Album universel, 6 mai 1905, samedi 6 mai 1905
[" Berthiaume & Fils, Montréal.rendus.15 de chaque mois.Les remises d'argent doivent être faites en mandats-poste, mandats d'exprees ou chèques A l'ordre de T.îte postale 758, [es manuscrits non insérés ne sont pas Telephone, EST 240 Publié toutes les semaines à Montréal par T.BERTHIAUME & FILS, Editeurs - Propriétaires 1961, RUE STE-CATHERINE Coin de la rue St-Urbaia por Hawaï et les Iles Philippines.Au numéro: 10 cents.Pour les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements : $400 par année, ou 21 rance.a.\u2018 ; \u2014 2; 7 > \u2014 Avis de l'administration Le Monde Illustré Prix de la revue Les abonnements partent du ler ou du Alburn Universel Par abonnements: $3.00 par année, $1.50 6 mois, $1.00 pour quatre mois, franc ur tout le Canada, les Etats- asks, Cuba, le Mexique, les Iles À nos lecteurs / Ce numéro de la revue, que nous avons noncé À nos lecteurs et amis, comme dent paraître sous un nouvel aspect, les rprend un peu, sans doute ?Puisse t-il ir plaire.Texte, illustrations, format, tout dans lhum Universel a, on le voit, été soumis une nouvelle mise au point.Et, nous pmmes heureux de le dire, cette métamor- ose s\u2019est accomplie sans à coup, tout na- irellement, comme s'accomplissent les nnes choses sagement mûries.Aussi, ous plaisons-nous À croire que l'élément Bc langue francaise de ce pays voudra bien Be reconnaître, et qu\u2019il nous le prouvern.Mn n'attachant de plus en plus À la lecture Me l'Album Universel.Ce sera ln récom.Bponse den peines et des ancrifices que nous nous im ns, pour satisfaire le bon goût feu publie, et pour respecter les lois du progrès social.Car, il ne devrait pas être dit que: la plus ancienne des revues francaises illus tirées de ce continent, ne confinerait indéfiniment dans la pratique d\u2019une routine xurannée.Tout progresse en ee sidele.Plus que jamais, le savoir (fruit de la lecture) devient une des conditions primordiales de la vie.L'Album Universel n'ignore pas cette grande vérité; aunsi, est-ce avec plaisir qu\u2019il suit le mouvement général; qu\u2019il s\u2019ef force de conserver sa bonne réputation.| Cent, on le devine aisément.une thche de vulgarisation de In penste.en ce qu'elle a de plus sain et de plus beau, que nous nous imposons.Nous ferons notre possible pour n'y point faillir.Ta raison d'être de cette publication étant de distraire et d'instruire le publie, pour le plus grand bien de notre communauté.nous ferons de notre mieux pour atteindre ce double but.Nul n\u2019en ignore, notre jeune paya s\u2019avance nans relâche vers la place qui lui revient sous le soleil, qui éclaire les peuples et fait grandes les nations.Avec l'aide de Dien, espfronas qu'il l'atteindra.cette place, «t.pour en être plus snrs, allona-y tous de notre coup d'épaule.travaillons intelligemment, suivons cette voie superbe.Io jour où la rude étape sera franchie.l'élément français de l\u2019Amérique du Nord anra lien de ne féliciter de non oeuvre.Fn un seul faisceau, §1 honorera les forces rationales ui l\u2019anront parachevée.qui lui auront nnné bonheur.gloire et richesse.Alors, aux bords du Saint-Laurent, nat tra quelque barde inapiré.qui chan: tera aux générations de demain: et les luttes amdrea d'antan et les joies ai don- ces de In désormais brillante et prospère famille canadienne-française.Dans l\u2019ordre intellectuel comme dans l\u2019ordre écoromi que, l\u2019évolution préparée de longne date sera, sinon parfaite.du moins presque com - plate.Les arts prospéreront sous notre clel, eux qui ne sont en somme que le corollaire d'une fortune bien assise, et d'un travail ininterrompu.Déjà notre jeune littérature fait parler d'elle des qualités qui lui sont propres: c\u2019eat dire que heure n sonné de la répandre au sein de nos populations qui l\u2019ignorent encore trop, qui Toi refusent une aide A laquelle elle a droit.Pour sa part, 'Album Universel s'efforcera de contribuer À cette oeuvre sociale et triotique.TI vulgarisera les bonnes lec- ures {fllustrées.aidera À développer le goût des bonnes choses.Ft, afin de faire oeuvre locale efficace, désormais, l'Alhum Universel met sea colonnes À la disposition de tous ceux qui, ayant quelques loisirs.soit comme amateurs, soit comme profes aionnels, nous homoreront d'une oollaborn- tion que lo public jugera en dernier ressort.D\u2019ores et déjà, nous remercions donc les amis de l\u2019art et du bien publie, qui voudront bien répondre À cet appel.Détaillerons-nous ici notre programme de travail?Nous pensons que ce n\u2019est pas nécessaire.L'évidence ne se démontre pas.Qu'il nous suffise d'ajouter que: nous imposant des sacrifices pour plaire au public, nous eapérons qu'il en tiendra compte, et favorisera de sa clientêle une revue canadienne française, qu\u2019inspirent les plus nobles as pirations de l\u2019Âme française transplantée en Amérique.LA REDACTION L'opinion de nos grands journaux Pour des fins administratives, ce num ro de I'Album Universel ayant Cté tiré à quelques centaines d'exemplaires et gracieusement offert À nos confrères, ces derniers ont eu l\u2019amabilité de l\u2019accueillir par des commentaires flatteurs et avant ia lettre.: le numéro * spécimen \u201d domt nous parlons, ne représente certes pas A nos yeux le mieux que nous puissions faire dans cette revue.Nos lecteurs constateront bientôt, nous l\u2019esnérons, que le travail étant devenu moins hâtif, nous nous surpasserons sans diffirulté, Cependant, afin que tous sachent comment l'Allbum est jugé par les hommes lis plus compétents en la matière.tout en remerciant chaleureusement nos ce nfrères de leurs aimables éloges.avec quelque fierté.nous soumettons leurs vues À nos lecteurs.L.RUN EVENEMENT DANS LE MONDE DU JOURNALISME Tous connaissent l\u2019Album Universel de puis longtemps; mais personne encore n: saît l\u2019étonnante transformation pir la quelle il vient de passer.l\u2019Hon.M, Ber- thinume, dégagé des soucis de la lutte pour l'existence, puisqu'il est arrivé à la richesse par son talent, n décidé de faire un grand hebdomadaire Le numéro nouveau de l\u2019Album actuellement sous nos veux, est de tonte b>auté.Nous l'avons comparé avec les plus bolles ublications de luxe qui font l\u2019orgueil des Aata-Unis, ot il nous a été impossible d'v trouver la moindre différence.Te papier.fabriqué spécialement pour l\u2019Album par la maison Rolland, est d'une qualité rarement vue dans ce pays.L\u2019impression dépasse de beaucoup tout ce qui s\u2019est fait jusqu\u2019à présent en Canada.De fait, le travail de presses choisies, ordonnées par un maître dans l'art, nous livre des échantillons d'une forme exquise.qui est À cent coudées au-dessus de tout ce que nous avons connu.Ceux qui w'attendent A trouver dans l\u2019Album Universel Ia continuation d\u2019une vieille routine passablement ennuyeuse, seront agréablement trompés.Tout y est neuf, et l'impression des gravures y est faite avec un art exquis.Te \u201cTadies Home Journal\u201d.des Etats-Unis, est une publication d'élite.Tl est impossible de distinguer un numéro de Album de son aonie le \u201c Ladies Home\u201d.La chose arrive à point pour couvrir une situation qui n\u2019était pas bien pourvue.vu l'indifférence du peuple pour les effoits intellectuels.Nous ne parlons pas de la partie édito rinle, qui fait le charme du journal.THon.M.Rerthiaume a au grouper de beaux talents autour de son neuvre, et sa publica tion dépnase en intérêt tout ce que nous avons vu jusqu\u2019à ce jour.\u201cLa Presse\u201d, de Montréal.du 22 avril 1905.L'ALBUM UNIVERSEL Le premier numéro du nouvel Album Universel, que nous recevions hier, nous n fort agréablement surpris.Comme on nait, l\u2019Album est pissé, dans la 22ème année de son Age, sous la diree- tion de MM.T.Berthiaume et Fils, qui viennent d'en faire une revue illustrée de premier ordre.C\u2019est plus qu\u2019une renaissance, c\u2019est une métamorphose.Sur la couverture, grand format, sourit une petite demoiselle, rose et blonde, qui doit être la déesse du printemps et du bon Roût en même temps que la \u201c Reine des Fleurs \u201d.Puis ce sont trente-deux pages de littérature panachée canadienne et francaise.Il y a lA de quoi intéresser les lecteurs de tout âge et de tout sexe: chroniques, échos de la semaine, causerie musicale, propos du docteur, art et chiffons, agriculture et aport.Avez-vous huit ans?L'histoire de Barbe Bleue et la page des jeux et concours vous enchanteront.Etes-vous coquette?Voici des chapeaux.des corsages, une chronique mondaine.Ftes-vous pianiste?Vous ferez vos délices des \u201c Ramiers \u201d d'Alexandre Ceorges, et de In \u201cValse Ouliliée \u201d de Widor.Etes-vous \u201cgendelettres \u201d * Vous an- précierez tune excellente traduction de \u201cl'Evangéline \u201d de Longfellow.Ftes-vous friand d'émotions saines et fortee?Ie \u201c Serment du Corsaire \u201d et les \u201c Aventures de Marguerite de Roberval\u201d voua captiveront dès les premières lignes.Aimez-vous les illustrations, enfin?On en a mis partout.et d'excel'entes.Tout cela et bien d\u2019autres encore sur papier de uxe.Décidément, ce premier numéro est in petit chef-d\u2019oeuvre.Tous nos compliments aux éditeurs et À la rédaction.\u201cTe Canada\u201d, de Montréal, du 20 avril 1905.L'ALBUM UNIVERSEL Tout pimpant dans sa toilette neuve.vient de nous arriver l\u2019Album Universel, plus joli.plus intéressant que ne nous l\u2019avait fait espérer son propriétaire.M.Trefflé Berthiaume.Tl y a de tout dans les 32 pages grand format qui composent ce journal: une revue universelle, choses scientifiques, excursions À l\u2019étranger, nouvelles.hippisme.modes, morceaux de mus'que.roman choisi.conte pour les enfants, historiette canadienne.agriculture.fennomie domestique.prix d'enfants.causerie municipale.récréations, médecine.excellente traduction de 1\" Evangéline \u201d de Longfellow, ete.Ft le tout est copiensement et artistement il- Mustré.La couverture, ornée en très belle gravure en couleurs.est d\u2019un fini.d'une délicatesse remarquables.Bref.l\u2019Album Universel est, sous aa nouvelle forme, l\u2019égal des meilleurs magazines américains.Tous nos voeux de succès an corfrère.\u201cLa Patrie\u201d.de Montréal.du 20 avril 1905.BIBLIOGRAPHIE L\u2019Album Universel, dont Ia transfirma- tion en magazine de luxe était attendue de tous côtés avec tant d\u2019impatience, est au- jourd\u2019hui entre nos mains.Tout le monde connaît le prodigieux succès remporté par Quelques-uns des sujets que contient Quelques vues concernant le monde ouvrier, un rapide apercu de la guerre russo- japonaise, et enfin un mot final sur Pim.broglio marocain, tels sont les sujets que notre chroniqueur à traité dans ce numéro de l\u2019Album Universel.A travers le monde, est une rapide revue des principaux événements de la semaine.D\u2019alarte façon notre rédacteur TOUCHE A TOUT, fidèle au pseudonyme qu\u2019il a choisi.signale les faits par ordre chronologique.en y mêlant parfois une note humoristique de \u2018circonstanes.Nous eroyons que nos lecteurs apprécieront ce genre de travail.ui, par sa lecture, les tiendra au courant de choses qu'on ne trouve qu\u2019avec prine dana nos grands confrères quotidiens.Les personnes aimant les aventures, ne liront pas, croyons-nous, d\u2019indifférente fa- con, la page off un de nos collaborateurs a décrit, en s'inspirant de Phistoire.les mal hours qui jadis accablèrent l\u2019infortunée Marguerite de Roberval.Ces tragiques aventures, survenues en 1542, se passaient aur les côtes de notre Canada, et À ce titre.bien que peu connues, elles semblent devoir posséder un intérêt tout spécial.Au pays du Matin Calme est le titre d\u2019une page de notre correspondant eympa- thique en Extrême-Orient, M.A.Dufres- ne.Tout le monde appréciera les sages vues de notre ami, qui.sur place.est À même de juger.comme il faut, de l'avenir de la Corée.Le premier numéro de notre Album.saluant le mois de mai, le mois des fleurs.te mois consacré À Marie.Mère du Sauveur.nous avons tout naturellement consacré une page religiense à la Reine du ciel, Les Canadiens-Français que le goût des voyages a entraîné loin du pays, trou:c- ront dans ee numéro une page qui les inté- resnera tout spécialement.honorable T.Berthiaume dans le journa lisme franco-canadien.Ayant contribué ainsi pour une trés large part à donner le goût de la lecture À ses compatriotes, M.Berthiaume veut maintenant faire un effort sérieux, persévérant et énergique pour relever de plus en plus le niveau de l'instruction dans tous les foyers ou groupements franco-canadiens du Canada et des Etats-Unis.L'Album Universel, sous sa toilette artistique, doit remplir cette généreuse mission.Le programme du nouveau journal sera d'être avant tout et toujours joli et pratique.La partie littéraire sera autant instructive que récréative.Les aujets traités seront toujours un cachet d'actualité.car ils seront pour la plupart le reflet fidèle et sincère de la vie mondaine et socinle dans toutes ses manifestations.Ta fonction de L\u2019Albhum Universel est confiée à un personnel nombreux et éprouvé, La rédaction eomporte un appoint con- sidérahle de collaboration comme il n\u2019y en a jamais eu dans le pays.La partie typographique et d'impression est confiée aux meilleurs ouvriers de la métropole.Tes presses qui serviront à imprimer le journal sont les plus modernes.les plus parfaites.Avec le concours d\u2019un atelier d\u2019art photographique et d'artistes chargés de la préparation des dessins et clichés qui doivent servir de parure exclusive et originale au journal.tout fait prévoir que nous allons enfin avoir un organe absolument digne de notre race.La nomenclature des sujets traités dans le numéro que nous avons sous les veux est fort hien comprise.Les éditeurs ont cherché à faire une revue qui.tout en plaisant particulièrement aux femmes, ne manquera pas de virilité.Une chronique.an fil de la plume, des fchon et des faits.de la légende dans notre histoire.de la science.des modes, du sport.des choses du foyer.des jeux, des récréations, de la musique, des recettes, des con- seile, des études, des contes.bref tout.ce qui peut intéresser tout le monde.grands et petits.dans toutes les sphères et dans toutes les classes, Voilà ce que le nouveau journal nous offre largement et généreusement.Ajoutons à tous ces attraits celoi des deux feuilletons-romans.dont un sur l\u2019A- cadie.racontant dans une prose délicatement poétique la douloureuse histoire d\u2019Evangéline.et nous aurons donné une faible idée de l\u2019effort réel vers la perfee- tion que représente le nouvean journal.A titre de renseignement, ajoutons ave le nouvel Album Universel paraîtra chaque semaine.et contiendra de 36 à 40 pages sous couverture en papier de luxe hroché, coupé de façon À le rendre facile à lire.agréable à conserver et pratique à consulter.Malgré toutes ces transformations, le prix de l\u2019abonnement à L'Album Universel restera le même.c\u2019est-à-dire #1 par année.\u2014 L'Album Universel est établi dans ses propres bureaux.au No 1961 rue Saint.Catherine, coin de la rue Saint-Urhain.Montréal.Le \u201c Progrès Je l\u2019Est \u201d.Sherbrooke, 25 avril 19\u20ac5.notre revue Le Niagara et l\u2019électricité, est l'étude fouillée d'une des plus rrandes entreprises canadiennes de notre époque.En présence de tels travaux, une nation a lieu d\u2019être fière, et c\u2019est avec plaisir qu\u2019elle s'intéresse À leurs détails.Nos paroisses.\u2014 L'Album Universel of fre aujourd'hui à ses lecteurs quelques notes inédites aur Plessis-Ville de Som- merset, dans le comté Mégantic.Concours.- Notre page consacrée aux concours, ne sera certainement pas pour plusieurs de nos lecteurs la moins intéres- eaute, la moins suivie de cette superbe.utile et unique Revue canadienne.Vaise Oubliée de Widor! Le charme que l\u2019on éprouvera en l'interprétant vaudra bien Ia peine de surmonter les petite- difficultés que l\u2019on y rencontrera au premier abord, ete, ote. 12 me | x Albums Universel, 8 mai 1905 ~~ v HW «AARP 0, ea, n va Yo.Toilette de promenade A Cette très élégante toilette de promenade est en taffetas \u201cvert noix\u201d, l\u2019une des plus jolies nuances de cette saison, où 1l s'en voit tant de nouvelles.La jupe droite, A plis groupés et piqués jusqu\u2019au bas des hanches, est très simple dans son élégance.Un large pli cercle la jupe à hauteur des genoux.Le corsage est en ferme de boléro t\u2019ouvrant sur une veste de chiffcn plissé.Une fine crète de taffetas rontour .ne le boléro ainsi que les paremen*s des - A 3 Vo oa .manches.Celles-ci se terminent uu peu ; ; plus bas que le coude sur une engageante de fine dentelle d'Irlande.Chapeau de paille crème crné d\u2019une dra perie de tulle de même nuance, et d'une touffe de violettes piles.Plumes d\u2019autru che beige sous le retroussis de la passe du côté gauche.I; y Men UE a oe Laid SNES » (Modèle inédit photographié pour l'Album Universel) = Pt Vt XXII= ANNEE No 1098 N trouve parfois dans les journaux étrangers des entrefilets qu'il fuit plaisir de reproduire, H vient de m'\u2019en tomber un sous la main, dont je vais vous signaler la teneur en quelques mots.Elle fait honneur au corps de la police à cheval du Nord-Ouest Canadien et, À cet égard, je cite quelques fuits avec d'autant plus de satisfaction que l'acte accom pli est mérituire, et que, trop souvent, on blague nos agents de la force publique.Par ce qui suit, on verra qu'au Canada tous les \u201cpolicemen\u201d ne sont pas des élèves des légendai res carabiniers d\u2019Offenbach.Done, s'il faut en croire la \u201cJustice\u201d, organe américain, le récent rapport envoyé par in police à cheval du Nord Ouest, contient le récit d'un voyage unique de 1,300 milles, fait par le caporal Field, du fort Chipeyar, en ti seule compagnie d'un fou.Le 2 février dernier, an moment des plus grandes neiges et des froids polaires, Field, reçu l'ordre de se remlre au nord, avec deux traîneaux à chiens, pour en ramener Un fou furieux et redoutable, qui avait pe: UN du la raison en accomplissant une nenvre +9 de mission.Pendant quatorze jours le po- ticier lutta contre l'ineclémence du climat et arriva enfin à destination.Après 3 jours de repos, avec son triste compagnon, il revint sur ses pas.Le fou fut pris d'une crise effrayante dans la solitude d'un désert de glace, et le policier, toui seul À lui faire face, dût le maîtriser.Il le fit avec patience ct si bien, qu'il ramena dans les moilleures conditions possibles son prisonnier peu commun.Voilà à n'en pas douter un *polier- man\u201d qui mérite dea éloges, et de la part de ses chefs et de celle du public.* » * l'Angleterre, nul n'en ignore, est malgré sou aristocratie.malgré sa haute finance, le pays, où par excellence, prospèrent les idées les plus dome cratiques.Il était done naturel que duns la patrie des Stephenson, des Watt et de taut d'autres artisans célèbres, le simple vuvrier jouit tout d'abori de la considération qui lui revient.C'est précisément ce qui s'est produit de la Manche au nord de l'Écosse.Partout, dans le Royaume-Uni, depuis quelques années.les patrons, conscients de ve qu\u2019ils doivent à leurs employés, s'ingénient à améliorer le sort de ces derniers.Ainsi, naguère, et je cite cet exemple avec complaisance, parce qu'il a une haute portée morale.plusieurs industriels londoniens ont fait passer du domaine de ln théorie dans celui de la pratique, ce que les fils d'Albion appellent des \u201cboîtes à suggestions \u201d.Essentiel lement, voilà en quoi elles consistent, ct le motif qui les a fait employer.Au cours des opérations de fabrication, on s'était aperçu que, fréquemment, Fouvrier à force de s'occuper d'une machine et de sn production, on arrivait à améliorer certains \u201c processus\u201d, Meme.dea additions ou des soustractions faites à des ma chineries, le furent de par les conseils d'ouvriers habiles ; et non sans avantages pour les patrons Done, un beau jour, qui fait autant honneur aus vuvriere qu'aux patrons, ceux-ci.mirent à la dis position de ceux-là le moyen d'aider à l'expansion manufacturière du pays, tout en étant rémunérés de leurs louables efforts.Des boîtes très semblables à nos urnes électora lea, furent donc mises dans les ateliers, avce prière aux ouvriers de leur confier par écrit toutes explications, qui, sclon eux, pourraient contribuer au perfectionnement du matériel ou de l'administrn- tion de l\u2019établissement auquel ils étaient attachés.Or, le résultat obtenu de ce chef fut déplorabl-.Malgré les fortes primes que les patrons offraient à leurs collaborateurs.ce derniers exprimèrent des vues tellement saugrenues, tellement peu prati ques, que le fameux concours de suggestions date lier, se convertit en un colossal fiasco.Tos Américains, toujours sur le qui-vive, lors \u2018qu\u2019il a\u2019agit de nouveautés de ce genre.refirent chez Eux la même expérience.Télas ! si chez nos vol- sins les résultats furent meilleurs, ils Tnissèrent en core beaucoup à désirer.On en conclut, très lox*- quement du reste, que Pouvrier ne peut résoudre Chronique des problèmes importants.I fallait s\u2019y attendre, puisque les connaiseances l'ordre supérieur requises dans ee mode de travail, lui font quasi totalement défaut.De longues années s'écoulerunt, fort probablement, avant que les modestes travailleurs satisfaite de leur sort, puissent aborder les grandes abstractions.Doivent-ils s'en plaindre ?Non, sans doute, s\u2019îls pensent À tous les ennuis et aux multiples soucis qui accablent leurs employeurs, Que, s'ils ne me croient pas, qu'ils veuillent bien relire la fable : \u201cJe financier et le savetier\u201d de l'immortel bonhomme Lafontaine, lequel n\u2019était pas seul à avoir eq idées qu'il exprime si bien.N'est-ce pas son vontemporain Boileau qui a dit : Heureux est le mortel, quildn moude ignore.Vit content de soi-mneme es an coin retire, Tout comme à l'époque où les génies du grand sitele les écrivaient, ces pensées morales conviennent encore à l'humble enfant des masses.Et, maintenant.chers lecteurs, si, après vous avoir entretenu du travail pacifique, je vous disais quelques mots de l'horrible et sanglante besogne dus armées en campagne, m\u2019en voudriez-vous ?Oui.et non, n\u2019est-ce pas ?C\u2019est que, voyez-vous, j- vous connais de longue date, bien que le nom mis au bas de ces lignes ne vous dise pas grand chose.» * * Dans un de ses moments d'emportement qui.chez \u2018ni, se répétaient fréquemment.Bismarek, le Bismarck de In dépêche d'Ems, le chancelier de fer, te l'empire allemand, dit un jour : \u201c Quand mon «nnemi est (n mon pouvoir, je considère qu\u2019il est Je mon devoir de l'anéantir\u201d.Ces paroles, lorsque je me les rappelle, me donnent toujours la vision d'un champ de bataille.Le coup d'ocil est atrnev : chevaux éventrés.hommes déchiquetés, canons démolis.villages en feu à l'horizon, et du sang partout, voilà ce que je vois en évoquant ces \\l'aînes scènes indignes de l'humanité.Parfois, un grand diable d'homme.botté.moustachu, le casque prussien sur le crâne, un vrai tigre du monde des primates, passe au milieu du car- page un sabre rouge en main, et.quand un pauvre blessé lui tend les bras, froidement, le monstre Le transperce et le cloue an sol, Ainsi se matérialise, aux yeux de votre serviteur la phrase de Bis- marek : de Bismarek.dont le fantôme abhorré traversera les âges, en accomplissant son oeuvre inqualifiable.Ft dire qu'il a fait école, l\u2019ancien interlbenteur tragique du brave petit Thiers.Oui.il a fait de bons élèves jaunes.Qu'on le demande plutôt au maréchal Oyama, commandant en chef \u2018nun Mandehourie.des armées de sa majesté Nipponne ?Moukden.l'autre jour ; sept cent mille hommes C'entr'égorgeant : Kouropatkine battu : Liniéviteh le remplaçant et la retraite russe sur Kharbine se continuant en débandade ; tel est brièvement l\u2019état I< choses sur le coin éloigné du globe où l'on se tue, Quand on pense que des optimistes, (il y en n toujours) prédisaient une durée de six mois an plus, à la guerre russo-japonaise ! En voilà quinze qu'elle dure : et des rivières de sang ne cessent pas © eonler vers les grands fleuves boueux de là-bas: sous des praniere fleuris, on parmi les neiges ho- mnieides, et cela continue.» » » A prendre connaissance des hétacombes qui ee mnltiplient en Extrême-Orient, on serait tenté de croire, qu'enfin, écocuré, l'homme renoncera à la guerre.11 n'en est rien.\u201cLa guerre périra par la guerre \u201ca dit quel- qu'un, l'histoire répond : peut-être ! Car, il faut vpn convenir, cette phrase menne à quelque chose de sibyllique qui ne dit rien de bon.Certes, la guerre pourra périr par la guerre, mais.probablement.quand il n'y aura plus d'hommes.C'est désolant.4 cn faire croire que toute notre civilisation, toutes nos hautes conceptions morales, ne sont qu'un mythe ; puisque, sur un signe, liches que nous som mes, nous jetons loin de nous l'outil-gagne-pain et prenons un fusil de guerre.; Ce que j'avance ici, est tellement vrai que, parce que l'Orient cst À fou ct à sang, l\u2019Europe frémit et commence à avoir le prurit morbide des luttes à A Montréal, 6 mai 1905 outrance, des saignées dont chaque page de son histoire est teinte.* * + Pour nous qui vivons dans le pays le plus tranquille de l\u2019univers, bien des événements diplomatiques importants passent sans que nous nous en souciions.Nous sommes, il faut le reconnaître, une nation de commerçants; mais de commerçants d'autant plus favorisés, que nous n\u2019avons pas à nous occuper de défendre notre coffre-fort ; l\u2019Angleterre s'étant, jusqu\u2019à ce jour, chargée de ce soin.Autant que possible, profitons de cette bonne fortune.Elle pourrait ne pas être éternelle.Je disais il y a un moment, que l\u2019Europe est inquiétée par certains froissements de chancellerie: ; il y a peut-être de quoi.Vous n\u2019$tes pas sans savoir ce qu\u2019est une querelle d\u2019Allemand.Eh bien! un Allemand, le grand chef de l'Empire Germanique, Guillaume II.fait montre de ce temps-ci, \u201cpro populo\u201d, de l\u2019état d\u2019esprit qui a valu à son peuple la renommée universelle, et peu enviable, que l\u2019on sait.Comme il a accoutumé de le faire depuis son avénement, le moderne Lohengrin, joue son rôle appuyé sur un glaive et les moustaches en croc.Fort heureusement, ses attitudes à la Don Quichotte, n\u2019effrayent personne.Voilà trois-quarts de siècle, pour le bien de l\u2019Europe.la France commença à verser des flots de sang et d\u2019or, À sacrifier ses plus nobles enfants pour détruire le repaire de pirates qu\u2019était Alger.Peu à peu, l'Algérie devint (au prix de quels sacrifices 1) une colonie française policée, d\u2019où les pillards de caravanes disparurent à jamais.Or, à caté de ce territoire bien administré.le Maroc demeure réfractaire à tout progrès, menace sans cessé la tranquillité générale : bref, fait tâche en face de Gilbraltar.Naguère.c'était presque hier.l'Angleterre et la France, les deux principales intéressées à la politique chériffienne signèrent unc entente.Enfin, comme le sultan de Fez aime les emprunts et que la République française est riche «t forte, tout semblait aller pour le mieux.Avec quelque douceur, l\u2019Angleterre y consentant, MM.Deleassé et Cie allaient faire oeuvre humanitaire et intelligente ; en un mot, nllaient relever le Marne aux yeux du monde.Un incident tout récent.semble, paraît-il, nuire à cette combinaison.En effet.ces jours derniers, Guillaume en visite à Tanger (il se ballade peut-être trop ce monarque cunvalescent à perpétuité) a déclaré qu'il ne veut rien savoir de l'accord franco-anglais, et que sa majesté Moulaï-Abdul-Aziz n\u2019agira que sur des ordres venus de Berlin.On avouera que c'est raide, et que la paix du monde pourrait bien être compromise par de lan- rage outré du monarque teuton.Comme réponse à ces airs de matamore, le roi Edouard VIT vient de passer une heure à Paris avee le président Loubet.Quant aux Etats-Unis.tout porte à croire qu'ils déclineront poliment le s'associer à la politique zloutonne de l'Allemagne.Pendant que les monarques du vicux continent villégiaturent.et mettent en émoi Teurs sujets : aux Etnts-Unis, le président Roosevelt, père de famille sensé et honnête citoyen, dédaigne nos voies ferrées du nord.et, sans apparit, s'en va vers l\u2019onest chasser pendant deux mois dans les montagnes Rocheuses.a + © J'ai dit un mot de la chrsse présidentielle am- ricaine, j'achèverai cette chronique par une ance: dote de chasseur oriental.Je la tiens d'un Syrien de mes amis.La voici en peu de mots : Certain jour au désert d\u2019Arabie.un corbeau, (le père des rorbeaux sans doute) vulgaire et noir comme ln nuit, vit une perdrix qui, gracieusement.se pr» menait sur le sable brûlant.L'oiseau des Pärques marchait assez bien À cette époque reculée, lit Phistoire.Cependant.comme il s'était amouraché de la gentille allure du gallinacée qui, de nos jours, finit parfois sur un lit de choux ; notre corbeau se mit À imiter tant et si mal la marche de son modèle, que\u2026 depuis, tous les corbeanx se proménent abominablement comme l'on sait.Moralité.soyons naturels avant tout.PAUT, D\u2019'ESMORIN. À travers 20 Avril \u2014 ETRANGER \u2014 Le Japon trouve qu'il n'a pas assez de fers au feu.D'après les der nières dépêches, il menacerait la France parce qu.celle-ci, n'aurait pas scrupuleusement obaervé les lois de la neutralité.Les Nippons prétendent que la flotte russe qu'ils vont avoir à combattre se ra vitaille dans les eaux de Camranh, Cochinchine française.\u2014L\u2019Allemagne et les Etats-Unis discutent de nouveau leur tarif douanier.Ça ne va pas comme sur des roulettes, prétendent les allemands.\u2014 Sans doute, après son grand effort diplomat: que le Kaiser se sent épuisé, c'est pourquoi les journaux annoncent qu'il est fort malade.Entre temps, notre roi Edouard VIT eon- tinue de se promener et de visiter la République Française.\u2014FEn Russie la révalution in Le President Loubet téricure prend des proportions de plus en plus inquiétantes, L'assassin du #rand due Serge vient d'être condamné à mort.\u2014TLes Américains surveillent les caux asiatiques.pour que les belligérants ne viennent pas rappeler sur place les exploits d'antan de I'amiral Dewey.\u2014A New-York, l\u2019affaire financière de la eompa gnie d'assurance l'Equitable.entre dans une phase très grave.On s'attend À des arrestations sens tionneiles pour détournement de fonds.\u2014À St Pétersbourg les nihilistes terrorisent I'n ristocratie.Même, quelques jeunes filles de la plis haute société, des aristocrates, se sont jointes à cux et sont devenues des adeptes de la propagande par le fait.C'est ainsi que Mlle Trépaff.nièce du go verneur général de St Pétershourg a.dans un but politique, essayé de tuer son oncle.INTERIEUR \u2014 Le lieutenant-gouverneur « notre province est actuellement malade, il est pr» bable qu'il ne pourra occuper son siège à la ré ouverture du parlement le 25 avri! pr: chain.\u2014Notre conseil de ville s'occupe avec beaucoup de sagesse du numérotage convenable des immeubles de Montréal.Ce n'est vraiment pas trop to.on commençait à ne plus rien comprendre à notre arithmétique urbaine.\u2014ÀA son tour.Québec xeut banqueter l'honorable M.Gouin premier ministre de cette province.Tre nouvelle gerbe de beaux discours est en préparr tion à cet effet.\u2014Un nouveau cas d'infidélité vient d'être décon- vert à l'hôtel des Postes de Montréal.Comme toujours, c\u2019est une lettre contenant de l'argent qui cause la perte d'un malheureux.Il est peut-être temps que notre législature empêche tout envoi de fonds sous pli non recommandé.\u2014XNos fabricants de beurre feront bien de prendre note que : sur les marchés anglais.les produits des beurreries néo-zélandaises sont plus appréciés que ceux du Canada.\u2014À St Anselme, comté de Dorchester, vient de mourir l'honorable M.Audet.conseiller légis'atit.et ancien député.La fin de cet homme de bien cause d\u2019unanimes regrets dans la région qu'il ha bitait.\u2014On a abandonné le projet d'une ligne enna- dienne.subventionnée.qui devait faire le service entre l'Ouest Canadien et le Mexique.2 Avril \u2014 ETRANGER \u2014 M.Motono, nm hassadeur du Japon à Paris, proteste offi ciellement aupris du gouvernement francais contre la violation des eaux de la Cochinchine fran: çaise par la flotte de l\u2019amiral Rojestvensky.D\u2019après les lois françaises, M.Delcassé prétend que son pays est dans son droit et, à cet effet, il donne des explica tions qui semblent devoir éviter aX tout:s complications.Pendant 5/ que, dun moment à l'autre où s'attend à un combat naval entre Japonais et Russes, en Mand #.M.Fdouard VII chourie, les Nippons toujours plus actifs, essaient une fois de plus d'envelopper l\u2019armée en retraite du général Liniévitch.\u2014On ne sait plus à l\u2019heure qu'il est, si oui, ou non, la flotte russe est mouillée au large de la baic de Camranh.C\u2019est étonnant comme les dépêches finissent par embrouiller les situations !es plus simples.\u2014Dans les Balkans, il se produit une effervescence qui n\u2019est pas sans donner des inquiétudes au monde diplomatique européen.\u2014Telle un point d'interrogation, la question du Maroc demeure pleine d\u2019imprévu quant aux relations futures entre la France ct l\u2019Allemagne.} > le (ECHOS DE LA SENININE) \u2014A la suite d'ennuis administratifs survenus dans le monde militaire des Indes, lord Kitchener «et à la veille d'offrir au gouvernement sa démis sion de commandant en chef des forces indouca.INTERIEUR \u2014 La saison de la navigation doit s'ouvrir d'un moment à l'autre sur le St Laurent.A Carouge la débâcle a commencé, Le brise-glace \u201cMontealm\u2019 cat en parfait état et demain termi nera aa croisière en arrivant à Québec.\u2014le vapeur \u201cNeptune\u201d du gouvernement cana dien a reeu l'ordre de partir vers le nord, avec une nouvelle expédition qui se rendra à la baie d'Hud son.\u2014Cette année le nombre des passagers qui, à lue casion de Pâques ont été transportés par nos chemins de fer est de beaucoup plus considéralle que de coutume.b.< faner.aties de feu le Chevalier Francois MOA Lars jue?\u2014 Les rues de Montréal ont êté tellement calom uiées AU sujet de leur malpropreté, que le maire de notre métropole est obligé de déclarer qu'elles sont aussi propres que celles de New-York et de Phi! delphie.\u2014Tandis que j'écris, il neige comme en décembre ; c\u2019est à croire que le printemps se repent À nous avoir souri trop tôt.Fort heureusement bon soleil de mai viendra bientôt nous réchauffer M Avril \u2014 ETRANGER \u2014 Dans les Balkans les massacres recommencent.Avec appréhension l\u2019Europe s'attend à la sempiternelle guerre de prin temps en ces parages.\u2014A New-York on déclare contagieuse l'épidémie de méningite cerebro-spinale.\u2014Grand émoi à Salt Lake.Utah ! Le grand ch-f de l'église Mormonne «st accusé de ne pas vivre =- lon les règles de la purété morale la plus scrup:- leuse.\u2014Au parlement français, M.Delcassé, fait en ce moment ressortir les récentes et déloyales visées de l'empereur d'Allemagne._.a sat im nt Le: couvent de Ste-Geneviese, avant cancendie.\u2014La question du sucre vient de rentrer dans unc nouvelle phase aux Etats-Unis.L'impôt perçu par le gouvernement américain sur cette denrée aui- mentaire est apparemment trop élevé.\u2014De ce temps-ci, dans l'Indiana, les adeptes du tabac n'ont pas beau jeu.À Indianapolis, on ar- réte les personnes qui fument dans la rue.Plu- sicurs d'entre clles ont été condamnées de 825.00 à 840.00 pour avoir enfreint la récente loi concernant l\u2019usage du tabac.Heureusement que l\u2019Amérique cst un pays libre ! 1] y a peut-être chance de voir mieux bientôt.INTERIEUR \u2014 Il est dit que les désastres font série.Notre population n'avait pas encore cessé de parler de la catastrophe survenue ces jours der riers, a Ste Anne de la Pocatière, qu'un nouvenu malheur frappe un autre de nos districts ru \u2018x.Hier, le couvent de Ste Geneviève n été com Album Universel, & anni 1905, monde plètement détruit par le feu.Une religieuse, huit enfants et quatre vieilles femmes ont été brûlées Jans cet incendie.La consternation est générale.\u2014Hior aussi, mourait en notre ville le chevalier Larocque.Né à Montréal en 1845, le défunt jouis sait de l'estime ot du respect général, Ancien zounve pontifieal, jadis, il fit héroïquement le coup de feu pour la bonne cause.Des funérailles imposantes \u201clui seront faites, auxquelles assisteront un déta chement de notre milice, et de nombreux amis le la famille du chevalier qui disparaît de In scène de ve monde.24 Avril ETRANGER \u2014 @ Rome prétend que le successeur du révérend père Martin, général À des Jésuites, sera où un Améri- | cain oun un Allemand.M.Deleassé qui réellement svait offert sa démission, la retire dans l'intérét de ln paix mondiale, = M.Guilhuone 1 De Saïgon, on annonce une batuille navale en tre les deux flottes des belhigérants.Hier, Je la colonie française, on aurait entendu au large de côtes lu grande voix du canon.INTERIEUR \u2014 La saison de la navigation va nadienne est définitivement ouverte, et le premier paquebot transatlantique de cette année est atten du dans notre pert.Jas vétérans canadiens dos campagne de 1sa6 et 1870 demandent au gouvernement des econees sions de terre, comme récompense des services qu'ils ont rendus, Samedi, l'honorable M.Gouin a reçu en audience ces anciens militaires.\u2014Au Manitoba l'agitation politique se continue, «t on parle couramment de la crise concernant ln question des écoles de cette région.C'est à cette date que M.Lomer Gouin, pre mier ministre de la province de Québec sera fêté ans sa capitale.25 Avril \u2014 ETRANGER La flotte russe a quétté les côtes de !a Coehinchine et se dirige vers le nord.- Malgré les crises marocaine et franco-jap + naise, le parlement français a levé ses séances jus qu'au 15 mai.\u2014Le monde artistique est flatté de ce que le gou vernement français vient de décorer de In Légoin d'Honneur la célèbre cantatrice Adelina Patti.À cette aceasion, il est à noter: que depuis fort long temps, cette artiste hors ligne a prodigué ron tr lent en faveur d'oeuvres de chariré \u2014A Milwaukee.Etats-Unis.est actuellement sous verrous, Frank Buzelow, président de la Banque Nationale de cette ville, Ce panvre homme n eu la faiblesse de détourner un million et demi de dollars sur lea fonds de l'institution qu'il contrôlai*.\u2014La Cour Suprême des Etats-Unis vient de détruire par nne décision les prétentions des associations ouvrières américaines, Ce jugement fern sensation car il déclare comme non constitution nelle la loi ouvrière de l'état de New-York.INTERIEUR Hier soir au Monument Natio al de Montréal, Paderewski à remporté un succès \u201cnorme devant des mi'liees de personnes, Ce grand virtuose à tiré de son piano des effets merveilleux.l'en faits pour enthousiasmer l'assistance qui a le rare bonheur de les entendre.A Ste Geneviève, une école sera construite à la place du couvent qu'a détruit le terrible ineen dis que nous avons signalé.Tes cours seront re pris prochainement.- Le 24 s'éteignait à Québec, entouré de sa famil le, M, J.P.Tardivel, directeur-propriétaire de la \u201cVérité.La mort de ce publi- 3 ciate, homme de bien très connn, cause de vifs et unanimes regrets dans notre monde canadien-fran- Cais, 26 Avril \u2014 ETRANGER - Il appert des manoeuvres du Kaiser Allemand que celui-ci ne chercherait ni plus ni moins qu\u2019une guerre européenne.A son avis, et sur ses conseils, ln Russie se serait tellement affaiblie, que l'Allemagne aurait maintenant toutes les chances d'écraser la France.\u2014Une fois de plus, on annonce que le momen\u2018 approche de la décisive bataille navale asiatique.\u2014La grande duchesse Serge implore la clémence du tsar en faveur de l\u2019assassin de so\u201d mari.Il cat douteux que scs démarches parviennent à sauver ln tête du condamné.A Paris, il se fait beaucoup de bruit au sujet Fun tout petit complot contre In République.TOUCHE A TOUT.Le Pres, Rooseselt Nd atten Album Universel, 6 mai 1905.Au pays du Matin calme ON lecteurs se souviennent peut-être dos pu- ges que cette revue a publiées au sujet de la guerre russo-japunaise, et, dont les notes prises sur los licux mémes, nous étaient udrussées à intervalles aasez réguliers, par Mon: sicur À.Dufresne.Ce montréalais, est, nous l\u2019avons dit, depuis de longs mois, le correspondant attitré de l\u2019Album Universel en Extréme-Orient, reste en être autrement, étant données les exigen- cos de la guerre, très moderne, qu'ont entreprise les sujets du Mikado, Dire que la Coréo w'est révoltée contre le joug qui lui imposent ses puissants voisins, scrait inexact, Au début de l\u2019occupation armée japonaise, Séoul à montré quelque inquiétude, mais bientôt le calme s'est rétabli.Aussi bien, comment câût-il pu en être autrement ?Qu'aurait pu faire l'empereur du pays du Matin-calme, avec son corps d'archers maladroits et apathiques, - contre los superbes di- Visions de son puis- sunt cousin lu Japon ; La pussivité officielle $ lu plus absolue à donc suivi de près les vie- \u2018 toires remportées par les petits jaunes contre les Russes.A l'heure ou l'auteur de ces lignes les écrit, on ne se doute- Les autres (les belliqueuses) représentent la fusillade de quelques Coréens, exécutés par les Japonais pour avoir voulu trahir ces derniers.N\u2019empêche, qu\u2019aux premiers jours du printemps, parmi les vergers qui bourgeonnent, au long des rues étrunges, des blancs, font parfois de délicieuses promenades en \u201cpousse-pousse\u201d.C\u2019est beau de vivre quand tant d'autres meurent ! rait pas, cn Corée, Une seance de Dlanchissage cn Core Très documenté sur les gens et las choses de cet te lointaine contrée notre correspondant vient de nous faire parvenir des photographies et des impressions personnelles concernant la Corée.No33 nous faisons un pluisir de les offrir à nos lecteurs: Jusqu'au début de la présente grande guerr-.rares étaient les personnes qui su faisaient une idée, même re- lntivement exacte, de ce qu\u2019est la Corée, autrement dit: Le pays du Matin calme.On savnit que la Corée était un empire indépendant de PA- sie orientale, au nord-est de l'empire chinois, séparé par le fleuve Ya jou, de ça source à son embouchure, des provinces mandehoues de Ghirin et du Lino Toung.Au nord la Corée, on ne lignorait pas non plus.était limitrophe de la province sibérienne de Vladivostock, En somme, on connaissait exis tenee de cette péninsule qui de puis un peu plus d'un an, fait tant parler d'été.Mais, de an population il n'était guèrs question, les géographes ia disaient adonnée à l'agricultu- qu\u2019une lutte terrible est engagée à quelques cents milles de là, Lutte dont la Corée même, et une grande partie de la Mandchourie sont l'enjeu.A Séoul, et duns ses environs, où ont été prises les photographies ci-jointes, le peuple vaque à ses occupations journalières avec le même calme asiatique dont les populations de ce pays jouissaient 1l Chaqpellerie careenne Ceci suppose que les bruits de la guerre entre Occidentaux et Orientaux, parviennent jusque dans ce calme pays.Rien n\u2019est plus vrai.Depuis que les généraux russes se sont fait battre à qui mieux mieux, les Japonais dont la nature est tout d\u2019expansion (sans jeu de mot) et de vantardise, ne se lassez.t pas de clamer leurs succès aux oreilles de qui peut les entendre.C'est, un en conviendra, de bonne politique.Et, si, com- tout le monde le pense ici, les Russes perdent cette guerre.les travaux de conquête et de pacification des pays qui vont passer sous le drapeau du Soleil Levant, seront terminés pres que simultanément, Déja les Nippons, avec une célérité surprenante, établissent des vuies ferrées importantes en Corée et en Mand- chourie, et y installent les télégraphes avec et sans fil, ainsi que le téléphone.Les indige- nes sunt bien un peu surpris de ce chambardement fait par les ordres de l'autorité militaire des vainqueurs, mais il es rq lui accordaient des moeurs bizarres et c'était tout.Seuls quelques missionnaires ou des explorateurs s'y étaient aventure.D'eux, les européens tenaient des deseri;- tions fidèles mais hélas ! trop courtes, où il était question de pratiques exotiques fort surprenantes.Or, depuis le début de la présente guerre les portes de la Corée se sont ouvertes devant les étrangers, Car, si, virtuellement, l'empire Coréen n'exis- A sconl M.\\.Dufresne se promener pottsse es voiturettes, Visot vis de la porte « vneu ns Met ant Tai, est soë at Henry Faller, be distingcufrorrespondant nrilitaire anericain.correspondant quei ait assiste UN operations de La guerre russo-gaponitse.v a cing cents ans.Cependant, il serait inexact de dire que la quiétude dans les districts ruraux est parfaite.Nul n\u2019en ignore, les Japonais sillonnent la Corée de nouvelles voies ferrées sti :tégi- ques.Ce qui, on en conviendra, ne laisse pas que de causer quelques soucis aux généraux du tsar.De là, une foule wapsse, Notre dessin de represente confortablement assis dans ne de I won habitation.Le promeneur gui, dans laanenie posture, se Trouve facile de voir que les Orientaux se plient facilement aux innovations apportées par la civilisation, qand elles le sont par des fils de l'Extrême-Orient, dont la puissance ne fait plus de doute pour personne.Une particularité qui montre bien l'esprit pratique d\u2019entreprise, d'audace et de détermination de Nippons, c'est l'installation de maîtres d'école japonais en Corée.Ce faisant, ils veulent sans doute M.Fuller est le premier d'eapions indigènes, qui pour gagner une prime d'information, n'hésitiut pas à risquer leur tête.tout à fait 3 l'orientale.Que, si l'on on deutait, Jos photographies qui accompagnent te texte de ces brèves Notes, prises sur place, pourraient en faire foi.Les unes (des pa cifiques) représentent une chapellerie de Séoul, où de patients ouvriers cou- Espions corcens fasilles pur tes Japonai- te plus que de nom, les Japonais s\u2019en étant cmparés dès la bataille mémorable de la Ya-lou ; c\u2019est précisément cette invasion nipponne qui a ouvert au commerce mondial un nouveau débouché dans la péunisule dont il est question.Il ne pouvait, du fectionnent les immenses couvry chefs en paille, que l'on sait ; et une séance de blanchissage dans un ruisseau de la banlieue de lu capitale.On ne 8%- tonnera pas de ce blanchissage en masse, quand on apprendra (si on ne le sait déjà) que les Coréens on deuil shabillent en blanc! Les Nippons constatent La mort des indigenes qu'ils viennent de passer par les armes montrer que leur conquête de la péninsule coréenne est définitive.Dans l'avenir, le souverain de Séoul, ne serait done ni plus ni moins qu'un vas: sal du Mikado.Et, l\u2019histoire le dira quand cette guerre très meurtrière aura pris fin. \u2014 UUS, quand nous étions enfants, nous avons lu avec intérêt le récit des aventures extraordinaires du marin anglais, Alexandre Selkirk, alias Robinson Crusoé, qu'a immortalisé Daniel de Foë.Grande était alors notre sympathie pour le pauvre exilé, qu'accablait l\u2019adversité.Nous avions hâte de savoir comment il pourrait vivre sur son ile.comment il pourrait lutter victorieusement contre les éléments, les bêtes sauvages et les cannibales.Mais, comme Robinson était un homme courageux, qu'il avait déjà été soumis à de rudes é,reuves, dans son métier de marin, nous avions confiance en son ingéniosité.Or, combien plus émus n\u2019aurions-nous pas été, si l'habile et génial auteur anglais eût remplacé son héros par une héroïne Ÿ À jamais nous nous serions demandé si celle-ci aurait eu le courage de faire face à d'aussi terribles malheurs.A une telle question l'histoire répond par l'affirmative, puisque, sur les côtes de notre Canada, il y aura bientôt quatre cents ans, une Française a surmonté tous les obstacles d'une situation analogue à celle de Robinson Crusoë.Si vous le voulez bien, je vais transcrire quelques pages de son histoire, telles qu'un mien oncle, de Sorel, avait accoutumé de la raconter, quand j'étais gamin.Je ne garantis pas que tous les détails en soient d'une exactitude absolue.la mémoire me faisant défaut, et mun parent ayant souvent remarqué que les documents où il avait puisé le thème de sa narration étaient, il l'avouait, tant soit peu vagues.Il n'en est pas moins vrai, cependant, que Marguerite Roberval a vécu sur une île inhabitée, et qu'elle y a souffert, très approximativement de la façon dont va nous le dire mon vieil oncle, à qui je cède la parole: En 1540, l\u2019Europe commençait à s'habituer au bruit du canon.François ler et Charies-Quint étaient en guerre: ils se disputaient le Milanais.Et, comme le monarque français aimait à guerroyer, on comprend qu'il ne donnât que peu d'attention aux besoins de ses nouvelles colonies d\u2019Amérique.En vain, le capitaine malouin Jacques Cartier faisait-il appel à la sollicitude de son souverain, en faveur du jeune établissement d\u2019Hoche! ga.Fort oesup\u201c à rompre des lances, ie plus grand des Valois ne l\u2019écoutait guère.Ce ne fut qu\u2019après la tréve de Nice, que le roi de France daigna écouter son illustre sujet, et lui confier une nouvelle expédition de découvertes.En même temps, il nommait François de la Roque, Sieur de Roberval, Vice-roi des terres françaises de l\u2019Amérique du Nord.Ce gentilhomme, ayant apporté quelque retard à terminer ses préparatifs de départ, Cartier ne crut pas devoir l\u2019attendre.TI] quitta la France au printemps de 1541.Quant au vice-roi, il fit voile de La Rochelle, le 16 avril 1542.La flottille qu\u2019il commandait se composait de trois grandes C'araques, à bord desquelles il avait embarqué deux cents et quelques passagers, hommes et femmes.Puur la plupart, ces futurs colons avaient été retirés des prisons de Sa Majesté de France; ce qui n\u2019était guère louable, si réellement on comptait aider à la prospérité de la colonie d'Hochelaga, où on lrs menait.Fort heureusement, l\u2019insuccès que ces gens rencontrèrent à Charles-Bourg-Royal, décida Cartier à les rapatrier à son quatrième voyage.Parmi ceux des siens qui le suivaient en Amérique, Roberval avait une nièce du nom de Marguerite.C'était \u2018alors une jeune femme charmante, âgée d\u2019une vingtaine d'années, et que son père, mort à la bataille de Pavie, avait confiée au futur Marguerite de Roberval (Nouvelle historique canadienne) vice-roi.le 7 juin, les navires de l'expédition ar rivèrent à Terre-Neuve.Ils y trouvèrent ceux de Cartier, qui, peu satisfait de son voyage, retournait en France.C'est à ce moment, que se produisit l'événement tragique qui perpétuvra la mémoire de la couru- geuse Marguerite de Roberval.Un soir, comme on approchait de terre, Margue rite, qui était d\u2019une nature honnête et franche, livra a son oncle un secret qu'elle se sentait inen- pable de garder plus longtemps.En peu de mots, elle lui apprit qu'aimant un gentilhomme de vu- leur, elle l'avait épousé clandestinement avant de quitter La Rochelle, et que son époux n'était autre que Raoul D'Ermonville, avec qui Roberval aimait à deviser dès le début de la traversée.Sans vouloir se rendre à la raison, la colère du vice-roi ne connut plus de bornes, quand il eut en- Un des exploits cynegetiques de Marguerite de Roberval tendu la fin de cette naïve et touchante confession.Malgré les plus grandes supplications, malgré son appel à la clémence vice-royale, Marguerite dut se sournettre à la volonté despotique de son oncle, non sans de pénibles appréhensions.Des ordres inflexibles ayant été donnés, une embarcation fut mise à la mer, au point du jour suivant.Elle emportait vers une île déserte, aise à trente lieues du continent, Marguerite, son épous: et Bastienne, la vieille et fidèle gouvernante de ln marquise d\u2019Ermonville.Car, ces deux personnes qui depuis des mois n'avaient cessé de témoigner la plus grande affection à la jeune femme.eurent la magnanimité de ne point la quitter au moment d\u2019un châtiment provoqué en commun.Grâce à la bienveillance des marins, que tant d'infortune attendrissnit, les abandonnés atterrirent avec quelques provisions et quelques armes.Par la suite, ces loups de mer ne parlèrent de leur pénible mission qu\u2019en termes touchants, donnant à l\u2019île tragique des côtes d\u2019Amérique, le nom d'île à Nbum Universel, 6 mai 1905.lu Demoiselle.D'une assez grande superficie, cette ile était, à l'époque, des plus inhospitalières.Nombreux furent les malheurs, les privations et les dangers que Marguerite cunnut sur son nouveau * domaine \u201d, comme l'avait appelé Roberval, en lui faisant de la main un dernier et cynique geste d'adieu.Débarquée en juillet 1542 sur l'île à la Demoiselle, pendant quelque temps, malgré la dureté de la vie matérielle qu'elle y menait, Marguerite connut le bonheur.L'amour donnait de l'espérance aux époux exilés, et, le soir venu, sous une tente enfu- née, (les maringouins étaient très communs en ces lieux), Bastienne consolait ses jeunes amis et leur donnait de sages conseils.Hélas! l'automne venu, le malheur accabla la pauvre Marguerite de Roberval.Comme, par une froide matinée de novembre, la neige commençait à tomber, Raoul d\u2019Ermonville se sentit défaillir Un mal subit le terrassait.Trois jours après, il rendait l'âme, dans les bras de son épouse éplorée.Peu de jours après, l'infortunée Bastienne, que l'âge et les fatigues avaient accablée, mourait aussi, et Marguerite se trouvait désormais seule, sur l'ile fatale, où toutes sortes de fauves mirent chaque jour sa vie cn danger.Alors commença pour la nièce de Roberval une existence peut-être unique dans les annales de l'histoire.Minée par le chagrin, la jeune femme priait sur la tombe qu'elle avait creusée 1x chers tmorts, et chassait ou péchait pour s'alimenter.Etant sur un perpétuel qui-vive, c'est à peine si elle dormait, de crainte des bètes sauvages, qui, depuis qu'elle était seule, s'enhardissaient au point de l'attaquer en plein jour.Cependant, Marguerite était devenue très habile à se servir d\u2019une arquebuse à mèche, et tuait avec cette arme les ours énormes, qui étaient nombreux sur son ile.Un jour, elle eu tua deux presque coup sur coup, et se servit de leur peau pour s'en vétir, car 'hiver était venu dans toute sa rigueur, et les habits de notre héroïne étaient en loques.Plus de deux ans s'étaient ainsi écou- 1°.L'exilée était devenue méconnaissa- hle.Toujours belle, elle donnait l'illusion d'une de ces divinités scandinaves, que les naïfs enfants des fjords évoquent et que leur imagination drape des plus riches pelleteries, Déjà la provision de silex et d\u2019amadou de l'infortunée maîtresse de l'ile à la Demmiselle commençait à s'épuiser.Triste, elle voyait venir le jour où il ne lui serait plus possible de faire du feu ; car elle ignorait le procédé des indiens, \u2018ayant pas vécu sur le nouveau continent.Mais, la Providence veilluit.Les épreuves de la noble veuve allaient prendre fin.Un jour, qu'après avoir allumé un feu dans l'espoir d'attirer un navire vera la côte, elle alluit se livrer & la chasse, elle vit une barque de pécheurs de \u201cbacallaïo\u201d qui se dirigeait vers son fle.Quelques moments après, Marguerite était entourée de compatriotes, pécheurs Terre-Neuviens, qui n\u2019en croyaient pas leurs yeux.Sur la demande de madarne d'Ermonville, ceux-ci emportdrent en France lea restes mortels du marquis et ceux de la fidèle Bastienne.De retour dans sa patrie, Marguerite, tout aussi digne d\u2019admiration, sinon plus, que le Robinson anglais, alla vivre en retraite au fond du Périgord.Su vie fut désormais des plus paisibles.Elle redoutait encore le ressentiment de son oncle, qui, étant retourné en France, guerroyait auprès dn roi.Attristée par les vicissitudes de sa carridre malheureuse, Marguerite vécut jusqu'à un Âge avancé ; narrant parfois son horrible déportation dans l\u2019île à la Demoiselle, où étaient morts les deux êtres qu\u2019elle aima le plus au monde.L.CHATEAU. Album Universel, 6 mai 190 37 \\ es - ae \u2014 \u2014_\u2014\u2014 N \\ ~\u2014 OU'T est dans la joie, c\u2019est le ref , tour du prin- Ls temps: les prés verdissent, les arbres reprennent leur parure ; f les petits oiseaux chantent dans les buissons ; mille 7 fleurs s\u2019épanouissent et en- \u201c7.baument l\u2019air de leur par fum, et, d'accord avec lu A nature, l'Eglise, enivrée des gloires de la Résurrection de son véleste lpoux qu\u2019elle vient \u2018e célébrer, semble ne plus avoir qu'un mot sur les lèvres, un mot du Ciel plus encore que de la terre: Al leluia ! * » + Nous aussi, enfants de l'Eglise, laissons notre \u201coeur s'ouvrir au bonheur; que la joie soit notre hymne de reconnaissance pour tous les bienfaits de Dieu.Comme ces oiseaux infatigables qui gazouillent nuit et jour et bénissent à leur façon, sans jamais se lasser, Celui qui les a créés, louons, bénissons notre créateur.Durant les quarante jours qui s\u2019écoulent entre la Résurrection et l'Ascension, partageons AT + - = 6 - temas de Ma = Fie ¢\u20ac on s\u2019est réellement trouvé plus libre, plus paisible, plus simple.Marie, enfant de Joachim et de sainte Anne, cou- sacrée à Dieu par ses pieux parents, fut conduite au temple à l\u2019âge de quatre ans.Onze ans plus tard, l'archange Gabriel annonçait à la sainte Vierge qu'Elle serait la Mère de -Dieu.Modele des enfunts, modèle parfait des mères, Marie [Immaculée, après l\u2019Ascension du Sauveur, son divin Fils, vécut encore une douzaine d'années, Elle expira à Jérusalem, à l\u2019âge d'environ soixante ans.Dieu permit que les apôtres, dispersés dans les différentes parties du monde, pour annoncer l'Evangile, se trouvassent réunis à Jérusalem, à l'exception de Thomas.Jésus-Christ, son divin Fils, y vint aussi, et il porta l'âme de sa sainte Mère dans le ciel.Les anges descendirent sur la terre et ils l\u2019accoimpagnèrent, avec le Seigneur, au séjour des bienheurcux, en célébrant ses louanges.Ies apôtres virent les envoyés vélestes, et furent ravis de leurs chants harmonieux.Lors done que Marie eut cessé de vivre, les apôtres prirent ses saintes dépouilles et les apportèrent dans le jardin de Gethsemani, où le Christ avait eu une sueur de sang; ils y entrèrent avee un saint respeet et une profonde vénération, C'est Te m 10i AW Le Mois de la Sainte Vierge de marbre blanc d\u2019une grande largeur; huit lampes y brûlent continuellement.* + » Daus toutes les parties du monde, de nombreux et magnifiques sanctuaites, élevés par la piété des fidèles, proclament bien haut et .proclameront jusqu\u2019à la consommation des siècles, les vertus, les gloires et la puissance de la Très-Sainte Vierge, Mère Immaculée du Sauveur.Mais en aucun temps, peut-être, la dévotion à Marie ne fut plus touchante qu\u2019au Moyen-Âge.Ecoutez cette légende : C'est une fleur mystique, éclose dans le parterre de Marie.si brillant et si beau.Elle a pour titre : Les petits -onliers d'or de la Madone.Au siècle de saint François d'Assise et de saint Louis, vivait dans la partie des vieilles Gaules qui s'est appelée l\u2019Alsace, un bon et doux chrétien que l\u2019on avait surnommé le Ménétrier de la Vierge.La foule, quand il sortait de l\u2019église, lui faisait cortège pour l'entendre.Or, il arriva qu\u2019en devenant vieux, le ménétrier fut réduit à un entier dénûment.Un jour qu'il cheminait vers Strasbourg, il rencontra sur sa route une petite église : la joie qu'éprouvèrent les apôtres et les premiers disciples, en revoyant leur divin Maître apparaître si souvent au milieu d'eux, victorieux de la mort du tombeau.(\u201cest le mois de Marie.Quel sujet de bonheur pour nous, catholiques, à cette époque de l\u2019année, que de consa- erer le beau mois de mai à la Reine du Ciel ! M était juste de choisir parmi tous les mois, le plus idéal, le plus frais, le plus virginal dans sa parure printanière, pour Voffrir à la Vierge Immaculée.Rivalisons de zèle pour témoigner notre amour et notre dévotion à la Reine des anges, durant tous les jours de ce mois, Ornons sa statue et son autel de bouquets, de guiriandes, car toutes ces marques d'affection envers la Mère de Dieu nous nttireront les bénédietions du Ciel en abondance.Parmi les dons que nous offrirons à la Vierge Immaculée, soyons persuadés qu'il n'y en a pas qui lui soit plus agréable que la pridre, et surtout la pridre bien faite, Dans la nature, nous remarquons des centaines de fleurs différentes: il y en a de grandes, il y en a de petites; les Unes sont sans parfum, les autres, au contraire, exhalent une odeur suave.Ces fleurs, si différentes les unes des autres, sont l'image des prières que nous offrons à Marie.Les ines sout toutes petites et cependant pleines de charme; ce sont nos prières dun instant: un mot, une phrase, un regard, ce qu'on appelle des oraisons jaculatoires.D'autres fleurs sont plus grandes, ce sont nos prières plus longues et plus LEPOUSE MYSTIQUE d'apres un tableau de Catherine Weakes.il y entra selon sa coutume, et voyant sur l'autel une statue de Marie richement couronnée, il lui adressa une prière fervente; puis, s\u2019accompagnant de {pe Fr.Mondanités La liste des événements mondains est peu char- gle, en cette saison.Le carème vient à scientifique, ni théâtrale, ni littéraire.\u201d Si poussé au noir qu\u2019il soit, ce tableau ne manque pas d\u2019exactitude.Et la même personne conclut en demandant qui lui enseignera le moyen de donner un peu plus d'aisance, un peu plus d'aplomb à ses visiteuses, afin que ses jours de réception ne soient plus une corvée, mais un plaisir pour toutes.Le moyen de mettre un peu d'animation dans votre salon, madame, c\u2019est de donner vous-même courageusement l\u2019exemple.Le vrai chic, la vraie élégance, en toute chose, c'est d'être simple dans ses manières, de rester soi: même.Si les visiteuses n\u2019osent pas bouger, c\u2019est souvent parce que la maîtresse de maison n\u2019ose pas les mettre à leur aise, en se plaçant vis-à-vis d'elles sur un pied de familiarité enjouée; et cela me paraît surtout plus nécessaire dans les salons où, comme vous le faites remarquer, les conversations sont plus | difficiles à soutenir, par suite de l\u2019absence de sujets intéressants.Donc, n'hésitez pas.On ne risque jamais de paraître manquer d\u2019éducation tant qu\u2019on ne heurte pas les bienséances.L\u2019aisance, la simplicité des manières sont toujours appréciées, même de ceux qui ne les possèdent pas.Donnez le signal de l\u2019entrain, en rompant avec toutes les traditions surannées de monotonie, et vos amies ne tarderont pas À vous approuver.Peut-être auront-elles un moment d\u2019hésitation, mais enfin, elles y viendront peu à peu; et vous aurez pris l'initiative d\u2019une très heureuse réforme.Et puis, si l'on a l\u2019air de s\u2019en offusquer, dites bien que c\u2019est la mode de la ville, et que c\u2019est écrit dans les livres; ça, voyez-vous, c\u2019est un argument toujours décisif.-\u2014 \u2018 ee #d = 1; sf = crese ; \u2014-\u2014 \u2014 » za.> $11 lamente asgai 126) CI v 4 rt T\u2014 ( islesso te mp ) La ' \u2014_\u2014 = A \u2018 To d A crese.pp 48 2° Tempo I (ded) or PP od J \u2014 N__7 =A cresc -d a#® tds 7 N 4 pp Tranquillamente assai: N bebe 4 \\ >| \u2014 \u2014 fa) cre vs > demain 4 f PP EN ); - Le Fa Rae RON N ON 22 \\ fa FRA § N# 4 dé, Vu = A Fé & A RS > - aE J snl pt fh a NF q LA A 4 + ol g 89 4 \\ S > >.Al % oR LA) RX (4, 7 174 UN £ as Nv Tas Encora meno vivo PP v == ) ta.tébdd \u2014\u2014\u2014\u2014 pp ST FO) \u201cmar roe ARAN NASA A Og Album Universel, 6 mai 1905 Le Serment du Corsaire t LE RETOUR DES HARDIS CORSAIRES Depuis quatre jours la ville de Saint-Malo s\u2019abandonnait & une joyeuse effervescence.Les habitants comptaient les heures qui se devaient écouler avant que les officiers et les mutelots du \u201c Neptune \u201d pussent descendre À terre.1e bâtiment ayant été signalé dans le port, parents, amis, négociants, fonctionnaires, teneurs de trvernes, hôtesses de mariniers commencèrent à se poser des questions multiples.«æ \u201c Neptune \u201d amenait à sa remorque un beau navire anglais capturé dans le voisinage des Indes; il pouvait contenir de l\u2019ivoire, des épices rarcs, des orfèvreries précieuses.Quel mouvement la vente de cette cargaison jetterait dans les négociations commerciales! Avec quelle joie les parents, les amis accepteraient un souvenir de cette campagne glorieuse.Vive Dieu! il n'y avait que les corsaires malouins pour se montrer si habiles et si braves! Saint-Malo était alors la tête de la Bretagne : sentinelle vigilante, ceinte de son armure de pierre, inattaquable dans sa cuirasse de granit, reine des mers i la puissance prépondérante, faisant de chacun de ses matelots l'égal d'un capitaine, remuant les millions comme on faisait des écus dans les autres villes, brillante guerrière, folle parfois, aventureuse jusqu\u2019à la témérité.Ah! la grande et bonne ville! et combien ses fils avaient raison de l\u2019aimer ! Il n'aurait pas fallu, par exemple, lui vanter les douceurs de la paix, et tenter d'en faire une cité tranquillement endormie au hurlement de ses vagues.Sans la guerre, Saint-Malo cut été ruinée.Elle vivait dans la bataille comme la salamandre au scin des flammes.Elle ne récoltait ni blé, ni vin, ne tondait pas de moutons, ne tissait point de toile: elle déaaignait les manufactures, et tirait tout de son vaste empire: la mer.Là elle régnait.redoutant une seule ennemie avec laquelle elle se maurait, altière et le plus souvent victorieusr, fidèle à sa haine héréditire contre les léopards.Plus de cent caboteurs de la cité corsaire sill mnaient incessamment les mers, portant à leur bord les produits de la Bretagne et de la Normandie, les échan- reant contre les raretés des Indes, les porcelaines merveilleuses, les tissus lamés d'argent, les épices, l\u2019ivoire, les armes de prix.Ses l\u2019erreneuviens rén- lisaient des pêches miraculeuses.Tout enfant de Saint-Malo avait le droit, s\u2019il possédait un coeur intrépide et un bras vaillant, de compter sur la gloire et sur la fortune.On v vivait pour la course ct par la course.L'arrivée d'une prise constituait un événement.On ne parlait plus d\u2019autre chose.Aussi, à peine l\u2019apparition du \u201c Neptune \u201d eut- «Île été signalée que la population fut en mouve- me:t.A mesure qu'il approchait, trainint dans son sillage le bâtiment anglais, l'enthousiasme grandissait parmi la foule.Encore unc victoire i ajouter à celles des Malouins! Encore un nom de vaillant corsaire à joindre à tant de noms célèbres.Parmi ceux qui se pressaient sur les quais se trouvaient aussi des femmes anxieuses, des mères tremblantes.Le mari, le fils revenait-il?Les dangers des batailles sont terribles! Sans doute ces âmes tendres avaient promis plus d\u2019un pèlerinage à Saint-Jouan, mais Dicu les avait-il exaucées?Les enfants s\u2019agitaient dans leurs bras ou couraient en avant.Le pèrel le père! Mais hélas! on ne verrait point encore le matelot.Ne fallait- point que l\u2019amirauté rempiît son devoir Ÿ Quand on vit sortir les officiers chargés de monter à bord de la prise, afin de s'assurer que les scellés avaient été apposés, puis recevoir les documents et les papiers du bord, on les salun d\u2019un formidable cri de joie.[a nuit arracha difficilement les curieux à ln contemplation des navires.Pendant trois jours encore on ne songea plus à autre chose.Ie quatrième, l\u2019impatience et l\u2019allégresse re changérent en délire.De tous côtés on voyait arriver des charrettes pavoisées garnies de branches d'arbres et de bouquets.Tes sons des violons s\u2019entendaient dans les guin- PAR RAOUL DE NAVERY guettes.De la porte do chaque cabaret s\u2019ouvrant sur le quai arrivaient par bouffées des odeurs de cuisines grasses.On apercevait de grands feux flambants devant lesquels tournaient trois rangs de broches chargées de poulets, de canards, de dindong, le tout placé sous la surveillance d\u2019un petit garçon s\u2019agitant au milieu de l\u2019odorante fumée, prer.ant la sauce dans la lèchefrite, et la faisant retomber sur les poulets blancs et les chapons rebondis.Les filles, les bras nus jusqu\u2019au coude, pétrissaient des pâtisseries, et riaiont à l\u2019avance de la gaieté des convives attendus.Les ménétriers arboraient des rubans à leur chapeau.Des groupes d'hommes graves, armateurs et négociants, se dirigèrent à leur tour vers le pont, avides d\u2019avoir des renseiguements sur les bénéfices réalisés.Deux jeunes gens de belle mine que saluaient les plus riches habitants de Saint-Malo, se rendaient en se tenant le bras dans la direction du \u201c Neptune\u201d.C\u2019étaient MM.Louis et Jean de la Barbinais, pressés de revoir leur frère, capitaine du navire amarré au quai, et qui avait l\u2019honneur et la chance de ramener un vaisseau anglais à Saint-Malo.La joie éclatait sur leurs visages, une joie franche, vraiment fraternelle.Chacun d\u2019eux prenait sa part du bonheur de Pierre de la Barbinais.Ces jeunes gens ne tardèrent point à être rejoints par un vieillard d'aspect étrange plus encore qu\u2019effrayant.Les enfants l'appelaient par dérision le capitaine Carcasse, oubliant que ses infirmités rappelaient soit une rencontre glorieuse, soit un terrible abordage où il avait joué le premier rôle.Le capitaine Carcasse comptait soixante ans, mais on lui en eût donné bien davantage.Chacun des coups reçus avait laissé une balafre sur son visage, une cicatrice sur son corps.Grand et sec, le teint bistré, le regard brillant encore sous des sourcils fendus de coups de sabre, il semblait le type absolu de ces géants de la mer, effroi des nations voisines, dont le nom se rattachait aux pages héroi- ques de l\u2019histoire de sa ville natale; pour ses contemporains il était une célébrité; pour les enfants, il tenait déjà du personnage légendaire.Ils ne croyaient point l\u2019offenser en l\u2019appelant le \u201c capitaine Carcasse \u201d.De fait, le brave marin ne pouvait se vanter de garder un seul membre intact.Les baïonnettes avaient troué sa poitrine ; les sabres et yatagans tailladé ses bras.Un coup de crosse de mousquet endommagea si fortement sa mâchoire droite qu'il gardait sur la face une sorte de sourire perpétuel et féroce.Sa jambe gauche, trouée de deux balles, se roidissait comme une jambe de bois; et le capitaine s\u2019étonnait souvent de l\u2019avoir encore à son service, tant le chirurgien qui le soignait au temps où il reçut cette blessure, lui répéta de fois qu'une amputation était imminente.Une lance de sauvage lui avait fait au côté une déchirure profonde; dans les chairs de l\u2019épaule gauche on comptait trois trous de biscaïens.Deux doigts lui manquaient à une main.Vraiment oui, c\u2019était une vieille carcasse! semblable à un navire las de la course, vingt fois dématé, battu par l\u2019orage, mais robuste encore, et ne plaisantant pas, mordieu! quand on parlait des faits de guerre auxquels il avait assisté.Jérôme Albris, premier-né d\u2019une nombreuse famille, aima la mer dès qu\u2019il fut capable de sentir un attrait, de manifester une préférence.Il refusa l'instruction classique révée par son père, et s'embarqua un beau matin pour revenir quatre mois après, mal guéri d\u2019une première blessure, mais comblé d'éloges par son capitaine.De ce moment on cessa de s'opposer à sa vocation.Il multiplia les prodiges, dépensa gaiement les milliers de livres ramassées sur toutes les côtes et dans toutes les mers, et, parvenu À la vieillesse, riche de souvenirs, il ne connaissait point de plus douce jouissance que de voir arriver les grands vaisseaux, de se mêler à la foule avide de revoir les absents, de s\u2019asseoir à une table où il était certain d\u2019entendre raconter avec une simplicité antique des faits d\u2019armes glorieux.T1 tirait bien, par ci, par là, l\u2019oreille d\u2019un enfant lui jetant au milieu d\u2019un éclat de rire ce nom de \u201c capitaine vieille Carcasse \u201d, mais il finissait toujours par joindre à cette manifestation de mécontentement le don de quelques pièces de monnaie, et les enfants, ôtant leurs bonnets, criaient à pleins poumons : \u2014Vive le capitaine Carcasse! Sur le pont des armateurs, qu\u2019il contribua à enrichir, les marins ayant servi sous ses ordres, les officiers, les chirurgiens qu\u2019il avait eus À son bord, le saluaient avec une courtoisie mélée de déférence.On écoutait ses récits, on les provoquait même, et Jérôme Albris, le \u201c capitaine Carcasse \u201d, retrouvait de véritables moments de bonheur.\u2014Eh bien! fit-il en s\u2019approchant des deux frères la Barbinais, vous voilà heureux, jeunes gens! Pierre revient! Et comment rentre-t-il dans la cité des Corsaires, en y amenant un avire anglais! Moi qui ai connu ces joies-là, je sais ce qu\u2019elles valent.S'il aimait l\u2019argent, je pourrais lui prédire à l\u2019avance un gros gain d\u2019or sur sa prise.Chaque canon sera nayé cinq cents livres par l\u2019Etat, sans parler du navire.Et qui sait s\u2019il ne renferme pas parmi ses marchandises les lingots d\u2019or et d\u2019argent que Saint- Mulo expédie par charretées à l\u2019hôtel des Monnaies de Paris.M.Colbert sera content! En voilà un qui aime la Course, et honore notre ville! Grâce à lui nous avons notre Compagnie des Indes! Son rêve est de la voir prendre un essor plus rapide, et donner des résultats plus fructueux encore.M.Colvert peut se rassurer, les Malouins, qui furent les premiers navigateurs nssez intelligents pour fonaur des comptoirs à Calieut, Surate, Macao et Pondichéry, ne demandaient qu\u2019à étendre et à voir fructifier leurs conquêtes.Moi qui vous parle, j'ai conduit vingt navires au Chili et au Pérou.La guere ne m\u2019arrétait point, mordieu! J\u2019aimais l\u2019o- Jeur de la poudre et le bruit du canon! Ma supré- mo joie était de donner ordre de jeter les grappins d\u2019abordage, et, je n\u2019aurais permis à personne de sauter le premier sur le pont du navire ennemi! Cela me rajeunit de voir un pareil mouvement dans les rues, d\u2019entendre cette musique endiablée, et d'assister à ec retour de matelots grisés de gloire, le coeur chaviré de joie, prêts à courir des bordées en grand, et à semer l\u2019or gonflant leurs poches! \u2014Capitaine Albris, demanda Jean de la Barbi- nais, voulez-vous nous faire le plaisir de dîner avec nous Ÿ \u2014 Merci, mes enfants ; ce soir je serais de trop au milieu de vos effusions de famille.Ne dites pas non, je me souviens.Mais demain, j'accepterai une place à votre table.Pierre me racontera la prise du bâtiment anglais! Oh! le brave enfant! Il y a vingt ans, je le disais déjà à votre mère: Celui-là fera honneur à Saint-Malo! Vous le voyez, je ne me suis pas trompé.En ce moment les officiers de l\u2019amirauté traversèrent la passerelle, allant du navire au quai; leur présence fut saluée par de grans cris.Un moment après, un groupe de matelots étrangers formant l\u2019équipage de la prise, parut à son tour.Ces hommes avaient la tête basse, et la contenance humiliée.Quelques-uns un bandeau sur le front, le bras en écharpe ou s\u2019aidant de béquilles, jetaient un morne regard sur les habitants de la cité corsaire.Mais les vrais braves sont incapables d\u2019une cruauté inutile.Nul ne songea à lancer une insulte à ceux qui, «près s\u2019être battus.avnient dû céder à Ventrai.nante valeur des Malouins.On vit même des matelots du \u201c Neptune \u201d prendre par le brus un marin ennemi, et l\u2019entraîner, soit du côté des cabarets, dont les clartés illuminaient la rue, soit vers les charrettes pavoisées dans lesquelles les corsaires comptaient faire triomphalement le tour de la ville.Il régnait dans cette foule, composée d'éléments divers, une exubérence de vie, un paroxysme de joie impossibles à peindre.Ivresse de mères retrouvant sains et saufs les fils pour lesquels elles avaient prié; bruyant bonheur des soeurs et des frères s'accrochant aux bras du marin, et lui faisant promettre de conter ses aventures à la veillée ; tendresse timide des fiancées, en revoyant celui qui devait les conduire à l\u2019autel; félicité fière des jeunes femmes, poussant les petits dans les bras du père, et lui persuadant qu'il devait prendre le chemin de la maison, au lieu de se diriger vers le cabaret de l\u2019Ancre-d\u2019Or, tenu par la mère Cachalot, une fière femme, veuve d\u2019un Terreneuvien, qui, sur la fin de sa vie, s\u2019était fait baleinier. + 11 faut avouer qu'en dépit de lu sstisfucuou qué- prouvaicut les matelots du * Neptune \u201d à retrouver les objets de leur affection, quelque chose les poussait à l'Ancre-d'Ur.ls éprouvaient en retrouvant le plancher des vaches une sorw de folie et de vertige; mieux valait mille fois entrainer chez la cabaretière iuères, femmes, fiancées, que de rentrer dans les petits logis de Saint-Malo.N avait-ou pas vouru assez de duugers, simass¢ assez d argent, et subi durant tant de mois lu duie discipline du bord, pour uvoir le droit de chanter, de boire, de crier, de danser au sou d une musique «adiablce ( Vive Dieu! les méuetriers jouaient déjà.Ah! c'est qu'ils culnaissgient les habitudes dus corsaires, cb suVaient qu'une fois à terre, le vrai Matausin S.ule cprouve l\u2019uupérieux besoin de cvusir des bordées d'un autre genre.Los airs du pays sounuient come des funfarcs, à l'angle des rues, les enfants dansaieut; les coiffures des jeunes filles se pavois.rient de ruvaus.J'as une fête n'égalait à Saint-Malo celle d'un retour de corsaires valugueurs, Après la wuusique, les murins, li parenté et les aus, vengieut les curieux, certains qu'on reupli.a.t ct viderait des pichets à leur sauté.La gloire sem- Llait frateruelle dans cete bienbeureuse journée.L'aigeut ue teuait pas au fond des poches, tous les doigts bralaient de le jeter a tort et a travers en ripailles, cu bals, en cadeaux.La Course avait duré près de cing mois, ne fallait-il pas un dédo:nmage- went à ces braves# Jamais ils ne le 16vèrent si fastueux et si complet.Quelques-uus dunuaient le tun, et menaieut le branle de cette foule eu délire.C'étaient les principaux matelots du Neptune \u201d, ceux dont les exploits, la gaieté, les aventures faisaient le plus honneur à l'équipage.D'abord Malu-le-Brave qui, pour sa part, avait abattu trois têtes de Turcs, et portait, ies jours d'abordage, les sabres des mécréunts.Sorte d'athlete au tint de bronze, à la chevelure crépue comme celle d'uu nègie, à la voix tormidaule, il était la ului:e du gailiard d'avant.ll eût assom.aié un bueuf d'un coup de puing, et svulevé une ba:rique à bias teudus.Une reine des côtes africaines lui ayant demandé de régner sur ses peuples, il refusa, déclarant que lu côte d'Ivuire toute entière ne valait pas le pont du * Neptune \u201d et un hamac au fund de sa coque.Ce détail, connu de tuut l'équipage, ne contribua pas peu à sa popularité.Aussi, quaud il déclara prendre sous su protection un gringalet de fifre, appelé Yvounet, cancun s'einpressa de respecter l\u2019orphelin, qui jouait dus airs à faire pleurer, et charmait les longues heures du quart des matelots.Aussi il fallait vuir la tendres-e ct le respect d'Yvonnet pour le maguanime colosse.ll se füt battu contre un requin sur un signe de Malo-le- Brave.Et cependant, le pauvret n'avait pas choisi son état.Demeuré seul et sans autre appui qu\u2019un oncle avare, il s'éveilla un matin dans la cule d'un navire en marche.Son oncle Fléchard l'avait tout simplement embarqué sans lui demander son cou- sentement.ll comptait alors onze ans, C\u2019était un être chétif, aux yeux bleus, aux cheveux blonds, aux maina délicates, peu faites pour suisir les amarres et nouer les durs filins.On le battit pour lui up- prendre la manoeuvre, on le battit pour lui faire aimer son état; rien n\u2019y fit; il demeura rebelle à l'instruction du bord, et déclara qu'il souhaitait ne seule chose, mourir sous les coups du chat à neuf queues qu\u2019on levait incessam:nent sur lui.Une nuit que Malo-le-Brave, l'assommeur de Turcs, était de quart, il entendit tout à coup s\u2019élever à quelques pas un air si plaintif et si tendre qu\u2019il lui sembla respirer un bouquet d'ajones d\u2019or ct sentir passer sur sa joue une brise du pays natal.Yvonuet, qui ne pleurait plus quand on le battait, coufiait ses duuleurs à sn instrument, et improvisait pour les étoiles.Cette musique dura longtemps, jusqu'à ce que le patira du bord manquât de souffle, et que les matelots de l'autre quart vinssent remplacer leurs camarades.Alors Malo passa près d'Yvonnet.\u2014T'u as dune un grand chagrin, @irç n?\u2014Je ne sais pas si c'est du chagrin; mais cela me poigne le cocur et mc donne envie de mourir.À quoi suis-je bon?À rien, paraît-il.Suis-je comme les auties?Non! Chacun de vous a décidé de sa carrière, tandis qu\u2019un mauvais parent me jeta à fond de cale comme un ballot.Je sais bien que je manque de force pour devenir un marin fini.Cepen- aut, je ne me se: 8 ni méchant ni lâche.On aurait dû m\u2019ép'ouver dav.ntage avant de me condamuer.\u2014Il y a peut-étre du vrai dans ce que tu dis la, Yvonnet.; \u2014Vous qui êtes grand, qui êtes fort, vous pourriez me protèger contre les autres; qui sait si je ne vous ferais pas honneur?\u2014Toi \u2014Tout comme un autre.Essayez-en! cela ne vous coûtera pas cher.-M obéiras-tu, à moi! \u2014Quand j'en aurai la force.l'est bon! j'eusaierai.Le lenaemain Malo déclara qu\u2019il entendait qu'à l'avenir on se montrât plus doux pour Yvouuet.kt comme une graude risée s'éleva à cette parole, il ajout: que quiconque \u2019attaquerait à l'eniant le blesscrait, et que ses poings restaient au se: vice de qui voudrait tenter une batuille en règle, soit au foret, soit à la lutte ordinaire.On piit cette bru- vade po.r u.e p aisa.terie; n.a.8 Malu ne viait pas.II appu,a sa deécimon d'un tel coup de poing appuyé sur lu mächuire d\u2019un entêté que celui-ci erachu trois deuts.mis endonnnigea fortement un des yeux de Mulo l.-Lrave.- la mrrison.Vos papas, vos mamans, chers amis, ne manqueront pas de trouver dans cette revue essentiellement canadienne.et spécir- lement créée pour eux, pour vous, ample matière à lire nvec intérêt et dont les il- Justracions artistiques parfaites feront sûrement les délices des grands et des petits.* Amuser les enfants, \u2014- a dit quelque part un écrivain, \u2014 est une tâche très délicate.D\u2019abord, il faut les bien connaître: et re souvenir qu\u2019en somme, \u20ac» sont de * petits hommes\u201d.Surtout, pas d- pièze, pas de contrainte déguisée, pis de dissimulation, Pour eux, il faut disposer d\u2019une gaivté naturelle et saine, d\u2019une imagination mesurée dans sa fantaisie, d'une observation pénétrante, enfin, d'un tuct sûr.\u201d J'ajoute: 11 faut les aimer.i De toutes ces précieuses qualités, il en est une que je revendique tout particulié- rement (et dont découlent toutes les autres), c'est la dernière.Oh! pour celle là, chers petits amis, comptez sur moi.P.G.Maître Malin et le Père La Réplique Maître Malin.\u2014 Je suppuse que tu as seulement un canard et une marmite, dans une Île déserte; comment mettrais-tu lu poule au pot?\u2019 .Le Père La Réplique.\u2014 Je ferai peur à mon canard, mais grand'peur, là! et quand il aura la chair de.poule, le tour sera fuit ! Muître Malin.\u2014 Très bien; mais voyona, puisque tu es cuisinier, quand ta * vieille \u201d va au marché, comment ferais-tu la soupe avec un vaisseau?Le Père La Réplique.\u2014 Oh! pour cela, il faut un procédé particulier; retiens-le bien, voici: on prend le navire quand il échoue ! Maître Malin.\u2014 Quand il est chou! ça y est, parfait, épatant\u2026 le Père La Réplique.\u2014 Mais à mon tour, maître: Pourrais-tu faire aboyer un chat ?Maître Malin.\u2014 Très facilement, men cher; mets une tasse de luit devant un chat, s\u2019il a soif, il la boiera.Le Père La Réplique.\u2014 Il aboiera ! C\u2019est trop fort, il anit tout! Il faut cependant que je voie si tu es au bout de ton esprit.Voyons, j'ai semé des pommes de terre dans mon jardin, sais-tu ce qui est venu ?Mattre Malin.\u2014 Voilà une belle question! il est venu des pommes de terre.À nos Petits Amis Te Père La Réplique.\u2014 Point du tout ; il eat venu des cochons qui Jes ont man- .Mattre Malin.\u2014 Tu m\u2019as mis dedans, malin, À mon tour; sais-tu une bonne manière d'attraper les pies?Le Père La Réplique.\u2014 T1 y à plusieurs manibres: les Incets, la glu.Maître Malin, \u2014 Vieux moyens, mon cher; je meta, moi, un fromage dans mon jardin, un fromage À la pie.L'oiseau vient et mange le fromage ; le lendemain.nou- venu fromage, nouveau régal: la pie s'y habivue: le troisidme jour, je ne mets rien! la pie vient.croyant tronver un fromage: rerviteur, elle est \u201c attrapée \u201d.\u20ac mme tri.Le Père La Réplique s>rrache les cheveux qui lui restent, de désespoir de n'avoir pas deviné.Pour une tranche de jambon Un fils d'Tsnnc.mordu par In faim.entre dans un restaurant.l\u2019occasion, quelque diahle aussi le poussant, il fait les veux doux À un superbe jambon qui trône dans un plat.Sa religion lui defendant de moaneer du pore.le pauvre Juif se demande s\u2019il ne va pas provoquer la colère dy Jehovah: mais il se rassure en faisant le raisonnement suivant: Le Seigneur est bien trop ocen- pé A nourrir les passereaux et À veiller aur les cheveux de nos têtes \u2014 le malheureux était chauve \u2014 pour s'aperrevoir de ce que je vais manger.Ft il prend uve lonre tranche de jambon.A son entrée dans le restaurant, le temps était clair; À sa sortie, le ciel était couvert de nuages: un ouragan terrible passait sur la ville, enlevant les toits et déracinant les arbres.Saisi de frayeur.le fils d\u2019Isanc rebrousse chemin et rentre au restaurant.\u201c Avez-vous déjà vu tant de fracas pour une misérable tranche de jambon?\u201d de- mande-t-il au garçon.amusé.TFLLE MERE, TEL FILS.Vincent faisait depuis longtemps le désespoir de son maître, malgré les supplications, les avertissements et les menaces réitérés de celui-ci.Le bon instituteur.croyant que c'était le seul moyen efficace de corriger le gamin, décida d'inscrire ses fredaines sur le bulletin mensuel de conduite qu'il adressait aux parents de chaque Cleve, Le père de Vincent vit done, en marge du bulletin de son fils, cette note: * Vincent parle beaucoup trop.\u201d Par le retour du courrier, l\u2019instituteur.stupéfait, reçut du père de son élève un billet ainsi concu : \u201cQue diriez-vous donc, monsieur l\u2019instituteur, si vous entendiez sa mère?\u201d Le Conte de la Barbe-Bleue L était une fois un homme qui avait de belles maisons à la ville et à la campagne, de la vaisselle d\u2019or et d\u2019argent, des meubles en broderie et des carrosses Elles n'en voulnient point toutes deux.tout dorés.Mais, par malheur, cet homme avait la barbe bleue: cela le rendait si laid et si terrible, qu\u2019il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuit devant lui.Une de ses voisines, dame de qualité, avait deux filles parfaitement belles.11 lui en demanda une en mariage, en lui laissant le choix de celle qu\u2019elle voulait lui donner.Elles n\u2019en voulaient point toutes deux, et se le renvoyérent l\u2019une À l\u2019autre, ne pouvant se résoudre À prendre un homme qui efit la barbe bleue.Ce qui les dé- gontait encore.cest qu\u2019il avait déjà Anousé plusieurs femmes.et qu\u2019on ne anvait pas ce que ces femmes étaient devenues.La Barbe-Rleue, pour faire connaiîsaance.les mena, avec leur mâre et trois nu nuatre de leurs moillenrea amies.et quelques jen- nes gens du voiainage.À une de sea mani.saone de campagne.oû on demours huit jours entiers.Ce n'était nue promen-den que partien de chnare et de pâche, que danses et festina.que enllatinna: on ne dormait print et on pasanit tonte ln nuit À se faire des mnlicea lex una aux autres: enfin.tout alla ai bien.que In e-dett- commenca À trouver ouo le maître du \u2018ais n'avait plus la harha ai hlene.et nue c'étai: un fort honnête homme.Dan qu'on fu* de retour A la ville, le mariare ne ennelnt, Au bout d\u2019un mois, la Marhe-Mlone dit A sa femme qu'il était obligé de faire un vovage en province.de sfx «emaines au moins, pour une affairs do conafqnence: qu\u2019il la priait de se bien divertir pendant son absence: qu\u2019elle fit venir ses bonnerz fimies: qu\u2019elle les menât à la campagne si elle voulait: que partout elle fit bonne chère.\u201c Voilà, lui dit-il, les clefs des deux grands garde-meubles: voilà celles de la vaisselle d\u2019or et d'argent, qui ne sert pas tous les jours; voila celles de mes coffres- forts, où est mon or et mon argent; celles de mes cassettes.oft sont mes plerreries : et voilà le passe-partout de tous les appartements.Pour cette petite clef-ci.c\u2019est In clef du cabinet du bout de la grande galerie de l'appartement bas: ouvrez tout, allez partout: mais.pour ce petit cabinet, ie vous défends d'y entrer.je vous le défends de telle sorte, que, s\u2019il vous arrive de Pou- vrir.il n\u2019y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère.\u201d Elle promit d\u2019observer exactement tout ce qui lui venait d\u2019être ordonné; et lui.après l\u2019avoir embrassée, monte dans son carrosse et part pour son voyage.Tes voisines et les bonnes amies n\u2019attendirent pas qu\u2019on les envoyAt quérir pour aller chez la jeune mariée.tant elles avaient d'impatience de voir toutes les ri- chessen de sa maison.n\u2019ayant osé y venir pendant que le mari y était.À eause de sa barbe blene, qui leur faisait peur.Tes voilà aussitôt À parcourir les chambres.les cabinets, les garde-robes, toutes plus belles et plus riches les unes que les autres.Flles montdrent ensuite aux garde-meubles.où elles ne nouvalent assez admirer le nombre et la beauté des tanis- series, des lits.des aophas, des cahinets.des guéridons.des tables et des mirofrs on Pon se vovait depuis les pieds jusqu\u2019a la tête, et dont les bordures, les unes de glace, les autres d'argent et de vermeil doré.étaient les plus belles et les plus magnifiques qu\u2019on efit jamais vues: elles ne cesnaient d\u2019exagérer et d\u2019envier le bonheur de leur amie, qui cependant ne se divertissait point À voir toutes ces richesmes, A cause de l\u2019Iimpatience qu\u2019elle avait d\u2019aller ouvrir le cabinet de l\u2019appartement du bas.Elle fut ai pressée de aa curiosité, que.sans considérer qu\u2019il était malhonnête de quitter sa compagnie, elle descendit par un escalier dérohé.et avec tant de précipitation.qu\u2019elle pensa se rompre le cou deux ou trois fois.Ftant arrivée À la porte du enbinet, elle s\u2019y arrêts quelque temps, songeant À la défense que son mari lui avait faite, et considérant qu\u2019il porrrait lui arriver malheur d'avoir été désobéisaante : mais la tentation était si forte qu\u2019elle ne put la surmonter: elle prit donc la petite clef et ouvrit en tremblant In porte du cabinet.D'abord elle ne vit rien.parce que les fenêtres étaient fermées.Apr\\e nuelnues moments, elle commenca À voir que le plancher était tout convert de sanr caillé.dana lequel ae miriiant lea corn de plusieurs femmes mortes.atachées le Inne dre murs: c'étaient toutes lea femmes nve Rarhe-Bilene avait Aporetes.et qu\u2019il avait égorgées line anrñe l\u2019antre.Flle penen mourir de peur, et ln clef du enbfret.qu'elle venaît de retirer de Ia serrure, lui tomba de la main.(A cuivre) Photographie simplifiée Appareils idéals pour Amateurs Dans toutes les dimensions.® PRIX DEPUIS $5.00 a $50.00 Tre D.H.Hogg © 662 et 662) rue Craig MONTREAL Gram-o-phone BERLINER (Lav voix de son tattre) CETTE Machine réalise, au point de vue du rendement, la perfection la plus absolue.\u2014__\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Gram - o - phone Berliner est l\u2019ami des familles, le musicien que chacun veut entendre.4 Notre répertoire de morceaux de chant est des plus complets, DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE Berliner Gram-o-phone Co.of Canada, Ltd.2315, Ste-Catherine, MONTREAL 24 VETEMENTS EN BRODERIE main jouissent d'un: si grande vo gue pour les vêtements extérieurs, tous les points de fantaisie qui jusqu'à présent ornaient la lingerie, agrémenteront avantageusement les robes lavables.Les broderies à la main très fines ne sont pas à la portée de toutes, mais celles qui sont faites À la machine ont été tel'e ment perfectionnées qu\u2019il est parfois d.f- ficile de distinguer les unes dea autres.les volants en broderie psuvent s'obtenir vn plusieurs largeurs: il en est d'as
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