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Titre :
La patrie : l'hebdo des canadiens-français
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de publication de La Patrie,1962-1978
Contenu spécifique :
Édition 1 - Québec 64
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Patrie du dimanche
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La patrie : l'hebdo des canadiens-français, 1965-01-07, Collections de BAnQ.

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[" La Patrie RETROSPECTIVES QUEBEC 64 EDITORIAL YVES MICHAUD / L'OPINION PUBLIQUE GERARD PELLETIER TRENTE ANS D'HISTOIRE PIERRE CHALOULT / EXPO \u201867 HERVE LEPINE LA FAMILLE CELINE LEGARE / LE MONDE DU SPECTACLE MANUEL MAITRE LES CORPS INTERMEDIAIRES ROGER CYR / L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE CONRAD LANGLOIS / POUR UNE POLITIQUE DES SPORTS LOUIS CHANTIGNY / RÉVOLUTION DANS L'INDUSTRIE PIERRE LÉGER LA CHASSE ET LA PÊCHE MARCEL OUIMET / LE SYNDICALISME CHARLEMAGNE BOUCHARD / TOURISME ET ARTS JEAN DESRASPES LA PAGE DE BERTHIO ÉDITORIAL | 2 / QUEREC \u201864 EE Notre maitre l'Avenir Mettre en chantier ce numéro spécial de LA PATRIE sur le Québec 1964 ne fut pas chose facile.Qui sommes-nous pour saisir ou appréhender les réalités complexes d'un peuple en énergique devenir ?Le risque est-il que le Québec de 1964, vu à travers nos yeux, ne soit pas le Québec réel ?Peut-être.Nous ne sommes que des journalistes, c'est-à-dire des commis aux livres de la petite histoire, des observateurs salariés, des traducteurs d'un monde mobile et changeant.Aussi, se gardera-t-on d'envisager ce supplément à notre édition régulière comme une savante exégèse de la réalité québécoise, une étude en profondeur de notre milieu, ou un essai de psychanalyse sociale.Ce n'est pas notre métier de nous livrer à de telles acrobaties encore que le jeu cynique des circonstances nous force parfois à \u201c moraliser \u201d plus qu'à raconter.Les journalistes de La Patrie ont donc voulu, sans nulle autre prétention que celle de servir leurs lecteurs, raconter l\u2019histoire de leur Québec, version 1964.Un Québec dans lequel ils vivent, plongé: jusqu'au cou au coeur des problèmes de la collectivité canadienne-française, prisonniers de leurs choix et de leurs fidélités, fouettés par les terribles exigences d'une profession qui les condamne sans rémission à un perpétuel renouvellement.lls ont arrêté le temps et ils disent : voilà ce que nous sommes.Regardons-nous tels qu'en nous - mêmes.Sans lyrisme.Sans complaisance.Mais aussi sans morbidité.L'Histoire nous ouvre ses portes.Québec est au seuil d'une aventure sans pareille.Les modèles politiques, économiques, religieux et sociaux auxquels se sont conformées dix générations de Québécois sont soumis à de puissantes forces de renouvellement.Les vieilles idoles s'écrasent.Les tabous disparais:ent.Les monstres sacrés n\u2019inspirent plus la terreur.Nous continuons notre marche vers des nouveaux objectifs de progrès humain ou social.Malgré nos divisions qui oeuvrent toutes, chacune à leur façon, vers une même renaissance.Ne nous étonnons pas plus qu'il n\u2019en faut de ces divisions.Démocrates libéraux, conservateurs progressistes, socialistes, nationalistes, çe sont là des étiquettes sous lesquelles se cache une même ferveur à liquider les séquelles de notre passivité nationale.Oui, nous avons con nu les faux messies, les antéchrists du nationalisme, les colporteurs de folles espérances, les régimes d'opérette, les clowns, les hâbleurs, les marchands d'illusions, et puis après ?Cela ne nous a pas empêchés de tenir le pari de l'Histoire.On avait condamné le Québec à n'être qu'un îlot folklorique perdu dans l'océan d'une culture et d'une langue dominantes.Il se retrouve aujourd'hui plus vivant que jamais.L'édition canadienne-française connaît ses plus belles heures.Nos troupes de théâtre portent loin la renommée de notre culture.Les investissement industriels progressent à vive allure.Le \";uvoir politique fait preuve de dynamisme dans plusieurs domaines - éducation, richesses naturelles, travaux publics, voirie.Québec est un immense chantier autour duquel s\u2019affairent les bâtisseurs.Excès d'optimisme ?Non pas.Il faut nous garder du défaut de tout noyer dans une même puissance d'indignation.Certes, il reste encore beaucoup à faire : relever l'agriculture, aménager les territoires, parfec!ionner les lois sociales, améliorer la Justice, combattre le paupérisme, il y à du pain sur la planche pour la génération actuelle et celles qui la suivront.Mais la stricte honnêteté force à dire que nous avons enregistré des progrès considérables de p u is quelques années.Ne cherchons pas sur qui poser les couronnes de lauriers.Car j'imagine que nous avons tous apporté notre modeste contribution à cette grande oeuvre de redressement national.Québec 1964, c'est une réalité aux mille visages mais aussi une unité d'espérance.À tous ceux qui y travaillent, aux ouvriers des usines supportant le poids du jour, aux paysans des campagnes arrachant les fruits de la terre, aux hommes de professions combattant la maladie, l'injustice, aux intellectuels enracinés dans un milieu qui les a naguère méprisés, aux politiques condamnés au rude exercice du pouvoir, à la jeunesse impatiente et coléreuse, La Patrie dédie humblement ce supplément.Yves Michaud rédacteur en chej LA PATRIE, JANVIER 1965 SOMMAIRE Et l'opinion publique?Pour parler sensément de l'opinion publique, il faut d'abord y croire.Ce n'est pas le fait de tout le monde.Il semble que beaucoup de gens considèrant encore l'opinion publique comme Une invention pure, mise au point par les journalistes et les diffuseurs de tout acabit.Pour ce fort groupe de scepiiques, la discussion consiste à nous asséner un argument-massus \u201cJU'on pourrait résumer comme suit: \u201cLe public est un être collectif complètement amorphe, qui ne pense ni ne s'exprime jamais.Mais il existe une corporation de petits malins, formée des Journalistes, des commentateurs, das informateurs et des éditorialistes, tous embusqués dans les publications et les postes de radio-télévision, qui parlent, eux, au nom du public, qui s'appuient sur la prétendue opinion des masses pour injecter dans tous les débats leurs opinions personnelles.La preuve ?Supprimz2 les journaux et les postes de radio-télévision; vous n'aurez plus d'opinion publique.Ce sera le silence, chacun pensera tranquillement comme il lui plaira et ls pouvoirs pourront gouverner en paix.\u201d Bien entendu, la \u201cpreuve \u201d utilisée dans ia seconde partie de ce raisonnement, pour appuyer l'affirmation initiale, est en soi irréfutable.Si l'on supprime tous les moyens d'expression et de diffusion, tous les instruments modernes d'information, l'opinion publique cessera d'exister.C'est certain.Toutes les dictatures de l'Histoire en ont fait la démonstration.Qu'il s'agisse du régime nazi, qui avait confisqué pour son usage ou contraint à la servilité tous les journaux d'Allemagne et posé sa main de fer sur tous les réseaux radiophoniques, ou qu'il s'agisse de l'URSS contemporaine -dont le gouvernement gards pour lui seul l'accès aux ondes et à la presse écrite, le résultat final est bien connu.Certes, ler citoyens ne cessent pas de penser.Mais ils pensent mal, n\u2019étant pas informés, et leurs opinions ne franchissent jamais le cercle le plus intime, n'exercent que très rarement une action quelconque sur la marche de l\u2018Etat.ll est évident que l'existence d'une opinion publique, dans une société donnée, suppose la liberté d'expression et d'information ainsi que la mise en oeuvre des indispensables moyens de diffusion sans lesquels aucun courant de pensée ne pourrait jamais prendre forme.Conclure de là, toutefois, que journaux et antennes \u201c créent \u201c l'opinion publique à partir de rien, la fabriquent de toutes pièces, c'est bien mal raisonner.Du fait que l\u2018humidité est indispensable à la croissance du blé, va-t-on INDEX DES ANNONCEURS Trente ans d'histoire .4 Tr Molin i Société Nationale di L'éveil des corps intermédiaires 6 Fiducie .1.116 Air France Coe.Brasserie Labatt =.4 Le tourisme 8 La Cie de Téléphone Bell du Canada 0-5 10 Dominion Olicloth ané \" Canadian Industries 12 Limited .= .1 Northern Rlectrie .12 Mutual Life .13 le spectacle .14 Brasserie O'Keefe | | 1 Canadien National .15 LExpo 67 .16 Steel Co.of Canada.16 Canadien Paciiyue .17 , ue Consolitated Paper .18 L'aménagement du territoire : : 18 La Survivance .19 Goodyear Tire .72 les sports .20 Banque de Montréal .21 Marie Frahee .22 \u201d a .1111-22 Cercle du Livre de France 23 L'industrie.aw Lee ge Fran culturelles .2 La chasse et la pêche .26 Assurance-Vie Desjardins 25 Dominion Textiles .26 Le syndicalisme .28 Bright Wines .1 227 Trust Général du Canada 23 la chanson .28 Aluminum Ce.> Brasserie Dow .» 31 Hydro-Québec .æ Ce numéro a Ath compneé en 10 points Spartan Book, aux ateliers de La Patrie ot imprimé aux ateliers de rotogravure de La Presse.Artiste : Maurice Gagnon : directeur de la publication : Antoine Desftoches LA PATRIE, JANVIER 1965 par Gérard PELLETIER rédacteur en chef à \u201c La Presse\u201d conclure que le pain n'est qu\u2019une \u201d fabrication \u201d de la pluie ?Ce serait oublier les labours, les semailles, la meunerie et la boulangerie, tout un concours d'efforts concertés où chacun joue son rôle.It en va de même de l\u2018opinion publique.D'après le grand journaliste américain Waltzr Lippman, qui se rendit célèbre dans les années \u201820 par un magistral ouvrage sur cette question, tout commence au niveau de l'information.D'après lui, les citoyens d\u2019un pays libre ne peuvent se former d'opinions valables s'ils ne sont pas informés.Et ce besoin d'une information exacte, rapide et complète, s'accroît en même temps et au même rythme que la complexité des problèmes que la Lociété doit résoudre.Lippman va jusqu'à dire que la quantité d'information fournie au citoyen et absorbée par lui mesure assez exactement le degré de liberté démocratique et d'efficacité gouvernementale dont jouit une société.Sur ce point, l'expérience quotidienne des journalistes recoupe celle des sociologues.Tous les éditorialistes vous diront, par exemple, qu'un journal exerce beaucoup plus d'influence par l'information diffusée que par ses éditoriaux.De plus en plus, le lecteur tient à se renseigner pour être en état de se former lui-même une opinion.Ii veut connaître les idées de son journal mais c'est pour les comparer aux siennes, non pour les gober toutes faites ni pour les adopter sans examen, Au Québec, de nombreux signes décèlent cette tendance.Ainsi, pour n'en citer qu'un seul, le nombre des \u201c consultations \u201c aux différents courriers publiés dans les journaux diminue continuellement.En revanche, le nombre des lettres au rédacteur, c'est-à-dire des lettres où le correspondant exprime son opinion propre au lieu de solliciter celle d'un courriériste, ne cesse d'augmenter.Pour emprunter le langage des hommes de science, il faut dire : * Tout se passe comme si le public québecois évoluait vers plus de maturité \u201c.Bien entendu, l'attitude du pouvoir n'est pas étrangère à l'importance relative de l'opinion publique dans une société donnée.Quand les gouvernants sont d'humeur autoritaire, quand ils prennent à contre- pied toutes les manifestations de la volonté collective, ou considèrent toute critique comme une activité subversive, il faut beaucoup de courage pour manifester son désaccord, beaucoup de patience également, puisque suggestions et protestations se heurtent à un mur de nierre, Mais le Québec connaît, depuis bientôt cinq ans, une période de libéralisme, fl faut écrire le mot avec une minuscule car les Libéraux à majuscule, sous M.Taschereau, par exemple, ou M.C.D.Howe, étaient aussi réfractaires aux pressions de l'opinion publique que le furent jamais les conservateurs.Mais nous traversons, ces années
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