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Titre :
Album universel
Succédant au Monde illustré (1884-1902), L'Album universel offre des textes variés, abondamment illustrés de gravures et de photographies.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de photogravure de Montréal,1902-1907
Contenu spécifique :
samedi 9 juin 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec)
  • Successeur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec : 1907)
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Références

Album universel, 1906-06-09, Collections de BAnQ.

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[" pra Montréal, 9 juin 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) XXIIIdme année No 1154 161 re AVIS DE L'ADMINISTRATION $.0s abonnements partent du ler ou du + de chaque mois.Les remises d'argent \u201cent être faites en mandats-poste, man- \u2018vv.d\u2019express ou chèques À l\u2019ordre de E.t ekay, Boîte postale 768, Montréal.vs manuscrits non insérés ne sont pas lus, LB MONDE ILLUSTRE Publié toutes les/semaines à Montréal, per G.A.NANTEL, Directeur de la Rédactions1, rue Sainte-Catherine-Ouest.Téléphone EST 4416 Album Universel E.MAOKA Y, Editeur-Propriétaire.Coin de la rue St-Urbain PRIX DE LA REVUE Par abonnements: #2.50 par année, $1.25 pour 6 mois, franc de port pour tout le Canada, les Etats-Unis, l\u2019 ka, Cuba, le Mexique, les Iles Hawaï et les Iles Philippines.Au numéro : 5 cents Pour les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements : francs, $3.50 par année, ou 18 Le Canada pittoresque.- Scène printanière, prise au marché de Montréal, à l'arrivée des premiers légumes de la saison.Le Canada pittoresque.Vue d'ensemble des rochers de Grand Manan, N.BD.pe Le Canada pittoresque.\u2014- La pointe sud des rochers de Grand Manan, N.B.bai, Ës ; Jeurs un larron au collet.Jo lui donnerais la méme eau qu'il vient de quitter, afin qu'il soit content dans sa nouvelle demeure.MORALITE J'ai perdu mon petit poisson Bâille, Bâillons, Baillez.Jadis, le geste d'ouvrir démesurément la bouche en bâillant était qualifié de suprême impertinence.Le docteur Noegeli vient d\u2019en décider d\u2019une autre manière.Il paraît que le bâillement met en action tous les muscles respirateurs du thorax et du cou; subséquemment, c\u2019est un excellent exercice de gymnastique respiratoire.Il faut, décrète cet Esculape bien moderne, \u201cbiil- ler largement, puis s\u2019étirer les bras, matin et soir, dans le but de ventiller les poumons et de tonifier les muscles de la respiration\u201d Voilà une ordonnance que les potaches vont suivre avec un zèle pieux; et si quelque professeur, mal instruit des progrès, vient à leur faire une observation, ces jeunes gens \u2014 tout en bâillant \u2014 répliqueront : \u2014Nous ventillons nos poumons, cher maître.Pourra-t-on mettre la main devant la bouche.Je lui ôterais ce vilain hameçon et je ren- & Je mettrais dans un grand bocal nion pauvre petit poisson, afin que dans cette nouvelle existence, il vive heureux sous mes youx.J r s'accroupit sur le sable et se tint sur la défensive.On lança un tigre.Le lion, reprenant son humeur belliqueuse, courut à lui; mais, souffleté de patte de maître, il se rassit tout penaud.Les trois animaux se regardaient sans oser s\u2019approcher, quand on leur jeta vingt-huit dogues dans les jambes.Les dogues s\u2019adossèrent aux grilles, et il n\u2019y eut d\u2019autre changement que 28 spectateurs de plus.Vainement essaya-t-on, à l\u2019issue du spectacle, de faire rentrer les bêtes dans leurs loges.On les retrouva, le lendemain, dans la même position, l\u2019oeil fixe, le jarret tendu! + Logique enfantine Toto ne veut pas aller se coucher, et pour Vy décider, sa mère lui dit: \u2014Allons, mon enfant, il est tard; tu sais bien que les petits poulets rentrent se coucher dès qu\u2019il fait nuit ?.\u2014Oui, répond Toto, mais leur maman va aussi se coucher avec eux |.J + Au tribunal de commierce Deux avocats demandent, l\u2019un la remise à huitaine, l\u2019autre les débats immédiats.\u2014De quoi s\u2019agit-il?! demande le juge.\u2014Monsieur le juge, il s\u2019agit de six pièces de vin.\u2014Eh bien! dit le magistrat, le tribunal peut parfaitement vider cela aujourd\u2019hui.Chez le coiffeur : \u2014Une friction, monsieur ! \u2014Oui, mais faites-la-moi au bras; j'ai un rhume- tieme qui ne veut pas partir. .Le bonheur qui 1 | LS so retrouvaient tous les nratins, à lu même passe heure, daus le même ownibus, * Square des Batignolles-Jardin des Plantes \u201d.* Lui \u201d, Pierre de Rieux, était un publiciste distingué, arrivé déjà, quoique jeune encore, à Une situation appréciable dans la littérature, situation uniquement acquise par son mérite, car il se trouvait seul dans la vie.* Elle \u201d, Mathilde, ouvrière dans un grand magasin de la rive droite, élégante, aimable et délicieusement jolie, était une luborieuse aussi.Sans famille, comme lui, elle ne pouvait compter que sur son travail.Et leurs occupations, bien différentes pourtant, les réunissuient chaque matin, à la même heure, les dirigeant eusemble vers les mêmes parages.Lo premier jour qu'ils s'étaient rencontré, Pierre, grave et sérieux de caractère, mûri par les deuils de sa jeunesse, s'était contenté de regarder la jeune fille machinalement d'un regard distrait, indiffé- rent.Elle ,réservée, triste aussi d'une tristesse qui dou- nait à son sourire une mélancolie charmante, avait seulement, par curiosité de Parisienne, peut-être, levé une où deux fois sur lui ses deux grands yeux.Mais que lui importait, au fond, cet homme ne lui était-il pas aussi étranger que tous les gens le la voiture, que cette grosse femme, par exemple, en tablier bleu, assise en face d'elle, ou que ce mon- -icur décoré qu'elle avait à sa droite?le hasard faisait et défaisait ces assemblages pittoresques.Pourtant, un jour, après s'être trouvés ensemble, depuis deux semaines, tous les matins, quelque cir- \u2018constance banale, un objet, une place offerte, un rien sans doute, motiva de la part de Piere un mot de politesse et de sa part à elle un gentil merci.Ce n'était là que peu de chose, mais la glace se trouvait rompue, et désormais chaque jour il y eut entre les deux jeunes gens l'échange d'un sourire gracieux.lierre regardait moins de gêne.Assez physionomiste et très expert en matière de psychologie féminine, sur laquelle il avait déjà éerit bien des pages, il avait trouvé tout de suite dans les yeux de sa compagne de route une douceur qui l'avait ravi.H y lisait une honnêteté absolue, une simplicité naturelle et surtout une adorable pureté que rien de la vie, bien sûr, n'avait encore entaché, vie dangereuse pourtant, exposée aux compliments, aux rencontres, aux tentations.Elle aussi se surprenait quelquefois maintenant à regarder Pierre.Elle ignorait la psychologie subtile des livres, mais quelque chose lui disait que ce jeune homme devait être loyal et bon.Puis une force mystérieuse l'attirait vers lui; le hasard d'une enveloppe eutrevue avait livré à Mathilde le nom de l'écrivain.Elle le voyait toujours porteur d\u2019une serviette bourrée de manuscrits qu'il finissait de corriger, et elle se demandait si ce n\u2019était pas là ce Pierre de Rieux dont elle avait lu dans les journaux, des nouvelles, des romans, des vers.Elle ne les avait pas oubliés.Pourquoi ¢ Peut- être parce qu'elle avait été frappée par leur sensibilité touchante, leur charme très particulier, et, dans son imagination de jeune fille, elle s\u2019était plue à s'en représenter l'auteur.N'était-ce pas curieux de le retrouver de la sorte, ct de le retrouver jeune, distingué, beau garçon, ainsi qu\u2019elle l\u2019avait rêvé?Bientôt ils échangèrent quelques mots banals, Il sembla à Mathilde que Pierre s\u2019esseyait de préférence à côté d'elle, et un jour elle crut remarquer qu\u2019étant arrivé en avance à la tête de ligne, il l\u2019avait attendue pour monter.Elle ne s\u2019en fâcha pas, au contraire.Nul du reste ne les voyait, nul ne pouvait s\u2019apercevoir du petit manège, sauf un voyageur régulier comme eux, et qui se mettait toujours en face d\u2019eux, de Mathilde.C'était un homme d\u2019une trentaine d\u2019années, grand, mince, l\u2019air grave et triste.Mais, plus hardi que Picrre, il ne cessait de regarder la jeune fille.Ce regard, pourtant, ne la froissait pas.Elle n\u2019y sentait ni l\u2019indiscrétion ni la sotte curiosité.Il nvait quelque chose de douloureux, et fréquemment l'inconnu restait ensuite, les yeux demi-clos, le front soucieux, comme perdu dans une songerie.Pierre, au début, en avait été un peu ennuyé, maintenant avee Mathilde ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1164 puis, il avait constaté bien vite combien cet homme était peu gênant.Evidemment, il se trouvait, par le fuit des événements, le confident muet de leur roman, mais il y avait quelque chose de sympathique en lui, et Mathilde renrarqua même que, du jour où elle avait parlé à M.de Rieux, c'était vers lui prineipalement qu\u2019allaient ses regards.IT Un matin, un uatin radieux de printemps, fuit de douce chaleur, de ciel bleu et de bon soleil, Pierre se présenta officiellomout a lu jeune fille.Une * nouvelle \u201d parue de lui dans un graud jour nul, et que Mathilde justement était eu train de lire, eu fut la raison.Il erut surprendre une larme dans les beaux yeux de sa voisine.\u2014Excusez-moi, fit-il, très ému, si je me permets de vous déranger.C\u2019est moi qui ai écrit cet arli- cle, et je voudrais vous remercier.\u2014Je sais, fit-cMe en souriant; mais en quoi puis- je mériter votre merci ?\u2014P\u2019our les deux petites larmes qui viennent de tomber sur le papier.Ne niez pus, je les ai surprises sous votre voilette, se glissant le long de votre joue.\u2018Tenez, elles sont tombées là.près de la signature, justement.\u2014C'est bien joli ce que vous avez écrit là, répon- dit-elle simplement.Il y eut un silence, puis Pierre reprit: \u2014Voulez-vous me faire un grand plaisir?\u2014Conmument cela?\u2014lEn me laissant ee journal.\u2014l\u2019ourquoi 1.\u2014-Pour le garder conme une relique\u2026 Et ils parlèrent, parlèrent longtemps.Il lui confin beaucoup de sa vie, de ses travaux d'écrivain, de ses chimères.Quand il eut terminé, à son tour elle parla d'elle, un peu.\u2014 Vous êtes seule sur la terre?demanda-t-il.\u2014Oui.toute seule.It vous.Gravement il laissa tomber ces deux mots : \u2014 Moi aussi !.III Mais ces belles choses que vous écrivez, reprit- elle, ces romans, ces nouvelles, ces vers que j'ai lus de vous, tout pleins d'enthousiasme ou de passion, ne vous n-t-il pas fallu les vivre vous-même, ne vous u-t-il pas fallu voyager, sortir.aller dans le monde.avoir une famille, aimer ?.\u2026.Pierre eut un geste très triste: \u2014A quoi bon.Ce qu'on écrit, ce sont des rêves fous qui nous viennent on ne sait comment, aux soirs d'insomnie, L'omnibus était arrivé à destination, Mathilde, en descendant, tendit franchement sa petite main au jeune homme.Elle rougit, pourtant.rougit besucoup, car l'inconnu assis en face d'elle avait vu son geste.IV dis s'adorèrent.Pierre ne le lui dit pas, mais il l'écrivit un jour dans une de ses nouvelles, qu\u2019elle lut tout de suite.Elle comprit.Alors elle le remercia d'un long regard de ses beaux yeux, et désormais, pour toujours, le pli de tristesse qu\u2019elle avait aux lèvres s\u2019envola.Rien ne fut changé, toutefois, dans leur vie.Pro- fundément respectueux de son amie, Pierre avait le courage de borner ses relations à ces trop courts moments de voyage commuu.Mais ils s'attendaient réciproquement \u2018afin de se trouver à côté l\u2019un de l\u2019autre et se parler d'amour.L'inconnu était toujours là, devant eux.l\u2019arfois, lui aussi avait entre les mains les jour- uaux où Pierre écrivait, semblant vouloir lui dire : \u2014Je vous connais, moi aussi.\u2014Ce monsieur m\u2019intrigue, répétait Mathilde.\u2014Il ne nous gêne point, ma bien-aimée.On peut regarder notre bonheur.v Un autre matin, brumeux et sombre celui-là, fait de nuages noirs et de triste pluie, Pierre parut, grave, préoccupé, comme s\u2019il avait un gros secret qu'il n\u2019osait dire.Jamais Mathilde n\u2019avait été plus jolie.Ses grands veux noirs étaient brillants, sa bouche rose et frai- che, souriante de son bon sourire, ses cheveux fauves délicieusement coiffés d\u2019une toque coquette.\u2014Qu\u2019avez-vous, ami?interrogea-t-elle.Alors il lui avoua qu\u2019il était fou, fou d\u2019elle, ne vivant plus, qu\u2019il fallait mettre un terme À cette situation, et il lui demanda de l\u2019épouser.Elle eut un frisson, devint très pâle et abandonna sa petite main dans la main de Pierre.Montréal, 9 juin Ju; L'inconnu, assis en face d\u2019eux, comme toujour-, vo mutin-là, surprit le mouvement, 11 parut sourire, mais d'un sourire plein d\u2019ume tuine, et sun front se plissa.Désormais, pour les jeunes gens, ce fut un be leur saus fin.Hs s'arrangenieut pour être là, bien avant l'here, afin de pouvoir faire cusemble un tour dans coin caché et désert du Jardin des Plantes, Sa».litude les charmait et ils s\u2019y disaient leurs réves, Mais jumuis Pierre ne demanda À aller voir M.thilde chez elle.Pour rien au monde, il n\u2019eût voui : la compromettre, ll préférait souffrir, souffri: horriblemient d'être séparé d\u2019elle jusqu'> * four bén de leur mariage.Hélas, une question grave se pusnit, L'écrivain n\u2019était pas riche.ll ne pouvait do: ner à sa jeune femme Ja situation aisée qu\u2019il emb: tionnait pour elle.ll voulait absolument qu\u2019el!.cessût de travailler, mais, d'autre part, la littératu re n'avait rien de fixe, et comment feraient-ils |.jour oft lui serait malade, où clle aurait un enfant \u2014Mnudit argeut! maudit argent! répétaient-il- établissant des caleuls, additionnant des espérnn ces, se désolant, tandis que l\u2019omnibus, bondé Jd monde indifférent, roulait, roulait au milieu du t:.page de ta grande ville.Soul \u201cle monsieur triste\u201d, comme ils l\u2019appe Luient, les regardait, obstinément, mélé à leur vie, ; leurs projets.Qu'inporte, au reste! VI [< -e Juarièrent, aux beaux jours d'été.Un joli roman qu'écrivit Pierre, roman écrit ave tour l'enthousiasme de son bonheur et heureusemen' casé dans une grande revue, put fournir un peu d'argent, D'ailleurs, la noce serait très simple.vait que quelques bons amis.Ensuite, les jeunes époux iraient cacher leur bonheur dans quelque coin de campagne.Un momen:.ils avaient échafaudé là-dessus bien des chimère- Ils auraient voulu aller loin, très loin, dans les pas - où la température cût été plus douce.\u2014 Tant pis, ce sera pour plus tard, ma bien-ai- mnée, tU verras, lorsque j'aurai gagné beaucou d'argent.Mais quel ne fut pas l'étonnement de Mathilde.lorsque, la veille du mariage, alors que justemen' Pierre était venu pour la première fois la voir dan son modeste logement de jeune fille, un commis sionnaire arriva, portant une corbeille de flours de toute beauté, avec un pli.\u2014De auelle part?demanda Mathilde.\u2014Jc nu suis pas.Et, tandis que l'homme se retirait, l'ouvrière ren: pit curieusement l'enveloppe.T1 s\u2019en répandit une neige de billets bleus, qui couvrirent la table.-Dus billets de banque Que veut diref.Une lettre était jointe.Pierre lut à haute vois It n'y an \u201c Mes amis, * Permettez-moi de vous donner ce nom.A suis-je pas mélé à votre vie depuis longtemps, de puis toujoursf J'en ai connu, bien malgré mu tous les chapitres, tous les détails.*Je vous euvuie ces quelques fleurs, pour metir sur votre table de noces.Je vous envoie aussi cut argent qui vous facilitera l'existence, Vous le mé ritez tous les deux.* Ne me remerciez pas, car C'est moi qui m'a quitte d'une dette envers vous.\u201cJi été le témoin de votre bonheur.Chaqu jour j'ai pu le voir passer devant mes yeux, doux ë regarder et reposant.Chaque jour, l\u2019exemple dv votre amour que j'ai compris très pur, très couru geux et très fidèle, m\u2019a réconforté.* J'ai pu quelquefois vous gêner par ma préseu ve; ne m'en veuillez pas.Dites-vous que le bonheur des gens ne doit pas être trop égoïste.Qu\u2019il soit comme ces grands feux clairs des maisons des riches, oti, par charité, on laisse quelquefois se ré chauffer ceux qui ont froid.\u201c Et si, surpris, vous vous demandez quelle raison a pu me pousser à vous écrire ces choses, je vous dirai que moi aussi j'ai été, comme vous, jeune ct plein d'enthousiasme.Moi aussi, j'ai eu un roman d'amour.Moi aussi, à l'heure actuelle, je suis marié.\u201c Mais je suis de ceux-là qui souffrent, de ceux à qui la vie n\u2019a apporté que des déceptions, à qui l\u2019amour ne donne que des larmes, de ceux qui ont froid.\u201cEt À votre amour qui passait, je suis venu me réchauffer un peu le coeur.Merci.\u201d .+ .° .Ta lettre de l\u2019inconnu n\u2019était point signée.Jamais plus on ne le revit.SERGE FEGOR. Montréal, 9 juin 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1154 178 sans Famille \u2026mo Ouvrage couronné par l'académie française (Suite) Cone tout cela se passait dans la rue, vis-à-vis porte de la prison, il y avait des gens qui nous varduient curieusement, et inême qui s\u2019arrê- dent, \u2018 Si j'avais osé j'aurais donné une représentation ut de suite, mais la peur des sergents de ville \u2018en empêcha.J'ailleurs, il était midi, c'était le moment da me itre en route.En avant ! Je donnai un dernier regard, un dernier adieu à prison, derrière les murs de laquella le pauvre re allait rester enfermé, tandis que moi j'irais rement où je voudrais, et nous partîmes.l'ubjjet qui m'était le plus utile pour mon métier tait une carte de France; je savais qu\u2019on en ven- if.sur les quais, et j'avais décidé que j'en achète- «une: jo me dirigeai done vers les quais.ln passant sur la place du Carroussel, mes yeux portèrent machinalement sur l\u2019horloge du châ- on des Tuileries, et l\u2019idée me vint de voir ei ma mtre ot le château marchaient ensemble, ainsi v- cela devait être.Ma montre marquait midi et mi, et l'horloge du château une heure.Qui des ux allait trop lentement?Jens envie de donner coup de pouce à ma montre, mais la réflexion retinf: rien ne prouvait que c\u2019était ma montre © \u201cait dans son tort, ma belle et chère montre ; ! = crescendo cd accelerando Ted.¥ Ded li > EN i= rill cuts dimin e rifen * La.* a\u2019lempo a Tempo .\u2014\u2014t\u2014\u2014\u2014 .riten dn poco Fa: + Rd * LEV 22 Lo \\fontréal, 9 juin 1906 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1154 177 , à Tempo 5 414 stm to 2 rilon M un pueu CIENE vf :$ \u2018 crese, NV Ye x ed da x \u2018 H Led a Tempo 81° ben marcato la melodia | v ed allargando molto Pp Pa espresso Ve Led * Rad ¥ Ted us es enc0e po crescendo * Po, * Te * Ra a Tempo \u2014\u2014\u2014\u2014 len un puco crescendo *%ed #* Td * ®, ea i \u2014 Seen passione Pa olce con sentimento ë * Rp x La.+ Tad.+ a.¥* ~~\" allargando Pp 23 178 ALBUM UNIVERSEL (Monde Illustré) No 1164 Montréal, 9 juin 1008 ag fempo -\u2014\u2014 ane uf : leggrero Ped * Ra x Led #* La.* La f à Tempo 4 2 grazioso\u2019 e \u201cleggiero dime rilen un |puco * Fed # Ged + Pa, * Ta a Tempo ° 3 1 re N \u2014 riten un poco { riten- un poco * Rd Fa + Ra * Ted + dd * Fed a Tempo cresr.mf es! ¥ La % La #* Bed * Fed a Tempo re mten = un poco riten Fed.+ La * Ra * a Tempo aTempo \u2014\u2014\u2014 cresc riten p un poco * Ra + Ba: * Ra * Ted Largo Prest a> simile > > no nf crescendo, ed allargando- J FED.+ Ted Rat Pa, Len \u2014 Montréal, 9 juin 1908 (Suite) l'ustaing, la voyant tarder à vlle cherchait un mensonge.LL: Ce que tu vas me dire sera vérifié, fit-il; ei tu - trompé, le châtiment sera le même.Malheur ~ufant | ; Jme de Reillièro voulut parler; mais la voix ex- : sur ses lèvres.fu ne dis rien?.au premier morceau! rugit aing.;t il sauta sur le couteau rougi.\u201cmu de Reillière poussa un cri dérhirant.Je parlerai.je parlerai.écoutez-moi\u2026.pitié.oh! par pitié! Silence! maintenant.je l'ai dit: \u201c Au pre- - morceau.\u201d Après, nous verrons, répliqua Jung en la repoussant brutalement et courant .nehe pour la saisir.jeune fille, cédant à une terreur invincible, ut fuite et disparut dans les lianes entrelacées.- quelques secondes d'une recherche vaine, «ing revint furieux, saisit Mme de Reillière à rae, en lui criant : lit va payer pour elle, \u201cgitana\u201d! Oh! oui!.oui! merci!.dit la pauvre mère me joie de martyre.; moi.oui.moi! at-elle au moment où la lame brûlante faisait r '« sang de son bras étendu, douleur la renversa évanouie sur la tere; mais v« pâle visage, on pouvait voir encore, comme uréole, l'exaltation suprême du dévouement rue]; mais ces lèvres décolorées murmuraient -: \u201c Moi.oui.moil.\u201d vouché!.dit Castaing, encore haletant de : HoUS recommencerons tout à l'heure'.\u201c «inporte ce corps.:! se rassit, pendant que deux nègres empor- - Mame de Reillière dans sa cabane.- le festin, ou plutôt l\u2019orgie, recommença ; il v «neore du vin de palmier.\"uoment où les buveurs étaient le plus animés, bre «e profila silencicusement dans Je foyer bprocha de Castaing.3-el bondit sur ses armes comme un tigre sur- : gite: une voix connue de lui se fit enten- répondre, crut \\beel,.un peu à boire.pour celui qui va r, \u2018ait Arrouara qui arrivait sanglant, épuisé, \u201ct «uns sa poitrine la lame rompue d'un erick -nué, Les nègres s'empressärent autour de vérent ses plaies, l'étendirent sur des branle fants ; une opération me fit conseillée comme ma seule espcérance de gudrison.Ne pour.nt supporter l'idée d'aller à l'hôpital je vous écrivis pour vous demander conseil.Je fis ce que vous me disiez et je pris le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, je suis non seulement rétablie maintenant, mais j'ai une délicieuse fillette de six mois.Je conseille à toutes les femmes malades et souffrantes de vous écrire, tant vous m'avez fait de bien.\u201d Mademoiselle Lillian Martin, diplomdée de l\u2019école des infirmières, de Brantford, Ont,, écrit : Chère Mme Pinkham :\u2014 * Pendant que nous étudions dans les écoles d'entrainement du pays et que l'on nous recommande de nous renseigner sur les remèdes brevetés et quand les médevits dans les hôpitaux en partont très peu à leurs patients, j'ai constaté qu'ils en savent réellr- ment plus long.Fe connais beaucoup «le médecins ri donnent du Composé Vézr:: de Lydia EK.Pinkham à des femmes so: frant des plus sérieuses complications, aflan- sement des organes féminins ou autres désordres.lls ont l'habitude de le mettre du + des bouteilles de remède officielle sous iv nom de \u2018\u2019tonique\u2019\u2019 ou autres, mais je sus.que ¢' était votre Composé car je le leur macs vu prendre dans vos bouteilles, l'inttir- mation et I'uleération ont été soulage\" guéries en quelques semaines par son em! et je considère qu'il n'est que juste de du.au Composé Végétal de Lydia E.Pink'iain ce qu\u2019il mérite.\u201d Le Composé Végétal de Lydia E.1\" ham, chasse instantanément tous vos maux.Refusez tout autre remède, vuvs avez besoin du meilleur.Mme Pinkham, la bru de Lydia E.Pinkham, invite toutes les ferns malades à lui écrire pour lui demar:ier conseil.Ses conseils et ses remèdes en ont ramené des milliers à la su:ié Adresse : Lynn, Mass.Le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham réussit ou d'autres échovent, FERDINAND MORETTI TAILLEUR FASHIONABLE EY IMPORTATIONS DIRECTKS @\u2019'Europe, des étoffes les plus nouvelles ot de la plusindiseutable élégance RES COUPE GARANTIE Téléphone Bell MAIN 2681 1658 rue Notre-Dame (2 portes de la cote St-Lambern) | Lunettes et Lorgnons ajustés & votre vue-L'examen et l'essai sont fratuita.\u2014 8a.on privé à vo- \\J tre disposition.SABATIBFPAUTION GARANTIEM®Y H.SENECAL & CIE, 8gulers et 1467, Ste-Catherine, Zidane porte de la rue Montcalm Tue les Punaises une application du Poison Liquide de LYONS suffit.Coute 25¢c.le grot flacon.Votre argent remis s\u2019il ne donne B.CHANTEL.pes satisfaction.Chez les marchands Wilson's Invalids\u2019 Po:t LE FAVORI DES GARDE - MALALS Milton L.Hersey, M.A.Sc, ann! 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