Album universel, 1 avril 1905, samedi 1 avril 1905
[" LE MONDE LLUETRS ann Que 1 cq Cartier ALBUM CHER - Ludger Gravel 26 Place Ja Mo 21e ANNÉE \u2014 No 1093 MONTRÉAL, ler AVRIL 1905 40 PAGES, 50 le Numéro ~~ D EP es Le Q GND i, PY Vo.ANG = anv.4, Ao 3 ( Ly N +4 @ Ÿ Ne e © W A, ais \\ Aa \u201cod AP ST œ ra > AE rr has.©.OS aw J.~1 PADEREWSKI qui se fera entendre au Monument National le 24 avril BVA ARCHES BUSHEL HIVE BU CSBABS Lee ADMINISTRATION WT REDACTION : 1061 Rue Nainie-Catherine.Montréal.Téléphone Est 3840.\u2014 Rofte du Bureau de Poste our la correspondance, Tb#.Tiroir Au Bureau de Paste pour les jnurnaux, 2191.Les manuserits non insérée ne sont pas rendus.er ey A Quatre mois, 1.00.Un an, \u2014~ + + Payable d'uvance .Giz mels, $1.50 SOMMAIRE EE TEXTE \u2014 Chronique, pur Paul d'Esmorin \u2014 Notre journal \u2014 La carrière de Paderewski \u2014 Saint-ITenri de Montréal \u2014 Les histoires (poésie) \u2014 Pensées et maximes \u2014 L'art et la mode \u2014 Travaux féminins \u2014 La beauté \u2014 Nains contre géants \u2014 Notes de carnet \u2014 Sauvés du supplice \u2014 L»s dessous de plat à musique \u2014 Page des enfants \u2014 Le percement du Simplon \u2014 Dréleries et rigolades -\u2014 Le Salon de peinture \u2014 Du choix des ustensiles de cuisine \u2014 Contes, récits et - anecdotes.FEUVILLETON \u2014 Emma Beaumont par F.Reepmaker.MUSIQUE \u2014 Les fuuvettes par L.Bordèse \u2014 La nacelle par Ch.Gounod.GRAVURES \u2014 J.T1.Paderewski (frontispiee) \u2014 La mode \u2014 Dentelle sur tulle \u2014 Sous- marins ct torpilles \u2014 Plaisirs d'autrefois \u2014 Vues de St ITenri de Montréal \u2014 Le pont Victoria \u2014 Fantaisie enfantine \u2014- Dessins comiques et originaux.I s CHRONIQUE = La date que porte ce numéro de la revue, est marquée à l'encre rouge dans les annales du rire.Nombreux, en effet, sont ceux qui s'en souviennent.pour avoir été : soît les auteurs de farces machiaréliques et désopilantes ; soit les acteurs passifs de quelque esprit fort.en veine de se distraire aux dépens d'autrui.Car l'homme est ainsi fait, qu\u2019il se complait à provoquer tour à tour le rire et les larmes chez ceux qui lui sont le plus cher.Et, voilà pourquoi, tel le grave corbeau dont parle Nodier, à l'occasion, on voit des personnes réputées sages, qui, le ler avril venu, dérogent et commettent des fucéties indignes d'elles.La race latine a tout spécialement conservé cette habitude séculaire de plaisanter, après avoir consulté le calendrier.Mais, comme ce genre de passe-temps comporte quelque hasard, et que ceux qui s'y livrent ne sont pas toujours sûrs de rire les derniers, et, partant, de bien rire : pur manière de contenaree, ou pour se donner une excuse, ils ont accout.mé de greffer sur leur bouffonnerie un semblant de philosophie de terroir.Il n\u2019est donc pas étonnant, que, dans notre province de Québec.où, mieux qu'ailleurs sur ce continent, «\u20ac maintiennent les traditions de la mère-patrie ; on profite encore de cette date traditionnelle.peur se livrer à des galopi- nades amicales.Cependant, pour être juste, je dois ajouter que cette extravagance des moeurs se fuit de plus en plus innocente chez nous grâce au progrès et à la vulgarisation d\u2019une instruction moralisatrice.TI n\u2019en fut malheureusement pas toujours ainsi ; certains \u2018\u201c poissons d'Avril\u201d, jadig, ayant eu, dans nos campagnes.des conséquences funestes.Le Monde lllustré ALBUM UNIVERSEL A propos de l'expression * donner un poisson d'avril\u201d, on ne sait pout-être pas, généralement que ce proverbe nous cst parvenu par corruption.11 paraîtrait, s'il faut en croire les érudits, que le mot poisson a pris la place du mot passion, dans une allusion indécente à la passion de Jégus-Christ.arrivée le 3 avril.Ce jour-là, les Juifs ayant envoyé le Sauveur d'un tribunal à un autre, sans nécessité, et par manière d'insulte et de dérision, rapportent les Ecritures.* ow * Avril, c'est le printemps.La neige disparaît de nos champs, ou en à déjà disparu.Le fermier de retour dans la plaine interroge le ciel, et, si In pluie menace pour le lendemain, entre ses dents il marmotte le vieux dicton de nos pères : \u201c Avril pluvieux et mai venteux, font l'an fertile et plantureux \u201d.Pensée dont notre homme ne manque pas do reconnaître la justesse.Mais, comme il sait que ces bienfaits n'arrivent pas tout seuls, dès le réveil de la nature, il se taille de la bosogne sur son domaine, quelquefois, malgré les dernières rigueurs de lu bise.Car, il faut l'avouer, chez nous.plus qu'ailleurs : Il n\u2019est si gentil mois d'avril ( Qui n\u2019ait son chapeau de grésil.Et le \u201cPrintemps chéri doux matin de l'année\u201d, d\u2019un poète préc\u2018eux, fait ici l'effet d'un simple euphémisme, Au moins, quant à lu bonne première moitié de cette saison.Déjà sans doute, ils avaient dû escompter les joies qu\u2019amènent les beaux jours du renouveau, ces malheureux qu'à Brockton, Mass.une fin terrible, vient de surprendre dans un accident du travail.D'après les dépêches quarante cinq morts et soixante blessés, auraient été vietimes de cette catastrophe américaine.Vrai, nos voisins font grand, même dans le macabre.Îélus ! dans cet ordre d'idée, ils n'ont guère lieu de se flatter ; les enquêtes attribuant à da lincurie ces épouvantables hécatombes, où périssent sous les yeux d\u2019une foule impuissante : enfants, femmes et hommes, Il et à pen près temps que les autorités de la grande république prennent en main l'intérêt de l'individu obligé de travailler, et qu'elles défendent l'éree- tion d'usines rôtissoires du genre de celle de Brockton.Qu'elles voient à ce que plus de précautions soient prises dans la manutention des machines.Mais.autant vaut précher dans le «désert ! \u201cLe temps c'est de argent\u201d et.les matériaux également ! aussi, l'on va vite, chez nos voisins, et Yon se casse le cou.Malheur aux innocents qu\u2019un gagne pain appelle sur ces champs de bataille, où l\u2019outil est aussi dangereux que la grosse artillerie de la guerre.T1 m'est d'avis, cependant.que si l'humanité était moins \u201c mouton \u201d, tout le personnel d\u2019un établissement, en s\u2019entendant, pourrait exiger des patrons une sécurité que ceux-ci ne sauraient lui refuser.Mais, voilà, l\u2019ouvrier nime bien à s'époumoner pour rien, tandis qu'il reste coi, quand sa vie et celle des siens sont en jeu ! Dans l'infernal holocauste dont je parle, il s'est produit des actes d\u2019héroïsmes remarquables, c'est beau à consigner, mais la consolation est maigre quand on pense à tous les braves coeurs que les flammes n\u2019ont point épargnés.Vers Brockton endeuillé, va présentement toute ma sympathie émue et aussi, sans doute, celle de mes lecteurs.+ Ce que c'est tout de même que la vie et la façon de juger les événements.Le malheur vient de frapper un centre industriel auquel nous touchons presque, et, très naturellement, nous vibrons, très sincèrement, nous sommes peinés, Or, à des milliers de milles, en Mandchourie, des centaînes de mille hommes s'entr'égorgent, des monceaux de eadavres pourrissent a l'air, déformant l'écorce terrestre telles de hideusca tumeurs purulentes, et.\u2026 de loin, nous n\u2019y songeons presque pas.Comme naguère lu guerre anglo-boer, maintenant, ln gigantesque mêlée russo-japouaise nous fatigue, On n pris l'habitude de lire des bulletins atroces, on s\u2019y est fait, Pourquoi, parce qu'ont est très éloigné du théâtre de ces horreurs, parce que l'homme est égoïste, ct que ces gens qui s'entre déchirent À coups de canon et de baïonnettes, ne nous sont rien, N'est-ce pas triste À constater, quand on sait que ri les po ola le voulaient, Ils pourraient en vingt-quatre neures, arrdter la coulée des ruis- senux de sang dans les plaines mandchoues et sécher les torrents de larmes qui coulent sur les empires du tear ot du soleil Levant ?Mais non, chacun astique son épée sous le drapeau de sa patrie, prêt à l'enfoncer dans le flane de qui a plus de dollars que lui, ou moins de force pour défendre son bien, En vérité, elle est belle In civilisation et le progrès aussi ! .+.@ Kouropatkine qui rentre rendre ses comptes à St Pétersbourg, après e'être fait battre comme s'il n'avait jamais fait que ça ; qui, de la Mand- chourie, emporte des visions dignes de Tamerlau et de Bajazet, est présentement l\u2019homme le plus à même de maudire la guerre et ses atrocités.Y songe-t-il seulement ?C'est douteux, et sa halte de repos à Irkoustk, ne servira peut-être oud Jui rendre sa défaite plus amère.11 ge r- prochera de n'avoir point fait faire tel ou te.mouvement, de n'avoir point sacrifié quelques milliers de vices de plus, pour.violenter la vie- toire.Qu'il se console, le brave homme, Lineviteh qui a pris sa place, est un bon boucher, paraît-il, il finira sa triste besogne proprement\u2026 Quant aux Japonais on sait qu'ils ne reculent Jamais, Ainsi done.nous aurons encore le loisir delire des bulletins de guerre éeocurants, quand le matin, très calmes, nous prendrous notre dé- jeoner !.\u2026.Une vieille chanson militaire disait : Avee mon briquet d'vous découpe un homme En quatr\u2019 chmme un navet.Elle est encore vraie cette chanson, trop vraie, puisque les charges à In baïonnette font florès entre Moukder et Kharbine, et qu'en outre, les obus découpent.dépécent, déchiquêtent bien mieux que les briquets d'antan.C'est la science qui le veut ainsi.La science positive des champs de bataille, que redoutent les grands chefs au tempérament belliqueux.Voilà probablement pourquoi ces jours derniers, pour la première fois depuis 1870, Sa Majesté d\u2019Allemagne, a accepté de dîner à la table de 'ambassadeur de France à Berlin.Une entente cordiale est sous cloche de ce côté là, tant mieux, tant mieux.Guillaume devenant un pacifiste bardé de fer et le glaive au poing ! Mais c\u2019est un rêve ! tout comme celui de Nicolas IT conférencier sur la Paix, et, à l'heure actuelle, meneur de guerre À outrance.Il est parfois sage de se méfier des gens trop bien intentionnés ! * * » Je viens, je crois, de faire le procès des sabreurs de profession, le sujet n\u2019est pas folichon.Davantage devait l'être l'audience de ce tribu- unl des Etats-Unis, od, pour la première fois, fut sténographié le témoignage d'un perroquet.Le vocabulaire surfa:t de l\u2019exotique volatile ayant donné lieu à une action judiciaire.Te drôle de la chose, c'est que \u201ccoco\u201d, au moment psycholo- pique.tendrement prié de dégoiser son trésor vocal, s'est contenté d'envoyer tout le monde au diable.On affirme que le juge a trouvé le procédé de mauvais goût, et qu\u2019il a condamné le mal embouché et peu serupuleux professeur-vendeur de perroquets.PAUL IESMORIN. Le Monde lliustre ALBUM UNIVERSEL .943 Notre Journal La préparation de notre journal dans son format agrandi et amélioré marche rapidement.Nous cruyons pouvoir, d'ores ct déjd, annoncer à nos amis, lecteurs et abonnés, que nous acrons prête dans les premiers joura de mai à leur offrir la surprise d'un magazine de la famille et du foyer.laa questions d'actualité sociale, mondaine, littéraire et artistique seront traitées par dos écrivains de talent et les sujets sorout agencés de façon à en reudre ln lceture facile, agréable ot utile à la fois.Ce travail d'organisation du premier numéro est confié à un personnel expérimenté, qui compte nous donner un avant-goût de son savoir-faire dans notre numéro spécial de Pâques, numéro (ui sera illustré À profusion de gravures en couleur du plus haut fini artistique et abondamment fourni aussi de matières à lire appropriées à cette grande fête universelle de l'Eglise, \u2014> pe = J.-I.PADEREWSKI Paderewski cst un des rares virtuoses polonais, qui n'ait pas été un enfant prodige.Au contraire, si une carrière fut daus les débuts mouvementée, c\u2019est bien la sienne ; si la mauvaise volonté ou l\u2019incompréhension pouvaient entraver l'essor d'un grand talent, le sien cit dû succomber, car sa jeunesse, loin d'être bercée des flatteries dont on entoure d'ordinaire les précoces génies, fut faite de luttes, de déboires et de découragements.Mais il était dit qu'un jour il triompherait de tant d'obstacles, grâce à la merveilleuse obstination d'un esprit sûr de son but et grâce aussi à une faculté de travail d\u2019une rare puissance, Né en Podolie, en 1859, Paderewski suivit les vours du Conservatoire de Varsovie ; dès son «nfance il eut à lutter contre des maîtres, qui loin de deviner sa brillante destinée, lui prédirent au contraire l'avenir terne et sans gloire d'un médicere musicien.Il ne se décourngen pourtant pas.Son tempérament ardent et emporté se manifestait déjà sur les banes de l'école de musique où il entra en lutte avec le directeur au sujet de la formation d'un orchestre d'élèves, Paderewski aimait mieux travailler son piano et la composition que de jouer du trombone sur les places publiques.Ses études de perfvetionnement terminées, il accepta la place de professeur au Conservatoire de Strasbourg ; mais cette situation ne lui suffit pas, il fallait d'autres horizons à sun âme d'artiste ardente ct frémissante : c'est alors qu'il put réaliser son rêve et qu'il partit pour conquérir l'univers.I fut reçu partout, en Amérique, en France, en Angleterre, en Allemagne avee le plus immense succès.I! connut des triomphes uniques, sous lesquels il eut lu force de ne pas laisser sombrer sa modestie.Plusieurs fois ses compatriotes l\u2019avaient rappelé.Mais toujours il restait sourd à leurs sollicitations.Enfin touché par leurs prières et sincèrement ému à la peusée de jouer encore dans un pays qui lui était si profondèment cher, il se\u20ac décida en 119 A se faire entendre à Varsovie.Des ovations sans fin l'accueillirent, le peuple entier fut en tête ; la même presse qui jadis le couvrait de sarcasmes ne trouvait pas assez d'éloges pour exalter son talent, et Chopin fut le seul génie auquel on osa le comparer.Paderewski accueillit avee une belle dignité ces élans d'enthousiasme, semblant les fuir comme par pudeur de louanges exagérées.Je n\u2019insiste pas sur le talent de pianiste de Paderewski ; il est trop universellement connu pour qu\u2019il soit utile d'ajouter une louange à une gloire incontestée.\u2014> pe Lire page 957 le compte rendu d'une visite faite an Salon de Montréal.Saint-Henri de Montréal Cette municipulité cat située à l\u2019ouest de Montréal, Nulle place au monde peut-être ne pout so vanter d'un développement plus rapide.Saint-Ilenri fut érigée en paroisse en 1867.L'église actuelle construite en 1868, fut terminée cu 1802.Vuici les noms dus curés qui ont desservi cette paroisse depuis 1867 : MM.Pierre Lapierre, 1867-1875 ; Joseph Gra- ton, 1875-1877; RR.C, Décarie, 1877-1879; Eucher Lussicr, 1879-1582 ; ct Marie-Rémi Déenrie, curd uctuel.Lo maire actuel est M.Eugène Guay (1).Avee l\u2019aide du couseil de ville, le Grand Tronc a construit une coquette ct splendide gare (5) à la bi- furcution de la rue Notre-Dame, le C.PR, y possède un important entrepôt do marchandises.Outro son Hotel de Ville (3) St Henri est fier de son gracieux bureau de Poste (4) faisant face à l'Hôtel de Ville, sur la rue Notre-Dame.Sous la garde vigilante d'un corps de police st de pompiers, les citoyens vaquent en paix à leurs ceupations et reposent tranquilles, MAISONS D'EDUCATION La ville contient cinq collèges et couvents en- tholiques ; trois églises catholiques : St-Henri, St-Irénée «t Ste-Elisabeth du Portugal, trois églises protestantes, et un nombre considérable d'industries, in 1872, les Frères des Ecoles Chrétiennes acceptèrent la direction de l'école de St-Henri.la commission scolaire fit construire en 1887, a Fangle des rues St-Pierre et St-Jacques (6) un superbe établissement fréquenté par 1,500 éfèves et qui fut considérablement agrandi en 1891, Couvent des Socurs de Sainte-Anne (8).Appelées en 1870 par feu M.Lapierre, les soeurs de Sainte-Anne coustruisirent un joli bâtiment eu briques de 100 pieds par GO, à trois étages et à l'automne de ln même année elles ouvrirent un pensionnat, une académie et un externat.Ce couvent, en 1597, comptait 266 pensionnaires et ueadémiciennes et près de 800 externes.Le pensionnat de Saint-Henri occupe un des plus beaux sites de la ville et possède toutes les \u201cméliorations modernes.Asile des Soeurs Grises (11).Cet asile fut fondé par M.Décarie curé de la paroisse.Les Soeurs Grises en prirent la direction en 1885.La maison en briques à deux étages.est située ~ur la rue St Pierre.INDUSTRIES DE SAINT-HENRI Par ses industries et sa population qui s'élève aujourd'hui à 25,000 habitants, la ville de Saint- [fenri peut se placer au troisième rang dans la provinee de Québec.U.Pauzé et fils, manufacture de portes ot chassis, fondée en 1400.Page-Hersey, manufacture de tuyaux en fer.batie en 1889, occupe 120 ouvriers.Canada Malting Co, élévateur à grains, construit en 1904, Simplex Railway Appliance Co.of Canada.donnant du travail à 120 ouvriers depuis 1900, Canada Car Co.(en construction) ou 2,000 hommes sont employés.La manufacture de cuivre de Robert Mitehel! datant de deux années seulement et occupant plus de 400 ouvriers.La compagnie Johnson Wire Mills de Manchester, a ouvert en 1900 une manufacture sue- eursale de fils de fer, où une quarantaine d'ouvriers gagnent leur vie.La Colonial Bleaching and Printing Co.manufacture d'indiennes, ouverte en 1899.La Merchants Cotton Co, fondée en 1880 et qui emploie plua de 1,500 mains, est sans contredit la plus belle manufacture du genre de tout le Canada.Tooke Bros.Co., 800 ouvricrs : chemises, blou- es, ote, fondée cu 1901, lang Biscuit, confiseries, en 1902, 300 ouvriers.Alaska Feather and Down Co; 300 ouvriers ; matelas, oreillers, ete, Une importante manufacture de meubles employant près de 300 ouvriers existe à St Henri depuis 1898, c\u2019est la Tombyll Furniture Co.Nous ue passerons pas sous silence la Montreal Terra Cotta and Firebrick Co.1900, pas plus que la briqueterie de Joseph Décarie 1903, la Williams Sewing Machine, la plus ancienne des industries de la ville de St-Henri, elle existe depuis 1878 et emploie constamment près de 400 ouvriers, Enfin les succursales de cinq banques témoignent hautement de la prospérité de cette municipalité active et intéressante : In banque de Québec établie en 1887 ; celle d'Hochelaga, en 1599 ; les banques de Montréal et Molson ouvertes en 1905, LESIHISTOIRES H est doux, aux soirs de printemps, D'écouter les belles histoires \u201cQue les grands-parents indulgents Tirent du fond de leurs mémoires.L'air est plein d'exquises senteurs ; les bois quittent leur robe noire ; On se presse autour des conteurs : \u201d Une histoire, encore une histoire ! \u2019 * - * Il est doux, aux beaux soirs d'été.D'écouter les belles légendes, Que parfume leur vétusté Ainsi qu'un bouquet de lavandes.Les bambins, gentils curieux, Tendent unre oreille gourmande ; On voit briller leurs petits yeux : \u201c Grand\u2019mère, encore une légende ! \u201d * * * Il est doux, l'automne venu, D'écouter de merveilleux contes, De rêver d'un monde inconnu Que ne souilleraient pus nos hontes.L'enfant assiège les genoux De l\u2019aïeul souriant.y monte, Et l\u2019embrasse : \u201cRaconte-nous Encore un conte, encore un conte ! * * » Il est doux, aux longs soirs d'hiver.D\u2019écouter de vieilles complaintes, Parlant du ciel ou de l'enfer, Des grands saints et de belles saintes.Les grand'mères aux cheveux blancs Cèdent à l'aimable contrainte De leurs petits-fils turbulents : \u201cGradiere, encore une complhainte * * + - Mon Dieu ! que de récits charmante, Que de gracieuses histoires Les grands-papas et les grand\u2019mamans \u2018Tirent du fond de leurs mémoires ! HENRI ALLORGE.\u2014 FY i ; jo y P AR Fah ed our no ; Un Cy , SN Te! ; 1d On Monti .ns ) / k 7 doy RONA I RL Fr É $4 LX NENA OY LA BEAIITIS ous tnots, toutes les femiies se regardent, «t quelques-unes s'élancent devant leur miroir pour lui demander si elles d rivent s'appliquer cette bien- lieureuse épithète.= BES D'où viennent cet empres- svment et le désir qui l\u2019accompagnet \u2014 Un peu, disons-le bien vite, de la nature féminine elle- tiême qui porte toutes les foinmes, surtout celles qui sont jeunes, à fuire tous leurs efforts pour pluire et pour être animées «t admirées; mais cela tient Aussi, et bien plus encore, à l'admiration que les hommes ont presque ex+-lu-ivement pour Ju benuté.Bien souvent je les excuse dans leurs défauts et dans leurs exigences; mais aujourd'hui je veux être impitoyable pour ce travers museulin.La femme, belle on jolie, est 1a seule à laquelle ils accordent leurs attentions et leurs homiiages.De beaux veux, de blanches épaules, une su- vante coiffure où une taille adroitement empri- -onuée, out le don de les émouvoir bieu plus que l'esprit, la bonté, la douceur de caractère.D'où vient alors qu'ils accusent les femmes d'atacher un si grand prix aux dons qui ont seuls le droit de leur plaire?Ces dons, lorsqu'ils sont naturels ou lorsqu\u2019ils sout produits par le soin extrême de sa personne 9! AN ry, .AN Pan aût, 4 rl al DE ERY Er = PT LY vod wh abn RY J ry ou par l'harmonie que l\u2019on sait établir dans une toilette simple et élégante, gout excessivement appré-iulles et donnent toujours à la fenime qui les possède un charme inexpliqué que l'on subit uvec joie sans chercher à s'en rendre compte, Ainsi, n'est-ce pas la beauté, prise à co point de vue, dont je m'attache à montrer le côté fâcheux ou regrettable; c'est à celle qui ne s'acquiert que par des moyens frauduleux et absorbants, qui font de lu femme une machine à coquetterie plutôt qu\u2019un être pensant et aimable, prêt À s'oublier pour courir à la rescousse, lors- Que d'autres mains sont tendues vers lui pour lui demander aide et protection.Ces femmes-là ne connaissent et ne cherchent point lu vraie beauté, celle qui résulte du rayon- uement de l'intelligence et du coeur.Elles mettent sur leurs joues un rouge fabriqué chez le parfumeur, quand l\u2019animation que donne la joie d\u2019une bonne action ou d\u2019un devoir accompli devruit suffire à les embellir et à les colorer : elles serreront leur taille dans un vêtement t op étro:t, sans se rendre compte que leur santé en sera bientôt atteinte et que les bonheurs de la maternité ne seront pour clles que des douleurs.Elles auront pour leurs mains un respect qui les fera renoncer à en faire usage, sans penser que le travail «st une loi de nature.dont nous ne pouvons nous éeirter sons que tout notre &tre maladif et appauvri.en subisse les terribles conséquences, Cette beauté fausse et mensongère.dont j\u2019a- Lectnces Ÿ rar brège à dessein les détails, 1e doit jamais entrer dans les désirs d\u2019une femme d\u2019esprit et de coeur, même lorsqu'elle la voit admirée et encensée par certains hommes dont l\u2019esprit est aussi lézer que celui de la femme qui y attache une si grande importance.Est-ce qu\u2019il n\u2019est pas facile à toutes d\u2019obtenir ces dons trompeurs en y consacrant son temps, sou intelligence, son c«ssence tout entière \u2018 Mais alors.que sera la femme ?Quelle estime pourra-t-elle avoir d\u2019elle-même et saura-t-elle inspirer aux autres?Elle deviendra une poupée inutile; son rôle de fille, de femme, de mère, lui paraîtra une tâche lourde et insupportable, dont elle cherchera à s\u2019affran-hir avec d'autant plus d'empressement, qu\u2019elle se sentira presque soutenue par ceux qui l\u2019admirent, parce qu\u2019ils n'en souffrent pas personnellement.DENTELLE SUR TULLE.\u2014 Cette julie dentelle est des plus faciles à exécuter.Les matérinux seront du tulle grec et du gros coton blanc.On copiera exactement le dessin, en comptant les réseaux du tulle, comme on compterait des mailles à tapisserie.le point est très simple, comme nos lectrices peuvent en juger par le dessin; il leur expliquera beaucoup mieux que moi ce qu\u2019elles ont à faire.Elles voient que ce point est un \u201c point de reprise \u201d, et que, pour l\u2019exécuter, elles procèderont comme pour une reprise, c\u2019est-à-dire qu\u2019elles feront glisser simultanément l'aiguille en dessus et en dessous du résenu, de façon que le coton apparaisse, puis disparnisse \u2014 tel un petit ruisselet dans les herbes \u2014 tout en suivant les motifs du dessin.On festonuera ensuite le bas du volant avec un point de boutonnière. | 946 Le Monde Illustré ALBUM UNIVERSEL L'effroyable lutte sans \u201ca a merci qui se poursuit en Extrême-Orient nous met à même de juger la valeur militaire des différentes ressources de l'armement modeme et ouvre aux techniciens de sensationnels aperçus sur ce que sera la guerre maritime future.\u201d 3 E plus en plus, la marine tient une place importante dans la vie du monde et, de plus en plus elle est appelée à jouer, pendant la guerre, un rôle prépondérant et décisif.Le conflit qui met aux prises la Ruesie et le Japon semble être devenu, pour les nations civilisées, la plus grave et la plus instructive des leçons de choses.Le premier enseignement qui se dégage des faits douloureux dont les mers de Chine sont le théâtre, c\u2019est que la guerre peut éclater avant d'être déclarée et que les précautions prises pour assurer la paix ne mettent personne à l\u2019abri de l'attaque d\u2019un adversaire audacieux.La nuit est profonde : la quiétude de l'egscadre russe, à Port-Arthur, absolue.Les navires dorment à l\u2019ancre, à l\u2019extrémité de la rade, comme en pleine paix.On sait bien, en ville, que la situation est tendue ; mais les négociations sont engagées et ne paraissent pas près de finir.Beaucoup d\u2019officiers sont à terre ; quelques-uns ont assisté à ume soirée officielle.Tous les théâtres ont fermé leurs portes, la représentation finie ; dans les rues règnent I'obscurité et le silence.Subitement les hommes de quart aperçoivent des lumières qui viennent au large : à la disposition et à la couleur des feux, ils reconnaissent des bateaux russes.C\u2019est évidemment une division de torpilleurs qui a été faire des exercices ou qui a exploré la côte et qui, paisiblement, rentre au port.Personne ne songe À se mettre en état de défense ; personne même ne s\u2019inquiète.On est tranquille dans les sémaphores comme sur les vaisseaux.Quelques instants après, cependant, un bruit sourd se fait entendre dont l\u2019écho se prolonge jusque dans la ville déserte.Le plus puissant des cuirassés russes s'incline lentement et semble se coucher sur l\u2019eau.Une seconde détonation retentit, puis une autre, puis une autre.Officiers, matelots, soldats comprennent alors ce qui se passe.Les batteries de la cite ee réveillent ; l\u2019éclat des obus raye inutilement Pobs- curité et, tandis que les bâtiments russes, blessés, s\u2019essayent à flotter encore, ou se font échouer sur le rivage, la flottille japonaise s\u2019évade et disparaît dans l\u2019immensité de la mer.Port-Arthur et le littoral russe menacés auraient dû.même en temps de paix, être protégés par une première ligne de défense composée de contre-torpilleurs et de submersibles évoluant au large, barrant le chemin à l'ennemi.Ce sont les plus ingénieux et peut-être les plus admirables engins de destruetion qu\u2019ait inventés la science moderne : arme de nuit, arme de jour.les deux types sont redoutables : tous deux ont un rayon d'action suffisant pour pouvoir exéeu- ter dans de certaines circonstances des raids of- fansifs à travers les caux ennemies ; tous denx ont des qualités de \u201cnavigabilité\u201d qui leur permettent de supporter les grosses mers.Te submersible est d'invention toute récente.C'est la France qui, la première, a résolu le problème.et il n\u2019en était pas de plus difficile ot de plus délicat.Voyez ce petit bateau qui court à la surface avec tout son équipage sur le pont.son pavillon qui flotte à l'arrière : C\u2019est un torpilleur n'est-ce pas ?Mais voilà que, tout À conp.son équipage disparaît dans une trappe : que tout ce qui était sur le pont est abattu : en quatre minutes, montre en main, le bateau s'enfonce dans les profondeurs de la mer.On n\u2019en voit plus traces : le torpillenr est devenu un poisson.Qu'est-il arrivé ?T1 est arrivé qu\u2019il a aperçu l'ennemi.M nage entre deux eaux À sa rencontre.Tl lance sa torpille.TI s'éloigne ensuite.toujours entre deux eaux.du lieu du combat.Puis subitement, il reparaît à la surface : son pavillon flotte encore à l'arrière.son équipage reparaît sur le pont.Ft là-bas, à l\u2019horizon, on aperçoit un mastodonte d\u2019acier, à demi couché sur les vagues, qui se débat contre l\u2019envahissement de la mer, frappé en plein ventre, blessé à mort.Le sous-marin ame ricain \u201cHolland\u201d attaquant un cuirassé.Entre le submersible et le sous marin propre ment dit.il y a des différences profondes : différence de formes, différence d\u2019 \u201chabitabilité\u201d ; différence de role i ia guerre.Le submersible a la forme d\u2019un bateau, le sous-marin a la forme d'un cigare.Le submersible permet à son équipage de respirer et d\u2019évoluer sur le pont ; le sous- marin n'élève au-dessus de l'eau qu\u2019une étroit.plate-forme, et son équipage doit rester enfermé à l'intérieur.Le submersible est un bateau à qui l'offensive \u2018est permise ; le sous-marin est plutôt un bateau défensif.Quand il navigue en sur- fice, le submersible monte sur la lame comm font les bateaux ordinaires ; le sous-marin entre dans la lame qui le recouvre.On a bien essayé, dans ces derniers temps, de construire des bn tenux mixtes qui tenaient À In fois, du aubmer- sible et du sous-marin.Mnis, d\u2019une manière générale, les différences que je viens d'indiquer carnetérisent les deux bâtiments.Tous deux sont utiles également.C'est de sous-marins, de torpilleurs, de torpilles repo sant au fond des passes, enfin des batteries de la côte qu'aurait dû être constituée la seconde ligne de défense de Port-Arthur et du littoral avoisinant.Quelle cscadre ou même quelle flo! tille japonaise aurait alors tenté de s'approcher de la cite, se serait aventurée sur une mer parcourue par d'invisibles adversaires ; dont chaque vague aurait pu cacher un piège, d\u2019où, à chaque instant, aurait pu émerger un instrument inévitable de destruction et de mort ?C\u2019est plutôt la nuit que le torpilleur doit opérer, bien qu\u2019il soit redoutable encore pendant le jour.Sa puissance lui vient de sa vitesse et le sa petitesse.Le trouble que sa seule présence jette dans les équipages ennemis peu causer des ro a rena APP dE wads fa ASSESS E Le Monde fllustré ALBUM UNIVERSEL les forces nuvales, on s\u2019est lentement replié sur Port-Arthur.Subitement, il semble qu'un voleau s'ouvre au i- lieu de la mer ; l'avant du *Petropawlosk\u201d plou- ge, l'arrière se dresse avee nes hélices qui tournent désespérément duns le vide ; où entend l'ossature d'acier qui craque et se brise ; les chaudières éclatent à la Un sous-marin frangiis, le * Gymnote\u201d csordres funestes.Dès qu'ils le soupçonnent près d'eux, lu tervosité des hommes devient 6x- remo : ils tirent au hasard, au risque d'erreurs ucompréhensibles.On s'en est uperçu lors de « terrible incident de Hull qui n manqué mettre \u201cEurope en feu, Les matelots russes ont eertai- nement vu des torpilleurs là où il n\u2019y en avait pus, Hlusion d'optique.Effet singulier mais assez rdinaire de l'imagination et de ln tension d'esprit.CTILITE TERRIBLE DES TORPILLEURS.LES MINES FLOTTANTES Sur la destination et le rôle des torpilleurs, on x beaucoup discuté, en ces derniers temps, et nombre d'écrivains spéciaux ont fait remarquer qu'à part dans la nuit du 11 fécrier les attaques be torpilleurs avaient, le plus souvent échoué, 11 «-t vrai qu\u2019ils n'ont pus réussi, pus plus les rus- -vs que les japonais, à détruire beaucoup de ba- veaux, sinon des bateaux qui dormaient à l'ancre uns des rudes.Muis leur action a, cependant, \u201cté importante et quelquefois décisive, las torpilleurs japonais ont tenu en haleine.pendant des mois, les défenseurs de Port-Arthur.{irace à leur invisibilité, ils se glissuient, la nuit jusque dans lu rade, aecompagnaient et pilotaient les gros bâtiments qu'on essayait de cou- \"wr pour boucher les passes et, comme on dit.\u201cembouteiller*Neseadre russe, Dès que celle-er tentait de sortir du port, et de livrer combat a 1 large.c'étaient encore les divisions des torpilleurs de Famiral Togo qui l'assaillaient et y je taient le désordre.Et, cepeudant, ces attaques avaient lieu pendant la journée, c'est-à-dire à un moment défavorable pour la flottille qu\u2019on pouvait apercevoir de loin et dont la petite artillerie devait paralyser l'offensive.Un usage effroyable et nouveau de la torpille a été fait dans cette terrible guerre d'Orient.Mais cette fois, il ne s'agissait plus de la torpille à forme de poisson, que lancent les torpilleurs et dont, pendant la bataille, on peut prévoir et mesurer le choe.N s'agit de boîtes de métal.remplies d'explosifs.qui nagent entre deux eaux à une faible profondeur et qu'on répand dans les rades et dans les mers ennemies.Rien ne peut faire soupconter leur présence : rien n'annonce le piège formidable qu'elles teu- dent aux passants, Dès qu'un navire les touche, les éclatent à elles déforeeut sa earene | elles ouvrent dans l'Océan, un gouffre énorme sh au mitieu d'immenses gerbes liquides, il risque de \u201cenglontir.Rien de plus facile que de Tes seer.Pape cavire de guerre, tous feux éteint, quisse see clevsemment, fn rrit, devant le port qu'il veut on rer ee barrière infrauehissabie.De sa vonpe, automatiquement et à mit rvnlis É 2004 mécanisme ingénieux laisse tomber dans son l'age, \u2018es lastrumnents de mort, La hosogus faite, il rogegne le large ct désormais, les ba- texux qui s'eveutureront dans ces parages re heurteront aux boîtes flottantes et disparaitront pour toujours, dans un jet d'écume, Makaroff revient un jour tranquillement d'eux raid au large sur le \u201cPetropawlosk\u201d eu tête de l'eseadre, Tout est fini : on à échangé quelques coups de canon avee les navires de Togo, puis voyant surgir de derrière une file de nouvel- fois ; pendant quelques secondes une lueur d'incendie traverse le ciel ; des colonnes d'enu s'élèvent furicusement dans l'expuce, puis une formidable masse de vapeur et de fumée enveloppe le désastre, Quand le si- leuce renaît et que le vent a balayé la rade, on wapereoit plus a la surface que sept où huit malheureux, à demi-brûlés, qui s'acerochent à des débris, Le *Petropawlosk\u201d a disparu.Deux où trois minutes ont suffi pour l\u2019anéantissement de ce monstre, Quel engin l'a détruit ?Une mine sous-marine, i 3 pr La guerre navide future : un tort subrmersible LES RUSES S DE GUERRE, LE * MAQUIL- À D ET DUN NAVIRE, Tous les pièges out été tendus ; toutes les ru ses ont été employées dans ce conflit des deux races, Et, il faut l'avouer, ce sont les Jatorais qui ont déployé le plus d'ingéniosité, d'habileté et de ressources intellectuelles, Et, d'aberd, on la vu, ils ont surpris les secrets de l'amttauté russe et finité ses signaux de guerre pour s'introduire à Port-Arthur.Comment les avaien*- i's connus 4 Par quelle indiserétion où quel evi importe la guerre ne connaît Ce que nous devons retenir de me, peu \u2018es serupules.vette aventure, Cest l'enseignement qu'eile comporte, Ni vous nv prenons garde, nous pouvons, coumme les Russes, être, an jour du pas danger, victimes d'un aveïdent pareil, Qu'un navire estemi, «dit part l'amiral remonte à quelque Réveillière, toute vapeur un de nos fleuves : Ia Seive ou In Loire, qui reconnaîtra sa nationalité s\u2018il arbore notre pavillon et s'il répète nos signaux! Tranquillement, il pourra 947 venir détruire nos bateaux de commerce où nos magasits et nos docks à Rouen où à Nantes avant que nous ayons songé à l\u2019arrêter et à lui barrer In route, En outre, le navire peut être déguisé, C'est un jeu pour les marins de chan- per Luspéet de leur bâtiment, M y a quelques uunées, un croiseur al'omand à pu, sans être reconnu, se promener le long de notre littoral normand : il n'était donné les allures et les formes d'un bütiment de commerce, Dernièrement, un torpilleur travesti en yacht et acheté en Angleterre pour le compte du gouvernement russe, à parcouru le canal de Kiel, traversé ln mer du Nord, navigué dans la Baltique sans que personne soupgonnit sa véritable individualité, Les souls suceës maritimes des Busses sur mer furent dus à ces croiseurs qui, audacicusement et habilement, parcoururent les eaux japonaises, arrétant les bateaux de commerce, suspendant le mouvement de Ta vie chez l'ennemi, On n beaucoup discuté sur la guerre industrielle : on en a nié les effets, Cependant les opérations dirigées par l'amiral Skrydloff ont montré quelle était sa valeur et combien décisifs pouvaient être les coups qu'elle portait.Le Japon tout entier à frémi en voyant les navires marchands s'éloigner de ses ports ; la disette le menacer.Le Japon est un peu une Angleterre orientale, Il a besoin, pour exister, d'un perpétuel mouvement d\u2019importation maritime, Quand ce mouvement s'arrête, il se sent en danger de mort et il condamne à s'ouvrir le ventre les amiraux qui ne réussissent pas à le sauver.LA GUERRE DE DEMAIN Autrefois les guerres étaient toujours semblables et c'était toujours à l'aide des mêmes armes que les adversaires se combuttaient.Chaque guerre aujourd'hui est caractérisée par une invention nouvelle.Tantôt le fusil à aiguille, tantôt la mitrailleuse, tantôt les sehrapnels, tuntôt lo cuirassé ou le torpilleur.Il en sera de même duns l'avenir ot c'est lu mer surtout qui nous réservera des surprises, La marine est loin d'avoir dit son dernier mot : l'industrie et la seience lui fournissant des engins de plus en plus extraordinaires, de plus en plus formidables.les rêves de Jules Verne se réaliseront et peut-être seront dépassés.Qui sait si les profondeurs de l'Océan ne seront pas un jour éclairées par des fanaux élee- triques, si de puissants sous-marins ne s'y pro- ménerout pas ; si, invisibles à la surface, de grands paquebots, laissant les tempêtes gronder au-dessus d'eux, ne mettront pas en communiea- tion les continents e&c les races ?Est-il quelqu» chose d'impossible après ce que nous avons vu et ve que Tious voyons tous les jours ?Les ages fu turs exigerout plus de vitesse encore dans les courses à travers les mers.Les navires glisseront sur l\u2019eau avec des rapidités folles ; 11: franchiront les horizons et & peine on aura le terns de les voir disparaître.Vue artillerie nouvelle les armera qui détruira d'un coup les ports de guerre et qui fera évaporer les flottes eu fumée.Des torpilles énormes et dirigeables à volonté défendront les côtes, poursuivront l'ennemi jusqu'an large ; l'anéantirent au milieu d'eaplosi nus retentissantes qui secoueront l'Océan pis que dans ses profondeurs.\u2014 ED.LOCKROY.Le lancement du * Gyruote \u201d 948 Le Monde Illustré ALBUM UNIVERSEL as =r LES DERNIERS GUILIAKI L'tle Sakhaline \u2014 actualité russo-japonaise - voit disparaître peu à peu les indigènes: los Gui- liaki.De trois mille en 1856, ils sont réduits, à l'heure actuelle, à trois cents enviroir, qui cou- servent cependant pieusement les anciennes coutumes assez curieuses.Pour eux, l'agriculture est un grand péché; celui qui se met à travailler la terre mourra bientôt; ils goûtent cependant avec satisfaction le pain que les Russes leur ont fait counaitre.Ne se lavant jamais, la couleur de leurteint ne se peut définir.Ils sont très souvent malades, ne connaissent pas le mensonge, et s\u2019acquittent avec un grad respect des devoirs et obligations de la famille.Toute personne qui a beaucoup de tabac est pour eux une \u201cExcellence\u201d.Ils ne reconnais- sout aucun pouvoir, pas même l'autorité de la vicillesse.Les femmes comptent si peu pour eux qu\u2019elles sont assimilées à des animaux ; ils les échangent volontiers contre des chiens.Quelles batailles le féminisme aurait-il à livrer s\u2019il @e risquait par là ! L'ECOLE DV SOMMEIL Balzac écrivait que.dans le mariage, \u2014 au moins dans la période de lune de miel, \u2014 celui des deux époux tenant à ne faire perdre aucune illusion à l'autre, devait se réveiller le premier pour ne pas être vu dormant : spectacle peu agréable, paraît-il, \u2014 sans qu'on sans doute, \u2014 à moins alors que, coquette, la femme fasse \u201ccelle qui dort\u201d, ce qui lui permet alors de choi- -ir sa pose gracieuse ct jolie.C'est ce qu'ont pensé certains réformateurs qui vont fonder à Paris une école de sommeil pour apprendre à dormir d'une façon esthétique et hygiénique, \u2014 car si l'hygiène he se fourrait pas partout, en ce siècle, \u2014 bref, des cours auront lieu pour enseigner le sommeil élégant, et on ne doute pas d\u2019avoir une clientèle nombreuse et choisie avec des élèves dociles.C'est très bien ; mais combien, qui apprendront bien leur leçon, ne sauront pas la réciter par coeur, c'est-à-dire quand ce même coeur se reposera dans une somnolence bienfaisante, mais oublieuse.LA VALSE DES MILLIONS La libre Amérique.on le sait depuis longtemps, est le pays des fortunes mobilières immenses.Les fortunes immobilières de certains yankees le sont pas moins magnifiques.On en a lu preuve dans les rôles des contributions directes des Etats-Unis pour 1905.On y voit que M.Field, de Chicago, est imposé pour 40 millions de dollars ; M.Astor, de New-York, pour 35 millions de dollars ; M.Weithgtman, de Philadel- phie, pour 30 millions, ete., ete.Quand ou a parcouru la liste de ces grands propriétaires, on se demande ce qui peut bien rester pour les autres Américains.CONSEQUENCE DE LA GUERRE Des renseignements intéressants sur la vie en Corée six mois après le début de la campagne : La monnaie d\u2019achat est le papier qui, après avoir fait prime sur le nickel coréen, est maintenant déprécié.La monnaie indigène se faisant rare, la vie devient d\u2019une extraordinaire cherté.Les épiciers européens ou chinois se sont syndi- PES C2 qués et ont majoré leurs prix de 60 p.e.Les vivres ordinaires ont suivi la même voie : la viande, le riz, le gibier ne se trouvent plus qu'à des prix exorbitante et la mrsère est terrible pour le commun du peuple.L'intendance jape- naise à pris toutes les réserves alimentaires et combustibles.Les provinces oceupées par les troupes ont vu leurs populations, terrorisées, commencer à s'enfuir, et la récolte n été ainsi perdue.La famine pourrait cependant être conjurée dans une certaine mesure si les navires de «ommerce voulaient bien desservir Chemulpo.Depuis le commencement de la guerre, ils ont tous cessé ce service et leur abstention ee fuit sentir.ll n\u2019y a plus de vin ; la houille, très rare.est montée de 12 yens à 25 et 30 yens les 600 kilogs ; la pomme de terre, le seul légume, est introuvable.Plaignons les vainqueurs comme les vaineus.TELEGRAPHIE SANS FIL SOUS-MARIN Un inventeur belge a présenté, récemment, à l'Association technique maritime de France, une étude intéressante sur la transmission des sous- marins émis dans l\u2019eau, et sur un système de signalisation auditive sous-marine, par lequel on peut télégraphier à des distances de 80 à 100 kilomètres.le Code international des messages usités pour la navigation, comporte plus de 4,000 formules, dont l'usage n\u2019est possible qu'en temps clair.A l'aide de cette nouvelle télégraphie sans fil sous-marine, l\u2019échange des messages devenus auditifs pourra se faire avec sécurité, même en temps de brume, de neige épaisse, de tempête ct à des distances plus grandes.Les collisions créées par le brouillard pourront être évitées avec certitude.Même avantage pour l'entrée dans les ports.Des cssais pratiques doivent avoir lieu, sous peu, sur l'une des lignes de steamers entre l\u2019Angleterre et le continent.LE © DO.L'ENFANT PO\u201d JAPONAIS Voici la chanson des nourrices japonaises : * Dors, ma brune colombe ; dors, gardée par ta mère ! Les étoiles paraissent au ciel, mon petit oiseau repose.Ne pleure pas, ferme tes poings mignons ! La lune s\u2019éveille, toi, clos tes yeux ! Dors, ma bonne colombe, dors ! * Dors, ma brune colombe, dors sur le coeur de ta mère ! Pourquoi ce tressaillement ?As-tu peur ?as-tu mal { Ce n'est rien, c'est le vent qui souffle dans le prunier.Ie coq chante, il appelle au combat contre l'ennemi.Dors, brume co lombe, dors ! * Dors, brune colombe, on te garde bien : personne ne te dérangera, je suis vigilante ! Si des serpents se glissent vers toi, je les chasserai.Tu cs à l'abri des tremblements de terre et des éclairs.Dors, brune colombe, dors ! \u201d C\u2019est pour ainsi dire la berceuse nationale, qui endort tout bébé nippon et qui se transmet religieusement depuis des eiècles, sans qu\u2019un seul mot en ait été altéré.LE CHAT COMESTIBLE Une disparition inusitée de chats, à Londres, dont les maîtresses éplorées venaient se plaindre à la Société protectrice, fit ouvrir une enquête, qui aboutit, c\u2019est à ne pas y croire ; mais il est vrai que cela sc passe à Londres.On découvrit l'auteur des rapts, un ltulion qui avoua qu'il était un grand fournisseur des collèges (sans compter les particuliers) italicns car le chat est en Italie, un mets très prisé, il y u même des eudruits où on fuit dea élevages de chats pour l'alimentation, eu les nourrissant « façon particulière.Le voleur ajouta, d'ailleurs.que le chat anglais est moins suceulent que l chat italien, qu'il n\u2019était classé \u201cqu'en quali - inférieure\u201d.Volé, mangé et insulté ! anglais ! C'est égal, qu'en dites-vous, jeunes potachs français ?En fait de chat, vous n'écrivez que 1 cha.rabia.O infortuné chi SUPPLICE ABREGE le spectacle de In mort, mêtne en exéeution publique, n\u2019est jamais agréable, et est fort combattu; aussi vient-on, à Tunis, de supprimer les exécutions publiques.On à procédé, dans la prison du Bardo, aux essais d\u2019une machine à pendre, Elle est fort simple : le patient est amené sur la trappe fermée par deux volets de fer.On lui met la corde au cou, le bourreau fuit jouer un mécanisme, lu trappe s'ouvre et le condamné fait un plongeon dans une chambre de six mètres de haut où personne he voit ses dernières.convulsions, sauf le médecin chargé de constater le décès, On croit que la chute suffira pour disloquer les vertèbres cervieales : la strangulation, eusis te, ne sera plus que du luxe.To progrès existe, même pour les assassins.CONTRE LA DEPOPULATION les statistiques périodiquement constatent.avec une légitime amertume, le mouvement de la dépopulation de la France.Tous les Français ne sont pas cependant les artisans de cette dépopulation.It en est encore qui rendraient des points \u2014 si j'ose dire \u2014 aus patriarches des temps bibliques.Témoin celui qu'on vient de signaler, un lui- tier, père avec In même femme de vingt-huit enfants, tous bien portants.Vingt-cinq de ceux-ci sont déjà mariés et ont déjà de nombreux rejetons.L'aîné, pour sa part, se réjouit d\u2019avoir mis au monde vingt et un descendants.Bref, en deux générations, cette famille ne vompte pas moins de cent membres.Iélns! la mêre-patrie ne profitera guère de cette belle lignée, et les statistiques continueront à constater sans amertume le mouvement de dépopulation.C'est au Canada qu'on peut admirer ee rare exemple de fécondité.\u2014\u2014 + be ap.ECHOS DU MONT-ROYAL (INustrés) Trente chansonnettes fort jolies, notées, suivies de trente poésies très intéressantes pour enfants, par Auguste Charbonnier; en vente à Montréal chez Granger Fréres, Cadieux et De- rome, libraires, rue Notre-Dame, Deom Fréres, A.Pony, rue Sainte-Catherine; au \u201c Passe- Temps \u201d, 5002 rue Craig: a 1\u201c Album Universel \u201d, 1961 rue Ste Catherine, et chez l\u2019auteur, 56 Pare Lafontaine.Brochure, format-album, de 130 pages, avec portrait de Vauteur, Prix, 50 centins.ue 2 0 I ++ AY ve etree + 2 22 Le Monde Illustré ALBUM UNIVERSEL 949 SAUVES DU SUPPLICE Un homme qu'on ne peut pendre Le guillotiné par persuasion Un privilège des femmes sous l'ancienne justice Un criminel vraiment chanceux, c'est le nommé John Lee que la justice anglaise vient de rendre à la liborté.Il avait été, voici vingt ans, condamné à être pendu pour avoir assassiné une femme chez laquelle il était domestique.Mais le bourreau de Londres ne put exécuter la seu- tvnce, Chaque fois qu\u2019il pluça le condamué, la corde au cou, sur la bascule qui en s'affaissant devait le précipiter dans le vide, Pappareil refu- su de fonctionner.Après trois essais infructueux, on ajourna l\u2019exéeution.La peine du criminel fut alors commuée en un emprisonnement perpétuel.On s'est avisé, depuis, de reviser son procès et la conviction s'est formée pour beaucoup que ce malheureux fut victime d'une erreur judiciaire.On cite, en France, le eas d'un aseussin qui fut sauvé du supplice d'une manière non moius étrange Au moment où le président des assise» lisait l\u2019arrêt qui condamnait ce criminel à avoir In tête tranchée.un assistant qui se tenait der- rièro le condamné passa subitement la main sur lu nuque de celui-ci en faisant entendre un sifflement qui simulait le bruit que fait en tombant le couteau de ln guillotine.Fou de terreur, l'homme s\u2019évanouit.Quand on lc rappela à lui, ce n'était plus qu\u2019un incons- vient dont la raison s'était éclipsée.On l\u2019interna à l'asile de Vaucluse où il mourut longtemps uprès ce curieux incident, Jusqu\u2019à ça mort, ce guillotiné par persuasion soutint qu'il était réellement monté sur l'échafaud en expiation du crime qu'il avait commis.L\u2019AMOUR SAUVEUR Sous l'ancienne justice, qui se faisait un jeu des condamnations capitales, le condamné était souvent sauvé de la mort par les interventions les plus singulières.Le \u201cJournal d\u2019un Bourgeois de Puris\u201d raconte qu'au moment où l'on allait exécuter un très bel et jeune fils, qui avait fait des pilleries, autour de Paris, une jeune fille, née des alles, le vint hardiment réelamer, et tant fist, par son beau pourchaz, qu'il fut ramené nu Châtelet, «et depuis, furent espousez ensemble\u201d, Vers le même temps, en 1426, Charles VIT, se trouvant à Chinon, autorisa une jeune fille de bonne vie et renommée à épouser le condamné Person Sureau, pour Jequel elle était \u201cmeue de pitié et amour naturel\u201d.Les annales de la ville de Reims renfermeut une histoire du même genre.C\u2019est l\u2019aventure de Gabriel Robin, dit Saint-Ange, un chirurgien demeurant à Sarcy-les-Maupas, qui avait enlevé une jeune fille, elle s\u2019y prêtant, et qu\u2019un jugement avait condamné à ôtre pendu, Les soldats du régiment de Touraine, qui se trouvait à Reims, enlevèrent le gibet qu'ils jetèrent dans la rivière et force fut de différer l'exécution.On recommença le procès, et, comme le chirur- rien était très beau fils, les dames de Reims le recommandèrent aux jugés pour que fût réfor- méo la première sentence.Robin se vit condamné une seconde fois.Mais il ne se trouva per- soline pour monter les bois de justice et le père de la jeune fille qui avait été séduite érigea lui- même le gibet.Une émeute se produisit alors ; on houspilla les juges, et Robin, que les soldats délivrèrent après avoir brisé les portes de la prison, fut triomphalement porté à travers les rues de la ville.C«la se passait en 1641.A Barègezs-en-Bigorre, une ancienne coutume assurait de même l'impunité au criminel qui avait trouvé refuge auprès d\u2019une femme.La justice avait alors des cruautés atroces ot ne lâchait pourtant pas volontiers ceux qu\u2019elle poursuivait de ses vengesnces, PLAISIRS D'AUTREFOIS : Re ~~ ed 4 Q - ma tt Dans cette gravure, vicille de plus de 30 ans, de nombreuses figures se reconnaîtront.En ce temps-là les plaisirs de la raquette, tout comme au- jourd'hui, séduisuient jeunes et vieux.Cette gravure représente des raquetteurs au rendez-vous à la chaumière de la montagne, après une course longue et mouvementée à travers les routes et les ravins blanchis et comblés par les neiges molles et profondes d\u2019un hiver boréal. peser yr econ.one 2 eT es = oN iil Some Nene on reo or oe et vo [1 nie.Te a res Seas 0 Le IS pe se - 4a} » = pi ss = SIRT tla 0 ee! re SE _ = = È Le ce eu a oma) Le IN > Ds \"42 \"x ea = 2 =) pme = wy.eX va ters 2 SENS ovo ms ak ZE se = 7 SAS ATR - 7% = x = ot dn a» nT ea DT Sa ve ve oy, es = WON = oN ve > = ps .x, Ses >= Im eo LES ce ey + 7 se ae x: ge) \"es - meee os 2 ER aS Sa.a nes Ds ate Ay =a, ZEN) Ses A 3 Ine = ds ce aa re 20 XE oa od ra red cs 2 ry.z2 % 2 = Re 2.= RO bees ren £3 vl] Ten Ay ame ue - AIL.= Via, erin: Sra Ae 5 7 À Es re pcs > SN 7 «.py aus Pan \u2026 Va She 15; \u20ac ; a?no ot > a x ven ve or EN i Ae = : : >, Su 3 3 hs EST Knit : TA oa) x: 2s.3 ele ve TY Ws = a RA 2.a) pL 0 AS nes _ vase | (A > Ta od) Cy kek AY ze Fai 21 CO) oy A es 2024 sa ae Se = a a y >> SEE.œ =.vA = ws 2 >\" £4 Ie = 19s * Sr Ry > a! hy nn, Ye + ra ét = ; 3 À A Yr = \u2014 < vt Fam vA eS mae 5 ik A Trt 2 Pa A ol a Ben = ; { SFR 4 # 0 * AS be] : > { hey q v7 E id af ei | # mr = 0 Fel ¥ 2 Py re = vs - 5 CR 4 % > -t > arte 73 ve = 3.AS 4, + LL.ES a : 0 140 Bb 0s Ih; Le cure 19 » 3 __ * Gé\" > ; x SEA | od > road à de 4 = pers NES Coram - - a \u2018 4 2 3 ha fos xi TA Pa ri Mn wl, Es: > Jean = Jean dt N pr 0e \u2014 pa, À: ps + x = Fan us 3 FY ey 7 [ J rae pe $ pe ! bat 2 vz 4, \"bh v Deus ich 0 5 ) @ aan ; / = _ \u201c ba ; of =X pl I Co RL \"4 ad 3 \u2018 rs A © Fr ce ea - J ZL ve, El a ; 5 2 NC \u201ci = fod ne 7 = va ie À Xe A x, Ler re.$ - a 4 be a Cy i; ES = £ E) au, oa > a 3 vs = hh er) et #3 7d = 3: out 3 on ~~ Éd = > 4; ory A 7 » J of = A ee 55 \u201cA Fs 13 \u2019 A \u2026 [A aN 159 1x Vs J A Ce 33 Ko SE Te ES 2 \"a oc 2! setae oe rn a Jo ps Se Sa À és SX = ne pa Fe { 05 & Ne D PF.°.ob: it\u2019 \u2014 Ronen HR si 7 >.SE 2 >.ges 5 A 3S Fa RB - a CR NS & SR! S 2 1 I a a \\ pA far e WA: rs eR a.A LU IS L FS Sa Ye! ge TEA NY Ky > 2.ah SR eae EE ete ve die = x a EO 1d.Ge 7 EA La fr =v pry dh OTA à 5 A na Es 8 > Os Rs ad i e = 2 > gs st 60 Les = 3 = i 2e 33 7% TS ES 2 \\- 4 {bo = Pa FC 3 = 4 NSN > IN Co 3 +5 Lez \u201c3 a 4 a v2 oe i] IPE =.= Fer: se tes à 1 2 oc re J y Xe ket -3 ne \u2026\u2014 ++ gout - > D \u2014 0 Le) à rage i 4 QU US rz A a oN Ac\u2019) 1 ro na ee.: 1 Er: # ANT T Iv i CRD om ; J ej AE i Te s - \u201c3 831 » 4 2° a 5.cman ty 3 a F oy te.| s A D basiques 3 3 À P3 = \u2018 © = a _ SX 1 ve 3 3 ; 2: * N / ra) cs \u20ac ja opera 3e oo a oe >.es IN XT Ti oA 33 .v.se > fis À = bot SE 2 2 Aa 7 22008 \u201cds 3A 54 AS 7 aT RS} A Noe 2D ox SAT! x Se pes = ee 2 3 Zire Ett, QE.oe, vie.ae Wot à Te Ee = = PAL Yer a Ray ces res or, te A IEF 2 Troy Oo R&T Agées etes ars ve GN, oy id : Rs 2 ML, \"R es = 15 OS es _ 1 3 = É: EN ahah ve = 5 A, qu = 2 te ox te dates as NS va ps.on ae.SOY 3 x ve vai fs SAINT-HENRI DE MON EAL (Voir l\u2019article en 3me page) 6 ne Tv i Jr GE axe Passe.da ™> A TI RLS \u201c> GS PS at pas Vas AS A po = 7 / Prat D pa 2 of pa ou 44) = Ms.LA 006 A = HD ve A xX po.Set a = pre A FY ve Ss _v \u20ac, XA \"a.es save Syre te \u20ac => Fi - Ed \u201cy nn iv as on Sw x; -£ ue, oD £ 4 : # ne 2 ca cé A Av! > ES y 9 > \u201cx Le tlh ré a &E ns, \\E A, ! A Ÿ 3% Cv j 8 ia hs 2 \u20ac - RANA, 3 Sta 1 i nA vd 5 x a x GAL Bis Py A ve SN as {a Mu J) $ 8 Ie) Soy x sz : = [1 ae Pts EN ar.= AY je Sp ï 2 A) oN 1 cr = Ac \u201c ed = 2 A 7 a a : pore vq CR i rr A) i et x wa LA = eile .< fot > \u2014 a\" on sim] =.3 R à Ll L w on ® A A A Ë 1 (5 x yore od ; ; \" | I% or 3 if » % * oo.> Va wh { cr J Ye os es Md A == 12.2 4 x 3 I) v.Re am \u20ac ASE nous.A) uw à E 0\" + ce VIE À, pd 72 a, \u2014w Ë Non SE \u201ca\u201d 3 4.od À me 13 = er DE i (és % \\ i.ES = ot ss = dev = A Iv; 2 ei # Cu D : < ¢ an TON 2 Nr SE.1 2) So BO Das D bn 4 = ; > = 3 Zh av Ba 25, ue D : iN a Ars Pedeese a : 5) TS Wi 2 a oI X83! Be C LS A =, ve 3, 4 Yay, + ' + A I, É 1%.) ¥ vi a - A 21 CAS £ [xs A a 73 > ce Le = > Xv 7 2S 3 ee.2 2 oo! Ls 2e SoH Vd = a x 5 sm VI) ae a AS ie.A Let 7 Ah À Es 24 Fu es ; rl a x es pe £= oo 3 2 oe = Ww .77: Sd vy A Lr 5 PASS: Ze pr \u201c a So ce Te at r= Xanga LE Cea a A cr a TH UN sy = To sy gs ey i dr 952 Le Monde illustré ALBUM UNIVERSEL LE PONT VICTORIA Il y aura bientôt un demi-siècle que les premiere travaux de construction du pont du Grand Tronc, sur le St-Laurent, en face de Montréal, furent terminés pour l'inauguration qu'en vint faire le prince de Galles (aujourd\u2019hui Edouard VII) en 1857, Le plan primitif comportait un simple tube monté sur piliers.Aujourd'hui cette masse de fer inutile a été dentelée, travaillée, élargie, solidifiée de façon à faire de ce chef-d'oeuvre de génie civil une oeuvre d'élégance et de commodité générale.En effet il est maintenant possible aux piétons et aux voitures de se servir du pont Victoria tout comme la locomotive des anciens jours.La perspective du fleuve St-Laurent, vue de ce pont est grandiose.Le coût primitif du pont d'après les devis fut de $7,000,000.Le pont est formé de 25 piliers, espacés 24 de 242 pieds à 247 pieds.Les piliers du ceutre ont un écartement de 330 picde ct s'élèvent à une hauteur de 60 pieds.TAKE AD EE Vue générale du Punt Victoria «cliché du Grand Tronc; Le dessous de plat à musique La tante Le Rigoleur ayant dévissé son poèle et rendu son âme à Dieu, les époux Trouillard, sans être précisément héritiers directs, sont invités à passer chez la veuve Pliant pour y chercher un petit souvenir.Célestine Trouillard, avant le départ de son digne époux Lévpold, juge nécessaire de lui faire quelques recommandations.Célestine \u2014 J'espère que tu ne vas pas te faire rouler, rouleras-tu ?Léopold \u2014 Tu penses\u2026 Célestine \u2014 Tu comprends qu'il va se trouver Au partage un tas de sales voleurs qui n'hésiteront pas une minute pour prendre ta part.Léopold \u2014 On ouvrira J\u2019oeil\u2026 Célestine \u2014 Il y aura là\u2026 les Flique, tes cousins germains que je considère comme les êtres les plus répugnants de la, création\u2026 Léopold \u2014 Merci pour eux.Célestine \u2014 Et les Lardoire.ces anciens assassins qui n\u2019hésiteraient pas à aller jusqu\u2019au \u201cerime pour une misérable cuillère à café\u2026 Téopold \u2014 Entrez done, monsieur et madame Lardoire.Célestine \u2014 Tu peux faire de l'esprit.Toi, pourvu que ta cravate bouffe et que tes cheveux frisent, le reste te laisse aussi froid que le pôle.Léopold \u2014 Ils ne me voleront pas mon porte- monnaie.Célestine \u2014 Avec ça que ton oncle Bocal mettrait des gants pour te refaire ta montre\u2026 Léopeld, haussant les épaules \u2014 Pourquoi pas mon caleçon ?\u2026 Célestine \u2014 Peut-être bien\u2026 dès que tu auras le dos tourné.Léopold, mettant des gants noirs \u2014 Enfin j'aurai l\u2019oeil.Îl va pour embrasser Célestine.Célestine \u2014 Tu te rappelles bien tout ce que je t'ai dit.Léopold \u2014 Parfaitement : que mes collatéraux et sous-collatéraux forment une armée de canailles.Célestine \u2014 Oui, c'est convenu et prouvé ; mais pour l\u2019héritage de la tante Le Pigoleur Léopold \u2014 Pour le dessous de plat à musique ?Célestine \u2014 Parfaitement ! Je veux, et j'exige le dessous de plat à musique de la tante ; elle me l'a promis de son vivrnt et c'est bien la moindre des choses que je l'aie après sa mort.Léopold \u2014 Je le demanderai, c\u2019est simple.Célestine \u2014 Tu sais que j'y compte.8i tu n'as pas le dessous de plat, ce soir, il est inutile de rentrer sans l'espoir de te voir traiter comme un voyageur de troisième classe sur la ligne du Nord.Léopold.inquiet \u2014 Tu n'iras pas jusque-la.Célestine \u2014 Non 1 Et bien, ne rapporte pas le dessous de plat à musique, et tu verras cette sérénade.Léopold \u2014 Du moment que tu me fais des concessions.Célestine.l'interrompant \u2014 C'est que je te connais.Léopeid \u2014 Sois tranquille.Célestine \u2014 C'est bien convenu, Quand même on t'offrirait des sucriers en bronze, des tasses en vieux Sèvres ou des eneriers en Japon, tu ne voudras rien savoir en dchors du dessous de plat.Léopold, heureux de disparaître \u2014 En dehors du dessous de plat à musique, rien au monde.H se dirige vers le lieu du partage en songeant que la tante Le Rigoleur lui cecasionne une bien fächeuse corvée.11 est huit heures du soir lorsque le digne Léopold Trouillard rentre dans la maison conjugale, le fameux dessous de plat à Inusique sous son bras, précieusement enveloppe.Léopo'd, joyeux \u2014 la voila.Le voila bien le bibelou réclamé par Célestine\u2026 Et il est joli.Célestine \u2014 Enfin tu as pu tout de même l\u2019arracher de leurs griffes.Léopold, bonhomme \u2014 Eh ! ça n'a pas été difficile.En arrivant.après avoir embrassé l\u2019on- «le Anselme, l'oncle Flique, lu tante Lardoire.l'oncle Bocal.\u2026 j'ai posé mon ultimatum !\u2026 Célestine \u2014 Pourquoi l\u2019ultimatum\u2026 Léopold \u2014 Tu vas voir.J'ai dit : \u201cCélesiine et moi, nous nous battons l\u2019ocil de l'héritage de maman Le Rigoleur.vous pouvez vous partager tout ce que vous voudrez entre vous.nous réclamons seulement purement et simplement.et pour tout bien, le dessous de plat à musique\u2026\u201d Célestine \u2014 C\u2019est déjà assez ridicule de dire cela.Enfin, continue.Léopold \u2014 Alors, ils se sont tous regardés et la tante Lardoire a dit : \u201cSi c\u2019est tout ce que vous voulez.prenez, nous nous partagerons le reste.\u201d Célestine \u2014 Et tu as pris comme une bonne béte que tu es.Téopold, étonné \u2014 Puisque ¢'était convenu.C'élestine \u2014 Et tu n'as pas songé un instant à discuter nos intérêts, dans ce vol manifeste ?Téopold, avec des yeux en boule de loto \u2014 Non | Célestine \u2014 Pauvre innocent au cerveau déprimé par l'abus des apéritifs, tu n'as pas vu qu'ils t'abandonnaient ce vulgaire dessous de plat à musique pour pouvoir plus facilement piller la maison et dévaliser la pauvre morte ?| Léopold \u2014 Veux-tu me permettre ?Tu m'as dit.Célestine \u2014 Tais-toi\u2026 je ne t'ai pas commandé d'être idiot.Léopold, serrant convulsivement le dessous de plat sous son bras \u2014 Elle est forte, par exem- ole.* Célestine \u2014 Tu peux manier ironic mainte tant.Ca te va bien, crois-moi, de faire de les- prit à la sortie de la forêt de Bondy.Mon pau- vro ami, je te savais privé de toute intelligence.mais je ne te croyais pas bouché à ce point-là.Léopold \u2014 Enfin veux-tu te rappeler ?.Célestine, l'interrompant \u2014 Ne dis pas de bé- tises.les sottises que tu viens de faire suffi sent.Qu'a emporté l'oncle Anselme ?Léopold \u2014 Une tabatière ! Célestine \u2014 Parbleu ! C'est un malin, lupe.Et Flique ?Léopold \u2014 Une casserole en cuivre.Câlestine \u2014 Encore une idée que tu n'aurai pas eue\u2026 La tante Lardoire ?.\u2026 Léopold \u2014 L'aquurium et les poissons rouge-.Célestine \u2014 Tu sais bien que ça m'aurait fait plaisir.Et l'oncle Bocal ?Léopold \u2014 La table à ouvrage\u2026 Célestine \u2014 Il pensait à sa femme, au inoins.celui-là.tandis que toi, il y a une chore ridicule & prendre : non seulement tu sautes dessus, mais tu ne vois rien et, à ton nez, à tu barbe, tous les héritiers se moquent de ton air botasse et te volent à qui mieux mieux.Léopold\u2014Te t'assure qu'il est plein de distine- tion, mon dessous de plat.(Il va pour ouvrir le paquet).Célestine \u2014 Ne me le fais pas voir\u2026 je le jette par la fenêtre.(Furieuse).Descends-le à 1a concierge et dis-lui de ¢\u2019en faire une chaufferette. ma Le Monde Itlustre ALBUM UNIVERSEL v83 LE CONTE DU PECHEUR N brave pêcheur vivait avec sn feim- me «t ses trois enfants.Un jour, il fut tout étonné de pécher un poisson énorme, qui lui dit: \u201cSi tu mie manges, il t'arrivera bou- heur, mets-moi à frire et enterres mes os dans ton jardin.\u2018lu trouveras un trésor à vet endroit.l\u2019uis, trois rosiers poussernnt là, et chacun de tes enfunts devra avoir le sien.Quand un danger menucera l'un de tes fils, son rosier languira et semblera sur le point de mourir.Je pécheur fit cuire le poisson.Un trou fut creusé au milieu du jardin; on y trouva un voffre rempli d\u2019or, et le pêcheur y enterru les os du roi des poissons.Lorsque, le lendemain, l'homme alla au jardin, il y vit trois beaux chiens qui le suivirent; chacun de ses fils en eut un, Il en fut de même pour les trois rosiers qui pous- sérent à l\u2019endroit où les os avaient été déposés.[es trois rosiers étaient couverts de feuilles et de tieurs.Un jour, à la chasse, l'aîné des fils découvrit un superbe château, inconnu des gens des environs.11 prit ses dispositions pour visiter le chateau.ll arriva à une porte près de laquelle une femme filait.\u2014Où vas-tu, jeune homme ?\u2014dJe viens visiter ce chateau.\u2014Attache ton chien nu fil de ma PAGE DEs ENFANTS LES PETITS LOUPS (Conte) Trois petits loups dans un grand bois (C'est un conte de ma grand\u2019mère) Virent passer, avec son père, Un petit garçon, une fois.Ie premier loup dit: \u201c Qu\u2019il est rose!\u201d le second loup dit: \u201c Qu'il est blane! \u201d Le troisième dit une chose Que je ne redis qu\u2019en tremblant.I] voulait manger l'enfant rose, la petit garçon rose et hlane! Alors les loups, jeunes encore, Prévinrent du fait leur maman, Qui leur dit: * S\u2019il est si charmant, Rien n'empiche qu'on le dévore! Chaque louveteau, partant pour Manger le petit enfant rose, Ils arrivent tous trois autour De lu maison à porte close, Où le père, alors de retour.Veuille sur son fils qui repose.Mais pendant que les petits loups Trottaient ensemble sur les routes, [eo père, l'oreille aux écoutes, quenvuille.le jeune homme attacha le chien et se trouva changé en statue de pierre.Au même instant, dans le jardin du pêcheur, l'un des rosiers avait perdu ses feuilles et ses fleurs; les deux frères le virent et prévinrent leur père.\u2014Votre frère est en danger, s'v- cria-t-il.A ces mots, Jacques siffla son chien et se mit à la recherche de son frère.Lui aussi arriva devant le château et trouva la vieille femme filant sa quenvuille.-\u2014Hé, la vicille, un jeune homme suivi d'un chien n'est-il pas venu dans ce château?\u2014Si, si.Il est dans la grande salle.Attache ton chien à mon fil, et je te laisserai libre d'entrer.Jacques attacha le chien et se trouva changé en statue, tandis que la vieille se remettait à filer.Le second rosier avait perdu ses feuilles et ses fleurs.Quand lc cadet s\u2019en aperçut, il siffla son chien et partit à la recherche de ses frères, bien décidé à se méfier des pièges qu'on pourrait lui tendre.Aussi, lorsque la vieille lui dit d'attacher son chien à son fil, il s\u2019écria : \u2014Mon chien, saute i ln gorge de cette sorcière ! Le chien saisit In vieille par le cou et l'étrangla.Au même moment, les deux frères revinrent à ln vie, tandis que dns le jardin de 1'ancien pécheur, les trois rosiers refleurissaient de plus belle et n'avaient jamais été si beaux.\u2014\u2014 ee Bob.\u2014 Dis donc, Miette, \u201c oeuf \u201d est-il masculin ou féminin ?Miette.\u2014 Mais.on ne peut pas le savoir jusqu\u2019À ce que le pousain soit sorti de la coquille.Ai-je bien mon CotsIpte © LE SOUHAIT DE LA VIOLETTE Qu ul Fl re, la reine des fleurs, Eut fait naître la violette Avee de charmant 8 couleurs, Les plus tendres de sa palette, Ave.le corps d\u2019un papillon Et ce délicieux arôme Qui la trahit dans le sillon : * Enfant de mon chaste rovaume, Quel don puis-je encore attacher, Dit Flore, à ta grâce céleste?-\u2014Donnez-moi, dit lu fleur modeste, Un peu d'herbe pour me cacher ! \u201d LOUIS RATISLONNE.Avait bien fermé les verrous Et le volet de sa demeure Que la bise glacée effleure.Voici done les trois louveteaux, Allougeant au vent leurs museaux, Flairant, tournant, faisant la guette, Arivés à la maisonnette.Le père entend marcher encor.Qui peut venir à pareille heure?Trois petits chiens, dit-on.\u2014 D'abord, Pour égayer l\u2019enfant s\u2019il pleure, Et pour le bien lécher s'il dort; Mais ils ne voulaient autre chose Que croquer l\u2019enfant blanc et rose.Le premier loup gratte au volet, Qui ne s\u2019ouvrit d\u2019aucune sorte: Le second, en grattant la porte, Reçut un coup de pistolet ; Te troisième fut pris au piège «ue la nuit il ne voyait pas, Tant il était couvert de neige.Un seul put fuir ce mauvais pas, Et dans les forêts de l\u2019Ariège Il court encore pour son repas.* La louve est morte de misère, \u201d Ajoutnit nussi ma grand\u2019mère.Auguste De CHATILLON.ra LA FORTUNE ET LE MERITE Un vieillard caduc, l\u2019oœcil rêveur, le front sillonné de rides profondes, la tête haute cependant, portant fièrement ses chiveux et sa barbe blanchis aux longues veilles, en lesquelles on dépense, seul, en pensées, ce qu\u2019une génération futile et oiseuse gaspille bétement, à des actes vils et bas, se promenait loin des foules, le grimoire en main, cherchant le corollaire d\u2019un théorème sovial qu\u2019il s'était posé pour donner à ses frères en humanité la clé du bonheur ici-bas, lorsque, tout à coup, une jeune femme, à l'étourdie, au détour d\u2019un chemin, se jeta sur lui.\u2014 Pardon, fit la jeune et adorable créature, ôtant brusquement, avec un exquis sourire, le bandeau qui lui couvrait deux veux ravissants.\u2014Je jouais à Colin-Maillard, mais j'ai couru si vite que personne n'a pu me suivre dans ma course vagabonde à travers la prairie.Qui êtes-vous, je vous prie?\u2014Mon enfant, je suis le Mérite.M'est avis que vous devriez prendre garde aux cisse-cou.La miguonne personne ne fit print attention aux dernières paroles du vieillard, et reprit : \u2014 Quoi! mon cher, vous êtes lo Mérite.Tiens, vous voilà enfin! Ah, quelle rencontre opportune, vraiment! \u2014Pourquoi, ma mie?\u2014l\u2019ourquoi! c'est que, depuis longtemps, sur mon honneur, je vous recherche ans cesse, Te vieillard eut un sceptique sourire, reprit : \u2014Bien aimable à vous.\u2014Comment donc?je suis la Fortune.\u2014Ah! Fh bien, moi, le*Mérite, je ne vous attendais plus, ma chère, 34 Le Monde lilustré ALBUM UNIVERSEL LE PERCEMEN T DU SIMPLON \"UE = \"= 5 pk.I ~ Jr ieross À QT ALIE 7 matin du 24 février, sur le coup de sept heures et demie, lu dernière cloison rocheuse qui, sous le massif du Simplon, séparait la Suisse de l'Italie, s'ééroulait, éventrée par l'explosion d'une vingtaine de mines bourrées de dynumite jusqu\u2019au delà des limites qu'eût conseillées la prudence.Mais l'équipe qui avait pris, In veille au soir, le travail \u201cà l'avancement\u201d n'avait pas voulu laisser à l'équipe suivante, à l'équipe rivale, l'honneur de donner ce coup supréme.Le 20, dans son rapport jourralier aux ingénieurs, Antonio Betassa, assistant\u201d, cu chef de chantier, de l'entreprise, écrivait sur le registre- journal en quittant le chantier : \u201cDans trois ou quatre jours, le superbe Monte Leone (c'est la cime culminante du massif), lui qui voulait nous faire mourir avée son eau chande, tombera entre mes maing comme est tombé Port-Arthur aux neuins des Japonais\u201d.Et Betassa avait tous les droits à cette faveur suprème de la montagne : lui-même, le 13 août 188, avait donné, à Iselle, à la bouche du tunnel, le premier coup de pioche dans le terrible granit ; une bannière aux couleurs italiennes, qui flotte au faîte de sa maison, la première case, aussi, construite sur les chantiers, le rappelle crguecilleusement en une inscription lapidaire.L'équipe de la veille.méchamment, avait laissé à charger à ses remplaçants douze wagons de dé- Llais.Betassa en éprouva une rage folle.Il sentait, derrière le diaphragme de roches, le vide tout près, le vide où croupiasait, enfermée en arrière par de massives portes de fer, la nappe d'eau chaude qui avait contraint les ouvriers à interrompre le travail du côté de la Suisse.Il devait, lui, avancer suffisamment la besogne pour que d\u2019autres, une heure après son «départ.eussent la gloire de faire sauter la mine décisive, d'ouvrir la dernière brèche dans le beau gneiss tout veiné de scintillants cristaux de quartz.Il se réfugia dans un coin, malade, disait-il, bien déterminé, pour sa part.& ne rien faire pour avancer d'un moment l'événement dont pourraient s'énorgueillir des rivaux.Puis une nouvelle arriva, du bout du tunnel! : un train venait de dérailler.Impossible de sortir à l'heure fixée pour la relève.L'événement pouvait devenir tragique.Quand on s'imagine la situation des travailleurs bloqués, par cet accident, dans ce trou sans issue, i la merei dure arrivée d'eau bouillante, d'un arrêt subit des ventillateurs, on ne songe pas qu'une telle nouvelle puisse causer à cos hommes autre chose que de l\u2019effroi.Elle emplit de joie l'âme de Betassa ct de ses collaborateurs.Les mineurs s\u2019acharnèrent désormais à la tâche, pressés, encouragés, excités par \u201cl\u2019assistant\u201d et le contremaître.Les quatre perforatrices alignées devant le front, .-: Pser \u2018Tunnel du Simplon 4 =) \u2018ancées à toute vitesse, vrilléèrent ln roche d'un grineement continu.Des trous d'une profondeur inusitée, dangereuse, furent percés, Et quand ce fut fini, tandis qu'on disposait les cartouches armées de cordous plus longs aussi qu'à l'habitude, \u2014 car il fallait prévoir l'arrivée des eaux et avoir le temps de fair le plus loin possible, \u2014 dans une poussée folle, les lourdes machines furent emportées en arrière.En dix minutes elles étaient hors de l'atteinte de Fex- sion alors que ce travail prenait ordinairement plus d\u2019une «demi-heure.Alors, les travailleurs se retiré rent.Nous avons donné, en de précédents articles, stüffisamment de détails techniques sur l'admirable travail que constitue le pereement du Sim- plon pour nous dispenser d'y revenir iei, Je rappellerai seulement en quelques mots que Ja galerie principale.le tunnel qui sera achevé dans quelques mois, ext doublé parallèlement par une autre galerie, plus étroite, qui deviendra plus tard un second tunnel semblable au premier.par où sont actuellement évacués les déblais et les eaux.Des couloirs obliques, des \u201ctransversales\u201d, les réunissent de place en place, bouchées à mesure que les travaux avancent.Afin de dévier les enux par ces transversales, qui devaient les conduire à la petite galerie, on avait élevé, en travers du tunnel, l'obstruant jusqu\u2019à la hauteur d'un mètre, des barrages formés d'une cloison de planches garnie de sacs de sable.Trois de ces digues formaient obstacle un peu au-dessous des transversales numéros 45 bis, la plus rapprochée de l\u2019avancement, 45 et 44 Le temps que brûlaient les cinq mètres de mè- che pendante au dehors de chaque trou de mine, les ouvriers redescendirent, sans trop de hâte, la zrande galerie.v'anct êu Ma wegeer even gv du Baim ssans Fa ade\u201d Pru À en ung du tunnel.Un seul ingénieur les dirigenit.un Eien des chemins de fer fédéraux suisses, M.Carto Dacilieri, attaché à la section d'Iselle, qui à sur veillé les travaux du côté de l'Italie.A lu transversale Lune partie des ouvriers s'arrétèrent, Ils étaient là, plus près pour juger.les mines parties, des résultats de Pexplosion et constater si le trou, le fameux trou, était enfin ouvert.M.Baciliert et les autres descendirent jusqu'à la trausversale B.fei, aucun travail de dévinr- tion des eaux n'avait été préparé, En hâte, par prudence.M.Bacilieri ordonna d'élever un barrage sommaire., Les cartouches explost rent, an dom, Leuars dé tonations se répereutèrent sourdemuent dans cet iar lourd.En quelques secondes, on perçut, durs li petite galerie, derrière ani fernuait lu teansver
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