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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Témoin de notre histoire Montréal
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2017-12-09, Collections de BAnQ.

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[" MOTDE L\u2019ÉDITEUR ADJOINT Montréal, le Québec, le Canada, le monde.Les gens, ce qu\u2019ils sont et ce qu\u2019ils font.C\u2019est le pain et le beurre des artisans de La Presse depuis toujours.Nous profitons de ce moment capital dans notre histoire \u2013 le passage à une diffusion 100 % numérique à partir du 1er janvier \u2013 pour partager avec vous quelques-uns des événements marquants de l\u2019actualité couverte par La Presse au fil des ans.Nos quatre sections spéciales publiées les quatre derniers samedis de 2017 mettent en relief le rôle essentiel de La Presse comme témoin de l\u2019actualité hier, aujourd\u2019hui et à l\u2019avenir.C\u2019était mission impossible de résumer avec exhaustivité autant d\u2019actualité en si peu de pages.Nous espérons que vous apprécierez notre sélection.Bonne lecture ! \u2014 Éric Trottier, Éditeur adjoint et vice-président, Information SAMEDI 16 DÉCEMBRE : SOCIÉTÉ (un Québec complexe) SAMEDI 23 DÉCEMBRE : VISAGES (les grands acteurs du XXe siècle) SAMEDI 30 DÉCEMBRE : TECHNOLOGIE (un tremplin vers l\u2019avenir) L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 En plus d\u2019un siècle, le visage de Montréal s\u2019est métamorphosé, au gré de la construction d\u2019infrastructures et de bâtiments qui constituent aujourd\u2019hui sa trame.L\u2019histoire de la ville a aussi été émaillée de drames, de bouleversements majeurs, de scandales, mais également de grands moments sportifs et culturels.Nous vous convions à un bref voyage dans le temps.TÉMOIN DE NOTRE HISTOIRE MONTRÉAL PHOTOMONTAGE DANIEL RIOPEL, LA PRESSE FOU DES FROMAGES FINS Le Québec produit chaque année 32 300 tonnes de fromages fins.FROMAGES À SAVOURER + DE 500 Les 86 fromageries du Québec débordent de créativité.Elles produisent plus de 215 000 tonnes de fromage de plus de 500 variétés différentes.Essayez-les pour célébrer notre savoir-faire.RÉCOMPENSÉS 600 FOIS Nos fromages ont reçu plus de 600 récompenses, dont 200 prix internationaux.DES MILLIERS D\u2019EMPLOIS La transformation de produits laitiers génère près de 8 500 emplois au Québec.En achetant des fromages d\u2019ici vous encouragez l\u2019économie d\u2019ici.CHOUCHOU DES BRITANNIQUES L\u2019amour des Britanniques pour notre cheddar remonte à loin.Il y a 150 ans, 60% du cheddar qu\u2019ils consommaient provenait du Québec.Ils en raffolent encore aujourd\u2019hui.UNE QUALITÉ IRRÉPROCHABLE Le lait des fromages du Québec répond aux plus hautes normes de qualité et de certification sur le plan international en termes de salubrité, de biosécurité, de traçabilité, de respect des animaux et de l\u2019environnement.POUR D\u2019AUTRES BONNES RAISONS DE PRÉFÉRER LES FROMAGES D\u2019ICI, VISITEZ: FROMAGESDICI.COM LES MEILLEURS FROMAGES SONT D\u2019ICI GRÂCE À LEUR SAVOIR-FAIRE UNIQUE, NOS ARTISANS CRÉENT AUJOURD\u2019HUI DES FROMAGES QUI METTENT EN VALEUR LES ARÔMES ET LES SAVEURS DU TERROIR QUÉBÉCOIS.JUGEZ-EN PAR VOUS-MÊME.LES MEILLEURS ÉTIENNE PLAMONDON ÉMOND COLLABORATION SPÉCIALE Au début de la décennie 1880, les frontières de Montréal étaient demeurées quasiment inchangées depuis presque 100 ans : délimitée au sud par le fleuve, la ville s\u2019arrêtait dans les environs des rues Duluth au nord, Iberville à l\u2019est et McGill à l\u2019ouest.Au moment de la création de La Presse en 1884, cette zone avait alors atteint sa pleine capacité.Une expansion urbaine s\u2019amorce dans une île encore dominée par un paysage agricole parsemé de petits villages.DE 1883 À 1918 Montréal annexe trois villes où la population s\u2019est massivement installée en périphérie de ses frontières : Hochelaga à l\u2019est en 1883, Saint-Jean- Baptiste (l \u2019ac tuel Plateau Mont-Royal) en 1886 et Saint- Gabriel (aujourd\u2019hui Pointe- Saint-Charles) en 1887.La ville de Saint-Henri, quant à elle, sera intégrée au début du XXe siècle.À partir de 1893, le prolongement du tramway vers le nord de l\u2019île, jusqu\u2019au village d\u2019Ahuntsic, contribue au développement urbain sur cet axe.Le long du fleuve, des bourgeois quittent le quartier d\u2019Hochelaga pour fonder la municipalité de Maisonneuve plus à l\u2019est.En 1885, le village de Côte-Visitation se divise pour former la municipalité à vocation urbaine de Lorimier et le village à vocation agricole de Petite-Côte (aujourd\u2019hui le quartier Rosemont).La rive ouest de l\u2019île, entre Dorval et Sainte-Anne-de Bellevue, voit émerger des centres de villégiature grâce au passage à proximité du Grand Tronc du Canadien Pacifique.DE 1910 À 1945 Pendant la décennie de 1910, Montréal annexe les villes de Cartierville, Sault-au- Récollet et Maisonneuve.L\u2019implantation au sud-ouest de l\u2019île d\u2019entreprises dans le domaine de l\u2019industrie lourde favorise l\u2019essor de Lachine et de Verdun.Au nord du mont Royal, la compagnie de chemin de fer Canadien Nord, qui construit un tunnel sous la montagne, fonde Ville Mont- Royal en 1912, tandis que la communauté religieuse des Clercs de Saint-Viateur développe progressivement la ville d\u2019Outremont.À partir de la moitié de la décennie 1920, le flanc nord de la montagne, désormais raccordé aux réseaux d\u2019égout et de tramway, attire des établissements religieux, d\u2019enseignement et de santé, qui transforment le quartier Côte- des-Neiges et la ville voisine de Notre-Dame-de-Grâce en zone résidentielle.DE 1945 JUSQU\u2019À AUJOURD\u2019HUI L\u2019intensi f icat ion de l \u2019act iv i t é m i n iè r e da n s le s carrières du nord-est après la Seconde Guerre mondiale stimule le développement du quartier Saint-Michel.Quelques années plus tard, la construction de l\u2019autoroute Métropolitaine, dont le premier tronçon s\u2019ouvre en 1960, fait l\u2019effet d\u2019un électrochoc.Elle métamorphose le paysage de l\u2019est de l\u2019île.En moins de 20 ans, plusieurs dizaines de milliers de personnes s\u2019installent sur les territoires de Saint-Léonard et de Ville d\u2019Anjou, jusque- là agricole.L\u2019axe routier permet également d\u2019urbaniser Cartierville au nord et Ville Saint-Laurent au nord-ouest.Entre Dorval et Sainte-Anne-de-Bellevue, la rive ouest vit aussi une certaine croissance.Le gouvernement du Parti québécois fusionne l\u2019ensemble des municipalités de l\u2019île en une seule en 2002.Le gouvernement libéral, élu l\u2019année suivante, permettra quant à lui aux arrondissements qui le souhaitent de redevenir des vi l les indépendantes en 2006.Nous remercions Dany Fougères, professeur au département d\u2019histoire de l\u2019Université du Québec à Montréal, pour son aimable collaboration à la préparation de cet historique.Une évolution rapide du territoire ANDRÉ DUCHESNE En matière de construction, le génie humain a laissé sa marque depuis des millénaires.Les pyramides n\u2019ont-elles pas plus de 4000 ans?Montréal compte aussi son parc de chantiers pharaoniques qui ont profondément transformé son visage au fil du temps.LE TUNNEL SOUS LAMONTAGNE Juillet 1912.La compagnie de chemin de fer Canadien Nord veut instaurer un service de liaison vers l\u2019Ouest canadien.Sa volonté est d\u2019installer une gare au centre-ville et de construire un chemin de fer qui contournera le mont Royal à un coût raisonnable.Or, la seule façon d\u2019y arriver est de percer un tunnel.Les travaux sont lancés.En décembre 1913, les travailleurs qui ont creusé aux deux extrémités se rejoignent à 188 m de profondeur.Cinq ans plus tard, le service est inauguré.À la sortie nord-ouest du tunnel, on aménage un nouveau quartier dont la vente de terrains permet de financer les travaux.Ainsi naît Ville Mont-Royal.LE PONT JACQUES-CARTIER Les 13, 14, 24 et 26 mai 1930, le nouveau pont du Havre, appelé à devenir Jacques- Cartier en 1934, fait la une de La Presse.Il faut dire que ce premier lien entre Montréal et la Rive-Sud, d\u2019abord voué à l\u2019automobile, vient enfin d\u2019être terminé après cinq ans de travaux.Une spectaculaire photo aérienne, publiée à la une du 13 mai 1934, permet de voir l\u2019ampleur de la structure.Les premiers usagers traversent le pont dès le lendemain et l\u2019inauguration officielle a lieu le 24 mai 1930.LA VOIE MARITIME Ouverte à la circulation dès le 25 avril 1959, la Voie maritime du Saint-Laurent est inaugurée le 26 juin 1959.Ce jour-là, Montréal reçoit de la grande visite: la reine Élisabeth II, le président américain Dwight D.Eisenhower et le premier ministre John Diefenbaker.«Une nouvelle page d\u2019histoire a été écrite», soutient La Presse dans son reportage.Amorcés en septembre 1954, les travaux de près de 500 millions de dollars prévoient la construction de sept écluses, dont cinq en territoire canadien, sur une distance de 306 km.Ironiquement, l\u2019ouverture de cette voie d\u2019eau sonne le glas du canal de Lachine, immense chantier du XIXe siècle à Montréal.LE MÉTRO «Depuis 1910 qu\u2019on en parlait.», titre La Presse le mercredi 23 mai 1962, alors que s\u2019amorcent les travaux de construction du métro de Montréal, qui occuperont plus de 5000 travailleurs.Coût associé aux deux premières lignes: un peu plus de 132 millions de dollars.Cette date vient prouver que ce n\u2019est pas l\u2019Expo universelle, attribuée le 13 novembre 1962, qui a entraîné la construction du métro.En revanche, elle a amené l\u2019ajout de la ligne 4 ( jaune).Les 20 premières stations sont inaugurées le 20 octobre 1966.D\u2019autres prolongements suivront.AUTOROUTES MÉTROPOLITAINE ET VILLE-MARIE Le 23 janvier 1960, un premier tronçon de l\u2019autoroute Métropolitaine est inauguré entre le boulevard Pie-IX et un point situé entre les autoroutes des Laurentides et Décarie.Douze ans plus tard, le 2 novembre 1972, c\u2019est au tour du premier tronçon (Guy- Décarie) de trois kilomètres de l\u2019autoroute Ville-Marie d\u2019être ouvert.À l\u2019heure actuelle, les travaux de recouvrement d\u2019une partie de cette artère ont créé un autre grand chantier dans la ville.LA MAISON DE RADIO-CANADA Qu\u2019est-ce qui a le plus fait jaser au cours des travaux entourant la nouvelle Maison de Radio-Canada, au début des années 70 : la construction du nouveau complexe ou la destruction systématique du fameux « Faubourg à m\u2019lasse » ?Celle-ci a, en son temps, fait beaucoup de bruit.Dans les années 60, les bâtiments de ce quartier populaire de 25 acres sont rasés, incluant près de 700 logements.Environ 5000 résidants sont déplacés.À l\u2019heure actuelle, une nouvelle Maison de Rad io -Canada est en construction dans la partie est du terrain.LE CHUM ET LE CUSM Depuis le début de 2011, la si lhouet te de chacun , massive, colorée, vitrée, un brin excentrique, est lentement sortie de terre, l\u2019une à l\u2019ouest (site Glen), l\u2019autre à l\u2019est (entre le Quartier latin et le Vieux-Montréal), dans le paysage montréalais.La construction du CUSM et du CHUM a fait couler beaucoup d\u2019encre dans les médias, que ce soit en raison des coûts, des services à venir ou des caractéristiques architecturales, pas toujours appréciées, des principaux bâtiments.Le CUSM a été inauguré le 20 juin 2015 alors que le CHUM l\u2019a été le 17 septembre dernier.LE NOUVEAU PONT CHAMPLAIN Il est rare, très rare, dans une vie, de voir s\u2019ériger sous nos yeux une structure aussi gigantesque.Le nouveau pont Champlain, dont les travaux se sont amorcés en mai 2015, fera approximativement 3400 m de long.À titre comparatif, le pont de l\u2019A25 (Olivier-Charbonneau), ouvert le 21 mai 2011, en fait 1200.La Presse a largement documenté la construction de cette infrastructure dont l\u2019ouverture est attendue en décembre 2018.Huit chantiers pharaoniques PHOTO TIRÉE DE L\u2019ATLAS PLANS DE VILLES ET VILLAGES DUQUÉBEC Carte de la ville de Montréal de 1894 PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, ARCHIVES LA PRESSE Vue des travaux dans l\u2019axe de la rue Berri dans le cadre du projet de métro PHOTO PAUL-HENRI TALBOT, ARCHIVES LA PRESSE En prévision de l\u2019érection de la nouvelle Maison de Radio-Canada, on détruit le fameux «Faubourg à m\u2019lasse».PHOTO FOURNIE PAR LES ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL Construction du tunnel sous le mont Royal, en 1912 PHOTO RENÉ BÉNARD, ARCHIVES LA PRESSE Les travaux de l\u2019autoroute Métropolitaine en 1959 TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 3 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 ?L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2018 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2017.* L\u2019offre de location s\u2019applique aux modèles Impreza 2.0i 4 portes 2018 (JF1 CP) à transmission manuelle ou Impreza 2.0i 5 portes 2018 (JG1 CP) à transmission manuelle.L\u2019offre comprend 208 paiements de 71 $ par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de +0 $.Le premier paiement de 71 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 81,63 $ (taxes incluses).L\u2019offre n\u2019est pas applicable au modèle illustré.La location est basée sur une allocation annuelle de 20 000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, ainsi que les droits spéci?ques sur les pneus neufs sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.La photo est à titre indicatif seulement.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 31 décembre 2017.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSight® est un système d\u2019aide à la conduite susceptible de ne pas fonctionner de manière optimale dans certaines conditions.EyeSight® n\u2019est pas conçu pour se substituer à la vigilance et à l\u2019attention du conducteur sur la route.Le système pourrait ne pas réagir dans toutes les situations.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs comme l\u2019entretien du véhicule et les conditions météorologiques et routières.En?n, malgré toutes les technologies sophistiquées en place, un conducteur doté d\u2019une bonne vision qui est attentif à la route sera toujours le meilleur gage de sécurité.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.RABAIS DE à l\u2019achat ou à la location?500$ \u2022 TRACTION INTÉGRALE SYMÉTRIQUE \u2022 MOTEUR BOXER® \u2022 FONCTIONNALITÉS APPLE CARPLAY® ET ANDROID AUTOMC \u2022 SYSTÈME EYESIGHT®1 (EN OPTION) IMPREZA 2018 4 PORTES OU 5 PORTES NOUVELLE Montant total exigé avant le début de la location : 81,63 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle : 20 000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.48 Location de mois 71$* 208 paiements à partir de par semaine, taxes en sus 0$+ acompte VÉHICULE À ÉMISSIONS QUASI NULLES PRÊT POUR L\u2019HIVER JOLIETTE SUBARU JOLIETTE SUBARU SAINTE-JULIE SAINTE-JULIE LACHUTE SUBARU LACHUTE SUBARU GRANBY GRANBY JOHN SCOTTI SUBARU ANJOU SUBARU-MONTRÉAL MONTRÉAL SUBARU DE LAVAL LAVAL SUBARU BROSSARD BROSSARD SUBARU SAINTE-AGATHE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SUBARU SAINT-HYACINTHE SAINT-HYACINTHE SUBARU REPENTIGNY REPENTIGNY SUBARU DES SOURCES DORVAL SUBARU RIVE-NORD BOISBRIAND Association des concessionnaires Subaru du Québec quebecsubaru.ca ANDRÉ DUCHESNE Politique, faits divers, culture, économie, sports.Plusieurs événements, heureux ou dramatiques, se sont inscrits dans l\u2019histoire de Montréal depuis 1884.Tour d\u2019horizon.1885 ÉPIDÉMIE DE VARIOLE En mars 1885, une épidémie de variole éclate dans les quartiers les plus pauves de l\u2019est de Montréal et se répand au Québec.Plus de 3000 Montréalais en meurent.Or, une partie de la population est sceptique face à l\u2019usage de vaccins, au point où des émeutes éclatent.Dans un éditorial (28 septembre 1885), La Presse défend la vaccination.Estimant que la population doit adhérer à « cette œuvre de régénération sanitaire », l\u2019auteur du texte ajoute que l\u2019opération est d\u2019un «extrême secours contre la variole» sans pour autant lui accorder une confiance illimitée.6-11 SEPTEMBRE 1910 CONGRÈS EUCHARISTIQUE Montréal n\u2019avait jamais été témoin d\u2019un événement d\u2019une aussi g ra nde envergu re .Lorsque la ville est choisie pour la première tenue en Amérique du 21e Congrès eucharistique international, elle se fait belle et se prépare à recevoir de la grande visite.À commencer par Vincenzo Vannutelli, prélat italien envoyé par le pape Pie X.La photo de ce dernier fait toute la une de La Presse du 3 septembre 1910 et de nombreux reportages sont publiés dans les jours suivants, dont celui sur la messe en plein air au parc Jeanne-Mance.25 OCTOBRE 1954 ÉLECTION DE JEAN DRAPEAU Aprè s le long règne de Camillien Houde vint celui de Jean Drapeau, le maire le plus associé à l\u2019histoire de la ville.Élu dans la foulée de son enquête sur la corruption et la moralité, menée avec le procureur Pacifique Plante, Jea n Drapeau perd ra le pouvoir aux mains de Sarto Fournier en 1957.Reprenant la mairie en 1960, il y restera jusqu\u2019en 1986 .Avec lui viendront l\u2019Expo 67, les Jeux olympiques, le prolongement du métro , les Flora l ies , etc .Jamais un maire n\u2019aura autant voulu faire de Montréal une ville internationale.17 MARS 1955 ÉMEUTE DU FORUM Le soir du jeudi 17 mars, après avoir annoncé la suspension du joueur-vedette Maurice Richard, qui avait frappé un juge de ligne dans une bagarre à Boston , le président de la Ligue nationale de hockey, Cla rence Campbell , se présente au Forum pour le match opposant le Canadien aux Red Wings de Detroit.Choqués de cet affront, des partisans s\u2019en prennent à Campbell.Une bombe lacrymogène est lancée sur la glace.À l\u2019extérieur du Forum, l\u2019émeute é c l a t e .C e r t a i n s vo i en t dans cet événement un des germes de la Révolut ion tranquille.1967 EXPOSITION UNIVERSELLE Avec 50 millions de visiteurs en six mois, la venue d\u2019une soixantaine de chefs d\u2019État, premiers ministres et hauts d ign ita i res ét rangers , la création d\u2019un parc thématique baigné par les eaux du Saint-Laurent et l\u2019ajout de différents équipements à la ville, Montréal est littéralement le centre de l\u2019univers en cette année de l\u2019Expo 67.Il en est resté un fort héritage culturel et le sentiment que les Montréalais savent voir grand.1970 CRISE D\u2019OCTOBRE Si la crise d\u2019Octobre a touché tout le Québec, c\u2019est en bonne pa r t ie à Montréa l q u \u2019e l l e s \u2019e s t d é r ou l é e .Notamment au tout début, le 5 octobre, avec l\u2019enlèvement de James Richard Cross dans sa résidence de Redpath Crescent.Et à la toute fin, lorsque Cross et ses ravisseurs sont barricadés à l\u2019intérieur du 10 945 de la rue des Récollets à Montréal-Nord.Les négociations pour la libération de Cross contre des sauf- conduits vers Cuba pour ses ravisseurs auront lieu dans l\u2019ancien pavillon du Canada de l\u2019Expo 67, déclaré territoire cubain pour l\u2019occasion.3-4 MARS 1971 LA TEMPÊTE DU SIÈCLE Ce ne furent pas des précipitations records.Pourtant, la tempête de neige du 4 mars 1971, surnommée « la tempête du siècle », demeure un événement exceptionnel pour le Québec et Montréal.Déjà , plusieu rs tempêtes d\u2019envergure s\u2019étaient abattues sur la ville dans les semaines précédentes.Les 3 et 4 mars, ce sont 47 cm supplémentaires qui tombent, auxquels il faut ajouter le facteur vent (rafales à 100 km/h).Les rues sont paralysées.Seul le métro fonctionne.Des motoneigistes donnent un coup de main aux policiers .On compte 12 morts sur le territoire de Montréal.La Presse du 5 mars ne paraît pas.DU 17 JUILLET AU 1er AOÛT 1976 JEUXOLYMPIQUES D\u2019ÉTÉ Oui, il y a eu d\u2019énormes problèmes en amont , un stade au mât inachevé à l\u2019ouverture, le boycottage des pays africains, l\u2019humiliation pour le pays hôte de ne pas récolter de médaille d \u2019or (une première dans l\u2019histoi re de l\u2019olympisme moderne).Mais , lorsque, le soir du 1er août 1976, la flamme s\u2019est éteinte sur les Jeux de la 21e olympiade, de grands noms d\u2019ath lè- tes , les Nadia Comaneci , Lasse Viren, Bruce Jenner, V a s s i l i A l e x e i e v , Kornelia Ender et Greg Joy, se sont insc r its dans les mémoires collectives.14 JUILLET 1987 INONDATION Le mardi 14 juillet au milieu de l\u2019après-midi, trois cellules orageuses convergent au- dessus de Montréal.L\u2019orage éc la te , v iolent , i n tense .Deux heures plus tard, certains endroits de la ville ont reçu jusqu\u2019à 103 mm de pluie.Des artères névralgiques, comme le boulevard Métropolitain et l\u2019autoroute Décarie, sont inondées.Un homme de 80 ans meur t noyé.Un autre est électrocuté.Quelque 50 000 sous-sols de résidences sont inondés.Le chaos est complet.6 DÉCEMBRE 1989 POLYTECHNIQUE Quatorze jeunes femmes sont sauvagement assassinées par le tireur Marc Lépine dans les murs de l \u2019école Polytechnique de Montréal, à la fin de l\u2019après-midi du 6 décembre 1989.Le tueur s \u2019en prend direc tement à elles, les traitant de féministes.Le Québec entier est sous le choc.Depuis, d\u2019autres tueries ont eu lieu au Québec (Concordia, Dawson, mosquée de Québec) et un débat sur les armes à feu, quoique moins intense qu\u2019aux États- Unis, est toujours en cours.5 AU 10 JANVIER 1998 LA TEMPÊTE DE VERGLAS La tempête de glace qui s\u2019abat sur le sud du Québec au début de l\u2019année 1998 prend tout le monde par surprise.Avec 100 mm de précipitations reçus en quelques jours, les dégâts sont considérables.Au plus fort de la crise, près de la moitié de la province est privée d\u2019électricité.Malgré tout, La Presse sera publiée tous les jours.DU 14 AU 15 MARS 2017 NUIT BLANCHE SUR L\u2019AUTOROUTE 13 Des centaines d\u2019automobilistes et de camionneurs \u2013 de 500 à 600 personnes, selon les estimations \u2013 sont restés coincés pendant des heures, certains toute la nuit, dans leurs véhicules immobilisés par l\u2019accumulation de neige sur l\u2019autoroute 13, à proximité de Montréal.La Sûreté du Québec, le ministère des Transports et le déneigeur chargé de l\u2019entretien ont été blâmés pour leur manque de communication et leur mauvaise gestion.En novembre 2017, un recours collectif a été autorisé par le tribunal pour indemniser les victimes.12 événements dans l\u2019histoire de Montréal PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le déluge du 14 juillet 1987 vu de l\u2019autoroute Décarie PHOTOM.GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE La tempête du siècle, le 4 mars 1971 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Scène de la crise d\u2019octobre : tout est mis en place pour escorter James Richard Cross, ses ravisseurs et un diplomate vers l\u2019aéroport de Dorval.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Jean Drapeau au restaurant municipal de l\u2019île Sainte-Hélène, en octobre 1954 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE L\u2019émeute du Forum, le 17mars 1955 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Expo 67 PHOTO P.MCANN, ARCHIVES LA PRESSE Nadia Comaneci, reine de Jeux olympiques de Montréal PHOTOARCHIVES LAPRESSE La tempête de verglas de janvier 1998 TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL Avec 50 millions de visiteurs en six mois, la venue d\u2019une soixantaine de chefs d\u2019État, premiers ministres et hauts dignitaires étrangers, Montréal est littéralement le centre de l\u2019univers en cette année de l\u2019Expo 67.PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE Des centaines d\u2019automobilistes et de camionneurs sont restés coincés pendant des heures sur l\u2019autoroute 13, le 14 mars 2017.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 5 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 L\u2019Université de Montréal et d\u2019un patrimoine unique au cœur de la cité.L\u2019Université de Montréal est intimement liée à la ville qui l\u2019a vue naître et grandir.Elle en a marqué à la fois l\u2019histoire et le paysage, l\u2019accompagnant dans son développement.Qu\u2019il s\u2019agisse de son campus sur le mont Royal, du Jardin botanique, du nouveau CHUM ou du campus MIL, le futur quartier universitaire dont l\u2019ouverture est prévue pour 2019, l\u2019Université tire une grande ?erté de cet héritage durable qu\u2019elle partage avec les Montréalais et qu\u2019elle lègue aux générations futures. Élu pour la première fois maire de Montréal en 1862, Jean-Louis Beaudry est à la tête de la ville lorsque La Presse est fondée.Depuis, d\u2019Honoré Beaugrand à Valérie Plante, 28 autres personnes, des hommes et, tout récemment, une femme, ont été élues ou désignées maires de Montréal.Revoyons la contribution de quelques- uns d\u2019entre eux.ANDRÉ DUCHESNE Honoré Beaugrand ne fut maire que durant deux ans (1885- 1887), mais il en a eu plein les bras avec l\u2019épidémie de variole qui a fait plus de 3000 morts et des milliers de personnes défigurées sur le territoire.Son insistance en faveur d\u2019une vaccination universelle a marqué son mandat.C\u2019est sous James McShane (1891-1893) que les premiers tramways électriques entrent en service.L\u2019électrification du réseau repousse les limites du territoire.Des représentants de La Presse et du Herald sont présents, le matin du 21 septembre 1892 lorsque le char Rocket de 25 chevaux sort de la cour de la Royal Electric, rue Wellington, pour faire le circuit des rues Bleury, du Parc, Mont-Royal, Rachel, Amherst et Craig.«Au coin de la rue Craig, il a subi un déraillement, occasionné par la courbe qui était trop accentuée pour la distance entre les deux trucks du wagon », écrit-on dans nos pages.En ce temps-là, on respectait une alternance entre l\u2019élection d\u2019un maire francophone et celle d\u2019un maire anglophone.Mais, autre constante observable, les différentes administrations sont engluées dans les scandales, le patronage et les trusts.Preuve que l\u2019appareil municipal est mal huilé, tous les maires, jusqu\u2019à Médéric Martin, ne font que des mandats de deux ans.Une exception, Raymond Préfontaine de 1898 à 1902.Maire de 1912 à 1914, Louis- Arsène Lavallée arrive en poste alors que la ville vient d\u2019annexer une dizaine de municipalités et villages voisins (Ville-Émard, Côte-Saint-Paul, NDG, Côte- des-Neiges, Saint-Louis, etc.).On le qualifie de « père du Plus Grand Montréal ».S o n s u c c e s s e u r , Médéric Martin, défend un règne beaucoup plus long, soit de 12 ans sur deux périodes (1914-1924) et (1926-1928).Elles coïncident cependant avec des moments sombres dans l\u2019histoire de la ville puisque celle-ci, fortement endettée, est mise sous tutelle en 1919 par le premier ministre Lomer Gouin.De plus, dans la nuit du 3 au 4 mars 1922, l\u2019hôtel de ville est ravagé par un incendie, ce qui exerce de nouvelles pressions financières sur l\u2019administration.L\u2019arrivée de Camillien Houde Ave c J e a n D r a p e a u , Camillien Houde est sans aucun doute le maire le plus étroitement associé à l\u2019histoire de Montréal.En poste durant 18 ans, sous quatre mandats distincts, il doit sa renommée à son opposition à la conscription, ce qui a mené à son arrestation et à son emprisonnement, gracieuseté du gouvernement canadien.Lorsqu\u2019il revient à Montréal, le soir du vendredi 18 août 1944, il est accueilli en héros par des milliers de personnes rassemblées à la gare Centrale.Des photos publiées dans La Presse corroborent l\u2019expression «rue noire de monde» utilisée dans le texte.Quelques mois plus tard, M.Houde est réélu maire.Il le restera 10 ans.L\u2019autre grand fait d\u2019armes de M.Houde est d\u2019avoir régné durant une bonne pa r tie de la crise économique des années 30.Comme d\u2019autres politiciens de tout acabit avant et après lui, il a utilisé la bonne vieille recette des grands projets d\u2019infrastructures pour donner du travail aux nécessiteux.C\u2019est ainsi que sont nés les chantiers du Jardin botanique, de chalets dans les parcs, de bains publics et surtout de vespasiennes qui ont vite pris le sobriquet de « camilliennes ».Le pavillon qui se trouve aujourd\u2019hui au cœur du square Saint-Louis \u2013 il se trouvait à l\u2019origine au square Viger \u2013 en constitue l\u2019un des derniers reliquats.Le règne de Jean Drapeau Arrive Jean Drapeau en 1954, porté par le triomphe de sa lutte contre la corruption.Son premier mandat (1954-1957) ne passe pas à l\u2019histoire.D\u2019autant plus qu\u2019il est court-circuité par le premier ministre Maurice Duplessis avec qui il n\u2019est pas en bons termes.C\u2019est d\u2019ailleurs avec l\u2019appui de Duplessis que Sarto Fournier bat Drapeau aux élections de 1957.On l\u2019oublie, mais c\u2019est Fournier qui, le premier, pilote la candidature de Montréal pour la tenue d\u2019Expo 67.Lorsque Moscou, d\u2019abord choisi, s\u2019est désisté en 1962, M.Drapeau, revenu à la tête de la ville à l\u2019automne, relance la candidature montréalaise.Revenu au pouvoir en 1960, Drapeau régnera alors sans partage surMontréal jusqu\u2019en1986.Outre l\u2019Expo et les Jeux olympiques, il offre aux Montréalais les Floralies en 1980.Grand amateur de musique, il aide aussi Alexander Brott, chef adjoint de l\u2019Orchestre symphonique deMontréal, pour la création des Concerts populaires de Montréal.Les dernières années de l\u2019administration Drapeau sont plus difficiles.Son style autoritaire ne passe plus.Sa popularité s\u2019émousse face au dynamisme du jeune parti de l\u2019opposition, le Rassemblement des citoyens de Montréal dirigé par Jean Doré.En 1986, Drapeau annonce qu\u2019il ne sollicitera pas de nouveau mandat.Aux élections de novembre, Jean Doré est élu par une vaste majorité.Une nouvelle ère commence dans l\u2019histoire de la ville.Désirant démocratiser et décentraliser l\u2019appareil municipal, Doré crée les bureaux Accès Montréal, les comités- conseils d\u2019arrondissement et une politique-cadre en matière de consultation publique.Ailleurs, son administration est à la tête de grands travaux (Biodôme, musée Pointe-à- Callière, Jardin de Chine au Jardin botanique, etc.).En 1992, c\u2019est sous son administration qu\u2019est célébré le 350e anniversaire de la ville.De Pierre Bourque à Valérie Plante Directeur du Jardin botanique ayant travaillé avec MM.Drapeau et Doré dans de nombr eu x do s s i e r s , Pierre Bourque, et son parti, V is ion Mont réa l , év ince M.Doré et le RCM en 1994.Très attaché à la préservation de l\u2019environnement, le nouveau maire lance plusieurs initiatives en la matière.Il crée les éco- quartiers, donne du tonus au dossier de la récupération, voit à faire de la carrière Miron un parc environnemental avec captation des biogaz.M.Bourque était l\u2019un des plus grands partisans de la fusion de toutes les municipalités de l\u2019île de Montréal.Québec agréera le concept «une île, une ville» et l\u2019élection municipale de 2001 se fera dans une île-ville fusionnée (ce sera aussi le cas dans plusieurs autres villes du Québec).Or, les habitants des municipalités opposées, mais forcées de fusionner à Montréal votent en majorité pour Gérald Tremblay, qui devient maire.Sous son règne (2002-2012), il s\u2019emploie d\u2019abord à se faire rassembleur dans un territoire où la grogne est forte.Si forte d\u2019ailleurs qu\u2019à la suite de l\u2019élection du gouvernement libéral de Jean Charest, une quinzaine d\u2019anciennes villes retrouveront leur autonomie.Ses réalisations passent rapidement sous le radar face à une série de scandales politiques (contrat des compteurs d\u2019eau, Faubourg Contrecœur, Catania, etc.) qui mène à la création de la commission Charbonneau.Après les passages éclair de MichaelApplebaum (arrêté puis condamné pour corruption et abus de confiance) et de Laurent Laplante, Denis Coderre est élu 44e maire de la métropole le 3 novembre 2013.Mais c\u2019est une courte victoire, car il n\u2019obtient que 31,6% des voix contre 26,5% à Mélanie Joly et 26% à Richard Bergeron.M.Coderre a entre autres vu à créer un poste d\u2019inspecteur général, a obtenu le statut de métropole pour Montréal, a lancé le projet de recouvrement d\u2019une partie de l\u2019autoroute Ville-Marie et de transformation du square Viger, en plus d\u2019orchestrer les célébrations du 375e anniversaire de la ville.Certaines décisions, comme la tenue de la course de voitures électriques Formule E dans le centre-ville, et sa propension à être partout à la fois lui ont cependant attiré des critiques.En novembre dernier, c\u2019est Valérie Plante de Projet Montréal qui reprend le flambeau.Elle entre dans l\u2019histoire comme la première femme élue à la tête de la ville de Montréal.Regard sur les maires de Montréal Les scandales reliés aux récentes administrations municipales montréalaises sont loin d\u2019être une exception.Voici un bref rappel de huit affaires notables qui ont parsemé l\u2019histoire de la ville.Au menu : corruption, fraude, abus de confiance, règlements de comptes et viande avariée.JEAN-FRANÇOIS VENNE COLLABORATION SPÉCIALE La commission Cannon Dans son rapport sur la corruption à Montréal, publié le 20 décembre 1909, le juge Lawrence Cannon révèle que le quart du budget de la ville sert à payer des pots-de-vin aux proches des conseillers ! On découvre qu\u2019il faut mettre la main à la poche pour être embauché comme policier (250$) ou obtenir une promotion.La tolérance envers les maisons de prostitution et de jeux et la vente illégale d\u2019alcool est aussi montrée du doigt.Si le rapport fait sensation à l\u2019époque, ses recommandations sont toutefois peu suivies.D\u2019ailleurs, l\u2019un des conseillers dénoncés, Médéric Martin, deviendra maire en 1914.L\u2019enquête Coderre Le 16 mars 1925, La Presse publie intégralement le rapport d\u2019enquête dévastateur du juge Louis Coderre sur la policemon- tréalaise.Il y dénonce l\u2019inefficacité de la police, le manque d\u2019encadrement et de formation des policiers et certaines formes de corruption.Les policiers tenteront, sans succès, de faire annuler le rapport.Les coûts de 80 000$ de cette enquête et le fait que le juge condamne la Ville à les rembourser soulèvent des protestations.L\u2019enquête avait été déclenchée par la requête de 158 citoyens et non par l\u2019hôtel de ville, qui ne veut pas payer la facture.Achat de la Montreal Water and Power Co.«On veut la lumière, qu\u2019elle soit complète !» Dans sa une du 7 mars 1927, La Presse continue de remettre en question l\u2019achat de la Montreal Water and Power Co.par la Ville de Montréal trois semaines plus tôt.En effet, la municipalité a payé 14 millions de dollars pour une entreprise dont les actions venaient d\u2019être rachetées par un groupe financier pour 9 ou 10 millions de dollars.L\u2019histoire défraie la chronique du quotidien pendant des mois, jusqu\u2019à ce qu\u2019une commission d\u2019arbitrage établisse le prix à.14 millions de dollars.Le 3 juillet 1928, l\u2019achat est confirmé.L\u2019enquête Caron Le 11 septembre 1950 débute la commission d\u2019enquête présidée par le juge François Caron sur la police de Montréal et le crime organisé.Les procureurs du Comité de moralité publique, Me Pacifique Plante et Me Jean Drapeau, mènent la cha rge , ques t ionnant 373 témoins, dont des policiers, des prostituées et des tenanciers de bordels et de maisons de jeux.Lors du dépôt du rapport, le 8 octobre 1954, plus de 5000 chefs d\u2019accusation sont portés, surtout contre une soixantaine d\u2019officiers de police montréalais.Le maire de Montréal, Camillien Houde, ne se représentera pas aux élections suivantes, ouvrant ainsi la voie à Jean Drapeau.Les Jeux olympiques En septembre 2015, le journaliste Guy Pinard indique dans La Presse qu\u2019à 6000$ le siège, le stade sera « le plus cher la place de tous les stades recouverts » ! De fait, avec mât et toiture mobile, le stade devait initialement coû- ter 106,5 millions de dollars.Il faudra plutôt débourser 612,1 millions de dollars en date d\u2019octobre 1976, sans mât ni toiture.Au bout du compte, la facture des Jeux passera d\u2019une estimation initiale de 310 millions de dollars à près de 1,3 milliard de dollars.Le rapport du juge Albert Malouf blâmera sévèrement la Ville de Montréal pour son incurie.De la viande avariée à Expo 67 En suivant la Commission d\u2019enquête sur le crime organisé (CECO), au milieu des années 70, les Montréalais apprennent avec stupeur qu\u2019un cartel mafieux avait alimenté les commerces de restauration d\u2019Expo 67 avec de la viande avariée ou impropre à la consommation.Cela n\u2019est que l\u2019un des scandales mis au jour par cette commission, qui attaquait de front le crime organisé montréalais.La mafia italienne, alors sous la houlette de Vincent Cotroni et Paolo Violi, et le clan Dubois sont surtout visés.Tout au long de la commission, assassinats et règlements de compte s\u2019enchaînent.Des scandales retentissants PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Honoré Beaugrand a été maire de Montréal pendant deux ans, de 1885 à 1887.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Avec Jean Drapeau, Camillien Houde est sans aucun doute le maire le plus étroitement associé à l\u2019histoire de Montréal.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Vue de la construction du Stade olympique en décembre 1975 TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 7 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 ON ALIMENTE LA CRÉATIVITÉ DE MONTRÉAL Les Montréalais ont fait de leur ville un véritable pôle créatif qui rayonne à l\u2019international.Hydro-Québec est fière d\u2019illuminer Montréal tout en participant à la valorisation du patrimoine urbain et architectural de la métropole. En 1890, la City Passenger Railway transporte les Montréalais dans ce qui ressemble à un traîneau amélioré.C\u2019est un contrôleur vêtu d\u2019un imposant manteau de fourrure qui aide les passagers à monter à bord.Montréalais anonymes.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le 7 mai 1945, les Montréalais se jettent dans les rues \u2013 comme ici, dans la rue Sainte-Catherine \u2013 pour célébrer la victoire des Alliés en Europe.En ce 30 septembre 1959, la rue Ontario, qu\u2019on voit ici à l\u2019angle de la rue Montcalm, déborde d\u2019activité.ANDRÉ DUCHESNE Il n\u2019y a pas que les artistes de l\u2019heure qui passent par Montréal.Depuis que les grands voyages, sur mer ou par air, se sont démocratisés, des personnalités de tous les horizons sont passées par Montréal.Voici quelques noms connus parmi tous ceux qui nous ont rendu visite.Déjà venu à Montréal en 1936, le fameux pianiste, compositeur et chef d\u2019orchestre, Sergueï Rachmaninoff, était en janvier 1939 de passage à l\u2019Auditorium du Plateau bondé pour l\u2019occasion.« Insurpassé et insurpassable», s\u2019émeut alors le critique de La Presse.Entre 1880 et 1922, la célèbre comédienne Sarah Bernhardt est passée plusieurs fois par la métropole.Lors de sa venue le 7 avril 1891, elle a interprété Jeanne d\u2019Arc.En octobre 1916, au Majesty, elle et sa troupe jouent La mort de Cléopâtre ainsi que Du théâtre au champ d\u2019honneur.Suzanne Lenglen, grande championne de tennis française, s\u2019est rendue chez nous en octobre 1926 .Six fois championne de Wimbledon, six fois championne des Internationaux de France et triple médaillée olympique, Mme Lenglen arrive en train à Montréal pour une démonstration au Forum.Une neige fondante dégringole du ciel.«Cette neige, je l\u2019aime, dit-elle.Je l\u2019ai regardée tomber une partie de la nuit et cela me faisait plaisir.» Le lundi 28 avril 1975, l\u2019écrivain russe, Prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenytsine, arrive incognito à l\u2019aéroport de Montréal, mais ne passe pas inaperçu.La nouvelle est publiée à la une de La Presse du 2 mai 1975 sous la plume de Cyrille Felteau.L\u2019auteur de l\u2019Archipel du Goulag avait été aperçu et pris en photo par deux étudiants du collège Dawson.Il arrivait de Zurich où il vivait en exil.Il passe quelques jours dans la région de Labelle avant de s\u2019installer au Vermont.L\u2019écrivain belge George Simenon est célèbre pour ses polars.Le père de Maigret a vécu quelques mois au Québec à partir de l\u2019automne 1945, alors qu\u2019il s\u2019installe à Sainte- Marguerite-du-Lac-Masson.Ses biographies indiquent que c\u2019est là qu\u2019il a écrit ses ouvrages Maigret à New York et Trois chambres à Manhattan.En janvier 1946, il donne une conférence au Cercle universitaire.Enrico Caruso, le célébrissime ténor italien, chante à l\u2019Aréna de Montréal le 19 mai 1908, où 4000 personnes l\u2019acclament.En novembre 1955, c\u2019est au tour de la cantatrice Maria Callas de faire une escale à Montréal, après un départ précipité de Chicago, avant de rentrer en Italie.La diva grecque a été interviewée dans le hall de l\u2019hôtel Reine-Élizabeth par le journaliste Claude Gingras le 21 novembre.«Je suis heureuse», lui assure-t- elle.La Callas passera quatre fois, deux en transit, deux pour chanter, à Montréal.En octobre 1926, de passage à Montréal pour une série de spectacles au théâtre Princess, le magicien Harry Houdini, se vante de pouvoir recevoir des coups de poing sans souffrir.Le prenant au mot, un étudiant de l\u2019Université McGill se rue sur lui et le frappe deux fois dans le ventre.Huit jours plus tard, Houdini est admis dans un hôpital de Detroit pour une péritonite et en meurt.Même si aujourd\u2019hui des chercheurs affirment que l\u2019agression de Montréal n\u2019y était peut-être pour rien, on a longtemps cru qu\u2019elle a été en partie responsable de sa mort.Ils sont venus nous voir ANDRÉ DUCHESNE Ces femmes et ces hommes n\u2019ont pas toujours été sous les feux de la rampe.Mais par leurs actes, leurs idées, leur abnégation, ils ont eu un impact certain et ont apporté leur contribution dans la vie et l\u2019histoire de la ville.JOE BEEF « Sous une apparence grossière, le dompteur de bêtes sauvages avait un cœur d\u2019or», écrit La Presse le 16 janvier 1889, au lendemain de la mort de Joe Beef, a lias Charles McKiernan.Ce restaurateur et aubergiste irlandais du Vieux- Montréal aidait les pauvres en fournissant gratuitement repas et lit.Son haut fait d\u2019armes demeure son soutien aux grévistes du canal de Lachine, à qui il donne 3000 pains et 500 gallons de soupe du 17 au 26 décembre 1877.MADELEINE PARENT Durant la Seconde Guerre mondiale et les années suivantes, le nom de cette militante et syndicaliste acharnée revient régulièrement dans nos pages, que ce soit en raison de son soutien aux travailleurs ou pour les recours en justice intentés contre elle par le gouvernement Duplessis.À la même époque, Léa Roback est aussi reconnue pour son action.ROBERT CÔTÉ Ancien militaire devenu policier montréalais en 1959, Robert Côté était, dans les années 60, le spécialiste du désamorçage de bombes fabriquées par les membres du FLQ.Il en a neutralisé des dizaines avec un simple coupe-ongles.Son travail et celui de quelques collègues ont fait l\u2019objet de nombreux reportages.Dans les années 90, il devient conseiller municipal et même maire suppléant sous l\u2019administration de Pierre Bourque.LUCIE BRUNEAU Elle a fait davantage parler d\u2019elle après sa mort, le 17 juillet 1951, que durant sa vie.Il reste que Lucie Bruneau fut une pionnière mon- tréalaise dans son travail auprès des personnes handicapées.Dans le Plateau Mont-Royal, le centre de réadaptation portant son nom en témoigne.Au lendemain de sa mort, La Presse fait l\u2019éloge de son action sociale et rappelle qu\u2019elle a obtenu, en 1936, la médaille Pro Ecclesia et Pontifice du pape Pie XI.EMMETT JOHNS C\u2019est en 1988, à 60 ans, que le père Emmett Johns, alias Pops, se met à sillonner les rues du centre-ville avec une vieille camionnette dite « église mobile » pour venir en aide aux jeunes sans-abri.Là où il s\u2019arrête, il propose hot-dogs, café et cigarettes.L\u2019organisme Le bon Dieu dans la rue existe toujours.ETHEL STARK Lorsque la Ville de Montréal décide, dans la foulée de l\u2019affaire Jutra, de retirer son nom à un parc, on rebaptise celui-ci Ethel-Stark, du nom d\u2019une violoniste, chef d\u2019orchestre et pédagogue morte à 101 ans, en février 2012.Or, elle avait commencé à faire parler d\u2019elle, presque jour pour jour, 85 ans plus tôt! Le 19 février 1927, nous lui consacrons un article et une photo après qu\u2019elle eut décroché, pour une seconde année, la bourse d\u2019études musicales MacDonald.PACIFIQUE PLANTE Dans l\u2019ombre de Jean Drapeau, cet avocat a joué un rôle de premier plan dans la lutte contre ce qu\u2019on appelait le «vice commercialisé» et la corruption des instances publiques dans les années 40 et 50.À partir de 1946, son nom revient régulièrement dans les journaux.Or, on l\u2019oublie, mais l\u2019un de ses premiers mandats fut de faire appliquer un ordre du clergé opposé aux jeux de.bingo.LÉA COUSINEAU Après sa réélection en novembre 1990, le maire de Montréal Jean Doré nomme Léa Cousineau au poste de présidente du comité exécutif de la Ville où elle siégeait depuis 1986.Il s\u2019agit d\u2019une première pour une femme.«C\u2019est un honneur qui était dû depuis longtemps aux femmes de Montréal», dit-elle en entrevue le 16 novembre 1990.MICHAL HORNSTEIN Né en Pologne et ayant évité de justesse une déportation à Auschwitz, M.Hornstein a, dès son arrivée à Montréal en 1951, consacré toute sa vie et une partie de sa richesse à sa ville d\u2019adoption.L\u2019homme d\u2019affaires prospère et son épouse Renata ont donné temps et argent à plusieurs causes, mais surtout au Musée des beaux-arts de Montréal.Inauguré en 2016, le nouveau Pavillon pour la Paix porte leur nom.LA Dre IRMA LEVASSEUR Première Canadienne française diplômée en médecine, elle est cofonda- trice, avec Justine Lacoste-Beaubien et quelques autres femmes mécènes, de l\u2019hôpital Sainte-Justine.Comptant 12 lits, le premier établissement ouvre ses portes le 26 novembre 1907, rue Saint-Denis.Irma Levasseur pratique en Europe durant la Première Guerre mondiale.À son retour, elle contribue à fonder l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus à Québec.Elle meurt dans l\u2019indifférence en janvier 1964.Changer les choses.PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL Lucie Bruneau PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE Père Emmett Johns PHOTO PIERRE MCCANN, ARCGIVES LA PRESSE Madeleine Parent TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 9 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 Visitez www.pj-yp.ca et placez votre téléphone ici Peu d\u2019entreprises peuvent affirmer avoir marqué l\u2019histoire québécoise et canadienne par la création et la vente d\u2019un produit qui s\u2019est enraciné dans les traditions, et ce, depuis plus d\u2019un siècle.Savoir s\u2019adapter et évoluer à travers les années et les générations, tout en demeurant pertinent, est un véritable accomplissement.Là où la plupart des entreprises pourraient poser le point final à leur dernier chapitre, L\u2019histoire se poursuit.Un nouveau chapitre s\u2019écrit.La Presse a su risquer, innover et se distinguer.Pour une marque et ses clients, le passage au format numérique peut faire renaître l\u2019enthousiasme et ouvrir de nouveaux horizons.Nous le savons, car nous avons fait la transition pour notre propre entreprise, et poursuivons notre mission d\u2019aider des centaines de milliers de PME de partout au pays à vivre la même expérience, en leur proposant les meilleures solutions de marketing numérique.De la même façon, La Presse+ a su continuer à intéresser son lectorat et le séduire en proposant l\u2019ensemble de son contenu dans un nouveau format captivant et hautement attrayant.Bravo, La Presse, pour ce nouveau chapitre de votre histoire, prélude à un brillant avenir. EMMANUELLE MOZAYAN-VERSCHAEVE COLLABORATION SPÉCIALE Inauguré le 24 mai 1876, le parc du Mont-Royal a été dessiné par Frederick Law Olmsted.Considéré comme le père de l\u2019architecture de paysage en Amérique du Nord, cet homme au parcours singulier fut aussi le concepteur du Central Park à New York.Face à une ère d\u2019industrialisation effrénée, il misait sur l\u2019embellissement de la ville et voulait créer un lieu accessible à tous favorisant le bien- être de la population.Pour le mont Royal, Omlsted dessine un circuit de sentiers permettant au visiteur d\u2019admirer huit environnements naturels conçus comme une succession de tableaux.Montréal a investi 1 million de dollars pour acquérir et aménager les terrains, une somme colossale pour l\u2019époque.Un funiculaire accédant au sommet du mont est construit en 1885 et restera en fonction jusqu\u2019en 1918.Deux belvédères y sont aussi érigés, dont celui devant le chalet de la montagne, le Kondiaronk \u2013 du nom d\u2019un chef huron \u2013, qui offre une vue spectaculaire sur le centre-ville.Le lac aux Castors, bassin artificiel aménagé en 1938, compte aussi parmi les importants attraits du lieu.Site patrimonial protégé En 1987, l\u2019administration du maire Jean Doré a l\u2019intention de déclarer le parc du Mont- Royal « site patrimonial » et d\u2019établir une réglementation sur la protection des arbres.Une bonne nouvelle et un soulagement pour les organismes et la population montréalaise qui ont à cœur la sauvegarde du parc.Cette décision met fin à de nombreux projets de développement, comme un casino, une tour de transmission et des pistes de ski qui auraient eu un impact très important sur l\u2019environnement.La préservation de la montagne est ainsi assurée.La benjamine des porte- flammes olympiques C\u2019estdepuis leparcduMont- Royal qu\u2019Ann Jamieson, la plus jeune des porte-flammes de l\u2019histoire, a transporté, à 15 ans, au pas de course, la flamme des Jeux olympiques d\u2019été de 1976 jusqu\u2019au Stade olympique, dernière étape de son voyage depuis Athènes.Cette Québécoise originaire de Laval se distinguait au sprint et à la course de haies.Expo nature en ville À l\u2019automne 1987, le Centre de la montagne, organisme qui promeut les richesses et les beautés du mont Royal, invitait les Montréalais à visiter son exposition Votre nature est en ville au chalet de la montagne.Un module d\u2019aménagement a permis aux visiteurs de découvrir une richesse faunique et florale insoupçonnée.125 ans fêtés en grand L\u2019année 2001 a marqué le 125e anniversaire du parc du Mont-Roya l .À ce t te occasion, La Presse a consacré durant deux mois une rubrique hebdomadaire à l\u2019histoire de cet extraordinaire espace vert.Dans un reportage signé Guy Pinard dans notre numéro du 12 mai, on souligne notamment que sur le mont Royal « domine l\u2019érablière à caryer, incorporant plus particulièrement différentes espèces d\u2019érables (à sucre, argenté, rouge, de Pennsylvanie), le noyer, le charme, l\u2019ostryer, le frêne et le caryer.Les chênes rouges occupent le sommet de la montagne, tandis que le bouleau (il en reste de moins en moins) peuple l\u2019escarpement».Par ailleurs, on y apprend également que des «coupes de moralité» effectuées en 1954 \u2013 l\u2019administration municipale voulant prévenir les « sauteries» dans les sous-bois \u2013 ont causé un tort immense au secteur boisé du parc.Dès le printemps suivant, l\u2019érosion endommagera des centaines d\u2019arbres et il faudra reboiser rapidement, et pour ce faire, on utilisa des résineux, dénaturant ainsi la forêt initiale.Courses folles ! La deuxième édition de Top Challenge s\u2019est déroulée en août 2004 sous une pluie battante.Cette compétition internationale de descentes de luge de rue et de skateboard en a mis plein la vue aux spectateurs.Le parc du Mont-Royal, conçu pour le bien-être de la population EMMANUELLE MOZAYAN-VERSCHAEVE COLLABORATION SPÉCIALE PARC LA FONTAINE Inauguré en 1874 sous le nom de parc Logan, le parc La Fontaine sera rebaptisé avec son nom actuel en 1901, lors du défilé de la Saint- Jean-Baptiste.Ses étangs, creusés en 1900, sont appréciés de tous, y compris des outardes qui y ont d\u2019ailleurs élu domicile quelques jours en 1997, pouvait-on lire sous la plume de Pierre Gingras dans La Presse du 11 octobre.PARCMAISONNEUVE Remont a nt au début du X X e s i è c l e , c e pa r c e s t aussi connu pour son golf, aménagé en 1925.Il a été profondément t ransformé par l \u2019implantation d\u2019installations olympiques dans le s a n née s 70 .L e pa r c n\u2019accueillant plus les festivités de la Saint-Jean depuis 2015 , i l se cherche une nouvelle identité.Montréal envisage d\u2019a i l leu rs de le moderniser pour lui donner un nouvel élan.PARC ANGRIGNON Ce parc inspiré des jardins anglais du XIXe siècle offre aux promeneurs une forêt de 20 000 arbres, des sentiers sinueux et un étang entouré de quenouilles.Il a hérité des animaux du Jardin des Merveilles (situé au parc La Fontaine) qui avait fait le bonheur des Montréalais dans les années 60.PARC JEAN-DRAPEAU Composé des îles Sainte- Hélène et Notre-Dame, le parc Jean-Drapeau accueille une programmation culturelle et sportive diversifiée.On y trouve la Biosphère (Musée de l\u2019environnement), le Casino de Montréal, le circuit automobile Gilles-Villeneuve, le parc d\u2019attractions La Ronde et la plage Jean-Doré, notamment.En 2004, une patinoire y avait été installée en plein air pour les entraînements du Canadien.PARC JARRY Ouver t en 1960 , ce pa rc d e s t i n é au x ma t c h s d e baseba l l fut le domic i le des Expos de Montréal de 1969 à 1976.Après les Jeux olympiques, l\u2019équipe mon- tréa la ise a déménagé ses pénates au Stade olympique.Après diverses utilisations, l\u2019endroit est devenu le stade Du Maurier puis le stade Uniprix où est présentée chaque année la Coupe Rogers du tennis professionnel.Quelques parcs emblématiques PHOTODAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE Le lac aux Castors, bassin artificiel aménagé en 1938, compte parmi les importants attraits du parc du Mont-Royal.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le parc La Fontaine en juillet 1932 EMMANUELLE MOZAYAN-VERSCHAEVE COLLABORATION SPÉCIALE Ils ont fait, en leur temps, les délices des Montréalais.On s\u2019y rassemblait pour flâner, flirter, jouer ou voir jouer.Aujourd\u2019hui, ils ne sont plus que des souvenirs dans les livres d\u2019histoire.PARC SOHMER Lorsqu\u2019il est inauguré, le 1er juin 1889, il est déjà lié au monde musical.D\u2019ailleurs, ce jour-là, La Presse publie la programmation du concert d\u2019ouverture.Des œuvres de Ziegler, Gounod, Suppé et autres sont interprétées par la «Bande de la Cité».On ne s\u2019étonnera pas de cette vocation puisque le parc, érigé à l\u2019emplacement où se trouve aujourd\u2019hui la brasserie Molson, est créé par le musicien, chef d\u2019orchestre et compositeur Ernest Lavigne.Le 24mars 1919, un incendie majeur met fin aux activités des lieux.PARC DOMINION C\u2019était autrefois le petit Coney Island de Montréal.Construit entre la rue Notre-Dame et le fleuve, au niveau de la rue Haig, dans le quartier Longue- Pointe, le parc ouvre ses portes le 2 juin 1906.Manèges, jeux et pavillons proposant des reconstitutions historiques en forment le cœur.Une tragédie y a lieu le 10 août 1919 alors qu\u2019un incendie cause la mort de huit personnes.Il ferme ses portes en 1937, victime de la récession économique.PARC BELMONT La Ronde, ouverte avec l\u2019Expo en 1967, a fini p,ar avoir raison du parc Belmont dont l\u2019ouverture remonte à 1923.Le 13 octobre 1983, La Presse publie une photo montrant un panneau annonçant la mise en vente du terrain.Le lendemain, les quatre propriétaires s\u2019expliquent.Témoins de trois années consécutives d\u2019un déclin d\u2019affluence, ils annoncent la création d\u2019un projet commercial et résidentiel, Place Belmont, qui ne se concrétisera pas.Aménagé en bordure de la rivière des Prairies à Cartierville, le parc Belmont aura amusé des millions de jeunes durant 60 ans.STADE DE LORIMIER Sa construction, à l\u2019intersection de la rue Ontario, en 1928, annonce le retour des Royaux de Montréal, équipe de baseball affiliée aux Dodgers de Brooklyn.Ils y joueront jusqu\u2019en 1960.Fondée en 1946, l\u2019équipe de football des Alouettes de Montréal y joue également jusqu\u2019en 1953.Quand il n\u2019y a pas de sports, il s\u2019y tient de grands rassemblements populaires.Comme en 1946 pour un spectacle de Charles Trenet ou encore lors de la visite de la princesse Élisabeth et du duc d\u2019Édim- bourg le 30 octobre 1951.Il est démoli en 1969 pour faire place à l\u2019école Pierre-Dupuy.STADEMUNICIPAL DE VERDUN Dans la première moitié du XXe siècle, Verdun compte quelques lieux de rassemblement au pied du fleuve Saint-Laurent: le vélodrome Queen\u2019s Park, le Brown Stadium, le Verdun Stadium et le Stade municipal de Verdun au bout de la rue Galt, à deux pas de l\u2019Auditorium.En juin 1988, celui-ci est vendu 1$ à l\u2019Université Concordia qui souhaite récupérer une partie des gradins.Aujourd\u2019hui, l\u2019arrondissement est desservi par le stade Ron-Piché.AUTOSTADE Construit en bordure de l\u2019autoroute Bonaventure, à l\u2019entrée de Montréal, ce stade a été érigé pour recevoir les événements sportifs liés à Expo 67.Ses 19 segments de sièges (capacité de 33 000 places) forment un ovale parfait autour d\u2019un terrain où l\u2019on peut jouer autant au football qu\u2019au soccer.Les Alouettes de Montréal s\u2019y établissent entre 1968 et 1976 et l\u2019Olympique de Montréal (soccer) y joue de 1971 à 1973.Plusieurs groupes (The Who, Pink Floyd) y ont présenté des spectacles.Lors de son démantèlement, à l\u2019automne 1978, cinq sections de gradins sont envoyées à Thetford Mines pour l\u2019aménagement d\u2019un stade local.Parcs et stades disparus PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Les Expos accueillent les Phillies de Philadelphie au parc Jarry en 1976.PHOTOFOURNIE PARLEMUSÉEMCCORD L\u2019entrée du parc Dominion, vers 1910 PHOTO ARCHIVES LA PRESE L\u2019Autostade PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Le parc Belmont TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 11 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 ©2017 Automobiles Porsche Canada, Ltée.Porsche recommande le port de la ceinture de sécurité et le respect de toutes les règles de la circulation en tout temps.Modèle européen illustré.Cayenne Enthousiaste par nature.Les modèles Cayenne font preuve d'une chose avant toutes.D'enthousiasme, pour la vie et pour la route.Il y a d'abord le Cayenne.Un véritable tout-terrain qui s'attaque avec aplomb a toute route et a toute surface.Polyvalent, spacieux et dynamique.Conçu pour les défis de la vie de tous les jours \u2014 surtout pour ceux qui sortent carrément de l'ordinaire.À la base est un moteur V6 à essence de 3,6 litres qui génère une puissance impressionnante de 220 kW (300 ch) à 6300 tr/min.Ce moteur est doté de série de l'injection directe du carburant (DFI) ainsi que du calage variable des arbres à came en continu (côtés admission et échappement) et appareillé de série à une transmission Tiptronic S à 3 rapports, également de série.C'est sans surprise que nous qualifions le Cayenne de voiture sport «décathloniennen.Porsche.ll n'y a pas d'équivalent.Vivez l'expérience d'un Cayenne.A partir de 71 374 $* + taxes™.Porsche Prestige On se déplace pour vous.Ouvert les samedis de 10h a 16h 3535, ch.de la Côte-de-Liesse, Montréal, QC HAN 2N5 514 356-7777 | 1866 980-4158 | www.porscheprestige.com © Automobiles Porsche Canada, 201 7.Photo titre d'illustration seulement.*Des conditions s'appliquent.Contactez Porsche Prestige pour tous les détails. Le visage cosmopolite et coloré de Montréal passe aussi par son architecture.Ses nombreuses églises lui ont valu le surnom de «ville aux 100 clochers », mais son caractère unique vient essentiellement du mariage entre son héritage européen et ses tours typiquement nord-américaines.Tour d\u2019horizon.EMMANUELLE MOZAYAN-VERSCHAEVE COLLABORATION SPÉCIALE UNIVERSITÉDEMONTRÉAL : LA GRANDE TOUR Construire une université francophone à Montréal était assez utopiste au XIXe siècle.Le rêve est pourtant devenu réa l ité en 1878 .D\u2019abord antenne de l\u2019Université Laval, l \u2019 Université de Montréa l acquiert son indépendance en 1920 et s\u2019implante quelques années plus tard sur le mont Roya l .Le projet e s t con f ié à l \u2019a r ch i te c te Ernest Cormier, qui tire parti de la dénivellation du terrain pour ériger le bâtiment qui se distingue par une immense tour centrale.Un timbre à l\u2019effigie de cette tour a célébré les 125 ans de l\u2019établissement.UQAM: AU NOMD\u2019UNE PIONNIÈRE Inauguré en 1979 sur le campus de l\u2019Université du Québec à Montréal, le pavillon Judith- Jasmin s\u2019inscrit sur le terrain historique de l\u2019ancienne église Saint-Jacques, dont le transept et le clocher font partie intégrante du bâtiment moderne.Le lieu, conçu par les firmes d\u2019architectes Dimitri Dimakopoulos et Associés et Jodoin, Lamarre, Pratte et Associés, honore la journaliste et grande reporter Judith Jasmin.PLACE VILLE MARIE : LA CONSÉCRATION Baptisée du premier nom français donné à la ville de Montréal, la Place Ville Marie est un vaste et prestigieux c om p l e x e c om p r e n a n t bureaux, restaurants, boutiques et esplanade extérieure.L\u2019ensemble conçu par les architectes I.M.Pei et Henry N.Cobb se démarque par sa symbolique tour cruci- forme.Raymond Grenier rapporte son inauguration dans le numéro du 14 septembre 1962 en recueillant les propos du premier ministre du Québec Jean Lesage : «Avoir une Place, une vraie Place, un centre, un cœur, comme New York avec son Rockefeller Center, Venise avec sa place Saint-Marc, c\u2019est plus qu\u2019un événement : c\u2019est la consécration d\u2019une vraie grande ville.» LES HAUTS ET LES BAS DU SQUARE VICTORIA Un marché au foin se trouvait autrefois à cet emplacement.Le square Victoria commence à prendre forme en 1860 et est baptisé en l\u2019honneur de la reine d\u2019Angleterre.Une statue à son effigie y est d\u2019ailleurs érigée.Les travaux majeurs réalisés dans les années 60 l\u2019ont meurtri, il sera rebâti 20 ans plus tard dans un style qui ne fera pas l\u2019unanimité.Il faudra attendre 2002 pour que le square retrouve ses lettres de noblesse, associant les œuvres du passé, dont l\u2019entrée du métro de style Art nouveau, aux sculptures modernes aux lignes épurées.LE TROISIÈME PARMI LES PLUS GRANDS ORATOIRES AUMONDE L\u2019oratoire Saint-Joseph surplombe Montréal et son dôme est d\u2019ailleurs visible de très loin.La diversité architecturale de ce lieu de culte en fait un édifice unique, reconnu comme lieu historique national en 2004.Fondé par saint frère André, ce sanctuaire catholique est entouré de jardins formant un chemin de croix.La canonisation du frère André a été officialisée le 17 octobre 2010.PLACE DES ARTS UNE VILLE DANS LA VILLE C\u2019est en 1955 que le maire de Montréal Jean Drapeau décide de développer un immense centre culturel.Aujourd\u2019hui, ce complexe situé au centre- ville se positionne comme le plus vaste au Canada.La programmation couvre tous les arts de la scène et accueille autant des vedettes internationales que des artistes de la relève.Des salles de répétition aux ateliers de costumes, tout est conçu pour favoriser le développement et la promotion des arts.CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DUQUÉBEC: SCANDALEUSE PUIS ICONIQUE Symbole de gaspillage pour plusieurs Québécois, le bâtiment de la Caisse de dépôt et placement du Québec est érigé à cheval sur l\u2019autoroute Ville-Marie.Un défi majeur, surtout que ce gratte-ciel horizontal a été construit en un temps record.Depuis, ce projet conçu par les architectes Renée Daoust et Réal Lestage a gagné 32 prix pour la qualité de sa gestion et son architecture avant-gardiste.MATÉRIAUX LUXUEUX POUR L\u2019ÉDIFICE SUN LIFE La compagnie d\u2019assurances Sun Life a déménagé du cœur du quartier financier, dans le Vieux-Montréal, pour s\u2019établir dans le carré Dominion (actuel carré Dorchester) en 1918.Après plusieurs phases d\u2019agrandissement, le bâtiment se distingue toujours par ses colonnes de pierre et son revêtement de granit gris de Stanstead.À l\u2019intérieur, le marbre rose d\u2019Italie et du Tennessee ainsi que le marbre noir de Belgique s\u2019allient à des ornements dorés et en bronze pour composer un décor d\u2019une grande noblesse.JEU DE LUMIÈRE POUR HYDRO-QUÉBEC Le siège social d\u2019Hydro-Québec (rebaptisé édifice Jean- Lesage en juin 2017) s\u2019inscrit comme l\u2019un des premiers gratte-ciel du paysage mon- tréalais.Cette bâtisse contemporaine abrite une importante collec tion d\u2019œuvres d\u2019a r t québécoises.La plus imposante d\u2019entre elles, visible dès l\u2019entrée et conçue pour l\u2019inauguration de l\u2019édifice en 1962, est une œuvre murale de fibre de verre et de résine colorée de 22 m de haut : Lumière en mouvement, pièce monumentale de Jean-Paul Mousseau, surprenante par sa constante évolution en fonction des facteurs environnementaux.UN STADEOLYMPIQUE RENTRÉ DANS LES BONNES GRÂCES.Conçu par l\u2019architecte français Roger Taillibert, le Stade olympique, inauguré en avril 1973, a fait couler beaucoup d\u2019encre.Malgré les critiques de ses détracteurs, il présenterait désormais un intérêt patrimonial, affirme une étude commandée par la Régie des insta l lations olympiques , qui fait également état des techniques de construction du bâtiment, révolutionnaires pour l\u2019époque.En 2023, l\u2019édifice devrait être couronné d\u2019un nouveau toit en partie démontable pour permettre d\u2019accueillir des événements nécessitant un stade découvert.UN TOIT UNIQUE SUR LA BIOSPHÈRE Aménagé dans ce qui fut autrefois le Vélodrome, l\u2019un des bâtiments du complexe olympique des Jeux de 1976, le Biodôme présente un toit unique en dentelle de béton qui constituait alors une prouesse technique.Aujourd\u2019hui, il se définit comme «maison de la vie», recréant cinq écosystèmes des Amériques, de la forêt tropicale au monde polaire de l\u2019Arctique.Un homard de 7 kg, rescapé d\u2019un supermarché qui ne pouvait se résoudre à le vendre, y a même élu domicile ! ÉNIGMATIQUE BIOSPHÈRE L ieu icon ique et spec ta- culaire, la Biosphère a été conçue par l\u2019architecte américain Richard Buckminster F u l le r .E l le a abr i t é le pav i l lon des É t a t s -Un i s lors de l\u2019Expo 67 dans l\u2019île Sa inte -Hélène .En 1976 , un incendie l\u2019a lourdement endommagée.Depuis 1995, on retrouve à l\u2019intérieur de cet imposant dôme géodésique un musée consacré à l\u2019environnement , conçu par l\u2019architecte montréalais Éric Gauthier.ÉDIFICE ALDRED EN FORME DE GÂTEAU DE NOCES Construit au tout début des années 30, l\u2019édifice Aldred, dont la si lhouette étagée rappelle vaguement cel le de l\u2019Empire State Building à New York, est considéré comme le chef-d\u2019œuvre de l \u2019a rchitec te Ernest I sbel l Barott.Son style résolument Art déco, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur, en fait l\u2019un des joyaux de la ville.LE CHÂTEAU DE BLOCS HABITAT 67 Au début des années 60, Moshe Safdie, alors étudiant en architecture, réfléchit au thème du logement urbain pour sa thèse de fin d\u2019études.Sa proposition ingénieuse de blocs de béton préfabriqués, imbriqués de façon à ce que le toit de l\u2019un constitue la terrasse de l\u2019autre, est retenue pour devenir un pavillon d\u2019Expo 67.Chaque appartement est composé de plusieurs cubes, ce qui donne aux résidants le sentiment d\u2019habituer une maison individuelle.SAINT-PIERRE DE ROME ENMODÈLE RÉDUIT Siège de l\u2019archidiocèse catholique romain de Montréal, la basilique Marie-Reine-du- Monde fut la source de nombreuses dissensions lors de sa construction au cœur du quartier anglophone, près de plusieurs temples protestants.C\u2019est Mgr Ignace Bourget, alors évêque de Montréal, qui prit cette décision controversée en 1855.Les travaux s\u2019achevèrent en 1894, révélant une réplique miniature de la basilique Saint-P ierre de Rome, au Vatican.LE GÉANT DESJARDINS Le complexe du mouvement coopératif Desjardins a été inauguré en 1976.Le lieu, composé de trois tours et d\u2019un hôtel, comprend aussi un basilaire où fleurissent boutiques et restaurants.Symbole de réussite de ce réseau financier francophone, le complexe avait aussi, à l\u2019époque, suscité de l\u2019enthousiasme parmi une population bien loin du monde de la finance.Dans La Presse du 29 mai 1976, Claude V.Marsolais écrivait en effet que « ce carrefour ouvert de jour et de nuit aura fait des heureux dans le quartier : les nombreux clochards y ont trouvé un refuge contre les intempéries».Architecture montréalaise PHOTO JEAN GOUPIL, ARCHIVES LA PRESSE La Place des Arts a une programmation qui couvre tous les arts de la scène PHOTO ROBERT MAILLOUX, ARCHIVES LA PRESSE Le bâtiment de la Caisse de dépôt et placement du Québec a gagné 32 prix pour la qualité de sa gestion et son architecture avant-gardiste.PHOTOGRAHAM HUGHES, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Ce projet de blocs de béton préfabriqués, imbriqués de façon à ce que le toit de l\u2019un constitue la terrasse de l\u2019autre, devient Habitat 67.PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE La basilique Marie-Reine-du-Monde est une réplique miniature de la basilique Saint-Pierre de Rome, au Vatican.PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE La Place Ville-Marie PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE L\u2019oratoire Saint-Joseph surplombe Montréal et son dôme est d\u2019ailleurs visible de très loin.TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 13 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 SÉLECTION PANORAMA | PRESTIGE Gagnant du prix PLUS IMPRESSIONNANT COMPLEXE EN HAUTEUR POUR AÎNÉS Visitez notre site Web dès maintenant ! reseau-selection.com Gagnant de 2 prix internationaux à Londres au «THE GLOBALS 2017» L\u2019engagement du chef de file canadien Réseau Sélection à offrir des milieux de vie innovants, de qualité et dynamiques à ses différentes clientèles vient de recevoir deux reconnaissances d\u2019envergure mondiale à Londres, à l\u2019occasion de l\u2019édition 2017 de l\u2019événement The Globals \u2013 Over 50\u2019s Housing Healthcare, destiné à célébrer et à récompenser l\u2019excellence dans le domaine, notamment, des résidences pour aînés.« Depuis le tout début, nous concevons la retraite comme une étape de la vie où l\u2019on peut continuer à se réaliser, à transmettre, à créer et à connecter avec les autres.[\u2026] C\u2019est ainsi que nous avons placé l\u2019humain au cœur de l\u2019innovation, d\u2019expliquer Réal Bouclin, président-fondateur et chef de la direction, Réseau-Sélection.» SÉLECTION VAUDREUIL | SIGNATURE Gagnant du prix PLUS IMPRESSIONNANT COMPLEXE LOCATIF POUR AÎNÉS Le sport a toujours occupé une place particulière dans le cœur des Montréalais, dont l\u2019existence est rythmée par les victoires et les défaites de leurs équipes préférées, à commencer par le Canadien.Depuis 1909, le Canadien de Montréal fait partie intégrante de la ville de Montréal.En dépit des insuccès des 25 dernières années, le CH fait partie de son identité, de son ADN, de sa fierté.Coup d\u2019œil sur l\u2019histoire de l\u2019équipe en quelques chiffres révélateurs.Montréal et ses Glorieux JEAN-FRANÇOIS VENNE COLLABORATION SPÉCIALE Jackie Robinson avec les Royaux de Montréal 1946 «Un Noir jouera l\u2019été prochain pour les Royaux de Montréal !» La Presse annonce ainsi, le 24 octobre 1945, ce qu\u2019elle qualifie de «l\u2019une des plus grandes nouvelles de toute l\u2019histoire du baseball» : l\u2019arrivée du joueur afro-amé- ricain Jackie Robinson.Il ne jouera qu\u2019un an au stade De Lorimier, mais marquera la ville avec sa personnalité et ses exploits sportifs.Joueur par excellence du circuit, il termine avec la meilleure moyenne au bâton de l\u2019équipe et le plus grand nombre de coups sûrs et de points marqués.Les Royaux remportent le championnat.Deux autres joueurs noirs faisaient partie de l\u2019équipe, Roy Partlow et John Wright.Le Ice Bowl (Coupe Grey Alouettes-Eskimos) de 1977 Le joueur par excellence de la Coupe Grey de 1977 a peut-être été.un technicien de Bell Canada.Le 27 novembre 1977, un blizzard frappe Montréal.Le terrain du Stade olympique est complètement glacé.Les joueurs savent que le manque d\u2019adhérence leur nuira.Juste avant le match, le demi défensif Tony Proudfoot voit un technicien de Bell avec une agrafeuse.Il a l\u2019idée de planter des agrafes sous ses chaussures.Plusieurs autres joueurs l\u2019imitent.Les Alouettes remportent ce «Ice Bowl» 41-6 contre les Eskimos d\u2019Edmonton, devant 68 318 spectateurs, un record qui tient toujours pour une Coupe Grey.Boxe : Roberto Duran/ Sugar Ray Leonard au Stade olympique en 1980 Le 20 juin 1980, le journaliste Pierre Gobeil prédit une victoire de Sugar Ray Leonard contre Roberto Duran, «parce qu\u2019i l f rappe plus for t ! ».Pas suffisant.Le lendemain du choc qui a embrasé le Stade olympique, sa collègue Liliane Lacroix écrit que Duran «entre parmi les immortels de la boxe» grâce à sa victoire par décision.Il est le nouveau champion WBC des poids mi-moyens, après avoir régné six ans sur la catégorie des légers.Au cours de la même soirée, Gaétan Hart envoie son adversaire à l\u2019hôpital pour un deuxième combat de suite.Cleveland Denny mourra de ses blessures.Expos : le Blue Monday de 1981 19 octobre 1981.Le compte est de 1-1 en neuvième manche du match décisif de la finale de la Ligue nationale, présenté au Stade olympique.Blessé, le releveur étoile Jeff Reardon ne peut prendre son poste.L\u2019entraîneur Jim Fanning envoie le meilleur partant de l\u2019équipe, Steve Rogers, relever le partant Ray Burris.Il retire les deux premiers frappeurs, mais le troisième, Rick Monday, catapulte la balle en direction du champ centre.En traversant la clôture, la balle brise du même coup le cœur des partisans des Expos.L\u2019équipe montréalaise est éliminée.Le 19 octobre 1981 reste surnommé le «Blue Monday».La saison de 1994 des Expos écourtée par la grève Ken Hill, Pedro Martinez, John Wet tela nd , Moisés A lou , Ma rqu is Gr issom , Larry Walker, Wil Cordero, Darren Fletcher, Cliff Floyd.L\u2019édition de 1994 des Expos est bourrée de talent et le démontre sur le terrain.Nos Amours trônent en tête du baseball majeur avec une fiche de 74 victoires et 40 défaites, lorsque l\u2019Association des joueurs déclenche la grève le 12 août 1994.La saison sera finalement annulée.« Au pire, nous serons encore bons l\u2019an prochain » se résigne le directeur général des Expos, Kevin Malone.En fait, les Expos ne s \u2019en relèveront jamais vraiment.Les Alouettes jouent au stade Molson, le 2 novembre 1997 Le 2 novembre 1997, les Alouettes ont un match de série éliminatoire, mais leur domicile habituel, le Stade olympique, est occupé par U2.Ils se réfugient au stade Molson, où ils battent les Lions de la Colombie-Britannique 45-35 devant 16 257 spectateurs.Les Alouettes n\u2019avaient pas joué là depuis octobre 1972.«Un peu comme revoir une ancienne maîtresse», écrit Pierre Ladouceur.Le porteur de ballon, Mike Pringle, adore l\u2019expérience.«J\u2019aimerais évoluer sur ce terrain la saison prochaine », confie-t-il aux journalistes.Il faut dire qu\u2019il venait d\u2019amasser 276 verges au sol, battant une marque datant de 1982.L\u2019Impact en quart de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF en 2009 En 20 0 9, l \u2019 I mpac t de Montréal joue en 2e division, mais participe à la Ligue des Champions de la CONCACAF.Le club de Joey Saputo se rend même jusqu\u2019en quart de finale.Les partisans s\u2019emballent.Ils sont 55 571 au Stade olympique, le 25 février 2009, pour voir Eduardo Sebrango marquer deux fois, dans une victoire inespérée de 2-0 contre le poids lourd mexicain Santos Laguna.Lors du match retour au Mexique, après 90 minutes de jeu, l\u2019Impact est virtuellement qualifié.Un doublé rapide de Carlos Quintero les ramène durement sur terre.L\u2019Impact se consolera en remportant le championnat de la USL.Denis Shapovalov bat Rafael Nadal au 3e tour de la Coupe Rogers en 2017 « Ce n\u2019est pas un rêve », lance un interv ieweu r à Denis Shapovalov.«En es-tu sûr?», lui répond le jeune tennisman canadien de 18 ans.Sa surprise, rapportée notamment dans La Presse du 15 août 2017, est à la hauteur de l\u2019exploit qu\u2019il vient d\u2019accomplir : battre Rafael Nadal à la Coupe Rogers, à Montréal.Il devient ainsi le plus jeune joueur à atteindre les quarts de finale de l\u2019histoire des tournois Masters 1000.Il s\u2019inclinera en demi-finale contre l\u2019éventuel vainqueur, Alexander Zverev, pas beaucoup plus âgé que lui, qui aura raison de Roger Federer.Les jeunes montrent les dents ! La boxe et la lutte au Centre Paul-Sauvé « Un.deux.trrrrrrrr- rois ! » Dans les années 60 et 70, le Centre Paul-Sauvé devient le principal repaire de la lutte professionnelle québécoise.C\u2019était l \u2019époque des Johnny Rougeau père, Édouard Carpentier, Wladek Kil ler Kowalski , Maurice Mad Dog Vachon et autre Don Leo Jonathan, qui luttent pour les As de la lut te ou Lut te G rand Prix.Le Centre Paul-Sauvé accueille aussi de nombreux combats de boxe .Edd ie Mélo , Dona to P adua no , Fernand Marcotte, Gaétan Hart, Deano Clavet ou les frères Hilton se produisent souvent devant des salles combles .Le Centre a été démoli en 1996.Le mini-putt Jean-Talon avec Serge Vleminckxx « Birdy ! », « Bogey ! » Qui ne se souvient pas de ces cris lancés avec la voix inimitable de Serge Vleminckxx.I l nous fa isa it v iv re les exploits des couples Gilles et Lucie Buissières, André et Suzanne Buies (auteurs d\u2019une carte de 19 sur un 18 trous !) et Carl et Suzanne Ca rmon i ou enco re de s Jocelyn Noël, Sylvain Cazes et Ron Poliseno.Le mini- put t a amorcé son règne télévisuel à la chaîne communautaire TVSQ en 1985, qui f i lmait au mini-putt Jean-Talon, avant de passer à RDS de 1989 à 2000.Plus de 1 million de téléspectateurs le suivent au début des années 90.Des moments forts dans les annales du sport PHOTO ROBERT NADON, ARCHIVES LA PRESSE Une saison de records : 1976-1977.Les joueurs mettront la main sur la Coupe Stanley en ne concédant que 2 défaites en 14 matchs.PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE Roberto Duran contre Sugar Ray Leonard au Stade olympique en 1980.C\u2019est finalement Duran qui l\u2019emporte.PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE 1994.Les Expos trônent en tête avec une fiche de 74 victoires et 40 défaites.La saison est annulée à la suite d\u2019une grève des joueurs.ANDRÉ DUCHESNE 24 C\u2019est le nombre de Coupes Stanley remportées par le Canadien.La première l\u2019a été en 1916, alors que l\u2019équipe faisait partie de l\u2019Association nationale de hockey.La plus récente remonte à 1993.Depuis, les amateurs doivent patienter.5 C\u2019est le nombre de domiciles où le CH a joué.Aréna Jubilee (1909, puis en 1917- 1919) dans Hochelaga ; aréna Westmount (1910-1917) à l\u2019intersection de Sainte-Catherine Ouest et de Wood ; aréna Mont-Royal (1919-1924) sur l\u2019avenue du Mont-Royal, entre Clark et Saint-Urbain ; Forum (1924-1996) à l\u2019intersection de Sainte-Catherine Ouest et d\u2019Atwater ; Centre Bell (depuis 1996).8 Nombr e de dé f a i t e s d e l \u2019équ ipe da ns la s a i son 1976-1977.Le CH a enregistré 60 victoires, 8 défaites, 12 matchs nuls et 132 points au classement, des records d\u2019équipe.Les joueurs mettront la main sur la Coupe Stanley en ne concédant que deux défaites en 14 matchs.16 Le plus de buts dans une rencontre.Le 3 mars 1920, le Canadien écrase les Bulldogs de Québec par la marque de 16-3.22 Au cours de la saison 1928- 1929, le ga rd ien George Hainsworth participe à tous les matchs de l\u2019équipe, soit 44, pendant la saison.Et il en remporte 22 par blanchissages ! Un exploit qui n\u2019a jama is été renouvelé depuis.Hainsworth termine même la saison avec une moyenne d\u2019un but par rencontre.Malheureusement, en séries éliminatoires, les Montréalais s\u2019écrasent trois pa r t ies à zéro contre les Bruins de Boston.544 Nombre de buts marqués par Maurice Richard, surnommé le Rocket, en saison.Il s\u2019agit encore aujou rd \u2019hu i d \u2019un record d\u2019équipe.1246 Record de points en saison par un joueur.Guy Lafleur revendique ce record avec 518 buts et 728 passes en 961 rencontres disputées en saison.82 Maurice R icha rd dét ient aussi le record du nombre de buts ma rqués en sér ie s él im ina toi re s (en 133 rencontres).176 Record de points en séries éliminatoires.C\u2019est le grand joueur de centre Jean Béliveau qui détient ce titre (79 buts, 97 passes), obtenu au fil de 162 matchs de séries.32 Nombre de séries éliminatoires où le CH a affronté les Bruins de Boston.Le CH a été couronné vainqueur à 24 reprises, dont 7 fois en finale de la Coupe Stanley.25 Nombre d\u2019équipes contre qui le CH a joué dans le passé et qui n\u2019existent plus aujourd\u2019hui.On pense d\u2019abord aux Nordiques de Québec.Outre ces rivaux de l\u2019autoroute 20, on peut aussi nommer les Seals de la Californie (qui ont changé de nom à quelques reprises) dans les années 60-70, les Eagles de St.Louis en 1934-1935, les Blueshirts de Toronto dans les années 1910, les Pirates de Pittsburgh (1925-1929) et les Rosebuds de Portland, que le CH a battus pour remporter sa première Coupe Stanley en 1916.1 Lors de ses 34 participations à la grande finale de la Coupe Stanley, le Canadien n\u2019a perdu qu\u2019une seule fois devant ses partisans.C\u2019était en 1989, contre les Flames de Calgary.Le jeudi 25 mai, les Flames ont battu le CH 4-2 dans le sixième match de la série et ont mis la main sur la seule Coupe Stanley de leur histoire.2248 Durant les 10 ans qu\u2019il a passés avec l\u2019équipe, le dur à cuire Chris Nilan a accumulé 2248 minutes de pénalité.Il s\u2019agit d\u2019un record d\u2019équipe pour celui qu\u2019on surnommait Knuckles.Nilan a joué neuf saisons de suite avec le CH avant de passer aux Rangers de New York, puis aux Bruins de Boston.Il a terminé sa carrière à Montréal en participant à 17 rencontres en 1991-1992.TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 15 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 VOYAGEZ AU COEUR DES TRADITIONS 90 CIRCUITS ET 50 CROISIÈRES DE GROUPE À TRAVERS LE MONDE Ascension du Machu Picchu et rencontre de la population andine Photo : Lac Titicaca, Pérou Durées de séjours offerts 14, 16 OU 19 JOURS À partir de 4 715$* DESTINATION DE LA SEMAINE *Prix par personne en occupation double, pour dates de départ en 2018, compagnie aérienne (sujette à changement) Air Canada, contribution FICAV incluse, titulaire d\u2019un permis du Québec.Les faits saillants du pays Super?cie 1 285 216 km2 Population 31 826 018 La capitale Lima PÉROU Mystères et trésors incas Tous les hôtels/repas, transports, visites, guides et taxes sont inclus.TRADITOURS.COM 1 888 907-7712 1575, boul.de L\u2019Avenir, bur.150 Laval (Québec) H7S 2N5 Le Pérou vous dévoilera tous ses secrets lors de la traversée de régions aux panoramas aussi magni?ques que variés.Apprenez-en davantage sur la civilisation inca, laissez-vous imprégner de l\u2019atmosphère unique du Machu Picchu, plongez dans l\u2019univers coloré des Uros sur les îles ?ottantes du lac Titicaca, explorez les paysages andins à cheval ou en quad et partez à la découverte des charmantes villes coloniales comme Cuzco, Arequipa ou Lima.De la côte paci?que aux forêts amazoniennes en passant par les Andes, tombez sous le charme de ce pays riche en culture et en paysages fascinants. LASSE VIRÉN Lasse Virén, champion olympique finlandais des 5000 et 10 000 m des Jeux de Munich en 1972, tente de rééditer son exploit à Montréal en 1976.Il remporte le 10 000 m avec aisance, puis décroche l\u2019or au 5000 m.Virén devient alors le seul athlète à gagner deux fois le 5000 m olympique et à remporter ces deux épreuves dans deux éditions consécutives des Jeux olympiques.Le Britannique Mo Farah a réédité cet exploit en 2012 et en 2016.Lasse Virén avait aussi terminé cinquième au marathon olympique de Montréal.QUELQUES-UNS DES ATHLÈTES QUI SE SONT ILLUSTRÉS AUX JO DE MONTRÉAL ANDRÉ DUCHESNE Le jeudi 6 avril 1972, le jour même où les Expos de Montréal échangent Rusty Staub, joueur adulé des Montréalais, aux Mets de New York, le maire Jean Drapeau dévoile, devant 2500 invités, la maquette du Stade olympique de Montréal.Le premier magistrat est accompagné de l\u2019architecte Roger Taillibert et de l\u2019ingénieur des Travaux publics Claude Phaneuf.Le stade, dont le coût de construction est de 55 millions, contiendra 70 000 sièges, rapporte le journaliste Guy Pinard.Le maire Drapeau avance de son côté qu\u2019il comptera sur des «revenus extraordinaires» pour assumer la facture des Jeux olympiques « sans augmentation de taxes» ni «octrois gouvernementaux».Un an plus tard, le 28 avril 1973, l\u2019administration municipale inaugure les travaux d\u2019excavation du site olympique.On connaît la suite.Les coûts de construction dépasseront le milliard de dollars.La Régie des installations olympiques effectue son dernier paiement à la mi-novembre 2006.Quant aux Jeux, Montréal les présentera in extremis, les trois ans de travaux de construction ayant été marqués par une suite ininterrompue de problèmes.Chargé du dossier olympique à la rédaction, le journaliste Guy Pinard multiplie les articles remettant en question tant les décisions administratives et les dépassements de coûts que les aléas de la construction.À cela s\u2019ajoutent les mauvaises nouvelles arrivant du chantier.Ainsi, le 3 mai 1974, les responsables doivent reconnaître que la construction du vélodrome, qui devait servir à la tenue des Championnats du monde de cyclisme (14-25 août 1974), ne sera pas terminée.Une piste temporaire est aménagée à la hâte à l\u2019Université de Montréal.Par ailleurs, sept travailleurs (certaines sources disent huit) mourront durant les travaux.Le pire événement survient le 8 mars 1976, alors que deux voussoirs d\u2019une demi-console ancrée à la tour tombent d\u2019une hauteur de 185 pi.On compte quatre morts.Il faut aussi faire face à deux grèves des travailleurs de la construction, dont une de cinq mois (mai-octobre 1975), qui compromettent la tenue des Jeux.Dans les jours suivant la fin de la grève, le gouvernement de Robert Bourassa crée la Régie des installations olympiques (RIO) et prend le contrôle du chantier.Le projet est entériné dans un projet de loi sans la collaboration du maire Drapeau.Dès lors, les travaux s\u2019accélèrent et le chantier est terminé à temps pour les Jeux, le mât et la toile en moins.Après les Jeux olympiques, l\u2019histoire rocambolesque du Stade olympique et des installations contiguës continuera à alimenter les manchettes.Voici quelques dates marquantes.Brève histoire sombre du Stade olympique 27 JUIN 1991 Une tempête de vent souffle sur la région montréalaise.Sous les bourrasques, la première toile du stade, faite de kevlar, se déchire et forme une entaille de 100 pi sur 50 pi, rapporte La Presse.Elle sera plus tard remplacée.13 SEPTEMBRE 1991 C\u2019est un vendredi 13.Vers 7 h 45, une poutre de 55 tonnes se détache du stade.Les dégâts sont importants, mais on ne compte heureusement pas de victime.On découvre de la rouille dans les tiges d\u2019acier retenant la poutre.Québec ordonne la fermeture du stade pour plusieurs jours et procède à des inspections.«C\u2019est une structure vivante, il faut vérifier », clame Roger Taillibert à La Presse.18 JANVIER 1999 À trois jours de l\u2019ouverture du Salon de l\u2019auto, l\u2019un des panneaux de la nouvelle toiture cède sous le poids de la neige, et de l\u2019eau s\u2019écoule au centre de l\u2019aire de jeu où les stands sont en préparation.Quelque 200 personnes assistent, impuissantes, à ce spectacle incongru.Deux travailleurs sont légèrement blessés.L\u2019événement ainsi que l\u2019Exponauti- que qui devait suivre sont annulés.Le feuilleton continue puisqu\u2019en novembre 2017, on a appris que le gouvernement avait finalement opté pour une toiture souple en partie démontable, pour remplacer la toile actuelle.4MARS 2012 Une dalle de béton de plusieurs tonnes s\u2019effondre sur la partie souterraine de l\u2019entrée du stationnement accessible par la rue Viau.Encore une fois, on a eu chaud, car aucune voiture ne passait à ce moment-là.Des travaux de plusieurs semaines sont nécessaires au nettoyage et à la réfection des lieux.BRUCE JENNER «Ceux qui ont été témoins des performances de Jenner pourront se vanter d\u2019avoir vu s\u2019exécuter le meilleur athlète à avoir jamais foulé les pistes d\u2019un stade», écrit Michel Blanchard dans La Presse du 31 juillet 1976.Bien avant de devenir Caitlyn Jenner, Bruce Jenner a marqué les JO de 1976 en pulvérisant par 164 points le record olympique de décathlon.L\u2019image de Bruce Jenner courant avec un drapeau américain après son ultime victoire dans l\u2019épreuve du 1500 m, alors que ses adversaires peinaient à reprendre leur souffle, illustrait avec éloquence la domination du «roi du stade».NADIA COMANECI La reine des Jeux olympiques de Montréal est sans nul doute la gymnaste roumaine Nadia Comaneci.La jeune fille n\u2019a pas 15 ans, mais survole les épreuves.Elle obtient la note parfaite de 10 lors de sept compétitions des Jeux, remportant la médaille d\u2019or au concours général, aux barres asymétriques et à la poutre, en plus de la médaille d\u2019argent du classement par équipe et le bronze aux exercices au sol.La note de 10 est si inédite en gymnastique que le tableau affiche 1.00.Le tableau ne pouvait tout simplement pas afficher un 10.0.GREG JOY Certains se souviendront d\u2019une époque où chaque jour, lors du montage d\u2019introduction et de conclusion des émissions de Radio-Canada, on pouvait voir Greg Joy célébrer la performance qui lui a valu la médaille d\u2019argent au saut en hauteur aux JO de Montréal.Il faut dire que cette année-là, le Canada n\u2019avait remporté aucune médaille d\u2019or.La médaille d\u2019argent de Greg Joy a été sa seule en athlétisme.Il avait réussi un saut de 2,23 m, terminant derrière le champion polonais Jacek Wszola, qui avait sauté 2,25 m.ALBERTO JUANTORENA C\u2019est un exploit peu commun qu\u2019accomplit le Cubain Alberto Juantorena (217), le 29 juillet 1976, en remportant la médaille d\u2019or dans le 400 et le 800 m.Alors que la première course est un sprint, la seconde est une compétition de demi- fond.D\u2019autant plus remarquable que, comme le souligne Pierre Foglia, il n\u2019a commencé à courir le 800 m que cette année-là, lui qui était plutôt un coureur de 400 m.Il établira un record du monde à 1 minute, 43 secondes et 50 centièmes.\u2014 Jean-François Venne, collaboration spéciale PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES AFP PHOTO ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ARCHIVES AP PHOTO H.-S.AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO PIERRE MCCANN, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO ANDRÉ FORGET, ARCHIVES LA PRESSE PHOTO YVES TREMBLAY, COLLABORATION SPÉCIALE Le Stade olympique en 2017 PHOTOMICHEL GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 17 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 «Un jardin d\u2019images à travers lequel il fait bon se promener.» \u2013 Dinu Bumbaru et Laurent Turcot MONTRÉAL COMME VOUS NE L\u2019AVEZ JAMAIS VUE, À TRAVERS LES ARCHIVES PHOTO DE LA PRESSE.Un incontournable Un livre commenté par Dinu Bumbaru et Laurent Turcot editionslapresse.ca Suivez-nous sur Facebook TÉMOIN DE NOTRE HISTOIREMONTRÉAL La vie artistique de Montréal a toujours été bouillonnante.La ville abrite aussi plusieurs événements qui sont devenus des institutions dans leur domaine.En voici quelques-uns.EMMANUELLE MOZAYAN-VERSCHAEVE COLLABORATION SPÉCIALE LE BERCEAU DES PROJECTIONS CINÉMATOGRAPHIQUES AU CANADA La première présentation publique d\u2019un film au Canada se tient à Montréal en 1896.C\u2019est aussi dans cette ville que la première salle de cinéma, le Ouimétoscope, ouvre ses portes en 1906 rue Sainte- Catherine.Son fondateur, Léo-Ernest Ouimet, pionnier du cinéma québécois, réalise lui-même des films dont quelques-uns connaîtront un certain succès.L e sept ième a r t gagne progressivement du galon, et les lieux de projection se multiplient dans la métropole.Des salles légendaires comme l\u2019Impérial, le Théâtre Out remont e t le c i néma Beaubien ont fait les beaux jours des cinéphiles montréa- lais.La métropole voit aussi la création du Festival des films du monde en 1977.Après son âge d\u2019or dans les années 80-90, il voit progressivement son étoile pâlir au profit du Festival international de films de Toronto.OSM, AMBASSADEUR CULTUREL DE PREMIER PLAN Fondé en 1934, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a acquis une notoriété enviable dans le monde entier.Depuis sa création, il a vu passer huit directeurs musicaux, de Wilfrid Pelletier à Kent Nagano, en passant par Charles Dutoit.En 2011, l\u2019orchestre prend possession de sa nouvelle résidence, la Maison symphonique de Montréal.Trois ans plus tard, on inaugure le Grand-Orgue-Pierre- Béique, du nom de l\u2019un des fondateurs de l\u2019OSM, l\u2019un des plus grands orgues à traction mécanique du monde.À l\u2019instar de l\u2019OSM, l\u2019Orchestre Métropolitain fait rayonner la musique symphonique depuis 1981, au Québec et à l\u2019étranger.Son directeur artistique actuel et chef principal, le réputé Yannick Nézet- Séguin, est l\u2019un des chefs les plus demandés du monde.REFUS GLOBAL, UNMANIFESTE ARTISTIQUE HISTORIQUE Le manifeste Refus global est paru en août 1948.Initiative de Paul-Émile Borduas et Fernand Leduc, l\u2019ouvrage est signé de jeunes artistes qui y décrient le conservatisme de la société québécoise politique et religieuse d\u2019alors.Soixante-cinq ans plus tard, le journaliste Éric Clément demandait à Fernand Leduc si une telle prise de position serait possible et utile de nos jours : «On a toujours besoin de refaire les choses.Mais ça, je ne vois personne en ce moment pour le faire [.].On vit dans le mou aujourd\u2019hui, dans la ouate [.].La langue fout le camp et on se laisse faire gentiment [.].Mais il y a des énergies latentes, il faut juste qu\u2019elles puissent se manifester.» LES BELLE-SŒURS : LE JOUAL POUR LA PREMIÈRE FOIS SUR SCÈNE L\u2019histoire de cette pièce mythique jouée pour la première fois en 1968 au Théâtre du Rideau Vert se déroule dans la cuisine de Germaine, qui a invité 14 femmes à coller le million de timbres-primes qu\u2019elle a gagnés lors d\u2019un concours.Il s\u2019ensuit des discussions houleuses, de la jalousie et des frustrations.Bien que traitée sur un ton humoristique, cette œuvre reste un drame dépeignant les conditions de vie difficiles de ces femmes issues de milieux modestes.Cette pièce est la première à avoir recours au joual, ce qui provoqua une polémique à l\u2019époque.Depuis, elle a été traduite en plusieurs langues et est toujours à l\u2019affiche dans divers pays.L\u2019OSSTIDCHO, UN NOM QUI EN DIT LONG.«Ton hostie de show, fourre- toé-le dans l\u2019cul ! » De ces ver tes pa roles ad ressées à Rober t Cha rlebois pa r Paul Buissonneau, propriétaire du Théâtre de Quat\u2019Sous où le spectacle devait avoir lieu quelques jours plus tard, est né le nom de l\u2019événement : L\u2019Osstidcho.Buissonneau était excédé d\u2019avoi r à gérer la t roupe de chanteu rs ind isc ipl i - n é s q u e c o n s t i t u a i e n t Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe.En cette période mouvementée de mai 1968, 30 représentations ont été données au Théâtre de Quat\u2019Sous, puis d\u2019autres à la Comédie-Canadienne en septembre, puis à la Place des Arts en janvier 1969.Ce spectacle est profondément ancré dans la mémoire collective des Québécois.LA MESSE DES MORTS D\u2019OFFENBACH En 1972, l\u2019oratoire Saint- Joseph reçoit un invité improbable : le groupe Offenbach, qui va bousculer les traditions en jouant une messe des morts, mélangeant musique rock et chants liturgiques.Si l\u2019événement a choqué une partie de la population, il sera immortalisé par l\u2019album Saint- Chrone de Néant.1 FOIS 5, LA NAISSANCE D\u2019UNE NATION 1 fois 5, c\u2019est la réunion de Jean-Pierre Ferland, Yvon Deschamps, Gilles Vigneault, Claude Léveillée et Robert Cha rlebois .Ce spec tac le organisé pour la fête nationale de 1976 à Québec, puis à Montréal , a marqué les esprits, alors que la foule était portée par un fort courant nationaliste.D a n s l \u2019 a r t i c l e d \u2019A n - dré Duchesne qui commémore les 40 ans de ce spectacle mythique le 24 juin 2016, on lit que ce fut le dernier grand spectacle de ce genre tenu au mont Royal.CÉLINE CHANTE POUR LE PAPE En septembre 1984, le pape Jean-Paul II est en visite à Montréal, et Céline Dion, qui n\u2019a alors que 16 ans, chante Une colombe devant le souverain pontife et un public de 65 000 personnes.Les images de cette jeune interprète alors peu connue feront le tour du monde.LE FESTIVAL INTERNATIONAL DE JAZZ DEMONTRÉAL: UN INCONTOURNABLE F o n d é e n 1 9 8 0 p a r A n d r é S i m a r d e t André Ménard, le Festival internat iona l de ja z z de M o n t r é a l ( F I J M ) e s t devenu u n rende z -vou s incontournableVdes musiciens et amateurs de jazz .Parti d\u2019une poignée de spectacles à ses débuts, le FIJM en propose aujourd\u2019hui plus de 600, avec 3000 artistes venus de 30 pays et 2 millions de visiteurs.Le guita riste américa in Pat Metheny a participé à presque toutes les éditions du FIJM.Sa prestation du 4 juillet 1989 demeure dans la mémoire des festivaliers, alors que 100 000 personnes assistaient à ce spectacle mémorable, avenue McGill College.LE FESTIVAL JUSTE POUR RIRE : QUAND L\u2019HUMOUR SE MET EN SCÈNE Depuis sa naissance en 1983, le festival Juste pour rire a permis à l\u2019humour de se tailler une place de choix sur la scène culturelle québécoise.En 1986, c\u2019est le volet anglophone Just For Laughs qui prend son envol.Le festival a également fait des petits dans plusieurs villes dans le monde.Le festival Juste pour rire, qui présente chaque année 1500 spectacles et est suivi par plus de 2 millions de spectateurs, a été le tremplin de bien des artistes.Ce fut le cas pour le «maître de la métamorphose», Arturo Brachetti, avec sa performance L\u2019homme aux mille visages, dont la première fut présentée à Montréal en 1999 et qui lui valut un succès mondial.LE CIRQUE DU SOLEIL, L\u2019AUTRE VISAGE DU SPECTACLE Créé en 1984 par les artistes de rue Guy Laliberté et Daniel Gauthier, le Cirque du Soleil se démarque par une approche contemporaine, donnant un rôle central à ses acrobates, ses comédiens, et en proposant des numéros sans animaux.Alegría est sans doute le spectacle le plus emblématique du Cirque du Soleil.Sa musique légendaire, ses costumes somptueux et, bien sûr, ses artistes extraordinaires ont émerveillé plus de 14 millions de spectateurs partout dans le monde, dans plus de 250 villes pendant une période de neuf ans.En 2015, Guy Laliberté vend la majorité de ses actions à des fonds chinois et américain.UN CENTRE INTERNATIONAL DE LA DANSE CONTEMPORAINE Avec ses nombreuses compagnies de danse, ses événements d\u2019envergure et plusieurs institutions d\u2019enseignement, la danse occupe une place à part dans la vie culturelle québécoise, en particulier la danse contemporaine.Dans ce champ de créativité bouillonnant, plusieurs grands noms ont fait battre le cœur de la métropole : Ginette Laurin, Marie Chouinard, Margie Gillis, Jean-Pierre Perreault, Paul- André Fortier, notamment.Le créateur Édouard Lock et sa compagnie La La La Human Steps, ont eux aussi révolutionné ce langage artistique.La principale interprète de l\u2019époque, Louise Lecavalier, a fait de la vrille horizontale la signature chorégraphique.Événements et institutions culturels PHOTO PIERREMCCANN, ARCHIVES LA PRESSE En 1972, l\u2019oratoire Saint-Joseph reçoit un invité improbable : le groupe Offenbach.PHOTO RENÉ PICARD, ARCHIVES LA PRESSE La réunion de Claude Léveillée, Yvon Deschamps, Jean-Pierre Ferland, Gilles Vigneault et Robert Charlebois donne le spectacle 1 fois 5, organisé pour la fête nationale de 1976.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La pièce Les Belles-Sœurs a été jouée pour la première fois en 1968 au Théâtre du Rideau Vert.PHOTO PIERRE-PAUL POULIN, ARCHIVES LA PRESSE La prestation du 4 juillet 1989 du guitariste américain Pat Metheny au Festival international de jazz de Montréal avait attiré 100 000 spectateurs.l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 19 L A P R E S S E M O N T R É A L S A M E D I 9 D É C E M B R E 2 0 1 7 «J\u2019Y ÉTAIS!» Le Groupe Maurice rend hommage aux acteurs et témoins des grands événements qui ont forgé l\u2019histoire des Québécois, et à celles et ceux qui l\u2019écrivent encore aujourd\u2019hui.POUR QUE L\u2019HISTOIRE EXISTE, IL FAUT QUELQU\u2019UN POUR LA RACONTER.LES RETRAITÉS NOUS HABITENT "]
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