L'Action, 20 janvier 1912, samedi 20 janvier 1912
[" je ANNÉE.\u2014N° 41 erm LE NUMERO : CINQ SOUS -FAR AN : DEUX DOLLARS ( TOUS LES SAMEDIS Toumbé dissus! Escrasas lous! (CYRANO) DIRECTEUR : JUILES FOURNIER SUR LA CLOTURE G.$e-\u2014e LAVALLÉE\u2014 Depuis que je suis à l\u2019Hôtel-de-Ville que je me tiens sur la clôture : croyez-vous que je n\u2019ai pas enfin droit à un fauteuil ?VF L\u2019\u201cAction\u201d et \u201cM.Lavallée rer M.Arsène Lavallée nous a fait l\u2019honneur, nous dit-on, de nous consacrer ces jours- ci tout un discours, en réponse au dernier numéro de l'Action.Si nous en croyons la Patrie, il n'a pas été moins loin cette fois que de nous jeter à la face les doux noms d'\u201cinsulteur\u201d, de \u201cbrigand\u201d, de \u201cvendu\u201d, et beaucoup d\u2019autres encore.Un peu plus et il nous traitait de nationaliste! ; On n\u2019attendra pas de nous que nous re- pondions sur le même ton.Quand on sap- pelle L.-A.Lavallée et qu\u2019on aspire à être maire de Montréal, on peut se dispenser de garder sa dignité: nous n'avons pas les mé- mes raisons de nous montrer grossier.Si nous aimons par-dessus tout le mot juste, fût-il même parfois un peu brutal, par contre l\u2019injure n\u2019est jamais entrée encore dans nos moyens de polémique.Nous sentons en ce moment moins que jamais la nécessité d'y recourir.M.Lavallée déclare que le directeur de l\u2019Action est un brigand et un vendu.Qu'il se rassure: nous n\u2019allons pas lui rétorquer qu'il est lui-même une fripouille et un assassin.D'abord ce serait d\u2019un goût douteux et ensuite à quoi cela avancerait-il le public?Nous avons mieux à faire pour nous venger: c\u2019est de lui répéter une fois de plus, avec beaucoup de modération, ce que tout le monde à ontréal pense de lui.Laissons un moment, cher monsieur, Si vous le voulez, votre dossier administratif.C\u2019est un sujet sur lequel il peut exister des \u2018divergences d'opinion.Méme apres l\u2019enquête Cannon, vous verrez le premier février prochain qu'il reste des partisans a M.Giroux: il n'y a pas de raison pour que vous n\u2019en gardiez pas aussi.Il se trouve encore des gens qui admirent votre carrié- ré municipale et qui disent: \u201cLavallée fut un bon échevin\u201d.Ce que l'on vous défie bien par exemple de montrer, c\u2019est un homme, quel qu il soit, Qui ait jamais dit de vous: \u201cLavallée, c\u2019est un homme franc!\u201d Le \u201c Vous n\u2019en trouverez pas, il n'y en a pas.Et comment vous en étonneriez-vous?Depuis quinze ans on ne vous a pas vu trois fois vous mettre carrément d\u2019un parti, vous ranger entièrement à une idée.Depuis quinze ans vous avez eu tout le temps un pied dans tous les camps, fraternisant à la fois avec les Vingt-Trois et les ennemis des Vinget-Trois, allant festoyer le soir avec Îles conservateurs au Club Lafon- :taine et, le lendemain, souscrivant $100 à Tautomobile de M.Gouin.| Vous avez voulu être en même temps de tous les groupes, de tous les clans, de tous '1és partis, même les plus opposes, et c'est Pourquoi votre nom depuis longtemps est devenu pour Sout le monde synonyme d\u2019é- -Qtivoque et: d\u2019ambiguité.\"Vous pensez que j'exagère?Eh bien! de- mandéz à vos meilleurs :amis\u2026 demandez; leur\u201c si ce n'est pas là\u201dce que répêteñt'cha- PARUS GE es ae ; .- ' que jour, \u2014 en termes beaucoup plus énergiques, \u2014 une foule d'excellents conservateurs, d\u2019excellents libéraux, et même de bons nationalistes.Tous sont unanimes à vous reprocher de vous être tenu, depuis quinze ans, sur la clôture, comme ils disent; et c\u2019est ce que ni les uns ni les autres ne peuvent vous pardonner.Vous vous en apercevrez peut-être, cher monsieur, le premier février prochain.® ® En second lieu, veut-il savoir ce qu\u2019on dit à peu près partout de sa carrière échevinale?Qu'il prête un peu l'oreille; de tous les milieux éclairés lui arrivera le même écho: \u201cLavallée et le vieux régime! Le vieux régime et Lavallée!\u201d ; Parmi tous les échevins de la belle période, il y en a peut-être qui sont aussi discrédités que M.Lavallée aux yeux de l\u2019opinion réfléchie: il n'y en a pas qui le soient davantage.La Patrie invoque le nom de M.Giroux.Elle voudrait faire de ce dernier le bouc émissaire de tout l\u2019ancien Conseil.Mais qui ne sait que M.Giroux, tout compte fait, eut incomparablement moins d'influence dans l'ancienne administration que M.Lavallée?Interrogez n'importe quel reporter municipal, demandez à tout homme qui s\u2019est jamais intéressé aux choses de l\u2019Hôtel-de- ville: tous vous diront que les deux \u201cgrands hommes\u201d de l\u2019administration, dans les années qui précédèrent l\u2019enquête Cannon, furent Lapointe et Lavallée.Pas une affaire sérieuse qui se bâclât sans eux, pas un projet de quelque importance qui ne leur fut d\u2019abord soumis.Tout-puissants à la Commission des Finances, tout-puissants dans les délégations échevinales, tout-puissants au Conseil, ils furent, presque d'un bout a l\u2019autre de leur carrière, et sauf en de très rares circonstances, les maîtres de l\u2019administration.Pendant dix ans on ne jura dans le Conseil que par Lavallée et Lapointe, Pendant dix ans ces deux associés firent a l\u2019Hôtel- de-ville la pluie et le beau temps.C est à quoi nous devons d\u2019avoir vu fleurir à Montréal ce régime qui, au dire de M.Cannon, nous coûta chaque année en pots-de-vin le quart du budget (voir page 74 du Rapport).C'est ce qui valut à Montréal d'être livrée pendant dix ans au vol et au péculat organisés, sous l'oeil de ses administrateurs aveugles ou complices, et d\u2019avoir donné non seulement au Canada mais encore aux États-Unis, comme le disaient la Presse et la Patrie il y a deux ans, le spectacle de la corruption administrative la plus complète aui se fût encore vue dans aucune ville de I\u2019Amérique 'du Nord.~~.- ] Après cela, si l\u2019on veut à toute force défendre M.Lavallée, qu'on ne vienne pas au | mains nous -répéter.que l\u2019enquête de 1909 ae -n\u2019a rien établi contre: lui.Qu'importe qu'il soit: sorti vivantd'une enquête qui n\u2019à\u201dpu \u2018 whe FActio n \u2014\u2014\u2014 20 JANVIER 1912 MONTREAL 525, Rue SAINT-DENIS, 325 Téléphone : List 1678 l\u2019atteindre qu'incidemment et qui s'est arrêtée juste à sa tête?Nous ignorons ce qui serait arrivé si M.Cannon, au licu de ne s'attaquer qu\u2019aux | Proulx et aux Giroux, eût également tourné sa lanterne vers les grosses légumes, c'est à dire vers les Lapointe et les Lavallée.Nous voulons donner à ceux-ci le bénéfice du doute et croire que l\u2019on n\u2019eût pas découvert contre eux le plus petit cas de malversation: aveugles ou complices, qu\u2019importe! il n\u2019en reste pas moins qu'ils furent l'un et l'autre, pendant des années, les esprits dirigeants d\u2019une administration néfaste, l\u2019à- me d'un régime pourri.T1 y a plus.Si incomplète qu\u2019ait été cette enquête, \u2014 dont ce ne fut pas l\u2019aspect le moins scandaleux que la façon dont elle se termina,\u2014 si partiale pour les gros qu'elle sc soit révélée du commencement à la fin, elle a pourtant laissé filtrer quelques pâles rayons sur les opérations de MM.Lavaliée & Cie.M.Lavallée dira peut-être encore une fois que je suis vendu.Mais le juge Cannon était-il vendu, lui aussi, lorsqu'il déclarait (voir Rapport, page 53) que l'achat du Parce DeLorimier au prix de $100,000, conclu grace au silence complaisant de M.Lavallée.constituait \u201cun coup monté contre le trésor municipal\u201d?De même M.Cannon était-il payé par M.George Marcil lorsqu\u2019il écrivait (Rapport, page 58) que le fameux emprunt de $2,000,000, oeuvre de MM.Lavallée & Cie, avait été négocié dans un moment \u201con la Ville n\u2019avait pas besoin de fonds\u201d et \u201cde façon à restreindre le nombre des soumissionnaires\u2019?T1 est bien beau, après cela, de traiter les gens de brigands.Brigand sans doute aussi, M.Louis-Jo- seph Tarte, \u2014 votre ami d'aujourd'hui, \u2014 qui flétrissait en 1909 comme une tentative de vol le coup de la Montreal Water and Power Company, perpétré sous vos yeux à vous, chef de la délégation échevinale, et grâce à votre silence! Brigand de même, et vendu par-dessus le marché, M.Joseph Ainey, qui nous déclarait à nous-même, il y a deux ans, que vous lui aviez annoncé à l'avance, la qualifiant de \u201cscheme scandaleux\u201d, cette affaire \u201cque \u2018vois deviez laisser \u201cpasser au parle-: ment trois jours plus tard! Vendu, le Devoir, qui vous accusait en 1910 \u2018\u201c\u2018d\u2019avoir fermé les yeux pendant dix ans sur les péculats petits et grands de vos collègues pour, selon toute apparence, n\u2019être pas dérangé vous-même dans vos calculs égoïstes\u201d (numéro du 28 janvier)! Vendu, votre ami M.Berthiaume, qui laissait écrire dans son journal il y a deux ans que vous vous aviez \u201ctrempé dans les malversations en vous en rendant complice par votre silence\u201d (numéro du 12 janvier 1910)! Vendu, le Canada, vendu, le vendus, tous les journaux de Montréal, alors unanimes, avec le comité civique, à voir dans l\u2019échevin Lavallée l\u2019un des hommes les plus compromis de l\u2019ancien régime! °° Dans ce même discours dont la Patrie nous donne le compte-rendu, M.Lavallée a eu, paraît-il, le front de déclarer que le directeur de l\u2019Action avait été d\u2019abord sympathique à sa candidature.Avons-nous besoin de dire à ceux qui nous lisent chaque samedi que c\u2019est là un mensonge cynique?La vérité, c\u2019est que nous n'avons jamais parlé de l\u2019échevin Lavallée, soit en public soit en privé, que dans les termes de l\u2019hostilité la moins déguisée.Depuis que nous avons l\u2019honneur de tenir une plume, -que ce fût au Nationaliste il y a cina ou six ans (et c'était peut-être M George Marcil alors aussi qui nous \u201cpayait\u201d !) au Devoir, 3 \"Action ou dans d\u2019autres journaux, nous n'avons jamais manqué, chaque fois qu\u2019elle s\u2019est présentée, l\u2019occasion de barbouiller consciencieusement ce gros fantoche.Ce n\u2019est -pas que nous ayons rien contre lui personnellement.Depuis si longtemps que nous le connaissons \u2014 pour son malheur! \u2014 il ne nous souvient pas de l\u2019avoir rencontré une seule fois sans qu\u2019il tendit vers nous, même après quelques-uns de nos plus rudes coups de bâton, ce visage d\u2019éternelle bienveillance,\u2014ce vrai visage de Presse, \u2014 qu\u2019il offre indifféremment à tout venant, et qu'il promène du matin au soir, animé toujours de la même expression, plissé par le même rictus agréable, épanoui pair le même sourire, sur le pavé de la rue Saint-Jacaues et dans les couloirs de l\u2019hôtel de ville.I] s\u2019est toujours montré pour nous très aimable, \u2014aimable au possible, \u2014trop aimable.| Eh bien! le dirons-nous, malgré cela, ou peut-être plutôt à cause de cela même, nous n\u2019avons jamais pu le souffrir.En écrivant ces lignes, nous faisons plus que de traduire une impression individuelle : nous sommiès le fidèle écho de.centaines .de personnes, prises dans tous les partis\" \u2018politiques.dans tous les états, envers qui M.T'avallée s\u2019est toujours, montré, comme envers nous, l\u2019homme le plus aimable du monde.et aui\u201d, pourtant we pu: se faire à ses manières.: Witness.n'ont jamais Joignez à cela le dossier municipal de cet excellent homme, et calculez combien M.Marcil a dû être obligé de nous payer pour nous faire écrire contre M.Lavallée.= = e Nous abrégeons un article déjà trop long.Pour nous, M.Lavallée est d\u2019abord, et avant tout, un homme trop.disons: trop oudulant.Ensuite c'est un homme trop compromis.Il incarne à nos yeux, ainsi que nous avons déjà pris la liberté de le lui\u2019 dire, l\u2019Ancien Régime avec toutes ses faiblesses et toutes ses tares.M.Lavallée, qui entrait au Conseil municipal, voilà dix ans, pauvre comme Jules Fournier, taré aujourd'hui, au témoignage unanime de ses amis, de 250,000 à 300,000 piastres.Nous n\u2019irons pas là-dessus soutenir, avec la Patrie de 1909, que s'il s\u2019est enrichi de la sorte c'est à force de \u201ctripotages\u201d.Nous voulons croire que M.Lavallée a gagné honné- tement sa fortune, soit à la Bourse soit ailleurs, cela ne nous regarde pas.Ce que nous n\u2019'hésitons pas par exemple à lui dire, c'est qu\u2019il aurait été payé pour attirer sur lui les pires soupçons de malversation, qu\u2019il n\u2019aurait pu s\u2019y prendre mieux qu\u2019en favorisant comme il l\u2019a fait, par sa complicité consciente ou inconsciente, l\u2019emprunt des 2,000.000, ic.\u201ccoup monté\u201d du Parc DeLorimier, le scandale de la Montreal Water and Power, ainsi que tant d\u2019autres tentatives de détroussement pratiquées à ciel ouvert contre le trésor municipal.M.Lavallée pourra répondre, une fois de plus, que le directeur de l'Action est un inssl- teur, un vendu, un brigand: ce n'est pas cela qui rendra son affaire plus claire.JULES FOURNIER.CURIOSITÉS Un clairon qui n\u2019en est pas un Les libéraux de Saint-Hyacinthe enterraient voilà deux semaines, dans l'appareil de la plus grande simplicité, le journal qui leur avait servi d\u2019organe depuis quinze ans, l'Union.SGétait unc feuille :bi-hebdomadaire fabriquée - à grands coups de ciseaux à même le Soleil et le Canada, et qui n'avait jamais fait grand bruit.On l\u2019a remplacée par un simple hebdomadaire, mais auquel on se propose de donner une allure plus batailleuse.Le nouveau-venu s'appelle Le Clairon.Le Courrier, organe conservateur de Saint-Hyacinthe, s\u2019est demandé les raisons de ce titre: L'héritier de l\u2019Union, dit-il, s\u2019appelle Le Clairon : pourquoi ?Prenons le dictionnaire: \u201cCLAIRON \u2014 Sorte de trompette au son aigu et perçant.\u201d Ah! mais c\u2019est drôle!.A l\u2019encontre des nouveaux-nés, si le nôtre ne parle pas il Écrit, et voici comment il débute : Comme un simple campagnard, naissant au sein d'une famille de braves gens, n'ayant aucune autre prétention que celle de vivre dans la douce paix du devoir accompli, le Clairon fait aujourd'hui, sans tambour ni TROMPETTE, son entrée dans l'existence.\u201d Comment donc notre Clairon peut-il naître sans trompette, s\u2019il est trompette de natüre (et même creux comme le tambour par-dessus le marché) ?Nous allons poser un dilemme à D.T., l\u2019homme au dilemme du quartier No 5, principal actionnaire de l'Imprimerie Yamaska, qui typographie le nouvel organe.De deux choses l\u2019une : Votre Clairon est une trompette,«comme lé dit le dictionnaire, ou il: n\u2019est pas une trompette, comme le donne à supposer le récit \u2018de son entrée dans le monde: choisissez.S'il est une trompette vous êtes impardonnable, vous un journaliste, de négliger la propriété des mots au point de dire qu\u2019il est né \u2018sans trompette\u201d,\u2014avec ou sans tambour.S'il n\u2019est pas une trompette, son nom de Clairon n\u2019est rien autre chose qu\u2019un faux, et une vraie.trompe; et c\u2019est un \u201cdevoir\u201d mal: \u201caccompli\u201d que de l\u2019avoir ainsi baptisé, et-:il- n\u2019y a pas là de quoi vous emmitoufler dans \u201cune douce paix.\u201d ° Et que dire d\u2019un nouveau-né \u201csimple\u201d.campagnard qui a déjà \u201cla prétention de vivre\u201d, e C.TT Et d'un Clairon qui ne veut que la \u201cdouce paix du devoir accompli.\u201d et qui sera \u201cardent\u201d dans la défense de ses idées?= Et du \u201csimple\u201d campagnard qui parle de 1a \u201csuprême\u201d ambition d'être \u201cune feuille intéressante\u201d et qui avoue modestement que cette ambition \u201cn\u2019est pas au-delà de ses forces\u201d?L\u2019étiquette est.changée, mais la\u201d bête n\u2019a même pas fait peau neuve.Que l\u2019on nous passe cette manière de parler,/qui corivient i 1a cr.constance.\u2014 - 4 = LA \u201cPATRIE\u201d DONNE \u201cTOUTES LES NOUVELLES\".pa AL 3 'L\"ACTION\" DONNE LE RESTR.; ; ; Fe OO PE Com lay vo; : - ' 5.+ \u2019 +.- i coh 1 ?Qt wT Coa dr er mane Y \u201cpm ; .-.A : : Sat 1 | RO .- \\ .el, - » g : Late 8 PT tn # : : : Une Superstition (Suite de la quatrième page) rigide système d'isolation des varioleux, les amtorités, conscillées par la profession médicale.n'eurent qu\u2019une pensée: mettre en évidence la vaccination et faire chanter par.une presse ignorante, tyrannique et étourdie les vertus préventives de ce fétiche.Chaque jour apparurent en tête des journaux du matin et du soir ce cri effarant et décevant: \u2018\u2018Alerte! Alerte! Faites-vous vacciner! Faites-vous vacciner!\u201d Il s\u2019en suivit une panique de couardise et de folie; des dizaines dé mille personnes furent poussées, comme des moutons dans un abattoir, sous la lancette des vaccinateurs, qui cucillirent une riche mais sacrilege moisson.Pas moins de 100,000 personnes furent vacei- nées pendant la paniqué, laissant aux mains dès vaccinateurs un profit mal acquis d'au | moins $50,000.\u201cLa propreté, les règles sanitaires et l\u2019hygiène?Non-sens que tout cela, indigne d'occuper le bureau d'hygiène! En revanche des dizaines de mille pointes de vaccin animal furent importées et distribuées aux vaccinateurs, qui reçurent pour mission d'émpoisoriner le sang de.leurs victimes et d'allumer le féu.de la variole.Co \u201cJe fis tout mon \u2018possible pour convaincre les autorités et la population de la pénible faute qu elles commettaient.Mais l\u2019i- ghorance, la.vdccination et l\u2019amour du lucre garderent le déssus, et 3,400 innocents fürent prématurément envoyés à leur dèr- nière demeure, | To \u201c\u201cL\u2019opportunité de mes avertissements p1OD étiquies de mars 1885 fut\u201d amplement et tristement vérifiée pdr ce fait que la presque totalité de ces 3,400 personnes, la plupart des enfants de moins de douze ans.moururent de la variole dans les seulés localités que j'avais signalées comme rempliés\u2019de malpropreté; tandis que dans la partie ouest.c\u2019est-à-dire à l\u2019ouest de la rue Bleury et au nord de la rue Dorchester, où régnait la propreté, il n\u2019y eut que quelques cas sporadiques.Je n\u2019hésite pas à déclarer solerinellement que c\u2019est mon opinion appuyée sur l\u2019expérience acquise pendant l\u2019épidémie, que toute épidémie\u2019 eût été évitée si, écartant la vaccination, les autorités s\u2019étaient occupées d\u2019assainir la ville, comme c\u2019eût été leur devoir de le faire dès mars 1885.L'incompétence, la couardise, l\u2019indifférence et l\u2019incohérence les plus manifestes régnaient parmi les hygiénistes officiels.Quand cnfin la terrible maladie eut emporté 1,600 personnes en octobre (bien que 100,0Q0 cussent été vaccinées), ils commencèrent à mettre en viguéitr un système d\u2019isolation que j'avais souvent, mais toujours en vain.récommandé en mars, avril et mai.Quand eut cessé la vaccination et que l\u2019isolation fut effectuée, l\u2019épidémie disparut rapidement.! \u201cLes causes de l\u2019éclosion et de la propa- ation de 1a variole ne sont pas hors de notre atteinte et peuvent étre écartées.On peut les résumer comme suit: .\u201cL\u2019encombrement dans des habitations et des fabriques malsaines, dont la ventila- tiof est insuffisante et où' on laisse s\u2019accumuler des matières animales et végétales en état de décomposition; une nourriture inguffisante.ou mal choisie; des habitudes d'intempérance, de\u2019 paresse et d\u2019immoralité, l'excès dans le \u2018manger, l'isage de l\u2019eau pure négligé, tant à l\u2019intérieur \u2018qu\u2019à l\u2019extérieur, le manque d\u2019un exercice approprié, enfin toutes les irrégularités.\u201d Le docteur Ross dit encore: .-\u2018\u2019Totis ceux qui.ont étudié le cours de l'épidémie de Montréal ont à conclute que la \u2018vaccination est absolument inefficace comme préventif de la variole.Beaucoup des faits qui ont transpiré dans nos hôpitaux de varioleux ont été tenus cachés, spécialement ceux qui.auraient pu nuire aux progrès de.la vaccination, laquelle est une -moisson .dorée: pour les\u2019 vaccinateurs.Mais en dépit.de la conspiration: du silence, auéladiiés rapports \u2018officiels ont\u2019 vu.le: jour saturés de preuves, contrée les -prétendues vertus de la vaccination, montrant avec uné -absolue-certitude -qu\u2019ane forte proportion::des \u2018patients admis; dans les hôpitaux- avaient été vaccinés et que beaucoup d\u2019en-; tre eux moururent portant les uns: deux, les autres\u2019 trois cicdtrices vaccinales sur leur corps.\u201d Co - A ) .0 -* * \u2018 Voici maintenant\u201c*comment s'exprime le docteur Coderre: CL TE \u201cs\u201cUne pratique.de quarante ans et.plis me conférent: le droit de parler.avec autorité et .impartialité de la valeur et des ef- féts:-de:la vaccination.Si le: docteur Car- renter: lors de son \u2018passage à Montréal; Î'été: dernier, s\u2019était soucié de faire appel\u201d à notre expérience, il eût appris d'observateurs désintéressés que depuis -huit ou neuf _ans:la.variole a éhirdomicile au*milieu d\u2019u- -\u2019fie-pôpulation qui généralement croit.en la.Vaccination \u2018ct qui,:en dépit dun \u2018diligent boites de ces\u2019 excéllentes cigarettes.: ' : ' e.g 8 i veus ce usage de cette «pratique,.a si-peu réussi.à \u2018échapper aux ravages de \u2018laimaladie.Ce aue-lë.'doéteur Carpenter.:\u2018dit: des -.Cana- *dfens.- d\u2019origine française et.irlandaise.est /faractérisé par une grossière inexactitude; Ail.à Été: renseigné, il a été mal renseigné.\u201cLa; même, remarque\u2018 s'applique: à-son- rap- \u2018dort touchant ix ville de Montréal, qui ne fait.pas exception aux.autres.grandes villes du Dominion: Toutes également; ont.prou- :.Nés que la vaccination ne.constitue pas une \u201c\u2026.sauyegarde à Végard,.de -la.variole, \u201cgascipation et, produisent des anecdotes à \u201cdiscrétion comme preuve de son pouvoir - magique et des dangers que présente la né .gligence de cette pratique.On ne peut L'ACTION LS BE Awe drt (Lettre en, dite di,14' juillet 8s.publiée pari I¢ Sadie 3.i ey /ol.ve 135:).LS ag Yo .v 1l,ressort:de ces;citations, qui sont d\u2019'hommes sachant: ce ails dissient ét qui mieu que: tous étaient en état de donner une juste interprétation à ce qu\u2019ils voyaient et entendaient, que le recours à la vaccination, en détournant des moyens efficaces qu\u2019on aurait pu prendre de prévenir puis de circonscrire les ravages de.la variole, a été la véritable cause de l\u2019épidémie de 188s.Plus aucun doute n\u2019est permis à ce sujet.Et auand on voit l'importance croissante ique le Bureau d'hygiène \u2014 qui n\u2019est qu\u2019une doublure du Conseil provincial d'hygiène \u2014 \u2018accorde aujourd\u2019hui à ce prétendu préventif, on ne peut douter que devant les menaces d\u2019une épidémie les fautes grossières .commises en 1885 se renouvelleraient.FERDINAND PARADIS. AANAA a \u2018 tervalles rapprochés.Le voyage est une affaire de vingt minutes tout juste.Les ho- an ~ an nr raires sont combinés de manière à accommoder parfaitement les gens de bureaux, à l'aller comme au retour.On a des trains à toute heure du jour, jusqu\u2019à la fin des spectacles.\u2014 On pratique à Strathmore les sports d\u2019hiver et d\u2019été.Les amateurs de patin surtout pourront s\u2019en donner à coeur- joie ces mois prochains, sur les immenses nappes glacées du lac.On y fait des courses de yachts à glace l'hiver et de yachts à voile l\u2019été.Les routes sont excellentes ct on peut venir à la ville en quinze minutes avec une bonne automobile.Pour plus amples renseignements, s'adresser à M.Geo.Mar- cil, 180 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 3791.* Pour vous consoler du temps qu'il fait, de\u201d vos malheurs domestiques, des ennuis de la campagne municipale et de la cherté des vivres, ne manquez pas de vous rendre en foule, la semaine prochaine, au Théâtre- National.Le Fils du Menuisier, drame en cinq \u2018actes et sept tableaux, de [Frédéric Soulier, y est à l\u2019affiche.La troupe de M.Gauvreau donnera dans cette pièce toute sa mesure; et ce n\u2019est pas peu dire.Distribution sans égale, décors éblouissants.Quartier Lafontaine Le Docteur J.-C.POISSANT CANDIDAT COMITE : 476-EST ONTARIO TELEPHONE : EST 170.Les électeurs du Quartier Lafnntaine sont cordialement invités à se rendre au Comité, où toutes les informations leur seront données : - = rames ns be.QUARTIER SAINT-LOUIS M.J.-B.LAMOUREUX 20.CANDIDAT.SON.PROGRAMME : CONTINUER A BIEN FAIRE.Son passé à l\u2019Hôtel-de-Villè répon \u20ac son avenir.fl à combattu de toute ses forces la nouvelle loi des pavages.S'il estréélu, ce sera pour travailler plus fermement que jamais dans les intérêts du Quartier Saint- Louis et de la Ville de Montréal.COMITÉ 2 150-EST RUE ONTARIO KEighT 9982.RAN DW As BH bh: U ane R - Lens LNs TELLER où £ 21 1DI4 0H Vi AU raat M.GEORGES VANDELAC Candidat dans le Quartier Saint-Jean-Baptiste.QUARTIER St- JEAN-BAPTISTE M.GEORGES VANDELAC CANDIDAT.Son P rogramme Embellissement de lu ville en général, et d Cees Jean Baptiste en particulier 5 \u2018af, etdu quartier Sain - b Ly C » .souterrains.Plus de poteaux.P onstruction de condits Entretien des ruelles à la char e de ) ieri n d a Vo Propreté de la ville et respeèt de l\u2019hygiène.ene Rappel de la loi sur les pavages.Salaires é les journaliers et les charretiers de la Ville.Construction, dans les divers ti dans les quartiers, de chalets où employés puissent prendre leurs repas en toutes sailonk, oh een Quant aux tramways et à l'éclaira itions pit \\ tageuses pour le public.?2°, conditions plus avan.Une autonomie plus grande pour la Ville de Montréal.Un plus grand nombre d'agents de Journée de douze heures pour les uns et 1 publique.quitables pour police et de pompiers.es autres.Rappel de la loi sur la taxe d\u2019eau, Inquelle prive inin ment de leur droit de vote des milliers d\u2019électeurs.rive injuste- VOTEZ TOUS POUR GEORGES VANDELAC, qui, dès les premiers jours de son mandat, travail ses forces à la réalisation des différents i ticlis dé Hllora do toutes e programin COMITÉ : 7O-EST RUE RACHEL Téléphone : Saint-Louis 4426 QUARTIER PAPINEAU M.MEDERIC MARTIN CANDIDAT.SON PROGRAMME : Abolition du Buréatux dés Commissaires, Rappel'de lu lol our-on Aa, + sl ou Gui uve des deux tiers\u201d.ou des quarters.o Répatt table des taxes faveur des quartier qui les Atolition dé la qualifation foncière.Quartier qulles pelea.Justice complète aux classes populaires.RUE ONTARIO L 400 1 LES SE Sonn.UT 1 à Aes Ste Lavallée et l'ancien régime ! L'ancien re L'ACTION Tout la presse de Montréal unanime à frétrir en M.Lavallée l\u2019un des hommes les plus compromis de l'ancien régime.(Du Devoir du 27 janvier 1910) : \u201cIl faut les battre tous\u201d.Il faut battre tous ces hommes coupables \u201cd\u2019avoir fermé les yeux pendant dix ans sur les péculats petits et grands de leurs collègues pour, selon toute apparence, nêtre pas alsanges -mé dans leurs ca ou \"Lapointe, LAVALLEE, Larivière, de quelques noms qu\u2019ils s\u2019appellent, il faut les battre tous!\u201d (De la Presse du 12 janvier 1910) : Les scandales affichés au grand jour par l\u2019enquête de la Commission Royale ont eu un retentissement dans toute l\u2019étendue du Canada et même aux Etats-Unis.Î A la suite de ces révélations sensationnelles, les journaux de l'Ontario et de l\u2019Ouest, et nombre de journaux américains, zont pris plaisir à faire connaître partout l\u2019abaissement moral de notre administra- \u2018tion municipale, sans nous épargner sou- \u201cvent des commentaires où perçait le mé- PP Nous avons donc, dans la présente élec- \u2018tion, une plus grande responsabilité que la défense de nos intérêts purement matériels.* C'est notre honneur qui est en jeu et que nous avons le devoir de venger, sans écouter les arguments spécieux, les appels à la pitié, de ceux qui nous ont placés, aux yeux de l'univers, dans la situation humiliante où nous nous trouvons en ce moment.Le Canada tout entier et une grande partie des États-Unis ont les yeux fixés sur no nous compromettons (sic) avec notre cience, si nous oublions l'outrage et donnons encore nos suffrages AUX HOMMES QUI ONT TREMPE DANS LES MES ÉRSATIONS, FUT-CE SEULEMENT EN S'EN RENDANT COMPLICES PAR UN SILENCE COMPLAISANT, nous serons à jamais déshonorés.C\u2019t'espèce de mal élevé! Je ne dis pas cela pour faire plaisir à M.Fernand Rinfret, mais le Canada est aujour- d'hui le plus folichon de nos journaux, sans excepter le Canard et la Presse.Lisons, par exemple, l\u2019extrait suivant\u2014: Courteline lui-même n\u2019a jamais rien fait de plus drôle.° E D'UN AMOUREUX VENGEANC ECONDUIT So\u201c EUNE ITALIEN FAIT SAUTER \u201cLA MAISON, DES PARENTS DE SA \u201cDULCINEE; LES DOMMAGES SONT \u201cCONSIDERABLES; PAS DE VICTI- \u201cMES.\u201d ; [| ?\u2018Toute une sensation a été causée samedi \u201csoir vers 10 heures 40 (sic) dans le Nord \u201c(sic) de'la ville par une violente détonation \u201cprovenant de la rue Cadieux vers les Nos \u201c1509 et 1511.\u201d \u2026 Vous voyez cela d\u2019ici! Supposons un instant \u2018que vous habitiez au numéro 323 de la rue Saint-Denis.Le Centre (pour écrire comme le Canada) de la ville est limité, disons, par les \u2018rues Bleury, Ontario, Amherst, et le Port.\u201cUn soir, vers dix heures quarante, vous enten- \u2018\u2019dez le bruit d\u2019une explosion.Aussitôt, vous fimettez le nez à la fenêtre, vous humez lair \u2018et dites: \u201cLa détonation provient de la rue \u201cSaint-Jacques, vers les nnméros 73 ou 75.\u201d Et \u201cvous ne vous trompez pas: cest le ballon \u201cLemieux, notre ballon national, qui vient de \u201cfaire explosion.Pas plus malin que cela! - \u2018\u201cRemis un peu de cette émotion les occu- \u201cpants de la maison portant le No 1500 la fa- \u201cmille Sarrazin (ce n'est pas la ponctuation \u201ctout de méme qui l\u2019étouffe, notre auteur!) \u201cconstatérent avec effroi que l\u2019on avait essayé -\u2018$de faire sauter leur lôgis au moyen de quel- \u201cque explosif.\u201d \u201cCette idée, \u2018aussi, d'employer quelque explo- \u2018gif! Pourquoi ne pas se servir d\u2019un simple levier?C'eût été si facile, dé faire souter le _ \u201clogis des Sarrazin! \u201cLe capitaine Naëglé du poste.No.13 chargea immédiatement le sergent'Danis de faire \u201cune enquête sur cette explosion.Ce qui fut découvert par le-sergent \u2018Danis quant aux circonstances qui\u201cont motivé\u201c cette explosion \u2018tient du roman.\u201d : i Idi pourtant, je diffère un peu.d'opinion avec l\u2019auteur.Un; jeune homme qui\u2019 s\u2019amou- gache d'une jeune fille, cela se trouve, il me semble, \u2018totis \u2018les jours dans les: meilleures\u201d fa: * : LAs : 053 Aor oss .\u2018 , A Co _ \u201cKoga REPO e #7 Vici ce que:l\u2019enquête a prouvé: nne jeune de la-,familler \u201cSarrazin \u201cjeu i: % a 7 5 fille\u2019 a sic).ui A a CE B 5 us 5 agit ph; why Eth oy Ls pi : $$ Pour \u2018moi:cette \u2018rédondante, \u201cCest \u2018unie \u201ctro ou- in \u2018jeune \u2018encore.(De la Patric du 20 juillet 1909) : Les amendements insérés dans la charte par le Conseil législatif, à la demande et au profit de la Montreal and Power Co., constituent LE TRAQUENARD LE PLUS VICIEUX QU'ON AIT JAMAIS TENDU AUX MONTREALAIS.La loi qu\u2019il nous faudra subir, si nous devons, au nom des intérêts et de la santé publics, acheter la Montréal and Power Co.est UNE VERITABLE HERESIE ECONOMIQUE, UNE OBLIGATION SCANDALEUSE IMPOSEE LEGALE- MENT PAR LA LEGISLATURE AUX CITOYENS DE MONTREAL.Tous les citoyens de Saint-Eloi pourraient venir verser à Montréal toutes leurs économies entre les mains des entremetteurs que la Ville n\u2019en souffrirait pas, alors que vingt-six lignes introduites dans notre charte NOUS COUTERONT DES MILLIONS.Si la Commission Royale pouvait enquêter sur ce qui se passe à Québec, elle trouverait dans la capitale la véritable cause du mal dont Montréal souffre, LES GRANDES FORTUNES QUI SE FONT A L'HOTEL DE VILLE NE SONT PAS TROUVEES DANS LES POCHES DES GENS DE SAINT- ELOI; ELLES PROVIENNENT DES TRIPOTAGES FAITS A QUEBEC ET DES COMPROMISSIONS AUXQUELLES CES TRIPOTAGES DONNENT LIEU.La délégation échevinale (composée de M.Lavallée, de M.Lapointe, etc.) n\u2019aurait jamais dû accepter certains amendements introduits cette année i Québec.nous fait voir admirablement combien cette jeune fille doit étre jeune.Donc: \u201cUne jeune fille de la famille Sarrazin, jeu- \u201cne encore, était courtisée par un jeune Ita- \u201clien du nom de Viateur Buceppe, demeurant \u201cau No 2789 Mance ;\u201d Déjà nos deux amoureux chantaient : Nous irons à Paris Tous les deux Et nos coeurs amoureux, etc.\u2026 lorsque : \u201cpour des raisons d\u2019un ordre privé (cher mai- tre, vous etes cruel de nous.cacher précisément le plus intéressant de l\u2019histoire) fut prié par la famille Sarrazin de cesser ses \u201cassiduités auprès de leur fille : (jte crois, \u201cc't\u2019espéce de mal élevé!) celui-ci résolut de \u201cse venger à sa manière de son renvoi.Same- \u201cdi soir donc, Buceppe plaçait une cartouche de dynamite qui un moment aprés produisait \u201cla_formidable explosion.\u201d etc.Oui, mais où l\u2019a-t-il placée, cette cartouche?Voilà la question! Sur le piano, peut-étre?Ou encore sur le side-board?A moins qu'il n'ait - fait comme les négres du Congo.Savez-vous, cher lecteur, comment ils s\u2019amusent, les nègres du Congo?Non, vraîment?Eh bien, voici ce qu'enseigne le professeur de géographie des Hautes Etudes: pour voir ce que £a va faire, les soldats noirs des garnisons belges prennent plaisir à s\u2019allumer des cartouches.comment dirai-je?là où le fauteuil embrasse son homme.- Pour en venir à notre;Italien, on l\u2019arrête le soir même et on le conduit au poste No 12.Mais, «De crainte que le-détenu ne tente de s\u2019en- \u201cfuir du poste No 12 le capitaine Naëglé l\u2019a fait transférer (sic) au poste central\u2014espé- rons qu il ne tentera pas de s\u2019enfuir du poste central\u2014dans une cellule de sûreté\u201d Tiens, tiens, tiens.\u201ccellule de sûreté\u201d voilà quelque étiose \u2018de bon à connaître : si ça vaut les rasoirs du même nom! Ministres, financiers, journalistes, avocats, vous tous, gens passibles de la prison, si jamais.on vous arrête, demandez que l\u2019on vous place dans une cellule de sûreté: de la sorte \u2018les agents ne pourront vous dévaliser.C\u2019est le conseil que vous donne le capitaine Naëglé.Mais dans tout\u2019 \u2018ceci, le cachet du grand \u2018d\u2019après les préceptes de tous les maîtres: de la littérature, \u2014dans la finale.Voici le:côup de pouce de l'auteur: - 2 .§ oo 5 \u201c0 \u201cC'est: a première- fois, croyons-rioui à \u201cMontréal un amoureux au Jud \u201cmicile de sa dulcin FR \u201cdernière fois.ne « écrivain se trouve\u2014comme la chose doit être \u201cfaire sauter au moyen de la\u2018dynamite le do- |: a 5 JC: jeonnu offrait $500 contre $100 en faveur de ome ¢f Lavallie! Rendons a Lavallée ce qui appartient a Lavallée On lisait jeudi dans la Patrie: \u201cL\u2019échevin Giroux peut être considéré comme le représentant de tout ce qui fut mauvais, contraire aux intérêts publics, favorable aux plus désastreuses méthodes administratives pendant les années néfastes qui le virent siéger à l\u2019hôtel de ville et qui se terminèrent par l\u2019enquête de la Commission Royale.\u2018\u201cNon seulement ses actes personnels, ses votes furent blämables, mais il se fit l\u2019allié des échevins dont les agissements étaient condammnables.C\u2019est cette alliance pour le mal qui nous valut ces années de chemins défoncés, de police corrompue, de pompiers du bas du fleuve, de pots de vin laissés sur le coin des tables et de tout ce régime nauséabond et ruineux que le neuple renversa en septembre 1909 et dont il balaya les représentants en février 1910.\u201cL\u2019échevin Giroux fut un des balayés: qu\u2019il reste sur son tas; sa présence au Conseil serait compromettante, dangereuse pour les intéréts de la Ville.\u201d oila, comme on dit, qui est rudement tapé.L'\u2019Action elle-même n'\u2019eût pas mieux dit.Il ne manquerait à cet article, pour être parfait, que d\u2019être allongé de quelques lignes.Il est très bien sans doute, en effet, de dénoncer \u201cles années néfastes qui virent siéger M.Giroux à l\u2019hôtel de ville\u201d.\u2014 Il n\u2019est pas moins opportun d\u2019après nous, ce- nendant, d'ajouter que ces mêmes \u201cannées néfastes\u201d virent siéger également M.Lavallée.Sans doute il n\u2019est pas mal de rappeler que cette période se termina, dans le cas de M.Giroux, \u201cpar l\u2019enquête de la Commission Royale.\u2014 Mais pourquoi ne pas rappeler aussi que, dans le cas de M.Lavallée, elle se termina de même par l\u2019enquête de la Commission Royale\u201d (emprunt de $2,000,000, \u201ccoup monté\u201d du Parc DeLorimier, etc.) ?\u201cCes années de chemins défoncés, dit le confrère, ces années de police corrompue, de pompiers du bas du fleuve, de pots-de- vin laissés sur le coin des tables\u201d furent celles qui marquèrent l\u2019apogée de M.Gi- roux, le point culminant de sa carrière, \u2014 Admirable de justesse! Est-il moins vrai pourtant que ces années-là précisément, \u2014 ces années \u201cde chemins défoncés, de police corrompue, de pompiers de Saint-Eloi, de pots-de-vin laissés sur les tables,\u201d \u2014 furent, de même, celles par excellence du règne Lavallée?\u201cRégime nauséabond et ruineux\u201d, dit la Patrie; et elle ajoute: c\u2019est le régime Gi- roux.\u2014 N'était-ce pas encore plus le régime de M.Lavallée, \u2014 de M.Lavallée factotum de toutes les délégations échevinales, l\u2019une des têtes dirigeantes de l\u2019administration et, avec son copain L.-A.La- vointe, l\u2019un des \u201ctout-puissants\u201d du Conseil?\u201c.Régime dont le peuple a balayé les représentants en février 1910\u201d.\u2014 M.Lavallée ne fut-il pas balayé alors tout aussi bien que M.Giroux?Le journal des MM.Tarte omet de le dire.Il n\u2019insiste que sur le cas de M.Gi- roux: \u201cL'échevin Giroux, dit-il, fut un des balayés: qu\u2019il reste sur son tas\u201d \u2014 Et M.Lavallée, lui, pourquoi ne resterait-il pas sur le sien?Quant à nous, nous voulons bien, avec la Patrie, que M.Giroux soit battu.Mais pas de passe-droit! Ce qui est mal pour l\u2019un doit être mal pour l'autre: rendons à M.Giroux ce qui appartient à M.Giroux et à M.Lavallée ce qui appartient à M, Lavallée! elo DEUX POURSUITES Jules Fournier Deion do pd matin, en uperieure, une action de $15,000 cont I.L-A.Lavallée, candidat 3 1a mairie.pour diffamation.Le directeur de l\u2019Action intentera en même temps une poursuite de 315.000 au journal la atrie, pour avoir reproduit role Me, hou p es paroles de Maître Gustave Lamothe est l\u2019avocat de M.Fournier.: ; M.Cour M.L LES PARIS : La campagne municipale.commence: décidé- \u201cment à soulever de l\u2019intérêt.Jeudi soir, chez Freeman, un financier bien PTR M.George Marcil \u2018 Tons pourtant\u201dque- ça: ñe sera pas Tail: ch LL HUGO DEB SAINT:VICTOR: | flier d'immeubles.+M.Marcil tri .majorité d\u2019au\u2019 moins: 5,000 VOIX.Le même soir, au.méme endroit; un: cour.|: ariait $200 contre $100 \u2018que, | Une Superstition (Par FERDINAND PARADIS) L'EXEMPLE DE MONTREAL \u201cThe sophisms of the Jenner doctrine have, in fact, been so thoroughly exploded p.that the persistency of its defenders seems to imply a moral, rather than a mental aberration; in other words, the collapse of all other supports justifies the suspicion of the hideous fact that the organization of the cow-pox syndicate rests upon the deliberate sacrifice of truth to business considerations and corporation interests.\u201d \u2014 F.- L.OSWALD, AM.M.D.Les grands-prétres de la vaccine se sont depuis longteinps déjà mis en frais pour pousser toute la population de Montréal sous la lancette empoisonnée des vaccinateurs, en agitant sous ses yeux le spectre de la terrible épidémie de 1885.C\u2019est aussi plus dans leurs moyens que de fournir des preuves sérieuses de la prétendue efficacité de la drogue jennérienne.Les journaux qui m\u2019ont tout l\u2019air d'être à leur solde, comme la Presse, que l\u2019on verra toujours prendre parti contre les véritables intérêts du peuple, remplissent depuis avril ce rôle d\u2019épouvantail; et cette épidémie de 1885 y est couramment citée comme exemple des calamités qui sont à attendre de la campagne des antivaccina- teurs.(1) id Je céde la parole au docteur Ross: \u201cEn mars 1885, mon attention fut misc en éveil par le rapport qu\u2019il existait plusieurs cas de variole dans l\u2019extrémité est de Montréal.Connaissant quelque chose de l'insalubrité de certains quartiers, j'entrepris la visite sanitaire de toute cette partie de la ville qui s'étend à l\u2019est de la rue Saint-Laurent et au sud-ouest des rues McGill et Saint-Antoine.Ce que je vis, je vais essayer de le décrire; ce que je sentis ne se peut exprimer.Je comptai 10,700 fosses remplies de pourriture et d\u2019immondices innommables; beaucoup de ces fosses n'avaient pas été vidées depuis des années; cette accumulation était gardée là pour empoisonner l\u2019air de la ville et servir de cou- che-chaude aux germes des maladies infectieuses.Plus que cela, je trouvai les cours, les allées et les ruelles dans un état aussi mauvais que possible: des matières végétales et animales en putréfaction y abondaient de tous côtés.Partout l'oeil rencontrait des objets répugnants, et d\u2019abominables puanteurs prouvaient l'existence de matières génératrices de maladies.Rien ne manquait de ce qui est requis pour l\u2019incubation, l'éclosion et la croissance de la variole.\u201cSachant ce qui allait sortir de cette masse de saleté conservée au milieu de quartiers aussi densément peuplés, je donnai la plus grande publicité à ces faits, espérant amener les autorités municipales à une juste appréciation du danger qui mena- cait la santé publique.Mais j\u2019étais \u201cun alarmiste\u201d: il ne fut tenu aucun compte de mon avis: la saleté resta comme un nid pour l\u2019alimentation de la variole, qui, rapidement, accrut sa force et sa virulence, a tel point qu\u2019elle coucha prématurément dans la tombe.dans les quartiers que j'ai mentionnés, 3.400 personnes, toutes victimes de l\u2019incurie municipale.Au lieu d'opérer un nettoyage complet et de mettre la ville en état de défense par la mise en vigueur de sages règlements sanitaires et par l'adoption d\u2019un (1) Un journaliste m\u2019a raconté que le Star, de Montréal, avait obstinément refusé tout ce que lui ont apporté les antivac- cinateurs.même les annonces payées de la Ligue.Sur ces entrefaites débarquèrent des prétres du sud de I'Hindoustan, qui venaient précher aux Montréalais le cuite du Soleil.et le Star de publier tout ce qu\u2019ils voulurent.Il s\u2019était fait scrupule de laisser attaquer le culte jennérien; quant au scandale donné en plein pays chrétien par la prédication d\u2019un culte idolâtrique réprouvé par le Christianisme, il n\u2019en avait cure.Comme ces cris d'oies du Capitole pourraient à la longue Énerver certaines gens pes as courant des véritables causes de cette épi- émie, je vais essayer de les mieux renseigner en citant deux témoins oculaires: le docteur A.-M.oss, maintenant de Toronto, et le docteur J.-E.Coderre, à cette époque déjà loin- faine professeur de l\u2019Université Laval.Leur témoignage désintéressé convaincra tout le monde que le jour où la ville de Montréal se eroira réellement menacée d'un retour offensif de la variole, elle y échappera non pas en vac- cinant- ses habitants, mais en effectuant son parfait-assainissement._ \u201c(Suite à la detixième pagé) oe .HN : ¢ mm .ES Pons at - era de M.Lavallée par une 1, JOUS LES GENS BIEN LISENT \"EYACTIONS.uw won wre, 270 1 "]
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