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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 14 octobre 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Action, 1911-10-14, Collections de BAnQ.

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[" gr ANNÉE.\u2014N° 27 LE NUMÉRO : CINQ SOUS PAR AN : DEUX DOLLARS CES VIEUX M.| TOUS LES SAMKDIS l'Action En \u2014\u2014 NOCEURS ! Laurier a rendu visite à la ** Presse,\u2019\u2019 mardi soir JOURNAUX 1 M.LAURIER.\u2014Ecoutez donc, @ocher\u2014 : Vous ne connaitriez pas une bonne lace ?F LE CocHER.\u2014Dites rien.Je vais vous conduire a la \u201c Presse.\u201d NOS MOITIES Tout le monde, je l'espère, a appris avec au- ant de bonheur que moi l'existence de Ia Société des Dames Charitables.A vrai dire, le nom n\u2019est pas complet, puisque c\u2019est surtout par le euchre (prononcez, en expectorant : eukheurrr!!!) que ces dames entendent venir en aide aux miséreux; Société des Dames Charitables et Amatrices de Euchre serait plus juste.Il convient néanmoins de reconnaître que le groupement des femmes sous les vocables correspondant le mieux à leurs opinions et à leurs qualités n'est pas \u2018:u mince progrès social.Celles-ci, par exemple, on aurait pu les prendre pour des demoiselles de bureaux, des suffragettes, des nourrices, des artistes lyriques ou tout bonnement des mères Tanta owl abt database WD tout de suite à qui vous avez affaire.\u2026 La pouvelle société devrait être très recher- lchée: cuelle est en effet la dame qui n\u2019aimera pas qu\u2019 .la connaisse pour charitable?Quand elle sera autorisée par l'Etat (la société, non Ja dame), qu\u2019elle aura, comme on dit, sa charte, ses membres seront charitables de par la loi, comme les ministres sont Ronorables, et son droit d'admission devra atteindre un joli chiffre.Ce sera autant de gagné pour les pauvres.Une société qui aurait du succès, j'imagine, serait celle des Honnêtes Femmes.Par contre, je me demande s\u2019il y aura jamais une dame assez courageuse pour organiser lc Syndicat des Presses.Hélas! quoi qu'on cn dise, il y a bien encore de sots métiers.de famille; grâce à leur étiquette, plus moyen de s\u2019y tromper ; c\u2019est bref, c'est net, vous savez Depuis que M.Forget a refusé d'entrer dans le ministère, la Patrie est revenue à ses anciennes habitudes: elle ne nous parle plus maintenant que de choses hors du commun.\u201cUn grand Anglais de plus de six pieds, di- sait-elle jeudi, \u2014 notez bien le détail, on vous en prie: il avait \u201cplus de six pieds\u201d, le granri Anglais\u201d, \u2014 un grand Anglais, donc, de plus \u201cde six pieds s\u2019est présenté à l\u2019hôtel-de-ville, \u201cce matin, en compagnie d\u2019une jeune fille de \u201c16 ans, et il demanda où il pourrait trouver \u201cquelqu\u2019un pour les marier, attendu qu ils par- OLIVAR ASSELIN.PA Encore!\u2014 Elie veut \u201cpartir pour Winnipeg\u201d?Mais pourquoi diable Winnipeg plutôt qu\u2019une autre ville?\u2014 Elle devrait pourtant bien savoir que c\u2019est tout près du pays des sauvages.En tout cas, le guide Picard ne cherche pas à le savoir.Tout ce qu\u2019il veut, c\u2019est de se débarrasser de ces deux importuns : \u201cOn ne marie pas les gens ici, dit M.Picard : \u201csi vous êtes sérieux, allez voir un ministre.Aller voir un ministre?.Mais il n\u2019y pense \u201ctaient ce soir pour Winnipeg.\u201d Le pauvre garcon s\u2019adressa tout d\u2019abord \u201cau guide Picard\u201d.Il ne savait pas combien ce Picard est sévère pour les amoureux.\\ \u201cLe guide Picard, qui reçut les visiteurs, les \u201cinforma qu'ils seraient déçus s'ils prenaient | \u201cI'hétel-de-ville pour une agence matrimoniale.\u201d Comprend-on, aussi, pareille erreur?Le guide, pour.sa part, ne peut venir à bout de se l'expliquer.\u201cM, Picard dit que c\u2019est la deuxième fois que \u201cla chose arrive et il considère que les amou- \u2018\u201creux devraient connaître davantage.Guide Picard! guide Picard! que dites-vous 1A?Mais s'ils \u201cen connaissaient davantage\u201d, £e ne seraient plus des amoureux, vous devez .bien savoir cela.\u2014 Vous n\u2019avez donc jamais \u2018été amoureux, vous, guide Picard?\u201cJe reporter, lui, paraît plus humain.pas, cet homme-là! Ils sont tous battus.x x \u201cTriste chose de perdre une position, lorsque l\u2019on perd avec elle tout ce que l\u2019on était et tout ce que l\u2019on valait!\u201d * * * La Patrie interdit plus que jamais à ses typos de \u201ccomposer\u201d les huit lettres qui forment le mot Le Devoir.Elle continue d'appeler ce journal \u201cl\u2019organe nationaliste de la rue Saint- Jacques.\u201d .Si la Patrie ignorait complètement le Devoir, nous comprendrions semblable tactique.Mais puisqu'elle fait tant que d'en parler, pourquoi ne pas l'appeler par son nom?Nous ne sommes plus au temps de Racine pour nous servir de périphrases pareilles ! .\u2018 Quand donc nos honorables confrères, qui - sont pourtant des hommes d\u2019esprit, s'aperce- vront-ils qu\u2019à ce jeu-là ils n\u2019ont rien à gagner, et qu\u2019ils se font par là, de plus en plus, la risée de tous les gens intelligents ?* ° \u2018Mais je tiens le fer rouge et vois la chair [fumer\u201d, sxle visiteur de ce matin, explique-t-il, était frès sérieux, et la jeune fille,-jolie et l\u2019air: in- atelligent, se dit très anrieuse de partir pour | innipeg, ce soir\u201d il -.écrit d\u2019Hellencourt dans le Soleil, en intercalant dans sa prose un vers de Victor Hugo.\u2018 Céla s'adresse aux gens de l\u2019Evénement.Non, mais ces eunuques, c\u2019est\u201cil féroce, quand\u201dça s\u2019y met! CHR.a I Toumbé dèssus! Escrasas lous! (CYRANO) DIRKCTEUR : JULES FOURNIER + VLAN! Le Canada continue a s\u2019inquiéter de l\u2019absence de M.Bourassa, Le Canada tient-il vraiment tant que cela à revoir le député de Saint-Hyacinthe ?Alors qu'il conseille simplement à M.Gouin de dissoudre les Chambres : il sera vite satis- ait.* * * Le Canada trouve au nouveau mimstre des contributions indirectes des allures de \u201cportefaix\u201d.Tout le monde ne peut pourtant pas avoir l'allure dégagée d\u2019un Louis-Philippe Brodeur ou la figure séduisante d\u2019un Pugsley.* Ainsi que nous le disons ailleurs, à propos d\u2019une récente prise de becs entre le Devoir et le Canada, rien n\u2019est plus regrettable que les violences de plume.A l'Action, nous n\u2019avons pas de plus grand souci que d'éviter ces excès.Rien ne nous semble plus malheureux que l'exagération.Ainsi, quand nous avons écrit du gouver- neur-général que c'est un bandit, ct un gouj-l par-dessus le marché, nous n\u2019allons pas plus oin.De même, nous dirons bien de la Presse que cest une \u201cmauvaise maison,\u201d mais rien de plus.Il faut être modéré.* » * \u201cM.Borden va bien! s\u2019écrie le Canada, tout scandalisé: il veut faire des élections le jour de la Toussaint.\u201d Ces anciens sectaires!.Quand ça se retourne.* ° * Saviez-vous d'où vient le mot boss?D'usage rare en Angleterre, ce vocable fut.parait-il, emprunté par Jes Américains, qui I'affectionnent beaucoup, au hollandais.Baas, en hollandais, signifie, comme vous vous en doutiez peut-être, \u201cpatron\u201d, \u201cchef\u201d, \u201ccontremaître\u201d.En américain, il veut dire à peu près \u2018organisateur d\u2019élections\u201d.Détail infiniment plus curieux, le mot s\u2019emploie couramment au sens canadien, et prononcé à peu près comme ici, dans le département du Nord, en France.Ce P.-S.\u2014 Mais alors, M.Dansereau ne drait donc pas de Tarascon?.AR ie vien- Un lecteur de l'Action, homme très curieux, nous écrit pour savoir d\u2019où vient le mot caucus (typographe, attention !) Caucus.voyons un peu.\u2026.\u2018Très bien.Pas- sez-moi donc ce gros in-folio poudreux, s'il vous plaît.Ah!.Le mot cawcus n'est ni anglais ni français.\u2014 Vous vous en doutiez, n'est-ce pas, cher ami: vous savez que la Presse l'emploie?\u2014 Bon! Cela vient de l\u2019américain, \u201cCe serait, dit le savant philologue, une corruption de \u201ccaulkers\u2019 meeting\u201d, société des calfats de Boston, qui, à la veille de la guerre de l\u2019Indépendance, se signala par une opposition particulièrement énergique envers Angleterre\u201d Est-ce tout?.Ah! non; il y a autre chose: \u201cToutefois, poursuit notre auteur, Ivutefois, d\u2019après un philologue américain contemporain, le Dr Trumbull, le mot viendrait de l\u2019indien \u201ccau-can-as\u2019 uw\u201d, un homme qui avise, presse, encourage, Un \u201ccau-cau\u201d qui \u201cpresse\u201d, qui \u201cencourage\u201d?Mais alors c\u2019est donc un cau-cax content?Non, mais comme dirait Sam Hughes, c\u2019est épatant ! * = M.Asselin nous pric de dire aux lecteurs de Action qu'il a cessé définitivement de collaborer au Colliers.Le directeur de cette feuille, pour éviter des tuiles au ministère défunt, en était venu, au cours de la récente campagne.à lui mutiler presque régulièrement ses articles.Or, si Asselin admet qu\u2019on modific au besoin l\u2019une de ses phrase, il ne peut souffrir qu\u2019on lui fasse dire des bêtises.C\u2019est malheureusement ce qu'a fait en ces derniers temps M.Gadsby.Asselin ayant écrit, par exemple, dans un Billet que l'Action a reproduit : \u2026 et deux mille personnes s'écrient: \u201cHaour- rah pour Monk!\u201d \u201cVive Bourassa!\u201d le Collier's Tui faisait dire: .et deux mille personnes s\u2019écrient: \u201cHour- rah pour Lemieux!\u201d \u201cVive Laurier!\u201d 1 Cette correction stupide a été, comme on dit au Club Letellier, Ja derniére goutte qui a fait déborder le vase.\u2014 Firurez-vous, nous disait là-dessus notre ex-confrére, firurez-vous deux mille personnes criant Hourrah pour Lemieux! dans la Province de Québec!.Qui a jamais revé d'une pareille énormité?.Ce Gadshv me ferait à la fin passer pour un fou.Aussi lui ai-je retiré ma collaboration.Ajoutons seulement que M.Asselin réserve désormais tous ses écrits à l\u2019Action, Les journaux nous apprennent que la ville de Quéhec avait arboré une toilette de fête, \u201cune toilette éblouissante\u201d, à l\u2019occasion \u2018du départ ce lord Grey.| n Voilà au moiñsqui'a\u2019du:bon sens! 14 OCTOBRE 1911 MONTRÉAL 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone : Est 1678 Un peu de grammaire.Pour parler d'Olivar Asselin, on écrit Asse- lin tout court.Quand il s'agit d\u2019un collègue de M.Gouin, par exemple M.Jules Allard, M.Jean-Ernest Caron, M.Jérémie Décarie, c\u2019est différent : alors on met le prénom \u2014afin d\u2019éviter la confusion.* * * On conte l\u2019histoire d\u2019un ex-ministre, qui rendait dernièrement visite à ses fillettes, pensionnaires dans un couvent de Montréal.C\u2019était la première fois qu\u2019il les voyait depuis le 21 septembre.Comme les pauvres petites faisaient leur apparition au parloir, le père, avant même d'avoir pu proférer une parole, éclata en sanglots, pris d'une véritable crise nerveuse.Il ne lui fallut pas moins de cinq minutes pour se remettre et, ensuite, plus du double de ce temps pour calmer les fillettes.L'incident provoqua dans la maison tout un émoi.On n'y parle plus depuis que de cela.La perte des honneurs peut-elle à ce point affecter un homme?Vrai, là, nous le plaignons, cet ex-ministre ! Pour le Jui prouver, nous ne le nommerons pas.* Vers d'actualité.CYRANO.* Les feuilles! ROXANE, levant la tête, et regardant au loin, dans les allées.Elles sont d'un blond vénitien, Regardez-les tomber.CYRANO.Comme elles tombent bien! Dans ce trajet si court de la branche à la terre, Comme elle savent mettre une beauté dernière, Et malgré leur terreur de pourrir sur le sol, Veulent que cette châte ait la grâce d\u2019un vol! N.-B.\u2014 Ces vers ne sont pas de M.Chapman.* * * \u201cIl y a des gens, a dit M.L.-A.Lapointe, qui se disent Espagnols ct qui ne sont pas du tout Espagnols.\u201d Par contre, il y a des gens qui ont \u201cvécu au Mexique et qui ne\u201cpassent pas\u2019du'tout pour avoir vécu au Mexique.M.Cahan, I'ayp- cat bien connu, est de ce nombre.M.Catian a passé de longues années au Mexique \u2014 où d\u2019ailleurs il a amassé une fortune, mais c\u2019est un détail.Dernièrement, il causait à bâtons rompus avec M.Bourassa.\u2014 Savez-vous, dit-il soudain au directeur.du Devoir, où j'ai appris que vous existiez et que vous faisiez du train (\u201cthat you were existing and kicking\u201d) ?\u2014 ?\u2014 De mon vieil ami Porfirio Diaz.Clest lui qui le premier m'a révélé l'existence du mouvement nationaliste.\u2018Vous êtes Canadien, me disait-i] un jours que pensez-vous des nationalistes?\u201d J'avouai n\u2019en rien savoir.Alors, il me mit au courant.Il était admirablement informé.Où diable maintenant cet animal de Porfirio Diaz avait-il bien pu se renseigner sur les nationalistes canadiens?C\u2019est ce que ni vous ni moi ne saurons probablement de sitôt.P.-S.\u2014 Mais, au fait! Porfirio Diaz \u201crecevait\u201d peut-être Ja Presse?J =\" Et puis, après tout, qu'est-cé qui-empécherait le vénérable président du Mexique: d\u2019apprendie l\u2019existence du mouvement nationaliste\u201c Laurier l\u2019a bien apprise, ldi.© + * w * \" * rs \u2018 Ds e Non, je ne voudrais pas être un;:de.ces employés quasi-supérieurs qui senteht maintenant les convoitises des députés se.tourner vers eux.Imaginez les alarmes du sous-directeür ! Hier, d\u2019un regard paisible, il voyait son directeur baisser et n\u2019en avoir pas pour longtemps, il se disait: \u201cJe l\u2019enterrerai et j'aurai sa place; j'occuperai ce beau bureau qui est un appartement;.je toucherai des appointements, etc.\u201d Ltil's'éveille de ces jolis réves trruvant Bergeron, un député, dans le fauteuil qu'il pensait tenir.I! est perdu, il! n\u2019ira pas plus loin.Bergeron quittera la poste pour en prendre un meilleur, mais, après Bergeron, un autre député viendra.!.es députés s'y mettent, c'en est fait.N.-B.\u2014 Vous croyez que ces lignes sont écrites d'aujourd'hui, par un collaborateur distingué, Et vous avez raisnn: le collaborateur est distingué.Seulement l\u2019écrit n\u2019est pas d'au- jourd'hui, Nous l'avers emprunté tant simplement à Louis Veuillot (cf.Les Libres Pén- seurs, pp.245 et 246, quatrième édition), et nous n'en avons pas\u2018changé un.mot, saufjle nom de Rapinet, auquel \u2018nous avons substitué celui de Bergeron.\u2019 » * * Nous serions désolés qu'on pût voir dans l\u2019entrefilet qui précède, non-plus que dans notre article, sur le même sujet, d'il y a deux semaines, une attaque contre M, Bergeron, dont nous estimons comme il convient le caractére.En réclamant pour un fonctionnaire de carrière la position.de maitre de poste, nous plaidons simplement pour un principe.Quant 3 M.Bergeron, nous croyons dail- leurs que son parti, s\u2019il veut le ré Ompenier.tre dignement, pourra sansipeine lujftrouver au chose \u2014 et mieux.Lo Quand Cecil Rhodes et ses amis, dans leur sagesse, eurent décidé qu\u2019il leur fallait de toute nécessité, pour réaliser leurs projets d\u2019accaparement, provoquer une guerre au Transvaal, ils commencèrent par former une \u201ccompagnie\u201d.M.Bourassa, dans sa fameuse conférence sur l'impérialisme, faite au Théâtre National de Montréal le 20 octobre 1901, \u2014 il y aura de cela juste dix ans ces jours prochains, \u2014 exposait ainsi toute l'affaire: Cecil Rhodes organisa un syndicat énorme, sous le nom de Ligue Sud-Africaine, composée de tous les spéculateurs du Rand.A l\u2019aide de cette puissante organisation, il acheta presque tous les journaux de langue anglaise au Transvaal, à l\u2019Orange, au Cap, au Natal et il fit organiser un système régulier de correspondance entre les rédacteurs de cette presse reptile et les journaux tories et jingoes de Londres, le Daily Mail en tête.l\u2019uis, à leur tour, ces organes bien renscignés transmirent la bonne parole aux journaux les plus répandus des diverses colonies.Ici, le Star, de Montréal, fut trouvé digne de porter l\u2019étendard des agioteurs du Transvaal.C'est alors que fut organisée ct répandue par tout le monde britannique cette campagne de calomnies, qui peignait les féroces habitants du Transvaal et leurs intéressantes victimes, M.Cecil Rhodes et compa- .gnie, sous les couleurs les plus propres a soulever l'indignation des sujets britanniques du monde entier.On s\u2019est parfois étonné de l\u2019ardeur guerrière qui s\u2019empara de nos concitoyens: d'origine anglaise.Moi, ce qui m'étonne, c\u2019est qu'imbibé pendant trois mois d'un liquide aussi corrosif leur sung ne se soit pas échauffé davantage.C'est exactement ce qu'exprime, en d\u2019autres termes, le célèbre écrivain Herbert Spencer, dans un de ses livres les moins connus, Facts and Comments: Jour par jour, dit-il, les rapports de la Kuerre sud-africaine ont été pleins d'inventions, d\u2019cxagérations, de mutilations; on a beaucoup falsifié, beaucoup supprimé.Ainsi l'affirmation faite aussitôt après le début de la guerre, en octobre 1899, que les récoltes des Boërs pourrissaient sur le sol (rensei- gnemient sans aucun doute émané de Londres, par les soins de quelqu'un qui oubliait que notre automne correspond à leur printemps), et qui fut suivie quelques mois plus tard de l'affirmation que la moisson se faisait.Ainsi le fait que quand les forces qui s\u2019avançaient pour délivrer Ladysmith furent repoussées, on décrivit les habitants \u2018comme recevant la nouvelle avec sérénité d'âme (1), tandis qu\u2019en temps opportun arriva une lettre du correspondant du Times à Ladysmith, qui décrivait la \u201cconsternation\u201d manifestéc.Ainsi encorc, les rapports des différentes places assiégées, affirmant que les bombardements n\u2019occasionnaient aucun dommage digne d'être mentionné, et ensuite l'affirmation de M.Cecil Rhodes après la délivrance de Kimberley, qu\u2019environ cent vingt personnes avaient été tuées ou blessées pendant le siège.Au demeurant, un correspondant spécial avoue que les faux rapports étaient une politique établie, \u201cUne fausse notion de loyauté ct de loyalisme, dit-il, existe par rapport à cette campagne.On est taxé de déloyauté si l\u2019on exprime l'opinion que les choses prennent un aspect critique, à moins que l\u2019on ne décrive une défaite comme une victoire\u201d.(Voir le London Globe du 26 février 1900.) Un autre correspondant, M.F.Youn intéressé lui-même personnellement en lat faire, certifie que la censure militaire non seulemént supprimait les faits, mais encore répandait des mensonges.Un autre exemple: tant que les Boêërs ne furent pas exaspérés ar l'incendie de leurs fermes, les rapports leur égard des officiers et soldats prisonniers étaient uniformément favorables; feu \u2018Sir George Grey disait d'eux: \u201cJe ne connais pas de peuple plus riche en vertus publiques et privées que les Boérs\u201d Eh bien! c'est au sujet de ces mêmes Boërs que M.Ralph, correspondant du Daily Mail, a écrit depuis \u201cqu\u2019ils ne sont ni braves ni honorables\u201d, qu\u2019ils sont \u201cliches et poltrons\u201d, \u201cdemi-sau- vages\u201d,\u2019 \u201cinhumains\u201d, \u201cremplis de préméditation satanique\u201d.\u201cEt ainsi continuérent les comptes-rendus durant Phiver, le printemps, l\u2019été: ee 000-008 ese eee Sse ees $8 0.tes Ges ere sae AUX.preuves précédentes, qui datent de 1900, laissez-moi maintenant ajouter d\u2019autres preuves, venues en décembre 1901 et dues à deux témoins: oculaires, M.Edgar Wallace; rédacteur des Unofficial Despatches, et, le.capitaine L.-M.Phillips, auteur du livre With Remington.Wallace, donnant au censeur en chef de I'armée de lord Roberts le titre de \u201cLord High Mutilator Of Telegraphic Dispatches\u201d (Lord Haut .Mutilateur des Dépeches Télégraphiques); Affirme que, tandis que le censeur n\u2019aurait Das fait.objection à une dépêche \u201cextraor- udinairement .optimiste\u201d, il n'aurait pas osé, \u201cpar peur du commandant en chef, - laisser passer unc dépêche pessimiste, quelque vraie qu\u2019elle fût (p.325).En même temps le capitaine Phillips nous dit que la bande finan- \u201ccière (c'est-à-dire Cecil R odes et ses amis) \u201cavait la presse dans ses maitis, maniait les fils \u2018> Gélégraphiques, contrôlait et arrangeait les informations qui devaient parvenir en Angleterre.Des griefs de nature à arrêter l'attention - de l'Angleterre étaient inventés de propos délibérés\u201d (pn 106).OS | EU La fièvre belli bee elliqueuse qui s'est.déchai- : et est.en train de causer des maux im- \u201cmenses, nbn \u2018 seulement au dehôrs, mais \u201c dans notre état social, est le résultat de l\u2019at- \u2026 Mmosphère de mensonge quotidiennement \u2018vespirée, TE ow anglais - L'ACTION _UN BANDIT ET UN GOUJAT Ainsi trouvons-nous, dans l\u2019un des plus illustres écrivains anglais du XIXe siècle, une éclatante confirmation du jugement porté sur la guerre du Transvaal par le chef nationaliste canadien.Ce jugement, confirmé en outre par l\u2019opinion de quelques- uns des plus grands hommes d\u2019Etat de l'Empire britannique, ne sera certainement pas démenti par l\u2019histoire.La guerre du Transvaal n\u2019a été possible qu\u2019à cause des mensonges quotidiennement répandus dans l\u2019Empire, comme dit Herbert Spencer, par Cecil Rhodes et ses amis, pendant de longues années.Pendant de longues années, Cecil Rhodes et ses amis, fidèles à un plan de campagne savamment concerté, n\u2019eurent pas de plus chère ambition que d\u2019aveugler de mensonges le monde britannique, afin de lui faire prendre en horreur les Boërs.On sait la suite: une guerre dont le field- maréchal sir Neville Chamberlain n\u2019hésitait pas à écrire, dès le mois de juillet 1901, \u201cque jamais auparavant quelque chose approchant de cette destruction ou de ces enlèvements de familles en bloc et sans pitié, n\u2019avait été accompli par une armée anglai- sc\u201d., cent mille hommes égorgés, des femmes et des enfants piétinés aux pieds des chevaux, les fermes et les maisons incendiées par milliers.de s\u2019accaparer plus facilement les biens du: peuple boër, tout cela pour grossir encore\u2018 { .i I la fortune des aventuriers du Rand.»* * Ce fameux syndicat, formé par Cecil Rhodes en vue de préparer la guerre du \u2018Transvaal, s\u2019appelait, on le sait, le \u201cBritish South African Chartered Company\u201d.Parmi ceux qui le composaient, \u2014 parmi ces bandits, ces voleurs, ces assassins, qui.par cupidité ourdissaient il y a quinze ans,; au moyen du mensonge systématique, l\u2019é-: gorgement de tout un peuple, \u2014 il y a un- homme dont le nom n\u2019est pas inconnu chez nous.i ; C\u2019est celui de lord Grey, notre ex-gou- verneur-général.Ami intime et disciple préféré de Cecil Rhodes, dès 1894 on le trouve en Afrique- Sud.De 1804 à 1897, c\u2019est lui qui administre officiellement la Rhodesia.En 1898, peu de temps avant la guerre, il est jugé digne par Cecil Rhodes d\u2019entrer au conseil d'administration de la \u201cBritish South African Company\u201d.Dans un article de journal, publié à Londres en 1904, à la veille même de son départ pour le Canada, ct que nous avons déjà reproduit, on trouve à ce sujet les détails suivants: Les relations du comte Grey avec la British South African Company, disait cet écrit, sont bien connues de nos lecteurs.Depuis six ans il s'occupe avec activité des affaires de cette société, dont il devint directeur en 1898.Il sera sûrement difficile à ses collègues de remplir la place vacante par le départ du comte.Mais la perte subie par la compagnie et par la Rhodesia sera un gain appréciable pour le Canada.* .» Nous ne devions pas apércevoir! À pcine débarqué sur nos rives, les mains encorc rouges du sang versé au Transvaal, le complice de Cecil Rhodes tentait d\u2019appliquer ici les principes d\u2019administration auxquels il s'était formé dans la Rhodesia.On se rappelle peut-être encore son premier discours gl\u2019Halifax.Ce fut un tolle d'un bout a l'autre du pays.Mis en garde par cette mésaventure, il parut pour quelque temps s\u2019assagir.Ce ne fut que pour quelque temps.Bientôt il reprenait, cette fois en y mettant un peu plus tarder à nous en \u201cde formes, la campagne impérialiste dans laquelle il avait si maladroitement débuté.Pendant toute la durée de ses fonctions, c\u2019est-à-dire pendant sept longues années, il n'est pour ainsi\u2019 dire pas de jour: éù'on né.l'ait vu sortir effrontémientde gon\u2018rèle; off: je ciel pour se faire parmi nous le prédicant d'idées politiques.Jusque dans le discours qu\u2019il prononçait à Montréal le 4 octobre dernier, lors de sa visite d\u2019adicux, et qui est bien pourtant l\u2019un \u201cde ses plus modérés, faisait-il encore autre chose que de prêcher l'impérialisme?, Rien ne peut empêcher le Canada, disait- il en propres mots (voir compte-rendu textuel dans le Canada du s octobre), de deve- mir une partic de l\u2019Empire ayant droit de controle sur les affaires de cet Empire.En ma qualité d'Anglais, je considère que tout ce qui peut aider àla grandeur et à la prospérité du Canada aide en même temps à la grandeur et à la prospérité de l\u2019Empire britannique; le Canada ne peut pas être affai- Dli sans que l\u2019Empire soit affaibli.Autant l'Angleterre est.nécessaire au.Canada, autant le Canada est nécessaire à l\u2019Angleterre, et un jour les Canadiens demanderont à leurs frères d'Angleterre de leur permettre de parta- ger avec eux les responsabilités de l'Empire, \u201cEt plus loin: Da Tout cela pour permettre à Cecil Rhodes Comment prévenir un changement qui serait un désastre?Comment maintenir les conditions qui nous donnent tant de bonheur qu\u2019un changement serait pour vous un désastre?Quelles sont ces conditions?Messieurs, elles consistent dans le maintien de la suprématie de l\u2019empire britannique sur les mers.Si vous devez etre sauvés d\u2019un changement, il faut maintenir la suprématie britannique sur mer.Il semblerait que le problème duquel dépendent notre prospérité et la continuation de nos libertés est: \u2018Comment maintenir la suprématie britannique?\u201d Le peuple de Québec peuse-t-il qu'elle peut-être maintenue en ne faisant rien?Leur amour-propre serait-il satisfait de suivre la marine landis que le reste de l\u2019empire travaille?Quelle est l'ambition ou l'idéal des différentes unités autonomes dont les forces réunies forment la force de l\u2019empire britannique, du maintien de laquelle dépend votre contentement?Æst-ce d'être un parasite sur le tronc de l\u2019empire, ou d\u2019être l'influence réconfortante et nourricière renforçant avec sa sève vivifiante l\u2019arbre de l\u2019empire dont les branches étendent leur ombrage sur le monde entier?Et cuetera, et cactera, et caëtera!.A Ottawa, quelques jours auparavant, il traitait presque ouvertement \u2014 toujours pour prôner ses projets impérialistes \u2014 les Canadiens français des campagnes d\u2019ignorants et d\u2019abrutis parce qu\u2019ils sont opposés à la création d\u2019une marine de guerre! * * * Pourtant, ce n\u2019est pas là, pour nous, ce qui nous étonne, De la part du comte de Grey, ancien gouverneur de la Rhodesia, ancien administrateur de la \u2018British South African Company\u201d, élevé à l\u2019école de banditisme de Cecil Rhodes, on pouvait s\u2019attendre à tout \u2014 mème à le voir écrire, comme il a fait par amour de l'impérialisme, des lettres de chantage aux évêques de la Province de Québec.Mais ce qui nous surprend vraîment, ce qui vraiment nous confond, c'est de voir qu'il ait pu ainsi tout se permettre en notre, pays, particulièrement chez les Canadiens français, sans révolter l'esprit public et sans s'attirer les horions qu\u2019il méritait.Lorsque, au Club-Rideau, il traitait comme nous venons de le dire les habitants des bavkzvoods, il parlait en présence de M.Laurier et de M.Borden.Comment l'un au moins de ces deux hommes, le _premicr- ministre d\u2019hier ou celui d\u2019aujourd\u2019hui, ne s\u2019est-il pas dit alors que cet étranger, à qui.nous payons depuis sept ans $60,000 par année pour se taire, avait au met .s le devoir, s\u2019il voulait prêcher des opinions politiques, de ne pas jeter l\u2019insulte à ceux qui ne les partagent point?\u201d Comment, \u2014 sinon M.Laurier, qui a fait hélas! plus peut-être que tout autre pour répandre dans le pays cette légende de l\u2019habitant adversaire de la marine par ignorance, \u2014 comment M.Borden ne s\u2019est-il pas levé pour protester contre cet outrage jeté gratuitement à toute une partie de la nation?Quant à l\u2019autre discours \u2014 celui de Montréal, \u2014 il ne nous souvient pas d'en avoir lu une ligne de bläme dans un seul journal.Au contraire, on en a fait des éloges! \u2014 Pourquoi?\u2014 Parce que, entre deux tirades en faveur de la défense impériale, lord Grey avait trouvé moyen de dire du bien de l'habitant canadien.Voyons un peu quels sont ces habitants qu'il a connus.Je n\u2019oublicrai jamais, dit-il, ma premiére visite à une ville \u201cd\u2019habitants,\u201d à environ 20 milles de Québec.J'avais exprimé à l\u2019hon.M.Turgeon le désir de faire la connaissance de Jean-Baptiste, comme on peut le voir en dehors des villes, dans les magnifiques et propres villages qui brillent comme des bijoux sur le fond splendide de votre romantique province.Pour combler mes désirs M.Turgeon me conduisit à la Pointe aux Trembles.J\u2019y ai passé la plus heureuse des nombreuses après-midi que j'ai passées au Canada.Le Dr Larue et ses fils, avec qui j'ai lunché, m\u2019ont reçu si cordialement et m'ont si bien amusé avec leurs chants et leurs plaisanteries que je ne les ai quittés que très tard dans l\u2019après-midi, et avec le plus grand regret-et aussi.en me:disant que l'habitant de la Province de.Québec .est peut- étre arrive plus près.de la découverte du secret du vrai bonheur que plusieurs de mes amis dont la vie active ne leur accorde pas le temps et peu d\u2019inclination pour les plaie de Québec.sirs des dieux et du bon peup Ce serait à n\u2019y pas croire si ce discours n'avait été écrit! Le type de l\u2019habitant canadien, pour lord Grey, c\u2019est le docteur La- rue, \u2018\u201cgentleman-farmer\u2019\u201d riche de quelques centaines de mille piastres, de la Pointe- aux-Trembles, dans le comté de Portneuf! Et c\u2019est en causant avec le' docteur Larue, de la Pointe-aux-Trembles, dans le comté de Portneuf, entre deux verres de scotch, ct en présence de M.Turgeon, qu'il a pu se faire une idée du type de l\u2019habitant, \u201ccomme on peut le voir en dehors des villes\u201d! Mais le dôcteur Larue n'est pas le seul Canadien français intéressant qu\u2019ait-ren- contré notre ex-gouverneur.Il y'a aussi les coureurs des bois qui l'ont charmé., Oui, messieurs,-l\u2019esprit de courtoisie, de.> courage et de loyauté est le véritable esprit du peuple de Québec.1! s\u2019est de nouveau révélé à moi cet été, lorsque je campais dans une des places sauvages et attrayantes de votre province et Je ne vous parle pas le langage de l'extravagance (sic) quand je vous dis que je suis heureux d\u2019avoir passé une autre année au Canada, pour avoir eu l'avantage de connaître la belle race des Coureurs des Bois, dans la personne de Napoléon Comeau et Thomas Fortin.Dans ces deux hommes, qui n'ont reçu pratiquement aucune autre éducation que celle de trois grandes maîtresses, la Mère, la Nature et la Nécessité (sic), j'ai trouvé deux des plus braves et des plus aimables compagnons qu'il soit possible de rencontrer.Comme la pauvre muette de l'Institut St- Denis, ce sont des gentilshommes de la nature, Si leur modestie permettait de publier les anecdotes dont ils ont été les héros, le monde serait enrichi d\u2019un livre qui gagnerait la sympathie de toutes les parties du monde anglais et français à une classe d'hommes qui, dans les jours reculés de l\u2019ancien régime, ont illuminé de faits et de prouesses les pages de l'histoire du Canada et qui, me dit-on, survivent aujourd\u2019hui par centaines et par milliers dans les parties reculées de votre province.Messieurs, puis-je vous faire une suggestion?Aucun cadeau ne me serait aussi agréable, lorsque je retournerai chez moi, en Angleterre, qu'un volume des exploits typiques des Coureurs des Bois, depuis les temps les plus anciens jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, et se terminant par deux chapitres sur Napoléon Comeau et Thomas Fortin, Le docteur Larue, Napoléon Comeau et Thomas Fortin, voilà les types d'hommes qui laisseront de la race canadienne-fran- caise la plus forte impression sur l\u2019esprit de Son Excellence.Et Son Excellence, à cause de l\u2019éloge qu\u2019Elle fit de l'esprit de ces trois hommes, peut être sûre que nous garderons d\u2019Elle, comme disait la Patrie, le plus \u201cplaisant\u201d souvenir.Ces.phrases banales sur les coureurs des bois qu\u2019il a vus, comme sur l\u2019habitant qu\u2019il \u2018n\u2019a point vu, lui ont fait pardonner tout le reste.Apres cela, il pouvait impunémiènt faire toute une sortie en faveur de la défense impériale ct même, comme on l\u2019a vu, en faveur de la fédération impériale: cela ne tirait pas à conséquence.Il pouvait même dire à ses auditeurs canadiens-français qu'ils appartenaient à une race finie: H est clair que, avec une écrasante proportion sur ce continent de citoyens de Jan- .gue anglaise doués de qualités supérieures pour l'administration des affaires, il serait vain et futile pour la minorité de descendance française, même si elle en avait envie, de rêver l'établissement d\u2019un ascendant de race (sic) de ce côté-ci de l'Atlantique.(Textuel!) Du moment qu\u2019il voulait bien leur laisser leurs \u201cromantiques\u201d villages, leurs habitants patrtarcaux (genre docteur Larue), enfin leurs coureurs des bois, ils étaient contents! Personne n\u2019a protesté.x * Il faut dire aussi que notre ex-gouverneur n\u2019a jamais été fort maltraité parmi nous.Les roproches les plus vifs lui sont encore venus, croyons-nous, d'hommes qui parta- Sealent ses opinions politiques, mais qui te- natent avant tout à le voir rester dans son rôle.Quant aux journaux canadiens-français, \u2014-Nous parlons des plus indépendants, \u2014 2: .s\u2019il leur est arrivé parfois de formuler contre lui des critiques,.et méme assez sévères, ce ne fut jamais sans s\u2019en excuser avec excés, et surtout sans bien prendre soin - , : * a ° d'expliquer jusques à quel point, tout \u2018en , .nNapprouvant pas son attitude, on le tenait pour un homme d\u2019une grande distinction d'esprit et de caractère.! Il est tout naturel, après cela, que lord Grey retourne à Londres bien assuré de laisser à tous les Canadiens sans exception une haute idée de sa personne.Il serait malheureux qu\u2019il en fat trop.persuadé.Il y a des Canadiens \u2014 il y en a même plusieurs et nous en sommes \u2014 qui se refu- - seront toujours à voir en lui un homme fort distingué, ou même simplement un homme estimable.Dans l\u2019Afrique du Sud, lorsqu\u2019il préparait, de concert avec Cecil Rhodes, l\u2019égorgement du peuple boër au profit des spécu- - lateurs du Rand, nous tenons qu\u2019il n\u2019était\u2019 autre chose qu\u2019un bandit.c Au Canada, lorsqu'il abusait de sa position officielle pour faire, aux distributions.de prix et jusque dans les banquets de charité, des discours politiques, nous croyons qu\u2019il se comportait en goujat.L\u2019ex-gouverneur-général du Canada, ex- administrateur de la \u201cBritish South African Company\u201d et complice de Cecil Rhodes, trouvera sans doute que cette opinion ne concorde pas avec celle des dames aimables et des messieurs bien mis qui l\u2019ont applauäi au Windsor lorsqu'il proclamait les Canadiens français une race finie.Elle n\u2019en est pas moins sincère.JULES FOURNIER.I LES FRISSONS De la tourterelle au crapaud, De la chevelure au drapeau, A fleur d'eau comme à fleur de peau Les frissons courent: Les uns furtifs et passagers, Imperceptibles ou légers, ; Et d\u2019autres lourds et prolongés Qui vous labourent, Le vent bar les temps bruns ou ciairs Engendre des frissons amers Qu'il fait passer du fonds des mers Au bout des voiles; ; Et tout frissonne, terre et cieux, L'homme triste et l\u2019enfant joyeux, Et les pucelles dont les yeux Sont des étoiles; is rendent plus doux, plus tremblés, Les aveux des amants troublés; Ils s\u2019éparpillent dans les blés Et les ramures; Ils vont orageux ou follets De la montagne aux ruisselets, Et sont les frères des reflets Et des murmures.Dans la femme où nous entassons Tant d\u2019amour et tant de soupçons, Dans lu femme tout est frissons: L'âme et la robe! a Oh! celui qu\u2019on voudrait saisir! Mais à peine au.gré du désir A-t-il évoqué le plaisir, Qu'il se dérobe! 11 en est un pur et calmau:t, C'est le frisson du dévoüiment Par qui l\u2019âme est secrètement Kécompensée; , ; Un frisson gai nait de l'espoir, Un frisson grave du devoir; .- Mais la Peur est le frisson noir - De la pensée: La Peur qui met dans les chemins Des personnages surhumains, La Peur aux invisibles mains, Qui revêt l\u2019arbre ; D'une carcasse ou d'un linceul; Qui fait trembler comme un aïeul, Et qui vous rend, quand on est seul, Blanc comme un marbre.D'où vient que parfois, tout à coup, L'angoisse te serre le cou?sel probléme insoluble et fou Te bouleverse, Toi que la science a jauni, Vieil athée âpre et racorni?\u2014\u201c C\u2019est le frisson de l'Infini Qui me traverse!\u201d Le strident quintessencié, Edgar Poë, net comme l'acier, Dégage un frisson de sorcier Qui vous envoñte! Delacroix donne à ce qu'il peint Un frisson d\u2019if et de sapin, Et la musique de Chopin Frissonne toute.Les anémiques, les fiévreux Et les poitrinaires cireux, Automates cadavéreux A la voix trouble, Tous attendent avec effroi Le retour de ce frisson froid lt monotone qui décroît Lt qui redouble.Ils font grelotter sans répit La Misère au front décrépit, Celle qui rôde et se tapit Blafarde et maigre, Sans gite et n\u2019ayant pour l\u2019hiver Qu'un pauvre petit châle vert Qui se tortille comme un ver Sous la bise aigre.Frisson de vie et de santé, De jeunesse et de liberté, Frisson d\u2019aurore et de beauté Sans amertume; Et puis, frisson du mal qui mord, Frisson du doute et du remord, Et frisson final de la mort Qui nous consume! Maurice Rollinat.(Les Névroses.) HAUTE CRITIQUE La foi catholique a donné au monde Mozart, comme elle lui avait donné Raphaël.Tous deux sont ses enfants, ses élèves, ses inspirés; ni l\u2019un ni l\u2019autre n'a jamais perdu le caractère chrétien.Ce ne sont pas des saints, si l\u2019on veut; ce sont, si l\u2019on veut, des pécheurs; ils ont porté la vie, ils en ont éprouvé les tentations, ils en ont subi les chutes.Mais leur esprit, leur âme, leur vie même, tout est resté chrétien, et ils sont morts chrétiens comme ils avaient vécu, tes yeux tournés vers le ciel, l\u2019intelligence pleine de ses clartés.C\u2019est ce que constatent leurs ouvrages, ce qu\u2019attestent tous les documents.Les lettres de Mozart nous font voir l\u2019âme la plus douce, la plus simple, la plus franche du monde, et la plus ingénuement attachée à la foi.Dans un siècle misérable et très insolent, le siècle de Voltaire, cette âme droite n'apparait pas un moment tentée contre les vérités de la Révélation.Il en est de même de Raphaël, au milieu d\u2019une tempête analogue.Raphaël à la veille du Protestantisme, Mozart à la veille de la Révolution, sont deux vrais et simples fidèles.La sève catholique, lorsqu\u2019on la dit épuisée, produit ces deux fleurs incomparables.Toute la fraicheur, toute la grâce, toute la force et toute la splendeur du génie, voilà le chant du cygne catholique au moment de la mort.* = 11 y a un jeune homme chez M.Buloz qui me trouve pas ccla conforme à ses idées.Ce jeune homme a mis \u2018dans sa téte bulo- zienne qu'un grand artiste tel que Mozart se pouvait être un stupide bon chrétien comme ce misérable troupeau de petites gens qui ne hantent point la Revue des Deux-Mondes, ou qui simplement la traversent sur la pointe du pied, n\u2019y touchant que le moins qu\u2019ils peuvent, pour rentrer aussitôt dans le catéchisme, après avoir soigneusement essuyé leur chaussure.Notre bulozien s'applique à faire un Mozart plus présentable, plus digne du Par- masse.Car, enfin, il faut qu'un artiste soit vivant et penseur, et l\u2019on est d'accord que ces bons chrétiens ne vivent pas et surtout Re pensent pas! Chacun sait que le catéchisme est une camisole de force qui empêche de vivre et de penser.Tout en laissant à Mozart son habitude et sa pratique religieuse, qu\u2019il n\u2019y a nul moyen de lui ôter, il le dépeint comme un débauchié et méme comme un drôle, qui découche, qui hante les tripots, qui court les bals publics déguisé en pierrot, qui ne don- Re à la composition que les restes d'une suit de fredaines.Il y a tripots, il y a Perrot, ii va fredaines.Tous ces hideux Mots autour du nom de Mozart! \u2014 Mais d'est à dessein de faire honneur à Mozart, et-d\u2019attester davantage son génie.Le bulozien développe sa pensée en expressions de plus en plus choisies et har- Monieuses: \u201c \u201cPour le prémunir contre les inconvé- Jents qui, chez tout autre, auraient pu ré- JSulter de ce contact avec un monde frivole Wot dépravé, Mozart avait l'instinctive pu- afété de sa nature, son heureuse ironie et Cette vigoureuse santé de l'âme qui fit qu'à ;lravers les mille orages d\u2019une existence J8sses dissolue, ce jeune homme, resté chaste Jusqu'à vingt-six ans, ne faillit jamais a \u2018Ses croyances.\u201d \u2018oyez comme cela s'arrange bien, et comme tout s\u2019explique: Une vie assez dissolue, une vie de chenapan, mais une pureté instinctive de nature! Des fréquentations ignobles et des habitudes qui ne le sont pas moins, mais une vigoureuse santé de l\u2019âme et des crôÿances qui ne fléchissent pas! Tout se fait contre-poids, tout vient à point.La pureté instinctive de nature prémunit contre les inconzénients qut pourraient résièter de la débauche; le goût des tripots et \u2018les entraînements aux plaisirs qu\u2019on y trouve, prémunissent contre les inconvénients de l\u2019instinctive pureté de nature et des croyances qui ne fléchissent pas; et l\u2019instinctive pureté de nature et les croyances qui ne fléchissent pas, et les habits de pierrot, et le contact du monde dépravé, et les nuits de fredaines continuent pour entretenir la vigoureuse sante de l'âme, qui entretient elle-même la belle flamme du génie.Ainsi raisonne la critique chez M.Duloz.* * x Voilà donc Mozart wiveur, mais ce n\u2019est qu\u2019un petit mérite ou ce n\u2019est rien; il faut que Mozart soit penseur.Penser, voilà le point.Qu'est-ce que penser?Beaucoup de gens se sont chargés de nous l\u2019apprendre, et je ne me pique pas de le savoir.Rousseau de Genève disait: \u201cL'homme qui pense est un animal dépravé!\u201d Ils n\u2019articulent pas aujourd'hui qu\u2019il faut être dépravé pour penser, mais leurs définitions tournent bien un peu autour de cela.Un penseur! Quand ile prononcent ce mot, quand ils décernent cette couronne, ils entendent essentiellement un esprit qui s\u2019est échappé n\u2019importe par quelle issue des limites de la foi catholique, et qui fait des efforts, n'importe quels, pour n\u2019y pas rentrer.Plus a leurs yeux il s\u2019en éloigne, ce qui ne prouve rien, plus à leurs yeux il est penseur, ce qui prouve moins encore.lis n'appelleront jamais Bossuet penseur, nt aucun perc de l\u2019Eglise; Joseph de Maistre et Bonald ne sont point penseurs dans la force et dans la gloire de l'expression: ils sont penseurs catholiques, note au moins restrictive; Mails Rousseau de Genève, Diderot, Dalembert, Proudhon, M.Pierre Larousse et M.Pierre Leroux soni des penseurs, et Auguste Comte aussi, et mille autres.Quant à M.Buloz, je crois qu\u2019il en est\u2018la pensée.- Etre un peu cuistre et.pesant de style et tout:d fait sans style n\u2019y nuit © pas; 4 obscurité épaisse est un bon signe, l\u2019incompréhensibilité absolue fait merveille.Nous l\u2019allons voir.(A suivre.) Louis Veuillot.Les Odeurs de Paris.\u2014\u2014epe- On lit dans le Canada: « \u201cLe Herald dit avec raison: \u201cPersonne ne \u201cniera sérieusement que le nouveau cabinet \u201cBorden est le plus faible que nous ayons eu \u201cdepuis la Confédération.\u201d \u2014 Et il ajoute : Ce \u201csera là un bon cabinet.à battre .Le Herald, si nous avons bonne mémoire, est le même journal qui annonçait, à la veille des électons, d'après des renseignements \u2018trés sérieux\u201d venus \u2018de toutes les parties du pays\u201d, que le ministère Laurier se maintiendrait par une majorité d\u2019au mons 57.Le Herald est bon prophète.- | j avec ce que vous ne savez pas.L'ACTION (Loyalavertissement) , #8 DANGER! NOS RECLAMES Un correspondant de journal américain, qui revenait d'Austin, passait chez moi hier soir.En détail, il m\u2019a décrit les scènes horribles du désastre, les maisons emportées, les arbres déracinés, les usines réduites en poussière, les malheureux habitants entassés dans la mort.\u2014 Jamais, me disait-il, je n'ai rien vu d'aussi triste, mais on vient à s\u2019y habituer et le quatrième jour je ne sentais plus qu'une chose: la faim.Car nous manquions de vivres et c\u2019est un peu pour cela que je suis revenu.\u2014 Comme je connais les goûts délicats de mon ami le correspondant spécial, je l'emmenai vivement chez Bonneville, où il fit un repas qu\u2019il me déclara être le meilleur qu\u2019il eût encore pris dans sa carrière de gourmet.\u2014 Café Saint- Gabriel, angle des rues Saint-Gabriel et | Notre-Dame.L'intermédiaire est devenu indispensable en toutes choses et le temps n\u2019est plus où le consommateur faisait directement affaires avec le producteur.Si vous voulez acheter ou vendre, il vous faut aujourd\u2019hui, forcément, vous adresser à un intermédiaire.La seule question est de savoir trouver celui de-tous qui peut le mieux favoriser vos intérêts, Dans les affaires d'immeubles, en particulier, J.-B.-D.Légaré s\u2019est fait une réputation exceptionnelle.Tous ceux qui ont eu à traiter avec lui ont gardé le meilleur souvenir de son habileté et de son dévouement.J.-B.-D.Légaré a ses bureaux II rue Saint-Jacques; téléphone: Main 6620.*,2* Je sais ce que c\u2019est que du \u201ctripoli\u201d, me disait hier Blanche, mais je ne me doutais pas que cela pat allumer une guerre.C\u2019est fait pour frotter les métaux et non pour allumer quoi que ce soit.\u2014 Cela, Blanche, montre qu'on pourrait faire un gros livre Le Tripoli n\u2019est pas une poudre à frotter.C\u2019est un pays barbare situé au Nord-Est de l\u2019Afrique.ll y \u2018fait toujours très\u2019 chaud et les hommes qui l'habitent n'ont pas, comme nous, besoin de se chauffer.Aussi ne con- naissent-ils pas le célèbre Diamant-Noir, ie charbon dont se servent tous les gens soucieux de se bien chauffer ot de ne pas payer trop cher.\u2014 J.-O.Labrecque et Cie, 141 rue Wolfe; téléphonez Est 2390, *« x - \u201cVoici l'hiver et son triste cortègel.\u201d, nous dit la triste romance, ct c'est à cette saison de l\u2019année qu\u2019on songe quelles douceurs il y aurait à posséder un chez-soi \u2018bien à soi, une petite maison qui ne coûte rien de loyer et dont on est le seul propriétaire.C'est aussi le moment où vous pouvez encore profiter des magnifiques occasions du Plateau Bon-Air.Vous feriez bien pourtant de vous hâter, car ces terrains seront augmentés de prix le printemps prochain, et en achetant maintenant vous pourrez commencer à faire construire dès le mois de moi.Adressez- vous au Crédit-Métropolitain, 79 rue Saint- Jacques ou téléphonez: Main 6455.* \u201c % J'ai découvert comment il se fait que mon ami Sosthéne est malheureux en ménage.Oh! je ne veux pas insinuer que madame Sosthéne ait jamais.Non.Seulement, elle est toujours de mauvaise humeur, la maison est mal tenue, les choses en désordre, la poussière douloureusement apparente.Enfin, c\u2019est un lieu où l\u2019on ne saurait vivre heureux.Il y a quelque temps, je donnais à Sosthène le conseil de s\u2019acheter des meubles et des tapis neufs.\u2014 Avec une maison mieux montée, lui dis-je, ta femme prendra plus de goût à son inté- ricur, \u2014 11 m'écouta, et maintenant qu'il a laissé Valiquette lui monter sa maison vous ne sauriez trouver d\u2019intérier plus coquet et plus gai.Valiquette se tient toujours à votre disposition: 477-Lst rue Sainte-Ca- therine; téléphone: Est 4:82.\" La saison des bals et des soirées commence et les maîtresses de maisons soucieuses de bien recevoir montent de jolis buffets pour leurs invités.Entre deux tours de valse ou entre deux chansons, les couples passent se rafraîchir au buffet, y manger un sandwiche ou y grignoter un gâteau sec.On sert comme \u2019 rafraichisse- ments des vins sucrés, des sirops et, surtout, \u2014 surtout, \u2014 du ginger ale Frisco, la meilleure des caux gazeuses artificiclles, invention merveilleuse de notre ami Jules Durand.Elle ne monte pas à la tête ct ne fatigue pas l\u2019estomac.Le ginger ale Frisco est fabriqué par la Frisco Soda Water Co.308 rue Saint-Dominique; téléphone: Est 2207.+ * : Hélas! soupira Berthe en relevant la jolie tête blonde qu\u2019elle avait posée sur l'épaule de Télesphore, nous né sommes plus aux temps de la chevalerie, à cette époque où, pour mériter la main de la belle qu\u2019il adorait, le jeune preux devait accomplir quelque exploit héroïque qui le couvrait de gloire.Alors la bravoure comptait avant tout et le chevalier qui revenait de pays lointains après avoir occis mille Sarrasins était certain de voir toutes les lèvres se tendre vers les siennes.O Télesphore, que ne faites-vous quelque chose d\u2019héroïque?\u2014 Ma chère Berthe, je vais vous dire: chacun fait ce qu'il peut.J'irais bien, si cela se pouvait, me battre pour vous faire plaisir contre ces damnés Turcs, dans la présente guerre de la Tripolitaine.Mais occire les gens, comme vous dites, 6 bien aimée, n\u2019est pas plus en mon pouvoir que dans mes goûts.\u2014 Alors, c\u2019est que vous ne m\u2019aimez pas! s'écria Berthe, éclatant en sanglots.\u2014 Comment, je ne vous aime pas!.Mais n'est-ce pas pour vous que je travaille jour et nuit à m\u2019enrichir?N'est-ce pas pour vous que je me suis jeté tête perdue dans les affaires?N'est-ce pas pour vous que \u2018lités nutritives.\u201cheureusement, du lait homogénéisé et pas- .teurisé.j'ai acheté à Strathmore ces terrains incomparables qui d'ici.peu d'années auront décuplé de prix?.Je ne vous aime pas, dites-vous?Mais songez un peu, je vous prie, à la Lake Brecse Terrace, que vous avez vous-même tant admirée l\u2019autre jour.Ou plutôt, Berthe, écoutez bien ceci; c\u2019est extrait d\u2019une brochure que je reçois à l\u2019instant même de la maison Georges Marcil & Cic, 180 rue Saint-Jacques: \u201cLa Lake \u201cBreese Terrace est située sur les rives du \u201cLac Saint-Louis, à deux minutes de mar- \u201cche des gares du C.P.R.et du G.T.R., à \u201cStrathmore.Elle commande une vue su- \u201cperbe du plus beau de tous les lacs du \u201cSaint-Laurent, et, à cause de son accessi- \u2018\u201cbilité, est un endroit désirable en toute \u201csaison de l'année.\u2014 La Lake Breese Ter- \u201crace n\u2019est qu\u2019à vingt minutes de chemin de \u201cfer du cocur de la ville de Montréal.Le \u201ctrajet est par conséquent plus court que \u201cde Montréal à Westmount en tramway, et \u201cil s'accomplit en wagons luxueux où vous \u201cêtes toujours certains \u2014 où vous êtes tou- \u201cjours certaine, Berthe! \u2014 d\u2019un bon siège \u201cconfortable au lieu d\u2019être obligé de vous \u201cpendre à une courroie et d\u2019endurer les \u201cbousculades de la foule, ainsi que la chose \u201cse passe en tramway.\u201d Voilà, Berthe, ce que dit cette brochure.Ajoutez que cette incomparable Terrasse est dans le plus beau paysage du monde et que, de chacun des terrains qui s\u2019y trouvent, on a vue complète sur le lac.Il n\u2019y a pas dans toute l'ile de Montréal de plus beaux quartiers d\u2019habitation; je dirai plus, il n\u2019y en a pas qui lui soient seulement comparables.Ces terrains, je le répete, vaudront d'ici quelques années dix fois le prix qu\u2019en demande au- jourd'hui leur propriétaire, M.Georges Marcil, 180 rue Saint-Jacques, téléphone Main 3791.Nous les revendrons donc un Jour avec un profit énorme, que je te destine.Ose, après cela, ingrate, dire encore que je ne t'aime point! * * « , La cour des recorders continue tous les jours ses séances.Tous les jours l\u2019un ou l\u2019autre de ces austères magistrats y vient siéger de dix heures à midi et, presque tous les jours, on lui amène des laitiers .malhonnêtes coupables d\u2019avoir ajouté\u2019 de l'eau à leur lait ou, ce qui n'est peut-être pas moins mal, de l'avoir transporté dans des bidons noirs de crasse.Ces laitiers négligents ou criminels sont chaque fois condamnés.\u2018 l'amende.Chose étrange, cette punition ne semble avoir aucun effet sur eux: le lendemain ils sont encore prêts à recommencer: 11 ne nous reste done plus, pour nous protéger, que de chercher à nous procurer nous-mêmes du lait dont les garanties de : pureté et de propreté soient indiscutables.Le lait pasteurisé est excellent, mais il \u2018caille aussi vite que le lait ordinaire, dont par ailleurs il est loin de posséder les qua- 11 n\u2019en est pas de même, Toutes les particules qui le composent sont si intimement liées par l\u2019ho- -mogénéisation, qu\u2019il conserve toute sa richesse ct sc conserve indéfiniment.La creme, dont les grains ont été écrasés, ne peut plus se séparer des autres molécules et elle donne à tout le lait unc saveur exquise en meme temps qu'une richesse incomparable.Telles sont, en peu de mots, les qualités du lait Laurentia, le meilleur et le plus pur de tous les laits.Demandez-le à votre epicier ou, si par extraordinaire il ne le vend pas, à la Compagnie Canadienne de Produits Agricoles, 21 rue Saint-Pierre; téléphone: Main 3152.« * Il y a en ville une foule de qui ,s\u2019attendent à toucher l'héritage Meurling, que notre maire semble avoir oublié de rapporter.Je comprends parfaitement bien le raisonnement de ces honnêtes citoyens, qui savent que M.Meur- ling nous a laissé sa fortune tout simplement parce que notre ville était une ville pure et de moeurs patriarcales.Comme ils ont fait leur petit et leur grand possible afin de nous conserver cette immaculée réputation, ils croient devoir en être récompensés et c'est de quoi je ne les blame pas.Ceux qui cherchent à conserver pure et intactç-la réputation d'une ville ne sont pas plus méritants, cependant, que ceux dont le but est de nous fournir des produits toujours parfaitement purs.Parmi ces derniers, nous nous ferons un devoir de citer particulièrement les fabricants d'excellent tabac qui ont donné au monde lc produit merveilleux qui s'appelle la cigarette Sweet Caporal.Fous les fumeurs, en effet, nous en sommes sûrs, reconnaitront avec nous que, de toutes les cigarettes, la Sweet Caporal est cer tainement la plus pure comme aussi-Ja meilleure.braves gens une partie de * * * Il est impossible de trouver des peintres- décorateurs qui puissent préparer à temps les décors de la revue Acréyé et les dirèc- teurs des Nouveautés ont décidé de retarder d\u2019une semaine la production de ce\u2019petit chef-d'oeuvre.C\u2019est donc fe lundi 36: Ge\" tobre que le public pourra, pour la \u201cPremière fois, entendre le récit du sacre de Georges AE voir le roi lui-même visiter a métropole du Canada, guidé np vie ami Sévère Picard.: guidé par le viet \u2014pe\u2014_ co Démarquage., EN n a oser parlé, depuis ue temps, 'd\u2019 certain Letaere ou Lectare Ray étudiant a droit, élu dernièrement député de Lévis au parlement provincial.Co S'il faut en croire la Vigie, Laetare vanie ordinairement dans ses discours la jeunesse \u2014 \"cette Jeunesse dont I'ame est ouverte aux \u201chrises parfumées de l'idéal, çette jeunesse \u201cdont l'âme est pleine de chansons et croit aux grands enthousiasmes et aux espoirs surhu- \u201cmains .Et avec cela il est vice-président d'un .club libéral de Québec, et partisan de M.Gouin: O Laetare! que je n\u2019ai point vu, que je n'ai point combattu, que je n\u2019aï jamais vu, que j'es- pére ne jamais voir, mais qui n\u2019en représentez pas moins.devant le monde la part de eouve- raineté que je possède à titre de canadien! + 2 : \u2014 Mais dè i» L'ACTION Tuons d\u2019abord la langue ! {le INTRA T a N CNS Ey », 2 =
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