans, [Zoé] aura sa première relation sexuelle complète avec l\u2019accusé.Elle décrit avec certitude et clarté l\u2019avortement que lui fait obtenir l\u2019accusé, les fellations et les attouchements [.] entre 1992 et 1994 ainsi que plusieurs relations sexuelles.» Sophie Coupable : 4 chefs sur 8 «[Sophie] raconte les nombreux attouchements de nature sexuelle ainsi que les relations sexuelles complètes au Québec et en Europe.De 1992 à 1998, la plaignante sera aux prises constamment avec les gestes de l\u2019accusé au point de fuguer et fuir l\u2019accusé.À Toronto, l\u2019accusé en érection se colle sur elle sur le lit dans la chambre d\u2019hôtel.» Chantal Coupable : 12 chefs sur 13 «[Chantal] décrit avec précision les caresses sur les fesses et les seins, la répétition des gestes, l\u2019incitation à lui toucher le pénis, les masturbations et relations sexuelles complètes de janvier 1996 et octobre 1997.» Léa Coupable : 8 chefs sur 8 «[Léa] va décrire avec précision les baisers, les attouchements de nature sexuelle et sa première relation sexuelle complète avec l\u2019accusé.[.] Elle aura de nombreuses relations sexuelles, dont certaines, au domicile de l\u2019accusé.» Kim Coupable : 3 chefs sur 6 «[Kim] explique avec détails que l\u2019accusé lui met la main dans son pantalon et la masturbe.Un peu plus tard, l\u2019accusé l\u2019embrasse langoureusement à la maison.Elle est aussi victime d\u2019attouchements sur les fesses et les seins entre 1996 et 1998.» Amy Coupable : 2 chefs sur 3 «C\u2019est avec un souvenir très précis qu\u2019[Amy] décrit les humiliations et les attouchements répétitifs dont elle est l\u2019objet.Elle doit repousser l\u2019accusé constamment lors d\u2019une séance de massage où celui-ci lui touche les fesses et les seins, se plaçant par-dessus elle.» Bianca Coupable : 2 chefs sur 2 «Alors qu\u2019elle est âgée de 15 ans et l\u2019accusé de 27 ans, [Bianca] explique avec détails un baiser donné sur la bouche et la morsure aux fesses à Mont-Tremblant entre 1991 et 1992 dans un contexte où l\u2019accusé lui dit vouloir être son premier amant.» Mia Coupable : 2 chefs sur 5 «[Mia] relate les baisers, les attouchements aux fesses, les câlins et les morsures aux fesses à divers endroits, dont Mont-Tremblant entre 1994 et 1996.» Jeanne Coupable : 1 chef sur 3 «Alors que [Jeanne] est âgée de 15 ans, l\u2019accusé lui déclare son amour.Il l\u2019embrasse sur la bouche [.].» Nancy Coupable : 0 chef sur 2 Cindy Coupable : 0 chef sur 1 Rose Coupable : 0 chef sur 2 * Noms fictifs COUPABLE DE 37 CHEFS D\u2019ACCUSATION SUR 57 PHOTO SIMONGIROUX, LA PRESSE Me Marie-Nathalie Tremblay, Me Caroline Lafleur, procureure de la Couronne, et Me Antonio Cabral, procureur de la défense, au procès de Bertrand Charest hier au palais de justice de Saint-Jérôme.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Bertrand Charest fait face à une peine d\u2019emprisonnement maximale de 14 ans pour avoir forcé une de ses victimes de 14 ans à se faire avorter.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 6 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 NOUS PAYONS LES TAXES PROFITEZ DE CETTE OFFRE JUSQU\u2019AU 2 JUILLET BoConcept Laval | www.boconcept.com ACTUALITÉS T ous ceux qui l\u2019ont vécu vont encore le dire, cette année.Ils le disent tous les ans.Je fais partie d\u2019eux.Aujourd\u2019hui ou demain, sur une terrasse ou devant la télé, ça va être plus fort que nous.Entre deux gorgées de bière ou d\u2019eau, on va laisser tomber : « C\u2019est l\u2019fun, la Saint-Jean, mais c\u2019est pus comme dans le temps, quand on fêtait sur la montagne.» Quand on va prononcer le mot «montagne », nos yeux vont s\u2019embrumer.Une odeur de gazon, de fleurs et de pot va nous monter au nez.Des chansons vont jouer dans notre tête.Et des images de bonheur vont nous remplir le cœur.La Saint-Jean sur la montagne fait partie à jamais de l\u2019imaginaire québécois.Même ceux qui n\u2019ont pas vécu ça, même ceux qui n\u2019étaient pas nés s\u2019ennuient de ça.Imaginez ceux qui étaient là.Comme moi.Ça n\u2019a duré que deux petites années : 1975 et 1976.Mais ce furent les deux plus belles Saint-Jean de tous les temps.En 1975, la fête a duré cinq jours.Pas cinq heures.Cinq jours.Elle a rassemblé plus de 1 million de personnes.Pas 20 000.Pas 100 000.Un million.Peut-être deux.On y a présenté 250 spectacles.Pas un, pas deux.250.Point culminant : l\u2019interprétation d\u2019Un peu plus haut, un peu plus loin par Ginette Reno.Quarante-deux ans plus tard, ça demeure le plus grand moment de l\u2019histoire du spectacle québécois.Toutes les étoiles étaient alignées pour créer cet instant d\u2019éternité.La chanson raconte l\u2019histoire de quelqu\u2019un qui gravit une montagne.Quelqu\u2019un porté par son ambition, qui choisit d\u2019aller plus haut, plus loin, au risque d\u2019abandonner ses amours du passé.Au risque de ne plus jamais être celui qu\u2019il était.Cette chanson, c\u2019est ce que vivaient les Québécois collectivement.Une ascension rapide et déterminée.Qui donnait le vertige.Elle était chantée, que dis-je, elle était propulsée, mise en orbite, par la voix du peuple, la voix du monde.Sans prétention.Sans intention.Juste un bloc d\u2019émotion.Qui explose devant nous.Et en nous.À la fin de la prestation de Ginette, le Québec venait d\u2019arriver quelque part.Venait d\u2019atteindre un sommet.Venait de planter son drapeau plus haut que jamais.Cette réalisation, on la doit à la chanson de Ferland, au talent de Ginette et à la montagne.Ça prenait les trois : la toune, la voix et l\u2019endroit.Les moments trop grands ne se vivent pas en dedans.Les moments trop grands ne se vivent pas en bas.Ils se vivent dehors et en haut.Après un tel succès, on a fait un rappel l\u2019année suivante.Et vécu, sur la montagne, une autre page d\u2019histoire.Le spectacle 1 x 5 réunissant Vigneault, Charlebois, Ferland, Léveillée et Deschamps.Tous les monuments bien vivants.Les gens du pays ne s\u2019étaient jamais aussi bien laissé parler d\u2019amour.Quelques mois plus tard, le PQ prend le pouvoir et met fin à la fête sur la montagne.On veut décentraliser les festivités dans les parcs.Protéger le site de la montagne qui croulait sous les déchets.De belles intentions, mais le party n\u2019a plus jamais été le même.C\u2019est agréable de célébrer avec ses voisins dans le petit parc d\u2019en face, mais être tout le monde en même temps à la même place, c\u2019est euphorique.Ironiquement, c\u2019est sous un gouvernement libéral que le Québec a vécu ses Saint-Jean les plus mémorables.Avec le PQ, c\u2019est devenu une fête nationale.Étatique.Une fête de fonctionnaires.Tandis qu\u2019en 1975 et 1976, c\u2019était la fête des révolutionnaires.Et on a révolutionné.Voilà pourquoi, ce weekend, on va encore radoter sur les Saint-Jean d\u2019avant.Sur les Saint-Jean sur la montagne.Caché en nous, il y a toujours l\u2019espoir d\u2019y retourner.Je sais, en 2017, c\u2019est impensable.Il faut protéger l\u2019environnement.Il faut protéger la montagne de la pollution humaine.Mais si on promettait d\u2019être propres, propres, propres?Si on promettait de ne pas se répandre ?Il y a sûrement moyen d\u2019organiser un rassemblement paisible sur notre montagne.S\u2019il faut y aller tout nus pour ne rien endommager, on va y aller tout nus.Solidaires et nus.Mais il faut trouver une façon de se rejoindre tout en haut.De culminer ensemble.De se rapprocher du ciel , le temps d\u2019un show.Ça fait 40 ans qu\u2019on boude notre plaisir ; 40 ans, cette année, qu\u2019on fête partout ailleurs ; 40 ans qu\u2019on se dit que c\u2019était meilleur avant.Essayons de penser à une fête sur la montagne qui serait à la fois bleue et verte.Où l\u2019on pourrait à la fois, fêter le Québec et la planète.Sans rien saccager.En étant respectueux de l\u2019environnement.La montagne est le plus bel endroit de Montréal.Je comprends qu\u2019en n\u2019y allant pas, on le conserve.Mais on le conserve pour quoi ?Pour que les autres générations puissent ne pas y aller aussi ?Un jour de fête nationale, c\u2019est tout indiqué pour prouver qu\u2019on est capables de faire attention à notre terre, à l\u2019endroit où l\u2019on vit.Retournons célébrer sur la montagne, montrer qu\u2019on sait vivre.Qu\u2019on sait vivre ensemble.Tous ensemble.En attendant, bonne Saint- Jean où que vous soyez ! Vive le Québec un peu plus haut, un peu plus loin! Retourner sur la montagne STÉPHANE LAPORTE COLLABORATION SPÉCIALE CHRONIQUE PHOTO RENÉ PICARD, ARCHIVES LA PRESSE La Saint-Jean sur la montagne fait partie à jamais de l\u2019imaginaire québécois.Même ceux qui n\u2019ont pas vécu ça, même ceux qui n\u2019étaient pas nés s\u2019ennuient de ça, écrit notre chroniqueur.En 1976, le PQ prend le pouvoir et met fin à la fête sur la montagne.On veut décentraliser les festivités dans les parcs.Protéger le site de la montagne qui croulait sous les déchets.De belles intentions, mais le party n\u2019a plus jamais été le même.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 Les rabais s\u2019appliquent à nos prix ordinaires, à moins d\u2019indication contraire.PROMO CRÉDIT LA BAIE D\u2019HUDSON : Exceptions \u2013 Produits de beauté, parfums et gros électros.D\u2019autres exceptions s\u2019appliquent.Précisions en magasin et en ligne.10% de rabais sur les articles de jardin.La Baie d\u2019Hudson, Crédit La Baie d\u2019Hudson, Primes La Baie d\u2019Hudson, hbc.com et leurs logos respectifs sont des marques de commerce de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.Le crédit est accordé par la Banque Capital One (succursale canadienne).Capital One est une marque déposée de Capital One Financial Corporation, utilisée sous licence.Mastercard est une marque de commerce déposée et le logo des deux cercles imbriqués est une marque de commerce de Mastercard International Incorporated.LIVRAISON SANS FRAIS : Nous vous accorderons un rabais équivalant au coût de la livraison locale.Précisions en magasin.Vêtements de bain et cache-maillots pour femme \u2013 Exceptions : Maaji, L*Space, Vitamin A, PilyQ, Dolce Vita, Body Glove, Everyday Sunday et articles dont le prix se termine par 99¢.Maillots de bain pour homme \u2013 Exceptions : Diesel, Hurley, Michael Kors, O\u2019Neill, Orlebar Brown, Original Penguin, Parke & Ronen, Quiksilver, Under Armour, Vilebrequin, Nike et articles dont le prix se termine par 99¢.40% de rabais Maillots de bain pour homme Au rayon des vêtements de bain.Exceptions ci-dessous.40% de rabais Vêtements de bain et cache-maillots pour femme Au rayon des vêtements de bain.Exceptions ci-dessous.40% de rabais Vêtements mode KARL LAGERFELD PARIS, I.N.C INTERNATIONAL CONCEPTS, H HALSTON et autres pour femme Des exceptions s\u2019appliquent; précisions en magasin.JUSQU\u2019À 60% DE RABAIS CHOIX DE MATELAS 1000$ de rabais 59999 Ord.1599,99$ Duo-sommeil grand lit à plateau standard Aviana de SEALY 50% DE RABAIS SUR LES MEUBLES EN CUIR ITALIEN TANNÉ NATUZZI EDITIONS 1400$ de rabais 1399$ Ord.2799$ Canapé en cuir italien tanné rouge Naples de NATUZZI EDITIONS, 2,2 m 1600$ de rabais après le rabais additionnel de 200$ sur les meubles en stock Ord.2799$ Solde 1199$ ÉCONOMISEZ SUR LES GROS ÉLECTROS KITCHENAID, BOSCH, LG ET GE 300$ de rabais 129998 Ord.1599,98$ Duo-lessive GE 100$ de rabais Laveuse à chargement par le dessus, 4,9 pi3 Ord.799,99$ Solde 699,99$ 88841875 200$ de rabais Sécheuse, 7,2 pi3 Ord.799,99$ Solde 599,99$ 88842137 200$ de rabais additionnel sur les meubles NATUZZI EDITIONS en stock Exception : Commandes spéciales.Tant qu\u2019il y en aura.Précisions en magasin.SOLDE DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE 15%DE RABAIS ADDITIONNEL SUR PRESQUE TOUT EN MAGASIN ET À LABAIE.COM avec la carte MastercardMD La Baie d\u2019Hudson ou la carte de crédit La Baie d\u2019Hudson.Comprend la marchandise à prix ordinaire, de solde et de liquidation.Précisions ci-dessous.DÈS LE VENDREDI 23 JUIN 2017 Enmagasin le vendredi 23 juin et en ligne le vendredi 23 et le samedi 24 juin (code promo :BAPTISTE).Tous les magasins seront fermés le samedi 24 juin 2017, jour de la Saint-Jean-Baptiste.MAGASINEZ À LABAIE.COM Livraison locale sans frais des matelas, meubles et gros électros à l\u2019achat d\u2019une protection Total Guard.Précisions ci-dessous.SOYEZ PRÊTS! Vous déménagez? Ram 1500 ?2017 (moteurs à essence uniquement) PASSEZ CHEZ VOTRE CONCESSIONNAIRE CHRYSLER | DODGE | JEEP® | RAM DU QUÉBEC camionram.ca/offres \u2022 dodge.ca/offres 18 000 $ CE QUI REPRÉSENTE DES RABAIS totaux allant jusqu\u2019à ?de RABAIS SUR LE PDSF DES RAM 1500 2017 L\u2019OFFRE PREND FIN LE 30 JUIN Le consommateur avisé lit les petits caractères : \u2020\u2020 L\u2019offre à la location jusqu\u2019à 39 mois est offerte aux clients admissibles par l\u2019entremise de Location SCI et est applicable sur les nouveaux modèles 2017 admissibles chez les concessionnaires participants, sur approbation de crédit.Les rabais et les remises sont déjà inclus et ces offres ne peuvent être combinées avec aucune autre offre.Allocation annuelle de 18 000 km.Frais de 0,16 $ plus taxes du kilomètre excédentaire.L\u2019acompte, le dépôt de sécurité et le premier versement mensuel sont payables à la signature du contrat.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule.?Le rabais de 25 % calculé sur le PDSF (qui correspond à un rabais total allant jusqu\u2019à 18 000 $ sur les modèles Ram 1500 et 12 500 $ sur les modèles Dodge Grand Caravan 2017) est offert aux clients au détail à l\u2019achat/à la location de tout modèle Ram 1500 2017 ou Dodge Grand Caravan 2017 chez les concessionnaires participants du Québec entre le 1er et le 30 juin 2017.Le rabais est calculé sur la base du PDSF plus les options, les frais de transport et de climatiseur et les frais sur les pneus.Il sera déduit du prix négocié avant les taxes.Le rabais sur le PDSF ne peut, en aucun cas, être combiné à un boni au comptant ou à une remise au comptant (à l\u2019exception du boni à la location Grand Caravan de 1 500 $ lorsque applicable).Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule (lorsque applicable).Certaines conditions s\u2019appliquent.Dans la limite des stocks.\u2021 Le boni au comptant à la location s'applique sur certains modèles Dodge Grand Caravan 2017 neufs sélectionnés et loués entre le 1er et le 30 juin 2017 seulement auprès des concessionnaires participants.Dans cette annonce, le boni à la location de 1 500 $ sera déduit du prix négocié après l\u2019application des taxes.Les modèles Dodge Grand Caravan 2017 (modèles SE/CVP) sont exclus.\u2020\u2020, ?, \u2021.Les offres de cette annonce s\u2019appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants du 1er au 30 juin 2017, sauf indication contraire dans le corps de l\u2019annonce, et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1 795 $) et les frais sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d\u2019achat ou de location.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés aux prix d\u2019achat tout inclus des véhicules annoncés.L\u2019immatriculation, l\u2019assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à la signature du contrat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 Dodge \u2022 Jeep® \u2022 RAM Rabais maximal applicable sur les modèles Ram 1500 Crew Cab 4X4 Édition Laramie LongHorn 2017 Rabais maximal applicable sur les modèles Dodge Grand Caravan GT 2017 BONI ADDITIONNEL DE 1500$\u2021 APPLICABLE À LA LOCATION SUR LA PLUPART DES MODÈLES DODGE GRAND CARAVAN 2017 JUSQU\u2019À 39 MOIS LOCATION À PARTIR DE 0%\u2020\u2020 + VOUS REBÂTISSEZ VOTRE HISTORIQUE DE CRÉDIT ?TAUX NON PRÉFÉRENTIELS À PARTIR DE SEULEMENT 4,99 % SUR APPROBATION DE CRÉDIT?dodge.ca/offres \u2022 jeep.ca/offres Le consommateur avisé lit les petits caractères : ! L\u2019offre à la location jusqu\u2019à 39/60/51 mois (équivalant à 78/120/51 paiements) est offerte aux clients admissibles par l\u2019entremise de Location SCI et est applicable sur les nouveaux modèles 2017 admissibles chez les concessionnaires participants, sur approbation de crédit.Les rabais et les remises sont déjà inclus et ces offres ne peuvent être combinées avec aucune autre offre.Allocation annuelle de 18 000 km.Frais de 0,16 $ plus taxes du kilomètre excédentaire.L\u2019acompte, le dépôt de sécurité et le premier versement mensuel sont payables à la signature du contrat.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule.± Les taux de financement à l\u2019achat à partir de 0 % jusqu\u2019à 84 mois (modèles Dodge Journey 2017, à l\u2019exclusion des modèles SE et SE Plus) et à partir de 0 % jusqu\u2019à 72 mois (modèles Jeep Cherokee 2017, à l\u2019exclusion des modèles Sport, et modèles Jeep Grand Cherokee 2017) sont offerts aux clients admissibles sous réserve de l\u2019approbation de crédit par la RBC Banque Royale, la Banque Scotia ou Financement auto TD et sont applicables sur les modèles 2017 sélectionnés susmentionnés.Exemple de financement : Un montant de 30 000 $, financé à un taux de 0 % pour 84/72 mois sans aucun acompte (0 $), équivaut à 182/156 paiements aux deux semaines de 164,84 $/192,31 $, des frais de crédit de 0 $ et une obligation totale de 30 000 $.?Financement à taux non préférentiel sur modèles sélectionnés avec approbation de crédit.Financement de 4,99 % disponible sur modèles 2017 sélectionnés.Exemple de financement : Un montant de 30 000 $, financé à un taux de 4,99 % pour 84 mois, équivaut à 182 paiements aux deux semaines de 195,45 $, des frais de crédit de 5 571,90 $ et une obligation totale de 35 571,90 $.* Les remises au comptant sont offertes sur certains modèles neufs 2017 sélectionnés et sont déduites du prix négocié avant l\u2019application des taxes.Une remise au comptant de 1 500 $ est applicable sur les modèles Dodge Journey 2017 (à l\u2019exclusion des modèles Dodge Journey SE et SE Plus 2017, qui se qualifient pour une remise de 500 $).** Les prix de départ des véhicules montrés incluent les remises/bonis au comptant et n'incluent pas les options (par exemple, certaines teintes de peinture).Les options sont disponibles moyennant des coûts additionnels.Les modèles montrés peuvent différer légèrement des modèles qui sont commercialisés au Canada.° Le boni au comptant de 1 500 $ s'applique sur certains modèles Jeep Cherokee 2017 sélectionnés, achetés/loués entre le 1er et le 30 juin 2017 seulement auprès des concessionnaires participants.Dans cette annonce, le boni au comptant de 1 500 $ s\u2019applique aux modèles Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2017 (KLJH74 + 27E + ADE), et sera déduit du prix négocié après l\u2019application des taxes.\u2020 Le boni au comptant de 2 000 $ s'applique sur certains modèles Jeep Grand Cherokee 2017 sélectionnés, achetés/loués entre le 1er et le 30 juin 2017 seulement auprès des concessionnaires participants.Dans cette annonce, le boni au comptant de 2 000 $ s\u2019applique aux modèles Jeep Grand Cherokee Trailhawk 4X4 2017 (WKJR74 + 23J) et Jeep Grand Cherokee Laredo 4X4 2017 (WKJH74 + 23E), et sera déduit du prix négocié après l\u2019application des taxes.?Le loyer ne peut pas être payé à la semaine; le paiement hebdomadaire est donné à titre indicatif seulement.^ Selon la sous-segmentation de Jeep, basée sur les véhicules compacts utilitaires sport et les multisegments, y compris les Chevrolet Trax, Mitsubishi Outlander, Subaru Crosstrek, Hyundai Tucson, Kia Sportage, Mazda CX3 et Volkswagen Tiguan.!, ±, ?, *, **, 0, \u2020, ?, ^.Les offres de cette annonce s\u2019appliquent à la livraison au détail des modèles neufs sélectionnés achetés auprès des concessionnaires participants du 1er au 30 juin 2017, sauf indication contraire dans le corps de l\u2019annonce, et peuvent être modifiées ou prolongées sans préavis.Les frais de transport (1 795 $) et les frais sur le climatiseur (le cas échéant) sont compris dans le prix d\u2019achat ou de location.Aucuns frais supplémentaires ne seront ajoutés aux prix d\u2019achat tout inclus des véhicules annoncés.L\u2019immatriculation, l\u2019assurance, les droits sur les pneus neufs (15 $) et les taxes applicables sont en sus et seront exigés à la signature du contrat.Un acompte peut être demandé.Le concessionnaire peut devoir échanger un véhicule (lorsque applicable).Le concessionnaire peut vendre ou louer à prix moindre.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voyez votre concessionnaire participant pour les détails et conditions.MC Le logo SiriusXM est une marque de commerce enregistrée de SiriusXM Satellite Radio inc.Coop publicitaire des concessionnaires Chrysler \u2022 Dodge \u2022 Jeep® \u2022 RAM Prix de départ du modèle Jeep Grand Cherokee Trailhawk 4X4 2017 montré, incluant un boni au comptant de 2 000 $\u2020 : 57 390 $** JEEP GRAND CHEROKEE LAREDO 4X4 2017 OU 399$! PAR MOIS @ LOUEZ À PARTIR DE : 0% POUR 51 MOIS AVEC UN ACOMPTE DE 3 730 $ ET UN DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 500 $ FINANCEMENT À L\u2019ACHAT À PARTIR DE : ET AUCUN ACOMPTE 0%±72 MOIS JUSQU'À DODGE JOURNEY SE 2017 JEEP CHEROKEE SPORT 4X2 2017 159$! BIMENSUEL LOUEZ À PARTIR DE : POUR 60 MOIS AVEC UN ACOMPTE DE 2 851 $ ET UN DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 500 $ OU SUR D\u2019AUTRES MODÈLES JEEP CHEROKEE 2017 SÉLECTIONNÉS, À L\u2019EXCLUSION DES MODÈLES SPORT.FINANCEMENT À L\u2019ACHAT À PARTIR DE : ET AUCUN ACOMPTE 0%±72 MOIS JUSQU'À 74$ PAR SEMAINE?ÉQUIVAUT À @ 0% POUR 39 MOIS AVEC UN ACOMPTE DE 3 275 $ ET UN DÉPÔT DE SÉCURITÉ DE 500 $ 129$! BIMENSUEL LOUEZ À PARTIR DE : OU SUR D\u2019AUTRES MODÈLES DODGE JOURNEY 2017 SÉLECTIONNÉS, À L\u2019EXCLUSION DES MODÈLES SE ET SE PLUS.FINANCEMENT À L\u2019ACHAT À PARTIR DE : ET AUCUN ACOMPTE 0%± 84 MOIS JUSQU'À 60$ PAR SEMAINE?ÉQUIVAUT À Prix de départ du modèle Jeep Cherokee Trailhawk 4X4 2017 montré, incluant un boni au comptant de 1 500 $º : 38 785 $** JEEP COMPASS 4X4 2017 COMPLÈTEMENT REDESSINÉ ÉCRAN TACTILE DE 8,4 POUCES LE PLUS GRAND DE LA CATÉGORIE^ CAMÉRA DE RECUL PARKVIEWMD PLUS DE 65 CARACTÉRISTIQUES DE SÉCURITÉ DE SÉRIE ET LIVRABLES NOUVEAU Prix de départ du modèle Dodge Journey Crossroad 4X2 2017 montré, incluant une remise au comptant de 1 500 $* : 34 685 $** ACTUALITÉS MARIE-EVE MORASSE Face à la surpopulation dans ses écoles, la Commission scolaire de Montréal entend se réapproprier au cours des prochaines années des immeubles dont elle est propriétaire.En conséquence, des organismes communautaires, mais parfois aussi des écoles, doivent déménager.C\u2019est le cas du Cent re d\u2019intégration scolaire, situé dans le quartier Rosemont.L\u2019établissement, organisme à but non lucratif, accueille une centaine d\u2019élèves de 7 à 18 ans.Ceux-ci sont orientés vers le Centre par six commissions scolaires, dont la CSDM.«Ce sont des élèves qui ont des troubles de comportement.[Les établissements] n\u2019ont plus de ressources à leur offrir dans leur milieu, donc ils nous les envoient pour qu\u2019on arrive à les récupérer, leur redonner le goût à l\u2019école.Ils sont amochés, ce sont des jeunes assez fragiles.La police est ici régulièrement », dit Ysabelle Chouinard, directrice générale de l\u2019établissement.Selon toute vraisemblance, l\u2019école devra quitter dans un an les locaux qu\u2019elle occupe depuis deux décennies.La CSDM entend rénover l\u2019endroit au coût de 25 millions.Déloger des élèves pour faire place à d\u2019autres?La directrice générale s\u2019explique mal cette décision.« Ça reste très nébuleux pour nous.Laisser 100 élèves en difficulté sans ressources, je ne comprends pas, dit la directrice.On a fait appel au Ministère, on n\u2019a pas vraiment de réponse.» Le bâtiment de Jeunesse au Soleil convoité L\u2019organisme Jeunesse au Soleil pourrait aussi devoir se trouver de nouveaux locaux dès l\u2019an prochain, à moins de pouvoir acheter l\u2019immeuble dont il est locataire depuis le début des années 80.La Commission scolaire de Montréal prévoit des investissements de 35 millions en 2018 pour aménager 32 classes dans les locaux actuellement occupés par l\u2019organisme, rue Saint-Urbain.«Ce sont des prévisions, il n\u2019y a rien d\u2019arrêté.On a besoin d\u2019immeubles pour des écoles transitoires, qui sont des écoles temporaires, le temps que des travaux ou des agrandissements soient terminés à une école donnée», explique Alain Perron, porte-parole de la CSDM.J e u n e s s e a u S o l e i l confirme toutefois avoir reçu un appel de la CSDM pour discuter officiellement de la question dans une dizaine de jours.« On e s t s u r p r i s , d i t Ernest Rosa , directeur de la gestion immobilière de l\u2019organisme.On parlait avec la CSDM, ça allait bien.C\u2019est quoi, leur plan de match?On ne sait pas, on est dans les nuages.» Comme «une épée de Damoclès» Le Centre de loisirs communautaires Lajeunesse, dans Villeray, a appris à la fin de mai qu\u2019il devrait se trouver de nouveaux locaux, après 28 ans passés dans une bâtisse de la CSDM.Les organismes qui y sont hébergés pourraient devoir quitter les lieux en janvier 2020.«C\u2019est quand même demain», illustre la directrice du Centre, Émilie Leroy.«Il y a plus d\u2019enfants dans Villeray et on ne peut pas être contre le fait de leur offrir des espaces d\u2019apprentissage.C\u2019est difficile de s\u2019opposer au fait que ça va redevenir une école primaire.Ce qu\u2019on trouve dommage, c\u2019est qu\u2019on dirait qu\u2019il y a un problème entre la CSDM et le Ministère, et c\u2019est le communautaire qui en pâtit», dit-elle.Au Centre Lajeunesse, où passent 220 000 personnes chaque année, l\u2019annonce est venue comme une surprise ce printemps.«Il y avait une épée de Damoclès depuis les dernières années, vu que le bâtiment appartient à la CSDM, mais jamais à ce point-là», dit Émilie Leroy.Un comité de consultation a été mis sur pied par la Ville pour tenter de trouver un autre endroit où loger le centre.On envisage notamment de s\u2019installer dans l\u2019ancien hôpital chinois, bâtiment laissé à l\u2019abandon depuis plusieurs années.Au Conseil des commissaires, cette semaine, le commissaire Kenneth George estimait que la CSDM n\u2019avait guère le choix d\u2019agir ainsi.« Si on ne bouge pas, des parents d\u2019enfants pourraient se demander : \u201cEst-ce que mon enfant pourra aller à l\u2019école près de chez moi?\u201d Je n\u2019ai pas de problème à reconnaître les inquiétudes des organismes si on reconnaît les inquiétudes des parents.» Le milieu communautaire est complémentaire aux écoles, rappelle pour sa part la directrice du Centre de loisirs communautaires Lajeunesse.« On fait du parascolaire : après l\u2019école, les enfants et les parents viennent au Centre pour les activités, on fait partie de leur vie de quartier.Il y a une maison des jeunes où les adolescents peuvent venir.C\u2019est tout un milieu de vie qui risque de s\u2019effriter», s\u2019inquiète Émilie Leroy.SURPOPULATION DANS LES ÉCOLES La CSDM veut reprendre ses bâtiments PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE La Commission scolaire de Montréal entend reprendre le Centre d\u2019intégration scolaire, situé dans le quartier Rosemont, le bâtiment de Jeunesse au Soleil, rue Saint-Urbain, et celui du Centre de loisirs communautaires Lajeunesse, dans Villeray.LOUIS-SAMUEL PERRON Une pharmacienne dépendante aux médicaments analgésiques a été reconnue coupable par son ordre professionnel d\u2019avoir volé à plusieurs reprises des médicaments à l\u2019hôpital Santa Cabrini, où elle travaillait.Lucie Cayer a également entravé l\u2019enquête du syndic en mentant sur ses antécédents criminels et sur son départ houleux de l\u2019armée, une infraction «grave et sérieuse».Sa sanction n\u2019a pas encore été déterminée.Ph a rma c ien ne depu i s 19 8 7, Lucie Cayer a admis avoir volé à trois reprises des comprimés d\u2019oxazépam et de lorazépam pendant une période de trois mois à l\u2019hôpital Santa Cabrini en 2014.Ces deux médicaments servent à traiter l\u2019anxiété.La pharmacienne d\u2019expérience a plaidé coupable à trois autres chefs d\u2019accusation déontologiques, indique la décision rendue par le comité de discipline de l\u2019Ordre des pharmaciens du Québec le 6 juin dernier.Lucie Cayer, qui ne travaille plus pour l\u2019hôpital montréalais, utilisait des prétextes pour tromper ses confrères et obtenir des ordonnances de médicaments et de stupéfiants.Elle a également plaidé coupable d\u2019avoir entravé le travail du syndic en «déclarant faussement» n\u2019avoir jamais été reconnue coupable d\u2019une infraction criminelle.La nature de cette infraction n\u2019a pas été révélée.Plus de 7000 comprimés de Dilaudid Alors qu\u2019elle travaillait à l\u2019hôpital Santa Cabrini, Lucie Cayer consommait des quantités importantes de médicaments analgésiques en raisondedouleurs chroniques aux genoux.De décembre 2010 à août 2014, trois médecins lui ont prescrit plus de 7000 comprimés de Dilaudid, a découvert le syndic de l\u2019Ordre pendant son enquête.Elle aurait ainsi consommé cinq comprimés de ce puissant analgésique tous les jours pendant trois ans et demi.La pharmacienne avait également plaidé non coupable à deux infractions.Dans sa récente décision, le comité de discipline l\u2019a acquittée relativement au vol de deux comprimés et demi de Dilaudid, faute de preuves.Son avocat, Me Denis Lavoie, s\u2019est réjoui de cette décision.«Elle a toujours nié depuis le début et la preuve a démontré que ce n\u2019était pas elle.[.] Je pense que c\u2019est un bon jugement», a-t-il déclaré.Le comité a toutefois reconnue MmeCayer coupable d\u2019entrave à l\u2019enquête du syndic pour avoir «déclaré faussement n\u2019avoir jamais consommé de drogues de rue» et pour avoir fourni de «faux renseignements sur les circonstances entourant ses départs de l\u2019armée canadienne en octobre 1995 et de l\u2019hôpital Santa Cabrini en juin 2014».Pendant l\u2019enquête, Lucie Cayer n\u2019a jamais admis avoir «consommé de l\u2019héroïne» dans le passé et n\u2019a jamais révélé les «véritables raisons de son départ de l\u2019armée», malgré des questions précises du syndic.«L\u2019absence de réponse de [Mme Cayer] ou des réponses évasives retardent ou empêchent l\u2019enquête de la plaignante de progresser», indique le comité de discipline qui a rejeté la défense de bonne foi de la pharmacienne.Le comité rappelle dans sa décision que Lucie Cayer a eu des «implications directes et suspectes» dans des incidents concernant des bris ou des pertes de narcotiques à la pharmacie d\u2019un hôpital militaire.La pharmacienne avait été hospitalisée à deux reprises en 1995 et en 1996 pour des problèmes de consommation de narcotiques.HÔPITAL SANTA CABRINI Une pharmacienne volait des médicaments PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Alors qu\u2019elle travaillait à l\u2019hôpital Santa Cabrini, Lucie Cayer consommait des quantités importantes de médicaments analgésiques en raison de douleurs chroniques aux genoux.Lieu historique Reconnaissance pour le fleuve Le fleuve Saint-Laurent a été désigné lieu historique, hier, par le premier ministre Philippe Couillard.C\u2019est le premier site à recevoir cette désignation, créée en 2012 par la Loi sur le patrimoine culturel.La nouvelle désignation n\u2019aura pas pour effet de restreindre les activités commerciales ou récréatives sur le plan d\u2019eau.Elle pourrait toutefois servir à favoriser la promotion du tourisme ou à encourager la revitalisation des berges.«Ce n\u2019est pas une annonce de nouveaux règlements qu\u2019on fait aujourd\u2019hui, a résumé M.Couillard.C\u2019est une annonce qui est plutôt de l\u2019ordre de la fierté nationale et de l\u2019identité pour les Québécois.» \u2014Martin Croteau Couillard Pas de baisse d\u2019impôt malgré les surplus Malgré le surplus record de 2,5 milliards de la dernière année financière, Philippe Couillard n\u2019entend pas abaisser les impôts.Le premier ministre a affirmé hier qu\u2019il a déjà respecté sa promesse électorale d\u2019affecter une moitié des surplus budgétaires au service de la dette, et l\u2019autre à une baisse du fardeau fiscal.L\u2019abolition de la taxe santé et la hausse de l\u2019exemption de base constituent une baisse du fardeau fiscal de 1,2 milliard, a dit M.Couillard.Il souhaite avant tout réinvestir dans les services publics.L\u2019éducation, la santé et les initiatives de développement économique ont la priorité.\u2014Martin Croteau l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 10 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 DU 22 JUIN AU 2 JUILLET J\u2019ai des douleurs partout.Vous avez trop demandé à votre organisme.Vos muscles ne sont pas des machines douées de force perpétuelle, vous le savez bien et vous l\u2019oubliez souvent.Bon! 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l\u2019édifice 2630 Sherbrooke 819 823-3322 Mercredi et dimanche fermé Café La Brûlerie (Espace Santé Beauté Johanne Verdon) 69, boul.Saint-Joseph, Gatineau 819 778-0109 Néo-Santé 495, rue St-Georges, St-Jérôme 450 436-5548 Uniprix (Espace Santé Beauté Johanne Verdon) 102-8005, boul.du Quartier, Brossard 438-491-2706 L\u2019ALVÉOL 227, rue Principale Ouest, Magog Mercredi et dimanche fermé Ligne sans frais : 1 877 511-3368 L\u2019ALVÉOL (Espace Santé Beauté Johanne Verdon) 407-B, rue Notre-Dame, Repentigny 450 657-2032Mercredi et dimanche fermé L\u2019ALVÉOL 104, suite 100, rte du Président-Kennedy, Lévis Lundi et dimanche fermé Ligne sans frais : 1 877 833-5933 Entrepôt Bio-Actif PRIX IMBATTABLES 880, Michèle-Bohec, suite 108, Blanville Heures d\u2019ouverture : tous les lundis, mardis, mercredis et jeudis de 9h30 à 11h30 Commandes postales Montréal : 1 800 272-1365 Lévis : 1 800 833-5933 Magog : 1 800 511-3368 SANTÉ EN DIRECT Ligne ouverte avec Johanne Verdon sur les ondes de Radio VM 91.3 FM le samedi de 8h00 à 10h00 LA PRESSE À NEW YORK Les écoles juives sur la sellette RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 Selon certains aspects, Naftuli Moster a vécu une jeunesse typique parmi les juifs hassidiques du quartier Boro Park de Brooklyn.Huitième d\u2019une famille de dix-sept enfants, il a fréquenté une yeshiva de la communauté des Belz, école juive privée où il n\u2019a reçu aucun enseignement de l\u2019anglais, des mathématiques, des sciences ou des sciences sociales.Mais son expérience s\u2019est avérée atypique selon d\u2019autres aspects.À la maison, il a été exposé à la langue commune des New-Yorkais, sa mère conversant avec son père non pas en yiddish, mais en anglais.Et il a formé un projet inhabituel pour un garçon de sa communauté : faire des études supérieures pour devenir psychologue.L\u2019idée lui est venue après avoir rencontré un juif hassidique d\u2019Israël qui pratiquait cette profession.« J\u2019étais fasciné par ça », s\u2019est souvenu Naftuli Moster lors d\u2019une entrevue dans les bureaux d\u2019une organisation dont il est le fondateur, à Manhattan.«À l\u2019époque, je pensais que les psychologues pouvaient lire dans la pensée des autres.» Mais le projet n\u2019a pas abouti, ou du moins pas encore.Après ses études secondaires, Naftuli Moster a essuyé un premier échec scolaire en tentant d\u2019être admis dans un des collèges privés les plus réputés de la communauté juive.«Ils m\u2019ont demandé d\u2019écrire une dissertation.Je ne savais pas de quoi ils parlaient.Je n\u2019avais pas les connaissances de base.Tout m\u2019était étranger», a-t-il rappelé.Naftuli Moster a alors dû se rabattre sur le réseau des collèges et universités de la Ville de New York.Il a d\u2019abord décroché un baccalauréat au College of Staten Island, où il a entendu pour la première fois le mot «molécule», puis une maîtrise en travail social au Hunter College.Mais il n\u2019a pas obtenu le doctorat en psychologie dont il rêvait étant jeune.«Je n\u2019étais pas assez fort sur le plan scolaire.Au bout du compte, je me suis contenté du travail social.Ça me dérange.» «J\u2019avais peur» Ma i s Na f t u l i Mo s t e r , aujourd\u2019hui âgé de 30 ans, a puisé dans cet échec le courage nécessaire au combat qu\u2019il mène depuis 2012.Comba t qu i a pou r but d\u2019améliorer la qualité de l\u2019enseignement des matières profanes dans les écoles des communautés hassidiques de Brooklyn.Combat qui l\u2019a mis au ban de sa propre communauté, mais qui a forcé la Ville de New York à réagir.Il se souvient de l\u2019anxiété qui a accompagné les débuts de l\u2019organisation qu\u2019il a fondée et baptisée YAFFED (Young Advocates for Fair Education).« J \u2019avais peur », raconte Naftuli Moster, dont les lunettes rectangulaires encadrent un visage orné d\u2019une barbe blonde.« J\u2019avais peur que quelqu\u2019un s\u2019en prenne à moi.Vous savez, quand vous grandissez dans la communauté hassidique, il n\u2019est pas rare de vivre dans un climat de paranoïa qui vous fait craindre que quelqu\u2019un puisse s\u2019en prendre à vous.Mais j\u2019avais l\u2019impression de me battre pour défendre un droit humain, sans compter que la loi me donnait raison.» De fait , selon la loi de New York, les mineurs qui fréquentent les écoles privées de l\u2019État doivent recevoir un enseignement « au moins pratiquement équivalent » à celui des écoles publiques.Or, Naftuli Moster et son organisation ont recueilli en 2015 des témoignages auprès de 52 parents et anciens élèves alléguant que 39 yeshivas de Brooklyn desservant environ 25 000 garçons ne respectaient pas la loi à cet égard.Selon ces témoignages , l\u2019enseignement de l\u2019anglais et des mathématiques se limitait à 90 minutes par jour pour les élèves de 7 à 13 ans, à raison de quatre jours par semaine.Aucun enseignement de sciences ou d\u2019histoire n\u2019était offert.Pour les garçons, les cours d\u2019anglais cessaient après l\u2019âge de 13 ans.En juillet 2015, YAFFED a déta il lé ces a llégations dans une lettre adressée au département de l\u2019Éducation de la Ville de New York.Le même mois, le département a annoncé le lancement d\u2019une enquête pour déterminer si les yeshivas se conformaient à la loi.Un rapport qui tarde Près de deux ans plus tard, le rapport d\u2019enquête se fait toujours attendre, bien que le département de l\u2019Éducation ait promis à la mi-mai de publier un rapport «provisoire » dans le courant de l\u2019été.P romes s e que Na f t u l i Moster a accueillie avec un certain scepticisme.«Pourquoi parle-t-on d\u2019un rapport \u201cprovisoire\u201d ?En juin 2016, on nous avait promis un rapport définitif pour le mois suivant.Est-ce qu\u2019on doit maintenant les croire ?» demande le fondateur de YAFFED, qui soupçonne la Ville de New York de vouloir éviter tout conflit avec la communauté hassidique à l\u2019approche d\u2019une élection à la mairie prévue en novembre.En attendant la publication de son rapport « provisoire », le département de l\u2019Éducation, par la voix d\u2019une porte-parole, s\u2019est dit « encouragé par le travail accompli [.] pour aider les écoles à apporter des améliorations là où c\u2019est nécessaire afin d\u2019assurer à tous les élèves une éducation de haute qualité».L\u2019avocat représentant les 39 yeshivas a refusé pour sa part de répondre aux questions de La Presse.En août 2016, dans une entrevue au Daily News de New York, il avait accusé les critiques de ces écoles de nourrir « une hostilité à l\u2019égard des écoles hassidiques plutôt qu\u2019un désir de protéger les écoliers hassidiques».Cette accusation n\u2019est pas de nature à surprendre Naftuli Moster.« Bien entendu, certains membres de la communauté ne sont pas contents de notre démarche, dit-il.Ils confondent l\u2019enseignement des matières profanes avec le mal qu\u2019ils observent dans la société américaine.Ils pensent que l\u2019enseignement des mathématiques, de l\u2019anglais, des sciences sociales équivaut à enseigner aux enfants comment être gais ou lesbiennes.D\u2019autres pensent que c\u2019est une perte de temps, qu\u2019il faut s\u2019en remettre à Dieu.» Mais Naftuli Moster se dit réconforté par l\u2019appui de personnes qui partagent ses objectifs sans nécessairement pouvoir le dire sur la place publique.« Elles ont peur que cela leur retombe dessus, dit-il.Évidemment, je n\u2019ai pas cette peur.Je peux supporter la pression.» Il n\u2019y a pas qu\u2019au Québec, que les écoles hassidiques et leur enseignement rigoriste, loin du contrôle de l\u2019État, soulèvent la controverse.À New York, un homme mène le combat pour améliorer l\u2019éducation des membres de sa communauté.PHOTO SETHWENIG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Naftuli Moster se bat depuis 2012 pour améliorer la qualité de l\u2019enseignement des matières profanes (mathématiques, anglais, sciences sociales, etc.) dans les écoles des communautés hassidiques de Brooklyn.Son combat l\u2019a mis au ban de sa propre communauté, mais il a forcé la Ville de NewYork à réagir.QUELQUES CHIFFRES 1,1MILLION Nombre de juifs appartenant aux différentes tendances du judaïsme dans les cinq arrondissements de New York, en 2012.65% Pourcentage des 31 200 foyers juifs du quartier Borough Park de Brooklyn, où vivent plusieurs membres de la communauté des Belz, qui s\u2019identifient comme étant hassidiques, en 2012.59400 Nombre de juifs hassidiques dans le quartier Williamsburg de Brooklyn, où se trouve la plus importante concentration des Satmar à New York, en 2012.101201 Nombre d\u2019élèves du primaire et du secondaire inscrits dans des écoles juives ou des yeshivas de New York au début de l\u2019année scolaire 2016.11% Pourcentage des hommes hassidiques de la région de New York qui avaient décroché au moins un baccalauréat en 2012.Sources : UJA-Federation of New York et département de l\u2019Éducation de New York PHOTOMICHAEL KIRBY SMITH, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES Selon la loi de New York, les mineurs qui fréquentent les écoles privées de l\u2019État doivent recevoir un enseignement «au moins pratiquement équivalent» à celui des écoles publiques.Or, Young Advocates for Fair Education (YAFFED) allègue que 39 yeshivas de Brooklyn desservant environ 25 000 garçons ne respectaient pas la loi à cet égard.«Bien entendu, certains membres de la communauté ne sont pas contents de notre démarche.Ils confondent l\u2019enseignement des matières profanes avec le mal qu\u2019ils observent dans la société américaine.» \u2014 Naftuli Moster l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 12 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 LA PRESSE À NEW YORK RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE Comme la plupart des grandes villes occidentales, NewYork doit affronter la question des accommodements religieux.Or, le maire Bill de Blasio trahit souvent ses idéaux progressistes pour s\u2019assurer l\u2019appui de certaines communautés confessionnelles, dénonceDavid Bloomfield, professeur d\u2019éducation au Collège de Brooklyn et au Centre des hautes études de l\u2019Université de la Ville de NewYork.La Presse s\u2019est entretenue avec lui récemment.Q Quel jugement portez-vous sur la façon dont New York a géré la question de l\u2019enseignement des matières profanes dans les écoles hassidiques de Brooklyn?R Je su is t rès déçu , et ce, pour plusieurs raisons.La première est que le département de l\u2019Éducation a l\u2019obligation d\u2019inspecter ces écoles pour s\u2019assurer qu\u2019elles offrent l\u2019enseignement requis des matières profanes.Et [les responsables du département] n\u2019ont jamais fait ce travail.Q Jamais ?R Ils demandent simplement aux écoles de certifier elles-mêmes qu\u2019elles offrent l\u2019enseignement requis des matières profanes, sans assurer l\u2019inspection prévue par la loi.Q La démarche du groupe YAFFED a cependant forcé le département de l\u2019Éducation à lancer une enquête.R Oui,mais tout lemonde sait depuis longtemps que les écoles hassidiques ne se conforment pas à la loi.Celles-ci continuent de trouver des excuses, et le département de l\u2019Éducation et le bureau du maire semblent prêts à les accepter.Maintenant, vous avez le département de l\u2019Éducation qui enquête tout en fournissant en même temps de l\u2019aide aux écoles afin de corriger les violations à la loi.Ils jouent sur les deux tableaux.Q Ont-ils le droit d\u2019agir ainsi ?R I ls peuvent a ider les écoles à apporter des correctifs là où ils sont nécessaires, mais ils devraient le faire après avoir présenté les conclusions de leur rapport.Pas avant ! Q Que pensez-vous de la promesse du département de l\u2019Éducation de publier son rapport «provisoire» sur les écoles hassidiques au cours de l\u2019été ?R Si vous voulez enterrer un rapport, vous le publiez en plein cœur de l\u2019été.Il générera une faible couverture médiatique et encore moins d\u2019intérêt au sein du public.Et pourquoi ce rapport serait-il seulement « provisoire » ?Ils ont eu amplement le temps d\u2019étudier la question et de publier un rapport définitif.Les écoles hassidiques ont essentiellement reconnu qu\u2019elles ne prodiguaient pas l\u2019enseignement des matières profanes dans les écoles secondaires réservées aux garçons.C\u2019est vraiment là le nœud du problème.Q N\u2019êtes-vous pas étonné que le maire de Blasio, progressiste autoproclamé, soit si discret, voire timide dans ce dossier ?R Le maire veut bien nous faire croire qu\u2019il est progressiste.Mais sur la question des accommodements religieux, il se plie aux intérêts des groupes religieux, qu\u2019ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.Mais c\u2019est particulièrement vrai en ce qui concerne la communauté juive ultraortho- doxe, qui forme un important bloc électoral.Comme vous le savez, le maire sollicite un deuxième mandat en novembre.Ne cherchez pas plus loin pour comprendre son attitude dans ce dossier.Il se plie aux intérêts religieux.«Le maire se plie aux intérêts religieux » PHOTO TODD HEISLER, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES À la recherche d\u2019un deuxième mandat à la mairie de New York, le maire est accusé de se plier aux intérêts des groupes religieux, particulièrement en ce qui concerne la communauté juive ultraorthodoxe, qui forme un important bloc électoral.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 13 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 ENÉTÉ,C\u2019EST QUE JAMAIS MONDE ÉTATS-UNIS RICHARD HÉTU COLLABORATION SPÉCIALE NEW YORK \u2014 «Nous devons être plus généreux », a dit récemment Donald Trump aux sénateurs républicains chargés de rédiger une nouvelle version d\u2019un projet de loi pour abroger et remplacer l\u2019Obamacare.Car la première mouture adoptée par la Chambre des représentants début mai était «dure, dure, dure», a précisé le président des États-Unis, qui l\u2019avait pourtant vantée sur le coup.Hier matin, après des semaines de tractations, ces mêmes sénateurs républicains ont rendu public leur projet de loi.La réaction du chef de la Maison-Blanche?Le texte de 142 pages doit faire l\u2019objet d\u2019«un peu de négociations, mais il sera très bon», a-t-il dit.Traduction libre : la proposition républicaine est encore trop dure.Et la question qui retiendra l\u2019attention de Washington et d\u2019une bonne partie des États- Unis au cours des prochains jours est la suivante : le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, parviendra-t-il à limiter au strict minimum les désertions au sein de son parti et à soumettre le projet de loi à un vote vers la fin de la semaine prochaine?Les républicains détiennent aujourd\u2019hui 52 des 100 sièges au Sénat.Compte tenu du rôle que peut jouer le vice-président pour rompre une égalité 50-50 à la Chambre haute, ils ne peuvent perdre l\u2019appui de plus de deux membres de leur groupe à l\u2019occasion d\u2019un vote pour sonner le glas de l\u2019Affordable Care Act, nom officiel de la loi phare de Barack Obama.Or, quatre sénateurs républicains ont annoncé hier qu\u2019ils n\u2019étaient «pas prêts» à appuyer le texte publié.Il s\u2019agit de Rand Paul (Kentucky), Ted Cruz (Texas), Mike Lee (Utah) et Ron Johnson (Wisconsin).D\u2019autres sénateurs républicains ont exprimé des craintes ou des doutes sur un ou plusieurs aspects de la proposition de leur parti, dont Rob Portman (Ohio), Dean Heller (Nevada) et Susan Collins (Maine).« L\u2019Obamacare s\u2019écroule autour de nous et le peuple américain est désespérément en quête d\u2019aide », a déclaré Mitch O\u2019Connell dans l\u2019enceinte du Sénat.À moins d\u2019une surprise, les républicains ne devraient recevoir l\u2019aide d\u2019aucun des 48 sénateurs démocrates ou indépendants.Ceux-ci ont vigoureusement dénoncé le manque de transparence qui a entouré la rédaction du projet de loi.Ils ont aussi critiqué le refus des républicains de tenir des auditions sur le texte ou même un véritable débat en séance plénière.Et ils ont exprimé hier leur opposition à la proposition des sénateurs républicains, qui est encore « plus dure » que celle de leurs collègues de la Chambre, selon le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.Des manifestants ont également fait entendre leurs voix à l\u2019extérieur du bureau du sénateur McConnell, où des dizaines d\u2019entre eux ont été arrêtés.La nouvelle proposition des républicains prévoit la fin de l\u2019obligation faite aux Américains de souscrire à une assurance maladie.Elle mettra également un terme en 2024 à l\u2019expansion du programme Medicaid, ce volet de l\u2019Obamacare responsable de la majorité des quelque 20 millions d\u2019Américains qui ont obtenu une couverture santé depuis l\u2019entrée en vigueur de la loi en 2010.Le texte du Sénat prévoit aussi une réduction importante des fonds alloués par le gouvernement fédéral au programme Medicaid tel qu\u2019il existait avant l\u2019Obamacare.Si le président Trump promulgue le projet de loi du Sénat, il rompra ainsi sa promesse électorale de ne pas réduire les fonds alloués à ce programme destiné aux personnes les moins fortunées, dont plusieurs ont voté pour lui.Ces réductions permettront aux républicains d\u2019éliminer quelque 800 milliards de dollars de taxes et d\u2019impôts versés par les Américains les plus fortunés.De quoi inciter Barack Obama à sortir de sa réserve habituelle.«Le projet de loi du Sénat dévoilé [hier] n\u2019est pas un projet de loi sur la santé.C\u2019est un transfert massif de richesse de la classe moyenne et des familles pauvres vers les personnes les plus riches de l\u2019Amérique», a écrit l\u2019ancien président sur sa page Facebook.Les républicains du Sénat se montrent néanmoins plus généreux que leurs collègues de la Chambre des représentants sur la question de l\u2019aide financière offerte aux Américains qui doivent souscrire une assurance maladie sur le marché individuel.En revanche, des sénateurs républicains emboîtent le pas à leurs collègues de la Chambre en permettant aux États de ne plus imposer aux assureurs l\u2019obligation de couvrir 10 catégories de soins, dont les soins de maternité, les hospitalisations et les traitements pour dépendance à la drogue.Le sénateur McConnell permettra la semaine prochaine des amendements susceptibles de rallier les sénateurs conservateurs ou modérés qui ne sont pas prêts aujourd\u2019hui à appuyer le texte dévoilé hier.Le sénateur Rand Paul semble cependant vouloir rester dans le camp des dissidents, estimant que le projet de loi ne va pas assez loin pour démanteler l\u2019Obamacare.L \u2019 o b j e c t i f d e M i t c h McConnell est de tenir un vote avant le 4 juillet.TRUMPCARE 2.0 Vers une rébellion républicaine?PHOTO/JACQUELYNMARTIN, AP Le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, parviendra-t-il à limiter au strict minimum les désertions au sein de son parti et à soumettre à un vote le projet de loi pour abroger et remplacer l\u2019Obamacare vers la fin de la semaine prochaine?AGENCE FRANCE-PRESSE WASHINGTON \u2014 D\u2019un tweet, Donald Trump a tenté hier de mettre fin à une polémique qu\u2019il avait lui-même créée d\u2019un autre tweet : non, a-t-il assuré, il ne possède pas d\u2019enregistrements de ses échanges avec l\u2019ex-chef du FBI James Comey qu\u2019il a limogé.Après des semaines de supposit ions savamment entretenues par la Maison- Blanche qui se refusait à tout commentaire sur ce thème, le président des États-Unis a clos cet étrange feuilleton, sur fond d\u2019enquête russe qui empoisonne le début de sa présidence.« Je ne sais pas s\u2019il existe des \u201cbandes\u201d ou des enregistrements de mes conversations avec James Comey, mais je n\u2019ai pas fait, et je ne possède pas, de tels enregistrements», a-t-il écrit.Pourquoi avoir attendu 41 jours pour mettre fin aux suppositions?«La déclaration du président via Twitter est très claire, je n\u2019ai rien à ajouter», a simplement affirmé sa porte-parole Sarah Huckabee Sanders.Trump assure ne pas posséder de «bandes» de l\u2019ex-chef du FBI PHOTOS AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump et James Comey l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 14 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 CONCOURS BIEN RANGÉ ENBEAUTÉ! CONCOURS ÊTRE SOUS LE CHARME D\u2019ANTICOSTI Un forfait de sept nuits pour deux personnes à l\u2019auberge McDonald au réputé parc national d\u2019Anticosti l\u2019une des quatre escapades familiales dans l\u2019un des établissements de la Sépaq d\u2019une valeur de 300$ Uniquement dans La Presse+ Les tirages auront lieu tous les lundis du 26 juin au 17 juillet 2017 DÈSMAINTENANT PARTICIPEZDANS LAPRESSE+ Augmentez vos chances de gagner en participant tous les jours ! POURNOUS JOINDRE La Presse, 750, boulevard Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2Y 2Z4 Seule La Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous les droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.ISSN 0317-9249.Le quotidien La Presse est publié et édité par La Presse, ltée dont le siège social est sis au 750, boulevard Saint-Laurent, Montréal (Québec) H2Y 2Z4 et il est imprimé à Transcontinental Métropolitain, situé au 12 300, boulevard Métropolitain Est, Pointe-aux-Trembles, division de Imprimeries Transcontinental G.T.inc.Guy Crevier.Éditeur.PETITES ANNONCES 514.987.8363 ou 1.866.987.8363 petitesannonces@lapresse.ca DÉCÈS 514.285.6816 deces@lapresse.ca CARRIÈRES 514.285.7320 carrieres@lapresse.ca RÉDACTION 514.285.7070 commentaires@lapresse.ca ABONNEMENT 514.285.6911 ou 1.800.361.7453 www.lapresse.ca/abonnement PUBLICITÉ 514.285.6931 VOUS AVEZ UNE NOUVELLE À NOUS TRANSMETTRE?Écrivez-nous à rédaction@lapresse.ca VOUS VOULEZ EXPRIMER VOTRE OPINION?Écrivez-nous à debats@lapresse.ca André Desmarais > Président du conseil d\u2019administration Pierre-Elliott Levasseur > Président Guy Crevier > Éditeur Éric Trottier > Vice-président, Information et éditeur adjoint Alexandre Pratt et Mélanie Thivierge > Directeurs principaux, Information François Cardinal > Éditorialiste en chef DEBATS OPINION DROITS RÉSERVÉS/schapleau@lapresse.ca ÉDITORIAL YANNIS MALLAT Président- directeur général, Ubisoft Montréal, Québec et Toronto Nous célébrons cette année nos 20 ans à Montréal et au Québec.Nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli depuis 1997.Cette fierté, c\u2019est avant tout celle de milliers de créateurs, d\u2019artistes, de programmeurs, de designers, d\u2019animateurs et de producteurs qui, depuis 20 ans, repoussent les limites de la création et font leur marque partout dans le monde.En 1997, l\u2019industrie du jeu vidéo n\u2019existait à peu près pas à Montréal.Il y avait les Discreet et les Softimage.Behaviour aussi commençait son aventure.En 2017, le chemin parcouru est impressionnant.L\u2019industrie du jeu vidéo au Québec emploie aujourd\u2019hui plus de 10 000 experts créatifs et technologiques, reconnus à travers le monde pour leur capacité d\u2019innover, leur intuit ion a r t ist ique, leu r intelligence technique et leur ingéniosité.Cette expertise n\u2019existait tout simplement pas il y a 20 ans.Les nombreux métiers du jeu vidéo et les occasions de carrière qui se sont multipliés au fil des ans ont inspiré la naissance de dizaines de programmes de formation qui répondent aussi aux besoins de plusieurs autres industries.Ce que nous avons vu depuis 20 ans, et ce à quoi nous avons humblement, mais significativement contribué, c\u2019est le développement et la croissance d\u2019une nouvelle main-d\u2019œuvre.Pourquoi Google et Microsoft viennent-ils s\u2019installer ici ?Pourquoi EA, Warner et Eidos sont-ils ici?Pourquoi la scène indépendante québécoise du jeu vidéo excelle et grandit- elle autant ?Parce qu\u2019il y a au Québec une main-d\u2019œuvre hautement qualifiée reconnue internationalement et un environnement d\u2019affaires concurrentiel.La difficulté d\u2019accès à la main-d\u2019œuvre est un enjeu mondial.Notre réponse : investir de façon continue dans le développement de l\u2019expertise en amont par l\u2019entremise du système d\u2019éducation et continuer de positionner Montréal et le Québec comme un lieu de vie professionnelle et personnelle attrayant pour la matière grise étrangère.Ubisoft travaille depuis de nombreuses années sur ces deux aspects.Le Campus Ubisoft (2005 à 2010), l\u2019actuel programme CODEX (8 millions investis sur 5 ans) et l\u2019embauche de plus de 500 experts internationaux en 4 ans sont des exemples concrets de notre investissement pour faire grandir le bassin de talents local.Prenons le temps de compter les anciens d\u2019Ubisoft qui occupent des postes clefs dans les studios de Montréal et de Québec ou ceux qui ont démarré leur propre entreprise.Nous sommes probablement la plus grande porte d\u2019entrée de toute l\u2019industrie technocréative du Québec et nous continuerons sur cette voie.Pourquoi ne pas unir nos forces pour accélérer cet effort qui est bénéfique pour l\u2019ensemble de notre écosystème ?Ensemble, répondons à la vraie question : comment pouvons-nous favoriser la formation et stimuler l\u2019intérêt d\u2019un nombre croissant de jeunes filles et de jeunes hommes pour les métiers du futur?Il n\u2019y a jamais eu autant d\u2019inscriptions au département de génie logiciel de Polytechnique Montréal que pour septembre 2017.C\u2019est une excellente nouvelle.C\u2019est la même chose à l\u2019Université McGill, à l\u2019Université de Sherbrooke et au NAD.L\u2019engouement , le rêve et les occasions sont là .Nourrissons-les.Attirer des investissements étrangers et stimuler les nouveaux secteurs de pointe ont toujours été et sont toujours l\u2019ambition du Québec.Le programme du Crédit d\u2019impôt pour la production de titres multimédias (CTMM) dans le secteur du jeu vidéo permet le maintien d\u2019un écosystème stable dans lequel la prise de risques et les investissements sont encouragés.Au sein d\u2019une compétition internationale féroce, c\u2019est un facteur déterminant qui génère des investissements d\u2019envergure.Plusieurs États, pays et municipalités se disputent les investissements en innovation à l\u2019international.Tous veulent se positionner pour le futur.La bonne nouvelle, c\u2019est que le Québec est déjà bien positionné.Mais il doit continuer de se battre, à l\u2019échelle mondiale, et demeurer compétitif.La commission Godbout a reconnu la rentabilité du programme.Les emplois et la profondeur de l\u2019expertise sont au rendez-vous et le Québec rayonne à l\u2019international.Le CTMM permet encore au Québec de se démarquer, 20 ans après sa création.De plus , le CTMM ne s\u2019adresse pas uniquement aux entreprises étrangères.Le programme, comme plusieurs autres incitatifs en tous genres, est disponible à TOUTES les entreprises en fonction des secteurs auxquels ils s\u2019appliquent.Après 20 ans, Ubisoft s\u2019est engagée et a pris racine au Québec.Une grande partie de notre succès international est québécois et nous en sommes très fiers.Nous allons poursuivre cet engagement en créant de la valeur, ici, par la création d\u2019emplois, l\u2019octroi de contrats aux centaines de fournisseurs locaux avec lesquels nous faisons affaire, mais aussi par nos investissements dans le développement du bassin de main-d\u2019œuvre.Le succès du Québec nous est cher et nous y travaillons.Les crédits d\u2019impôt, la pénurie de main-d\u2019œuvre, les entreprises étrangères et Ubisoft Pourquoi Google et Microsoft viennent-ils s\u2019installer ici ?Pourquoi EA, Warner et Eidos sont-ils ici ?Pourquoi la scène indépendante québécoise du jeu vidéo excelle et grandit-elle autant ?ARIANEKROL akrol@lapresse.ca A vis aux conducteurs : le risque de se faire intercepter avec les facultés affaiblies par le cannabis est bien réel, et a de bonnes chances d\u2019augmenter avec la légalisation.Encore faudra-t-il que ça se sache.Entre 9,8% et 15,2% des Québécois reconnaissent avoir consommé de la marijuana au cours de la dernière année.Et près de 3% d\u2019entre eux admettent avoir pris le volant après avoir fait usage d\u2019une drogue, le plus souvent de la marijuana, montrent les enquêtes citées cette semaine au Forum d\u2019experts sur l\u2019encadrement du cannabis au Québec.La légalisation fera-t-elle augmenter le nombre de chauffards sur nos routes?Il y a tout un travail à faire pour que cette crainte ne se matérialise pas.On pense spontanément aux jeunes, pour deux raisons.> Ils sont plus portés sur le cannabis : 30% des 20-24 ans et 21% des 15-19 ans en ont consommé dans la dernière année, contre seulement 10% des 25 ans et plus, selon une enquête de Statistique Canada.> Ils sont déjà surreprésen- tés dans les accidents de la route, notamment à cause de leur manque d\u2019expérience.S au f qu \u2019 i l s s on t plu s conscients des risques associés à la conduite sous influence de la drogue.L\u2019idée qu\u2019ils puissent être arrêtés, et que les policiers puissent facilement détecter la présence de drogue dans l\u2019organisme, est nettement plus répandue chez les moins de 25 ans, les étudiants et ceux qui conduisent depuis moins de 5 ans, montre un sondage commandé par la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ).Voi là qu i est encou rageant.et qui suggère de ne pas négliger les autres groupes d\u2019âge dans les efforts de sensibilisation \u2013 d\u2019autant que leur consommation est peut- être plus importante qu\u2019ils ne l\u2019avouent dans les enquêtes.Les statistiques sur le cannabis exigent souvent un peu de recul.Au Colorado, les accidents de la route mortels impliquant de la marijuana ont augmenté de 48% dans les trois années suivant la légalisation.Spectaculaire?Oui, mais ça ne veut pas dire que la substance était à l\u2019origine de l\u2019accident, ni même que les facultés du conducteur étaient altérées \u2013 seulement que les analyses toxicologiques en ont détecté dans le corps.Or, on peut retrouver de telles traces jusqu\u2019à plusieurs semaines après la dernière consommation.Ce qui est sûr, par contre, c\u2019est que plusieurs effets du cannabis (baisse de l\u2019attention, allongement du temps de réaction et de freinage, omission de panneaux, etc.) sont peu compatibles avec la conduite d\u2019un véhicule moteur.Qu\u2019ils varient selon la dose, l\u2019utilisateur et le mode de consommation.Et que l\u2019atteinte aux fonctions cognitives peut durer plusieurs heures \u2013 jusqu\u2019à 24 heures, montrent des recherches citées au Forum.La SAAQ tient des campagnes de sensibilisation sur la drogue au volant depuis plusieurs années.Cependant, il en faudra bien davantage pour conscientiser l\u2019ensemble de la population.Appliquer une tolérance zéro à ceux qui font déjà l\u2019objet d\u2019une telle restriction pour l\u2019alcool (titulaires de permis probatoires ou d\u2019apprenti, conducteurs de moins de 22 ans et chauffeurs affectés au transport de personnes) renforcerait certainement le message.Et comme pour n\u2019importe quel comportement dangereux, le risque d\u2019être arrêté sera déterminant.Il existe déjà.Malheureusement, on a peu de chiffres pour en faire prendre conscience.Le projet de loi fédéral, qui associe des pénalités à des taux de THC dans le sang, facilitera le suivi.Toutefois, ce sont les ressources sur le terrain (policiers spécialisés, techniciens en prises de sang) qui contribueront le plus à la dissuasion.Ne soyons pas naïfs.Le cannabis pose des défis considérables en termes de communication et d\u2019encadrement, car c\u2019est une substance complexe dont les effets sont nettement plus difficiles à cerner que ceux de l\u2019alcool.Cependant, la mobilisation suscitée par sa légalisation imminente est prometteuse.Les risques de la conduite sous influence seront non seulement beaucoup plus diffusés, mais beaucoup plus surveillés qu\u2019auparavant.Le conducteur, la mari et le volant DEBATS@LAPRESSE.CA Compassion c.bureaucratie Donnez la chance aux citoyens d\u2019exprimer leur compassion! Le gouvernement fédéral doit absolument ajouter des ressources afin d\u2019accélérer le traitement de dossiers, pas seulement ceux des demandeurs d\u2019asile, mais également ceux des personnes réfugiées qui vivent actuellement dans des conditions extrêmement difficiles.Des centaines de groupes de citoyens canadiens qui parrainent des réfugiés seraient prêts à accueillir ces familles dès maintenant, à les soutenir financièrement et à les accompagner dans leur intégration à notre société.Ce mouvement de compassion et d\u2019humanité est bien réel, mais il est freiné par une lourde bureaucratie.Si notre gouvernement est vraiment à l\u2019écoute des citoyens qu\u2019il pose alors des actions concrètes pour améliorer cette situation.Ariel Franco, L\u2019Assomption Travailler pour soi, vraiment ?Je suis toujours outrée de cette sortie annuelle de ces économistes qui nous déclarent qu\u2019on travaille enfin pour nous.Je crois au contraire que chaque sou que je paie en impôts non seulement me sert personnellement, mais contribue à améliorer la qualité de vie de tous dans une société plus égalitaire, donc plus sereine et moins violente.Faut-il rappeler que ce sont ces impôts qui nous permettent de boire de l\u2019eau potable, de traverser les ponts, d\u2019éduquer nos enfants, de soigner nos malades et de soutenir les plus faibles?Personnellement, je ne regrette pas un sou des impôts que j\u2019ai payés toute ma vie, et j\u2019en ai payé beaucoup.Ils ont permis de traiter le cancer de ma sœur, de permettre à mon petit-fils grand prématuré d\u2019ensoleiller nos vies et à mes enfants d\u2019avoir des métiers enrichissants.J\u2019en ai marre de ce point de vue aveuglé par l\u2019individualisme.J\u2019appelle plutôt à la solidarité fiscale.On peut sans doute critiquer les services publics, mais pas y renoncer.Julie Poirier La mobilisation suscitée par la légalisation imminente du cannabis est prometteuse.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A 15 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 2 4 J U I N 2 0 1 7 PROFITEZ DE CETTE OFFRE POUR MEUBLER VOTRE NOUVELLE DEMEURE JUSQU\u2019AU 30 JUIN* *Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasins.Nos magasins seront fermés le samedi 24 juin.NOUS PAYONS L\u2019ÉQUIVALENT DE LA TPS! MONTRÉAL 1215, boul Crémazie O.T.514 382-1443 LAVAL 2323, autoroute des Laurentides T.450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc, Quartier DIX30MC, espace 10 T.450 443-4143 MUST SOCIÉTÉ 186, rue Peel, Montréal T.514 509-8871 MAISONCORBEIL.COM "]
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