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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2017-09-09, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA NATHALIEPETROWSKI TOUT SUR LA PRINCESSE PEOPLE PAGE 3 ETAUPIRE,ONSEMARIERA LA PASSION SELON AÏCHA PAGE 9 IT QU\u2019EST-CEQUE C\u2019ESTQUEÇA ?PAGE 10 Sophie Nélisse La rentrée télé d\u2019automne débute.lundi ! Notre chroniqueur Hugo Dumas a radiographié une poignée de nouveautés afin de déterminer ce qui risque (ou pas) de faire surchauffer vos enregistreurs.Et c\u2019est traduit en émojis.UN DOSSIER À LIRE EN PAGES 6 ET 7 LISEZ LE RESTE DE NOTRE DOSSIER RENTRÉE TÉLÉ EN PAGES 4 ET 5 LA RENTRÉE TÉLÉ EN ÉMOJIS PHOTOS LA PRESSE ET ICI RADIO CANADA L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 Quel est le FIL qui relie Delphine de VIGAN, Jacques GODBOUT, Sylvie DRAPEAU, Réjean DUCHARME, Herménégilde CHIASSON, Fernando PESSOA, Joséphine BACON, Queen KA et Dany LAFERRIÈRE ?À découvrir du 22 septembre au 1er octobre, dans plus de 20 lieux montréalais ! festival-?l.qc.ca Billetterie centrale FESTIVALINTERNATIONAL DE LA LITTÉR A TU R E ARTS VISUELS Dans le cadre de Momenta, la biennale de l\u2019image, le musée McCord expose le travail du photographe de Vancouver Jayce Salloum.Une réflexion sur l\u2019état du monde contemporain, avec ses conflits, son environnement naturel déconsidéré, ses crises identitaires et la situation précaire de nombreux peuples.ÉRIC CLÉMENT La nouvelle expo montréa- laise de Jayce Salloum s\u2019intitule location/dis-location (s) : beyond the pale.Un titre qui s\u2019apparente à la volonté de la présente biennale Momenta de nous inviter à douter.Le doute, compagnon salutaire de tout examen d\u2019une image.« Beyond the pale » est une expression anglaise remontant au XVIIe siècle et qui fait historiquement référence aux délimitations de la juridiction anglaise en Irlande.Elle est devenue une façon d\u2019indiquer un choix, une direction déterminés par rapport à une certaine bienséance, conformité, voire moralité.Par cette expression accolée à location/dis-location (s) \u2013 un travail qu\u2019il a entrepris il y a plusieurs années \u2013, Jayce Salloum indique que son propos va au-delà du consensuel afin de faire prendre conscience d\u2019enjeux de la réalité planétaire.Quatre mosaïques Au musée McCord, l\u2019artiste a constitué quatre déploiements muraux avec 500 photos prises au cours de ses pérégrinations de par le monde depuis 1979.Une sélection scindée en quatre thèmes et dans laquelle on retrouve les traces de ses observations au Canada, au Proche- Orient (région d\u2019origine de ses grands-parents), aux États- Unis, en Australie, en Europe de l\u2019Est, en Afghanistan, en Chine ou encore en Amérique du Sud et en Amér ique centrale.Quand La Presse a rencontré l\u2019artiste, la semaine dernière, il travaillait avec ses assistants à définir ses quatre mosaïques en plaçant au sol les images puisées dans ses archives.«La contiguïté des images provoque des questionnements sur les grands enjeux que sont l\u2019état de la nature, les migrations humaines, l \u2019 indust r ia l isat ion et les questions territoriales, dit Hélène Samson, conservatrice à la photographie au musée McCord.Jayce Salloum a étudié la photographie dans les années 70 au San Francisco Art Institute, qui était alors à l\u2019avant-garde en photographie.On y développait l a pho tog r aph ie comme un moyen d\u2019approfondir la conscience.» P a r m i l e s ph o t o s d e Salloum, certaines ont été prises dans des usines chinoises de fabrication de chaussures ou d\u2019ustensiles en céramique, que le lauréat du prix du Gouverneur général en 2014 a visitées.Images intéressantes aussi que celles découlant de son voyage en A fgha n i s t a n , notamment dans le village de Bamyan, à 100 km à l\u2019ouest de Kaboul.Là, les talibans avaient dynamité, en 2001, un immense bouddha de 53 m de hauteur datant du Ve siècle.Ces images permettent de voir le village, les rues, les espaces troglodytiques percés dans la grande falaise de grès, et cet immense espace vide où se trouvait la statue de Vairochana, bouddha central des écoles tantriques.Un objectif toujours prêt Jayce Salloum photographie la vie partout où il passe.Un volcan en activité en Islande, l\u2019étendue de la banlieue de Los Angeles, des enfants de Colombie- Br it a nn ique por ta nt des masques amérindiens, des fleurs, des anémones de mer, une reconstitution de l\u2019Ouest amér ica in dans un pa rc d\u2019attractions autrichien, des réfugiés syriens en attente à Salzbourg, un musée cubain qui déta il le le tra f ic des millions d\u2019esclaves africains envoyés pendant trois siècles en Amérique.Ses photos, qu\u2019elles représentent des paysages ou des activités humaines, reflètent son habitude d\u2019immortaliser ce que ses yeux voient.«Ma caméra est toujours ouverte, se plaît-il à dire.Il y a beaucoup de sujets pour lesquels je continue d\u2019explorer au fil de mes voyages.Comme un bagage qui m\u2019accompagne toujours.« J \u2019e s s a i e de p r end r e connaissance des situations humaines et de voir comment l\u2019histoire interfère sur le présent des gens.Et ça me permet de créer une sorte de géographie des façons de vivre », explique Jayce Salloum Au fil du temps, cet exercice de juxtaposition d\u2019instantanés terrestres prend un sens de plus en plus conforme.« Le contenu devient plus riche, plus dense et plus tactile, dit Jayce Salloum.Alors que lors de la première vue, on reste en surface.» Ce pouvoir de l\u2019expérience et cette quête de sens illustrent la force documentaire de la photographie, ce témoignage qui frise la réalité comme la tangente près de sa courbe.Une démarche artistique qui peut avoir des conséquences sociales mais de façon modeste, reconnaît l\u2019artiste.«Quand les gens viennent voir ces photos, ça les fait réfléchir, notamment à leurs interactions avec l\u2019environnement.Sinon, mon travail est plus proche de la méditation et montre ma propre relation au monde.» Au musée McCord (690, rue Sherbrooke Ouest, Montréal), du 8 septembre au 12 novembre.JAYCE SALLOUM Photographe de la conscience Quelque 250 œuvres d\u2019Alberto Giacometti (1901-1966) sont exposées au Tate Modern, à Londres, dans le cadre d\u2019une rétrospective couvrant cinq décennies de création de l\u2019artiste suisse.Le Soleil a visité cette exposition qui sera présentée en première nord-américaine au Musée national des beaux-arts de Québec, dès février prochain.ÉRIC MOREAULT LE SOLEIL LONDRES \u2014 Au sommet de sa florissante carrière, à la fin des années 50, Alberto Giacometti reçoit une commande d\u2019envergure pour un espace public à New York.Le célèbre artiste y consacre trois années.Une fois les œuvres coulées dans le bronze, cet éternel insatisfait refuse qu\u2019elles soient installées \u2013 ce qui en dit long sur ce créateur iconoclaste et farouchement indépendant.Près de 60 ans plus tard, les trois survivantes resplendissent dans la dernière salle de l\u2019ahurissante rétrospective consacrée au grand artiste au Tate Modern, à Londres.Giacometti meurt en 1966.Sans progéniture, il laisse en héritage son œuvre considérable à sa veuve Annette, qui consacrera le reste de sa vie à réunir tous les morceaux \u2013 elle fera même déménager les murs de son atelier.La fondation qui poursuit son travail a fourni en grande partie les quelque 250 sculptures, tableaux, dessins et plâtres exposés dans cette rétrospective inédite, autant par son ampleur que par sa démarche.Giacometti réunit en effet des œuvres qui couvrent les cinq décennies de création de cet artiste moderne marquant \u2013 de sa première tête, à 14 ans, jusqu\u2019au trio d\u2019art public resté caché.Plusieurs inédits, donc.Mais aussi une vue d\u2019ensemble qui révèle que cet artiste au style en mouvement perpétuel n\u2019a cessé d\u2019explorer les mêmes thèmes (l\u2019érotisme, la mort, le grotesque, la marche de l\u2019homme, les têtes.) et de projeter sur ses créations sa sensibilité et ses angoisses.Et que sa production ne se limite pas à ses célèbres sculptures filiformes texturées.Un grand coup du MNBAQ Depuis l\u2019ouverture, le 10 mai, la foule afflue au musée situé au bord de la Tamise.Le Tate Modern a beau être un exemple du genre, avec sa gratuité, son dynamisme et son audace, c\u2019est un exploit.Avec les attentats à répétition commis à Londres, les Britanniques ont (en partie) déserté les musées.Pas le Tate: les visiteurs affluaient encore dès l\u2019ouverture, hier matin.Mais pourquoi écrire sur une expo qui se termine demain, à Londres ?Parce que Giacometti se déplace du 8 février au 13 mai 2018 à Québec, avant de continuer sa tournée dans les Guggenheim de New York et de Bilbao.Le Musée nationa l des b e a u x - a r t s d u Q u éb e c (MNBAQ) a en effet frappé un grand coup avec Giacometti.Pas pour rien que le musée a invité des journalistes dans la ville aux centaines de grues.Line Ouellette, directrice et conservatrice en chef du MNBAQ, devait d\u2019ailleurs piloter la délégation.Son vol annulé, elle est restée en plan.Heureusement, Catherine Grenier a pris le train, elle, à partir de Paris.La conserva t r i c e de la Fonda t ion Giacometti depuis 2014 en connaît un rayon sur l\u2019artiste \u2013 la femme de 57 ans fera paraître une biographie de l\u2019artiste la semaine prochaine.Elle le décrit comme un provocateur et un bon vivant, solitaire dans la création, mais très sociable.Homme de paradoxes, donc.A r t i s t e à pa r t au s s i : Giacometti s \u2019est toujours démarqué de ses pairs par son refus farouche de se laisser enfermer dans les chapelles stylistiques.Il devient célèbre presque du jour au lendemain en 1929 lorsqu\u2019il présente une sélection de sculptures «plaques» à Paris, remarquées par Jean Cocteau.Il fréquente ensuite les surréalistes dissidents (Miró, Prévert, Queneau, Masson.) réunis autour de Georges Bataille.Il les laisse ensuite tomber pour se joindre à André Breton, détesté par les dissidents! Mais le fi ls du peintre Giovanni Giacometti refuse de jeter le bébé avec l\u2019eau du bain.Parallèlement à ses œuvres surréalistes, il poursuit sa production plus réaliste.Ce qui est vécu comme une trahison par le groupe de Breton.Giacometti n\u2019en a cure.Toujours en recherche stylistique, il va produire des sculptures de plus en plus petites.Sa Simone de Beauvoir (1946) se glisserait facilement dans une poche de chemise.Puis il créera ses célèbres sculptures comme Homme qui marche (1947) et Femme debout (1948), avant de se consacrer surtout à l\u2019exploration picturale avec ses proches comme sujets.Et ainsi de suite.La rétrospective présentée au MNBAQ sera sensiblement la même; certains plâtres, trop fragiles, ne pourront traverser l\u2019Atlantique, mais elle sera néanmoins adaptée à nous et proposera une scénographie exclusive.La version nord-américaine \u2013 la première depuis au moins 15 ans \u2013 regroupera pas moins d\u2019une centaine de statues et une cinquantaine de tableaux.On nous avait garanti des expositions internationales de prestige avec l\u2019ouverture du pavillon Lassonde.Promesse tenue.« Il n\u2019y a que succès à la mesure de l\u2019échec », disait Giacometti , probablement i n spi r é pa r s on copa i n Samuel Beckett.Pas cette fois.Quelque chose de terriblement émouvant et de grandiose se déploie sous nos yeux.Et l\u2019artiste, qui a cherché de façon obstinée à lire dans les regards, serait (peut-être) enfin content d\u2019y voir autant de ravissement dans ceux des visiteurs.Giacometti sera présentée au Musée national des beaux-arts du Québec du 8 février au 13 mai 2018.Les frais de ce reportage ont été payés par le MNBAQ.EXPO GIACOMETTI À LONDRES Le triomphe des trois survivantes PHOTOS FOURNIES PAR LE MNBAQ Tête sur tige, 1947 Grande tête mince, 1954 PHOTOMARTIN TREMBLAY, LA PRESSE Quand La Presse a rencontré Jayce Salloum, la semaine dernière, il travaillait avec ses assistants à la définition de ses quatre mosaïques de photos en puisant des images dans ses archives.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE V ingt ans ont passé depuis la mort de la princesse Diana, celle qui a déjà été la femme la plus célèbre au monde.Je pensais avoir tout vu et tout entendu à son sujet lors de l\u2019anniversaire de sa mort la semaine dernière.J\u2019avais oublié la pièce de résistance : un documentaire de trois heures, produit par ABC, présenté par le magazine People et offert sur Netflix, avec en prime des chansons de Sia, Coldplay et Amy Winehouse.The Story of Diana est assez bien fait et couvre beaucoup de terrain, depuis la naissance de celle qui s\u2019est définie comme la princesse du cœur, voire la princesse des petites gens, alors que dans les faits, Diana  Spencer n\u2019a jamais été une roturière ni la petite fille aux allumettes.Issue de l\u2019aristocratie britannique, élevée dans le voisinage de la famille royale, Diana n\u2019a connu ni la faim, ni le froid, ni la misère.Selon les photos et films d\u2019archives du film fournis par son frère \u2013 un des témoins importants du film  \u2013, elle avait, dès l\u2019enfance, le sens du spectacle et le don d\u2019attirer l\u2019attention.On la voit, petite fille, fanfaronner devant la caméra avec ses jambes déjà incroyablement longues, un de ses nombreux attributs qui contribueront à sa renommée.Car ne nous racontons pas d\u2019histoires : si Diana avait été une matrone aux traits ingrats et aux gros mollets, elle n\u2019aurait jamais marqué l\u2019imagination populaire comme elle l\u2019a fait.À l\u2019adolescence, alors que sa mère vient d\u2019abandonner enfants et mari pour suivre son amant, Diana se mue en vierge mélancolique friande de romans Harlequin.Elle rêve à un prince charmant qui ne s\u2019appelle pas nécessairement Charles, mais qui l\u2019emmènera loin sur son cheval blanc.À 19 ans, on la retrouve, monitrice de garderie, ce qui, dans son cas, indique qu\u2019elle n\u2019a pas fait d\u2019études universitaires et avait sans doute pris ce job en attendant le prince charmant qui ferait d\u2019elle une épouse et mère.Et puis arrive le prince Charles, qui avait déjà fréquenté la sœur de Diana et qui, à 32 ans, devait mettre un terme à un célibat qui commençait à faire problème.Nous avons tous vu les images de leurs premières fréquentations, le sourire timide mais irrésistible de la future princesse, sa coupe de cheveux en casque de football, ses tenues beiges à des années-lumière du panache vestimentaire qu\u2019elle cultivera plus tard.On a vu les images, mais les regarder avec le recul du temps et la conscience des évènements à venir, c\u2019est saisir la transformation phénoménale qui attend cette jeune fille un peu balourde que Charles veut épouser, moins par amour que pour répondre aux attentes de la famille royale.Dans un texte cinglant et dévastateur publié par le Guardian, la romancière Hilary  Mantel imagine ce que Diana serait devenue si elle avait épousé le même genre d\u2019homme que ses amies.« Sans trop de maquillage, avec des manches de vestes trop courtes pour ses longs bras, ses organes vitaux cachés par un sac fourre-tout acheté dans une foire agricole, elle se serait calcifiée dans les conventions.Personne n\u2019aura it soupçonné sa beauté », écrit-elle.En d\u2019autres mots, c\u2019est la fonction qui a dessiné et défini la femme mythique que Diana est devenue, avec l\u2019aide, bien entendu, des médias qu\u2019elle a exploités et manipulés jusqu\u2019à plus soif.Selon la romancière, Diana était une sorte d\u2019écran blanc sur lequel le peuple \u2013  à plus forte raison le peuple britannique  \u2013 a projeté ses fantasmes et son besoin de croire aux princesses, ces femmes inoffensives et charmantes qui apportaient un heureux changement à l\u2019archétype de la harpie froide et psychorigide incarnée par Margaret  Thatcher ou par la reine Élisabeth elle-même.Parfaite antithèse de ces deux femmes, la princesse est apparue à un moment de l\u2019histoire où le peuple en avait ras le bol de la royauté, symbole d\u2019un statu quo devenu insupportable en regard des chamboulements sociaux en cours.Avec ses yeux bleus, son sourire ravageur, sa chaleur, mais aussi son couple en péril, ses problèmes de dépression et de boulimie et ses confessions pseudo-candides à la télé ou dans le fameux livre d\u2019Andrew Morton, Diana a ouvert la voie à la culture Kardashian.C\u2019est au demeurant ce que le documentaire de Netflix fait habilement ressortir, surtout dans la deuxième partie.L\u2019avènement de Diana, couronnée femme la plus célèbre du monde, marquera un tournant majeur pour la presse people.Cette presse, obsédée par la vie intime des vedettes, existait déjà, mais dans une moindre mesure.Dans les années Diana, elle va exploser et se répandre à la vitesse grand V et contaminer même les médias conventionnels.Diana et son conte de fées qui tourne au vinaigre en seront le principal carburant.Pour les médias, Diana, c\u2019était de l\u2019héroïne pure, explique un de ses amis.Les années Diana, c\u2019est aussi l\u2019apparition des chaînes d\u2019info en continu qui vont bouleverser notre façon de consommer de l\u2019information.De leur accessibilité constante et continue découle le besoin impératif de nourrir 24 heures sur 24 la bête vorace de l\u2019info.Autant dire que Diana fut le premier gros festin de cette bête.Entre la naissance médiatique d\u2019un mythe qui rayonne globalement et sa mort, plusieurs nouvelles voies ont été explorées par Diana, mais là où elle a excellé, hormis la maternité, fut dans les causes humanitaires de tout acabit.Aux malades, aux miséreux, aux sans- abri, aux victimes du sida et à celles des mines antipersonnel, Diana répondait toujours présente, ouvrant grands ses bras à tous les rejetés de la Terre.On l\u2019a oublié, mais, avant Diana, les vedettes ne défendaient pas des causes publiquement comme aujourd\u2019hui.À cet égard, Diana a aussi ouvert la voie \u2013 et cette fois, c\u2019est tout à son honneur \u2013 aux Angelina  Jolie, George  Clooney, Bono et compagnie.Que serait-elle devenue si elle n\u2019avait pas perdu la vie à 36  ans ?Une quinquagénaire fringante, plus engagée que jamais ?Une épouse de millionnaire recluse ?Une has-been en perdition abonnée aux téléréalités ?On ne le saura jamais, et peut-être cela vaut-il mieux ainsi.Les princesses fantasmées comme elle doivent nécessairement mourir jeunes, à l\u2019abri de l\u2019assaut du temps et des âpres réalités, histoire de préserver leur mythe pour l\u2019éternité.Tout sur la princesse « people » La princesse est apparue à un moment de l\u2019histoire où le peuple en avait ras le bol de la royauté, symbole d\u2019un statu quo devenu insupportable en regard des chamboulements sociaux en cours.PHOTO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Le prince Charles embrasse sa nouvelle femme, Diana Spencer, au balcon du palais de Buckingham, le 29 juillet 1981.A R T S 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 lllll l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l C O N C E R T G R A T U I T 12 SEPTEMBRE 20 H C E M A R D I R A D I O R A D I O A T R I B E CALLED RED DJ S E T K .O .K .A .( K A R I M O U E L L E T + K I N G A B I D ) MAR IEME & DI ASTRONAUTS AVEC SABR INA SABOTAGE DJ G R A N D E OUV ER TURE 59, rue Sainte-Cather ine Est MTELUS .COM ARTS VOTRE RENTRÉE TÉLÉ MATHIEU PERREAULT Dans les années 70, le père de Peter Lenkov regardait religieusement chaque épisode d\u2019Hawaii 5-0.Il était loin de s\u2019imaginer que son fils allait redonner vie à cette série balnéaire.Maintenant bien établi à Hollywood comme producteur, Peter Lenkov était à Montréal la semaine dernière pour donner un cours de scénarisation à l\u2019Université Concordia.La Presse l\u2019a rencontré.Vous avez grandi à Laval.Quand avez-vous tenté votre chance à Los Angeles ?J\u2019ai commencé l\u2019université en science politique à McGill, puis j\u2019ai changé pour le programme de cinéma à Concordia.Mon père voulait que je sois avocat, mais ça ne me tentait pas du tout.Un ami m\u2019a parlé d\u2019un cours d\u2019été de scénarisation à l\u2019Université de Californie à Los Angeles.J\u2019ai emprunté de l\u2019argent à mon père, mais finalement j\u2019ai suivi seulement trois des six semaines de cours.J\u2019ai trouvé un emploi dans une maison de production, «en dessous de la table » parce que je n\u2019avais pas de permis de travail.Heureusement, c\u2019était sur la même ligne d\u2019autobus que mon appartement ; je n\u2019avais pas d\u2019argent pour une voiture.Avez-vous toujours voulu être producteur ?Enfant, je voulais écrire.Quand il faisait froid l\u2019hiver, je passais mes journées à lire des comics dans notre maison de la 101eAvenue [à Chomedey].Chaque fois que j\u2019entends une déneigeuse, ça me rappelle que ç\u2019a toujours été ma passion.Est-ce que le fait de grandir dans une ville bilingue a influencé votre travail de producteur ou de scénariste ?Ça m\u2019a certainement permis de travailler dans plusieurs langues, notamment sur des coproductions entre le Canada et la France.Un passeport canadien est très utile en télévision.Je dirais que grandir dans une ville aussi riche en culture que Montréal m\u2019a aidé à raconter des histoires.J\u2019adore L.A., mais c\u2019est une ville plus nouvelle que Montréal ou New York.Il y a moins de racines.Comment en êtes-vous venu à produireHawaii 5-0?CBS m\u2019a demandé de m\u2019en occuper.Ça avait une signification particulière pour moi.Mon père l\u2019écoutait toutes les semaines ; c\u2019était très important pour lui, particulièrement l\u2019hiver.Il se sentait transporté dans une place magique.J\u2019ai voulu faire une série qui plaise à des gars comme mon père.C\u2019est d\u2019ailleurs la série dont je suis le plus fier.Habituellement, un remake dure une, deux saisons.Nous en sommes à la huitième.Je suis confiant que le remake de MacGyver, dont je m\u2019occupe aussi, va avoir autant de succès.Nous en sommes à la deuxième année.Quel est le secret du succès de Hawaii 5-0 ?Le choix des comédiens et l\u2019histoire des personnages.Les téléspectateurs sont de plus en plus exigeants pour la complexité des personnages.Il faut qu\u2019ils aient plusieurs niveaux, des secrets.A-t-il fallu faire des changements au chapitre des stéréotypes raciaux ou sexuels ?Évidemment.Nous vivons dans un monde où la diversité est plus acceptée.Nous faisons, par exemple, un rite traditionnel hawaïen à chaque début de tournage.Vous avez vécu les changements qu\u2019ont entraînés les séries audacieuses de HBO au début du millénaire, et maintenant celles de Netflix ou Amazon.Quel a été le chambardement le plus important ?Je dirais la fin de l\u2019écoute en direct, ainsi que l\u2019écoute sur plusieurs appareils.Je vois ces changements comme des occasions d\u2019aller plus loin dans la sophistication des scénarios.Dans les années 80, on se contentait de gadgets comme des voitures qui parlent.Maintenant, il faut avoir des personnages et des intrigues solides.On retourne à la base de l\u2019art de raconter une histoire.Parallèlement, les quelques séries qui sont suivies en direct par beaucoup de téléspectateurs \u2013 comme Hawaii 5-0 qui fait 9 millions \u2013 sont précieuses pour les publicitaires.Toute cette concurrence entre les chaînes traditionnelles comme CBS, le câble et les services comme Netflix crée une manne pour nous.On est rendu à 10 millions US par épisode pour des séries commeWestworld.Je dis souvent à mes étudiants que c\u2019est un âge d\u2019or pour les scénaristes.Ils n\u2019ont même pas à quitter Montréal pour faire fortune, tellement la demande est forte pour de bonnes histoires.Hawaii lui-même est important pour le succès de la série.Plusieurs observateurs avancent que les lieux où se déroulent les séries constituent maintenant un personnage à part entière, par exemple la Louisiane pour True Detective ou le Minnesota pour Fargo.Qu\u2019en pensez-vous ?C\u2019est vrai.On prend de plus en plus de soin à bien choisir le lieu d\u2019une série.Souvent, le lieu va donner le ton de l\u2019histoire.Pas pour toutes les séries ; on va souvent aller à un endroit qui offre des incitatifs fiscaux.Évidemment, pour Hawaii 5-0, nous soignons beaucoup notre lien avec les îles.Nous faisons chaque année une grande première à Hawaii.Avez-vous déjà filmé à Montréal ?Non, mais j\u2019aimerais beaucoup cela.J\u2019adore marcher ici, regarder l\u2019architecture.Partout ailleurs, on a l\u2019habitude de démolir et de construire du neuf, mais ici, on a gardé tellement d\u2019immeubles du passé.Il y a peu d\u2019endroits comme Montréal pour un scénariste ou un producteur.Avez-vous déjà regardé des séries québécoises ?Non.La seule série canadienne dont je me souviens de mon enfance est The Beachcombers.Je regardais aussi Rocket Robin Hood, une série animée canadienne.La saison 8 de Hawaii Five-O entre en ondes à CBS le 29 septembre ; la saison 4 de la série est diffusée en version française à Séries+ du lundi au mercredi.DES DATES IMPORTANTES > 1965: naissance à Chomedey > 1986: déménage à Los Angeles > 1990: première production, un téléfilm appelé Parker Kane, basé sur son scénario > 1993: le film Demolition Man, avec Sylvester Stallone, basé sur son scénario et qu\u2019il produit, rapporte 70 millions US aux guichets.> 2005: produit la quatrième saison de 24, dont il écrit trois épisodes.> 2006: produit cinq saisons de CSI : NY.> 2010: lance la deuxième mouture de Hawaii 5-0.> 2013: le film RIPD, avec Jeff Bridges, qu\u2019il produit, est basé sur une bédé qu\u2019il a écrite.Sources : Imdb, Peter Lenkov PETER LENKOV De Laval à Hollywood Q R L ors du lancement de la nouvel le programmation de la télé de Radio- Canada, à la fin d\u2019août, Michel Bissonnette, vice-président principal, a entamé sa présentation en annonçant qu\u2019il faisait prendre un virage à ses journaux télévisés.De deux choses l\u2019une : ou bien on a voulu évacuer le sujet au début de cette conférence de presse parce qu\u2019on trouvait cela plate, ou bien on croit encore fermement en l\u2019avenir de l\u2019information à la société d\u2019État.«À l\u2019époque des fake news où on ne sait plus ce qui est pertinent et ce qui ne l\u2019est pas, on n\u2019a qu\u2019à montrer la molécule de Radio-Canada, et les gens savent que c\u2019est une information fiable et crédible», a dit Michel Bissonnette.Il a raison de vouloir contrer les fausses nouvelles provenant des réseaux sociaux.Mais je crois que les journaux télévisés , la grand-messe d\u2019autrefois, font face à de pires ennemis.À l\u2019heure de l\u2019information en continu et de la prolifération d\u2019une foule de plateformes numériques, on peut se demander quelle est la pertinence de présenter tous les jours des bulletins à heure fixe qui sont de moins en moins regardés.Depuis une quinzaine d\u2019années, les cotes d\u2019écoute des journaux télévisés de fin de soirée sont en chute libre ou demeurent stagnantes.Et depuis une quinzaine d\u2019années, on rivalise d\u2019ingéniosité pour tenter de garder la tête hors de l\u2019eau.La situation est partout pareille.En France, où le rendez-vous du 20 heures était autrefois sacré, on connaît le même problème.Afin de redonner du pep à leur JT, comme on dit là-bas, certaines chaînes ont adopté une formule de magazine que l\u2019on offre en seconde partie.Cette méthode a été exploitée chez nous il y a fort longtemps.Ça s\u2019appelait Le Point.Auteur de l\u2019essai Jeter le JT, le journaliste et ex-présentateur d\u2019Arte, William Irigoyen, y va d\u2019une charge à fond de train contre le rendez-vous de 20h, qu\u2019il juge rien de moins que «superficiel, tiède, nombriliste et archaïque».En entrevue au magazine Télérama, il a déclaré «en avoir assez des robinets à eau tiède des JT».Celui qui souhaite voir apparaître une nouvelle forme d\u2019info télé trouve que les JT ne sont plus d\u2019actualité.« Démographiquement, de moins en moins de jeunes les regardent ; de nombreuses enquêtes le prouvent.Et intellectuellement, ils ne tiennent plus leurs promesses», a-t-il déclaré.William Irigoyen n\u2019a pas tort.Mais en même temps, je ne peux m\u2019empêcher de saluer les efforts qui sont faits ici pour donner aux journaux télévisés un nouveau souffle.Ces efforts témoignent d\u2019une volonté de maintenir une information de qualité bien en place.C\u2019est ce qui compte, au fond.J\u2019ai regardé la «nouvelle formule» du Téléjournal de Radio- Canada (édition de 22h).Enplus de l\u2019ouverture qui a du mordant, un habillage visuel attrayant et une plus forte présence des infographies explicatives, on a décidé de mettre l\u2019accent sur la profondeur en présentant moins de sujets et en leur accordant plus de temps afin de les décortiquer et de les analyser.Mardi, on a ouvert l\u2019émission avec la situation que vivent les Dreamers.Pas moins de neuf minutes ont été consacrées à ce sujet.Plutôt audacieux comme choix, mais profondément radio-canadien.Je dois dire que cette formule me plaît et me parle.Mais bon, je suis quelqu\u2019un qui consomme beaucoup d\u2019information durant toute la journée; j\u2019ai moins besoin qu\u2019on me fasse faire un tour d\u2019horizon complet en fin de soirée.En fait, je sens qu\u2019outre les premiers sujets qui relèvent d\u2019une actualité incontournable, on craint moins de présenter des sujets originaux émanant des idées de la salle de rédaction.On a compris à Radio-Canada que la survie des grandes salles de rédaction passe par un caractère exclusif.Pendant ce temps, à TVA, on maintient la recette de la «nouvelle parlée et expliquée avec chaleur» en présentant un plus grand nombre de sujets qu\u2019à Radio-Canada.Et à V?La nouvelle formule NVL a de quoi rendre perplexe.Une voix anonyme présente les grandes nouvelles du jour par le truchement d\u2019images.C\u2019est ce qu\u2019on appelle un «format économique».On voudrait mieux.Parmi toutes ces propositions, j\u2019ai tendance à croire que Radio-Canada prend le meilleur virage.L\u2019avenir de l\u2019information télévisuelle passe par ce type de concept.Nous verrons, je l\u2019espère, de plus en plus d\u2019émissions, comme l\u2019excellent 24/60 animé par Anne- Marie Dussault, en soirée à la télé.Offrir de la profondeur et du recul, oui, mais l\u2019offrir en se retournant rapidement sur un dix cennes.En terminant , lor s du lancement de la programmation de Radio-Canada , Michel Bissonnette a dit que le matériel des TJ de 18h et 22h allait davantage se retrouver sur toutes les plateformes de Radio- Canada.C\u2019est bien de donner de l\u2019amour au TJ, mais j\u2019en donnerais maintenant au site web de Radio-Canada.De grand centre commercial qu\u2019il était, il est devenu un immense marché aux puces dans lequel on se perd facilement.Faites l\u2019exercice en tentant d\u2019y retracer un élément.Aussi bien repérer Charlie.J\u2019ai dû passer par Google pour regarder Céline Galipeau en différé cette semaine.Ça «regarde» mal.La fin de la grand-messe?MARIO GIRARD CHRONIQUE PHOTOMONTY BRINTON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Peter Lenkov, producteur exécutif de la série américaine Hawaii 5-0, participe souvent à des ateliers dans le domaine de la télévision.Il a d\u2019ailleurs récemment donné un cours de scénarisation à l\u2019Université Concordia.À l\u2019heure de l\u2019information en continu et de la prolifération d\u2019une foule de plateformes numériques, on peut se demander quelle est la pertinence de présenter tous les jours des bulletins à heure fixe qui sont de moins en moins regardés.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 JAPON un thé au Réalisé et raconté par Maximilien Dauber Présenté par LONGUEUIL Théâtre de la Ville 7 au 10, 12 et 13 septembre VARENNES 14 et 15 septembre LAVAL Salle André-Mathieu 6 au 9 octobre Théâtre Marcellin-Champagnat 10 au 12 octobre MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 31 octobre au 5 novembre LES GRANDS EXPLORATEURS .COM CINÉ-CONFÉRENCES aussi présentées à L\u2019Assomption, Pierrefonds, St-Jean, LaSalle, St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, St-Hyacinthe.réservez maintenant 514 521.1002 - 1 800 558.1002 45 ans à vivre le monde 9, 10, 12 et 13 septembre ARTS VOTRE RENTRÉE TÉLÉ Entre les nouveautés, les suites et même les parodies de classiques, voici un petit coup d\u2019œil sur les séries américaines attendues cet automne.CHANTAL GUY Les nouveautés THE DEUCE À HBO, dès le 10 septembre C\u2019est l\u2019une des grosses séries de la rentrée de HBO, qui se penchera sur le monde de la prostitution et de la pornographie au tournant des années 80 à New York.Que de gros canons parmi les artisans : créé par David Simon, l\u2019homme derrière The Wire, le pilote a été réalisé parMichelle MacLaren (Breaking Bad, Game of Thrones), et la série met en vedette Maggie Gyllenhaal et James Franco, qui devrait jouer à lui seul deux personnages, des jumeaux du monde interlope.THE GOODDOCTOR À ABC, dès le 25 septembre Le créateur du célèbre Dr.House revient dans ses plates-bandes avec cette série médicale où un jeune chirurgien (Freddie Highmore) souffrant d\u2019autisme devra travailler fort pour se faire accepter dans son milieu de travail, même s\u2019il est surdoué dans son domaine.Un autre héros autiste à la télé après le jeune Sam de la série Atypical, de Netflix.WISDOMOF THE CROWD À CBS, dès le 1er octobre Un technicien en informatique (Jeremy Piven) crée une application de production participative (crowdsourcing) afin de retrouver le meurtrier de sa fille, et découvre en même temps que cette invention peut servir à résoudre bien d\u2019autres crimes.Cette idée de surveillance collective pour faire le bien est aussi excitante qu\u2019effrayante.THE MAYOR À ABC, dès le 3 octobre Dans cette série humoristique, un jeune rappeur (Brandon Michael Hall) en mal de visibilité tente de sortir de l\u2019ombre en se lançant dans la course à la mairie de sa ville.Le problème, c\u2019est qu\u2019il sera élu! MINDHUNTER Sur Netflix, le 13 octobre Après House of Cards, cette nouvelle création du talentueux David Fincher (Fight Club, Se ven , The Soc ial Ne twork) s\u2019inspire des mémoires de John Douglas, un vrai agent du FBI spécialisé dans la compréhension des tueurs en série à la fin des années 70.Ça promet d\u2019être glauque.ALIAS GRACE Sur Netflix, le 3 novembre Ave c l e s u c c è s d e T h e Handmaid\u2019s Tale , on suivra de près cette minisérie en six épisodes, adaptation par Sarah Polley d\u2019un autre roman de Margaret Atwood, à propos d\u2019un double meurtre qui aurait été commis par une femme en 1843.Coupable ou innocente?THE CROSSING À ABC, en octobre On ne connaît pas encore la date exacte du début de cette série de science-fiction dont le synopsis est intéressant et dans l\u2019air du temps.Quand quelques centaines de réfugiés débarquent par la mer dans une petite ville de l\u2019Oregon, on découvre qu\u2019ils sont en fait américains et qu\u2019ils arrivent du futur, fuyant une guerre terrible.Les parodies THE ORVILLE Sur Fox, dès le 10 septembre Peu de temps avant la nouvelle saison de Star Trek, le créateur et acteur Seth MacFarlane rend hommage à sa série fétiche dans cette parodie dont le pilote a été réalisé par Jon Favreau.Les costumes, les extraterrestres et, bien sûr, le vaisseau, tout est un clin d\u2019œil dans cette comédie qui promet d\u2019être «nounoune».AMERICAN VANDAL Sur Netflix, le 15 septembre Le succès des séries documenta i res polic ières à la Making a Murderer nous mène aujourd\u2019hui à cette parodie, où l\u2019on tente d\u2019innocenter un adolescent accusé d\u2019avoir dessiné des pénis sur les voitures du personnel de son école.Retenez ce mot-clic : #whodrewthedick?GHOSTED Sur Fox, le 1er octobre Craig Robinson et Adam Scott incarnent respectivement un sceptique et un croyant fervent dans les choses surnaturelles qui seront recrutés par les services secrets pour enquêter sur des trucs paranormaux.On veut clairement rire de X-Files, ici.Les retours attendus STAR TREK \u2013 DISCOVERY À CBS, le 24 septembre Les Trekkies sont aux anges : voici enfin une nouvelle série depuis Enterprise en 2001, qui se déroulera 10 ans avant la série originale.WILL AND GRACE À NBC, le 28 septembre Seize nouveaux épisodes pour cette sitcom bardée de prix qui avait pris fin en 2006, et des retrouvailles pou r Debr a Mes s i ng e t Eric McCormack.NBC a déjà annoncé une autre saison.DYNASTY À The CW, le 11 octobre C\u2019est peut-être le succès de Riverdale qui a donné l\u2019idée à la chaîne The CW de faire un remake de cette très populaire série des années 80 sur la vie des gens riches et célèbres, mais on n\u2019est pas certain que le monde en avait besoin, surtout en voyant la bande-annonce.CURB YOUR ENTHUSIASM À HBO, le 1er octobre Les fans de la s i t c om de Larry David n\u2019avaient pas eu de nouveaux épisodes depuis 2011.On annonce parmi les acteurs invités des pointures comme Bryan Cranston, Jimmy Kimmel, Elizabeth Banks et Lauren Graham.Des épisodes de la nouvelle saison ont fait l\u2019objet de fuites le mois dernier, alors que des pirates s\u2019en sont pris à la chaîne HBO.Les séries américaines à suivre PHOTO FOURNIE PAR HBO James Franco est la vedette de la série The Deuce.PHOTO FOURNIE PAR THE CW Dynasty, série-culte des années 80, renaîtra.PHOTO FOURNIE PAR CBS Jeremy Piven joue le personnage principal dansWisdom of the Crowd.PHOTO FOURNIE PAR ABC Brandon Michael Hall interprète un rappeur qui deviendra maire dans la série The Mayor.PHOTO FOURNIE PAR CBS Star Trek \u2013 Discovery ressuscite la légendaire franchise.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 5 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 DROLEDEFORFAIT.COM FAIS DES CHOIX POUR TOI SPECTACLES POUR *Offre valide jusqu'au 24 septembre 2017.Quantités limitées sur dates et sièges sélectionnés.Taxes incluses et frais de service en sus.Forfait applicable seulement dans une même ville et sur les nouvelles réservations.260$* SPECTACLES POUR 375$* NOUVEAU NOUVEAU NOUVEAU MARIANA MAZZA FEMME TA GUEULE PETER MACLEOD LIBRE MESSMER HYPERSENSORIEL DOMINIC PAQUET RIEN QU?S?UNE GOSSE GUY NANTEL NOS DROITS ET LIBERTÉS LES FANTASTIX LA COMÉDIE MAGICALE FRANÇOIS MASSICOTTE QUELLE FAMILLE! 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Enfin, diront les mordus qui attendent le dénouement de District 31 depuis la fin avril.Zut, rouspéteront ceux qui s\u2019ennuient déjà de l\u2019été.C\u2019est donc le temps d\u2019établir la liste des émissions à regarder en direct et de celles que l\u2019on préfère se garder pour le week-end ou les soirées moins achalandées.Voici une poignée de nouveautés que j\u2019ai radiographiées afin de déterminer ce qui risque (ou pas) de congestionner votre horaire télé.Bonus : c\u2019est aussi traduit en émojis.LA RENTRÉE TÉLÉ HUGO DUMAS !Conversation secrète TVA, le dimanche à 21h, à partir du 24 septembre Il n\u2019y a pas de recette miracle ici.Le secret du succès de la nouvelle émission de Paul Arcand repose sur les invités qui accepteront de se confier au roi des ondes matinales.Si ces gens font des révélations fracassantes ou s\u2019ils sortent d\u2019un long mutisme (comme Serge Thériault, par exemple), le public sera au rendez-vous.Bref, Conversation secrète doit créer l\u2019évènement pour rivaliser avec Tout le monde en parle, qui jouera en même temps à Radio-Canada.Aucun nom d\u2019invité n\u2019a été confirmé officiellement.TVA a commandé huit épisodes de cette série tournée à l\u2019extérieur des studios, qui seront distillés au compte-gouttes d\u2019ici le printemps.Conversation secrète dérive d\u2019un concept français.Contient : @ Trop Radio-Canada, le lundi à 19h30 Est-ce possible de rire de personnes souffrant de bipolarité?Oui, quand c\u2019est fait avec délicatesse et tendresse.Trop, c\u2019est exactement ça.Une comédie drôle, humaine et remplie de personnages attachants.On y suit deux sœurs, campées par Évelyne Brochu (l\u2019aînée) et Virginie Fortin (la plus jeune, qui tombe malade).Le reste de la distribution est impressionnant : Pierre-Yves Cardinal, Louise Portal, Anne-Marie Cadieux et Éric Bruneau, en plus d\u2019une kyrielle de nouveaux visages.Comme j\u2019ai déjà englouti cette série sur l\u2019Extra de Tou.TV, je me brancherai sur Boomerang à TVA, qui s\u2019annonce tout aussi rigolo que les saisons précédentes.Au tour de Karine (Catherine-Anne Toupin) et Patrick (Antoine Bertrand) d\u2019héberger Monique (Marie-Thérèse Fortin) et Pierre (Marc Messier).Le premier épisode de ce troisième chapitre de Boomerang est déjà en ligne sur le site de TVA.Contient : ?Faits divers Radio-Canada, le lundi à 20h Voilà une série qui charmera les amateurs d\u2019humour noir bien grinçant.L\u2019auteure Joanne Arseneau (Le clan, 19-2) plante son intrigue dans la couronne nord, où une clique de petits truands (Fabien Cloutier, David Boutin), traquée par des policiers rusés (Isabelle Blais, Émile Proulx-Cloutier), s\u2019enfonce d\u2019un épisode à l\u2019autre.Impossible de ne pas y voir des touches de Fargo, des frères Joel et Ethan Coen, qui a débouché sur une télésérie tout aussi savoureuse.L\u2019intrigue roule vite dans Faits divers et il faut être attentif à tous les détails.Rangez votre tablette pendant une heure.Vous ne le regretterez pas.Contient : & L\u2019indice Mc$ween Télé-Québec, le jeudi à 19h30 Pierre-Yves McSween est la nouvelle coqueluche en matière de finances personnelles au Québec.Logique qu\u2019il obtienne son propre magazine télévisuel sur le sujet.Les premières images donnent le goût d\u2019en voir davantage.Le comptable aux cheveux bouclés fait des entrevues dans sa McSween mobile, décortique le coût d\u2019un Big Mac ou explique comment Donald Trump a réussi légalement à ne pas payer d\u2019impôts.L\u2019achalandage sera intense dans cette case horaire qui héberge aussi Infoman à Radio-Canada et J.E.à TVA.Contient : PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA PHOTOMARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS VOTRE RENTRÉE TÉLÉ EN ÉMOJIS * Les Kult MusiquePlus, le jeudi à 22h Vous le savez, je consomme beaucoup de téléréalité.Trop, même.Ce genre télévisuel ne me rebute pas.Mais cette nouveauté de MusiquePlus, qui met en vedette un couple de milléniaux qui aime l\u2019argent et le sexe, est tout simplement imbuvable.Fuyez, comme en présence d\u2019un ouragan.Oliver et Victoria Kult, dans la mi-vingtaine, ne sont ni sympathiques, ni drôles, ni attachants.Ils nous apparaissent comme deux personnes extrêmement superficielles incapables d\u2019autodérision.Le pire, c\u2019est qu\u2019ils tentent d\u2019entraîner leur bambin (qui s\u2019appelle Landon) dans leur univers qui ne se construit qu\u2019à coups de « j\u2019aime» sur Instagram.C\u2019est gênant.Contient : ( La vraie nature TVA, le dimanche à 21h, à partir du 8 octobre Autre format étranger acheté par TVA, Parenthèse inattendue de France 2, qui réunit trois artistes pour un week-end dans un chalet des Cantons-de-l\u2019Est.Le but?Provoquer des confidences entre les trois convives, qui ne savent pas avec qui ils passeront leur fin de semaine, et l\u2019animateur, Jean-Philippe Dion.Mario Pelchat, Étienne Boulay et Mariana Mazza ont participé au premier tournage.Honnêtement, je commence à trouver que le nombre d\u2019émissions mettant en vedette des vedettes qui parlent de leur nombril se trouve à atteindre le point de saturation.Cela dit, les premières images montrent une production léchée.Peut-être serons-nous agréablement surpris par cette Vraie nature.Contient : # Olivier Radio-Canada, le lundi à 21h Il en bave, le petit Olivier (Anthony Bouchard) dans les deux premiers épisodes de cette télésérie d\u2019époque inspirée de l\u2019enfance de Josélito Michaud, qui a passé d\u2019une famille d\u2019accueil à l\u2019autre jusqu\u2019à ses 18 ans.C\u2019est lourd, triste et arrache-cœur.Sébastien Ricard, qui incarne un père de famille quasiment démoniaque, vous terrorisera.La lumière s\u2019amènera d\u2019ici trois semaines, nous jure presque Radio-Canada.Les téléspectateurs sont-ils prêts à s\u2019enfiler deux épisodes déprimants avant que l\u2019espoir se pointe enfin?Les cotes d\u2019écoute nous le diront.La concurrence est féroce à TVA avec le grand retour de L\u2019imposteur, qui amorce sa deuxième et dernière saison.Contient : $ Lâchés lousses TVA, le mardi à 19h Autant j\u2019aime Charles Lafortune à La voix (des adultes), autant Messmer me laisse indifférent, en général.Toutes ses émissions spéciales (Messmer fascine les stars, Drôlement mystérieux) me font le même effet : bof.Comme si je n\u2019y croyais pas tant que ça.TVA joue gros en programmant ce grand jeu de variétés directement contre District 31, la série canon de la SRC à laquelle rien ne résiste.Sous hypnose, quatre personnes choisies dans le public participeront à divers numéros que TVA qualifie de « loufoques».Les bandes- annonces renferment du matériel survolté.Lâchés lousses est l\u2019adaptation québécoise du format britannique You\u2019re Back in the Room.Contient : % Occupation double V, le dimanche à 18h30, à partir du 1er octobre La téléréalité de TVA qui a fait le plus jaser dans les 10 dernières années ressuscite chez V sous la houlette de la productrice Julie Snyder.C\u2019est à Bali, petite île indonésienne paradisiaque, que les célibataires auront leurs premiers rapprochements.Le Groupe V Média a mis le paquet en tapissant les grilles de V et de MusiquePlus d\u2019émissions découlant d\u2019Occupation double, leur plus gros investissement à vie.Depuis l\u2019annonce de son embauche, la popularité de l\u2019animateur Jay Du Temple ne cesse d\u2019augmenter.Il est partout et plaît à la clientèle visée par ce type d\u2019émission- cupidon.Si les candidats d\u2019OD jouent la partie à fond la caisse, disputes et triangles amoureux inclus, La voix junior risque de perdre quelques adeptes à TVA.Contient : PHOTO FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE PHOTOMARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE PHOTOOLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS BÉDÉ Le dessinateur de la série Les druides, Jacques Lamontagne, vient de lancer il y a quelques jours sa première bédé à titre d\u2019auteur et illustrateur.Avec Shelton&Felter, qui met en vedette un duo improbable d\u2019enquêteurs, le bédéiste québécois monte seul aux barricades.JEAN SIAG J a cque s L amon t a g ne ne pen - sait pas un jour vivre de la bédé.L\u2019illustrateur publicitaire, qui s\u2019est aussi distingué pour ses couvertures de livres, était comme il dit « bien installé ».« J\u2019avais signé une série baptisée Les contes d\u2019outre-tombe pour le magazine Safarir, nous dit-il, mais je ne voyais pas comment je pouvais en vivre au Québec.» À l\u2019âge de 43 ans, il a eu envie de tenter le coup.«Ç\u2019a toujours été un rêve », admet-il.Après avoir fait un blitz auprès des principales maisons d\u2019édition européennes, en 2004, il a reçu l\u2019appel de Soleil Productions, qui lui a proposé un projet avant de le mettre sur la piste de la série Les druides (scénarisée par Jean-Luc Istin et Thierry Jigourel).L\u2019histoire, qui se passe à l\u2019époque de l\u2019évangélisation de la Bretagne au Ve siècle, met en scène un druide appelé Gwenc\u2019hlan, chargé d\u2019enquêter sur la mort de moines.« Je ne connaissais rien à la Bretagne et à son histoire, avoue Jacques Lamontagne, mais j\u2019ai embarqué dans le projet et j\u2019ai été bien entouré.Finalement, ça a bien été ! «Je me suis donné trois ans pour voir si l\u2019entreprise était viable financièrement, puis j\u2019ai abandonné progressivement tous mes contrats en publicité.» D\u2019autres projets ont suivi : les quatre premiers tomes de la série policière fantastique Aspic, détectives de l\u2019étrange, de Thierry Gloris.Mais aussi Yuna, qu\u2019il a réalisé au scénario avec le dessinateur chinois Ma Yi, avec qui il travaille d\u2019ailleurs en ce moment sur un conte fantastique qui se déroule au Québec.Aller au front ! Shelton&Felter est né de l\u2019imagination de Jacques Lamontagne il y a une dizaine d\u2019années.« J\u2019avais une assez bonne idée de mes deux personnages principaux.J\u2019avais contacté un dessinateur que j\u2019aimais beaucoup, mais il a abandonné le dessin», détaille-t-il.Après avoir mis le projet en veilleuse pendant quelque temps, le bédéiste s\u2019est tourné vers un ami, Denis Goulet, qui s\u2019est lui aussi désisté.«Je ne sais pas pourquoi, mais je ne me voyais pas affronter ce défi seul.J\u2019ai toujours travaillé en équipe.J\u2019ai toujours pris ce risque à deux.Mais là, malgré la peur, je me suis lancé.L\u2019avantage, c\u2019est qu\u2019on peut aller là où on veut.Le danger, c\u2019est de se complaire dans son univers, donc il faut aussi être prudent.» C\u2019est donc avec cette expérience et cette modestie qu\u2019à 56 ans, le très doué scénariste et dessinateur s\u2019est lancé.Shelton est un ancien boxeur (et ex- débardeur) converti au journalisme.Felter est un petit monsieur (qui rappelle Toulouse-Lautrec) qui possède une librairie.Les deux hommes se retrouveront par hasard sur la scène d\u2019un crime.Épaté par le sens d\u2019observation de Felter, Shelton fera appel au libraire pour enquêter sur une autre histoire de meurtres \u2013 et faire avancer sa carrière de journaliste ! Nous sommes à Boston, en 1924, et les meurtres semblent être liés à une tragédie survenue cinq ans plus tôt, lorsqu\u2019une immense citerne [de la distillerie Purity] remplie de près de 9 millions de litres de mélasse a explosé, emportant maisons, voitures et passants \u2013 une catastrophe qui a vraiment eu lieu et qui a fait 21 morts.« Je trouve que les histoires qui ont un certain fondement historique sont plus crédibles, nous dit-il.Ça forme une base, un squelette autour duquel on peut construire une fiction.Là, j\u2019ai vraiment voulu faire une série policière familiale.Un récit qui ne se prend pas trop au sérieux, mais qui a une trame policière qui se tient bien.» Le bédéiste bat le fer pendant qu\u2019il est chaud.Depuis quelques semaines, il a refait équipe avec Thierry Gloris (Aspic) pour réaliser un western appelé Wild West, qui sera publié chez Dupuis en 2018.Jacques Lamontagne n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019en rester là.Il termine déjà le tome 2 de Shelton&Felter \u2013 qui se passera à bord de L\u2019Adriatique dans les années 20.Il enchaînera l\u2019an prochain avec le tome 3, toujours dans ce style franco-belge, au nez rond.« J\u2019approfondis la psychologie des personnages.Shelton va un peu sortir Felter, qui est solitaire et hypocondriaque, de sa vie d\u2019ermite.Toujours dans de nouvelles aventures.» Shelton&Felter, 1 \u2013 La mort noire Jacques Lamontagne Kennes 48 pages JACQUES LAMONTAGNE/ Shelton&Felter, 1 \u2013 La mort noire Une nouvelle série policière fantastique québécoise ! QUELQUES SORTIES GIANT Mikaël, Dargaud, 13 septembre Révélé en 2013 par sa série Promise \u2013 scénarisée par Thierry Lamy \u2013, l\u2019illustrateur français Mikaël, établi au Québec avec sa famille depuis 2008, lance dans quelques jours une nouvelle série baptisée Giant \u2013 qui est le nom de son personnage principal.Une chronique qui met en scène des ouvriers irlandais ayant participé à la construction du Rockefeller Center de New York.UNMONDE UN PEUMEILLEUR \u2013 LES NOUVELLES AVENTURES DE LAPINOT Lewis Trondheim, L\u2019Association, 26 septembre Le personnage de Lapinot, qui a propulsé le bédéiste français Lewis Trondheim au début des années 90 avant de disparaître en 2004, renaît ! La réédition deMildiou, dans lequel Lapinot faisait une apparition, aurait convaincu le prolifique dessinateur de ressusciter son héros.Cette nouvelle aventure abordera entre autres les thèmes de la surinformation et du terrorisme.BETTY BOOB Julie Rocheleau et Véronique Cazot, Casterman, 28 septembre La dessinatricemontréalaise Julie Rocheleau (La fille invisible, La colère de Fantômas) fait équipe cette fois avec Véronique Cazot pour narrer l\u2019histoire de Betty Boob, qui devra se réinventer après avoir combattu un cancer du sein.Après avoir subi une mastectomie, la belle héroïne \u2013 «licenciée pour manque de conformité» \u2013 intégrera une troupe d\u2019artistes burlesques.ASTÉRIX ET LA TRANSITALIQUE Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, Albert René, 19 octobre Le duo Ferri-Conrad a repris cette série culte des mains d\u2019Albert Uderzo en 2013 avec le décevant album Astérix chez les Pictes.Les deux hommes se sont repris en 2015 avec l\u2019excellent Papyrus de César, qui abordait l\u2019univers des médias et des réseaux sociaux.On attend donc avec impatience ce voyage des irréductibles Gaulois en Italie, qui, nous souffle-t-on, fera la part belle à Obélix.8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l UN LIVRE CRÉÉ SUR MESURE POUR NOUS FAIRE DU BI EN 60 HISTOIRES DE VIE INSPIRANTES «Avec le style et la sensibilité qu\u2019on lui connaît, la journaliste du Soleil nous présente des gens qui, loin des projecteurs, mènent des vies qui forcent l\u2019admiration.Une série de portraits touchants qui nous réconcilient avec le genre humain.» \u2014 Nathalie Collard, La Presse «Les gens dont je vous raconte l\u2019histoire ont compris que le bonheur est une richesse qui croit avec l\u2019usage.Ce sont ces gens et leur histoire que j\u2019aime raconter, parce qu\u2019ils ne font pas de bruit.» \u2014Mylène Moisan, auteure du best-seller Maman est une étoile ARTS CINÉMA L\u2019adolescence, c\u2019est la saison des amours absolus, exacerbés, exaltés, interdits, censurés, brûlants, violents, bouleversants, damnés et condamnés.En somme, un champ de bataille.Où tous les coups sont permis et les blessures, longues à cicatriser.Comme dans Et au pire, on se mariera, roman de Sophie Bienvenu que la cinéaste Léa Pool a transposé au cinéma.Avec, pour incarner le personnage central d\u2019Aïcha, Sophie Nélisse dans le rôle le plus complexe de sa jeune carrière.ANDRÉ DUCHESNE Et au pire, on se mariera traite des « amours interdites » et de la « violence des premiers émois », dit la scénariste et réalisatrice Léa Pool dans la présentation de son nouveau film adapté du roman de Sophie Bienvenu.En fa it , ces thèmes ne constituent-ils pas une vision du monde qui traverse toute l\u2019œuvre de la réalisatrice d\u2019Emporte-moi ?Assise en face de nous, Léa Pool esquisse un sourire.« Oui ! Ce sont des choses qui reviennent, dit-elle en entrevue.Les amours interdits, les amours impossibles (ça revient).Quant à la violence des premiers émois, j\u2019ai pu aussi le voir chez ma fille.Tous les jeunes vivent cela à un moment donné.» Évidemment, la violence en question est vécue à différents degrés, selon les personnes, leur environnement, leur histoire personnelle.Dans le cas d\u2019Aïcha (Sophie Nélisse), personnage central de l\u2019histoire ici portée au grand écran, ce passage ressemble à un tour ininterrompu d\u2019une semaine dans le Goliath à La Ronde.C\u2019est intense, vertigineux, cyclothymique.Car i l y a deux Aïcha .Celle du réel, dont la mère Isabelle (Karine Vanasse) est a imante, mais jamais présente, dont le beau-père Hakim (Mehdi  Djaadi), mis à la porte pour son comportement incestueux, lui manque cruellement, qui est sans amis de son âge et est éprise de Baz (Jean-Simon  Leduc), garçon ayant deux fois son âge qui repousse ses tentatives de séduction.Et l\u2019Aïcha du fantasme qui scénarise sa vie en pensées enjolivées pour se convaincre que tout est parfait.Cette fulgurance d\u2019un premier amour, Sophie Nélisse dit l\u2019avoir elle-même vécue.De sorte qu\u2019elle s\u2019est aisément identifiée à certaines scènes et situations.« Aïcha s\u2019est fait dire beaucoup de choses que je me suis fait dire par mon copain actuel, raconte la comédienne avec son franc-parler.Nous avons quatre ans de différence.Au début, il disait m\u2019aimer uniquement comme une sœur.Je capotais, je pleurais quand il ne me tex- tait pas.Là, ça va super bien.Tout le monde, je pense, passe par cette étape.On pense qu\u2019on va être avec notre premier amour toute notre vie.On pense tout connaître.Mais ça ne marche pas toujours comme ça ! » Blessures de l\u2019enfance Au-delà de l \u2019a mour, Et au pire, on se mariera s \u2019attarde aussi aux blessures de l\u2019enfance.À travers lesquelles autant Sophie Bienvenu que Léa Pool se sont reconnues.Et trouvées.« Inconsciemment, Aïcha est basée sur qui j\u2019étais à son âge, dit Sophie Bienvenu, qui a coscénarisé le film.Je l\u2019ai compris en échangeant avec des jeunes qui ont lu mon livre.C\u2019est pour cela que Léa et moi avons si bien collaboré.Nous nous sommes toutes les deux reconnues dans les blessures.» « Le roman de Sophie a été un coup de foudre, dit Léa Pool.Sans pour autant avoir vécu l\u2019histoire d\u2019Aïcha, ce qu\u2019elle vit au plus profond d\u2019elle-même me rejoint.Sophie et moi avons parlé de nos enfances pour nous rendre compte avoir beaucoup de choses en commun.Ce n\u2019est pas un hasard si nous nous sommes rencontrées sur ce film.» Personnage complexe Comme Aïcha évolue dans deux univers, l\u2019un réel, l\u2019autre fantasmé, sa personnalité est composée de multiples facettes.De la colère destructrice, elle passe à la douce rêverie (comme dans la scène en patins à roulettes sur l\u2019esplanade du Stade olympique).De jeune femme naïve, elle peut se transformer en sombre manipulatrice.« On m\u2019a ici offert un rôle plus mature, plus difficile, dit Sophie Nélisse.L\u2019arc du personnage est incroyable.Il évolue du début à la fin, et ça en fait un beau défi à relever.» « Elle est formidable, s\u2019exclame Léa Pool.Elle a un rôle extrêmement complexe, étant tantôt drôle, tantôt tragique, violente, tendre.Elle a relevé ça avec brio.» Du personnage d\u2019Aïcha, Léa  Pool d it a imer « son amour absolu, son désir d\u2019être écoutée, aimée ».Sa solitude, aussi.La solitude est effectivement un sous-thème très présent dans le film, et ce, jusqu\u2019au générique final.Et au pire, on se mariera nous laisse-t-il sur une note d\u2019espoir ?« Il y a l\u2019espoir d\u2019une rédemption, dit Léa  Pool.Pa rce qu \u2019A ïcha f in it pa r être pleinement consciente de ce qu\u2019elle a fait.Et cette consc ience don ne espoi r qu\u2019elle va passer au travers.Mais on aime trop Aïcha pour décider de son sort.» Et au pire, on se mariera prend l\u2019affiche le 15 septembre LÉA POOL / Et au pire, on se mariera La saison des amours absolus PHOTO FOURNIE K-FILMS AMÉRIQUE Karine Vanasse et Sophie Nélisse jouent une mère et sa fille dans Et au pire on se mariera.LÉA POOL ET LES PREMIERS RÔLES FÉMININS Il a souvent été dit, dénoncé, exposé que les femmes décrochent en minorité les premiers rôles au cinéma.Mais pas dans le cinéma de Léa Pool.Dans la majorité de ses films, les premiers rôles sont revenus à des femmes.C\u2019est aussi le cas avec Et au pire, on se mariera.Pour la cinéaste, la raison en est très simple.« Parce que je suis une femme », dit-elle.« Il n\u2019y a pas assez de femmes réalisatrices, poursuit-elle.S\u2019il y en avait davantage, il y aurait plus de [premiers] rôles féminins.Sans être une généralité, c\u2019est un peu normal qu\u2019un réalisateur soit attiré par des rôles masculins forts et une réalisatrice, par des rôles féminins forts.» Mme Pool estime que l\u2019histoire de ses personnages féminins rejoint la sienne.« Ce que j\u2019ai envie de dire, de communiquer, passe beaucoup plus par des personnages féminins parce que, je pense, je suis une femme.» \u2014 André Duchesne CINQ FILMS DE LÉA POOL AVEC DES FEMMES EN VEDETTE > Anne Trister, avec Albane Guilhe et Louise Marleau (1986) > Emporte-moi, avec Karine Vanasse et Pascale Bussières (1999) > Rebelles (Lost and Delirious), avec Piper Perabo, Jessica Paré et Mischa Barton (2001) > Maman est chez le coiffeur, avec Céline Bonnier et Marianne Fortier (2008) > La passion d\u2019Augustine, avec Céline Bonnier et Lysandre Ménard (2015) KARINE VANASSE SUR LE FAIT DE JOUER UNE MÈRE « C\u2019est la première fois que j\u2019incarne une mère.Lorsque Léa [Pool] m\u2019avait choisie pour Emporte-moi, c\u2019est comme si elle me disait : \u201cTu es capable de faire ce rôle\u201d.Maintenant, c\u2019est comme si elle me disait : \u201cOui, tu es prête pour les rôles de mère.\u201d Mais ce n\u2019est pas de jouer une mère qui a été le plus grand défi.C\u2019est plutôt d\u2019interpréter un personnage démuni, sans ressources.Dans le passé, on m\u2019a toujours attribué des rôles de femmes dont on sentait beaucoup la force, le courage, le désir d\u2019autre chose.Alors qu\u2019ici, Isabelle ne peut rêver à une autre vie.Elle peut juste souhaiter ne pas avoir d\u2019autres ennuis financiers.» JEAN-SIMON LEDUC SUR LE PERSONNAGE DE BAZ « Il a une naïveté, une candeur.Il est plein de bonté et.il est trop naïf.Il voulait juste aider Aïcha, et cela a joué contre lui.À l\u2019adolescence, l\u2019amour est tellement puissant, tellement gros.Et comme c\u2019est représenté à travers le personnage d\u2019Aïcha, celui de Baz pouvait être plus.[il hésite] romanesque.» SOPHIE BIENVENU SUR SOPHIE NÉLISSE « Je l\u2019ai découverte à son passage à Tout le monde en parle pour parler du film La voleuse de livres.Dans sa façon d\u2019être, son attitude, ses réponses à Guy A.Lepage, elle avait ce parfait dosage de cute et d\u2019haïssable.C\u2019était elle.C\u2019était Aïcha.» SOPHIE NÉLISSE SUR UN PREMIER REFUS DU PERSONNAGE « Je n\u2019étais pas à l\u2019aise avec les scènes de sexe.Je n\u2019avais pas encore embrassé quelqu\u2019un dans ma vie personnelle.Alors, embrasser un gars de deux fois mon âge.Mais [au moment des auditions], j\u2019avais pris de la maturité et je trouvais le scénario trop bon pour passer à côté.J\u2019ai parlé avec Léa.On a coupé des scènes et d\u2019autres ont été réécrites.Finalement, nous sommes arrivées à un consensus.» \u2014 Propos recueillis par André Duchesne PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Jean-Simon Leduc PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Karine Vanasse PHOTO M.CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE Sophie Nélisse PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Sophie Bienvenu ILS ET ELLES ONT DIT.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 9 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS CINÉMA C\u2019est le film d\u2019horreur le plus attendu de l\u2019année, et il ne décevra pas les amateurs.Voici tout ce que vous devez savoir sur le remake de It (Ça), ce best-seller de Stephen King qui a terrifié des millions de lecteurs, que même le roi de l\u2019horreur, pourtant habitué aux meilleures comme aux pires adaptations, a salué.La Presse a rencontré les jeunes acteurs du Club des ratés à Toronto au cours de la dernière Fan Expo.CHANTAL GUY ENVOYÉE SPÉCIALE TORONTO LE ROMAN Dans l\u2019imposante bibliographie de Stephen King, Ça tient une place à part chez les fans et est considéré comme l\u2019un de ses meilleurs romans.Publié en 1986, année où il a dominé les palmarès aux États-Unis, Ça est aussi, pour beaucoup de jeunes lecteurs, la première «brique» qu\u2019ils ont lue fièrement au complet, en faisant toujours les mêmes blagues.As-tu lu Ça ?« Ça quoi ?» Mais, tsé, Ça?.UNE HISTOIRE DE NOS PEURS Les peurs de l\u2019enfance ont eu une importance considérable dans la première partie de la carrière de Stephen King, et on peut dire que Ça en représente l\u2019apothéose.À l\u2019origine, l\u2019histoire se déroule en 1957- 1958 dans la petite ville de Derry, où sept adolescents doivent affronter une entité démoniaque qui prend l\u2019apparence d\u2019un horrible clown et se surnomme Pennywise, et qu\u2019eux appellent Ça.Elle se nourrit plus particulièrement des enfants, parce qu\u2019ils ont plus facilement peur, et incarne leurs pires cauchemars pour les attaquer.IT, LA TÉLÉSÉRIE Le roman avait fait l\u2019objet d\u2019une première adaptation en 1990 , un télé f i lm en deux parties, respectueux de l\u2019œuvre, mais qui a plutôt mal vieilli, et qui est resté dans les esprits en particulier pour la performance de Tim Curry (The Rocky Horror Picture Show) dans le rôle de Pennywise.Ce personnage est d\u2019ailleurs tellement terrifiant que l\u2019Association mondiale des clowns, rapporte The Guardian, déplore l\u2019image négative que cette histoire véhicule et se plaint de l\u2019annulation d\u2019événements depuis l\u2019annonce de ce remake ! Mais qui a oublié que le tueur d\u2019adolescents en série John Wayne Gacy aimait se déguiser en clown, hein ?LE NOUVEAU PENNYWISE L\u2019acteur d\u2019origine suédoise Bill Skarsgård (Atomic Blonde) incarne le clown maléfique, et on peut dire qu\u2019il n\u2019aura pas à souffrir de la comparaison avec Tim Curry.D\u2019ailleurs, le réalisateur Andy Muschietti a soigneusement réservé la surprise à ses jeunes acteurs en isolant Skarsgård jusqu\u2019à la moitié du tournage afin de saisir à l\u2019écran la réaction authentique des interprètes lors de leur première rencontre avec Pennywise.C\u2019était efficace, selon Jaeden Lieberher.«Voir Pennywise était presque inspirant, a-t-il confié.C\u2019est incroyable, la façon dont Bill a créé le personnage, tellement différent de celui de Tim Curry.» « C\u2019était terrifiant et presque soulageant ! », a renchéri Jeremy Ray Taylor.L\u2019ÉQUIPE DE ÇA Le projet d \u2019adaptat ion a connu un long développement de sept ans, ce qui aurait pu être mauvais signe, avant d\u2019être remis entre les mains d\u2019Andy Muschietti , p r o t é g é d e G u i l l e r m o del Toro , qu i a produ it son film d\u2019horreur Mama .Il a même été question au début que les frères Duffer, créateurs de la populaire série Stranger Things, réalisent le film.Mentionnons au générique les scénaristes Ca ry Fukunaga (True Detective) et Gary Dauberman (Annabe l l e) , le d i re c teu r photo Chung-Hoon Chung (Oldboy), le designer québécois Claude Paré (X-Men, The Rise of the Planet of the Apes), a insi que le compositeur Benjamin Wall f isch , une étoile montante dans l\u2019univers de la musique de films.LE CLUB DES RATÉS La grande force de Ça \u2013 le roman comme le film \u2013 est la solidarité au sein du groupe de sept préadolescents qui se sont baptisés le Loser\u2019s Club (le Club des ratés).Persécutés à l\u2019école par un g roupe d \u2019 i n t im ida teu r s , maltraités par leurs parents et menacés par Pennywise, ils découvrent que l\u2019union fait vraiment la force.« Je pen s e que l a mei l l eu r e chose à propos de ce film est qu\u2019il montre qu\u2019un jour, on trouve des personnes à qui on peut s\u2019identifier et, au bout du compte, des personnes qu\u2019on aime », croit Jaeden Lieberher, qui hérite du rôle le plus important, celui de Bill Denbrough, dans un groupe au casting pa r fa i t : F i n n Wol f ha rd (Richie), Jack Dylan Grazer ( E dd i e ) , S o ph i a L i l l i s (Beverly), Jeremy Ray Taylor (Ben), Wyatt Oleff (Stanley), Chosen Jacobs (Mike).ENCORE DANS LES ANNÉES 80 S i , d a n s l e r om a n d e Stephen King, les événements se déroulent en 1957-1958 et en 1984-1985, pour cette nouvelle adaptation, l\u2019histoire se situe en 1989.Les spectateurs apprécieront les références à la culture populaire de cette décennie qui inspirent pas mal les créateurs ces temps- ci (pensons au succès de Stranger Things).Plusieurs clins d\u2019œil à la musique et au cinéma parsèment le film \u2013 par exemple à New Kids on the Block ou à Nightmare on Elm Street.«C\u2019est tellement une partie cruciale de l\u2019histoire, parce que la culture populaire était à un sommet, c roit Chosen Jacobs , qui n\u2019était évidemment pas né à ce moment.Ça a toujours du sens 30 ans plus tard.» LA MALÉDICTION DU NOMBRE 27 Depuis des siècles, Pennywise hante la ville de Derry tous les 27 ans, ce que l\u2019on peut découvrir dans les archives de la ville, qui révèlent un nombre anormal de massacres et de disparitions dans son histoire.Détails intéressants : le film, dont le tournage a commencé le 27 juin l\u2019an dernier, arrive sur les écrans 27 ans après la première adaptation de 1990 et tout juste après le 27e anniversaire de Bill Skarsgård .À noter aussi que le comédien Jonathan Brandis, qui a joué le rôle principal de Bill Denbrough dans la version de 1990, s\u2019est suicidé en 2003.à l\u2019âge de 27 ans.Un âge d\u2019ailleurs considéré comme maudit, avec les morts de stars comme Janis Joplin, Jim Morrison, Jimi Hendrix ou Kurt Cobain.UN FILM EN DEUX PARTIES Comme l\u2019adaptation de 1990, le Ça de 2017 aura deux parties, mais contrairement à la première mouture, qui alternait entre l\u2019enfance et l\u2019âge adulte des personnages, cette nouvelle version se concentre uniquement sur la jeunesse des protagonistes.La suite, dont on ne connaît pas encore la date de sortie, devrait donc se concentrer sur le Club des ratés lorsque ses membres sont devenus adultes et terrifiés par le retour de Pennywise.L e s j e u ne s a c t e u r s on t nommé en en t r ev ue le s acteurs adultes qu\u2019ils voudraient voir dans leurs rôles : Bill Hader, Jessica Chastain, C h a d w i c k B o s e m a n , Jake Gyl lenha l l , Joseph Gordon-Lewitt, Chris Pratt, Christian Bale.Mais hé, on rêve, là ! POURQUOI IT SERA UN HIT La première bande-annonce de I t a é té vue plu s de 197 mil l ions de fois su r YouTube, ce qui annonce un engouement certain des fans de Stephen King.L\u2019auteur lui-même a confié en entrevue à quel point il a aimé cette adaptation.« J \u2019avais des espoirs, mais je n\u2019étais pas préparé à ce que cela soit aussi bon.» Les analystes prédisent un box-office de 50 millions, peut-être même plus, pour son premier weekend, entre autres parce que la rumeur critique, malgré l\u2019embargo, est très favorable.Avec raison, car « vous flotterez aussi ».It (Ça) est actuellement à l\u2019affiche.IT Qu\u2019est-ce que c\u2019est que Ça ?IT (V.F.:ÇA) !!!! Drame d\u2019horreur d\u2019AndyMuschietti.Avec Jaeden Lieberher, Bill Skarsgård, FinnWolfhard, Chosen Jacobs, Jack Dylan Grazer, Sophia Lillis, Jeremy Ray Taylor, Wyatt Oleff.2h15.SYNOPSIS En 1989, un groupe d\u2019adolescents découvre que les multiples disparitions d\u2019enfants et de jeunes dans sa petite ville sont l\u2019œuvre d\u2019une entité maléfique qui prend la forme d\u2019un clown, et décide de l\u2019affronter.CRITIQUE Comment le réalisateur Andy Muschietti (Mama) a-t-il réussi son coup?C\u2019est ce qu\u2019on se demande en sortant pas mal ébranlé d\u2019It.Après tout, la plupart des fans de Stephen King connaissent très bien l\u2019histoire ; nombreux sont ceux qui ont vu le téléfilm de 1990 dont l\u2019ouverture est pratiquement calquée dans ce remake.Georgie Denbrough (Jackson Robert Scott), le petit garçon au ciré jaune qui pourchasse son bateau de papier sous la pluie et tombe face à face avec Pennywise, le clown dansant, caché dans la bouche d\u2019égout.Muschietti fait de cette scène d\u2019anthologie un nouveau traumatisme, le premier de plusieurs dans ce film qui dépeint de façon frontale la cruauté dans laquelle baigne la jeunesse, victime idéale de Pennywise et de la société, parce que vulnérable.Muschietti a relevé le défi en misant sur les émotions et l\u2019horreur du réel plutôt qu\u2019en usant des effets spéciaux (quand même très réussis), et il a réuni une distribution de jeunes acteurs hyper talentueux pour créer un inoubliable Club des ratés, ce groupe de sept ados ostracisés chacun à sa façon qui doivent s\u2019unir pour se protéger.Car tout \u2013 TOUT \u2013 dans la ville de Derry, bouffée de l\u2019intérieur par une entité venue du fond des âges et de l\u2019espace (Pennywise n\u2019est que son incarnation préférée), est hostile aux personnages.Les parents d\u2019abord : froids, violents, culpabilisants, manipulateurs, abuseurs, qui font du foyer familial un lieu sans refuge.L\u2019école ensuite, où l\u2019intimidation ne connaît aucun répit.On a rarement vu dans un film mettant en vedette des enfants des scènes d\u2019une telle brutalité, le cinéma d\u2019horreur étant habituellement plus pudique dans cette tranche d\u2019âge.Ce qui renforce d\u2019autant plus l\u2019importance du groupe et de l\u2019amitié.Enfin, il y a Bill Skarsgård, qui s\u2019est approprié complètement Pennywise et offre un nouveau croque-mitaine pour les amateurs du genre (et des partys costumés).Le monstre qu\u2019il propose est parfaitement sans âme et sans pitié, à la hauteur du sentiment phobique que peuvent inspirer les maudits clowns.Puisque l\u2019histoire se déroule en 1989, It surfe sur la vague de nostalgie qui siphonne les années 80 depuis quelque temps, mais, heureusement, sans trop s\u2019y appuyer.Ce que l\u2019on a surtout l\u2019impression de retrouver, c\u2019est ce plaisir des nouveaux visages, ce talent des enfants acteurs soigneusement sélectionnés et bien dirigés, qui n\u2019est pas sans rappeler l\u2019atmosphère de films comme Stand by Me, une autre adaptation marquante d\u2019une œuvre de Stephen King.Avec ce que cela exige de sensibilité, d\u2019humour et de crédibilité pour des spectateurs de tous les âges.Chacun des jeunes acteurs \u2013 et la jeune actrice Sophia Lillis, charismatique à souhait \u2013 a droit à son moment où il brille, d\u2019abord Jaeden Lieberher, bouleversant dans la peau d\u2019un ado bègue, en deuil de son petit frère assassiné.On n\u2019a pas seulement peur en voyant It : on a mal, aussi.Andy Muschietti livre ici non seulement un film respectueux du roman de King et de son public, mais probablement aussi l\u2019un des meilleurs films d\u2019épouvante de l\u2019année.Pour tout dire, même si It dure 2h15, on ne s\u2019ennuie pas une seule seconde et on a déjà hâte à la suite.\u2014 Chantal Guy Ce monde cruel PHOTO FOURNIE PAR K-FILMS AMÉRIQUE L\u2019acteur d\u2019origine suédoise Bill Skarsgård incarne le clown maléfique de It, et on peut dire qu\u2019il n\u2019aura pas à souffrir de la comparaison avec Tim Curry.«Je pense que la meilleure chose à propos de ce film est qu\u2019il montre qu\u2019un jour, on trouve des personnes à qui on peut s\u2019identifier et, au bout du compte, des personnes qu\u2019on aime.» \u2014 Jaeden Lieberher, qui hérite du rôle le plus important, celui de Bill Denbrough l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS CINÉMA RUMBLE: THE INDIANS WHOROCKED THEWORLD !!!! Documentaire de Catherine Bainbridge et AlfonsoMaiorana.1h42.SYNOPSIS Ce film met en lumière la contribution d\u2019artistes issus des Premières Nations dans la musique populaire moderne.Des musiciens et chanteurs amérindiens en témoignent, d\u2019autres disparus sont évoqués et admirés par d\u2019éminents collègues, critiques et historiens de la musique populaire nord-américaine.CRITIQUE Le blues, le rock et le jazz ont été teintés par la culture et la créativité amérindiennes, voilà un fait objectif et peu connu des mélomanes.D\u2019où l\u2019objet de cette démonstration tardive, mais ô combien éloquente.Prenons Rumble : le titre de ce film documentaire est aussi celui d\u2019une pièce instrumentale composée en 1958 par Link Wray (1929-2005), musicien populaire issu de la communauté shawnee, en Caroline du Nord.Très proches de l\u2019esprit amérindien, les effets de saturation générés par ce guitariste visionnaire avaient grondé sur l\u2019entière planète rock, à tel point que la pièce a été mise à l\u2019index à l\u2019époque de sa sortie, les diffuseurs craignant ses propriétés subversives ! Six décennies plus tard, la légende de Link Wray est enfin ravivée ; bien au-delà de ses adeptes, on reconnaît que ce musicien exerça une influence cruciale sur tous les Pete Townshend de la british invasion et autres artilleurs du monde entier qui s\u2019en réclament aujourd\u2019hui.Iggy Pop l\u2019affirme haut et fort ! Aidés par les nombreux contacts du guitariste apache Steve Salas, qui a partagé la scène avec les plus grandes stars du rock et du funk (George Clinton, Rod Stewart, Mick Jagger, etc.), Catherine Bainbridge et Alfonso Maiorana ont ainsi mené une vaste enquête sur la contribution amérindienne en musique populaire moderne.Pendant 102 minutes passionnantes pour tout mélomane qui se respecte (peut-être un peu longues pour les autres), ils font la preuve que les traditions autochtones en sont parmi les éléments constitutifs.Dans cette optique, Rumble nous fait découvrir des airs et des rythmes patrimoniaux des Premières Nations du sud-est des États-Unis ; on en identifie illico les inflexions typiques du blues et du rock.Renversant ! On remonte la trace de l\u2019Afro- Américain Charley Patton, un des pères du delta blues, de surcroît Black Indian, car du sang autochtone coulait aussi dans ses veines.On se retrouve à New York dans les années 30, époque où Mildred Bailey, autochtone issue de la communauté Coeur d\u2019Alene, avait un ascendant énorme sur la gent jazzistique.Peu connue, la chanteuse fut un modèle pour Billie Holiday, Ella Fitzgerald et Tony Bennett \u2013 qui le confirme par son propre témoignage.Nous voilà dans les années 60; triomphe aux côtés de Bob Dylan un certain Robbie Robertson, jeune prodige canadien élevé dans la Réserve des 6 Nations et dont la mère était pure Mohawk.C\u2019est aussi l\u2019émergence de Buffy Sainte-Marie, crie de Saskatchewan adoptée par une famille de Nouvelle-Angleterre, devenue folk singer au terme de grandes études universitaires.On rappelle évidemment la posture dominante de Jimi Hendrix, génie de guitare rock et dont les origines étaient en partie cherokee.On redécouvre le poète et chansonnier John Trudell, issu de la communauté Santee Dakota.On évoque la gloire du grand guitariste rock Jesse Ed Davis, d\u2019ascendance comanche et kiowa.On reconnaît les origines autochtones de feu le batteur Randy Castillo (Ozzy Osbourne, Mötley Crüe), du groupe Redbone ou du MC Taboo, de Black Eyed Peas.Quiconque assiste à ce film ne pourra jamais plus écouter le blues, le jazz et le rock sans en saisir les composantes autochtones.Mieux vaut tard.\u2014 Alain Brunet Démonstration tardive, mais ô combien éloquente HOMEAGAIN (V.F.:BIENVENUE ÀLAMAISON) !! Comédie romantique de Hallie Meyers-Shyer.Avec ReeseWitherspoon, Pico Alexander, Michael Sheen.1h37.SYNOPSIS Fraîchement séparée de son mari, Alice Kinney (Reese Witherspoon) quitte New York pour s\u2019installer avec ses deux filles dans sa ville natale, Los Angeles.Alors qu\u2019elle vient d\u2019emménager dans la maison de son défunt père, un célèbre réalisateur américain, elle décide de célébrer son 40e anniversaire en faisant une tournée des bars au cours de laquelle elle va faire la rencontre de trois jeunes hommes qui souhaitent conquérir le monde du cinéma hollywoodien.Alice va héberger le trio fauché qui chamboulera sa vie.CRITIQUE La pomme ne tombe jamais bien loin de l\u2019arbre.Fille des scénaristes/réalisateurs Charles Shyer (The Parent Trap, Father of The Bride) et Nancy Meyers (It\u2019s Complicated, The Intern), Hallie Meyers-Shyer signe et dirige son tout premier film, Home Again, une comédie romantique qui s\u2019avère plutôt médiocre.Un projet mère- fille (Nancy Meyers en est la productrice) dont la pauvreté du scénario est sans doute le plus gros handicap.Sans emploi, au bord de la crise de la quarantaine, Alice s\u2019installe dans une somptueuse demeure hollywoodienne où elle accueille trois jeunes inconnus rencontrés dans un bar (dont un, incarné par Pico Alexander, se retrouve dans son lit) qui vont se transformer en véritables anges gardiens pour elle et ses filles.Une histoire qui manque de profondeur, de crédibilité, d\u2019humour et de romantisme, mais qui traite plutôt superficiellement d\u2019amitié et de famille recomposée.Bien que Reese Witherspoon soit crédible en mère anxieuse qui tente de reprendre sa vie en main, elle ne parvient pas à sauver Home Again.Le plus grand mérite de la scénariste et réalisatrice Hallie Meyers-Shyer est, tout comme sa mère, d\u2019avoir très bon goût en matière de décors et de cuisines de rêve.Pour le reste, elle a encore bien des devoirs à faire.\u2014 Stéphanie Vallet Sans humour ni amour PLAN LARGE MARC-ANDRÉ LUSSIER PHOTO FOURNIE PAR REZOLUTION PICTURES Buffy Sainte-Marie, crie de Saskatchewan adoptée par une famille de Nouvelle-Angleterre, est devenue folk singer au terme de grandes études universitaires.PHOTO FOURNIE PAR BLACK BICYCLE ENTERTAINMENT Une scène du film Home Again.AGNÈS VARDA ET DONALD SUTHERLAND ENFIN AUX\u2026 OSCARS ! L\u2019Académie des arts et des sciences du cinéma a annoncé cette semaine qu\u2019elle allait attribuer un Oscar honorifique à quatre personnalités du milieu du cinéma, parmi lesquelles Agnès Varda et Donald Sutherland.Dans ce dernier cas, on s\u2019étonne que l\u2019acteur canadien n\u2019ait jamais obtenu un Oscar malgré sa riche et longue carrière.En fait, monsieur Sutherland n\u2019a même jamais eu droit à la moindre citation, même l\u2019année où Ordinary People, le film de Robert Redford dans lequel il partageait la vedette avec Mary Tyler Moore et Timothy Hutton, a raflé plusieurs statuettes.Quant à la cinéaste française Agnès Varda, à qui le cinéma doit beaucoup, elle reste, même à 89 ans, toujours aussi allumée et inventive.Nous avons d\u2019ailleurs eu le plaisir d\u2019apprendre récemment que son plus récent film prendra l\u2019affiche au Québec le 20 octobre sous la bannière MK2 | Mile End.Visages, Villages, un documentaire qu\u2019elle a coréalisé avec l\u2019artiste JR dans la France rurale, a eu droit à une présentation spéciale au Festival de Cannes plus tôt cette année.LES SORTIES LA SEMAINE PROCHAINE American Assassin (Assassin américain) de Michael Cuesta Et au pire, on se mariera de Léa Pool Let There Be Light de Mila Aung-Thwin et Van Royko Long Time Running de Jennifer Baichwal et Nicholas de Pencier Mother ! (Mère !) de Darren Aronofsky Mune, le gardien de la lune d\u2019Alexandre Heboyan et Benoît Philippon COPPOLA PASSE DE THE COTTON CLUB À THE COTTON CLUB ENCORE Au début des années 80, Francis Coppola avait complètement délaissé les grandes productions à la Godfather et Apocalypse Now pour se consacrer à des films de nature plus intime, comme Outsiders ou Rumble Fish, ou plus expérimentale (One from the Heart).Il a cependant répondu à l\u2019appel à l\u2019aide que son ami producteur, Robert Evans, lui a lancé afin de sauver The Cotton Club, un projet ambitieux dont la production fut très chaotique.Le cinéaste s\u2019est ainsi retrouvé à réaliser ce film qui, au moment de sa sortie en 1984, n\u2019a pas connu le succès escompté.Trente-trois ans plus tard, le cinéaste a travaillé à un nouveau montage, a reconstruit ce film dont les têtes d\u2019affiche sont Richard Gere, Gregory Hines et Diane Lane, et a investi 500 000$ dans la restauration.Présenté la fin de semaine dernière au festival de Telluride, cette nouvelle version, intitulée The Cotton Club Encore, a été accueillie là-bas avec grand enthousiasme.On souhaite la voir un jour.CHIFFRE DE LA SEMAINE : 14 Il est plutôt rare qu\u2019on doive ajouter des écrans supplémentaires pour un film déjà à l\u2019affiche depuis deux semaines.C\u2019est pourtant le cas du nouveau long métrage de Robert Morin, Le problème d\u2019 infiltration.De cinq écrans au début, il est passé à dix écrans en deuxième semaine, et occupera quatorze écrans à compter d\u2019aujourd\u2019hui.IL A DIT «Louis, je crois que c\u2019est le début d\u2019une belle amitié.» \u2014 Jeff Goldblum a repris une célèbre réplique du film Casablanca pour exprimer sa reconnaissance au public du Festival de cinéma de Deauville, où un hommage lui fut rendu.À L\u2019AGENDA Le Festival de cinéma de la ville de Québec Les rois mongols, le nouveau film de Luc Picard, lancera mercredi le 7e Festival de cinéma de la ville de Québec.Parmi les 200 films sélectionnés, signalons la présentation en primeur mondiale de Pieds nus dans l\u2019aube, de Francis Leclerc, et d\u2019Ailleurs, de Samuel Matteau.fcvq.ca PHOTOCHARLY TRIBALLEAU, AFP Jeff Goldblum Donald Sutherland PHOTODOMENICO STINELLIS, AP Richard Gere l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 11 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 ARTS POUROUCONTRE CHAQUE SEMAINE, UN INVITÉ DE LA PRESSE SE POSITIONNE SUR DES SUJETS QUI MARQUENT SON ACTUALITÉ.PHOTODAVID BOILYX, LA PRESSE Depuis près de quatre ans au micro de CKOI tous les week-ends avec Radio PY, Pierre-Yves Lord s\u2019apprête à vivre sa première émission en tant que coanimateur de Deux hommes en or à Télé-Québec.Il pilotera également Les flots, un magazine sur les plus beaux sites de plongée diffusé sur les ondes de TV5 dès le 15 septembre, ainsi que la série documentaire Infiltration à Z, le vendredi à 22h.\u2013 Stéphanie Vallet Pierre-Yves Lord POUR CONTRE La commission sur le racisme systémique «Disons plutôt que je ne suis pas contre, mais.Ce sera bien fait ?On en tirera des conclusions qui nous feront avancer ou ça se retrouvera dans un rapport qu\u2019on va dépoussiérer dans 10 ans avant de recommencer ?En questionnant, on trouve parfois des réponses qu\u2019on souhaiterait ne jamais entendre.Cependant, les événements des dernières semaines me laissent croire qu\u2019il est pertinent de se questionner collectivement.Je me souviendrai toujours du premier logement que j\u2019ai tenté de louer à Montréal en 2001.Tout était réglé, par téléphone, jusqu\u2019à ce que le monsieur me demande «de quelle couleur de peau» je suis.En une seconde, le logement était loué à quelqu\u2019un d\u2019autre.» Les quotas à la radio «Une partie de moi est pour, car les quotas ont permis de préserver une place de choix à notre culture musicale et de donner la chance à des artistes d\u2019être joués sur de grosses stations commerciales.Mais il faudrait peut-être revoir les quotas, de manière à ce qu\u2019ils ressemblent un peu plus à ce que les gens consomment en ligne.Les règles sont tellement strictes qu\u2019elles obligent les radios à trouver des moyens de les contourner avec du remplissage de musique francophone.Les quotas peuvent aussi nuire à des artistes francophones qui décident de chanter en anglais.» La rivalité Montréal/Québec «Je suis pour qu\u2019elle revienne sur la glace, dit celui qui habite principalement à Québec.J\u2019aimerais qu\u2019elle s\u2019évacue par le sport.Je ne sais pas si c\u2019est une petite jalousie ou un complexe d\u2019infériorité, mais les gens de Québec aiment voir les gens de Montréal se planter et n\u2019ont pas envie de se faire dire quoi faire ou comment fonctionner.Du côté de Montréal, on aime bien taquiner les gens de Québec et les regarder un peu de haut.Je ne vois rien de dramatique là-dedans.Mais peut-on régler ça par une série 4 de 7, svp ?» Les radios privées de Québec «J\u2019aime entendre une radio qui me challenge, qui est à l\u2019opposé de ce que je pense.Ça me permet de préciser mes idées, et ça me demande d\u2019essayer de détruire l\u2019argumentaire de celui que j\u2019entends en ondes.Ces radios font vivre des émotions.Par contre, elles doivent être préparées.Il arrive souvent que la radio de Québec me déçoive, mais elle me confronte toujours.Le récepteur de mon auto est brisé depuis un moment et, quand je suis à Québec, ça ne me manque pas tant que ça ! » Les nouveaux concepts de téléréalité «Ça me laisse plutôt indifférent, en fait.Ce qui m\u2019agresse et ne m\u2019intéresse pas, je ne l\u2019écoute pas.Tant mieux si ça fait travailler des artisans et rouler des boîtes de production.Ce n\u2019est pas de la télé qui plaît à la critique, mais si les diffuseurs les mettent en ondes, c\u2019est forcément qu\u2019il y a quelque chose de rentable là-dedans.Faut-il juger ceux qui produisent ou ceux qui regardent ?Encore là, je suis pour le \u201cvivre et laisser vivre\u201d.Si ça te fait du bien de regarder du dating tout nu ou de voir des barmaids flamber des Sambuca.» l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 S E P T E M B R E 2 0 1 7 "]
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