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Titre :
Le rappel
Éditeur :
  • Montréal :Aegidius Fauteux,1902-1904
Contenu spécifique :
dimanche 11 octobre 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Le rappel, 1903-10-11, Collections de BAnQ.

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[" ep A l'Ordre.\u2019 \u201c 2 ANNEE\u2014No 4 \u2018\u201c Le Progres dans Zan MONTREAL.DIMANCIE, 11 COMME QUOI M.PARENT N'A JAMAIS EXISTE Une femme d'esprit disait: le bou- heur est un être dout on purle jours et Que personne n\u2019a jamais vu.On en peut dire autant de ce problé- watique personnage que l'on uppelle Nous a tou- Siméon Napoléon Parent.vons assisté à toutes sortes d'assemblées et il ue nous a jumais été donné d'entondre ce puissant orateur : nous uvolis parcouru la province el il nous u jamais été donné d'uperce- homune immense; nous u- voir cet vons frappé & la porte ds son domicile présumé et, après de longues heures d'attente, nous sommes e r tournés sur nos pas sans avoir été reçus.Comme cela dure depuis très longtemps et que beaucoup d'autres, as- sure-t-on, éprouvent lu même légitime impatience, nous avons COMMICH- cé de nous inquiéter et nous nous sommes demandé si nous n\u2019étions pas les victimes d\u2019une odieuse fumisterie.Hélas! oui.pénible, reconnuissons que l'on s\u2019est S.-N Parent.Bien que l'uveu soit moqué de nous: l\u2019hon.na jamais existé.Ou s\u2019en doutait bien un peu, puisque personne n'avait jamais vu Ja couleur de ses yeux ni entendu Je son de sa Voix, mais nous ne pouvions que rester en suspens lorsqu'on nous contait tous les jours quelques nouveaux exploits de ce hôros invisible.Or nous flattous d'avoir trouvé la solution du mystère: M nous Parent est un personnage allégorique, sorti tout armô du cerveau de M Ernest Pacaud.M.Pacaud qui est jovial et.dont l'on né pourræ jamuis trop se défier, w voulu se puyer lu tète des Canadiens en leur faisant croire que c'était arrivé; mythologue passionné, il a construit une fuble assez ingénieuse sur le modèle antique, en l'agré- mieutant de détuils modernes et en laissant à lu presse le soin du Vl'ue- créditer.1! suffisait que le doute nous fit ouvrir un peu les yeux pour que nous déjà frappantes entre certaines fables saisissions quelques analogies anciennes et certaines aventures du prétendu S.-N.Parent.dieu des marchands et N'étuit-ce pas à Mercure, le aussi des athlètes qu'avait songé M.Pacaud en Fnaginant son héros fic tif?jes recherches un peu plus approfondies, il devient évident que plutôt Phébus-Apollon fumiste Mais une fois l'éveil donné et c\u2019est qu'a voulu copier le québecquois, se rappelant le titre de son journal.M.Parent, c'est personnifié; et nous allons voir com- en effet le soleil ment son auteur u pu lui fabriquer une uxistence vraisemblable, en mê lant, sous Un voile assez transparent, l'astronomie avec la mytholo- gle.Si stupéfiante ou'elle soit, au premier abord, notre assertion sera abondamment prouvée, si nous faisons voir que tout ce qu\u2019on n dit de S.-N.Parent est emprunté du grand ou d'Apolion, le démonstration astre, Dicu-soleil.Nul doute que notre convaincra tous nos lecteurs.D'abord notre légendaire héros s'appellerait, Siméon Napoléon DPa- rent.Nous croyons que c\u2019est surtout pour faire montre de son savoir linguistique que l'inventeur nu tirés respec- #3 ainsi choisi trois noms, Le petit czar de tivement, de 'hébreu, du gree et du latin.Le pranicr now, Siméon, ne nous semble pus avoir d'autre d'uccentuer rai- suu d'être en téte, l'audace de celui qui lança cette & que tonnante légende, attendu qu'il si- guifie, par sa racine, ruear, fausse runieur; Mis les deux autres s'appliquent très bien nu soleil.On sail en cfiet, que parent, \u2018\u201c pa- reus\u2018\u2019 eu latin, veut dire: père, Vir- gile appelle le soleil: parens luminis.Or personne u'ignore non plus que les plus anciens palens considéraient le soleil comme le Père du monde, et que née aujourd\u2019hui les peuplades sauvages udorent lastre du jour, en tui criant à genoux: Père! Père! Muis surtoul ne voit-on pas quelle analogie il y au entre Napoléon ct Anollon qui est le nom donné par les poètes au soleil.Bien plus la signification de ces deux noms est identique; ils dérivent de deux vorbes grecs qui ont le même sens: externui- ner.L'armée grecque, lit-on dans l'Ijade d'Iomère, eut beaucoup à souffrir, devant Troie, des chaleurs excessives: l'imagination des poètes transforma les rayons ardonts de l'astre en flèches enflummées que le Dieu irrité lançuit de toutes parts et le soleil fut dès lors appelé Apollon ou extergiinateur.Le préfixe \u201cnai\u201d où ne, ne servant qu'à affirmer en grec, Napo- Icon veut dire: véritable exterminateur.5.-N.Parent blement Apollon où le soleil.est donc vérita- L'uilleurs, malgré que nous ayons dépensé en pure perte notre indignation contre uu funtônie, n'avons- Hous pus pris l'habitude de consider S.-N de nos forêts.l'exterminnteur fléau Et ceci confirme Parent comme comme le de nos grands bois.encore notre opinion.Quel est en réalité le plus grand ennemi de nos vastes forêts si ve n'est le soleil ?Les désustreux incendies qui ont dé- Vaslé notre province récemment en coru étaient causés par la sécheresse, par l\u2019ardeur torride des rayons du done à Apollon qu'il soleil.C'est faut s'en prendre du dépouillement de nos richesses forestières et non pas à M.Parent puisqu'il n'exista jamais.Que sitil-on encore de ce fabuleux SN.Parent?protection d'un nonuné Laurier, il On dit.que sous la parvint à se (resser Une couronne et à su bâtir un picdestal.Or.si nous ouvrons l'Mistoire \"Apollon, tome XX1V, p.87.nous y lisons que, lu uymphe Paphné, ayant obteuu d'étre changée en laurier, pour Éviter ses poursuites, le dieu cueillit une branche de l'arbuste ot s'en fit une couronne.Sans doute lu fable à Gté ha- bilemnent transformée, muis on la re connaît encore uisément.Toujours selon la fable, S.-N.Parent serait premier-ministre, et il aurait sous lui 7 autres ministres.Mais le soleil n'est-il pas lui.le pre- nier ministre des astres, le grand distributeur du patronage de la lumière, et ue semble-t-il pas que par ces 7 ministres on veuille entendre les 7 jours de Ia semaine qui défilent sous le soleil et reçoivent tout de lui?S.-N.Purent cumulard éhonté, serait, paraft-il, un il serait à la (Quebec Dans un de ses roles d\u2019anti-patriote \u2014_@\u2014 Le boss Sim, qui mêne notre bou- réal, sous les auspices de la Société tique provinciale à Québec, a fait Générale de Colonisation, qui leur parler de lui très fort, durant la avait procuré cet agrément à des dernière semaine.Et ce fut d'une manière bien peu avantageuse.1! méritait certes d'être flagellé encore bien davantage.Voict les circonstances où le bonhomme s'est signalé de nouveau, comme il ne rate jamais uno occasion de le faire, au mépris, à l\u2019indi- guation de ses compatriotes qui le subissent.C'était mercredi dernier.Une cou- plo de cents culuns de la région La- bolle étaient en promenade à Mont- conditions très favorables.Il y avait soirée de gala au Cabinet de Lecture Paroissial, en l'honneur de tous ces vnillants défricheurs et pour s\u2019occuper de leurs intérêts.Le sieur Parent avait été invité à la fête, en sa qualité de Premier-Mi- nistre et de Commissaire des Terres de la Couronne, c'est-à-dire celui qui peut et devrait accorder de la terre aux colons mais qui, dans le cas de ce Parent.lu leur refuse obeting- ment.fois père el aire, ete; mais le #50- leil n'est-il pas précisément le plus grand qui puisse ôtre?C'est lui qui ubsorbe tout duns le cumulard système planétaire; c'est autour de lui que tout gravite.encore S-N.Pu- illustré par l\u2019établis- On raconte que rent, se seruit sement d'une célèbre commission de 8 meinbres, dite de la colonisation et chargée de rendre À sa place des vra- qu\u2019il tré cles; comment n\u2019a-t-on pas vu s'agissait tout simplement du pythonisse, de Delphes, n\u2019est même pied\u201d de la prétresse d\u2019Apollon.11 pus impossible que le fameux abbé Thivierge dont on a tant parlé fut aussi allégorique que tout le reste ct ne représentdt rien autre choso que la Pythonosse elle-même.Si l'on en croyait les journaux, M.Parent serait l'avocat le plus achalandé du pays, mais ne plaideralit jamais, laissant ses (quatre associés trafner son char doré le long du Pactole; mais qui ne voit que ces quatre associés ce sont les quatre chevaux, ou les quatres saisons qui tratnent le char en feu du Soleil?Enfin, car nous n\u2019en finirions pas, on n parlé d'un pont que M.Parent c'est l'arc-en-ciel, lumi- aurait construit: cette arche immense, ce pont neux que jette le soleil au dessus l'horizon par lu seul jeu de sa lumi@- re.On a parlé d\u2019un exploit merveilleux par lequel il aurait brisé les \u2018colonel\u2019 américain et tombés duns un affreux guet-apens: il n'y a pas à s'y méprendre, c'est Apollon qui de ln prison où l'ont enfermé les géants.fers d'un d\u2019un compagnon d\u2019infortune, délivre Mars Ou a parlé d\u2019une lutte mémorable où Napoléon auralt vaincu d\u2019un seul coup de son énormne poing un terrible adversaire du nom de Philippe: évi- deminent il s\u2019agit de la lutte musicale entre Apollon et Marsyas, et si on a changé cela en partie de boxe, c\u2019est affaire d'adaptation seulement.Nous en AVons assez dit pour montrer jusqu'à l'exaspération même de l'évidence que S.-N.Parent n\u2019a Jaque, conséquomment, des mais existé et pouvait être au Théâtre comme l'a il ne l\u2019autre soir, annoncé un journal de Nouveautés, faussement notre ville.Nous espérons que la légende est muaintenant Étouffée ct que, ne prenant pas des vessies pour des lanternes, c'est-à-dire, la mythologie de M.Puacaud pour une histoire, notre population s\u2019exposera dans est éclairée ne tète baissée d'aussi humiliants panneaux, 11 plus à donner grandement temps de nous reprendre, car l'aventure est un excellent pendant à l'affaire Humbert.ll n\u2019y avail moindre petit million flans le coffre-fort de Thérèso; il n\u2019y moindre petit Parent ni pus le a pas lo dans nos plaines ni dans nos bois.Après la claire, lumineuse et onso- leillée démonstration que nous ve nons de fuire, cela doit paraître tout simple que M.Parent soft un mythe, mais qu'on nous permette de dire, avec un légitime orgueil et avec Christophe Colomb: Oui, maïs il fallait y penser.VINDEX.M.Parent s\u2019en vint à Montréal, ce Etait-ce pour se rendre à l'invitation des colons; pour griefs; pour se mettre en mesure de leur faire justice?Pas du tout.Il s\u2019en allait tranquillement \u2018\u2018honorer\u2019® (?) de sa suffisante présence le spectacle qui se donnait au théâtre des Nou- soir-là mêmo.entendre l'exposé de leurs veautés.Qu'importent à M.Parent les plaintes et les souffrances des colons qu'il pressure, pourvu que son omnipotence rigole tout à son aise?Mais là ne devait pas se borner le affiché par le czar Simon pour les colons, ces héros modestes, nos fils, nos frères, nos amis, qui se sont voués, en dépit des obstacles de la nature cet les persécutions de l'E- tat sous la conduite d\u2019un Napoléon de contrebande, au grand œuvre de développer le patrimoine national.Le lendemain de la séance où ile avuient vainement espôré le rencontrer, les colons délèguent vers M.Pa- dédain Sib rent leur député, M.Major, et trots de leurs plus dignes curés pour lui oxposer leurs très légitimes doléances et prier Qu'il cesse d'étouffer leur désir de vivre.Le courtois M.Parent n'entend pas qu'on l\u2019ennuie, surtout quand il s\u2019agit de cette race qu\u2019il abhorre, celle des colons, les pionniers de la Patrie.Sans cérémonie aucune, 1! \u2018pose un lapin\u2019\u2019 à ce mandataire du peuple, a Ces trois pasteurs des Ames.Il éconduit proprement, en décourageant une fois de plus leur vertu de patience À attendre ses appoints.Il s'épargne la gêénamte entrevue et fait dire ensuite, par les gazottes a sa dévotion, qu'il n\u2019y peut rien, le cher homme.Ce n'est pas sa faute à lui, si les délégués des colons du Nord L'out pas voulu lui donner du temps.Ces uniessiours sont trop pressés, vraiment: ils n'ont consenti à faire un- tichambre que pendant un peu plus d'une heure, à la porte de l'antre où le grand pontife provincial rendait ses eracles.Ce prétexte ridiculo ne trompera personne d'autre que les naïfs ou les rusés pour lesquels, comme pour Su Majesté autocratique Simon-Napo- léon, l'œuvre vitale de la colonisu- Lion n'est qu'un leurre, un embarras, un empêchement à danser en rond.S'il existe encore une opinion publique dans la province de Québec, et nous Croyons assez au bon sens de nos compatriotes pour l'espérer, M.Parent n'emportera :pas sans mé lunge dans la tombe la joie Qu'il éprouve À se moquer des gens aussi cyniquement.TI faut compter Que l'indignation populaire, convenablement édifiée sur lee pratiques abusives, les procédés tyranniques, les audaces idiotes de ce potuntat de mince calibre, le chassera bientôt dans la vie privée, en le marquant au front du stignate de la réprobation de ses concitoyens.PROSPER LAPATRIE.-_ Un Transcontinental National les Voici un entrefilet emprunté à nos derniers iournaux de commerce.I uiérite d'attirer l'attention et prouve Jl'évidente supériorité du plan Borden sur le plan Laurier, en saine économie.Lisons: \u2018Le Grand-Tronc et le Pucifique, à partir du B octobre prochain, augmenteront le taux de fret pour le transport différents points de la province d\u2019Ontario jusqu'aux provinces Maritimes.Au lieu de 1 1-2c par 100 livres, Ye fret coû- deux centins par du grain des tera maintenant 100 Ibs.\u201d N'est-ce pas que si 1'Intercolonial, le chemin de l'Etat, traversait Ontario jusques aux grands Lacs, pour les relier aux provinces maritimes, il pourrait maintenir une concurrence suffisante pour empêcher l'exploitation, l'hiver, de la province voisine par une combinaison des taux chez nos deux seules compagnies de transport?Qu\u2019on réfléchisse et qu'on réponde! H.ANBOIS.I NOUS EN DÉBARASSERA ?Si M.Parent s'était soirée du 7 octobre, comme l'aurait fait un ministre soucieux de son devoir, rassuré sur la justice de Bes méthodes; si seulement il eût daigné prêter l'oreille aux porte-paroles des colons, il en eût appris de belles sum lo compte des résultats désastreux de sa politique anti-colonisatrice! T1 eût entendu son propre partisan, M.Major, le député provincial d'Ottawa interpeller M, le ministre Gouin et lui jeter cet anatbôme: \u2018M.le ministre, les colons veulent savoir si le gouvernement va bientôt se décider à los délivrer de l'oppression des \u2018\u2018lumbermen\u2019\u2019, rois de nos bois et de nos terres, grâce à la funeste complaisance de l'État; des \u2018\u2018lumbder- men\u2019' qui étouffent la colonisation en lui tenant le pied sur la gorge, avec l'assentiment du pouvoir provincial!\" Il eut entendu un vaillant curé s'écrier, sur le ton d\u2019un patriotisme exaspéré: \u2014 \u2018Messieurs les ministres nous prêchent la confiance, l'espérance, la patience: c'est beau tout cela, mais qu'on nous donne seulement de la terre libre; quelques bouts de che- rendu à la mins pour en tirer partie, et nous w'importuncrons plus personne de nos réclamatious \u2019.Il oût entendu, M.Parent, proclamer do dix façons différentes, par les bouches les plus autorisées, que dans notre vaste et riche province, de Québec, il n\u2019y a pas de lots immédiate ment disponibles pour lea colons, le ministre des terres les ayant systé- matiguement tous mis en réserve au bénéfice des marchands de bois.Mais M.Purent no voulait rien on- tendre de tout cela, car à défaut de conscience, dont il ne lui reste guère plus, le spectre de la colonisation Qu'il achève de tuer eût pu se dresser ensuite devant lui et troubler su digestion de sybarite.M.Paront fait le sourd, M.Parent fait l\u2019aveugle; comme l'autruche, la tête enfouïe dans le sable, il croit s'être mis à l'abri de l'orage qui s\u2019amoncelle et va le chasser, avant longtemps, tel un fétu de paille, luin des gras paturages du pouvoir où se prélasse son encombrante insignifiance.Le sæzar Napoléon-Simon ne veut rien voir, rien entendre qui puisse déranger ses desseins égoïstes.11 a résolu qu'il se débarasserait, coûte que coûte, de la eolunisatiou, cette blague! et des colons, ces importuns!\u2014selon l'opinion de sa hautes- so\u2014; qu\u2019il donnerait en pâture exclusivement aux marchands de bois, ses amis, ses bailleurs de fonds, le domaine national qu'un funeste sort a livré à sa discrétion.C'est a gémir de penser que ljavenir de la race francaise +m cette province de Qué bec peut se trouver el longtemps compromis impunément, abandonné aux caprices d\u2019un ôtre qui mé riterait d\u2019être interdit pour prodigalité au détriment de la province de notre peuple.faire Il n'y a rien À espôrer, hélas! Tant que le czar Simon sera le maitre, sans contrôle parlementaire, ui populaire, il nous faudra subir ce régime démoralisateur, qui ruine la colonisation pour enrichir quelques grus financiers.Oh! ceux-là, M.Parent a besoin de leurs bonnes grâces et de leurs écus, pour l'aider à 'së gaguer une majorité dans lc plus grand nombre des comtés de la province, où l'on n'a cure de Ja colonisation, de sa portée économique, sociale ot patriotique, affirme le triste personna- gt.Et il leur en fait accumuler des \u20acé cus ot des piastres, suns la moindre vergogue, dussent les colons en p& rir de misére! T1 ne songe pas même à s\u2019en disculper, il ne tente pas de s'en excuser, comme son collègue M.Gouin a vu lu candeur de le risquer pour lui\u2014ob! bien timidement! 11 est le maitre, #.Parent, le mai- tre de la province; du moins, il se croit tel.sa guise.Et il eu use, il en abuse à Qui donc donnera le coup de pied sauveur qui flanquera par terre cette statue d'argile?Où est la main armée du glaive Gvengeur devant couper le fil de vie qui reste encore à cetle insolente tyrannie?Ah! les Major, les Bourassa et tous les autr:s députés libéraux qui sentent profondément, comme ceux- là, les hontes et les dangers du ré gime Parent, pour l'honneur de la Patrie et l'avenir de la race, s'ils avaient le courage complet de leurs opinions!\u2014S'ils voulaient seulement porter devant les Chambres du pays, oux les mandataires du peuple, les révendications vigoureuses que l'indignation arrache à leur discipline de partisans, sur des terrains neutres comme la soirée des colons, les cercles d'intimité ou les dénonciations anonymes dans les gazettes, il nous semble que cette farce macabre ne pourrait durer longtemps.Une attitude bien tranchée que prendrait ainsi contre lui et ses œu- vres, sur cette question au moins, des hommes en vue de son parti\u2014 à l'instar de M.Lane, le député de St- Roch, A Québec\u2014aurait bien vite raison de la dictature du czar Parent.Avec l\u2019aide de I'Oppowsition régulidre, cela devrait être l'affaire de bien peu de temps, avant de décider la Chambre a culbuter ce tyran, Faut-il eapérer cet acte de civiame, même coux qui appellent le plus hautement de leurs vœux, cette délivrance, loin du fouet du despote?Malheureusement non, si l'avenir se modèle sur le passé.Nous l\u2019attendrons alors du bon sens populaire et des desseins de la Providence, qui ne peut permettre la mort sans ressource des espoirs que caresse notre race.GASTON DUTAILLIS.\u201c\u201c he Canada aux Canadiens\u2019 Li: NUMERO : 2 CENTINS L\u2019ADIEU Lorsque je la revis, après tant de semuines, Tremblante, abandonnant ses deux mains dans les miennes, Elle me dit: \u2018\u2018Regardez-moi.\u2019\u2019 Oh! cuzmime elle était pâle et mortelloment belle! Et son cœur tressaillit quaud je m\u2019approcliai d'elle Avec tendresse, avec effrui.Je regardai longtemps son cul minco, ses ovale Et ses sombres yeux bleus agrandis par les 115%, Ses beaux yeux bleus, battus et las.Un lent & urire erraît sur sa bouche palie.Elle mme répétait avec mélancolie: \u2018Comme j'ai changé, n'est
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