Album universel, 24 avril 1906, mardi 24 avril 1906
[" Montréal, 34 avril 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Mluetré) No 1148 1578 AVIS DE L'ADMINISTRATION Les abonnements partent du ler ou du 15 de chaque mois.Les remises d'argent duivent être faites en inandats-poste, man- duts d\u2019express ou chèques À l\u2019ordre de E.Mackay, Botte postale 758, Montréal, Les manuscrits non insérés ne sont pas rendus.La Moxos IuLveran Album Universel Publié toutes les semaines A Montréal, par E.MACKAY, Editeur-Propriétaire.G.A.NANTEL, Directeur de la Rédaction.1961, RUE STR-CATHERINE Téléphone EST 4415 Coin de la rue St-Urbain PRIX DE LA REVUE Par abonnements: 42.50 par année, 81.85 pour 6 mois, franc de port pour tout le Ce nada, les Etats- Unie Pa l'Alaska, Cuba, le Mexique, les Iles Hawaï et les Iles Philippines.Au numéro: 5 cents.Pour les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements ' 50 par année, ou 18 Trance, = LE CANADA PITTORESQUE.\u2014 La rue Saint-Denis de Montréal, Saint-Denis ot Ontario.) sous la neige de la tempête du 10 avril dernier.Le otre Sa \"| su gl \u2014 * get A, {Cliché Laprés et Lavergne, coin des rues JE al «ve ma Ce 1574 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 \u2014\u2014 pra so \" 3 = \u201d yes / - GE x \"Colonial House Montréal GÿF\u2014 NT 7 Département des envois I par la Poste PRIME OFFERTE Ofire Pour tout achat de 81s.e Un abonnement À l\u2019une S é | tes publications hebdo- p cla \u20ac madaires suivantes: ; | Le Herald, The World Wide, Superbes coupes Witness, \u2018HN.n Le Cultivateur, en verre taillé 8 L P , LJ Le Canad, magnifiquement L\u2019Album Universel.orn ées et de la Pour tout achat de $10., Un abonnement À l\u2019une meilleure qualité, des publications quotidiennes suivantes: ° Le Herald, © Witness, Prix © La Presse, La Patrie, 5 3 5 Le Canada.e Pour tout achat de $15.Un abonnement a la Gazette (quotidienne).{_=\u2014=_\u2014\"} Offre d\u2019une grande prime En outre des 5 pour cent d\u2019escompte donnés sur toute vente au comptant, nous offrons une année d'abonnement à l\u2019un quelconque des journaux dont on lira le titre ci-contre.Cette offre est faite à nos clients ruraux qui achètent chez nous par l\u2019entremise de la poste à concurrence du montant spécifié, pourvu, bien entendu, que pendant l'année précédente ils n\u2019aient pas été abonnés au journal choisi.Liste des Départements Gants, rubans, dentelles, indiennes.menus articles, étoffes à robes noires et de couleurs, cotons, toile, couvertures, châles et mantilles, couvrepieds, articles de mode, fourrures, soies, garnitures de robes, habits pour hommes, tapis, toiles cirées, bonnets pour la cuisine, articles de mode, échantillons de drapeaux, broderies, mousselines, livres et papeteries, articles pour hommes, argenteries, fournitures diverses, bottines, souliers et pantoufles, hardes faites, porcelaines, cristaux, coutellerie, rideaux, jouets, articles de sport, instruments d\u2019optique, appareils électriques, tapisseries, chapeaux et casquettes, images et oeuvres d\u2019art, machines à coudre, confiseries.Echantillons envoyés gratuitement à n'importe quelle adresse, autant que possible ; attention spéciale donnée aux envois par la poste.Henry Morgan & Co.Montréal ETE No No No No No No No No No No No No No TABLE DES MATIERES JANVIER.\u2014 AVRIL 1906 1133, du 6 janvier 1906.\u2014 Les fjords de Norvège.\u2014 L'institution des \" aveugles de Montréal.\u2014 Nouvelles: Le serment d\u2019un Polonais.\u2014 Filles ,et- tres.\u2014 Norwich, Connectiout.\u2014 L'\u2019électricité industrielle au Canada.\u2014 Sport : Les exploits du \u2018champion Sutton.\u2014 Feuilleton : L'Emprise (fin).\u2014 Nouvelle: Jeanne (concours littéraire de l\u2019Album Universel).\u2014 Le mois de Janvier, par C.N.de St Cerneuf.\u2014 Musique: Valse de Chopin, etc, ete, 1134, du 13 janvier 1906, \u2014 Le Kremlin en danger.\u2014 Le diner de Noll des malu- des.\u2014De la filtration des caux de Montréal.\u2014 Uswego: ville historique de l'Etat de New-York.\u2014 Une nouvelle pomme de torre, \u2014 La marée montaute: moeurs indiennes.\u2014 l\u2019age humoristique: le patiuage.\u2014 Sport: le championnat du mou- de de lutte.\u2014 L\u2019'épée d'un savant, par L.Arago.\u2014 Le cri de l'abtme, par U.d'Esparbès.\u2014 Nouvelle: Surprise.\u2014 Feuilletous: Sans Famille, par H.Malot, et Cutherinette.\u2014 Musique: Mille fleurs, polka, par £, 8.King; bête Espagnole, par Ch, Neustedt, etc, etc.! 1135, du ao janvier 1906.\u2014 Au seuil de l'Inde.\u2014 L'lle du Massacre, par Mgr Langevin, archevêque de St Boniface.\u2014 Nouvelle canadienne: La vengeance dus bêtes.\u2014 New-London, Connecticut.\u2014 La descente au Maelstrom.\u2014 Le Lusol, nouvel éclairage À incandescence.\u2014 Page humoristique: Péril jaune.\u2014 Dinalu- gue: La colère.\u2014 Feuilletons: Sans Famille, par lecuor Malot et Catherinette.\u2014 Musique: Toujours ou jamais, valse, par Emile Waldteufel; Pas gymnastique.\u2014 Sport: De la gymnastique dane les écoles.\u2014Nouvelle; Le premier rouge.gorge, (concours littéraire de Album Universel.) \u2014 L'Allemagne au Maroc, etc.1136, du 27 janvier 1906.\u2014 Destruction partielle de l\u2019hôtel Windsor.\u2014 Le pénitencier de Saint-Vincent de Paul.\u2014 La diligence de Deadwood \u2014 Petite étude sur la sténographie.\u2014 Nouvelles, (concours de l\u2019Album Universel) : Le portrait ; Dernier rêve; Dans mon pupitre; Conte de Noël.\u2014 La messe sous la \u2018l'erreur à Paris (double page.) \u2014 L\u2019abolition du Concordat.\u2014 Musique : Chant, Amours d'automne; Au palais d'hiver, mazurka pour piano; Le réveil des troupes fran- vaises en campagne.\u2014 Feuilletons: Sans Famille, par Hector Malot, et Catherinette.\u2014 Poésie: La chapelle, par Edmond Rostand.\u2014 Signatures de souverains.\u2014 Sport: Le salon de l\u2019automobile.1137, du 3 février 1906.\u2014 À la mémoire de l\u2019honorable R.Préfontaine.\u2014 Salem, Mass.\u2014 L\u2019éclairage 3 domicile, au Canada, jadis et aujourd\u2019hui, (double page).\u2014 Nouvelle inédite, écrite pour l\u2019Album Universel : Je cinquième commandement.\u2014 Dans les glaces de la Scandinavie.\u2014 Le mois de février.\u2014 La disparition d\u2019une race humaine: L'arrêt de mort des Yaquis.\u2014 Un homme À la mer.\u2014 Sport : la raquette et le saut à la parche, en hauteur \u2014 Musique: Ma reine, valse, par Bucalossi; Marche de retraite française du XVIII siècle.\u2014 l\u2019age illustrée hors texte: A Montréal, les funérailles de l\u2019honorable R.Préfontaine.\u2014 Feuil- Jetons: Sans Famille, par Hector Malot, et Catherinette, etc, etc.1138, du 10 février 1906.\u2014 Avis.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 Les dernières élections municipales à Montréal.\u2014 L'imbroglio franco-vénézuélien.\u2014 Autriche-Hongrie et Canada.\u2014 L\u2019ossuaire de Ténériffe.\u2014 Poésies: La Rosce, par Fernand Gregh; Le Rêve, par Arsène Vermenouze.\u2014 Nouvelles: Ie huitième enfant, par Louis Veuillot; La méprise des papillons, par Jo.Valle.\u2014 Ce qu\u2019on lit dans les nuages.\u2014 Une transformation merveilleuse.\u2014 Feuilletons : Catherinette; Sans Famille, par Hector Malot.\u2014 Musique: Valse, Coeurs aimants, par d\u2019Albert, ete, etc.1139, du 20 février 1906.\u2014 Planche hors texte: Le Pope Gapone.\u2014 La propriété de l\u2019Album et l\u2019hon.M.Berthiaume.\u2014 Un précieux encouragement: Une lettre de Sa Grandeur Monseigneur de Montréal.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 La page de la tempérance.\u2014 M.Armand Fallières.\u2014 Au confluent des rivières Magog et St François.\u2014 Au pays du froid, les progrès du chauffage.\u2014 Conservatoire de musique et d\u2019élocution.\u2014 Feuilletons: Catherinette; Sans Fumil- le.\u2014 Musique: La fée, polka de salon.\u2014 Pour les jeunes, etc, etc.1140, du 27 février 1906.\u2014 Le magazine.\u2014 Notre Galerie Nationale.\u2014 Chroni que, \u2014 Echos de la semaine.\u2014 La page de la tempérance.\u2014 Sa Sainteté Pie \\ Le Nord et la colonisation.\u2014 Nouvelle: Rêve d'enfant.\u2014 Les plaisirs du Fu West.\u2014 Le sacre de Mgr Bernard.\u2014 Feuilletons: Catherinette; Sans Famille.Musique: Les Sirènes, valse, par FE.Waldteufel.-\u2014 Romance: Ma devise, mu.que de Delmet, paroles de Boukay, ete, ete.1141, du 6 mars 1906.\u2014 Planche hors texte.\u2014 À propos de féminisme.\u2014 Avi.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 La page de la tempérance.\u2014 Sa M: jesté Edouard VII, roi d\u2019Angleterre, \u2014 Notes scientifiques, \u2014 De la création dv- modes.\u2014 Nouvelle: Le baiser, par M.Corday.\u2014 Poésies.\u2014 Une paroisse de lu Métapédia.\u2014 L'amour par fil, nouvelle, par F.de Nion.\u2014 Feuilletons: La guerre noire, par d\u2019Auriac; Sans Famille, par H.Malot.\u2014 Musique: Marche des soldats, par G.Lange.\u2014 Douce rêverie, mazurka; Navajo, (two-step), par M.Gra- cey.\u2014 Dans le monde de la musique.\u2014 Le Courrier de Colette, etc, etc.1142, du 13 mars 1906.\u2014 Planche hors texte.\u2014 Nos Universités.\u2014 Bibliogra phie.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 La page de la tempérance.\u2014 Sa Grandeur Mgr Bruchési, archevêque de Montréal.\u2014 La légende du liseron.\u2014- Poésie: Les étoiles, par J.Lagaillarde.\u2014 À travers la mode.\u2014 Nouvelle : Le rouet, par J.Caruchet.\u2014 Une race qui meurt, par E.Miller.\u2014 Feuilletons : Sans Famille; La guerre noire.\u2014 Musique ; La ronde des saisons, valse par H.Busser; la marche des petits provinciaux.\u2014 Fanatiques et victimes des cartes À jouer.\u2014 Recettes culinaires.\u2014 Le courrier de Colette, etc.etc.1143, du 20 mars 1906.\u2014 Planche hors texte.\u2014 Le Papineau de DeCelles.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 Croisade de la Tempérance.\u2014 Albani, la glorieuse Canadienne.\u2014 Sports d'hiver au Canada.\u2014 Jewett City, Conn.\u2014 À travers la mode, \u2014 Nouvelle, par V.Favet.\u2014 La belle saison et nos voitures.\u2014 Feuilletons: Sans Famille et La guerre noire \u2014 Musique: Mon rêve, valse, par E.Waldteufel.\u2014 Chant: L\u2019épingle d'amour, par Perducet.\u2014 Les serpents et leur venin.\u2014 L\u2019exploit du Long Sault, par E.Miller.\u2014 Dans le monde de la musique.\u2014 Le Rév.abbé O'Leary.\u2014 Courrier de Colette, ete, ete.; .1144, du 27 mars 1906.\u2014 Planche hors texte.\u2014 Instruction et éducation nati nales, \u2014 Pour cinq cents.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 Croisade d- la tempérance.\u2014 Son Excellence lord À.H.G.Grey, gouverneur général du Ca nada.\u2014 La télégraphie sans fil, par H.Simard, prêtre.\u2014 Dingoe Dick, conte du Klondyke.\u2014 Folle chevauchée.\u2014 Feuilletons: Sans Famille; La guerre noire.\u2014 Musique: Petite berceuse, par H.Eymieu; L'étoile du matin, polka.\u2014 Recettes pour la ménagère.\u2014 La chanson des vieux époux, par P.Loti.\u2014 Chronique des théâtres.\u2014 Le hockey.\u2014 Le Courrier de Colette, etc, etc.1145, du 3 avril 1906.\u2014 L\u2019Album Universel aux Etats-Unis.\u2014 Echange amical.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.-\u2014 La croisade de la Tempérance.\u2014 Québec religieux et pittoresque.\u2014 La prédication du Carêôme à Montréal: à Notre- Dame.\u2014 Bourbonnais, Th.\u2014 Le défrichement au Canada.\u2014 L'honneur des Indiens Chocktaws.\u2014 Feuilletons: Sans Famille; La guerre noire, \u2014 Musique : Conte vert, valse lente, par Deutsch.\u2014Dans le monde de la musique.\u2014 Algésiras.1146, du 10 avril 1906.\u2014 Notre Université.\u2014 Chronique.\u2014 Echos de la semaine.\u2014 Croisade de la tempérance.\u2014 Le président Roosevelt.\u2014 Sport.\u2014 A travers la mode.\u2014 La prédication du Carême À Montréal: à la Cathédrale.\u2014 Nouvelle: Bonne Perrette, par René Bazin.\u2014 Petites notes scientifiques.\u2014 Deux feuilletons.\u2014 Musique: Le petit berger, pastorale; La Consolatrice, valse, etc., ste.1147, du 17 avril 1906.\u2014 Une amie de Belgique.\u2014 Bibliographie.\u2014 Son Exce - lence Mgr Donato Sbarnetti.\u2014 Chronique, \u2014 Echos de la semaine, \u2014 Croisade de la Tempérance.\u2014 Monographie de Sainte-Anne de Bellevue.\u2014 La prédication du Carême, par Jean Canadien.\u2014 Le parler canadien, par Lionel Montal.- a fabrication du sucre d\u2019érable au Canada.\u2014 Le paradis des sportsmen.\u2014 = letons: Sans Famille; La guerre noire.\u2014 Musique : Valse triomphale, pas, 2 Wittmann; Marche d\u2019Idomée, par Mozart.\u2014 ouvelle: L\u2019Algue, par E.Lau M Poésie: Le manoir héréditaire, par Irma de Charny.\u2014 Le mois d\u2019avril, par M.C.d\u2019Agrigente, \u2014 Causerie médicale.\u2014 Géographie du jeune age, eto, ete.1148, du 24 avril 1906.\u2014 Parlons français.\u2014 Bibliographie.\u2014 Chroniques Le.Echos de la semaine.\u2014 Croisade de la tempérance.\u2014 Sir Henri-Filréar es Le reau.\u2014 La paroisse de Saint-Eustache, P.Q.\u2014 Feujlletons: Sans Fam ed guerre noire.\u2014 Musique: Chant: Rêves d'avenir, par P.Marinier ; Abe vos.par R.Schumann.\u2014 Petites notes scientifiques.\u2014 Deux pages humoristique \u2014 Courrier de Colette.\u2014 Dans le monde de la musique, etc., etc.Montréal, 24 avril 1906 Atontréal, 24 avril 1908 NOS PAROISSES Nous avons commencé, la semaine dernidre, par su Anne de Bellevue, la description monographi- Jo nos paroieses canadiennes.Cette semaine y - donnons St Eustache, aux sodnes naturelles si p oresques et aux souvenirs historiques ei tou- «| t< Nous nous proposons de publier aussitôt notre documentation sera complétée \u2014 autant st désirable qu\u2019elle le goit pour une revue \u2014 -mographie de l'Islet, puis de Saint-Jérôme, \u201c de Terrebonne, de Berthier en haut, etc.us entendons en faire ainsi des différentes pa- : vs dignes d\u2019intérôt, tant au Canada qu\u2019aux {| -Unia, \u2018 :+ patrons et nos lecteurs en général, qui veu- hien s'intéresser à notre publication et en temps faire valoir par une publicité gratuite atblement efficace puisqu'elle s\u2019entend de la « et de l\u2019image, les avantages naturels de leur \u2018té trouvent danse l'Album un auxiliaire incom- ble, Nous leur sorons infiniment reconnais- - de tout ce qu'ils voudront bien nous adresser ne ducumentation ou photographie, à la condi- .bien entendu, que tel envoi n\u2019implique pas « sivement des articles de réclame particulière, + «soit bien de nature à intéreseer le public sur ! valité qu\u2019il s\u2019agit de faire connaître.LA DIRECTION \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \"ARLONS FRANCAIS qu Q L'étude du parler français au Canada et le tra- v.| d'épuration qui en découle, devait faire l\u2019une 1 prévceupations de l\u2019Album Universel.Nous I\" wna necivns dés le commencement et & nous n\u2019a- vus pu avant la semaine dernière donner suite à vrlessein, la faute ne doit pas nous en être impu- « 1nais bien à des circonstances incontrôlables.L'Album Universel nourrit l\u2019ambition d'être lu vu bon pays français d'Amérique et d\u2019Outre-mer, et p ir cela nous lui voulons un langage aussi soigné que possible.las efforts indéniables ct couronnés d\u2019un sersi- b°- succès dont font preuve les personnes instrui- trs pour corriger leur langage dans le fond comme duis la forme, doivent encourager le journaliste dans da boume voie.C\u2019est par lui que l\u2019on juge du j'urier national et avouons-le sans fausse honte, les « tiques injustes parfois, mais trop méritées en 1.1 des cas dont les Canadiens-français ont été \u201cjet, proviennent des fautes de notre langue verte plutôt que du langage parlé.\u201cla corrigeons-nous \u201d lancé déjà depuis plus de - muante ans par M.Manseau et qui a été contre -zicisme et le yankeisme, le cri de guerre de nos \"vains les plus soucieux de bien parler, devrait \u201ctn même temps qu\u2019une consigne, un cri de ral- \u201cnt pour tous ceux qui tiennent une plume «aise au Canada.ous sommes lus à l'étranger beaucoup plus 4 NH vain peuple ne le pense et d\u2019on serait surpris | réveil qu'évoque dans l\u2019esprit français tout ce \u2018onche à la Nouvelle-France.- journaliste n\u2019a donc pas l\u2019excuse maintes fois née au temps jadis qu\u2019il écrit la langue cana- ne pour des Canadiens, Pour des Canadiens nt le frangais, oui, 4 la bonne heure.-n ne saurait nous empêcher de parler et \u201cre un bon francais, si nous le voulons sérieu- nt, nn, Buics, Lusignan, Fréchette, Clapin, Tar- - Rinfret ont écrit eur le parer français des Res soignés qui se complètent les uns les au- * Bulletin du Parler Français \u201d de Québec que - 16 Saurions trop louer, trop pousser dans nos © =e8 surtout, publie une série d'articles sur no- | \u2014Ngue, son origine, ses emprunts à l\u2019anglais et 4 lien, qui permettra, quand elle sera terminée, \u2018Aer notre langue de telle façon que nous \"8 pas à en rougir an aucune occasion.- Whiversités ne manqueront pas, eans doute, 1 \u2018ôt qu\u2019elles lo pourront, d\u2019inaugurer des cours den parler d'autant plus nécessaires chez nous 4 contrairement à ce qui æ passe en pays pure- lu ! français, nous sommes constamment en lutte \u201cre l\u2019envahissement de l\u2019anglicisme et du \u201cslang\u201d änericain, il es Pret, il nous semble assister à un mouvement de Waction en faveur du bon panier, se faisant sentir dus lee classes dirigeantes auxquelles, surtout, on a l'proché dernièrement de s'exprimer en un mélange de français et d'anglais simplement déplorable.ALBUM UNIVERSEL (Monde Mlustré) No 1148 ,Ç Nous venons apporter notre modeste travail à l'édifice philologique que les Français du Canada ont si précieusement conservé depuis les temps de la conquête et qu\u2019il w\u2019agit de maintenir intect et brillant par une retouche continuelle et des restaurations qu\u2019exigent les circonstances où nous vivons.Notre collaborateur, Lionel Montal, savant professeur de littérature franco-canadienne, a débuté, la semaine dernière, par un article d'introduction au eujet du \u201c Parler canadien \u201d qu\u2019il traitera dans nos colonnes.La connaissance approfondie de cette matière, son style vif et alerte, la note vibrante de patriotisme qu\u2019il sait toucher dans ses écrite, sont la sûre garantie de son succès et du plaisir, mêlé d'inetruction, que nos lecteurs goûteront à ea lec- ure Nous poursuivons fidèlement \u2014 nos lecteurs nous en sauront gré \u2014 la tâche entreprise par l\u2019Album, \u20ac donner aux familles canadiennes, un journal bien canadien, varié dans le ton et dans les matières traitées.Les services divers que nous voulons orga- Niser ne sont pas encore au complet, mais nous ne perdons pas de temps inutilement; aujourd\u2019hui c\u2019est \u201c Le parler canadien \u201d, c\u2019est la monographie Nos paroisses que nous inaugurons.Demain ce sera \u201c La vie des champs \u201d et le chapitre de l\u2019histoire des fondateure du Canada français.Bref, l\u2019Album Universel sera, avant longtemps, l\u2019encyclopédie canadienne qu'aucune famille ne pourra ee dispenser de recevoir, de lire, de relire et de conserver en collection complète comme l\u2019un des articles les plus utiles et les plus agréables de son patrimoine, Notre Galerie Nationale Nous donnons comme frontispice de ce numéro de l\u2019Album Universel, un récent portrait de Sir Henri-Elzéar Taschereau, juge en chef de la Cour Suprême du Canada.Plus de deux pages de ce même numéro, étant consacrées au texte ayant trait à la haute personnalité de Sir Henri-Elzéar Tasche- reau et à ea famille: l\u2019une des plus importantes du Canada.Nous aimons croire que nos lecteurs apprécieront à sa juste valour ce travail documentaire qui peut, à bon droit, croyons-nous, être considéré comme une importante page historique canadienne.Dans le numéro du ler mai 1906, nous aurons le plaisir de publier le portrait de Sa Grandeur Mgr Duhamel, archevéque d\u2019'Ottawa, et de consacrer les notes qu'il convient à cet éminent prince de 1'Egli- se.Puis, le 8 mai, nous donnerons le portrait de Son Excellence Sir Louis A.Jetté, lieutenant-gou- verneur de la province de Québec, et des notes le concernant.Incidemment, dans l\u2019article ayant trait au représentant de Sa Majesté Edouard VII dans notre province, nous parlerons de sa résidence officielle, Spencer-Wood, et en publierons des.photographies très pittoresques, comme l\u2019est du reste toute la banlieue de Québec et de ses environs.Ce faisant, nous sommes assurés de plaire à nos lecteurs, qui, en grand nombre, nous félicitent à propos: et de la galerie nationale et des monographies des paroisses canadiennes que nous publions.Que nos amis en soient persuadés, nous ne négligeons rien pour leur plaire, et pour conserver leur faveur et leur patronage.BIBLIOGRAPHIE \u2014\u2014 Nous nous ferons un devoir de rendre compte des livres, brochures, revues, dont on nous enverra deux exemplaires.\u201cLe Tocsin national\u201d par André Godard.\u2014 Librairie Académique Perrin et Cie, éditeurs, 35, Quai des Grands Augustins, Paris \u2014 Prix : 3 fr.50, C\u2019est dans une série de vibrantes scènes d\u2019histoire et de portraits que M.André Godard recherche, en son nouveau livre, \u201c Le Tocsin national \u201d, une solution aux angoissants problèmes religieux, sociaux et patriotiques de l'heure présente.Les beautés morales du Moyen-âge et ses atrocités sont évoquées, par exemple, dans les chapitres intitulés : \u201c Saint Bernard et la philosophie religieuse \u201d, puis \u201cLes Nuits de Tiffauges \u201d.\u2014 \u201c La Galerie des Glaces \u201d résume les avantages et les inconvénients de la centralisation monarchique.\u201c L\u2019Enigme de Thermidor \u201d jette une lumière très nouvelle sur le véritable rôle de Robespierre.D\u2019autres chapitres s\u2019intitulent: \u201cta Question Sociale \u201d, \u201c l\u2019Imbroglio poli- 1878 tique \u201d, \u201c Où va la France 1\u201d, \u201c La Campagne 6lec- torale en 1908\u201d, Le titre général du volume, \u201cLe Tocsin national \u201d, en résume d\u2019ailleurs la pensée.Donc nul livre n\u2019arrive mieux à son heure, au milieu des incertitudes et des anxiétés de tous les partis, qua cette scrupuleuse enquête sur l\u2019état de la France, présentée sous une forme dramatique et vivante qui entraîne à la fois les consciences graves ct les imaginations enthousiastes.C\u2019est un nouveau et durable succès assuré À l'auteur de \u201c Brigandes \u201d et du \u201c Positivisme chrétien \u201d.* + * Un de nos bons amis de France, qui s\u2019occupe beaucoup du Canada à l\u2019Union Canadienne, auteur d'excellents ouvrages et président du Conseil d\u2019administration de \u201c La Revue Hebdomadaire \u201d, Paris, M.Jean Lionnet nous fait part des offres suivantes en faveur des abonnés de l\u2019Album Universel : \u201c Nous serions disposés à faire à vos lecteurs, s\u2019ils restaient ou devenaient abonnés à votre journal, une remise de cinq francs sur le prix de notre abonnement, ce qui réduirait pour eux à 20 francs au lieu de 25 francs, payables en deux semestres de 10 francs au lieu de 12.50 francs, l\u2019abonnement d\u2019un un à la \u201c Revue Hebdomadaire \u201d.\u201c Vos lecteurs qui désireraient recevoir la \u201c Revue Hebdomadaire \u201d dans ces conditions, bénéficieraient de l\u2019importante prime que nous offrons à nos abonnés et pourraient obtenir \u201c gratuitement pour 26 francs de livres \u201d, choisis parmi les oeuvres de nos meilleurs écrivains.\u201c Nous enverrons auesi très volontiers un numéro spécimen à tous vos lecteurs qui en feront la demande, ainsi que le catalogue des livres que nous offrons en prime, \u201d \u201cLa Revue Hebdomadaire \u201d, fondée en 1892 par la maison Plon, est une des revues françaises qui ont le plus contribué à faire connaître le mouvement des idées de notre pays à l\u2019étranger, puis- qu\u2019elle traite de toutes les actualités sociales, historiques, littéraires et artistiques.Elle est citée dans le Grand Dictionnaire Allemand, comme la seconde revue de France, après la \u201c Revue des Deux Mondes \u201d.Ainsi, sur versement de 20 francs nos abonnés auront une valeur de 51 francs.Est-il plus belle prime que celle-là 1 L'adresse de \u201cLa Revue Hebdomadaire \u201d est : 8 Garancière, 6e, Paris.Pour bénéficier de cette offre, il faudra, en outre du prix d\u2019abonnement réduit, adresser un certificat d\u2019abonnement à l\u2019Album\u2014 tel que dit ci-dessus.* %* + Pour remplacer le petit catéchisme Le \u201c Cosmos\u201d rend compte de l\u2019ouvrage de M.Paul Doumer, \u201c Livre de mes fils \u201d, dont on a voulu faire pas mal de bruit en France et ici.Sûrement, l'intention de l\u2019auteur est bonne, louable, et il faut lui savoir gré de n\u2019avoir pas jeté l\u2019injure à la face de l\u2019Eglise et des fidèles, comme le font la plupart de ses congénères en sectarisme.Voici donc ce qu\u2019en dit notre confrère français : \u201cLe \u201cLivre de mes fils \u201d, dit-il est un \u2018abrégé de morale pratique.C\u2019est une sorte de catéchisme laïque assez développé, qui prône et enseigne les vertus que doit pratiquer un bon citoyen du XXe siècle : aimer le travail, savoir sacrifier ses intérêts à ceux de la patrie, remplir les devoirs de fils, d\u2019époux, de père et de citoyen.Après avoir développé sa thèse, qui, pour n\u2019être ni nouvelle ni exposée d\u2019une façon très originale, n\u2019en reste pas moins d\u2019une grande vérité, l\u2019auteur la résume sous forme d\u2019aphorismes: Sache vouloir.\u2014 Fais ce que dois.\u2014 Sois courageux.Le catéchisme nous donne ces renseignements plus complètement et avec plus d\u2019autorité; surtout il nous apprend nos devoirs envers Dieu, d\u2019où découlent tous les autres, Sachons gré à l\u2019auteur de ce traité morale laïque de l\u2019avoir offert aux jeunes gens ; il prêche la dignité de la vie, conseille la tolérance et exalte le patriotisme.Les nouvelles générations qui n\u2019apprennent pas le catéchisme et qui n\u2019ont pas lu Plutarque ou Epietète ni traduit le \u201c De viris \u201d y trouveront quelque nouveauté.ERRATUM \u2014 Un accident de presse, eurvenu au cours d\u2019un tirage de nuit, fait lire : \u201c d\u2019avenir \u201d, au lieu de Rêves d'avenir, titre de la chanson de Paul Marinier.Nous rectifions cette erreur, pour la gouverne de ceux de nos lecteurs qui la constateraient dans ce numéro, A x ; 1 1576 CHRONIQUE \" Le bill do l\u2019Instruction Publi- En Angleterre que a été adopté par les Communes, en première délibération, après un long débat, las personnages les plus en vue du gouvernement et de l'oppusition ont pris part à ln discussion, la bill est repoussé, à cause d'importants détails, par l'épiscopat catholique qui, d\u2019après les dépêches de la presse associée, serait décidé à le combattre par tous les moyens en son pouvoir, parlementaires et extra-parlementaires.NN.SS.les évêques catholiques du Royaume-Uni 86 réuniraient comme en un concile national pour préparer un plan de campagne à cette intention, sous la présidence du richissime duc de Norfolk que l'on considère, pour son zèle et sa haute situation sociale, comme le chef de ses coréligionnaires.Dans toutes les grandes villes une protestation énergique se fera entendre pour empêcher que le bill ne devienne loi.La hiérarchie catholique est d'ailleurs secondée dans ce mouvement par un nombreux dlergé protestant qui trouve non suffisantes les clauses du projet de loi relatives à l'enseignement religieux dans les écoles, À c propos, M.Walter Runeimann député mi- nistéricl, a déclaré à une assemblée publique que si le lord archevêque de Canterbury se servait de son influen.e à la Chambre des Lords pour faire rejeter le bill, cette Chambre en serait ébranlée jusque dans ses bases et que le DISESTABLISIIMENT deviendrait inévitable, ce qui signifierait quelque chose comme la laïcisation de d'église anglicane ou église d'Etat en Angleterre.Ou peut juger par l'attitude des clergés anglais de la gravité de la situation.parlement en remet cette terrible affaire qu'est, dans tout pays chrétien, la question de l'instruction confessicnualle où se mélent et se heurtent tant de convictions sincères, tant de préjugés invétérés, tant d'intérêts variés et divergents, bien de nature a b uleverser la paix intérieure des populations.Mais la nécessité d'une réforme sérieuse a fini par s'imposer dans la métropole et le gouvernement lihéral 9 WA I Les armoiries de la famille Ta~chereau, Ce travail que l'honorable juge.dans sa préface, qualifie modestement de compilation, accuse une connaissance approfondie des principes du droit criminel anglais qui est le nôtre, et de la procédure suivie dovant les tribunaux de l\u2019Empire qui doit servir de guide à nos praticiens, Le Parlement fédéral venait d'abrogor les statuta vriminels en vigueur dans les provinces confédérées, Lad pter une loi générale applicable à toute la C'onfédération.Cette refonte était la reproduction presque textuelle du Statut impérial de 1S61.qui n'était lui-même qu'une refonte des lois criminelles unglaises antérieures à cette date, Il fallait par « uséquent en étudier les commentaires dans les ouvrages anglais, et en chercher l'application dans \"es précédents disséminés dans leg nombreuses pu blications judiciaires d'Angleterre.Recueillir cos vommentaires et ces précédents et en faire une application judicieuse et méthodique à a loi cana- dicnne, tout en signadant la raison et la portée des divergences, constituait un travail important et né- vessitait des études préalables très séricuses.Cette publication créa toute une sensation dans lea cercles légaux.Un ouvrage sur le droit criminel, écrit dans Ja langue de Shakespeare, par un Cana- dien-frangais! C\u2019était une révélation.La surprise fut grande encore quand on constata que, tonte antipathie de race e\u2019effaçant devant la valeur du travail, les criminalistes les plus compétents du Canada et de l\u2019Angleterre témoignaient de son mérite.Depuis, le juge Taschereau est reconnu comme ln première autorité du pays dans les matières qui relèvent du droft thfminel, Montréal, 24 avril 1906 Neurri de bonne heure de l'étude des interprètes des coutumes et des lois civiles de la France.pénétré de leur méthode qui consiste À rechercher le send de 1a loi dans son origine historique plutôt que dans le sene littéral dee mots, il cst un guide sûr dans d'interprétation des lois de notre l\u2019rovince.L'ABBE ANTOINE-AUGUSTE TASCHEREAU, Mais, fait remarquable, il jouit d'une autorité pros que égale, dans toutes les matières qui relèvent 1: droit étranger.Car il s'est assimilé avec une fac lité étonnante et da procédure anglaise et le drop commun d'Angleterre qui fait le fond de celui dv autres provinces, Et c'est plaisir de l'entendre commenter successivement, en français et en anglais avce une égale pureté et une égale facilité de lan gage, un arrêt d'un tripunal civil de France et .jugement d'une Cour de justice d\u2019Angletorre.L'indépendance d'esprit et de caractère de l'honr- rable juge Taschereau le met & l\u2019abri de tout cu traînement et au-dessus de tout préjugé, I se aie.éclairer mais jamais éblouir ni emporter, et il garde sur le banc le calme et la sérénité d'un magistrat dans son cabinet.Toujours bienveiMant pour l'a cat et plein d'égards pour ses collègues, il rest.I.gentilhomme dont les rapports dans le commu re- extérieur de la vie sont marqués au coin de lu ps parfaite courtoisie.Il jouit, auprès du Barreau de toutes les pr.vin ves, d\u2019une grande popularité et de da confian \u2018a plus absolue, et ses jugements sont acceptés cmny l'expression d'une opinion impartiale, formée en do.hors de toute idée préconçu.Ils sont toujours »: ailleurs nettement motivés et portent la marque ° + esprit rompu à la gymnastique intellectuelle.Au physique, Sir IT.-E.Taschercau est gran droit, d'allure légère et dégagée.Il y a en lui q que chose de vif, tranché et original qui donne à physionomie un caractère absolument personne! 1 en cela son extérieur traduit bien la vivacité, In vo teté ct l'originalité de son esprit.Son maintien.démarche, ses manières, tout chez lui a un cach particulier de distinction qui dénote le gentilhe me de race.Sir Flzéar Taschercau cat doyen de la fucult« «droit de l\u2019université d'Ottawa qui Jui a conféré.1593, le degré de L.LL D.La seigneurie de la Nouvelle-Bauce ou de Sair Marie concédéo à Thomas-Jacques Taschereau, = trisaïeul, en 1734, est aujourd\u2019hui la propriété c.jointe de Sir Henri-Elzéar Tascherean et de - frère Téonce-Edouard.Anclenne chapelle Ste-Anne, à Ste-Marie de la Beauce 1830-180 Sir 1lenri-Elzéar Taschercau a épousé à Saint- Michel de Vaudreuil, le 27 \u2018mai 1857, Marie Antoinette, fille de honorable Robert-Unwin Har- wood, ecigneur de Vaudreuil, et de Marie-Louiec- Josephte Chartier do Lotbinière.Elle ost décédée à Ottawa lo 2 juin 1896, et a été inhumée dans l\u2019église de Vaudreuil le 5.(La suite à la page 1600) \u201ceg Montréal, 24 avril 1008 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 1681 | - === \u2014\u2014 meme \u2014_p_ ! vèrement lo détail de nos toilettes d'intérieur 110 de nos robes de ville.11 n'empêche que nous us bien parfois recevoir quelques renseigue- .sur la façon de confectionner, puignoirs, dée- (3 ct matinées du dernier goût.Les quelques \u2018vs de vêtements de ce genre que nous illus- : en cette page ne sauraient donc manquer \u201cyesser nos aimables lectrices, en train de pré- r sans doute ces robes amples ct confortables \u201con portera pendant de longues matinées à la cugue, l'été venu, y en a quatre genre différents parmi lesquels ourra faire un choix, que l\u2019on pourra aussi mo- y, transformer À sa convenance.a chemisette se portera encore.us les ans, on nous menace de sa disparition, sous ln préeente comme une fantaisie arohi- +o ct, A chaque saison, forte de sa valeur, cle it de sts condres et réapparait à 1108 yeux.C'est pour une fois au moins, nous avons su défen- notre intérêt contre celui des couturiers tou- r- empressés à nous convier à de nouvelles co- \"teries, Ceux-ci sont dans leur droit légitime en vant de nous tenter par mille nouveautés séduites; nous ne faisons que notre devoir en nous endant.Cette fois, nous avons triomphé et la chemisette uposera oncore, nom plus avee une suprématic s conteste, mais seulement toutes les fois que les veuves de notre toilette le demanderont.kt comment pourrions-nous nous en passer?Est- possible qu'à chaque jupe neuve corresponde un \u201care neuf et que nous multipliions ainsi nos cos- nes À toute occasion?Souvent nous allons dans vndroit pulMic: concert, spectacle, réunion, où is savons être serrées, bousculées sans pitié, us mettons volontiers une jupe de velours ou tuffetus déjà fanée qui disparaîtra dans la \u201c'e, et nous réservons nutre cuquetterie pour corsage clair qui accompagnera le visage.De me, si nous allons À pied à une réunion, nous ne i avons porter la jupe claire qui cadrerait avec tre corsage frais.La chemisette est donc absolument pratique et momique, et il est impossible de s'en passer avec tre élégance actuelle.N'oublions pas aussi que, is les tailleurs, jaquettes, boléros, vestes, la che- \u201cvtte genre tailleur est indispensable et cadre rfaîtement avec l'allure correete du costume.l\u2019 ir les chemisettes fantaisie, on abandonne de < cn plus le tissu coton, auquel on préfère les toiles batistes, les linons de fil.d'un prix plus éle- ans doute, mais si agréables à porter! \u201c+ blane cst presque universellement adopté, les uces tendres et douces passant trop facilement b'anchissage.Ces chemisrttes en batiste ou en u blane se plissent devant à l'aide de sept plis x et cing dans le dos; une petite plaque empié- wnt, semblable à celle des chemises d'homme, \u201cit l'épaule.« aucoup de femmes déplorant, et à juste titie let désastreux du col droit empesé sur la peau \u201csu, on a cherché à remplacer ce col carean, et zurnit ces chemisettes d'un col droit en valen- nes soutenu par une armature de baleine; les mets sont également en valenciennes.Le pli 1 du milieu du devant sert de fermeture avec \u201connières et boutons visibles; un jabot en batis- inement plissée avec ourlet à jour ondule du - gnuche du pli, une valenciennes borde ce jabot.te cette fraîche blancheur de la lingerie donne, \u201ctoilette la plus simple, un aspect de fini et de né parfaite.Une ceimture en ruban blanc fixe zer blousant à la taille.\u2018our les chemisettes habillées, on emploie sur- la guipure Bruges, Renaissance, Inando, Clu- vette guipure forme blouse avec jabot de mous- 1 de soie, ou, ce qui est plus fréquent, est dis- en boléro sur de la mousseline de soie.Voici exemple, une chamisette en mousseline de soie iche recouverte d\u2019un boléro en guipure Cluny nant de larges dente; un petit volant plissé en ixsvline de soie corne la chemisette, ondulant au ! des dents; elle est légèrement entr\u2019ouverte de- : : pour laiseer voir la mousseline de soie; des bu \u2018rettes en liberty rose tiennent les deux côtés du \u201cro par un gros bouton ancien encadré d'un meillé en liberty rose ; la manche, en guipure, tmbe en aile soulignée au bord d\u2019un léger plissé, \u201cit une manche bouffante en mouseeline de soie, st bien entendu que la mode ne règle pas aussi serréo au milieu de l\u2019avant-bras par cinq raugs de fronces, arrétant ainsi nettement la manche sur le poignet laissé nu.Le crêpe de Chine, très souple, très modlleux, ee prête bien à la façon chemisette; mais il faut le choisir de belle qualit afin qu\u2019il ne fasse pas chiffon et qu\u2019il présente assez de résistance pour que les garnitures n\u2019écrasent pas dl\u2019étoffe.Pour une blonde fraîche aux yeux clairs, il n\u2019est rien de plus scyant que le crêpe bleu ciel.Ces chemisettes se porteront toujours avec une jupe de tonalité foncée faisant bien ressortir la fraîcheur de l\u2019étoffe.Citons une ravissante chemisetto en crépe de Chine ciel fermant par derrière, faite de groupes de plis massés encadrant des espaces plats; une échanerure carrée laisse voir, dans le haut, un empiècement plat en Irlande; des entre-deux en Irlande bordent, en carré, le bord du décolleté; un ruban de velours blane forme quadrillé sur l\u2019empiècement; un petit noeud de velours blanc fixe chaque ruban; dans le bas, remontant sur Je corsage, des eutre-deux d\u2019Irlande garnissent les espaces plats entre chaque masse du plis s'arrêtant juste au milieu du buste.© ps ae Le dernier gout en fait de matinées, peignoirs et \u201csaut-de-lit.\u201d Manches courtes ballons à plis groupés arrêtées au- dessus du coude par un haut poignet d'Irlande eroi- sillé de velours blanc; petits noeuds de velours à l'extrémité de chaque croisillé.La chemisette de svie claire et fleurie s'accompagne presque toujours du contraste du noir; en satin, en velours, le noir met une piquante note d\u2019élégance dans la monotonie- claire de l\u2019ensemble.Citons cette chemisette en taffetas bleu pastel peint avec devant formant plis ronds; empiècement rond en guipure Cluny cerclé de petits biais en liberty noir, so fermant devant par trois noeuds de liberty noir avec boucle de strass.Trois volants de soie bordent cet empiècement, retombant sur de haut de la manche; celle-ci, demi-longue, est coupée de trois biais de liberty noir, faisant légers bouffants.La ceinture cst en taffetas drapé semblable au corsage, car, plus que jamais.on assortit la ceinture au corsage, ce qui est la façon Ja plus certaine d'allonger In taille.Les longues ou courtes vestes de guipure d'Irlan- do qui ont eu ume ei grande vogue l'été der-\u2019 nier, repareissent eur des jupes de velours unies ou Fim $ de crêpe souple, dans les tons pâles; ces dernières jupes sont très ornementées de volants.Le succès de la guipure d'Irlande a amené la fabrication de la dentelle au \u201ccrochet\u201d, pour laquelle la touture manifeste en ce moment un engouement des plus vifs.La dentelle au crochet diffère de la guipure d\u2019Irlande, qui est elle-même faite au crochet, en ce qu\u2019elle est travaillée en dessins plats, à fils moins serréa, d\u2019un aspect plus rustique, si j'ose m\u2019exprimer ainsi.Mais elle a, par-desgus tout, cet immense avantage que toutes lee femmes un peu habiles dans l\u2019art du crochet peuvent l'exécuter rapidement et à peu de frais.Nos lectrices, qui ont des loisirs, vont pouvoir se confectionner de ravissantes parures, plus ou moins importantes, plus ou moins recherchées, mais qui seront toujours très élégantes, puisqu\u2019elles auront le patronage de la mode en ce moment.Done, pour vous résumer : réapparition des cor- suges dépareillés, des blousettes, et confirmation plus complète de la mode des chemisettes tailleur.Voici encore deux descriptions de nouveaux modèles qui pourront servir de types aux combinaisons des toilettes nécessaires à nos abonnées.Voici d\u2019abord une veste de soie, qui se confectionnera montante ou légèrement décolletée, selon le degré d\u2019élégance que l\u2019on voudra obtenir.Corps en taffetas caméléon blanc, jaune et bleu pâle; le dos ajusté, les devants taillés plus amples et resserrés par des fronces à l\u2019endroit des pinces; basque montée dans le dos avec de gros plis tuyaux.Là-dessus, un écharpe de mousseline de soie bleu pastel est posée en berthe drapée, qui se croise en fichu à la taille.De gros boutons artistiques en strass ou en émail fixent leg bouts du fichu et les plis de la basque.La draperie-berthe est bordée d\u2019un plissé en mousseline pareille ou d\u2019une jolie dentelle, genre Malines ou Alençon.Manches courtes en taffetas avec draperie et plissés de mousseline de soie.Ce même modèle peut être répété en toutes sortes de tissus de soie et orné de dentelle ou de gaze peinte, à la place de la mousseline de soie.Type second: Blousette de mousseline de soie blanche, plissée bijou, recouverte d\u2019un boléro très court en guipure d\u2019Irlande.Au bord de la guipure est posé, en dessous, un galon de ruban lamé d'or et d'argent, avec fleurs de couleurs brodées en relief.Choux de gaze blanche à l\u2019encolure et sur la poitrine, ayant au coeur des b-utons en joaillerie.Manches courtes en guipure sur dessous de mousseline de soie plissée.Volants de mousseline de soie plissée et de guipure.Une ceinture en galon-ruban qui b-rde le boléro, finit le corsage à la taille.Comme on le voit le succès de la blouse ne semble pas près de/finir.Cependant on peut dire sans crainte de se tromper, que les robes complètes jouiront d'une plus grande faveur que celle qu\u2019on Jeur a accordée depuis nombre d\u2019années.\u20ac : 1 L'art de se chausser.Pied menu et cheville fine! C'est tout un art que de savoir se chausser; car il s\u2019agit d'accorder la commodité et la coquetterie, qui ne sont point toujours prêtes à faire bon ménage.Entre la large et plate bottine de l\u2019Anglaise sportive et de soulier- torture de la Chinoise, il y a pour une élégante une juste et bonne mesure à observer.J'imagine que nos actuelles chaussures, un peu allongées, un tantinet larges à la naissance de l'orteil, et pourvues d'honnêtes talons anglais, sur lesquels le corps repose bien d'aplomb, ont précisément assez de finesse et de longueur pour ne pas paraître diagra- ciouses, et une base assez solide pour ne point détruire | équilibre de nos marches.C'est en vaiu que l\u2019on tenta de ressuaciter dernièrement les pervers et pernicieux talons Louis XV.Le bon sens a fait justice de cette fantaisie, o-ndamnée par l\u2019hygiène la plus élémentaire, et que nulle esthétique ne saurait justifier.JACQUELINE.\u2014 bliin Dain oD ZB | 1 i ! ; | 1582 ALBUM UNIVERSEL (Monde Mlustré) No 1148 [=] Moutséul, 34 avril 1900 ~ À HA J \u201cgl YR Dread lage + À Fe alt .& y # (A Léa : ) an] pou\u201d -s MI p 2 CR 1 q Ca À f = J $d wf wise ® Le couvent de St-Eustache.-, auxquels M.Desèves, vicaire de Saint-Eus- « dut une proclamation qu\u2019avait publiée Sir 1 Colborne.aineus par leur conseil, ils abandomnèrent tous amp et s'en retournèreut chez eux, ne laissant u jeune homme au couvent.\u2018autres cependant, venant du Grand Brilé et de +8, les remplacèrent, et pendant plusieurs rs lv eut de quatre à quinze cents hommes, vi- « 1 à discrétion dans le village, mais presque tous - armes, laucoup de familles étaient déjà parties ou par- - tt à tout instant pour Montréal, ou pour les pu- -+s voisines, | bruit s\u2019était répandu plusieurs fois que les «pes paraissaient et ceux qui étaient bien infor- 11 - savaient que les insurgés n\u2019étaient pas assez vornbreux pour résister aux forces qu'ils allaient ir sur les bras.En effet, Sir John Colborne arrivait avee deux ule hommes, huit pièces de canon et une pièce à 1 ckets, \\ l'aspeet de cette colonne d'autant plus imposan- - qu'elle couvrait avec ses bagages plus de deux les de chemin, le plus grand nombre de ceux qui Hotel St-Kustache, tenu par M.A.l'esant, «aient l\u2019attroupement alors réuni et qui pou- \u2018élever à 500 ou 600 hommes, voyant qu'ils s\u2019é- trompés, s\u2019esquivèrent et laissèrent Chénier \"10 à 250 hommes seulement, qui se placèrent l'église, dans le couvent, dans le presbytère et vs Inaisons voisines.Plusieurs n\u2019avaient pas des, ce dont ils se plaignirent à leur chef, qui I \u2018épondit froidement: \u201c Soyez tranquilles, il y \u2018* a de tués et vous prendrez leurs fusils.\u201d troupes cernèrent complètement le village en > sont, et leur artillerie ouvrit son feu.insurgËs y répondirent bravement tant qu\u2019ils \u201cWii des munitions, et obligdrent même une bat- feri.à reculer.ALBUM UNIVERSEL (Monde Hlustré) No 1148 Après une canonnade de deux heures, les volontaires du capitaine Leclerc, le 32ème régiment et leu 1cyaux s'approchèrent et ouvrirent un feu terrible, qui durait depuis quelque temps lorsque l\u2019ordre vint de donner l\u2019assaut.L\u2019incendie se déclarait dans le même temps dans les édifices occupés par les rebelles.La fusillade et les flammes les obligèrent de tout abandonner, excepté l\u2019église, qui fut bientôt cernée à son tour par les troupes et par l\u2019incendie qui approchait.Chénier voulut en vain s\u2019y défendre encore, les flammes, marchant comme un torrent, l\u2019obligèrent d'en sortir, ll réunit alors quelques-uns de ses gens, sauta avec eux par les fenêtres et chercha à se faire jour * parmi les assaillants, mais, à peine arrivé dans le cimetière, il fut atteint par une balle; il tomba et cxpira presque immédiatement.Ce ne fut plus alors qu\u2019une cène de carnage.On ne fit de quartier à personne, et le reste du village fut abandonné au pillage et aux flammes.Lorsqu'on les enterra, on trouva sur plusieurs des tués des balles de pierre dont ils se servaient pour tirer en guise de balles de plomb.Girod, qui avait pris la fuite avant le combat, se voyant sur le point d\u2019être pris quelques jours après par des hommes envoyés après lui, se tua d\u2019un coup de pistolet.Je combat de Saint-Eustache fut le dernier livré à l'insurrection.\u201d Garneau le dit, l\u2019insurrection, dont on nous permettra de ne point discuter la justesse du mobile, était mâtée.Une répression énergique la suivit, nombre de nos pères moururent en liéros chrétiens sur l\u2019échafaud, c\u2019est de l\u2019histoire.Même, c\u2019était pour la commémorer, cette histoire, qu'il y a quelques années, en 1893, et grâce au zèle patriotique de l\u2019Hon.docteur David Mareil, on voulsit élever une statue à Chénier, à Saint-Eusta- che.Pour des raisons particulières que nous n\u2019ap- profondirous pas, ce monument fut érigé à Montréal, où tout le monde peut le voir à l\u2019angle sud- cuest de la Place Viger, le terrain où il s\u2019élève ayant été donné par le conseil-de-ville de Montréal.À l\u2019époque troublée, dont ce monument rappelle le souvenir, le révérend Jacques Paquin était curé de la paroisse de Saint-Eustache, Nous croyons plaire à nos lecteurs eh publiant ci-après la liste complète des curés qui se succédèrent à Saint-Eustache depuis sa fondation.Leurs noms, relevés sur le registre de l\u2019église, se lisent : François Petit, 1768 à 1769; Félix Berry (fondateur), Recollet, 1769-1775 ; Jean-Pierre Davaux- Besson De la Garde, P.S.S., 1775; Antoine Gordon, 8.J., 1775-1776; Alexis Pinet, 1776-1778; Chs.l\u2018rançois Perrault, 1778-1791; Benj.Nicholas Mail- lou, 1791-1810 ; René-Flavien Lajus, 1810; Jean- Laptiste Gatien, 1810-1821 ; Jean-Baptiste Bre- quier-St Pierre, P.S.S., 1821; Jacques .Paquin, 1821-1847; Chs.Champoux, 1847-48; Hippolyte Mo- veau, 1848-1853, mort Grand Vicaire au collège de Montréal; Frédérie-Elphège-Honoré Pelletier, C.8.C., 1853-1855; Léonard-Aimé Desprey, C.S.C.; Ju- lien-Pierre Gatineau, C.S.C., 1855-1860; Louis- ignace Guyon, 1860-1894 ; Calixte Ouimet, 1894- 1900; Joseph-!lerménégilde Cousineau, euré actuel, Le révérend Cousincau, qui dessert actuellement historique paroisse en laquelle nous allons pénétrer pour eu étudier le côté social contemporain, est un de ces ministres du culte dout l'affabilité, la sympathie, la bonté et lu charité chrétienne, imposent le respect et une amicale déférence à tous ceux qui ont l'occasion de l\u2019approcher.Dans son oeuvre sacerdotale, le révérend Cousi- ueau est secondé par M.le vicnire Emmanuel Carr\u2018ère, tout aus-i dévoué aux paroissiens de l\u2019endroit que son supérieur, dont il reflète les belles qualités, Ayant donné une liste des directeurs spirituels de Saint-Eustache, nous nous ferions repreche doublier d> publier celle des chefs prlitiques du comté deg Doux-Montagnes.Comme députés, ce comté a envoyé aux parle- sneuts fédéral et provincial, les distingués législateurs suivants : ° À l'Assemblée Législative de la province de Qué- Luu : De 1830 à 1838, le comté des Deux-Montagncs, formé en 1829 d'une partic.du comté d\u2019York, envoya deux députés: Jacques Labrie, 26 octobre 1830, décédé le 26 octobre 1831.William Henri Scott, du 26 octobre 1830 au 27 mars 1838.Jean-Joseph Girouard, de décembre 1831 au 27 mars 1838.Colin Robertson, du 8 avril 1841, décédé le 3 février 1842.C.John Forbes, du 18 avril 1842 au 23 septembre 1844.William Henri Scott, 12 novembre 1844, décédé lv 19 décembre 1851._ L\u2019hon.Louis-Joseph Papineau, du 9 juillet 1852 au 28 juin 1854.Le oo ro.1588 En 1853, le comté des Deux-Montagnes avait les mêmes limites que de 1841 à 1854, moins la partie qui forme le comté d\u2019Argentouil, et moins aussi l\u2019île Dizard, annexée au comté de Laval.En 1855, on annexa au dit comté les paroisses de Suint-Placide et de Saint-Hermas, détachées du comté d\u2019Argenteuil Le comté des Deux-Montagnes élisait le 21 juillet 1854 M.Jean-Baptiste Daoust, qui fut le député du comté au fédéral jusqu\u2019en juillet 1872 ; il fut de ncuveau élu en mars 1876 jusqu\u2019en décembre 1891.A l\u2019Assemblée législative de la province de Qué- » @ > Le college dos Freres de St-Viateur.bre, l\u2019'Hon.Gédéou Ouimet, du 22 août 1867 au 28 junvier 1876.\u2019 Charles-Louis Champagne, du 3 mars 1876, dé- inissionnaire le 23 septembre 1882, Benjamin Beauchamp, du 21 octobre 1882 au 27 février 1897.Hector Champagne, du 11 mai 1897 & nos jours.Membres de la Chambre des Communes : Comté des Deux-Montagnes: (Un député) de 1867 à 1906.Mêmes limites territoriales que de 1854 à 1807.Jean-Baptiste Daoust, du 22 août 1867 au 8 juillet 1872, Wilfrid Prévost, 22 août 1872 au 14 janvier 1875.Charles-Auguste-Maximilien Globensky, du 26 février 1875; démissionnaire le 11 février 1876.Jean-Baptiste Daoust, du 11 nrars 1876, décédé le 23 décembre 1891.Joseph Girouard, du 27 février 1892 au 24 avril 1896.Joseph-Arthur-Calixte Ethier, du 23 juin 1896 à 10s jours.i Présentement, la paroisse de Saint-Eustach compte un nombre assez considérable de personna- grecs et de familles très connus dans la province de Qnébeec.M, J.an-Bap isto Marincau, l\u2019un des bons chasscurs,de St-Kustache.Nous citerons de mémoire, sans vouloir faire de jaloux, et nous excusant de toute omission involontaire : Le juge Charles Champagne, dont le fils, M.Napoléon Champagne, est juge de la Cour Supérieure a Hull Remarquons, en passant, la louable et flatteuse exception qui nous montre en même temps M.Champagne et son fils, siégeant comme juges de deux districts d\u2019un même pays.(La suite à la page 1604) À \u2014 re mt gw gee Armes \u2014_ am méme mme es a. 1584 La prédication du carême à Montréal CHEZ LES JESUITES DE LA RUE BLEURY La Compagnie de Jésus jouit à bou droit dans le monde catholique d\u2019un très grand prestige.Un peu partout, dans les grandes villes, à Rome et à Paris aussi bien qu\u2019à Montréal, les Pères ont l\u2019art et le talent de grouper dans leurs églises et au pied de leurs chaires des âmes d'élites qu\u2019ils dirigent sûrement dans la voie qui mène à Dieu.Possédant d\u2019ailleurs, dans toutes les branches du savoir humain, des hommes remarqués, ayant fourni aux autels quelques-uns des saints les plus popu- daires, les Pères, par la science autant que par la vertu, sont À \u2019avant-garde des troupes catholiques.Aussi, c\u2019est contre oux d\u2019abord, presque toujours, que les ennemis de l'Eglise, libres-penseurs ou affidés des loges, dirigent leurs attaques.On dit souvent que la morale des Jésuites est large.C est vrai, mais non pas dans le sens où, depuis Pascal, on veut le faire entendre.La doctrine de Jésus et toute de miséricorde et d'amour.Les Jésuites, d\u2019ordinaire très instruits, s\u2019en souviennent dans la pratique.Ce qui pourtant ne leur mérite pas, comme fondées, \u2014 loin de là \u2014 les accusations de laxisme qu'on porte contre eux.* # + Dans la chaire du Gésu à Montréal, cette année comme les années dernières, c\u2019est un jésuite qui prêche la station du carême.Le Révérend Père La- dande, on s'en souvient, a jeté beaucoup d'éclat sur cette chaire de l\u2019église de la rue Bleury.Le Père Schmidt, qui le remplace actuellement, ne le fera certainement pas oublier.Mais il est digne d\u2019oceu- per la même chaire.Après avoir lu nos réflexions sur les prédications des trois dominicains qui prêchent à Notre-Dame, à la Cathédrale et à St Jacques, les lecteurs de l'Album aimeront peut-être que nous leur parlions du prédicateur jésuite ?Dans le dessein de leur plaire.nous sommes allés eniendre de Père Schmidt, le ler avril, dimanche de la Passion.x * + Du haut de la tribune, située au-dessous du jubé de l'orgue, da belle église du Gésu, malgré le soleil brillant qui planait au ciel, paraissait comme endormie dans une demi-obscurité qui portait aux méditations sérieuses.Les gens, pas très nombreux, 8lissaient dans les allées, sans bruit; les écoliers eux-mêmes qui vinrent prendre place dans la nef du transept de gauche \u2014 opposée à la chaire \u2014 me parurent remarquablement silencieux.Seuls, les aveugles de Nazareth, en s\u2019installant dans les sièges de mon voisinage, sous la tribune de l\u2019orgue, firent un peu de bruit en dérangeant des petits bancs mobiles.Quand la messe commença.la grande nef était encore au deux tiers vide.Incontestablement, le courant ne porte pas la foule au Gésu, cette année.Et pourtant le Père Schmidt parle de façon fort utile.Le discours que j'ai entendu n'a rien, je l\u2019admets, de l\u2019envolée du Père Plessis, et il ne possède pas non plus la phrasiologie sonore du Père Du- chaussoy.Il se rapproche plutôt du ton facile et de l'abondance aisée du Père Grolleau.Surtout, il est simple et pratique.On le suit sans effort, et, on est tout étonné que ce soit si facile un sermon de grand carême | Les comparaisons sont toujours odieuses.Je n'insiste pas sur des différences très sensibles que je remarquais entre la genre de ce jésuite et celui des dominicains que j avais entendus les dimanches précédents.Ce serait au reste de ma part plus que de Ju prétention.+ + + Le Père Schmidt a 53 ans.Il est né en Alsace, mais il vit au Canada, je pense, depuis plusieurs années, De physionomie ct d'abord très sympathiques il compte à Montréal beaucoup d\u2019amis.Sa parole, je le répète, est sans prétention aucune et pleine d\u2019abondance, Aujourd'hui, comme de Père Grolleau dimanche dernier à St Jacques, il parle du mariage.Ce sujet.personne n'en doute, est toujours intéressant.Mais est-il toujours considéré par les chrétiens, ce grand sacrement, comme il devrait l\u2019être.Hélas! non.Et c'est la cause de bien des mécompts et de bien des malheurs.\u201cIl faut que le mariage soit traité avec honneur par les chrétiens, expose de Révérend Père.Comme dit saint Paul: \u201cHonora connubium \u201d | En première ligne, le mariage doit être préparé chrétiennement.Trop de gens, en effet, trop de jeunes filles surtout, s\u2019en vont au mariage sans réfle- xiom, I\u2019homme qui ne chercherait dane son union future que la satisfaction personnelle qu\u2019il est en droit d\u2019en attendre, risquerait assurément de se tromper ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 lui-même et de faire une malheureuse de plus.I faut regarder plus haut et voir, pour Dieu et pour la société, le devoir, le devoir, comme parle saint Augustin, de donner des frères à Jésus-Christ, des membres nouveaux à l'Eglise, et, pour plus tard, des saints au ciel.Quelle erreur, explique le Père, ne conimettent pas ces jeunes personues qui voieut dane la mariage un moyen d\u2019être plus libres?Quelle erreur plus funeste encore que celle où se jettent un si grand nombre de jeunes gens ct de jeunes filles et qui consiste & se griser, saus réllexion aucune, de ce que le Père appelle l\u2019 \u201civresse d\u2019amour\u201d.Il e\u2019agit, cela s\u2019entend, de l\u2019amour impur, celui qui fait qu\u2019on ne se respecte pas soi-méme et qu'on manque de respect à celui ou à celle qu\u2019on* aime ainsi.C'est la chute trop souvent, le malheur d'une vie brisée A son aurore! Et le Révérend Père, très simplement, invite les futurs époux À prier et à faire des oeuvres pour obtenir de Dieu \u2014 comme jadis Tobie \u2014 la grâce d'un bon mariage.* + * Le mariage aussi doit être honoré, et il l\u2019est par l'Eglise hautement, dans sa célébration.(Vest le coeur pur et l'âme en état de grâce qu\u2019on doit, aux pieds des autels, échanger des serments.Eux-mêmes les fiancés sont les ministres du sacrement que l\u2019un à l\u2019autre ils s\u2019administrent.Ie prêtre n\u2019est là qu\u2019en qualité de témoin, témoin nécessaire sans doute, mais rien que témoin.Quand il donne sa bénédic tion, le mariage cost déjà fait, puisque par le mw- tuel consentement le contrat est fait et que c'est ce contrat naturel que le Christ a élevé à la dignité de sacrement.* #* + Eufin, argumente toujours le prédicateur, en ce style un peu à l'abandon qui semble indiquer qu\u2019il improvise la forme de son discours, de mariage doit être honoré dans la vie mutuelle qu\u2019il engendre pour les deux époux.Ces époux, ils doivent se respecter et s\u2019aimer.Et sur ces deux mots, de directeur d\u2019âmes très avisé, qu'est le distingué jésuite, donne une séric de con- scils pratiques.\u201c Que l\u2019amour des époux.termine-t- il, soit saint, stable et fidèle \u2019.Un dernière fois, il met les jeunes gens et les jeunes filles en garde contre \u201c l\u2019amour criminel \u201d, cette ivresse des sens qui conduit hélas! parfois à de si regrettables brutalités.Et, il descend de chaire.* x +* De ce discours il restera quelque chose dans l'esprit des auditeurs.Ceux qui ont charge d\u2019âmes comme ceux qui en sont encore à rêver d'avenir ont reçu là des enseignemests aussi précieux qu'ils sont pratiques.* * + Les quatre prédicateurs de la station quadragésimale à Montréal, pour 1906, sont tous les quatre des Français de France.Il est incontestable qu\u2019ils font grand honneur à l'Eglise, dont ils prêchent la doctrine et la morale.Ieur qualité de français de France n'est pas étrangère au prestige dont ils jouissent.Mais qu\u2019on nous pardonne de le dire respectueusement, nous connaissons tel chanoine à la cathédrale, te! Père nu Gésu, tel sulpicien autrefois de Notre-Dame \u2014 tous Canadiens-français \u2014 qui pourraient avec honneur oceuper les chaires de nos grandes églises.JEAN CANADIEN.Les chasseurs d\u2019orchidées Quand nous nous arrêtons devant l\u2019étalage d\u2019un fleuriste et que nous y admirons la magnifique et capricieuse floraison des orchidées, nous ne soupçonnons guère que des hommes risquent leur vie pour \u2018aller chercher, ces coûteux et rares épiphytes dans les forêts vierges de l\u2019Amérique tropicale ou des îles de la Sonde.Et cependant, il n\u2019est pas rare que la découverte d\u2019une nouvelle variété d\u2019orchidée soit liée intimement à une tragédie sanglante.\u2018 Comme il le faisait chaque année depuis six ans, Karl Baumann, l\u2019agent d\u2019un grand horticulteur de ITambourg, s\u2019était rendu l\u2019été dernier à Iquitos, petite ville du Haut Pérou, qui lui servait de quartier- général, Dans les derniers jours de septembre, après six semaines passées à courir lee bois, M.Baumann se décidait à donner le signal du retour.La récolte avait été fructueuse.Il se félicitait déjà de rapporter à Hambourg plus de trois cents bulbes d\u2019espèces inconnues qui causeraient une profonde sensation dans le monde des amateurs.Montréal, 34 avril jug C\u2019est à ce moment que l'horizon s\u2019assombrit soudain.Il remontait, avec ses cinq compagnons, |.versant oriental des Andes, lorequ\u2019il fit rencontr avec un autre chercheur d\u2019orchidées, un Allemand comue lui, le premier visage blanc qu\u2019il eût aperçu depuis son départ d\u2019Iquitos.En guise de salut, sor compagnon le mettait aussitôt au courant de la si tuation : * \u2014Les Quichuas sont en révolte! \u2014Les Quichuas Ÿ Cette race inoffensive ¢ UC peuple de moutons ?\u2014Des moutons enragés! C\u2019est bien ce qu\u2019ils sou: devenus.\u2014La raison ?\u2014Ou ne sait.On dit que plusieurs des leurs ont Élé massacrés par des \u201c caucheros \u201d (chercheurs de caoutchouc), et qu\u2019ils ont juré de venger leur mort.\u2014Merci du renseignement.Mais je n\u2019ai rien à craindre.S'ils sont insensibles à mes présente, ju leur dirai deux mots avec l\u2019instrument que voici! Et, avec un rire sonore, M.Baumann tapait, du plat de la main, sur la crosse de sa carabine.Les métis, eux, ne riaient pas; la nouvelle leur cnusait une émotion manifeste.Et ils échangeaient entre eux des regards qui eussent dû conseiller In prudence à leur maître.Voici l\u2019heure de songer nu campement.Te soleil s3 cache derrière une cime lointaine.Il faut profiter de la dernière heure du jour pour couper quelques branches et construire un rancho, et aussi ramasser du bois mort pour le feu du bivouac.\u2014* Mira Usted, Senor !\u201d a prononcé le guide Sauca eu allongeant soudain le bras vers un point de l'horizon.Sur la crête d\u2019une colline dénudée, des silhouettes d'hommes se détachent sur le ciel embrasé, et si nettement que, malgré la distance, il est possible de les compter, de voir que ces douze hommes purient, plantée sur leur front chevelu, la plume d'aigle striée de noir et de blanc.\u2014Des Indiens! s'est exclamé Baumann avee un rire moqueur.Ce ne sont que des Indiens, Et il les hèle à la mode du pays, en se faisant de ses deux mains un porte-voix : -=-* Que tal, compadres 1\u201d Qu'\u2019y a-t-il pour votre service, les amis ?Sa voix reste sans écho.Les silhouettes ont disparu subitement.Et une vague inquiétude l\u2019envahit; il comprend qu'il ne doit rien abandonner au lasard.Par bonheur, l'emplacement est bien choisi pour diminuer les chances d'un agresseur, si réellemer: les Indiens ont des projets perfides.Le camp : établi au pied d'une falaise inaccessible; une li: de rochers énormes forme devant cette muraille aus véritable barricade.Tonte surprise paraît imp.- sible.Et les carabines de Baumann, de Pacho Sane.ci des quatre porteurs.Mais où sont les quatre métis?Voici bientôt ur demi-heure qu\u2019ils sont partis du camp, l'un pour chercher du bois mort, l'autre pour rapporter d: l\u2019eau, les deux derniers pour couper des branches.Un soupçon se fait jour dans les réflexions du chercheur d\u2019orchidées: les quatre hommes auraient-i!- pris la fuite ?.\u2014\u201c Cuidado, Senor!\u201d Baissez-vous! \u201c Por Dios!\" Donnant l'exemple, Sanca s\u2019est jeté à plat ventre derrière unie roche.Son oeil exercé a découvert une plume d\u2019aigle émergeant des herbes hautes, à cent pas de distance.Et l\u2019avertissement n\u2019était pas inutile.Une détonation a retenti, et le balle de l\u2019Indien en embuscade est venue rirocher sur la roche derrière laquelle Baumann a couru se blottir.| Dans la nuit qui tombe, les détonations se suet: dent rapideraent.C\u2019est un véritable siège qui s\u2019or ganise.Se transformera-t-il en assaut?Le seul espoir de Baumann est que le bruit de la fusillade attire l\u2019attention des chercheurs de caoutchouc, assez nombreux dans la région, ou encore que les Quichuas, après avoir épuisé sur les rochers leur provision de poudre et de balles, rebroussent chemin vers leurs montagnes.L\u2019intervention providentielle que Baumann appc- lait ardemment se produisit, mais trop tardivemen*.Deux heures après les premiers coups de feu, ue trentaine de \u201c caucheros \u201d, conduits par un officier de police péruvienne, accouraient sur les lieux du combat, pour n\u2019y trouver qu\u2019un cadavre et un blessé.Te guide Sanca gisait mort, la tête écrasée par un éclat de roche.Baumann, qui respirait encore, eut la force de raconter que, tandis que lui et son compagnon faisaient le coup de feu contre les Indiens cachés dans les herbes, plusieurs Quichuas avaient escaladé la falaise à laquelle le camp était adossé, Bientôt, des roches énormes s\u2019abattaient sur les deux blancs.Le malheureux ne put achever son récit.Tl expirait, près de ces orchidées dont les floraisons capr!- cieuses orneraient plus tard la table de quelque richissime amateur.\u2014 Montréal, 24 avril 1906 (Suite) malheur est, continua Vitalis, qu\u2019il faille rs se séparer précisément à l\u2019heure où Von .it au contraire se rapprocher.is, dis-je timidement, vous ne voulez pas m\u2019amer dans Paris ?mn, certes; je ne veux pas t'abandonner, crois- ' .Que ferais-tu à Paris, tout seul, pauvre ?Et puis, je n\u2019ai pas le droit de t'abandon- «toi bien cela.Le jour où je n\u2019ai pas voulu 1.-ttre aux soins de cette brave dame, qui vou- 1 vharger de toi et t\u2019élever comme son fils, j'ai Ç «té Pobligation de t\u2019élever moi-même de mon mn: .Par malheur, les circonstances me sont con- +.\u2026 Je ne puis rien pour toi en ce moment, et +.aourquoi je pense A nous séparer, non pour «nm (rs, mais pour quelques mois, afin que nous sui ms vivre chacun de notre côté pendant les der- : \u201cnoïs de lA mauvaise saïson.Nous allons ar- riv à Paris dans quelques heures.Que veux-tu qu me y fassions avec une troupe réduite au seul (a?| entendant prononcer son nom, le chien vint se wr devant nous, et, ayant porté la main À son ar pour faire le salut militaire, il la posa sur on eur, comme s\u2019il voulait nous dire que nous pau ons compter sur son dévouement.D ns la situation où nous nous trouvions, cela ne mln pas notre émotion.V'taligs s\u2019arrêta un moment pour lui passer la main sur la téte.- Toi aussi, dit-il, tu es un brave chien ; mais, hath! on ne vit pas de bonté dans le monde; il en faut pour le bonheur de ceux qui nous entourent, ma: il faut aussi autre chose.et cela nous ne l\u2019avons noînt.Que veux-tu que nous devenions avec Io «onl Capi?Tu comprends bien, n\u2019est-ce pas.que nom: ne pouvons pas maintenant donner des repré- wre tations, 11 oct vrai.Lee gamins se moqueraient de nous, nous jette- re} at des trognons de pommes, et nous ne ferions n vinat sous de recette par jour: veux-tu que nous viv?ne tons les trois avec vinæt sous, qui.par les jurrnées de pluie, de neige ou de grand froid, se ré- durant à rien Ÿ Mais ma harpe?Si j'avais deux enfants comme toi, cela irait \u201cêtre.mais un vieux comme moi avee un enfant tm Age.Cest une mauvaise affaire.Je ne auis rneare assez vieux.Si j'étais nlus cassé, on bien \" l'étais avenele.Mais par malheur.je suis ee in cute, n\u2019pat-à-dire non en situation d\u2019inanirer Hé.at à Paris, hour émonvoir Ta nomnaseion des nroeséa ani vont à lenre nffnires, 11 fant être nn état bien Inmentable.Fincore doit-an n\u2019a- nas honte de faire annel à Ta charité publique.ln jé ne le pourrais jamais: voiei done À auoi nneé, et ce que j'ai décidé.Te te donnerai ins- la fin de Phiver à un \u201c padrone \u201d, aui t\u2019enrôlera d'autres enfants pour jouer de la harpe.: parlant de ma harpe.ce n\u2019était pas à une pa- \"+ conclusion que j'avais songé.talis ne me laissa pas le temps d\u2019interrompre.Pour moi, dit-il en poursuivant.je donnerai des s de harpe, de \u201c piva \u201d, de violon.aux enfants :ns qui travaillent dans les rues.Je suis con- Paris, où je auia resté plusieurs fois, et d\u2019où je \u2018a quand je suis arrivé dans ton village: je n\u2019ai demander des lecons ponr en trouver plus que \u2018n nuis donner.Nous vivrons, mais chacun de côté.Puis, on même temps que je donnerai locons.je m\u2019oceuperai À instruire deux chiens remplacer Zerbino et Dolae.Te pousserai leur ation, et au printemps nous pourrons nous re- \u201c© en route tous les deux, mon petit Remi, pour \"lus nous quitter, car la fortune n\u2019est pas tou- |_r= mauvaise à ceux qui ont le courage de lutter.(+ justement du courage que je te demande en ce M ent, et aussi de la résignation.Plus tard, les c}- 8 iront mieux: ce n\u2019est qu\u2019un moment à passer.Au printemps nous reprendrons notre existence libre Te te conduirai en Allemagne, en Angleterre.Voilà que tu deviens grand et que ton esprit s\u2019ouvre.Te t\u2019apprendrai bien des choses et je ferai de foi un homme.J'ai pris cet engagement devant madame Milligan.Je le tiendrai.C\u2019est en vue de tes voyngea que j'ai déjà commencé À t'apprendre ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 S a Il S Fa Im i 1 1 e HECTOR MALOT Ouvrage couronné par l'académie française l\u2019anglais : le français, l\u2019italien, c\u2019est déjà quelque chose pour un enfant de ton âge; sans compter que te voilà vigoureux.Tu verras, mon petit Remi, tu verras, tout n\u2019est pas perdu.Cette combinaison était peut-être ce qui convenait le mieux à notre condition présente.Et quand maintenant j\u2019y songe, je reconnais que mon maître avait fait le possible pour sortir de notre fâcheuse situation.Mais les pensées de la réflexion ne sont pas les mêmes que celles du premier mouvement.Alors, je ne voyais que deux choses : Notre séparation.Et le \u201c padrone \u201d, ; Dans nos courses à travers les villages et les villes j\u2019en avais rencontré plusieurs de ces \u201c padrones \u201d qui mènent les enfants, engagés de-ci de-là, à coups de bâton.Tls ne ressemblaient en rien à Vitalis, durs, injustes, exigeants, ivrognes, d\u2019injure et la grossièreté À la bouche, la main toujours levée.Je pouvais tomber sur un de ces terribles patrons.Et puis, quand même le hasard m\u2019en donnerait un bon, c\u2019était encore un changement.Après ma nourrice, Vitalis.Après Vitalis, un autre.Est-ce que ce serait toujours ainsi?Est-ce que je ne trouverais jamais personne 2 aimer pour toujours Î Peu à peu j\u2019en étais venu à m\u2019attacher à Vitalis comme À un père.Je n\u2019aurais donc jamais de père.Jamais de famille.Toujours seul au monde.Toujours perdu sur cette vaste terre, où je ne pouvais me fixer nulle part.J\u2019aurais eu bien des choses à répondre, et les paroles me montaient du coeur aux lèvres, mais je les refoulai.a BA IE 7) 0 wi Ni VMS of As fi PA ET Q LEAT (ON i 3 A IN hf yt N a nl Ji i Mon maitre m\u2019avait demandé du courage et de la résignation, je voulais lui obéir et ne pas augmenter son chagrin.Déjà, d\u2019ailleurs, il n\u2019était plus à mes côtés, et, comme s\u2019il avait peur d\u2019entendre ce qu\u2019il prévoyait que j'allais répondre, il avait repris sa marche à quelques pas en avant.Je le suivis, et nous ne tardâmes pas à arriver à une rivière, que nous traversûmes sur un pont boueux, comme jo n\u2019en avais jamais vu ; la neige, noire comme du charbon pilé, recouvrait la chaussée d\u2019une couche mouvante dans laquelle on enfonçait jusqu\u2019à la cheville.Au bout de ce pont se trouvait un village aux rues étroites, puis, après ce village, la campagne recommençait, mais la campagne encombrée de maisons à l\u2019aspect misérable.Sur la route les voitures se suivaient et se croisaient maintenant sans interruption.Je me rapprochai de Vitalis et marchai à sa duoite, tandis que Capi se tenait le nez sur nos talons.Bientôt la campagne cessa et nous nous trouvä- mes dans une rue dont on ne voyait pas le bout; de chaque côté, au loin, des maisons, mais pauvres, sales, et bien moins belles que celles de Bordeaux, de Toulouse et de Lyon.La neige avait été mise en tas de place en place, et sur ces tas noirs et durs on avait jeté des cendres, des légumes pourris, des ordures de toute sorte; l\u2019air était chargé d\u2019odeurs fétides, à chaque ine- tant passaient de lourdes voitures, que ceux qui allaient et venaient évitaient avec beaucoup d\u2019adresse et sans paraître en prendre souci.1586 \u2014Où sommes-nous { demandai-je A Vitalis.\u2014À Paris, mon garçon.\u2014A Paris!.Où donc étaient mes maisons de marbre ?Où donc étaient mos passants vêtus d\u2019habits de soie ?Comme la réalité était laide et misérable ! C\u2019était là ce Paris que j'avais si vivement souhaité voir.C\u2019était là que j'allais passer l\u2019hiver, séparé de Vi- talis.et de Capi.XVII UN PADRONE DE LA RUE DE LOURCINE Bien que tout ce qui nous entourait me parût horrible, j\u2019ouvris les yeux et j\u2019oubliai presque la gravité de ma situation pour regarder autour de moi.Plus nous avancions dans Paris, moins ce que j\u2019apercevais répondait à mes rêveries enfantines et à mes espérances imaginatives: les ruisseaux gelés exhalaient une odeur de plus en plus infecte ; la boue, mêlée de neige et de glaçons, était de plus en plus noire, et là où elle était liquide, elle sautait sous les roues des voitures en plaques épaisses qui allaient se coller contre les devantures et les vitres des maisons occupées par des boutiques pauvres et malpropres.Décidément, Paris ne valait pas Bordeaux.Après avoir marché assez longtemps dans une large rue moins misérable que celles que nous venions de traverser, et où les boutiques devenaient plus grandes et plus belles à mesure que nous descendions, Vitalis tourna à droite, et bientôt nous nous trouvâmes dans un quartier tout à fait misérable : entre les maisons hautes et noires, le ruisseau non gelé coulait au milieu de la rue, et sans souci des eaux puantes qu\u2019il roulait, une foule piétinait sur le pavé gras; dans des cabarets, qui étaient nombreux, il y avait des hommes et des femmes qui buvaient, debout devant des comptoirs d\u2019étain, en criant très fort.Au coin d\u2019une maison je lus le nom de la rue de Lourcine.Vitalis, qui paraissait savoir où il allait, écartait doucement les groupes qui gênaient son passage, et je le suivais de près.\u2014Prends garde de me perdre, m\u2019avait-il dit.Mais la recommandation était inutile, je marchais sur ses talons, et pour plus de sûreté, je tenais dans ma main un des coins de sa veste.Après avoir traversé une grande cour et un passage, nous arrivâmes dans une sorte de puits sombre et verdâtre où.assurément, le soleil n\u2019avait jamais pénétré.Celn était encore plus laid et plus offravant que tout ce que j'avais vu jusqu\u2019alors.\u2014Garofoli est-il chez lui?demanda Vitalis à un homme qui accrochait des chiffons contre la muraille.en s\u2019éclairant d\u2019une lanterne.\u2014Je ne sais pas, montez voir vous-même ; vous savez où, au haut de l\u2019escalier, la porte en face.\u2014Garofoli est le \u201c padrone \u201d dont je t'ai parlé, me dit-il en montant l\u2019escalier, dont les marches, couvertes d\u2019une croûte de terre, étaient glissantes comme si elles eussent été creusées dans une glaise humide ; c\u2019est ici qu\u2019il demeure.La rue, la maison, l'escalier, n\u2019étaient pas de nature à me remonter le coeur.Que serait le maître ?L\u2019escalier avait quatre étages; Vitalis, sans frapper, poussa la porte qui faisait face au palier, et nous nous trouvâmes dans une large pièce, une sorte de grenier.Au milieu, un grand espace vide, et tout autour une douzaine de lits.Les murs et le plafond étaient d\u2019une couleur indéfinissable ; autrefois ils avaient été blancs, mais la fumée, la poussière, les saletés de toutes sortes avaient noirci le plâtre qui, par places, était creusé ou troué; à côté d\u2019une tête dessinée au charbon, on avait sculpté des fleurs et des oiseaux.\u2014Garofoli, dit Vitalis en entrant, êtes-vous dans quelque coin?je ne vois personne; répondez-moi, je vous prie; c\u2019est Vitalis qui vous parle.Fn effet, la chambre paraissait déserte, autant qu\u2019on en pouvait juger par la clarté d\u2019un quinquet accroché à la muraille, mais à la voix de mon maître une voix faible et dolente, une voix d\u2019enfant répondit : \u2014Le signor Garofoli est sorti; il ne rentrera que dans deux heures.ot -_ SEE A na 1586 En même temps, celui qui nous avait répoudu se montre : c'était un enfant d\u2019une dizaine d\u2019anuées ; il s'avança vers nous en se traînant, et je fus ei vivement frappé de son aspect étrange, que je le vois encore devant moi; il n'avait pour ainsi dire pas de corps, et sa tite, grosse ct disproportionnée, semblait immédiatement posée sur sce jambes, comme dans ces dessins comiques qui ont été À la mode il y a quelques années; cette tête avait une expression profonde de douleur et de douceur, avec la résignation dans les yeux et la désespérance dans sa physionomie générale.Ainsi bâti, il ne pouvait pas être beau, cependant il attirait le regard et le retenait par la sympathie et un certain charme qui se dégageait de ses grands yeux mouillés et tendres comme ceux d\u2019un chien, et de ges lèvres parlantea.\u2014Es-tu bien certain qu'il sera ici dans deux heures Ÿ demanda Vitalis.\u2014Bien certain, signor; c\u2019est le moment du dîner.et jamais personne autre que lui ne sert le dîner.\u2014Fh bien, s'il rentre avant, tu lui diras que Vi- talis reviendra dans deux heures.\u2014Dans deux heures, oui, signor.Je me disposais à suivre mon maître lorsque celui-ci m\u2019arrêta.\u2014Reste ici, dit-il, tu te reposeras.Et comme j'avais fait un mouvement d'effroi : \u2014Je t'assure que je reviendrai.J'aurais mieux aimé, malgré ma fatigue, suivre Vitalis, mais quand il avait commandé j'avais l'habitude d'obéir: je restai donc.Lorsqu'on n'entendit plus le bruit des pas lourds de mon maître dans l'escalier, l'enfant.qui avait écouté, l'oreille penchée vers la porte, se tourna vers moi.\u2014Vous êtes du pays?me dit-il en italien, Depuis que j'étais avec Vitalis j'avais appris assez d\u2019italien pour comprendre à peu près tout ce qui se disait en cette langue.mais je ne la parlais pas encore assez pour m'en servir volontiers.\u2014 Non.répondis-je en français.\u2014 Ah! fit-il tristement en fixant sur moi ses grands yeux.tant pis, j'aurais aimé que vous fussiez du pays.\u2014De quel pars ?.\u2014De Tucca: vous m'auriez peut-être donné des nouvelles.\u2014dJe suis Français.\u2014 Ah! tant mieux.\u2014Vous aimez mieux les Trancaïis que les Tta- liens ?\u2014 Non, et ce n'est pas pour moi que je dis tant mieux.c'est pour vons: paree aue si vons étiez Tta- Tien, veus viendriez ici prob blement p- ur être au service du signor Garofo'i: et l'en ne dit pas tant mieux à ceux qui entrent au service du signor pa- drone.Ces paralis n'étaient pas de nature à me rassurer.\u2014I! est méchant ?L'enfant ne répondt pas à ectte interragation di- reete.mais le regard qu'il fixa sur moi fut d'une effrayante élaquence.Puis, comme si! ne voulait pas continner une conversation sur ce sujet, i} me tourna 'e dos et se dirigea vers une grande chemi- nie oui ccenpait l'extrémité de la pièce.Un bon fen de bois de démalition brûlait dans cette cheminée, ct devant ce fau Dbonil'ait une grande marmite en fonte.Je m'approchai alors de la cheminée pour me chauffer, et je remarquai que cette marmite avait quelque chose de particwier que tout d'ahord je n'avais pas vu, Le conuverels.surmonté d'un tube étroit par lequel s'échappait la vapeur, était fixé à la marmite.d'un côté par une charnière, et d'un autre par un cadenas.J'avais compris que je ne devais pas faire do questions indiserètes sur CGarofali.mais sur la marmite 2.\u2014Pourquoi done cst-él'e fermée au cadenas?\u2014Pour que je ne puisse pas prendre une tasse de beni\u201don, C'est mai qui suis chargé de faire la soupe.mais le maitre n'a pas confiance en moi.Je ue pus m'empêcher da sourire.\u2014Vous riez, eontinua-t-il tristement, parece que vous croyez que je suis gourmand.A ma place vous le seriez peut.étre tout autant.I! est vrai que ce n'est pas gourmand que je suis, mais affamé, et l\u2019odeur de la soupe qui s'échappe par ce tube me rend ma faim plus eruells encore.\u2014Te signor Garofsli vous laisse done mourir de faim ?\u2014Si vous entrez ici, À son service, vous anurez qu\u2019on ne meurt pas de faim, seulement on en sonf- fre.Moi surtout, parce que c\u2019est une punition.\u2014Une punition! mourir de faim.\u2014Oui; an surplus, je peux vous conter ça; si Garofali devient votre maître, mon exemple pourra vous servir.Je signor Garofoli est mon oncle et il m\u2019a pris avec lui par charité.1! faut vous dire que ma mère eet veuve, et comme vous pensez bien, elle ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 West pas riche.Quand Garofoli vint au pays l'année dernière pour prendre des enfants, il proposa de m\u2019emmener.Ça lui coûtait à ma mère, de me laisser aller; mais vous savez quand il le faut.et il le falait, parce que nous étions six enfants a la maison et que j'étais l'aîné.Garofoli aurait mieux aimé prendre avec lui mon frère Leonardo qui vient après moi, parce que Leonardo est beau, tandis que moi je suis laid.Et pour gagner de l'argent, il ne faut pas être laid; ceux qui sont laids ne reçoivent que des coups ou des mauvaises paroles.Mais ma mère ne voulut pas donner Leonardo: \u201c C\u2019est Mat- tia qui est l\u2019aîné, dit-elle, c'est à Mattia de partir, puisqu\u2019il faut qu'il en parte un; c\u2019est le bon Dieu qui l'a désigné, je n'ose pas changer la règle du bon Dieu\u201d.Me voilà donc parti avec mon oncle Garu- f.li; vous pensez que ça été dur de quitter la maison, ma imère qui pleurait, ma petite soeur Christina, qui m\u2019aimait bien parce qu\u2019elle était la dernière, et que je la portais toujours dans mes bras; et puis aussi mee frères, mes camarades et le pays.Je savais ce qu'il y avait de dur dans ces séparations, et je n\u2019avais pas oublié le serrement de coeur qui m'avait étouffé quand pour la dernière foie j'avais aperçu la coiffe anche de mère Barberin.Le petit Mattia continua son récit : \u2014J\u2019étais tout seul avec Garofoli, continua Mat- tia, en quittant la maison, mais au bout de huit jours nous étions une douzaine, et l'on se mit en route pour la France.Ah! elle a été bien longue, la route, pour moi et pour les camarades, qui eux aussi étaient tristes.Enfin, on arriva à Paris; nous n'étions plus que onze parce qu'il y en avait un qui était resté à l'hôpital de Dijon.A Paris on fit un choix parmi nous; ceux qui étaient forts furent placés chez des fumistes ou des maîtres ramoneurs ; ceux qui n'étaient pas assez forts pour travailler allèrent chanter ou jouer de la vielle dans les rues.Bien entendu, je n\u2019étais pas assez fort pour travail- er, et il paraît que j'étais trop laid pour faire de bonnes journées en jouant de la vielle.Alors Garo- foli me donna Jeux petites souris blanches que je devais montrer sous les portes, dans les passages, ct il taxa ma journée à trente eous.\u201c Autant de seus qui te manqueront le soir, me dit-il, autant de coups de bâton pour toi\u201d.Trente sous, c'est dur à ramasser; mais des coups de bâton, c\u2019est dur aussi à recevoir, surtout quand c'est Garafoli qui les administre.Je faisais donc tout ce que je fouvais pour ramasser ma somme; mais, malgré ma peine, je n\u2019y parvenais pas souvent.Presque toujours mes camarades avaient leurs sous en rentrant: moi, je ne les avais presque jamais.Cela redoubait la colère de Garofoli.\u201cComment s\u2019y prend donc cet imbécile de Mattia?\u201d disait-il.I] y avait un autre enfant qui, comme noi, montrait des souris blanches et qui avait été taxé à quarante sous que tous les soirs il rapportait.Plusieurs fois, je sortis avec \u2018ui pour voir comment il s\u2019y prenait et par où il était plus adroit que moi.Alors je compris pourquoi il obtenait si facilement les quarante sous et moi si difficilement mes trente.Quand un monsieur et une dame nous donnaient, la dame disait t ours: \u201c À celui qui est gentil, pas à celui qui est laid\u201d.Celui qui était laid, c'était moi.Je ne sortis plus avec mon camarade, parce que si c\u2019est triste de recevoir des coups de bâton à la maison, c\u2019est en- evre plus triste de recevoir des mauvaises paroles dans la rue, devant tout le monde.Vous ne savez pas cela, vous, parce qu\u2019on ne vous a jamais dit que vous étiez laid; mais moi.Enfin, Garofoli voyant que les coups n'y faisaient rien, empluya un autre moyen.\u201c Pour chaque sou qui te manquera, je te retiendrai une pomme de terre à ton souper, me dit-il.Puisque ta peau est dure aux coups, ton estomac sera peut-être tendre à la faim\u201d.Est-ce que les menaces ne vous ont jamais fait faire quelque chose, vous?\u2014Dame, c\u2019est selon.\u2014 Moi, jamais; d\u2019ailleurs je ne pouvais faire plus que ce que je n'avais fait jusque-là; et je ne pouvais pas dire à ceux à qui je tendais la main: \u201c Si vous ne me donnez pas un sou, je n\u2019aurai pas Je pommes de terre ce soir\u201d.Les gens qui donnent aux enfants ne se décident pas par ces raisons-la.\u2014Ët par quelles raisons ec décidente-ils?on donne pour faire plaisir, \u2014Ah! vous êtes encore jeune, vous: on donne pour se faire plaisir à soi-même ct non aux autres; on donne à un enfant parce qu'il est gentid, et ça cest la meilleure des raisons; on lui donne pour l'enfant qu\u2019on a perdu ou bien pour l'enfant qu\u2019on désire: on lui donne parce qu\u2019on a bien chaud, tandis que lui tremble de froid sous une porte cochère.Oh! je connais toutes ces manières-]à; j'ai eu le temps de les étudier ; tenez, il fait froid auourd\u2019hui n\u2019est-ce pas?\u2019 \u2014Très froid.\u2014Et bien! allez vous mettre sous une porte et tendes la main à un monsieur Que vous verrez venir Montréal, 24 avril 1906 rapidement tassé dans un petit paletot, vous me direz ce qu\u2019il vous donnera ; tendez-la, aw contraire, à un monsieur qui marchera doucement, enveloppé dans un gros pardessus ou dans des fourrures, et vous aurez peut-être une pièce blanche.Après un mois ou six eemaines de ce régime-là, je n\u2019avais pus eugraissé; j'étais devenu pâle, ei pâle, que souvent j'entendais dire autour de moi: \u201c Voilà un enfant qui va mourir de faim\u201d.Alors lu souffrance fit ce que la beauté n'avait pas voulu faire: elle me rendit intéressant et me donna des youx; les gens du quar tier me prirent en pitié, et si je ne ramaseuis pas beaucoup plus de sous, je ramassais tantôt un morceau de pain, tantôt une soupe.Ce fut mon bon temps; je n\u2019avais plus de coups de bâton, et ai j'C- tais privé de pommes de terre au souper, cela m\u2019importait peu quand j'avais eu quelque chose à mon diner, Mais un jour Garofoli me vit chez une fruitière mangeant une assiettée de soupe, et il comprit pourquoi je eupportais sans me plaindre la privation des pommes de terre.Alors il décida que je ne sortirais vlus et que je resterais à la chambrée pour préparer la soupe et faire le ménage.Mais comme en préparant la soupe je pouvais en manger, il inventa cette marmite: tous les matins, avant de sortir, il met dans la marmite la viande et des légumes, il ferme le couvercle au cadenas, et je n\u2019ai plus qu\u2019à faire bouillir le pot; je sens l\u2019odeur du bouil- on, mais c'est tout; quant à en prendre, vous comprenez que par ce petit tube ai étroit c\u2019est impossible.C\u2019est depuis que je suis à la cuisine que je suis devenu si pâle; d\u2019odeur du bouillon, ça ne nourrit pas, ça augmente la faim, voilà tout.Est-ce que je suis bien pâle?Comme je ne sors plus je ne l'entends pas dire, et il n\u2019y a pas de miroir ici.Je n'étais pas alors un esprit très expérimenté, cependant je savais qu\u2019il ne faut pas effrayer ceux qui sont malades en leur disant qu\u2019on les trouve malades.\u2014Vous ne paraissez pas plus pâle qu'un autre.répondis-je.\u2014Je vois bien que vous me dites ça pour me rassurer, mais cela me ferait plaisir d\u2019être très pâle, parce que cela signifierait que je suis très malade et je voudrais être tout à fait malade.Je le regardai avec stupéfaction.\u2014Vous ne me comprenez pas, dit-il, avec un sourire, c'est pourtant bien simple.Quand on est très malade on vous soigne «u on vous laisse mourir.Si on me laisse mourir ça eera fini; je n'aurai plus faim, je n'aurai plus de coups: et puis l\u2019on dit qu ceux qui sont morts vivent dans le ciel; alors d.dedans le ciel je verrai maman là-bas, au pays, en parlant au bon Dieu je pourra! peut-être em).cher ma soeur Christina d\u2019être malheureuse, en priant bien.Si au contraire on me soigne, on m\u2019enverra à l'hôpital, et je serai content d'aller à l'hôpital.J'avais l'effroi instinetif de l\u2019hôpital et bien souvent en chemin, quand accablé de fatigue je m'étais senti un malaise, je n\u2019avais eu qu'à penser à l\u2019hôpital pour me retrouver aussitôt disposé à marcher: je fus étonné d'entendre Mattia parler ainsi: \u201c \u2014Si vous saviez comme on est bien à l\u2019hôpital, dit-il, en continuant: j'y ai déjà été à Sainte-Kugé- nie: il y a là un médecin, un grand blond, qui a toujours du sucre d\u2019orge dans sa poche, c\u2019est du \u201ccassé\u201d parce que le \u201ccassé\u201d coûte moins cher, mais il n\u2019en cst pas moins bon pour cela: et puis les soeurs vous parlent doucement: \u201c Fais cela, mon petit; tire la langue, pauvre petit\u201d.Moi j'aime qu\u2019on me parle doucement.ça me donne envie de pleurer, ct quand j'ai envie de pleurer, ça me rend tout heureux.C\u2019est bête, n'est-ce pas?Mais maman me parlait toujours doucement.Les soeurs parlent comme parlait maman, et si ce n\u2019est pas les mêmes paroles, c'est Ja même musique.Et puis, quand on commence à être mieux, du bon bouillon, du vin.Quand j'ai commencé à me sentir sans forces, ici, parce que je ne mangeais pas, j'ai été content; je me suis dit: \u201c Je vais être malade et Garofoli m\u2019enverra à l'hôpital \u201d.Ah! bien oui, malade; assez malade pour souffrir moi- même, mais pas assez pour gêner Garofoli; alors il m\u2019a gardé.C\u2019est étonnant comme les malheureux ont la vie dure.Par bonheur Garofoli n\u2019a pas perdu l\u2019habitude de m\u2019administrer des corrections, à moi comme aux autres, il faut dire, ai bien qu\u2019il y a huit jours il m\u2019a donné un bon coup de bâton sur la tête.Pour cette fois, j'espère que l'affaire est dans le sac; j'ai la tôte enflée; vous voyez bien là cette grosse bosse blanche, il disait hier que c\u2019était peut-être une tumeur; je ne sais pas ce que c\u2019est qu\u2019une tumeur, mais à la façon dont il en parlait, je crois que c\u2019est grave ; toujours est-il que je souffre beaucoup; j'ai des élancements sous les cheveux plus douloureux que dans le mal de dents: ma tête est lourde comme si elle pesait cent livres; j'ai des éblouissemente, des étourdissemente, et la nuit, en dormant, je ne peux m\u2019empôcher de gémir et de crier.(A suivre) | Montréal, 24 avril 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 1587 D\u2019AVENIR Paroles et Musique de Pau.MARINIER Moderato CHANT ~~ Trois pe-tits gar.çons, Trois pe.ti .tes Moderato PIANO f1i .les, Parmi les buis .sons Et sous lies char .mil .les, S'en al-lasent Ja - sant Des cho-ses fu .tu .res Tout en.de.vo.rant Force con.fi tu.res Durant le tra.jet Chaque bon su .jet Nous serons tous trois Degrandsca.p1 .tai.nes, Fiers comme des Formait un pro Jet 1888 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 Montréal, 24 avril 190\u20ac r018,Aux mines hau .ta:.nes.Grâce à notre 6.clat Vous aurez,mes bel.les, De com.bat Pa.ru.res nqu- I .vel.les.Etnous devien .drons Seigneurs à bla .sons Disaient les gar .çons Nous.des le ma .tin, Disaient les fil .let .tes, Tresserons l\u2019or fin Pourvose.pan .let .tes Nous serons, par Pe vous, Detres grandes da.mes Etpresque a ge.noux,Seigneurset vi .da.mes Sa.luront tres bas Tous nos Mar.qui .HF TIE eee + Longs comme le bras.Mais un vieux men .diant Leur dit:*Dieu vous | Moutréal, Z4 avril 1008 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 1589 | | EN - | \u2018 i 3 - ' ! r se: .\u2018 gar.de!C'est lui,croyez-m'enQu'avenir re .gar.de.J'ai fait,sanssou .ci, Maint projet na.gue.re;Cest ur aus- .s1Qu'apporte la guer.rel.Mais chaque ga- min Lui dit,l'air mu .tin Passe ton che - Projets in.ge - nus, Rubans,e .pau .let tes, Que sont de.ve .nus Garçons et fil .ss .let tes?L'ainee a .bi Maun.te dure é .preuve, L'autre est sansma.ri, Latroisieme est veu.ve; Et nostroisguer.riers Sont dans le quar .tier Trois pe.tits ren .tiers.= a ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 Montréal, 34 avril 104 ABENDLIED Pour Violon et Piano RoserT SCHUMANN Ausdrucksvoill und sehr gebalten VIOLON PIANO pp Pp Pme\" arte | \u2014 \u2014 \u2014 == = fp | ez be ww fl \u2014 \u2014N vy oo A \u2014\u2014\u2014.% fF rr a TES \u2014\u2014\u2014 \u2014 ee ve + Pp b | 2 ; Montréal, 24 avril 1906 (Suite) fuit rien, l\u2019affaire est dans le sacŸ n\u2019est-ce ni Maecl.\u2018.rnier, on signe d\u2019affirmation joyeuse, exé- ux coups de bout fort difficiles et enjamba d :< les six derniers degrés.Une minute après, ux prenaient délicatement un verre d\u2019absin- A .glace, cn attendant le départ.CHAPITRE IV \"ERRE DE MOTS \u2014 EN CHASSE ! .jor Spencer ne fut pas long à revenir; il lui .de se mettre en campagne: on le vit donc | arriver Avec six hommes parfaitement ar- juipés, et surtout munis de bonnes carabines à ue portée.tite troupe se réunit dans lu cour d'honneur, avoir reçu les adieux du marquis, elle s\u2019en- { résolument dans les sentiers étroits qui se dire nt en serpentant dans l\u2019intérieur des terres.-un marcha d\u2019abord en silence; Spencer, lc \u2018 \u201cmu, songeait avec enthousiasme & cette ex- je m qui comblait tous ses voeux, comme mili- 1 + comme touriste: il révait gloire et chasse, \u2026 \u201cIs et paysages, ennemis et gibier.l\u2019eut-être au lu gracicuse image de Mme de Reillière se me elle à ses plus riantes pensées et poétisait Va.sir en lui rappelant l'impression produite sur ini x la charmante jeune femme.I.l\u2019arisien, tout ému encore de la scène dont il vena d'être l\u2019acteur, sentait sa poitrine se gonfler aux ouvenirs amers qu'elle avait réveillés en lui.For.pour ainsi dire, de jouer un rôle bouffon, il «» -ntait une mortelle tristesse sous son masque rieur, et cherchait avec effroi dans son esprit quelque - Lunbeaux de la gaieté dont il faudrait faire livntét parade.à peu près comme un assiégé comp- tv « - munitions qui s\u2019épuisent.M.c-11éron cherchait à se rendre compte d\u2019un nan au \u201ccoup de jarretières redoublé \u201d dont il es- pirat de plus grand effet.1.riflemen anglais, absorbés dans la digestion du -theef, supputaient les chances de bonne ou matraise chère que leur fournirait le désert.On «hemina ainsi longtemps en silence, marchant ave rapidité pour atteindre avant la nuit la gran- dv 1-nte, où l\u2019on devait trouver des chevaux.Ie ha-0 1 de la marche rapprocha Spencer du Pari- Sle Vous êtes taciturne, cn voyage, mon brave, dit lu + «ar, cherchant à lier conversation, êtes-vous ph phe, ou bien caleulez-vous le total des gros «or té vous avez récoltés hier soir?vous demande pardon, major, riposta le Pon dont l'esprit alerte ee mit aussitôt à la pis- tr projet qu'il méditait depuis la veille, je ne su l'un ni l\u2019autre; en ce moment je pense à bien ne hose, ! et ce sujet important de vos pensées, peut- mnaître?.foi, oui! je n'ai rien de caché, moi.bien! voyons ce dont il s\u2019agit! \u201c que vous me voyez, je tire assez propre- i u coup de fusil.:\\ mais ce n\u2019est point défendu ; sans compter à 1s pouvez trouver votre bénéfice À ce talrnt- at le temps qui court.néfiece ou non, je suis on outre chasseur pas- .Ca vous étonne, mylord, qu'un pauvre À \"mme moi aime la chasse ?\u2018lement, mon ami, continuez.\u201c\u2018sulte de tout cela que je suis joliment em- 4 de vous en ce moment.siment ?i\" figurez-vous que j'ai trois amis, trois bra- uo -reurs de bois qui m'attendent au coeur des nes Noires pour faire Ia plus belle partic I.onisse imaginer.: Wien! en quoi est-ce que je vous embarrasse ?\u2018! il ne faut pas vous en fâcher, major, quand J \u2018embarrasser\u201d, c'est une manière de parler: vo mn'embarrassez\u2026.sans m\u2019embarrasser\u2026 là ! \"u x mots.ce qui me taquine, c\u2019est que je ne lou r°1 être à cette fameuse chasse.|! pourquoi ?, Tlens! vous êtes drôle! est-ce que je peux être & deux endroits à la fois?\u2018 _ Nou, main vous pouves être dans les Montagnes NOT, ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 FRUILLETON DB L'ALBUM UNIVERSEL La guerre noire Par J.B.D'AURIAOC \u2014C\u2019est vrai.si je le veux bien, on ne m\u2019en empêche pas.cependant j'ai promis de vous servir de guide.\u2014Parfaitement ! vous pouvez également nous conduire.\u2014Mais quand je vous aurai conduit, il sera trop tard, la fine campagne sera terminée.\u2014Eh! non! mon brave, non! fit le major eu riant.\u2014Comment non?n\u2019allez-vous pas aux Cayes?Cela dépend.Que diront vos \u201ccoureurs de bois , 81 vous leur procurez le plaisir de notre vi- sito \u2014C'ap dé dious (comme dit le Gascon) ! ils vous feront une révérence, et vous inviteront à partager avec eux l'alcôve du bon Dieu, à suivre les pistes, à faire le coup de feu sur \u201cpoil\u201d et \u201cplume\u201d ct \u201ctutti quanti\u201d (comme dit l'Italien).\u2014Vous eroyez qu'ils me recevront bien ?\u2014\u201cPer Baco (comme dit l\u2019Espagnol) ! à bras ouverts, milord, à bras ouverts ! à bouche que veux- tu! S'ils vous recevront bien?je voudrais bien voir le contraire, \u201ctarteiflc\u201d (comme dit l\u2019Allemand) ! \u2014Vous me tentez; j'ai envie d'essayer.\u2014Essayez, milord; vous m'en direz des nouvelles.\u2014Eh bien! c'est chose convenue! aux Montagnes Noires nous ferons une halte de chasse; cela vous tire d\u2019embarras, je pense?\u2014\u201c(oddam\u201d (comme dit l'Anglais)! je le crois bien.ça me va comme un gant.vous avez de bonnes idées, milord.\u2014Les Anglais n\u2019en ont jamais d'autres.\u2014Je m'en doute! à cette heure! et je vous en fais mon compliment.\u201cBesef, bono\u201d (comme dit U'Arabe)! \u2014Mais vous êtes donc polvglotte?demanda le majcr en riant, \u2014 Poly.\u201d quoi?\u2014Oui, vous avez un répertoire d'interjections puisé à tous les idiomes du globe.\u2014Ah! je comprends.oui.je suis eclleetion- neur.mais je ne connais guère que quatre ou cinq mots de chaque langue.ca me suffit, en les employant bien, \u2014Vous avez raison, dit le major avce un éclat de rire, t- ut de mérite de la science est dans In manière de s\u2019en servir.\u2014Je m'en suis aperçu plus d'une fois, repartit le Parisien avec uno fausse modestie; mes petits talents m'ont toujours fait honneur, parce que je savais les faire valoir: mais, pardon, exeuse.major; et mes trois piastres par jour?\u2014Que voulez-vous dire?\u2014Pendant que nous courrons les bois, continuer ont-elles de courir?\u2014Sans nul doute! ne serez-vius pas toujours notre guide?\u2014C'est bien mon avis, mais je voulais savoir à quoi m'en tenir.Je suis content maintenant.Après avoir cheminé quelques minutes en silence, de majer dit au Parisien assez brusquement : \u2014Pour qui avez-vous pris parti dans la \u201cguerre noire *?Le Parisien, malgré son sang-froid audacieux, tressaillit à cette demande imprévue; cependant il se remit preinprement, ct, pour gagner du temps, fit une réponse évasive : \u2014L'argent n\u2019a pas de couleur.tous les partis s'amusent de mes tours d'adresse, je serais bien sot de choisir entre eux.\u2014 Voyons! dit le major, vous ne me ferez pas croire que vous n'avez pas d'opinion et que vous nimez autant un \u201cmauricaud\u201d qu\u2019un Espagnol, un Français ou un Anglais?\u2014Peuh! quand j'imite le grognement du peccari on le eri du perroquet, croyez-vous que le \u201cmauri- caud\u201d ne rie pas d\u2019aussi bon coeur que Anglais, le Français ou l'Espagnol ?\u2014Sans doute, mais.\u2014Et croyez-vous que les \u201cpiécettes\u201d fournies par les \u201cmauricaudes\u201d, quand elles ont bien ri, valent moins que les \u201cliards\u201d tombés de la main blanche des créoles?\u2014Alors vous êtes pour les noirs?\u2014Pourquoif.vous me croiricz assez sot pour renoncer aux fraîches \u201chaciendas, verandas\u201d et aw tres \u201cposadas\u201d capagnoles?.aux belles habitations, plantations et stations françaises; au gin écossais, au porter anglais, à toutes les bonnes choses qui se trouvent chez les blancs.sans compter les gracieux sourires des blanches.oh! mais non ! __-Alore vous êtes pour tout le monde?\u2014.Et pour personne! vous l\u2019aves dit, major, je sers qui me paie, mais je ne me vends ni ne me donne i personns, \u2014Ce n\u2019est pas étonnant.murmura le major se parlant à lui-même, l\u2019oiseau de passage n\u2019a pas de nid, pas d\u2019abri, mais pas de prison.il passe et repasse sur l'Océan, insoucieux de ees vagues; sur les villes, insoucieux de leurs révolutions; sur les déserts, insoucieux de leurs solitudes.Ainsi donc, continua le major en s'adressant au Parisien, vous n\u2019avez pas de préférence, vous servez qui vous paie?\u2014Oui! mais quelquefois je rends l\u2019argent, et je no sers pas! riposta fièrement le Parisien.\u2014Ah! vous n\u2019étes pas un homme & tout faire! \u2014Non! le soir, en: m\u2019endormant, je ne veux pas avoir de mauvais souvenirs.\u2014Vous êtes peureux la nuit?.\u2014Essayez! pour voir.\u2014ITum! je ne suis pas un revenant, et je ne crois pas aux fantômes, répliqua le major en riant, mais il ne s'agit pas de cela; vous me semblez un honnête homme, je crois qu\u2019on peut se fier à vous.notre destination vous est-elle connue?\u2014Nous allons aux Cayes, après avoir chassé un petit brin dans les Montagnes Noires.\u2014À peu près.seulement notre partie de chasse sera longue; nous trouverons peut-être dans les bois une meute.une meute d'hommes.qui court à la poursuite d'une femme et de deux pauvres petites filles.Si nous allions à la chasse de cette meute.nous?\u2014Je ne dis pas non! \u2014Connaissez-vous madame de Reilliére?\u2014Certes, oui! c'est la femme du colonel du génie, le brave colonel, la \u201c Main ouverte\u201d, comme l\u2019appellent les noirs.\u2014Eh bien! elle est veuve.\u2014 Mille tonnerres! que dites-vous?s\u2019écria le Parisien avee une émotion naturelle cette fois (ear il ignorait la mort de M.de Reilliè:e), mon colonel est tué! Mac! dis-moi, il est mort! Madédiction! je tuerai autant d'hommes qu\u2019il avait de cheveux sur la tête! Ca va faire drôle quand je le dirai à Pr.La large main de Mac-Héron arréta au passage les imprudentes paroles que son ami allait laisser échapper dans le premier élan de la douleur.Ie major se tourna vers lui et l\u2019inspecta d\u2019un oeil soupçonneux : , \u2014Vous aviez pour votre colonel une bien grande affceticn?.mon camarade; je croyais que vous n\u2019aimiez personne.\u2014Je ne sais pas si ça vous regarde, répondit le Parisien.en lui lançant un oeil de travers; voyons! est-ce que vous allez me mécaniser, vous?It il s'arrêta d'un air provocateur, au milieu du sentier: \u2014 Voyons! continua-t-il, est-ce que ça vous fait plaisir qu'il soit.mort.parlez-moi un peu! Le major porta la main à la crosse de son pistolet; Mac-ITéron crut urgent d'intervenir; sa longue personne s\u2019inclina vers l\u2019oreille de Spencer : \u2014N\u2019'ayez pas peur, lui dit-il, il n'est pas mé- chant.son chagrin ne doit pas vous étonner; il est déserteur, et c\u2019est le colonel qui, en France, l\u2019a sauvé de passer par les armes, \u2014Ah! ie comprends, répondit le major, mais il est trop vif.que diable! je ne lui disais rien qui pât l'irriter.\u2014Les Français sent comme cela, vous savez, répliqua Mac-Fléron.comme une soupe au lait ! \u2014Vous êtes Irlandais?dit vivement Spenoer.\u2014Oui! Votre ITouneur; O-Murrel-Mac-Clamor- gan, du district d\u2019Ardagh.pour vous servir.\u2014FEt vous consentez à faire ce misérable métier ?\u2014Votre Honneur! il n\u2019y avait plus de pommes de terre dans la cabane.répliqua Mac, les yeux étincelants.il n'y avait plus que ma femme et mes enfants morts de faim.faMait-il les manger pour mo nourrir?Le majer couvrit ses yeux avec la main : \u2014-O honte sur l'Angleterre.nation fille de Caïn! que répondras-tu, quand on te demandera ce que tu ns fait de tes frères ?murmura-t-il avec une émotion douloureuse.: Pendant ce colloque, le Parisien avait comprimé son émotion : \u2014Excusez-moi, major.dit-il, cette mort m\u2019a fait trop de peine; j'étais si loin de m\u2019y attendre! mais que disiez-vous de madame de Reillière ?\u2014Elle erre au hasard dans Vile.Castaing la poureuit.nous allons À son secours. ; i 1592 \u2014Ah! mais oui! j'en suis! j'en suis! moi! s\u2019écria le Parisien, j'en suis! je vous farai voir ei je connais les entiers.mes camarades aussi en soront ; vous verrez qu\u2019ils ne boudent pas devant la bête fauve.\u2014Je suis bien aise de vous voir en ai bonnes dispositions, vous êtes un brave homme; si vos camarades vous ressemblent, je les reçois d'avance bien volontiers.Mais, continua Spencer en regardant au travers du feuillage, nous voici près de la route, j'aporçoie les chevaux qui nous attendent.Heureusement ils sont exacte, car nous avons une rude étape à faire.Il faut dévorer trente-cing lieues cette nuit.Et le major s\u2019avança rapidement pour donner ses ordres.Le Parisien se rapprocha de Mac-Héron : \u2014Je cois que l\u2019affaire marche bien.Allons nous donner une célèbre \u201cdanse\u201d à Castaing! \u2014\u2014Oui, dit Mac, mais ensuite que ferons-nous des Anglais ?\u2014A pas peur! on leur fera des yeux.des yeux répulsifs.quoi?et ils s'en iront sur l'air : \u201c Retirez-vous, gens de la noce.\u201d C\u2019est moi qui te le dis, foi de Parisien ! CHAPITRE V LE VAL DEL DUENDE Après avoir couru sur leurs rapides petits chevaux espagnols, avec cette vitesse fantastique que la ballade prête au chasseur noir, Français et Anglais arrivèrent sur la lisière des grands bois qui forment les premiers amphithéâtres des Montagnes Noires.Là, ils remirent leurs montures aux mains de quelques hommes envoyés d'avance par le commu dore, et ils coururent, plutôt qu'ils ne marchèrent, jusqu'au carrefour des Mille-Voies, Probado, en détachant le Parisien ct Mac-Iéron du côté de la mer pour fouiller les côtes et sonder la conduite des Anglais, Probado.disons-nous, leur avait assigné ce lieu comme point de rendez-vous.11 était nuit close, quand la petite troupe arriva à la clairière; elle fut forcée de bivouaquer, et chacun chercha, dans un prompt repos, d'oubli des fatigues passées et futures.Les Anglais, surtout.s'endormirent avee une merveilleuse promptitude, après avoir caressé la bouteille de rhum et mangé.hélas!.le rostheef froid.Ie Parisien n'avait point permis d'allumer des feux.Quant à ce dernier.après avoir rôdé dans les broussailles, tout autour du camp improvisé, il s'était soigneusement installé avec Mac-Héron dans l'encoignure d'un gros rocher creux.Tous deux.adossés l'un à l\u2019autre, faisaient face à deux points différents, et.par leur position élevée au-dessus du sol, il dominaient la clairière: de cette façon, rien ne pouvait les surprendre au dépourvu, à moins qu'ils ne fussent par trop ensevelis dans le sommeil.Nous pouvons affirmer que le Parisien se serait glorifié longtemps d'avoir seul veillé dans cette nuit mémorable si, au crépuscule matinal, un chatouillement importun n'eût irrité la sensibilité nerveuse de son nez.11 ouvrit prestement les yeux en préparant un dilemme pour prouver qu'il n'avait nullement dormi : mais son désappointement fut extrême en apercevant Mac-Héron déjà debout, riant silencieusement, ¢t regardant un billet, qui, suspendu par un fil, oscillait à la hauteur du nez de son camarade.\u2014Que signifie cette mauvaise plaisanterie?demanda le Parisien avec quelque agigreur.\u2014Chut! fit Mac-Héron, il était 13, quand je me suis réveillé.Le diable sait peut-être qui est venu l'y mettre sans nous déranger; pour moi, je n\u2019y comprends rien.\u2014Voyons donc ce que c'est! dit le Parisien en le saisissant; tiens! il y a mon nom dessus!.Ah\u2018 c\u2019est un tour de Probado! et Jocko a servi de facteur.Que je leur fasse le signal.Aussitôt le Parisien mit ses deux mains devant la bouche, et on entendit le grondement sourd d'un chat irrité sortir de ses lèvres avec une réalité d'imitation saisissante.Quelques paires d'yeux étincelants brillèrent soudain au travers des feuillages, quelques griffes grincérent sur l'écorce des tamarins, mais cette muette réponse des \u201cmatous\u201d sauvages fut la seule qu\u2019obtint l\u2019appel du Parisien : le ronflement sonore de quelques Anglais s\u2019y joignit par intermittence ; mais ce fut tout.\u2014Diatle! fit le Parisien, ils sont partis sans laisser personne.Alors il y a de la prose là-dedans.Sais-tu ce que c\u2019est que la prose, Mac?\u2014Non, répliqua naïvement le fils de la verte Erin.*® \u20ac ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1148 \u2014En voilà, mon ami, ajouta le Parieien en lui déployant le billet sous le es aveo un geste de notaire; écoute-moi ça.\u201c Nous sommes arrivés au Monte-Senestro, sans \u201c avoir trouvé des traces vraies, disait le billet : Ti- \u201cbod est mort; nous avons lu eur la mousse de la \u201c Gruta del Lavrador; la jeune dame est prison- \u201cnidre avec sce deux enfants; leurs petite pieds \u201csont imprimés eur les terres molles des Haute \u201c Marais; l'aiah est blessé; on le porte, car sa piste \u201c est rare, et il y a du rouge sur les feuilles ; les tra- \u201cces sont très confuses maintenast: les gros pieds \u201c paraissent se diviser on deux troupes; l\u2019une va au \u201cnord, l\u2019autre au midi; on a cherché à effacer la \u201cpiste de la jeune dame; il fuut se méfier; nous \u201c vous attendons dans le Val del Duende.Probado \u201d.\u2014Milliard de misères! dit sourdement le Parisien, quand il eut fini cette triste lecture; voilà le mal fait.Allons, il n\u2018y a plus à paner, marchons!.Nous atteindrons peut-être Jocko, car c'est lui: il n\u2019y a que lui capable de m'avoir mis ça, là, sous le nez, \u2018ans m\u2019éveiller.Chaud! chaud! messieurs! cria-t-il aux Anglais: voilà le jour, partons.Les \u201cGoddem\u201d, il faut leur rendre cette justice, furent promptement debout, et.après le rostbeef mangé.non avant! l'on partit.La journée fut rude, chacun avait hâte d'arriver: enfin, peu avant le coucher du soleil, la caravane s'engagen duns une vallée profonde et sombre.resserrée entre deux immenses murailles de rochers à pie, et serpentant avec le lit tortueux d'un torrent qui grondait dans le fond de ses abîmes.\u2014Nous sommes près du but, dit le Parisien à voix basse! bouche close! mes amis, d'oeil au guet\u2018 l'orcille ouverte! la carabine prête! voilà la consigne; et surtout.pas de bruit en marchant! il y a, par ici, d'étrange gibier quelquefois ! On continua la route en silence, sur l'étroit et humide sentier où à peine il était possible de marcher deux à deux.Spencer avait pris la tête de la colonne, à gauche du Parisien.La sublime horreur de ces gorges mystérieuses facinait le jeune major.Il lui semblait voir flotter devant ses yeux les visions fantastiques d'un rêve.quand il contemplait ces remparts de granit s'élevant du fond des gouffres au plus haut du ciel.les éclaircies soudaines qui dentelaient les bois couronnant les hautes crêtes.lui semblaient être les yeux de quelques monstres géants cramponnés au revers de la montagne, «t dardant leurs prunelles luisantes sur l'abîme, pour voir s'il n'y aurait rien a dévorer! Bien bas! bien bas! dais les sépnlerales profondeurs.hurlaient comme des voix plaintives ou menaçantes les flots du torrent brisés par les roes aigus! Sur les lointains profils des roches brunes et mousseuses se dessinaient les monstrueuses silhouettes de visages grimacçauts, dont les brins em- mélés des broussailles siniulaint la barbe ineulte et hérissée ! Chaque détour amenait une terreur nouvelle; chaque bruit une menace; et le silence même, dans sa lugubre intensité, révélait des murmures étranges, inouïs pour des oreilles humaines ! \u2014Qu'elle est bien nommée cette vallée du Follet! c'est le séjour des esprits de la solitude! murmura Spencer à l'oreille du Parisien.\u2014Oui! répondit laconiquement ce dernier.il faut bien que ce soit leur séjour, puisqu'il y en a! Spencer sourit : \u2014 Vraiment?il y en a! sans plaisanter.\u2014dJe ne sais pas si j'ai l'air de rire?répliqua sé chement le Parisien.Tenez! parfois j'ai entendu ici gémir des âmes.j'ai entendu des voix qui arrivaient de loin, major!.de plus loin que vous n\u2019êtes jamais allé.j'ai entendu.Le Parisien s'interrompit; la main de Spencer venait de le saisir brusquement au bras : \u2014Que vois-je là-haut sur la cime de ce rocher noir?demanda le major.Ie Parisien regarda dans la direction indiquée : \u2014Je ne distingue rien.Ah! si fait! une forme blanche.c'est un vautour à col cendré.il faudrait une fière carabine, pour le décrocher d'ici.\u2014C'ertes! je ne croyais pas qu\u2019i! y coût de tels viseaux! regardez, quelle grandeur! \u2014Non, reprit le Parisien en fixant attentivement d\u2019objet indiqué, non.ce n\u2019est pas un vautour.c'est.une panthére en embuscads.elle se dresse, elle va se tapir de nouveau pour s\u2019¢lancer.mais non.on dirait une forme.une forme humaine.ou diabolique.ajouta le Parisien en haissant le voix.\u2014C\u2019est une femme, je vois flotter ses vêtements blancs, dit Spencer en tirant sa lunette de son étui.Oui, c'est une femme.je distin ue son visage.c\u2019est une mulâtresse.voyez vous-même, ajouta-t- il en passant la lorgue-vue au Parisien, Celui-ci la prit d\u2019une main treZdiante, et regarda; au même instant, il poussd ux pg terrible: So.Montréal, 24 avril 1907 \u2014Naïa! c'est elle.elle va.oh! mon Dieu: nous allons la voir æ précipiter!.Mac! Que fu: rel.que faire pour l\u2019empêcher.\u2026.Et le Parisien, comme pris de folie lui-même, : mit à courir en désespéré.Mac-Héron s\u2019élança après lui de toute la vites- de ses longues jambes: les Anglais les suivirent | leur mieux, tout effarés, et sans y rien comprendr Ile arrivèrent ainei perpendioulairement sous : roo sur le bord duquel marchait la pauvre folle, Chacun s'arrêta haletant, les regarde fixés selle.Les yeux levés vere le ciel, Naïa marchait au h- sard sans voir devant elle.Comment la main de .Providence avait-elle soutenu jusqu\u2019alors et garau: la pauvre créature des milles dangers mortels qu avaient abondé sous ses pasŸ c\u2019est un mystère! U.chose paraissait malheureusement trop crtain- Naïa s'avançait tout droit vers une affreuse creva: se, et, À son allure, on voyait bien qu\u2019elle n\u2019y pr.nait point garde.Le Parisien se déeclait : \u2014Elle va rouler 12 comme un sac, et nous arr vers en morcaaux.Je suis trop vieus, moi, pou.supporter ces choses-là.il faut que jy arrive! :' faut que je.mille milliarda de misdres! elle marche droit au trou.Ah! quel tourment que les fon mes 1.Et il e\u2019approchait du rocher, eondant de l'oeil |.fatale crevasse, mesurant la hauteur du roc, c- sayant ses ongles à la muraille glissante qui se dre son ivrognerie! Jllya + quelques mois vous m'avez envoyé, à ma demande, un échantillon do votre Remède, MP et, à l'inau de mon mari, 5 je lui al fait prendre FA dans ron thé et dans sa i nourriture.Je me suis .procuré ensuite un traite.& ment complet et lui en ai Le - donné régulièrement.Von ut mervellloux et je no saurais trop bi rercier pour l'heureux changemen aul à opéré dans notre foyer.\u201d Pa et brochure contenant duets gratis, {us les détails, témot ° s ordinaire cachetée.Corres ondance confid io tlle, Ad , dan Chambers 1a $A Oe aoa \"pr est de la sorte essentiellement déformante.De plus, le resserrement de la chair, gônant la circulation du sang, est de nature À occasionner des panaris, À .prédisposer aux engelures, en même temps qu\u2019il détermine une fatigue générale des nerfs de la main.Chose curieuse, depuis que le dé est dé, sa forme a toujours été sensiblement la même, Et pourtant, Dieu sait s\u2019il a vu passer des générations et des dynasties: il est admis que les Babyloniens et les Egyp- tiens étaient fort experts en broderie.Pour arriver aux résultats extraordinaires qu\u2019ils produisirent dans cet art, le dé leur fut indispensable, Les dés retrouvés A Herculanum sont de form\" zonique.Notre figure 1 représente des dés romains trouvés dans la Tamise.On voit que le principe de leur action sur ie doigt est le même que celui du dé actuel._ Cette action est mise en évidence par les figures 2 et 3.Ces figures indiquent bien In gêne de la chair et de l'ongle.Dans l\u2019une un a marqué en pointillé la forme naturelle du doigt loraqu\u2019il n\u2019est pas soumis À cette action.Le \u201c dé Trueform \u201d (vraie forme, forme taturelle), qui vient de faire son apparition, se propose d'éviter les inconvénients du dé antique et déformant en s\u2019adaptant exactement À la forme du doigt qu\u2019il doit coiffer.C\u2019est un dé rationnel.Notre figure 4 le représente en place, et la figure 5 en coupe.h épouse exactement les contours de l'extrémité de la phalange el de l'ongle, et tient, non plus par com- Fig.3.\u2014 Dés modernes et dés Trueform.pression, mais par succion.Son retrait détermine en effet, à la partie antérieure un vide qui s\u2019oppose à son déplacement acei- detel.Il habille le doigt sans le gêner, comme doit faire tout costume, comme tait la bonne chaussure pour le pied ou la \u201conne coiffure pour la tête.T] est certainement singulier qu'il ait allu tant de siècles pour donner ce petit perfectionnement à un instrument d\u2019un v sage aussi général et aussi indispensable.E.REVERCHON.LA Des deux côtés de la presqu'île Qui sort des brumes de la nuit, La mer s\u2019étend, vague et tranquille.Sans élever le moindre bruit.La lande est rose de bruyère Sous le ciel rosé du matin ; A l'occident, une lumière Tremble encore dans le lointain.Le jour grandit, la mer s'irise De chatoyants et gais reflets; Dans l'air plus vif, avec la brise, Passe l\u2019odeur des serpolets.\u2018it la route droite s\u2019allonge À travers les landes sans fin, Monte, descend, remonte et plonge Dans l'obscurité d'un ravin, Ravin buisé d'unc hétraie, Ft si touffue en cet endroit, Que su rumure enchevétrée Couvre la route comme un toit.Un oiseau se tient sur la berge, Qui me guette, le col dressé ; Un grand oiseau; sa tête émerge De l'ombre noire du fossé.Il tient sous son pied quelque chose Da blanc, d\u2019ailé, qui se débat, Et sur su proie, où son pied pose, \u2018Trois fois son bec crochu s\u2019abat ; Puis il s\u2019enfuit à Lire-d\u2019aile Et disparaît sous le couvert.Je m\u2019approche: une tourterelle < Gisait, l'oeil mort, le orâne ouvert.CH.FREMINK.BUSSE 1597 (r C ES voitures Leur qualité tout ce que le un grand capi demi-siècle, produire.C'est NS Voitures pour Poneys poneys sont, 8 leur genre de carosse- rie, ce qu'il y a de plus récent et de mieux.des facilités sans rivales, guidés par l\u2019expérience de près d\u2019un peuvent quoi elies peuvent ser- - vir longtemps, méme employées sans qu'on en prenne grand soin.Quant au dessin de ces voitures, c\u2019est une révélation comme conception artistique, tandis que leurs accessoires donnent tout le confort voulu.\u2014Si vous vous proposez l\u2019achat d\u2019une voiture pour poney ou de toute autre voiture, \u2018 R.J.LATIMER & CIE, 21, Rue Saint - Antoine, Montréal = ur offre génie, tal et pour- Ecrivez pour notre Catalogue Illustré, I! 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son estomac réclame avec énergie une alimentation fréquente, mais dont la quantité doit être pourtant mesurée, 11 faut, en effet, dès l'enfance, discipliner l\u2019appétit, combattre les antipathies capricieuses de l'estomac et habituer cet organe À des habitudes régulières, qui seront précieuses pour la santé à venir.Ç Chez les grandes nersonnes, l'appétit se répartit sur trois repus.Le corps n\u2019ayant plus besoin de matériaux de croissance, mais seulement d\u2019aliments d\u2019entretien, na lus besoin de la même quantité que dans A jeunesse.L'appétit varie, alors, essentiellement suivant le taux de l\u2019activité nutritive, suivant aussi les saisons, les eli- mats, les tempéraments.Les hivers rigoureux de notre climat, en accélérant toutes les combustions, excite l\u2019appétit, et c\u2019est pourquoi lu nourriture de la saison froide est plus abondante et plus forte que celle de l\u2019été.les gens bilieux ont souvent l\u2019estomac impatient et il réclame plus souvent que chez les autres sujets.; Les individus lymphatiques et sédentaires, les alcooliques, les énervés, présentent l\u2019appétit irrégulier et capricieux, L\u2019abondance alimentaire et la richesse des ressources de la cuisine émoussent peu À peu l'appétit.; 0.La perte d\u2019appétit \u2014 anorexie \u2014 est un symptôme précoce et commun, dans toutes les maladies aiguës et fébriles; un symptôme avancé et inconstant.dans la plupart des affections chroniques.Chez les enfants et les vieillards, la suppression de l\u2019appétit est parfois liée à une altération cérébrale.Dans l\u2019état de santé, la diminution de l\u2019appétit dérive souvent des repas solitaires, de l'abus du tabac.du café et de certains médicaments; du travail cérébral immédiatement après les repas, de la sieste, de la vie sédentnire, etc.La variété alimentaire est une indispensable condition de l\u2019appétence parce qu\u2019elle ap- elle l\u2019appétit.?Les Dp sions tristes, le spleen, 'hypocondrie et surtout l\u2019envie, sont des causes d\u2019anorexie.Dans l\u2019anémie et la chlo- : rose, le besoin de manger finit par disparaître; que de jeunes filles piles mangent seulement par raison ?L\u2019autres fois, l\u2019appétit s\u2019exagère et de- \"vient une maladie.sorte de folie famélique, vorace et insatiable.que l\u2019on trouve souvent chez les névropathes et les alién(s.On trouve quelquefois aussi chez divers sujets la perversion du goût, et principalement chez les hystériques et les gens atteints d\u2019affections nerveuses; les femmes.à certaines époques de la vie, ont des bi- 7arreries du goût, que l'on a désigné sous le nom d\u2019envies.L'appétit s\u2019entretient et se règle par la sobriété, l'heure fixe dans les repas.l\u2019exercice régulier au grand air matinal.l\u2019hydrothérapie suivie de frictions sèches sont d\u2019excellents moyens pour maintenir l\u2019appé- , tit dans de bonnes conditions.\"Chez les femmes et les gens nerveux.* l\u2019ingénieuse variété des mets, les aliments froids, les assaisonnements agréables, pourront assez souvent vaincre l\u2019inappétence.Certains hors-d\u2019oeuvre piquants et rapides, tels que les crevettes, huîtres, radis, me- | lon, cornichons, ete, peuvent, à cet égard, { jouer un role utile.Il ne faut jamais abuser des épices, qui développent d\u2019abord Pannétit, pour le ruiner ensuite.Quand In langue est recouverte d\u2019un enduit épais, il importe de la nettover avec un linge rude ou un collutoire, afin de mettre à nu les papilles du goût et de faire renaître l\u2019appétence.Chez les vicillards, un bol de bouillon de viande froid, dégraissé, pris une heure avant le repas, et quelques gouttes de noix vomique, en teinture, immédiatement auparavant, redresseront l'appétence digestive, fmoussée et débile.11 est aussi utile que tout le*monde doit toujours sortir de table avec un reste d\u2019appétit.C\u2019est là une règle d'hygiène que l\u2019on ne doit jamais oublier.Il arrive que dans certaines convalescences et aussi dans certaines formes de dyn- | pepsies, une fringale extraordinaire se produit, que l\u2019on doit toujours surveiller avec beaucoup de soins et combattre le plus souvent.Dans ces cas, quelques gouttes d\u2019élixir parégorique avec un peu d\u2019eau de Vichy suffit A calmer cette exagération de la faim.les maladies de l'appétit sont multiples et appartiennent à tous les estomacs; la base du traitement sera toujours l'hygiène générale et l'hygiène alimentaire.Dr R.VILLECOURT, Lauréat à l\u2019Académie de médecine.II sera répondu à cette place à toutes les demandes concernant la santé, I'hygidne et les sciences médicales en général, accompagnées d\u2019une somme de 10 cents, exigée par l'administration de l'Album.Pour les sujets qui ne pourraient être traités dans un journal comme le nôtre, nos lecteurs et lectrices pourront demander une réponse personnelle, moyennant une rétribution de as centins pour frais de rédaction.La correspondance sera toujours confidentielle et devra être adressée au docteur R.Villecourt, à l\u2019Album Universel, 1961 rue Sainte-Catherine, à Montréal.Gracia.\u2014 Pour devenir grasse, la première des conditions, c\u2019est d\u2019avoir un bon estomac, puis ensuite une bonne dose de philosophie.Se nourrir de féculents autant que possible, boire du lait et s'abstenir de thé et de café.Prendre tous les jours deux granules de dioscoride d\u2019un huitième de grain.Certaines personnes à constitution ner- voso-bilieuse ne deviennent jamais grasses, elles sont condamnées À rester maigres ; mais il est encore préférable d\u2019être maigres que d'être obèses.L.L.-\u2014 Frottez-vous les mains avec une solution de permanganate de potasse au centiz-\"u, trois fois par jour.Dr R.V.RESUME DES REGLEMENTS CONCERNANT LES HOMESTEADS DU NORD-OUEST CANADIEN.OUTE section de nombre pair des Terraine de la Puissance, au Manitoba ou dans les Provinces Maritimes excepté les lots 8 et 26 non reserves, pourra être prise comme home stead par toute personne se trouvant le scul chef d'une faille ou par tout individu mâle de plus de dix-huit ans, sur un espace d'un quart de section, de 1 acres, plus ou moins L'entrée pourra ètre faite personnellement au bureau local des terraing, dans le district où se trouvele terrain à prendre, ou si le colon le dé sire, il pourra, eur demande au Ministre de l'Intérieur, Ottawa, au Commissaire de l'immigration, Winnipeg, Où à l'agent local pour le district où se trouve le terrain, Ke faire autoriser à faire faire l'entrée far quelqu un.DEVOIRS DU COLON,.\u2014 Un colon auquel on a accordé une entrée pour un homes , devra reruplir les conditions s\u2019y rapportant de l'une des maniéres suivantes : (I) Au moins un séjour de six mois rur le terrain et la mise en culture d icelui chaque année au cours du terme de trois ane, (2) Si :e père\u2014ou la mere, si le père est décédé\u2014 de toute personne éligible pour faire l'entrée d'un hotmnestead d'apres In teneur de «et acte, demeure aur une ferme dans le voisinage du te:- rain entré par la dite personne comme homestead, les conditions de cet acte, quant au lieu de residence, avant d'obtenir la patente, pourrout être remplies sur le fait que cette personne habitera Avec le père ou la mere.(3 Sile colun à feu et lieu sur la ferme qu\u2019il posséde dans lex environs de son homestead, les conditions dn cot acte quant à la résidence pourront être remplies pur le fait de résider sur le dit terrain.DEMANDE DFE LETTRES PATENTES devra être faite à l'expiration de trois années, devant l'agent local, lo sous-ugent ou l'inspecteur des homesteads.Avant de demander des lettres patentes, le colon devra donner un avis de six muis, en écrivant au Commissaire dos Terres du Dominion, à Ottawa, de son intention de ce faire.Résumé des Règlements sur les Terrains Miniers du Nord-Ouest Canadien.CHARRON.\u2014Les terrains à charbon peuvent étre acheten & $10 I'acre pour le charbon mou, et à 82 pour lanthracite.Un individu ou une compagnie ne peut en acheter plus de 320 acres, Une rovauté de 10 cents la tonne de 2,000 livres sera collectée sur la production brute.QUARTZ\u2014Un cerlifleat de mineur libre est accordé sur paiement.à l'avance de 97.50 par année, pour un individu, et de $50 à $1(0 par année pour une compagnie, selon le capital, Un mineur libre ayant découvert du minerai dans un endroit, peut se cholsir un \u201cclaim\u201d de 1,500 x 1,500 pie da pla prix d'enregistrement d'un claim est de On dovra dépenser $100 parannéo au moins sur le clair ou les payer au régistrateur du district, raquo $500 auront eté dépenséos et payées, le locateur pourra fuire faire l'arpentage de son elwim et l'acheter à $1.00 de l'acre, après avoir rempli toutes les autres conditions, La patente d'un endroit minier devra pourvoir au paiement d'une royauté de 2} pour cent sur les ventes.Lea clalims de travail de mine dans les placers vnnt généralement de 100 pieds carrée Prix d'entrée, 8500, devant être renouvelé tous les ans.Un minovr Jibre ne peut obtenir que deux baux de tnillos chacun pour un terme de 20 ans, qui pont être renouvelé à la dlacrétion du minis ire «le l'Intérieur.locataire devra faire fonctionner un dre gueur par & milles, la première saison qui suivra aa date de son bail, Taux $10 par Année pour chaque mille de rivière louée.Royauté de 2} pour cent collectés «ur la production dès qu'elle excède $10,000, W.W.CORY, Député ministre de l'Intérieur.N.B.\u2014La publication non autorisée de cette «annonce ne sera pas payée, Montréal, 34 avril 1906 Un blenfalt pour le bea Puis pate ome go Poudres Orlentales soules qui aux RE ' ox la fouune et ute Aux K.-U.: Geo.Mortimer & Son, ogy « Nouvelles Tapisseries Immense variété de patrons du pays et étrangers.Effets rayés, flo- taux ou de Dresde; 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