L'indépendance : organe officiel du Rassemblement pour l'indépendance nationale, 1 juillet 1965, Vol. 3, no 3
[" Les détai : \u201cVOLUME 3 NUMÉRO 3 \u2014 MONTRÉAL \u2014 4 JUILLET 1965 AUX \u201cShould be English.ORDONNE LA WABUSH MINES A AA WAEUSH MINES PICKANDS MATHER & CO MANAGING AGENT Interoffice Communication 14 June, 1955 (Date) Copies to: dS mma mo Dispatch 0.M.Schuh From aubicct Relayed Instructions Through Dispatch au ec \"C\" « Communications File Reference ants d\u2019essence ROSS Le ministre des Richesses naturelles du Québec, M.René Lévesque, n'aura pas encore réussi à inculquer \u201cun peu\u2019\u2019 de savoir-vivre aux grandes compagnies minières établies au Québec, qu\u2019il devra maintenant, lui et son gouvernement derrière lui, faire face aux récriminations graves et précises des détaillants d\u2019essence du Québec.Au moment ou nous écrivons ces lignes, la Fédération des Fraternités des détaillants d\u2019essence du Québec, qui compte 1,400 membres dont 90% de Canadiens-Français répartis dans toutes les régions du Québec après seulement un an d\u2019existence, a convoqué une assemblée générale \u201cextraordinaire\u201d qui décidera des mesures a prendre en vue de forcer les grandes compagnies pétrolières anglaises et américaines du Québec à renoncer définitivement à leurs politiques financières inhumaines nettement scandaleuses.La grève, ou ce qui revient au même, les journées d\u2019études sont envisagées comme seul moyen efficace de pression sur ces compagnies, et lorsque le comité de négociations des détaillants d\u2019essence aura terminé ses démarches auprès d\u2019elles, les résultats positifs ou négatifs de ces négociations orienteront précisément la décision finale.Selon les informations que nous avons recueillies au cours d'une recente conférence de presse de la Fraternité et dans une enquête menée par la suite auprès de certains détaillants de la région de Montréal, tout indique que \u201cles compagnies pétrolières, qui n\u2019aiment pas la mauvaise publicité et doivent absolument écouler sur le marché les produits qui sortent des raffineries 24 heures par jour, vont plier, bon gré mal gré, devant la menace de grève\u201d.Pourtant les mêmes sources rapportent que les griefs des détaillants qui sont exprimés depuis le mois de septembre 1964, sous forme de mémoire au gouvernement du Québec et sous forme de document élaboré, n\u2019ont pas encore fait \u201cbouger\u201d les compagnies.Pas plus que le gouvernement d\u2019ailleurs.dont certains détaillants affirment qu\u2019il pourrait se laisser \u201cacheter\u201d, lui ou ses députés, par les compagnies de pétrole.Quoi qu\u2019il en soit, il semble bien que le contrat opposant les détaillants d\u2019essence et même les employés de certaines raffineries aux grandes sociétés soit be] et bien entré dans sa phase finale.Les détaillants qui appuient leurs griefs et revendications sur des chiffres et des faits précis sont décidés à l\u2019emporter\u2026 coûte que coûte ; ils savent que la lutte qu\u2019ils entreprennent \u201csera dure\u201d mais ils sont aussi conscients \u201cde l\u2019exploitation abusive\u201d dont ils font Pobjet de la part des compagnies.De leur côté les compagnies de pétrole, comme ESSO IMPERIAL qui a réalisé $79,000,- 000 de profits nets durant l\u2019année 1964, emploient tous les moyens subtils et moins subtils.pour \u201cdémolir\u201d la Frater- nité et les détaillants qui se raient tentés d\u2019en faire partie.Quelle est donc la situation des détaillants d\u2019essence du Québec ?Quels sont les faits qui auraient du être rapportés depuis longtemps ?l y a présentement au Québec environ 12,000 détaillants, Sur ce nombre, 30% d\u2019entre eux, soit 3,600 sont locataires de stations services, les 8,400 autres sont des propriétaires.Sait-on par exemple que 50% des détaillants locataires font faillite dans les douze mois de Ja signature de leur bail ?On voudrait affirmer que ces faillites sont causées par une mauvaise administration financière.La vérité est tout autre.La principale cause de ces faillites réside plutôt dans les conditions économiques révoltantes qu\u2019imposent aux détaillants les compagnies pétrolières.(voir le reportage en page 4) \u201cae.tbe Whenever dispatch communication facilities are being used To relay instructions, the language used to pass on these instructions should be English.In this manner we will avoid the introduction, at the dispatch center, of errors through incomplete translation or misunderstanding.If it becomes apparent that the receiving end of the message does not understand, the additional aid of repeating message in French is to be employes.the ule.This should be the exception rather than The Maintenance Dispatch Section is expected to adnere strictiy te this ruling.OMS/e16 Read end Signed: Y.Dontigny E.Gallant P, Paulin Gi elf Oscar M.Senun Supervisor Maintenance Planning Le Lagace, Lead-Scheduler Les grands journaux du Quebec en auront fait mention un tant soit peu, plutôt pas que peu comme toujours, pour éviter que les grandes compagnies ne s\u2019effraient, ne se sentent indési- rées, et quittent le Québec avec leurs équipement.tout.La chanson est connue.capitaux, Mais la Wabush Mines pres Sept-lles n\u2019aura pas moins lancé en I\u2019an cinq de la révolution tres tranquille une des plus belle attaques discriminatoires jamais vues 3 l\u2019égard des parlants français du Québec.Qu'on y pense \u201cshould be d'ordonner la de Pointe-Noire sérieusement: ENGLISH\u201d et tout et compagnie, parce que l\u2019anglais, vous savex, c\u2019est beaucoup plus commode, c\u2019est beaucoup plus d\u2019affaires, sauf en des cas très exceptionnels où l\u2019on doit par exemple traiter avec les gens de la race majoritaire.mais leur Le comité des étudiants du RIN de Sept-lles a protesté.Tous les travailleurs québécois qui ont choisi de se tenir debout protestent avec eux: ils exigent le limogeage immédiat de cet innocent monsieur Schuh, et, à travers sa petite personne, qu\u2019on enseigne a la Wabush le sens de l\u2019histoire.bien de Et paraît-il que René Lé- vesque ne pense rien d\u2019autre sur la question! Contre CINQ VOI par Jean VALJEAN Si la police de Montréal mettait autant de zèle à rechercher Lucien Rivard qu'elle en met à pourchasser les camelots du journal L\u2019Inde- pendance, il y a belle lurette que \u201cl\u2019homme le plus recherché par la police du Canada\u201d anrait été recandnit à la pri-, son de Bordeaux, d'où il s'est evade il v à déjà plus de 120 jours.Apparemment, aux yeux de certains agents de la police de Montréal, le plus grand crime qu'on puisse commettre, de nos jours, c'est de vendre le journal L\u2019Indépendance «dans les rues de la métropole.Pour s\u2019en rendre compte, il suffit d\u2019un exemple, entre tant d\u2019autres, de la vigilance de la police montréalaise à surveiller les \u201cdangereux\u201d camelots de L\u2019Indépendance.Le camelot Lundi, le 21 juin, à 9h.15 du soir, un camelot de L'Indépendance rangeait sa voiture (on n\u2019est pas des va-nu-pieds) près de l'intersection Beau- bien-Saint-Hubert, allait se placer sur le trottoir, à l\u2019angle nord-ouest de cette intersection, et commençait à offrir \u201cle journal aux piétons.Remarquons, en passant, que ce camelot n'était pas un gamin de 16 ans ou un pauvre hère déguenillé.Ce camelot, un de nos camelots en l\u2019occurrence, n\u2019était nul autre que M.Bernard Desro- siers, qui est âgé d\u2019une trentaine d'années et qui porte toujours des vêtements aussi propres que ceux que peut porter, apr exemple, M.Jean Lesage (sans que cette comparaison ne puisse être interprétée comme une insulte à l'adresse 4 de un ou de Tans tre des deux personnages).La police M.Bernard Desrosiers avait à peine eu le temps d\u2019offrir le journal à un passant \u2014 qui avait refusé, comme tout colonisé doit faire \u2014 qu\u2019un agent de police fondait sur lui, l'air renfrbgné et méfiant, mais, il faut l\u2019avouer, sans «dégainer son revolver et sans brandir sa matraque.\u2014 Quèquecé que tu fas là ?lui demanda-t-il d\u2019un ton beaucoup plus incriminant que protecteur.\u2014 Je vends le journal, répondit M.Desrosiers.\u2014 T\u2019as pas J\u2019droit !\u2019répliqua promptement l\u2019agent en roulant une grosse paire d\u2019yeux méchants.M.Bernard Desrosiers, qui est d\u2019un naturel plutôt paisible, voulut lui expliquer calmement qu\u2019il était permis, par nos sages chefs policiers, de vendre L'Indépendance au coin des \u2018rues.quement à l'agent.On cause \u2014 La permission nous a été donnée par vos chefs, expli- qua-t-il lentement et méthodi- L\u2019inspeec- feur Gilbert a donné la permission lui-même.\u2014 Ousse que yé ton parmis?demanda l'agent incrédule.\u2014 Je n'ai pas de permis, admit M.Desrosiers, mais j'ai la permission.M.Maurice Le- roux, le directeur du journal, a téléphoné à l'inspecteur Gilbert et celui-ci lui a dit que nous pouvions vendre notre journal sur le trottoir, sans étre inquiétes par la police.\u2014 Ton affaire, est pas claire! trancha le représentant de la loi.Viens icitte avec moé, j'vas téléphoner au posse.Et, poursuivant sa logique de policier, il enchaïna, tout en entraînant son \u201cprisonnier\u201d jusqu\u2019au téléphone : \u2014 Ton bosse, y t\u2019a conté des histoères ! Y t'a dit que t'avas le droit d\u2019en vende et pis c\u2019est pas vrû ! Filet policier Tout en poursuivant ce monologue, dans le plus pur style de Molière, l\u2019agent de la paix et son \u201cprisonnier\u201d avaient marché jusqu\u2019au poste téléphonique de police.Le gendarme appela donc son \u2018\u201c\u2018bosse\u201d au \u201cposse\u201d 18.Après une brève conversation, TURES DE POLICE ET U 8 il annonçait a M.Desrosiers: \u2014 Attends icitte! Y vont envoëèyer enne auto ! Si la police avait dépèché autant de voitures et avec autant de rapidité, quand Lucien Rivard s'est évadé, ce méchant Lucien n'aurait pas pu courir bien loin, Bn l'espace de quelque cing minutes, cing voitures de police avaient convergé sur l'intersection Beaubien-Saint-Hu- bert, afin de maîtriser ce dangereux camelot, qui vendait L\u2019Indépendance sans permis sur le trottoir.Et tout cela se fit avec un sens remarquable de la stratégie policière.Trois voitures arrivèrent par la rue Saint-Hubert et deux autres débouchèrent de la rue Beaubien, de façon à couper toute voie de retraite au redoutable Bernard Desrosiers, s\u2019il avait cherché à écahpper aux représentants de la loi en prenant al fuite.@et un chien l Moins sportif que Lucien Ri- vard, le camelot Desrosiers attendait bien paisiblement, ses journaux sous le bras, que les gendarmes se soient mis d\u2019accord avec\u2019 les instructions de l'inspecteur Gilbert.Providentiellement pour notre camelot car, précaution suprême, l\u2019une des voitures de police dépêchées sur les lieux transportait même un chien, pendance.N CHIEN aux crocs solides, qui aurait enfoncé ses crocs dans le fond de culotte de M.Desrosiers s'il s'était avisé de chercher Je salut dans Ja fuite.Heureusement, comme on se plait à nous le répéter si souvent, nous vivons en démocratie et la sagesse de nos lois fait toujours trinmnher le bir sur le mal.C'est pourquoi, après avoir tenu conciliabule avec les autres agents et, sans doute aussi, aprés avoir communiqué avec les \u201cautorités compétentes\u201d, le vigilant agent de police qui avait appréhendé notre camelot lui rendait sa liberté, à l'issue de tous ces -palabres.La concurrence M.Bernard Desrosiers put enfin tenter de vendre L\u2019Inde- Il en vendit deux exemplaires et rentra chez lui, quand la concurrence devint trop forte.Dans la rue, les camelots de Métro-Express, de Montréal.Matin et de The Gazette avaient commencé à vendra leur marchandise, à grands renfort de cris, sous l\u2019oeil paternel et la protection toute- puissante de l\u2019agent de police qui avait fait savoir à notre camelot: \u201cToé! Tas pas l'droit !\u201d Les agents de police, eux, \u201cy §'font jamais conter d'his- toères par leur bosse !\u201d Le SHAW dans l\u2019sac SOIR PAGE 3 Ea mat amma i L.BRISEURS Le frère Untel Le joual GRÈVE INC.TOIR PAGE 3 DE machine VOIR PAGE ?aaa La cans ae et la Bourgaulf fustige le dénommé Coiteux VOIR PAGE 5 INDUSTRIAL \u201cOul, monsieur le ministre, l\u2019i Québec.\u201d ndustrie française se sentira chez elle au x i) ny >» > UE i.7 46 7, (ndne ke A PAGE 2 éditorial L\u2019INDÉPENDANCE 4 JUILLET 1965 _ .Le Frère Untel a été puni il y a quelques années pour avoir écrit un petit livre qui serait passé inaperçu dans n\u2019importe quel pays normal du monde.Plusieurs, à ce moment-là, se sont demandé pourquoi punition: le bon frère acceptait pareille on croyait en certains milieux\u2019 que Jérôme, pour défendre ses idées, combattrait les institutions qui voulaient lui refuser le droit de penser.Mais comme il ne pensa qu\u2019une fois et qu\u2019il n\u2019avait pas l\u2019intention de recommencer, il accepta la punition de grand coeur.Pensez-y donc! Aller parfaire ses études de philosophie en Suisse.On en connaît un grand nombre qui rêvent d\u2019être punis de pareille façon.Mais le frère Untel ne sera plus jamais puni: il est rentré dans le rang, il s\u2019incline, il est devenu fonctionnaire.Il vient d\u2019écrire un autre petit livre à sa gloire propre, et à la gloire du régime qu\u2019il sert maintenant avec l\u2019enthousiasme du parvenu.1] se penche sur la jeunesse avec des airs entendus.Il la juge, il la condamne; et on retrouve dans sa bouche les mêmes mots que dans celles de Lorenzo Paré, Jean-Charles Harvey ou Marcel Faribault, pour ne nommer que trois des plus grands réactionnaires du Québec.ES LE JOUAL, LE Il s'en prend violemment à nous, les indépendantistes et nous accuse de faire du \u201cputanat intellectuel\u201d.Dans la grande tradition désincarnée de \u201cCité Libre\u201d, il nous accuse d\u2019étre du XXiéme siècle alors qu\u2019il se croit lui-même au XXIème siècle.I] parle d\u2019hier et de demain comme on nous a parlé du ciel pour essayer de nous em- pécher de vivre aujourd\u2019hui.Aujourd\u2019hui ca ne compte pas dans son esprit.Nous sommes, dit le bon frère, à l\u2019ère de la machine; et la machine n\u2019est pas nationaliste.Elle parle toutes les langues et aucune a la fois.Son langage est chiffré.Donc l\u2019indépendance est une idée du XIXème siècle.N\u2019en déplaise au Frère Untel, nous prétendons nous que le nationalisme est bien d\u2019au- jourd\u2019hui et qu\u2019il est la grande force de frappe .dans la lutte contre l\u2019impérialisme sous toutes ses formes.La machine est toujours au service des hommes: elle a une langue, une idéologie, une philosophie, qui sont celles des hommes qui l\u2019emploient.Les astronautes White et McDevitt avaient une machine hautement service mais c\u2019est au nom perfectionnée à leur du nationalisme américain qu\u2019ils ont été engagés dans la course à la lune.La Saint-Barthélémy n'a pas eu lieu par Robert S-Jean Le Protestant School Board of.Greater Montreal s\u2019est fait eng., mais il est sorti sain et sauf de la guerre.~ La guerre en question, c\u2019est la dispute fiscale qui a opposé des mois durant la Commission des écoles catholiques de Montréal au Protestant School Board.La commission catholique demandait que cesse la honteuse disproportion entre ses revenus et ceux du .Elle demandait que pour chaque écolier montréalais, anglais ou français, catholique ou protestant, l\u2019une ou l\u2019autre des commissions scolaires reçoive un même montant d\u2019argent à partir de la taxation foncière.De sorte que tous les écoliers, quelle que soit leur langue ou leur religion, 'bénéficient en définitive à Montréal d\u2019un enseignement à peu près équivalent.On s\u2019étonne qu\u2019une commission scolaire ait mêmé à réclamer une justice aussi élémentaire.Mais il ne faut s\u2019étonner de rien.Pendant 96 ans, l\u2019administration des écoles catholiques à Montréal a laissé naître, puis se développer, un système qui a assuré aux écoles protestantes des revenus proportionnellement plus élevés.Egalité des revenus Pendant 96 ans Ja CECM s\u2019est fait passer des sapins incroyables.Cette année, en 1965, elle g\u2019adressait a la Législature du Québec pour demander que les écoliers canadiens-français de Montréal ne soient plus traités comme s\u2019ils vivaient en Saskatchewan.La CECM avait d'ailleurs demandé la même chose l'an dernier.Mais, en le demandant à la Législature du Québec, elle l'avait demandé aux as du com- Voyons plutôt.Il s'agissait, nous l\u2019avons dit, d\u2019amener à une.parfaite égalité les revenus per capita du Protestant School Board et de la CECM.Pour cela, il n\u2018était même pas nécessaire d\u2019enlever aux protestants une part du revenu qu\u2019ils tirent des taxes scolaires perçues chez les propriétaires fonciers protestants.I} s'agissait simplement de modifier la répartition du produit de la taxe perçue chez les entreprises commerciales et chez les citoyens ni catholiques ni protestants (taxe des neutres).Le produit de cette taxe est divisé entre les commissions catholiques et protestante.oo La situation, avant l\u2019année dernière : les catholiques recevaient 76 p.c.de la taxe des neutres, les protestants 24 p.c.Or, pour réaliser légalité, il aurait fallu que cette proportion de 76-24 devienne une proportion de 84-16 en faveur des écoles catholiques.Les protestants demandaient le statut quo.Les catholiques la parfaite égalité.Résultat : les as du compromis, à Québec, ont décidé d\u2019opter pour la traditionnelle solution mé- diaane.Ils ont accordé 80 p.c.aux catholiques et 20 p.c.aux protestants.Ca, c\u2019était l\u2019année dernière.Et le compromis ne devait durer qu\u2019un an Arrive l\u2019affrontement de cette année.Les catholiques mènent campagne et laissent savoir qu \u2018ils n\u2019accepteront rien de moins que la parfaite égalité.Plus de compromis, cette année.On ne joue pas avec des principes, ete, etc.M: Lesage en colère Or, qu\u2019est-il arrivé ?Le PSBGM s\u2019est dit : si nous demandons seulement le statut quo, c\u2019est-à-dire la répartition 80-20 adoptée l\u2019année dernière, tandis que les catho- v (84-16), M mité «des bills privés vont trancher avec une répartition 8 , et nous perdrons un million et quart.Demandons donc à toutes fins utiles qu\u2019on revienne à la bonne vieille formule qui a fait notre fortune (76-24) et Lesage décidera de prolonger le 80-20 actuel.Ce'qui fut pensé, fut fait.Les protestants soumirent un bill arrogant, qui réclamait J\u2019abolition de la péréquation des revenus adoptée à moitié l\u2019année dernière.Mais c\u2019était pour la tactique.Ils espéraient seulement voir prolonger la formule actuelle.Maïs M.Lesage, l\u2019as des compromis, les avait vu venir.La manoeuvre de l'étirement des extrêmes, i] l'avait pigée.Il a donc choisi, lors de la séance du comité des bills privés le 3 juin dernier, d\u2019entendre d\u2019abord Je projet de loi des protestants.M.Lesage fit une colère.Les protestants allaient trop loin, ils péchaient contre la justi\u2019 ce, ils étaient \u201cvery shocking\u201d.En deux temps, trois mesures, avec une fougue et une indignation tout a fait au point, il repousse le bill extrémiste des protestants.Les extrémes du compromis avaient été par sa magie rame- mées au statut quo (80-20), d\u2019une part, et au 84-16 demandé par les catholiques, d\u2019autre part.De sorte que M.Lesage a pu imposer son compromis, le 82-18.Mais, il le sentait bien, ce compromis décevrait cette année les catholiques, qui s\u2019étaient juré de ne pas accepter moins que ce qu\u2019ils demandaient, et les protestants tout aussi bien, qui avaient tellement manoeuvré pour que e compromis tombe à la bon- .Lesage et son co- , Deuxième compromis M.Lesage imagina donc un deuxième compromis.Il hausserait le taux de la taxe des neutres, de façon à grossir le magot \u2018de $55 millions dont les catholiques et les protestants se disputaient les tranches.En haussant la taxe de 10 p.c., il augmenterait le magot de $5.5 millions.Les protestants hériteraient de 18 p.c.,de ce surplus, et les catholiques de 82 p.c.Les protestants récupéraient donc sur-le-champ le million et quart qu\u2019ils venaient de perdre lorsque leur -part avait baissée de 20 à 18 pour cent.De sorte qu\u2019ils obtenaient exactement ce qu\u2019ils voulaient secrètement, c'est-à-dire les mêmes revenus que lan dernier.Les catholiques, de leur côté, n\u2019avaient obtenu que la, moitié de l'augmentation de «revenus qu\u2019ils avaient deman- , \u201cdée, lorsque leur part du mâ- got avait été relevé de 80 p.c.p.c.au lieu de 84 p.c.En récupérant 82 p.c.du surplus de $5.5 millions amené dans le tableau par la grâce du deuxième compromis de Lesage, les catholiques héritaient de quatre millions et quart, soit plus que l\u2019augmentation demandée.Ils ne pouvaient pas protester ! Reste évidemment qu\u2019après tous ces tours de passe-passe, qui ont satisfait catholiques, protestants et journalistes, les écoliers protestants bénéficient encore de plus d\u2019argent par tête que n'en reçoivent leurs confrères catholiques.Mais c'est cela, la révolution tranquille.Des solutions politiques et non des solutions justes et logiques.vec la révolution tranquille, on veut faire des omelettes sans casser des oeufs.On veut rétablir la justice en n\u2019enlevant rien aux privilégiés.Test pourquoi la Saint-Bar- thélémy n\u2019a pas eu lieu.Le soulèvement hongrois fut écrasé à l\u2019aide de machines supérieures et puissantes mais c\u2019est au nom du communisme international que les tanks sont entrés dans Budapest.Au Vietnam ou en République dominicaine, les meilleures mitrailleuses, les meilleurs avions, les meilleurs canons exigent de hautes qualifications pour les faire fonctionner, mais c\u2019est au nom de \u201cquelques idées du XIXème siècle\u201d qu\u2019ils crachent le feu.N\u2019en déplaise au Frère Untel, les \u201cMystère IV\u201d du général de Gaulle parlent francais, les \u201cVostok\u201d parlent russe et les machines IBM du cap Kennedy ne déchiffrent que les messages de \u201cquelques attardés du XIXème siècle\u201d.Plus près de nous, les puissantes machines de l\u2019Iron Ore ou de la Wabush Mines ont l\u2019accent de Cleveland ; tout comme les machines IBM de l\u2019Hydro-Québec ont un petit accent joual qui risque de faire de nous, Canadiens francais, des hommes du XXème siècle, tout simplement.C\u2019est bien beau de faire, comme le Frère Untel, de beaux discours aux jeunes en leur disant que seule la compétence compte, qu\u2019ils doivent se bien préparer à faire marcher ces machines qui l\u2019effraient tant.Encore faudrait-il qu\u2019il ne leur refuse pas le droit d\u2019avoir des machines à eux, qui seront au service de leurs intérêts et de leurs aspirations.\u201cYOU SPOKE GREEK, SIR.\u201d M.René Lévesque a fait vendredi soir, devant les élèves du Collège cana dien des travailleurs, un \u201cPoint de mire\u2019 sur l'ABC du syndicalisme(.Durant la période de questions qui a suivi l'exposé du ministre, un anglophone (apparemment un syndiqué de l\u2018Ontario) s'est levé brusquement .pour déclarer: \u201cSir, l'm a great student of languages, but there's one language | don't understand and that's Greek.You spoke Greek here tonight, sir.Good night, sir\u2019 ; Sur quoi il a quitfé la salle.(Le ae 21 juin 1965) Après cela, on viendra nous parler d\u2019unité dite \u201cnationale\u201d et de bonne entente.Il n'y a qu'une façon pour nous de faire en sorte que l'on cesse de nous traiter comme des sous-hommes: réaliser l\u2019indépendarce.Autrement, notre langue sera toujours considérée par ceux qui nous dominent comme une relique du passé.Il nous faut prendre les moyens pour vivre en français chez nous.MÉTRO-EXPRESS \u201cM.Claude Wagner, WAGNER L'INSPIRE Le Métro-Ezpress du 21 juin dernier rapportait une déclaration de M.Claude Wagner qui montre bien la mentalité de celui que l\u2019on surnomme avec raison \u2018\u201cTonton-matraque\u2019: \u201cLe ministre de la Justice, décrivant les exigences de la société sur l\u2019homme public, n'a pu faire autrement que de dénoncer \u2018\u2019les critiques en pantoufles et les pontifes en miniature, éditorialistes et scribes de certain journal, qui substituent la raillerie au respect, la moquerie au sérieux dont ils devraient plutôt faire montre envers ceux qui puisent à la source d\u2019eau vive, dans une religion bien comprise, les forces nécessaires pour bien gouverner VEtat.Plus ça change, plus \u20ac \u2018est pareil Le régime duplessiste nous avait longtemps donné l'exemple de l'utilisation de la religion à des fins partisanes; celui de M.Lesage fait de même.Après M.Lesage qui édifiait l'Assemblée législative par le récit de sa fréquence à fréquenter les sacrements, c\u2019est M.Wagner qui tente de se couvrir du manteau de la religion.Faut-il le répéter?La religion à laquelle adhère un homme public n\u2019est pas une assurance de la rectitude de ses actes et prises de position.On peut être catholique, protestant ou juif et être un mauvais gouvernant.Le général Franco, pour un, se flatte d\u2019être catho- liique.Pourtant, il fait fusiller ses adversaires et prive le peuple espagnol de ses libertés fondamentales.Une partie du clergé de son pays lui fait même la lutte, même si comme M.Wagner il prétend , Puiser à la source d\u2019eau vive\u201d M.Wagner se pense peul- étre un homme inspiré.Mais il ne nous inspire pas du tout confiance.MONTREAL-MATIN \u201cprophéties < LE PROPHETE BONA \u2018Le secrétaire de la province, M.Bona Arsenault, a déclaré hier en Chambre que le RIN n\u2019aura jamais de représentant à l'Assemblée législative.M.Arsenault prétend \u2018\u2019avoir un peu l'oreille du peu- enr \u2018(Montréal-Matin, 18 juin 65) Faut pas s\u2019en faire avec les de Bona.N'\u2019a-t-il; pas dernièrement prévu une émeute à Montréal lors du dé- Les machines ne nous effraient pas, nous, frère Untel, mais nous voulons les posséder au lieu d\u2019en être, comme aujourd\u2019hui, un simple rouage.Nous ne nions pas la valeur de la compétence, au contraire, mais encore faut-il que cette compétence qu \u2018acquierent nos jeunes en ce moment soit au service de notre société et non plus a la solde de quelque machine IBM de Toronto, New York, ou Londres.Nous sommes en 1965, Frère Untel, pas en 1890 ou en 2005.Mettez-vous le nez dans notre merde québécoise un peu au lieu de réver de paradis artificiels.Vous verrez alors que nos problèmes sont bien de notre temps et que nos solutions arrivent à leur heure.Mais nous vous refusons le droit de justifier le génocide culturel des Canadiens français par la crainte et la frayeur que vous inspirent ces machines dont vous ne comprenez pas le langage.Au revoir, Frère Untel, nous nous reverrons au XXIème siècle.Vous aurez alors la surprise de votre vie :les machines IBM du Québec parleront français et les \u201c insolents\u201d de votre espèce ne seront plus envoyés en Suisse.Vous serez beaucoup plus sévèrement puni: c\u2019est à Toronto que vous serez exilé pour y parfaire vos études sur le racisme anglo-canadien.filé de la Saint-Jean-Baptiste?Rien de cela n\u2019est arrivé, et l\u2019événement a eu lieu dans le calme le plus complet.Quant à sa prédiction à Jl\u2019effet que le RIN n\u2019aura jamais de représentant à l\u2019Assemblée législative, rappelons-lui que \u2018le plus grand dérèglement de l'esprit, selon Pascal, c\u2019est de croire des chosés parce, que l\u2019on veut qu\u2019elles soient\u2026 LA PRESSE UNE AUTRE VICTIME.\u2018\u2019Un prêtre basque de 28 ans, le Père Alberto Gabicagogeas- coa, a été condamné par le tribunal d'ordre public à Madrid à six mois de prison et à une amende d'environ 2,000 francs suisses pour propagande illégale.Curé d\u2019Ajurias, dans la province basque de Biscaye, le père a été reconnu coupable d'avoir parlé en termes injurieux des \u2018\u2019hautes autorités civiles\u2019\u2019 et d\u2019avoir \u2018\u2019porté atteinte a l'unité de la nation\u201d.Ce second chef d\u2018accusation se re- fère au rôle du prêtre en tant que partisan du mouvement séparatiste basque.\u2026.\u2018\u201d (La Presse, 25 juin \u2018\u201965)) Une autre victime de l'unité nationale.Décidément, les maladies wagnériennes sévissent également en Espagne.\u2018ABSENT \u2018La Presse\u201d du lendemain du défilé de la Saint-Jean contenait un reportage abondamment illustré sur le grand événement national.Parlant des chars allégoriques, Gilles Prat- te écrit ce qui suit: \u201cLe second, à la gloire des 250 clochers de la métropole, représentait le Père Joseph Le Caron, qui chanta la première messe au Sault-au-Récoliet, le 24 juin 1615.Le bon prêtre \u2018portait un petite barbe noire qui LE R.I.N.La revue de presse n\u2018avrait sans doute pas réjoul un certain premier ministre, s'il avait été là hier soir.\u2018 Pan! dans loeil.C'est vrat que le premier ministre, le soir de la Saint-Jean, n'a pas daigné assister au défilé, occupé qu\u2019il était par les affaires da l'Etat.Mais- la fête nationale des Québécois, n\u2019est-ce pas un peu les affaires de l'Etat?Peut-être M.Lesage s\u2019est-il abstenu d\u2019assister au défilé de la Saint-Jean de crainte d\u2019indisposer les gens des autres provinces.qui voient d\u2019un mauvais oeil le réveil du Québec.THE ADVOCATE CE CHER M.VANIER Les journaux de l'extérieur du Quebec trouvent de grandes qualités au gouverneur-général M.Vanier.Témoin, \u2018\u2018The Advocate\u201d de Red Deer, Alberta, qui écrivait récemment: \u201cLe vice-roi est lui-même un bon exemple du Canadien bilingue (N.D.L.R.parce qu\u2019il a un fort accent quand il parle français?) et du citoyen complet.Tout au cours de so nmandat, il a été une inspiration et un point de ralliement pour l'unité canadienne.!l a apporté à ses fonctions une dignité et un amour évident pour son pays, un patriotisme qui englobe toutes les religions et toutes les cultures que nous possédons.1} est un Canadien véritable et il n\u2019a pas besoin de trait d'union pour l'identifier.\u201d On croit rêver.Décidément, nous n\u2019avons rien de commun avec le reste de ce pays artificiel qu\u2019est le Canada .Ici, au ébec, nous considérons le gouverneur-général Vanier comme un; parfait aliéné qui accepte de représenter à l'année longue le colonialisme.promis, ne l\u2019oublions pas.liques demandent légalisation ne place.= n le carnet de la quinzaine ' dans l\u2019sac\u201d), ce sont les grands C\u2019est un peu pour cela que POUR QUE capitalistes anglais et améri- le RIN existe: POUR QUE CA cains qui en bénéficieront.CHA ! .G.CA CHANGE On lisait dernièrement dans les journaux que Sault-Ste- Marie, en Ontario, est la ville où les citoyens jouissent du plus haut revenu: $5,314 en moyenne.On apprenait du méme coup qu\u2019à Montréal, le revenu moyen est de $4,762.Notons en passant que Montréal est censée eure la métropole du Canada; , d\u2019après ce qu'on nous se- She chaque semaine, l'une des villes les plus fortement industrialisées du Canada.Or, comment se fait-il que Montréal n\u2019occupe que le 16e rang en ce qui concerne le revenu moyen de sa population?Comment se fait-il qu\u2019en d\u2019autres mots, 15 villes, au Canada \u2014 et.bien sûr, hors du Québec \u2014 soient plus prospères que la nôtre?Pourtant, dira-t-on, Montréal & des usines.Oui.des usines: mais les propriétaires de ces usines, aui sont-ils, croyez -vous?Et chacun sait qu\u2019ici, au Québec, la main-d\u2019oeuvre est bon marcha.Pourtant, dira-t-on encore, Montréal a un fleuve, un port.Oui, mais qui po |.croyez-vous?Pourtant, dira-t-on, Pour l'Expo, (voir contrôle ce l'Expo.\u201cle Shaw Autrement dit, le Québec, et Montréal, sont d'immenses réservoirs de richesses naturelles et de main-d\u2019oeuvre ou d\u2019autres que nous puisent a pleines mains; on vient chercher nos matières premières, on fait travailler nos gens, souvent à des salaires de famine, et puis bonjour la visite, on s\u2019en retourne, les poches \u2018bien garnies, vers les pays qui nous exploitent honteusement: vers Toronto et vers New York.Et nous, pendant ce temps?On porte au pouvoir des gouvernements qui se ressemblent tous comme des fréres.On a des premiers ministres qui ouvrent toutes grandes nos portes aux exploitants étrangers, sans leur poser des conditions particuliéres qui protégeraient les intéréts de la population québécoise.H est temps, et plus que temps, que nos gouvernements comprennent que seule l\u2019action de l'Etat conçue en fonction de l'intérêt général peut mettre fin aux lock-out, au chômage, à la prospérité des compagnies de finance.Mais les gouvernements comprennent- ils?Pas ceux des Libéraux ni de l\u2019Union Nationale.Rien qu'à voir on voit bien: c'est ,toujours, du pareil au même.DES COURS POUR DANNY BOY Danny Boy ferait bien de suivre des cours de grammaire française.Ne qualifiait-il pas, l\u2019autre jour a La Malbaie, l\u2019Unon Nationale de \u201cun parti libre pour un Québec libre\u201d?Or, voyons la définition que donne du mot \u201clibre\u201d le dictionnaire Quillet: \u201cQui a le pouvoir d\u2019agir ou de ne pas agir.\u201d Qui ne subit pas la domination étrangere; indépendant.\u201d \u2019 Que Danny Boy regarde un peu autour de lui: est- -ce un parti libre, un parti qui reçoit ses fonds des grandes compagnies, dont la caisse est entre les mains d'un Gerry Marti- neau, dont le programme politique est fabriqué à la hâte, à quinze jours des élections, et dont le premier but est de ménager la chèvre et le chou?Et ce serait un Québec libre, celui que veut M.Johnson?Quelques petits pouvoirs \u2014 oh, pas tous! \u2014 rapatriés (du moins c\u2019est ce qu\u2019il prétend: qu'il soit au pouvoir, Danny Boy.et on verra qu'il est de la même famille que les Lesa- ge et les Duplessis!).Les belles déclarations ronflantes de Danny Boy, qui se croit peut-être très fort parce qu\u2019il emprunte un slogan qui, dans sa bouche, perd tout son sens, ne tromperont personne.Un parti libre, c\u2019est un parti qui vit d\u2019abord par les cotisations de ses membres.Un parti dont l\u2019idéologie est assez cohérente pour qu\u2019il n\u2019ait pas besoin de s\u2019appuyer sur les grands intérêts fnanciers, un parti qui compte sur le peuple, sur son bon sens et sur sa dignité.Et un Québec libre, c'est un Québec qui aurait tous les pouvoirs.Dont le gouvernement ne serait pas à la traîne de la rue St-Jacques et des capitalistes de Toronto et de Wall Street.Le mot liberté n\u2019a pas deux ou trois sens: il en a un seul, et ceux qui l\u2019emploient à tort et à travers feraient bien de garder à portée de la main un dictionnaire français.L.G.LES FEDERASTES ET LA NATION \u201cLe Conseil général de la Fédération libérale du Canada (section du Québec) a résolu hier, lors d'un caucus tenu à Monfréal et auquel participaient environ 200 personnes, \u201cqu\u2019il fallait écarter la solution qui consiste à établir un Etat souverain pour la nation canadienne française.\u201d \u201cIl a également été résolu de reconnaître \u201cqu\u2019une nation n'a ni de droit strict, ni le devoir de se constituer en Etat national.\u201d \u2018Une nation n\u2019a ni (Métro-Express-7 juin 1965) Notons tout d\u2019abord que le Conseil fédéraste des libéraux reconnaît que les Canadiens d\u2019expression française forment une Nation.Et plus que ça! Que cette Nation canadienne française est sans patrie: puisqu'on écarte la Solution d\u2019établir l'Etat national, il est clair que, pour le moment, les Canadiens français, en tant que Nation, sont considérés sans patrie.Lorsque les libéraux fédé- rastes parlent contre \u2018un Etat national souverain pour la nation canadienne française\u201d, ils entendent le Québec.Et leur position peut se formuler ainsi : Peuple du Québec, tu n\u2019as pas le droit d'être maitre chez toi.\u201d Et pourquoi ?Voici le principe \u201cgénéral\u201d que les fédérastes énoncent : le droit strict, ni le devoir de se constituer un Etat national\u201d.D\u2019après ce raisonnement, les USA n\u2019avaient ni le droit strict ni le devoir de se constituer un Etat national au lendemain de l'Indépendance.Plus Técemment, l\u2019Etat d\u2019ls- raël n'aurait pas dû être créé pour cette Nation.C'est un principe fédéraste cousu de fils blanes, comme feu le \u201cfédéralisme coopératif\u2019.Malhonnéte ! Les fédérastes peuvent ergoter longtemps autour de leurs principes.Pas les Indépendantistes québécois.Nous savons ou nous allons.Une Nation comme la nôtre a son Territoire national.Elle y vit depuis des siècles.Géo- - graphiquement et ethnique- ment, le Québec est le Territoire national des Canadiens d\u2019expression francaise.Une nation a-t-elle le droit strict et le devoir de prendre elle-méme la direction de son territoire ?Non, disent les fédérastes en chantant \u201cUn Québécois errant.Oui disent les Indépendantistes.Nous avons hérité d\u2019une Nous sommes propriétaires.Nous n\u2019allons pas continuer bêtement à payer le prix de location du logement à un tuteur qui nous a volé durant toute notre rude adolescence.C\u2019est assez.riche maison.La déclaration des fédéras- tes libéraux d'Ottawa contre l\u2019Etat-Nation au Québec a ouvert les yeux du -peuple.Une colère sourde gronde contre les fédéralistes.! \u201cPlus le peuple comprend, dit Frantz Fanon (\u201cLes damnés de la terre\u201d) plus il devient vigilant, plus il devient conscient qu\u2019en définitive tout dépend de lui et que son salut réside dans sa cohésion, dans la connaissance de ses intérêts et de l\u2019identification de ses ennemis.\u201d J L'INDÉPENDANCE 1382 est, 274-8055 Publié par Le Rasemblement pour l'Indépendance Nationale Directeur : Maurice Leroux \u2014 Secrétaire de la rédaction : Roch Denis \u2014 Administration : Bernard Desrosiers \u2014 Distribution : Monique Renaud \u2014 Publicité : Michel Bourdon.comme objet de deuxième classe de la présente publication.Le Ministère des Postes à Ottawa a autorisé l\u2019affranchissement en numéraire et l'envoi DECOUPEZ OU COPIEZ CE BULLETIN ET Bulletin d'abonnement Ci-joint trois dollars pour vingt-six numéros de l'INDEPENDANCE Téléphone: Rés.Profession ou métier + + © + 6 6 + + 2 5 6 + « + 6 + +6 + + rue Beaubien \u2014 Tél.Imprimé par L'Imprimerie Populaire Ltée Montréal e © à © 6 » + 6 + : 6 + «+ © © © 6 % % % © #& © \u20ac + L'INDEPENDANCE 1382 est, Beaubien, Montréal ADRESSEZ-LE A (Ecrire lisiblement S.V.P.) l'INDEPENDANCE .n°0 6 + 6 6 NN IY - = = \u201cPlease place your order at the counter.\u201d Composez 334-3860 Certains bureaux d\u2019avocats ont reçu au cours des derniers mois un curieux document, que nous publions ici intégralement.Comme on le verra, il s'agit pour l'organisme qui se cache sous le nom pudique de Cher monsieur : Un jour ou l'autre votre client-employeur pourra avoir « a à faire face à des situations semblables à celles-ci : 1) \u2014 une industrie obligée de fermer ses portes par suite d\u2019une grève de 200 employés; 2) \u2014 des lignes de piquetage empêchent les employés non grévistes d\u2019entrer dans l'usine ou la manufacture, 3) \u2014 l\u2019emploi de la dynamite à l\u2019occasion de grèves particulièrement violentes; 4) \u2014 des grévistes blessant cinq employés de bureau; 5) \u2014 des actes de violence en manière de représailles dans une industrie dont les membres sont en grève;; 6) \u2014 cent cinquante fenêtres de la manufacture ou de l\u2019usine volant en éclats; 7) \u2014 des directeurs de personnel obligés de passer la nuit à l'usine par suite de grève; Ces agissements ou des agissement§ semblables se sont produits très fréquemment dans le passé et se reproduiront encore.Et c\u2019est ici que l'organisme dit: \u2018Sécurité industrielle\u201d peut vous venir en aide.a) Nous sommes en fait la seule organisation compétente en ce domaine.La direction de plusieurs compagnies a, en maintes occasions, eu recours à nos services à l\u2019insu de leurs employés antérieurement à des arrêts de travail.\u2018b) Nous prenons sur mous la tâche de voir à ce que le travail se continue comme à l\u2019ordinaire et de prévenir tout dommage à la propriété ainsi que toute blessure aux employés non-grévistes; c) Nous surveillerons les ouvriers-non-grévistes anxieux de continuer leur travail, en dépit des menaces ou des actes de violence; d) Nous nous procurerons et vous fournirons tout renseignement sur les agissements d\u2019une union adverse susceptible de nuire à la bonne marche des affaires; e) Nous aiderons la compagnie à faire face à ses obligations et à ses devoirs envers ses clients et ses employés; f) Nous représenterons la partie patronale dans les négociations ouvrières; g) Nos services sont strictement confidentiels; h) Nous sommes à votre disposition 24 heures par jour.Nous nous ennorgueillissons des services que nous avons rendus dans le passé à différentes compagnies dans des cas d'urgence de même que des résultats alors obtenus.\u201cSécurité industrielle\u201d, de protéger les intérêts du patronat contre les droits vitaux des travailleurs, en faisant échec au droit acquis, sanctionné par la législation ouvrière, qui constitue le moyen de pression essentiel de dernier recours ment, à de \u201cscabs\u201d.A remarquer particulière- le paragraphe b, où s\u2019inscrit en noir sur blanc une proposition invitant carrément les oppreprises à avoir recours ë briseurs de grève, des Les mercenaires de QUENT LA VIOLENCE du syndiqué : le droit de grève \u201cSécurité industrielle\u201d s\u2019offrent done ainsi à remplacer les membres de la PP qui, dû- ment mandatés par Duplessis, matraquaient les grévistes d\u2019Asbestos et de Murdochville! Mais trêve de commentaires : le document parle par lui-même.Le voici: Grève ouvrière Si des renseignements additionnels sont nécessaires, com.!£ faire.muniquez avec le soussigné ou demandez à votre client de Bien à vous, (signe) PS.Nous vous suggérons de - garder ce document à portée A.MAYER de la mam en cas de besoin.Le SHAW dans l\u2019sac! cts, Monsieur Robert Shaw et ses arrière-gardes anglophones de l\u2019Expo, Kniewasser et le colonel Churchill, de par leur rang et la dignité de leurs fonctions.ne sont pas hommes à se laisser importuner par n\u2019importe qui, n\u2019importe où, n\u2019importe quand et pour n\u2019importe quelle raison.Le jour J approche et s\u2019il leur fallait répondre à toutes les questions, et réfuter toutes les accusations, c\u2019est l'Expo qui en serait la première victime! On ne peut pas contenter tout le monde et son père .et les Canadiens français.L\u2019argument est de taille.En voulant dire : ne comptez pas que Shaw et compagnie vont porter attention aux \u201cbalivernes\u201d lancées par les indépendantistes contre l\u2019administration de l\u2019Expo depuis le mots de février.; Réplique des indépendantistes : ne comptez pas, Shaw et compagnie, que nous allons laisser sur la table les questions que nous vous avons posées et pour lesquelles nous exigeons toujours des réponses précises.Le combat est engagé.L\u2019Expo ne veut pas venir à nous, nous irons à l\u2019Expo.e eo © Au sixième étage du Confederation Building (.par pur hasard), à Montréal, sont situés quelques uns des bureaux de la Compagnie de l\u2019Expo.Bureaux des services d\u2019information et des relations publiques, où l\u2019on fait les premiers contacts avant de pouvoir rencontrer, si possible.les vrais dirigeants qui, eux, sont à la Place Ville-Marie.Nous nous y sommes rendus.L'identification faite, nous nous assoyans gentiement et attendons qu\u2019on nous amène quelqu\u2019un d\u2019autorisé.Un jeune homme assis tout prés, a cru comprendre que nous étions \u201cjournaliste à l\u2019Indépendance\u201d; il sourit: \u2014 Moi, je suis à Parti-Pris.Je travaille à l'Expo depuis un bout de temps.Ici, ils n'aiment pas les séparatistes.Voilà qui encourage.e e © M.Francois Lavigne, anciennement de Radio-Canada, nous fait signe de le suivre.Formalités.Nous tâtons le terrain, les questions viennent, les réponses.M.Lavigne avoue qu\u2019il n\u2019est pas autorisé à répondre à nos questions et à prendre position au nom de l\u2019Expo.\u2014 Le mieux à faire pous vous, c\u2019est de téléphoner lundi à M.Yves Jasmin, le directeur du département des Relations publiques.Lui pourra répondre à toutes vos questions.Il ne peut pas vous rencontrer tout de suite, il siège avec les délégués des compagnies, mais télé- phonez-lui lundi pour prendre rendez-vous.M.Jasmin est un homme ouvert.Nous demandons à M.Lavigne de la documentation, tout ce qui existe en fait de documentation sur I\u2019Expo.\u2014 Suivez-moi, je vais vous présenter à Francoise Lessard, elle est mignonne comme tout, elle va tout vous donner ca.e e © Nous nous assoyons devant Francoise Lessard.\u201cJournaliste à L\u2019Indépendance\u201d: elle esquisse un sourire doux-amer, agacé-amusé, qui laisse voir facilement que, dès lors, le dispositif des réflexes de défense est déclenché.Echange de phrases banales, Mlle Lessard, à la tête d\u2019une équipe | préposée aux échanges par courrier, n\u2019a pas le droit d\u2019engager l\u2019Expo.(MB) \u2014 Mardi 22 juin, 5 h.30 p.m., rue Ste-Catherine prés Metcalfe, soixante-quinze membres du R.I.N.sont venus signifier aux propriétaires du restaurant \u201cHoney Dew\u2019 qu\u2019ils entendent étre servis en français partout à Montréal, ville dont la population est à 80 p.c.de langue française.Ironie des dates, ce 22 juin était le jour du cinquième anniversaire du gouvernement Lesage.Cinq ans après le début de la révolution dite \u201ctranquille\u201d, des Québécois doivent manifester publiquement pour obtenir que l\u2019on respecte leur langue dans une ville ou ils sont limmense majorité.Le restaurant \u201cHoney Dew\u2019 est typiquement anglo-saxon.A partir des rest rooms\u2019 jusqu'au menu détaillé sur les murs de l\u2019établissement, toutes les affiches sont écrites exclusivement dans la langue de M onald Gordon et John \u2018Diefenbaker.Bien qu\u2019elles puissent s\u2019adresser aux clients en francais (la plupart sont francophones), les serveuses placées derrière le comptoir transmettent leurs commandes aux cuisiniers en anglais.Encore d'autres qui doivent gagner leur vie en anglais.e 5h.30 à 6 heures p.m., les participants a ce piquetage pacifique ont commencé a occuper le restaurant.Après avoir commandé un thé ou un café, ils s\u2019assoient paisiblement et font la lecture de \u201c\u2018L\u2019indépendance\u201d.Bientôt, toutes les tables du restaurant sont occupées par des rinistes.Aussi, les clients qui pénètrent dans l\u2019établissement rebroussent-ils chemin.Cela amène une perte d'argent pour les propriétaires, qui sont ainsi \u201cinvités\u201d a s'intégrer au milieu où ils opèrent leur commerce.Au dehors, une centaine de policiers en uniforme et en civil s\u2019agitent on se demande bien pourquoi, la manifestation étant éminemment paisible.Il est vrai qu'ils s'occupent de \u201cleur\u201d bombe (voir article dans cette page).Plusieurs dirigeants du pars ti, dont MM.Pierre Bourgault, Maurice Leroux et Pierre Renaud, participent à la manifestation.Les manifestants, dont le quart environ sont du sexe féminin, quittent le restaurant vers 7 heures p.met se dispersent paisiblement sous l\u2019oeil loque de quelques membres de l\u2019escouade anti- terroriste postés au coin des rues Metcalfe et Ste-Catherine.Cette première manifestation visant à intégrer les restaurants anglais de Montréal a, malgré une grossière manoeuvre de diversion organisée par la police du régime, obtenu un éclatant succès.D'autres suivront.Leur but ultime: se rapprocher par des gestes concrets de notre eb- jectif : l\u2019unilinguisme français au Québec.La police organise une manoeuvre de diversion Le 22 juin, le RIN tenait son premier piquetage d'intégration des lieux publics qui méprisent les Canadiens français., Tout s'est déroulé dans un ordre parfait et les journaux n'ont pas manqué de le souligner.Cependant, comme par hasard, la police, comme d\u2019habitude, avait déployé des forces considérables.donc, comme par hasard, les policiers découvraient derrière le restaurant \u201cun colis suspect\u201d: une énorme boîte à chapeaux.Affolement, équipes anti-ter- roristes, équipes anti-bombes, tout le déploiement des grands jours.On désamorce la \u201cbombe\u201d, c\u2019était du papier- Le journaliste Réal Pelletier rapportait alors dans le Devoir du lendemain ce qui suit : \u201cDe nombreux observateurs présents se sont posés de sérieuses questions sur l'efficacité des : agents.Ils se sont demandés entre autre: 1) comment il se fait que pas un des quelque cent agents présents dans le quartier n\u2019ait pas eu l\u2019idée de surveiller un endroit aussi stratégique que la ruelle derrière le Honey Dew ou quelque \u2018\u2018séparatistes\u201d risquait d\u2019aller poser une bombe?2) comment il se fait que trois agents se soient approchés à moins de deux pieds du colis à un moment donné et que l\u2019un d\u2019entre eux, se penchant sur la présumée bombe, ait éclaté de rire ?3) toujours dans la veine de la sécurité publique, comment il se fait que les agents ne se postaient qu\u2019à six pieds du colis pour inviter calmement les passants à s\u2019éloigner ?4) comment il se fait enfin que, pendant que le sergent Hill, derrière son mur d\u2019acier, tentait de défaire la boîte à l'aide de longues pinces, cinq photographes de presse se tenaient à moins de 15 pieds de l'engin.\u201d Il est donc évident, pour tous ceux qui veulent voir les choses telles qu\u2019elles sont, qu\u2019il s'agissait là d\u2019une manoeuvre de diversion de la part de la police.La \u201cbombe\u201d avait été plantée \u2018 13 par les policiers eux-mémes pour détourner attention et la publicité du piquetage d\u2019intégration pacifique qui se te nait au restaurant \u201cHoney Dew\u201d et pour tenter de faire croire aux gens que le RIN s\u2019engageait dans la violence.Ce manège est odieux et nous le dénonçons.La population ne doit pas être dupe de ces machinations de la police.S\u2019il fallait qu\u2019on \u201cdésamorce\u201d toutes les boîtes à chapeaux qu\u2019on trouve dans les ruelles de Montréal .Tél.: 273-2188 Atelier de bijoux ANDRE GRATTON Enrg.TOUT TRAVAIL FAIT SUR PLACE SPÉCIALITÉS : Bijoux faits à la main Réparation de tout genre ARTISANAT 6979 St-Hubert Montreal, Qué.BERGERON DIPLÔMÉ EN ÉLECTRONIQUE 8982 - 6e AVENUE Tél.: 381-3798 RADIO-TV VILLE ST-MICHEL Motus et bouche cousue.Ne discutons pas.Documents offociels en main, ceux dont nous n\u2019avons pas tellement besoin pour i connaître la vraie vérité, nous quit- ; tons.La première étape est terminée.| Bredouilles?Plus ou moins.La , deuxième étape: Yves Jasmin, un homme ouvert.Et ainsi de suite, jusqu\u2019à Shaw, Sürement! dés PS wo 3 x 7 agence du livre francais A cette nouvelle librairie vous trouverez le plus grand choix de volumes en : «= histoire \u2014 économie sociologie \u2014 pédagogie politique \u2014 lifféraire y compris tous les volumes des Editions F.Maspero 8180 rue St-Hubert - Tél.: 271-6888 la librairie qui diffuse Parti Pris - PAGE 4 Les détail ont aucu ne sécurité par ROCH DENIS En matière de loyer, la politique imposée par les compagnies tient autant de l\u2019absurde que de l\u2019exploitation de leurs concessionnaires.Ainsi, on relève trois systé- mes actuellement en vigueur : 1\u2014 En règle générale, les de- taillants sont obligés de payer un loyer de $0.02 par gallon d\u2019essence ven- 2\u2014 Fait encore plus grave, plusieurs compagnies n\u2019imposent qu\u2019un loyer symbolique de $1.00 aux conces- Esso sionnaires qui se spécialisent dans la vente de l\u2019essence aux taxis relevant d\u2019une même compagnie.Ce sont donc les détaillants qui font les frais de cette politique de faveur à l\u2019endroit des concessionnaires spécialisés.3\u2014 De même certaines compagnies pétrolières ne se contentent pas d'un loyer de $0.02 par gallon d\u2019essence vendu, puisqu\u2019elles n\u2019hésitent pas a réclamer, pratique le chantage les menaces etl\u2018espionnage Les compagnies pétrolières, ; qu'elles s\u2019appllent: Esso, Shell, British American, British Petroleum, Fina, Sunoco, Texaco, etc.sont responsables au premier degré de ce marasme économique.on seulement, elles ont obligé les détaillants à diminuer leur marge bénéficiaire brute sur le gallon d\u2019essence vendu, mais en plus, elles ont mis sur pied un système d\u2019espionnage, avec des représentants, dont le moins qu\u2019on puisse dire, c\u2019est qu\u2019ils sont, dans la grande majorité, d\u2019une incompétence notoire, puisqu\u2019ils ne connaissent rien à la marche d\u2019une commerce comme la station service et que s\u2019ls avaient un uniforme sur le dos, les stations service marcheraient encore plus mal qu\u2019avec les détaillants en place.Pour ces compagnies, un seul motto existe: \u201cVous les concessionnaires, accomplissez tous les sacrifices, essuyez toutes les pertes.Après tout, c\u2019est un honneur que nous vous faisons en vous prenant comme concessionnaires.Pour nous, une seule chose importe: \u201cAugmentez votre chiffre de vente.\u201d Par ailleurs, sait-on que ces mêmes compagnies reçoivent du/gouvernement une dédue- tion d\u2019un quart de un pour cent (0.044 % ) sur la taxe de vente de l'essence, récupérée chez le détaillant et qu\u2019elles retiennent un mois et plus le produit de cette taxe provinciale, ce qui leur permet d\u2019utiliser soit en l\u2019espace de six ans, la marge bénéficiaire brute tolérée par les compagnies sur un gallon d\u2019essence vendu a diminué d\u2019environ 28%.Depuis 1958, ces sommes dans leurs opérations financières.Et lorsque les détaillants demandent aux compagnies de bien vouloir, à leurs dépens, augmenter la marge bénéficiaire brute, celles-ci non seulement la refusent mais encore la diminuent.Il en est de même pour toutes les autres demandes que font les détaillants.Toutes les compagnies pétrolières quelles qu\u2019elles soient, se refusent à reconsidérer les conditions de vente de l\u2019essence, celles du loyer, ainsi que celles concernant l'entretien des salaires.Devant cette situation, la fraternité n\u2019hésite pas à déclarer: \u201cNous accusons les compo- gnies d\u2019avoir formé, au Québec, une coalition pour imposer dux détaillants, et donc aux clients.des conditions de vente similaires pour tous.\u201d nfin, depuis la naissance de la FEDERATION, Pattitude des compagnies n'a guère changé.Certaines même, comme Es- so, ont été jusqu\u2019à faire pression directement auprès de leurs concessionnaires, en leur donnant le choix entre le renvoi pur et simple s\u2019ils entrent dans la Fraternité ou leur maintien s\u2019ils la rejettent.Ces menaces ont été particulièrement faites à l\u2019occasion de soupers plantureux que la compagnie Esso, pour la première fois de son existence, offrait aux détaillants soit au Reine Pour arriver à ce résultat, les compagnies pétrolières n\u2019ont pas hésité à pressurer, par diverses méthodes, les détaillants, sous prétexte d\u2019éviter l\u2019installation de la concurren- LOUIS - ROLAND PESANT, se, Lo.Courtier en assurances 4140, Boul.LÉVESQUE 661-7668 St-Vincent-de-Paul \u2018ce des d dans certains cas, un loyer de $0.04.Les détaijlants ont beau protester contre cette politique des loyers, ils ne reçoivent pour toute réponse: \u201cVos affaires vont bien?Vous êtes en mesure de nous payer cette somme.A vous de voir à ce que votre chiffre d'affaires augmente\u201d.En plus de payer des loyers exhorbitants, les concessionnaires ne sont jamais assurés de garder leur station service.En effet, plus d\u2019une compa- L\u2019INDEPENDANCE gnie incorpore dans son bail une clause qui prévoit que la compagnie pourra, à trente (30) jours d\u2019avis, expulser le concessionnaire et le remplacer par un autre.De ce fait, on a assisté à plusieurs reprises.à des renvois, pour la plupart injustifiés, et la fraternité cite le Cas précis d\u2019un détaillant : Celui-ci avait ouvert une station \u2018au coin des rues Sherbrooke et Haig en 1954, alors que ce coin n\u2019était pas encore développé.Pe TT a .RD M.Auguste Jean Vial, président provincial de la Fédération des fraternités des détaillants d'essence du Québec.Au moment d'aller sous presse, nous apprenons que les détaillants ont décidé de recourir à la grève afin de faire pression sur les compagnies.L'appui sans réserve de \u2018L\u2019Indépendance\u201d Elisabeth, soit au Sambo, et ailleurs dans la province.Pis encore, pour faire face à la menace que représente pour elle la Fraternité, Esso a été jusqu\u2019à promettre un fonds de pension spécial pour ses concessionnaires.Inutile de dire que ce fonds de pension ait conc: \u201cjobbers\u201d; et bien malgré cela, les \u201cjobbers\u201d se sont introduits sur le marché du Québec, et inutile de dire les torts qu\u2019ils causent.\\# Ceux-ci achètent l\u2019essence des compagnies, par centaines de milliers de gallons, essence qu\u2019ils placent ensuite dans des stations service installées face à celles des compagnies, d\u2019où nouvelle concurrence pour les détaillants.Mais cette concurrence s'avère plus dure, étant donné que les compagnies remettent pour ces \u2018\u201c\u2018grossistes indépendants\u201d des marges bénéficiaires bru- leur est acquis.n\u2019avait jamais été envisagé dans le passé.Elle a aussi supprimé dans ses baux la clause de résiliation de 30 jours.Quant aux autres compagnies, elles restent dans l\u2019expectative, et pour l\u2019instant tout comme Esso d\u2019ailleurs, se refusent à améliorer leurs conditions de vente et de location.qu\u2019elles accordent à leurs concessionnaires.D'un chiffre de vente de 150,000 gallons d'essence en 1954, il passa en 1964, \u2018alors qu'il existait à cette date une concurrence effrénée dans le meme secteur, a 413,000 galons Ceci n'empêcha pas la compagnie de lui signifier, le 31 mars 1964, son renvoi, sous le prétexte que son chiffre d'affaires n\u2019était pas assez fort.Comme le détaillant se refusait à quitter une station service qu\u2019il avait montée de s d\u2019essence et qu'il avait toutes pieces, améliorée à ses frais puisque la compagnie refusait de le faire, celle-ci lui signifia, le 28 avril, qu\u2019en vertu de la clause no 4 de son bail.il avait trente (30) jours pour quitter la station service et la remettre à son remplaçant.Cette clause d\u2019expulsion reste donc comme une menace suspendue au-dessus de la tête de tout concessionnaire non docile.Dans ces conditions, comment peut-on parler de sé- eurité de l'emploi?uarante eures e travail CINquante-six cents l'heure Si encore les détaillants d\u2019essence pouvaient jouir d'heures de travail régulières.Mais non!.Non seulement ils sont obligés de garder leurs stations de service ouvertes, dimanches comme jour de fête, mais en plus, afin d'obtenir un chiffre d\u2019affaires qui leur permette de ne pas crever de faim, ils sont obligés de travailler jusqu\u2019à 80 heures par semaine et plus.Pour eux, la journée de travail débute bien souvent à 7 h.du matin, et ne se termine que vers 11 h.du soir.Sur ce point, d'ailleurs, la fraternité affirme que les détaillants d'essence sont, actuellement, les esclaves des compagnies, esclaves fort mal payés pour le travail qu\u2019ils accomplissent et les services qu\u2019ils rendent à la communauté.Année après année, et plus particulièrement pour la période qui va de 1958 à 1964, le bénéfice net, auquel pouvait s'attendre un détaillant, a constamment baissé.Ainsi, si en 1958 un concessionnaire qui vendait 300,- 000 gallons d\u2019essence dans l\u2019année, pouvait espérer un bénéfice net de $12,500, en 1964 ce même bénéfice est tombé à tout près de $8,900.Qu'on regarde maintenant ce que donne un salaire horaire avec ces chiffres.En 1958, le salaire horaire Bien plus, pour aviver ce.nouveau genre de mar- Mil y va de ses faxes TAXES MUNICIPALES CHARGEES PAR MONTREAL AUX DETAILLANTS vendus 100,000 150,000 200,000 250,000 300,000 350,000 400,000 550,000 et plus Gallons essence e 50,000 100,000 150,000 200,000 250,000 300,000 350,000 450,000 750,000 0 D4 4 0 BB Minima Maxima $508.$ 835.$552.$1,161.$582 $1,265.$677.$1,016.$521.$1,335.$704.$ 947.$674.$ 923.$780.$1,003.$915.$1,177.basé sur 80 heures de travail pour un détaillant était de $3.12.Toutefois, comme la semaine ordinaire de travail pour tous les autres corps de métier était de 40 heures ceci revient à dire que le salaire rée] horaire du détaillant en 1958 était de $1.56.Par contre, en 1964, ce mé- me détaillant, pour les mêmes 80 heures de travail voit son salaire horaire tomber à $2.22 ce qui, pour une semaine normale de 40 heures, revient à dire que son salaire réel n\u2019est que de $1.11.Prenons maintenant le cas d'un détaillant qui ne vend que 15,000 gallons d'essence dans son année.En 1958, son bénéfice net se montait à environ $6,500.ce qui donnait les salaires horaires suivants : semaine de 80 heures : $1.62; semaine de 40 heures : $0.81.En 1964, ce même détaillant ne fait qu\u2019un bénéfice net de l\u2019ordre de $4,500, pour ce qui entraîne les salaires horaires suivants: 80 heures de travail: $1.12; 40 heures: $0.56.Dans quel corps de métier, - trouve-t-on un salaire horaire si ridiculement bas, sans compter que le détaillant d\u2019essence est responsable personnellement et financièrement, non seulement d\u2019un commerce, mais aussi de tout l\u2019équipement qui le compose ?ché, ces mêmes compagnies ont créé leurs propres filiales de \u2018\u201crevendeurs\u201d, Et alors on assiste à ce résultat effarant où ce sont les compagnies qui se font concurrence à elles- mêmes, tout cela afin de pouvoir augmenter leur chiffre de vente.Ainsi en est-il pour les \u201cgrossistes indépendants\u201d, qui vont chercher leur essence chez Fina, Texaco, B.A., B.P., etc.Quant aux revendeurs, tout aussi \u201cindépendants\u201d que les grossistes, ils ont 4 JUILLET 1965 Le rouge ef le NOIF LE MYTHE AMBULANT Le magazine américain TIME a sa \u201cpersonnalité de l\u2019année\u201d.La revue AUJOURD\u2019HUI-QUEBEC, son \u201cennemi du mois\u201d (le RIN y est déja passé).Et si LE ROUGE ET LE NOIR avait son \u201ccoin des imbéciles\u201d, il faudrait, cette quinzaine-ci, accorder uné large place au Frère Untel.Pas au Frère Untel, auteur des Insolences, qui pare ticipa à sa facon au déblocage intellectuel et religieux du Québec.Mais au Frère Jean-Paul Desbiens, auteur de Sous le soleil de la pitié et conférencier aux assises de la FAGECCQ (Fédération des Associations Générales des étudiants des collèges classiques du Québec).On se doutait bien, à lire son autobiographie précoce, qu\u2019il n\u2019aimait ni le séparatisme ni le RIN : \u201cJe ne ferai jamais de surenchère dans l\u2019espoir de me faire applaudir aux assemblées du RIN et autre ALQ\u201d (?), écrivait-il quelque part.Mais de là à dénoncer ex abrupto le nationalisme, en disant qu\u2019il est \u201cdépassé\u201d et que les indépendantistes affichent une idéologie du XIXème siècle, il y a de quoi étonner les révolutionnaires les plus tranquilles.Au vrai, il commence à me taper radicalement sur les nerfs, le cher frere.Ses arguments étant sans valeur et bel et bien dépassées, je ne m\u2019y arrête pas.Ce qui m\u2019intéresse, c\u2019est l\u2019homme.Le mythe, serait plus juste.Car si on l\u2019a mythifié malgré lui en 1960, il faut dire qu il commence à aimer ça.Un peu trop.A Ventendre et a le lire, le Québec-en-devenir, c\u2019est lui; le patriotisme de santé, c\u2019est lui; le calme et la dignité, c\u2019est toujours lui.Les autres \u2014 plus précisément, nous, les indépendantis- nerveux, tournés vers le passé.J'assistai a la première conférence du Frère Untel, à son retour d\u2019exil, Pan dernier.Il y exprima notamment son hésitation à revenir dans la vie publique.Il aurait du hésiter plus longtemps.Et continuer à se la fermer.EN LISANT LA BALOUNE\u201d Lu dernièrement dans \u201cLa Baloune\u201d (LA PRESSE): la lettre d\u2019une canadienne-anglaise racontant avec ema thousiasme sa \u201cdécouverte\u201d du \u201cvéritable visage du Canadien français\u201d, C\u2019est à faire pleurer un fédéraliste et mourir de rire un indépendantiste.L'histoire est très simple.Vous comprendrez facilement.Le mari de cette dame, à l\u2019image de milliers de montréalais, fut très ennuyé par la récente grève du transport; il craignait de ne pouvoir se rendre à son travail.Pas un seul Canadien anglais ne lui offrit de le prendre avec lui dans son auto.Les Canadiens francais, par contre, se montrerent fort généreux.An point d\u2019aller le chercher chaque matin et le reconduire chaque soir.Imaginez! Cette bonne dame s\u2019imaginait que les Que- bécois français n\u2019etaient que des sauvages, mal eleves, grossiers, terroristes en puissance, alors qu \u2019ils se sont mone trés si aimables pour son époux.L\u2019unité nationale redécouverte! La bonne entente rendue facile! Elle s\u2019est même crue obligée \u2014 \u201cen toute justice pour les Canadiens français, que mes compatriotes ne cherchent pas assez à comprendre\u201d \u2014 de nous raconter son histoire.C\u2019est pas gentil, ça?SALUT A L\u2019'INDEPENDANCE Il est temps, me semble-t-il, de saluer comme il con vient la parution bimensuelle de PINDEPENDANCE.Notre journal arrive juste à point.Le journalisme cana- dien-français traverse actuellement une crise très pénible, dont il ne se relèvera qu\u2019affaibli.Il lui manquait un journal de combat, un journal libre, qui ne se contente pas de critiquer faiblement les activites du régime.Un gouvernement Lesage: les indépendantistes.C\u2019est mains tenant fait.Et je risque cette prédiction : L\u2019 INDEPEN DANCE deviendra sous peu le journal le plus important porte-parole officiel de la seule véritable opposition au u Québec GILLES CADIEUX B.A., LL.L.NOTAIRE 254-9435 4416, boul.Pie IX Montréal 36 GROULX & CADIEUX NOTAIRES MACHINISTES Dorion et frère manufacturiers et fondeurs réparations en général ouvrages de presse production - repoussage du métal en feuilles développements d'inventions ® oo 00 nom : Champlain, Super- test et Irving (pour Esso), White Rose de la Canadian Oil, (filiale de Shell), Golden Eagle, etc.| tes meilleures que celles Un simple coup d'oeil jeté sur ce tableau démontre éloquemment que fe détaillant qui vend 700,000 gallons d\u2019essence dans l\u2019année paie moins de taxes municipales que celui qui en vend entre 250,000 et 300,000 durant cette même année.C\u2019est bien le comble de l\u2019absurdité.9945 rue Paris (coin boul.Industriel) A MONTRÉAL-NORD \u2014 TÉL.: 322-0320 Marcel Chaput désire faire savoir à la population ®@ QUIL A FONDE, SOUS LA RAISON SOCIALE DE PÉTRO-MONTRÉAL UN COMMERCE D'HUILE COMBUSTIBLE LÉGÈRE MEMBRE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL PROPRIÉTAIRES : M.Ls.Ph.LESAGE ® GERANTE: MLLE LISE LESAGE NOS STUDIOS SONT OUVERTS TOUS LES JOURS, Y COMPRIS LE DIMANCHE, DE 9 HEURES À 9 HEURES LIVRAISON PAR TOUTE LA VILLE SEPT JOURS PAR SEMAINE HARCELL AVENUE DE L\u2019EGLISE, VERDUN et 14 ARTISTES A VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR ® QU'IL SOLLICITE DE CHAQUE MAITRE DE LOGIS LE PRIVILEGE DE LE SERVIR FLEURS TÉLÉGRAPHIÉES DANS LE MONDE ENTIER COMMANDES TÉLÉPHONIQUES ACCEPTEES 24 HEURES PAR JOUR TÉLÉPHONE: 768-9413 l\u2019année longue 747-4810 Service jour et nuit à 2059, Charland, Montréal 780, St-Germain, St-Laurent 521, 4 JUILLET 1965 Élu candidat dans Ê a ° .fy Fs \\ M.Laurien Ouellet, président du RIN-Duples- sis.M.Ouellet a organisé cette convention, la première d'une vingtaine d\u2019autres qui auront lieu dans toutes les parties du Québec d'ici quelques mois.se .0 7 CE 7 2: M.Maurice Leroux, directeur national du RIN, s'était rendu à Sept-lles pour participer à la convention comme orateur.Dans un discours bien tapé il s'est livré à une véritable démystification du régime Lesage \u2018grand promoteur du désordre établi au Québec.\u201d M.Pierre Renaud, directeur national et administrateur du R.I.N., présidait la convention.Les regles de procédure étaient celles qui ont été adoptées il y a quelques mois.DUPLESSIS | C'est dimanche le 27 juin que .se tenait.& .Sept-lles dans le comté de Duplessis la première convention électorale du RIN.À cette occasion, M.Pierre Bourgault, le président du RIN, était élu à l\u2019unanimité candidat officiei du parti en vue des prochaines -élections provinciales.S'il faut en croire les quelque deux cents personnes qui sont venues manifester leur enthousiasme à la réunion de Sept-lles l'affrontement du parti libéral, de son semblable l'Union Nationale et du RIN n'est rien moins que prometteur.M.Bourgault, qui a ouvert sa campagne électorale par un discours à l'emporte-pièce, a fait une violente sortie contre l\u2019actuel député de Du- plessis le libéral Henri L.Coi- teux.+0 Après avoir relevé la décision de M.Coiteux de ne jamais prononcer les mots \u2018Rassemblement pour l\u2019Indépendance Nationale\u201d ni le nom de \u201cM.Pierre Bourgault\u2019 durant la prochaine campagne, mais de ne parler de ce dernier que comme de l'\u2018\u2019étranger\u201d, M.Bourgault a déclaré que justement il valait mieux ne pas être de la Côte-Nord et y venir, pour avoir la possibilité de régier les problèmes en profondeur, plutôt que d'y être depuis vingt ans, de faire partie liée avec le système colonialiste des grandes compagnies et, par conséquent, d'être impuissant à entreprendre quelque réforme que ce soit.D'ailleurs, a ajouté le Pré- \u2018sident du R.I.N., être de la Côte-Nord, cela signifie un état d'esprit, la conviction profonde d\u2019appartenir au Québec nouveau, à son dynamisme, Mais aussi à sa dépossession complète.\"Nous sommes tous de la Côte-Nord parce que nous sommes tous Québécois, a-t-il conclu, en signalant: \u201cM.Coiteux ne parlera pas de moi, ou parlera de moi comme d'un étranger, mais moi je PARLERAI de lui\u201d .Par la suite, M.Bourgault s'est employé à illustrer ce qu'il juge être les plus grands problèmes de la Côte- Nord.La langue: il a cité en exemple le cas de la Wabush Mines, compagnie minière de la région de Sept-lles qu vient d'imposer à ses employés l\u2018anglais comme Jan- gue de travail; le cas de l\u2019Hôtel Sept-lles, pour son affichage unilingue anglais dans les chambres, et celui du magasin Woolworth pour ses menus du déjeuner unilingues anglais.M.Bourgault a affirmé qu'on assistait-là à un véritable génocide culturel qu\u2019il fallait enrayer au plus tôt.Il! a demandé: \u201cQue fait M.Coi- teux?Quand a-t-il pris position sur cette question?Quand a-t-il dénoncé la politique des grandes compagnies en, ce domaine?Jamais.Le R.l.N.au pouvoir apportera comme solution, la proclamation d'un Québec unilingue français!\u201d Les communications: dans ce comté où les communications ont toujours été presque impossibles, tout au moins très difficiles, le gouverne- \u2018ment s\u2019est continuellement refusé à faire quoi que ce soit de positif: à Tadoussac, le gouvernement du Québec donne chaque année $400,000 à la Clark Steamship Lines, pour l'entretien de deux traversiers; la compagnie, pour plus de profits personnels.impose un surplus de $2.00 à chaque auto qui traverse.\u2019 'Que fait M.Coiteux?Quand a-t-il dénoncé ce scandale?\u201d Le Labrador: M.Bourgault a déclaré que c\u2019est bien la première fois dans l\u2019histoire du monde qu'une compagnie privée, en l\u2019occurence L\u2019Iron Ore, fixe les frontières d'un pays.L'Iron Ore a, en effet, décidé à un moment donné, sans permission.de payer une partie de ses taxes au Québec, une autre partie à Terre-Neuve.M.Bourgault a en outre déclaré que le R.I.N.ne reconnaissait pas la décision du Conseil privé de Londres, de 1927, et qu'une fois au pouvoir, \u201cle R.LN.reprendra le Labrador qui nous ap- Pius tard le président du R.ILN.a parlé de Flle d'An- ticosti, propriété de la Consolidated Paper et \u201cseule concession forestiére en Amérique du Nord\u201d.il a montré comment ceux qui veulent entrer sur l'ile doivent \u201cêtre du bon bord\u2019, cest-a-dire payer teux sait-il que de 5 a 6,000 thevreuvils meurent de faim chaque année sur l\u2018Île d\u2019Anti- costi?Et pourtant les Québécois n\u2019ont pas le droit d'entrer.Que fait M.Coiteux?Que fait son gouvernement?lls vont pêcher avec les dirigeants de la compagnie!\u201d Enfin M.Bourgault a dénoncé la démission de certains Canadiens français, dont Du- plessis et Lesage, qui se sont vendus aux compagnies anglaises et américaines et qui ont peu à peu entraîné le rempia- cement des Québécois partout au Québec.Il a terminé en rappelant que le RIN est dans la bataille électorale pour la possession d\u2018un pays et pour que le comté de Duplessis\u201d, à lui seul plus grand que toute la France, soit mis sur la carte du Québec et le Québec sur la carte du monde\u201d, L\u2019INDÉPENDANCE PAGE 5 Par Roch Denis CA ol AAAS Il y ena Sur qui reposent la Canadian Confederation, ils ont nom Pearson, Lomontagne, Favreau, Lesage Il y en a d\u2019autres sur qui reposent l'Indépendance du Québec, ils ont nom Ouellet, Bourgault, Renaud, Leroux, Le choix est facile, la victoire est proche.Quelque deux cent personnes, dont une quarantaine venues en autobus de Montréal, ont assisté 3 la convention du 27 juin dernier.Elles ont manifesté un enthousiasme qui augure bien.Nous honarons la carte + VENTE SERVICE LOCATION RADIO \u2014 T.V.\u2014 STEREO 359 ST-ZOTIQUE EST Tél.: 273-2001 studio \"60\" 666, BOULEVARD STE-CROIX, SAINT-LAURENT \u2014 748-9287 GRAPHISTES IMPRIMEURS SPÉCIALITÉ: CREATION ET IMPRESSION AU POCHOIR D'AFFICHES PUBLICITAIRES POUR THEATRES, COMMERCES, INDUSTRIES, etc.ELEVEZ-VOUS| paéionnt nn AU-DESSUS | A PEU DE FRAIS Metier Pavant MASSE DES | Du TRAVA vous sue INUTILES Camions Pancartes Enseignes Etiquettes de prix Vitrines 4255 DE LAROCHE MON Sans obligation, veuillez m'envoyer votre prospectus GRATUIT concernant vos cours | Du jour [] Du soir J Par correspondance [] | J 1 es 0 ve ee sees tases s rsa Nom .Adresse 222220000000 000 000000 PAGE 6 L\u2019INDÉPENDANCE 4 JUILLET 1965 Le programme politique du RIN - 2e tranche econo LE PROBLEME ECONOMI- QUE DU QUEBEC L'économie du Québec présente la complexité même de la situation \u2018où nous place le libre jeu des forces du marché à l'intérieur d\u2019un schéma de concurrence pure, où les facteurs de production sont considérés comme parfaitement mobiles, et cela sans compter qu'ici, ces forces et cette conjoncture nous sont largement etran- gères Il serait tféméraire, même en théorie, de vouloir se soustraire à l'écenomie de marché, et d'autant -plus que les leviers de cette économie nous échappent en pratique; mais nous possédons certainement assez d'atouts pour imposer collectivement, tout au moins, certaines conditions et certains contrôles à pareille situation, et notamment par le truchement d\u2019une planification globale.LE QUEBEC : COLONIE EVOLUEE L'économie du Québec, c\u2019est connu, est celle d\u2019une colonie évoluée, c'est-à-dire basée en grande partie sur l\u2018exportation de matière première et l'imper- tation corollaire de produits finis, à savoir, sur l\u2019exploitation par l'étranger de nos richesses naturelles et de notre marché de consommation à la fois, la population étant maintenue à un niveau de fortune et de formation moyen pouvant satisfaire en même temps aux besoins de l\u2019industrie en main-d\u2018oeuvre à bas salaire, et à ceux du commerce d\u2019un pouvoir d'achat suftisant donc pas ici, ou peu, d\u2019 drone P véritable, c'est-à-dire intégrée et structurée; il n'y a pas de transformation sur place qui seule peut donner lieu à une industrie spécialisée et diversifiée, à haute valeur ajoutée, à une industrie d\u2018exportation et de iens d\u2019équipement.Il n'y a qu\u2018une industrie de biens de consomma- tion et de services liée elle aussi aux deux aspects moyens, marché et main-d'oeuvre, d\u2019une population qu\u2019elle suit et en traîne la fois, dans le processus normal de concentration, par fes mécanismes du marché, des facteurs de production.Cette industrie locale est par ailleurs également largement contrôlée par l'étranger, quand elle ne donne pas lieu à un petit capitalisme autochtone totalement soumis à la conjoncture extérieure.NECESSITE D'UNE INTERVENTION GOUVERNEMENTALE Dans ce contexte, il devient évident que seule une action gouvernementale énergique peut arriver, à force de planification subtile mais intensive, à réorienter une situation qui autrement ne peut aller qu'en se détériorant davantage: concentration accélérée, verticale et horizontale, des facteurs de production, à savoir principalement, le capital, le travail et les ressources du pays.Actuellement, seul le gouvernement fédéral peut pratiquer une timide politique de prévisions et de prescriptions économiques, et ce, dans une perspective centralisatrice normale mais totalement opposée à nos aspirations nationales et sociales.Au Québec, un essai audacieux de planification globale, entrepris par le Conseil d'orientation économique, s\u2019est avéré un échec total, en particulier devant Vinsuffisance des moyens politiques de mise en oeuvre du Plan.En effet, tant que nous ne posséderons pas l'arsenal complet des leviers politiques dont dispose tout état national normal pour Vapplication d'une politique économique concentrée, tout effort de planification est voué à l'échec, || faudra done s'assurer d\u2019abord le pouvoir po- lifique avant de penser en termes de contrôle de notre vie économique; et alors seulement pourrons-nous parler vraiment de planification socio-économique.@ A \u2014 Commerce extérieur Une économie est en général d'autant plus difficile à planifier que l'importance du secteur extérieur y est considérable et que, comme c\u2019est probablement le cas de celle du Québec, elle est fortement intégrée à une économie externe par l\u2019échange des prooduits semi- finis; l\u2019offre et la demande étrangères sont en effet des facteurs sur lesquels la \u2018planification ne peut exercer aucune influence, D\u2019autre part, un plan de développement ne saurait progresser selon les prévisions qui, en plus, serait soumis a des fluctuations importantes des prix a l'exportation et à l'importation.et devrait s\u2019adapter continuellement aux exigences de l'équilibre extérieur.Pour ces raisons, il sera nécessaire d'assurer non seulement la stabilité des échanges, mais encore celle du taux de change de l'unité monétaire nationale.A cet effet, un gouvernement R.I.N, : 22.concluera des accords douaniers avec le Canada et avec les Etats-Unis.Les négociations qui mêneront à ces accords seront faites par produit et la politique commerciale, tout en s\u2019efforcant de respecter les principes du GATT, sera définie en conséquence.Le Québec s\u2019efforcera de diversifier son marché extérieur et étudiera la possibilité de s\u2019affilier au Marché Commun.23.adoptera un système de taux de change fixe, inférieur à celui des principales monnaies étrangères, notamment le dollar américain et la livre sterling.Cette adoption d'un système de taux de change fixe entraînera la nécessité d'\u2019instituer un fonds de stabilisation des changes.relié à la banque centrale et détenant toutes les réserves d'or et de change étranger de l\u2019Etat.Elle est, par ailleurs.en accord avec la volonté de l\u2019Etat du Québec d\u2019adhérer au Fonds Monétaire International.24.élaborera une politique de stockage des principales matières premières exportées sensibles à l\u2019évolution du cycle, de façon à tempérer les répercus- Lesage veut diviser le peuple pour régner A l\u2019heure ou les autorités répètent que le Canada français n\u2019a pas assez de compétences, que la jeunesse c\u2019est l\u2019avenir de la nation, Lesage se sert des failles d\u2019un système de prêts et de bourses que son gouvernement a lui-même établi afin de déblatérer contre les étudiants.50 p.c.des déclarations sont faussées dit-il, pourquoi done?Alors que la gratuité scolaire aurait évité toutes ces difficultés, Lesage a préféré les bourses, moyen débile et peu efficace de replatra- ge permettant toutes les interprétations.Comment evpliquer Jl\u2019attitude de Jean Lesage, pour faire tant d\u2019éclat autour d\u2019une affaire qui se réduit à un manque de contrôle de la part du gouvernement.Lesage, chef du parti libéral, est un être imbu de lui-même, méprisant son peuple et particulièrement les étudiants québécois un peu remuant, il a toujours représenté l\u2019élément retardataire de la société québécoise freinant les initiatives des autres ministres.Se servant de préjugés duplessistes contre les intellectuels il veut les étendre à tous les étudiants, il veut donc diviser le peuple québécois afin de le mieux dominer.Ces intellectuels qui l\u2019ont aidé à se hisser au pouvoir, deviennent trop encombrants aussi veut-il s\u2019en débarrasser sans nuire à ses possibilités électorales.D\u2019ici 20 ans la population universitaire québécoise va septupler (rapport Parent).Cela va coûter cher, très cher.Le L'affaire des bourses par René Marc gouvernement n'a plus d\u2019argent et est au bord de la faillite, ne vient-il pas encore d\u2019emprunter à New York?Plutôt que le dire il veut discréditer tous les étudiants auprès de I\u2019 opinion publique et ainsi se permettre une action contre les bourses étudiantes.Le vote des étudiants comme il s\u2019est rendu compte, il l\u2019avait perdu depuis longtemps.Aussi vu que pour Lesage ce qui compte c\u2019est le nombre de votes, peu importe les compétences, peu importe l\u2019avenir de la nation, peu importe la justice! Lesa- ge n\u2019a-t-il pas déclaré que le peuple est trop bête pour comprendre.Continuez Monsieur Lesage et vous verrez que le peuple n\u2019est pas si bête et qu\u2019il n\u2019aime pas les retourne- veste.sions, sur les revenus intérieurs et la production, des fluctuations de la demande.internatio- nae Etablira, à l\u2019intérieur du Haut Commissariat au Plan, une commission du commerce extérieur.Cette commission aura le double but d\u2019étudier les possibilités de développement des échanges avec l\u2019étranger et d'indiquer les changements à apporter à la structure industrielle pour l'adapter aux besoins de la demande mondiale.26.instituera une agence de crédit à l\u2019exportation, dont les prêts seront accordés en conformité avec les objectifs du plan et après approbation de la commission du commerce extérieur.27.élaborera une politique de contrôle sur la sortie des capitaux.28.établira des tarifs douaniers temporaires et décroissants pour protéger les industries naissantes créées à l\u2019intérieur du Plan.@ B \u2014 Investissement étranger La question de l'investissement étranger s\u2019insère dans un problème plus large, celui des mouvements de capitaux servant à équilibrer la balance des paiements.Il est, des lors, nécessaire de faire la distinc- tio nentre capitaux à court terme et capitaux à long terme, ou investissement étranger proprement dit.Les mouvements de capitaux à court terme ont un rôle uniquement cyclique, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils sont utilisés pour financer, par un accroissement des réserves d\u2019or et de change étranger, les déficits résultant de ja détérioration de la conjoncture internationale.Ces mouvement sde capitaux répondent à l'incitatio nrepresentée pa rles taux d\u2019intérét a court terme, dont à l'incitation de la politique monétaire, et sont particulièrement importants dans le cas d\u2019un pays ayant un taux de change fixe.Ils seront attirés par le maintien d\u2019un écart positif entre les taux d\u2019intérêt québécois d\u2019une part, et les taux canadiens et américains d\u2019autre part.201 Intervention des investissements étrangers Vis-a-vis les investissements étrangers a long terme, la politique de l'Etat du Québec ne saurait en aucune façon être une politique de restriction.Par intégration des investissements étrangers au plan national de développement, l'Etat.du Québec entend que ces investissements s\u2019inscriront, comme les investissements domestiques, dans les cadres prévus par la planification et qu\u2019ils ne seront pas orientés uniquement vers les secteurs complémentaires d'économies externes.Il ne s'agira pas, encore là, d\u2019empêcher les investissements étrangers dans des secteurs primaires, si l'exploitation ou l\u2019expansion de ces secteurs est jugée nécessaire par le plan, mais de canaliser une partie des capitaux vers les industries secondaires, en lui offrant les mêmes avantages qu'à l\u2019investissement domestique.En conséquence, un gouvernement R.I.N : 29.créera une commission de l\u2019information relevant du Haut Commissariat au Plan dont le but sera de faire connaître aux investisseurs étrangers les avantages de même que les priorités d\u2019investissement définis par le Plan.30.encouragera les investissements étrangers dans la mesure où Ceux-ci tiennent compte des objectifs fixés par le plan et en particulier le développement de l\u2019industrie secondaire et la décentralisation industrielle.@ C \u2014 Système bancairee Parmi les parts respectives, que la planification veut déterminer, de la consommation, de l'investissement et des dépenses gouvernementales dans le revenu national, celle de lin- vestissement est nécessairement la plus importante, puisque c'est l'investissement qui est le moteur de l\u2019expansion économique et qui permet de développer de nouvelles industries; la part de la consommation n'entre en ligne de compte qu\u2019en autant que l\u2019investissement est financé par l'épargne; quant à celle des dépenses gouvernementales, elle doit ê- ire établie parce que, d'un coté.l\u2019Etat est lui-même un consommateur important et, de l'autre, parce qu'il finance une partie de son activité en faisant appel au marché du capital, qui est aussi une des sources de fonds à investir.La nécessité de l'épargne implique que l'expansion de la consommation, sans être arrêtée, devra être contrôlée, particulièrement à l\u2019aide du crédit à la consommation.Ce contrôle sera effectué, sous les directives de la banque centrale, par le système bancaire, qui reprendra graduellement des sociétés de crédit à tempérament, des sociétés de petits prêts et des détaillants la part de crédit à la consommation qu'ils détiennent actuellement.En même temps, le crédit à l'investissement sera développé afin notamment de favoriser l'expansion des petites entreprises ou l'apparition de nouvelles firmes et de fournir à l\u2019économie un volume adéquat des fonds à court terme qui seront requis par la politique de stockage des principales matières premières exportées.Dans ce domaine du crédit à la consommation et du cré- di ta l'investissement, un gou- \"vernement R.I.N.: 31.réduira les charges d\u2019intérêt imposées par les sociétés de crédit à tempérament et les sociétés de petits prêts (ie.les compagnies de finance) au niveau de celui des banques, sur leurs prêts nouveaux et sur les soldes dus.Cette mesure de justice sociale restera en vigueur tant que le crédit à la consommation n\u2019aura pas été entièrement repris par le système bancaire.D\u2019autre part, afin d'éviter que la diminution des charges d'intérêt n\u2019entraine une augmentation excessive de scrédits accordés, l'expansion de ces crédits sera soumise au contrôle gouvernemental.32.accordera des facilités de crédit aux entreprises nouvelles dont le développement s'inscrit dans les cadres du Plan.sous forme d'octroi de capitaux, à - bas taux d'intérêt, avec garanties gouvernementales.Ce contrôle sélectif d\u2019une partie du crédit à l\u2019investissement s\u2019effectuera tant sur le plan régional (décentralisationu que sur le pla nsectoriel (planification de l\u2019industrie secondaire).\\ Quant a Vorganisation du système bancaire elle sera nécessairement appelée a subir certaines modifications, a la fois a cause des changements intervenus sur le plan politique et du souci de décentralisation régionale.33.établira une banque centrale, possédant tous les attributs normaux d\u2019un tel organisme et dirigée par un bureau de gouverneurs et les représentants des banques de réserve générale.34.créera des banques de réserve régionales, l\u2019aide de fonds souscrits par les caisses populaires et les filiales des banques à charte situées dans chaque région.Le nombre de ces banques correspondra au nombre de régions économiques.35.élargira les pouvoirs des Caisses Populaires pour les rendre capables de participer au développement industriel se- Jon les modalités du Plan.\u201c incidences en font donc le cen- 36.créera une caisse centrale de dépôts et placements.\\ @ D \u2014 Fiscalité et système de taxation La fiscalité et la taxation jouent le rôle primordial de fournir à l'Etat les revenus nécessaires à l\u2019assistance sociale, aux investissements à long terme qui n\u2019ont pas de rentabilité économique directe, ou mesurable (écoles, routes, hôpitaux, etc.) et aux dépenses courantes de l'administration gouvernementale; elles servent aussi a atténuer l\u2019injustice sociale, à supposer qu\u2019elles soient correctement établies, en atténuant les disparités des revenus.Ces tre nerveux de la planification globale et de Ja vie économique, sociale et culturelle de toute la nation.La fiscalité occupe également une place de choix dans la planification industrielle propre- ment dite et, en tant qu\u2019outil direct, se subdivise en deux catégories principales : l\u2019impôt sur le revenu des sociétés et l'impôt sur le revenu des particuliers.L'impôt sur le revenu des particuliers est l\u2019instrument le plus direct de la politique d\u2019épargne, entendons du contrôle de la consommation, tandis que l\u2019impôt sur les sociétés sert à orienter les investissements nouveaux par des formes d\u2019encouragement sélectif à l\u2019industrie naissante.C\u2019est en tenant compte de tous ces aspects qu\u2019un gouvernement R.I.N.37.éliminera à long terme les taxes \u2018\u2018spéciales\u201d dont les revenus servent à des fins spécifiques, et qui sont le plus souvent très régressives.Cette discrimination introduite dans l\u2019administration gouvernementale des rigidités artificielles.L'Etat s'emploiera simplement à distrbuer le revenu global selon les prortés et les besons exstants.38.prendra en charge l\u2019m- pôt foncier sur les sociétés et diminuera temporairement les taxes foncières pour encourager la naissance de firmes nouvelles dans les cadres du Plan et pour appliquer la politique de décentralisation industrielle et d'aménagement régional.39.créera une taxe sur les profits non distribués, afin de réduire l\u2019auto- financement (sauf dans les cas prévus par les deux recommandations qui suivent}.Cette mesure a pour but d'accroitre la mobilité du capital sur les marchés financiers o.il est soumis aux lois économiques normales du taux d'intérêt et de l\u2019efficacité marginale du capital.40.pourra exiger le paiement d\u2019une partie de l\u2019impôt a mé- me le capital-actions déjà émis, dans le cas de certaines industries (grands monopoles d\u2019utilité publique, compagnies de finance, industrie primaire, etc.), le rachat d'actions par les compagnies étant autorisé à cette fin, aux conditions| fixées par l'Etat.| 41.Nous recommandons que! l'Etat encourage les industries\u2019 nouvelles, dans le cadre des facilités accordées à l\u2019industrie naissante, par une détaxation temporaire, sur les profits, ou un amortissement accéléré des facteurs de production (machinerie), afin d\u2019aider la capitalisation de l\u2019industrie.42.effectuera une restructu-! ration plus progressive de l\u2019im- pot sur le revenu des particuliers pour obtenir une réparti-, tion plus égalitaire des revenus, et contrôlera plus sévère-' ment les revenus déguisés en.comptes de dépenses.43.éliminera progressivement les taxes de vente généralisées, qui sont fortement régressives, suivant un ordre de, priorité.| 44.établira une loterie natio-| ale.DIVISEUR \u201cAIR FLASH\" 152 mm of 203 mm x POUR PERCEUSES OU PETITS TRAVAUX DE FRAISAGE % INDEX 24 DIVISIONS EN 12 SECONDES * TRAVAIL AUTOMATIQUE - PRECISION JUSQU'A 3 * SE REGLE A TOUTE DIVISION JUSQUE 48 x COMPACT \u2014 EFFICACE \u2014 RAPIDE Détails complémentaires et caractéristiques sur demande à : Dugas Machine Works, Inc.1826 W.Commerce St.RI.7-2230 Dallas 8, Texas Librairie La Québécoise LITTERATURE GENERALE SPECIALISEE EN CANADIANA achetons bibliothéque privée 169 est, rue Beaubien, Mtl 10 279 - 2100 DEVENEZ Chevaliers de l'Indépendance TRAVAILLEURS ET ETUDIANTS (Hommes et femmes de tout âge) Secrétariat: Ecole de boxe REGGIE CHARTRAND 1611 rue Visitation, Montréal \u2014 Etat du Québee 523-3661 INSCRIVEZ-VOUS AUX CHEVALIERS DE L\u2019IN- DEPENDANCE ! Complétez et retournez cette formule au secrétariat en incluant un mandat de poste de $2.00 ou plus.Nous vous convoquerons pour la prochaine initiation.EN LETTRES MOULEES S.V.P.Nom .222000 00000000 0 Prénom RARE .e Adresse .eee Lee a V0 a a a 4 a ee 00100006 20.Comté .RE ee.Téléphone .vus VVTERS a Shas Fy ors RE pe 2X Bed TEN pee A Fi , Chrysler products, Dod- e trucks, Imperial cars.op value sale.Whale of a sale.Top quality.Repair shop.Mais qui donc dans une des principales villes de l'Abitibi peut bien afficher avec un aussi déconcertant sans-géne cet unilinguisme anglais assez disgracieux\u2026 S .= EN ee SN QR NS x x = PS JA ce Aa a NN RR \\ Il faut d'abord que ce soit un garagiste, un garagiste qui possède un \u201catelier de réparation\u2019\u2019.Hl faut ensuite que ce soit un vendeur d\u2019automobiles.Il faut enfin que ce garagiste et vendeur soit un homme bien connu dans la vie publique pour que nous ayons = N pris la peine de photographier ses installations! Quel est cet homme publique établi 3 Rouyn-No- randa qui fait affaires sous le nom de Joyal?Eh oui! peut-étre fallait- il s\u2019y attendre, c'est nul autre que Réal Caouette, le grand chef du Rallie- = EY = NE ce LL 3 SEEN NR Nn 3 L\u2019INDÉPENDANCE La Noranda intimide tout le monde excepté les Métallos ment des créditistes.Comme moyen de défendre la cause des Canadiens fran- ¢ais, oy aura tout vu! Vous pouvez conclure par vous-même, vous voyez où ça mène les grandes batailles à la Don Quichotte livrées par Caouette et ses créditistes a Ottawa.= 3 RR RR 3 AMR 3 = a Se > S 2 se = RE 3 TH NE se = = 2 SN A RX a a = NE SRE EARS S \u2026\u2014 \"M HE = .an 2 RE A RRA = EN > LL .ss.par Jacques Duval Les 250 travailleurs de l\u2019usine Canadian Electrolytic Zinc de Valleyfield ont accepté récemment les termes d\u2019une première convention collective de travail.\u201cavec rancoeur et amertume\u201d.La compagnie a toutes les raisons du monde de se réjouir: elle a fait des concessions mineures seulement, ef, en définitive, c\u2019est elle qui a gagné.Les travailleurs ont dû céder devant la toute-puissance de cette entreprise qui est une filiale de la No- randa Mines.C\u2019est la sagesse qui les a guidés, car l\u2019expérience des négociations collectives avec la Noranda Mines démontre que les travailleurs n\u2019ont jamais obtenu une reconnaissance même illusoire de leur droit.Le fameux conflit sanglant de Murdochville est encore trop frais à la mémoire des ouvriers du Québec pour qu\u2019ils se lancent dans une aventure sans issue et dont le dénouement est trop imprévisible.Avec certaines entreprises \u2014 c\u2019est le cas avec Noranda Mines \u2014 les droits doivent se conquérir un à un, comme si nous en étions encore à l\u2019époque du libéralisme économique éhonté de l\u2019Amérique du Nord qui a été la plaie d\u2019une civilisation qu\u2019on disait avancée.Le syndicat des Métallurgistes unis d\u2019Amérique qui a accepté à contrecoeur le projet de contrat a la Canadian Electrolytic Zinc, n\u2019en était pas à ses premières ex périences avec la Noranda Mines.Il y a des années qu'il lutte dans le nord-ouest du Québec pour faire reconnaître les droits des mineurs.Il a fallu une loi (le Code du travail) pour aue la Noranda Mines se plie à percevoir les cotisations syndicales à la source.Jamais les Métallos n\u2019ont failli à leur tâche.Ils ont fait face à des procédures judiciaires coûteuses pour défendre leurs membres à Murdochville.Un jugement de la Cour supérieure vient de les condamner a vayver plus de $2 millions a la Gasné Copner Mines (autre filiale de No- randa Mines).La strategie des Métallos est quand même apparente et le jour n\u2019est pas loin, où la Noranda Mines aura à expier le mépris qu\u2019elle a toujours manifesté pour les travailleurs.Les Métallos font quelques repris pour mieux bondir quand le moment viendra.Les lois ouvrières du Québec sont ainsi faites que les travailleurs doivent encore gagner miettes par miettes ce que les employeurs laissent tomber de leur table, sous les yeux amusés d\u2019un gouvernement qui est bien plus préoccupé à protéger les puissants qu\u2019à faire respecter ses lois dans leur lettre et leur esprit.LES PRINCIPES EN CAUSE A \\ VALLEYFIELD Dans une lettre qu\u2019il écrivait au ministre du Travail, M.Carrier Fortin, le président du syndi- ca local des Métallos, a Valleyfield, M.Charles Bouchard déclarait que l\u2019impasse dans les négociations provenait du refus presque total de la compagnie de reconnaître l\u2019existence collective et les droits individuels de ses travailleurs.\u201cOr si notre employeur se refuse à reconnaître notre existence, à nous accorder les moyens essentiels de exprimer, il nous semble impossible de participer à cette collaboration ouvrière - patronale dont, à titre de ministre, vous vous êtes fait le défenseur\u201d.M.Fortin n'a pas révon- du.M.Bouchard poursuivait: \u201cA titre d'exemple, les positions patronales sont de conserver un arbitraire exclusif sur les dé- ferminations de compétence, les transferts dans l\u2019usine, les sanctions disciplinaires, la sécurité et l'hygiène des employés.\u201cDe plus, la procédure des griefs vise à favoriser la discussion individuelle des plaintes et à décourager la discussion des griefs avec les délégués officiels des travailleurs.Ainsi, l'employeur donnera à un Les canayens y-z-ont ca d.bon En feuilletant une anthologie de poètes canadiens, le jeune chansonnier Robert Charlebois trouva un poème d\u2019un inconnu nomme Ernest Tremblay.Le texte datait de 1912.Charlebois le trouva beau, et étonnamment actuel, et décida de le mettre en musique.Aujour- d\u2019hui, \u201cLes Canayens-y-z- ont ca d\u2019bon\u201d fait partie de son tour de chant, et du long-jeu qu\u2019il a récemment enregistré.Et en effet, cette chanson n\u2019est pas ordinaire.Chaque jour des chants nationalistes naissent au Québec.Mais celui-ci comporte en plus un contenu social d\u2019une rare vigueur, une sorte de cynisme \u2014 la forme que prend la tendresse chez ceux qui sont lucides \u2014 inhabituel.Ce qui, enfin, nous semble le plus frappant, c\u2019est que ces paroles furent écrites quelque nart au Québec.par un Québécois \u2014 aui venait peut-être du lac St- Jean: Tremblay.\u2014 et ce, au tout débnt du siecle, alors que les idées socialistes étaient ici fort peu portées! On ne sait rien d\u2019Krnest Tremblav, sauf qu\u2019il travailla vingt ans comme journaliste à La Presse.Charlebois a vraiment tenté de le retracer.S'il vit encore.il doit avoir à peu près 90 ans.Il nous aura, en tous cas.lzissé quel- aue chose de tres beau.Voici donc les paroles de \u201cTes Canayens y-z-ont ça d\u2019bon\u201d.On entend de toutes les [bouches Qui daubent sur nous sans [ repos Tomber des jugements [farouches Pour des riens et à tout propos Notre beurre gloire immortelle Pourtant nos oeufs notre [jambon Font éclater la ritournelle Les Canayens y-z-ont ça d'bon Ils ont d'étranges caractères Puis si dociles si soumis Des modèles de prolétaires.Qui des patrons sont les amis Ayant en horreur les colères Ils ont pour emblème un [mouton Hs gagnent de petits salaires Les Canayens y-z-ont ça d\u2019bon lls ont des vertus domestiques Gardez les préceptes touchants On les voit simples et rustiques Matin et soir peiner aux [champs Chez eux la marmaille [fourmille Ca vit de l\u2019art le potiron lls ont une grosse famille Les Canayens y-z-ont ça d\u2019bon Et leur misère est généreuse Donnons de l'enfance au [tombeau Qu'importe l'existence [ heureuse 1! faut que le bazar soit beau Pourvu qu'on leur fasse des [ fêtes Hs font fi du pain du charbon Hs donnent à toutes les quêtes Les Canayens y-z-ont ça d\u2019bon Mais prenez bien garde nos [maîtres + Et I'exemple s'est vu chez nous Le peuple comme ses ancétres Peut se lasser d\u2019être à genoux On sent que partout l'esprit [ bouge \u201848 a des rejetons Et dans tout ce noir on voit [rouge Les Canayens y-z.ont ¢a d'bon I! peut dressant sa rude échine Ebranler tout et fracasser Comme une potiche de Chine Celui qui l\u2019a tant abaissé Il peut car tout bas il gromelle Lui marquer à jamais le front Avec les clous de ses semelles Le Canayen peut avoir ça d'bon travailleur le temps requis sans perte de salaire pour présenter ses problèmes à lui; mais par ailleurs, l'employeur coupera le temps et le salaire du même travailleur s\u2019il est délégué et veut présenter un problème collectif de ses compagnons de travail\u201d.Le directeur provincial des Métallos, M.Jean Gé- rin-Lajoie, a, pour sa part, fait tenir un tableau comparatif démontrant que sur 17 clauses importantes de la convention collective, reconnues dans neuf autres entreprises du Québec, \u2014 notamment l\u2019Alcan, la Quebec Iron and Titanium, la Stelco, etc \u2014 la (Canadian Electrolytic Zinc suivant la politique établie par la maison-mere, tirait de l\u2019arrière.Mais rien n\u2019y fit.Et les travailleurs, de guerre lasse, ont accepté un projet de contrat qui, tout étant passablement loin de leurs objectifs, permet de faire une autre trouée pour amener la Noranda Mines à se mettre à heure de la va- , leur de ses millions de profits qu\u2019elle réalise chaque année.PAGE 7 I] convient de souligner que Noranda Mines exer- cant un quasi-monopole dans le cuivre et le zine non seulement au Québec même au Canada \u2014 car elle possède deux des trois raffineries de zinc et de cuivre du pays \u2014 exerce de ce fait une influence très grande dans tout le secteur minier du Québec.Ceci est tellement vrai que des entreprises minières du Nord-ouest québécois avaient fait un come promis avec les Métallos au sujet de la retenue des cotisations syndicales.Les mineurs devaient échanger leurs chèques de paie à la banque, et c\u2019est la banque qui faisait cette retenue.Les négociateurs patronaux avouaient clairement qu\u2019en agissant de la sorte, les Métallos obtiendraient ce qu\u2019ils désiraient et, eux, pouvaient continuer à transiger avec la Noranda Mines sans risquer d\u2019être inquiétés par cette grosse entreprise qui fait .trembler .les.finan ciers, les gouvernements et les travailleurs.Pour les travailleurs, l\u2019époque des \u201ctremblements\u201d est à la veille d\u2019être révolue.* L'Onfario n'a pas semblable problème 24 juin 1965, le matin même de la St-Jean, La Gazette, journal anglais toujours très prospère publiait comme à l\u2019ordinaire, après tout la Saint- Jean - Baptiste n\u2019est-elle pas la fête des colonisés québécois.En page 2, ce quotidien était tout joyeux d\u2019annoncer que les travaux de la \u201c Queter.Legistature * étaient retärdés parce que les projets de loi n\u2019avaient pas été traduits én anglais.Rappelons\u201d qàù'au Québec, sous le système actuel, les lois ne peuvent être discutées si elles ne sont pas en anglais.Voilà ou nous en sommes, des semaines de travail et de .salaries\u201d argent gaspillés depuis des \u2018années parce qu\u2019il faut complaire aux exis gences d\u2019un peuple étranger.L\u2019Ontario lui n'a pas ces problèmes, ni ces retards.\u201c Ce n\u2019est pas tout, il ne sufflit de les traduire il faut que les traducteurs soient de langue maternelle anglaise de déclarer \u201cJohn\u201d Lesage et il est prêt à payer \u201cvery high à ces traductions.Bravo Lesage, tu représentes bien le mercenaire dévoué à Ottawa, tu es prêt à écraser ton propre peuple pour te trouver une place secondaire au banquet de ton maître Lester \u201cNobel\u201d Pearson.NETTOYEUR DE TAPIS MONTREAL A va © NETTOYAGE © TEINTURE ® A L\u2019'EPREUVE DES MITES Marchandise assurée Ouvrage garanti SERVICE 4 JOURS 321-1240 POUR VOS LIVRES, PAPETERIE et ARTICLES DE BUREAU, VISITEZ Les Librairies ONTARIO & DOMAINE 4030 Est, Ontarie \\ près Pie-IX 523-4333 D 3095 Granby Centre d'achats Domaine 254-0071 4 hdd dd ddd ddd ddd dd Ld ddd ddd ddddddd ddd ddd AARANARAARAAARAAAAARAARXRAARAARARXRAAAARAARANARANARANARANARNANNARAANAAARANAARRANNAXARNRN bd dd dd dd Lb ddd ddd dd LA CREPERIE de la RIVE SUD DE LA BOITE A CHANSON La Fleur de Lys MERCI ET BIENVENUE Votre hôte : Hugues Duquette de Montigny Votre crêpière : Votre serveuse : Votre cuisinier : STATIONNEMENT GRATUIT A L'ARRIERE MMMMMMMMMMMMMMAMMMMMMMMMMMMMMMM MMM MMM MMM PET PPPPSPE EPP PTE ETPETPERPEFF Marie-Josée Suzanne Louis A NNN NN A A AN NN NN NN a a a NN Na NE NE NEN NE NE NE NE NEN a a A a NN A a a a NN NE aM NN a MN MMM VTT TT TT TT TT TT TT TT ET TU UN US UT UT 7 Vv 5\" 7 UT > + \u201c * tosiinahisabscisssitiaci wie crdidbebrira cn ilataabeiRriiiieudetouin rd - PAGE 8 Le colonialisme syndic par Alain RIVIER Un nombre toujours grandissant de chefs ouvriers relèvent la tête devant la puissante centrale ouvrière américaine, l\u2019American Federation of Labour and Congress of Industrial Organizations (de son sigle francisé: FAT-COI).Malheureusement ces chefs ouvriers n'occupent pas de postes très influents dans la hiérarchie syndicale et ceux qui sont à la tête du mouvement ne font aucun exercice de culture physique pour redresser l\u2019échine, tellement ils ont aimé l\u2019habitude de faire des courbettes.Le maître-gaffeur qu\u2019est George Meany, président de la FAT-COTI, a accusé, le 1er juin, le Congrès du travail du Canada de compter dans ses rangs de nouveaux syndicats canadiens dont la juridiction vient en conflit avec celles des organisations ouvrières internationales (c\u2019est- à-dire, américaines).En d'autres mots, M.Meany reproche aux Canadiens de vouloir se donner des institutions libres de toute attache américaine.Il réagit de la même façon que le président Johnson qui se surprend de voir partout les peuples dans le monde repousser l\u2019aide (parce que trop intéressée) de son pays.M.Meanv croit que les Etats-Unis doivent dominer le monde entier avant de coloniser la Lune, Mars, Jupiter et\u2019 Vénus, quand il ne restera que des mâles dans son pays.\u2018 Un conflif qui se règle sans Meany Ce cher M.Meany doit bien mal digérer depuis quelques jours.Le conflit de la Place des Arts s\u2019est réglé à l\u2019amiable, et n\u2019a pas dégénéré, comme il l\u2019aurait souhaité, en une quasi-guerre semblable à la querelle intersyndicale des Grands Lacs.Ce conflit du Syndicat international des gens de mer versus des syndicats canadiens et le CTC a été envenimé seulement à cause d\u2019une mauvaise compréhension du problème part ce catholique M.Mea- nv.L'Union des artistes de Montréal et l\u2019Actors\u2019 Equi- tv Association ont trouvé un compromis acceptable avant même que M.Mea- nv ait compris quelque chose à la situation.Le ler juin, M.Meany déclarait a propos de ce conflit \u201cparticulièrement regrettable\u201d, que l\u2019Union des artistes \u201cveut que l\u2019Actors\u2019 Equity lui verse des honoraires chaque fois que ses cotisants se produisent dans certains endroits\u201d.En 1963, M.Meany avait réagi de la même façon devant le conflit des marins.Cette fois-là, il avait si bien embrouillé les cartes que c\u2019est par une intervention gouvernementale qu\u2019on a réussi à mettre un peu d'ordre.Non satisfait de chercher des puces au Canada, M.Meany dirige son imbécilité sur le plan carrément international et même mondial.Parce qu\u2019il a découvert qu\u2019il existait quelques homosexuels au sein de la Confédération internationale des syndicats libres (dont le principal bailleur de fonds est la FAT-COI) il est prêt à tout saborder lors de la tenue prochaine du congrès de la CISL.Le président de 860,000 canadiens ! Et dire que ce Meany est le président de syndicats américains qui groupent au Canada 860,000 travailleurs sincères.Et que fait le président du CTC, M.Claude Jodoin, devant ce fat-Meanv (ou .FAT-MEANY) ?Il est tout prêt à s'excuser, à demander mille pardons, à implorer une réunion \u201cpour dissiper les malentendus\u201d (La Presse 2 juin 1965, page 40).M.Jodoin a déjà es- suvé un refus, une fin de non-recevoir en 1963.Mais L\u2019INDÉPENDANCE c\u2019est un homme énergique .Qqui ne recule devant aucune courbette.M.Jodoin considère M.Meany comme son homologue.Mais ce dernier considère Jodoin comme un valet.de pied, ou tout simplement : il ne le considère pas du tout.Heureusement tout n'est pas perdu.Il existe au sein du CTC et de 1a Fédération des travailleurs du Québec une reléve sur laquelle les travailleurs pourront compter un jour.Les Jean Gérin-Lajoie, les Fernand Daoust, les Roméo Mathieu, les Emile Boudreau, ete., commencent a manifester leur dégoût devant le colonialisme syndical.Tous ces syndicalistes appartiennent à des organisations internationales.Mais ils se libèrent peu à peu du joug de leurs chefs américains.Et un jour viendra où ils constateront que des frontières c\u2019est comme des clôtures dans les champs : cela empêche les vaches d'aller paître dans le clos VOISIN « « 4 JUILLET 1965 s U.S.A.est install se = S Les nombreuses grèves qui onl éclaté ces derniers mois dans différents secteurs du monde ouvrier sont le signe d\u2019un malaise réel au sein de celui-ci.Les syndicats dits \u201cinternationaux\u201d, pour leur part, ont à résoudre le problème que pose pour eux leur double allégeance au Congrès du Travail du Canada et à diffé- ventes centrales américaines.La C.S.N., p ar ailleurs, n'a pas ce problème : elle est entièrement dirigée à partir du Québec et par des Québécois.er ss.Na se \u2026 Les corporations professionnelles Les ingénieurs, comme les médecins et les avocats et autres professionnels, sont membres d\u2019une Corporation privée.Ce qui veut dire, entre autres choses, que tout ingénieur qui veut exercer son métier dans le Québec doit être accepté par la Corporation.Tous les diplômés des Universités du Québec sont automatiquement acceptés par la Corporation.Tous les ingénieurs venant d\u2019une autre province canadienne ou d'un autre pays doivent, pour être admis dans la Corporation, présenter aux autorités da la dite Corporation une thèse démontrant leur aptitude à exercer la profession d\u2019ingénieur, au Québec.Or, au Québec, les em- ur ployeurs des ingénieurs sont, très souvent, des entreprises à capitaux Cana- diens-anglais qui ont des usines dans d'autres provinces.Il se produit alors très souvent qu\u2019une compagnie, par manque de confiance à l\u2019endroit des ingénieurs Ca- nadiens-français, fasse venir de l\u2019extérieur des ingénieurs canadiens - anglais.Ils viennent alors au Québec et pratiquent leur métier sans toujours se mettre en règle avec la Corporation québécoise.Pendant longtemps, certaines Corporations, sous I\u2019emprise des entreprises anglaises, ont laissé sous silence ces anomalies.Elles craignaient des coups de la part de ces employeurs an- 4 glais.Et c'est ainsi que des ingénieurs anglais ont pu exercer ici même leur métier, sans être officiellement membres de quelque Corporation québécoise, et au mépris de l\u2019éthique professionnelle.Quand on se croit du côté du plus fort\u2026 Certaines admissions, au sein de quelque Corporation, se sont faites par des procédés frauduleux : une thèse présentée par un ingénieur de l\u2019extérieur, signée par lui, thèse effectivement fondée sur un travail effectué par un Québécois!.Illy a des anomalies, dans tout cela.Et les Corporations d'ingénieurs commencent à en prendre conscience, surtout chez les jeunes ingénieurs.On se arle anglai refuse désormais \u2014 il est temps ! \u2014 à être soumis à | des impératifs qui n'ont rien a voir avec la profession.D'ailleurs, des combats se livrent à l\u2019intérieur de quelques Corporations, qui pourraient bien éclater au grand jour, d\u2019ici quelque temps.Si certains vieux membres des Corporations ont été soumis à un régime de la peur, les ingénieurs de 1965 et certains de leurs ainés plus indomptables entendent soumettre à leurs règles normales tous les ingénieurs étrangers, fussent-ils de la Colombie- Britannique, et employés d\u2019une entreprise importante opérant au Québec.Cela | se fera, ou bien le scandale | éclatera au grand jour.Et ce ne serait pas très joli.ASSEMBLEES PRIVEES D'INFORMATION Au chapitre de la propagande, le R.I.N.parti politique offre au public, \u2018l\u2019assemblée privée d'information\u2019.Ces rencontres du R.!.N.avec des observateurs ou des sympathisants de l'indépendance du Québec se sont avérées très efficaces pour le recrutement.Sur demande, un dirigeant du parti vous visite chez vous afin de vous expliquer ce que signifie pour le Québécois de langue française \u201cL'INDE- PENDANCE DU QUEBEC\u201d.!l essaie de répondre à toutes vos questions et vos objections.Il vous suffit de réunir une dizaine de personnes dans votre foyer et de communiquer avec nous une semaine à l\u2019avance.Nous nous ferons un plaisir de vous visiter à l'heure et à la date qui vous conviendront.Pour de plus amples informations : Mlle Thérèse Desrosiers, 387-2104, Montréal DEVENEZ Chevaliers de l'Indépendance TRAVAILLEURS ET ETUDIANTS (Hommes et femmes de tout âge) Secrétariat: École de boxe REGGIE CHARTRAND 1611 rue Visitation, Montréal \u2014 Etat du Québec Tel.: 523-3661 INSCRIVEZ-VOUS AUX CHEVALIERS DE L'IN- DEPENDANCE ! Complétez et cette formule au secrétariat en, incluant un mandat de poste de $2.00 ou plus.querons pour la prochaine initiation.retournez Nous vous convo- Les disques JANUS Production conjointe: Arts-Québec/Baroque Records vous offrent QUATRE nouveaux disques de qualité exceptionnelle 1.GILLES MANNY, piano et JACQUES VERDON, violon | Sonate pour violon et piano du compositeur montréa- lais ANDRE PREVOST.\u2014 Sonate en Sol mineur, op.30 no 3 de Beethoven.(JA/JAS-19002).! \u201cIl s'agit d\u2019une oeuvre majeure (la Sonate de Prévost) parmi les plus exportables de notre ?(Gil 2.L'ENSEMBLE BAROQUE DE MONTREAL et Mireille Lagacé, claveciniste.Oeuvres de Couperin, Telemann, Attaingnant, Purcel, Marais et Veracini.(JA/ JAS-19001) \u201cIl faudra suivre avec attention la carrière de cet en- | semble qui révèle tant de mustcalité\u201d.(Jean Vallerand \u201cLa Presse\u201d) {i 3.MICHELINE TESSIER, soprano et l'Ensemble instru- | mental de Arts-Québec.Petit Magnificat inédit de J.S.Bach; Salve Regina de Handel; Mofet inédit de Vivaldi.(JA /JAS-19003) Présentation de Claude Gingras.4.LE QUATUOR DOUBLE de Montréal, direction: Yves mus siqu | iles Potvin \u201cLe Devoir\u201d) LES AGENCES CHENIER Case postale 83 \u2014 Montréal (3e) vous présentent : LE QUEBEC CHANTE L'INDÉPENDANCE \u2014 Un recueil de 20 \u2018chants de libération\u2019, signés Louis Libre.Format de poche : $0.50 \u2014 Un disque de 45 rpm avec Le Choeur Populaire Républicain Face 11 \u2018Vive l'Indépendance\u201d Paroles de Louis Libre sur l'air de \u2018La Carmagnolle\u2019 Face 2 : \u201cUnissns-nous\u201d è Courville.Missa Brevis de Palestrina; Quatre Madrigaux | Paroles et musique de Louis Libre de Marenzio (JA/JAS-19004) \u201cLes voix sont de qualité et ont maîtrisé le style particulier requis pour chanter ce répertoire.Le QUATUOR EN LETTRES MOULEES S.V.P, | $1.00 \u2014 en vente à la librairie \u2018La Québécoise\u201d, 169 est, | Nom .\u2026.\u2026.\u2026.Prénom ,.vivrnennns DOUBLE s'impose d'emblée comme un ensemble valable et nécessaire.\u201d (Gilles Potvin \u201cLe Devoir\u201d) rue Beaubien et dans toutes les librairies qui ent .- , Adresse .e+.4.0 et 64006 U 540008046608 6 + à + 0 = +.*+etaeùr dans une religion bien comprise, les forces né- [ du coeur au ventre.cessaires pour bien gouverner l'État.\u201d Comté Gccccrcrnnn.Téléphone LL.MONO (sigle JA) ou STEREO (JAS): $5.45 CHEZ VOTRE DISQUAIRE | { Metro-Express, 21 juin "]
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