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Titre :
Album universel
Succédant au Monde illustré (1884-1902), L'Album universel offre des textes variés, abondamment illustrés de gravures et de photographies.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de photogravure de Montréal,1902-1907
Contenu spécifique :
samedi 11 août 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec)
  • Successeur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec : 1907)
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Références

Album universel, 1906-08-11, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, 11 août 1906 Album Universel (Monde Illustré) XXIème année No 1163 461 pat AVIS DE L'ADMINISTRATION Les abonnements partent du ler ou du pr de chaque mois.leu remises d\u2019argent vont être faites en mandats-poste, man- d'express ou chèques À l\u2019ordre de E.tav, Boîte postale 758, Montréal.manuserits non insérés ne sont pas dot dust M Lu Monps ILLverns Album Universel Publié toutes les semaines à Montréal, par E.MAOKA Y, Editeur-Propriétaire.L'Honorable G.A.NANTEL, Directeur de la Rédaction.§1, Tue Sainte-Catherine-Ouest.Téléphone EST 646 Coin de la rue St-Urbain PRIX DE LA REVUE \u2014 Par abonnements: #2.50 p ir année, 81.25 pour & mois, frane de port pour tout le Canada, les Etats-Unis, l'Alaska, Cuba, le Mexique, les Iles Huwaï et lea Îles Philippines, Au numéro : 5 cents.l\u2019our les autres pays de l\u2019Union Postale: Abonnements : #3.,50 par année, ou 18 francs.il LE CANADA PITTORESQUE pape | Ligne du C.P.R.La rivière et la gare Témiscamingue.Un camp sur les bords du lac \u201cLady Evelyn,\u201d Témiscamingue.Ligne du C.P.R.© J Album Universel (Monde Illustré) No 1163 NOS GRAVURES D'ACTUALITE | Montréal, 11 aoû 1906 u j han | } L'Arctic 7, pret a enntter Forel LOL pour se rendre ac A Londres.Une centaine de fillettes en partance pou nord de la Date d'Hudson, sous le commandement du capital le Canada, où elles sont arrivees recemment.Ces jeunes énn ne bol Bernier, Cette expedition de PF\" \\rete 7 durera, dit vrantes, agées de 8 à 16 ans, venaient du village Iomes, où ss on, jusque vers la fin de 1907.- Cliché pris pour lAbum trouve la suceursale du refuge du Dr Darnados Homes, d'He I niversel, par À Charron, d'Ottawa.ford, Dans ce refuge, environ 13,000 fillettes sont éduquées © soignées, Elles vivent dans 63 cottages, qui occupent, ave leurs dépendances, une superficie de bo acres, A Paris.\u2014 Le 10 juin 1y00.le ministre irançais de l'Ins- En Angleterre.\u2014\\'uc partielle du Sanatorium de Midhurst, truction publique.assistant à l'inauguration de la statue d'.\\- inauguré dernièrement par Sa Majesté le roi Edouard VIT.lexandre Dumas fils.g: = 3 «0 Fal WEA Le i | | .J i | x .\u201c- .yr .A .K \\ A , - 1 En Angleterre.- - S.M.Édouard VIT, A Paris.< la Féte-Dieu cclébrée à la Ma- A Paris.- Caricature du fameux depu | recevant les administrateurs de l\u2019exposi- deleine.de Paris, en juin 1906.té \u201c chauvin \u201d Millevoye, directeur de la j tion agricole de Derby.A droite, lord \u201c Patrie \u201d (de Paris).\u2014 Un magasin d ha- | Coventry.billements expose chaque quinzaine, à =* | devanture, deux caricatures de personne | ., + + tar à 11 1 1 3 ricatures.(Clichiés de l'Allrirrrn Universel) lités en vue, Dimensions des cari ty pieds de haut.LL 0 LL > ment \u201c Montréal, 11 août 1 Sommaire du N° 1163, du 11 août 1906 Nance ore texte: Le Canada pittoresque \u2014 Nos lunches oe d'actualité \u2014 Chosee d\u2019Europe \u2014 Plaidoyer pour Montréal, par Phon.G.A.Nan- tel \u2014 Propos de Montréalais \u2014 Echos d\u2019Amérique \u2014 Nouvelles canadiennes inédites: Le choix d\u2019Aguds, par L.d\u2019Ornano; Le poupard, pur Marie Le Franc \u2014 Quelques spécimens de chaussures anciennes et modernes \u2014 À travers In mode\u2014 La vie au foyer \u2014 Pour nos jeunes amis \u2014 Fouilletons: Le lac Ontario; Sans famille \u2014 Musique, chant: Mélancolie, par Char- Jos Gounod \u2014 Deux pages humoristiques \u2014 Butler condamné & mort, par Iippolyte Taine - Variétés, ete, ete.Choses d\u2019Europe Les propriétaires d\u2019automo- En Angleterre biles sont dans la jubilation.Ja commission royale nommée par le gouvernement vient de supprimer la limite de la vitesse imposés naguère aux chauffeurs.Le rapport de la commission \u2014 dont nous pourrions frire notre profit \u2014 dit avec sagesse que la vitesse, par elle-même ne donne pas la mesure de la sécurité, mais que l\u2019exercice d\u2019un bon jugement doit plutôt déterminer l\u2019allure suivant les conditions du chemin et du trafic.L'effet des lois actuelles que doit réformer ce rapport, était d'ennuyer les automobilistes allant à une certaine vitesse dans des campagnes peu fréquentées et où nul danger n\u2019oxistait, pendant que lu police permettait une vitesse égale dans les villes remplies de trafic et par conséquent de dangers pour la propriété et les passants.Les amendes payées par les chauffeurs pendant ts douze derniers mois dépassent 850,000.* * * Mons.Marsden, un des collaborateurs les plus expérimentés de lu \u201cFortnightly Review\u201d, au cours d'une récente étude, estime que par le passé les relations commerciales entre l\u2019Angleterre et la Russie ont été plutôt restreintes, pour des raisons politiques et géographiques, pendant que l'influence de l'Mlemagne en Russie n\u2019a cessé de croître aux dé- peus du Royaume-Uni.Mais les événements prochains vont renverser la position.\u201cDans la longue bataille qui s\u2019engage entre l\u2019autocratie et le peuple, dit M.Marsden, les réforma- leurs vont finir par l\u2019emporter; à la fin des troubles politiques de nouvelles idées vont surgir et simposer, parmi lesquelles le réveil des sympathies avec l'Angleterre coincidant avec le développemenc dimmcuses ressources matérielles.La Russie va devenir le plus grand marché du monde \u201d.le célèbre économiste presse donc les Anglais d'étudier d'avance les possibilités d\u2019une alliance commerciale plus étroite avec la Russie éfin qu\u2019ils svient prêts lorsque l\u2019occasion se présentera.L'avis est bon, n'est-ce pas, même pour les -colo- uistes du Canada voisin de la Russie § Si nous n'étions pas qu\u2019une colonie privée de tou- le représentation particulière, consulaire et diplo- Malique, nous pourrions nous aussi étudier ou faire étudier à notre point de vue qui n\u2019est pas le Point de vue anglais, la situation et nous préparer Wx éventualités que signale M.Marsden.+ * * La crise financière causée par les événements de usslc ct que les pessimistes nous annonçaient comme devant être un cataclysme est terminée et a pas eu les résultats prédits.Emprunt russe a été somme toute, raisonnable- ut plucé; et il est arrivé, après le coup d\u2019état du vous I ant la Douma, c qui est arrivé à la we velle de chacun des grands événements militai- nn politiques qui ont ébranlé le colosse mosco- es eu affuissement des fonds russes sur les pla- hy ¢ tise, francaise et américaine, jamais la dé- action Pas et puis, à courte distance, une ré- même tvorablo qui remet les fonds russes au vw.Pot qu'avant la secousse.ou gig là la meilleure démonstration qu\u2019il est me ele d'ébranler \u2014 nous ne disons pas ren- plus vid ; crédit de l'immense empire russe \u2014 \u2018o ra dével u monde quand on le connaîtra et qu\u2019il lei non Pp \u2014 quil est difficile d\u2019ébranler \u2014 sacs bry Tous ne disons pas renverser \u2014 la puis- du ae llque de la Russie reposant sur l\u2019autorité et le respect wi commande à son peuple.lei no ve bum Universe! (Monde Îllustré) No 1163 C\u2019est là la grande opinion qui prévaut maintenant en Angleterre, laquelle finira pas dominer dans le monde entier.La puissance du Tsar unis au respect du peuple, domptera la révolution quoique l'aristocratie russe ne néglige rien pour gâter la situation et exposer le sort de l\u2019empereur qu\u2019elle prétend servir.* * + Le calme plat des grandes vacances En France vieut de bucoéder aux débats violents do la chambre et aux émotions do l\u2019Affaire.Il n'est plus qu\u2019une crise dont on parle, celle de Madame Bernhardt qui n\u2019est pas revenue de s\u2019êôtre vu refuser Ja Légion d'honneur.Ses amis ont fait la fouille des précédents et ont découvert que Mme Bartet qui n\u2019avait pas plus de \u201cstanding\u201d officiel que Mme Bernhardt, avait bien été décorée, pourquoi leur favorite ne le serait-elle pas?La différence, paraît-il, est quo Mme Bartet est une fonctionnaire attachée à la Comédie française, pendant que Mme Bernhardt qui l\u2019a été ne l\u2019est plus! Oh! lz subtilité du formalisme français! mais rassurez- surez-vous quand les puissances suprêmes, eu France, comme ailleurs, le veulent, elles passent à travers toutes les règles du fonctionnarisme et du protocole aussi bien qu\u2019un juge À travers la loi.La vérité vraie est que Sarah propriétaire ou au moins patronne d\u2019un grand théâtre s\u2019est moquée ouvertement des directeurs officiels des théâtres de l\u2019Etat et comme la race des artistes ne sait pas pardonner, la diva récolte la grosse moisson des haines et des veugeances qu\u2019elle a semées dans les officines de l\u2019Etat.* + * Le gouvernement est dispersé aussi bien que les membres du parlement aux quatre coins de la France.Chacun des législateurs français est à même de tâter le pouls de l\u2019opinion et de savoir comment il bat à l\u2019endroit de l\u2019augmentation des taxes par la création de l'impôt sur le revenu.Les meilleurs esprits s\u2019accordent à dire que le ministère va trouver dans le projet de M.Poincarré la pierre d\u2019achoppement qui le mettra hors la voie.La chambre nouvelle des députés est sûrement radicale, anticléricale à l\u2019excès, mais elle n\u2019est pas socialiste collectiviste.Elle est plutôt l\u2019élue de la petite propriété, de la bourgeoisie qui tient plus À son lopin de terre que le grand propriétaire, ter- rién.industriel ou forestier.Que l\u2019on touche à la maisonnette, au coin de terre du paysan, de l\u2019ouvrier qui s\u2019est mis a Ia ration de tout pour se faire un chez soi! Jamais l\u2019électeur sérieux ne le permettrait et le député qui tient à sa réélection non plus.Il n\u2019y a guère qu\u2019une cinquantaine de circonscriptions de collectivistes où domine le prolétariat, qui ont élu les partisans de Jaurès et de Guesde; toutes les autres circonscriptions sont rapports, de son revenu provenant de toutes sources.Nous l\u2019avons dit plusieurs fois, le collectivisme ou partage de la propriété par l\u2019Etat entre tous est moins possible en France que partout ailleurs, car il n\u2019est pas de pays où l\u2019on tienne si étroitement, si âprement à son bien.Outre les collectivistes, il y a les radicaux socialistes qui vont pousser le gouvernement à une loi de l\u2019impôt sur le revenu qui serait insupportable à la masse des contribuables français.C\u2019est À préparer cette législation excessive que s\u2019emploie l\u2019extrême gauche de la chambre et ses nombreux organes.On prédit done pour l\u2019ouverture de la session d'automne une scission en règle de la majorité gouvernementale, à laquelle le Bloc Combes serait loin d\u2019être étranger.J.Cornély prétend que la taxe sur le revenu sera fatale à la 8ème République comme l\u2019addition des 45 centimes au franc de contribution le qui rédigent le \u201cCosmos\u201d, ne serait-ce que fs | crainte d\u2019interpellations aux Communes de ; - a fait, le fameux moulin à vent est-il Arctic\u201d?Nous n\u2019en jurerions pas, bien que nous ; ; D et \"Ix Nous proposions d\u2019être bientôt fixé à ce L com ECEMMENT, nous avons don- merce né les chiffres du commerce Canna or du étranger des Etats-Unis, nos lec- âne autant teurs ne nous en voudront pas d\u2019en ainsi J, ut pour le commerce de ce pays.Ils auront gardées Preuve que le Dominion, toutes proportions prospérits 8 rien À envier à aucun pays, et que sa Ité actuelle peut être à bon droit renommée.De l'exercice finaucier prenant fin le 30 juin dernier, il appert, suivant un rapport publié à Ottawa, Que: notre commereo étranger s\u2019est élevé en douze mois \u2014 30 juin 1905 au 80 juin 1906 \u2014 à cinq cent cinquante-deux millions de dollars, soit une augmentation de près de quatre-vingt-deux millions de dollars sur l\u2019année précédente.Un total aussi magnifique, dispense de tout commentaire.Quant au détail il se répartirait ainsi .Importations.$290,342,408 En augmentation de.28,450,973 Exportations.285,483,956 En augmentation do.44,529,010 A remarquer, pendant l\u2019année, une augmentation de près de neuf millions de dollars, quant au chiffre de l\u2019exportation des produits venant de l\u2019étrau- ger.Nos lecteurs apprendront avec satisfaction, que l\u2019exercice financier 1906-1907, dans lequel nous venons d'entrer, s'annonce comme devant être encore plus brillant que le précédent.Æ 23 juillet, s\u2019est ouvert à Rio à : t | Gangs de Janciro, capitale du Brésil, Américain le troisième congrès Pan-Améri- cain, Sauf les républiques du Vé- uézuéla et de Haïti, toutes les autres s\u2019y sont fait représenter.M.E.Root, ministre des affaires étrangères des Etats-Unis, ayant mission de voir aux intérêts du gouvernement de Washington, \u2014 lequel n\u2019abandonuo ui la doctrine Monroe, si élastique, ni les idées impérialistes.Au congrès de Rio, plusieurs questions importantes ont été étudiées, telles que celles touchant l\u2019arbitrage, la naturalisation, le développement commercial, les douanes, les lois consulaires, les droits d'auteurs et le projet d\u2019un chemin de fer devant relier New-York à Buenos-Ayres.Gageons que ce chemin de fer a motiré, tout spécialement, le déplacement de M.Root.Le jour où il sera en opération, les dictateurs du sud n\u2019auront qu\u2019à se bien tenir, étant désormais à la portée de la férule policière du puissant oncle Sam.On a conscience de ce que cela signific: aux Antilles, aux Philippines, au Mexique, à Hawaï et ailleurs.Dieu sait combien d'étoiles seront ajoutées dans le siècle prochain au drapeau qui flotte sur les rives de l\u2019Iudson?Car, l\u2019absorption adroitement recherchée de menus états, actuellement indépendants, permettra d\u2019éployer plus vite ledit drapeau sur les 300,- 000,000 de citoyens dont nous parlions dans nos derniers échos.RACE à l'intervention du président Roosevelt, la paix a été conclue entre les républiques belligérantes de Guatémala, de San Salvador et du Honduras.\u2019Tuudis qu\u2019au Brésil on parlait de paix, il était pitoyable de voir se massacrer des peuples faits pour s\u2019entendre.Le traité mettant fin aux hostilités, dont nous avous parlé à leur début, a été signé sur un avira de guerre américain.Une ombre, plus horrible que celle des massacres survenus dans l\u2019Amérique centrale ces temps derniers, plane, hélas! eur le tableau de la réconciliation des ennemis d'hicr.Nous faisons allusion à l'assassinat des prisonniers capturés dans les raugs de l\u2019armée de San Salvador, par celle du Guatémala.Si vraiment, cette dernière nation s\u2019est rendue coupable d\u2019un si abominable crime, rien ne saurait l\u2019excuser aux yeux du monde; et on aurait raison de se demander de quelle efficacité sont les conférences de la paix, tenue et à tenir à la Haye: le Guatémala ot San Salvador en ayant signé la protocole, lequel défend les lâches infractions au droit des gens, telles quo reprochées ces jours derniers au Guatémala.La paix est faite GUERRE, parlant do l\u2019augmen- ; - tation \u20acB la traction électri- haute\u2019 que, et du numbre sans oesse plus grand des automobiles, nous laissions entrevoir l\u2019influence néfaste qui en.résulte - rait fatalement à l\u2019endroit de la race chevaline.On a eu beau soutenir le contraire, publier les statistiques de la compagnie des omnibus de Paris, nous n\u2019en restions pas moins convaincu du bien fondé de notre avancé.Pour nous, l'introduction de l\u2019hippophagie sur ce continent, n\u2019était qu\u2019une Les progrès N24 question de temps.Cependant, nous no croyious pas pronostiquer à brève échéance.Aussi, avons- mous été un peu surpris de lire dans le \u201cCanada\u201d du ler du courant : \u201c L\u2019inspocteur municipal des produits alimentaires, lo docteur McCarrey, a reçu, hier, une curieuse requête.Celle d\u2019un étranger demandant l\u2019autorisation de tuer des chevaux, de les tailler, de les saler, et d\u2019expédier cette viande à l\u2019étranger, pour consommation.Le docteur McCarrey soumet cette requête aux avocats de la ville, afin de savoir s\u2019il n\u2019y a pas de règlement défendant de tuer les chevaux à cetto fin.Quant à la viande de cheval, il dit qu\u2019elle ne diffère pas sensiblement de celle du boeuf.Il faudrait, cependant, être très sévère sur le choix des chevaux de consommation \u201d.Le plus naïf des citoyens se rendra compte, sans doute, qu\u2019une requête de cette nature signifie, ni plus ni moins, que l\u2019hippophagie est & la veille do s'implanter à Montréal, au Canada, comme elle s\u2019est implantée dans tous les centres populeux de l\u2019univers.Pauvre cheval! \u201c La plus belle des couquêtes de l\u2019homme\u201d, tombe sous les coups du positivisme scientifique moderne.Allons, les estomacs de mea concitoyeus, préparez-vous à digérer du cheval! N Ohio, la \u201cStandard Oil Co | matoal- \u2014 le \u201ctrust\u201d le plus gigantes- nes que du monde, \u2014 ayant enfrain la loi Valentine contre les monopoles ; et son chef, M.J.D.Rockefeller, retournant d\u2019Europe, on assure qu\u2019un mandat d\u2019arrêt a été signé contre le milliardaire yankee.Nous verrons bien il y a des juges à Findlay en Ohio, et s\u2019ils auront le courage de condamner le chrétien le plus riche de notre planète.- La population noire de Lake Charles (Louisiane) n\u2019est guère sympathique aux blancs de cet endroit.Aussi, sans plus de formes, ceux-ci, la carabine au poing, ont-ils chassé hommes, femmes et enfants, couleur d\u2019ébène, des limites de leur cité, les forçant à se réfugier dans une ville voisine.Tl nous est d'avis que la municipalité, subitement encombrée par suite de ce procédé trop cavalier, ne le trouvera pas de son goût, non plus que les pauvres négres en question.Pourvu qu\u2019on ne force les descendants des anciens esclaves à errer misérablement de villages en villes, de villes en villages, jusqu\u2019à ce que mort s\u2019en suive?Elle est belle, en\u2019 vérité, la morale des jeunes civilisations ! Dans l\u2019Indiana, il fait passablement chaud en juillet, d\u2019où une nervosité générale qui afflige même les ministres du culte protestant.À Marion, petite ville de cet état, un clergyman ayant eu une altercation avec un de ses auditeurs, tous deux se traitèrent carrément de menteur, après quoi, dans l\u2019église, survint une partie de boxe en règle.Enfin, Monsieur le pasteur, aussi malmené que son adversaire, discontinua la lutte, pour reprendre le fil de son sermon un instant interrompu.Ni l\u2019un ni l\u2019autre de ces pugilistes d\u2019occasion n\u2019avait songé aux douces paroles des Ecritures.La chaleur, et des taloches, leur ayant fait perdre d\u2019emblée toutes notions de retenue, ce qui est déplorable à constater.En Alabama, les disputes s\u2019euveniment tout aussi vite qu\u2019à Marion, et elles tournent parfois à l\u2019extrême du tragique.À propos d\u2019une dette de trente- cinq cents, l\u2019autre jour, deux passagers se sont re- volvérisés daus un train bondé de voyageurs.L\u2019uu des duellistes ayant été tué \u2014 celui qui devait l\u2019infime somme réclamée \u2014 les amis de son meurtrier jetèrent son corps pantelant sur la voie, comme s\u2019il se fut agi d\u2019une charogne.Et allez donc! Ainsi l\u2019on entend l\u2019humanité sous le ciel brûlant des états méridionaux de la progressive Amérique! Nous consignons le fait, et nous passons, pour vous annoncer la mort du millionnaire new-yorkais Russell Sage, \u2014 l\u2019homme d\u2019un seul vêtement \u2014 décédé à 87 ans, après une vie de labeur qui lui valut d\u2019être directeur de vingt-cinq compagnies de chemin ds for et de télégraphes.Détail à noter, la veuve du financier a fait construire un ooffre-fort-cercueil, au coût de 22,000 dollars, pour y enfermer les restes de son époux regretté, afin, dit-elle, qu\u2019il ne soient pas exhumés par des cambrioleurs macabres, désireux de rendre le cadavre contre espèces.L.C'ORNANO, © e : Des soirées dansantes, des \u201c euchre 4 parties \u201d, des fêtes de charité, auxquelles gto & LE CHOIX NOUVELLE CANADIENNE INEDITE + - - - .=a - ~~ Album Universel (Monde Illustré) No 1163 - 00e D\u2019AGNÈS Pan L.D'ORNANO \u2019ETAIT par une belle après-midi d\u2019août, tiède C comme une journée de printemps.De son hamac, à demi cachée par la vigne vierge de la véranda, réveuse, Mlle Agnès Duprat regardait le vol des hirondelles, et, eur la rivière calme, les embardées des yoles du voisinage.Depuis une semaine qu'elle était urrivée à Beau- séjour, après une longue vacance passée aux bains i de mer, pour la première fois, la jeune fille se livrait à une solitaire contemplation des lieux qu\u2019elle aimait.{| Beauséjour, résidence d\u2019été du bauquier Onésime Duprat, portait on ne peut mieux le nom que lui \u2018 avait donné son propriétaire.La maison, sise au bord de l\u2019eau sur la rive droite de la rivière Jésus, À quelques arpents en amont du pont de Ste Rose, tenait de la villa et du château.Un pare superbe l\u2019abritait du côté du uord.La quiétude de cette riante campagne, succédaut { à l\u2019animation d\u2019une plage fashionable, était un lénitif au moral romanesque de Mlle Duprat, qui, lora- j que nous la présentons au lecteur, évoquait le pas- ; sé, s\u2019efforçait de pénétrer l'avenir.Avenir qu\u2019elle ; pouvait contribuer à rendre brillant, étant données : son enviable position sociale, et sa qualité de fille : unique élevée à l\u2019américaine.Orpheline de mère dès l\u2019âge de raison, la brune et jolio montréalaise se rappelait comme i de la veille sa sortie du couvent, son ins- .tallation définitive sous le toit paternel.De suite, et avec tact, elle avait assumé le rôle ingrat de maîtresse de maison, qui lui revenait; tellement absorbée par ses nouveaux devoirs, que près de deux ans s'étaient écoulés sans qu\u2019elle y prît garde.Ses débuts dans le monde, sous.l'égide de sa tante Victoire, maman gâteau d\u2019une *s ribambelle de charmantes cousines et ! d\u2019aimables cousins, dataient du dernier i hiver.Déjà cet événement lui paraissait très ancien.~e\u2014\u2014 a yo son père l'avait conduite, Agnès Duprat conservait un souvenir plutôt flou, conséquence de l'indifférence qui, sous les torchères électriques, l\u2019avait parfois fait bâiller d'ennui à l'abri de son éventail.Car, saus être ennemie des mondanités, la riche héritière de Beauséjour leur pré- | férait la vie paisible de famille, leg horizons champêtres.Rien, sous un ciel lumineux, ne lui ; plaisait autant que de se recueillir devant la nature assoupie.Aussi, des heures { durant contemplait-elle le splendide panorama qu\u2019elle trouvait à Ste Rose, sa villégiature de prédilection.Chaque ' bruit, chaque couleur du paysage, lui procurait alors des sensations qu\u2019elle savou- | rait en dillettante.i Lorsque nous la voyons, grisée par les senteurs | { cA ww mw capiteuses de la fenaison, elle écoutait murmurer la brise dans les peupliers de la berge; cependant que la mélopée d\u2019un goglu montait à l\u2019orée du bois; et que, la basse profonde d\u2019un wawaron, se chauffant au soleil parmi les nénuphars, l\u2019apeurait un peu.Bruits sauvages, si l\u2019on veut, que l\u2019orpheline aimait, et qu\u2019elle qualifiait d\u2019orchestre Sylvestre, parce qu\u2019ils lui donnaient d\u2019agréables petits frissons, | On l\u2019a compris, Mlle Duprat avait l\u2019âme assez artiste pour harmoniser à son goût la symphonie rustique qui bercait ses désirs, et aussi ses chagrins.Quand nous disons chagrins nous n\u2019exagérons pas, le genre de vie que s\u2019âétait créé cette jeune personne, contre le gré de son pôre, il est vrai, la rendant malheureuse.De s\u2019éprendre aussi complètement de la nature, creuset magique où le concret et l\u2019abstrait ge fondent pour déconcerter le penseur, la jeune fille, quoique foncièrement bonne, et malgré une éduca- | tion très chrétienne, sacrifiait plus que de raison au pessimisme.Ayant analysé quelques-uns des travers de manité, elle s\u2019était hâtée de les généraliser.D\u2019où son aversion secrète pour le commerce des gens qui fréquentaiezt les salons de son père.1 Celui-ci, en homme avisé, s\u2019inquiétait du penchant trop prononcé de ga fille pour la solitude, Et, | comme il aimait son Agnès jusqu\u2019à l\u2019adoration, par- FRS ce qu\u2019elle lui rappelait sa défunte fomme, ainsi qu\u2019il l'avait connue à l\u2019époque lointaine de ses fian- cailles, il eut tenté l'impossible pour rendre son enfant heureuse, pour l'arracher à son isolement volontaire.Pendant In belle saison, Beauséjour était done envahi par les invités du banquier, qui, généreux et bon vivant, s'efforçait de retenir chez lui des faimil- les entières.Môme, en père affectueux, il avait délicatement donné à entendre à Mllo Agnès, qu'il projetait de l\u2019établir.Elle était riche pour deux, à l'uccasion cela pourrait aplanir des difficultés, et, avait-il insinué, puisque plusieurs jeunes hommes comme il faut la courtisaient, que ne faisait-clle son choix ?Quo ne laissait-clle parler son coeur ?II serait si content de finir ses jours auprès des enfants de sou enfant bien aimée!.Mlle Duprat avait évité de répondre, ne se sentant nullement attirée vers aucun des beaux messieurs si adroitement présentés.Précisément, elle en était à éplucher les qualités et les défauts de ses soi-disant amoureux, lorsque, soudain, un vacurme assourdissant la fit sursauter dans son hamac.Strident, un long coup de sifflet lancé par l'express de deux heures, venait de retentir, que des - \u2018 an [1G Le père Michel jetait dans ane épuisette les gronouilles-taureaux qu'il empoignait, échos répétaient dans les îles d'en face.Le pont du chemin de fer Pacifique Canadien n\u2019avait pas cessé de vibrer, jusqu\u2019en ses assises; un noir panache de fumée n\u2019avait pas achevé de déroules ses spirales sur Beauséjour, qu\u2019un groupe de joyeux visiteurs saluaient M.Duprat et sa fille.Tante Victoire, son mari, leurs enfunts, quelques amis, d\u2019aucuns prétendant à la main d\u2019Agnès, par- leient tous à la fois, brodant sur le thème banal do la beauté du site, de la clémence du ciel, où un eu- mulus frangé d\u2019or demeurait immobile.Bientôt, tout ce monde, amateur de plein air, so dispersait dans les jardins, ou canotait.Monsieur Delphis -Latulipe, courtier opulent, un des intimes de M.Duprat, voulant faire plaisir a ses filles: ces demoiselles, leur amie Agnès, et, le dit M.Latulipe, s\u2019embarquaient dans une chaloupe.Il s\u2019agissait de se rendre compte des allées et des venues d\u2019un \u201chabitant\u201d, qui, de l\u2019eau jusqu\u2019aux genoux, se promenait parmi les jones de l\u2019anse au Chat.Ce qu\u2019il faisait, le père Michel, dont on reconnaissait inaintenant l'immense chapeau couleur amadouf Eh bien! il cueillait flegmatiquement les basses de l\u2019orchestre cher à Mlle Duprat; il jetait dans une épuisette les grenouilles-taureaux qu\u2019il empoignait sans pitié.Et les batraciens de coasser formidablement, tandis que les jeunes filles, sauf une, (on devine laquelle), riaient follement, sans souci des convenances.Près de l\u2019embarcadère étaient restés MM.Phi- \u2018æ EERE a se Montréal, x août 1906 NN oo $N ; $0 lidor* Blanché et Anatole Fortin, deux rivaux, égu- lement disposés À posséder Beauséjour, pur contra dotal s\u2019entend.Pendant que ces \u201cgentlemen\u201d cay.suient amicalement, bien qu\u2019ils se détestassent, lus occupants de la chaloupe revemaient de leur courte expédition.Assiso à l\u2019avaut de l\u2019embarcation, Mile Duprat pensait aux deux citadins qu\u2019elle apercevait nou- chalemment accoudés au garde-fou du petit quai.A côté d\u2019elle, ses amies cuvillaient des fleurs de u(- nuphars; essoufflé, leur père ramait, continuant de mâchonner un cigare éteint.Fréqueniment, Mlle Alphousine Lutulipe se retournait du côté du blond M.Philidor Blanché, sans chercher lo moius du monde à voiler l\u2019éclat révéls teur de son rogard.Il n\u2019en fallut pas davantage pour que Mlle Duprat comprit le roman qu'ébauchait l\u2019aîuée des Latulipe.Certes, elles n\u2019en était pas jalouse.Commo un enfant s'appliquant à éventrer des chevaux de carton, pour savoir ce qu\u2019ils ont daus iv corps, froidement, la sceptique jeune fille analysait l'état d'âme des coureurs de dot qu\u2019elle connaissait.À ce jeu de femme riche, belle, désirée, elle s\u2019arr:- tait à peine aux particularités du physique.Philidor Blanché: un blasé de trento ans, se ré- pétait-elle, sur le compte de qui maints cancans étaient trop bien formulée pour qu\u2019ils fussent saus fondement.Pour lui, une femme était sans doute une poupée, qu\u2019un habille à sa guise, qu\u2019on manipule à volonté.En vérité, il était gentil le monsieur!.Anatole Fortin : nouvellement inseru au barreau de Montréal, pouvait bien itr.du même acabit.Tous identiquement trempés ces hommes ! Et François Varenues, et Pierre L:- rouche?Une table de poker les captivait peut-être dans un club enfumé ?Voili des particuliers, si j'en crois les vn-dit.réfléchissait la belle Agnès, qui écoru raient vite un enviable héritage.Non, mille fois non, qu\u2019ils aillent leur chemin, concluait notre héroïne, résolue à n'être la dupe de personne.La chaloupe abordait, galants, les deux rivaux s'empressèrent auprès des jeunes filles.Presque aussitôt une partie de tennis fut organisée, à laquelle prirent part les invités.M.Fortin que Mlle Du- prat avait choisi comme partenaire, se livrait à des prodiges d\u2019ingéniosité pour lui plaire, au grand dépit de M.Blanché, qu\u2019accaparait l\u2019entreprenante Alphonsine Latulipe.Résigné le prétendant malchanceux dut subir les agaceries passionnées de sa compagne de jeu.Comme le soleil se couchait dans la direction des Laurentides, le souper fut servi sur la pelouse, devant la villa.De temps en temps, le menu, vraiment bien choisi, appelait les compliments des convives; ils les débitaient brièvement, par politesse de convention, évi- tunt soigneusement toute conversation.Vint l'heure du départ, les visiteurs s\u2019acheminèrent à pied vers la gare, proche à en dédaigner les autos que M.Onésime Duprat mettait à leur disposition.Là, une foule consternée attira l\u2019attention des hôtes de Beauséjour.Informations prises, on sut qu\u2019un \u201ctramp\u201d gisait blessé par un train de marchandises, près d\u2019une pile de traverses, à deux pas do la voie de garage.Immédiatement, conjectures et réflexions de s\u2019entrecroiser sur place.Silencieuse, Mlle Duprat les écoutait, s\u2019intéressant surtout au diro des hommes.qu\u2019elle étudiait en toutes circonstances.+ Tante Victoire, M.Latulipe M.Philidor Blan- ché, et, cela va de soi, Mlle Alphonsine Latulipe, non seulement ne plaignaient guère le cheminent mis à mal, mais, même, désiraient un pareil sort à tous ses semblables.Par contre, le père d\u2019Agnès et M.Fortin s\u2019apitoyaient, compatissaient à la douleur du malheureux.Ce faisant, l\u2019avocat conquit l\u2019estime de Mlle Duprat, dont le bon coeur se réve tait d\u2019entendre les propos égoïstes, inbumains, \u2018 quelques-uns de ses riches amis.; Sur une remarque bienveillante du banquier, kÈ Fortin fit placer le chemineau dans l\u2019express qu» au son d\u2019une assourdissante cloche, stoppsit and minutes à Ste Rose; assurant, en outre, qu il enver- Î SU \u201c as, \u2014\u2014 =P ny 0003 ] Montréal, 11 aout 1900 rait le blessé à l'hôpital Notre-Dame, de Montréal, Le brave garçon fut récompensé de sa peine par une affoctueuse poignée de main, touto de recon- nuisgance, que lui donna au départ sa partenaire le tantôt., , , comprenant la satisfaction qu\u2019il procurerait à Mlle Duprat en n\u2019abandonnant pas le miséroux, das Jo lendemain, par lettre, il lui fit part du mieux que nait le patient, .a une fille admire tellement ce geste simple et magnanime, qu\u2019attendrie, elle lut à son père les quelques lignos de l'avocat.De ce jour, Agnès Du prat témoigna une amitié croissante au jeune 16- ee chacune de ses visites, ello renouvelait une cor- dialo invitation, le priant do les faire moins rares.Bref, laissant percer uno affeetion chère au visiteur, parce qu il était sincère et qu\u2019il aimait passionné- mont lu jeune fille, De son côté, le financier manifestait do l'attachement pour le fils do son vieil ami Fortin, ne dissimulant pas qu\u2019il serait enchanté d\u2019avoir Anatole pour gendre, .Pes mois se passèrent, M.Duprat et -u fille habitaient à Montréal leur hôtel de la rue Dorchester.Les soirées d'hiver battaïent leur plein.Agnès Duprat parduit sa liberté.M.Fortin lui plaisait, elle n'en disconvenait pas, mais, il n\u2019avait pas encore partie gagnée.Une petite phrase, prononcée au sortir d'un spectacle, allait, cependant, rendre l'avocat Fortin le plus heureux des mor- wls, En cette circonstance, alors que lentement il mettait une riche sortie de bal -ur les épaules de Mlle Duprat, s\u2019échangèrent ces paroles : - Ainsi, Monsieur Fortin, disait la jeune fille, vous êtes toujours très occupé ?Toujours, ma chère demoiselle, avait répondu l'avocat, Vous ne sauriez vous \u2018imaginer combien de détails aecablent un homme de bureau, soucieux Lacie avee esprit de suite.Oh! je m'en doute bien un peu, continuait l\u2019or- vl line, et c'est pourquoi, en amie, jo vous prie le prendre garde au surménage, à la neurasthénie qui siete tous les hommes d\u2019affaires, selon l\u2019avis de papa.Il vous faut vous distraire, M.Fortin, mar- ver, prendre de l\u2019exercice.= Je n'y manque pas, mademoiselle, et c\u2019est du \"d du cocur que je vous remercie de la sollicitud- dont vous me comblez.Aujourd\u2019hui même, j'ai (rfente avee satisfaction les vastes ateliers du Pacifique Canadien, à Hochelaga.Li belle promenade, vraiment! Je m'étonne de vous savoir engoué de machineries graisseuses, ob- \"crvait Mlle Duprat, pendant qu\u2019elle s\u2019enveloppait lans les fourrures du traîneau qui l\u2019attendait à la porte du théâtre.Sans doute quelqu\u2019un à recom- Hateler par là ?Vous avez raison, mon ami, on hest jamais trop bon, trop charitable.Serait-ce indiseret de vous demander 8i vous avez réussi ?= Mais comment done, mademoiselle Ti n\u2019y a pas de secret.L'homme que j'ai placé, vous l\u2019avez en- (revu.Néanmoins, vous ne reconnaîtriez pas en lui le chemineau ensanglanté de la gare de Ste Rose.C'était le moins qu\u2019après l\u2019avoir fait souffrir, la rate du Pacifique Canadien lui donnât du ravi .Vous avez fuit cela, M.Fortinf Mes compliments.Vous êtes un noble coeur, balbutiait émue bi jeune fille, pri le sort en fut jeté.,Ç La froideur taci- \u201c Agnès Duprat se diseipa comme par en \u201cantement, Vnincue par le plus noble des sentiments, elle aimait je bienfaiteur d\u2019un misérable, elle AUnait l'homme de son rêve: honnête, généreux, qui % cemprendrait, qui la rendrait heureuse.apps jours Après la conversation ci-dessus pliments les Journaux de Montréal, avec force com- Mlle As D rom que: l\u2019élégante et richisaime tin, avocat uprat était fiancée à M.Anatole For- accompli do grand talent, et homme du monde L.d\u2019'ORNANO.Préceptes de la célèbre école de Salerne Blute inédite écrite Pour l'Album Universel \u2014\u2014 té ce premier chapitre de l\u2019art de conserver sa sau- Normandie © 24 Toi d'Angleterre, à Robert dus de cient 3 ° qui ne fut cependant roi que nomina- rie toutet vause d'une malencontreuse fistule gué- son foune.fare?tard par la savante école.Henri, son aîné Cela.a profi ta pour prendre le pas sur \u2026 à 8 passait, il est bon de le dire, vers à fin du onzième siècle, après la mort de Guillau- 9 Album Universel (Monde Ilustré) No 1163 me Le Roux, fils aîné et successeur de Guillaume- le-Conquérant.Ce chapitre contient des préceptes wénéraux sur la santé, dont nous sommes obligA, par pudeur de langage, de supprimer quelques-uns trop empreints de crudité, bien que s'adressant à une royale personne : \u201c Anglorum regi soribit schola tota Salerni \u201d, c\u2019est \u2018ainsi que débute le chapitre vérifié, puis il continue sur ce ton : \u201c Si vos incolumem, si vis te reddere sanum, \u201c Parce mero, coenato parum, non sit tibi vanum.\u201c Surgete post epulas, sommum fuge meridianum ; \u201c Curas tolle graves, irasci crede profanum.\u201c Haec bone si serves, tu longo tempore vives \u201d.Klle lut à son père les quelques lignes de l'avocat.Ce qui cst traduit ainsi par notre auteur anonyme : \u201c Au roi d\u2019Angleterre salut ! \u201cToute l\u2019école de Salerne \u201cEn ce court écrit a pour but \u201cDe lui tracer comment il faut qu\u2019il se gouverne, \u201cS'il veut se garantir de touie infirmité \u201cEt vivre en parfaite santé.\u201c Buvez peu de vin pur, le soir ne mangez guère, \u201c Faites de l\u2019exercice après chaque repas.\u201c Dormir sur le diner c\u2019est l'usage ordinaire, Lentement, il mettait une riche sortie de bal eur les épaules de Mlle Duprat, \u201c Toutefois ne le suivez pas!\u2026 \u201c Fuyez les soins fâcheux, par eux le sang s\u2019altère.\u201c Comme un poison funeste évitez la colère.\u201c En observant ces points, comptez que de vos jours \u201c Un régime prudent prolongera le cours \u201d, Franchement toutes ces prescriptions sont d\u2019une observation facile, et elles sont toujours actuelles, bien que données il y a près de neuf siècles.Voici o ous disait déjà à cette époque cette école sur le choix et les marques du bon vin : 467 \u201cVina probantur odore, sapore, nitore, colore.\u201c na vina cupis, quinque plaudentur in illis.\u201c Fortia, formosa et fragrantia, frigide, frisca\u201d.\u201cQuant au vin eur le choix voici notre doctrine ; \u201c Buvez-en peu, mais qu\u2019il soit bon.\u201cLe bon vin sert de médecine, \u201c Le mauvais vin sert de poison.\u201c Point de vius frelatés, ils gâtent la poitrine : \u201cUn vin frais, naturel, pétillant, gracieux, \u201cDoit flatter lo palais, l\u2019odorat et les yeux \u201d, On voit que nos pères savaient apprécier lp vin tout aussi biea que nous,mais nos docteurs ne s\u2019occupaient pas que du vin jécoutez ce qu\u2019ils disent du choix de la bière : \u201cNon acidum sapiat cererisia, sit bena [clara, \u201cEx granis bene cocta bonis, satis ac * [veterata.\u201cDe qua potetur, stomachum non indà [gravetur.\u201c Pour avoir dans la bière un breuvage [bien sain, \u201c Quelle n\u2019ait point d\u2019aigreur, qu\u2019elle soit [claire et belle, \u201c Bien cuite et faite d\u2019un bon grain, \u201c Ni trop vieilie, ni trop nouvelle \u201d, + La profession de foi, d'Alexandre Dumas Aux travailleurs : Sans compter six ans d\u2019éducation, quatre ans de notariat, et sept années de bureaucratie, j'ai travaillé 20 ans à 10 heures par jour, soit 73,000 heures.Pendant ces 20 ans, j'ai composé 400 volumes et 35 drames.Les 400 volumes tirés à 4,000 et vendus 5 france l\u2019un ont produit 11,853,000 francs, soit: aux compositeurs, 264,000; aux pressiers, 528, 000; aux papetiers, 633,000; aux brocheuses, 120,- 000; aux libraires, 2,400,000; aux courtiers, 1,600,- 000; aux commissionnaires, 1,600,000; aux messageries, 100,000; aux cabinets littéraires, 4,580,000 ; aux dessinateurs, 28,000.Total, 11,853,000.En fixant le salaire quotidien à 3 francs, comme il y a dans l\u2019année 300 journées de travail, mes livres ont donné pendant vingt ans le salaire à 692 personnes.Passant ensuite à ses 35 drames joués 100 fois chacun l\u2019un dans l\u2019autre, le candidat ajoutait qu\u2019ils avaient produit 6,184,000 francs, dont il donnait le détail, et fait vivre, rien qu\u2019à Paris, pendant dix ans, 347 personnes.Hélas ! cette éloquenca des chiffres resta sans effet sur les électeurs, car jamais Alexandre Dumas ne siégea au Parlement.Chanoine d\u2019AGRIGENTE, V.G.Aix-les-Bains (Savoie), 20 juillet 1906.LE BOUQUET \u2014 Sur la rosace éclose au centre du parquet, Pose ton pied léger, écoute et sois furtive; La solitude parle à celle qui arrive: N\u2019as-tu pas entendu le marbre qui craquait?La harpe tremble et vibre à ton pas indiscret, Le lustre se balance et son cristal s\u2019avive; De ce qui semble mort crois-tu que rien ne vive ?La glace a son fantôme et tout a son secret.Le temps passe ; tout fuit ; les choses sont fidèles, L'invisible silence évente de ses ailes La poussière pensive et l\u2019ombre transparente ; / Et, sur la table nue où le marbre veiné À quelque chair ancienne et pâle s'apparente, Effeuille le bouquet que l\u2019Amour t'a donné, HENRI DE REGNIER.AQUARELLE \u2014 \\ Le rayon vient plonger dans la nuit d\u2019un tilleul ; Le ciel miroite et luit comme un pleur de rosée.La cloche des yuccas et l\u2019urne du glaïeul Reçoivent la fraîcheur par l\u2019aube dispensée.La mo*\u201d # aux brins sculptés tapissant le bas- Boit perte à perle l\u2019eau que lance la naïade.[sin, Le ciel est lumineux comme un palais de yade, La nature est un dieu dont palpite le sein.Une innombrable vie afflue au coeur des plan- Dans son lit de clarté le fleuve va fuyant.[tes.O parfum de prairie et de sèves montantes! Horizons comme ceux des matins d'Orient !.PIERRE DE BOUCHAUD. maté : mn ronan vr a manie me mem vv caw van, > D deo LE POUPARD Nouvelle canadienne tncdite, par Marin LB FRANC Quand Annie revint du cimetière à la maison déserte, et tandis que parents et amis se répandaient dans les appartements du rez-de-chaussée, elle monta tout droit à la chanibre où, près de son lit d'épouse, se trouvait le berceau sur lequel, une heure auparavant, la petite forme immobile et blanche était couchée et lui appartenait encore.Les cierges funéraires brülaient toujours, faisant courir leur flamme jaune dans l\u2019eau terne des miroirs et reculer les ombres indécises qu\u2019apportaient les rideaux tirés et les persiennes closes.Une odeur de cire et de buis béni, un écho de psaumes, un reflet de visages lugubres flottaient dans l'air et donnaient à cet intérieur de solide richesse sous les enjolivures de luxe, une atmosphère de malaise, un aspect d\u2019étrangeté.Annie s\u2019assit près du berceau et enfouit sa tête dans les couvertures, au creux léger que le petit corps frêle y avait laissé.Son désespoir était de ceux qui brcient le coeur, sans lui donner la ressource des larmes.Deux idées seulement emplissaient son cerveau affaibli par tant de veilles et d'angoisses : Jean Renaud, son mari.était mort : Yvonne, sa fille, était morte: elle voulait mourir aussi.Déjà.quand l'affreuse phtisie terrassa son beau Jean, dans l'épanouissement de ses vingt- cing ans et la pleine ivresse d\u2019un mariage d\u2019amour : quand, après dix-huit mois de lutte, elle l'eut couché dans son cercueil.l'idée de la mort libératrice était venue.Mais un berceau apparaissait près du grand lit vide.une plainte d'enfant s'élevait pour retenir la mère.Et elle voulut vivre pour le petit être qui était la chair de la thair, le sang du sang de celui qu'elle avait aimé.Elle ne savait pas que lui aussi était condamné.marqué comme la proie du terrible mal.Quelques mois plus tard.Yvonne agonisait.Maintenant.plus rien ne pouvait la retenir.elle irait les rejoindre tous les deux, l\u2019un qui depuis si longtemps était seul dans le froid de la tombe.l\u2019autre dont la pierre était à peine scellée.Annie enfonça plus profondément sa téte au creux du berceau.Il lui semblait que l\u2019anéantissement allait venir.sans qu\u2019elle fit d\u2019efforts.que les bras de Jean allaient l'attirer à lui, dans le monde inconnu où il l\u2019attendait.que les menottes enfantines dont.pendant tant de mois, elle avait calmé la fièvre, allaient s\u2019accrocher à son cou dans les spasmes de l\u2019agonie et épuiser son souffle vital, que l'atmosphère de mort qui l\u2019entourait allait peu à peu la tuer comme un lent poison.Mais une porte s\u2019ouvrit derrière elle.une ombre qu\u2019elle ne voyait pas s\u2019avançait sans bruit sur le tapis.une forme se penchait sur ses épaules, une voix assourdie par les larmes balbutiait: Annic.tu vas venir avec nous.Annie, il faut avoir du courage.Nous n\u2019avons plus que toi, ma petite fille.Annie leva ses yeux égarés et.sans mot dire.docile et passive comme une enfant, elle suivit sa mère.«+ + Ses parents l\u2019avaient conduite dans ce pays perdu compris entre les villages de Mont-Mur- ray et de Saint-Fidèle, sur les bords escarpés du golfe Saint-T.aurent.Le docteur avait recommandé de l\u2019arracher au milieu qui lui rappelait sa vie brisée, son bonheur détruit, de choisir pour elle la pleine campagne, de là laisser dormir, respirer l'air pur.briser son corps dans les rudes chemins grésillant comme une fournaise sous le soleil de juillet.de ne jamais lui parler du passé, de ne pas chercher à la consoler.\u2014 le temps seul pouvait apporter l\u2019apaisement, \u2014 et de la surveiller de loin.Ces yeux secs dans ce visage torturé ne lui disaient rien de bon.Il n\u2019osait formuler ses craintes.Ah! si elle avait pu pleurer!\u2026 Mais Annie, depuis la mort de sa fille, n\u2019avait pas versé une larme.On eût dit qu\u2019elle ne jouissait plus de ses facultés.La volonté était absente, la notion du présent n'existait plus.Seul, le souvenir demeurait.Elle se rappelait toute som histoire de jeune femme heureuse, se la remémorait d\u2019un bout à l\u2019autre, mais comme l\u2019histoire d\u2019une étrangère.C'était un livre qu\u2019elle avait lu il y - mm A4 ème Lad - Cd es malo .Album Universel (Monde Tffüstré) No 1163 avait longtemps et qu'elle rouvrait avec le mé- me charme, mais aussi avec la méme surprise douloureuse du dénouement.Ohl ces deux figures de phtisiques en marge du livre lumineux, ces deux tombes dessinées sous le mot \u201c Fin \u201d d\u2019un joli conte d'amour, comme elles la prursuivaient de leurs vistons!.Machinalement, elle passait sa main sur ses yeux, détournait la tête avec un geste d'enfant devant un danger.Elle ne pouvait rester à la maison.Il lui fallait marcher de l'aube au soir, arpenter le chemin suspendu au bord de l\u2019eau chantante qui n\u2019avait plus d'écho en elle.avancer un peu plus chaque jour vers les maisonnettes éparses dans la campagne, vers les villages inconnus où les chiens abovaient A son approche.Puis elle s'assevait un instant i la lisière d'un champ, sur le roc éboulé d\u2019un côteau, regardait aux alentours sans que rien s'éveillât dans son esprit à la vue des vagues bleues du fleuve, des jeux du soleil et du vent parmi les feuilles des trembles, de l'ombre profonde amassée dans les failles et des traînées de lumières sur les sommets.Annie n'avait plus d\u2019âîme.Elle songeait parfois qu\u2019 \u201celle avait été morte\u201d.et qu\u2019elle était revenue sur la terre pour expier son impuissar- ce de naguère à préserver, sauver, retenir encore un peu de temps les deux amours parties avant elle.Pendant les premières semaines de leur arrivée à la campagne, ses parents, qui n\u2019avaient plus qu'elle, selon l\u2019expression de la pauvre mère aux mains tremblantes, la suivirent dans ses courses sans fin, aux heures indécises du jour à peine levé, ou par les pleins midis torrides, hantés par l\u2019angoisse de la voir disparaître à un tournant du chemin.derrière ces rochers qui trempaient leurs arêtes aiguês dans la vaque blanchissante du fleuve.Mais, comme elle ne détrurnait mème pas la tête du côté de l'eau, comme elle allait tonionrs du même pas égal et précipité.comme elle ne dépensait pas sa douleur en gestes de désespnir, ils finirent par comprendre qu'elle ne songeait à rien de tragique.Même cette énergie-là ne lui était pas restée.Ft désormais Annie erra seule.Eux demeuraient sur le balcon de la maison à quetter son retour.La mère essayait parfois de Tui mettre entre les mains les livres qu'elle avait tant aimés.ou hien encore un de ces travaux artistiques aux complications délicates où se perdent les petits ennuis et les petites peines des coeurs féminins, mais le livre ou l'ouvrage glissaïent sur les genoux de la jeune femme.Un jour, pour tenter de réveiller l\u2019émotion dans ce cneur fermé.les larmes dans ces yeux vides.elle dit à demi-voix, en désignant une jolie fillette qui passait aux bras de sa mère : Yvonne aurait À peu près son âge.Annie regarda sans paraître comprendre.* * * Un soir, elle arriva à une partie du pays qu'elle n'avait encore jamais parcourue et qui, à mesure qu'elle avancait, revêtait un caractère de plus en plus marqué de solitude.I! v avait bien encore des maisons le Inng du chemin, mais presone toutes abandonnées, et pour la première fnis.en les revardant, Annie eut la révélation de la tristesse qu\u2019elle portait en elle.T,eur vne venait de remuer vaguement le pouvoir de snnffrir et de entir sa souffrance qu'une tron rude épreuve avait anesthésié.Filles étaient presque effravantes à voir.ces maisons désertes.chacune se dressant comme une énigme palpable, dans 1a splendeur estivale du pavsage, olt une ime semblait se débattre dans l'envahissement de la végétation, où un cri de terreur semblait être étouffé dans l\u2019épaisseur des verdures.Annie gravissait les perrons branlants qui résonnaient étrangement sous ses pas, appuyait son front aux vitres, et en y rencontrant le reflet de son visage.elle croyait que la demeure désertée et la feinme abandonnée miraient leurs détresses pareilles.Parfois, les marches de l'entrée manquaient, enlevées par les rafales ou les caux d'orage, et Annie ne pouvait atteindre les fenêtres, qui gardaient leur secret parfois, un papier de tapisserie masquait les carreaux, et la maison semblait une morte dont on aurait abaissé les paupières.Toutes étaient tristes, toutes répandaient aux alentours une sorte d'angoisse, et le soleil de l\u2019été, qui jaunit les herbes et fait éclater l\u2019écorce des bouleaux, les avait toutes revêtues d\u2019un linceul gris uniforme, de la couleur du chanvre roussi dans l\u2019eau immobile des étangs.Annie arriva, lasse, à l\u2019une d'elles qui domi- Sosa bhai MOMENT, 11 août 1006 nait le côteau, dans la lumièrh violett puscule.Elle voulait aller à celle-là ne pour interroger le mystére de son silence pou lui apporter la consolation d\u2019un rapide collo ue entre leurs deux misères, et peut-être pour son.tir À ce contact frémir de plus en plus les ajles de sa propre douleur délivrée.Après, elle abandonnerait ce chemin semé de tombes, elle reviendrait sur ses pas.La maison du côteau offrait sa détresse aux regards des passants.Elle avait plus que les autres souffert des vents qui s\u2019élèvent dans le golfe et viennent se briser sur les rives.Annie regarda par les vitres qui palpitaient dans leurs châssis disjoints, et voici ce qu\u2019elle vit.+* * * Dans la première pièce, à l\u2019entrée, qui autrefois devait servir de cuisine, on avait oublié une petite table de bois blanc, et sur cette table une de ces bouteilles massives et carrées qui d'ordinaire contiennent du gin.Dans l\u2019autre, il restait un canapé recouvert d\u2019une housse à fleurs rouges, et, au milieu de la chambre, sur le parquet sans tapis, gisait\u2026 une poupée ! \u2014 Annie se cramponna de ses mains tremblantes aux montants de la fenêtre.\u2014 Non pas une poupée luxueuse avec des chevetix en torsades, une robe de soie, des souliers à boucles, une poupée bien sage de grande petite fille, mais ce qu\u2019on désigne sous le nom de \u201c poupard \u201d, et qui a une figure d\u2019étoffe peinte, un corps informe rempli de son, des jambes qui sont des bras, et des bras que l'on prendrait pour des jambes, au gré des tout petits dont ils sont le premier jouet, et que l\u2019on peut jeter.secouer, frapper, sans qu\u2019il se venge en blessant la menotte capricieuse par des éclats de parce- laine.Annie demeurait là, les yeux agrandis de stupeur.Elle se souvenait qu\u2019Yvonne avait un semblable poupard en maillot rose.Ils étaient allés le choisir ensemble au bazar, elle et jean.et ils avaient ri longtemps de l\u2019étonnement.presque de l\u2019effroi, puis enfin de la joie passionnée avec lesquels Bébé avait accueilli le nouveau venu.I! était devenu un second personnage dans la maison, ce poupard qu\u2019on ramassait dans tous les coins et qu\u2019il fallait chercher partout à l\u2019heure des colères, à l\u2019heure des premières dents, à l\u2019heure des premières soupes, ct surtout à l\u2019heure du coucher.Yvonne cansen- tait à s\u2019endormir quand elle le tenait serré dans ses bras.Il avait la figure sans nez de cclui- ci, les joues décolorées par les baisers ct les larmes.Annie loqueta la porte.Elle aurait voulu entrer dans cette chambre d\u2019où l\u2019on avait fui, semblait-il, à la suite d\u2019un drame, relever picu- sement le poupard oublié, l\u2019étreindre sur son coeur comme l'avaient fait des petits bras semblables à ceux de son Yvonne.mais la serrure rouillée résista à ses efforts.Qui avait habité la maison du côteau?Des gens de la ville, à coup sûr.Ce divan rouge.ce jouet de bazar, l\u2019indiquaient.Ils y étaient venus à la belle saison, le père et la mère, peut- être dans l\u2019espoir de sauver leur enfant condamné.Et pour noyer son chagrin, quand le petit toussait, le père allait boire du gin dans la cuisine.Et puis, le dénouement, la chose inerte et livide pareille à la petite Yvonne dans son berceau, à la lueur des cierges\u2026 Pour Annic il n\u2019y avait pas de doute: la mort avait passé par là.Quelle mère eût laissé derrière elle le premier jouet de son enfant, si.elle n\u2019avait eu, pour excuser son indifférence, la débâcle causée par le malheur ?Enfin, la fuite précipitée ; l\u2019oubli \u2014 était-ce un oubli?\u2014 du divan rouge sur lequel on s asseyait en berçant le petit malade, l\u2019abandon, \u2014 était-ce un abandon?\u2014 du poupard qui rappé lait tant de souvenirs.Peut-être les parents n\u2019avaient-ils pas eu le courage de toucher cette dernière relique, de la déplacer de l\u2019endroit où les mains enfantines la laissèrent tomber poir la dernière fois, peut-être avaient-ils vou u qu\u2019elle restât dans la maison en deuil comme un bouquet sur une tombe.Peut-être.Inconsciemment, Annie avait plié les genou et elle demeurait immobile dans les derniers rayons du crépuscule, le front appuyé aux ee tres basses.La douleur trembla devant ve douleur qu\u2019elle devinait semblable à la sient ses lèvres appelèrent tout haut pour la prem © re fois le nom de la petite morte, et les larme A bienfaisantes jaillirent et coulèrent longte! B tandis qu\u2019elle contemplait un poupard en ee.lot rose abandonné dans une maison incon NC Cap-à-l'Aiglo, % juillet 1908.MARIF.LsFRAT Montréal, 11 août 1906 \u2014 mea Album Universel (Monde Illustré) No 1163 - Quelques spécimens de chaussures anciennes et modernes , ae 4 ie ee TE ve oF * i Lo 1» ptet de Mme Perron, demi grandeur nature.\u2014On Deut Joi, d'après les en-ions de cotte photographie Que hesçarpin eut fait envie à \\ nature a doté l'homme d\u2019un pied fin, flexible, L vambré, qui le maintient élégant dans sa marche et favorise ses mouvements de telle faucon on\u2018aveun être animé n\u2019est aussi bien en équilibre vt ne se meut aussi facilement que lui.Et vol gne l'homme, toujours en quête de ce qui peut cambutire et détruire le bien dont il est avantagé, n'a «u \u2018autre empressement que celui d\u2019emprisonner, de déformer et de mettre au chevalet ce don de Li création.Nou- plaïsantons les chinoises qui ee serremt lea pi-l: af'n de les conserver petits, ce qui les em- pic de marcher et uous faisons de même, avec vette différence que notre manière de vivre nous imp pros ae.a [Rei À oo ey y aofit 1906 Je voulus me dire qu\u2019il n\u2019y avait rien de plus naturel que ce que je venais de voir, cependant je ns pus pas me convaincre moi-même, si grande que fût ma bonne volonté: pourquoi ces gens venant chez mes parents n\u2019étaient-ils pas entrés par la Lion-Rouge ?Pourquoi avait-on parlé de la police à voix basse comme si l\u2019on craignait d\u2019être entendu du dehors?Pourquoi ma mère avait-elle coupé les (ti.quettes qui pendaient aprôs les effets qu\u2019elle ach,.tait 1 Ces questions n\u2019étaient pas faites pour m'endormir et comme je ne leur trouvais pas de réponse, ja téchais de les chasser de mon esprit, mais c'était en vain.Après un certain temps, je vis de nouveau a lumière emplir notre voiture, et de nouveau je regardai par la fente de mon rideau; mais cette fois ce fut malgré moi et contre ma volonté, tandis que la première g'avait été tout naturellement pour voir et savoir.Maintenant je me disais que jo ne devrais pas regarder, et cependant je regardai.Je me disais qu\u2019il vaudrait mieux sans doute ne pas savoir, et cependant je voulus voir, Mon père et ma mère étaient seuls; tandis que ma mère faisait rapidement deux paquets des objets apportés, mon père balayait un coin de la remise : souz le sable sec qu\u2019il enlevait à grands coups de balai apparut bientôt une trappe: il la leva; puis comme ma mère avait achevé de ficeler les deux ballots il les descendit par cette trappe dans une cave dont Je ne vis pas la profondeur, tandis que ma mère lé clairait avec la lanterne; les deux ballots descendus, il remonta, ferme la trappe et avec son balai replnca dessus le sable qu\u2019il avait enlevé; quand il cut achevé sa bespgne, il fut impossible de voir oll sc trouvait l\u2019ouverture de cette trappe; sur°le sable ils avaient tous les deux semé des brins de paille con me il y en avait partout eur le sol de la remise.Ils sortirent.Au moment où ils fermaient doucement la porte de la maison, il me sewblu que Mattia remuait durs sa couchette, et qu\u2019il reposait sa tête sur l\u2019orcillor.Avait-il vu ce qui venait de se passer ?Je n\u2019osai le lui demander: ce n\u2019était plus une épouvante vague qui m\u2019étouffait; je savais maintenant pourquoi j'avais peur : des pieds à ln tête ji tais baigné dans une sueur froide.Je restai ainsi pendant toute la nuit: un coq, qui chanta dans le voisinage, m\u2019annonça l\u2019approche du matin; alors seulement je m\u2019endormis, mais d'un sommeil lourd et fiévreux, plein de cauchemars Un bruit de serrure me réveilla, et la porte de notre voiture fut ouverte; mais m'imaginant que c\u2019était mon père qui venait nous prévenir qu'il était temps de nous lever, je fermai les yeux pour ne pas le voir.\u2014C\u2019eat ton frère, me dit Mattia, qui nous donne la liberté; il est déjà parti.Nous nous levâmes alors; Mattia ne me demanda pas si j\u2019avais bien dormi, et je ne lui adressai aucune question; comme il me regardait à un certain moment, je détournai les yeux.Il fallut entrer dans la cuisine, mais ni mon père ni ma mère ne s\u2019y trouvaient; mon grand-père était devant le feu, assis dans son fauteuil, comnie 8° n\u2019avait pas bougé depuis la veille, et ma socur aînée, qui s\u2019appelait Annie, essuyait la table, tandis que mon plus grand frère Allen balayait la pièce.J\u2019allai à eux pour leur donner la main, ils continuèrent leur besogne sans me répondre.J\u2019arrivai donc à mon grand-père, mais il ne me laissa point approcher, et comme la veille, il cracha de mon côté, ce qui m\u2019arrêta court.\u2014Demande donc, dis-je à Mattia, à quelle heure je verrai mon père et ma mère ce matin.Mattia fit ce que je lui disais, et mon grand-pèrs en entendant parler anglais se radoucit; sa physionomie perdit un peu de son effrayante fixité et :i voulut bien répondre.\u2014Que dit-il?demandai-je.\u2014Que ton père est sorti pour toute la journée, que ta mère dort et que nous pouvons aller nous promener, \u2014Il n\u2019a dit que cela ?demandai-je, trouvant cette traduction bien courte.Mattia parut embarrassé.sil \u2014Je ne sais pas si j'ai bien compris le reste, dit-il.\u2014Dis ce que tu as compris.\u2014I1 me semble qu'il a dit que si nous trouvions une bonne occasion en ville il ne fallait pas la man quer, et puis il a ajouté, cela j'en suis sûr : \u201c Retiens ma leçon: il faut vivre aux dépens des imbéciles Sans doute mon grand-père devinait ce que Mat tis m\u2019expliquait, car à ces derniers mots il fit de 84 main qui n\u2019était pas paralysée le geste de mettrà quelque chose dans sa poche et en même temps ! cour du cligna de l\u2019oeil.* \u2014Bortons, dis-je à Mattia.(A suivre) dontréal, TI août 1906 pensé aveu cette affection que bien des enfants con- _vrveut pour les parents dont ils sont éloignés.© Vous aves fait, pour I'amour de moi, un voyage long ot pénible, mon frère, et nous tâcherons que rien ne vous manque ici tant que vous serez aves nous, .; On dit que vous êtes sur le point de recevoir d< ordres pour lever l\u2019ancre, sergent, et pour aller su- pendre votre hamac dans une partie du monde où il y u, «lit-on, mille fles 1 .\"Pathfinder, ceci est quelqu\u2019un de vos oublis, Non, non, sergent, je n\u2019ai rien oublié; mais ii » nv semblait pas nécessaire de cacher vos inten- + un homme qui est presque votre chair et vo- cou, T us ls mouvements militaires doivent s\u2019exé- » avec le moins de-bruit possible, répondit 'e \u2014 1 avec un ton de reproche, mais en donnant a ut le un petit coup aur l'épaule d\u2019un air amical.y ns avez passé une trop grande partie de votre vie \u2026: tax des Français pour ne pas connaître le prix vu lence, Mais n'importe, le fait doit bientôt être val, ct il n\u2019est pau très nécessaire à présent do 4er ràle cacher.Oui, nous allong faire partir sa : pru un détachement pour relever un poste sur \"+, quoique je ne dise pas que c\u2019est celui des M lle.«tal est possible que j'en fasse partie.En :, j'emmènerai Mabel avec moi pour mo faire «+, eL J'espère, mon frère, que vous ne mé-, vz pas l'ordinaire d\u2019un soldat pour un mois s'ron, (lu dépendra de la nature de votre marche.\u201cne ni les bois ni les marécages.us ferons voile à bord du \u201cScud\u201d.C\u2019est vice auquel nous ne sommes pas étrangers, toit plaire à un homme accoutumé à l\u2019eau.\\ \u2018 au de mer, oui, mais non à l\u2019eau d\u2019un las.À qul en soit, si vous n\u2019avez personne pour \"«r votre espèce de cutter, je ne refuse pas - >ecompaguer.Mais je regarde toute cette coimme du tempe perdu, car c\u2019est se mo- \"+ wus que d\u2019appeler naviguer faire une ur un étang.4 per est très en état de gouverner le \u201cScud\u201d u ou !rre, ct je ne puis dire que nous ayons be- ; vos services À cet égard; mais nous serons =.rmés d\u2019avoir le plaisir de votre compagnie.\\ - 1 pouvez retourner aux établissements ava\u2019 qu'en y envoie quelque détachement, et il + ru probable que cela arrive avant mon re- {er th bien! Pathfinder, voici la première fois qu j;- vais suivre la piste des Mingos sans que > ds \u2014uarchiez à la tête.l\u2019 ur être franc avec vous, sergent, répondit ul.non sans quelque embarras, et avec une \u201cie remarquable dans le eoloris de eon visa- , 7 : 1 Soule ee, mbolisme Joli.Nous Jous proposons nand Laudet: La mort de Léon XIIF, \u2014 COPIE Sl he Ja ee de le raduire peu a peu, a in e révéler À.Villeroy et F.Lepage : Roman: Une | | Artor A BEAUPRE, 1972 Ste-Catherine, Wort) | la vitalité lité dl: , ille nos socurs féminines un de leurs charmes.Destinée (IH).\u2014 F.de Nion: Courrier de | tal min dans les papi du , d'abord, ensuite \u2014 peut-être ceci est-il un Paris, \u2014 Alphonse Séché: Le Centenaire de du No Re arte Lives où M cor.pou occulte i Part de Plaife duvantage.Félix Arvers.\u2014 Henri Bachelin: Nouvelle: Mens Juvileuse-t, nous n'avons guère que ture Tine couleur chanceuse ou bénéfique ! Dominique, employé de banque.\u2014 Ch.Le- T 1 P i , * vif: Les idées au théâtre.\u2014 Jules Ber- UE eS unailses des traitements * palliatifs \u201d.Les savons La couleur n\u2019est pas vaine.La théra- taut: Les livres; Les faits de la semaine de soufre et de goudron, le savon au pyo- peutique entreprend des cures par les Dans nos prochains numéros: Histoire de une application du Poison Liquide de luéne, snriont, décapent fort bien la peuiï ravons colorés.\u201c \u201d : ! y améliorent la nutrition perturbée dans Voyons done, avant d'aller vers la a Foon chat, bar André Lichtenber.LYONS suffit.Coute 25e.le grot rs sland.- Ébaeées, Mais il est toujours science, plus abstraite, la distraction amu- Joly, de l\u2019Institut, Sous ir BD tion y flacon.Votre argent remis s\u2019il ne donne Mrcessaire d'instituer, en même temps, UN sante de mieux se connaître soi-même.Ernest Daudet.\u201cmigration, p vas satisfaction Chez les marchands inn alimentaire et un traitement cons- Le mois de juin nous donne beaucoup de Plus une partie illustrée très intéres- £ tito, dont la continuité seule per- flours, Quelles sont les plus appréciées?sante.ARTES POSTALES\u2014 51 vous onvoyes trols - Mellra dspérer une guérison (souvent \u2014La Rose.La rose est symbolique à Pour tous les abonnés de notre revue, 15 C centins en timbres, vous recevres un groupe Apres plusieurs années de traitement).tous égards: La Rose-croix, principe secret francs par an au lieu de 20, payables en de poire portraits, sur carte postale presses: cartes.\u2019 Cest assurément la séborrhée qui consti- des révélati \u201c \u201d de 1 es grandes révélations.Le Roman\u201d de deux se ; tue Ja detmatose la plus rebelle du cuir Ja Rose, le premier des récits français.La Ceux semestres de 7 fr.50.réal.Département des he ch, , Lo Rose des vents, la Rose de Jéricho hygro- chug rant sur pq ne chimique du métrique, ete, et le doux nom de Rose (7 A Sh anil des cachets que je preseris dont l\u2019étymologie est latine.H correspon ans tous les cas d'insuffisance \u201ctricho- à la couleur rose et à la fleur: Rose jaune, LA BEAUTE de i Les Dames Agées génique\u201d, quelle qu'e it lu e .; So Pont dima a femme est indis- ou chauves qui se | wen soit la cause Non anagramme dit: Ose, c'est-à-dire: ne solublement liée à la désespèrent en voy- Cathotate_caleique précipité doute pas de toi, sois fière, brave, nie tou- beauté de la cheve- ant disparaître la Phosphorlyeérate caleique aa 020 Jours sur toi ta couleur, cultive la fleur lure.royale parure de leur Lactate de Maxghésie amie, respire ton parfum, et tu seras dans .chevelure, s'adres- Oxalate de fer l'harmonie des choses, principe de l\u2019harmo- Pour avoir des sent toutes à la Soufre précipité an 0.15 nie de la vie.cheveux souples, lé- Silicate de manganese D'autres noms correspondent à la Rose.gers, brillants, il .MONA L\u2019un d\u2019eux est Marie dont l\u2019anagramme faut leur donner des Pour un cachet, est: Aimer.Dont l\u2019étymologie hébraïque soins constants, il alison Doux ; .est: élevée, exhaussée celle qui augmente faut surtout se coif- oly an Jour pendant trois mois.l\u2019amour, Sa couleur est rose et aussi sa fer avec les merveil- - sang ts.Loni-recoustituants pour le fleur: Rose de Bengale.leux postiches de la teins u *stème nerveux, sont, en même Quel est le langage de la Rose?\u2014 Je a mer NY MTILIfS of réparateurs de la che- vous aime, a : d os d M ° Pour Comment doivent agir dans les diverses parle loyer les têtes très enerassées circonstances de la vie, celles qui portent alson qu crée pour oe ) suivant orrhée, je conseille le mélange les noms de Rose, Rosine, Rosette, Rosita, claux en cheveux blancs ou gris, à des ?ace Pate Ton applique par frottement Rosemonde?.Mgr, go Arophile.On fait chauffer Grave question.à mer prix défiant toute te Savon médicinal, 100 gr.de bi- concurrence.te de soude et 54 DE LA ROUGEOLE Un laisse rofpaidi W d\u2019eau de goudron.Tadeo 3 on dir ot Pon ajoute 50 gr.D\u2019une façon générale, lorsqu\u2019un enfant ve d'amandes ha Fume avee § gr.d\u2019essen- vous semble malade, vous devez voua infor- Le NU RER Vraie, mer s\u2019il existe, dans le pays que vous ha- Ç Qui ne sait ee nin Katie\u201d trdy resistant.bitez, une épidémie quelconque (rougeole, No.105 RUE NOTRE-DAME Ouest, TETE eu J) > 21 le, maintes foi 3 .: i .BOR lobo, + ates fois, dans des sid- scarlatine, variole, diphtérie, grippe co Tes on fabrique des co rduges avee queluche, fièvre typhoïde, etc.).B en en N° = T1 y a encore quelques ours dans les Pyrénées, mais ils ne sont pas À la portée des amateurs de chasses faciles, vous allez en juger: La chasse À Pours se fait ici de deux façons : À la battue ou À l\u2019affat.De la première, je ne dirai pas grand'chose, si ce n\u2019est qu\u2019elle est ordinairement infructueuse, soit par la faute des rabatteurs qui conduisent mal leur traque, soit par la faute des chasseurs, qui se lnssent de conserver au poste le silence ct l\u2019immobilité voulus.Une autre cause spéciale, ignorce de beaucoup, concourt encore A faire échouer la partie, L\u2019ours, qui est un animal très intelligent, marque une répugnance inatinetive À se laisser pousser de jour sur un poste où il passera de Ini-même, la nuit, en toute confiance.Un vieil ours, surtout, arrivera huit fois sur dix À se dé- vober à travers les rabatteurs, ou À passer par un faux poste.\u2018 Quelques chasseurs d'occasion, en ville giature dans les stations balnéaires des Pyrénées, se payent encore Yillusion d'une chasse A Pours.Le jour fixé pour la battue, si le temps le permet.le beau Monsieur nux guêtres vernies, au veston de chasse irréprochable, après un copieux déjeuner, part au petit jour, armé de son \u201c hammerless\u201d.De nombreux rabatteurs qui jettent sur lui des sourires narquois l\u2019accompagnent.Chemin faisant.les anciens, peur l\u2019éblouir, lui racontent des histoires d'ours fantnstiques, Enfin, on arrive après d'interminables lacets dans la montagne.au séjour présumé de l\u2019ours.Le chef de la bande s'oceupe d\u2019abord de poster le Monsieur, qu'il Inisse en Jui faisant nulle recommandations de prudence.Celui-ci, livré à lui-même, sent un petit frisson.cousin germain de la peur, lui parcourir les veines: \u201c Tout de même.se dit- il, si Yours allait venir!\u201d Ft voilà la battue qui commence: les traqueurs font entendre des cris étranges, qui n'ont rien d'humain.Les coups de feu re succèdent.c'est un vacarme infernal que se répereu- tent les échos de la montagne : mais les malins ont évité anigneusement les endroits trop pénibles et trop accidentée d\u2019où.en somme.on avait quelque chance de déloger un onrs.Après trois mortelles heures d'attente inutile.le chasseur commence à se rassurer et à s\u2019ennuyer; il change fréquemment de place, et fume même une cigarette pour tuer le temps, faisant enfin dix fois plus qu'il n\u2019en faut pour donner l'éveil à plus malin que lui.Îes cris se rapprochent peu à peu, et les rabatteurs finissent par apparaître; ils ont vu l\u2019ours, et peu s\u2019en est fallu qu\u2019il passe au poste, mais certainement, disent-ils, il a dû Cventer quelque chose.Histoire à dormir debout, toujours concertée d\u2019avance par les traqueurs, pour se moquer du Monsieur.Lnfin, on est censé avoir fait ce que l'on a pu; bref, le coup est manqué, ce sera pour une autre fois; le beau chasseur se console en pensant qu'après tout, il pourra Lien, néanmoins, raconter À ses amis qu\u2019il a chassé l\u2019ours, s\u2019estimant fort heureux, dans son for intérieur, qu'il ne lui soit pas arrivé de mésaventure.Il en est quitte pour avoir sali ses belles guêtres et allégé son porte- monnaie.Tout le monde se hâte de dégringoler de la montagne et de se rapprocher de la cuisine.Ainsi se terminent habituellement les battues à l\u2019usage des gentlemen, car Dieu ne peut pas vouloir qu\u2019une aussi belle bête tombe ainsi sous les coups d\u2019un chasseur d'occasion, De la chasse tapageuse passons maintenant à la chasse silencieuse, ou pour mieux dire à la vraie chasse: tout autre est l\u2019affût de nuit & deux mille cing cents verges d'altitude sur ces plateaux solitaires où l'on trouve les \u201ccujalas\u201d.On appelle cu- jalas, dans le pays, le campement des brebis pendant l\u2019été.Ces terrains, saturés de fumure, produisent une plante appelée mu- gette, qui fournit à l\u2019ours un herbage en même temps qu\u2019un tubercule préférés par lui À tout autre.Pour avoir la chance de tirer un ours à l\u2019affût, il faut s'abonner à passer dix à douze nuits entières et consécutives soit au piturage, soit au passage de animal, c\u2019est ainsi que votre serviteur, absolument étranger au pays, en a pourtant tué deux.Le premier m\u2019a coûté six nuits d\u2019affat et le second neuf nuits; il suffit donc de vouloir résolument pour réussir.L'étranger ne peut, cela va sans dire, se rendre compte par lui-même de son pays de chasse sans être accompagné.Dans ces déserts, où il doit arriver avant la montée des pâtres, il lui faut un guide; je demanderai donc au lecteur la permission de lui présenter le mien : Toussaint Saint-Martin, qui habite Faux-Chaudes, est réputé à juste titre comme Je plus grand chasseur du pays, il Album Universe! (Monde Tilustré) No 1163 est celui qui, sans contredit, connaît le mieux la chasse à l'ours.Ce jeune homme de vingt-cinq ans, d\u2019une grande honnêteté et d\u2019une rare modestie, à déjà tué neuf ours, ce dont il ne vous parlera jamais s\u2019il n\u2019est pressé de questions.ll connaît la montagne au point de se retrouver, à une journée de chez lui, dars le brouillard le plua épais, en cotuyunt d\u2019affreux précipices, Heureux le chasseur étranger qui, au lieu de certains farceurs fainéants, avides de réclame, à la chance de tomher sur un homme de sa valeur, car le choix d'un guide est de premibre importance.Parti de Gabas avee Saint-Martin dans les premiers jours de juin, nous nous dirigeâmes par la route de Penticosa, vers les massifs boisés qui dominent la droite de la vallée, afin d'atteindre les pâturages que les brebis ne fréquentent pas encore en cette saison de l\u2019année.Arrivés au pre mier cujala, nous fûâmes désagréallement surpris de ne trouver là aucune grattée, aucune piste d'ours, mais comme le jour s\u2019avançait, nous convinmes néanmoins à tout hasard de passer Id notre première nuit d\u2019affat, qui fut glacée et de vaine attente.Le lendemain matin, nous partfmes pour des régions plus favorables.Arrivés A notre nouveau campement, nous eflimes la joie d'apercevoir les foulées du sanglier môlées aux grattées de l'ours, mais In pluie .étant venu À tomber À torrents.nous obligea la première nuit À garder la cabane, d'où nous apercûâmes un sanglier qui soupait à notre barbe, sans qu\u2019il nous fût possible de l'approcher.Le lendemain, la pluie ayant cessé, nous permit de constater que l\u2019ours était venu aussi pendant la nuit; dans ces conditions, les cataractes du viel se fussent-elles ouvertes que nous n'eussions pas manqué l'affat.À six heures du soir, chacun gagna donc son poste pour y passer la nuit.Sur les sept heures un léger vent d'Espagne s'éleva, par intermitfence, qui me donna des inquiétudes par rapport au poste que j'occupais.Néanmoins, espérant le voir ces- scr.tant il était faible.je demeurai en place, me trouvant aussi trop tard pour changer.et je me roulai définitivement dans ma couverture, mon fusil à la main, ma: carabine À côté de moi.Tout d\u2019un coup, tournant par hasard In tête, j'aper- eus un ours gris de belle taille qui descendait à grands pas ln pente gazonnée qui me dominait à droite.Ce maudit petit vent ne\u2019 cessait pas ; pour en atténuer les effets, sans perdre Pours de vue, je me baissai le plus possible derrière un genévrier rabougri, dans l\u2019espérance que l\u2019odeur serait ainsi tamisée par le branchage.L'ours s'arrêta À quatre-vingts verges de moi et se mit à brouter les premières mugettes qu\u2019il rencontra, jetant de temps à autre la tête à droite et à gauche.Jamais je n\u2019avais vu un animal de son espèce aussi découplé et libre de ses mouvements.Subitement, poussant un sourd grondement, il releva la tête dans ma direction, et avant que j'aie pu échanger mon fusil contre ma carabine, il détala d\u2019un galop rapide droit aur la forêt.Je vois encore ses pieds de derrière semblables A deux grandes mains chasser le terrain derritre lui à grandes foulées; ma déception fut terrible.L\u2019ours serait arrivé immanquablement, d'après la disposition même des lieux, À vingt pas de moi.Mais l\u2019ours, qui recevait presque directement les effluves du vent, m'avait éventé; il n\u2019y avait rien À faire.Je regagnai la cabane, déconcerté, et j'y passni une mauvaise nuit.Le lendemain matin, quand je racontai mon aventure À mon guide, je lus sur sa figure que j'avais commis une faute grave, en ne prenant pas immédiatement ma caurabine;; j'avais en effet voulu attendre que l\u2019ours arrivAt à portée de mon fusil chargé de chevrotines.Une autre nuit passée sur le sentier de l'ours et sur des foulées de sanglier fut inutile, mais nous trouvAÂmes le lendemain des grattées d\u2019ours toutes fratches derrière le monticule d\u2019où le mien était descendu.Pensant qu\u2019il ne s\u2019était pas choqué pour si peu, jy passni la nuit suivante, toujours sans résultat.Décidément, il fallait partir plus loin, mais deux autres nuits pnssées dans un bas-fond sur un travail un peu ancien, nous prouvèrent que nous n\u2019étions plus en contact avec notre gibier.Nous résolûmes alors de traverser la vallée d'Ossau pour gagner un cujala situé au couchant du pic du Midi, nommé \u201cAillous\u201d, où l\u2019on pouvait, d\u2019oû nous étions, apercevoir À la lorgnette le tapis de fortes mu- gettes déchiré de nombreuses grattées.J'étais du reste attiré à par mes premiers exploits; j\u2019y avaia tué mon premier ours quelques années auparavant., Chemin faisant, nous vimes lea traces d\u2019un jeune ours qui ne pouvait qu\u2019habiter In région; c'était réconfortant.Arrivés en- fin À destination, nous ptines voir et retrouver le travail du foune animal, qui s'était comporté comme s\u2019il eût été absolument chez lui.Installé au coucher du soleil sur un rocher À proximité des ébats qu\u2019il avait pris, jo fus intrigué, sur les neuf heures du soir, par un petit bruit particulier, dont je ne me rendais pas compte; les frôlements a\u2019accentuârent.Je reconnus que ce bruit ne pouvait provenir que des pieds de derrière de l'ours, traînant sur le gazon.Peu après, en effet, je l'entendis souffler ; il n\u2019était pas À plus de vingt verges de moi.La lune n\u2019était pas encore levée, et je n\u2019y voyais absolument rien, mais je anivaie parfaitement bien de l\u2019oreille le parcours de l'animal, qui déchirait les racines avec ses griffes, Au bout d\u2019une heure.tout bruit avait cessé, et je pus constater le lendemain que cet ourson avait fait le tour de mon poste À une faible distance, sans que je l\u2019aie entrevu une seule fois.La nuit suivante.je décidni de l\u2019attendre au fond du cujaln, au débouché de ce fameux sentier de l\u2019Estiber chanté par les troubadours du pnys, comme le plus fameux passage d'ours.Rur les minuit, je Pentends qui tournique dans la fondrière qui précède le cujgln.et je comprends très bien qu\u2019il voudrait monter.mais qu\u2019il soup- conne ma présence.TI ne fait pourtant pas d'air, et je ne comprends rien À l'hésitation de cet ours: bref.au bout d'une demi- heure.les pas et les bruits cessent: il avait compris quelque chose, car les jours aui- vanta je ne pus constater sa présence dans Ia région, De nuit en nuit j'arrivais insensiblement au bout de mon rouleau, sans avoir rien fait.La lune diminuant se levait tard, et de plus, Saint-Martin, qui était alors soldat.voyait expirer sa permission.T1 fallait forcément nous séparer, et j'étais navré de terminer ainsi ma campagne.Quelque chose me disnit pourtant que tout es- prir n\u2019était pas encore perdu.Te dercendis avec Ini N (Gahas, où je Ini fis part de ma détermination de remonter senl en monta- ane pour y passer deux nuits de plns.Tl ne me répondit ni oui ni non, mais comme.d\u2019après lui, j'étais poursuivi par la malchance, il jugeait, jen suis sir.ma dernière tentative comme parfaitement inutile.Néanmoins.aprâs un bon repas À lha- tel Borgha, et quatre heures de sommeil réparateur dont j'avais bien hesoîn, après tant de nuits passées À In belle étoile, je me décidri À remonter seul en montagne.après avoir demandé nn fila Bergès de venir chercher mes bagages le lundi matin.Chemin faisant.je trouvais bien, À part moi, que c'était IA un entâtement de chns- pour enragé, mais j'avais foi dans mon étoile.Arrivé dans ces solitndes, j\u2019ens la sensation qu\u2019éprouvera le dernier homme sur la terre avant la fin du monde.Après un frugal repas, je m\u2019installai de nonveau A mon poste.où je passai sans rien voir une nuit trAs fraîche, mais sur les onze heures du anir.je percus tras distinctement un bruit de pierres entrechoquées, dans In montagne qui s'élevait à ma gauche, Ce brait m\u2019intrigna d'autant plus que je savais qu\u2019il ÿ avait là-haut un passage, que je me promis bien de surveiller le lendemain, qui devait être mon dernier jour d'affnt.Quand le jour fut venu.je conatatai avee plaisir que l'ours m\u2019ayant fait fanx bond.avait passé sa nuit au cujala; c\u2019Atait done hien lui que j'avais entendu au milieu de la nuit précédente.Je cherchni le poste pendant Ia journée, et croyant lavoir trouvé, je m°y placai.plein de confiance.après le coucher du soleil.Sur les neuf heures, j'entendis Pours qui vennit en travers der- Tière moi, mais À quelque distance.Je compris de suite que j'avais manqué le poste d\u2019une quinzaine de verges trop bas.Comme un bouquet d\u2019arbres nous séparait, je le laissai passer sans le voir, et me retournant doucement sur moi-même, je me glisani À quatre pattes sur le point oft il devait, forefment ahoutir, Je l\u2019aperçus, en effet, dans le brouillard qui n\u2019était élevé, il me sembla pressé d\u2019arriver au cujala.prenant À peine le temps de happer quelques bouchtes de maigres mugettes, et bientôt je le perdis dans un épais brouillard.Je partis alora immédiatement l\u2019attendre au fond du cujaln, par où je pensais qu\u2019il re retirernit.Pendant ce parcours de quatre cents verges je me heurtai à bien des rochers, et je passai un peu au hasard Jà où je n'aurais pas dû passer.J'étais enfin installé depuis une heure A mon poste, quand j\u2019entendia aubitement sur ma droite un galop lourd et précipité sur le gazon ; c\u2019était mon ours, qui, ayant senti mes pns tout frais.se ruait en affolé sur Ja direction de Mariabach.C'était mon dernier espoir qui s\u2019évanouissait, je rentral & la eabane, absolu- Montréal, 11 août 1006 2224 DIRARDOT Roetaurateur 2224 Français DINER ET SOUPER 35, ESCABGOTS 406 LA DOUZAINE.PATISSERIES FRANCAILES 1870, QUE STE-CATHERINE, (Cola iu) GRAND TRUNK MONTREAL_TORONTG Départ de Montréal, \u201c0.00 a.m.8.00 p.m, \u201c1030 p.m,\u2019 Arrive à Hora & p.un., 18.80 p.m., \u201c6.10 a.m, \u20187.00 a.m, \u2019 Klégant wagon aalon onfé eur lo train à am.Wagon lite Pnilman = ah 8 bw st ot 10:80 pu, ur les trains de gp mn, 4 MONTREAL\u2014OTTAWA Quitte Montréal, 18.00 a.n1,, *W40 a.m., $4.10 pan, \u20187,9 pm Arrive A Ottawa, : *11,00 at, *12.40, p.m., $7.30 pom, \u201c1530 pay, Quitte Ottawa, \u2019 *8.35 nn, *3.90 p.m, 15.00 p.m., *10,39 pm Arrive à Montréal, \u2019 *11.35 aan, 6.30 p.m, 18.00 p.m, $10.15 p.m.Wagon Pullman Buffot sur le train qui part 800 ain, de Montréal, et celui de 50 à d'Ottawa.Wagons-valons aur (ous les pa entre Montréal et Ottawa.the dow trai FAMEUX PARC ALGONQUIN Parry Sound (Rose Pt).End Baie Goorgtenne volts sur ia Ceux qui désirent visiter les endroits ci-dessus uvent partir de Montréal à 8.41) n.tn., tous les Jours excepter le dimanche.Wagon Pullman.uffet direct sur le train ci-dessus.PORTLAND\u2014OLD ORCHARD uitte Montréal, \u201c8.01 a.m., *&15 p.m.Arrive à Portland, *5.45 p.m., \u20186.40 a.m.Arrive à Old Orchard, *6.82 p.n., *7.35 a.m.Sorvice de wagons-lits et chars palsi- \u20ac Montréal et Portland et jusqu'à Old Orchard tre Klégant service de waguns-buffets sur lentrai du jour entre Montréal et Portland.es BUREAUX DES BILLETS EN VILLE : 137, 8 PRE AUX DEEE 60 d'ou la Care Bouvet LA TRUITE MORD BIEN AU Het | Lac Ecorce ET AUTRES LACS SUR LA DIVISION DK MONTFORT DU CHEMIN DE FER GRAND NORD DU CANADA Les trains partent de Montréal à 0.00 hrs a.m.4.30 hry p.m.et 6.00 hrs p.m, tous les Jours, excepté le dimanche, et à 8.15 a.le dimanche pour Joliette, Shawinigan Fuils et les Laurentides.Promptes connections à la Jonction de Montfort, pour le lac Seize Iles, aver le Pacifique.Les trains quittent In gare Viger 41.25 hr, p.m.lo samedi, et & 5.35 hrs po ls semaine.GUY TOMBS, Agent Général des Passagers, Edifice de 1a Banque Impériale, MONTREAL LE PACIFIQUE AE RPC Les trains partout de Montréal, DE LA GARE WINDSOR BOSTON, LOWE #9.00 a.m, \"7.46 po PORTLAND, MEL ORCHARD 19,00 A1 LT LIM).SPRINGFIELD HARTFORD, - 17.45 pak RB ORONTO, CHICAGO, {9.00 a.m.\u201810:00 pi.WA, t845am., \"5.40810.*9.40 m,, *10.10 p.ma.m, 14.30 p.m.17.95 p.m.8T.PAUT RINNEA BOLIS not Tr i Ba VANCOUV HE, 5.40 a.m \"440 PL DE LA GARE VIGER ppm QUEBEOQ, ALI Im: am, A00p.61 OTTAW.CE am.1618 pam.Se tioit, 00 am.\u201c660 Aum, 120 PE ST-OABRIKL *8.65 a.m., 12.20 p.m-.16,20 p.71 ET-AGÂTHE, \"845 a.m., #.13 8.10, 11,10 pa» 25 p.m.14.50 p.m., 16.55 p.m.B subie, | Pac 11,10 p.m., $5.00 p.0- 8.40 8.LAB ey { Quotidien, excepté sos dire chet.L Samedi, mardi et jeudi.tre 1 seul.1 Quotidien excop:6 16 aswedl.1 me vii, ABLALASDE ES de in vi pees ors Ton nos.urean des volairs Qu Bareau de Poste, Montée J Bile Sa Feros RE \\ EJ \u2014\u2014\"\" LE MEILLEUR Des, Cazés D'IAITŸ sine potes désfrons Vous fuire goûter CU ee des Antilles, nous vous ei \u201c | , the boite échantillon conte- La + ge Mare, sur réception de 10 ole el Ca valve epicler GUSTIN COMTE & CIE : Put Montréal ut \u2018rivur des ustensi- de cuisine SPranaky © en email blane le vu dur te plus pur qui à -e produire.a l'epreuve de l\u2019aci- ne craque pas, eet | preetne peut brûler, J Cac aean cs oom so?ft av.cesense ws\u201d CN ARSORTIMENT COMULET DES Ustensiles \"Stransky\" © .Satisfaction garanti® otal anx communnniles, Wil, Reusseau & Cie, P mile vard St-Laurent, YN DORCHESTER L'Iusomnie, 4 Douleurs dela dentition, j 3 Rhume, (7) 3 cons, h fs oqueluche PT) Coliques, ' Ÿ = Diarrhée, Dysenterie.WN Envente partout à 25 cents CARE AUX IMITATIONS S1 vous voulez /] an vous procurer ce fa qu'il y a de plus | 4 Nouveau et de plus Chic * \\ 4 KN FAIT DE à des prix modiques > Merceries VENEZ ME VOIR M.BEAUPRE 282 rue Ste-Catherine Est, MONTREAL.ENL Si vous v s GORS \\\"A HN fonsit a> Voullez un remode sx, inof- Hy 4! \u2018 is pour enlever prompte- ong, denis ou'eur Cors, Verrues ot Burl- ides à votre Cerivez mani pharmacien où crlvez mui our avoir une bouteille du | | Album Universel (Monde Illustré) No 1163 ment désecpéré, et je ne pue former l\u2019oeil; mais à défaut de saint tin qui était parti, saint Hubert veillait encore sur moi.A trois heures, le jour commençant A poindre, je sortis n emment sur le pas de la porte de la cabane, considérant une dernière fois ce tapis blano de mugettes, ui m'avait semblé si plein d'espérances.oub à coup, j'aperçus, au bon milieu, une masse sombre qui remuait; c'était un ours, qui, venu tard, s\u2019attardait à déjeuner.Je saute sur mon fusil, je bourre mes poches de cartouches, et je gagne À quatre pattes, À la faveur des rochers, le passage d\u2019en bas, pour lui couper la retraite dans le cas où il se retirerait par I'Eatiber.De 14, je surveille mon ours, qui ne semble pas pressé de se retirer, grattant et mangeant de-ci de-ld, sans prendre parti d'aucun côté; comme il se trouvait dans un endroit absolument découvert, il était inabordable.Je restai là à lo considérer environ trois quarts d\u2019heure, qui me parurent trois siècles.Insensiblement, ocependant, l'ours monta dans le cujala, et arriva vers uelques sinuosités de terrain, rehaussées mugettes, qui me le cachaient À moitié corps.Le voyant très occupé, et n\u2019y tenant plus, je me décide à aller A sa ren- \u201c contre, et me voilà parti, toujours À quatre pattes dans la rosée blanche, mon fusil d\u2019une main.Mon point de direction, distant d\u2019environ 150 verges, était un petit rocher de 50 centimetres à peine, sur lequel je comptais pour me cacher un peu.A mesure que j'evancais, l'ours disparaissait de plus en plus dans les boases du terrain; je finis par arriver À mon rocher, l'ayant perdu de vue complètement.J'étais inquiet de ce qu'il était devenu, quand, baussant prudemment la tête, je le vis en plein, à 25 verges de moi, grattant tranquillement la terre, et me tournant exactement le dos.Sa position me rassura, et je respirai un peu.Je ne pouvais du reste le tirer dans \u2018cette position, par trop désavantageuse.Au bout d\u2019un instant, il fit ce que je désirais en se plaçant en demi-travers.Le coeur me battait À se rompre, la position n\u2019était plus tenable.Voulant réserver mon coup À chevrotines pour le cas où il viendrait À se rebiffer, je le visai de mon second coup, chargé d\u2019une balle, derrière l'épaule qui faisait saillie.Le coup rate! L\u2019ours, qui a entendu, tourne brusquement la tête de mon côté, en poussant un grognement rauque, et me fixe; il n\u2019y avait pas À tragiverser, nous \u201c étions les yeux dans les yeux.Je prends immédiatement mon premier coup, chargé de chevrotines, qui, celui-là, veut Dien partir, et lui envoie cinq chevrotines en plein flanc; je le vois bondir sur place, et je l\u2019entends gronder, pendant que je me baisse derrière ma pierre, où je me hâte de re- .charger, mais, pour comble de malheur, la .première cartouche que je cherche inutilement À introduire dans mon fusil est\u2026 un bout de bougie! Je le jette rageusement derrière moi.Ayant enfin rechargé, te me redresse vivement, prêt À toute éventuali- | té.Je vois mon ours se diriger en titubant | vers un petit fossé, où il s\u2019affale en gro- gnant jusqu'à son dernier soupir.Martin était bien mort, je contemplai un instant cette magnifique bête, lui pardonnant de grand coeur les émotions par lesquelles elle m'avait fait passer, puis je rentrai À la cabane, d\u2019où, après un petit déjeuner, je descendis chercher du renfort.Au bas de la côte, je rencontrai le fils Bergès, qui, montant chercher mes bagages, comme c'était convenu, s'était arrêté À regarder une truite de cinq livres qu\u2019un pêcheur venait de prendre dans le Gave: c'était le jour des grosses prises.Nous remontÂâmes, accompagnés du pécheur, pour descendre l'ours, et nous rentrâmes triomphants à Gabas.Je partis le soir même, mais je m\u2019arrêtai à Pau, où je fus À la caserne montrer à Saint-Martin que son élève n'avait pas toujours Ia guigne.Ma campagne était terminde, j'avais pris Lien de la peine, mais je me trouvais payé de tout, Puisse mon récit prouver À mes collègues en saint Hubert que dans cette chasse plus que dans toute autre, avec l\u2019aide de Dieu, l\u2019avenir est aux persévérants.UN ARVERNE.LE COURRIER DE L'OUEST Organe des Canadiens-français de l\u2019Ouest.\u2014 Le soul journal publié en langue française A l\u2019ouest de Winnipeg.Publié tous les jeudis à Edmonton.Contient des descriptions du pays, nouvelles des colonies canadiennes et une foule d'informations sur l'Ouest canadien.Contient un \u201c Coin Féminin \u201d, rédigé par Magali.Abonnement, 81.00 par au.Adresse: \u201cLe Courrier de l'Ouest \u201d, Kd- monton, Alberta.\\ Bibliographie L'Enseignement de Jésus, d\u2019après les Evan- giles synoptiques, par Mgr P.Batiffol, recteur de l\u2019Institut Catholique de Toulouse.1 vol.grand in-16 de la \u201c Bibliothèque de l'Enseignement serip- turaire\u201d, Prix: 3 fr.50; franco, 4 francs.\u2014 Librairie Bloud et Cie, 4, rue Madame, Paris, VIe, Le Recteur de l'Institut catholique de Toulouse divise son exposé en sept chapi- res : I, La méthode d\u2019enscignement de Jésus.\u2014 IT.L'enseignement de Jésus et la loi juive.-\u2014 IIT, La paternité de Dieu.\u2014 IV.La religion de l\u2019homme nouveau, \u2014 V.Le royaume de Dien.\u2014 VI, Jésus lui-même.\u2014 VIT.L'avenir.Sous ces sept titres, l\u2019historien embrasse les grandes lignes et les idées organiques de l\u2019enseignement du divin Maître.Pareille synthèse n\u2019est pas une présentation totale de l\u2019enseignement de Jésus, lequel n\u2019est intégré que si l\u2019on unit le quatrième Evangile et la tradition chrétienne aux données fournies par les trois Synoptiques.Mais cette synthèse, partielle, préalable, est la base scientifique, sans laquelle rien ne se construit solidement, à s\u2019en tenir loyalement À la méthode historique.L\u2019 \u201cEnseignement de Jésus\u201d se trouve être, qu\u2019on le veuille ou non, une réponse À l\u2019\u201cEvangile et l\u2019Eglise\u201d.Le Recteur de Toulouse, cependant, s\u2019est tenu en dehors de toute controverse, comme aussi bien en dehors de toute apologétique: il n\u2019a voulu faire qu\u2019un exposé historique, L'introduction du livre est consacrée à montrer comment Ia tradition synoptique, en ce qui concerne l\u2019enseignement de Jésus, est d\u2019une authenticité substantiellement inattaquable.Science et Apologétique, par M.de Lappa- rent, de l\u2019Académie des Sciences.1 vol.grand in-16 de la collection \u201c Etudes de philosophie et de critique religieuse\u201d.Prix: 3 francs; franco: 3 fr.50.\u2014 Librairie Bloud et Cie, 4, rue Madame, Paris, VIe._ Trop souvent on s\u2019est plu À mettre la religion en face de la science, en répétant \u201cCeci tuera Cela\u201d, formule empruntée à un poète, qui pourtant avait moins qualité que personne pour se faire l'interprète de \u201cCeci\u201d.On ne sauraft donc trouver mauvais que ceux qui ont de graves raisons de tenir À \u201c Cela\u201d se montrent exigeants au sujet des titres réels de l\u2019adversaire qu\u2019on lui oppose et tiennent avant tout à \u201c vérifier ses papiers\u201d.Telle est la tâche entreprise par auteur de \u201cScience et Apologétique\u201d.C\u2019est tout d\u2019abord à examiner de près les fondements du privilège de nécessité supérieure que l\u2019on reconnaît aux mathématiques qu\u2019il consacre ses efforts.Dire qu\u2019une chose est \u201cmathématiquement démontrée \u201d, c\u2019est, en effet, lui conférer aux yeux de la masse une certitude supérieure à toute expérience.Ft si les objections contre la religion parvenaient à revêtir cette forme quasi-sacramentelle, la plupart des hommes inclineraient à les croire indiscutables\u2026.Après avoir étudié \u2014 dans le but d\u2019écarter cette fausse vue \u2014 la nature des conceptions géométriques, l\u2019origine et le caractère de In science des nombres, les fondement de la mécanique, la méthode et le but des sciences d\u2019observations, M.de Lapparent analyse les notions d'ordre et d'harmonie dans le monde, le principe de la moindre action, la finalité, les concepts d\u2019origine et de fin.Les Moines précurseurs de Gutenberg.\u2014 Etude eur l'invention de la gravure sur bois et de l\u2019illustration du livre, par Gaëtan Guillot.1 vol.in-12.(Collection \u201c Science et Religion \u201d No 372).Prix: 0 fr.60.\u2014 Librairie Bloud et Cie, 4, rue Madame, Paris, VIe.Les recherches consciencieuses et inédites qu\u2019a suscitées récemment l'exposition des Primitifs français, a eu ce résultat inattendu d'établir indiscutablement: lo que la gravure sur bois, celle qui sert à l\u2019illustration des livres destinés non à un cercle restreint de bibliophiles, mais au peuple lui-même, à vu le jour en France, et non en Allemagne, comme on l\u2019admettait généralement jusqu'ici; 20 que c\u2019est dans le cloître, par les moines et sous la dircetion des moines francais, que, aux débuts du quatorzième siècle, l\u2019art de la xylographie a vu le jour.Il faut savoir gré À M.Guillot d\u2019avoir enregistré immédiatement A actif de ses véritables auteurs, dans ce très intéressant et probant opuscule, cette inappréciable contribution aux progrès de la civilisation.Les familles que l'alcoolisme rend malheureuses devraient se souvenir qu\u2019à \u201c Belmont Retreat\u201d, Chemin Sainte-Foy, près Québec, le Dr J.M.Mackay, M.D.CM,, guérit les cas los plus invétérés d'ivro- Cameras Brownie No.1, Grandeur 2} x 2}\u20148$1.10 No.2, \u201c 2}x3}\u2014$2I8 Expédiés par Exproce frame do port our re.The D.2H.§Hogg: Co.660, Rue Craig Ouest, = Montréal DEMANDEZ L'EMPOIS JAPONAIS IL DONNE SATISFACTION Ce n'est pas une imitation, mais un nouveau produit ré- | sultant du progrès M de la science, c'est- à-dire un produit de qualité absolument supérieure.Un produit parfait Demandez-le à vitre épicier et exigez qu\u2019il vous le fournisse.L\u2019EMPOIS JAPONAIS Est en vente chez tous les épiciers Orfévreries d\u2019Argent Massives et somptueuses.\u2014Objets ravissants pour cadeaux.\u2014 Argenteries de famille.Couverta, Coutellerie fine, etc, ote, Demandez notre catalogue, gratis.NARCISSE BEAUDRY à FILS BIJOUTIÆARS, HOBLOGERS, OPTIOIENS 212, rue St-Laurent MONTREAL Réparation de meubles tion toute spéciale pour ré- rapidement les ameublements e salon, sofas, fauteuils, matelas, eto, que nous remsitoas eomplète- ment à neuf, aves des étoffes solides et de bon got.Confection de Rideaux et Draperies, 20 années d'expérience à Paris.F.DUFOUR 396 Ontario Est, coin St-Hubert Ta.Bou EST 3308 Fourneau \"Pilot® en acier de Walker Incomparable co \" dle de cuisine, Be t avec ousans Réservoir, Tablettes ou Réchaud.Venez les voir.Demandes catalogues Taéphones Bell, Beul Agent - Maia 641 LUDGER GRAVEL, Bureaux, - Maia 312 gnerie.= 22 à 28 Place Jacques-Casties, 22 28 Place Jacques Guo oN , & se * mu men entiere ee bm co yt AS ame see pes Arh CIE GÉNÉRALE TRANSATLANTIQUE De New-York au Havre-Parie, (France) EER Dépan chaque jeudi, à 10 heures a.m.LA BRETAUNK .août 18 \u2018LA TOURAINK .aout 28 *LABAVOIK.wont 30 *LA PROVENCE.sept, 6 *LA LORRAINK.wept, 13 \u2018LA TOURAINK 0 00000000 Lnept, 20 *Paquebots & deux hélices, in, Trudeau et Cie, ts le Ca- mani: True oui foray er DUPUIS FRERES Taffetas de Soie Noir Valant 65c pour 44c Il n'y a probablement pas une autre maison de commerce à Montréal qui ait un commerce aussi étendu que le nôtre dans les soies noires.Cette grande vogue est la conséquence toute naturelle des avantages exceptionnels que nous avons d'acheter les meilleures marques aux prix du moulin.La clientèle est parfaitement renseignée sur la haute qualité des Taffetas que nous vundons, bien que nos prix soient invariablement plus modérés que partout ailleurs, Aujourd'hui.nous offrons un taffetas noir, 20 pouces de largeur, valant 65 cents, pour .440 la verge Nous recommandons spécialement cette ligne de soie pour manteaux, robes, blouses ou jupons 4 DUPUIS FRERES LE GRAND MAGASIN A RAYONS DE L'EST 441 à 449 rue Sainte-Catherine Est Cartes Postales à prix réduit Cartes bromure en gouleur.5e.560\u20ac la doz.ne + noir, 3e.vues locales, noir.8e * \u2018 .couleur le + \u201c \u2018pays étrangers.15e ** \u201c \u201cdésastre de San Francisco.LL .156 0 \u201c Ivoire.me $ \u201ccouleur Be * \u201c \u201cpeinte à la main.65e \u2018tableaux, paysages.25e + Nos cartes bromures sont des meilleures marques françaises et allemandes.elles sont toutes garanties être les plus belles sur le marché.Commandes par Ja malle promnp- tement exécutées.L'INTERNATIONAL Compagnie de Cartes Postales Ilustrées 29 et 31 rue St-Jacques Montréal FERDINAND MORETTI TAILLEUR FASHIONABLE EE IMPORTATIONS DIRECTES d'Europe, des étoffes les plus nouvelles et do la plusindiscutable élégance TIT | COUPE GARANTIE Téléphone Bell MAIN 2681 1658 rue Notre-Dame (2 portes de la cote St-Lasmbert) Album Universel tMonflemtustré) Né ir63 ~*~ St AMAT, Ti ogy 1006 ECHANGE DE ' Rae CARTES POSTALES AVIS : lo Ne seront publiées que les adresses comprenant en tout 20 mots au maximum ; 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ni d\u2019empereur, puisqu'ils ont lniseé l\u2019étranger supprimer Napoléon ler et Napoléon 11f, les Français consacrent.désormais leur oulte aux présidents successifs que leur nomment les Congrès de Versailles, C\u2019est sur la personne de ces citoyens d'hier, devenus subitement manitous par la volonté du Parlement, qu\u2019ils assouvissent la fringale d\u2019adrration fétichiste que rien n'abolira jamais en eux.Car les Français sont comme Diogône.Tout le tempa, ils cherchent un homme! Et sitôt qu\u2019on leur en désigne un,\u2014c\u2019est \u201cquelqu\u2019un\u201d parfois, mais souvent c\u2019est \u201cn\u2019importe qui\u201d, ea ne fait rien! \u2014 ils se précipitent vers ce dernier prôsenter leurs saluts respectueux, qui se changeraient vite en génuflexions délirantes pour peu qu\u2019on les en prit poliment.Et l\u2019iconographie s\u2019en mêle, chaque fois, comme pour les dieux et les saints, attisant les zèles pieux, inspirant les extnses do l\u2019adoration et les convulsions du fana- tisine.C\u2019est même une chose curieuse À observer, \u2014 cest justement cette chose-là qui ni\u2018inapire ces réflexions, \u2014 que la transformation graduelle.dans l\u2019image, des traita d\u2019un président.depuis le moment où il posa sn candidature jusqu\u2019au lendemain de son élection et, ensuite, durant l\u2019eapace de son septennat.Je ne sais si vous vous souvenez des rares portraits qui avaient paru de l\u2019excellent M.Loubet, du temps qu'il était simple sénateur, voire même président du Sénat.Ces effiries étaient alors, tout bonnement.celles d\u2019un aimable petit vieillard.à l\u2019oeil fin, à In barbe blanche légèrement broussailleuse, sympathique, certes, mais taillé sur le patron de nombre d\u2019autres petits vieillards aussi sympathiques, À Voeil aussi fin et au poil aussi argenté.qu\u2019on croise journellement dans la rue.Rapprochez ces portraits avant l\u2019Elysée de ceux de pendant et d\u2019après: M.Loubet était devenu, aur les paliers publics, une sorte de Sage de ln Grûce, au regard profond, au front géninl.au sourire majestueux.Tes innom- brahles dessinateurs, photographes ou peintres appelés, par l'actualité, À sans cesse cravonner, clicher on brosser ectte figure, avaient fini par l\u2019idéaliser de telle sorte qu\u2019elle finissait par ne plus rappeler.que de très Join, le modèle.Sept ans de plus.et M.Loubet serait parvenu À ressembler à Solon.à Pyrthago- re ou À Platon, et il aurait faflu Phidias pour modeler son buste; ou plutôt, il aurait suffi de prendre en quelque musée un huste modelé par Phidias pour que Ia foule le reconnît immédiatement et s\u2019écriat : \u201c Voilà notre président! on dirait qu\u2019il va parler.Comme c'est bien lui!\u201d Car l\u2019imagination de la foule suit la fan- taisi® des artistes.Le phénomène identique est en train de s\u2019accomplir pour l\u2019heureux M.Fallièrea.Sea traits, qui n°étaient jusqu\u2019iei que corrects, deviennent nuguastes.Des retonchenrs nttentifs et pénétrés corrigent la forme de son nez, alanguissent Pexpression de ses veux, remoddlent sa | houche et travaillent sa barbe, Tout cela, sur le papier ou les plaques, bien entendu, car M.Fallidres reste le même, et il sera bien étonné, dans peu de temps d\u2019ici, de voir À quel point il est semblable à Adonis, on plutût an jeune dien Bacchus.Car, d'après ce que j'ai remarqué, cest plutôt vers ce tvpe divin qu\u2019on oriente la déformation officielle de notre nouveau patron.Et pourquoi pas, après tout?Puisqu\u2019il nous faut des idoles, \u201cTa Famille\u201d, LOUTS MARSOLLEAU.Elle guérit son Père Ivrogne \u201c Mon père m'a souvent promis de se corriger de son habitude de otre, mais it buvait toujours plus que Jamais.Après Une noce terrible il me dit, {ne puis m'empécher de ire.Je décidai de lui donner\u2019 le remède sans æoût Samaria, en lui mettant dans son thé, café et s8 aliments sans sa cone naissance, Un paquet à à suffit pour lui oter le goût le la boisson.I y a 15 mois qu\u2019il a sylv le traitement ct il est complètement guéri.\" ECHANTILLON CRA TIS et pamphlet vous donnant tous les détails, témoignages aussi que le prix envoyés sous envelo cachetée.Correspondance confidentielle, Inclure un timbre pour la réponse, THE SAMARIA REMEDY CO., Rue Jordan, Toronto, Onts 8 Deux dans une seule famille Boscavexoy © 1 à pou prèe deux + Can eut ia attaguos d'évanontssomen e me consellla do faire usage des por, \"OL curg Koeulg pour lee nerfs.Une de \u201cou du suflit pour guérir mon petit mulnde tutelle à tops aprés Un autre de mes enfants ue Luslaue même mal et lui aunai à été gueri pug Jr du niques, MK J, Tum ® Mie M.Murphy, de Montre \u2018 qu'elle southalt do dyspepuly ne oun de huit ans, qui lui caucalf des palpitattondec res den étourdissementas, et qui s'accrurent en rs durant les oluq «dernières années, Punk Loup docins furent consultés et beaucoup de re employés sans aucun succes, jusqu'à oy médes T'onique du l\u2019ère Koeni pour les nerfs vi procurer le roulagement désiré.Pas le a Jui symptôme du mal depuis trois mois, vindre Un livre précieux sur les Mai lors GR ATIS 888 cri voyé Gratuitement à ty adresse quelconque, of lex Patients Pau Médoc ne Gratuitomant, | Poo TON Bus obtenir cb Ce remède à été préparé par le Rev.P y Kogxiu, de Fort Wayne, nd.rR cet préparé aujourd'hui sous sa direction parla KOENIG MED.CO.CHICAGO, ILL, En v se $ Do v HPT a hez les pharmaciens, 81.0 la bouteille, MADAME VOUS POUVEZ NETTOYER ET POLIR rambo a AVEC La Mine Grasse et le Poli pour Métaux Plus promptement qu\u2019avec tout autre produit en vente La Mine Grae OZ.O Donne un lustre très brillant et doux, empêche les poêles de rouiller, polit rapide ment ; ost la seule qui ne sèche pas.Le Poli pour Métaux OZ O Est l'extrait le plus populaire pour net toyer et polir les ustensiles de cuisine, enseignes en cuivre, nickel, ete, Il n'egra- tigne pas, il ne contient ni benzine, ni pé trole, ni acides, Demandez ces produits et exi qu'on vous fournisse les véritab The 0Z0 Co.Limited, Montreal, Femmes Possède des remèdes pour guerir absolument toutes sortes du maladies feminines ot, évitant par leur emploi, des opération parfois sl dangereuses parce que cé hot gées reçoivent la prompte et persone lo attention de femmes sympathiques qu boi naissent les maladies des femmes, et se ol toujours rétos & leur donner une ass Les cordiale, les soceurir ot À les av ber.\u201c milllers de témoignages de guériso! 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L'étuit lu vie, c'est lu mort, Le miracle s'est effacé, le miracle à disparu.De cette vision mystérieuse el charman- Le il ne reste plus que les deux boutons, les deux buules chétives et misGrables a lu Lige penchée, aux pétales clus, comme w\u2019ils vou- luient retenir le socret de cette plante unique au inonde, jaunie par les siècles et Lra- léo pur un soleil d\u2019it y a trois ou quatre uille ans.Au comble de la surprise et de Vudmira- Lion, le docteur Deck emporte celle plante magique du vieil arube, et toujours, lu plante, antique et mystérieuse, du tomn- Leau ressuscite duns sa grâce inpérissa- ble, sous quelques guuttes d\u2019eau, £n mourant, Deck légua la fleur miraculeuse à son disciple et ami, le savant £an- ues, qui, à son tour, répétu journellement, avec un invariable succès, la curieuse expérience, Lnfin, l\u2019une des deux fleurs que puitait la plante égyptienue fut offerte au grand naturaliste de llumboldt, qui, je ue suis combien de fuis, ressuscita en pleine Académie la fleur du vieux Nil, qu'il noma, comme nous venous de le dire, * Ileur de résurrection \u201d, Entre les mains de de Humboldt, elle ne fit que renuître et que mourir, sans que l'ilustre savant pot pénétrer ses secrets.Lt à chaque opération, il répétait uvec lu mélancolie d\u2019un Génie impuissant et cou- fondu : \u201c Je ne connais rien dans la nature qui ressemble à cette plante ! \u201d L'éminent auteur de l\u2019\u201cAme de lu plante\u201d, Arnold Boscowitz, estime que les an- cicus ont connu, cultivé peut-être cette grande merveille du monde botanique, et qu'au moyen âge, l\u2019Urient en cunservait encore quelque vugue souvenir.Voilà bien des siècles que lu fleur du tombeuu égyptien se trouve rayée du Grand catulogue de la Nature, comme tant d'espèces à jamais disparues qui ont abandonné ieurs graines stériles au gouffre sans fond des passés sans retour.Est-ce bien réellement la fleur vivaute di docteur Deck que l\u2019on viendrait de .x- (ru ver dans un coin de l'Arabie ?est ce Li n cette féérique espèce que l\u2019on croyuit uvce tant de raison ne plus existerY est- 0 bien cette fleur unique, sans pareille, qui n'a rien de commun avec la Rose de Jiri ho et qui diffère Ggalement de la fameuse Rose des Croisés que l\u2019on voit sculptée sur les tombeaux des chevaliers, à Bayeux et à Rouen ?Ce n\u2019est guère probable.Si, d'aventure, la découverte annoncée était bien réelle, on pourrait, grace à de faciles expériences, préciser l\u2019espèce et percer le mystère de cette plante vraiment féérique, qui, après des milliers d'années, sort de son tombeau pour ressusciter sous une goutte d\u2019eau, entrouvre sa corolle toujours belle, comme pour dire au monde étonné: \u2014Voild comment j'étais au temps des Pharaons ! FULBERT-DUMONTEIL,.HOTEL PELOQUIN Les hommes d'affaires soucieux de ne point compromettre leur santé par le surmenage, devraient se souvenir que l'Hôtel Peloquin, d'Ahuntsic, \u2014 à une demi-heure de tramways de Montréal, dans un site charmant, \u2014 leur offre des distractions uniques, un menu et un service irréprochables.C\u2019est un hôtel fashionable par excellence.JOURNAL DE LA JEUNESSE Sommaire de la 1755ème livraison (a: juillet 1906).Le Forban noir, par Pierre Matl, \u2014 Turbines à eau, turbines À vent, turbines a vapeur, par Daniel Bellet.\u2014 Mademoiselle Olulu, par H.de Charlieu.\u2014 Christian 1X et l'écolier.\u2014 Musée de poupées, par Marie Koeniq, Abonnements.\u2014 France: un an, 20 fr.; six mois, 10 fr.\u2014 Union postale: un an, 22 fr.; six mois, 11 fr.Le numéro: 40 centimes.Hachette et Cie, boulevard Saint-Germain, 79, Paris, 9 Marchand Honnête ne voudrait vous faire croire que pour le prix du savon \u201cBaby's Own Soap\u201d vous puissiez acheter un savon aussi bon.Bien plus, quelque prix que vous payiez vous ne pouvez pas en acheter un meilleur que le savon \u201cBaby\u2019s Own Soap.\u201d Jamais un ALBERT SOAPS LIMITED MFRS.MONTREAL Les mots \u201cBaby's Own Soap\u201d imprimés dans le savon et sur la boite ne sont JAMAIS TRADUITS Grande Vente \"21 Annuelle d Aout Complets d\u2019été de 3 morceaux, en aussi Complets en Homespun et Oxford, demi doublés : : Valant de $12.00 à $15.00 Votre choix pour - $8.00 H DUBOIS, PROPRIETAIRE 23 + Boulevard Saint - Laurent a.a API, WR SENT x AA S\u2014\u2014 25 790 TIT ARAN OKT «fb ere Bn ra Sereda Rat aso Jp © we Album Universel (Monde Îllustré) No 1163 Butler condamné à mort On était on juillet, et la chaleur était si grande que ce jour-là deux hommes et cinq ou six chevaux étaient morts dans la rue, d'apoplexie.Les moustiques s\u2019élevaient de la rivière par nuages.Vers le soir, un vent lourd et malsain, qui agaçait les nerfs, commença À fouetter la poussière.Butler et moi, nous entrâmes daus un de ces cafés américains où l\u2019on avale, debout, le long d\u2019un comptoir, des sandwichs, des tranches de homard et des verres de whiskey.Il était morose depuis le matin, et il venait d'être piqué par deux ou trois moustiques.J'essayai de plaisanter, il ne répondit pas; il se fit servir un grand verre de rhum et le but, le sourcil froncé, sans mot dire.Je l\u2019appelai pour sortir, il ne parut pas entendre.Cinq ou six gentlemen nègres du Kentucky, qui tournaient leur chique dans leur bouche et se curaient les dents avec leurs couteaux, le regardaient avec une familiarité égalitaire, et, visiblement, étaient choqués par la coupe trop élégante de son pantalon blane.Il les regardait aussi, en revanche, et certainement ce n'était pas d'un bon oeil.A ce moment, il demanda au garçon une allumette.\u2014 * Tout de suite, monsieur.\u201d \u2014 Une demi-minute après, il demanda une seconde fois l\u2019aliumette, et sa voix devint rauque : le garçon servait les Kentuckiens.\u2014 Il demanda une troisième fois, et son visage était pourpre: Ce garçon avait l'habitude de le servir; il Jui semblait qu\u2019on lui volait son dowestigque.A la quatrième fois, le pauvre diable, harcelé, crut qu\u2019il aurait le temps de pousser aux Kentuckiens leur dernier sandwich, et passa en courant.Butler, levant le bras de toute sa hauteur, lui planta dans le dus son bowie-knife (couteau américain).Le coup fut si fort qu\u2019on entendit craquer l\u2019ome- plate, ébréchée par la garde du couteau.L'homme tomba le ventre À terre, suffoquant; il fit un effort pour se relever sur les coudes, tendit le gosier en avant pour avaler de lair, puis, avec un hoquet, lanca un flot de sang par la bouche, et mourut, sur-le-champ, sans crier.La plaie avait retenu le couteau, et Butler, qui était resté debout, absorbé comme un somnambule, se laissa prendre et amener.Il nous faut la tête de Butler.Le lendemain, dans la ville, tous, jusqu'aux négres, raisonnaient sur cet événement.Les nègres trouvaient bien le jeune massa un peu vif: \u201cMais, disaient-ils, puisqu\u2019il a appele le garcon quatre fois, c\u2019est la faute du garçon.\u201d Cependant, leur imagination trottait, et ils se demandaient si M.Butler serait pendu avec son pantalon blanc et en cravate rose; là-dessus, ils secouaient la tête mystérieusement et montraient leurs dents.Mais les boutiquiers et tous les gens qui travaillent de leurs mains étaient furieux.Ils firent des meetings où l\u2019on déclara que, si les libres enfants d'Amérique n\u2019obtenaient pas de leurs magistrats protection et justice, ils rentreraient dans la possession de leurs droits naturels (allusion à la loi de Lynch).L'affaire prit mauvaise tournure, surtout quand on vit de quelle façon le juge la con uisait.C\u2019était un Français, ancien armateur, brave et d'honneur rigide, qui n\u2019aimait pas le peuple, mais qui avait été élevé dans les principes absolus, dans la logique serrée des philosophes du dernier siècle.Il déclara tout haut qu\u2019il ne ferait point acception des personnes, et que la potence était faite pour tous les assassins.On s\u2019alarma, et on lui fit parler.Il répondit que le verdict appartenait aux jurés, mais que, le verdict prononcé, il appliquerait 1a loi.Comme il était assez uvre, un ami de la famille monta chez ui un matin avec cent mille dollars en bank-notes; il prit la liasse et la jeta avec l\u2019homme en bas de son escalier.On s\u2019adressa au geôlier, personnage moins sévère; le juge fe renvoya et mit à sa place un grand gaillard osseux, flegmatique, sorte de puritain, chanteur de nsaumes, qui ne bougea ni jour ni nuit de sa loge, et sur qui les menaces et les promesses glissaient comme l\u2019eau sur une tôle vernie.On se retourna vers le juge, et, comme l\u2019exaspération croissait, on lui fit entendre qu\u2019il jouait sa propre vie; il ne sortit plus qu\u2019arme, et avec cing ou six noirs d\u2019aussi bonne volonté que lui.Un soir, on lui tira deux coups de pistolet, et il fut légèrement atteint À l'épaule.Dès lors, il eut dans toute boutique deux bras et une carabine chargée, À son service.On veille sur le bon juge.Quand il passait, on le suivait des yeux ur surveiller sa vie et le défendre; tout omme du peuple était son garde du corps.La colère publique devint si grande qu\u2019on n\u2019osa plus s\u2019en prendre à lui.Le procès se fit à l'ordinaire; il y avait vingt témoins, et l'accusé ne niait pas.On es- .aays de prouver qu\u2019il était ivre; mais il n'avait bu qu\u2019un verre de rhum.Lui-même empira son affaire pur son silence farouche et la huuteur de ses réponses, \u201c C\u2019ust un mauvais dogue euragé, disait-on duns l\u2019auditoire, il faut l'abattre.\u201d Le jury, composé de commerçants el d\u2019industriels, se souvint qu\u2019il y avait eu plusieurs meurtres le mois précédent, et que cela nuisait aux affaires; et le juge prononçant seul, après s'être couvert la tête, condamna Jonathan Butler à être pendu.Tous les jeunes gens bien élevés s'agitèrent; on fit des cunciliabules; ils étaient persuadés que l'arrêt ne serait pas exécuté sur un tel homme; la pendaison surtout leur semblait infâme.Mme Butler, la md- re du condamné, vit les principaux, et, le premier luudi d'août, on offrit au geôlier deux cent mille dollars; c'étuit toute la fortune de la famille; de plus, on se char- genit de l\u2019embarquer, lui, les siens et Butler, sur un navire dont on était sar, et qui, le soir même, partait pour l\u2019Furope, Il ferma les yeux et palit, ébloui par le chiffre, puis il alla dans son buffet chercher aa grande Bible, montra un texte qu\u2019il avait souligné, et que, tous les matins, il regardait depuis un mois: \u201cTu ne prévariqueras pas.\u201d Après quoi, il sortit et refusa de parler À personne.Deux joura apres, les amis de Butler surent qu\u2019on faisait le trou pour planter la potence.e lendemain.bien armés, au nombre de cent cinquante environ, A quatre heures du malin, ils attaquérent la prison.Il n\u2019y avait qu\u2019une vingtaine de soldats, qui ne firent pas grande résiatan- ce et rentrèrent volontiers dune leur logis.Un autre poste plus nombreux était À la pointe du port; mais le colonel et les principaux officiers, gens du monde, avaient eu soin de partir une heure auparavant, l\u2019un pour inspecter le bas du lac, les autres pour une chasse dans la forêt; ils avaient consi- gnê les soldats dans la caserne.Les amis de Butler s\u2019étaient munis de leviers, de tarières et de limes, et commencèrent À travailler dans la grosse porte; puis, comme elle était épaisse, solidement verrouillée, ils l\u2019attaquêreut avec une poutre, À coups de bélier.Elle résista.Alors ils empilèrent des bâches contre elle, et y mirent le feu; cela réussit; les madriers encastrés dans le fer s\u2019émiettaient en charbon, et toute la lourde machine se disjoignait.Le peuple veut la justice.Mais ils avaient employé plus d\u2019une demi-heure, et le retentissement des coups de bélier, joint à la lumière de la flamme, avait jeté l'ulurme.Cependant, les boutiquiers n\u2019osaient bouger.On en voyait bien quelques-uns sur le pas de leur porte, la carabine à la main ; mais ils ne faisaient pvint corps et trouvaient la mine des assaillants trop déterminée.Tout d\u2019un coup, par une rue qui mène au port, on vit une marée d'hommes débraillés, déguenillés, qui hurlaient comme des sauvages, munis de barres de fer, de pioches et de couteaux : c\u2019étaient les paveurs irlandais employés sur le port, et qui voulaient avoir la satlis- faction de voir pendre un Anglais riche.Les jeunes gens firent une décharge, et bon nombre de blouses sales tombèrent; mais Paddy est le premier homme du monde quand il s\u2019agit de se faire casser les os et de casser les os d'autrui.D'ailleurs, ils avaient bu leur whiskey du matin; ils travaillèrent si bien de leurs barres de fer et de leurs bowie-knives, qu\u2019en un quart d'heure l\u2019affaire étuit finie.Les amis de Butler, dispersés, se retirèrent, emportant leurs blessés, ct les paveurs, pleins d\u2019enthousiasme, se répandirent dans les tavernes, laissant une centaine d\u2019entre eux autour de la prison ; des boutiquiers vinrent les y rejoindre, et désormais, nuit et jour, la prison fut gardée par des volontaires, de telle sorte qu\u2019il aurait fallu combattre la moitié de la ville pour la forcer.La nécessité était venue, et l\u2019homme était acculé dans ce dernier coin sans issue où il faut mourir.Un curieux, qui, du haut d\u2019une fenêtre Lien placée, observait Butler avec une longue-vue, le vit, ce soir-lA, regarder le soleil couchant, la bouche béante et les yeux tout grands ouverts, fixe et raide comme devant quelque spectacle horrible ou sublime; puis s\u2019abattre À genoux et serrer son crine avec ses deux mains.La nuit, au lieu de dormir tranquillement comme il en avait l\u2019habitude, il tourna en rond dans sa chambre, et le gedlier, qui tcoutait ses pas, entendit vers minuit un orage de sanglots; il était robuste, n'avait jamais pleuré, et cet ébraniement de sa poitrine ressemblait À l\u2019agonie d\u2019un tau- renu, L'héroïsme d\u2019une mère.Il ne restait plus qu\u2019un jour, et sa mêre obtint la permission de lui dire adieu.Elle arriva, vêtue de noir; quand on la vit descendre de voiture, les yeux secs et ardents, le visage calme, tous les assistants, jusqu'aux Irlandais, Otèrent leurs chapeaux, On ne la fouilla pas à l\u2019entrée; en Améri- qe on respecte les femmes plus qu\u2019en ance ; d'ailleurs, quand elle uurait apporté une lime, le prisonnier n\u2019aurait pu sen servir; il y avait six gardes auprès de sa porte et cinquante sous sa fenôtre; mais ce n'était pas une lime qu\u2019elle apportait.Ha restèrent ensemble environ une heure, sans qu\u2019on entendtt de sanglots ui d'éclats ; après quoi, elle sortit, aussi froide qu\u2019auparavant; elle ne s\u2019évanouit que dans sa voiture.La nuit, le geôlier entendit un cri étouffé, puis un quart d'heure après, un ou deux gémissements; il pensa que la conversion s\u2019achevait, et prépara, pour le lendemain matin, ses consolations spirituelles.Au matin, entrant dans la chambre, il trouva Butler la face contre terre, mort, avec trois coups de couteau dans lu puitri- ne.Il y avait une éclaboussure de sang contre le mur, puis une mare de sang auprès de la chaise ; le coutean était resté dans la troisième plaie.Il s\u2019était frappé trois fois, et, dans les intervalles, il avait eu l'idée d'écrire.\u2014 La nremière fois il n\u2019avait fait que déboutonner son habit ; IA lame avait glissé sur une côte, ct fendu seulement la chair en travers.Alors, il avait Oté sa chemise et, tâtant avec ses doigts la bonne place, il s\u2019était donné un quart d'heure pour recommencer, \u2014 La seconde fois, le couteau avait bien pénétré, quoique trop bas et un peu trop À droite; le sang avait largement coulé, et il s'était assis, ouvrant les lèvres de la plaie, persuadé que tout allait finir.Après un autre quart d\u2019heure d\u2019attente, il s'était trouvé très faible et fiévreux, mais l\u2019esprit assez lucide pour comprendre qu\u2019il s'était manqué.A ce moment, et pendant cing minutes, il ne s'était plus trouvé de courage.Ses deux blessures le brûlaient; il s'excitait inutilement.LA-dessus, il avait bu une demi-carafe d'eau, lavé ses mains et sa tête; cela fait, il était redevenu tout A fait maître de sa pensée, et s'était décidé à ne pas mourir par la corde, comme un nègre.Il était resté tranquille une demi- heure, évitant tout mouvement, et tamponnant la plaie avec un mouchoir: \u201c car, écri- vait-il, si le sang recommence à couler largement, je m\u2019évanouirai ou je n\u2019aurai plus la force de me frapper juste, et, demain, je serai pendu.\u201d Il annonçait que, cette fuis, il poserait la pointe du couteau À l\u2019endroit où l\u2019on sent le coeur butire, et qu\u2019il enfun- cerait en appuyant par degrés et des deux mains, mais en s\u2019agenouillant contre son lit, de façon à ne pas faire de bruit et à n\u2019éveiller persoune pur sa chuie.La dernière ligne indiquait l'heure: onze heures vingt-trois minutes, et il avait eu la précaution de remonter sa montre.Ce jeune homme manquait de réflexion et n\u2019avait pas profité de son expérience; le coeur est malaisé à atteindre ; il vaut mieux se frapper au cou.HIPPOLYTE TAINE, de l'Académie Frunçaise E ministére des Travaux publics recevra jusqu\u2019à jeudi, 16 août, inclusive- mient, des soumissions pour fournir le charbon nécessaire aux divers édifices publies appartenant au gouvernement fédéral, dans tout le Dominion; lesquelles devront être vachetées, adressées au soussi- né et porter sur leur enveloppe, en sus de | l\u2019adresse, les mots : \u201c Soumission pour la fourniture du charbon aux édifices publics du gouvernement fédéral dans le Dominion.\u201d On peut se procurer des imprimés comprenant le devis et les formules de soumission, en s\u2019adressant À ce ministère.Les soumissions devront être libellées sur les imprimés que le ministère fournit à cette fin, et devront porter la signature des soumissionnaires Un chèque égal à dix pour cent (10 p.c.) du montant de ia soumission, à l\u2019ordre de l\u2019honorable ministre des Travaux publics, et accepté par une banque À charte, devra accompagner chaque soumission.Ce chèque sera confisqué ai l\u2019entrepreneur dont la soumission aura été acceptée refuse de signer le contrat d\u2019entreprise ou n\u2019exécute pas intégralement ce contrat.Les chèques dont on aura aecompagné les soumissions qui, n'auront pas été acceptées seront remis.Le ministère ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, nN .FRED.GELINAS, secrétairo.Ministère des Travaux publics, Ottawa, 5 juillet 1906.N.B.\u2014 Le ministère ne reconnaître aucune note pour la publication de l\u2019avis ci- cssus, lorsqu'il n'aura pas expressément autorisé cette publication ' \\ Montréal, 11\u2019 août 1906 OPERATIONS EVITEES Expérience de Mme Glenn On lul avalt déclaré qu\u2019une tlon était nécessaire.Optra: Comment elle l\u2019a évitée.Quand un médecin dit à une femme qui souffre de la maladio des fm, féminins, qu\u2019une opération est nées -s tir.la seule penséo du scalpel ot do Jy 1.) d'opération la remplit d'horreur et \u201crw hôpitaux sont remplis de femmes qui dovront y subir des opérations pur coy waladics, \u20183h Mrs.Robert Glenn ¢ Il y & des cas où une opération est l'unique ressource, muais quand l\u2019on van- sidère le grand nombre de ci de ce maladies guéris par Je Compost Vegetal de Lydia E.Pinkham, après qu lus médecins eurent conseillé l\u2019operation, aucane femme ne devrait #\u2019y roumettre avant d\u2019avoir eesayé le Composé Vegétal et écrit à Mme Pinkham, Lynn, Mux, pour lui demander conseil, gras, Mme Robert Glenn, 454 rue Marie Ottawa, Ont, écrit : Clare Mme Pinkham :\u2014 \u201cLe Composé Végétal de Lydia ham est si bien et si universellem te qu'il n'a pas besoin de a recon =\" a, mais je suis heureuse de l'-juul.ra:1x t-mn- breuses que vous avez (ijl Tis ela faveur.J'ai souffert, pendant tools we d'atroces douleurs par suite le particulière aux femmes et les ml dirent qu'il me faudraitsubirun- op ration: commeje ne le voulais puinit, j «vi votre Composé Végétal et j'en suisir 9h noun car m'a redonné une santé pi done sargnant les souffrances d'aneu, \u201cou ct te immenses dépenses qu'etls or : Jes maladies deg organes au continuellement chez les fermnu-=.Ariodes sont trs douloureux = «1 trnp réquentes et excessives-\u2014ri vous\u201d des douleurs et des entlures au cote panche, sesantours, ne vous négligez pas; ewayes e Composé Végétal de Lydia E.Pmkhaw.ont nt AS wd ) Poélesal uile 0 Nous venons de recevoir d'Allemagne un lot considérable de poêles À huile ; au des poêles américains, Nous offrons ces indispensables ustensiles a des conditions excessivement avantageuses dout tout le monde devrait profiter au moment des chaleurs.; Rien n\u2019augmente moins la chaleur d\u2019un appartement qu\u2019un poêle à l'huile.Economique, pre, hygiénique.pro - : LA onert ab THE, BEVRALOIE, RHUBATISHE, Ets.EST INFAILLIBLE 2e SN votre pharmacies n'en ype wrest De - dre da boite oe le retour dels mals.CHAS, K.CHAGNON, Arctic, RI tee \u2014, sa], 11 août 1906 Album Universel (Monde Illustré) No 116 Montréal, j .\u2019 2 : | à DE -CI DE- IA » à Pour calmer vos nerfs et stimuler votre émergie, en un mot, pour + \u2018 2 = vous tonifier, prenez .À notre établis- i UN BON BAIN TUR sement modéle La population de l'empire allemand.une des buissons favorites des Mexicuina, : ap è L\u2019aguve au un tronc wince et 6lancé, ses Le local des baing turcs est ouvert Le grand bassin est en usage tous , p'après les résultats du recensemen opé- fleurs sont Llanches, en forme de punnches, de 7 a.m.le lundi jusqu\u2019à diman- les Jours de 7 heures du matin à 9.30 i ré le ler décembre 105, la population de et si l\u2019on coupe et plante les rameaux réu- che midi, (jour et nuit.) heures du soir.: l'empire d'Allemague 4 Clove 8 10003,103 Bis on faiscouux a In base, on obtient au- TURCS ; individus, contre 00,001, ant de plantes nouvelles L'agave atteint et de i me cer 1600 ot 41,008,103 on 187 1 Le de 30 à 60 piods de huut.BAINS LAURENTIENS, NATATION Angle Craig et Boaudry 1 ain en vig ans a done © : .kin de 1,33 pour cent, el de supe Un cod hy code draconien.\u2014 \u2014 Cente quatre ans, soit de \u2019 ! n e oriental très ancien figure au .- .: =, pt Wal a ln Ble Cie Laure \"UM CARTES D'AFFAIRES Ise y Allemagne cut aujourd\u2019hui la nation la Voici deux articles curieux de ce très eu- ; - Industrie | Jus nombreuse, \u2018 , rieux monument juridique: TTT TTT rT ee 3 1 La densité hilomtrique s'élève actuelle \u201c Art.229, ~- Si un architecte à construit Avocats Photographe ment à 112,1; en 100, elle ne dépassalt pas yne maison et si la maison s\u2019est écroulée | oT TTT mT \u2018SUCH & CO.251 8teCatharine ot 2 et, en 1571, 75,9, Cette proportion n cat et à tué le maître de lu maiuon, cet archi- ! 2 .Ag oi ine : Head que dans la Grande-Bretagne (192 tecte est passible de mort.J.0.Fournier, L.L.L._Pholographies à prix réduits - Ouvert Diménche.| abitants au kilomètre carré), et dans le «App, 230, \u2014 Si c'est l'enfant du maître .; .; lagon (122 habitants au KiloWeLre GAFFE).de in maison qui à é6 Luéy où (uers leu: wer SEAT ever sous ||.Asourencee ; Au point de vue territorial, ces 60 mil- fant de cet architecte, NAT ME AN TEL BELL RET W061 STEWART & MUSSEN , lions d'habitants se répartissent ainsi: Ces articles étaient russurants pour la ||_._.\u2014 2e \u2014 110 Tél.Bell Main 513 Édifice Alllance l'russe 37,3 millions postérité des architectes, \u2014- ee ST TTT IT Baviere 1005 \u2014 Phraséologie compliquée, | ,, HURTEAU à GIBEAULT Est oo Chaussures .| Saxe ee on _ Les médecius, pour désiguer les plus sim- lé Maln 8 | 66, rue Notre-Dame Est | RONAYNE BROS IW urtenhery.0 2 __ ples choses, n\u2019empluient puint le commun \u2014 - sos me mmm 185 rue Notre-Dame Ouest 4 fade Co _ lungage des mortels; cc seruit trop urdinai- 77 TS 075 23 XX toto rar î Alsace Lorraiue.: 15 IR re, trop compréhensible.Ainsi, ai un doe- | Jos.R.Mainville, L.L.B.Auvents et Tentes Hesse Etats.Co 44 _ teur, en parlaut d\u2019un malade, dit qu'il est | ; .NOTAIBE LE BOIRE: : \"SONNE\" AWKINS, TERT & TARPAULIR C0.| ! \\utres Eads.\u2019 atteiut de mistukostrepsomunie, ou peut | BUREAU: NOTAIRE \u2018 av 1 ran anime.& TMA C9.i Les résultats du recensement montrent penser que c\u2019est uue maladie terrible; c'est |, Jidifice \"La Frome Coin Rachel ot AY.JL tel Beli Mam idl M Fue( Talg Quest | j que l'imtigration des populations rurales tout simplement le mot pour désigner le TEL.MAIN TT TRL.KET 2845 Entrepreneurs-Contracteurs vors les centres urbains augmente de plus Reste des éphèbes qui curessent de lu main + + \u2014 -\u2014\u2014\u2014-\u2014 \u2014\u2014 Doi mtrepn mm ee f cn plus.Le nombre des villes de 100, une moustache encore a l\u2019état de duvet.Tm em me TE - es a passé de 33 en 1900 À 41 en 1905,et Mais los euvants français suut dépassés TEL BELL MAIN 1702 TEL DKS SMARCIL 297 | TEE = pom TEL.EST 1206 tons «x contres aceusent un accroissement sur ce point par la fantaisie des savants .dar (eSS AIS 4 d'habitants considérable; dans quelques cas, étrangers.L'Académie d'Anvers vient d'en- L.R.Montbriant \u20ac dovant Loward arris : if est vrai, cet accroissement east da A l'un.registrer le mot suivant: ARCHITECTE, AA.P.0.Ingénieur mécanicien, Plombier poscur appareils & nexion de communes suburbaines.Snelpoardelooszuderspoorwrigpetrobri - saureur No 230 rue St-Audre 191 AVE CRAIS EST MONTREAL ; p P gpe Mesureur ot Bertin, qui, en 1900, posséduit 1,884,848 ting.Ce wot désigne une voiture i moteur Evaluateur Montréal.mme \u2014 habitants, dépasse actuellement 2 millions allant vite, aaus chevaux et sans ruils.eT TTT TT TT ar 106 2,053.6001, Hambourg compte 800,000 Nous, nous disous tout simplewent: wu- Pianos, Orgues, Musique A.C .a âmes; trois autres villes, Munich, Dresde, tomobile.arriere Loipzir, dépassent 500,000.Statistique bizarre.oo LEACH PIANO CO.| PEINTRE | Upgs 2440, rue Ste-Catherine do Maison et d Knselgues, Décorations Une Babel en Hongrie.Les statisticiens s\u2019amusent.L'un d'eux or T ° et Tupissage , a calculé que les candiduts aux élections Nouveautés 851 rue St-André, co Montréal.] On pourrait donner ce nom à ae des plus Anglaises-\u2014ils étaient 1,340\u2014out prouon- : air TT Eee eee ancicunes villes hongroises, non loin de la |- ar die J A.LANY = \u2014- i irontière de Galicie, Eperjes, dont les habi- oye 82 discours de 3,500 mots en _ Tél, Est 2352 8%.rue St-Donis _; | FÉLIX LABRLLE TIHRODULE LESSARD ; tants prurient six langues diffrentes, sans gi l\u2019on plaçait les ligues de ces discours | mm ce || Labelle & Lessard | couter Le d'ateches (Pius nombreux on côte à côte, un obtiendrait, toujours d\u2019après | | ARCAND FRERES ENTREPRENEURS GENERAUX f ; 3 duit vn ce - : .; ., oie de géographie de l'Est \u201d, otre collaborateur, une ligue longue de |__ Tél.Main 230 111, rue St-Laurent | TELMEL Bureaux : 71a St-Jacques p Daus cetle région de Mongrie, du reste, \u201cce n'est vas encore énormet Poéles et Fournaises JOT ¢ la confusion des langues semble avoir at- bp _\u2014- - ; teint son apogée.LI n\u2019est pas rare, dans le La concurrence.jaune.A.GALARNEAU & CIE = è Mit vi , i \u2018Tél.Marchands 2134 322, rue Mont-Royal .mème petit village, d'entendre parler trois sant ; = mee Te ee Latreille & Frère ou quatre idiomes complètement distincts.| Les gars bretons vout bientôt eu Fessen- Articles de Sport Mais lperjes détient certainement le re- ur les ns a aes.oe escapu- TT CONTRACTEURS EN PIERRE cord du babclisme, chaque catégorie sociale Pas a SCRAP T.COSTEN & CIE feb ë comme chaque corps de métiers ayant, de des vagabondes des sardines trop souvent Tél.Main 2858 48, rue Notre-Dame Ouest | | 129 rue Mitchison, Montréal teups invuémorial, un dialecte spécial ct fugitives, ils aurout biewtdt A redouter la TTT Pharm den grossir oom eV « \u2018 rie i .tullcurrence jaune, car ies Japunuals rmac pe Cl Le TS oe A oul tk pour rien au monde Pabau désurmais, des sardines à l\u2019huile, et ne s\u2019en svuVbio môIs AN _- D}; TEL, MAIN 702 RES.ST-LAMBERT MAIN 42 Ainsi, ditis les maisons de la bourgeoisie pendront pas le leur EE consommation, Est 4739 SyLvis MOIS A St-Laurent Lacasse Rousseau pis on trouve en général un domestique ste ves gai 23 tenicra.I we The Si-Laure INGENIEUR ELECTAICIEN sivvaque.au cocher hongrois, un cuisinier uvre 3 : \u2018 \u201d qui parle allemand et une femme de cham- Equitation féminine.| _ Entrepreneur de Pompes Funèbres me canara ie Go.66 rus 81.Frangals- Xavier re qui n'entend que le polonais.Et, pour ; > moi ! .THERIAULT \u2018 les fournisseurs, il faut A débattre aves un Les ry ch anglaises montent de m MEL Ta met 164-18 St-Urbain, 287 Centre _ Oum ro boulanger tuagyar, un boucher illyrien, un se iles D ¢ vale : Le at 1 anbe œest- | =| TEL BEUL EST 1190 Pharuiacien slovène et des marchands de adi es passes main cent a da ifourehon He ee - RP EEE .quatre saisons dont le langage habituel est \u201cC2 quees monten cat >|, JOSEPH LARIN \u201cji Brouillet & Lessard le patois galicien! Sie cn o hommes.filles ont (coguatte- , Tél.M.3255\u2014Rinæ2 617, Notre-Dame Ouest CONTRACTEURS EN BOIS C'est dans _ rie oblige) innové une jupe fendue 4 Speer = SE : ; pean dans Ars volapuk & Tes.Le gracieusement des deux cores de la selle.Ferronnerie | 79} rue Ste-Elizabeth, Montréal Tait ri 2 ee Cette façon de se tenir À cheval est pré- \u2014 _ \u2014 ferait après tout \u2018ue deux langues de plus.conisée par la Faculté, étant, paraît-il, plus L.J.À.SURV EYER | | - Une demande en mariage.hygiénique que l'ancienne.\u2018 _ Tél, Main 1914 6, rue St-Laurent D ; $ Hygiéne ou conquête du féminisme, qui ; Os.anie Ons ruc prs do ln vio a familia lo ST Doran, Asgenteus, Bras, te || JOS mis it toujours menée S.8.Pie X au Rosa et Josépha | MONTREAL PLATING CO.CONTRAGTEUR EX BRIQUES jou ce ses soeurs.L'une d\u2019elles, l\u2019atnée \u2018 .Boll Kat 2576 4it rue St-Laurent : à plus de soixante ans.\u2019 \u2019 Qui ne so rappelle le phénomène présen- _ Tel.Boll Kev 3676 oe Santen | 140 rue Sherbrooke, Montréal Cela n\u2019a pas empêché un multi-million- té, il y & quelques années, aux Parisiens: : : ; naite américain, M! Richard Webber, de la les deux soeurs Rusa et Joséphu Blazek.ee _ Tapis mettoyés _ Peintres d'Enseignes demander en mariage.Est-il besoin d\u2019a- Ce sont maiutenant deux grandes jeunes |; HAMMOND'S CARPET BEATING WORKS - Jouter que sa recherche a été repoussée ?filles.Quand elles Etaient petites, déjà Tél Bell Up 1445 2454 rue Bleury J Phone Est 1105 Spécialité i Lettrage leurs caractères ne s\u2019accordaient pas tou- \u2014\u2014\u2014\"\"\u2014\" Fleurs et plumes.jours, ce qui est diablement embarrassant .Meubles LA FOND & COUTURE 1 ; L'lierbe des pampus est une plante, mais rane sib de | dev pro- [re M.BEAUDOIN PEINTRES D'ENSEIGNES fleurs essemblent à des plumes splen- mener\u201d.Ces dispositions d'esprit ne se Tél.Boll Est 2074 687-883 Ave Mont-Royal |_ No.1880, Boulevard St-Laurent, MONTRÉAL ' ne \u20act résistantes.sont pas atténuées avec les années, aussi verity bl trente aus, ces plantes étaient une Jeg deux soeurs se out-elles décidées à se peu an \u20180 ee ot ce n'est que peu À faire séparer par un tribunal spécial et y reuta de les acclimater, de l\u2019A- compétent: la Science.uaque du Sud, en Californie, ca elles L'opération a très bien réussi, et ces NE LAVEZ PAS eu sisseut peu à peu; ce dernier pays en- jeunes filles vont enfin avoir leur indivi- plumes\u201d Ton deux millions et demi de ces dualité, ce qui doit les enchanter à tous sans employer la nuage ee uses en Europe, où elle» sont les points de vue.à déin \u201c pas, plat oruement.Dans les pamn- Des gens bien informés (!) parlent déj Poudre à Laver si 2 qe et régions de la Plata, du Bré- de certains projets de mariage, assez éloi- rieux \u201c2 irs pullulent et forment de cu- gnes, cependant, car les deux jeunes filles Ch in o i se éclatantes et 1e Siret dont les couleurs veulent goûter un peu Los joies de la solides voyageurs, nesse font l\u2019admiration tude, ce qui se comprend, d\u2019ailleurs.La moilloure, La plus rapide.Elle nettoie rfnitement et parfume le L linge.ouce aux maine, Mousseuse.à plante centenaire.Cela, ne veut à Rien n\u2019est plus nuisible À la société que Paquets de 8c, 10e et 250 \u2018eut pas dire qu\u2019elle soit Agée de le fléau de l\u2019alcoolisme.Les personnes qu te : mai ides au qu'une Pie elie est censée ne fleurir en souffrent voudront bien se souvenir que Nous rachotons los bolles vides a .Par siecle, au moins sous cer- le Dr J.M.Mackay, M.D.C.M., peut les en tai , e , des fleas.Mais en Californie elle & débarrasser, en les traitant à \u201c Belmont MOULIN OCEAN Cette |\" t0U8 les vingt ou trente ans.Retreat\u201d, Chemin Sainte-Foy, près Québec.que, où elles qui est native du haut Mexi- Cette institution se réclame d\u2019un long pas- 101 Avenue Mont-Royal agave dont cat Appelée \u201c maguey \u201d, est un sé de succès ininterrompus, officiellement 1b la pulpe fermentée constitue confirmés.\u2014 \u2018 \u2019 .; min _ - = 0.5 ete mea BB dns «en lrr\u2014\u2014 > Le Secret PERFECTION ou BUSTÉ ET DE LA TAILLE Envoyé Gratuitement Le Bysième Corsine Français de Mde Thors pour développer le buste est un traitement domes tique simple, garantia menter le buste de ox pouces: 11 remplit au es parties creuses du cou et la poitrine.Il est employé depuis plus de 20 sus par es principalesar- tisteset les dames de la société.Livre contenant : des reusei que: ments complets gaveré gratuitement Il est très bien illustré le dames photographiées avant et après avoir employé Corsine.Toute lettre absolument confidentielle, Inclues deux timbres et votre adresse.Madame Thora Toilet Co., Toronto, Ont.Maux \u20ac Tle, Évanoulssements, Dyssenterie, Digestions pénibles, influenza, Congestions.\u2014\"\u2014 te : ROUGUER Tires, 697.3.Notre-Dame, Montréal Librairie DEOM 47, Ste-Catherine Est Vient de paraitre Jeanne d'Arc Magnifique volume illustré de nombreuses gravures, cartes et plans, de 380 pages, relié.x = s ss Prix, - - 25 cts Il doit y avoir quelqu\u2019avantage, 300,000 personnes emploient le clavigraphe Smith Premier Wn.M.H ALL & Cl 238 Notre-Dame Ouest 9 Tolephone Maia 212 La Bague Galvanique \u201cVERITAS\u201d a guéri des milliers do rsonnes atteintes de | humatisme, Névral- ge, Epuisement des erfs, Pauvreté du Sang ; elle exerce un bienfaisant effet sur tout le corps.Nous faisons une offre spéciale aux lecteurs de L'ALBUM UNIVERSEL.Pour les témoignages, et pour connaître notre offre, veuillez envoyer timbre et adresser : ©* VERITAS ** IMPORT CO., DEPT.22, 219 RUE BLEURY, MONTREAL.Nes DENTS sont très belles, naturelles,garanties, lastitut Dentaire Fran- orperé) atréal so-Américain (Inc 162, St-Bonis, Mo Lal ml a 1 22 0 ma Album Ufiversel (Monde Îlfustré) No 1163 tse.LA FERME D'ÉLEVAGE M.ULDÉRIC LEGRIS A quelques arpents de Feline Suint- Léon, comté de Muskinongé, daus le district rural ai renommé pour lu fameuse source d\u2019eau tminérale Saint-Léon, il nous a été donné de voir une des plus remarquables fermes d'élevage du pays.Les détails que nous avons constatés dune ce bel établissement rural, nous ont tellement intéressés, que nous jugeons à propos d'en fuire part à nos lecteurs.Car, si l\u2019ugrieul- ture est appelée À faire la fortune du Canada, et lui vaut déjà un commerce d'exportation considérable, il ne faut pas oublier que l\u2019élevage \u2014 branche spéciale de l'agriculture -\u2014 promet des revenus nationaux tout aussi beaux.La ferme d'élevage dont nous voulons parler n\u2019est autre que celle de M, Uldérie Legris, désignée sous le nom de * Ferme du grand rang\u201d, Saint-Téon, comté de Mnakinongé, P.Q.\u201cM, VU.Legris ayant mis la plus grande amabilité à nous montrer les animaux de toute beauté qu'il possède, nous avons vu co qu'il y a de mieux en bétail Ayrshire, moutons Shropshire, Cotswold, Leicester, Lincoln; en cochons, pure race aussi, dits Tamworth (excellents pour bacon), et Le Brochet.-\u2014 Description: Le brochet commun (Essox Lucidus) se reconnaît fu- cilement À l\u2019aplatissement et à la largeur de son museau, dont la mâchoire inférieure forme la pointe, à sn bouche fendue jusqu'au delà des yeux et armée d\u2019une multitude de dents fortes, acérées, inégales et disposées en rangs longitudinaux.\u2014 Ses écailles, petites et minces, ne se voient que comme des points enfoneés sous la peau; son dos un peu aplati est d'un vert foncé, presque noir, les flancs sont verts à reflets dorés et marqués de grandes taches d'un vert plus pâle; le dessous du corps est blanc et les nageoires rougeitres.\u2014 Sa longueur est de l à 4 pieds.Jl vit très longtemps et fraye de février à juin.l\u2019êche: Ce poisson, requin des eaux douces, vit près des herbes et partout où il peut aisément prendre le poisson dont il 8: nourrit.\u2014 Ce sont aussi les petits poissons que nous employons pour escher les lignes très solides, en fouet tressé, dont nous nous servons pour pêcher le brochet au vif, au poisson plombé, au cordéau dor- inant et au trimmer libre.\u2014 On en prend aussi au poisson artificiel*et à la cuillère, mais les pêches au vif sont les meilleures lorsqu'elles sont pratiquées entre deux eaux et qu'on évite le bruit.\u2014 Les moments les plus favorables sont le matin à l\u2019aube et le soir tard.Capture.\u2014 Le brochet suisit gloutonnement l\u2019appât, ce que l\u2019on reconnaît à lu traction du fil et aux mouvements du flotteur, mais il n\u2019avale que lentement.\u2014 Il faut immobiliser la eanne et lâcher le moulinet, car sans cette précaution l'amorce serait rejetée, puis au bout d\u2019un instant on ferre très vigoureusement et l\u2019on rend de nouveau lu main pour éviter de casser la ligne.\u2014 Le brochct lutte avec une force incroyable, aussi doit-on le fatiguer longtemps en le laissant s\u2019écarter pour le ramener ensuite à l\u2019aide du moulinet, et cela, jusqu\u2019à ce que l\u2019on puisse employer l'épuisette.\u2014 Cette lutte est longue, des plus belles et fertile en Gmotions; une fois À terre, le brochet ne remue plus, mais il faut se méfier de sa morsure, qui est dangereuse.La Carpe.\u2014 Description: La carpe (Cy- prinus Carpio) a le corps aplati et un peu comprimé, ses mâchoires sont bordées de lèvres épaisses.\u2014 Sa couleur est d'un vert olivAtre sur le dos et jaunâtre sous le ventre; elle a de petits barbillons.\u2014 Le poisson, l\u2019un des plus répandus; a une taille qui varie entre 1 et 21, pieds, et peut nt- teindre le poids de 25 livres.Pêche: Ce poisson se tient près des herbes, dans les endroits calmes, profonds et vaseux; il arord surtout a laube et au coucher de soleil par le beau temps, et toute la journée par temps de pluie.\u2014 Il faut amorcer sérieusement dès la veille et pendant que l\u2019on pêche, avec de la pâte, des vers, des asticots ou des graines cuites.\u2014 Les lignes dont on se sert pour pe- cher la carpe, soit au coup, soit À suivre, soit À soutenir, duivent Gtre fortes et munies de hameçons Nos 2 et 6.\u2014 On esche avec ce que l\u2019on a mis pour amorcer, mais il faut employer des appâts très frais et se garder de faire le moindre bruit.\u2014 La carpe mord aussi aux, lignes de nuit.Capture : La carpe aborde très molle- J ment l\u2019appât, ne mord qu'après un mo- Yorkshire ; en volailles de choix et de race, absolument dignes de figurer dans Une exposition d\u2019aviculture.Et tous ces animaux étaient soignés avec lu minutio que connaît un éleveur éclairé tel que l'est M.Uldérie Legris.Cur il est Lon de le dire, M.Legris n\u2019a que des aui- maux de reproduction, importés, et de tout premier choix, Aussi, sa ferme d'élevage peut-elle passer pour un mudèle du genre.Du reste, son propriétaire ne néglige rien pour l'améliorer sans cesse.: Tout dernidrement, M.U, Legris faisnit bâtir sur son domaine, une superbe maison, avec bureaux d\u2019affaires, (tapiasés de diplômes d'expositions canadiennes), et qui, pour être dans un district rural, n\u2019en serait pas moins digne do figurer À Montréal ou dans sa banlieue.En présence des sacrifices faits par M.Legris et des superbes résultats qu\u2019il a obtenus, nous ne pouvons que le féliciter, et le citer en exemple À nos citoyens entrepreuants des cumpagnen.Du reste, nous saurons bientôt, de visu, ce qui se fuit en tant qu'élevage, dans notre province, car, nous nous proposons de visiter d\u2019autres fermes d'élevage.à la ligne ment et progressivement; le bouchon anglais se soulève deux ou trois fuis, puis s'enfonce lentement et en oblique, On ferre vivement, d\u2019un coup sec, lorsque le flotteur disparaît, -\u2014 La carpe est très forte et se décroche fucilement, il faut la fatiguer longtemps en tenant toujours la ligne tendue par le acion et l\u2019amener sans A-coup à portée de l\u2019épuisette.HOTEL PELOQUIN Les pères de famille, les jours de congé, devraient mener femme et enfants à l\u2019Hôtel Peloquin, d'Ahuntsic.Table de famille de premier choix.Ce but de promenade est un des plus beaux qu\u2019on puisse se proposer au Canada.SOUMISSIONS ES SOUMISSIONS adressées au suus- signé, à Ottawa, et portant sur l'enveloppe ces mots: \u201c Soumission pour l\u2019enlèvement de Pépave du steamer Prolec- tor\u201d 7, geront recues jusqu\u2019au 10 aoQt 1906, pour l'enlévement de I'épave du steamer * Protector \u201d, sombré a Bar Point, 2 l'entrée de la rivière Saguenay, J.Q.Les soumissionnaires doivent expliquer quelle méthode ils comptent employer pour l\u2019enlèvement de l'épave, et quand ils entreprendront de compléter les travaux.\u2018Ce contrat doit assurer l'achèvement complet et satisfaisant des travaux, par des moyens approuvés, dans le temps indiqué par la soumission, le placement des mutériaux dont on n\u2019aura pas disposé devra se faire de la manière exigée par le Département.Les matériaux dont on n\u2019aura pus disposé, une fois les travaux achevés, pas avant, deviendront la propriété de l\u2019entrepreneur.L'entrepreneur ne pourra exiger aucune compensation, à moins que les travaux d'enlèvement ne soient exécutés d\u2019une mu- nière satisfaisante.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque d\u2019une banque canadienne incorporée, égal à vingt pour cent du montant de la soumission, chèque qui sera confisqué si le soumissionnaire refuse de passer le contrat pour l'enlèvement des matériaux en question.Si la soumission n\u2019est pas acceptée, le chèque sera retourné au soumissionnaire.Le Département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Les journaux insérant cet avis sans l\u2019autorisation du Département ne seront pas payés.« F.GOURDEAU, Député ministre de la Marine et des Pe- cheries.Département de la Marine et des Peé- cheries.\u2014 Ottawa, 26 juillet 1906.i inst acts 8 ES - 02 \u201cop TE - [eee Le Catarrhe d'été est-il dangereux Conseil gratuit sur la manière de le guérir, Ne vous fuites d'illusions en ce ufo serne le catarrhe d'été, N'ullez pas connnettre 1 erreur de croire quece Hest qu'un rhume de verveau, opinititre, compliqué d Clornuelnents et d'écoulement hazal, et qui «disparaitra on pou de temps, l'est la orme du catarrhe la plus dangoreuse, parce.que cest cecile qui trom.pele plus.Le seul fa; que vous en êtes incoy,.modé pendant les chaleurs, Vous prouve que c'est un catarrhe de ly Où commence le catarrhe Pire ospèce.Prenez vo, précautions dés maintenant, car co qui vous semble aujourd'hui Un malaise Inoffensif, pent devenir un danger terri blo a l'hiver.Bouvenez-vous en, le catarrhe d'été égilue amène trop souvent la faiblesse ct lung.ile, avant-coureurs de la conromption, Apprenez tout de suite à guérir votre catarrhe, ot ce, Hans qu'il vous en coûte un centin.Ecrivez aujourd hu au spécialiste Sproule, autorité étui- | ci qui concerne le traîteni \" nent en cl aul concort ent du catarrhe, ! nl un Ne vous chargera rien pour vous faire connaître votre cas et vous dire ! exactement ce que vous avoz à faire.Acc o cotte offre généreuse.re.Acceplez Répondez oni ou non Aux questions, écrivez votre nom ct votre adresse sur les Hgnes pointées, et envayez-le par la malle au Catarrhe Speci.alint Sproule, 409 Trade Building, Boston, Ecrivez eu anglais où en français.\u2019 , ye .Coupon de conseils médicaux gratuit Vos yeux pleurent-ils?Votre nez coule-t-il ?Eternuez-vous souvent / Vos yeux vous font-ils mal ¢ Toussez-vous } Ktos-vous obligé de cracher souvent?Vous sentez vous la gorge ou le nez obstruc! 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