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Titre :
Le rappel
Éditeur :
  • Montréal :Aegidius Fauteux,1902-1904
Contenu spécifique :
dimanche 9 août 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le rappel, 1903-08-09, Collections de BAnQ.

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[" it 28 it Poe (9 & nm a = now \u2014\u2014 LY es \u2014.Le bon Lafontaine formulait une vérité profonde, lorsqu'il disait: Selon que vous serez puissant ou .mistrable.Les jugements de cour vous ren- \u201cLe Progres dans l\u2019Ordre.\u2019\u2019 JT 1 ANNEE\u2014No 47 Refléchissons ! Si le transport A grande distance des grains et des mntières premières effectu6 avec Une égale rapi- généralement pouvait être par voie furrée dité ¢t À des ment aussi rémunérateurs que par pratiques et progressisles Voisins annéricains dépensé tuant de leurs taux approximative- par voie cau, nos auraient-ils de millions pour l'amélioration Ste-Marie et cu- naux, au Sault ailleurs, et parleruient-ils de creuser de nouveaux canaux géants, au prix de centuines d'autres millions?Notre superbe St-Laurent, route unique, idéale, par son étendue, son ampleur et la richesse de ses rives, est et sera toujours leur cauchemar, tant bien ils réalisent gue le travail artificiel ne pourra jumnais rivaliser avec cette grande création de la na- Lure, si peu que nous entreprenions d'en faciliter une plus complète utili- sution.Aussi les voit-on Épler avec anxiété nos dissertations trop souvent stériles et reculer par d\u2019énormes travaux le péril que rapproche, pour leurs industries de transport, chaeun des timides perfectionnentents que nous tentons À notre navigation fluviale.Cependant le capital américain, si abondant et si entreprenant, jette en quelques mois un ruban d'acier sur partout mi- des distances fabuleuses et, où il le localise, {1 trouve, au licu d'une agglomération do quatre- vingts millions d'habitants, des villes populeuses et des plaines fertiles à relier entre elles.Ceci ne suffit-il pus à démontrer terre est absolument du transport ce que lui procure la voie que lu voie de impuissante à donner nu trafic pur eau, soit au point de vue de Ju rapidité, soit à celui du bon luatr\u2014 ch6?Conçoit-on que, pour ls grain en particulier, 20 ou 25 cuonvuis de che- Min de fer que représente la capacité d'un des steamers actucls des grands lucs, forcés de stationner sur les voies de garage pour permettre le passage des trains réguliers et de ra lentir leur allure aux endroits difficiles, puissent se charger aux élévateurs et se voiturer avec la même rapidité que lo steamer?Si l\u2019on compare d'autre part In dé que subit lu Voie ferrée, de ré gion de montagnes particulièrement, et les dépenses de combustible ct d'équipages du ces Z0 convois, avec celles du combustible ct de l'équipage d'un seul steamer, on se persuade ai- térioration pur suite du roulage incessant millions de boisseaux, dans une sément que les compagnies de chemin de fer ne peuvent abaisser suffisamment leurs taux pour lutter avec les voies fluviales.Ces considérations nous montrent la \u2018justesse de la réflexion: \u2018\u2018Qu\u2019un fer- l'Ouest, trouverait absolu- par \u201cmier de \u201cment ridicule l'idée du charroi \u201cchemin de fer d'un minot de blé jusqu'à l'Océan.\u201d De fait, notre l\u2019acifique Canadien, quoiqu'il n'ait pas de concurrent, n\u2019a jamais songé à se charger du transport par terro des graîns de l'Ouest au-delà du lac Supérieur.Hésitera-t- on à croire qu'il l'eût fait si la chose eut été réalisable et profitable?H n\u2019est donc pas étonnant que déclaration de Sir Van HMorne ait fait la le tour de la presse, comme la révé- AA VIA 7 Trop Innocent ! noir.Lu gouverne- subissons actuelle- \u2018dront blune ou ment ment vient d'apporter une confirmu- que nous tion nouvelle à co comnun proverbe.11 à mérité qu'on lui en fit l'application avec une légère variante: selon que vous serez libéral ou conservateur, lus jugements de lan Chambre vous rendront blanc ou noir.En effet, M.Loye, député de Beau- harnois, accusé et convaincu d'avoir enfreint les dispositions du l'Acte d'Indépendance du Parlement, à Été blanchi, mais très métaphoriquement, mercredi soir, par In majorité 1ihé- CESSE ISDC vale.\u2014 lution, pour les non-initiés, d'un fait d'évidence saisissante et palpable.\u2018Le chemin de fer du Pacifique Cu- \u2018\u2018nadien,\u2014dit cet éminent expert, \u2014ce- \u201clui du Grand-Tronc-Pacifique, ou \u2018tout autre chemin de fer au Cana- \u201cda, ue transporteront jamais vo- \u2018lontuairement un char de blé leurs rails, le long des grands lacs, \u2018jusqu'à un port de l'Est, pour ex- \u2018\u2019portation, pour la simple raison que \u2018cela ne peut être une opération \u2018\u2019yanto.Le problème des moyens de transport dans l'Ouest, ne sera pas sur pa- \u2018\u2019résolu par la construction d'un che \u2018min de fer entièrement sur le sol \u2018scanadien d'un vcéan À l'autre.\u201d Il est de notoriété que le Pacifique Cunudien n\u2019& transpouté, par voie de pour cent des grains et desservir, pen- terre, que six dont la Compagnie a été chargéo qu'il s\u2019est borné à dunt l'hiver seulement, les meuncries d'Ontario.N'est-il pas naturel maintenant que l'impression se fasse et logique do plus en plus forte et universelle Wilfrid Laurier songé sérieusement à construire tronçon du Grand-Tronec-Pacifique, de Winnipeg a Québec et à Monckton?La conclusion s'inpose que sa pré- n'a jamais un que sir tention que co tronçon servira à \u2018\u201cdécongostionner\u2019\u2019 le transport du l'Ouest est ridicule, mais inspirée par une insigne mau- non-seulement vuise fol.Cette autre prétention que ce tron- chemin de colonisa- et lu çon servira do tion pour le Nouvel Ontario Nord caractère.Les seuls embranchements, rayonnant des grands centres ct surtout des ports d'expédition les voisins, sont utiles et nécessuires à de notre province à le même plus la colonisation.Nous saisirons In première oeca- sion de le démontrer.De grace! ouvrons done les yeux a la lumière aveuglunte qui se fait sur cet odieux complot qui so trame, qui portera dans l\u2019histoire le nom de scandale du Grand-Trone-Pacifique, et dans lequel, il faut bien l'avouer, sir Wilfrid Laurier se salit volontairement les mains.11 n'est de trahison nulle part chez ceux qui crient à l'abomination, en présence du spectacle affligeant de lu déchéance morale d'un chef de parti.La trahison contre le pays n\u2019existe que chez les conspirateurs, qui, lo mensonge à la bouche, montent à l\u2019assaut du trésor national, à la suite d\u2019un meneur qu\u2019atteint déjà le discrédit et lo mépris publics.Si le moment est venu de résoudre sans délai l\u2019épineuse question do nos moyens de transport, profitons des leçons que nous donnent les autres peuples.Voyons à l\u2019œuvre les Américains en lutte avec l'insuffisance de leurs moyens de communication naturelle par eau, voyons les Russes aux prises sur la Baltique avec climat sibérien, la rigueur de leur et tournons nos efforts ct nos ressour- perfectionnement ultime liquide, unique ces vers le de ce grand chemin au monde, notre St-Laurent, qui roule à travers la moitié du continent secs Nappes profondes et majestueuses.J.-A.DAVID.I1 n'y a personne qui ne s\u2019y attendait, car avec nos maîtres d\u2019au- jourd'hui, les minorités ont toujours tort.Mais ce n\u2019est pas le succès qui importe, c'est la devoir.Ft ceux qui, pour l'honneur du Parlement ont eu le courage de soulever cette affaire sans espérer réussir, ont pour eux le témoignage de leur conscience satisfaite.Is n\u2019ont pu convaincre ceux qui ne voulaient pas entendre, mais ils se sont abon- diuumment justifiés aux yeux du peuple, et cela anffit, car c\u2019est le peuple qui juge en dernier ressort.En cffet, on ne saurait trop exiger des représentants du peuple une entière et complète Indépendance; au- eun soupçor d'Intérêt personnel ne doit planer sur eux et diminuer Ia confiance da l'électorat en ses lôgiti- mes mandataires.Or, durant l'élection de M.Loye, briguant son inundat: vendre au gouvernement Un do ses terrains.Et de fait, peu uprès, un terrain ap partenant à M.Loye étuit venda au gouvernement libéral, pur lo moyen d'un intermédiaire.Pour un député, qui est élu pour survir le pouple et non pour se servir lui-même, In cho- su Était gravo et demandait une «- quête.Et c'est eutte enquôte que M.Monk a entreprise pour l'honneur du Purlement ct uussi pour l\u2019édificution des électeurs.Il en prévoyait le ré sultut, car dès lu premtère phase, il étail évident quo le siège du la mu- jorité était déjà fait.On n\u2019a même pus voulu permettre, coutre tous les usages pussés, que ln preuve fut fm- primée.Cependant il à ét6 établi que M.Loye uvuit, délà eu connaissance do l'intention du gouvernement d'acheter son terrain: mais M.Loye n juré que lorsqu'il à vendu son terrain, il no savait pas que c'était pour les compte du gouvernement.M.ELoye à juré, et comme il est honnête homme, ce doit être vrai.Et alors, il ne lui reste plus d'autre alternative que de COIMULS disait hier l\u2019Evénement, pour un im- déjà suffisant, pour passer, bécile.T1 c'est que signifient son M.Toye est innocent.Le jeu des El:ctions les électeurs de Benuharnois lui congé aux prochaines élections.décidément trop La rumeur s'est répandue ct a dissolution prochaine élec- persisté d'une du Parlement; la question des tions générales est à l'ordre du Et il faut bien qu'il y ait tout le les a trouvés jour.car mondo quelque fondement À tous ces bruits, plausibles, tout le monde s'attend à cette Gventualité; il n\u2019y ua que les journaux officieux qui la nient, suivant l'ordinaire tactiquo.Depuis que ces rumeurs ont commencé de prendre corps; bien des événements #e sont précipités qui inodifièrent tour à tour l'opinion, tout domine fantôme des élections mais pardessus encore aujourd'hui le prochaines.Ce trois ans qde d'existence, mais le parti neuvième Parlement n'a ministériel ouvait invoquer plu- F sieurs raisons pour hâter l'appel au peuple, et il semblait que c'était pour ldi la seule occasion de conquérir un dernier terme.Aussi songeait-on sérieusement à suisir aux cheveux cetle occasion propice lorsque, avec la récente crisc ministérielle, éclita soudain 1'impopularité de la politique libérale.n put croire alors quo tout serait remis et que le gouvernement attendrait des jours meilleurs.11 n\u2019en est rien cependant, et lus élections tiennent toujours.Sir Wilfrid Laurier, parce qu'il a depuis longtemps défrancisé son esprit et son cœur, ne comprend plus l'âme de ses compatriotes.Ce sont eux qui l'ont fait tout ce qu'il est, récompense en les jugeant Sir Wilfrid Laurier fait l'injure de et il les bassement.à la Province de Québec ne pas croire à son caprit public; il sacrifie, et i} ne songe pas instant qu'elle ait droit de se plaindre.Enfin YU se flatte de l'espoir que _coripatrio- tes ne voiont pas ses fautes et sont déjà trop honorés do le servir.L'es- du la Province de du abuse d\u2019elle, il la un prit moutonnier Québec, tel est le dernier espoir parti IHibéral.Le temps presse, ot sir Wilfrid doit se hâter s\u2019il veut 66 servir encore une fois de ses compatriotes comme d'un piédestal.Et c'est pourquoi nous aurons avant longtemps des élections générales qui arracheront peut-être sir Wilfrid à ses illusions.Sans douto cela n'est pas goût de M.Ficlding à qui il répugne, naturellement do parvenir au pouvoir sous le manteau d'un autre, et qui voudrait bravement se présenter devant l'électorat.Mais, sir Wilfrid fera nisément partager & ses colld- gues l\u2019humiliante opinion qu\u2019il a do ses compatriotes, et M.Fiolding fera taire ses suscuptibilités.du Et In Province de Québec, si, par extraordinaire, le jeu lui échappe permettra à sir Wilfrid Laurier de laisser au lendemain de l'élection, la on lui disait pgrtout, sur toutes les tribunes qu'il n'avait qu'un but, en defense des droits Canadiens-franl çais, aux mains de l'hon.M.Fielding! -\u2014 MONTREAL.DIMANCHE, 9 AOU\u2019 I 1903 AU SECOURS! Son Excelbnee, le Déléguz Apostolique et Sir Wilfrid Laurier ont roçu les délégués des catholiques de Winnipeg: Frank Russell, anglais verti et journaliste, et Thomas Dee gan, irlandais de Québec ct très pulaire au Manitoba.Nous ne suvons rien de ce qui s\u2019est con- po- passé dans ce conclave en miniature, composé de deux grands dignitaires ; l'un religieux et l\u2019autre lnique et de deux pauvres pétitionuaires venus des plaines do l'Ouest porter les plaintes 20,000 catholiques, qui depuls 1890 n'ont pas le droit de donner À de leurs enfunts l'éducation de leur croyance et de leur nationalité.Cu que nous savons, c'est que cette demande des nôtres doit être commandée par lu nécessité la plus in périgâse, et qu'il est bien triste de conclure que peut-être rien encore ne sera fait pour rendre À César ce qui est à César.Ce que nous savons, c'est qu'il ya comme une fermentation qui conl- mence à lever, comme un grondement sourd quelque chose comme l'avant-coureur qui se fait entendre : d\u2019une explosion retenue, mais qui menace d'éclater\u2014La veille du grand vote de Munitoba, on aurait pu donner une interprétation politique À co dernier mouvement: le lendemain on le dénaturer la ne saurait tenter de ainsi: il faut enfin se rendre à triste évidence des faits, et ne hésiter à crier bien haut, que si pas les souf- nôtres là-bas souffrent, nous frons nous-inëmes, et que le cœur d'un peuple comme celui d'un individu, est bien malade, quand un de ses membres est ampulé.Le règlement de 1897 à done 6té une comédie, ln continuation de la comédie jouer aux élections générales de 1896.Lors de la discussion du Bill] Ré médiateur, app-i6 Bill Dickey, a la du gouvernement qu'on avait commenced à dernière session conservuteur, \u2018in député, juge jourd\u2019hui n'avait pas hésité à qualifier de guénille ce bill réparateur qui nôtres an- rendait cependant a tous les leurs droits perdus, comment quali- cet arrangement final et prétendu satisfai- fier alors bâtard qu'on a sant et qui ne vaut pas le papier sur lequel il fut écrit.Nous admettons volontiers que le OZ ARANDA I A bon vouloir de Roblin a bien adouci lu dure position dans laquelle nous avait mis ce cowmpromis proaqu'inavouable, mais ré primer un sentiment de légitime révolte en face de ces bribes d'une li- bertée volée, on face de ces miettes tombées d'une table, où les appôtits du ventre font oublier la parole donnée, et conduisent avouglement au parjure.Quelle moquerio de cotte oonstita- ton qu'on appelle la plus belle constitution du monde! Quel persifiage de la justice, du plus haut tribunal de la justice de notre pays, du con seil Privé lui-même! nous he pouvons Qui aura le courage de briser et de fouler aux pieds, ce vieux cliché que l\u2019on trouve dans toutes les bouches do politicien vainqueur, sous la plume de tout salarié du pouvoir ré gnant! Est-ce que nous avons le droit de puis 1890 de répéter, de boune foi, que nous sommes daus le pays le plus libre du monde?N'est-ce pus nous mientir à nous-mêmes, et ce qui est plus monstrueux, n'est-ce pas mentir À nos enfants, obligés de fré quenter les écoles neutres à Manitoba! On nous répondra l'éternel refrain: pourquoi le parti conservateur n'a-t- il pas réglé cetto fameuse question lorsqu'il était au pouvoir?Est-ce que la réponse ne devrait pas se trouver sur ces mômes lèvre accusatrices: \u2018\u201c DEPUIS LONGTEMPS TOUT SERAIT RENTRE DANS L'ORDRE, SI LAURIER LUI-MEME, CHEF ALORS DB L'OPPOSITION, EUT SECONDE LA LOI PROPO- SEE AU LIEU DE FAIRE LE FAMEUX AMENDEMENT DU \u2018\u2018 SIX MONTHS : HOIST\": Et nous n\u2019hésitons pus à dire qu'- aux yeux de l'histoire, c'est Laurler qui portera comme une tache que les plus belles qualités ne peuvent effacer, la responsabilité de la situation fuites aux nôtres à Manitoba.Les défaillunces de quelques cun- servateurs, même les plus on vue, ne rien À côté de su trompouse opposition.sont UN ANCIEN DRPUT'E.ACARI EIISISISIIOIIININNNN0 Le Grand-Tronc et les Canadiens-Francais S'il est une institution commerciale envers laquelle le gouvernement canadien s'est montré généreux, c'est bien Ia compagnie du Grand-Tronc.Le gouvernement canadien l\u2019a mise au jour, et depuis il n\u2019a cessé de lui donner une aide absolument substantielle.Le gouvernement actuel l\u2019a particulièrement comblé de faveurs.Or, de par la force des choses il est arrivé que ce trésor public où la puissante compagnie n puisé si largement était alimenté en très grande partie par la vieille province de Qué bec.Lo Grand-Trouc fernit donc en sim- ble acte de justice s'il disposait en faveur de nos compatriotes d'une large part do son patronage.ses Le contraire existe.Aucune de positions lucratives ne sont données à des Canadiens-Français.Tous ceux des nôtres qui ont commis l'imprudence d'entrer au service du Grand- Tronc en acceptant des positions peu rénumérées, pouvaient raisonnablement cspérer de l\u2019avance- mont ont été déçus, et tous où à peu pres tous, sont obligés, après quatre, cinq et dix années de service, de voir À se créer ailleurs uno position.11 y a plus.C'est une exception de rencontrer, par i les employés du Grand-Trone, même ceux qui ont constamment affaire au publie, quel- qu'un qui entende la langue frangal- mais où ils re.Les employés en charge des trains ou des gares\u2014d part qu'un trop grand nombre, ignorent les premlers rudiments de la politesse\u2014méme dans les endroits de la province où vous ne rencontrez pas un seul anglais, sont incapables de s'exprimer en français.On comprend quels inconvénients en résultent publie Canadien- français.S'il faut citor des exemples, tous commencerons par la gare Bonever- pour le ture.La ville do Montréal est aux sept- dixièmes canadienne-francaise Or tout Je monde sait qu'il faut considérer comme une bonne fortune de rencontrer à la gare Bonaventure un employé qui s'exprime convenablement en français.Les deux ou trois employés de la gare du la Pointe Saint-Charles n\u2019entendent pas un mot de notre langue.Le seul employé de la compagnie du Grand-Trono À la gare de Belæil, \u2014 paroisse aux dix-dixidmes canadienne française.est dans le même cas.Notre premier ministre Canadien- français, au moment où 11 s'apprête à faire à la puissante compagnie un cadeau de cinquante millions et de cent millions peut-être, ne pourrait-il pas profiter de ses relations #1 cor- dialos avec les autorités du Grand- Tronc pour les induire À traîter les nôtres avec un pou plus de justice.GODFROI LATOUR.HEHEHE HEHE SPE HPP Pte ee \u2014L'homme n'a pas a se plaindre, il est très bien.LOTT.\u2014Un cerf, privé de sa compagne.pleure.LABICHE.> a.\\ Lit ( LAN \u2018\u201c he Canada aux Canadiens\u2019 NUMERO : 2 CENTINS | Poesie J'ous ce rêve; Ju Vis Amour avec Peychô: Non pas le tendre Amour aux ferventes prunolles, Ni la Payché vouée aux fôtes éternelles, Mais sur une martyre un dur bourroau penché.Au tronc d\u2019un jeune saulo il avait attaché D'une chaîne de fer, l'enfant aux membres frôles: Et rouge, il arrachait ses frémissantee ailes, lu sang de sa victime aflreusement tachô.Parfois, lorsqu'il voyait que la douleur trop forte Etait près d\u2019achover la vierge domi-morte, Le cruel e'arrtait pour lui baiser les yeux.Psyché, tu souriais alure d'extase pure: Tu le remerciais de ses baisers pioux; Et l'Amour reprenait son œuvre de torture.PAUL BOURGET.DE L'ENSEIGNEMENT DE L'ÉCONOMIE POLITIQUE Voilà un enseignement que doit inscrire, sans délai, À son programn- me d'études, la faculté de droit de l'Université Laval à Montréal.C\u2019est une bonne nouvelle que vient de lancer un journal de la ville.La jeunesse canadienno-frangaise trouvera là une dernière preuve du profond intérêt que porte à ses jeunes compatriotes, qui se destinent au barreau ou au notariat, le trds dis tingué doyen de la faculté de droit de l\u2019Université Laval à Montréal.L'économie politique, que les parti- cullers et les Etats ont pratiquée, a lu vérité, de tout temps, depuis Aristote et Xénophon, mats dont les lois fnéluctables viennent d'être définies pour bien dire récemment, serait professée, & notre la prochaine année scolaire.Cet enselgnerat n\u2019est pas besoin, de fait.Nul, dans notre pays, n'a pu recevoir, avant aujourd'hui un enseignement quelconque sur cotte scionce si utile, si nécessaire à celui qui veut faire de la politique ou méme simple- sans ment en causer.Qui a jamais entretenu, en effet, notre jounesso sur les besoins humains, la part de la nature et des forces naturelles dans la production des richesses, la génèse du capital et ses sortes, la structure économique de la société, la liberté, la propriété, la responsabilité, la concurrence, la grande et la petite propriété et leur division, l'échango, la valeur, la monnaie, le crédit, le commerce intérieur et oxtérieur et ses manifestations, la théorie de la consommation et de l'usage des riçhes- ses, la population, l'émigration, la colonisation, l'Etat, le socialisme, l'émapôt?Personne n\u2019a encore, à proprement parler, voulu instruire notre jeunesse sur ces intéressants problômes.Il est extraordinaire quo, dans un pays nouveau comme le Canada, où toutes les lois de la production, de la répartition, de la circulation et de la consommation des richesses sont en train d'être appliquées définitivement, aucune école n'ait encore jugé À propos de faire connaître A nos futurs professionnels ou hommes politiques, quels ont ôté les résultats de l'application do ces mêmes lois dans les autres Etats.C'est 1a pourtant une connaissance nécessaire au professionnel qui veut se bien outiller pour les luttes prochaines.Dans cette étude des faits économiques, l'étudiant en droit trouverait le motif d'une foule des dispositions législatives modernes.L'histoire, dans sea récits des relations et des mobiles économiques du passé, y trouverait, tout de méme, son compte.L'économie politique est de plus connexe À toutes les autres sciences.Admettons tout de môme, que l\u2019universalité des bols Économiques est surtout incontestable dans le monde actuel, tout en concédant qua leur universalité dans le temps peut prô- ter À l'application du mot de Goethe, dans Faust.\u2018Was thr den Geist der Zeiten Heisat \u201cDas.ist im Grund der Herven el- gner Geist.Admetleons, encore, que les études statistiques qui aident si puissamment l'étude de l'économie politique université durant -\u2014science d'observation et non aclence expérimentale\u2014, manquent assez sé rieusement dans le pays.Mais, les officiers des différentes administrations sont en train de réparer ce mal.D'ailleurs, les livres do Le Play, les œuvres de LeRoy Beaulieu, de Ttoscher, d'Adam Smith, de Ricardo, de Sidgwick, de Marshall, de Stuart Mill, des deux ne mentionner que lea plus cou- nus, sont là pour aider à la pré- paralion d'un enseignemont de l'& conomie politique facile aux profes- sours et fructueux pour tout le mog~\" de.r Les gens qui veulont s'adonner- A la politique, ou du moins, en causer, sont nombreux dans la provinge.de Québec.C'est donc avec entrain que uous applaudissous À la détermination de notre écolo de droit d'étonére le champ de son enseignement du côté de l'Econorique.Bravo: M.le Juge Mathiou.\u2014 THOMAS NANTAIS._\u2014\u2014\u2014 PIE X Depuis cinq jours, l'Eglise a Pontife; et nous nous essocions à la joie universelle, parce qu'il a 8té trouvé un digne successeur au grand pape Léon XIII.Le puntificat de Ple æ commence en effet sous les plus heureux auspices; l'accueil qui a été fait à aon élection, dans toutes les parties de l'univers, montre assez que le nouveau pape a déjà conquis le respect de tous, comme il conquerra bientôt leur admiration, à l\u2019image de son illustre prédécesseur.Le caractère providentiel qui se manifeate dans toute la vie de I'E- glise, apparaît d'une façon frappante dans ce dernier choix du conc,ave.La Presse Assoclée a repli pendant plusieurs jours les colonnes de tous les journaux de suppositions, de pronostics, sur les chances d'élection de divers candidats.On à donné à penser au monde que l'intrigue ot la un cabale jouaient un role principal dans les élections pontificales.Et volel que, & la grande surprise de tous les prophètes ordinaires, la tiare est tombée sur la Lote de celui auquel personne n'avait pensé, et que tous reconnaissent cependant digne de l'honneur.O'est ainsi que, suivant le mot de Bossuot, les jugements des hommes, se trouvent toujours courts per quelque endroit; et c'est ainsi que l'Eglise laisse toujours aux événe- ments le soin de la vengar.gs Artisans Canadiens Français Pelerinage a Valleyflld La société des Artisans Canadiens- français, fondée en 1876, a payé aux héritiers et A ses membres malades près de deux millions.Cette puissante société, une des plus anciennes de nos sociétés ue so- cours mutuels, fait, dimanche prochain, & la cathôdraie de Valley- field un pélerinage sous le patronage de Monseigneur Archambault, Dans l'après-midi, lea pélering pourront visiter le couvent des sœurs Olarisses.Prix du billet, aller et retour 80c.Départ A 8.00 heures am.A la gare Bonaventure.Retour à 6.00 heures p.m.ta 4 LE RAPPEL RN 2 LE RAPPEL PUBLIÉ PAR AEGIDIUS PAUTEUX, EDITEUR-PROFRIETAIRE J.8.ARCHAMBAULT, 9 Redacteur L.COUTURE Gerant ABONNEMENTS: = \u201cEnville, - - - $2.00paran A l'étranger, - - 200 A la campagne, - 1.00 Tout doit 8tre adressé, \u201cLE APPEL) Boîte à lottres 2184.Bureau : 15861 rue N-tre-Dame Tel.Bell Main 1664.S'adresser le Samedi soir au No.1366 rue Ste-Catherine, entre les rues Visitation et Panet.Tél.Bell Est, 1873.Tél.des Marchands, 1569.\u2014 DEFRUT DE MEMOIRE Chére madame, dit Mme Sa- verdun, aprés les banalités ordinaires d\u2019un début de conversation, ma Visite aujourd'hui est intéressée.Je viens vous demander un grand, très grand service.-juel bonheur! s\u2019écria l'excellente Mme La Fourcade, qui n'avait pas de meilleure joie que d\u2019obliger ses amies.Dites vite, chère petite, et tout d\u2019abord laissez-moi vous remur- cier de me donner l'occasion de vous être utile, si je le puis.\u2014Tout le monde sait combien vous êtes bonne ! Je viens faire appel à votre amitié dans un cas très important.Il s\u2019agit de ma fille Hélène.\u2014Délicieuse enfant! Elle est adorable avec ses yeux d'An- dalouse et son enjouement si juvénilement vif.* Songeriez- vous à la marier\u201d \u2014 Précisément.Elle marche sur 22 ans.L'heure est venue.On m'a parlé d'un jeune homme qui me semblerait convenir sous tous les rapports.un M.Georges Letellier, jeune docteur en médecine, qui commence À se faire connaître et dont la carrière paraît devoir être très brillante.\u2014Maisw je le connais! Au moins de vue.J'en ai entendu dire, en effet, beaucoup de bien .Ce serait un choix excellent au premier aspect; mais, en pareille mastière, on ne sauraib être trop prudent.Îl faut se renseigner de facon sérieuse, \u2014 Justement.C'est pour cela que j'ai recours à Vous.Si je m\u2019informais moi-même, on devinerait bien vite pourquoi, et j'aurais l\u2019air de jeter ma fille à la tête de ce jeune homme, tandis que vous, avec Vos re lations nombreuses.votre \u2014J\u2019ai compris.Soyez tranquille, ma toute belle.avant trois jours vous saurez le fort et le faible de M.Letkllier.sans être compromise en rien.Lais- sez-moi seulement inscrire son nom sur mon calepin.Vous savez que j'ai une mémoire abv- minable.Là! Voila qui est fait.Comptez sur moi.Mme Saverdun était & peine partie qu\u2019on annonça Mme Brunière.Par un étrange | hasard, la même scène recommença.La nouvelle venue avait, comme la précédente, une fille à marier\u2026 On lui parlait d'un parti.M.Louis Dailly, jeune avocat, qui donnait les \u2026plus belles espérances.Si Mme La Fourcade, toujours si bonne.voulait bien s\u2019informer\u2026 savoir.\u2014Ce sera fait dès demain, mignonne, répondit celle-ci, dont l\u2019obligeance était toujours prête.Nous disons Louis Daillv, avocat.Je suis obligée d'écrire.Mon calepin est pour moi comme le caniche pour un aveugfe.Je ne peux pas marcher sans lui.C\u2019est une cruelle infirmité que la mienne.Imaginez-vous que, l\u2019autre jour, ma belle-fille m'a demandé d\u2019aller au \u201cLouvre \u201d lui acheter dix mètres de damas jaune pour son salon.Je ne l\u2019ai pas inscrit\u2026 et je suis allée au \u2018Bon Marché\u201d lui acheter quinze mètres de drap vert.C'est terrible! Mais a présent que M.Louis Dailly est couché sur mes tablettes, tout sera fait comme vous dé- Mme La Fourcade n\u2019était pas de ces personnes qui promettent beaucoup et qui ne tiennent rien.C\u2019est bien en réalié qu\u2019on pouvait dire qu\u2019elle était la meilleure des femmes, serviable, complaisante, empreesée et ajoutant à ce dévouement incessant une qualité plus rare encore, ¢\u2019¢tait de ne jamais faire valoir ses services et du paraître toujours elle-même l'obligée de ceux qu\u2019elle assistait.\u2026 Dès le jour même, clle se mit en campagne, et il lui fallut peu d'efforts pour obtenir, presque simultanément, des renseignements très complens sur Louis Dailly et Georges Le- tellier.Sur l\u2019un comme sur l\u2019autre, l\u2019enquête fut complètement satisfaisante.Louis Dailly était un garçon d\u2019'intet- ligence vive.de nature ouverte, très expansif, tres gai; Guorges Letcllier, plus grave, plus posé, comme l\u2019exige sa profession, mais d\u2019esprit et de cœur élevés.Les deux jeunes filles, très différentes aussi l\u2019une de Fautre, se trouvaient également bien donées, chacune dans son genre.Quels excellents ménages ces deux jeunes couples allaient faire! Vite.Mme La Fourcade écrivit, 4 ses deux amies en les invitant à dîner, l\u2019une pour le lendemain, l\u2019'aurre pour le surlendemain, chacune avec sa fille, bien entendu.Dans les deux lettres, elle annonçait que \u2018le jeune homme\u201d serait parmi les convives et que les informations prises sur lui étaient excellentes.La mère pouvait suivre son projet en toute confiance.Les deux mères furent enchantées et.les deux filles aus si.Celles-ci n\u2019étaient pourtant pas dans le secret, Mais rien qu'à la manière dont on leur recommande de soigner leur coiffure ou de choisir telle rohe qui leur sied particulièrement bien, elles ont bien vite deviné qu'il v a un prétendant sous roche.Elise et Hélène, fort dissemblables au physique et au moral, n\u2019en étaient pas moins toutes les deux charmantes.l\u2019une représentant la grâce vigoureuse, l'autre la grâce éthérée.Mais toutes deux représen- tuient, en somme, ln grâce, qui prend chez la femme les formes les plus diverses, ce qui no l'emp°che pas d'être toujours la grâce.Filles avatent, quoique inconnues l'une à l'autre.encore ur point de similitude, c'était de n'être aucunement hostiles au mariage \u2014 au contraire:\u2014 surtout, pensait Hélène, s'il s\u2019agissait de ce jeuno homme que lai vu l'autre jour au bal des Leourneur, qui m'a fait danser trois fois et qui semblait me trouver trés à son goût; surtout, sc disait Elise, si un hasard heureux faisait que le prétendant fût ce jeune homme qui, au bal des Letour- neur, n\u2019a pas dansé une seule fois, mais m'a regardée tout le temps avec des yeux si profonds et si sérieux! Hélène fut fixée la première: elle était du premier diner.En entrant dans le salon, ses yeux brillèrent de contentement.Un invité, déjà arrivé, causait vivement aveu Mme La Fourca- de.C'était son danseur! Si sa surprise fut joyeuse, celle de sa mère toucha à la déception quand la maîtresse de maison.avec un clignement d'yeux significatif, lui présenta M.Louis Dailly, une des gloires futures de notre barreau.Evidemment, il v avait erreur.Mais il fallait se résigner, ne fût-ce que pour ne pas blesser cetre bonne Mme La Fourcade.A table, le jeune invité montra tant d'esprit, en même temps un tel empressement près d\u2019Hélène, que Mme Saverdun, d'abord troublée, en arriva à se dire: \u2014Après tout, ce jeune homme est charmant.Mme La l\u2018ourcade m'a dit avoir sur lui les meilleurs renseignements.Je ne suis aucunement liée vis-à- vis de l\u2019autre.Si celui-ci plait à Hélène!\u2026.Et comme dans un rapide à parte, elle posa cette question à sa fille, Mme Saverdun fut fixée en voyant l'élan avec lequel Hélène lui répondit: \u2018\u201cOh! oui, maman'\u2019\u2019 Avant de partir, M.Louis Dailly avait été informé que Mme Saverdun restait chez elle les mardis soirs et serait très heureuse s\u2019il venait y prendre une tasse de thé, ce qu\u2019il ne manqua pas de faire, ni le premier mardi qui suivit.ni les autres.Mme La Fourcade reçut.le kendemain, son autre amie Mme Brunière, qui pensa tomber des nues quand en lui présenta M.le docteur Georges Le- tellier.Georges Letellier?Qu'a- vait-clle à faire avec ce médecin?Vainement, cll chercha des yeux parmi les convives, un autre jeune homme présentant la physionomie d\u2019un prés tendant.En dehors de lui, aucun des invités oe pouvait cacher la cinquantaine.Qu'est-ce que ccla voulait dire\u201d Pendant le diner, son voisin, un membre de l\u2019Académie de médecine, lui fit un tel éloge du Dr Letellier, qu\u2019elle le regarda plus attentivement.Elle le trouva fort bien, et constata que ¢\u2019était certainement l'opinion d\u2019 Elise, plongée avec lui dans une conversation tellement intéressante, que tous deux en oubliaient de manger.La jeune fille paraissait si heureuse, qu'au dessert Mme Brunière se dit: \u2014Et pourquoi pas celui-ci au lieu de l\u2019autre?En somme, je n'ai aucun engagement, et il m\u2019agréérait fort d\u2019avoir pour gendre un médecin, moi qui suis si souvent souffrante.11 faut savoir ce que pense Elise.Elle n\u2019eut pas à le lui demander.Sa fille et le docteur.assis dans un coin du salon, continuaient leur entretien, avec un si visible plaisir que la question était superflue.Quelque temps après, tes deux mariages étant décidés, les deux mères se rencontrèrent chez Mme La Fourcade.\u2014Eh bien! mes chères amies, êtes-vous heureuses?demanda celle-ci.\u2014 Entièrement, ct nos filles encore plus.Hl n'y a qu'un petit point qui m\u2019intrigue, dit Mme Saverdun.\u2014 Comme moi, fit Mme Bru- nière.\u2014Le jeune et charmant homme qui va re mon gendre n'est pas celui dont je vous ai parlé, riposta la première.\u2014Et je suis dans le m\u2019 me cas, ajouta la seconde.\u2014Ah! mon Dieu! s'éerin Mme La Fourcade, en se frappant le front.Encore ma maudite mémoire! Je n'avais ins crit sur mon calepin que le nom des deux jeunes gens, sans indiquer la jeune fille dont il s'agissait pour chacun.Quai je fait?\u2014Le bonheur de nos enfants, répondirent les deux mères.à: nous vous en bénissons.Vous l êtes si excellemment bonne que vous faites le bien, même en vous trompant: vous rendez service, même en manquant de memoire.$S.BOUCHTERTT.rs Henri Rochefort et Jules Simon.M.Henri Rochefort, dans © l'Intransigeant', conte ce trait de Jules Simon à propos de l'inauguration récente du monument de la place de la Madelcine: En ce qui me concerne, il est surtout deux hommes auxquels je dois la vie: Edmond Adam et Jules Simon.Alors que, claquemuré dans la prison cellulaire de Versailles, j'y attendais tous les jours ce que beaucoup de ceux qui m'avaient emprunté de l'ar-e:+ :;.belaient un \u201clugubre: Saute marquis!\u2019 Jules Simon luttait de toute son énergie contre le crapuleux Cissey, l'assassin du depute Milliére, ce honteux ministre dont je me suis d'ailleurs bien vengé, répétant tous les jours au conseil que l\u2019armée réclamait ma mort.À quoi Simon répondait: \u201cOn ne tue pas un homme pour des articles de journal.Vous nous ramenez aux temps des Jean Huss, des Etienne Dolet.En outre, Henri Rochefort a fait partie d'un gouvernement auquel Jules Favre, Gambetta, Ernest Tieird ct moi appartenions aussi.sa condamnation à mort serait pour nous un dangereux pré cident.\u201d Plus qu\u2019aucune autre considération toucha le Thiers, qui dit nettement: \u2018Il ne maurra pas.Je ne veux pas faire aux honapar- tistes le plaisir de les débarrasser de leurs pires ennemis.Son sang retomberait sur ma mémoire.\u201d Et, le soir même, il invita Edmond Adam à diner pour le prier de me faire savoir «que j'avais la vie sauve.Après un service personnel aussi sérieux, il me serait difficile, on én conviendra, de ne pas garder à Jules Simon une forte pointe de reconnaissance.cette petit Fumez le Cigare EL PRESIDENTE 10c.ON VALL OFFRES SENSATIONNELLES DU MOIS D\u2019AOUT.MEUXXEEEALAENENTENIEEIEEXENETEXETE FEXXEXEZ ETE TERETE EE ETRE T XIE RES sr-chTHERINE er moNTOALM DEMAIN, le IO courant Ouverture d'une Vente Populaire de Fin de Saison Nouvelles attractions dans toutes les plus belles lignes de HAUTES NOUVEAUTES, MODES ELEGANTES et CONFECTIONS ARTISTIQUES Nous n\u2019insistons pas sur la valeur de ces ; ; marchandises que les véritables connaisseurs préfèreront juger eux- mêmes, Aussi les personnes économes et les gens de bon goût jugeront tout de suite qu\u2019il y va de leur intérêt personnel de nous visiter dès le commencement de cette ; Vente Extraordinaire ou les Meilleurs Lots seront Rapidement Enleves, Que chacun profite de l'aubaine et lise attentivement la liste suivante de quelques-unes de nos valeurs et de nos | PRIX D'ATTRACTION plus belles couleurs.Lleu marin, brun, noir, et 25 doz.de blouses en soie \u2018 du couleur, vatant $3, a 33.$2.79 | Pour cette semnine seulement les 3 duz.de jupes en melton de couleur gris\u201d Rainy day skirt\u201d Pour 81.9 b doz.d\u2019échantillonsde blouses blanches ors; bei ©, bleu pile, rouge, rose, gris-pile, alant 1.00 ae Pile.Tant de 40 50e 10 doz.de jupons carrenutés, noir et blanc, avec 3 frills, pour 79e lencienne, collet étole.Valant duc À 51,20 - - - - 20 doz.de blouses blanches en linon, garnies avec broderies et dentelle Vu- 5c 15 menteaux en canevas noir garnis avec appliqué de soie noir et 86 00 ruche en soie.Valant $18.- : 19 blonses blanches en moussell suisse brodée, Valant de $2,60 à Spode Vlant 32004 81.00 5 doz.de Wrappers en indienne de couleurs assorties, avec frills, 79c Valant $1.40 pour - - - 3doz.de boas en chiffon noir, blanc > : iffo 500 vgs de satin mercerlsé, couleurs et noir, noir et blanc, jolie pour 19 c 7 assorties, jolis dessins.Valant 25cts.l\u2019our - - - - 15c convenir.Valaut $1.50 pour - i 5 douzaines de chapeaux de paille, balance du stock d'été, de 75 25¢ cts 4 $1,50.our, ~~.\u2019 Chapeaux garnis.vendus à 50 pour d'escompte d'icr à In fin d'août.1009 vs de mouseline de couleur, trés nouveaux dessins de fan- 15c HW ves de gaingan de fantaisie, couleurs iissorties, soie et toile.3000 verges de broderie Üe linon, hon- Valant de et Se.Pour - - ne largeur, Valant 7es, 8ctset 10 Be cts, Pour - - - - = Cc | tiaisie, Valant 30e, JUc.Jour i | 500 vgs de ruban talletas, tout soie, | Un lot d\u2019étoffes à rohes, couleurs satin Lyon, satin Duchesse, couleurs | Mnies, et blanc et fleuri de fantaisie.Assorties, largeur, Ÿ pouces, 25c ; Demandez à tes voir, Prix ré- : Valant 50e à 75e.Dour - - ther.Sheep dt, Pots - - Be ON VALLIERES Angle Ste-CATHERINE et Montcalm.-\u2014\u2014\u2014\u2014 9802232 ES Ru National {rangais Comme nous avons annonces déjà C\u2019est demain que s\u2019ouvrira la saison 1903-19
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