L'Action, 6 janvier 1912, samedi 6 janvier 1912
[" ge ANNEE.-N° 39 TOUS LES SAMEDIS l'AC Toumbé dassust Escrasas lous} (CYRANO) tion LE NUMERO : CINQ SOUS FAR AN : DEUX DOLLARS rer ri rei \u2014 LECTIONS OVINC HARTY LDR We nT er PS RS AFS \u2014 | SON CAUCHEMAR \u201cSIR LOMER\u201d ET LES ELECTIONS PROVINCIALES.Bon Voyage ! - Notre distingué député de Saint-Jacques au \u201c parlement de Québec, M.Célestin Robillard, dont on sait la forte culture classique, me rap- - Ppelait encore tout dernièrement que, depuis Horace, c\u2019est l\u2019usage, entre gens bien élevés, ct \u2018plus précisément entre gens de lettres, de faire des souhaits à un ami qui part pour voyage.Et sur ce propos il me citait, de mémoire, la magnifique ode Au navire, que tout le monde connaît : Sic fratres Helenae, lucida sidera, Sic te diva potens Cypri (1), ete.Pour tout l\u2019or du monde je ne voudrais faire de la peine à M.Olivar Asselin, qui nous quit- - teraces jours-ci même pour l\u2019Europe, en le classant dans la catégorie des gens de lettres: il fait dans les immeubles et vend des terrains, très avantageusement situés sur le Plateau Bon-Air.Mais enfin, doué de quelque esprit, otre ami n\u2019écrit pas plus mal que plusieurs afadémiciens de France, \u2014 sans compter ceux du docteur Choquette! \u2014 ; puis, il possède sa -, Grammaire tout autant qu'eux.En outre, quoi qu\u2019il ait déjà gratifié d\u2019une ce gifle la protubérance buccale d'Alexandre - \u2014Faschereau, je me plais à reconnaitre en lui -Un honnête homme, que je ne craindrais pas de rencontrer à deux heures du matin au arrefour des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice.+ Voilà donc deux raisons de lui souhaiter, à \u201cla façon de Louis Lapointe, faustam navigatio- nem, ee Lr I « ,, Vous visiterez tout d\u2019abord, cher ami, les Îes Britanniques, la patrie du \u201cWine, women and graft.\u201d Ne vous y inquiétez pas trop des choses de l\u2019industrie et du commerce: vous pourriez em- sPloyer votre temps d\u2019une manière plus profi- \u201ctable pour vous et vos concitoyens.En Irlande, par exemple, essayez de décou- \u201cVYrir, pour nous le rapporter, le germe de ce fa- \u201c Mieux typhus qui, jadis, décima tant de \u201cbas-de- ; Soie\u201d.Avec cette boite de Pandore en leur pos- ay Session, les Canadiens-Frangais pourraient ?peut-être enfin tenir en respect les protégés de saint Patrick.7, Ques de l\u2019OId Scotch Whisky, afin de renouve- PAAAPARARANAPRPS Au Café Saint-Gabriel, entre deux bouchées de roastbeef.>, - \u2014Ce Paul Morin, dont on parle tant, qui est- ce donc?Mais c'est un ancien étudiant de Laval! anses 5 das at r ler les caves de la Presse et du parlement de Québec.Après cela vous gagnerez le continent.Il ne serait ni poli ni charitable de paraitre étonné de ce que vous y verrez: que voulez-vous?ces gens-là sont moins civilisés que nous, ce n'est pas leur faute.En France, tout d'abord.Pline écrivait autrefois: \u201cC\u2019est à Athènes que vous allez, respectez les dieux.\u201d Souffrez que je vous dise: \u201cC\u2019est à Paris que vous allez, respectez la langue française.\u201d Quand vous projetterez de vous rendre à l'Elysée pour y saluer le président Fallières, ne faites pas comme D.-A.Lafortune, qui, dans les mémes circonstances, demandait \u201cune voiture de charretier\u201d: a tout coup on lui envoyait un tombereau.En descendant à l'hôtel, surtout, gardez- vous bien de demander \u201cune chambre garnie\u201d.C\u2019est là une expression canadienne.En France, la garniture, ça serait.disons une presse.Vous me comprenez?Or, le neuvième commandement.Puis vous irez en Italie.La, chose assez étrange, vous verrez la copie de presque tous nos monuments.De Rome, par exemple, Mi- chel-Ange vint étudier notre cathédrale de Montréal.Encore une fois que voulez-vous, ce sont des sauvages, ils ne connaissent pas mieux.\u2014 Vous verrez peut-être le pape: remarquez comme il a l\u2019air humble, à côté de Monseigneur Fallon.C\u2019est, disent les Irlandais, parce qu'il ne sait pas le 100t-ball aussi bien que l\u2019évêque de London.En Espagne, veuillez donc vous informer de Carmen; on nous en fait voir de toutes les couleurs, ici, à l'Opéra.A Athènes, n\u2019y a-t-il que des restaurants grecs?En tout cas, vous y dégusterez un Sun- dae-cup à mon intention, tout en prenant des nouvelles de ce cher Démaosthéne, dont je n'a pas entendu parler depuis mon temps de college.; Ah! j'oubliais: quand vous serez à Paris, veuillez saluer, pour moi, mon illustre patron de l\u2019Institut.PIERRE BOURGET, de l\u2019Académie du docteur Choquette.En Ecosse, procurez-vous les dernières mar- | | 1) Les lecteurs sont priés d'excuser le lai tin a n\u2019est pas un péché d'habitude à l\u2019Action.AAA se v | \u2019est un garçon gu\u2019 \u201con\u201d connait très bien ! \u201css Corzalve, qui wavall pas encore dit un )t de tout le repas, prit la parole: MC Cest bien scandalisant Il y a des garçons qu\u2019on connaît qui ont de esprit, maintenant! \u201cLR er ape DIRECTEUR : JULES FOURNIER 6 JANVIER 1912 M.Gouin péche \u201cla p\u2019tite parchaude\u201d!.Ce bon monsieur Gouin ! Nous l'avons vu, tout dernièrement, pêcher la morue\u2014à moins que ce ne füt le maquereau,\u2014sur les eaux paisibles du Saut-aux-Co- chons.Nous l'allons retrouver aujourd\u2019hui sur le Saut-à-la-Puce, en compagnie de gens aussi distingués, aussi raffinés, aussi intellectuels, que ses compagnons de l\u2019autre fois, soient : Médéric Martin, M.P.; Jérémie Décaric, M.P.P.; le major Boyer, M.P.; Mtre D.-A.Lafortune, M.P., dont l'air chevaleresque a, paraît-il, enflammé le coeur de la princesse Patricia,\u2014vieux chançard, va!\u2014et Paul Loti , de l'Académie du Dr Choquette.Pourquoi monsieur Gouin passe-t-il ses vacances avec de si joyeux types plutôt qu'avec des jurisconsultes, des économistes, ou des financiers?, Voilà une question que seul me ferait un imbécile, Après une session parlementaire, notre pre- mier-ministre sent le besoin de se reposer, de se dilater la rate.Or, comme l\u2019a si justement dit, naguère, M.Michel Campeau, \u201cle sage se sert des fous (1) pour réaliser ses fins.\u201d Ce qu\u2019il faut donc à Sir Lomer, pendant la canicule, ce ne sont pas de vieux barbons, des saules pleureurs, mais des gaillards folichons, remplis de bonnes farces\u2014de jokes, comme (lisent si joliment nos débutantes\u2014et qui le fassent rire aux larmes.Ce matin-là, pour en venir à mon histoire, nous nous étions transportés sur le Saut-à-la- Puce.afin d'y pêcher la p'tite parchaude.Ah! mes amis, quel bon poisson que la p'tite parchaude du Saut-à-la-Puce! Elle est réputée jusqu'au Congo belge, où, malheureusement ,on ne la reçoit pas toujours fraiche, si nous en croyons l'enseignement donné aux Hautes Etudes Commerciales, Nous espérions faire une bonne péche; mais les pêches se suivent et ne se ressemblent pas.Cette fois, de toute la journée nous ne primes pas le plus petit poisson.Pour quelle cause?Naturellement nous ne le saurons jamais.Cependant, comme notre ministre de 'Agriculture.Mossieu Jules Allard, était passé par là la veille en tournée d'inspection, nous pensämes, d\u2019un commun accord, qu\u2019il avait dû prendre un bain dans le Saut-à-la-Puce.En soi, la pêche, c'était secondaire, pourvu qu\u2019il y eût du plaisir.Par bonheur.aucun de nous ne manquait d'esprit; le délicat intellect du major Boyer, surtout, est bien connu.Ca devait être un vrai charme de nous voir rire.Avec cela, Médéric Martin fournissait les ci- gares\u2014va sans dire; il y en avait tant et tant que nous ne les fumions qu\u2019à moitié, chantant en choeur, sur l\u2019air de Mamiselle Pervenche : Ah! que c'est bon Un bon Cigar\u201d De Médéric Martin! La rime n\u2019était pas riche, mais le rythme était suffisant.; Eh bien | voyez ce que c\u2019est que la gratitude humaine .Sir Lomer Gouin trouva là un beau sujet de déshabilla salement.11 y a toujours un bout'c! NF 4 MADAME SARAH BERNHARDT ET M.GRAHAM Qu'est-ce que Madame Sarah Bernhardt a donc fait à M.Graham?Montréal, dans sa chronique parisienne (Our Paris letter), donnait le texte d'une lettre adressée par la célèbre tragédienne à M.Gaston Calmette, directeur du Figaro, pour démentir le bruit de son prochain mariage.Ce qui était réellement dit dans cette lettre, telle que publiée d'abord par le Figaro, c'est ce que nous serions bien empêché de dire par la reproduction qu\u2019en donnait le journal de M.Graham.Mais peut-être le lecteur de l'Action séra-t-il plus perspicace: voici dans toute sa beauté la pièce en question; nous n'y changeons pas une lettre, nous n\u2019y changeons pas une virgule: \u201cMoncher Calmette\u2014Vouley vous accorder L'HOSPITABLE a ces LIQUES?Je demens avec gnergie tous.les TRUITS qui cherchent a saffirmer a propos de mon MARRAGE, PRODRAIN ou lointain.Je suis mere, ARULE et bisaieule; trois LITRES sent de tous commentaires.rr \u201cMerci de tout coeur, Sarah Bernhardt\u201d dame Sitah Bernhardt pit: écri Fajtemeiitle parisian french?Ty laisanteries.Ce pauvre Médéric, il vous le Samedi dernier, 30 décembre, le Star de dont je suis heureuse et fieré et qui mé dispen- Ouj 6u non, se serait-on doité que Ma- fe aussi par- MONTRÉAL 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone : Æst r978 Mais l'émiinent député de Sainte-Marie a des lettres! On ne fréquente pas sans profit les clubs Letellier, L-O.David, Geoffrion (Victor), et tutti quanti.\u2014Un jour, commença-t-il, je faisais la chasse aux liévres, non loin d'ici, en arrière de Beauport, en compagnie de Sir Lomer Gouin et du père Cardin, notre collègue de Richelieu.Le gibier était rare et nos chiens folatraient de côtés et d'autres.Connaissez-vous, messieurs, le chien de notre premier-ministre?C\u2019est une sale bête, s\u2019il y en a une: un épagneul bas sur pattes, avec iin sabot à la place de la tête.Et paresseux, et lâche! Vraiment, je ne puis comprendre pourquoi M.Gouin a payé $25 son vilain chien, qu\u2019il \u2018appelle familièrement Cumtlard.C\u2019est là un de ces caprices inexplicables chez les grands hommes.Cependant, messieurs, vous avez pu juger, par tous les exploits qu'il nous en a racontés aujourd'hui, combien Sir Lomer est orgucil- leux de son chien.(De fait, il nous avait dit de Cumulard des choses fantastiques.) \u2014Or, continua Médéric, nous battions la commune vainement depuis une heure, lorsque Gouin s\u2019apérçut que son chien, parti à la découverte, ne revenait plus.Grande inquiétude.Tout à coup, voici Cyrille Delâge, orateur de la Chambre et député de Beauport, qui débouche d'un bosquet, le fusil au poing.\u2014Hello, Delâge! As-tu vu mon chien?lui crie Gouin.-\u2014Un épagneul?\u2014Oui.\u2014Avec une tache blanche sur le cou?\u2014Oui.\u2014la queue coupée ?\u2014Oui.\u2014Eh bien! Je ne l\u2019ai pas vu! En compagnie de Délâge, nous partimes tous la recherche de Cdrnilard.Gouin se désolait.\u2014Hét Letourneau!.Viens ici.Sir Lomer venait d\u2019apercevoir le député de Québec, en train d'examiner ses -betteraves dans son jardin.REA \u2014As-tu vu mon chien?\u2014Cumulard ?\u2014Oui.\u2014Je l\u2019ai aperçu, il y a quelquessnstants, en course avec un lièvre.\u2014Puis?.\u2014Votre chien avait un peu d'avance sûtsle lièvre, mais pas beaucoup! 11.® Pendant toute cette histoire, Sir Lomer Gouin rageait: il était mille fois plus rouge que le soir de sa défaite dans Saint-Jacques.Son orgueil était, comme on dit, profondément blessé.Une heure après, je l\u2019entendais murmurer : \u201cMaudit Médéric, je vais te les faire ren- \u201ctrer, tes cigares, et par le bon bout, encore!\u201d PAUL LOTI.de l\u2019Académie du docteur Choquétte.(1) NOTE POUR LE JUGE LANCTOT.Fou n'est pas pris ici dans le sens médito- léga mme Le iy RIA hy A ee Il y a dix-neuf cent douze ans aujour- d\u2019hui, a l\u2019heure même où nous écrivons ces lignes, que les trois rois mages, Melchipr, Gaspard et Balthazar, apportètent à l\u2018En- fant-Jésus Por, l\u2019encens et la myrrhe.C'était, dans ce temps-là, les objets les\u2019 plus précieux que l\u2019on pût trouver.Depuis, le monde a marché.En même temps que la douceur des moeurs, la piété, la charité, apportées sur la terre par le Christ, on a vu parmi les hommes s\u2019opérer bien d\u2019autres merveilles.Le progrès matériel a suivi le progrès moral, si même parfois il ne l\u2019a devancé.Nulie part, on peut le dire sans crainte, nulle part cependant il n\u2019a été pllis rapide et plus étonnant que dans l'art \u2018de l'ameublement.Cette proposition nous.pa- ruit si peu discutable que nous n\u2019y insigte- rons méme pas.11 ne se trouvera 'pour-en douter que les très rares personnes qui n'ont jamais vu incomparable asgortiment de-la maison N.-G.Valiquette, 477-Est rue \u2018| Sainte-Catherine; téléphone: Est 4182; .N:B\u2014Ne.pis oublier gnc Väliquetéétof- fré-à tous ses clients, durant T6 Hasis de janvier, Je libéral cscompte, de 20 p S.Das, pour notre part, )fis- | Hi la Patrie de ce temps- nr Avallée et ses amis étaient.des\u201d Maissiléñ*y a \u2018pas-quetletvol-qui déit \u2018SQ! 4 TAME FRANCAISE\u201d Compte-rendu de la conférence de M.LeBraz à l'Alliance Française, par ROBERT MONVAL + Li \u201c4 i L'ordre du jour-modèle est trés.l \u201c neféBftion IESE ves evden Horse _ ; me = Pel Ven \u2014Pas bésoin dé chocolats?sax ~\u2014Si, .mais je-.prépare aussi mon bacca- \u201claüréat. \"LE PAON D'EMAIL\u201d, PAR M.PAUL MORIN, 1 VOL.IN-18, 1911, CHEZ LE- MERRE.Date lilia.Madame la Comtesse Mathicu de Noailles a permis que son nom fit inscrit au seuil de cc livre.C\u2019est un éloge indirect, mais réel: le Ca- -nadien-lFrançais a touché le coeur et l\u2019esprit de la grande poétesse.Aprés clle, et pour des raisons plus intimes, plus profondes, c\u2019est en tremblant d'émotion que nous avons ouvert le livre de M.Paul Morin.Au-dessus des syllabes chantantes, nous percevions le cri de notre jeunesse dévorée par le rève et l\u2019ardeur de vivre.Méme, un moment, sous oppression accablante des souvenirs, nous restimes la joue collée aux feuillets tremblants.Nous revivions le poème des heures mortes.C\u2019était le temps où M.René Chopin apprenaît à la jeunesse universitaire stupéfaite la façon dont les ours Lavant de volupté savent.mourir, au pole.C'était le temps où M.Guy De- lahaye, avec une audace véritablement sacrilc- ge, \u201cpentaculait les arcanes de l\u2019amour supreme\u201d (Voluptuosité mystique) et où Claude Hé- lian lisait, à Turc secoué de rire, les vers de -Gingras: Mastaï, Mastaï, beau vieillard ! Dans l\u2019ordre politique, M.Bourassa commençait avec sa claire et pénétrante raison à détruire la blagologie \u201clibérale\u201d; la cellule d\u2019Asselin se transformait en chapelle ardente et M.Jules Fournier avait déjà dans les doigts ses Souvenirs de prison.Epoque fertile en miracles ! Mais c\u2019est peu d\u2019être ému, encore faut-il essayer de donner les motifs de son émotion.J'ai le regret de savoir que je m\u2019y emploierai mal, et avec une main que n\u2019a pas sanctifiée le baiser de la Muse.Publicain ébloui sous les portiques des temples, j'ai toujours suivi avec un oeil dilaté par la ferveur les hommages rendus à la déesse, et, sur mes nerfs excités, laissé courir avec ivresse la chanson des rossignols divins.C\u2019est à ce titre seulement que ces lignes vont être écrites.Ne cherchez pas le critique ; trouvez l\u2019homme.°,* M.Paul Morin a désiré construire un autel au Paon, car, si ce royal méconnu fut aimé jadis des cités, des dieux, des saints et des rois, son culte a fléchi depuis que ces grandes et belles choses ont été détronées par les infimes iconoclastes.Louons-le de ces vers qui marquent son désir de résurrection.\u201cpaones- que\u201d: A la gloire du Paon, sphynx orgueilleux et pur, Je veux entrelacer, aux pages de mon livre, A la cursive d\u2019or l\u2019onciale d'azur.Et puis, il s\u2019en va le chercher partout à travers les Marbres et les Feuillages, Italie, la Grèce, la France.Il s'arrêtera au bord de la patrie canadienne, pour y entonner un de ses plus beaux chants, où la raison, le patriotisme et l\u2019harmonie forment un choeur infiniment délectable.Je l\u2019ai calomnié un peu, car sa course ne sera pas aussi précise, et fixé d\u2019avance son itinéraire.Nous le voyons à Haarlem, Bruges, Quimper.Piéton idéal, il s\u2019avance sur les routes d\u2019Orient.Il ira en Perse, mais la Perse est beaucoup moins intéressante depuis que Persan est mort.Heureusement, il y a \u201cShéhéra- zade aux bras cerclés d\u2019or\u201d.Comment pour- fait-il ne pas faire haite à Damas?C\u2019est le pays d\u2019Haroun-al-Raschid et d\u2019Aladdin.Et ce \u201cnocturne bulbul\u201d, comme je le mangerais à \u2018sa place! ° * + Ouvre ta porte secrète et basse, Tendre maison de thé du Yeddo.Le poète fatigué veut ranimer ses forces abattues; il est las d\u2019avoir trop longtemps respiré la fleur du lotus.\u2014 La terre fond sous ses picds : Constantinople lui tend les bras.T1 rêve dans la nuit turque et la grande âme orientale, voilée, mystérieuse, monte, le baigne, depuis que le rayon d\u2019or s\u2019est éteint sur la spirale des minarets.Dans.le rappel des ombres évoquées, distingue-t-il ce que fut l\u2019âme jadis d\u2019un Turc qu\u2019il a connu?De la Chine, il aura cru entendre la plaintive amoureuse de\u2019 quelque mandarin éperdu?Erreur: c\u2019était le Paon qui gémissait sur l\u2019infidélité de la femelle.Là aussi l\u2019éternel - féminin accuse sa faiblesse, et le justicier, c\u2019est le Paon: l\u2019air est déchiré de ses clameurs.Le poète varie son rythme; il le colore aux choses.Tous les horizons lointains se sont reflétés en lui et l\u2019arc-en-ciel même n\u2019est pas absent.\u201cNous le retrouvons en Espagne.Clest un instant d\u2019évocation historique: les chevaliers, \u201cles paladins, le Cid Campeador, le roi Philippe, de Véga, Hernani, tombent dans son rêve, au \u201cbout duquel émergent Tolède et Valladolid.L'invocation à la déesse amie du Paon précède une sorte d\u2019exaltation enivrée en présence l'AS TION SUR UN LIVRE NOUVEAU avides de George Sand, cependant que Don Juan-Byron, au balcon de Mocenigo, lançait sur le Moi en délire le dard de ses flèches empoisonnées.O moite embrascment de ce jour de Juillet! - * = Quelques pointes de paganisme léger et tout littéraire affleurent.Elles portent Amphitrite \u201cémergeant des eaux\u201d, \u201cApollon, impassible beauté\u201d, Pallas \u201cau casque d'airain\u201d, prêtresses, corybantes et lan à la syrinx agreste.Permettez que j'écoute ces cris devant le spectacle innombrable des choses.Nature, ce matin, vous m\u2019aves fait du mal.Les cieux étaient si clairs, si lumineux, si [froids, L\u2019étang si noir, les bois si dorés, que je crois Avoir senti mon âme, éblouie et mourante, Frémir comme frémit un ardent corybante Quand au son alterné des cymbales d\u2019airain Il suit d\u2019un pied dansant l\u2019Agile Riverain.Tout était pourpre, feu, bruissement, éclat, L'air avait le velours bleuâtre du muscat, Le ciel que je voyais était l\u2019asur hellène, Chaque tertre semblait un autel à Silène, J'entendais la syrinx sanglotante de Pan, Les pleurs d\u2019un rossignol, le cri rauque d\u2019un {paon.Matin délicieux.matin mythologique, Le bois entier était une Hellade magique?! Et ce n\u2019était pas moi, dans votre empire bleu, Qui dansait en chantant, c\u2019était un jeune dieu.Je vous invite à regarder le sang riche qui inonde ce jeune dieu.Son printemps est un hymne aux puissances de la vie.Il a des ailes, et de sa lèvre goûlument friande coule le jus de la chaude mélisse : sa dent nacrée mord dans le cytise.Est-ce Marsyas, ou bien plutôt quelque fils des hommes arraché de son temps par le rêve millénaire?Homère et Virgile nous l\u2019ont donc ravi.Le voilà qui apparaît le front ceint de lavande.T1 parle, il va parler.Je veux l'aigre roscau, la syrinx et la lyre Des bergers d'autrefois Pour te louer, moqueur sylvain qui fais sourire Et rêver à la fois.Et si malgré mes dons de câpres ct d'olives Tu restes dans les bois, J'irai jusqu'aux forêts de ces nymphes furtives, Qui s\u2019enfuient à ma voix; Et la, sous les pins noirs, 6 chèvre-pied rapide, Dans les sombres halliers, Je chercherai tes pas jusqu\u2019au ruisseau limpide Où boivent mes béliers.Les grives ct les geais, les mille êtres agrestes Des champs et du rucher Les frelons stridulants et les abeilles prestes Dans les fleurs du pêcher, i De l\u2019ensemble innombrable et doux de leurs [chants frêles Font un bruit endormeur.Je crois que la grenade a de petites ailes A son âme de fleur! La voix tentatrice se taira-t-elle jamais?O violent jardin, guerrier cruel et tendre, Que vous êtes troublant! Bientôt vous aures fait ma langueur inquiète, Vous briilerez mes sens, Je serai l'ardente cassolette Où s\u2019embrase l\u2019encens.+.es 0e.+.+ ee +6 6e se ss se +0 ++ es eo Je vois trembler Podeur adorable des choses Dans Péther alourdi.: Ah! viens, je veux baiser tes mains aux pau- .CL [vres roses, Eblouissant midi! , La fureur sacrée éclate.L\u2019âime du désir va s\u2019éteindre parce que tout ce qui est humain est court; recucillons-en les derniers échos.Soleil, sur votre autel, je promets de répandre Le sang d\u2019un bouquetin, Je vous couronnerai de myrte et d\u2019oléandre, Dieu du pourpre matin! _Jupiter, toujours olympien, assiste à ce joli rêve de bibliothèque éclose e e Voici maintenant des Epigrammes.Ce genre, qui demande la brièveté, est vraiment charmant.On dirait ici sept médailles finement ciselées où une vie rare, de haute lutte, prise par le danger, le caprice esthétique, s\u2019est fixée.Le dessin en est plutôt pur et d\u2019aucuns s\u2019amuseront au rythme qui s\u2019approprie aux choses, s\u2019y fond sans que le chatoiement de lueurs incer- ux de neige effleurant.le Leurs longs mantea foraules, ' aons blancs soulévent la D'un vol lourd ses p (poussière.i Ce goût d'élégance n'allait pas sans d\u2019autres élégances.; Lt c'est Versailles: O cruelle douceur du petit Trianon! Royaume désolé, candide bergerie, Avec quelle douleur redit-elle ton nom, Blonde folle meurtrie! Paul Morin, vous avez blasphémié ! ; Retenez bien ce que je vais vous dire: si les reines ne sont pas plus \u201cfolles\u201d que les autres femmes, ct si les autres femmes sont aussi \u201cfolles\u201d que les reines, pourquoi vous etre associé à ceux qui toujours et seulement nomment \u201cfolles\u201d ces dernières?Pauvre chère tête coupée de Marie-Antoinette, est-il un homme qui, en imagination, t'ait plus couvert de baisers que moi?Le mot \u201cfolle\u201d que l'on écrit, même doucement, me fait protester.Trianon, c'est toi; Trianon, c\u2019est Versailles, le témoin merveilleux et sacré d\u2019une civilisation de rêve.J\u2019absous tes folies; je les aime meme.Après un pélerinage au pays de Cartier, c'est autour de Paris que le poète promene son adieu à la France.Il éparpille sa pensée sur mille choses; son caprice nous vaut la variété des spectacles dans la douceur et la liberté des mots.Que ce soit le recueillement devant le Paen Mourant des Tuileries, ou la saine promenade avec la Glaneuse à travers champs, ou encore ce voyage autour de la chambre \u201ccanadienne\u201d où ses livres dorment en l\u2019attendant, et quelques souvenirs adossés sur la poussière des meubles, toujours la pensée s\u2019exprime en aisance souriante et pleine de charme.Une pièce retient : on croit sentir que le coeur est entre les lignes, et chez le poète, quand le coeur se rencontre, quelle exquise chose ! tg\" M.Paul Morin aime les mots, il les caresse, il s'enthousiasme devant eux.Il pousse cct amour jusqu\u2019à une sorte de passion frénétique.Partout dans ses vers le mot rare est cherché et trouvé.M.Morin triomphe et sa patience rit, s'amuse, semble a la veille de chanter.Pour exprimer son rêve et ses désirs d'horizons étrangers, de villes dont les pieds de marbre trempent dans la moire opaline des eaux frissonnantes, pour dire la gloire du Paon, si beau, si lumineux dans sa robe, il veut des mots nobles, il lui faut des syllabes pleines de musique.De tout temps les choses délicates ct fines ont été mieux goûtées si on les caressait de lumière, de balbutiements légers et suaves.Ne plantons pas des épingles vulgaires sur le dos des libellules, et que l\u2019aiguille fixant la petite beauté devant nos yeux soit si imperceptible qu\u2019elle paraisse à pcine exister, et que, tout au bout, un grain d\u2019or éclate, flamboie.Je salue ce grain d\u2019or découvert, goûté, mordu.Et pourtant, qui sait si nous n\u2019aîmons pas trop les mots, lui et nous?Il faudrait discuter cela un jour.Les mauvais exemples ne manquent pas: Gautier, Leconte de Lisle et tous ceux qui par-dessus tout ont attaché le plus grand prix à la forme.Chose certaine, M.Morin lui-même nous fournirait une preuve qu'il a raison contre nous et contre lui.Son livre se ferme sur la pièce où son art se simplifie dans une élégance de fort belle tournure.Les mots sont simples et vrais; ils jaillissent spontanément.Pour y penser, peut-etre, il a fait ce que Boileau \u2014 ce sage théoricien \u2014 conseillait à Racine de faire difficilement, des vers faciles.Je commence à croire qu\u2019en adoptant cette idée on ne se range pas du côté des notaires et des pions.Il ne s'agit pas, bien entendu, et les notaires et les pions n\u2019y entendent rien, de faire du Racine, \u2014ce serait terriblement exagéré \u2014 mais de s'inspirer de la grande loi de discipline qui était a la base de son csthétique.La perfection, à coup sûr, serait de créer du beau soumis à la plus implacable des disciplines.Ouvrons l\u2019histoire littéraire du monde: qu\u2019est-ce qui demeure?Est-ce l\u2019anarchie, les manifestations du moindre effort, je veux dire, celles qu'autorisa la liberté dans l\u2019art préchée par les Hugo de tous les temps?Mille fois non ! \u2014 Je ne veux pas avoir l'air d\u2019être devenu un pédagogue, et je demande pardon à des-lecteurs qui me connurent jadis, si je leur apparais au- jourd\u2019hui armé d'une férule.J\u2019ai peur que le poète de Saint-Hilaire ne fronce le sourcil.Je ne vous renie pas, je ne renie rien, cher Saint- Hilaire-Delahaye, vous qui avez fait le plus beau vers de toute la littérature canadicnne- francaise: Les arbres furieux de si belle indolence.Vous êtes poète là même où j'aimerais que vous seriez autre.\u2014_ Sir Wilfrid Laurier parlera au Monu ment National, lundi prochain, devant l\u2019A : sociation de la Jeunesse Libérale.Ce sera sans doute une soirée remarquable et l\u2019on peut compter que les politiciens de tout pcil, Rouges comme Bleus et Bleus comme Rouges, y assisteront en foule.Montréal verra cependant, dans le même temps quelques autres spectacles non moins dignes d'intérêt.C\u2019est ainsi qu\u2019on pourra applaudir au Théâtre-National, toute la semaine qui vient, la pièce éternellement jeune d\u2019Alexandre Dumas fils, La Dame aux Camélias D'avance, c'est par douzaines que les billets sont retenus, pour ainsi dire a chaque heure du Jour, pour ces prochaines représentations.À tous les points de vue le chef-d'oeuvre de Dumas va donc obtenir une fois de plus un très beau succès, On ne s'ennuicra pas, au Théâtre-National durant la semaine du 8; c\u2019est M.Gauvreau lui-même qui nous le promet.Et quand M Gauvreau promet quelque chose.« ® .° + $ Ainsi que l'Action I'annongait samedi dernier, notre ami Bonneville, a décidé qu\u2019à l'avenir les repas du Café Saint-Gabriel couteront 35 cents au lieu de 25.Voici en quels termes, dans une lettre cireulaire ses nombreux clients, M.Bonneville exposait lui-même, à la date du 26 décembre dernier, les raisons de ce changement: i Vu l'augmentation constante dans leg prie des vivres ct aussi de la main-d'oeuvre, et voulant continuer comme par le passé à donner satisfaction à ma nombreuse clientèle, je me vois forcé de vous demander une lègère augmentation dans le prix de mes repas.Depuis plus d'un an, j'étais à peu près le seul restaurateur qui donnât un repas complet à 25 cents et j'aurais bien voulu continuer de m\u2019en tenir à ce prix, mais devant le résultat financier de ces derniers mois, résultat qui se chiffre par un déficit, j'ai été forcé d\u2019en venir à cette décision.C\u2019est pourquoi, à partir du 2 janvier 1912,le prix pour le diner et le souper, table d hôte, sera de 35 cents.Soyez assurés que je mn efforcerai comme par le passé de vous donner satisfaction.\u2014Espérant que vous me continuerez votre bienveillant encouragement, je demeure votre tout dévoré \u2014A.BONNEVILLE.Ainsi qu\u2019il fallait s\u2019y attendre de la part de gens intelligents, tous les clients de l\u2019onneville ont admirablement compris ces raisons.La preuve, c\u2019est que l\u2019affluence a ête aussi grande que jamais, ces jours - sés, au Café Saint-Gabricl, | ours pas » « » La nouvelle année s\u2019est ouverte par une température bien désagréable.Où sont les jours de bon froid sec et sain qui faisaient, il n\u2019y à pas encore si longtemps, notre Joie, cet encore plus notre santé?C\u2019est à croire, depuis quelques années, que le climat canadien est complètement changé.Pour peu que cela continue, on verra augmenter chez nous, dans des proportions incroyables, les rhumes, les bronchites, les catarrhes et, par suite, ce fléau véritablement désolant, l\u2019anémie, c\u2019est-à-dire la faiblesse du sang, la débilité générale.Que de personnes, atteintes aujourd\u2019hui de ce mal.en sont rendues à maudire l\u2019existence, qui n\u2019est plus pour elle qu\u2019un fardeau! Elles pourraient cependant échapper à leurs souffrances et reprendre goût à la vie.La science a montré depuis longtemps qu'il existe un remède contre l\u2019anémie, \u2014 le quinquina, \u2014 et que ce remède est souverain, surtout si on l'absorbe avec un liquide comme le porto, qui en facilite l'assimilation.De tous les portos au quinquina, il n\u2019en est pas qui soit comparable \u2014 la chose cest reconnue par tous les médecins sérieux \u2014 au IH\u2018ilson\u2019s fnvalids\u201d Port Wine.Le Wilson's Invalids\u2019 ne rend pas la vie aux morts (il ne fait pas de miracles), mais il rend la santé aux personnes languissantes, il leur donne du sang, de la force et de la vie tant qu\u2019il leur en faut! \u2014 En vente chez L.-A.Wilson & Cie, 87 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 2957.* * Après le monsieur qui sous prétexte de vous souhaiter la bonne année vous écrase les doigts; après le voleur qui vous dépouille, le député qui vous déshonore, le journaliste qui vous empl.(pardon Rinfret!), le marchand de charbon qui vous vole, le ministre qui vous jette en prison, le médecin qui vous empoisonne, le barbier qui vous infecte de furoncles et l\u2019Italien qui vous coupe Ja gorge, l\u2019être le plus exécrable est certainement le marchand qui vous passe un couvre-chef inélégant.nl est vrai que ce dernier inconvénient n\u2019est guère à craindre pour les clients d\u2019Anatole Renaud, de l\u2019Anatole\u2019s Hat Den, rue St-Laurent, à deux pas de la rue Craig.N.-B.\u2014 Et quant à ceux de nos amis qui ne sont pas assez intelligents pour être les clients d\u2019Anatole Renaud, eh bien 13, franchement, nous nous en f.ons! taines n\u2019embrume ce décor sobre et net.C\u2019est de beaucoup la meilleure partie du livre, et réalisant une possession d\u2019art qui la rapproche de.la pièce finale.La douce France sera le terme dernier de ce brillant gon tage poétique.Comment un Ca a 2 Le ; ançais et de it-i , .\u201cQui ne l\u2019a éprouvé, cet embrasement, et n\u2019a thème à chanter à travers 2e ronvers fel pas \u201crendu grâces à Juillet \u2018d\u2019être à la fois si cruel |.: \u2026 * et#si triomphant! Je sais quelqu'un qui, sur le \u201d \u201cquai des Esclavons, à Venise, s\u2019enivrait de la\u2019 -chûte magnifique.des vaisseaux ivres que son _.regard dansant conduisait à la mort.Existe- il, en effet, un endroit plus pathétique au - monde.où un cerveau brûlé puisse accepter en - gémissant les fatalités de son origine, de son sol et jusqu'à celles \u2014 grotesque ironie \u2014 de son estomac?Vous étiez belles, illusions mou- .tantes qui sur des caravelles d\u2019or vous enfuyiez i C'était l\u2019embarque- Nous tâchons de trouver une vérité qui serait plus pleine et, satisfaisant les expériences acquises, permettrait à l\u2019avenir d\u2019édifier sur le sol canadien la divine Merveille.Il ne m\u2019est pas besoin, pour conclure, d\u2019affirmer que M.Paul Morin est un poète et un poète qui, à la dernière page de son livre, en laisse deviner un autre plus maître de son art.T1 chantera désormais les bois et les lacs canadiens ; il chantera \u201csa\u201d montagne.Ouvrant les yeux, il n aura qu\u2019à vouloir accepter dans son cerveau d\u2019artiste le reflet de ces magnificences : arbres géants, petits arbustes pâles, soleils en fête, mousse éternelle, et jusqu\u2019à cet écureuil narquois, symbole de la mobilité humaine, insaisissable comme la Chimère elle-même.Peut-être qu\u2019en faisant parmi les érables criblés des blessures du soleil sa promenade d'Olympio, il trouvera, par un jeu de feuillage et une imagination dont il faudra sentir tout le prix, les épu souvenir de jeunesse de \u2018la nature : mélange des dieux et des choses - qui, dans l\u2019âme: grecque, mariaient leur sereine \u2018immortalité._ a *el - O mioîte-embrasementde.ce Jour de juillet! .Sealed Tenders addresseu to the undersigned and marked on the envelope \u201cTender for Indian Supplies\u201d, will be received at this Department up to noon on Monday, 15th January, 1912, for the delivery of Indian supplies during the fiscal year ending the 31st March 1913, duty paid at various points in Manitoba, Saskatchewan and Alerta.Forms of tender containing full partie ulars may be had by applying to the under signed.The lowest or any tender wot necessarily accepted.Newspapers inserting this advertisement without authority of the Department will not be paid.\u2018\u201c \u2018J: D.McLEAN, Co 5 Asst.Deputy and Secretary.\u2018VéDepartment of Indian \u2018Affairs.© Ottawa, Ont: 15th December, 1011.yer I.paysages d'ardeur et de grâce lâtine?Et si le Paon:fut là honoré plus qu\u2019en aucune \u2018terre du monde, on comprend que le poète se laisse aller aux vibrations reconnaissantes, Dans le Louvre du\u201cRoy, \u2018les.paons rauquent \u2018 (ennui.| Jaime d les imaginer pleurant oconde -et des splendeurs qui ne sont plus.a temps jadis.Pénin faisait tisser son manteau de plumes de paon.Ah Loin avait du zoét Et ses ce rs ont ai e .- , le roi Louis aimait à Tes voir sous 1 ves yeux?ran vers la lagume sans \u2018fin! ment pour l\u2019Île de la Nuit, sous un ciel somptuaire.Mais pas avant d\u2019avoir goûté la ca- fesse des \u2018grandes ombres romantiques, senti se: trainer le long de ses veines les mains : ares d\u2019un échappé au désastre de la vie.ve a MARCEL DUGAS.Paris; décembre 1011.cn A.rte + hrs 000 es Per Ad mn EN BRETAGNE \u2014\u2014 Dans les champs fleuris de bruyère rose Nous avons couru, par un matin clair.Nous avons couru sans repos ni pause Dans les chemins creux, au bord de la mer.Dans les chemins fleuris de bruyère rose Nous avons couru, par un matin clair.Nous sommes entrés à l\u2019auberge noire Dont l\u2019enscigne en fer grinçait dans le vent, Joyeux, altérés, nous voulümes boire Dans les brocs d étain aux reflets d'argent Le cidre doré de l\u2019auberge noire Dont l'enscigne en fer grinçail dans le vent.hôtesse était jeune et jolie et blonde, PRO ons de velours et coiffre de lin,\u2014 Elle bavardait, passant à la ronde es pichets pansus et le craquelin.hôtesse était jeune et jolie et blonde, \u2014Jupons de velours et coiffe de lin.\u2014 Nous dimes: \u201cOù donc sommes-nous, madame?ous sommes venus par grève et sentier.La route nous perd, le vent nous affame, Voyage en Bretagne est rude métier!\u201d Nous dimes: \u201cOù donc sommes-nous, madame?Nous sommes venus bar grève et sentier.\u201d Elle répondit: \u201cOù vous êtes?dame! Mais, à Limoilou, pays de Cartier!\u201d PAUL MORIN.Le Paon d\u2019Email.Aer SCR IBE Scribe laisse quantité de comédies avec de quatre L'ACTION Marcil à Son programme : Une ville propre.10 billets de tramway pour 25 cents.Représentation Proportionnelle.Un seul homme, un seul vote.; discours: \u2014 Adieu Seribet \u2014 .ou sans couplets, la plupart fades et scan- Adieu, pelle intelligence! \u2014 Que la terre Justice pour tous, sans dis- aleuses, ¢t plusieurs ineptes absol «| te soit legere! \u2014 Repose en paix! l i ans auteur dramatique n'a ête si popu- Il est question de ne graver sur sa tom- tinction de race ou jaire.A Paris, a Londres, a Milan, i Vien- be que son seul nom, \u201cLEugéne Scribe\u201d, de religion.ne, a lrkust, dans les capitales, dans les comme qui dirait Turenne ou Lossuet.bourgades, partout où se parlent les lan- > gues d\u2019IEurope ct où deux planches sont La dernière pièce que j'ai vue de Seribe Maintien du Bureau des posées sur deux tréteaux, on joue du Seri- est un massif et hideux mélodrame intitu- Commissaires.be.11 ne faut aucun genie aux acteurs, au\u201d 1é: \u201cAdrienne Lecouvreur\u201d.On y voit cune culture littéraire dans le public, point Maurice de Saxe, brûlant d\u2019une passion de machines, peu de costumes, et c'est V1- aussi sincère que couronnée pour la comé- \u2014 te avalé, Il a d\u2019ailleurs une certaine inven- dienne Lecouvreur, tion scénique, vulgaire, mais parfois d\u2019un mouvement assez vif.Sa vogue, après quarante ans, ne semble pas épuisée.Scribe était à la mesure du monde moderne, ct le monde moderne est à la mesure de Scri- : pour longtemps.Pen y a de grandes \u201clibertés\u201d dans son énorme bagage.Sen principal talent, très- remarqué au temps de ses débuts, était de présenter et dc faire accepter des situations \u2018\u2019hardies\u201d.Il a si bien dompté la vergogne du parterre, que plus rien n'est hardi maintenant.Tout passe, suivant l\u2019expression proverbiale, comme une lettre à la poste.Le dernier ouvrage du maître, représenté huit jours avant sa mort, a fait cependant une certaine petite sensation en ce genre.Il faut que ce soit fort! Quelques journaux se sont fâchés, non à cause de la \u201chardiesse\u201d, mais a cause, disent-ils, de l\u2019odeur de corruption sénile, tout à fait désagréable.; J Scribe a donné aussi des romans du meme genre cru que ses pièces de théâtre, épais et répugnants, sans aucune verve, sans aucune langue.Les romans passaient comme les vaudevilles; les lecteurs en redemandaient.ll est mort dans un fiacre, se croyant à peine indisposé, débarrassé des soucis de l'heure dernière; mais il aurait mieux choisi le moment s\u2019il avait été consulté.Il y avait un grand procès en train qui prenait toute l'attention, et cet expert dramaturge a manqué son dernier effet de scène.JI est sorti au milieu du bruit, comme un figurant.On l\u2019a enterré à Saint-Roch, en gala, l\u2019église de sa paroisse, dont il ignorait l\u2019existence, ayant été jugée trop étroite pour contenir sa gloire.Il y avait foule, musique, places réservées pour les \u201cdames artistes\u201d, quatre chevaux au corbillard, consi- e Lec personne distinguée par l'élévation de ses sentiments, franche, honnête, désintéressée, le modèle de toutes les vertus et de toutes les délicatesses.Cette noble fille est empoisonnée par une grande dame jalouse, une duchesse, ornée de tous les vices, y compris celui de femme légitime.La pièce se passe à faire écraser la grande dame infime par la vertueuse comédienne, après quoi celle-ci expire sur la scène, du poison que la duchesse lui a versé.La bonne société vient encore de temps en temps applaudir cela au Théâtre- l\u2018rançais.L'oeuvre est immorale et antisociale au possible, et en outre, d\u2019une exécution littéraire véritablement humiliante.Du reste, M.Legouvé, de l\u2019Académie française, y a mis la main.= x * Le théâtre, en France, s'applique, plus encore que la presse, à la destruction de la famille et de l\u2019ordre social.Le concubinage et l\u2019adultère y figurent carrément, comme de droit commun; la plupart des héros, depuis quelques années, sout des bâtards et des filles-mères; le mariage régulier est le sujet de toutes les dérisions, la paternité le plastron de toutes les turlupinades.J'ai vu une fécrie annoncée comme une spectacle innocent, où le père de l'héroïne.coupable de s'opposer aux feux de sa fille, est berné et dindonné depuis la première scé- ne jusqu\u2019à la dernière.Tous les hons ménages de Paris y ont conduit leurs enfants, filles et garçons.Après la paternité ct le mariage, la chose dont le théâtre se moque le plus est la royauté.L'on voit à la fois trois rois, cette année, sur la scène, représentés sous les traits les plus vils et les plus bêtes que leur aient pu donner les génies combinés des poètes et des acteurs, et -cela va loin! La charge est même si forte que le public, VOTEZ POUR MARCIL : soyez avec les gagnants.la Mairie GEORCE MARCIL Echevin et Candidat du Peuple à la Mairie.pivages, QUARTIER SAINT-LOUIS M.J.-B.LAMOUREUX CANDIDAT.SON PROGRAMME : CONTINUER A BIEN FAIRE, Son passé à l\u2019Hôtel-de-Ville répond de son avenir.Il a combattu de toute ses forces la nouvelle loi des S'il est réélu, ce sera pour travailler plus fermement que jamais dans les intérêts du Quartier Saint- Louis et de la Ville de Montréal.COMITÉ : 150-EST RUE ONTARIO TELEPYONE! EST 2767 tion d\u2019un Bureau des Commissaires ou d'un Bureau des Travaux Publics.Le nouveau système fonctionne depuis deux ans, maintenant, et il est déterminé à en faire l\u2019essai loyal; mais il voudrait voir la loi actuelle appliquée dans son sens le plus large par les élus du peuple.Naturellement, tout système peut avoir ses défauts et même le Burcau de Contrôle: lc jour \u2019 , .quoique peu délicat, en témoigne du dé- où trois de ses membres se ligue- dérablement de fiacres a la queue, des mi- poût: mais il avale tout de même.Le raicnt ensemble, serait désastreux nistres, des législateurs, des gens de 12 \u201cThéâtre-Français\u201d, théâtre impérial, mon- pour les intérêts de la Ville.Mais, Cour, vingt députations, dont une des élé- tre son roi idiot.Au théâtre des \u201cVariétés\u201d, ves du collège de Sainte-Barbe, lesquels l\u2019idiot est féroce, et en même temps il est en somme, il appartient au peuple de choisir des hommes d'une probité mangeaient des cervelas et jetaient les époux et père, et fouetté en ces trois qua- éprouvée.peaux par les portières.C'est au collège jités.L'échevin Lavallée a rappelé aussi de Sainte-Barbe que Scribe fut cultivé: Tont cela est visé par la censure.la clause de la Charte de la Ville, c\u2019est là qu\u2019il prit ce beau français, cette C\u2019est le résultat social du théâtre de belle morale, ce goût et cet art des \u201chardiesses\u201d qui l\u2019ont placé si haut.\u201cErudimi- ni\u201d, jeunes Barbistes! Au cimetière, on l\u2019a fusillé comme commandeur de la Légion d'honneur, et farci Que ce soit M.Casgrain, M.Lavallée, M.Gcorge Marcil, le prochain maire de Montréal aura beaucoup à faire s\u2019il veut résoudre le problème qui préoccupe au plus juste titre, en ce moment, tous les meilleurs esprits, \u2014 c\u2019est à savoir la congestion urbaine.Ce n\u2019est pas que les moyens manqueront à l\u2019homme qui voudra s\u2019y attaquer sérieusement.Il existe à deux pas de Montréal des milles et des milles carrés de terrains encore vacants propres à faire d\u2019excellents quartiers d\u2019habitation, et il ne se- tait pas exagéré de dire que, de toutes les Scribe; mais le théâtre de Scribe finira par paraître décent.LOUIS VEUILLOT.Les Odeurs de Paris.ter un terrain à Strathmore à des conditions faciles, en vous adressant à M.George Marcil, 180 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 3701.*® Au début de 1912, les hygiénistes, sc rappelant avec douleur Ja véritable _hécatombe, \u2014 dont ils furent l\u2019année passée les témoins impuissants, \u2014 d\u2019enfants morts en bas âge par milliers, se demandent s\u2019ils pourront mieux réussir, durant les douze mois qui vont suivre, à enrayer enfin ce terrible fléau.Beaucoup d\u2019entre eux con- L'ECHEVIN LAVALLEE Candidat à la Mairie Dans les entrevues qu\u2019il a données aux journaux, l\u2019échevin Lavallée, avec une franchise de bon augure, a déclaré qu'il était en faveur de réformes réalisables, comme par exemple la réduction du pouvoir d'emprunt de la ville de 15 à 12 pour cent \u2014 ce qui clause dont il est l\u2019auteur, et qui autorise la Ville de Montréal à faire préparer les plans du tracé des rues pour toute Vile de Montréal.Cela n\u2019implique pas l\u2019ouverture immédiate de ces rues; l'important était de préparer les plans en temps utile, ce qui éviterait à l\u2019avenir les expropriations coûteuses et fcrait épargner beaucoup d'argent à la Ville.Bien que la Législature n\u2019ait pas accordé à la Ville tous les pouvoirs qu\u2019elle demandait, attendu que la loi existante exigeait le consentement préalable des municipalités, en même temps la loi était applicable pour commencer et la Ville devrait \u2018s\u2019efforcer d'obtenir de plus amples pouvoirs pour faire établir ces plans dans les meilleurs intérêts de Montréal.Incidemment, l\u2019échevin Lavallée X d - .: \u2019 : it d\u2019 dministrateur sage rappela qu\u2019il avait à deux reprises grandes villes modernes, la notre est cer- fegsent qu'ils ne sauraient espérer a est le fait d'un adr ! r ADD it 8 tainement la mieux partagée à cet égard.moins d'assurer d'abord à l\u2019enfance unc et prudent.Ce projet, l\u2019échevin La- différentes Été éliminé de l\u2019ancien \u201cPar malheur, il faut bien avouer qu\u2019il est alimentation convenable, c\u2019est-à-dire du lait vallée l\u2019avait soumis au Trésorier de Comité des Finances pour n\u2019avoir peu de villes aussi où la routinc, le laisser- aller, l\u2019incurie, aient jusqu'ici plus éclaté \u2018que dans notre administration municipa- \u2018le.L'élu du premier février, en admettant qu\u2019il soit sincère dans ses projets, ne tardera pas d\u2019en faire la dure expérience, s\u2019il ne l\u2019a faite déjà.Il est vrai aussi que s\u2019il est réellement un homme énergique, il ne se laissera pas décourager par les obstacles.Quels qu\u2019ils soient, il saura qu ils ne sont pas _insurmontables.Si cet élu est M.George Marcil, il ne sera d\u2019ailleurs pas novice dans la lutte contre l\u2019encombrement Wrhain.Depuis plusieurs années, c'est par milliers et par milliers que M.Marcil a vendu, aux alentour de Montréal, des terrains \u2018à bâtir où le citadin est assuré de trouver, loin du bruit et de la poussière du .quartier commercial, le calme et le repos du grand air.C\u2019est là, \u2014 vers ces nouveaux.easis,\u2014que les Montréalais fatigués de la ville se dirigent aujourd\u2019hui de préférence.Les mieux avisés se tournent vers Strath- more, où les terrains sont vastes, bien ex- \u2018posés, à deux pas d\u2019un superbe Jac et à la Portée de tous les moyens de communica- pur.\u2018Toute la question est là.\u2014, Le seul moyen que l\u2019on ait trouvé jusqu'ici d\u2019assurer la pureté du lait, c\u2019est, comme on sait, de lui donner une densité égale dans toutes ses parties, de manière à empêcher la coagulation.Or, il n\u2019y a qu\u2019un appareil qui permette, dans l\u2019état actuel de la science, d\u2019en arriver à cc résultat: c\u2019est celui qu'emploie la Compagnie Canadienne des Produits Agricoles pour la fabrication du lait Laurentia.\u2014 Ce lait, produit de vaches très saines et régulièrement examinées, est apporté aux laboratoires dans des vases propres.Il est immédiatement soumis à des bactériologistes, qui le mettent de côté si le moindre germe douteux est découvert.La traite est ensuite, , séparément, mise dans la machine, qui écrase les parties grasses du lait jusqu'au moment où toutes possèdent la même densité, c'est-à-dire jusqu\u2019au moment où elles sont homogénéisées.De cette manière, le lait ne peut ni tourner ni se gâter, et la crème ne peut se détacher du petit lait, comme cela se fait si vite à cette époque de l\u2019année.Soigneusement bouché, ce lait se conserve indéfiniment.la Cité, M.Robb, dont l'autorité est incontestable et qui l\u2019a approuvé, approbation flatteuse pour son auteur.En effet, si ce projet devenait foi, il serait des plus avantageux pour la Ville qui, sous forme d\u2019intérêt et d\u2019amortissement, ne paierait pas plus cher qu\u2019elle ne paie d'intérêt actuellement et ce serait le moyen de payer la dette.Tandis que si l'on élevait à 25 pour cent le pouvoir d\u2019emprunt de la Ville, on épuiserait vite les revenus de la Cité, Avec son expérience pratique, l\u2019échevin Lavallée, en homme qui connaît à fond le fonctionnement des rouages municipaux, déclare loyalement que le fait de promettre aux électeurs dix billets de tramway pour 25 cents est prématuré, personne ne pouvant prédire ce qui adviendra, le moment venu, bien que tout le monde puisse favoriser l'octroi de dix et même douze billets de tramway pour 25 cents.En ce qui concerne le Bureau de - pas voté avec la majorité.Il rappelle aussi l\u2019époque où il faisait partie du Comité des Finances, sous la présidence de l\u2019échevin L.-A.Lapointe, et où, à sa suggestion, on requit des certificats des chefs des départements de l\u2019cau et des chemins, attestant que les égoûts et les tuyaux à l\u2019eau étaient en bon ordre avant d\u2019ordonner le pavage des rues, système actucllemeñt suivi par le Bureau de Contrôle.Et revenant à la question des billets de tramways, l\u2019échevin Lavallée conclut: Comment est-il possible à quiconque sait ce que comporte l'administration des affaires d\u2019une grande ville de dire qu\u2019il pourra, s\u2019il est élu maire, obtenir dix billets de tramways pour 25 cents?Il y a d\u2019autres conditions à part la question des billets, mais je le répète, pourquoi n\u2019éb- tiendrait-on pas douze billets si \u2018là chose est possible?La franchise chez un candidat n'est-elle pas pour l'électeur la meilleure garantie d\u2019une honnête admi- i \u2018ai _ iculière- les médecins recommandent le lait Contrôle, l\u2019échevin Lavallée lui a nistration?\u2018 L'électorat sait parfaite- ag on L'air de prrathmore ce particu liste: Lourenti, pour les enfants comme pour les donné, lors de sa création, tout son.ment que les promesses ne ecutent 8.\u201cclair et tre \u20ac, La situation de cette cam- grandes personnes.Il est pur, nourrissant appui, ainsi qu\u2019il l\u2019a déjà déclaré aux: pas cher; c\u2019est quand il s\u2019agit de les Lm agne est exceptionnelle et\u2018 ceux qui l'ha- et salubre.Pour les commandes, s'adresser journaux.À cette fin, il a combattu réaliser que la mémoire fait subite- #3 Bitene déjà ve ue \u2018diront ue c\u2019est un petit-j'aux bureaux de la Compagnie, 21 rue Saint- en faveur de la réduction du nombre ment défaut aux prometteurs incons- paradis A crestre Vous pouvez vous ache- Pierre; téléphone: Main 3152.des échevins et en faveur de la créa- cients ou peu scrupuleux.1\u201436 em Das, pour rome paris © \"LAME FRANCAISE ~~ \u201cUegendait Gue Te pene vendeur vepete: mas unde Hos wepuresmomeres p= : \u2018qud inojaee \u2018avec la Patrie de Pa tery : Compte-rendu de la conférence de M.\u2014Pas besoin de .hocolats?Maar: mais Je prépare aussi mon bacca- voleurs.Mais iy o pagan ee ROBERT MONVAL 11 ncligiire du jour-modile est tris long.11 | Academies TAL LOTL Lo ooo Ya pasique fe voliquisoit wed WL ne contientyil est: vidisquerdés-avisvde pio- de:l\u2019Académieïdu\u201d Docteur\u201d L'ACTION M \u201cMARCEL DUGAS | On {trouvera aujourd\u2019hui, en, deuxième page de Action, un article, signé Marcel \u2018Dugas, sur lequel nous nous permettons d'attirer\u2019 tout particulièrement l'attention.C\u2019est une étude, remarquable à plus d\u2019un égard, sur le livre récent de M.Paul Morin, Le Paon d\u2019Email, M.Marcel DDugas est un jeune Canadien- Français qui habite depuis quelque temps Paris, où il prépare en ce moment même, à la Sorbonne, son doctorat ès-lcttres.It écrivit naguère dans l\u2019ancien Nationalisie, sous différents pseudonymes (Turc, Persan, etc,), des chroniques théâtrales qui furent très remarquées dans le temps, et que beaucoup de nos lecteurs, sans doute, n'ont pas encore oubliées.ll y a un peu plus d'un an, il partait pour Paris, afin d\u2019y poursuivre des études littéraires à l'Université de France.Si nous en croyons plusieurs de nos correspondants de là-bas,\u2014et, au surplus, le progrès très certain que marque son article d\u2019au- jourd\u2019hui sur ses anciennes chroniques, \u2014il n\u2019y a pas perdu son temps.Il n\u2019y a pas non plus oublié son pays.Sa thèse de doctorat portera en effet, nous an- nonce-t-il lui-même dans une lettre récente, sur la poésie canadienne-française.De tout coeur, nous souhaitons qu\u2019elle ne Jui vaille pas un moindre succès que celui que vient de remporter, dans un autre genre, son ami Paul Morin.M.Oscar Gladu et M.Rodolphe Lemieux \u201cLe vrai peut quelquefois.\u201d C'était quelque temps après le 21 septembre.M.Oscar Gladu, ex-député d'Ya- maska, prit un beau matin sa plus belle plume pour mander à M.Rodolphe Bou- dreau, ancien secrétaire particulier de M.Laurier, les raisons de son étonnante défaite.D\u2019après lui, s\u2019il avait été battu, c'était la faute à M.Kodolphe Lemieux, qui l'avait \u2018lâchement\u201d abandonné au milieu de la lutte.M.Gladu n\u2019y allait pas de main-mor- te: \u2018\u2019Lemieux\u201d (sic), pour lui, était \u201cun égoïste\u201d (sic), \u201cun traître\u201d (sic), \"un sans- coeur\u201d (sic), bref, \u201cun sale cochon\u201d (sic)\u2014 pardonnez! .; Ayant terminé son éloquente épitre, qui ne tenait pas moins de quatre feuillets, M.Gladu la glissa dans une large enveloppe, puis voulut l\u2019adresser.Seulement, comme il avait encore son Lemieux \u2018su\u2019 le brain\u201d, \u2014 ainsi qu\u2019on dit à l\u2019Académie du lieu de mettre: M.Rodolphe BOUDREAU, OTTAWA, docteur Choquette, \u2014 au il écrivit: M.Rodolphe LEMIEUX, OTTAWA.Or, cela faisait une petite différence ct M.Gladu ne devait pas tarder à s\u2019en apercevoir.Ce ne fut pas en cffet M.Rodol- phé Boudreau qui reçut la lettre, mais bien M.Rodolphe Lemieux.Celui-ci l\u2019ouvrit, la lut, la relut, puis la renvoya à M.Boudreau avec ces simples mots: \u201cJ'ai reçu, à mon adresse, la lettre ci-incluse, qui vous était, je crois, destinée.J'ai bien l'honfieur de vous la renvoyer.\u201c \u201cVotre, etc, \u201cRODOLPHE LEMIEUX\".Voilà là très simple histoire que contait M.Rodalphe Boudreau lui-même, j1 n\u2019y a as de cela des mois, à un ayocat distingué de Montréal, homme très discret qui s\u2019est naturellement empressé de la répandre aux quatre coins de la ville.Elle est du reste vraie de tous points, \u2014 s) vraie que l\u2019Actign n'hésite pas un moment à en garantir la rigoureuse authenticité.SC ce \u2014\u2014 be \u201cMépris de Cour\u201d .: - *a - «La Patrie (voir numéro du 3 janvier), prête à- M.le a Choquet les déclarations suivantes: : La Cour Juvénile, dont je suis le président ét le JUGE SUPREME (SIC), a pour but de circonvenir (SIC) les jéunes enfants prévenus d\u2019une offense quelconque, et leur permettre (SIC) non pas de subir une punition, mais de racheter.par leur conduite future, chez un agriculteur (SIC) ow quelgw\u2019un du même genre\u2019 (SIC) les peccadilles commises, par ex- ces de jeunesse ou de manque de sagesse (SIC)?: \u2018Ainsi donc, s'il faut en croire 1a Patrie, voilà'un juge qui avoue n'avoir d'autre but dans sSa:carrière \u2018que\u201cde \u201ccirconvenir\u201d les enfants.Belle fonction, \u2018en vérité! Plus que cela, il\u2018ajoute, non pas qu\u2019il\u2019 se propose \u201cDE \u2018leur dere ettre\u201d; mais bien \u201cqu\u2019il a.sour but.LEUR permettre\u201d \u2018de \u2018se racheter ; ce \u2018méme pour un juge.\u201c\u201cMais, \u201cse racheter\u201d de qu = Attendez un peu.oi?allez-vous dire.= Attendez un +.\u201cSe racheter\u201d\u2018de \u201cpec- \u201c sadilles Commises Par exces.\u201d de manque de esse\u201d.\u2018N\u2019est- ; épafant?comme aurart $ -ce - \u2014 \u201cle juge su- .fre:pour un juge \u201csuprême\u201d \u201c prètme de la Cour Juvénile ?\u201d ,\u2018 _, \u2014-Mais où voulez-vous qu'ils \u201cse rachètent\u201d de: ces \u201cpeccadiles\u201d?demande encore le lecteur de VAction.\u2014 Dame! mais.\u201cchez un ogri- \u2019 célieur OÙ QUELQU'UN DU: N- |: Ehltowr OU.QUELQUUN DU'MEME GEN- 1 s'impose, tri Cela s'impose tel PO gt QT Oe 9 \u2018bon lected, air\u2018 toüjours wa mais quand \u2018le bonheur vous soûrié?.Tenez, if faut \u201d avoir \u2018vécu quärante-deux ans.\u2018de sa vie pour savoir cela.C\u2019est déjà quelque ld que l'eXpérience: j'en \u2018suis fière: : lai\u2018 \u2019échap elle) \u201cNW Ave, animation.) i.\u2019 \\ er bles;.téléphone: Main 66 cette fois, de Bois bien vous le dire, jg | » SLT ITS Te =: Rs EP 7 = ns LhetTRS situation, Iratinent,\u201d que de del oo .EL a Al an cud 5 Lo venir la femme légitime d'un mari.\u2014 comment dirais-je?\u2014 d\u2019un mari illégitime! C\u2019est le mot! \u201cl'igurez-vous\u201d qu\u2019un jour, je me suis aperçu que je n\u2019étais pas la seule fréquentée.Monsieur avait des amies.faisait des visites assidues aux quatre coins du quartier.Monsieur Clodomir, enfin, aimait d'amour Mademoiselle la Bouteille! Tenez, j'enrage encore rien que d'y penser! Avoir cu pour rivales toutes les demoiselles cirées et cachetées de la buvette d\u2019en face!!! Dites-moi maintenant qu\u2019il ne faut pas se défier de ces grands garçons qui vous arrivent de loin, sans sou ni maille\u2026beaux.\u2026.gentils., un peu de barbe au menton.une jolie moustache frisée., et puis des yeux.des yeux qui vous regardent comme pour vous manger! l£h bien! non, je wai pas voulu être mangée., ni battue, le soir de mes noces! Il était donc venu, ce suir-là, la démarche chancelante, la mine abattue, D'où sortait-il?Grand Dieu! je le devinai bien vite: de chez ses amies du coin.Que voulez-vous.il avait bu, sans doute pour se donner du courage et de l\u2019esprit.(Elle imite l\u2019ivrogne, ton et geste.) \u2014Bon.bonjour, mademoiselle! \u2014Bonsoir, monsieur! (C'était le soir).\u2014Manr\u2019selle, j'ai.j'ai un petit secret a.à.à vous dire.\u2014Oui, et qu\u2019est-ce que ce secret?\u2014Mam.mam.mam\u2019selle.c\u2019est que je.je.je vous aime! \u2014Vous m'\u2019aimez, vraiment! et après?\u2014Ma.man.mam\u2019selle.c'est je.eu.eu.vous cmbrasserais.\u2014Si je voulais.Et après?\u2014A.a.a.prés, si.si vous vouliez encore, on.on s'aurait pour toujours.\u2014Mais, c\u2019est que je ne veux pas du tout! \u2014Et.et.pourquoi, ma.man.mam.mam\u2019selle?\u2014Pourquoi?Parce que je veux un homme pour mari, et que vous êtes.(J'allais lui dire un gros mot.) \u2014Di.di.dites, mam°selle.Croyez- vous que je n'ai pas d'argent?Te.te.tenez, j'ai encore cinq piastres.J'en.avais plus.se, mais, vous savez la vie.ça.coûte cher.sans foyer.sans famille.avec les amis.(Ricanant) avec les loups.il.faut hurler.\u2014Assez, assez, monsicur.Allez, je vous prie, hurler chez vous; c\u2019est ce que vous avez de mieux à faire.pour le moment.Je n'ai pas l\u2019âge d\u2019une fillette et à vingt ans j'ai la peau encore trop tendre pour me faire secouer les pouces par un gaillard comme vous.gi vous savez le reste.sif.Et c\u2019est ainsi, mes amis, que je suis encore fille.vicille fille.parce que je n\u2019ai pas voulu, un soir d'automne, embrasser Clodomir, qui revenait de voyage pour m'\u2019épouser.Dites maintenant si je ne suis pas malchanceuse! En est-ce, de la déveine, dans la vie, que d'avoir un coeur affectueux et de le garder toujours quand on voudrait tant lc donner pour le dévouement jusqu\u2019à la mort?Si donc vous lisez dans le Devoir cette annonce: .\u201cUne fille qui a coiffé le bonnet de Sainte- Catherine, ayant déjà trouvé, demande.un bon mari.\u201d vous saurez que c\u2019est moi la pauvre fille à marier! Tout de même.il avait bonne mine!.\u2026 (Une pause).Mais hélas! il n'avait pas de coeur! Je ne me révolte pas contre le sort! (Chantant.) J'attends! J'attends! J\u2019attends! (Parlé.) J'attendrai peut-être encore longtemps!.Que voulez-vous?Les bons partis sont rares, depuis qu\u2019il y a tant d\u2019ivrognes!.Et voilà peut-être pourquoi il y a de nos jours tant de filles à marier.(SALUT) ! C.D.et P.G.que le Partez déci- \u2019 Après notre ami Armand Lavergne, \u2014 heureusement \u201créchappé\u201d \u2014 voici\" Madame Curie qui va subit, elle aussi, une opération pour I'appendicite.Ces deux seuls faits suffiraient bien à montrer, s\u2019il en était besoin encore, que l\u2019appendicite n\u2019a pas cessé d'être à la mode.Ils font voir également que tous les \u201chumains\u201d, comme on dit à l\u2019Académie du docteur Choquette, sont sujets à la maladie.Il existe néanmoins quelques rares privilégiés qui semblent à abri de ces épreuves.De ce nombre est notre ami J.-B.-D.Légaré, qui, depuis que nous le connaissons, s\u2019est toujours porté le plus admirablement possible, du jour de l'an à la Saint-Sylvestre.C\u2019est ce que vous diront tous ses nombreux clients, qui, pour cette raison, sont toujours certains de le trouver a ses bureaux, TI rue Saint-Jac- ques.\u2014 J.-B.-D.Légaré, courtier: d\u2019immeu- 20.PROVINCE DR QUENKC \u2018DISTRICT DE montra | COUR SUPERIEURE No-z106 | Dame SALOMÉE BROUSSEAU; de la Cité et \u2018du District de .Montréal, épouse commune en biens de JOSEPH LALLIFR-MARCHE- TERRE, commerçant, du même lien, a, ce jopr, institué une action oz, z en séparation defbiens:con- D ; Mnatré»1;'10 nocembre on.Wo rt RLAVALLER, DRLPADSSE & NREMAKA oan en ee » RRC Avecats de la demanderesse.PTET Siw Pe i Sienne SE ee ary : \\ : ; av Yr ti = Nooo .we Th 78 à wr : \u201c >.| 8 WF die Tl $ 13ers Gove to \u2014 Nos Intellectuels Et ceci se passait dans des temps trés anciens, M.Rodolphe Lemieux était alors ministre fédéral et il avait convié, un beau soir, à sa table, une douzaine et demie de députés et journalistes ministériels.11 y avait là Fillustre aliéné de Témiscouata: M.Charles Gauvreau M.Jos.Turcotte, ex-député du comté de Québec, M.Ch.-Avila Wilson, M.Pius Michaud, de Westmoreland, dans le Nouveau-Bruns- wick, M.Gladu, M.Fernand Rinfret, etc.Au dessert, la conversation tomba soudain sur la littérature.Vous pensez si le sujet était de nature à inspirer l\u2019aliéné de Témiscouata, le député d\u2019'Yamaska, le directeur du Canada, \u2014-et tous ces gens-là ! Ce fut naturellement l'aliéné (1) qui 1 le premier.Quand il eut fini, il se produisit un grand silence, fait à la fois d\u2019étonnement et d'admiration.Puis M.Joseph Turcotte éleva la voix.\u2014Moi, dit-il, j'aime bien les classiques, à la rigueur, mais c'est surtout des romantiques que je raffole, Hugo, Musset, Lamartine, au moins, parlez-moi de ça! Voilà des gens qui avaient du style! Sans me vanter, je passe mes nuits à les relire.\u2014Pour moi, interrompit ici l\u2019aliéné, c\u2019est Musset, mon homme! A lui seul il vaut les trois autres ensemble.\u2014Pardon, fit doucement M.Turcotte : moi j\u2019opinerais plutôt (sic) pour Lamartine.Ainsi, tenez, pour les mieux juger, prenons un même sujet qu\u2019ils aient traité tous trois \u2014par exemple ce thème : revoir les lieux où l\u2019on a aimé.Eh bien! je prétends qu\u2019il n\u2019y a pas un poète là-dessus qui se soit montré aussi fort que La- martine.\u2014C'\u2019est à savoir! interjeta M.Gauvreau.\u2014Ecoutez, reprit sur un ton péremptoire M.Turcotte, je relisais encore hier soir le Lac de Musset et cette pièce de Victor Hugo que je connais presque par coeur mais dont j'oublie le titre en ce moment: eh bien ! je vous assure que c\u2019est loin de valoir le Souvenir d\u2019Olympio de Lamartine.En vain M.Rodolphe Lemieux, que la politesse d\u2019ailleurs en empéchait, aurait-il voulu rappeler à M.Turcotte que le Lac est de Lamar- tine et non pas de Musset ; que la Tristesse d\u2019Olympio (et non pas le Souvenir d\u2019'Olympio, périlleuse confusion avec le Souvenir de Mus- set!) est de Victor Hugo et non pas de La- martine, M.Turcotte n\u2019en aurait pas moins continué d\u2019expliquer à ses collègues ébahis les beautés de la littérature romantique, et de ces poètes qu\u2019il connaît si bien.M.Rodolphe Lemieux d\u2019ailleurs se taisait, et même aussi M.Fernand Rinfret.- Cependant qu\u2019au bout de la table M.Pius Michaud et M.Wilson, d\u2019un air entendu, hochaient tous deux la tête en signe d\u2019approbation.arla (N.-B.\u2014 Pour une histoire inventée, cette petite anecdote ne vaudrait assurément pas grand'chose.Elle , est \u2014 hélas ! \u2014 strictement authentique : c\u2019est ce qui en fait le mérite \u2014 et aussi la tristesse.) M.Paul Bourget, de l\u2019Académie française, (ne pas confondre avec M.Pierre Bourget, de l\u2019Académie du docteur Choquette), vint au Canada, comme on sait, voilà quelque dix ans.A Montréal, on lui présenta, comme de raison, toutes les notabilités du négoce, de l\u2019industrie, de l\u2019art (sic), de la science (re-sic) et de la littérature (trois fois sic).T1 connut donc M.L-O.David, auteur de lusieurs ouvrages fameux et greffier de la ille.\u2014Vous êtes homme de lettres, dit M.David M.Bourget.C\u2019est une belle chose.Mais, \u2014 vous \u2018allez me trouver sans doute bien curieux, \u2014 quelle est votre profession (sic)?.\u2014Ma_ profession?(Lair tout étonné:) Je suis écrivain.: \u2014\u2014Oui, je comprends.Mais je veux dire ::que faites-vous pour vivre?Moi aussi, vous savez, J'écris, mais.mais ça coûte bien cher.Heureusement, voyez-vous, j'ai une carrière à part Ça : Je suis greffier.Sans ça.Je suppose que chez vous ça doit être un peu la même cho- (N.-B.\u2014 Avons-nous besoin d'ajouter que Nous ne croyons pas un mot de cette histoire: elle est trop vraisemblable pour étre vraie.) A peu prés vers le méme temps que M.Paul Bourget, M.Ferdinand Brunetiére \u2014 il ne devait hélas pas résister bien longtemps a ce coup \u2014 visitait Je Canada.A Montréal il lui arriva de se rencontrer an soir face à face avec M.le sénateur Forget.\u2014Vous êtes de Paris?lui dit M.Forget.lors vous connaissez sans doute Clovis Hughes (prononcez Jouze) ?-Clovis.qui?dit M.Brunetiére.Le brave sénateur voulait tous simplement parler dé Clovis Hugues: ~*~ mas { CE ET ze PANPAN.\u2018NOTE \u2018POUR 'LE\u201cJUGE.\u2014Nous di- oO.(3 Tu gan a Abi \u20ac jug que nent sur.ses sohnets.es be Lan, oe Ler ee Clr esd tal a eat STE rag 4 be "]
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