Album universel, 26 janvier 1907, samedi 26 janvier 1907
[" Montréal, 26 janvier 1907.Album Universel (Monde Illustré) XXIIIème ANNEE No 1187 PRIX DE LA REVUE 1315 UE Le MONDE ILLUSTRE AVIS DE L'ADMINISTRATION pour bot franc do port Dour tout ls oar A 1 b um U In i verse 1 Les abonnements partent du ler ou du en Jo Tio awa et tos Ties Pillip.Publié toutes les wermaines à Montréals par Le is en oies argent PE numéro : 5 cents.fon Postale: E.MACKAY, Editeu r-Propriétaire dats dexpress ou chaques ordre de E.an eB Pi || ras 51 vue Site-Caterie Out couv | tar eT, Mono Les manuscrits non insérés ne sont pas francs.Bureaux de la Rédaction : les mercredis et Jeudia, de 4 à 6 hr, p.m, rendus.A PARIS Chez Madamie Daniel Lesueur, (au Petit Palais des Beaux-Arts) De gauche a droite : Madame Alphonse Daudet.\u2014Madame Gabrielle Réval.\u2014 Madame Pcradowska.\u2014Madame Catulle-Mendés.\u2014Madame Félix-Fa ure-Goyau.-Madame Séverine (cachée).\u2014Madame Daniel Lesueur.- Madame Claude Ferval.\u2014 Madame Jean Bertheroy.- Madame Georges de Peyrebrune.\u2014Comtesse Mathieu de Noailles.\u2014 Madame de Broutelles, M.L.J.BECQUART, Femmes \u201cInnuit,\u201d rencontrées par M.Beoquart, au nord Equipage du navire canadien d'exploration polaire, explorateur, habillé en Samoyède de la baie d'Hudson.commandant ee ee 1316 Album Universel (Monde Hlustré) No 1187 Montréal, 26 janvier 1.07.NOS GRAVURES D'ACTUALITÉ = eg em v 3 Fa Sainteté Pie X, d'apres un portrait a l'huile, fait à Rome par notre distingué peintre quebecquois M.Ch.Huot.Ce portrait fait partie de la collection de ta bleaux de M.H.Magnan, rédacteur du \u201cProgres du Saguenay,\u201d de Chicoutimi, > ig NN A oN a BNO on A BUI UNO GEN SBSAYRI Es vu 43 Le Revd.Magloire Auclair, curé de la Paroisse St Jean Baptiste de Montréal.D'après photo, de MM.Quéry Freres, 48, rue Sto-Catherine Est.LESCNOUVEAUX TABLEAUX DU CHŒUR DE L'EGLISE ST-JKAN BAITISTE DE MONTRÉAL, peints par M.E.Meloche.St-Jean Baptiste reprochant a Herode son adultére.St-Jean Baptiste reconnaissant le Christ comine tils de Dien.D'apres photographie de Laprés & Lavergne 4 St-Denis.Montréal.i 1, oF 4 JF RY ADEN, d'Arabie, sur le golfe d'Aden, est un port anglais, où l'amirauté britannique fait de grands approvisionnements M.Edouard Meluche, artiste pointre, auteur des deux de charbon, pour parer à Loutes éventualités en cas de conflit en Orient.tableaux que nous reproduisons ci-contre._ Photo.inédite, prise par H.Ségal L'après photo.Laprés & Lavergne, 360 8t-Denix. Loreal 26 janvier 1907.sommaire du No 1187 du 26 janvier 1907 somme \u2014 tops teste: Gravures d'actualité sneration française, par |.d'Ornano Che de partout, par Paul d'Esmorin mvelle inédite: \"La villa rouge\u201d, par ard Joyeuse le prix \"Vie Leu \u201cPoesies par André Corthis, lau- 9061 du prix \u201cVie Heureuse\u201d de inédite: \"Sous le Mont-Royal\u201d, ton Leury- Texte correspondant a avures Pour nos lectrices -\u2014 Trois humoristiques - Pour nos jeunes La cuisine de Madame, recettes à adienne Ja reine des oles, par Dumontedl [l'ouest Canadien \u201cnements utiles concernant le Ca- Inédit: Le rêve et la réalité, par «na Robinson - les grands musi- \\nciennes industries domestiques os, variétés, ete.1 ns: \u201chien d'Or \u2014 Robinson Crusoé.x Souvenirs, valse par Go Michiels ie Tzigane, par Maurice Depret FETES RELIGIEUSES Polyearpe, évêque, martyr.Sepluagésime, ~ Paulin, évêque, confesseur.Cos Francois de Sales, évéque et doct a oste Martine, Vierge, martyre.~ Pierre Nolasque, confesseur.prier, S Ignace d'Autioche év0et martys be 20, à S heures 31 ruinutes du matin.CIRONIQUE | IMMIGRATION FRANÇAISE quelques mois, Une polémique à la- politique et le patriotisme ne sont pas -« poursuit dans les colonnes d'un chdrmadaire montréalais, qui, non se pique de dire franchement sa puiser.vi de linunigration Irançaise en ce .tout au moins, de celle de gens qui tre langue.1x et éloquents articles ont ete ccrits tous tendant à attirer en Canada, vrançais, soit des Belges.crniers je ne m'inquiéterai pas, ne les 1 que fort peu, et, étant en outre per- \u201cCS sauront bien déméler le vrai du te d'aueuns ont déjà donné des preu- Lacitd et de sagesse à cet égard.C'est Pelges ne se laisseront pas leurrer A par des promesses que je veux etes, Mais qui, somme toute, comp d'aléas pour qu'ils ne les envisa- mme je vais le faire, lorsqu'elles s'a- 1s particulièrement aux lrançais.\u2018cevement, j'exposerai la situation.ensuite de faire de sincères remar- v comporte je crois.\u201cançaise ayant fait des merveilles en avant exhibé une vitalité et une ir- quasi uniques dans l\u2019histoire des te temps sont venus où elle se voit Ce AT une autre, par d'autres races, que ms ethniques, politiques, et écono- cu tes i portées à se ruer sur ce continent.oo tment, il est naturel que les Cana- in #1 droit épris de leur pays, le veuillent Sarde v résignent pas à être passivement eee Album Universel (Monde Tilustré) No 1187 Le prof, HENRI MOISSAN de Paris, inventeur du four électrique, Iauréat d'un prix Nobel en 1906.clinunes par l'élément etranger.D'où les appels à la souche mère de la race ; d\u2019où l'espoir que se désagrégeant par suite de conditions politiques momentances, celle-ci contribuera à ren- foreir le jeune et vivace rejeton qu'elle a abandonne sur les bords du St-laurent.Rien n'est plus noble qu'un tel désir, qu'un tel sentiment.et j'applaudirais à ce patriotisme canadien-français, s'il n'avait à compter avec un peuple qui, quoique parlant notre langue, est de nous séparé par l'incommensurable abime le la révolution française.Car, je dois dire que je suis intimement persuade qu'à de rares exceptions près, à quelque parti politique.à quelque classe sociale qu'ils appartiennent, les l\u2018rançais ont une mentalité très différente de celle des Canadiens-français.Je ne fais pas ici un parallèle, où l\u2019une et l'autre famille de la méme race mise en cause ont tour à tour le dessus et le dessous, je constate, par de longues années d'observations et de commerce amical avec des Canadiens-français et des Francais.Après tout ce que certaines plu- ines montréalaises, et des mieux douces, ont dit sur le chapitre de l'inmigration française en Canada, on comprendra que j'aurais pu me dispenser d'en parler, si je n'avais des raisons que je crois bonnes, pour réfuter, ou, au pis aller, pour ne point partager les vues des auteurs des articles que tous nous avons lus dans notre presse locale.On dit qu'une grande partie de la population française est très pauvre, qu'elle serait heureuse de vivre à l'aise sur la terre canadienne.Mais.oublie-t-on, qu'il ne se passe pas de semaine que les mêmes journaux ne déclarent que la l\u2018rance est, par rapport à sa population, de beaucoup le pays le plus riche du monde! Ne prète-t-elle pas sans compter à la Russie, a l'Angleterre, aux Etats-Unis?Ses fonds places a l'étranger n\u2019atteignent-ils pas le chifire énorme de 40 milliards de francs?Si donc il y a du paupérisme en l\u2018rance, c'est que la fortune nationale n'y est pas encore aussi partagée qu'elle le devrait, qu'elle le sera un jour.Êt, sur ce point, qu'on me permette de signaler que ladite fortune est déjà mieux répar tiv que partout ailleurs.[Les Français peuvent done vivre chez eux, en attendant le moment où.plus assagis, ils auront, autant que faire se peut.équilibré la juste répartition des biens de leur patrie.C'est sans doute pourquoi, et étant donnée l'ère actuelle des troubles intérieurs er l\u2018rauce, on n'y signale qu'une émigration maxi mum annuelle de 90,000 âmes, tandis que dans le même nombre de mois 780,000 Italiens s'expatriaient.Mais, laissons de côte cette partie du problème, et demandons-nous si oui ou non, il est avantageux pour des Français de venir au Canada?Après, peut-être aurai-je le loisir de vous dire, ami lecteur, si nous avons intérêt véritable à les appeler à nous.Certes, le Canada est un pays d\u2019avenir, mais.son climat est rigoureux ! Nos cousins 1317 d'outre-mer y souïfrent dès le premier hiver, surtout lorsque leurs boissons de table: vin, cidre ou poiré leur font défaut.Deu a peu ils s'anémient, ou se ruinent, s'ils veulent avoir des mets substantiels comme nous les exigeons pour faire face à l'énorme dépense d\u2019énergie que nécessite unc basse température hibernale.la vie est, remarquons-le, beaucoup plus chère au Canada qu\u2019en l\u2018rance ; on n'y peut faire que difficilement des économies au début d'un séjour de transition.Ce sont autant de sources de gémissements pour les Français qui nous arrivent, Hs gagnent plus que chez eux, mais, par contre, ils dépensent davantage.Nos mets, notre façon de vivre ne leur vont pas d'emblée; aussi, bougonnent-ils contre le Canadien, quand ils ne le lui disent pas en face.Fa, c'est ainsi que naissent des frictions aussi désagréables pour les arrivants, que pour ceux qui les accucillent en Nouvelle-France.Avec cela, le Frangais est naturellement porté à la critique, spirituel il est railleur, ne s'étant pas un peu figé comme nous au contact de l\u2019anglais; bref, il nous pique daus ses discours et nous finissons par le remettre à sa place.lui reprochant d\u2019être venu chez-nous, même après !l y avoir invité.Ce sont là petits ennuis de famille, qu\u2019à la rigueur on pourrait surmonter, attendu que jusqu'ici je n'ai fait allusion qu\u2019au côté matériel de nos rapports avec les Français, supposant que ceux débarqués parmi nous auraient trouvé immédiatement à s'occuper, à gagner leur vie, soit à la campagne, soit à la ville.I] y a maintenant à considérer le côté moral de la question.J'ai dit tantôt que la révolution francaise avait ¢r¢¢ un abime incommensurable entre la France et le Canada, c'est rigoureusement vrai.Er France les droits de l'homme sont entendus différemment qu'au Canada, la Justice, l'instruction publique v sont autres, et, pour tout dire, les concepts de l'existence aussi.Qu'on s'étonne après cela de l'acrimonie dont lont montre envers nous les Français lorsque l'on compare leurs nôtres\u201d Acrimonie que nous leur rendons, parce que nous avons le droit d'aimer et de défendre notre patrie, comme ils aiment et défendent la leur.institutions aux Si j'osais, je dirais qu'en cet ordre d'idées, le français est trop entier.C'est peut-être parce qu'il le sait, parce qu'il s'attend à avoir à lutter à l'étranger qu'il n'émigre pas.Aussi bien a-t-il peut-etre raison, et puisque la France a de vastes colonies, ct une population stationnaire ou à peu près, il n'est pas étonnant qu'elle regarde d'un mauvais oeil les agents quelconques d'émigration.Amener chez nous, des mécontents d'avance, des prolétaires peu débrouillards, ou des cham- hardeurs des deux sexes presque à tout coup, c'est, je crois, une témérité qui ne peut que mettre du chaos dans la race canadienne-fran- çaise, sans attermoyer d'un seul jour l'heure fatale on elle palira, s'effacera a jamais, noyée dans le flot de l'anglo-saxonisme qui l'encercle à mort.Tant que cela nous sera possible, de la France n'acceptons qu'une immigration: celle de la pensée lucide, saine et forte, le dessus du panier de ses intellectuels, et encore criblé selon les lois de la morale et de la vertu qui nous régissent.Quant aux l'rançais, pour leur bien, comme pour le nôtre, il est préférable qu\u2019ils restent où reposent nos ancêtres les Gaulois.Je suis tellement convaincu à ce sujet, que jamais je n'engage un cousin de France à venir paimi nous.Même, par correspondance, je m\u2019efforce d\u2019empêcher toute immigration française au Canada, voire de St-Pierre et Miquelon, et, ce disant, je suppose que le lecteur me comprend.L.d\u2019'ORNANO.CEES.pe rm n TAT, Fv 1318 ECHOS DE PARTOUT - Paris.capitale d'une republique, recevra cette annee la visite de quatre souverains: les rois d'Angleterre, d'Espagne, de Norvège et de Danemark.S.M.Edouard VI exceptée, à qui ne saurait s'appliquer notre remarque,les autres sont de jeunes têtes couronnées éprises des splendeurs de l\u2019aris, et qui, probablement, désirent y trouver des ovations offertes par une hospitalité aussi généreuse que facile.Mais si ça plait aux rois,ça plait tout autant aux bons parisiens, toujours badauds; donc, tout le monde sera content, sauf peut-être le ministre des finances de France, qui, pour recevoir ces princes, devra grossir un peu le budget français.l\u2019a- ris, l'aris, bazar du monde, au luxe aguichant : l'aris, marché de plaisir, qu'adviendrait-il si tu disparaissais?Ou done les rois pourraient-ils se ballader pompeusement\u201d Pourvu que les anarchistes ne se mélent pas de ces fêtes.- La tour Eiffel devant revenir à l'Etat fran- cals en 1910, ON s'occupe déjà de savoir si elle sera démolie.l'aucuns, des savants, tiennent à la conserver puur des fins d'études.d'autres, des artistes, voudraient la voir disparaître.Du haut de sa grandeur (1000 et quelques pieds).le célèbre pvivne de fer conte aple les cranes chauves qui se battent pour où contre lui.Son existence t'en sera pas Moins éphémère, tout nots portant à croire que la fameuse tour ne vivra pas aussi longtemps que les pyramides.dernicre achevée, aux ttats-Unis, sur un desastre de chemin de fer.\u2014L'annce s'étant la nouvelle y a commence de mème.À Volland.Kansas.19 ans, John lyneh, avant manqué à son devoir, deux trains se sont tamponnés, dont les débris prirent feu brûlant 35 voyageurs.la plupart des Mexicains.Décidément, nous en tenons pour notre idée : partout, sur ce continent, le personnel des chemins de fer devrait étre doublé durant la saison des fetes.On eviterait ainsi nombre de terribles un télegraphiste de accidents.\u2014Si nos lecteurs se souviennent de ce que nous cerivions recemment au sujet des pertur- hations sismiques enregistrées par les sismographes de Laybach et de l'ile de \\Vight, ils ne seront qu'a demi surpris d'apprendre qu'on annonce qu'à C'evlan d'énormes raz de marée se sont produits trois heures après que les appareils eurent enregistré un formidable séisme.Comme nous le pensions, tout porte à croire qu'un cataclysme géologique s'est produit dans les profondeurs du Pacifique.\u2014Depuis la semaine dernière le Canada compte quatre nouveaux sénateurs : |,es honorables G.W.Ross; Robert Beith: John Costi- van ct Daniel Gillmor.\u2014Du 19 au 23 du courant, le secrétaire d'Etat américain, M.Elihu Root, a été l'hôte de notre gouverneur général, lord Grey.à Rideau Hall.Cette visite est absolument en dehors du domaine de la politique: bien qu'elle soit faite Album Universel (Monde Hlustrér No 1187 pour améliorer les relations entre le Canada et les Etats-Unis.\u2014La banque russo-chinoise (une des plus fortes institutions financières du monde), a ouvert une succursale a New-York, le 14 du courant, M.WW.Kutzel est le gérant de cette nou velle et très importante suceursale.Ja Russie aurait-elle, par hasard, l'intention de flotter un emprunt aux Etats-Unis?\u2014la crise anti-cléricale se fait de plus en plus prononcée en Espagne.Au moment où nous écrivons ces lignes, on ignore si le gouvernement de Madrid pourra faire face à cette tempète sociale, et si les ministres conserveront leurs portefeuilles.Le 13 du courant, à Bilbao et à Saint-Sébastien, eurent lieu de grandes manifestions anti-cléricales, suivies de quelques bagarres.les troupes en garnison dans ces villes avant été consignées, pretes à réprimer tous désordres, grâce à l'énergie du gouvernement toute cette effervescence populaire s'est dissipée sans effusion de sang.\u2014 Malgré l'opposition de la Cour.le roi M phonse XII1 a, le 12 janvier, autorisé l'ouverture d'une chapelle protestante, attenante au palais royal.et destinée à la princesse Henry de Battenberg.mère de la reine d'Espagne.Cette mesure a été prise parce que la belle- mère de Sa Majesté, princesse anglaise et protestante, séjournera à la Cour d'Espagne jusqu'à la naissance de l'enfant des jeunes souverains espagnols, naissance qui surviendrait normalement en avril prochain, \u2014La duchesse de Fife, fille ainée de leurs Majestés d'Angleterre est, paraît-il, gravement malade.\u2014Le ministre de la guerre britannique avant mis son veto à la réalisation du tunnel la Manche ; en dépit de l'entente cordiale, il est probable que les plans dudit tunnel demeure- Sous ront dans les cartons, comme ils le font depuis 1882.\u2014les tempetes qui ont sevi dermierement an nord-ouest de ce continent.ont considérablement retardé les trains.Certains convois sant restés enneiges pendant plusieurs jours.\u2014Les autorités de Nicaragua ayant capture le général Dionisio Cutierrez et ses partisans.tous révolutionnaires du Honduras, la révolution a pris fin dans ce dernier pays.C'est du moins ce qui ressort d'un échange de télégrammes, intervenus entre M.Bonilla, président du lfonduras.et Zelaya, président du Nicaragua.\u2014le 12 janvier, M.Antonin Dubost, sénateur de l'Indre, a cté réélu président du Sénat: français.\u2014La récente encyclique de Sa Sainteté Pic X, touchant la crise religieuse en France, est fort commentée par la presse parisienne.Certains journaux pronostiquent que le Pape fera prochainement une encyclique plus précise, afin d'instruire le clergé sur la nouvelle organisation du culte.\u2014les Mexicains ne plaisantent pas lorsqu'il Montréal.26 Janvie: s'agit de grèves.À Orizana, Mexique 6,000 Ouvriers s'étant mis en grève, \u20ac incendié une manufacture, pillé des mu, ete, les autorités firent appréhender 7 cd grévistes, et, les malheureux furent fus: vant leurs camarades, sur les ruines 4 de l'établissement incendié.l\u2019our un sin un ouvrier fut fusillé sur place par la © mée, ll nous semble que de tels proce indignes de notre époque.Ce que nm prouvons pas en Russie, nous ne saur: prouver ailleurs.Dans les pays civilis te des tribunaux, pourquoi n'y pas quelques excès que l'on puisse reproc populace?Que les capitalistes s'en nent: \u2018Toute grève noyée dans le san- pelle une autre encore plus violente.\u201d \u2014l'amiral Nebogatoff, second de Vi Roxljestvensky, le vaineu de la bataille russo-nipponne, de lsou-Shima, et, cons condamné à mort par un conseil de gue sera pas exceuté, l\u2019empereur de Russie In commud sa peine en dix années de prison \u2014M.Francis Charmes, homme de lett: sénateur du Cantal, a été nommé dirceteu: 1.la célèbre Revue des Deux Mondes, poste ie l'éminent et regretté Ferdinand Prunetic cupa jusqu'à sa mort.\u2014S.M.Muzaffer-Ed-Din.schah de Fræ, etant décédée, son fils, Mohamed-AH-Mirzi tu succède, sans qu'aucune complication diploina tique ne se produise à l'extérieur.\u2014Hien que les Américains s\u2019efforcent d'u raver le flot de l'émigration qui déferle sur vur pays, sous ce rapport, l'année 1906 détient nu record, En effet, durant ses douze mois, sn arrivés chez nos voisins: 1,100.2$$ indivin- parmi lesquels une quarantaine de mille Japonais, Afin d\u2019éluder les lois rigoureuses amecrivai nes concernant l'immigration des asiatiques, les rusés Nippons s'arrêtent à Hawai, v passent quelque temps, et parviennent ensuite sur cote ouest de l'Union, sans être inquiétés -À la conférence des Bureaux des Missius l*trangères des Ftats-Unis et du Canada, ten a Philadelphie, Pensylvanie.ces jours «der niers, une requête a été adressée au Président Roosevelt, le priant de faire mettre fin ix atrocités que l\u2019on dit être commises dans l'Hu libre du Congo.-{a question des races (égalité des bli - et des noirs aux Etats-Unis) a donné lieu la ++ maine dernière à un vif débat au Sénat an cain.les sénateurs Tilman et Patterson ont les deux champions de cette lutte parlemen re.où une fois de plus, a été discuté l'esprit trop autoritaire du président Roosevelt.| choses en sont au point que, dans l'Un nombre de politiciens de grande envergure récrient contre les ordres récents donnés pau chef de l'exécutif, qui, disent-ils, ignore de 1: en plus les parlementaires, agit en autocra et compromet ouvertement la constitution © Etats-Unis.PAUL DESMO] pe = \u2014 = = pu } jb == Pe Le prof.CAMILLO GOLGI, de Pavie.lauréat d'un prix Nobel en 1906.Le prof.GIOSUE CARDUCCI, de Bo- logne, lauréat d\u2019un prix Nobel en 1906.Le prof.ROMAN Y CAYAL, de Madrid, lauréat d\u2019un prix Nobel en 1906.Le prof.J.J.THOMSON (lord Kel vin) de Cambridge, Angleterre, lsurés d .n prix Nobel en 1906. al Montre | \u2014o= oF 20 janvier 1907.Album Universel (Monde Îllustré) No 1187 1319 see qe + ; \u2018 vs lun vie career heat + sorte, vole - THIN te CON fen met mars La | rane hig sut\u201d cu, ne Ul |\".nr Ma SUT desi]! ASSIS fd ! le + se la von Rai vellen, Ne s'ét4 signé | échantil fille qui SE a 5 miers ~ ae, sur le flanc mousseux et douce- ne de la montagne, dans un éclabous- snbre de verdure, la \u201cVilla rouge\u201d, slerne et confortable, à cinq minutes \u201cles boulevards extérieurs, arrondis- \u201cture dans le ciel délicieusement clair parent mois de mai, émergeait de | très mauvaise effloraison des feuilles piquait avec un air de fète dans\u2019 le ir de l'érablière la couleur rose de ses Vert tendre, châtoyant et doux, au icérie d'ombre et d\u2019or à l'automne, tourait l'habitation et ses dépendan- \u201cait vouloir l'enfermer dans la struc- mntesque des arbres séculaires, l'égayer.r aussi avec les mille et une fleurs ti, à cette époque ensoleillée du re- pmehaient le sol en odorant tapis.\u2026 fleurs de fraisiers sauvages, violet- \u201ces et violettes bleues, fleurs printa- \u2018vurs exquises dont l'agreste et bien \u201curfum nous grise.\"ques centaines de pas du jar- Cresque ineessamment se promenaient cnrs curieux ou des invités loquaces, aire des sentes qui dévalaient à travers - enchevétrées, et qui toutes aboutis- metne endroit de la mème clairière.Vpaisseur des taillis, les arbres reflé- ar= domes et leurs cônes, le réseau \u201cue leurs branches et les arabesques ques qu'elles décrivaient sur une nappe anquille, profonde et qui semblait dor- mbre dus futaies; cau presque verte.\u201cnte et sournoise, mauvaise conseillère espoirs qu'elle fascine et qu'elle attire.miidente des amours naïves et des pre- -rments que Georges Chateauguay, frais de l'Université Laval, et Marguerite petite modiste, très douce et très blon- crard irrésistible, au minois souriant et \u201cvment expressif, avaient échangés sur \u201cts \u2018nse et très Jolie propriété qu'en- mailles étroites ct s'échappaient en guirlandes fleurs des rejets innom- de vigne folle, des pampres de toutes les liserons mauves et des liserons couleurs les plus diversement -, clochettes graciles teintées de bleu, \u2018le rouge, venait d'être achetée, disait- nonsieur Derastigny, homme d\u2019affaires \u201cnu dans les milieux financiers de.la \u2018e canadienne, à l'occasion du prochain de Mary, sa fille unique.\u2018velle était parfaitement fondée.\u2018tin de la même année, Georges Cha- devenu soudainement oublieux des is antérieurement contractées, épou- la personne de mademoiselle Derasti- 00,000 dollars qu\u2019il convoitait depuis :n treillage à lou Nees de dux :n tres joli mariage.narièrent bourgeoisement vers onze demie du matin.lerastigny, quarante ans, bien con- «gré certains revers de fortune et les ~ d'un mariage de convenance, la cérémonie, comme elle avait assister à son propre mariage, presque affalé sur la chaise bas- \u2018ux vagues, le regard noyé dans \u2018êilée de l'édifice.+ son habit de gala, sans un pli, nou- retiré de l\u2019armoire \u2014 l\u2019époux qu\u2019elle point choisi, mais qu\u2019on lui avait dé- \u2018nme on l\u2019eût fait pour le quelconque - u d'une robe), père maintenant d\u2019une mariait a son tour, trônait, satisfait, LA VILLA ROUGE NOUVELLE INEDITR sur un banc de velours rouge, mais paraissait à quiconque était un tantinet observateur, visiblement préoccupé de dissimuler tant soit peu, en meme temps que Vintérieure satisfaction qui jaillissait malgré lui de son regard clignotant.ses voeux enfin comblés et son orgueil content.La messe achevée, la sortie des époux aux bras l\u2019un de l\u2019autre, promenade lente et solennelle sur le parvis de l'église bien faite pour mettre en valeur le physique de l\u2019un et de l\u2019autre et l'expression recueillie de leur figure \u2014 fut tout particulièrement commentée par les nombreux invités.Chateauguay rayonnait dans son habit noir d'une coupe irréprochable et dont le haut parfaitement repassé se moulait sur son très haut faux-col blanc qui, lilialement, ressortait \u2014 son torse cambré, son air vainqueur, qu\u2019on eût, en d'autres temps, pu trouver un peu fat, ses gants d'un blanc immaculé faisaient comme son faux- col, très blanc aussi, l'admiration des demoiselles \u2014 TI répandait sur son passage un léger parfum ct des effluves de verveine, et passait ainsi, \u2014 tantôt souriant.tantôt grave.à pas Marguerite Nesmy, petite couturière, (rés douce et tres blonde.menus, à pas comptés, avec son épouse suspendue au bras gauche, \u2014 dans une double rangée d'orgueilleux chapeaux à plumes d\u2019autruche et de huit-reflets respectueusement inclinés.Mary Derastigny, devenue madame Georges Cha- teauguay, avait les yeux humides comme il convient, larmes de bonheur et de joie, ou bien larmes de circonstance ; un pleur de temps à autre, coulait le long de sa joue et venait tomber jusque sur sa robe, une robe exquise et neigeuse, sans falbalas ni fanfreluches.raffinement d'élégance, simplicité de bon goût, excellent exemple.exemple à suivre, marmottaient les matrones enthousiasmées, si doucement, qu'on aurait dit qu\u2019elles priaient.Mais, de l\u2019intérieur, on entendait les piaffements impatients des chevaux et le roulement des voitures qui s\u2019avançaient à nouveau vers le porche à la rencontre des conjoints et de leurs invités.Ils allaient, tous les deux, vers la sortie. pes, je trouvai dans l'une un vieux bouc dune grandeur extraordinaire, et dans l'autre ti + chevreaux, l'un mâle et les deux autre melles.le vieux bouc était si farouche que je + 9 savais que faire.Je n'osais ni entrer dans.1rébuchet, ni par conséquent l'emmener en ce que j'aurais néanmoins souhaité avec be.coup d'ardeur.11 m'aurait été facile de le ti.mais cela ne m'aurait servi de rien.Je le dus + geai donc et le laissai dans une pleine Lit: ve Je ne crois pas qu\u2019on ait jamais vu dam dl s'enfuir avec plus de frayeur.Il ne me rv Mt pas dans l'esprit alors que, par la faim, on vait apprivoiser même les lions ; car autrement je l'aurais laissé dans son trébuchet.et In, le faisant jeûner pendant trois ou quatre jours.ct lui apportant ensuite à boire et un petl de ble, je l\u2019aurais apprivoisé avec la même facilit les trois autres chevreaux.Ces animaux sn! fort dociles pour celui qui leur donne qu leur est nécessaire.; Quant aux chevreaux, je les tirai de leur fus se un à un: et les attachant tous trois à un me- « que 1331 Montréal, 26 janvier 1907.Album Universel (Monde llustré) No 1187 Doux Souvenirs Valse sur la \u201cRéverie\u201d de Maurice Gracey Par G.MICHIELS ¥ M°de Valse lente.a tempo, PIANO rall.espressivo 18 = yA a) Coda 0a p poco anim 2 I 149 LE 1382 Album Universel (Mende Illustré) Ne 1187 Montréal, 26 jauvie: 1 a | \u2014\u2014 \u2014 i ee =] \u2014_\u2014 J Lm \u2014\u2014 ee Hu pres a \u2014\u2014r 2 1a \u2018 ga als.rail fd 2 pp CODA PP 1% pare Album Universel (Mende Illustré) No 1187 Mentré: |, 26 janvier 1907 Réverie Tzigane A MAURICE DEPRET Mouvt de Valse wodérée.PIANO es pressivo.\u2014\u2014 lent \u2014\u2014 \\re ar \u2014\u2014 TVR mms ic th met dim ra lent \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PP PP À 151 \u2014 I Album Universel (Monde Illustré) No 1187 ' Montréal, 26 janvier 1907, Ÿ PP v RES 4 ï FE 83 - 4 CODA.Pp lent.he dim p, rallent 2.| i cu Ts Moderato.Toe = pp \u2014\u2014 ate.~~ .Vlontreal, 20 janvier 1907.me cordon, je les amenai chez moi: ce ne fut pourtant pas sans beaucoup de difficulté.|] auratent pu y devenir sauva- ce tnt autant que si je leur eusse a liberté de courir dans Tile: lleurs je n'aurais jamais pu les \u201cor Foc - deja fait environ cinquante sictres de ma haie, lorsque cette pen- sceire vint, Je changeai donc le plan le on enclos, et je résolus que sa longueur ne wi.que d'environ cent ving mètres, et sa lar.sr a peu près de cent.Cela me suffisait : co pace était assez étendu pour qu'un troupes édiocre de chèvres pût y vivre ; que si le \u201ceau devenait très nombreux, il m'était ai- « \u201clargir mon enclos.me ce projet me paraissait bien imaginé, vaillai avec beaucoup d'ardeur; et pen- lu ut cet intervalle je faisais paître mes \u2018x auprès de moi avec des entraves aux .de crainte qu'ils ne s'échappassent.Je nnais souvent des épis d\u2019orge et quel- ignées de riz.Ils les prenaient dans ma t de cette manière, je les rendais telle- pprivoisés, que lorsque mon enclos fut \u2018jue je les eu débarrassés de leurs entra- me suivaient partout en bélant pour s poignées d'orge ou de riz.l'espace d\u2019un an et demi j'eus un trou- douze têtes, tant boucs que chèvres et IX: deux ans après, j'en eus quarante- unique jen eusse tué plusieurs pour mon le travaillai aprés cela a faire cinq nou- vnclos, mais plus petits que le premier.4geai plusieurs petits parcs pour y chas- vhévres, afin de les prendre plus com- ut.et des portes pour qu\u2019elles pussent Ç nn enclos dans un autre.(+ 1 Int qu'assez tard que je songeai à pro- ot Album Universel (Mouade lllustré) No 1187 fiter du lait de mes chères.La première pensée qui m\u2019en vint me causa un très grand plaisir.Ainsi, sans hésiter un seul instant, je fis une laiterie.Mes chèvres me rendaient quelquefois huit ou dix pintes de lait par jour: je n\u2019avais jamais trait ni vache ni chèvre et n\u2019avais jamais vu faire le fromage ni le beurre; je vins pourtant à bout, après bien des essais et plusieurs tentatives infructueuses, de faire du beurre et du fromage, et depuis je n\u2019en ai jamais manqué.11 n\u2019y a point d'homme si sérieux qui ne se fût diverti de me voir diner avec toute ma famille, J'étais le roi et le seigneur de toute l'ile : maître absolu de tous mes sujets, j'avais sur eux droit de vie et de mort.Je pouvais les pendre, les écarteler, les priver de leur liberté ou la leur rendre.Point de rebelles dans mes Etats.Je dinais comme un roi, à la vue de toute ma cour: mon perroquet ; comme s\u2019il eût été mon favori, avait seul la permission de parler.Mon chien, qui alors était devenu vieux et chagrin, était toujours assis à ma droite.Mes deux chats étaient l'un à un bout de la table et l'autre à l'autre bout, attendant que, par une faveur spéciale, je leur donnasse quelques morceaux de viande.Ces deux chats n'étaient pas les mêmes que Je songeai a profiter du lait de n:es chèvres.ceux que j'avais apportés avec moi du vaisseau.[1 y avait longtemps que ces derniers étaient morts ; mais il avaient eu des petits ; j'avais gardé deux de ces petits et les avais élevés: les autres s'enfuirent dans les bois et devinrent sauvages.Je souhaitais beaucoup d'avoir mon canot: mais je ne pouvais me résoudre à m'exposer à de nouveaux hasards.Quelquefois je songeais au moyen de l'amener, en côtoyant, dans ma baie : et d'autre fois je me consolais de l'impossibilité de le faire.Mais il me prit un jour une si violente envie de me porter à la pointe de l'ile où j'avais déjà été et d'observer de nouveau les côtes en montant sur la petite colline dont j'ai parlé ci-dessus, que je ne pus résister à ce désir.Je me mis donc en chemm.Si dans la province d'York on rencontrait un homme dans l'équipage où j'étais alors, on s'e- pouvanterait ou l'on ferait des éclats de rire extraordinaires.Formez-vous une idée de ma figure sur l\u2019esquisse que j'en vais tracer.Je portais un chapeau d'une hauteur effroyable et sans forme, fait de peau de chèvre: jy avais attaché par derrière la moitié d'une peau de bouc qui me couvrait tout le cou: c'était afin de me préserver des ardeurs du soleil et de peur que la pluie n'entrât sous mes habits, car dans ces climats rien n'est plus dangereux.J'avais une espèce de robe courte faite.de 27 tetes a EE RS NS ST PP ee même que mon chapeau, de peau de chèvre.Les bords en descendaient jusqu'au-dessous de mes genoux; quant à mes pantalons, c\u2019était la peau d'un vieux bouc qui en avait fourni l'étoffe.Le poil était d\u2019une longueur si extraordinaire, qu'il descendait, comme les pantalons, jusqu'au milieu de ma jambe, Je n'avais ni bas ni souliers; mais je m'étais fait pour mes jambes une paire de je ne sais quoi, qui ressemblait néanmoins assez à des bottines : je les attachais comme on attache les guétres.Elles étaient, de même que tous mes autres habits, d'une forme étrange et barbare.J'avais un ceinturon de la même étoffe que les vêtements.Au lieu d'une épée et d\u2019un sabre.je portais une scie et une hache, l\u2019une d\u2019un côté et l'autre de l'autre.Je portais un autre ceinturon, mais qui n\u2019était pas aussi large; il pendait par-dessus mon cou, et à son extrémité, qui était sous le bras gauche, pendaient aussi deux poches faites de la mème matière que le reste ; dans l\u2019une je mettais ma poudre et dans l\u2019autre mon plomb.Sur mon dos je portais une corbeille.sur mes épaules un fusil, et sur ma tête un parasol assez grossièrement travaillé, mais qui, après mon fusil, était ce dont j'avais le plus besoin.Pour mon visage, il n\u2019était pas aussi brûlé qu'on pourrait le croire d'un homme qui n\u2019en prenait aucun soin; et qui n\u2019était éloigné de l'équateur que de huit à neuf degrés.Quant à ma barbe, je l'avais une fois laissée croître jusqu'à la longueur de vingt centimètres ; mais comme j'avais des ciseaux et des rasoirs, je me la coupais ordinairement d'assez près.hors celle qui me croissait sur la lèvre supérieure.Je m'étais fait un plaisir de lui donner la tournure d'une moustache à la mahométane et telle que la portaient les Tures que j'avais vus à Salé, car les Maures n'en ont point.Je ne dirai pas ici que mes moustaches étaient d\u2019une telle longueur que j'y aurais pu pendre mon chapeau : mais j'ose bien assurer qu'elles étaient si longues et si bizarrement arrangées.qu'en Angleterre elles auraient paru *_+ cffroyables.Mais ceci soit dit en passant.Je reviens au récit de mon voyage ; j'y employai cinq ou six jours, marchant d\u2019abord le long des côtes, tout droit vers le lieu où j'avais mis autrefois mon canot à l'ancre.De là je découvris bien aisément la colline qui m'avait servi d'observatoire.J'y montai, et quel fut mon étonnement de voir la mer calme et tranquille! Point de mouvement impétueux, point de courant.pas plus que dans ma petite baie.Je donnai la torture a mon esprit, afin de pé- nêtrer les raisons de ce changement.Je résolus d'observer la mer pendant quelque temps, parce que je soupçonnais que le furieux courant dont j'ai parlé n'avait d'autre cause que le e- flux de la marée.Je ne fus pas lontemps sans être au fait de cette étrange mutation de la mer: car je vis, à n'en pouvoir douter, que le reflux de la marée, partant de l'ouest et se joignant au cours de quelque rivière, était la cause du courant qui m'avait emporté avec tant de violence.Et, selon que les vents de l'ouest et du nord étaient plus ou moins violents, le courant s'étendait jusque sur l'ile ou se perdait à une moindre distance dans la mer.C'était avant midi que je faisais toutes ces observations, mais celles que je fis le soir me confirmèrent dans mon opinion.Je revis le courant.de même que je l'avais vu autrefois, avec cette différence pourtant qu\u2019il ne portait pas directement à mon île ; il s'en éloignait d\u2019une demi- lieue.TE Cat De toutes ces observations, je conclus qu'en remarquant le temps du flux et du reflux, il me serait très aisé d'amener mon canot auprès de ma maison.Mais le souvenir des dangers passés me causait une frayeur si extraordinaire, que je n\u2019osai jamais réaliser ce projet.J'aimai mieux former un autre plan, dont l\u2019exécution était plus sûre, quoique plus laborieuse : c'était de faire un autre canot.Ainsi j'en aurais deux, l\u2019un pour ce côté de l\u2019île et l\u2019autre pour l\u2019autre côté.J'avais, comme on sait, deux habitations, s'il est permis de m'exprimer ainsi.L'une était ma tente ou ma petite forteresse, entourée de sa palissade et creusée dans le roc: je m'y étais ménagé plusieurs chambres.Dans la moins humide et la plus grande, qui avait une porte pour sortir hors de la palissade, je tenais les grands pots de terre dont j'ai fait ci-dessus la description, et quatorze ou quinze grandes corbeilles dont chacune contenait cinq ou six boisseaux.Ces corbeilles me servaient à recueillir et garder mes provisions, et particulièrement mes grains: les uns encore dans leurs épis, et les autres nus, et que j'avais froissés hors de leurs épis avec les mains.Les pieux de ma palissade étaient devenus de grands arbres, et tellement touffus, qu'il était comme impossible d'apercevoir qu'ils renfermassent dans leur centre un lieu habité.Tout auprès, mais dans un endroit moins cle- vé, j'avais un champ où je semais nies grains.Et comme je le cultivais avec le plus grand soin, j'en tirais chaque année une abondante récolte.S'il v avait eu pour moi nécessité d'avoir plus de grains, j'aurais pu grandir ce champ sans beaucoup de peine.Outre cette habitation, j'en avais une autre que j'appelais ma métairie ou ma maison de campagne.J'y avais un beau berceau de verdure, que j'entretenais avec beaucoup de soin.c'est-à-dire que j'émondais la haie qui fermait ma plantation, de manière qu'elle n'excédät pas sa hauteur ordinaire.Les arbres qui dans l'origine n'étaient que des pieux, mais qui ¢taient devenus avec le temps des arbres très élevées et bien enracinés, je les cultivais de iaçon qu'ils pussent étendre leurs branches, devenir touffus ct par là Jeter un agréable ombrage.Au milieu de ce circuit j'avais ma tente: c'était une pièce d'une voile bien étendue sur des perches.Sous cette tente j'avais placé un lit de repos, ou une petite couche faite de la peau des bêtes que j'avais tuées, et d'autres substances molles.Unc couverture de lit sauvée du naufrage et un gros surtout servaient à me couvrir.Voila quelle était la maison de campagne où je me retirais lorsque mes affaires ne me retenaient point dans ma capitale.À côté, et tout aux environs de mon berceau, étaient les pâturages de mon bétail, c'est-à-dire de mes chèvres; et comme j'avais pris des peines inconcevables à partager ces pâturages en divers enclos, j'étais aussi fort soigneux d\u2019en conserver les haies.Je portai même mon travail et mes soins sur cet article jusqu\u2019à planter tout autour de mes haies de petits pieux en trés grand nombre et fort serrés.C\u2019était une palissade plutôt qu\u2019une haie.On n\u2019y pouvait pas fourrer la main ; et dans la suite ces pieux, ayant pris racine et croissance comme ils firent par le premier temps pluvieux, rendirent mes haies aussi fortes et même plus fortes que les meilleures murailles.Tous ces travaux prouvaient bien que je n'étais pas paresseux, et que je n\u2019épargnais ni soins ni peines pour me procurer de quoi vivre avec quelque aisance.\u201cLe troupeau de chèvres, disais-je en moi-même, est pour toute ma vie, füt-elle de quarante années, un vivant magasin de viande, de lait, de beurre et de fromage.Je ne dois donc rien négliger pour ne pas les perdre.\u201d Album Universel (Monde Illustré) No 1187 Mes vignes étaient aussi dans ces quartiers ; j'en tirais des provisions de raisins pour tout l'hiver.Je les ménageais avec toute la précaution possible.C\u2019étaient mes mets les plus délicieux ; ils me servaient de médecine, de nourriture et de rafraichissements.D'ailleurs cet endroit se trouvait justement à mi-chemin de ma forteresse et de la baie où j'avais mis mon canot.Lorsque j'allais le visiter, je m'arrétais dans ce lieu et j\u2019y couchais une nuit.J'avais toujours eu grand soin de mon canot: j'éprouvais beaucoup de plaisir à me promener sur la mer; mais je prenais garde à ne pas trop m'éloigner du rivage: je n\u2019osais m'en écarter tout au plus que de deux jets de pierre.J'appréhendais que le vent, quelque courant, ou quelque autre hasard ne m\u2019emportât bien loin de mon ile.Mais me voici insensiblement arrivé a un genre de vie bien différent de celui que j'ai dépeint jusqu'ici.XX RENCONTRE ATLARMANTE.DANGER MESURES DE PRECAUTION.Un jour, que j'allais à mon canot, je découvris très distinctement sur le sable des mar- Je dinais comme un roi a la vue de toute ma cour ques d'un pied nu.Jamais je ne fus saisi d'une plus grande frayeur: je m'arrétai tout court, comme si j'eusse été frappé de la foudre ou comme si j'eusse vu quelque apparition.Je me mis aux écoutes, je regardai tout autour de moi: mais je ne vis et n'entendis rien : je montai sur une petite éminence pour voir plus au loin; j'en descendis et j'allai au rivage, mais je n\u2018apercus rien de nouveau, ni aucun autre vestige d'homme que celui dont je viens de parler.J'y retournai dans l'espérance que ma crainte n'était peut-être qu\u2019une imagination sans fondement : mais je revis les mêmes marques d\u2019un pied nu, les orteils, le talon et tous les autres indices d'un pied d'homme.Je ne savais qu'en conjecturer: je m'enfuis à ma fortification, tout troublé, regardant derrière moi presque à chaque pas et prenant tous les buissons que je rencontrais pour des hommes.Il n\u2019est pas possible de décrire les diverses figures qu'une imagination effrayée trouve dans tous les objets.Combien ne m'\u2019est-il pas venu dans l'esprit d'idées folles et de pensées bizarres, pendant que je m\u2019enfuyais à ma forteresse ! 28 Montréal, 26 janvier 1907.Je n\u2019y fus pas plutôt arrivé, que je N'y jetai comme un homme qu\u2019on poursuit : je ne même me gouvenir si j'y entrai par l'écho] par le trou qui était dans le roc, et que J'appelais une porte.J'étais trop effrayé pour que cela fût resté dans ma tête.Jamais lapin ni \u201cvnaye ne se réfugia dans son terrier avec Ba de frayeur que moi dans mon château, car es ainsi que je l\u2019appellerai dans la suite.Je ne pus dormir de toute la nuit: à mure que je m\u2019éloignais de la cause de ma fraveur mes craintes s'augmentaient encore, au con traire de ce qui arrive ordinairement.Mes idée.cffrayantes me troublaient tellement que, quei- que fort éloigné de l'endroit où j'avais pui rey te alarme, mon imagination ne me repré ni rien qui ne füt triste et affreux.Quels \u201ctres avaient laissé l'empreinte que je venais d'apercevoir?Bien certainement, ce ne pouvait \u2018re que des sauvages du continent qui, s'étant mis en mer avec leurs canots, avaient été purtes dans l'ile par les vents contraires, ou par les courants, et qui avaient eu aussi peu d'envie rester sur ce rivage désert que j'en avais mi même de les y voir.puis ¢ oy Pendant que ces réflexions roulaient dans mon esprit.je rendais races au ciel de ce que je ne m'étais pas trouvé alors dans cet endron de l'ile et de ce que mon canot avait échappe a leurs yeux, car s'ils l'avaient vu, ils en auraient certainement conclu que l'ile était habitée, ce qui aurait pu les porter à me chercher et nran rait fait découvrir.Dans certains moments je m'imaginais que mon canot avait été trouvé, et cette pensée m'agitait de la manière la plus cruelle ; je m'attendais a les voir revenir en plus grand nombre, et je craignais que quand même je pourrais me dérober à leur barbarie, ils ne trouvassent mon enclos, ne détruississent mon blé, n\u2019emmena- sent Mon troupeau et ne me réduisissent ain a mourir de faim.Dans cette situation, je me reprochai dave cu la paresse de ne semer qu'\u2019autant de gra qu'il m'en fallait jusqu'à la saison nouvelle, « je trouvais ce reproche si juste, que je pris |» résolution de me pourvoir toujours pour det ou trois années, afin de n'être pas expose mourir de faim, quelque accident qui pût m° river, De combien de sources secretes, oppusees unes aux autres, les différentes circonstance ne font-elles pas sortir nos passions\u201d Nou haïssons aujourd'hui ce que nous chérission hier; nous désirons un objet avec ardeur, « quelques moments après nous ne saurions se\" lement en soutenir l'idée.J'étais alors un trist- et remarquable exemple de cette vérité.Autre fois, je m'affligeais mortellement de me voi entouré du vaste Océan, condamné à la soli tude, banni de la société humaine: je me regar dais comme un homme que le ciel trouvait in digne d'être au nombre des vivants, et de teni- le moindre rang parmi les créatures.La seul vue d\u2019un homme m'aurait paru une espèce de résurrection, et la plus grande grâce, après mon salut, que je pusse obtenir de la bonté devinc.À présent, je tremble à la seule idée d\u2019un être de mon espèce ; l'ombre d\u2019une créature humai ne, un seul de ses vestiges me cause les plu mortelles frayeurs.Un matin, étant dans mon lit, inquiété par mille pensées touchant le danger que j'avais à craindre des sauvages, je me trouvais dans l'accablement le plus triste, quand tout d\u2019un coup ce passage des saintes Ecritures me revint dans l\u2019esprit: \u201cInvoque-moi au jour de la détresse.et je te délivrerai, et tu me glorifieras.\u201d (A suivre) Montreal, 20 janvier 1907.L'assemblée tout entière fit chorus.Les gen- hommes levèrent leurs coupes et les dames (gitérent leurs mouchoirs blancs.Les vieilles rallies 1ressaillirent de joie au bruit des ap- ulsl plauchs-ements.Co Ja - chansons et les discours se succédèrent divisant comme avec une lame d\u2019or les spides du dessert.Clit het VIII nes discours n'étaient pas de mode diner, et l\u2019on ne gâtait pas le plaisir \u201clv et les charmes de la conversation rminables périodes sur des sujets éter- A t rebattus.recois crut devoir, toutefois, remercier de l'honneur grand qu\u2019ils avaient dai- aire.sortes de Belmont depuis si longtemps dit-il, sont ouvertes aux amis, main- ae mon fils est de retour.Belmont ne 4 sient plus.J'espère que Pierre.| it à sourire mais il se donna garde de vie seux du côté où ses paroles pouvaient qu p d'écho.re que Pierre trouvera quelqu'une de « - \u2018armantes Québecquoises pour partager - \u2018v soin de sa maison, et nous donner ane © che hespitalité quand nous y revien- iron Io vnses applaudissements répondirent à cs paicles pleines de signification.Les dames \u201cout -ugissantes comblèrent le bourgeois de \u201cqutie: les messieurs firent éclater leurs bra- =\" las jouissaient par anticipation de ce re- 4 ave lement de la charmante hospitalité de Delment 1! pleut des gâteaux! dit le chevalier à sa netic voisine, et les gouttes d\u2019or du bonheur ne tombent que du coeur de la femme! (u'en pensez-vous, Hortense?Quelles sont les teunes filles de Ouébec qui consentiraient à partager avec Pierre le soin de faire les hon- \u201ceurs du château de Belmont?\u2014Toutes! répondit Hortense.Mas pourquoi, ajouta-t-elle, le bourgeois l'hilibert ne parle-t-il que des demoiselles de Vuchee Il sait pourtant que je suis des Trois- Kivicres, moi! -{0h\"il a peur de vous! vous transformeriez Belmont en un paradis! Ce serait plus beau que a promenade sur le cap, lorsque tout le beau monde de Québec s\u2019y promène! Qu\u2019en pensez- sous, pere de Berey?\u2014 Jeu pense ce que dit Horace! Et je suis ir qu'lorace est ce qu\u2019il y a de mieux après ws lt jes! \u201csque suras laudo, et integer ego!\u201d VIII le méme, continua de La Corne, j\u2019es- ftTe « l\u2019ierre fera son choix avant longtemps.Nou ns hâte d'opérer une descente journa- liere les catacombes du vieux Provençal, soo ier! c'est là que sont ensevelis les mel.crus de la France! Le alier disait cela a dessein, pour inquiet.vieux Provençal qui se tenait debout es chaise, et révait à son cellier si bien mpi om i Jierre ne se marie pas, demanda Hor- : ¢ deviendra-t-il, que deviendrons- Mots.- surtout?= bon garçon, nous boirons son vin tout de sicme ! nh i Pierre, fit le chevalier familiére- Mai wit que tu te maries ! c\u2019est ton devoir ! \u201c> J\" Hal pas besoin de te le dire, tu te Mariers C'est visible comme le chemin de Pé- Album Universel (Monde Illustre) No 1187 ronne à Saint-Quentin, un chemin aussi bon qu'un autre et aussi vieux que Chinon en Touraine, Québec est un sac de perles.l\u2019rends la première venue et elle vaudra une rançon de juif! Si tu as la chance de tirer la plus belle, vends tout ce que tu possèdes et va l'acheter, comme il est dit dans l\u2019l£vangile! N\u2019est-ce pas, père de Berey?1l me semble avoir entendu quelque chose comme cela tomber de la chaire des Récollets ! \u2014Chievalier, je n\u2019ai rien à vous apprendre, je vois! et je ne commenterai point votre parabole.Je garde mes commentaires pour mes frères de Saint-François, afin de leur faire comprendre qu'en renonçant au monde, il n\u2019ont pas perdu grand'chose! Mais quand le colonel Phili- bert aura trouvé cette perle précieuse.Le père regarda du coin \u2018e l'oeil Amélie de Repentigny.11 était un peu dans le secret.Quand il aura trouvé cette perle d'un grand prix, je lui promets que les cloches de notre monastère sonneront le plus joyeux carillon qui ait été entendu depuis le mariage du dauphin, alors qu'à force de tirer sur les cordes, le grassouillet frère Le Gros s\u2019est affaissé hors d\u2019haleine et que le frère Bref, un petit courteau, s'est allongé d'une demie verge.Plusieurs répondirent au bon père par un éclat de rire.IX Hortense se mit à plaisanter le chevalier, ce vieux veuf qui n'osait plus entreprendre de parcourir le chemin de Péronne à Saint-Quentin ! \u2014Si vous le vouliez, nous le iranchirions ensemble! dit-elle, comme deux bohêmes, avec tout notre trésor de bonheur sur le dos! à travers le monde!.\u2014DMieux que cela! exclama de La Corne, vous êtes digne de voyager sur un affût de canon dans ma prochaine campagne! Ca vous irait-il?Hortense lui tendit la main : \u2014C\u2019est mon rêve ! dit-elle.Je suis fille de soldat, j'espère devenir femme de soldat, et mourir veuve de soldat! Mais, c'est assez de badinage.Il est plus malaisé d\u2019être spirituelle que sage.Tiens! mon cousin Le Gardeur a quelque chose qui l\u2019agace.Le Gardeur lisait un billet qu'un valet venait de lui remettre.Il le froissa avec colère et fit un mouvement comme pour le déchirer.Il le dissimula dans son habit, cependant.Sa gaieté était disparue.x ! Une autre personne avait surpris avant Hor- tense de Bcauharnois le geste rapide de Le Gardeur ; c\u2019était la bonne Amélie.Elle aurait bien voulu aller s\u2019asseoir un moment auprès de son frère, mais elle ne pouvait rompre le cercle étroit d'amis qui la tenaient prisonniére.Elle soupçonnait Angélique Des Meloises d'avoir écrit ce billet.Le Gardeur vida, coup sur coup, deux ou trois verres, s'excusa auprès de sa partenaire, qui ne fut pas dupe, et sortit de table.Amélie se leva vivement, demanda pardon au bourgeois, et le rejoignit dans le parc.L'air pur et frais du soir invitait à la promenade.La jolie Cécile Tourangeau qui se trouvait au côté de Le Gardeur, avait jeté un coup d'oeil sur le papier et reconnu l'écriture d\u2019Angélique.Elle n\u2019eut pas de peine à deviner pourquoi son voisin la quittait si promptement.Le dépit fit monter le rouge à son front, la marque en devint de plus en plus pourpre.Mais le monde roule toujours avec ses alter- 47 1337 natives de tempétes et de calme, de soleil et d'obscurité.XI les convives laissèrent la table et se dirigèrent qui vers le salon, qui vers l'observatoire, qui vers le parc.Cécile était d\u2019un heureux caractère et se consolait vite de ses chagrins.Le beau Jumonville de Villiers l\u2019invita à monter au grand balcon, où se passait, disait-il, une scène très drôle.Elle le suivit et le souvenir de son récent mécontentement se dissipa aussitôt.Une scène très drôle, en effet, avait lieu sur le balcon.Un groupe de jeunes filles demi-sé- rieuses, malgré leurs rires éclatants, entouraient le docteur Gauthier et le suppliaient de lire leur destinée dans les étoiles.Les étoiles, ce soir-là, brillaient avec un éclat inaccoutumé.À cette époque, comme encore de nos jours, et comme dans tous les âges, les femmes, à l'exemple des anciens juifs, demandaient des signes, tandis que les grecs \u2014 c\u2019est-à-dire les hommes \u2014 demandaient la sagesse.La femme a toujours été curieuse et elle le sera toujours! Elle essaiera sans cesse de surprendre les décrets du destin, au sujet de Ja question suprême de son existence, le mariage.XII C\u2019est en vain que le docteur protestait, demandait grâce, plaidait les circonstances atténuantes, absence complète de télescope, les dames ne voulaient point accepter ses raisons.\u2014 II sait le ciel par coeur, se disaient-elles, et peut lire nos destinées dans les étoiles, comme un évêque lit dans son bréviaire.Il était dans tous les cas d\u2019une bonne nature et d\u2019une extrême complaisance.Bon nombre de ces hommes dévoués sont ainsi chaque jour la proie de leurs amis.Hortense insistait plus que les autres : \u2014Dites-moi ma destinée, répétait-elle en riant, je veux la savoir! Si les étoiles m\u2019ordonnent de vous épouser, je le ferai! j'en suis capable, je vous le promets! Le docteur céda.\u2014FEn face d\u2019une semblable promesse, fit-il, je tenterais l\u2019impossible.\u2014Ne me cachez rien! reprit la jeune fille ; n\u2019ayez pas peur de m\u2019annoncer la couronne de reine ou la robe de bure des vieilles filles de Saint-Cyr.Les filles de Québec accrochent leurs espérances aux étoiles, aux plus brillantes surtout ! Elles sont trop aimantes pour vivre seules et trop fières pour vivre pauvres.Quant à moi, je n\u2019attendrai pas, pour m\u2019embarquer, un vaisseau qui n\u2019arrivera jamais, et, pour me nourrir, un fruit qui ne saurait mûrir.XIII Tout le monde s\u2019amusa de la joyeuse plaisanterie.Quelques dames levèrent les épaules et se regardèrent à la dérobée.Elles auraient voulu, cependant, avoir le courage d'en dire autant.\u2014Eh bien ! ordonna le docteur,placez-vous devant moi, mademoiselle de Beauharnois, l'heure solennelle va sonner, et il faut d\u2019abord que j\u2019étudie vos regards.Hortense s\u2019avanga.\u2014C\u2019est un des priviléges de cette étude aride, fit-il cn souriant.Et il semblait se complaire à regarder cette belle et svelte jeune fille qui se tenait bravement devant lui.\u2014La solliciteuse, commença-t-il gravement, est grande, droite, élancée, a les bras longs, les mains et la tête petites, les cheveux presque noirs, les yeux perçants, noirs comme la nuit I 338 et pleins de feu, elle est vive, énergique, spiri- tuclle, sensée.\u2014Oh! dites-moi ma bonne fortune, docteur, non pas mon caractére!.Vos flatteries me font rougir, s'éeria-t-elle.irémissante et prête à fuir, \u2014Nous allons voir ce qui va découler de là, répondit le docteur d'un air sombre._ Et de sa canne au pommeau d'or il fit le geste de diviser les cieux en quatre parties, comme les augures des temps anciens, et il compta les planètes dans leurs maisons.oo I! était sérieux ; Hortense aussi.Elle suivait son regard parmi les astres brillants \u201c Qui roulent en disant la puissance des dieux.Pi ; * En portant humblement leurs ordres en tous [lieux ! le seigneur de l'ascendant, dit-il, est dans la dixième maison, avec le seigneur de la septie- me.En conséquence, la solliciteuse épousera l'homme né pour être son mari, et non pas l'objet de ses premières amours et l'espérance de sa jeunesse.[es étoiles ne mentent conume se parlant à lui-même.Jupiter dans la pas.continua-t-il, septième maison nous annonce que le mariage élève en rang et en dignité! et Mars, dans la sixième, présage des succès sur les champs de bataille.O prodige! Hortense! le sang des Peauharnois va devenir un sang royal! Il coulera dans les veines des souverains de France! d'Italie! de Flandres! mais jamais des souverains qui règneront sur la Nouvelle-France.Car Saturne, qui est dans la cinquième maison.regarde sourdement les gémeaux qui régissent l'Amérique.\u2014 Viens, Jumonville! exclama Hortense, fe- licite Claude de la grandeur future de la maison de Beauharnois! mais plains-moi, car je ne verrai rien de ces choses, moi! Je me soucie peu des rois et des reines de l'avenir, mais je m'intéresse beaucoup à ceux que j'aime, et je voudrais les voir au comble des honneurs et de la feli- cité!.Viens, Jumonville! fais parler les augures a ton tour.Si le docteur découvre la vérité à ton sujet, je croirai ce qu'il m'a prédit.\u2014C'est une heureuse idée, Iortense! répliqua Jumonville.I] v a longtemps que j'ai accroché mon chapeau aux étoiles: que le docteur le trouve s\u2019il en est capable! XIV Il était superbe, Jumonville, avec sa figure martiale et sa taille forte et souple.Le docteur, d'humeur charmante maintenant, l'examina attentivement et avec un intérêt immense pendant une minute, puis, de nouveau, avec une solennité digne d'un véritable pontificat, il leva sa canne et décrivit une figure dans les cieux étoilés, Il parut réfléchir, ensuite il abaissa sur le jeune homme un regard anxieux.\u2014Rien de bon?mauvais signes?docteur, fit vivement Jumonville.Et ses yeux brillants semblaient défier la fortune et les dangers invisibles.\u2014Le \u201cHyleg\u201d, celui qui donne la vie est terrassé par Mars dans la septième maison, et Saturne, dans l'ascendant, est d'un mauvais aspect, dit avec lenteur l'astrologue improvisé.\u2014Je suppose, docteur, repartit Jumonville, que cela sonne comme la guerre et signifie des batailles ! C'est une bonne fortune pour un soldat ! Continuez ! le docteur poursuivit en regardant le ciel : \u2014Vénus est favorable.L'amour, la renommée, l'immortalité, vous attendent, Jumonville de Villiers!.Vous mourrez sous les drapeaux de votre patrie et pour votre roi!.\u2026.Album Universel (Monde Hlustré) No ti87 V'ous ne vous marierez point.Toutes les Nouvelle-France verseront des En mourant vous sauverez femmes de la larmes sur vous! votre sol natal! Comment cela?je nen sais rien.Mais, \u201cseriptum est\u201d, c'est écrit, Jumonville! ne m'en demandez pas davantage.XV Tous les curieux qui écoutaient le docteur.sentirent comme un fluide électrique, un frisson rapide courir dans leurs veines, La joie bruvante se calma, la superstition avait encore à cette époque un grand empire sur les esprits.le docteur s'assit et essuva les verres de ses lunettes, \u2014Je n'ai plus rien à dire ce soir, affirma-t-il.J'ai méme été trop loin.J'ai badiné avec des choses sérieuses et j'ai pris au sérieux des badinages, Je vous demande pardon, Jumonville, de m'être plié à vos fantaisies.le jeune honime se mit à rire de bon coeur.\u2014Hi la renommée, l'amour et l'immortalité doivent étre mon lot ici-bas, pourquoi redou- terais-je la mort?remarqua-t-il.Le plus ambi- ticux des soldats ne désire rien de plus! Rien que pour ctre pleuré des femmes de la Nouvel- le-France, je voudrais mourir! et cela en vaut bien la peine! dit-il en regardant Hortense.Les paroles de Jumonville se gravèrent à jamais dans l'ame d'Hortense de Beauharnois e* li remplirent d'une douce et triste ivresse.XVI Quelques années plus tard, Jumonville de \\illiers tombait sur les bords de la Monongahela, sous les plis du drapeau blanc.Et parmi les filles de la Nouvelle-France qui pleurèrent sa destinée, nulle ne versa des larmes plus amères que sa tendre et belle fiancée.Hortense de Beauharnois.les prédictions du sieur Gauthier se redirent partout alors comme une histoire étrange et vraie.Elles passèrent dans les traditions populaires.Elles se racontaient encore et le souvenir des fêtes de Belmont était perdu depuis longtemps! la Nouvelle-France n'avait ni oublié, ni pardonné la mort du brave Jumonville, quand eut lieu la grande révolte des colonies anglaises, Le congrès fit alors un vain appel aux Canadiens.les proclamations de Washington furent foulées aux pieds, ses troupes furent repoussées ou retenues prisonnières.Si la mort de Jumonville fit perdre, en grande partie, le Canada à la l\u2019rance, elle le donna, d'autre part, à l\u2019Angleterre.les secrets de la Providence dans le gouvernement ct la vie des peuples sont bien merveilleux! et souvent la destinée d'un continent entier dépend de la vie ou de la mort d'un seul homme ! Mais tous ces événements reposaient encore clans les mystérieux abîmes de l\u2019avenir.Le vaillant Jumonville qui devait tomber, et Coulon, son frère, qui le vengea si noblement, en épargnant la vie à Washington, étaient alors les plus éveillés des gais convives du bourgeois Philibert.XVII l'endant qu'un groupe de jeunes gens, moitié sérieux, moitié badins, cherchaient ainsi à découvrir, dans les étoiles, ces concordances qui devaient leur assurer le bonheur, Amélie se promenait avec son frère, dans une allée tranquille du vaste parc.Le ciel de l'occident gardait encore, à son horizon, quelques lumineux vestiges du soleil disparu depuis longtemps.L\u2019obscurité était profonde sous les chénes et les pins.La vallée pa- 48 Montréal, 26 Jans or 1907 raissait comme un abime de ténèbre,, pouvait suivre, au fond, la course de |.rivière par le rayonnement des étoiles dans Peau, La marée montante apportait du Élenve mense un air frais et encore légèreme gné de la senteur du varech.Le Gardeur se sentait plus calme, \\miclie le domptait à force d'affection.11 S siren sur un banc en face de la vallée, loi (| le, du bruit.Amélie pouvait se risque qui lui faisait tant de mal.1 l'on Im- Limp a dou- Fa dire ve XVIII \u2014J'aurais eu peur de vous offense: 4 | l'heure, fit-elle, en lui serrant les mai, Ja vais dit tout ce que j'éprouve le beson ye dire.Je ne vous ai jamais offensé, n'est a mon frère, jamais?\u2014 Jamais! adorable petite soeur! ii.tout ce que tu voudras! demande-moi v-ut ce que tu désires!.je ne crains qu'une chose, c'est d'être indigne de ton affection.\u2014Non! Le Gardeur! vous n\u2019en êtes pas in- ligne! vous êtes le seul frère que Dieu m'ait donné, je vous aimerai toujours!.Mais d'autres ne vous jugent pas aussi bien et cela me chagrine fort.ll recula; son amour-propre s'effravat, inais il savait qu'Amélie avait raison: \u2014J ai ¢te faible, Amélie, fit-il aussitot, je l'avoue, Ce message m'a causé du dépit.Hill à choisi le moment.Angélique Des Melo ses est sans piti¢ pour ceux qui l'aimemt \u2014Oh! mon cour me le disait bien! je le pensais! c'est donc elle, Angélique, qui vous « cn- voy¢ le billet que vous avez lu a table?\u2014Sans doute ; elle seule pouvait me causer ce trouble.Elle déteste le bourgeois ct veut m'arracher aux amusements de cette fète qu'il donne en l'honneur de Pierre.Je vais lui ubéir, mais elle aussi m'obéira, et cette nuit meme! D'une façon ou d'une autre, il faut que cc'a î- nisse.Tu peux lire sa lettre, Ameélic.\u2014C'est inutile, mon frère.Je connais assez \\ngélique pour redouter son influence.Eile a toujours fait la terreur de ses compagnes.\u2026 Mais vous ne laisserez pas la fête, n'est-ce ;1s?ajouta-t elle d'une voix suppliante.Elle savait que ce serait un grand mangu de courtoisie envers leur ami Pierre.\u2014I1 le faut, Amélie! Angélique serai ile aussi méchante qu'elle est belle, je l'ain: rai toujours!.Je l\u2019en aimerais davantage' Si elle venait à moi, comme Hérodiade av.la téte de Jean-Baptiste sur un plateau, je { :ais mieux qu'Hérode, je tiendrais mes serment -! \u2014O mon frère! mon frère! soupira la pauvre Amélie.Les De Repentigny n'aiment pas si follement que cela!.Non, jamais! quel philtre empoisonné avez-vous donc bu pur vous éprendre ainsi d\u2019une femme qui vous tiai- te en esclave!.Non, Le Gardeur! vous n'icz pas! vous n\u2019irez pas! supplia-t-elle encorc en se jetant à son cou.Ici, avec votre petite suctir, vous êtes en sûreté! vous ne le serez plus si vous entrez dans cette maison des Des \u201c'v- loises ! \u2014Je dois y aller, j'irai!.je le sais, j'ai bu un philtre enchanté, mais je ne veux point d'antidote ! Le monde ne saurait me guérir de mon amour pour Angélique ! Laissez-moi donc partir que j'aille recevoir d\u2019elle mon châtiment pour être venu à Belmont et ma récompense pour avoir obéi à ses ordres ! \u2014 Pauvre frère! pensez-vous qu'Angélique réponde à votre amour?Elle est, comme nous toutes, faible et inconstante! Elle n'est pas.cette Angélique, l'idéal que l\u2019homme cherche dans la femme qu\u2019il aime!.\u2026.(A suivre) 1339 7 Ln Wy Q\\ CG HY | y A [AY ly.| / \\ ac LÉ ON Sl N \\ T= / Ji \\ (Ae 3 fd \\ K\\ Z 270 DS ; \u201cuw I |) If NS \\ I À ID) os 7 a, » / 4 \\ ç i | A / WN (CA # a \u2014 p \\ NS i H M er =\" as A \\ 7 RN \u2014\u2014 LR] } AZ) \\ GW) ,N Gi me il (x) ¥ SN ZS N [LL [A = \u2014\u2014 SA CN NN > = Lada ® ; @ NN Ry 2 ç \u2014\u2014 TE AVN à SN = FN SN 1e \u201csu PAS CR Se \u201c7 | [os ee, 4 poo fey NM Le NS J 7) eo SE er A a N WU) | EN = 5 ea DT A ed Naas SEE CSS SES 15 ES 2 À at ~ ON aT IR TE RE Sa ee a = NES SENS RSS er CSSS v À NW Q PSY 7 = = RO SSSR AO a dy SAS A ès NE \\\\ ON\u201d SSSR A ry SES CE Se RE vw, z 5 5 7 re A M CS PRES CAS se di) NC === I S nc) | £0 % san Fo] an a =.\\ ° Ske \\\\ q SA 4 a Ly AR Sa, SARS NSN Sef) \u2014 i a For ~~ y nas FE 3 , ( vw) N NO \\ W pond < ) À 4 pe ns QU A = a SI, O7 % pe VIR 3 5 | Album Universel (Monde Illustré) No 1187 L'ASCENSION ?113 S NX / = \\\\ N = Wl bz % == ily AX E Na WL al dé a { 0 = y D LE ) y \u2014 \u2014 A 7 IA S y/ J 2 2 | Hd a À & a { ERA ; J 1 ON No A = te ~~ = \\ TIN A 7 ( kK.N 3 = (of A 5 ZZ À / S i AS 7 / J | _.pes 2 a \\ Ny = 2% 7 GE Cl Ne =F 7 ANS 4 IN LN ZA & = A 7 7 NS NS 2 A \u20ac y 2 27 7 NF =) | 3 CA v7 F4 {l 7 7 EN 4 N NS Ne le ee 0 oY LL > te tr Er _ Le es Le Album Universel (Monde Illustré) No 1187 Montréal, 26 janvier 190) e > set) v 2 ERS \\ [4 OR E (7 Dans le parc Raisons sérieuses l'remier monsieur Enfin, je me demande coment 11 peut la trouver bien Second monsieur \u2014 Ah! mon cher, elle à un million de raisons pour être trouvée charmante ! l\u2019ar exemple! un mil- La comtesse, inspectant le ciel avant de son tir: \u2014Voilà un bien vilain nuage, j'ai grand'peu: qu'il ne tarde pas à crever.le jardinier, tout en béchant : \u2014Bah! madame la comtesse, nous sommes tous mortels ! lreanter monsieur La tranquillité des parents \u2014 L'idéal de l\u2019enfant Mais il arrive à la table juste au moment ou sa mére pose le plat.Cette fois, plus moyen de fuir, la maudite cuillère s'avance, l'odeur de huile pénètre dans le nez du petit garçon, quite peur de tomber, se cramponne à la nappe.Tandis que Mme Durand sert un magnifique rognon à la sauce, M.Durand est chargé de faire prendre à son fils la cuillerée d'huile de foie de morue.L'enfant fait le tour de la salle.à reculons, fuvant devant l'écoeurant remède.La tranquillité des parents \u2014 L'idéal de l'enfant (Suite) (M comprend la colère du digne bourgeois.Il se précipite sur son fils, le saisit et lui en- tonee coup sur coup deux cuillerées d'huile.Mais il tombe tout de mème.entraînant la nappe.Le plat de rognon est projeté en l'air.et toute la sauce retombe sur la figure du pauvre M.Durand.ERNST S00 Sha Td GW LJ J + =) AR 2 | \\ ; La tranquillité des parents \u2014 L'idéal de l'enfant (Suite et fin) le docteur arrive et se fait expliquer l\u2019incident:\u2014Que d'aventures pour si peu de choses: Mais cela ne serait pas arrivé si vous faisiez lui tourne.Le pauvre père s'écrie: \u201cJ'ai tué prendre à votre enfant le \u201cGlycomorrhuum\u201d mon enfant! Un médecin !\u201d {extrait de l'huile de foie de morue) trois fois ; plus actif et d'un goût si délicieux que les enfants le prennent par gourmandise.Puis, il va se nettoyer, ce dont il avait grand besoin.Quand il revient, il aperçoit Toto malade.L'huile l\u2019a écoeuré ct maintenant la tête A la campagne - -Marie?-Madaine \u2014Je suis soufirante, et je brûle, \\ rez une tasse de chiendent pour m \u2014Bien, madame.Une heure après.\u2014l\u2019oualh! tion! Ce n'est pas buvable! Qu'est \u20ac c'est une horreur, um avez donc mis là dedans?-Ce que madame m'a dit: du chu \u2014Où l'avez-vous acheté?Je ne l'ai pas acheté, je l'ai arraci Tes le petit balais de madame.+ L'esprit d'autrefois Montimaur logeait dans un donjon du ve de Boncourt, daus l'endroit le plus ee l'aris afin, disaient ses ennemis, de m4 04 couvrir la fumée des meilleures cuisines U a me il recevait souvent deux où trois inv ation pour le meme jour, craignant d'en manque © am seule, il fut obligé d'acheter un cheval, qui ca toujours nourri aux frais de ceux qui im o son maitre.Ce parasite spirituel ctait admis das- meilleures maisons.T1 les amusait par ses tige nieuses réparties.disait-il \u201cQu'on me fournisse les viandes, je four Aussi souvent le sel\u201d La vie en plein vent Respectons, aimons notre armee; cu-i venu, cela.Mais rien n'empêche de rire tu sen de sa manière de dialoguer.Un jeune soldat passe près d'un sapeur - à haute voix la réflexion suivante: \u2014Que de chance d'avoir tant de barbe\u2018 Je serai toujours imberbe.le sapeur se retournant : \u2014Comment, imbécile! vous appelez ça \u201cberbe.\u201d Apprenez, jeune blanc-bee, qu: dit: *Imbarbe\u201d! Est-ce de la berbe que i te\u201c m'est avis que c'est bien de la barbe Beau langage Mme Van l\u2019ipperzeele a souffert d'une © position passagère.le bon docteur l\u2019urger lui a dit qu'elle avait un embarras gastri lui a prescrit une dose d'Hunyadi Janos.Mme Van Pipperzeele raconte son avc à une amie.\u2014Oui, le docteur a dit que j'avais un em ras de gaz tristes, et il m'a fait prendre une qui a un drôle de nom.\\ttendez, ça est \u20ac me le nom d'une pièce qu'on joue à la mont.\u2014rre \u2014Och! Janos.suis.de l'eau d\u2019Hériud:vli Jy 0 < Petit supplément au dictionnaire de l'Académie Propriétaire \u2014 Un monsieur qui ne menage pas ses termes.Jeune fille \u2014 Une cerise qui rougit avant d\u2019être mûre.Tortue \u2014 Un animal qui marche toujours ventre à terre.Téléphone \u2014 Une variété d\u2019allopathie. 20 janvier 1907.Album Universel (Monde Illustré) No 1187 Sur les \u201cfortifs\u201d, quelques cambrioleurs reposent, attendant l'heure - l'heure sombre! propice à leurs exploits.Et l'un d\u2019eux fait à haute voix ta lecture d'une feuille vespérale: \u201cCe qu\u2019il faudrait, cest une pression vigoureuse opérée sur lu Porte.\u201d Tienst.interrompit l\u2019un d'eux, si qu'on irait leur offrir un coup de main wit Eu Bébé adore sa bonne.Une bonne plaisanterie Lambert Thiboust, l\u2019auteur défunt de pus mal de comédies et de vaudevilles dont lu plupart sont aujourd'hui inconnus, ne détestait pus, raconte M.Ernest Blum, les bonnes pliisanterirs, Avec son ami Gil Perez, c'était un des plus terribles mystifieateurs de l\u2019époque.Leur bonheur, à oun les deux, était de tomber sur une bonne tôte de gogo et de lui en faire une joyeuse, dont on parlerait.PAO, UN PED eiLnraiT POUR LE les \u2018seules\u201d\u201cquiPassu-> rent en trois mois le développement des formes «chez la femme et guérissent la dyn- pepsie et la maladie de foie.Prix : ne boîte avec notice, $1.00; Six boîtes, $5.00.Expédié franco par la poste sur réception du prix, ' Dépot général pour la puissance: L.A.BERNARD, 1882 Rue Ste-Catherine, MONTREAL Aux E.U.: Beo.Mori.mer & Son, Basten, Maes.Maman, je ne quitterai jamais Rose! Mais.quand tu seras grand ?Mais, pisque je veux être soldat rent un bon bourgeois qui prenait tranquillement sn demi-tasse ef, lui montrant sergent de ville qui démnbulait sur le bou- Un jour.au café des Variétés, ils avisû- | un! i | L di + levard consme le voulaient ses fonctions, ils | L lvrognerie est une Mala 8 lui dirent : | Bébé, s'adressant à un monsieur dont le Est-il bien décuisé, ee b là, tout de iA relonet erie, poli et brillant.rappelle le plus pur même! © s'accordent à dire que la 1 ree .; : ! ivoire: .Lu.Qui ca* demanda le bourgeois curieux.| pout D.| Dis done, monsieur, demande-t il, j'ai Mais le rergent de ville que vous voyez: lo qui sem entendu papa dire comme ca d matan que omme quia fait un abus des liqueurs enivrantes et le norte a boire tou- ne le dites pas, ce n'est pas un vrai agent.Bah! Non! Cest Grassot, du Paliis- Royal: ila fait un pari très cher, ma foi, qu'il se des anneaux de caoutchouc trino du Congo.\u201cPanel de si tu n'étais pas vent déjeuner ce matin.c'est parce que tu avait mal aux cheveux.Londres.Comment ca se fait-il que tu aies pu avoir cme Mal auX cheveux, puisque tuon'en as past travestirait en sergent de ville of que per- © jours d'avan- ~ ; tage jusquà + sonne ne le reconnaftrait.ll ce qu'ii de- x vienne un ivrogne invétéré est une maladie périodique.5 ; La nature a voulu qu'a toute maladie il y eût un remede Cu, cest vrai, fit le gogo étonné, qu'il est néconnaissable.Je ne Pauvais jarsia reconnu! N'est-ce pas 7 Allez done, sans en avoir l'air, tourner autour de lui et appelez-le butée tes oncles est mont Durapint recoit li visite de son tailleur: Monsieur, je suis fatigué de ne jamais toucher l'argent des effuts que je vous livre.Monsieur, je vous ferai remarquer qu'il ihe sez aus Moi, Jai perdu te inien \"at d'entrer dans si cent Fh bien! met, cest x a compensation puisque vous ne touchez tout bas par son nom.pour voir su tôle.LE REMÈDE DU PÈRE MATHIEU wo encore mort dans nae jamais non plus l'argent des effets que je Ma foi oui, je veux voir ca! employé aeclon les directions guérira positivement les cas les plus rebelles d'alcoolisme.Dés les premières dosca, l'on éprouve un sentiment de hien-étre et de soulagement par tout le système, comme si celui-cl ressentait déjà l'influence d'un meilleur genre de vie.Jamais plus de trois bouteilles no sont nécessaires pour accomplir un soulagement radical et une guérison permanente.L'estomac le digere facilement, et parsuite, les malaises et les Insomnies disparaissent, |} C'est un tonique puissant un stimulant natu- \"| rel.C'est le traitement le plus économique connu.Prix : $1.00 la bouteille, ou 3 bouteilles pour 82.50.Expédié franco sur reception du prix.La Cle des LABORATOIRES S.LACHANGE 87, rue St-Christophe MONTREAL Q LTÉE vous dois° Fit le bourgeois alla doucement rôder autour du sergent de ville et lui dit à l'oreil- le, en se tordant: Bonjour.(Grassot ! Bravo, vous êtes parfait.Mais je l'ai tout de même, mia vieille\u2018 Le sergent de ville, surpris, le regarda Graussot ! reconnu d'abord.I ne hronehe past (it le émerveillé en retournant auprès de Lam.hort et de Gil Perez.M est extraordinaire de sang-froid! Oui, il tieut à gagner son pari.Mais que j'ai fait venir ensuite, il était qué ri pour de bon, Je lui ai administré dans son thé votre remède sans ût et sans odeur, et il ne s'en est pas aperçu.Je veux que d\u2019autres le sachent et vous prie de publier ma lettre.La santé de mon mari est meilleure, sous tous les rapports\u201d.i tous les détails, témoi- Paquets gratis, et brochure contenant nages et prix, envoyés dans une enveloppe or- inaire cachetée.Correspondance confidentielle, Adresse : THE SAMARIA REMEDY CO., fs Tordan Chambers.rue Jordan, Toronto, Canada.un ES 0 a «\u2018e nom sur une bouteille d'essence oull- naire veut dire Pureté, Délicatesse et Fore Exigez toujours les K881 NCL DE JONAS, HENRI JONAS, Fabricants * Les Amers Indiaènes | Le plus éco- | efficace TONt- QUE STOMACHIQUE et DIGKSTIF.| 9 LES AMEAS INDIGENES doivent leur po- Vularile aux plus importantes quali- Les que peut avuir une préparation wedicinale ; une efficacite toujours Gerlaine, absence du tout principe 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choeurs, d\u2019un beau sentiment.pour l\u2019OEdipe roi, tragédie de G.Lacroix.Musicien três estimé À juste titre, il n\u2019a jamais pourtant obtenu aucun grand sue- eds durable.Franck (César) 1822-1800, né a Lidge.Elève de Zimmermann pour le piano, de Leborne pour le contrepoint, au Conservatoire de Paris, où il fut plus tard, de 1872 À 1891, professeur de In classe d\u2019orgue.Ruth, églogue biblique; Rédemntion.poème symphonique; Rebecca: les Béatitudes, oratorio: les Folides, des Messes.des Offertoires, des Pidces d\u2019orgue, ete.La Belgique peut revendiquer honneur de lui avoir donné le jour.TI procède de Bach par sa haute science.de Gluck par Pélévation expressive, et des romantiques allemands par les procédés harmoniques: ce qui est francais chez lui.c\u2019est ln clarté.la pureté et la simplicité des moyens.De plus, il a comme caractéristique particu- liâre une noblesse, une élégance de formes et une suavité incomparables.qui font impérissable l\u2019oeuvre de ce grand maître.T1 fut aussi un improvisateur mervoil- leux.Massé (Victor).1822-1884.nf à Lorient.Flève de Zimmermann et d\u2019Halévr.premier prix de Rome en 1844.ses prineipanx ouvrages furent: la Chanteuse voilée.les Noces de Jeannette, Galathée.la Fiancée du Diable, Mise Fauvette, les Saianne.la Reine Topaze, Ja Fée Carabosse.1a Mule de Pedro, Fior d'Aliza.Paul et Virginie.T1 enseigna la composition an Conserva toire depuis 1866 jusqn\u2019À sn mort: dennis 1866 Agalement.il était membre de 1'Tne titut.Semet (Théodore) 1824-1888, né à Paris.Flève d\u2019Halévy.n\u2019est guère connn que par la \u201cPetite Fadette\u201d, opéra-comique représenté en 1260.qui avait été précédé de POndine.Gil Blac, In Demoiselle d'honneur.et les Nnite d\u2019Espagne.Duprato, 1827-1802, né à N'tmes, Premier prix de Rome en 1848.il a donné à l\u2019Opéra-Comique: les Trovatelles.la Déesse et le Berger.la Fianche de Corinthe.ete.et.publié quelques mélodies pleines de charme et de poésie.T1 fut professeur an Conservataire de 1871 À sa mort.Gevaert (Francnis-Anguate) J898, nf à Huysse, Flandre.Musicien d\u2019une profonde érudition.auteur de nombreux et remarquables onvra- ges didactiques, Traîtée d\u2019instrumentation.Cours méthodique d\u2019orchestration.Histoire et Théorie de la musique de l\u2019antiquité.TI est dennis 1872 directeur du Conserva taire de Bruxelles, OFEnvres principales: le Billet de Marguerite.les Tavandières de Santarem.oné- rag-comiaties; Quentin Durward, drame 1v- rique: le Dinhle an monlin.le Châtran- Tromnette.le Canitaine Henriot, 1804: les Deux Amoure: des choeurs pour ornhâons.de la mnsique religiense: une cantate eur texte flamand.Jacques Arteveld, ote, .Poise (Ferdinand) 1823-1802.né A Ntmes.Flève d\u2019Adolphe Adam et de Zimmer- mann, est l\u2019auteur de plusieurs opéras-comiques: Bonsoir, voisin.les Charmeurs, le Jardinier galant, le Corricolo, les Deux Billets, la.Surprise de l\u2019Amour, les Ahsents.l\u2019Amour médecin, Joli Gilles, plus une oeuvre inédite.Carmosine, reçue depuis bien des années à l\u2019Opéra-Comique.Lalo (Fdouard) 1830-1892, né à Lille.À commencé par écrire de la musique de chambre et deux Symphonies, qui attirèrent peu l\u2019attention du public, puis un opéra en trois actes, Fiesque, dont on a beaucoup parlé, mais qui n\u2019a jamais été représenté; ensuite une Symphonie espagnole pour violon et orchestre, qui, exéeutée par Sarasate, obtint le plus grand succès; puis une Rapsodie norvégienne, un Concerto pour piano, Namouna, ballet; des Mélodies appréciées, un remarquable Divertissement pour orchestre, etc.; mais ce n\u2019est que dans sa vieillesse.ou À peu près, qu\u2019il eut enfin la satisfaction de voir son Roi d\u2019Ys.écrit depuis bien longtemps.sur la scène de l\u2019Opéra-Comique.Si sa notoriété fut tar dive, il a eu pourtant cette joie, dans les dernières années de sa vie, de voir ses efforts appréciés et applaudis de nes contem porains.(A suivre) t Album Universel (Monde Illustré) No 1187 ECHANGE DE CARTES POSTALES AVIS lo Ne seront publiées que les adresses comprenant en tout ao mots au maximum.2o Les adresses avec pseudonymes seront refusées ainsi que celles poste-restante.3o Certains échangistes peu scrupuleux ne répondent pas et se font ainsi des collections À bon marché, mais dont ils devraient rougir ; comme nous ne voulons pas nous rendre les complices de leurs larcins, nous suspendrons définitivement la publication de leurs adresses, dès que nous aurons la preuve de leur mauvaise foi.Mile Blanchet, 34 rue de Corneilles, Levallois-Perret, Scine, France.cartes vues et fantaisies, réponse certrine.\u2014 Miles Rose et Alice Chapdelaine, Pierre- ville, fantaisies.\u2014 Mlle Régina Lamou- reux, institutrice.et Mlle Mathilda Lamou- reux, St Judes, Qué.fantaisies, réponse gs.surée, \u2014 Mlle Alphonsine Lambert, Vieto- riaville, avec monde entier, fantnisies seu- lemnet.cartes ivoirine et bromure prafé.rées, réponse assurée par genre demandé.- Mlle Laurette Lepage, Victoriaville, avec monde entier, fantaisies et séries.Pas de vues, réponse par genre désiré.\u2014 Elvsée Labelle, E.E.M.106 St Hubert.Montréal.\u2014 M.Léo Roy, 1807 St Hubert, Boulevard St Denis, montréal, \u2014 Mille FE.Taillefer, 28 rue Young.Montréal.\u2014 Mlle Gisdle de Nanteuil, 1410 de Montigny Est.Montréal, \u2014 R, C.Courville.1510 St Hubert.Montréal, vues seulement.\u2014- Mlle Hélène Leguillette, Fontainebleau.France.cartes vues, timbres au verso.-\u2014Mlle Eva Lizotte.132 Newland ave Woonsocket.R.I.\u2014 Mlle Georgiana Lizotte, 132 Newland ave Woon- socket, R.1.\u2014 Jean Mare de Repentigny.boîce 195 St Jean, Qué.avec monde entier, réponse prompte et assurée.\u2014 Mile Des- roses, boîte 2, rue Again, Tadoussac.Co.Naguenay, tous genres.\u2014 Mile Juliette Roux, St Ferdinand d\u2019Ialifax, Qué.\u2014 Mlle Marie SR.Raizennes.Oka.Qué., cartes en cuir seulement.enverra vues de la trappe d'Oka.- Mlle Louisette Desrosiers, 150 rue Berri, Montréal.échangera avec monde entier.tous genres, réponse immédiate.Muse rva Lebel, commis, Roberval.Qué.séries et fantnisies, \u2014 Mlle Angeline Alie.La Baie du Febvre, tous genres.signature côté vue.\u2014 Mile Marie Anna Grenier, St Léon, Co.Maskinongé.\u2014 Mlle Laura Le- françois, Louiseville, Qué.\u2014 Henry Leblanc, St Cyprien.Co.Napierville.\u2014 Mlle Albine V.Guertin.botte 285 Windsor Mills, Qué.\u2014 M.Léon Prévost, Val Racine.Co.Compton.Qué.\u2014 Mlle Antoinette Coté.12415 rue Richelieu, Québec, anglais et francais.\u2014 Mlle Blanche A.Roy, boîte 274 Windsor Mills.Qué.\u2014 Mlle Agnès Séguin.554 rue Rivard.Montréal.\u2014 L.Bover, 611 St André, Montréal.échangera avec tous pays.cartes en c-ir et fantaisies.\u2014 Fred.Boyer.90 Main st.Ogdensburg, N.Y.échangera avec Canada et Etats-Unis.anglais et français, fantaisies et cartes en cuir préférées, \u2014 Alphonse Réhel, 155 B.P.Rimouski, Qué, avec monde entier.tous genres, réponse assurée, \u2014 Georges Dar- mont.St Paul l\u2019Ermite, 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bureaux.400 CARTES POUR $1.00 400 cartes postales illustrées de fantaisie pour $1.00.Envoyez votre commande A La Carte Postale Française, boîte 34 Ville St Louis, près Montréal, Qué, Montréal, 26 janvier 1909, LE CATARRHE Conseil gratuit sur la manière de le guérir Si vous avez le Catarrhe, laissoz-moi vous mon: trer ce que vous devez en faire, ot coment en débarrasser votre organisme.Sans qu'il Vous en coûts un ceutin, Vous pouvez bénéficier de vingt et_une anvées d'expérience conronnees desucedn, de mos connaissances profondes concernant lo Catarrhe, sou causes et ln manière de le guérir, Ne negligez pus le Catarrhe : ne le luissez pus Vous terrisstr.Souvenez-vous en, le Catarrhe ost plus qu'un malaise insignitiant, plus qu\u2019un nil dégoùltant.C'est une maladie dangoereuss.Le Catarrhe nou eutayé en Vient trop souvent à detruire l'odorat.legouter, l'ouie, et souvent auxai ouvre la voie à tu Consomption.Prenez vos précnutioos à temps.SI vous avez le Catarrhe, commences dos maintenant a le traiter.N'allez pus croire que vous ne pouvez le guérir parce que vous avez déjà essaye sans sICCÈs, Ne Jerez plus d'argent pour des tnédecines brevetdes sans valeur.Le Catarthe peut être gueri si vous entrepre nez de le soigner dès maintenant et de la bonne manière, Feriver-moi aujourd'hui et je vous donnerai un conseil médical gratuit tres précieux sur la manière de le traiter.Spéciatiste Sproule pour le catar rt, Apprenez tout de suite comment guérir votre Catarrhe Dites-moi tous ve que vous ressentez, Apres un exanien attentif, je vous enverrai sans exiger de dépense de votre part, un dingnostie complet de votre cas, et vous expliquerai clairement comment vous débarrasser de votre Catarrhe.Sur votre demande, voux recevrez d'excellents conseils qui vous diront comment le Catarrhe peut être guéri non seulement pourune semaine, Un mois, OU UN AN, mais d'une façon permanente, Ne laissez pus passer cette offre, acceptez mon assistance aujourd'hui même.J'ai employé ma vie à étudier ce mal sournois, je le connais dans chacune de ses formes et de ses étapes Mes conseils ont deià guéri des milliers de personnes aui aujourd'hui sont delivrées du Catarrhe.Vous pouvez devenir comme elles, si vous le voulez.Lisez attentivement la liste de mes questions, réporcez oui Où non à chacune, écrivez lisiblement Votre nom et votre adresse sur les lignes pointillees et envoyez-mei par lu malle le Coupon Medical Gratuit, aussitot que pussible.11 ne vous en coutera rien, et cela vous procuiera précisement le secours dont vous avez besoin, Adressez : Dr.Sproule, spécialiste du Catarrhe (gradué en médecine et chirurgie de l'université e Dublin, Irlande.ancien chirtrgien dans la Lo.Marine Royale Britannique, service des mulles!, 409 Trade Building, Boston.Ecrivezen fia Cais ou en anglais.DETACHEZ CE COUPON, |) der droit a une consultation gratuite sur bi.| rison du Catarrhe.Potre gorge est-elle a vif ¢ Yernue: rous souvent } Votre halcine est-elle mauvaise ?V'os yeux pleurent-ils ?l'ous enrhumez-vous facilement ?Vox narines sont-elles bouchées * Creches vous souvent Se florme-t-il des croûtes dans votre ne ; Vous xente=-rous plus mal quand lv ta).t est humide ?l'ous mouchez-voux beaucoup ?; Perdez vous l'odorat ?Avez-vous nutuvais goût à la bouch, matin ?Vous sentez-vous la tête lourde ?Sentez-vous le besoin d'expectorer en vous levant ?Sentez-vous des titillations dans ta gorye : Mouche-vous desaggreabtement ?Est-ce que le pus, des narines, tombe dans votre gorge ?Nou,.\\DRR8SE .LES SAISONS PASSENT, MAIS LA CELEBRE Eau Minérale de St- Léon RESTE TOUJOURS LA MEME En toute saison de l'année, le vrai remède liquide de la famille, qui se boit toujours a plein verre, CHAUD, FROID ou GAZEUX.Que de santés protégées durant les chaleurs de l\u2019été! Combien fortifiante elle sera, durant les froides saisons qui approchent, si l\u2019on conserve ou repreud la bonne habitude | d'en avoir toujours à la maison, et la boire | ,\"- à plein verre avant ou après les repas, et même avant de se mettre au lit.Elle aide à la digestion, repose les nerfs, chasse la constipation, maladie si commune en automne et en hiver, après les chaleurs de l'été.Prenez l'habitude de toujours l'avoir à la main, À la campagne comme en ville.LA ST.LEON WATER COMPANY, | No.12, Rue Craig Est, ! 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Heureusement, nous savons tirer profit des sens subtils des animaux domestiques.La souris blanche vient s'ajouter à la liste déjà trop longue des animaux utiles.Les sous-marins sont actionnés par dus moteurs à gazoline, Cette dernière est ex- trémeument volatile ; ses vapeurs grisent, étourdissent d'abord pour asphyxier ensuite; mélangée à l'air, elle peut produire aussi de terribles explosions.Pour accidents, tous les sous-marins anglais possèdent des cages remplies de souris blanches.Le sens olfae- tit de ces gentilles petites bêtes leur permet de percevoir la 1noindre fuite de gazoline.Elles entrent alors en révolution et avertissent l'équipage par leurs mouvements et par leurs eris.Elles sont en quelque sorte les gardiennes de la vie des hardis marins qui thontent trouver ses prévemr ces les navires submersibles.Ies problèmes de la nature (l'est un fait depuis longtemps constaté par la science, que chez tous les animaux les organe.devenus intitiles s'atrophient jusqu'à dis parition complète.Ainsi chez Fhomme eivilisé les doigts de pied, dont les fonctions sont anniliilées par les chaus- sûres, sont moitié moins longs que chez les stuvages qui marchent nu-pieds.Où con- Naît aussi le cas de ces canards aveugles découverts dans certains lacs souterrains, Une confirmation plus extraordinaire de cet axioure scicatifique nous vient d\u2019Angleterre.Un naturaliste, M.Forrest, a trouvé dans une propriété de Lady Warwick, à Broeeley, une grenouille vivante et sans bouche, Le petit batracien qui s\u2019était développé dans une couche de terre glaise très dure a été découvert à Une profondeur de deus: motres, Cette étrange découverte a fait révéler que tout récemment une autre grenouille sans bouche, avait été trouvée dans In même localité, nurée daus un rocher.Le problème qui se pose et que le naturaliste anglais n'a pas résolu est de savoir comment ces grenouilles ont pu vivre sans nourriture et sans air! Pour boire froid (ageone que vous aimez À boire frais.C'est permis en toute saison, M yon un moyen de satisfaire ce gont, » moyen qui laisse loin derrière lui tout ce | qu'on peuf obtenir avee la glace à rafrat- à Chir, les gj phons et autres carafea frappées.(Monde Hlustre) No 1187 Montréal, 26 puni Hoos / TD CORSINFH DEVELOPPANT LA FORME ET LE TE NOUS ENVERRONS GRATUITEME .Notre livre en français sur le développement me et du buste, sous enveloppe ordinaire 6.ter toute femme qui nous le demandera par c(i, À nant trois timbres poste de 2 cents.Le syst te fais du développement du buste inventé par a hora est un simple traitement, chez sui, ga me voir augmenter le buste de six pouces.E {+ femmes qui répondent à toutes les lettres qr os secret sacré.Nous ne divulguons jamais\u2019 an.A Notre livre est admirablement illustré de pu a le vif montrant tes femmes avant et apres + w système corsine.du Nous avons une agence aux ltats-Unis \u2026 faisons parvenir nos traitements à nos client {5 caines afin de leur éviter de payer les droit- Demandez lo livre (gratis) of onvoyez 2c de timbres-pc The MADAME THORA Co., TORONTH- Ont MAGNIFIQUE Tour de Gouen Renard Bi.GRATIS| ON N'EXIGE PAS D'ARGENT Songez-v done un magnifique Tour de Cou en Renant E l'article en fourrure le plus ete que l'on puisse porter, oh tout à fait gratuitement, On wa jatnsis fait Une on semblable.Las ule chose qui nous permettre d'en azir ai ent (ue nous avons fait travailler ces jolies Fourrure sai.lamortes ison de l'été et que nous les avons cues à pri au prix coulait, Le Tour da Con a 41 pouves del, de 4 pourcs de large, il est en le plus bean Ronand Ji fourrure trèsri he, Gès douce et très fournie, lte-t cb.ment rembuurie, doutdé de satin dela mice nuance et oi de quatre longues queues de Renard Bleu, Une aussi jolic Fourrure n\u2019a jamais été donno etn pouvez vous la procurer facilement.Envoyez-nous votre fout et votre autresse, écri shistéemer et nous vous expédieruns pur la poste, JU boites de nos fameuses \u201cNouvelles Pilules Un excellent remède qui guérit toutes les mad ili Viviflantes™ à 25 centins la boi*v, l'Impureté et à la Faiblesse du Sarg Telles que Indi.\" armen! eal dee velit d'un lant
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