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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 5 août 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Action, 1911-08-05, Collections de BAnQ.

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[" fre ANNEE.-N° 17 TOUS LES SAMEDIS LE NUMÉRO : CINQ SOUS PAR AN : DEUX DOLLARS La Bourse à not\u2019 frère Rodolphe C.O.D.La vie de nos grands hommes racontée par les objets qui leur furent chers.ST I TT AVANT 1896 \u201cSIR\u201d ET \u201cMONSIEUR\u201d De tous les crimes commis par M.Bourassa contre M.Laurier, celui qui irrite le plus les ministériels, c\u2019est de l'appeler monsieur comme il le ferait d\u2019un vulgaire Delcassé ou d'un quelconque Fallières.L'Anglais, personne grave et respectueuse du pouvoir, ne parle jamais d\u2019un homme sans lui donner ses titres.Le reporter du Peu- netville IVheelburrore qui dans un compte- rendu de conseil municipal écrirait, fût-ce à la vingt-troisième fois ct à seule fin de jeter du lest, Mr, Puddinhead pour Councilman Puddinhead, se ferait prestement rap- pcler au souci des convenances.A plus forte raison ces gens-là n\u2019admettent-ils pas qu'on traite en homme ordinaire un baronet ou un rajah.Dans les sociétés anglo-saxonnes, quand on vous colle un si- rage, vous êtes condamné à coucher avec jusqu\u2019à la mort; il vous suivra dans la tombe, il reluira sur votre épitaphe, il atteindra, à cheval sur votre nom, la fin des siècles; quiconque vous en dépouille pour alléger la conversation porte la main sur l'Arche d\u2019Alliance de la Grande Charte.De là l\u2019indignation de l'honnête M.Dougall, du Witness, devant le sans-gene de Bourassa.De là la sourde colère qui gronde actuellement chez des milliers de Canadiens-Fran- Cais.Mais si M.Dougall a la double excuse d'être anglais d'éducation, partant traditionaliste, et écossais de naissance, partant un peu lourd, il n\u2019en est pas ainsi des rédacteurs du Canada et de la Vigie.On écrit dans un article français sir Joseph Ward comme on écrirait Herr von Koenig \u2014 parce que chaque langue a son esprit et qu\u2019il est aussi naturel pour l\u2019Anglais d'être sir que pour l'Américain d'être colonel.Mais un Français nommé baronet, surtout s\u2019il est democrat to the hilt, devrait £arder son titre dans ses armoires pour ne s'en affubler qu'au couronnement ou à la mort des souverains, imitant en cela les sages chefs indiens de Caughnawaga ou de la Colombie anglaise, qui vont à l\u2019occasion s'asseoir dans l\u2019abbaye de Westminster culottés de peaux de bêtes ct couronnés de plumes d\u2019aigle, mais qui ont bien garde de se promener sous ce costume dans les rues OUI, POURQUOI ?Le Canada raconte, tout au long, l\u2019histoire suivante: 8 \u201cIl y a quelques jours, au Théatre Social de Legnago, on devait représenter \u201cCarmen\u201d et, sous le costume de l\u2019ardente cigarière, Mlle Lina Barbieri devait chanter le rôle de la protagoniste.Mais au moment où on allait lever le rideau, l\u2019artiste refusa de jouer son rôle à moins qu\u2019on ne la payât d'avance.Le directeur refusa de satisfaire à pareil caprice.Explications violentes, inyectives de part et d\u2019autre.\u201cMile Lina Barbieri rentra dans sa loge et, malgré toutes les supplications du directeur, malgré toutes les sollicitations même du Toréador, seul capable d'exercer quelque influence sur des résolutions de la capricieuse artiste, Lina Barbieri abandonna M théâtre.Cependant, le public, mis au courant de ce qui se passait, commença à siffler, à crier, à battre des pieds: et, apprenant que Carmen quittait le théâtre, se précipita dans la rue, où la démonstration prit un caractère tellement hostile que Lina Barbieri, affolée, se réfugia dans Une caserne voisine.\u201cLes grilles de la caserne furent fermées, mais les manifestants ne s\u2019en allèrent point et ils demeurèrent toute la soirée à siffler et à menacer, si bien qu\u2019un galant capitaine engagea na Barbieri à revêtir un costume très mo- S$ AOUT 1911 Toumbé dessus! Escrasas lous! (CYRANO) DIRECTEUR : MONTREAL de Montréal ou de Vancouver.A bien y réfléchir, le sir Wilfrid Laurier n'a pas plus de rime, en langue française, que n\u2019en auraient Premier Gouin et Justice Cimon; si peu, que l'habitant lira plutôt sire, au risque de commettre une énormité encore plus flagrante.Le Francais de France se moque a bon droit de nos Honorable Brodeur, Honoe rable Lemieux: lui aussi donne parfois de l'honorable à ses ministres, car il est, en même temps qu'homme d'esprit, flagorneur; mais il ajoute toujours à ce titre celui de moissieur.Lorsque M.Laurier va en France, les journalistes, surtout ceux de la presse officieuse, l'appellent sir Wilfrid Laurier pour ne pas avoir l\u2019air de manquer à l'étiquette internationale, mais ils prennent ordinairement la peine d\u2019expliquer entre parenthèses, avec une ironie plus ou moins voilée, l\u2019origine batarde de l'appellation.Quant à sir H'ilfrid tout court, malgré le charme du nom danois, ils laissent cette formule d'affection respectueuse à ceux que beaucoup d\u2019entre eux considèrent, et qui sont réellement, sous certains rapports, d\u2019inoffensifs demi-sauvages.quoique, en somme, beaucoup moins intéressants que les vrais Peaux-Rouges.\u2018 Monsieur est un habit à queue qui se porte également par les princes et par les valets; il fut longtemps l\u2019orgueil des dauphins de France.Le seul tort de M.Bourassa est de croire que, dans un pays où le ridicule n\u2019a jamais tué personne, il suffit d'avoir le bon sens de son côté pour pouvoir détruire du jour au lendemain un usage grotesque, né de l'ignorance et de la bétise, et fortifié fétichisme.par le fé Olivar Asselin.NOTE DE LA REDACTION.\u2014 L\u2019article ci-dessus avait été envoyé au Collier's canadien.Ce périodique, qui contrairement à son homonyme américain a pour politique de ménager tous les puissants du jour, n'en a publié que des bribes.Nous nous faisons un devoir de rétablir le texte, ne serait-ce que pour faire plaisir à notre vieil ami M.le juge Cimon, laissé de côté, avec MM.Le- mieux et Brodeur, par le journal de Toronto.\u2014 J.F.deste et à fuir par une rue détournée.Don José improvisé, le capitaine sauva ainsi les jours de l'artiste à qui cinq cents spectateurs, au comble de la fureur, étaient décidés à faire un très mauvais parti\u201d \u2018| On sent assez que le confrère, s'il se fût trouvé ce soir-là à Legnago, n'eût pas manqué de s'associer aux manifestants pour conspuer\u201d la \u201ccapricieuse\u201d Lina.Il trouve en effet cela très vilain, pour une artiste, de vouloir ainsi \u201cse faire payer d'avance\u201d.Des qu\u2019il s\u2019agit, pourtant, d\u2019un orateur politique de son parti, le Canada trouve au contraire cela tout naturel.Mais alors pourquoi se montrer si sévère pour la chanteuse?N'a- t-elle pas le droit de faire comme M.Rodolphe Lemieux, cette Lina?rs Anniversaire.Il y a quatre ans aujourd\u2019hui, des nationalistes.se faisaient lapider a Saint-Roch- de-Québec.| \u2014Oui, murmure ici M.Turgeon, du fond JULES FOURNIER des: limbes.:.- Qui; nous étions en 1907.v - C\u2019étäit le beau temps! 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone :.Est 1678 VLAN | Ces grands journaux.Deux types se prennent de querelle, ls se sautent à la gorge et l'un d'eux, renversé avec force sur le trottoir, se fracture le crâne.! expire à l'hôpital.quelques heures plus tard.Le lendemain la Patrie annonce (textuel) : \u201cLe coroner MeMahon a tenu une enquête, ce matin, au sujet de la mort de Jean-Baptiste B.mort à la suite d'une discussion avec un nommé Auguste 1.\" Mort à la suite d'une discussion.C'est tout de même bien étrange ! .Fait divers.Les franes-maçons de l'Ordre des Knights of Columbus viennenmt de tenir leur congrès annuel, à Détroit.Comme nos \u201ccompatriotes\u201d sont de plus en plus nombreux dans la société, les Knights ont, cette année, choisi pour chef suprême un bon Canadien-Français du nom de Flaherty.® - ® Grosse nouvelle.\u201c11 est maintenant décidé, dit la Presse, que sir Wilfrid Laurier, chef du parti libéral, parlera à Trois-Rivicres.le 17 août.\u201d Tiens, sir Wilfrid Laurier est maintenant chef du parti libéral\u201d?Vraiment?.Dit une dépêche de Port-au-Prince : \u201cQuarante personnes ont été tuées pendant la nuit, dans des rencontres entre les soldats du comité de salut public et les pillards, On a tenté de piller les douanes, mais sans succès.\u201d On voit bien par là que Port-au-Prince n'est pas au Canada.° « ® De l'Eye Opener: \u201cLe Canada est sur le point d'échanger un nouveau haut-commissaire à Londres contre un nouveau gouverneur-général à Ottawa.Le nouveau gouverneur-général sera le duc de Connaught; il paraît, d'autre part, que le nouveau haut-commissaire sera sir Frederick Borden.Cet échange est d\u2019une injustice manifeste pour l'Angleterre.Elle nous envoie le meilleur de ses citoyens: nous lui envoyons le pire des nôtres.Il est d'usage, en anglais, de parler des pays au féminin, mais dès qu'il s\u2019agit du départ de sir Frederick Borden pour l'Angleterre, il! serait vraiment indélicat d\u2019observer cette règle de grammaire.C\u2019est une chose attristante.à coup sûr, de penser qu\u2019au moment où l'étoile de Connaught se lèvera chez nous, on verra se profiler sur l'horizon de la société londonnienne la figure bulbeuse et hirsute de ce Borden, entre les cris de terreur des débutantes qui ne comprendront pas et les regards de Gorgones des douairiéres qui com- premndront.\u201d « ee Du meme : \u201c nes.A vrai dire, il existe encore des points de ressemblance entre les deux hommes.Tis sont a peu près du méme âge, M.Borden n'ayant que trois ans de plus que notre nouveau gouverneur.Tous deux ent à leur actif une carrière militaire : c'est-à-dire que le duc de Connaught a une carrière de militaire et l'antre une carrière de mirliton.TI! y à une différence, mais enfin.Tous deux appartiennent à de honnes familles.Le Duc fait l'honneur de sa famille et M.Borden l\u2019opnrobre de la sienne.Trop longtemps ce dernier a gardé le sceptre de la jovialité vicieuse.\u201d eq, ® Encore de VYEye Opener: \u201cIl est certain que nous allons avoir comme gouverneur-général un homme de toute première valeur; mais il est non moins certain que nous allons donner à l'Angleterre, comme haut-commissaire, un vieux satyre bien dé- chainé.Cet homme-là doit avoir une certaine sorte de cerveau.Tl posséde une forte dose de cette énergie nerveuse que l\u2019on attribue d'ordinaire aux béliers et aux sangliers.Cette énergie, il doit en avoir un peu aussi dans la tête.Pour avoir su, d'un côté fouler aux pieds aussi fermement sa réputation.et, de l'autre, obliger M.Laurier à le récompenser de ses mauvais coups, il faut tout de même qu'il ait quelque chose dans la tite.\u201d 9 \u201c Aimez-vous les histoires macabres?En voici une que la Presse n'aurait pas \u2018trouvée.Elle est de plus, hélas! authentique.Un juge de la Caroline du Nord prononçait la sentence capitale contre un noir coupable de meurtre.\u201cGeorge Early, disait Son Honneur, un jury de douze hommes vous a trouvé coupable d'avoir, de sang-froid, tué Moses Stackhouse.La sentence du tribunal est que le shérif du comté de Polk s'empare de vous le 10 août et qu\u2019alors vous soyez pendu par le cou jusqu'à ce que mort s'en suive.Que Dieu ait pitié de votre âme! \u2014 Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense?\u201d Le noir baissa la tête, puis la releva, se pencha de droite, puis de gauche, changea de main, à plusieurs reprises, son vieux chapeau de feutre.Tous les yeux étaient fixés sur lui.Enfin on l'entendit demander, en roulant les yeux vers le juge: \u2014Look y\u2019 here, Jedge, this comin\u2019 August, does you?you-ajl don't mean.| | i M.D.-A.Lafortunc est en faveur de la réciprocité parce que, dit-il, elle favorisera l'exportation du foin.i Le député de Montcalm est fou?Vout-il; maintenant s'ôter le foin de la bouche?eq Asselin, dans une autre colonne, constate, Une fois de plus, que \u201cle ridicule n\u2019a jamais tué personne au Canada\u201d.lividenmment, puisque M.François Lan- gelier est toujours vivant, Quand on pense que ce vieux gâteux a pu, saws se faire interner, introduire un calembour dans les armoieries vice-royales (J'étais l\u2019ange lié [Langelier], je suis l'ange délit), on ne se demande plus si le ridicule peut tuer un homme en notre doux pays.\u201c .Un journal anglais fait observer qu'au fameux diner de Guildhall le menu était en an- flais quoique le roi et la reine puissent lire le français facilement, surtout le francais de menu.A Londres, la chose a paru, dit-on, tout à fait extraordinaire.Dans la Province de Québec, elle eit \u2018au contraire paru toute naturelle \u2014 surtout à un banquet de Canadiens-Français.° .* Un type vient d'inventer une machine à vendre des cartes à jouer.Où est le chercheur de génie qui nous donnera maintenant la machine à jouer au bridge?Nos snobinettes pourraient enfin se reposer.LJ La Presse annonce que M.Georges Mar- cil se portera candidat dans Hochelaga, aux prochaines élections provinciales, contre M.Jérémie Décarie.Si la nouvelle est fondée, nous est avis que M, Zéro pourrait trouver cela, comme on dit à l\u2019Académie, bien ennuyant.\u201c.C'était bien M.Gustave Royer, n\u2019est-ce pas, qui aux élections de 190$ reprochait publiquement à son adversaire, M.le docteur Montpetit, de ne pas assez fréquenter les sacrements?\u201cM.Montpetit, vous savez.s\u2019écriait alors l'ex-député de Vau- dreuil, M.Montpetit ne vend pas de livres de messe, ui d'objets de piété.La dévotion ne l\u2019étouffe pas.\u201d Ete., ete.: à mainte assemblée, on le vit broder longuement sur ce thème, \u2018exploitant contre le candidat conservateur le sentiment religieux de Ja population.Or, dans le même temps précisément, M.Gustave Boyer faisait partie de l'Emancipation, Si après cela les électeurs de Vaudreuil réélisent M.Boyer, eh bien!.ils ne l'auront pus volé.C'est qu'ils en ont une rude couche.se Les ministériels sont tout émus ct tout tremblants.Ils ont raison, Malgré l'imbé- cilité de l'opposition, ils pourraient ben se faire battre.Serait-ce plus surprenant, après tout, que le résultat de Drummond-Arthabaska ?oq Un nouveau journal doit paraitre aujour- d'hui, M s\u2019appellera l'Æclair, lespérons que ce nom-là ne lui portera pas malheur, ct qu\u2019il durera.°,.les ministériels, aujourd'hui, se voilent la face au seul nom de M.Godfroy Lan- #lois.Is ne Je trouvent pas assez bon chrétien pour eux.Est-ce que vraiment il a fallu de si longues années à ces messieurs pour s\u2019apercevoir que M.Langlois n\u2019était pas \u2018un grand \u201cpratiquant\u201d?ts.Humblement dédié aux ; pochards qui nous liront, Il y a de cela huit jours i peine, exactement le 28 juillet dernier, s\u2019instruisait en correctionnelle, à Germantown, dans la Pensylvanie, Je \u2019 procès d'un monsieur accusé de s\u2019enivrer -ha- bituellement, Le cas était clair, si clair que le prévenu ne songea même pas à nier.Aussi le tribunals1ÿi fit-il les plus sévères reproches.Quand ce fut à son tour de parler: \u2014Votre Honneur, dit-il, je bois, il est i.Mais c\u2019est la Bible ) too qui me l\u2019ordonne.J'ai toujours bu depuis que ma femme est morte, il\u2018y - aura deux ans bientôt.\u2014Voici la Bible, dit le juge.qu'elle vous ordonne de boire.Le prévenu feuilleta.Enfin il trouva ce qu\u2019il cherchait.,\u2014C'est au livre des Proverbes, dit-il, dernier chapitre, versets 6 et 7: (6) Donnez de la cervoise à celui qui Sen va périr, et le vin à celui qui est dans (7) afin qu'il en boive et qu\u2019il oublie sa pauvreté, et qu'il ne se souvienne pas de sa peine.\u2014Très bien, dit le juge, vous êtes libre If ne Sagit pas ici, comme on pourrait le croire, d une histoire fantaisiste, mais bien d\u2019un fait très réel, que les journaux américains ont rapporté tout au long.J _ Le juge, avons-nous dit, devant Pexcuse alléguée par le prévenu n'hésita pas 3 e même circonstance, n\u2019en eût fait tout aûtant.Ainsi, cher lecteur, 1a prochaine fois que vous serez traduit pour ivresse devant le recorder, vous saurez comment vous \u201cdéfendre.'Vdis là ce que l\u2019on gagne à lire l\u2019Action! l\u2019amertume du coeur, Montrez-moi - prit le livre et, lentement, \u2018le : prononcer l'acquittement.Nul doute que M.Weir, dans la POLITIQUE DE SUICIDE Où l\u2019on rappelle : L'ACTION « lo-Que les Etats-Unis sont aujourd\u2019hui menacés d\u2019une crise l\u2019immigration ; formidable grâce à Zo-Que nous avons reçu depuis 1900 trois fois plus d\u2019immigrants que les Etats-Unis n\u2019en ont reçu à aucune époque de leur histoire ; 3o-Que la population du Canada, dans dix ans, se composera, MOITIÉ, de citoyens nés en terre étrançère.: né ceo [7 1 Faut-il le répéter encore une fois?Faut- il vraiment rappeler, dans ce pays où il se public tant de journaux, et qui sont censés tenir un peu leurs lecteurs \u2018au courant faut-il vraiment rappeler que les létats- Unis, grâce à l'immigration, sont aujour- d'hui menacés d\u2019une des plus terribles crises auxquelles ils aient jamais eu à faire face?face?; L1 paraît, hélas! qu'il le faut: car ni la Patric, toujours si bien renseignée sur les chiens écrasés; ni le Canada, si abondant dans toute circonstance sur les exploits de M.Rodolphe Lemieux; ni la Presse, organe de da morgue, n\u2019ont encore trouvé imoy- en, jusqu'ici, de consacrer à ce sujet leurs précieuses colonnes, ; _ ; Disons-le donc encore une- fois: l'immigration, de tous les daugers actuels: problème noir, socialisme, etc, est celui qui préoccupe au plus haut degré, depuis quelques années déjà, les esprits dirigeants de la République américaine.Professeurs d'université, sénateurs, magistrats, tous sont également alurmés.H y à déjà de cela quatre ou cing ans, l'un des plus grands écrivains de l'Angleterre, M.H.-G.Wells, signalait au peuple américain, dans un h- vre fameux, l\u2019extréine gravité de ce problème, Quelque temps plus tard, le Congrès des ltats-Unis, qui étudiait depuis longtemps déjà le sujet, chargeait une commission d'aviser sans retard \u2018aux moyens de restreindre l'immigration\u201d.Cette commission se réunit, parcourut dans ce but les différents pays d'lEurope, purs soumit au gouvernement ses conclusions.lepurs cette époque (1908), les Etats-Unis, loin de favoriser l\u2019immigration, s'appliquent au contraire à en diminuer le volume le plus possible.Or, le gouvernement du Canada, en cette même année 1908 importait, \u2014 comme nous le verrons plus loin, \u2014 cinq fois plus d\u2019immigrants, proportionnellement, que les Etats-Unis n'en avaïent \u2018jamais reçu à aucune époque de leur histoire, + ° x L' Action signalait récemment la similitude de situation entre les Etats-Unis et le Canada au point de vue de la qualité des immigrants.Les Etats-Unis, disions-nous, ont fait à cet égard, jusqu'à ces dernières années, ce que fait aujourd\u2019hui encore le Canada: ils ne se sont virtuellement pas occupés de la qualité de leurs immigrants; et c'est là ce qui, en partie du moins, a provoqué Ja crise terrible à laquelle ce pays doit faire face aujour- d\u2019hui.Il est un autre point de vue cependant dont il faut tenir compte dans l'étude de cette question.Même en effet si vous supposez que parmi ces nouveaux arrivants il n'y a ni fous, ni malades, ni criminels, vous n'avez pas tout prévu.Vous devez encore vous demander si ces gens-là, par leur nombre excessif, n'opposeront pas de résistance à l'assimilation ou \u2014 plutôt \u2014 s'ils ne nous assimileront pas nous- mêmes; s\u2019ils ne modifieront pas, et pour le pire, la mentalité de la nation, comme la chose se produit aux Etats-Unis.Nous ne nous plaindrions point, pour notre part, de-l'arrivée annuelle d'un certain nombre d'immigrants qui, au bout de quelques années, se seraient pénétrés de notre esprit national, de nos moeurs, de nos conceptions politiques et sociales, \u2014 qui seraient, en un mot, au bout de quelques années, devenus de vrais Canadiens.Cette immigration serait au contraire, d\u2019après nous, un bienfait pour le Canada.Nous prétendons seulement qu\u2019un pays a toujours tort d'attirer à lui une immigration trop considérable pour qu\u2019il puisse l\u2019assimiler et l\u2019empêcher de former un Etat dans l'Etat ou, encore, d'absorber les anciens citoyens au lieu d'être absorbés par eux.°.s Pour que l'immigration soit utile, pour qu\u2019elle ne soit pas au contraire purement désastreuse, il faut, cela va de soi, qu'elle reste en tout temps proportionnée comme volume à la population du pays où elle va se fixer.C\u2019est pour avoir méconnu cette élémentaire vérité que les Etats-Unis se voient menacés aujourd'hui d\u2019une formidable crise.Or, quel à été, comparé au chiffre total de la population américaine, le nombre d'immigrants arrivés au pays voisin, durant chaque décade, depuis un siècle et plus?Le tableau suivant, dont tous les chiffres sont empruntés aux enous des Etats-Unis, l'indique clairement: .Population Tmm.totale Année totale \u2026 \u2018par décade x 0.3920214 ee x se oo eo Ss 23 ve se 0.a 725.000 1810 se oe oo 7:3, | 8 ce oe ae a 75,000 1820 se ose oo 9, 53 .e ee 0 151,824 1890 .\u2026.\u2026.12866000 .ev oo 509,125 1840 \u2026.17,069 $3.se be oo 1,71 281 1850 oe as oo 2.01 ee 2 14 oe ee we os oo oe 2401451 1070 se ee oo Bar oo.00\u2019 \u201800 2812,191 ee se.= 00 eo + 5,246,613 1890 se oo ve énonce se oo oe 3,687,564 I On voit par ces chiffres qu'en aucun temps de leur nistoire, de 1790 à 1900, les létats-Unis n'ont reçu, pour une décade donnée, un nombre d'innnigrants qui dépassât 11 p.c.du chiffre de Jeur population au commencement de la mème période.i 3 Ur, suivant les chiffres du ministère de l'intérieur, le Canada a reçu, de 1901 a gti, plus de 2,000,000 d'imsnigrants, c\u2019est-à-dire un nombre d'immigrants équivalent à 7 p.c.de notre population de 1900.; ; ; De 1800 à 1810, les Etats-Unis, qui avaient alors la population que nous avons aujourd'hui, recevaient en tout 73,000 immigrants, chiffre équivalent à moins de 2 p.c.de leur popuia- tion de 1800.; Voici, en d'autres termes, la proportion: Année Pop.totale Période Imm.Pourcentage 1800 \u2014 Jétats-Unis: 5.308.423; 1800-10, 75.000, 13 p.c.1901 \u2014 Canada: 5,371,315: 1901-11, 2,000,000, 37 P.\u20ac.Nous avons reçu depuis un an, au rapport des journaux ministériels, plus de 300,000 immigrants, Or, ce n'est qu'après avoir atteint un chiffre de 50,000,000 d'habitants que les Etats-Unis commencèrent à recevoir 300,000 immigrants par année.Jet aujourd'hui ils s\u2019aperçoivent que c'était encore trop, et que meme un peuple de 30,000,000 d ames ne peut absorber un aussi grand nombre d'étrangers.Et maintenant nous demandons en toute be peuple de 50,000.000 d'hommes ne peut, sans courir à des désastres certains, recevoir 300,000 immigrants par an, comment veut-on qu'un peuple de 3,000,000 d'hommes les puisse recevoir?.0 Tous les sociologues s'accordent à reconnal- tre qu'une nation ne peut sans péril recevoir assez d'immigrants pour que, à un moment dlonné, ces nouveaux venus forment plus qu'un certain pourcentage de la population du pays.Evidemment il n'est pas facile de fixer ce pourcentage avec une grande précision : le caractère des immigrants, l'esprit plus ou moins formé de la nation qui doit les assimiler, la solidité plus ou moins arrêtée de ses institutions, voilà, pour ne mentionner que ceux-là, autant d'éléments dont il faut tenir compte.Ici encore nous trouvons pour nous guider l'exemple du peuple américain.Le dernier Census des Etats-Unis nous fournit à ce sujet les chiffres suivants, lesquels indiquent quel était, à chaque recensement depuis 1850, le pourcentage des citoyens nés en terre étrangère: Pourcentage de Population la population Population née en pays née en pays Année totale étranger étranger 1850 .23,191,876 2,244.602 9.7 p.c.1860 .31,443.321 4,138,697 13.2 p.c.1870 .38,558.371 5,567,22 14.4 p.c.1880 .50.155.783 6,670,943 13.3 p.c.1890 .62,622,250 0,249,547 14.8 p.c.1900 .75,568,686 10,356,644 13.7 p.c.Nous voyons par ces chiffres que, depuis 1850, la population de citoyens nés en pays étrangers n\u2019a jamais dépassé, aux Etats- Unis, 15 pour cent.Et cependant, nous savons par ailleurs que cette proportion était encore excessive, puisqu'elle aura jeté les Etats-Unis dans une crise effroyable.Si nous tournons maintenant les veux vers le Canada, nous trouvons d\u2019abord qu\u2019au dernier recensement il y avait en notre pays, sur une population totale de 5,- 371,315 habitants, 684,322 personnes nées en pays étrangers, ce qui fait un ourcentage de 12.7 p.ce.Tenez compte des 2,000,000 d'immigrants de la dernière décade, et vous en arrivez à cette conclusion, \u2014 que le recensement de cette année se chargera de vérifier, \u2014 que la population de notre pays se compose dès aujourd'hui, pour frente- deux p.c, d'étrangers, la plupart fraiche- ment débarqués sur nos rives.te, Faisons un pas de plus.Laissez la politique actuelle d\u2019immigration se continuer pendant dix ans encore en suivant la progression qu'elle a suivie en ces dernières années, \u2014 ct alors où en serons-nous?Nous en serons à ce point que plus de la moitié de notre population, à cette époque, se composera d\u2019étrangers.Ici encore nous poserons une question.Si les Etats-Unis, avec une population composée pour 15 p.c.détrangers, sont menacés pour cela même, et de leur propre aveu, des plus épouvantables désastres, comment pense- f-on que sera le Canada dans dis ans, alors que plus de so p.c.de sa population se composera d'étrangers?L\u2019immigration, qui, bien comprise et bien dirigée, serait une source de richesse pour (a) Calcul approximatif.le Canada, aura ainsi pour effet de livrer notre pays aux hordes de barbares \u2014 * déchet physique et moral de l'Europe\u201d \u2014 que le ministère de l\u2019intérieur importe chaque année à grand renfort d'argent.Voilà ce qu\u2019il en coûte de complaire aux députés spéculateurs de l'Ouest et aux francophobes désireux de noyer à tout prix les Canadiens français, la nation tout entière dût-elle en périr .Pierre Beaudry.V'LAN ! Le Canada nous racontait hier (voir première page, 3e et 4e colonnes) que l'on avait trouvé à Boston \u201cle cadavre d\u2019un hom- \u2018 me bien mis\u201d.Ça n'est pas mal! C'est presque aussi fort que \u201cle cadavre portant des favoris et une paire de claques (sic)\u201d, dont un autre confrère nous entretenait voili deux semaines, Te \u201cNous voudrions, dit le Canada, que ce contraste (un contraste quelconque.) fût mis sous les veux de tout nationaliste de bonne foi \u2014 il vy en a probablement \u2014 afin qu'il pat en juger par ses propres yeux.\u201d ll y en a probablement! Non?°.Toujours le Niobe.\u201c11 est sans fondement, assure le Canada, que les croiseurs étaient en mission politique\u201d (textuel).Un croiseur en mission politique! Dommage que cette phrase-la n\u2019ait pas Plutôt paru dans le Devoir: Graindorge y aurait sûrement trouvé le sujet d\u2019un excellent Billet, tg M.Gouin ne daigne seulement pas faire de réponse aux reporters qui lui demandent si nous aurons, où non, des élections provinciales.Du haut de son demi-million, M.Gouin considére aujourd\u2019hui d\u2019un ocil dédaigneux les journalistes \u2014 \u2018la canaille immense des écrivains subalternes\u201d, Il n\u2019était pas si fier, lorsqu\u2019il carottait à ce pauvre Daveluy des neuf cents piastres de commission.tee Le Niobe fait sa croisière d'été.annonce le Canada, ct par là le confrère entend que ce vaisseau devait faire sa croisière d\u2019été.Seulement, il ne la fait pas, puisqu'il est échoué! ; = Ici paraitra samedi prochain la réclame du Théâtre-National.\u2014\u20140 0.- A CONTRECOEUR Grande assemblée comme on sait, à Contrecoeurs, dimanche prochain 13 août.M.Vitor Gen 3 de plu- are homme connus, y discutera les Questions poli es du ou 1 ie vapeur Beswhornois fera un voyage spécial de Montréal 4 Contr coeur.Départ du quai Jacques-Cartier à9h.= du matin: retour à Montréal u soir.Avis aux enragés! POUR PLUS DE LA Pre AGES COMIQUES LES \u201cBROWN TAIL MOTHS\" Les \u201cBrown Tail Moths\u201d par myriades, ont envahi la ville depuis lundi soir.Jamais \u2018elles n'ont été aussi nombreuses et cause (sic) un profond désagrément aux résidences voisines des lampes et aussi aux automobilistes qui sont obligé (sic) de passer le soir sous les lampes Les arbres, de quelque nature qu\u2019ils soient, sont aujourd'hui dévorés par quelques insec- Les Lies arbres fruitiers et les ormes surtout, sont spécialement attaqués par ces parasi \u2014L'Opinion Publique, de Worcester.\u201d rasites.se ® PRIVE DE SES FACULTES MENTALES Charles R., 20 ans.1 Sutton Road, employé chez Robert G.Pratt, 100 rue Beacon est tombé dans une syncope semblable à la mort lundi après-midi, \u2018à 3h45.T1 avait com- plétement perdu l'usage de ses facultés mentales quand on le ramassa.\u2014L' Etoile, de Lowell, * * THERMOMETRES EXPLOSIFS Hier plusieurs thermométres ont fait explo- ston, entr'autres celui de M.André Bélanger sur la rue West Pearl: d\u2019autres ont été obliges de les metre dans l\u2019eau pour les empêcher d'en faire autant.\u2014 L\u2019Opinion Publique, de Worcester.* gn UN HOMME HARCELE N.King, qui vient de Lynn.est à l'hôpital St-Joseph avec une jambe horriblement harcelée par une balle de revolver.\u2014George O'Connor a été obligé de se faire extraire plusieurs grains de poudre d'un oeil à l'hôpital \u2014L'Opinion Publique, de Worces- er.«\u201c M.Ainey nous fait d'abord remarquer que la demande des grévistes n\u2019est pas exagérée.Ainsi à l\u2019heure aw\u2019il est, la hausse du prix des loyers force les ouvriers à s\u2019en aller demeurer dans les quartiers exotiques (sic), ce qui les oblige encore à payer des frais de transport, \u2014Le Canada, 19 juillet.=, OPERATIONS \u201cALTERNATIVES\u201d M.Arthur Bergeron, commis chez Besse & Bryant, a subi quatre opérations alternatives a l'hôpital St-Joseph où il est :.llé le 29 juin.Ces opérations, quoiau : considérées peu dangereuses, ont beaucoup fait souffrir leur patient.Elles ont toutes été pratiquées dans 12 tête, il va donc sans dire qu\u2019en outre du danger de ces opérations elles ont été très douloureuses.Le patient est maintenant retourné au milieu de sa famille sur la rue W.Pearl.Il a été ainsi cloué sur un lit de douleur quelques Jours seulement après qu\u2019il était rayonnant de joie de la naissance d\u2019une fille.Sa santé s\u2019améliore de jour en jour \u2014L\u2019Opinion Publique, 4.Worcester.eq ALLONS, TANT MIEUX! TANT MIEUX! Mme Adolphe D.est partie hier avec son jeune bébé pour l'hôpital du Rhode Island ; Mme .doit subir une opération délicate et le pend suivra en même ps un traitement 5 ire\u2014 L'Eboile du pieces absolument nécessaire, * \u201c.DE TOUTES SORTES\" Mile Anna B., qui tient un atelier d\u2019ouvrages de fantaisie au-dessus du magasin Poisson Frères, est partie pour deux mois.Elle doit prendre des leçons de peinture de tou- fes sortes\u2014L'Etoile, de Lowell, \u201cGRIMPADES D'ECHELLES\u201d Les pompiers surnuméraires de l'appareil No.3 ont eu des exercices de grimpades d\u2019échelles, hier soir, à la bâtisse J.C.Ayer, sur la rue Middle.L\u2019échelle de 85 pieds fut dressée «: ils y montèrent comr:e des vété- Tans, ne montrant aucune hésitation et aucune crainte.Les pompiers surnuméraires (call men) ont peu de chance de pratiquer, excepté ronduils ont des exercices de temps à autre, i ouvrage d'hier soir a \"i étaient capables 4 rend ervice ils Ey t re service, s'il i soudainement appelés.\u2014 L'Étoile.de nent >A Méme dans les plus reculées de nos campagnes, l'orateur de husting qui veut avoir du succès, sa cause fût-elle désespérée, doit s'habiller élégamment ou afficher au moins une mise soignée.C'est ce qui explique la course qui s\u2019est produite toute cette semaine vers le seul magains de Montréal où l\u2019on se puisse procurer des chemises vraie ment à la mode, des cravates de bon goût, des chaussures confortables et des chapeaux élégants, sans compter les gants dernier cri.Une foule de politiciens et de futurs politiques ont envahi les magasins d'Anatole, voulant voir tout son stock, le meilleur en ville et le seul inépuisable, malgré des prix renversants de -bon marché.Anatole attend les \u2018retardataires Sr rue Saint-Laurent.; \u2019 L'ACTION L\u2019'AME DU VIN Un voir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles : \u2018Homme, vers toi je pousse, à cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles, Un chant plein de lumière et de fraternité! Je sais combien il faut sur la colline en flamme De peine, de sueur et de soleil cuisant Pour engendrer ma vie et Pour me donner l'âme Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant.Car j'éprouve une joie immense quand je tombe Dans le gosier d\u2019un homme usé par ses travaux, Et sa vhaude poitrine est une douce tombe Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.Entends-tu retentir les refrains des dimanches Et l\u2019espoir qui gazouille en mon sein palpitant?Les coudes sur la table et retroussant tes manches, Tu me glorifieras et tu seras content; Lallumerai les veux de ta femme ravie; A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs Et serai pour ce frêle athlète de la vie L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.En toi je tomberai, végétale ambroisie, Grain précieux jeté par l'éternel Semeur.Pour que de notre amour naisse la poésie Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur!\u201d Charles Baudelaire.Les Fleurs du \u2018Mal.PARIS Paris est un emplacement célèbre, sur lequel se forme une ville encore inachevée.L\u2019on tient que cette ville sera la merveille du monde, le triomphe de la science moderne, matériellement et moralement, Il faut que les habitants y jouissent d'une liberté entière, et demeurent dans le plus grand respect.Pour résoudre ce problème de toute bonne police, on a voulu d\u2019un côté favoriser la circulation des idées, de l\u2019autre assurer la circulation des régiments.Un système d'égouts très savant, pourvoit à ce double dessein, Les idées qui se trouveraient embarrassées dans les voies ordinaires, ont les journaux, les théâtres, les cafés, et encore d'autres moyens détournés.Quant aux régiments, si la voie était par hasard coupée, ils manoeuvreraient aussi bien sous terre, ce qui assure leur avantage.Car les idées de ce temps-ci ne sont pas faites pour tenir tête aux régiments, surtout lorsqu\u2019elles les rencontrent où elles ne les attendaient pas.; Néanmoins, comme il y a aussi beaucoup d'idées dans les égouts, où elles sont attirées par une pente naturelle, et comme rien n\u2019est parfait en ce monde, il ne serait pas impossible, malgré l'abondance des lanternes, qu\u2019un choc eût lieu.L'on pourra voir quelque jour la victoire toute infecte sortir d'un puisard._\\ vt Les égouts de Paris méritent qu\u2019il s\u2019y passe quelque chose d\u2019illustre.Des personnes qui ont tout vu disent que ces égouts sont peut-être ce qu\u2019il y a de plus beau dans le monde.La lumière y éclate, la fange y entretient une température douce, on s\u2019y promène en barque, on y chasse aux rats, on y organise des entrevues, et déjà plus d'une dot y fut prise.Les rues de Paris sont longues et larges, bordées de maisons immenses.Ces longues rues croissent tous les jours en longueur.Plus elles sont larges, moins on y peut passer.Les voitures encombrent la vaste chaussée, les piétons encombrent les vastes trottoirs, À voir une de ces rues du haut d\u2019une de ces maisons, c\u2019est comme un fleuve débordé qui charrierait les débris d'un monde.Véritablement Paris est une inondation qui a submergé la civilisation française, et l'emporte tout entière en débris.Où l\u2019em- porte-t-il ainsi concassée?Moi, je crois qu\u2019il l'emporte à la préfecture de police, quelque victoire qui surgisse des égouts.Si de tous ces débris la préfecture de police saura faire une autre civilisation, je l\u2019ignore.Ce que sera cette autre civilisation, qui le veut savoir n\u2019a qu\u2019à lire Tacite et Pétrone.Les constructions du nouveau Paris relèvent de tous les styles; l\u2019ensemble ne manque pas d\u2019une certaine unité, parce que tous ces styles sont du genre ennuyeux, et du genre ennuyeux le plus ennuyeux, qui est l'emphatique et l\u2019aligné.Alignement! five! 11 semble que l\u2019Amphion de cette ville soit caporal.Voilà un prodige du dix- neuvième siècle que nul autre siècle peut- être n\u2019a vu: on a rebâti Paris, et quasi la France, sans qu\u2019il se soit révélé un architecte.Jusqu'à Louis XVI, on eut presque une architecture par règne.ll pousse quantité de choses fastueuses, pompeuses, colossales: elles sont ennuyeuses; il en pousse quantité de fort laïides: villes sont ennuyeuses aussi.Ces grandes ruce, ces grands quais, ces grands édifices, ces grands égouts, leur physionomie mal copiée ou mal rêvée, garde je ne sais quoi qui sent la fortune soudaine et irrégulière.Ils exhalent ennui.On est là-dedans comme chez ces gens d'hier et d'ailleurs, qui vous font bien boire, bien bien asseoir, i manger, qui vous chauffent bien, qui allument un luminaire à vous brûler les yeux, mais qui n'ont rien à vous dire, sitôt qu\u2019ils ont achevé de réciter le journal de tout à l'heure, Qu'il pleuve, qu'il neige, qu\u2019il faille rester dehors, vous voulez sortir.C\u2019est ce qui fait le succès du vaudeville, de Thérésa et de la pipe.Les habitants du Paris complet s\u2019ennuieront comme on ne s\u2019est jamais ennuyé sur la terre.Il n\u2019est rien qu\u2019on ne puisse craindre d\u2019un peuple qui s\u2019ennuie, et rien qu\u2019on ne lui puisse imposer.Or le peuple de Paris sera le monde, comme a été le peuple de Rome, peuple qui s\u2019ennuyait.Le Paris nouveau n\u2019aura jamais d\u2019histoire, et il perdra l\u2019histoire de l'ancien Paris.Toute trace en est effacée déjà pour les hommes de trente ans.Les vieux monuments méme qui restent debout ne disent plus rien, parce que tout a changé autour d\u2019eux.Notre-Dame et la Tour Saint-Jac- ques ne sont pas plus à leur place que l\u2019Obélisque, et semblent aussi bien avoir été apportées d\u2019ailleurs comme de vaines curiosités.Où seront les lieux historiques, les demeures illustres, les grands tombeaux?Les hommes de la Révolution ont eu la rage de faire passer des rues sur les sanctuaires qu\u2019ils avaient démolis.lis se sont dérangés pour accomplir cette chère beso- £gne, ils ont sacrifié même leur bien-aimée ligne droite.On continue.Dans le Paris nouveau il n'y aura plus de demeure, plus de tombeau, plus même de cimetière.oute maison ne fera qu\u2019une case de cette formidable auberge où tout le monde a passé et où perssone n'a souvenir d\u2019avoir vu personne.Louis Veuillot.Les Odeurs de Paris.Théodule va probablement poser sa candidature dans le comté de Vaudreuil-Centre et il tient à remporter la victoire.C\u2019est ce qui lui fit me demander des conseils.La clef du succès, lui dis-je sans ambages, c\u2019est de se bien faire voir de l'électorat, de la masse des électeurs.Tu es, je le sais, trop honnête pour acheter des votes (ici, Théo- dule toussa), mais il y a une foule de moyens encore permis de se faire aimer, estimer et, entre temps, élire député.Tes agents, car il t\u2019en faudra, pourront donner aux électeurs des petites choses qui les flatteront et leur feront plaisir.Pour ma part, je sais des offres qu'on ne peut refuser et Qui disposent favorablement en faveur de ceux qui les font.Toujours tu me trouveras plein de prévenance pour le monsieur qui, au cours de la conversation, m\u2019offre une cigarette.Je sais que c'est un homme qui sait vivre, dont les goiits sont excellents et la politesse parfaite.J'apprends de plus Qu\u2019il est fin connaisseur quand la cigarette u\u2019il m'\u2019offre est une Sweet Caporal.Théo- ule, croit-on, fera sa campagne avec des boîtes de Sweet Caporal dans toutes ses po-, ches.: NT TOUT, CINQ SOUS LE NUMERO.Ceux qui s'intéressent aux nouvelles financières doivent savoir: Que la Richelieu Lumber Co, Limitée, société au capital de $50,000, émet en ce moment des actions privilégiées cumulatives à 7 p.c.Cette compagnie a été incorporée le 17 mai IOII et possède les pouvoirs les plus étendus pour faire le commerce du bois.Sa base d'opération est sur la rivière Bonaventure, dans le comté du même nom, où se trouvent les essences de bois les plus variées et où elle possède des droits de coupe d\u2019une immense valeur.Ses usines et scieries couvrent une superficie de 77 arpents et représentent, avec les droits de coupe actuellement en exploitation, un chiffre de $roo,- oo.La même compagnie doit commencer, sous peu, la fabrication de la pulpe à papier.Il reste à souscrire 750 actions privilégiées de $100, donnant un dividende cumulatif de 7 p.c., a partir du 1er juillet 1911.Pour plus amples renseignements, s'adresser à M.J.-S.Beauregard, courtier, bureaux du Trust & Loan, chambre 44; téléphone: Main 4020.AUX ABONNES RETARDATAIRES Envoyez-nous tout de suite le prix de v&- tre abonnement.Vous vous épargneres ainsi le soin de décacheter une nouvelle facture, et à nous celui de vous l\u2019adresser.(Loyal avertissemest) , 08 DANGER ! NOS RECLAMES bee Alors le président Antoine Cimon, jetant un dernier regard sur son ile natale, s\u2019écria : \u2014Au diable, ingrate patrie, tu n\u2019auras pas mes os.Et je ne te regretterai point, va.Québec, autre pays d\u2019opéra-bouffe, m'accueillera à bras ouverts.J'y vivrai tant que je pourrai; puis, mes ressources épuisées, je me rendrai à Montréal, où ma fortune dans la spéculation est d'avance assurée, Les terrains du Plateau Bon- Æ\\ir réservent d'énormes profits à l'acheteur intelligent.Il n\u2019y a pour s\u2019en procurer qu'à s\u2019adresser au Crédit-Métropolitain, 79 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 6455.* e ° Avez-vous remarqué comme le noir va bien aux blondes?Oui, hein?La jeune veuve dont je fis la rencontre était blonde comme \u2014 non, pas comme les blés \u2014 plutôt comme une gerbe de boutons d\u2019or.Elle était riche, elle était belle et, de plus, intelligente, et fort habile.J'en eus deux preuves.D'abord, elle refusa le coeur que je déposais à ses pieds.Ensuite, elle place sa fortune en propriétés immobilières et, ce qui me démontre son habileté, son courtier se nomme J.-B.-D.Légaré.11 a ses bureaux, comme vous le savez, 11 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 6620.* es & Sans m\u2019y connaître en musique, je préfère les tons mineurs aux tons majeurs.Je les préfère pour leur douceur, leur charme attirant, leur grace enchanteresse.\u2014 Béatrice, mon âme, jouez-moi quelque chose en mineur! \u2014 Puisque vous parlez de mineurs, répliqua-t-elle, voici qu'ils viennent de se mettre en grève.On nous annonce une hausse du charbon.\u2014 Peut-être, mais qu'il soit cher ou bon marché, je sais où prendre le mien.C'est à la Compagnie Lackawa- na, dont MM.Ewing et Lebel sont les directeurs; bureaux, 112 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 102.40 Le grand journal dont mon oncle Balthazar fait ses délices, \u2014 avant de le donner à l\u2019épicier\u2014nous disait l'autre soir que Jamais on n'avait vu autant de politiciens réunis à Montréal.Et, vraiment, le grand Journal avait raison; jamais nous n\u2019eussions pu croire qu\u2019il en existât autant.On en voyait de superbes, qui fréquentaient les rands hôtels; d'importants, qui bousculaient les passants rue Saint-Jacques: d\u2019affairés, qui hantaient les grands bureaux; d'empressés, qui rôdaient autour des ministres.Mais j'ai surtout remarqué, pour ma part, les avisés, ceux qui avaient eu le bon esprit, Une fois en ville, de faire un riche diner.Ceux-ci, je les ai tous trouvés au Café Saint-Gabriel.Ne dites pas non, mon cher candidat: vous y étiez, vous aussi.* Si, le jour où je demandai à Béatrice de m'accorder et son cueur et sa main, elle cat dit Oh, oui, va! au lieu de me rire au nez, mon existence cat été bien diffe- rente (je le crois du moins) et quand j'y songe.Tiens, j'aime mieux ne pas vous dire ce que cela me fait, Avec elle, j'aurais révé de posséder une petite maison tout Juste assez grande pour abriter notre amour.Une vérandah entourée de plantes grimpantes aurait servi à nos duos passionnés des soirs d\u2019été et un Joli jardin entourant la maison à nos promenades sentimentales au clair de lune.\u2014 Et, me demanda mon ami, curieux comme toujours, ou l'auriez-vous bâtie, cette maison?\u2014 Mais a Northmount, naturellement, sur les terrains de M.Edouard Go- hier, le courtier d'immeubles bien connu dont les bureaux, 71a rue Saint-Jacques, sont chaque jour le rendez-vous d'une clientèle innombrable.eq 0 Je rencontrai Béatrice au débarcadaire du train.Elle arrivait de ses vacances et elle avait laissé la pauvre petite Blanche aux champs, fort souffrante d'une entorse au lobe de l\u2019oreille gauche.\u2014 Blanche va s'ennuyer, toute seule là-bas, fis-je, l\u2019air triste.\u2014 Non, répliqua sa soeur, elle ne pourra pas s\u2019ennuyer, car je vais dès aujourd\u2019hui lui envoyer de petites compagnes.Elles sont fragiles, mais si fraiches.si charmantes, si délicieuses, qu\u2019en leur compagnie Blanche ne saurait trouver le temps long.\u2014 Je viens de voir l'envoi.Ces com agnes étaient de pimpantes bouteilles de Frisco.La chaleur du jour leur fatsait verser des larmes de fraicheur qui en détachaient les étiquettes, mais elles portaient gravées ce mot de Frisco, qui dans toutes langues, comme on sait, signifie excellence.Elles arrivaient de la Frisco Soda Water Co.398 rue Saint-Dominique; téléphone: Est 2297.° Amour à la fermière! Elle est Si gentille et si douce.\u2026.C'est l'oiseau du bois qui se plait Loin du bruit, dans la mousse, chantait le doux poète Hégésipe Moreau pour remercier la fermière de son hospitalité.Pour le poète malheureux et errant, la bonne fermière avait mis à contribution et sa basse-cour et sa laiterie, elle avait nourri l\u2019abandonné, le pauvre.Dans ce bon vieux temps, on ne savait pas ce que c'était que d'écrémer ou de falsifier le lait.La bonne fermière est disparue, hélas! avec le doux poète.Aujourd'hui, on falsific Je lait d'une façon dégoûtante et on y ajoute toutes sortes de choses.Aussi a-t-il fallu que la science vint à notre secours en inventant le lait Laurentia, qui seul nous ramène à la pureté des choses d'antan.Le lait Laurentia est parfaitement pur.Stérilisé, pasteurisé et homogénéisé, il défie le temps, il se conserve à jamais.Ses qualités nutritives sont supérieures à celles de tous les produits similaires et ceux qui s\u2019en sont servis une fois ne veulent plus s\u2019en passer.Si votre épicier tient tant soit peu à sa clientèle, il vous fournira le lait Laurentia.Si, au contraire, il néglige ses intérêts au point de n\u2019en pas vendre, adressez-vous directement à la Compagnie, 21 et 23 rue Saint-Pierre; téléphone: Main 3152.3 Avez-vous vu jouer le \u201cSonge d'un nuit d'Eté\u201d?Non?C'est, comme dirait son auteur, M.Shakespeare, bên d'Ubleur.Vous pouvez cependant vivre ce songe si vous allez passer la soirée dans les touffus bosquets du Parc King-Edward.Le calme et le repos y règnent et si, au contraire, vous aimez le mouvement et le tourbillon du plaisir, vous trouvez lès \u2018jeux à quelques pas et leur gaîté peut vous faire oublier les plus moroses pensées.Faites comme moi, allez au Pare King-Edward.J'y ai trouvé des poèmes superbes que je me suis contenté de rèver, ma plume étant inhabile à les écrire.C\u2019est d'ailleurs à la portée de toutes les bourses, car il n'en coûte que 20 cents aller et retour.Les bateaux, fort bien aménagés et très confortables, partent du quai Racine tous les quart d'heure.* Quand je vis mon amis Gontran marchander des meubles dans un grand magasin, je me dis: \u2014 Décidément, le cas est plus grave que je ne le pensais et la petite Georgette l'a si bien embobiné que le voilà prêt à se marier: \u2014 Eh bien! Gontran, tu te meuble?Aurais-tu l'intention de.tu sais ce que je veux dire?\u2014 Puisque je dois avouer, j'avoue.Je me marie le mois prochain.\u2014 Compliments, mon cher, compliments.Je.\u2014 Tu sais si Georgette est difficille dans ses goûts et je ne veux pas la désappointer quand je lui demanderai d'approuver mon choix.I me faut des meubles solides, élégants, et en même temps bon marché.Je crois pouvoir les trouver ici.\u2014 Il avait raison, car, sur la porte, je vis cette enseigne: N.-G.l\u2019aliquette, 477-Est rue Sainte-Catherine.* Grande fut la douleur de l'amirale quand elle sut que son époux, commandant de toutes les flottes présentes et à venir, était revenu d'Angleterre sans en avoir rapporté l'uniforme neuf dans lequel elle eût été si heureuse de le contempler.Elle ne pouvait comprendre comment un tel accident avait pu se produire et, tous les jours, elle inters rogcait son mari, qui lui disait: \u2014 Poupou- le, je ne le comprends pas plus que toi.Nous avions mis l\u2019habit de gala dans une grande caisse, tout seul.Le bicorne et les aiguillettes occupaient une boîte à chapeau et l'épée, dans son fourreau d'or, était dans une boîte à part.L'eau de mer a dù pénétrer dans ces boîtes et ronger les ors des uniformes, car il n\u2019en reste plus rien.Alors ma voix s\u2019éleva dans l'ombre épaisse et je dis: \u2014 Une autre fois, vous voyagerez sur des steamers qui non seulement vous assurent un passage confortable, mais encore qui réponde de vos bagages.Il n\u2019est pas de tempête assez forte pour secouer le King Edward ou le King George et déranger dans la soute aux bagages l\u2019équilibre délicieux du plus délicat chapeau de femme.Voyagez par les vapeurs de la Compagnie du Cana- dien-Nord et vous ignorerez à jamais les chocs comme aussi bien le mal de mer.» « * Augustine, que l'air vivifiant des Cantons de l'Est a fait engraisser considérablement, s'amuse à fabriquer ce qu\u2019elle nomme de la poésie.l\u2019our faire plaisir à Titi, son grand ami, elle écrivit: Titine salit d\u2019la vaisselle, Tant mieux pour elle! Titi la lave, à c\u2019qu\u2019on dit, Tant pis pour lui! Cet effort littéraire lui valut les compliments de Titi, qui, derechef, lui fit des offres de mariage.\u2014 Je suis, lui dit-il, peu fortuné, mais vous savez bien que la fortune n\u2019est qu\u2019un vain mot, et je possède assez pour que nous nous établissions, loin des bruits du monde et au milieu du calme des champs.J'ai jeté les yeux sur de jolis terrains, \u2014 des bijoux de terrains, \u2014 que je voudrais vous montrer.Ils s'étendent sur les pentes verdoyantes de Dorval et leur sol fertile nous permettrait, non seulement d\u2019y bâtir un joli cottage, mais encore d'y cultiver de ces fleurs qui ravissent vos yeux cet de ces légumes qui font les délices de votre palais.Quittez ces lieux, venez avec moi chez M.Georges Marcil.C'est lui qui nous vendra ces terrains et nous les lui paierons quand cela nous plaira, tellement ses conditions de vente sont faciles.Nous ne savons pas quelle fut d\u2019Augustine la réponse: si nous étions à sa place nous ne ferions qu\u2019un bond aux bureaux de M.Marcil, 180 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 3790.oy Mon ami Hildefonse ne s\u2019occupera pas d'élections.Il a autre chose à faire de son temps et, s\u2019en occuperait-il, que le résultat serait probablement le même.Je le soupçonne de vouloir aller faire un tour en Europe car, la dernière fois que je l'ai vu, i me causa voyages.\u2014 Je suis, me disait-il, en faveur des déplacements et, comme l\u2019a dit un poète qui n\u2019était pas Malo: Je vais, je viens, je vois les choses.Ici aujourd\u2019hui, demain là-bas, après-demain ailleurs, toujours je me déplace, \u2014 Auriez-vous envie de nous quitter?\u2014 Je ne sais.Les brises salines me tentent et peut- être.\u2014 Alors je n'ai pas à vous donner de conseils, \u2014 vous êtes meilleur voyageur que moi, \u2014 mais si j'étais à votre place, mon itinéraire serait tout tracé.Comme j'aime le confort et le bien-être, la rapidité et le luxe, je ferais mon voyage à bord d\u2019un navire de la ligne du Canadien-Nord.Les paquchots de cette compagnie font le service extra-rapide entre Montréal et Brise tol.Aménagés avec tout lc confort et le lu xe modernes, ces lévriers des mers (1) pose sèdent des salons splendides, de superbes fumoirs, une table exquise, un service sans pareil.A leur bord on oublie lé temps, les ennuis ordinaires du voyage, et on ne gare de que le souvenir de six délicieuses jour nécs passées dans la plus agréable compas gnie.Hildefonse me crut, car:il est allé hier.aux bureaux du Canadien-Nord' chercher ses billets.Co (1) Des lévriers aménagés!.Notre rédacteur fera bien de se surveiller.\u2014 NOTE DE L'ACTION.Pro. 4 L'ACTION LES EXPLOITS DE LAMIRANDE Comment M.H.-À: Lemieux, fonctionnaire fédéral et père du ministre des postes, voyageait sous un faux nom dans le comté de Gaspé, en 1896, pour accomplir en faveur de son fils Rodolphe des besognes d\u2019élections.COMMENT IL PRETAIT SERMENT SOUS CE FAUX NOM ET COMMENT IL PRATIQUAIT LA SUBSTITUTION DE PERSONNE.Simples extraits Le 5 juin 1900, avait lieu, à la Chambre des Communes du Canada, un débat mémorable, qui rappelle à s'y méprendre, par certains cotés, le fameux blanchissage Lanctot, ct au cours «
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