Album universel, 8 août 1903, samedi 8 août 1903
[" LE MONDE ILLUSTRE LBUM UNIVERSAL \u2014 \u2014_\u2014 \u2014 or ANNEE\u2014No 68 ee.3 _MONTREAL 8 AOUT 190 Cu se eme \u2014 40PAGES, Be.le Numéro \u2014 re ere 3 = Fr bh \u2014_\u2014 a fi À y Bic I \u2014= x 23 Lp i RIT ris: 0 f nf ten 43 6; l 5 LB ï ' f i f ne hs \u2014rN Fra ~~ 3 | | il : h \u2014_ qi \\ la a ! LILLIA I! wr oN RN OND Wl 1A | Mg are sae an pear 3 © pp wm [8 à ma a = w 7 9 8 aX wi Gre X 0 mM (A ss = | Skip oF H ih Ve Ail J | y I i La / Da 4) > dl ba Res St ~\\ À a 52 R c a0 * 7 NR I A } A Hii Zz & ÿ | À (| + {ae sn FA 4 A 7) > EG ce A = up hs rif =/ A $A \u2019s & z (4 A z a} 40 ae (8 ik | Ç M ; RA sl i En S IL / : 2.i ; i wo oY CI Za Qu 4 10 Gi, TA ER v | à eh \u2014 à Nog => ED \u2014 \u2014 HN A ] LE NOUVEAU PAPE : SA SAINTETÉ PIE X \u2019 324 ALBUM UNIVERSEL ALBUM UNIVERSEL BUREAU DE REDACTION Kditice de \u201c La I'resse,\u201d 55 rue Salnt-Jacques.Hoîte du Bureau de Poste pour la correspondance, 7%.Tiroir du Hureau de Poste pour les Journaux, 2181.Quatre mois, 91.60.- .- Un nn, .3.00.- - - Payrable d'avance Nix mois, - $1.30 Le seus moral est parfois singulièrement obll- téné chez certuins lndividus, Un fait dont j'ai eu dernièrement connaissance le prouve très clairement.II ¥ a quelques jours, plusieurs personnes de Montréal arrivalent & Sainte-Anne de Bellevue pour y passer quelques jours, quand, à son arrivée À la maison od il se rendait, l'un des voyageurs constata l'absence d'une valise.Le cocher l'avait donnée, par erreur, À un jeune homme qui se trouvait dans la voiture et était descendu avant le véritæble propriétaire du colis.Le jeune honnue en question faisait partie d'une bande d'excursionnistes un peu en goguette, et savait évidemment qu'il n'avait aucun bagage.Ie lendemmin, on trouva la valire vide dans l'Ile Perrot, ce qui ne faisait nullement l'affaire du voyageur, ni du cocher, responsable de l'erreur qu'il avait commixe.Trois où quatre jours plus tand, le volé recevait une lettre contenant une épinglette d'une .ertalne valeur.La lettre était anonyme et disait que son auteur mgrettait avoir été mêé à une malheureuse affaire, résultat d'une \u201c étourderie \u201d, qui avait eu pour vietime le destinataire.T1 renvoyait le bijou qui lui était échu en partage et ajoutait ae le contenu de la valise avait été distribué \u201ciel et là\u201d.Il comptait sur la \u2018\u201c magnanimité du volé, ete.ete.Ainsi, voilà un complice du vol qui, pris de re- monde, semble avoir mis sa conscience parfaitement en rapos, en restituant sa part du butin : il traite la chose assez légèrement, puisqu'il la qua- tifie de simple étourderie.alors qu\u2019il s'agit d'une «anaillerie qui cause À In victime une perte de plus de deux cents plastrer, et l\u2019anonyme paraît dire : \u2014Maintenant que j'ai restitué ce que j'ai reçu.je me lave les mains de tout cela ; que les autres tn fassent autant.++ La conscience de cot individu est certal- nement d'une élusticité remarquable.11 semble outilier qu\u2019il est solidairement rexpon- sible du délit qu\u2019 a été commis par ses comps- nous et lui-même, et que cette responsabilité est wussi grande que s'il avait volé seul.Il oublie que ln restitution qu'il a faite d'un seul objet ne constitue que le commerxwment d'une réparation qu'il doit à la viétime, réparation qui ne sera complète que quau«l tout le contenu de la valise aura été rendu, ou la valeur des objets qu'elle conte- mit, et que le pardon de l'offense aura 6té obtenu.\u2014C'est In bolsson, dira-ton, qui a causé cette analheureuse affaire.L'ivresse est toujours une pitoyable exeure, et parfois c'est même une eircoirstance aggravante, L'ivresse a une fin l'ivrogne reprend sen sens, et la conscience, endormie par les fumées de l\u2019alcool, doit se révelller, repentante et menaçante.Ce sont des jeunes gens qui se sont rendus cou- Ppulilen de cette fuute très grave, des jeunes gens bien mis et semblant appartenir à une classe qu! n'a rien de commun avec les voleurs de profession et les êtres dégradés par le vice, et, cepen- dunt.voief qu\u2019au début de In vie, Ils commettent un acte dont le souvenir les poursuivra toujours et qu'ils regretteront amèrement, même s'ils ne sont jumals découverts, chose peu probable.Ler recherches sont en effet commendées, elles ahoutiront certainement, et quelle ne sem pas dora la honte des malheureux qui n'auront pas #0 le coeur de réparer leur faute ! + + Ce joll villuge de Sainte-Anne de Bellevue, qui ent, entre autres avantiges, uh petit pa- vudis pour lex pêcheurs, Newt pus aussi connu qu'il mériterait de l'être, ear c'esst Un des endroits lew pus charmants des envirens de Montréal.A l'une des extrémités de cette localité com- mentee une des routes les plus remarquables du puys, la route des mil'lounaires \u201d, OÙ plusteurs princes de lu finance, du commerce ot de indus trie, ont de luxuetuxes nitions de campagne, qui porteralent le nom de châteaux, en Europe.M.Angus y possède Une splendide résidetce qui 1 coûté, me dit-on, p.us de huit cent mille plustres.M.Forget, son Voisin, DUSRC KUN Gtés dans Une deuwure princière, au milieu d'un pare dont les pelouses sont peignées avec le plus grand sin, et ve des corbellles de fleurs amervelllent le passant.so nal pas vu l'intérieur, mais on en dit des enoses étonnantes, L'autre soir, J'en entendais parler pur deux bons habitants, \u2014Paratt.disait l\u2019un, que le salon est tout tapls- sé de solo of de satin semé de boutons \u201cd'or vrai\u201d.\u2014Tais-toi done, remarqua l'autre, dis qu'il est tupissé de plumes de dindes\u2026 A quelles dindes pumées faisait-11 allusion ¥ Je ne le fui al pas denmndé, mais Je croix candidement que la réflexion n'était qu'une figure ce \u201chont un sens un peu piquant Le fermier du grand seigneur de la Bourse est fort bien logé, et Je me contenterais de l'inuneu- ble qu'il occupe pour y passer Ines vieux jours.A l'exception du dernier cité, tous tes châte:tux appartiennent à des Anglais, on plutôt.en majo- té à des Evossnis, Ces Ecossais, que l'on retrouve partout occupant les meilleures places au banquet de ln vie, constituent une race étonnante de travailleurs qui a un merveilleux sens des af- fnires et sait tirer son épingle du jeu dans tous les pays.A chaque instant, sur cette route des m!Hion- naires, j'af rencontré des voitures conduites par der cochers bien nourris, À la tenue irréprochable, rasée de frais, rates sur leur siège.vraiment îm- posamts dans leur rôle de conducteurs de bâtes, et je me faisais l'effet d'un lamentable chemineau, perdu que j'étais dans la poussière des équipages des marquis de Cacabns.En revenant au village, j'ai remarqué que l'église était bien modeste, presque pauvre, et que le ton Dieu de Sainte-Anne de Bellevue avait un assez pidtre logis.Que voulez-vous, 11 west pas milllonnaire.pa- raft-il.-+\u2014+- Qui croirait qu'à notre époque de ctvillsin- tion dea millions de personnes peuvent mourir de faim, et d\u2019autres milllons se livrer À Tanthro: pophagie, comme aux temps les plus barbares.C'est cependant ce qui a lleu dans le pays le plus peuplé de la terre.en Chine.on 1a faim fait des ravger épouvntah'es, et voicl.à ce sujet.ce qu'en dit 1: correspondant d'un journal français : \u201cCe qui se passe À cette heure est À pelne croyable, éerit-il.Des villes entiâres sont transformées en de répugnants charniers.C'est par grappes que l'on voit les cndavres entassés dans ler ruelles inimondes de Taïping Fou : et sur les chemins, de longues foules aux pleds nus se tordent dans d'épouvantables douleurs.\u201cC'est par le paye tont entier toutes les horreurs d'une misdre affreuse : les mires Grorgeant leurs enfants, puis se tuant elles-mêmes dans des scûnes horribles.dans de véritables enmmages.Et de toute In plaine du Si King s'exhale.lugrbre, la longue p'aînte des mourants.\u201c A Long Tehéqu, d'où je vous éerls, des atroe!- téa Sans nom se commettent.La folle de la faiur n'y connaît plus de bornes.Partout.les cadavres jonchent le sol, Mieérahle trou.où grouille une population de cent mille Ames, blottie dans d'af: frouses paillottes, Tong Tehéou semble suble les horreurs d'un siège renouvelé des invasions mond goles.TH y avait autrefois trois où quatre male RON& européennes qui faisaient un peu de filés de coton : elles ont depuis longtemps disparu.Ft dans la rivière dévastée, anes yeux se sont arrêtés sur 1\u20ac cadavre d'un malheureux coolle dant des chiens voraces se disputaient les prembres décharnés.\u201cEt tous les jours, de l'intérieur, lex nouvelles arrivent plus épouvantahles, plus affolantes, plus invraisemblables que jamais.À Toheng-Tchéou, on en eat arrivé à vendre les enfants pour servir de nourriture.Les malheureux petits êtres sont \u2014 tués, dépécés, vendus au poids.Ailleurs.ve les prisonniers qui sout égorgés au fur o à me te des exigences de ln population.la pion a transformée en un véritable étal où l'on \u201cah ut tnerce de chair humaine.our Klimg-Techéou ayant été envaht pui les À tes, coux-cl ont mis le feu aux bab ion, Pr CI porte ten cadavres à denii ni © Qu » ll 4 À Wi | eT N ie J \" = 2, od ae A.k Ÿ LS = - aE i \u201c oA = | SSS rar 2e Cu # a =x EE SE \u2018 2 \"Jue od mabe.1 NW a = he i\u201d 7 % hr is LA MORT DE LÉON XIII.Constatation du décès par le cardinal camerlingue, Mgr Oreglia EEE EEE ui 97 ñ Dp - ge ; Cl be v CP dg r= AS] 3 1 I a STI À | ; -, | 4, vo | z (oY) = À CY = = i} ; pee \u201card le YT SEH Na % \u2014\u2014 Ns Sen p= NS À < na) HZ = mere { Ea 5 = ARTA.» BE ON Ty -~ 5 EEE TAN = = nd - \u201cig aS Sng A Ji & \u2014 x: ue STE Vey cL a\u2019 Wa) , ad \u2014 oy ; JF N 4, x = = + = £3 ARC Rd | Fa ss he er > 2 Eos \u201c mo Ë 4 pr Li put 54 Age BY %, ol PR XN pst be ÿ \u2018 : 3 N tan am = vers ye LA MORT DE LÉON XIII.\u2014Le public défilant devant le corps exposé » - By va .= 7 Wie = = he > pero) Ee ET = E Fe ow 0E o 1 : po - ve = > F | x: =F TR UTR SE EEE TNA \u2014 ee EEE er HR EY FN ae A = Het nd C5 YEE SE asa AST \u2014 === En ETS © ma ere EE a or 2am 2 a i x So A ATT 0 A ho) LP Ld > Ar Ne mh Za we I 3 Fiz = Sg À CT GET.LATE Ÿ \u201c+ Pr 5 \\ Fe FEY Tu ry om A 1 ed CG ED Qo + No Rs Er tm == 1! il EARS 4 { 1 qu bi ~ 2 DE6, en TA Le 3 aT A ; £m mem a = 4 FTP om eV, - ps À .+ f Ie F4 \\ À se = 5 rt) nN [AY] Ÿ re == Un HW NE S : Ry A A è) I ! : > À + ve 0 A Ÿ I> vid \u2018 T A \\ 9 = 3 [PE ei by a Tt = W ah ; 18 ES se \u2014 Fra pr er = Za LE 3700 MA *; Et \u201cga pa pour le \u201c baise-pied,\u201d dans la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique de Saint-Pierre A pS LN, ny pe Paume : A rp of, NS il adi A) ro Pos £ Lag Fais ec 3x ame - a +» rg] RN = a 336 ALBUM UNIVERSEL HISTOIRE D'UN JAGUAR ET D'UN PETIT CHIEN LU ve peut que ccel soit plutôt un titre de fable.Croyez bles, cependant, que l'imagination, l'Invention, ne joue aucun rôle dans le récit suivant : c'est Une page vécue, dans toute l'acceptation du mot.Au reste, c'est un préjugé trde répandu parmi les Européens que les fauves \u2014 Hous, tigres, pal thères, jaguars ou léopards \u2014 se jettent sur l'homme aussitôt qu'ils l'aperçoivent.Si le contraire ne se produit pas toujours, on peut affir- nier, avec tous les grands chasseurs de bêtes fé roces, que la plupart de ces carnuss'ers n'attaquent pas l\u2019homme les premiers, à moins, naturellement, d'être attaqués par lui, ou bien encore d'être poussés par une faim violente.Il faut nussl détruire «et autre préjugé que 'iomme est, pour cea redoutables bêtes, le mets supérieur par excellence.Dat notre orgueil de roi de la création en souffrir, nous ne sommes pas pour cer messieurs un dîner «! suceulent qu'ils ne préférent s'offrir, au lleu d'une côtelette humaine, Une edte de chien.L'histoire vraie que vous allez lire vous en fournira la preuve.La veille, en partaut de Tegueigalpa.l'antique capitale du Houduras, notre gulde, Oscar Glover.un Irlandais © fndlanisé * par un séjour de plus de vingt ans dans les Cordillères, nous avait dit : \u2014Demaln soir, nous bivouaquerons au Tigré.Et ce mot de \u201c Tigré \u201d m'avait d'avance émotionné,.moi, nouveau venu, encore peu fait aux nivétères de la forêt vierge : n'étalt-ce pas le terme que Jes * Hondurenos *.comme d'ailleurs tous les habi- tans de l'Amérique ls- tine.emplovaient pour désigner indifféremment le jaguar et la panthère ?Je m'étals bien promis d'interroger Glover au sujet de ce nom donné à l'un des nombreux fleuves ou rivières que nous devions traverser, pour parvenir jusqu'aux mines du Rosario, but de notre voyage.Mails l'occasion ne s'était pas présentée, pendant nos deux premières Journées.En sa qualité de guide et de «chef des \u201carrierox \u201d (muletlers).Glover était fort occupé à surveiller l'éoujlibre des charges, que les mouvements capricieux des bêtes de sonmne et la nonchalance nationale de leurs conducteurs, compre- mettaient à tout Instant.Ceux qui n'ont Jamais voyagé à travers une forêt tropicale ne peuvent se faire une juste Idée des tourments qu'éprouve un chef de caravane.La \u201croute\u201d, dans le sens européen que nous lui donnons, n'existe puis sous les tropiques : on n'y connaît guère que la \u201c trocha \u201d.étroit sentier ouvert dans la forêt à coups de hache et de \u201c machete S! la route existe, elle n'est bientôt qe \u201c nominale\u201d.Je m'explique.I! se peut qu'un ingénieur, grassement payé par le gouvernement étahli.ait ouvert une vaste tranchée dans la forêt, aussi spacieuse que nos grandes routes nationales.Cela est merveilleux pendant tout un été [trois mois !] Mais arrive la saison des pluies ! Le beau chemin.en huit jours, se transforme en fondrière, re métamorphose en Un amus de boue mouvante, où s\u2019engloutissent bêtes.char- Eeh et cavaliers.Aussl, les caravanes n\u2019empressent-elles d'abandonner le \u201ccamino\u201d pour revenir à la modeste \u201ctrocha *, avi sermente entre les arbres et se déplace selon la saison ++ l'abomiance de boue.Mais malheur au cavalier qui n\u2019a pas le geste prompt ! Ses genoux feront plus d'une fois connaissance avec les trones d'arbres qui bordent l\u2019étroit sen- tler.Et malheur surtout aux Lagages fragiles ! Combien eu al-je vues, de dames-Jeannes de vin ou d'* nguardiente \u201d, se frécasser à un brusque écart de ln mule ! Et sans parler d'autres aceldents, comiques ou tragiques, qui, sis rowpent la monotoule du voyage, n'en font pus moins le désespoir du \u201c ca- patuz \u201d, dv chef des muletiors.Parfols, deux bêtes, qui s'entétent à he pas »e céder le pas, se précipitent ensemble dans un \u201ccanon\u201d, étroit couloir creusé dans le roe par un anclen torrent ; élles y passeralent aisément l'une après l'autre, elles et leurs charges ; à vouloir passer à deux de front.elles se trouvent colncées comme en Un étau ; plus elles poussent, plus elles se trouvent engagées, Et c'est tout un travail que de les retirer de l'étau, que de refaire les charges, que de raccommoder les harnais rises, Parfois aussi, un mulet, aussi rusé que pares- KEUX, Ke Inissera couler au fond d'un ravin, dont il nura auparavant \u2014 croyez-le blen ! \u2014 mesuré d'un coup d'oell sagace In profondeur, I faut arrêter ln caravane.dercendre À plusieurs pour dâcharger la bête et pour remonter la charge.SI le mulet reçoit quelques coups d'\u201c azote\u201d bien Ragnés, en revanche, 1] re ménage par sa ruse une hunne heure de repos, pendant laquelle fl trouvera bien à toudre quelque touffe d\u2019herbe.Ceci dit pour expliquer qu'Osenr Glover, notre * [rlundo-Indien * Wat pas eu un moment à lui Lo) ° , Ne NN > =a A A) 5 AUN TS a YR Zz == \u201c0 - = N i oud NS >, À } \u2018 GE TANG Le jaguar avait ageippé dans ses puissantes geiffes la malheureuse bête, déjà mort.d'effroi A pendant les deux premières Journées de marche.Mutls, ce soir-là, nous avions décidé de camper plus tôt que de coutume : d'abord pour profiter des eaux Himpides du Tigré, car nous aurions le lendemain à couvrir de nombreux kilomètres avant de retrouver de l'eau potable ; et aussi parce que nous devions attendre en cet endroit un petit troupeau de boeufs parti bien avant nous de lu ville, mals que nous avions dépassé en route.Avant d'entrer dans le vif du r@it, Je doix noter un incident qui a son importance.Oscai Giover était nerlé à Une Indienne eivilisée.En acceptant de nous accompagner, {1 avait mené an femme chez un de ses parents de In ville, où elle devait rester pendant les aix mois que dureraient l\u2019absence du mari O1.le matin même de notre départ.un chien de petite taille \u2014 presque un chien de salon \u2014 qui appartenait à Mme Glover.s'était enfui de ln malkon pour retrouver sou nmraftre.Furetant À tous les carrefours de la ville, et se flant au mer- vellleux Instinet de la gent caulne, la brave petite bête avait éventé nos traces.A quatre ou cinq lieues de Tegucigalpa.en pleine fordt, toute haletante et &pulsée, elle nous avait rejoints.Et c'é- talt miracle qu'elle n'eQt pus té dévorée en route par l\u2019un des nombreux fauves qui pullulent dans ces régions, ou happée, au passage d'une rivière.\u2014 \u2014_\u2014 (caïman), que tou, ttos Pipes, par quelque monstrueux \u201c lagarto \u201d Et, précisément, c'était blen de fauves causlons, Glover et mol, en fumant étendus tout habillés dans nos hamacs.Le repas du soir avait été expédié hâte ment, car, tous, nous tomblons de futigue.Mus, con.me {I arrive souvent aprds une journée phic rye que les autres, le sounuell était long à vey, De plus, ¢'6talt la première nult que j'allais dormir au milieu de la forêt vlerge, et le saisis nent que J'éprouvais \u2014 j'avais l'âge des roses 1h: sions, vingt-deux ans \u2014 menaçait de me laisse- longe temps en évell, D'ailleurs, les confidences de Glover 1 pas de nature à me faire tomber daus » ou mell du juste\u201d.Profitant du voisinage Hog deux hanuws, Je venals enfin de lui py question : \u2014Pourquo! appelle-t-on cette rivière, Le.ar 7 \u2014Purce que ses rives sont le rendez \u201cde tous les * tigres\u2018 du pays, qui viennent =\u2019 vu ver, n'avait répliqué mon interlocuteur.\u2014* Vamos '* fis-fe d'un ton Incréd: En Avez-vous vu souvent, des jaguars, don O- \u2014Souvent ! fut sa réponse lncontque.\u2014Te! même ?\u2014Iei même.\u2014Comblen de fois ?\u2014Chaque fois que j'ai accroché mon in sur cette grève.Un petit frisson, qui me courut soudain \u2019 Lg de l'échine, arré Ir mes lèvres le ri n- faron que je croc le ma dignité de \"à honune de faire ne tir.Passant d'un à.me à l'autre, et te que mon volsin wer rait, à l'appu! «- n dire, quelque av re en forêt, je tour ja tête à gauche.à \u2018 ce suivant d'un : Ql anxieux leg point a.mineux ot volefan: ve les scarahmesz-de-f Cr dailent dans les so < profondeurs de In © \u201c1.et qui, en mon naissant, me semnl* 1 les yeux de fau deurs.\u2014Tenez ! Voul un autre exemple manda Glover.en mant en pipe.Mon silence I croire que le ré\u201d venait d'achever triomphé de men nie.\u2014* Como no pondis-je avec thousinsme exe\u201d parler fra \u201ctrac\u201d \u2014 un trac abominable \u2014 peu À peu vahissait, me paralysait, à entendre ses ar ~ lugubres ; et je tremblais, pour ma répu' qu'il ne s'aperçât de ln nature spéciale « émotion.\u2014* Bueno ! \u201d , C'était 11 y a six mois.cinq honumes, des nâgres de la côte, je tai a \u201ctroche\u201d dans la forêt.en prévision de arrivée.Pendant trois jours, pour ne pax a \\ emporter de l'eau, nous revenions couch cette plage.\u201cNo me oye usted 7\" De nouveau il in\u2018interpellait directemen: suadé que Je m'étais assoupi.II ne se tr pas de beaucoup.cette fois.Lau fatigue phait de ma peur : le sommeil, invineibl: mme terrussait.Et je fis un effort : on nu point d'honneur.même en forêt vierge.©! .quinze à vingt lieues de chemins atroces ot corps ! \u2014\u201c Qué «! le olgo à usted, amigo *\" Mai \" sûr ! Bt avec mes deux orellles ! C'était l'effort suprême.Je perçus Vaxte i qu'un de ses cing nigres s'était écarté le so \u20181 campement, malgré en défense formelle.© nm avait entendu un rugissement étouffé, de- + d'appel, un bruit de lutte, des elapotis dans re Et sans doute que Glover acheva son adrarati- que récit pour lex searabées et pour les fot! Se Ia maln sur mon révolver, je m'6tals assoup! ALBUM UNIVERSEL 337 \u2014 Quelle heure était-il, lorsque mon sommet! s\u2019In- qerrompi- brusquement ?Notre feu de bivouac péétait ét el Tout étalt calme autour de moi ; à vingt \\oTx0x.sUF le rable de la petite plage, les mulet.er= roufisient, Et je murmural, eu sentant, dans l'éprsse nuit, remuer le luunac de mon cou- agp) pasty or hay ! hombre !\u201d Le 9 elo 1\u201d ee pero, digame\u2026\u201d Enfin, dites-miol\u2026 \u2014Vo- n'entendez pas, au loin ?demande-t-fl dune y» à peine perceptible, et en étendant le rag de CN côté, comme pour mme chercher dans l'ombre.\u2014 Je\" ls bien.ep gre 1 tn salt pas de terreur dans ces deux mots A voix basse, seulement une vague In- Qu'y a-t-Il 7 Des minulements de chat ?prono: ; | quiets Prôtant l'orellle, et, pour un instant, gecous Diem romimell, je remarque que les minh 1x, plug gonores que ceux du chat do.mest mals modulés pour ainsi dire sur le mene pason, étaient produits par au moins deux (UK.\u2014 n ser dog Innehos.Ce sont sans doute deux > < prononça Glover, après avoir longuement ; Voreflle, KN mporta 4° ie 1 plus audacieux, plus redoutables, Mais * +s Barants que s'ils s'aventurent à portée de Iver.\u2014F revelller les hommes ?demanda!-je I * Ce n'est pas À nos honunes qu'ils en VE mais A mon chien ! De «t comme sil eût senti le péril qui, d'après ET le mennçalt exclusivement.le petit \u201chier.\u201cvint tout d'ahord sous le hamac de son maith Ault levé en Jappant sourdement.Je nen \\ cère plus long : le sommel!l, de nouveau, wabat :, en dépit des m'aulements qui se fai- silent - distinets : ét fees conscience (de des- \u201cols paup:êres alourdies) que Glover se pen chaît * < de son hamac, qu'il sais'ssait le pett chien © r la nuque, qu'il le placalt à côté de Ju.Une os de plug, j'étais parti pour le royaume dus se vs.Et.nouveau, f'en fus rappelé pour emplr d'un à l'avance.La some ne peut pas être autre que Vous dre un PROBLEME DE DAMES CANADI\" Par M.Saint-Maur:ce, père.Montre Noirs, 15 pièces, F \u2014 EoRe Blanes, 14 places, Les blancs jouent et gagnen! SOLUTIONS DES PROBLEMES DU Nu Logogriphe.\u2014 Crayon et Rayon.li Problème.\u2014 16 messieurs et 90 demoiseils POÈTE VA TON CHEMIN ! CHANT © te.va ton che_min.Cou .NV PIANO wm ee.- ; vs fo Dee Joe SF .ra.ge! va tonchemin.Marche sans craindre les embû .ches Qui se dres_ sent » \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 Re Jllarg.a pe] chaque coin, Releve toi.s1 tu trebu .ches, Va toujours plus haut et plus loin.e ©.allerg.\u2014 Si tu rencon.tres sur ta rou.te Quelque ami qui te veut du bien, 222727 Frs +5 \u201cke ALBUM UNLVERYKL, 8 aout 1903 e = :e .tee.cou .te son conseil - et prend sôn soutien.BELLE EE eer yi \u2014\u2014d = in | Po.e¢ .\u2018c,yatonche.min Cou .ra.ge va ton che.min = L._.-# } + - = + Hs Fe = - 1 874 Herr =Fi=4- EE té ep 1 Tu subi.ras bien des mi.sé - res, Tu verras ri - re bien des sots pose += Et dr rr} =F ==F Be éd te 7H ET Fa s=| A .pai-se tes vai.nes co.leé .res Et me.pr1 se tous leurs propos.wœ ! ep Hs tt = 1 & e #5 Sih ee dE J= ee tak > TF] Ta frapperas a main .te por - te Mais el.les ne sou .vri.ront pas.- 19 po root \u2014 T 1 + ph & VET FE a pm aera Ne dé.ses.pe - re pas, quimpor - te.Con.ti.nue et pres.se le pas!\u2019 Po.e .te,va tonche.min, Cou .ra-ge va tonchemin: II ès Fr] Reste fidèle a ton 1.dé - \u20ac Queles malheurs en.nobliront: BEF F\u2014 ct =} meet errr ft += 5 re SY 11 le n\u2019est que plus de.ci -de .e Ta du.re mar -che sous l'affront gs EE ss Peursuis.poursuls.pour.suis sans trè .ve La rou.te vers le but lointain 4-1 i TEE eat i i a ; as Que te traça ton no .ble ré .vo Po.e.te, va suis t dés - Lr : Po.d .te vatoncheemin, Cou .ra.ge va tcnchemin! ALBUM UNIVERSEL 341 = | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | Photo Laprés & Lavergne, 360 rue St-Denis.| LE CLUB DE BASE-BALL DE SAINT-HYACINTHE, L'UN DES PLUS POPULAIRES DE LA LIGUE PROVINCIALE _ ri: ss an _ _\u2014 GLANURES AMUSANTES Antelligents * Laissez-moi done.concitoyen, et lui dérolwr son instrument de mu- \u2014Comment ! vous ne croyez pus.sigue, son gague-pain vraisemblablement, cela \u2014-Tenez,\u201d moi qui vous parle, Jai eu la preuve mérite-tf] indulgence ¥ Non, non, c'est grave, UN .COURS A L'OCCASION D'UNE STATUE du contraire.très grave, et l'on ne saurait sévir avee trop de Las RE Ce av élevé cette \u2014CQuelle preuve 7 rigueur contre un parell délit.aan: aire.\u2014 Messieurs, nous aveux Cevé cette \u2014J'habitiis Une claunbre peu meublée à Vhôtel L'accusé.\u2014 Je vous supplie, 1'sieur le juge.; en emi Liber du Chiat-Vert.et les petites botes avaient envahi Le juge.\u2014 Vous pouvez vous attendre au maxi- L auvais plaisant, -\u2014 Au bi heron.1e ve mon bois de lit.On me le change.Je colle sur le mum de Lu pelue, car, sil est un crime odieux, ui re Gmperturbable).\u2014 Aw sein de NAS ponveau cette Inseripion : \"L'entrée de ce bois c'est celui qui consiste à voler à un honnête hot- Li est intendite aux punaises.\u201cTrois jours après, me l'outil de son travail.Greffier ! quel est le ENTRE CONFRÈRES monsieur 7 de Vous êtes astronome, marées nn ivvité à Un autre.monsieur, et vous 7 - Moi, je suis directeur d'une agence théâtrale.dei demande si vous avez autant de mal que Moi découvrir les étoiles nouvelles.sauts, dt ASCENSION EVITEE Le docteur R\u2026 vient pour voir un de ses muala- des, 4.qui wa pas eu le bon goût de l'attendre.Le pauvre diable s'est éteint In nuit précédente.À 1 Vue des tentures noires, le médecin se dou- fe the tit chose, cependant.11 veut s'en assurer et Sapprète à monter, lorsque le conclerge, l'arrêtant AU passage : S° c'est pour voir M.Z.lui dit-il.c'est inutile de monter.1 va descendre !.PHILOSOPHIE Qu'est-ce que la philosophie naturelle.papa ?Cest la science des causes et des raisons d\u2019être, répondit le père.Par exemple, tu vois la vapeur qui sort de cette houlllotte, mais tu igno- ref pour quelle raison.=Ob ! que non, papa.Interrompit le petit hom- We.Cest pour maman.pour ouvrir tes lettres sans Ne tu ten doutes ! L'INTELLIGENCE DES ANIMAUX Ou vausait de l'intelligence des animaux, dans Un café artistique.Taupinet, le bohème, était là.elles y étaient cinq cents.Vous bien qu'elles ne comprennent rien voyez UN ADMIRABLE MOT D'AVARE Il enuse avec médecin, relevant à peîne d'une assez grave nmdladie, et platntif : \u20141I1 y a trois semaines que je nat EINE, \u2014Ce n'est pas étonnaut ! dit l'homme de Tart eu laussant les épaules.\u2014Et je nat pax faim! \u2014Dame ! c'est que vous avez eu, c'est que Vous avez encore beaucoup de fièvre.\u2014Et alors ?\u2014Et alors, Ia fièvre nourrit beaucoup.\u2014Pas possible ! \u2014C'est prouvé ! L'exvellent Harpagon réfléchit un moment.puls soudain, comme illuminé d'une Inspiration : \u2014Vraiment ?la fièvre nourrit ?\u2014Enormément.\u2014Alors.dites-moi, docteur L.Est-ce qu'on ne pourrait pas en donner aux domestiques ?so LE TROMBONE Le juge, \u2014 Vous êtes Aceusé d'avoir volé un trombone.Avouez-vous ?L'accusé.\u2014 J'avoue, m'sieur le président.; Le juge.\u2014 Qu'avez-Vous À dire pour votre défense ?\u2026 L'accusé, \u2014 Rien, m'sleur le président : je demande l'indulgence du tribunal.; Te juge.\u2014 L'indulgence du tribunal ! Quelle audace ! S'introduire subrepticement chez un nom de la victime Ÿ La greffier.\u2014 Labhéntol.Le Juge.\u2014 Labémol ! tiens, je connais ce nom- a.Où demeure-t-i1 ce Labémo! * Le greffier.\u2014 4, quai des Orfèvres.Le juge.\u2014 Dans tua tuaison * Ah * c'est ce voisin qu: nous écorche les orellles et nous casse Liu tête toute li journée.(A l'accusé) En volant l'étuil contenant le trombone, l'avez-vous ouvert 7 L'aceusé.\u2014 Nou.Le juge.\u2014 Vous n'étiez done pas sûr qu\u2019il contenait un 1rombone, peut-être le cvoylez-vous vide ?L'aceusé.\u2014 Oui, oui, m'sieur le président, je le croyais vide.le juge.\u2014 Vous wavez en somme dérobé qu'une enveloppe que vous supposiez ne rien contenir, Et cette enveloppe n'avait sans doute que peu de valeur.L'accusé.\u2014 Aucune, m'sieur le était sale et vieille.Le Juge.\u2014 11 vous était Tinpossible de supposer qu'elle pat renfermer uv abjet de valeur ?L'acceusé.\u2014 Impossible.Le juge, \u2014 Vous la croyez peut-être destinée à être jetée aux ordures ?L'aceusé.\u2014 Justement, et J'ai voulu éviter à Labémol In peine de la descendre dans la Poubelle.Le juge.\u2014 L'inteution était bonne.mais vous auriez dû peut-être vous assurer d'ahord d> sa contenance.C'est une petite négligence, mon ami, mals ce nest pas un crime après tout, Allez, vous êtes nequ'tté, président, elle 342 ALBUM UNIVERSEL = voir faire l'exercice à dix heures au ley oe ne ce qui n'était encore Jaanais aérivé, le sersent uf, pondalt : \u201c Ne vous Inqulétez point : ne.avon, ons LE SERGENT soir L.Tot, Yvonne, prends tou panier vide et \u2014 un des miens.\u201d \u2014 L'école venait de finlr an vHkige de.et les en- Et les deux fenunes n'éloignèrent.C fants se dispersalent par petites bundes 3 travers Quant au sergent, Un anclen volontaire des À les chemins creux de Bretugne qui mênent aux guertes de lu Révolution, que nes blessures WR & \\ humenux pars dans des terres, La bande du #vualent fait avant le temps revenir au pays, Il qe ) Vleux-Coteau, «aq gurçounets de xix À douze ans, hocha tristement la tête et reprit le chemin de son ° mea ER s'en allait aiusl galement eu causant du lende- logis, en s'appuyant plus lourdement sûr xt grosse + Maitreuse Bihan, ne renvoyez pas Yvon malin, qui était jeudi.canne.' * On fera l'exercice, disait l\u2019un.Il était marié, anals, À son grand regret, n'avait \u2014Oul, mais d'abord le sevgent dira une belle Pas d'enfants, et 11 avait pour alnsi dire adopté gugné une bataille, ce matin, et je su.er de histoire.pour slens tous les marmots de son hameau.lies troupes.\u201d \u2014N faut être exact, tu saix : le reegent n'asue Quand sa femme réunissait autour d'elle quel- H s pus les retardatalres.ques fÜllettex pour leur apprendre à coudre (car il \u2014\u2014 be ne \u2014Si, xet'ement.11 nous prétait son vrai fusil, n\u2019y avait guère alors d'écoles de files), il char- ajouta un giand\u2026.«est moi qui saurais bien walt la teçon per des réelts qui sentalent ln pou LA FEUILLE ACCUSATRICF viser ; tleux, regarde.cette branche qui s'avance dre wt | hérotmme.| | au milieu du chemin, uis exerçait les garçons aux manoeuvres © aux , , , res .Mais le chemin faisalt là un détour, et A ce mo- A la discipline militaire, dint que \u201c tout Français Je he oe a ment arrivait sous lu branche une petite paysan- doit savoir se battre pour son pays\u201d.En même qu'il avait prétée et l'emprunteur répous \"ae ne, Un panier sur sa tête, temps, 1 tâchaït de leur enseigner lu Justioe, In \u2014Je tui tous rendu.Pierre bien «dr, ait à La pierre partit, fort petite.mals vigoureusement lancée ; puis le panier n'était peut-être pas très solidement posé : 11 perdit l'équilibre et ton- ba avec un cliquetis singulier : :1 était rempli d'oeufs ! En le voyant pencher, les cinq gamins, alarmés, s'étaient jet(s daus Un champ voisin, dont la hate se trouvait ronpue.La fillette poussa un er! de détresse.\u2018 Maln- droite, s'écria derrière e'le une voix sévère, tu n'en fais jamais d'autres ! C'est pourtant honteux à ton Age '.Quatre douzaines d'oeufs.les voilà bien !\u201d En môme temps, Une grosse femme chargée de paniers, elle aussi, rejoignait la Jeune servante et continuait : \u2018* Sotte fille, crois-tu que la dame du château me les payera, mes oeufs, maîntenant ?Mais patience ! Je te donne ta hultaine et fe retiendrai ça sur tes gages !\" Les écoliers n'entendirent la grondetie qu'à moitié ; profitant justement du bruit.{ls se i rent à courir furtivement le long de la haie pour regagner le chemin beaucoup plus loin.Comme 11s disparaissalent, un homme se montra pardessus In hale opposée : * Excusez, maf- tresse Bihan ; la fille n'est pas fautive.on a lancé une plerre contre son panier.-\u2014Lancé une pierre ! Et qui done ?Ce n'est pourtant pas vous, sergent ¥ fit la fenune, ineré- dule et encore fAchée.\u2014Peu importe : j'ai vu la pierre.11 faut done pardonner À la petite.\u2014A votre considération, et parce que Vous avez * Sete doune ta huitaine, et Je retiendrai ça sur Les gages\u2019 fuit les campagnes avec mon frère, je veux bien lui laisser tout son gage, car on n'est pas riche Chez elle ; mais quant À la garder.ça, non.et ne priez pas davantage, sergent ; c'est inutile.\u2014Pourtant.hasarda le brave soldat.\u2014Vous perdez votre peine, mon ami.Bon- drofture et la bonté, qu'il vratiquait tui-mêsmie, cur c'était un noble coeur.Le lendeiait, les garçonnets du Vieux-Coteau étaleut de bonne heure réunis sur la petite place, où avait leu l'exercice miliitaire.lls causaient, mais sans entrain ; du reste, pas un wot de leur aventure de la veille, qu'ils semblaient avoir à peine remarquée.\u201c11 fait chaud conne en Bgypte quand tout le monde falsuit la grimace au soleil, ains! que dit le sergent, observa un des grands.\u2014C'est vrai ! Mais le sergent tarde, et il nous avait promis le récit d'une belle bataille en Italie.\u2014Oh ! tout de mâme.fit le plus petit.\u2014Raconter tout de même Ÿ Ah bien out ! Au coup de neuf heures, plus un sut : l'exerelee ! Et, quand c'est fini, 11 y a toujours des geus du pays qui veulent lui parler.\u2014Peut-être qu'il ne Va pas venir.\u201d Bim ! bim ! font les premiers coups de neuf heures, et le sergent paraît au détour de lu rue.A neuf heures, il est sur lu place, et les enfants sont rangés devant lui au port d'armes sans qu'il alt eu un signe À faire.Le sergent les regarde un moment en silence, mais d'un alr sl étrange, si sévére, que chacun se redresse, et, craignant d'être en faute, serre fi6- vreusement son bâton d\u2019une main, tandis que l'autre cherche la couture du pantalon, Les plus petits commencent à avoir peur.A ln fin, le sergent dit d\u2019une Voix très leute et très grave : \u2018 Voilà des soldats français.et ce sont des lAches !\u201d Les enfants sont terrifiés.\u2018Oui, continua le sergent ; hier, {lx ont falt tort À une pauvre petite fille, et Île se sont sauvés eu la laissant croire fautive à leur place ! C'est une lAcheté, cela ! Un vrai soldat français ne taisse pus patir les Innocents au lieu de lul ; au contraire, 11 les défend.Vous n'êtes pas des soldats français ; je ue suis plus votre sergent ! Et, d\u2019un air méprisant, 11 leur tourna le dos.Alors tous les bâtons toimbèrent, et les courages aussi.Les cinq enfants s'élancèrent après lui en Jolgnant les mains : \u201c Pardon, sergent, pardon.pensé.Que faut-il faire ?\u2014Je n\u2019en snis rien.Maîtresse Bilmn veut renvoyer Yvonne pour sa malaudresse.\u201d Les enfants se regardèrent avec consternation.\u201c Non, dit enfin le plus grand ; il ne faut pas qu'elle la renvoie.Venez, vous autres, nous allons la supplier\u2026.et, ki elle veut, jo me laisseral battre pour qu'elle pardonne à Yvanne.\u2014Bien parlé, répondit le sergent, avec un bon regard d'orgueil.Je vais avec vous.\u201d Une heure après, la petite troupe était de retour, joyeuse comme une nichée de pinsons.Mnf- tresse Bihan s'était laissé attendrir.Elle avait tout à fait pardonné à Yvonne ot n'avalt battu personne.Et, comme les gens du hameau s\u2019étonnalent de Nous n\u2019avons pus mi-chensin, sous chez moi, j'allais \u2014Je ne me sou \u2014N'inuporte, nue chercher une dit le juge à mou cerialer précoce : chez toi ; ne te souvien- viens de rien et je nal l'accusé, à feuille de votre arbre.Le plaideur part et son absence se pre \u2014Cuamine 11 tarde ! fait le Jugge.\u2014Dame ! c'est loin, répliqua le \u2014Ah ! ah ! aussi, cet arbre ailez done au plu dites-lul qu'enfii soyez plus honnêé Un rien trahit Pierre, que c'est tout de mênr prêteur.vous Je conna< ?Vous voi pris.mon » vite au-devant de vot à VOUS Volix êtes sous te une autre fois.le méchant.tl + - JEUX ET AMUSEMENTS CHARADE Assis sur l'herbe douce N'ayant pris mon premier, Nous : Tandis nangions sur le pouce que non dernier, Animal fort docile, Brouta Errant It loin de la ville, ROUS [on enter, METAGRAMME La chat, le chien, sur mes cing pled Bien mieux « jue vous, que moi, vais Mon chef changé, l'enfant maçonne Avee mol de Clingez encor, 8 8 petits pâtés \u2014 ur moi l'on mange, On joue ou l'on éerit, \u2014- Encore une fo Tu vertus une corde ayant grosse épais- Traversant l'Océs tn dans toute sit larger LOGOGRIPHE (Pour les tout Petits) Fulre 20 mots avec les cing lettre- \u201c émail \u201d.SOLUTIONS Enigme.\u2014 Un Logogriphe.\u2014 DES PROBLEMES DU clou.Gardénia, \u2014 zardien.\u2014 ange, \u2014 Dante, \u2014 diner, \u2014 Niger.- Ain, \u2014 gradin, \u2014 grand, -\u2014 grande, \u2014 gure, \u2014 grain, \u2014 Mots sans tête.rien, \u2014 rade, ete, ete \u2014 Ln voyelle à ajoutes Aadlroit \u2014 arène \u2014 ajone \u2014 atour \u2014 ame \u2014 tune, atout \u2014 amas \u2014 ami \u2014 Amiens \u2014 afin amont \u2014 aval \u2014 aloi \u2014 avoir \u2014 adieu - alors \u2014 Abel \u2014 âne \u2014 Aman ane \u2014 rome \u2014 avenue \u2014 av -_\u2014\u2014 INFLUENCES PERNICIEUSES RHUMAL.On les combat avec le an.Pas reçu.done + pou done ave ERIN ut AGE.1101 ane de, \u2014 ng.\u2014 A.\u2014 Allee what \u2014 ale \u2014 nde \u2014 Les influences du chaud et du froid sent sou vent pernicieuses, HAUME -s la main à la plume pour © Je vous f.savoir que le savon le \u2018plus pu: plus agréable, le meil- Jeur peau, c\u2019est le SAVON B; 3Y'S OWN Aux» autre savon légale LET SOP CO., MONTREAL UiS-ney ALBER* il LU 'KOR~ JRENCE Senses Rem?ot efficace pour enlever prompte ment, et couleur, les Cors, Verrues ef Darili« Energique, Tnolfensif et Garanti.Envoyé « postesnr réception du prix, 23¢ A J.| URENCE, Pharmuacicn, Montréws TET aL ed 3 EE CHOSES ET AUTRES Sa volé, te 25 Juillet.avait lien.à la sue Péloquin de Ahuntsie, une grande -oirée dramatique et musiea- ve par le cercie ** National d'Ah: ve (section des Jeunes fil- tes), \u2018+ sance à obtenu un SUCCES ilar qu: fait honneur à ce cercle, compo + de Jeunes files et de jeunes ges.L'assistance était nou breus® \u2014t distingué.Le progrannne.le, cle: Wen oisi, à été très bien rempli.Ala .ée du rideau, fut joué * Mu- denis lle soupe au lait\u201c.dont les Milles Azélie Lefebvre (Marlette), Juliette Hébert (Mme Verdelet, ; Claire Branclmud (Jeanne), Pour ALBUM UNIVERSEL roles out été rendus avec succès par pièce priucipale, on & joué un drame en trois actes, Intitulé : Une chaumière Inétonne où la Maléd'etion d'une mère\u201d Mlle Claire Bran- chaud, chargée du réèe d'Alix Ké rauef, à excellé dans Uinterpréta- tion de son rôle, Mlle A.Gaudry.dans le rôle d'Yvonue, d'une voix svibpathique, à joué avec heaucoup | de goût et d'autorkté, Mlle E.Gos- «elin, douée d'un physique des plus ugrénhles, n Joué avec grâce le role! d'Aune dugénue).Mile AL Leleb- ; bre fut teén originale dans Madge (bretonne).Mlle B.Karel à blen rendu Berthe.Mile Azille Lafeb- vie, dans la baronne d'Estève, étaît admirable.Mlle B.de Chatigny a, bien rendu la marquise de Sauvray.Mlle J.Hébert a rendu avec suceës Mine Félicien.Mlle Y.de Chatigny a bien Joué le rôle de Sophie et de Mure ln marquise de Saînt-Aignan.Mile F.Joron a budl'é dans le rôle de, Constance, Bref, cette pièce eut un seeds éclatant.On Joun pour la fin : \u201c Trois bonnes sous le mênie bonnet *.Mlle A.Gauudlry, avec ses gestes naturels, «0 peérfa tement bleu rendu le rôle de Mme Bougon : Mile Claire Branchaud montra ausst | beaucoup de talent dans Javotte.Dans les enfr'actos, se sont fait entendre Miles A, Paris et Juliette! Hahert, dans de délicieuses chan- | sous : Mles ME.et H.S'nn ent | Joué tn duo et un trio, Une magn ; fique danse bobémicnne fut très | bien exécutée par Miles H.Sinn, E Furlong.FF.McCaffrey.A Sith.343 POUPEE HABILLEE Voux @NVverrons, piste em couleurs LEON iit, chacun de 15 xI14 pouces Ces portraits wont des co « SN piles fAdâles d'une peinture célèbre, toutes les couferre de l'originale ayunt été scrupnieusement consers vées dans ces reprodue tions.Rien ne les égale qui alt jamais 618 vendu dans ve genre À moins de Ki cts.D af, Vous les vendres 13 ete A 5 LR \u2014_\u2014 chacun, Vous nous enver- res l'argent et, pour votre ine, nous vous enverrons In plus elle Poupte Habilice que vous ayoz vue.(etie poupée est Joliment han billée avec bon goût, en soi ot en matin joliment garnis de dentetle.Elle a un chapeau d'un bon atyle, des mous-Vête- ments garnis de dentelle, des bas et de Jolis petite souliers garnls de bouc 68 d'argent.Cette pou 6e & de très jolis cheveux t ouclés et d'un bloud d\u2019or, des dents per- léen, «les joues roses et dex yeux qui Kou.vrent et qui se ferment de façon qu'elle semble s'endormir «sand Vous la cruchez et qu'elle n'évellle quand vous la levez, élnst qu'un bébé en vie.Pensez-y, flilettes, VOUR Al « EE CEE GRANDE ET BRLLE POUPEE MA a LEE sl vous vender neulement 10 portraits d 15 cents chacun.La mort de na Anînteté 8 créé une teile demand © pour se s portraits, que vous l'avez qu\u2019À les misntrer pour Ken vendre.Nous donnons ausst æralisun cer- ) A a = a tificat de 5v ets avec chaque port voit as Ecrivez auiourd'hui et cette Belle Poupée vous appartiendra dans peu de temps.S'ADRESSER A LA À PHOTO ART CO., Dept.;1853, Toronte Plusieurs bouquets ont été offerts! aux actrices et aux danseuses.Bref, | N° stiexôs à Été compet sous toux les rapports, toutes les netrices ayant fort blen réuss: dans leurs rôles res- peutifs, Nous les en fétieltons cha-< le ureusement, Aussi, expère-t-ou es voir repataître bientôt sur la scène.afin d'ajouter de nouveaux lauriers ; à ceux déjà conquis par te * Cercle Dramatique National d'Ahuntsie 1 te année.produira HILDEBERT.CELA AUSSI centres de l'IHl Mois - Comme de acer, | gallons de vin, le BAUME RHUMAL guérit l'enrouement et niet la voix claire, produetion vlent après la Pennsylvanie : les Etats de la Nou- \u2014 On estime que la Californie, cet-, 50 millions de | promptement que les Poudres Ner- \u2014le ministère du trésor des Etats-Unis a donné dernièrement ! l'ordre de lever l'embrnyro sur le bois de pulpe du Canada.POUR LA GRIPPE Aucun leurs et souluge les dou- de la grippe si remède ja Cèvre vines de Mathicu \u2014 18 pour pd cts.ENTRE CULTIVATEURS Vous ne faites donc plus dans les eugriis ~ Nou, aujourd'hui l'engrais ne nourrit plus son de Chartres ?tune, et puis j'en ai perdu le goût.| ; \u2014Alors, tu es fort en @ ?moi quelle est ln principale industrie de la ville \u2014Parbieu, c'est.la chartreuse ! PRODIGALITE \u2014Mon mari veut que j'aille chercher un médecin pour faire rendre au petit une épingle qu'il a fographie ?Eh bien, dis- avalée.\u2014Si c\u2019est pas malheureux de dépenser un dollar pour une épingle, quand pour six sous on «uit ule boîte. 344 ALBUM UNIVERSEL ENTRE L'ARBRE ET L'ÉCORCE 79 _- _\u2014 LE MONSIEUR PACIFIQUE.\u2014 Voyous, law Jeunes gens distingués, d'un commun \u2014 Jeunes geus, IE vaudrait mies ne VOYONS.est-ce que des jeunes gens bien accord, se précipitent «ur le bou monsieur et vous battre, niuls c'est déjà très gent élevés doivent se battre uins! ¢ lui eufoncent vigoureusement sou chapeau votre part d'avoir tenu à encher ce y sur les yeux.spectacle à mes regards, VA Ne a.A Na a Nr Na LES MÉCHANTS PUNIS SN eo \u2018 vi f NT SE rl Mine Grogne ext une méchante femme, qui Si la bonne vache avait été libre, Mine Gro- LRG Ilse à tourner autour de Farbre trouve son plaisir à taquiner les animaux zne l'aurait sûrement laissée en paix, car elle Mme Grogne.qui s'était approchée p Apercevant une bonne vache en train de l'aurait pas voulu s'exposer À ses représailles.mieux jouir de in terreur de la bonne hh brouter paisildeme!t l'herbe fraîche, elle Mais ia vache est solidement attachée à un est entraînée par la corde, el la voici - s'enupresse d'exciter son bouledogue, qui se arbre, et la vilaine Mue Grogne est persua- dement ficelée comme un saucisson, La - précipite sur la vache en cherchant à dée qu\u2019elle ne risque rien.Elle se trompe.de eat si courte maintenant que fa vache la mordre.La vache, en effet, pour échapper au chien.peut plus courir.alors, pour se défer contre le bouledogue, d'un v'oleut coup tête elle l'embroche sur une de ses cor Et voilà les deux méchants bleu purs en As AVANT ET APRÈS/LE MARIAGE my Pg man.- Lorsqu'on présente un jeune homme à Alors, pendant les flançailles, les traits du Le contrat signé, la corbeille de mar: une jeune fille, cette dernière le voit tel Jeute homme s'embellissent.Ou lu! trouve offerte, il est tout autre ; H n'a presque qu'il est, ni blen, ni mal.On les fiancie.même un peu d'esprit.son égal.C'est In petite fleur h'eue.\\W§/ \\ > Quant au jour du mariage, c'est In béati- Mails, crue, ça change.D commence à s'en- Au bout de quelques mois, n'en Ero: tude, l'extase.C\u2019est la splendeur auréolée laidir.Son charme, sn grâce, son maintien ont plus.C'est l'horreur en personne, c'est\" d'éblouissants rayons.disparu.Les yeux voient trouble.pire de tous les hommes, et pourtant, #1 ?pas changé."]
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