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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2017-11-18, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA THÉÂTREGILLES-VIGNEAULT UN ÉCRIN OÙ TOUT EST À FAIRE PAGE 6 JÉRÉMIERENIER / L\u2019AMANTDOUBLE L\u2019UN ET L\u2019AUTRE PAGE 9 Tout un monde sépare le début de l\u2019adolescence et l\u2019entrée dans l\u2019âge adulte.C\u2019est le cas pour les personnages de Junior majeur, mais aussi pour leurs interprètes : Antoine Olivier Pilon, Rémi Goulet et Alice Morel-Michaud.UN REPORTAGE DE MARC-ANDRÉ LUSSIER EN PAGE 10 JUNIOR MAJEUR TUN\u2019ESPLUS UNPEE-WEE, MONFILS MUSIQUE MARCCASSIVI RENCONTRE NOELGALLAGHER PAGE 7 PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 ARTS HUMOUR Le troisième festival Dr.Mobilo Aquafest aura lieu du 6 au 14 avril.Ce festival d\u2019humour libre \u2013 avec un nouveau volet musical \u2013 comptera 18 spectacles, 2 galas et mettra notamment en vedette Virginie Fortin, Catherine Éthier, Adib Alkhalidey et Mike Ward.Entretien avec l\u2019un de ses fondateurs, Guillaume Wagner.MARC CASSIVI COUP DEGUEULE Un regroupement d\u2019humoristes vient de lancer un nouveau festival.Le vôtre se proposait déjà comme une «alternative» à Juste pour rire ?C\u2019est une alternative à la grosse machine.On l\u2019a lancé il y a trois ans, à une époque où ça pouvait vraiment mettre en rogne Juste pour rire.Et c\u2019est ce qui s\u2019est passé.J\u2019ai beaucoup d\u2019amis humoristes qui font des choses super intéressantes, très champ gauche, et qui n\u2019avaient pas leur place dans les galas Juste pour rire.On avait envie qu\u2019ils soient mis en lumière.Parce qu\u2019il existe un tout autre public : des jeunes qui ne se retrouvent plus depuis longtemps dans ce que fait Juste pour rire.Qui trouvent cet humour mononcle, formaté, plate.Il y a beaucoup de jeunes humoristes qui trouvent déjà leur public hors du cadre de Juste pour rire, avec d\u2019autres moyens de promotion, sans avoir fait d\u2019école, etc.Effectivement.Mais ce que je remarque, c\u2019est que c\u2019est un métier solitaire et que ça peut devenir décourageant à la longue de tout faire soi-même.On avait envie de créer un groupe où on s\u2019entraide.Il y a un esprit collectif.C\u2019est une coop, d\u2019ailleurs.Tu deviens membre, tu peux voter, tu peux être élu au C.A.Il y a de la place pour ceux qui font des trucs plus en marge.L\u2019humour, c\u2019est un art.Qu\u2019on arrête de présenter ça comme du gros divertissement «gomme balloune» pour tout le monde.L\u2019humour peut aussi être perçu comme une business.On peut être d\u2019accord avec les valeurs qui sous-tendent la création du nouveau Festival du rire, mais aussi sentir qu\u2019il y a eu un urgent besoin de protéger des acquis économiques.Je n\u2019ai pas vraiment été impliqué là-dedans.Mais j\u2019ai senti ça venir avant la première réunion [entre humoristes à la suite des allégations contre Gilbert Rozon].Et les échos que j\u2019en ai eus ont confirmé certaines craintes.Beaucoup de gens s\u2019attendaient à ce qu\u2019on parle du sexisme en humour, du climat de silence qui existe.Je pense que c\u2019était le temps de s\u2019avouer qu\u2019on avait tous entendu des rumeurs, même si on n\u2019a pas été témoin directement.De se demander : qu\u2019est-ce qu\u2019on aurait pu faire ?C\u2019est intéressant de se poser la question.Tous les humoristes sont des PME.«Moi, je n\u2019ai rien vu, je ne savais rien, je suis très choqué ! » Je ne suis pas sûr qu\u2019il faut en rester là.Il faut se demander ce qu\u2019on va faire la prochaine fois que ça arrive, parce que ça peut GUILLAUME WAGNER Éviter le mononcle Q R l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 2 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 Prélude 8 novembre Du 17 novembre au 3 décembre Présenté par BILLETS ET TOURNÉE COMPLÈTE GUYNANTEL.COM NE LAISSE PERSONNE INDIFFÉRENT «brillant,génial etcourageux.c'est unMUST pour notresantémentale ! » - Richard Martineau « Il est un des troprares spécimens à s\u2019aventurer sur le terrain miné de l\u2019humour ditpolitique.je n\u2019ai pasri comme ça depuistrès longtemps » - Josée Legault, Journal de Montréal « D\u2019entrée de jeu, Nantel crée le malaise etdérange\u2026 iltire sur tout ce qui bouge\u2026 les spectateurs se sont écroulés de rire\u2026 » - Thérèse Parisien, 98,5 FM LAVAL 5 -6 décembre 23 FÉVR I ER 30 -31 MARS LASALLE 2 décembre 26 AVR I L BROSSARD 14 -15 décembre 22 -23 décembre MONTRÉAL 2 -3 févr i er ARTS HUMOUR arriver.Il faut se questionner sur les relations de pouvoir.Gilbert avait du pouvoir et tout le monde en a profité.Je trouve comme toi qu\u2019on a surtout mis l\u2019accent sur la business.Même s\u2019il y a eu une deuxième réunion où d\u2019autres questions ont été posées, avec une sexologue, etc.Mais il y avait moins de monde.Onme dit que tout le monde n\u2019a pas les mêmes préoccupations.Il y a comme un fossé qui se creuse entre les plus jeunes \u2013 la relève \u2013 et les autres.Cela dit, tant mieux s\u2019ils veulent créer un autre modèle.Nous, on est une coopérative et on aurait même pu les aider, mais on ne nous a pas appelés.Je trouve ça un peu bizarre.Toutes les valeurs qu\u2019ils défendent sont celles qu\u2019on défend.Tu trouves ça ironique?Je pense que la perception que le milieu de l\u2019humour a de nous est qu\u2019on est très fermés et élitistes.On choisit en gang ce qui se retrouve ou pas dans la coop et dans le festival, parce qu\u2019on ne veut pas de quelqu\u2019un qui aurait un discours misogyne ou raciste.Je ne dis pas qu\u2019on ne fait pas d\u2019erreur ! On encourage la prise de risques.On n\u2019est pas à l\u2019abri, même si tout le monde est conscient qu\u2019il faut faire attention.Tant que ça reste du second degré ! Il y a quand même des vases communicants entre les deux festivals : je remarque qu\u2019Adib est dans les deux groupes.Oui ! Adib, c\u2019est l\u2019amour.Il aime tout le monde.C\u2019est une belle qualité.Moi, je suis le contraire, en fait ! [rires] C\u2019est pour ça qu\u2019on se complète bien et qu\u2019on s\u2019aime bien.Ils ont appelé Adib, mais pas moi.Sincèrement, je leur souhaite bonne chance dans tout ça.C\u2019est un moment difficile pour l\u2019humour.C\u2019est un moment étrange et je pense que tout ce qu\u2019on fait, il va falloir le faire avec délicatesse.Je ne pense pas qu\u2019on ait la cote en ce moment.Crains-tu que le public ait l\u2019impression qu\u2019il y a une guéguerre entre humoristes qui se profile avec le nouveau Festival du rire, Dr.Mobilo et Juste pour rire, qui a déjà annoncé ses dates?Je n\u2019en ai aucune idée.S\u2019il y a des gangs, je ne sais pas qui est avec qui ni pourquoi.Dans la coop Mobilo \u2013 ça fait gang ! \u2013, on essaie d\u2019être prudents avec tout ça.Ce n\u2019est pas le moment de partir des guerres.Je dis ça alors que j\u2019ai l\u2019air de m\u2019attaquer à tous les humoristes, tous les jours ! Quand je le fais, c\u2019est parce que je suis tanné que l\u2019humour soit perçu comme un divertissement niaiseux.On peut être responsable, faire attention à ce qu\u2019on dit et essayer de faire notre métier du mieux qu\u2019on peut.Mais j\u2019essaie de faire de plus en plus attention.Je réalise qu\u2019il y a des gens qui me haïssent de manière professionnelle ! Je compatis.Ça te pèse?Oui.Tu deviens le centre d\u2019attention, peu importe ce que tu dis.J\u2019ai écrit un truc sur mon compte Facebook privé à propos de Guy Nantel et c\u2019est devenu une nouvelle dans Le Journal de Montréal.J\u2019essaie de ne plus tweeter.Il manque souvent le ton.Tu fais une blague et c\u2019est perçu comme une attaque.Çame fait penser à ta sortie sur Facebook à propos de Gilbert Rozon.Plusieurs t\u2019ont reproché de faire ombrage aux victimes.Tu l\u2019aurais fait autrement avec le recul ?Oui.Je savais que quelque chose se tramait avec Gilbert, mais je ne savais pas quand et si ça allait sortir.Je voulais montrer ma solidarité avec les femmes qui l\u2019avaient dénoncé sur Facebook, mais je ne m\u2019attendais pas à ça.C\u2019est devenu une nouvelle malgré moi quand Gilbert a démissionné.J\u2019ai parlé à quelques victimes qui n\u2019étaient pas vexées, mais c\u2019est une tempête que j\u2019éviterais si c\u2019était à refaire.Je n\u2019aime tellement pas ce genre d\u2019attention-là.Chaque fois que je dis quelque chose, les gens pensent que je veux me mettre en lumière.Je n\u2019ai pas d\u2019emprise sur ce que les gens pensent.C\u2019est plus facile de contrôler le message quand je suis sur scène.En spectacle, c\u2019est rare que je me sens incompris.Avec les réseaux sociaux, tout le temps ! Certains s\u2019inquiètent de la disparition possible d\u2019un fleuron québécois comme Juste pour rire et du déménagement des activités de Just For Laughs à Toronto.Tu en penses quoi ?Je trouve ça dommage comme bien des gens, mais, en même temps, c\u2019est la conséquence des actes de Gilbert.Juste pour rire avait commencé à avoir fait son temps aussi.Dans les années 80 et 90, c\u2019était très fort.Mais ce n\u2019était plus aussi incontournable.Même du côté anglophone, qui présentait plus de choses intéressantes.C\u2019est très dommage pour Bruce Hills, cela dit, qui dirigeait vraiment tout ça bien plus que Gilbert Rozon.Dr.Mobilo n\u2019a pas les mêmes ambitions de domination mondiale ?Non ! On ne veut même pas dominer Montréal ! On s\u2019adresse à un public plus niché.C\u2019est une convention, l\u2019humour.Il y a un lien de confiance à ne pas briser avec son public.Je comprends ce que Guy Nantel veut préserver, je comprends sa défense, mais il faut qu\u2019il entretienne le lien de confiance avec les gens.Si ton public rit en se disant : «Ha, ha ! Moi aussi, je suis raciste ! », tu viens de briser une convention.Ça peut déraper même si tu as de bonnes intentions.Aujourd\u2019hui, je ne ferais plus la moitié des gags de mon premier spectacle, dont celui sur Marie-Élaine Thibert.Je ne l\u2019assumerais plus.Les temps changent, et ils changent extrêmement rapidement.Il faut être à l\u2019écoute de ça parce que tu peux devenir mononcle assez rapidement et faire bien des dommages.«C\u2019est un moment difficile pour l\u2019humour.C\u2019est un moment étrange et je pense que tout ce qu\u2019on fait, il va falloir le faire avec délicatesse.Je ne pense pas qu\u2019on ait la cote en ce moment.» \u2014Guillaume Wagner PHOTO SIMON GIROUX, ARCHIVES LA PRESSE «C\u2019est plus facile de contrôler le message quand je suis sur scène.En spectacle, c\u2019est rare que je me sens incompris.Avec les réseaux sociaux, tout le temps !», estime GuillaumeWagner.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 Arte Musica présente LE NOËL DE CHARLIE BROWN JEUDI 14 DÉCEMBRE, 20h30 TAUREY BUTLER TRIO Invitée : Dawn Tyler Watson Une reconstitution festive de la fameuse musique de jazz composée par Vince Guaraldi.NATALE A NAPOLI MERCREDI 20 DÉCEMBRE, 19h30 ENSEMBLE VESUVIUS Fêtez Noël à l'italienne ! Découvrez les trésors de la musique traditionnelle du sud de l'Italie.FANTAISIES DE NOËL DIMANCHE 3 DÉCEMBRE, 14h Valérie Milot, harpe Antoine Bareil, violon Un magni?que moment de sérénité avant le tourbillon des Fêtes.NOËL MÉDITERRANÉEN MARDI 12 DÉCEMBRE, 19h30 THE BOSTON CAMERATA & Ensemble de musique arabe SHARQ L\u2019ensemble américain vous propose des chants de Noël traditionnels méditerranéens.Un véritable message d'amour et d\u2019espoir.SUPPLÉMENT AIRE CONCERTS DU TEMPS DES FÊTES NOËL BAROQUES JEUDI 21 DÉCEMBRE, 11h ENSEMBLE LES SONGES Pascale Beaudin, soprano À quelques jours de Noël, transportez-vous dans les rues enneigées de l\u2019Allemagne et de la France baroques.SALLEBOURGIE.CA/NOEL 514-285-2000 Présenté par TAPIS DE M OSAÏQUE (DÉTAIL),FIN VE S.APR.J.C.COLL.M BAM VENEZ VOIR COMMENT LE WESTERN A INFLUENCÉ JACKSON POLLOCK - ANDY WARHOL - ROY LICHTENSTEIN JOHN FORD - SERGIO LEONE - ET PLUSIEURS AUTRES « Vraiment, le Musée des beaux-arts de Montréal [.] ne cesse de nous étonner.» Franco Nuovo \u2013 Radio-Canada.ca Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal et le Denver Art Museum.L\u2019exposition et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art.Elle est présentée grâce à la collaboration de Marcel Elefant et George Lengvari ainsi que du CN.L\u2019exposition a aussi reçu le soutien du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d\u2019indemnisation des expositions itinérantes au Canada.Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.| Photos MBAM, Denis Farley En collaboration avec Grand bienfaiteur LE PETIT WESTERN, UN ESPACE LUDIQUE POUR LA FAMILLE ! ARTS TÉLÉVISION C\u2019 est épouvantable.Gênant .Insultant pour les téléspectateurs francophones.On croirait regarder le film Slapshot \u2013 en beaucoup moins comique \u2013 ou une ridicule info- pub d\u2019un bidule miracle qui tranche des oignons, lave la vaisselle et épluche des carottes en même temps.Le doublage en français de la mini- série Les liens du sang de Radio-Canada est à ce point mauvais qu\u2019il nous fait complètement décrocher de l\u2019histoire, celle du parrain Vito Rizzuto (Anthony LaPaglia), ancien chef de la mafia sicilienne au Canada.On dirait que personne à la post- production n\u2019a fait d\u2019effort pour que le mouvement des lèvres des acteurs ressemble un tant soit peu aux paroles qui en sortent.Pour une série qui parle à fond de Montréal \u2013 qui a cependant été tournée en grande partie.à Sudbury \u2013 et qui met en vedette plusieurs acteurs de la métropole, dont Maxim Roy, Frank Schorpion et Vincent Leclerc, c\u2019est inacceptable.Les téléspectateurs anglophones, eux, ont eu droit à la bonne version, celle tournée en anglais (Bad Blood) et relayée, à la fin septembre, par City TV.Les francos se contentent d\u2019une version cheapo qui s\u2019apparente à un soap américain des années 80.Selon Numeris, 243 000 braves ont enduré ça samedi soir lors de la diffusion du premier épisode.Bonne chance pour la suite.Il reste cinq épisodes, réalisés par Alain DesRochers (Bon cop, bad cop 2, La marraine).Heureusement, la plupart des acteurs québécois (sauf Frank Schorpion) se doublent eux-mêmes.Reste que le produit final n\u2019est pas à la hauteur de cette coproduction à gros budget de New Metric Media et Sphère Média Plus.Même le texte sonne parfois vulgaire et bâclé.À la toute fin du premier épisode, on entend le narrateur commenter l\u2019incarcération de Vito Rizzuto au Colorado.«On savait qu\u2019il passerait au travers.Rien ne pouvait le faire craquer.Mais pour ce qui est des autres, je peux juste vous dire que ça allait bientôt chier qu\u2019il y aurait de la marde sur les murs», dit-il sur un ton solennel.Des subtilités se seraient- elles perdues dans la traduction?C\u2019est dommage.Car cette incursion au cœur du clan Rizzuto aurait pu donner une série du calibre des Soprano.Le Globe and Mail a adoré Bad Blood.La Gazette de Montréal a aussi apprécié.Ma is pou r des f ra ncophones qui visionnent la même émission mafieuse, le doublage raté nous empêche de nous abandonner à cette saga.C\u2019est un obstacle majeur, désolé.C\u2019est déconcentrant et fâchant.Selon Radio -Canada , le doublage de Bad Blood a été effectué chez Technicolor, le leader dans ce domaine au Québec.Comme la série se déroule dans les milieux criminels, « nous avons pris le pari de doubler la série dans un niveau de langage plus proche du français québécois que du français international et cette option tranche nettement avec la majorité des séries doublées offertes à la télévision », plaide la SRC, qui dit avoir bien entendu les plaintes à ce sujet.Le point sur les enquêtes La mor t du jeune Gui l laume Boudrias a pratiquement été occultée des intrigues de L\u2019heure bleue cet automne.Qui l\u2019a heurté dans la rue?Comment progresse l\u2019enquête ?Les infos ne sortent plus du poste de police de Cowansville.Pourtant, cet accident tragique, qui a mené à la séparation d\u2019Anne- Sophie (Céline Bonnier) et de Bernard (Benoît Gouin), occupait presque tout l\u2019espace cet hiver.C\u2019était, en effet, un élément majeur de l\u2019intrigue.Un détective privé (Robert Toupin) avait même été embauché pour accélérer l\u2019investigation.Enfin, question que l\u2019on ferme ce dossier, il sera de nouveau question du petit Guillaume dans l\u2019épisode de L\u2019heure bleue que TVA diffusera mardi soir.Se pourrait-il que le fils de l\u2019avocat Hubert Martel (Jean-François Pichette), qui habite près du garage, soit impliqué dans cette affaire?Les personnages parlent trop de ce fils mystérieux pour qu\u2019il ne détienne pas une pièce du puzzle.Par contre, il ne faudrait pas étirer trop longtemps ce bout du récit.Dans L\u2019échappée, on sait qui a commandé le meurtre d\u2019Agnès (Évelyne Rompré), mais le responsable n\u2019a toujours pas été coffré, plus d\u2019un an plus tard.Tic, tac.La patience des téléspectateurs a des limites.Bye-bye Béatrice Plus la dernière saison d\u2019Au secours de Béatrice progresse, plus on comprend pourquoi l\u2019auteure Francine Tougas a décidé de débrancher son téléroman.La thérapie de Béatrice (Sophie Lorain) progresse.Elle a ressassé, analysé et compris plusieurs éléments clés de son passé.Monsieur P.(Gabriel Arcand) lui a même fait la remarque mercredi soir.Béatrice va mieux.Probablement qu\u2019elle serait prête à stopper ou à espacer ses consultations.L\u2019épisode diffusé mercredi, le dernier avant la pause des Fêtes, s\u2019est conclu avec une scène déchirante.Béatrice s\u2019est effondrée, en silence, après avoir consulté les résultats d\u2019examen de son père (Robert Lalonde).À la voir trembler, on se doute que son papa est condamné à mourir.S.O.S.doublage de qualité! HUGO DUMAS CHRONIQUE Les téléspectateurs anglophones, eux, ont eu droit à la bonne version, celle tournée en anglais («Bad Blood») et relayée, à la fin septembre, par City TV.Les francos se contentent d\u2019une version «cheapo» qui s\u2019apparente à un «soap» américain des années 80.4 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l COMPOSTELLE sur le chemin de Saint-Jacques Réalisé et raconté par Éric Fontaneilles LONGUEUIL Théâtre de la Ville 8 au 12 novembre LAVAL Salle André-Mathieu 8 au 10 décembre Théâtre Marcellin-Champagnat 6 et 7 décembre MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 13 au 15 et 17 décembre LES GRANDS EXPLORATEURS .COM CINÉ-CONFÉRENCES aussi présentées à L\u2019Assomption, Pierrefonds, St-Jean, LaSalle, St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, St-Hyacinthe.réservez maintenant 514 521.1002 - 1 800 558.1002 45 ans à vivre le monde Présenté par CINÉ-CONFÉRENCES aussi présentées au Collège Ahuntsic à Montréal, École de la Magdeleine à La Prairie et au Zénith de St-Eustache.ST-JEAN Théâtre des Deux Rives 18 novembre L\u2019ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 19 et 20 novembre LAVAL Salle André-Mathieu 8 au 10 déc mbre Théâtre Marcellin-Champagnat 6 et 7 décembre MONTRÉAL Salle Pierre-Mercure 13 au 15 et 17 décembre UN PARCOURS QUI INSPIRE À DÉCOUVRIR SES PASSIONS ET À S\u2019ACCROCHER À SES RÊVES «Je voudrais que le récit de mon histoire puisse un jour inspirer un autre ti-cul un peu mêlé, de Montréal-Nord ou d\u2019ailleurs.Je voudrais leur dire qu\u2019une passion peut nous sauver la vie.» \u2014 Claude Legault PHOTOS PERSONNELLES ET INÉDITES editionslapresse.ca Suivez-nous sur Facebook ) REAR D #7 DU RIRE ÇA RENTRE DANS UN.\u2026 \u2014 \u2014__ 0 > 19 1 SE DS om a 1 y sr Le ! DEEL ® MWS) - a { | 3 4 eV = fi bu Romo ° | \u201ctid Haile\".dE \u2014 X77 GC Clair els RY: * Frais inclus, taxes en sus.Certaines restrictions s'appliquent.Nouvelles réservations seulement.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis, Les offres ne peuvent être combinées à d\u2019autres promotions en cours.Valide jusqu\u2019au 3 janvier 2018, SPECTACLES À ial DE SPECTACLES A PARTIR DE \\_/ XS + Où.4 INGLUS oR ep: pa = ll AAS POUR RESERVER 514 416-7771 HAHAHACOM/COMBOS ** Frais et taxes inclus.Certaines restrictions s'appliquent.Nouvelles réservations seulement.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Les offres ne peuvent être combinées à d\u2019autres promotions en cours.Valide jusqu'au 3 janvier 2018.JEREMY SEMAYEN VIVANT be Era 7: > Pa - ry or - Teen Se 3 a se 12 EST pet .SUPPLÉMENTAIRES | PT ET us 1 Fe To .Lr LE an ; To tn LL 22 24 § Ph a AU Ih oe rs - me RIL FÉVRIER 2018 I on 1 TESTER ER 3 OLYMPIA N 1-0 a a ne + Le \u2014 ro TL ce A _ \u2019 _\u2014 \u2014_ pm va JULIEN IREMBLAY HUMBLE ET MAGNIFIQUE ENTRE Hi NS A SUPPLÉMENTAIRES 28/ AU} 30 JAGAN ig EQ THÉÂTRE ST-DENIS, tf Ne LA COMÉDIE M TN pa fg: MIT RUE NT HI i EIR ill Car ET ALI R0N PQ > hole 2018 tionnelles ° DE RETOUR ! 9 Jau30 DÉCEMBRE 2017g THÉÂTRE ST-DENIS LA SYMPHQINTSY @ \u2014 -_ = ee.te PUPEI FMENTAIRES) | Dir LE DENIS = KING | MOKONZ SODEC Québec ARTS ALAIN DE REPENTIGNY Quand on lui a fait part du projet de nommer un théâtre en son nom rue de la Gare, à Saint-Jérôme, Gilles Vigneault n\u2019a pas hésité longtemps.«J\u2019ai dit oui tout de suite.Avoir son nom sur un véhicule de transmission, c\u2019est aussi honorable que de l\u2019avoir sur une compagnie, l\u2019un ne déparant pas l\u2019autre.Alors j\u2019ai accepté, je ne dirai pas humblement, mais je devrais », ajoute en riant l\u2019artiste vigoureux dont on ne devinerait jamais qu\u2019il vient de fêter ses 89 ans le mois dernier.L\u2019important pour lui, nous a-t-il expliqué il y a quelques semaines dans son atelier à Saint-Placide, c\u2019était qu\u2019on donne son nom à une cause qui lui ressemble, un théâtre où l\u2019on présenterait tous les genres de spectacles.«Tous les spectacles ou presque sont des occasions pour les gens de se distraire de la routine du jour et de la fatigue aussi, dit-il.Quand ça ne sert qu\u2019à ça, c\u2019est encore bon.Quand ça sert à leur apprendre des choses sur leur propre vie et sur la vie des autres ailleurs et quand ça sert à déjouer la peur qu\u2019on a de l\u2019autre, là, ça vaut la peine.L\u2019art, tous les arts sont propices à ça.» La plus grande salle des Laurentides Conçu par l\u2019équipe d\u2019architecture Atelier TAG+ Jodoin Lamarre Pratte, le Théâtre Gilles-Vigneault sera, avec ses 860 sièges, la plus grande salle de spectacles des Laurentides.Gilles Vigneault y voit surtout un lieu où tout est encore à faire.« La boîte est faite \u2013 et je dis le mot boîte avec un grand respect \u2013, le véhicule est fait, mais personne n\u2019est embarqué dedans encore.C\u2019est comme ces écrins qu\u2019on prépare avec grand soin pour offrir un bijou.Il arrive que l\u2019écrin vaille autant que le bijou, et plus des fois, mais il faut faire l\u2019écrin de façon à ce que le bijou ressorte encore plus rare, plus beau, plus.coûteux.» «C\u2019est appelé à transporter du bonheur, de la tristesse, des émotions, des sentiments, des fois de la peur mais aussi rarement que possible [rires], de la bienveillance, de l\u2019amour.C\u2019est appelé à jouer avec tout ça, avec les sentiments et les émotions du peuple.Et ça, c\u2019est très précieux», dit Gilles Vigneault, à propos du théâtre qui porte son nom.Précieux comme le souvenir qu\u2019il a conservé de sa présence sur scène dans une salle comme le Bobino parisien.« Ça me rappelle toujours ces vieilles salles où il y a eu des émotions, des applaudissements, des cris, des critiques, des hourras, des bravi de semés dans la salle et dont les murs se sont imprégnés, lance-t-il.C\u2019était très émouvant de se retrouver à chanter La danse à Saint-Dilon ou Quand vous mourrez de nos amours dans un endroit où Trenet avait chanté, la Piaf avait chanté et puis Brassens, Catherine Sauvage, Brel, Béart, Félix, etc.Comme dans tout métier, quand on est en place, on sent des choses que ceux qui ne sont pas du métier ne sentent pas.C\u2019est normal.» Cela dit, Gilles Vigneault ne s\u2019attendait pas du tout à ce qu\u2019on nomme un théâtre en son nom.Dans son Natashquan natal, la petite boîte de spectacles se nomme L\u2019Échouerie et c\u2019est fort bien ainsi, dit-il.« Ça n\u2019avait pas d\u2019importance que ça porte le nom de Gilles Vigneault, il n\u2019y a pas de rue Gilles-Vigneault à Natashquan, il n\u2019y a pas de statue.Et ça presse pas.On va vivre avant, lance-t- il en pouffant de rire.Mais puisqu\u2019il est question de se vanter, j \u2019a i deux éco - les qui portent mon nom : une à Mont réa l , avenue de Poutrincourt, et une à Marseille.Ça fait plaisir.Sur la Côte-Nord, il y a une école qui s\u2019appelle La Manikoutai.Un jour, sur le lac Léman, j\u2019ai vu un bateau qui s\u2019appelait La Manikoutai et j\u2019en ai vu d\u2019autres qui s\u2019appelaient Natashquan ailleurs.Mais ça, c\u2019est la rigolade ordinaire.» Un homme actif C e s j o u r s - c i , Gilles Vigneault profite de vacances au Mexique, où il a ses habitudes.Après les Fêtes, il animera à Saint- Placide l\u2019atelier d\u2019écriture de chansons pour auteurs- compositeurs professionnels qu\u2019il a créé en 2010 puis, au printemps, il recommencera à donner ses spectacles Parole et musiques, dont la formule lui plaît beaucoup parce qu\u2019elle repose sur un échange avec le public .I l a également dans ses cartons pas moins de sept chansons inédites qui paraîtront un jour sur un nouvel album.Mais rien ne presse, ajoute-t-il.Ent re - temps , le publ ic pourra visiter le Théâtre Gilles-Vigneault à l\u2019occasion d\u2019une activité portes ouvertes les 25 et 26 novembre.C\u2019est Claude Dubois qui y donnera le premier spectacle, à guichets fermés, le 29 novembre, mais la soirée inaugurale officielle n\u2019aura lieu que le 18 janvier 2018 alors que l\u2019Orchestre symphonique de Laval s\u2019y produira en concert.Le 28 mai prochain, la soi- rée-bénéfice de la Fondation En Scène, mise sur pied par le diffuseur du même nom qui est le maître d\u2019œuvre, gestionnaire et propriétaire du théâtre, consistera en un spectacle hommage à Gilles Vigneault, mais, à ce jour, la présence de M.Vigneault n\u2019a pas été confirmée.«Je vais dire une drôle de chose : ça n\u2019est pas inopportun que la salle soit inaugurée sans que je sois là, dit-il.Elle sera inaugurée par moi quand j\u2019irai, mais ça n\u2019est pas nécessaire.L\u2019important, c\u2019est qu\u2019il y ait là un véhicule et que beaucoup de monde embarque dedans pour aller vers les contrées du rêve.» «Tous les spectacles ou presque sont des occasions pour les gens de se distraire de la routine du jour et de la fatigue aussi.Quand ça ne sert qu\u2019à ça, c\u2019est encore bon.Quand ça sert à leur apprendre des choses sur leur propre vie et sur la vie des autres ailleurs et quand ça sert à déjouer la peur qu\u2019on a de l\u2019autre, là, ça vaut la peine.L\u2019art, tous les arts sont propices à ça.» \u2014Gilles Vigneault PHOTOMARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE Gilles Vigneault ne s\u2019attendait pas du tout à ce qu\u2019on nomme un théâtre en son nom.LE THÉÂTRE GILLES-VIGNEAULT À SAINT-JÉRÔME UN ÉCRIN OÙ TOUT EST ENCORE À FAIRE Il préfère les casquettes aux cravates.Pourtant, ce rappeur est millionnaire.Du moins en nombre de vues sur YouTube, où son matériel mobilise une attention hors du commun en dépit d\u2019un quasi-silence radio.Le versificateur Loud, qui ébruite ces jours-ci son premier disque intégral \u2013 judicieusement nommé Une année record \u2013, est récemment entré dans le club des « sept chiffres » grâce au clip 56K.Autopsie d\u2019un succès qui se construit à force de clics répétés.CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN Comme son nom le suggère, l\u2019album Une année record est largement teinté par le succès qu\u2019a obtenu Loud, ex-Loud Lary Ajust (LLA), avec son EP de quatre pièces New Phone.« Je sors un EP, je sors un album, je sors d\u2019une année record, sortie l\u2019underground de ses canaux d \u2019égout », chante Simon Cliche Trudeau (de son vrai nom) sur la pièce d\u2019ouverture.Entre autres succès, son clip 56K, tourné en plan-séquence dans un hangar, a été visionné plus de 1 million de fois sur YouTube.Un accélérateur ou un frein pour la suite?«C\u2019est comme si ça grossissait l\u2019enjeu, dit le rappeur originaire du quartier Ahuntsic.Quand on a une grosse chanson qui sort de nulle part, il y a un risque qu\u2019on ne surpasse pas ça.Il est un peu là, le stress.Il fallait établir très vite qu\u2019on n\u2019avait pas juste une chanson.» Mission accomplie : notre humble radar indique que Devenir immortel (et puis mourir), au refrain obsédant, pourrait devenir le prochain simple millionnaire.D\u2019autres beats dénichés par les réalisateurs Ruffsound et Ajust semblent promis à une riche carrière virtuelle.Coup de pouce de la France « Maintenant, je fa is la transatlantique pour ramener l\u2019euro, Paris c\u2019est loin mais dans le ciel y\u2019a aucun feu rouge, and I can\u2019t stop, dix milles dans les airs», se targue Loud sur la pièce-titre.Le rappeur doit une grande partie du buzz sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques au public hexagonal.Le EP New Phone a notamment attiré l\u2019attention de Canal+ et du populaire blogue de hip-hop OKLM.«La France a vraiment embarqué : ça totalise 60-70% de toutes les vues sur YouTube.Les Français ont une oreille plus attentive envers le reste de la francophonie, que ce soit envers les Belges, les Africains ou les Québécois.» Après une petite tournée québécoise, Loud prévoit fouler les planches européennes en 2018.Un défi pour le chanteur qui a longtemps pu compter sur l\u2019apport scénique d\u2019Ajust et de Lary Kidd.Un star-système souterrain Loud calcule sa présence privilégiée sur l\u2019internet davantage en termes de visibilité et de crédibilité qu\u2019en argent sonnant.« La monétisation sur les plateformes n\u2019est pas intéressante, mais ça paraît bien quand les chansons fonctionnent, explique-t-il.Ça ouvre des portes, et les gens du milieu vont prendre le projet plus au sérieux.» Outre quelques rappeurs de la rue comme Manu Militari, Rymz ou Souldia, ce sont surtout les irréductibles du gangsta rap qui font la loi sur YouTube, à l\u2019ombre des emcees médiatisés .Pa r exemple, Enima, porte-drapeau de la drogue, des armes et du proxénétisme, affiche cinq clips qui dépassent ou tutoient la barre du million.À titre de comparaison, la vidéo la plus regardée de l\u2019omniprésent Alaclair Ensemble, gagnant du Félix de l\u2019album hip-hop de l\u2019année, atteint « seulement» quelque 600 000 visionnements.« Si la radio se mettait à jouer du rap, ce serait tant mieux, mais il va être trop tard, parce que ce n\u2019est plus nécessaire, croit Loud.Les gens écoutent ce qu\u2019ils veulent, quand ils veulent.» RAP LOUD UNE ANNÉE RECORD JOY RIDE RECORDS EN VENTE MAINTENANT MUSIQUE / Loud Dans le club des millionnaires PHOTOMARCOCAMPANOZZI, LA PRESSE Le rappeur Loud (Simon Cliche Trudeau) doit une grande partie du buzz sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques au public français.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 6 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 ARTS MUSIQUE Depuis des mois, Noel Gallagher est harcelé par son frère Liam, qui le surnomme (pas très) affectueusement «patate» sur les réseaux sociaux.Puéril, vous dites ?Chronologie d\u2019une rivalité entre frères ennemis.> 1994: Au cours d\u2019une tournée en Californie, Noel quitte Oasis plusieurs semaines et se réfugie à San Francisco sans en avertir son frère qui, sur scène, l\u2019a frappé à la tête avec un tambour.> 1995: Un enregistrement d\u2019une entrevue au magazine NME au cours de laquelle les deux frères ne cessent de s\u2019insulter se retrouve piraté sur un CD intitulé Wibbling Rivalry.> « > >1996: Liam prétexte un mal de gorge au moment de l\u2019enregistrement de l\u2019émissionMTV Unplugged.C\u2019est Noel qui chante alors que son frère, dans la foule, le harangue.> 2000: Pendant une tournée européenne, les frères Gallagher en viennent aux coups à Barcelone et Noel quitte de nouveau Oasis pendant quelques jours.> 2009: Alors qu\u2019Oasis doit participer au Festival Rock en Seine à Paris, Liam attaque son frère en coulisses, une guitare à la main.«Je ne peux pas travailler avec lui un jour de plus», déclare Noel dans un communiqué, pour expliquer qu\u2019il quitte Oasis pour de bon.«C\u2019est l\u2019homme le plus en colère que vous pouvez rencontrer.C\u2019est un homme à fourchette dans un monde de soupe», dit-il à propos de son frère dans une entrevue au magazineQ.> 2016: «Bien des gens disent que je devrais laisser Noel tranquille, dit Liam en entrevue.Tant que Twitter va exister, ce con va entendre parler de moi.» CHRONOLOGIE D\u2019UNE QUERELLE DE FAMILLE PHOTOCHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Noel Gallagher d\u2019Oasis en spectacle en décembre 2004 au Staples Center de Los Angeles, en Californie.Le guitariste déclare qu\u2019il quitte le groupe pop parce qu\u2019il ne plus plus travailler «un jour de plus» avec son frère Liam.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Oasis en spectacle au Club Soda en 1995.On aperçoit de gauche à droite Paul Arthur, Noel et Liam Gallagher.D ébut de soirée de canicule, fin septembre à Los Angeles.Dans la mythique tour de Capitol Records à Hollywood, où Frank Sinatra et les Beach Boys ont enregistré leurs premiers disques, Noel Gallagher a convié 150 personnes à une écoute privée d\u2019extraits du nouvel album de ses High Flying Birds, Who Built the Moon?, qui sort vendredi prochain.Dans cette salle archicomble, à vue de nez, se trouve le double du nombre d\u2019invités prévus : industry types et beautiful people \u2013 comme on dit à L.A.\u2013 réunis pour cette séance d\u2019écoute doublée d\u2019un entretien mené par un journaliste du magazine Rolling Stone avec l\u2019ex-guitariste et auteur-compositeur principal d\u2019Oasis, groupe phare de la scène britpop des années 90.La discussion portant sur le troisième album solo de Noel Gallagher alterne entre le burlesque et le sérieux, l\u2019intime et le musical.Des anecdotes dignes d\u2019un numéro de stand-up, une dose bienvenue d\u2019autodéri- sion et l\u2019inévitable question sur Liam, mouton noir de la famille, qui ne cesse d\u2019envoyer des vannes à son frère aîné par médias et réseaux sociaux interposés.Coïncidence ou provocation de la part de Noel (on est tout de même à un mois et demi de la parution de son disque): Liam lance, le soir même à Londres, son propre album, paru au début d\u2019octobre, intitulé As You Were.Il s\u2019agit d\u2019une formule sibylline que l\u2019ancien chanteur d\u2019Oasis utilise pour conclure ses messages sur Twitter.Or, depuis des mois, il passe plus de temps sur Twitter que Donald Trump, à insulter son frère.tout en souhaitant paradoxalement une réunion d\u2019Oasis.Dimanche dernier, par exemple, Liam avait ceci à dire de son frère aîné à ses 2,5 millions d\u2019abonnés sur Twitter : «Your thing don\u2019t you mean our thing you creepy little fart last time i looked oasis was a group a band a musical combo as you were LG x» («Ton truc?Tu ne veux pas plutôt dire notre truc, espèce de petit pet sinistre.La dernière fois que j\u2019ai vérifié, Oasis était un groupe, un band, un combo musical»).Mais encore: «Must be twisting his tofu that his best work was sung and nailed by his younger brother oh well as you were LG x» («Ça doit le ronger que ses plus grandes chansons aient été si bien chantées par son petit frère, eh bien!») «Je n\u2019ai pas de formule qui puisse adéquatement exprimer mon indifférence face à Liam», a répondu Noel, sourire en coin, à la question du journaliste de Rolling Stone sur les tweets de son frère, avant de passer à un autre numéro.Noel Gallagher m\u2019avait servi la même réponse, une heure plus tôt en entrevue, en ajoutant que le mieux à faire, dans les circonstances, était «de ne pas réagir ».J\u2019avais senti, à son rictus et ses yeux plissés, qu\u2019il se contenait avec peine et qu\u2019il avait envie, justement, de réagir.«Votre indifférence semble beaucoup l\u2019irriter », lui ai-je fait remarquer.«Ce serait une bonne chose», m\u2019a-t-il répondu, laconique.J\u2019ai laissé planer le silence.Il a hésité, puis il a fini par ajouter: «D\u2019accord.OK.Si quiconque a un quelconque fucking doute sur les raisons pour lesquelles Oasis n\u2019existe plus, il n\u2019a qu\u2019à aller faire un tour sur l\u2019internet.Ce qui s\u2019y passe, je l\u2019endure depuis 20 ans.J\u2019étais dans Oasis.J\u2019ai adoré ça.C\u2019est la plus belle chose qui me soit arrivée et qui m\u2019arrivera dans la vie.Mais à un moment donné, je me suis dit que j\u2019étais trop vieux pour endurer cette merde tout le temps.» Ça fait du bien, manifestement, de parfois sortir le méchant.La valse des ego Noel Gallagher a travaillé pendant près de trois ans, de manière intermittente, sur son nouvel album, avec le réalisateur et DJ David Holmes.Lorsqu\u2019ils se sont rencontrés, il terminait en parallèle l\u2019album précédent des High Flying Birds, Chasing Yesterday.« Il m\u2019a bien averti qu\u2019il ne voulait pas que j\u2019arrive en studio avec des maquettes de chansons, mais plutôt les mains vides, dit l\u2019ancien roadie du groupe Inspiral Carpets, qui a eu 50 ans en mai.Je n\u2019avais jamais travaillé comme ça.Il y avait une pile de disques pour nous inspirer: Marvin Gaye et Sly Stone, Blondie, Talking Heads et New Order, Kanye West.» Who Built the Moon?, au ton résolument optimiste, est une somme de ces influences: dense et parfois dansant, puisant dans la pop psychédélique ou le R&B des années 60, avec des sections de cuivres, des pièces instrumentales et de petites touches d\u2019électro qui s\u2019ajoutent au pop-rock chargé de guitares typique du son «beatlesque» de Noel Gallagher.«Il y a des moments où je m\u2019en allais dans une certaine direction avec une chanson et David me disait : \u201cOn dirait du Oasis.\u201d Et je me disais : super ! Mais il voulait quelque chose de différent.Il me poussait à aller où je n\u2019étais pas nécessairement déjà allé», explique l\u2019auteur-compositeur des grands succès d\u2019Oasis Some Might Say, (What\u2019s the Story) Morning Glory ?, Champagne Supernova, Wonderwall, Don\u2019t Look Back in Anger.De vieux compl ices se retrouvent parmi la panoplie de musiciens ayant participé à l\u2019enregistrement de Who Built the Moon ?.Paul Weller et Johnny Marr, parmi les plus connus, mais aussi le guitariste Gem Archer et le batteur Chris Sharrock, des anciens d\u2019Oasis qui avaient suivi Liam Gallagher dans son groupe Beady Eye.Noel, à l\u2019évidence, ne cherche pas à faire table rase de son passé.«Bien sûr que non! Je joue encore les chansons d\u2019Oasis en spectacle.Je suis conscient de ce qu\u2019elles représentent pour bien des gens.J\u2019adore ça.Je suis le meilleur au monde pour faire des chansons d\u2019Oasis.Personne ne joue mieux que moi à ce jeu-là ! Même si, à ce stade-ci de ma carrière, j\u2019ai envie d\u2019apprendre de nouvelles choses et d\u2019arriver en studio sans nouvelles chansons, en faisant confiance à un réalisateur.» Craint-il que l\u2019héritage d\u2019Oasis, dissous en 2009 en raison de différends irréconciliables dans la fratrie Gallagher, ne soit terni par les déclarations intempestives et autres comportements erratiques de Liam?« J\u2019ai un peu pitié de lui lorsque je constate que, malgré le fait qu\u2019il a un nouvel album sous une grosse étiquette, il a plus envie de formuler des insultes.Je fais mon truc.et il fait \u201cmon\u201d truc! Il n\u2019y a pas de raison d\u2019attaquer le legs d\u2019Oasis pour le bénéfice des médias, tous les fucking jours! Ce n\u2019est pas nécessaire.Tout ça est très éloquent.C\u2019est un aperçu de notre dynamique.» «Ce qui me fait rire, c\u2019est son espoir insensé qu\u2019Oasis finira par se reformer, alors qu\u2019il tweete que je suis un fucking ceci ou cela.Wow! Je pense qu\u2019il devrait consulter un psychiatre», dit Noel Gallagher, à propos de son frère Liam.«It takes two to tango», comme on dit à Manchester, et avec les frères Gallagher, la valse des ego vire invariablement au vinaigre.Depuis toujours.Liam est monté sur scène, la semaine dernière, proposant comme instrument un éplucheur de pommes de terre à l\u2019un de ses musiciens, pour se moquer de son frère qu\u2019il traite de «patate beige».Noel a de son côté déjà dit de son frère, dans une tournure de phrase particulièrement bien choisie, qu\u2019il était «un homme à fourchette dans un monde de soupe».Tant qu\u2019on reste dans la métaphore alimentaire.Et ce n\u2019est pas fini.La progéniture des deux frères ennemis s\u2019en mêle.Leurs propres enfants s\u2019envoient des commentaires désobligeants, entre cousins, sur les réseaux sociaux.Du beau monde à ne pas inviter au même party de Noël.Noel Gallagher\u2019s High Flying Birds sera en spectacle le 18 février à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Les frais de ce reportage ont été payés par Universal.ROCK NOEL GALLAGHER\u2019S HIGH FLYING BIRDS WHO BUILT THE MOON?UNIVERSAL MUSIC SORTIE VENDREDI PROCHAIN NOEL GALLAGHER Le grand frère MARC CASSIVI CHRONIQUE PHOTO ASTRID STAWIARZ, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE «J\u2019étais dans Oasis.J\u2019ai adoré ça.C\u2019est la plus belle chose qui me soit arrivée et qui m\u2019arrivera dans la vie.Mais à un moment donné, je me suis dit que j\u2019étais trop vieux pour endurer cette merde tout le temps», dit Noel Gallagher.«Si quiconque a un quelconque fucking doute sur les raisons pour lesquelles Oasis n\u2019existe plus, il n\u2019a qu\u2019à aller faire un tour sur l\u2019internet.Ce qui s\u2019y passe, je l\u2019endure depuis 20ans.» \u2014Noel Gallagher, à propos des querelles avec son frère Liam l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 ARTS LECTURE NATHALIE COLLARD Difficile de présenter Felwine Sa r r en quelques mots : p ro fe s s eu r , é conom i s t e , é c r iva in , music ien , éd i- teur.C\u2019est un homme qui porte plusieurs chapeaux.« Fondamenta lement , ces chapeaux se rejoignent, nous répond l\u2019intellectuel sénégalais quand nous lui demandons de se décrire lui-même.Et ce qui les lie, c\u2019est le désir d\u2019être dans un rapport de transmission et d\u2019échange.Enseigner, c \u2019est ça.Écrire des livres aussi.Faire de la musique, c\u2019est encore un autre espace où on transmet une expérience existentielle ou des émotions.Mais chaque fois, on est dans l\u2019espace de la relation et de la transmission.On donne et on reçoit.» Fraîchement débarqué de la France où il s\u2019est arrêté en provenance du Sénégal, Felwine Sarr est venu défendre deux ouvrages au Salon cette année : Habiter le monde, un essai, et Ishindenshin, un recueil de poésie, tous deux publiés chez Mémoire d\u2019encrier.Lors de notre rencontre, il s\u2019apprêtait à entreprendre un véritable marathon.Il va pratiquement vivre au Salon du livre au cours des prochains jours, tellement son horaire est chargé.Ce qu\u2019il aime le plus de l\u2019exercice?«La discussion, le débat et la possibilité de rencontres avec les lecteurs et les lecteurs à venir», affirme-t-il.Dans les interstices Quand Felwine Sarr dispose de quelques minutes pour s\u2019échapper, il en profite pour aller voir les livres.«Je vais voir ce que les uns et les autres ont à proposer, quelle est l\u2019offre littéraire.» Plus tôt cette semaine, il a entendu parler de Michel Tremblay qu\u2019il ne connaissait pas, mais qu\u2019il se promet bien de découvrir.«J\u2019avoue que je trouve souvent que les salons sont à taille inhumaine, poursuit-il.Il y a beaucoup de gens, de fureur et de bruit.Ce qui est très paradoxal dans un salon, c\u2019est qu\u2019il y a énormément de livres, mais pas de silence pour arpenter tranquillement, regarder les textes ou lire une page et réfléchir.» Entre les nombreuses activités et conférences, l\u2019écrivain en profite pour tisser des liens.Sa visite au Salon du livre de Québec, en 2012, a donné naissance à une série d\u2019échanges et à des amitiés qui se poursuivent encore aujourd\u2019hui.«Ma visite à Québec et ma rencontre avec Rodney Saint-Éloi, de Mémoire d\u2019encrier, a fait en sorte que le Sénégal soit le pays invité d\u2019honneur du salon en 2014, raconte-t-il.Toute une délégation sénégalaise est venue au Québec.Puis l\u2019an dernier, j\u2019ai invité un groupe d\u2019auteurs québécois à Dakar durant une semaine.On a fait une tournée littéraire des lycées et des universités, on a rencontré les lecteurs.Ces échanges de 2012- 2013 ont donc fait des petits.De fil en aiguille, des liens se sont créés dans les interstices.» C\u2019est aussi ça, un salon du livre.FELWINE SARR AU SALON > Séances de dédicace pour Habiter le monde, essai de politique relationnelle.À l\u2019espace de la diversité : aujourd\u2019hui, de 11h30 à 12h30 et de 15h à 15h30.Au stand de Mémoire d\u2019encrier : aujourd\u2019hui, de 17h30 à 18h et de 20h à 21h ; demain, de 15h à 16h.ACTIVITÉS > Habiter le monde : aujourd\u2019hui, à 11h, Carrefour > Géographie de l\u2019imaginaire : aujourd\u2019hui, à 19h, Grande Place > Renoncer aux utopies?: aujourd\u2019hui, à 14h15, L\u2019Agora > Confidence d\u2019écrivain : aujourd\u2019hui, à 16h30, Place Confort TD > Une bibliographie pour combattre le racisme: demain, à 16h, Carrefour > Enregistrement de l\u2019émission Désautels le dimanche, demain, à 10h, studio Radio-Canada.SALON DU LIVRE / Felwine Sarr Des rencontres qui mènent loin PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Fraîchement débarqué de la France où il s\u2019est arrêté en provenance du Sénégal, Felwine Sarr est venu défendre deux ouvrages au Salon du livre cette année : Habiter le monde, un essai, et Ishindenshin, un recueil de poésie.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 8 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 CE VENDREDI DANS LA PRESSE+ POUR PIERRE-YVES LORD, LES TOUT-INCLUS, C\u2019EST PU JAMAIS.SPÉCIAL TOUT-INCLUS ARTS CINÉMA Il est un peu le petit frère de François Ozon, grâce à qui il s\u2019est véritablement confirmé à lui-même sa vocation d\u2019acteur.Près de 20 ans après Les amants criminels, Jérémie Renier est l\u2019amant double du film du même nom, un thriller érotique dans lequel il incarne deux personnages distincts.MARC-ANDRÉ LUSSIER Il y a quatre cinéastes avec qui Jérémie Renier entretient des liens très étroits.Il y a d\u2019abord Luc et Jean-Pierre Dardenne, bien sûr, qui l\u2019ont révélé en 1996 en lui donnant un rôle dans La promesse et qui en ont fait l\u2019un de leurs acteurs fétiches (L\u2019enfant , Le silence de Lorna, Le gamin au vélo).Bertrand Bonello a aussi fait appel à lui, notamment dans Le pornographe et, plus récemment, Saint Laurent, dans lequel il incarnait Pierre Bergé, face à Gaspard Ulliel.Et puis, il y a François Ozon.Qu\u2019il retrouve à la faveur de L\u2019amant double, adaptation du roman de Joyce Carol Oates, dans laquelle il donne la réplique à Marine Vacth.«Je ne donnerais pas mon accord à ces cinéastes sans même voir ce qu\u2019ils proposent, mais quand on est aussi proches, il est certain que je me verrais mal refuser de jouer dans leur film! expliquait l\u2019acteur au cours d\u2019un entretien accordé à La Presse lors de son passage au festival Cinemania.J\u2019adore le cinéma de François en tant que spectateur parce qu\u2019on ne sait jamais dans quel genre d\u2019univers il va nous entraîner d\u2019un film à l\u2019autre.Pour un acteur, c \u2019est très intéressant.Mais si je devais un jour refuser l\u2019une de ses propositions, le connaissant, je crois qu\u2019il le prendrait très mal.Il me ferait probablement la gueule pendant des années !» Un film «très sexuel » Quand il s\u2019est arrêté au Québec le printemps dernier, en marge de la sortie de Frantz, le cinéaste avait déclaré qu\u2019après avoir réalisé un film très chaste dans lequel, pour une rare fois, il n\u2019y avait aucune scène « chaude », il avait ensuite plongé dans le tournage d\u2019un film « très sexuel».Dans L\u2019amant double, Jérémie Rénier incarne un double rôle, dont celui d\u2019un psychanalyste qui entretient une liaison torride avec l\u2019une de ses patientes.« François n\u2019a pas tout de suite pensé à moi, je crois, car il a toujours de moi une image de jeunesse, comme si j\u2019étais son petit frère, indique l\u2019acteur.Mais j\u2019ai pu lire le scénario, et l\u2019occasion de jouer simultanément deux personnages aussi di f férents l\u2019un de l\u2019autre était vraiment alléchante.L\u2019aspect thriller érotique m\u2019inspirait aussi beaucoup.Comme j \u2019adore retrouver François, je ne pouvais pas passer à côté.» Au dire de l\u2019acteur, le tournage s\u2019est déroulé de façon très «simple».Des répétitions ont eu lieu au préalable afin de créer un climat où les acteurs pouvaient jouer leur rôle sans ressentir d\u2019inconfort.« À cause des scènes de nudité, il fallait qu\u2019une forme d\u2019intimité s\u2019installe très vite, et François nous a accompagnés, Marine et moi, de façon très rigoureuse.Il savait exactement comment il allait découper ses scènes.Nous les avons répétées de façon très précise afin que nous puissions ensuite nous sentir plus libres.Il est certain qu\u2019à partir du moment où l\u2019on accepte de jouer dans un film de ce genre, on sait qu\u2019il faudra tourner ces scènes-là et les assumer.Donc, il est important de bien les préparer afin qu\u2019il n\u2019y ait pas de gêne.Je dirais que tout cela s\u2019est passé dans le travail, l\u2019amusement et la bienveillance.François ne fait pas partie de ces metteurs en scène qui souhaitent créer un malaise ou instaurer un climat déstabilisant.Il n\u2019y a rien de malsain dans son approche.» Un premier film en boîte Jé rém ie Ren ie r doi t à François Ozon sa vocation d\u2019acteur.C\u2019est en effet sur le plateau des Amants criminels que le jeune acteur belge, alors âgé de 18 ans, a véritablement pris la décision d\u2019exercer cet art.« Auparavant, c\u2019était plus difficile pour moi, explique- t-il.Quand je suis arrivé sur le plateau des Amants criminels, on dirait qu\u2019un déclic s\u2019est fait, grâce à François.L\u2019atmosphère sur son plateau était très différente.C\u2019est aussi là que j\u2019ai compris que le rôle d\u2019un acteur dépassait le fait de savoir se placer devant une caméra !» À vrai dire, l\u2019intérêt principal de Jérémie Renier au départ était d\u2019obtenir une expérience de plateau, laquelle est passée par le jeu.Mais l\u2019adolescent de l\u2019époque jouait avec une caméra depuis toujours et il a filmé d\u2019innombrables petits courts métrages «improbables» avec ses potes.Cette envie de passer derrière la caméra vient maintenant le rattraper.Avec son frère Yannick, Jérémie Renier vient de réaliser un premier long métrage, Carnivores, dont la sortie est prévue le printemps prochain en France.« Cette envie remonte à plus loin que mes débuts comme acteur, mais je n\u2019ai jamais osé la revendiquer, fait-il remarquer.Au fil de mon expérience sur les plateaux, j\u2019ai pu constater à quel point le travail d\u2019un metteur en scène était colossal et j\u2019ai toujours eu peur de ne pas être à la hauteur.Mais là, ç\u2019a été plus fort que moi et j\u2019ai trouvé un binôme pour me rassurer : mon frère Yannick.Je m\u2019aperçois d\u2019ailleurs que l\u2019expérience d\u2019un tournage sur le plan humain est ce qui compte le plus à mes yeux.On souhaite toujours que les films aient ensuite une belle carrière, mais cet aspect m\u2019importe moins, car peu importe l\u2019accueil, il me restera toujours le souvenir de la création.» L\u2019amant double prendra l\u2019affiche le 24 novembre JÉRÉMIE RENIER / L\u2019amant double L\u2019un et l\u2019autre PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE Jérémie Renier (notre photo) doit à François Ozon sa vocation d\u2019acteur.C\u2019est en effet sur le plateau des Amants criminels que le jeune acteur belge, alors âgé de 18 ans, a véritablement pris la décision d\u2019exercer cet art.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 9 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 PRÉSENTEMENT AU CINÉMA Merveilleux-LeFilm.ca D\u2019APRÈS LE BEST-SELLER « WONDER » «LE MEILLEUR FILM FAMILIAL DE L\u2019ANNÉE.» Scott Menzel, We Live Entertainment «UNE ODE À L\u2019AMITIÉ.» Cédric Bélanger, Le Journal de Québec «UN FILM QUI VÉHICULE DES TRÈS BELLES VALEURS.» Annie-Soleil Proteau, Salut Bonjour! «JACOB TREMBLAY JOUE AVEC TALENT ET SENSIBILITÉ.» Véronique Lauzon, La Presse «UNE SOMPTUEUSE ADAPTATION.» Elizabeth Lepage-Boily, Cinoche «UN FILM QUI FAIT DU BIEN!» Katerine Verebely, Gravel le matin ARTS CINÉMA Pour plus de critiques, consultez lapresse.ca et La Presse+ Cinq ans après Les peewee 3D : l\u2019hiver qui a changé ma vie, tous les artisans du film à succès ont repris du service, cette fois dans un contexte tout à fait différent.Les trois personnages principaux ont maintenant atteint l\u2019âge adulte, tout autant que leurs interprètes, qui assument aujourd\u2019hui pleinement leur métier d\u2019acteur.MARC-ANDRÉ LUSSIER HIER ET AUJOURD\u2019HUI À l\u2019époque du tournage de Les pee-wee 3D, Alice Morel- Michaud avait 14 ans ; Antoine Olivier Pilon et Rémi Goulet avaient 15 ans.Les trois jeunes acteurs bénéficiaient déjà d\u2019une expérience professionnelle, mais le tournage d\u2019un film prenait à leurs yeux l\u2019allure d\u2019une cour de récréation.Alice avait déjà incarné Aurore, enfant, dans le film de Luc Dionne, Antoine Olivier avait tenu un premier rôle dans Frisson des collines, et Rémi s\u2019était fait remarquer dans 30 vies.Même s\u2019ils se souviennent de s\u2019être beaucoup amusés sur le tournage, les trois comédiens n\u2019ont pratiquement jamais eu de doutes quant à leur vocation.«Toute ma vie, je me suis fait demander si j\u2019avais un plan B, au cas où ça ne marcherait pas », fait remarquer Alice, maintenant âgée de 19 ans.Je n\u2019en ai jamais eu!» Antoine Olivier Pilon évoque carrément son expérience dans Frisson des collines «comme une drogue», et Rémi Goulet, qui n\u2019était jusque-là pas tout à fait certain de son envie d\u2019exercer ce métier, a su «ce qu\u2019il voulait faire de sa vie» sur le plateau de Les pee-wee 3D.«Nous sommes vraiment chanceux, fait remarquer Éric Tessier, réalisateur des deux films.Cinq ans plus tard, il fait bon retrouver ces acteurs de talent qui ont décidé de poursuivre leur carrière dans ce métier.Ils auraient très bien pu décider de faire autre chose, mais ils ont tous les trois des parcours intéressants.Et ils sont bons!» DES EMPLOIS DIFFÉRENTS Ja neau T rudel (A ntoine Olivier Pilon) et son ami Joey Boulet (Rémi Goulet) évoluent maintenant pour les Saguenéens de Chicoutimi, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.Ils font face forcément à des épreuves plus difficiles, plus adultes, d\u2019autant plus qu\u2019étant des vedettes dans leur patelin, leurs moindres faits et gestes sont scrutés à la loupe.Et Julie, maintenant jeune journaliste sportive, doit suivre l\u2019actualité de ses amis à la trace.Pour les trois acteurs, Junior majeur marque leur arrivée dans un univers plus mûr.«Je pense qu\u2019on vieillit surtout aux yeux du public jeunesse, souligne Alice Morel-Michaud.Le public qui nous a connus alors qu\u2019on avait 14 ou 15 ans va nous voir sous un autre angle.On joue maintenant notre âge, avec les enjeux que les gens de notre âge vivent, et les envies qu\u2019on ressent .Pour ceux qui croient qu\u2019on a toujours 14 ans, peut-être nous verront- ils sous un nouveau jour ! » Pour sa part, Rémi Goulet voit venir ce changement avec joie, parce que sa personnalité d\u2019acteur « s\u2019installe » un peu plus.«Quand tu commences très jeune, tu ne sais pas trop quel genre de personnage on te donnera, parce que tout change très vite.Quand tu atteins l\u2019âge adulte, ça se définit un peu plus.C\u2019est en tout cas ce qui se passe dans ma tête.Je me dis que c\u2019est peut- être ce que je vais faire toute ma vie.» JUNIOR MAJEUR Dans une autre ligue CRISER.H.!!!½ Thriller de Nicolas Silhol.Avec Céline Sallette, LambertWilson, Stéphane DeGroodt.1h35.SYNOPSIS Émilie, cadre supérieure aux R.H.(ressources humaines) chez la multinationale Essen, est reconnue pour sa détermination et ses techniques «proactives» envers son employeur.Alors qu\u2019un drame bouscule son entreprise, une enquête est ouverte ; la responsable des R.H.doit aller au front et se défendre contre l\u2019inspectrice du travail qui s\u2019en mêle.Mais aussi face à un patron sans scrupules (Lambert Wilson) qui risque de se retourner contre elle.CRITIQUE «Tous les personnages du film sont fictifs.Seules les méthodes de \u201cmanagement\u201d sont vraies», écrit-on au début du générique du premier long métrage de Nicolas Silhol.Crise R.H.dénonce les méthodes de gestion inhumaines ou la face cachée du capitalisme à l\u2019heure de la mondialisation.Avec une froideur clinique, il met en scène l\u2019environnement de travail toxique d\u2019une multinationale à Paris.La direction de l\u2019entreprise cherche à se débarrasser de cadres pour appliquer un nouveau plan d\u2019affaires «proactif».Réduire les effectifs, mais sans nommer la chose, voilà le sale boulot d\u2019Émilie Tesson-Hansen (Céline Sallette).Ou dans ses propres mots: «Le rôle des ressources humaines [R.H.] est de faire en sorte que le salarié accepte son sort; et non de lui dire qu\u2019on n\u2019a plus besoin de lui.» Karl Marx doit bien se retourner dans sa tombe.Dans ce thriller psychologique sur le monde des cols blancs, chacun essaie de sauver sa peau.Pro-syndicale et anti-patron, à première vue, la vision du cinéaste peut être qualifiée de manichéenne.Reste qu\u2019on ne tiendra pas ici de grief au réalisateur, pour insuffler un peu d\u2019humanité à la froideur des chiffres, des colonnes de profits, du néo-capitalisme.Le réalisateur a opté pour une mise en scène plutôt classique (on est loin de La Chinoise de Godard), qu\u2019on peut trouver sage, voire conventionnelle.Le récit tourne autour du personnage principal d\u2019Émilie, embauchée pour sa réputation de «tueuse d\u2019emplois» ! Cette gestionnaire froide, ambitieuse, vivra un choc émotionnel qui finira par briser son armure.Si le scénario dépeint habilement son dilemme moral et son cadre professionnel rigide, la transformation rapide que subira le personnage principal est moins crédible.Nicolas Silhol s\u2019empare donc d\u2019un sujet de société qui se regarde comme un thriller.Outre la force du thème, son film a d\u2019indéniables qualités.Dont la direction d\u2019acteurs.En particulier, le jeu de Céline Sallette.Cette actrice fait penser à Romy Schneider, à la fois forte et fragile, avec sa manière particulière de contenir un trop-plein d\u2019émotions sous une façade de glace.Elle a d\u2019ailleurs remporté le prix Romy- Schneider du meilleur espoir féminin en 2012.Voilà une talentueuse interprète qui perce l\u2019écran.Avec un regard, une voix, un phrasé uniques et terriblement expressifs.Un coup de cœur, carrément ! \u2014 Luc Boulanger Le salaire de la peur JUSTICELEAGUE (V.F.:LALIGUEDESJUSTICIERS) !!! Film de superhéros de Zach Snyder.Avec Ben Affleck, Gal Gadot, Henry Cavill.2h01.SYNOPSIS Superman n\u2019est plus, mais la Terre fait toujours face à la menace.Cette fois, il s\u2019agit du monstrueux Steppenwolf et de son armée de mouches géantes qui sont à la recherche des trois Mother Boxes, source infinie d\u2019énergie au pouvoir destructeur.Conscients du danger imminent, Batman et Wonder Woman tentent de former une équipe pour affronter les envahisseurs venus d\u2019Apokolips.CRITIQUE À peine cinq mois aprèsWonder Woman, l\u2019amazone est de retour pour une nouvelle aventure et, bonne nouvelle, elle occupe encore un rôle central dans l\u2019histoire.Gal Gadot dans la peau de Diana Prince est de loin ce qu\u2019on préfère de la série de films de l\u2019univers DC.Elle est forte, brillante, inspirante et, bien sûr, magnifique.Tout le contraire du Bruce Wayne de Ben Affleck.Mince consolation : il est moins déprimant que dans Batman v Superman.Et les nouveaux?Aquaman (Jason Momoa) est l\u2019étalon indomptable au cœur tendre.Cyborg (Ray Fisher) est un homme- robot autant en apparence qu\u2019en charisme.Flash (Ezra Miller) est le jeune bouffon à la répartie aussi rapide que ses foulées \u2013 il faut admettre qu\u2019on l\u2019aime, lui.Tout ces gens ont aussi une relation compliquée avec leurs parents, ce qui rend le travail d\u2019équipe plus difficile parce que, évidemment, ils ne font pas facilement confiance.Plusieurs boîtes de la liste des clichés sont déjà cochées, mais ajoutons à cela du talent gaspillé (Amy Adams), des personnages inutiles (la famille russe, vous allez comprendre en la voyant), une armée de soldats anonymes à tuer.La majorité des scènes d\u2019action sont réussies et le film est visuellement impressionnant, mais venant de Zach Snyder (et de Joss Whedon), le contraire aurait été inacceptable.On ne dira rien sur Superman.Il faut bien laisser au moins une raison de voir le film.\u2014 Pascal LeBlanc Les clichés réunis PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Antoine Olivier Pilon, Alice Morel-Michaud et Rémi Goulet, trois acteurs du film Junior majeur.PHOTO FOURNIE PARWARNER BROS.ENTERTAINMENT Une scène du film de Zach Snyder Justice League LES SCÈNES DE HOCKEY Le réalisateur Éric Tessier a tenu à ce que les scènes de hockey soient très dynamiques, sans que le spectateur ne perde jamais la compréhension de ce qui se passe sur la glace.Les protagonistes étant de fort calibre, les acteurs ont évidemment été doublés dans les scènes clés, mais ils devaient s\u2019astreindre néanmoins à un entraînement conséquent, histoire d\u2019être crédibles à l\u2019écran.« Les gars qui nous doublaient ont vraiment été très cool avec nous, dit Antoine Olivier Pilon.La complicité s\u2019est installée rapidement sur la glace, et l\u2019atmosphère sur le plateau s\u2019est tout de suite détendue.Ils savaient bien que nous ne sommes pas de vrais joueurs de hockey, mais on n\u2019a senti aucun jugement de leur part!» Rémi Goulet évoque même un tournage physiquement très éprouvant, au cours duquel il a dû chausser les patins pendant une douzaine d\u2019heures dans une journée.«Même ceux qui nous doublaient n\u2019étaient pas habitués à chausser les patins aussi longtemps!» RELATION PÈRE-FILS Si l\u2019amitié que partagent Janeau et Joey sera mise à l\u2019épreuve à cause d\u2019un événement inattendu, le récit s\u2019attarde aussi beaucoup à décrire la relation difficile entre Joey et son père (Claude Legault), également son agent.Miné par un problème d\u2019alcool, Luke Boulet fait partie de ces parents qui projettent toutes leurs ambitions défaites sur leur enfant en le poussant trop.« J\u2019ai moi-même joué au hockey pas mal , rappelle Claude Legault, et des morpions d\u2019arénas comme ça, j\u2019en ai vu plein.C\u2019est une vraie calamité, mais ce phénomène est très largement répandu.Ces types pourrissent l\u2019ambiance des arénas, mais surtout, ils pourrissent la vie de leurs enfants.Le phénomène existe aussi dans le monde artistique, mais il se révèle d\u2019une autre manière.C\u2019est une plaie, mais c\u2019est ben le fun à jouer!» UNE TRILOGIE?Dès le début , les scénaristes Martin Bouchard et Emmanuel Joly ont conçu leur histoi re comme une trilogie.Sur le plan de la production, chaque film est cependant individuel.Il faudra attendre l\u2019accueil qu\u2019aura Junior majeur auprès du public avant de songer à un éventuel volet supplémentaire.« Il faudra surtout un scénario qui en vaille la peine, indique le producteur Christian Larouche.Il a fallu du temps entre Les pee-wee 3D et Junior majeur parce qu\u2019il fallait trouver le bon angle d\u2019approche.Si jamais on pense à un troisième volet, l\u2019approche sera la même.Pas question d\u2019y aller si le sujet n\u2019est pas bon.» Quant à la 3D, dont a bénéficié le premier film, le producteur indique qu\u2019il n\u2019en a pas été question cette fois- ci.« Cette technologie coûte cher et on sent une certaine fatigue chez les gens envers la 3D parce qu\u2019ils ont été déçus par certains films, explique Christian Larouche.Je dirais que ça reste encore bon pour les films d\u2019animation, mais à part ça.» Junior majeur prendra l\u2019affiche le 23 novembre.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 10 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 ARTS CINÉMA L\u2019éclectique cinéaste américain, finaliste aux Oscars dans la catégorie de la meilleure réalisation en 2015 grâce à Boyhood, propose cette fois Last Flag Flying, film aux accents antimilitaristes.Orchestrant les retrouvailles de trois vétérans de la guerre du Viêtnam pendant que celle en Irak fait rage, le récit, campé en 2003, s\u2019inscrit dans un contexte qui n\u2019est pas si différent de celui dans lequel le monde évolue aujourd\u2019hui.\u2014Marc-André Lussier Last Flag Flying est une adaptation d\u2019un roman de Darryl Ponicsan publié en 2005, dans la continuité de The Last Detail, aussi porté à l\u2019écran \u2013 par Hal Ashby \u2013 en 1973.Vous avez eu le projet d\u2019en faire un film tout de suite après avoir lu le bouquin, mais il vous a fallu quandmême 12 ans avant de le concrétiser.Pourquoi cela a-t-il été si long?Ce n\u2019était pas le bon moment à l\u2019époque, je crois.Comme nous étions encore au milieu de la guerre en Irak, la plaie était trop ouverte.À peu près tous les films qui ont été faits autour de ce sujet dans les années 2000 ont été rejetés du public.Il ne sert à rien de forcer les choses.Maintenant, nous pouvons regarder ces événements avec un peu plus de distance.Avec Darryl, qui a été là pendant tout le processus d\u2019écriture, nous avons pu peaufiner le scénario en donnant plus de contexte.Les personnages restent les mêmes, mais nous avons approfondi leur histoire, particulièrement pendant leurs années de service au Viêtnam.Le film relate l\u2019histoire d\u2019un vétéran du Viêtnam dont le fils, aussi militaire, vient d\u2019être tué au combat en Irak.Révolté par l\u2019hypocrisie des autorités, il fait appel à deux vieux frères d\u2019armes \u2013 qu\u2019il n\u2019a pas revus depuis 30 ans \u2013 pour l\u2019aider à récupérer la dépouille de son fils et l\u2019enterrer dans le caveau familial plutôt que dans le cimetière militaire d\u2019Arlington.La résonance de ce film est-elle différente aujourd\u2019hui de celle qu\u2019elle aurait eue il y a 10 ans?Il est certain qu\u2019avec l\u2019arrivée de Donald Trump à la présidence, la question se pose.Cela dit, il faut quand même se rappeler à quel point le trio GeorgeW.Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld était à la tête d\u2019un régime tout aussi troublant.À mes yeux, certaines choses ne changent jamais.Très souvent, ce sont des politiciens qui, en leur jeunesse, ont tout fait pour éviter d\u2019aller à la guerre qui décident maintenant des interventions militaires, selon leur programme politique.Pourtant, entraîner un pays dans un conflit est l\u2019une des plus importantes décisions qu\u2019un leader peut prendre.Ce processus devrait être scruté à la loupe, mais, souvent, ces décisions reposent sur un manque flagrant de connaissances et sont prises sous le coup de l\u2019émotion.On préfère prendre la pose du tough guy.Non seulement c\u2019est gênant, mais ça montre aussi une conception ridicule de la virilité, à cause de laquelle il y aura toujours des guerres.Ce sont des petits gars qui jouent avec de gros jouets.Vu de l\u2019extérieur, nous avons souvent l\u2019impression que la notion de patriotisme provoque plus que jamais la division aux États-Unis.Comment voyez-vous la chose?Cette notion de patriotisme peut être utilisée à toutes les sauces, par des gens dont le but, justement, est de diviser le peuple.Nous vivons dans un monde tellement militarisé \u2013 des sommes d\u2019argent astronomiques sont investies \u2013 que si tu remets en question la guerre, tu remets du même coup en question le système capitaliste et on fera de toi un traître.Si tu t\u2019enrôles dans l\u2019armée en pensant faire valoir de nobles valeurs, il y a de fortes chances que le pays t\u2019utilise autrement que pour ce à quoi tu t\u2019attendais au départ.Ils vont dire que tu es mort pour la liberté, la démocratie, l\u2019amour de la patrie, mais on sait très bien que les intérêts sont autres.C\u2019est ce dont le film parle.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui déchire Larry [Steve Carell].Il se révolte contre toute cette rhétorique bidon que lui envoient au visage les autorités militaires, mais il veut aussi honorer la mémoire de son fils.Bien sûr.On peut refuser toute cette rhétorique, la contester aussi, être profondément antimilitariste, mais cela n\u2019empêche pas d\u2019honorer ceux qui ont choisi de mettre leur vie au service du pays en s\u2019enrôlant.Si, ensuite, le pays utilise les services du jeune homme ou de la jeune femme au profit d\u2019un mensonge, cela doit rester sur la conscience du pays, pas de la personne.On peut être d\u2019accord à 100% pour honorer les individus, mais on peut aussi fulminer envers des politiques qui résultent inutilement en perte de vies humaines.En fait, j\u2019ai exploré ce thème-là moi-même en faisant le film.Je l\u2019ai commencé en étant très en colère, mais à l\u2019arrivée, je ne peux faire autrement qu\u2019éprouver plus de respect pour les soldats.Ce sujet est très complexe.Rien n\u2019est tout à fait noir ou tout à fait blanc.Steve Carell, Bryan Cranston et Laurence Fishburne forment un trio d\u2019exception.Avez-vous écrit le scénario du film spécifiquement pour eux?J\u2019essaie de ne pas trop penser aux acteurs à l\u2019étape de l\u2019écriture.Enfin, si, un peu quand même.Mais je ne veux pas trop m\u2019en préoccuper avant d\u2019entrer en production, car on ne sait jamais si le projet leur plaira, ou s\u2019ils seront disponibles.Une fois la distribution établie, j\u2019organise toujours une bonne série de répétitions avec eux.En général, les acteurs aiment disposer de ce temps pour bien cerner leur personnage, mais je vous dirai que cette partie du travail est tout aussi importante pour moi.C\u2019est à cette étape que le film prend véritablement forme, et que nous prenons le temps de discuter afin que nos visions concordent.Au cœur de Last Flag Flying figure aussi une exploration de l\u2019amitié masculine, telle que vécue par une génération plus mûre.Votre film précédent, EverybodyWants Some! !, abordait l\u2019amitié entre des jeunes hommes dans les années 80.Diriez-vous qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un thème fondamental dans votre cinéma?Il est vrai que j\u2019aime explorer ce sujet, mais ma préoccupation principale est de raconter une bonne histoire.Je fais d\u2019ailleurs présentement le montage de mon prochain film, dont le récit est construit autour de personnages féminins.Where\u2019d You Go, Bernadette est une adaptation d\u2019un roman de Maria Semple, avec Cate Blanchett, Kristen Wiig et Judy Greer.J\u2019en suis ravi ! Last Flag Flying prendra l\u2019affiche le 24 novembre.RICHARD LINKLATER / Last Flag Flying L\u2019autre versant du patriotisme Q R PHOTOCHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS « Si tu t\u2019enrôles dans l\u2019armée en pensant faire valoir de nobles valeurs, il y a de fortes chances que le pays t\u2019utilise autrement que pour ce à quoi tu t\u2019attendais au départ », estime Richard Linklater.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l A R T S 11 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 Élevez votre jeu d\u2019un cran ! Complétez la Grille des Mordus tous les samedis, à la ?n de la section Gourmand dans La Presse .Une autre grille numérique de mots croisés signée les Éditions Michel Hannequart.LES SAMEDIS, CHAQUEMOT DE LAGRILLE DESMORDUS ADUMORDANT NOUVEAU + MAINTENANT AU CINÉMA ADÈLE EXARCHOPOULOS LE CHOIX DE LA BELGIQUE AUX OSCARS® !!!!! « Un thriller sentimental magistral.Fulgurant.» France Télévision !!!!! « Le Fidèle déferle en un torrent de cinéma.» Positif !!!! « Un scénario brillant et intense.\u201d Le Parisien !!!! « Une merveille de réalisation.» L\u2019Express !!!! « Éclate de romantisme et d\u2019énergie.» Figaro !!!! « Aussi efficace que poignant.» Studio Ciné Live MATTHIAS SCHOENAERTS UN F I LM DE MICHAËL R.ROSKAM ARTS POUROUCONTRE CHAQUE SEMAINE, UN INVITÉ DE LA PRESSE SE POSITIONNE SUR DES SUJETS QUI MARQUENT SON ACTUALITÉ.POUR CONTRE PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Le pianiste et entertainer québécois, qui a vendu 1 million d\u2019albums, offre ce soir un croisement de ses populaires spectacles Elegancia et Autour du monde à la Place Bell, à Laval.Vingt-trois musiciens l\u2019accompagneront sur scène dans l\u2019interprétation de valses et de standards puisés dans le répertoire de différents pays.\u2014 Frédéric Murphy Richard Abel Écrire sa biographie Mon histoire en noir et blanc, coécrite avec Denis-Martin Chabot, qui revient notamment sur son enfance difficile.«Les gens me disaient : \u201cTu as la grosse maison, tu te promènes en BMW, je te dis que toi, t\u2019es chanceux.\u201d J\u2019avais le goût de leur dire : \u201cBonhomme, si tu savais tout ce que j\u2019ai dû endurer, me battre pour en arriver où je suis, tu aurais une autre opinion de moi.\u201d [.] Je me suis dit que ça remettrait les pendules à l\u2019heure.» Avoir fait son coming out «Dans mon public, j\u2019ai beaucoup de gens croyants et pratiquants que je ne voulais pas blesser.[.] En l\u2019an 2000, on m\u2019avait proposé de faire la une de La semaine [en parlant de son homosexualité].Mon gérant m\u2019a dit : «Tu cours après le trouble.» Là, on écrit un livre, je voulais dire les vraies affaires.Et avoir su, j\u2019aurais dû le faire avant.[.] À ma grande surprise, je n\u2019ai reçu aucun message homophobe.» Lire les commentaires sur soi sur les réseaux sociaux «Je suis pour, mais ça dépend.Dans mon cas, j\u2019ai été chanceux ; on ne s\u2019est pas acharnés sur moi, du moins pas encore.Je pense que ça m\u2019affecterait si c\u2019était très négatif et méchant, comme ça peut l\u2019être avec d\u2019autres artistes.[.] À ce moment-là, c\u2019est mieux de ne pas les lire.» Les disques sur support physique «Le CD ne venait pas juste avec une toune dénudée.On mettait beaucoup de travail sur la pochette.Et sur la pochette, on donne des informations, ne serait-ce que qui a composé ça, qui a contribué, il y a combien de musiciens.[.] Et dans mon cas, une grande partie de mon public est encore sur support physique \u2013 j\u2019ai un public plus âgé que celui de Lady Gaga.Et aussi, la rémunération est meilleure.» Les critiques « .si elle est constructive.[Il nomme quelques anciens critiques.] C\u2019était ça, ils écrivaient les vraies affaires.Je suis porté à trop jaser, et sur scène aussi.Ils disaient : \u201cBon, Richard, ce serait plus payant pour lui s\u2019il jasait un petit peu moins.\u201d Ce n\u2019était pas des amis, des chums, qui faisaient juste louanger.[.] C\u2019était correct.Des critiques correctes.» Se produire dans de plus petites salles «La Place Bell, c\u2019est prestigieux, mais c\u2019est tellement de travail.Hier soir, je me disais : \u201cJe ne suis pas sûr si je vais faire d\u2019autres shows comme ça.\u201d C\u2019est tellement gros, c\u2019est tellement immense, c\u2019est tellement de détails.tandis que quand je joue [dans de plus petites salles] en banlieue, ce n\u2019est pas compliqué, je n\u2019ai pas le trac.[.] Wilfrid-Pelletier en montant, j\u2019ai le trac.» l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 12 A R T S L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 1 8 N O V E M B R E 2 0 1 7 "]
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