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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 11 mai 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Action, 1912-05-11, Collections de BAnQ.

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[" CE Ave ome ANNEE.\u2014N° 57 AN 1.1: NUMERO: CINQ sous |! PAR AN: DEUX DOLLARS | La grande presse canadienne, toujours si heureuse de vanter à ses lecteurs les succès plus ou moins authentiques de M.Rodolphe Forget à Paris ou à Londres, est en général moins pressée de nous renseigner sur les déboires ou les mésaventures du même personnage, à l'étranger comme chez nous, Il en a pourtant, et de très peu douteux.C'est ainsi que depuis plusieurs mois, \u2014 sans que le publie canadien ait pu seulement sen douter, \u2014 M.Rodolphe Forget a été, à Paris même, de la part d'un journal financier très haut coté non seulement en France mais dans toute l'Europe, l'objet d'une critique véritablement meurtrière.Depuis le mois de décembre dernier, le Marché, de Paris, journal fondé depuis plus de vingt ans et qui jouit de la plus haute autorité auprès de la finance européenne, mène en effet, contre l'entreprise forgettis- te du Québec Railway, ne campagne qui a déjà cu là-bas, pour M.Rodolphe Forget vt ses comparses, les résultats les plus dé- sustreux.Le Marché, jusqu'ici, n'a pas publié sur le sujet moins d'une dousaine d'articles, tous cxtrémement fouillés ct documentés.Très loyalentent, notre grand confrère commença par demander des explications a da maison Forget, succursale de Paris.Les explications vinrent, mais si embrouillées ct si peu concluantes que le Marché ne crut pouvoir faire autrement que de dénoncer conme une entreprise de forbans\u2014 chiffres en mains \u2014 toute l'affaire du Québec Railway, Lu série d'artizles qu'il publia sur le su- Jet eut un très grand retentissement dans le monde de la finance parisienne.Elle for- ca même Sir Rodolphe Forget à hâter beaucoup plus qu'il ne l'aurait voulu son départ pour l'Europe.; owt comment, dans sa livraison du 17 avril dernier, après avoir cité quantité de chiffres et de faits, le Marché appréciait notre grand boursicotier: \"A la vérité.disait-il, sous la signature de son rédacteur en chef, M.G.l\u2019éerrières, à la vérité sir Rodolphe Forget, courtier, n'est rien de plus qu'un incoëreible spéculateur, un plinger forcené, qui, non content d'avoir imposé à certains de ses compatriotes une sorte de respect distant pour -son estomac et une admiration craintive pour ses talents de promoteur sensationnel et cdé- sordonné, s'est avisé de découvrir en lui- méme les qualités de pondération d'un administrateur, la prudence éveillée et le sens de la responsabilité d'un banquier, les dons d'un politique et le coup d'oeil d\u2019un financier.* Comme si toutes ces qualités, ces dons.ces sens, pouvaient coexister avec l'amour «lu jeu et l'amoralité tranquille que suppose l'existence d'un plunger\u201d, Mais pour l'instruction du public canadien, \u2014 que renseignent si bien nos grands journaux, depuis la Presse jusqu'à l'Evénement et depuis la Patrie jusqu'au Devoir \u2014nous ne croyons pourvoir faire mieux que de donner ici l'article au complet: * * * (Du Marché, de Paris, numéro du 17 avril.) Sous la pression des faits qui, tôt ou tard.en matière économique, maîtrisent les plus audacieux équilibristes financiers, sir Rodolphe Forget à dû se résoudre à dé- Masquer ses batteries, ct à montrer que tout le bluff organisé autour de la Québce Railway Light Heat and Pozver Co.n'a- Vait eu d\u2019autre but que de favoriser le placement, en France, d'énormes quantités d'actions d\u2019une entreprise maladroitement et exagérément surcapitalisée.Le récent communiqué de Ja Compagnie CH \u2014 Du temps de Daveluy et de Senécal, M.Gouin ne faisai rien, en matiére de boodlage, 4 moins de 40 p.c.de cornmis- - sion.(Voir Rapport de la Commission Royale de 1892.) - S\u2019il en a \u2018\u2018fait\u201d autant avec les \u2018\u2018contracteurs\u201d de la pri son de Bordeaux, pas étonnant qu'il soit lionnaire { TOUS LES SAMEDIS Toumbé dessus! Escrasas lous! (CYRANO) I NM DIRECTEUR : JULES FOURNIE R_ M.RODOLPHE FORGET EN EUROPE Un grand journal financier de France le dénonce comme un forban que j'ai analysé la semaine dernière, est, en somme.la confirmation la plus\u201d éclatante que j'aurais pu souhaiter de toutes mes critiques.Dans les nombreux articles que j'ai consacrés à Ta Québec Railzvay Light Heat and Poser Co.je me suis exclusivement can- tomné sur le terrain des faits et des chii- fres.Je n'y ai mis aucun parti-pris, puisque je n'ai procédé que progressivement, laissant à M.R.Forget ou à ses agents tout le doisir de me réfuter.J'ai prouvé même que j'avais le plus grand désir, dans l'intérèt des relations franco-canadiennes, de recevoir des explications telles que toutes mes critiques fussent tombées naturellement.Et.notamment.le 10 janvier dernier, j'écrivais à l'un des agents à Paris de sir 18, Forget - - qui m'avait confié certains documents en prétendant que j'v trouverais la justification des procédés de son chef la lettre suivante : Monieur, J'ai l'honneur de vous retourner, jointe à la présente, la brochure deed of trust relative any statuts et conditions de l'acte passé entre la Montréal Trust Co ef la Québec Railway light Heat and Power Co.a la date du +3 décembre 1909.que vous aviez bien voulu me remettre, avec prière de prompt retour, en me recommandant de l'étudier pour y puiser des éclaircissements sur l'organisation financière de cette compagnie.\\ .J'ai poursuivi cette étude de bonne foi.an ntieux de mon jugement et de mes con naissances, ct les conclusions auxquelles elle m'a conduit, et dont j'aurai le devoir de faire part aux lecteurs de notre journal, me fout bien vivement et plus sincèrement regretter que vous n'avics pus jugé à propos de tenir l'obligeante promesse que vous n'avies faite, il y a dix jours déjà.d'en ana- Ivser.vous-même, le contente et de répondre aux différentes questions que Je vous avais posées dans notre journal, dans une lettre que nous aurions insérée gratuitement, in-extenso, et telle qu'elle nous serait parvenue «de vous, dans le plus prochain muméro qui aurait suivi la réception.larées, cte.(ht voit, par cette lettre, que je n'ai rien négligé pour permettre à sir R.lorget de s'expliquer sur les nombreuses anomalies que l'avais relevées dans l'organisation de son entreprise et de ses émissions en France.H a préféré se taire: je laisse à mes lecteurs le soin de juger entre lui et nous.* x + Mais le vendredi 20 mars est venu, et ce jour marquera une date pour le Marché.pour la Québec Railway Heat and Power Co.et pour son président et comptable, sir Rodolphe Forget.Au moment où, en octobre dernier, ce journal passait entre les mains d'un nouveau groupe qui lui donnait une impulsion assez déplaisante pour les acrobates de la finance, le monde de la coulisse à terme et de la coulisse au comptant de la bourse de Paris était sous le charme des plantureux bénéfices que sir R.Forget venait de le mettre à même de prélever sur l'épargne française, en l'intéressant à l'émission des actions de la Québec Raikeay.Et.naive- ment, il s'entraînait à croire que le courtier montréalais, moderne alchimiste suscité par le Nouveau-Monde, avait découvert le secret de transformer en or pur, au profit d'autrui, - douce illusion \u2014 le plomb vil sur lequel il daignerait faire passer son souffle.| Je dois dire à la décharge de nos coulissiers que le broker de Montréal arrivait, telle une Princesse Lointaine, auréolé de légendes dont une campagne de publicité sa- ! vamment organisée à londres avait corsé les attraits.Mais je suis tellement pavé pour savoir à quel point on se laisse facilement entraîner, en bourse, à donner un démenti au proverbe: 1 bean nent qui tient de loin, que l'engouement des coulissiers pour le nouvel astre découvert dans le firmament financier, suffisait, à Jedi seul, à me mettre en défiance.N'avant, d'ailleurs, au rebours de certains d'entre eux, d'appétit que de la considération des gens sains de ce pays et des autres, de soif que des profits légitimes que peut procurer ma profession décemment exercée, sentais d'ailleurs venir l'heure du Canada sur notre marché, j'ai, sons désemparer.entrepris et poursttiivi un examen méthodique, serupuleux et creusé de Fad- faire, qui éblouissait tant de gens, et j'ai sentvune par semaine, sans me lasser.el aUssi sans broncher, soumis les résultats de mon travail à nos abontués et aux lecteurs que nous avons pu atteindre dans le monde de la saine finance française et étrangère, Il semblerait qu'aux uns et aux autres, j'aie fait entendre, à propos, l'avis utile, indispensable à leur securité ; car voici que tout le monde déchante, en France et au Canada, et que sir Rodolphe Forget en passe par mes conseils.le vendredi 20 mars, eu effet, à onze heures du matin, le Conseil d'administration de la Québec Raikeav Light IIeat and Posver Co.Ltd s'est réuni, à Montréal, Ce Conseil est ainsi composé : Sir Rodolphe Forget, de Montréal.prési- «dent : Lorne Webster, de Montréal, vice-président : Neuville-Helleau, de Québee, J.-T.-B, Casgrain, de Montréal, C-E.PDubord, de Beauport, 1.-N.Greenshields, de Montréaal, We-AL Marsh, de Québec, Robert Mackay, de Montréal, Paul Galibert, de Montréal, A.Haigh Sims, de Montréal, WV.-C.Ross, de Montréal.Maxime Peauvisage, de Paris, Antony Thierrée, de Paris, Touis Gal- liard, de l\u2019aris.administrateurs.Conmnne mes lecteurs le savent, Fhon.F.- P.Pelletier, ministre des Postes du Canada, faisait également partie du Conseil.Mais.quoique certaines mauvaises langues prétendent que, comme ministre fédéral, il se charge encore des commissions de sir R.Forget auprès du Gouvernement d'Ottawa.il a toutefois jugé prudent de fausser compagnie à un financier dont les allures de casse-cou lui inspiraient.à la fin, une terreur compréhensible.En ce qui concerne les trois administras teurs parisiens, que je viens de nommer, il est vraisemblable qu\u2019ils s'étaient d'avance ralliés i la politique de prudence, A laquelle leurs collègues canadiens ont été contraints de se résigner, sous la pression de la vérité.Au demeurant, plaignons-les, car les voici, pour bien longtemps, condamnés à faire, à fort mauvais jeu, beau visage.Donc, à l'issue d'une réunion qui dura plus de deux heure, tenue le vendredi 29 mars dernier, sous la présidence de sir R.Forget, le Conseil d'administration de ta Québec Railway a fait connaître qu'il ne mettrait pas en paiement le coupon d'avril et qu'il allait, au contraire, se préoccuper de former des réserves.Ce sont bien là, certes, les opportunes décisions que j'ai\u201d toujours appelées ouvertement de tous mes voeux, Plus on m'a laissé seul à les réclamer, et plus je puis être légitimement fier de les avoir provoquées.Il se peut qu'elles ne soient pas du gout des actionnaires français, qui ont donne de bel argent pour des vignettes de la Québec Railway.Mais combien ces décisions vont faire l'affaire des épargnants français, qui, malgré mes avis réitérés, restent en- L'opinion du \u201cMarché\u201d, de Paris, sur l\u2019affaire du \u2018Québec Railway\u201d core les imprudents détenteurs d'obliga- tious de l'emprunt spécial Québec-Sagie- nas et des quelques obligations de l'em- promt spécial Québec-Hastern que sir KR.Forget est parvenu à leur faire acheter.Di, en effet, la Compagnie ne distribue plus de dividendes: si, déduction faite de toutes ses charges, il lui reste des surplus aumuels nets d'exploitation à mettre en réserve: sic de France, ce que j'appelle la presston de la vérité et j'ujouterai de l'inéluctable nécessité - - continue à s'exercer impitoyablement, il vix peut-être devenir possible de tirer des entreprises de la Compagnie, telles qu\u2019elles existent aujourd'hui, C'est-à-dire sans développement intempestif des exploitations actuelles, des religuats bénéficiaires qui permettraient de remhour- ser, peu à peu, les porteurs français des deux émissions spéciales d'obligations dont je viens de parler.uel soulagement une telle perspective procurerait à ceux qui, comme moi, sou- haïtent le développement intensif du Canada par les capitaux de l'entente cordiale ! A ce jour, les malheureux obligataires français ignore encore si ces deux émission, spéciales jouissent ou non du gage livpothecaire specific par les prospectus de sir Ro Forget, 1s ne savent, pas plus que moi, si un deed of trust passé devant notaire, condition légale indispensable de la prise d'hypothèque à leur profit, à été, où non, fait au Canada, par la Compagnie, msg) chnetine de çes deux émissions spé- cinles: et, par conséquent, si, qui ou non, leurs créances ont un gage réel, voire seulement possible.pour discutable qu'il soit.dans tous les cas.Tgnorant si ces deeds of trust existent, sont, à plus forte raison, fort empéchés de constater, par eux-ménies, que les deeds of trust consentis, par-devant notaire, par les Sociétés par actions canadiennes au profit de leurs futurs obligataires, stipulent.en faveur de ces derniers, des droits de contrôle étroit très effectifs et très précis.ils le sorte que, si les actionnaires français de la Québec Railicay peuvent se donner l'illusion d'être brillamment représentés, de Paris, par MM.Maxime Peauvisage.Antony Thicrrée et Louis Galliard, dans le Conseil d'administration qui siège cl gère, seul, à Montréal.les obligataires français, CUN, peuvent se tenir pour absolument sûrs de n'être représentés à Montréal par personne qui ail un souei pressant de leurs intérêts, peut-etre même pas par un trustee indifférent à leurs préoccupations.Ft, cependant, à l'heure où le Conseil d'administration de la Compagnie, placé en face du travail de bénédietin de Marché, se voit contraint d'appliquer la politique.moins néfaste à tous, vers laquelle je l'ai forcé à s'aiguiller, ne serait-il pas pitoyable que ce soit le papiet-actions qui continue à gérer, et à gérer seul, ce qui existe d'actif, créé par le seul argent-obligations?\u201c+ * Quant à moi, 11 m'apparait que le moment est Venu, pour les actionnaires français de la Québec Railivay.de se faire une raison et de se résigner à saisir l'intérèt vital des quelques propositions suivantes que je leur soumets : 1.S'ils ont commis l'erreur insigne d'échanger des pièces d'or sonnantes el trébuchantes contre les vignettes-actions de la Québec Railkvay, que leur offraient sir R.Forget ct ses comparses, il n'est pas possibles qu'ils persévèrent dans leurs fautes en maintenant à la tête de ka Compagnie, dont la caisse n'a jamais vu leurs pièces d'or ceux-là memes qui leur ont fait faire ce Mauvais placement ; Les obligataires français, eux, tout en se laissant surprendre, ont confié aux casse-cou, qu'en est occupé à maitriser, des ee D pièces d'or qui sont entrées dans la caisse de la Compagnie et 4\" cat été employées integralement - du moms je veux l\u2019espe- rer - à constituer un actif que les action- maires estiment aujourd'hui être leur pro- priète et dont ils ne verraient pas la couleur, si on liquidait ; 3 les actionnaires français de ln Qué- bee Railway, qui ont donné leur or contre un papier-actions qui n\u2019en avait pas coûté, OU Quy en avail Conte si pen, tout au mois ne disposent, s'ils veulent créer une valeur ultérieure à ce papier, que d'une seu! moyen: c'est de faire evelusivement cmplover tous les surplus bénéficiaires, qui viendraient à se produire, au remboursement des obligataires, c'est-à-dire à l'acquisition meme de la propriété, dont ils supposent avoir reçu des parts réelles, effectives, substantielles, en échange de leur argent, ce qui pour etre vrai par les inscriptions portées sur les actions, devient faux, dans la réalité, si l'on examine les comptes de la Com- pagnic aussi minutieusement que je l'ai fait.4 les obligataires français, du fait du danger qu'ils courent, ont le devoir de veiller, par eux-mêmes, à leur propre sort et à celui de leurs compagnons d'infortune les actionnaires français ct, à cet effet, il s'impose qu'ils se fassent représenter, à Moutréal meme, par des mandataires inté- ures, a eux, dans le sein même du Conseil d'administration canadien : En gérant leur propre gage, en dégageant leur propre or, les obligataires assureront, par voie de conséquence, une propriété effcetive aux porteurs français d\u2019actions de la Québec Railway qui, aujour d'hui, ne possèdent, entre eux tous, rien de réel, je l'ai amplement démontré.\u201cl convient done éminemment qu'actionnaires et obligataires français marchent d'accord.1£t C'est à faire sauvegarder leurs intérêts concordants, liés, que je presse au- jourd'hui encore l'-Issociation Nationale des Porteurs français de l'aleurs étrangères, d'apporter immédiatement une aiteu- ton énergiquement agissante.La Québec Railéay à 95,000 actions et 70 obligations inscrites à la cote du marché en banque de l\u2019aris, ce qui représente Un nominal de quatre vingt sept millions de francs.La sonnne est assez importante, je pense, pour que lIssociation s'émeuve.Et si, pour se faire une opinion sur l'administrateur qu'elle peut croire exister en sir R.l\u2019or- get, elle n'a pus lu le Marché, quelle te lise; et si elle Fi: ln qu'elle le relise.Sir K.Forget, administrateur de la Sociétés, est tout entier dans la Ouébec Raikeav.Ab uno disce omnes.l'{ssociation le croit-il réellement banquier7 Qu'elle s'informe.IT n'existe pas au Canada de banque KR.Forget, et Vétablisse- ment qui, an 60 de la rue de Provence, à Paris, figure sous ce nom, n'est que la succursale d'un courtier en valeurs mobilières, un stockbroker à la bourse de Montréal, qui n'est pas plus banquier que nombre d'autres brokers, de réputation moins retentissante, certes, maids fort heureusement Mieux assise.A Ja vérité, sir Ro Forget, courtier, n'est rien de plus qu'un incoercible spéculateur, un plunger forcené qui, non content d'avoir impose à cerlains de ses compatriotes une sorte de respect distant pour son estomac ct Une admiration craintive pour ses talents de promoteur sensationnel et désor- lonné, s'est avisé de découvrir en lui-même Jes qualités de pondération d'un administrateur, la prudence éveillée et le sens de la responsabilité d'un banquier, les dons d'un politique et le coup d'oeil d\u2019un financier.Comme si loutes ces qualités, ces dons, ces sens, pouvaient coexister avec amour du jeu et l\u2019amoralité tranquille que suppose l'existence d'un plunger, * A x 5.-_ Ce que j'en dis, je ne suts pas seul à le penser et si.dans l'oeuvre d'assainissement que j'ai entreprise, j'ai subi quelques avanies de la part de gens fort peu intéressants, j'ai, en revanche, eu la satisfaction de me voir approuvé et encouragé, ici et an Ca- pada.par les personnalités les plus honorables.Tout récemment encore, un Canadien notable m'\u2019écrivait : \u201cOÙ vos compatriotes ont-ils l'esprit ?Voici Forget qui part pour Paris et qui fait dire par la nuée de reporters à ses gages qu\u2019il court vers de nouveaux triomphes.Ici, nous voulons espérer, au contraire, que, me I ne serait que temps qu'ils se reprennent.} | MONTREAL 323.Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone: Est 1678 comme le bruit en court, il ne se rend a Paris que dans le vain espoir de bluffer encore des associés désormais décidés à rompre avec lui et à le restituer aux opérations de bourse dont il n'aurait jamais dû s'écarter.Pour donner le change, toutefois, il fait publier que, s\u2019il s'embarque, mercredi 3 avril, pour l'Europe, avec un personnage dont on à coutume de se gausser ici, c'est afin de faire les fonds d'une nouvelle So- Cite au capital de cing millions de dollars qu'il s'est fait fort de constituer pour construire et exploiter une cale-sèche à (uch, avee une garantie d'intérêts du Gouvernement fédéral.Faites donc connaître.à ce sujet, à vos lecteurs ln dépêche que le correspondant de la Presse de Montréal adres- sil d'Ottawa à son journal à la date du 30 mars.Elle se Hisait comme suit : (Du correspondant de la Presse).Ofuzca, 30.\u2014 Le maire de Québec et l'in- yénieur de la qille sont retournés à Québec.hier après-midi, après ie longue conférence avec les ingénieurs des ministères de la Marine et des Travaux publics au sujet du projet d'une cale sèche à Québec.iis ont aussi resale premier ministre et \u2018es honorables MM.Hazen, Monk et Pelletier.Le premier ministre a répété que le gouvernement n'entend pas construire une cale-sè- che ni à Québec, ni ailleurs, NH « suggéré aux autorités de Québec de s'aboucher avec une Compagnie quelconque.qui serait disposée entreprendre la construction de la cale-sé- che moyennant la garantie par le gouvernement fédéral de l'intérêt sur un capital ac- tiotis de cing millions de dollars.Cette proposition du gonsernement explique la présence de Sir Rodolphe Forget à Ottazva depuis quelques jours.Votre correspondant tient de bonne source que le député de Char- levoir et Montmorency se fait fort de former ace des capitaux curopéens une compagnie qui se chargera de l'entreprise.NH s'embarquera à New-Fork, mercredi pro- 1 chain, eu compagnie de M.Albert Sévigquy, député de Dorchester.pour l'Europe afin de régler cette affaire.Tel est le but du voyage de Sir Rodolphe cn Europe.On dit que les représentants de lu fédération ma- ritune qui voulaient avoir la cute sèche à Lévis n'aideront nullement le projet de Sw Kodolphe Forget.Le dernier mot sur cotle affaire n'a pas été dit.\u201cQue vos compatriotes, s'ils n'entreprennent de se renseigner à des sources sérieuses\u201d, ajoute mon correspondant occasionnel, \u201cprennent du moins la peine de lire entre les Tignes les nouvelles autres que dithyrambiques \u2014 parce que payées - - que publient de temps à autre nos journaux d'ici.Ns y déméleraient des avis très clairs com- | me ceux inclus dans la dépéche que je viens de citer et qu'il faut comprendre ainsi: de meme que toutes les banques canadiennes, des deux langues, ont sagement mais discrètement entrepris de réduire progressivement, prucemment, systématiquement, jusqu'à où près de zéro, tous les découvertes [ qu'elles consentaient précédemment à For- 0° get, de même, dans l'espèce de la cale-sè- À che de Québec, la toute-puissante fédéra- \\ tion maritime, et même les politiciens qu\u2019il se flattait de mener, qui n\u2019ont pas voulu de lui comme ministre des Finances, ct qui, à la vérité, ont de lui par-dessus les épaules, lui font savoir devant le public, cette fois, qu'il n'a pas lieu de compter qu'ils se préteront à son bluff et en feront les frais.Que si, néanmoins, vos concitoyens tiennent essentiellement à attribuer à Forget les qualités essentielles, les talents, la bonne foi, la moralité, les saines visées, l'influence du- \u2018able, les irrésistibles moyens d'action et la grosse fortune personnelle que ses propres compatriotes ne lui reconnaissent pas, on plus, libre à eux.Mais qu'ils ne s\u2019en pren nent pas au Canada, dont vous avez cent \u2018ois raison de dire - - et dont vous ne redi- ez jamais assez -\u2014 qu\u2019il mérite bien mieux que la détestable réputation dont les manoeuvres désastreuses d\u2019un aussi triste sir peuvent le gratifier auprès de nos frères de race, de langue et de religion\u201d.G.FERRIERES.P.-S.\u2014 Au moment de mettre sous presse, on nous câble de Montréal la nouvelle de la démission, comme administrateurs de la Québec Raikvay, de M.M.Neuville-Bel- lcau et de M.W.-A.Marsh.On nous fait -prévoir :que\u2018d'autres syi- vront.: \u2019 On voit qu\u2019il v a urgence à avis que je donne plus haut.+3 rr IPT = suivre les sons \u201cae agree CTP VESTES RE TN TITTY L\u2019ACTION LA SITUATION DANS LE MAINE s\u2019y loger.Ce procédé, résultat de longues années de recherche scientifique, est exploj.té au Canada par la Compagnie de Produits Agricoles, à son usine modèle de La colle.De là nous vient le lait pur Laurentia, au temps, aux lieux et aux circonstances, pour qu\u2019il soit facile de les vérifier.En conséquence, si ces plaintes sont fondées, il doit être facile d'y trouver un remède.Si d'autre part il appert que les catholi- Je la ques français ont porté contre leur évè-|garanti à l'analyse et possédant toutes le B BD Un nouvel article de M.Peter Condon dans la \u201cCatholic ; ® que des accusations qui ne peuvent pas qualités nutritives qui font de ce fluide l'a.- os a 99 être soutenues, les faits doivent être réta-|liment complet de l'enfance.Bureaux 21 ç E or nig y evIew blis sous leur vrai jour de façon à venger |23 lue Saint-Pierre : téléphone: Main 3152 l'autorité épiscopale et à justifier la conduite de l'évêque, aussi publiquement 11 est inutile de dire que si les nations[| que cette conduite a été critiquée.\u2014 | Le \u201cCatholic Fortnightly Review\u201d, de meau\u2014\u201cLa France aux Colonies,\u201d \u201cEtu-|langue française, que leur curé serait New-Vork, dans sa dernière livraison, pu-\\des,\u201d cte.).Depuis lors, par limmigra-|de leur race ou au moins parlerait|duivent être instruites des vérités reli-| I est indéniable que le ton de beaucoup i 1 Pete .qe .220 .\u2018 .; ie the ans J blie un nouvel article de M.Peter Condon oo, continue du Canada aussi bien quejleur langue; que le français serait |gieuses, ces vérités doivent leur être en-|de journaux français, publiés dans la sur la situation religieuse dans le Maine.l'accroissement naturel des naissances, leur nombre a atteim le chiffre actuel.Il aug- niente encore tuts Jus jours.SOUMISSIONS POUR DRAGAGE Voici cet article, dont nous cmpruntons en partic la production a I'O pinion Publi que\u201d, de Worcester, employé dans la prédication, pour l'en-|scignées dans une langue qui soit acces-| Nouvellc-Angleterre, affecte, depuis l'in- scignement des vérités religieuses aussi|sible à leur entendement.terdit.non seulement un manque de res- Le ministère des Travaux publics rece.bien que dans l'administration des sacre-| L'Eglise a toujours favorisé les désirs|pect, mais un éloignement positif des laï- vra jusqu\u2019à 4.00 p.n, mercredi, le 13 mai, i ; ine i : fa ste - Walsh et de ses 2, des s issions pour les travaux de xoxox xoxox ments; qu'il serait enseigné aussi dans |et encouragé les aspirations des peuples|ques à l'égard de Mgr Walsh et de ses wo 2 des soumission droits hi de Le diocese: de Portland comprend| Séparés seulement par une ligne géo- agug 1 : $ ssous + .vr Lr .* ere «.- A 1\" cree les écoles paroissiales par des professeurs| qui, ayant reçu la foi et ayant été casci-| partisans.Ces laïques sont encourages à l\u2019Etat entier du Maine.Fondé en 1855, quand Mgr David-W.Bacon devint son premier évêque, il n'était qu'un morceau du diocèse de Boston, dont le premier pasteur, Jean Lefebvre de Clieverus, un Français non moins fameux par sa science et sa prudence que par la simplicité de sa vie et son zèle apostolique, planta et lors de sa première visite dans l\u2019État du Maine, l'évêque avait trouvé -un petit nombre de ses fidèles dispersés de tous ., .MI san eine car 1 \u201c antités cimatives indices résulté une profonde amertume de senti-|partout où cela est praticable, de pasteurs [dans ce pays, sera bien renseigné sur laf] les Juantites approximatives nciquces 0.TY ès es 1 Q vs paroissiales \u20ac 10- \u2018 .4 PE lee ge ni vis-a-vis du nom de chaque place, mais côtés, sans prêtres ct sans église.Des|tE*- hes i écoles paroissiale FE dio-| ments de la part des Canadiens-Français[|et de professeurs de leur race et de leur [gravité de la situation et qu'il se convain-{f *5 ; aque | - .» \u201c ° .ses 2 Ny 5 : : + : .: : .Lr) : .+ x \u2018 = = de pz rie canadienne et irlandaise, et aussi dans les deux | gl cel ranqats, et poursuit aujourd'hui au Canada relative-| Biddeford, a Waterville, a Skowhegan ct |Sit aujourd'hui à donner aux diverses ma- = parfaite ct 1a longue durée Ce * \u2019 > S es deux langues si cela était néces- : : = .\u2019 : .sa : .Lee 6 = es .4 so + ment à la ques : à ë lend s s I s ;- tières qui compos : snéité 2 - PP l'arrivée de quelques immigrants |saire.\u201d ; ! a Ie tion fe la langue a ètre ensei autres endroits, le français est injus : qui cot \u2018posent le lait une homogéndité = ls sont le complément venus du Canada et de Boston.Ces pre-| Nous avons insisté sur ce fait que les gnée dans les écoles et de la nomination tement traité.ans un cas, on ferme par aite, qui renc impossible la séparation H] obligé d'une élégante toi- E miers arrivés, auxquels se sont juints un, Canadiens-l* P a cond de pasteurs de langue française dans; Une école fréquentée presque exclusive-|des parties, auparavant hétérogènes, qui =] Jette.È g Se que ; actens-lrançais catholiques sont ar-Ftes paroisses d 1 f ise.|Ment par de jeunes Canadiens-F is constituent ce produit.Le lai inai = 3 certain nombre d'ltaliens, de Polonais,|demment attachés à | I J ¢ langue française.| jeunes Canadiens-Français produit.Le lait ordinaire.F ë.: , 5, attachés à leur lan ater- .a .AR a ae 9 - + ane lait .ES ete, forment aujourd'hui la, population |nelle, parce que ce fait tient ame pla Dans cette discussion, l\u2019évêque de|qui pour s'instruire ont été obligés d'aller |Même celui des laitiers les plus soigneux ct .\u2019 \u2018 > 7 vo.> + ._.° .; .C1 tholi de l\u2019État du Maine LU.p ace| portland a été publiquement désigné aux écoles non-catholiques.les plus propres, contient toujours un grand iz 3 catholique 4 .mpartante dans la controverse acrimo-| .NY .; LE 5 = ï Aujourd'hui, d\u2019après l'annuaire catho-[nieuse qui se it actuell comme un allié de ceux qui sont * + nombre de bactéries et, de tous les liquides, = E ujou » apres ; ju se poursuit actuellement entre opposés aux écoles bilingue et les Cana-| Sans doute, n\u2019av es c\u2019est celui qui se prête le plus admirablement £ 3 lique de 1911, les catholiques du Maine [eux et leur évêque liens-F 8 S Lana ans doute, n ayant aucune connaissan- ¢ I peus à = 3 to ., .4 \u2018 diens-Français catholiques ont publique-|ce personnelle des faits , à la propagation des maladies contagicuses.E sont au nombre de 123,547.Quatre vingt| De fait le dédain manifesté pour ce -eusé ES ont publique-ce | es laits, nous ne pouvons Fopagation des mu ontag = * quinze mille, quelques-uns disent cent |trait du caractère de l ble êt ment accusé leur évèque d'être hostile àfrire sur quelles bases ces accusations |Combien d\u2019épidémies de typhoide et com- = i nnzce » s- \u2019 aracte a race semble étre|] : X .: ., Lo.= a .eur race et à | .: : \"Ces s 3 les bien de gastr A mille, sont canadiens-français de nais-|à la base des difficultés que rencontre au- 7 cur langue sont appuyces, mais nous les trouvons, un lait gast es Foto leur origine dans \u2019 = = oe , : Tags?: A ces s s, avec d\u2019a 3 ë dur: Nous rrions dire san > sance ou d\u2019origine.Beaucoup d'entre eux| jourd'hui l'Eglise du Maine.ces accusations, avec d'autres du même 1 po Ss dire sans gn ERT L'ACTION est publiée par Jules FB Fournier, tous les samedis, à Montréal.Adresse pour la police: rue Saint- Denis, 323.Le mari, que les voyages et sa conduite déréglée avaient rendu incrédule, travaillait à Marseille; à tous les quinze jours, il venait visiter sa famille.Les enfants avaient pour nom: l\u2019ainé, agé de huit ans, celui d'Arthur ; le deuxième, agé de six ans, celui de Frédéric; le troisième, celui de Jeanne et le cadet, celui de Lonis, C'était là toute la famille de M.Joseph de Bonnefon.La mère donnait-tous les soirs de bons conseils à ses enfants, elle ne négligeait aucune occasion de les instruire sur la religion, de les faire prier pour la conversion de leur père infortuné; malgré les tendresses de son coeur maternel, elle avait l\u2019énergie de suppléer à la surveillan- » .LI + nements qui arriveront les uns joyeux.les autres pénibles, jusqu\u2019à ce que les années aient assombri les charmes de tes vingt ans, jusqu'à ce que le poids des soucis ait ceint ta téte d'une auréole argentine, Et que ta barque ballottée par les tempêtes des épreuves de la vie soit arrivée au port de l\u2019éternité Ton coeur est saisi, à la pensée que tu dois verser, un jour, des larmes.améres; toutes ces réflexions te rendent mélancolique.- Voulant -te.voir :toujours .souriante et heureuse, je te dédie ce livre, dont la lec- 4 = ture chassera de ton esprit les pensées (1 FPRÉRACE ©.\u2014[néife qui Fobsèdent ABA ch ERE LEG ic E.En lisant Jeanne l'Orpheline, la joie : L .! renaitra en ton coeur, tu constat .Assise sur Je rivage de la mer de ce , eras en riante aux ébats de ces étres chéris, tandis que ses doigts étaient occupés à filer.La petite fille: Jeanne, aimait sa mère vous aimerai davantage, mais pourquoi ces pleurs, mère?\u201d À ces paroles Mde de Bonnefon sentit d\u2019une affection extraordinaire, elle la sui-| son coeur se gonfler, son esprit se trouvait partout, se tenait constamment à ses|bler, mais cherchant à dissiper les doutes côtés, s'occupant à la distraire par ses|de Jeanne, elle répondit en étouffant les questions.naïves et enfantines.sanglots de sa voix: \u201cMa chère Jeanne, Lorsque Jeanne voyait sa mère sourire| non, ce n\u2019est pas toi qui est la cause de à toutes ses questions, elle croyait lui|Ma peine.je pleure sur la conduite de ton faire plaisir ;souvent, lorsque sa mère ar- père qui ne cesse de dépenser follement rêtait le rouet pour quelques instants, ellc|tout son argent ; cet après-midi, LE BOUse jetait dans ses bras et 'embrassait ten-| CHER VIENDRA COLLECTER, ct je drement.fants à la première communion, Jeanne.remplie d\u2019ardeur pour le bien, et instruite par les explications du curé touchant l'enfer, le ciel, etc, se rendait dans le jardin, pour se trouver dans la solitude et prier avec plus de dévotion, pour la conversion de son père.Là, sa voix entonnant l\u2019Ave Maria et sumssant aux doux chants des oiseaux.montait comme de l\u2019encens vers le ciel.Ayant lu qu'une mère avait obtenu la ne pourrai pas lui donner d'argent; de|C©\"Yersion de son mari par des péniten- Chaque soir, elle s'agenouillait près de|PlUS, sa conduite hunteuse vous désho-|°°% Jeanne résolut de se livrer aux austé- sa mére, joignait ses petites mains blan-| \"Ore, vous autres, mes cufants!\u201d rites etd la mortification ches et .récitait de voix et de coeu la| \u2014Mère, dit ;Jeannc, ne pleurez pas, je courte prière que sa mère lui avait en-|ferai la prière que vous m'avez fait ap- LT.\u2014 Le AE Un soir qu\u2019elle avait vu.son père arriver à la maison dans un état d'ivresse.; a fes ignée : prendre et le petit Jé elle s'était agenouillé ied d'une i rh ] er\u201d d core une fois que la : : us ; .Seignée ; petit Jésus saura nous ac- |\u2018 genouillée au pied d'un nde, \u201814: es; plongée dan sie.pidfoide les épreuves ne tarde pas à répandre ses ce bien négligée de son mari.\u201cPetit - Jésus, gardez mon \u2018coeur, sou-|cordér la conversiôn:de papa.image de la Sainte-Vierge et égrenait son its |béné dictions, sur ceux qui souffrent, en Avec les gages de son époux,.et l\u2019ar-|lagez les âmes des défuhts, corivertissez chapelet en versant d'abondantes larmes.| d Jeanne grandit avec de pieux senti- mon père et ayez pitié de ma mère.\u201d ments, elle conçut de jour en jour un Un jour que Mde de Bonnefon était|plus grand désir de voir son père quitter plongée dans de tristes réflexions, que son la\u2019 vie de débauche et se conduire de ma- gent qu\u2019elle gagnait à filer de la laine et à tisser, Mde de Bonnefon avait pu mettre \u2018quelques cents francs de côté; la famille vivait dans un état ordinaire de leur confiance en Elle.L.PAFQURNIER, K, E, D; .A ÿx\"\"contemplérit cé, beau -ciel |méttant t.\u2019 \u2018mais le.bruit sourd'*des- ~ inflent, s\u2019agitent, s\u2019entre-| be: - Jeanne avait beaucoup de peine de voir Pleurer sa mére, c\u2019était 1A son plus grand chagrin.Elle était encore jeune ct ne sc \u2018 \u2014 LE if esprit absorbé par toutes sortes de pen-|niére i donner de bons et fidèles exemples [rendait pas compte des anxiétés qui as- | > \u201ctes pieds,tte saisissent| ; .JEANNE L'ORPHELINE ¥.pauvreté cependant vu que M.de Bonne-|sées sur la conduite de son époux, la ren-|à ses enfants.siégeaient jour et nuit l'esprit de sa mère.| Coo Te Ï oo vo fon était adonné à la boisson et dépénsait dait chagrine et mélancolique, Jeanre| «© : \u2018Elle récitait les ferventes prières qu\u2019elle or IR , 3 aimee a oa as 3 1001 souvent toutes le i a \u201cde Mec ro.= % 2° M de Bonnefon, attiré par le bruit-des e à.découvrir:ce: qui |-\u2018Squs-les dehors-rustiques d'une vielle a nit a Semaine.|s'approcha lentement de sa mare ef lua r nl ; vait-apprises sur\u201dles genouxde sa \u2018mère i > : Ln Mde de Bonneigm vivait heu ; les|dit: \u201cMare, i ?: i i i font dar 1a ope, 86 leva de son lit ct aor Fee au $ .dehors- rustiques | - reuse; les|dit: » pourquoi pleurez-vous?est-celet adressait au ciel les supplicati ite fi oi brillant, seen appr- masure, vivaient, au printémps de 1830,:à l'espérances qu'elle fondait sur ses enfants moi qui vous ai fait de la peiné?Dites le Cictait, Jontra dans la chambre de la petite fille: télescope Lyons; une mere chrétie Ag lle te fait sible: | res tienné et ses quatre vos une chassaient toute mélancolie de son esprit; p tits enfants.A ,sa figure était toujours sereine et sou- i : de la pei son coeur plein de foi lui dictait.moi, mère! ce sera fini! jamais, je ne vous| Bien des fois, de retour du catéchisme; causerai plus de peine, je serai bonne et|de l\u2019église où le curé préparait les en- LR f Ark i dg = Shy gra} \u201cQue fais-tu ari d'unè Voix sévère.\\ se (A: suivre.) Le ua ES M de mt A A A A AS NOTE SBaTTT rer Ee \u2014\u2014 = SR DES VERS Vox de Abyssis \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Or, afin d\u2019affranchir mon ame de ton ime Et de me racheter de ton amour, à Femme, Je suis venu vers les bras profonds de la Mort Comme un enfant vers ceux d'une bonne nourrice : Et, cachant dans son sein mon front lourd de remords, J'ai dit ces mots à la noire consolatrice : \u201cMère de l'ombre, délivre-moi du soleil! \u201cConduis-moi vers le fleuve où l'on boit le sommeil, *\u201c() Mort! Ft mets tes mains fraiches sur mes paupières, \u201cQue mes yeux ne voient plus le Ciel ni la Beauté.\u201cMets sur mes yeux tes mains lourdes comme des pierres \u201cEt fais sur eux la nuit pour une éternité.\u201cQue la vertu de tes aromates efface *De mon coeur, de mes sens endoloris la trace \u201cDu mal délicieux qu'en ses bras j'ai souffert: *Donne-moi d'oublier sa lèvre, la brûlure \u201cDe ses baisers pareils aux roses de l'enfer, \u201cEt, chaude et noire comme un vin, sa chevelure.\u201cPuis, de peur qu'en la paix de ton refuge, à Mort! \u201cSon implacable amour ne me retrouve encore, \u201cCouvre-moi d'un linceul plus pesant que lu terre, *Entasse l'ombre et le silence sur mes os, \u201cQue, loin des autres morts, je gise solitaire, \u201cDans un cercueil que l'on scellera de neuf sceaux.\u201d J'ai dit ces mots.\\insi qu'un trésor qu'on dérobe, La douce Mort m'a pris dans les plis de sa robe, Mais, sachant que la tombe est sonore parfois, Et que, sous l'épaisseur de la terre profonde, Les damnés de l'amour peuvent ouïr la voix Et les pas des vivants qui marchent sur le monde: Élle m'a fait un grand sépulere dans la Mer.Puis, pour que rien n'attente à son secret amer.Élle a roulé des flots et des flots sur ma tête : Elle à sur mon cadavre amoneclé des eaux Si vastes que le soc strident de la tempete Ne profanera pas le lit de mon repos.Et j'ai dormi plus mort que les morts de la terre.Car mieux que leurs tombeaux l'océan sait se taire, Car, plus riche d\u2019oubli que l'haleine des bois, La fraîcheur de la mer se glissant dans mes veines, Voici que j'ai senti les peines d'autrefois Se faire, tel un chant lointain, douces et vaines.J'ai dormi.J'ai connu l'ineffable douceur De rèver que l\u2019on a l'eau pieuse pour soeur, Que, sous ses chastes doigts, la chair se ren »uvelle, Qu'afin de la guérir des souillures du mal Toute la pureté d\u2019un gouffre coule en elle, \u2014Et que l'âme devient comme un ciel matinal.Mais, hélas! Celle à qui l'Homme doit de connaître Toutes les voluptés et toute l'horreur d'être, Près des flots, au coucher du soleil, vint s\u2019asscoir.La blancheur de ses pieds réjouissait l'arène, Epars au vent marin, dans l'or rouge du soir, Ses cheveux embaumaient les vagues de leur traîne.Alors l'immensité des ondes a frémi ; Et du lit ténébreux où j'étais endormi Je me suis éveillé, sentant, sous sa poitrine.Battre profondément le vieux coeur de la Mer, st le gouffre enivré dilater sa narine Tour humer ton parfum terrible, 0 Fleur de chair! Et les léevres de mes Désirs se sont rouvertes.Et vers Toi, secouant le poids des eaux inertes, Je tends les bras du fond des abimes, et pour Atteindre la toison noire dont tu te voiles, Et revivre dans ta haine et dans ton amour, Je m'en vais soulevant les flots vers les étoiles! LOUIS MERCIER LA VICTOIRE DE L'HOMME l'ous les animaux se trouvèrent enfin ré-' unis devant le lion impatienté.Ils étaient couverts de poussière et tiraient la langue pour retrouver leur respiration.A notre époque, les assemblées générales des animaux sont devenues bien difficiles.Le ion comprit que ses sujets avaient eu de grandes difficultés pour se rendre à sa convocation dans ce cirque entouré par les dunes les plus hautes du Sahara.Il rassura ses sujets en souriant avec bonté; puis, secouant sa crinière avec le geste des orateurs populaires, il parla : \u2014Si nous vous avons convoqués, c'est parce que le nombre et la similitude de vos doléances nous ont indiqué la gravité du péril qui vous menace tous.Ne perdons pas notre temps en vains discours qui retarderaient l\u2019ouverture de la chasse.Chaque parti, chaque famille va choisir un rapporteur.Nous entendrons d'abord le représentant des animaux terrestres, puis le député des régions souterraines, ensuite le délégué des races aquatiques, enfin le messager de la gent a°lée, maîtresse du royaume de lair.Le lion se rassit sur son derrière, ayant parlé avec sa noblesse ordinaire.Un lapin, d'un saut cendré et marqué de blanc, se trouva devant Sa Majesté.\u2014Au nom de tous les animaux qui vivent sur la terre, je viens mie plaindre des hommes! Il n\u2019est plus possible de vivre où ils vivent, non pas simplement parce qu'ils nous tuent à coups de fusil lorsqu'ils nous rencontrent, mais surtout Parce qu\u2019ils nous empoisonnent ou nous écrasent.Après avoir imaginé leurs chemins de fer, ils ont multiplié leurs voitures roulantes dont l\u2019âcre fumée de pétrole s'attache aux herbes et aux feuilles.Si vite que le\u2019 lièvre puisse courir, l'automobile le traque, le poursuit et le amène dans nos champs des chasseurs réveillés.\u2014Ne vous plaignez pas trop, répondit le lion.Si l'Homme vous écrase en automobile, il évite aux bocufs, aux chevaux la fatigue des charrois.Et puis, il s'écrase lui-même avec ses machines mortelles.Au deuxième orateur! Un gros rat surgit : \u2014Sire, la vie souterraine n'est plus possible.Avec les serpents, les belettes, ete, nous désespérons.Si profonds que soient nos terriers, les hommes nous bousculent.Ils ont pris la manie paradoxale des taupes, qui est de mettre en tas sur le sol de la terre qui est sous le sol.Après les égouts, ils ont fait des métropolitains brillants d'électricité, asphyxiants de phénol.Ils creusent les montagnes en tunnels; ils vont chercher le charbon ou les minerais au fond de la terre, où il n'y a plus de place pour nous.\u2014Juste doléance, déclara le lion.Que tous les animaux qui vivent sous ja terre se mettent à ma droite.Au troisième député! Un crabe, malgré sa coxaigic, se rapprocha : \u2014Sire, je parlerai peu, parce que j'étouffe.Au nom des poissons, des crustacés, des hatraciens, je te déclare que l\u2019eau des fleuves et de la mer n\u2019est plus logeable.I.es hommes ne se contentent pas de venir, déguisés en citrouilles de verre, scaphandriers trop lourds; ils ont maintenant des bateaux amphibies, qui marchent sous l\u2019eau et sur l'eau.Ils connaîtront mieux le fond de la mer que nos plus vieux mollusques C\u2019est notre mort dans le siècle.\u2014 Trop exact! Mettez-vous aussi à ma droite.À toi, quatrième, représentant LA TTT YT TVR RET TT TATA amy L'ACTION Un goéland, étayé sur ses ailes, cria : \u2014Sire, pour vivre très heureux, il suffisait aux oiseaux de se maintenir au-dessus de la grêle inverse des plombs: l\u2019homme n'avait que des planètes légères et sphériques dans lesquelles il s'élevait à l'aventure.Maintenant, il nous rejoint, nous poursuit dans le ciel.11 monte plus haut que nous ne pouvons monter.les perdrix, les oiseaux-gibier te diront que demain l'aviateur les prendra au vol, vivants.Les aigles te diront que les Alpes ne leur appartiendront plus dans ouel- ques jours.Et pour nous, l'approche nourrissante des ports nous est interdite, en attendant que les machines volantes nous rejoignent au milieu des cecans, \u2014C'est trop fort! rugit le lion en se levant.(Tous les animaux l'imitèrent).Ainsi, nous n'avons plus un abri dans le monde, L'envahisseur nous dépouille.Songez, que l'an dernier, un d'eux pourchassait mes cousins dans l'Ouganda ; un autre les photographiait.\u2018fout à l'heure, les ours blanes m'on dit que d'autres in- |trus, couverts de leurs fourrures, les sur- Notre excellent confrère La Justice, de Biddeford, dans le Maine, publiait, il y à une couple de mois, un tableau \u201cde l'augmentation des forces catholiques dans les huit diocèses de la Nouvelle-Angleterre\u201d (voir le numéro du 14 mars 1912).Ov voyait entre autres choses, par ce document, que, de 1833 à 1911, la population catholique de ces territoires s'est élevée de 40,082 à 2,311,272.On y voyait aussi à quel point l'élément d'origine fraançaise a contribué, pour sa part, à ce progrès étonnent.S'inspirant de ces chiffres, l'Opinion Publique, de \\Worcester, consacrait nièrement ur intéressant articles au rôle joué par la race française, au point de vue catholique, non seulement dans la Nouvelle- Angleterre, mais dans toute l'étendue des Etats-Unis, der- Le protestantismie, aux Etats-Unis comme dans tous les autres pays, a cessé d'être en vogue.I est a I'dtat stagnant là où il ne leurs, la multiplication des sectes protestantes n'étant point faite pour inspirer beaucoup de confiance aux néophytes.En 1800, il y avait en Amérique 143 de ces sectes.Maintenant il y en a 1g0.Ainsi la République Américaine a donné le jour chaque année, depuis 22 ans, à deux religions nouvelles.A côté de cette marche à reculons, les progrès constants du catholicisme semblent encore plus éclatants.11 est bon de faire remarquer que tous les ans, aux Etats-Unis, il y a de 30,000 à 30,- 000 conversions.On a vu réccmment un évêque protestant, M.Yocf, entrer dans le giron de l'Eglise catholiane et l'an dernier le chiffre des pasteurs protestants qui ont abjuré l'hérésie s\u2019est élevé à 327.En 1833.il n'y avait dans toute l'étendue des Etats-Unis que 40,000 catholiques.Ce chiffre dépasse maintenant quinze millions ; l'Eglise peut done être fière de son oeuvre et envisager l'avenir sans aucune appréhension.Maintenant nous serait-il permis de dire que sur les 15 millions de catholiques ame- ricains, il y a près de treize cents mille personnes d\u2019origine français ?Ce chiffre vaut la peine qu'on le cite, d'autant plus que, chez nous, les défections sont inconnues.Si tous les irlandais nés catholiques étaient restés aussi fidèles à leur foi que nous, l'Egli- périclite pas.Cela n'a rien d'étonnant d\u2019ail-, prenaient au pôle Nord.ll iaut agir.Malheur aux hommes qui nous font cette guerre! Nous allons nous mobiliser et préparer notre vengeance.Ceux d'entre nous qui apprirent aux hommes à nager ou à voler se mettront aux premiers rangs pour recevoir les premiers coups.Et moi, je serai à leur tête, parce que j'ai appris à nos ennemis le courage.Dans ce désert inexpugnable, préparons-nous.A ce moment un chacal accourut : \u2014Sire, sire! les hommes disent qu'ils vont venir, par l'air, de Colomb-Bechar à Tombouctou! M n'y a plus de désert!.\u2026.À cette nouvelle, un hurlement d\u2019épouvante unanime s'éleva de la foule.T'ous les animaux se dispersèrent et rentrèrent à leurs nids, à leurs terriers.le lion re- varda lu Honne : -\u2014 Ma chère, il nous faut abdiquer.Nous Ne pouvons pas devenir des animaux domestiques.Profitons de ce que les hommes se battent entre eux et faisons-nous lions de police.REGIS GIGNOUX.AUX ETATS-UNIS Les progrès de l\u2019Eglise Catholique et la part qui y revient aux Ganadiens-Français se compterait ici vingt millions de cathoH- ques.les Américains de race sont presque tous protestants et si les l\u2018ranco-Américains, de méme que les l\u2019olonais, tes Allemands et les Haliens, ont su résister victorieusement à la vague huguenote qui menaçait de les engloutir, c'est que, pour dompter les flots courroucés du puritanisme, ils avaient, en meme temps qu'une fois plus robuste que les Irlandais, Une arme toute puissante: leur langue maternelle, le français.La langue française, il serait puéril de le nier, à été, est et sera toujours le rempart de notre foi aux Etats-Unis.Grâce à elle on n'a pu et on ne pourra nous cnliser, nous assimiler.Et si nous lui sommes restés attachés, à cette langue dont les doux accents ont retenti pour la première fois sur le sol du nouveau monde lorsque Cartier est venu parler de Dieu aux premiers habitants du Canada, ce n\u2019est certes point parce que l\u2019épise pat américain nous a soutenus dans cet amour bien naturel.Oh nes! loin de là! On n'a eu pour nous aucun ménagement.De mille façon, on a tenté de nous faire oublier notre passé.Le souvenir de Cartier, de Champlain, de Montmorency, de Montcalm, de Lasalle, de Jogues, de Lafayette, dé Rochambcau, de Guébriant, de Cheve- rus, obsédait ces bons assimilateurs qui n'auraient pas voulu, pour un empire, avouer franchement que la plupart des diocèses américains avaient été fondés par des ¢veques de sang français.Ces évêques de sang français ont été de véritables apôtres.C'est à eux que l'on doit la grandeur actuelle de l\u2019Église aux Etats.Unis.Et aujourd'hui, malgré ce glorieux passé, malgré ces belles traditions dont nous sommes, nous, Franco-Américains, les dépositaires ct les défenseurs, on cherche con- tnuellement à nous réléguer à l'arrière- plan comme une quantité négligeable.Nous sommes treize cents mille catholiques et nous n'avons, pour nous représenter au sein de Vépiscopat américain, que deux seuls prélats, Mgr Guertin, évêque de Manchester, et Mgr Laval, co-adjuteur de l'archevéque de la Nouvelle-Orléans.Enfin, comme le disait ces jours derniers un bon prélat canadien, ne perdons point courage; le droit ne meurt jamais et il finit toujours par vaincre l'erreur.Nous n'avons cessé jusqu'ici de lutter pour le triomphe des principes religieux de nos pères et rien ne saurait nous faire dévier de la voie que la main des siècles nous a tracée.Ce que je dis à Blanche.\u2014Il paraît, me dit Blanche, que certains partisans de M.Gouin, dans la présente campagne, fatigués de parler de la prison de Bordeaux, s'attaquent maintenant à la réciprocité.La réciprocité, qu'est-ce que cela, s\u2019il vous plait?Est-ce encore une grosse bâtisse\u201d -\u2014Blanche, lui dis-je, à présent que vous êtes veuve, vous devez comprendre mieux que personne les plaisirs et les déboires du ménage, et vous n\u2019avez plus, pour saisir cette question difficile entre toutes, que l\u2019on appelle la réciprocité, qu'à faire des comparaisons.Vous n\u2019avez plus qu\u2019à élargir un peu, pour l'appliquer au pays tout entier.l'idée que vous vous faites du mariage.Un de mes amis, grand philosophe à ses heures, me disait : \u201cLa réciprocité ne peut vou- \u201cloir dire autre chose que l'acquisition on \u201cl\u2019annexion à courte échéance des proprié- \u2018tés foncières.Quand un sentiment de réci- \u201cprocité s\u2019établit entre moi et un monsieur \u2018quelconque, je sais que ce monsieur veut \u201cavoir de mes terrains.Je le conduis alors \u201cà Strathmore, où il a le choix entre les \u201cplus merveilleux terrains à bâtir qu\u2019il se \u201cpuisse voir dans toute I'lle de Montréal.\u201cL\u2019air y est pur, clair et trés sain; les com- \u201cmunications avec Montréal sont de la det \u201cnière facilité et ceux qui l'habitent déjà \u2018n\u2019ont pas de termes assez élogieux pour en \u201cparler.Neuf cent quatre-vingt-dix-huit \u201cfois sur cent mon homme accepte ce que \u201cje lui propose et alors une véritable réci- \u201cprocité d'intérêts communs s\u2019établit entre \u201cnous.\u201d Cet ami, vous I'avez deviné, ma chè- rejoint.Et pour nous, dès l'aube, elleldes races ailées.PE et - - re Blanche, n\u2019est autre que M.George Mar- cil.Le jour où vous aurez accepté et mon coeur et ma main, nous l'irons trouver à son bureau, tXo rue Saint-Jacques, pour y choisir ensemble le lopin de terre où s\u2019échafaudera notre bonheur.Voulez-voug que nous lui téléphonions: Main 3790! Le remède merveilleux entre tous.Que de personnes, atteintes aujourd'hui de ce mal déplorable que l\u2019on appelle la neurasthénie, en sont rendues à maudire l\u2019existence, qui n\u2019est plus pour elle qu'un fardeau ! Elles pourraient cependant échapper à leurs souffrances et reprendre goût à la vie.La science a montré depuis lung- temps qu'il existe un remède contre l\u2019anémie, \u2014 le quinquina, \u2014 et que ce remède est souverain, surtout si on l'absorbe avec un liquide comme le porto, qui en facilite l\u2019assimilation, De tous les portos au quinquina, il n\u2019en est pas qui soit comparable \u2014 la chose est reconnue par tous les médecins sérieux \u2014 au ll\u2019ilson's Invalid's Port Wine.Le Wilson's Jnwalids\u2019 ne rend pas la vie aux morts il ne fait pas de miracles), mais il rend la santé aux personnes languissantes, il leur donne du sang, de la force ct de la vie tant qu\u2019il leur en faut ! \u2014 En vente chez L.-A.Wilson et Cie, 87 rue Saint-Jacques ; téléphone: Main 2957.Un voisin et son phonographe.; Mon voisin possède un phonographe dont il se sert depuis que l\u2019automne est cômmen- cé, Je l'entends ce soir qui m'exécute de nouveau son répertoire, depuis 'Ouverture du Trouvère jusqu'au Duo de Mireille en passant par la Marche des Commis-Voya- geurs.C\u2019est charmant.Ces airs me rappellent les jours heureux où, assis de chaque coté d'une petite table, nous dégustions Yolande et moi, chacun un petit verre de vin mousseux.Nous étions heureux alors!.Cependant, nous étions loin encore d\u2019avoir fait fortune.Depuis, la richesce est venue, ct avec elle le confort, puis bientôt le luxe.Aujourd'hui.nous avons, je puis bien le dire ici, le plus merveilleux logis qui se puisse trouver à Montréal.Yolande est surtout orgueilleuse de nos meubles, de nos rideaux et de nos tapis.Elle dit qu\u2019il n\u2019en existe pas de plus beaux, encore qu\u2019ils ne nous coûtent qu'un prix modéré.Il est vrai que nous les avons pris chez notre ami N.-G.Valiquette, 477-Est rue Ste Catherine; téléphone Est 4132.ALLEZ DINER LUNDI CHEZ (Angle Notre-Dame et Saint-Gabriel) Voulez-vous manger mieux qu\u2019à la table d\u2019un roi ?BONNEVILLE AU CAFE SAINT - GABRIEL Prix du repas : 35 cents \u201cLE MAITRE THEATRE NATIONAL Semaine du 13 mai 1912 Comédie dramatique en 4 actes par George Olinet Matinese tous leu Jours DE FORGES\u201d Semaine du NATIONOSCOPE \u201cMADAME SANS-GENE\"\u201d Dernière mise en scène MATINEE TOUS LES JOURS 13 mai (912 aux électi Téléphone : Est 446 Etes-vous candidat OUI?Raison de plus pour vous faire habiller chez le meilleur tailleur de Montréal : OSCAR LOISELLE 128, rue St-Denis, 128 ons provinciales ?rpg pragprre pain PAR A >\u2014 a Patisserie - Confiserie Francaise Cuisine sur (Vis-à-vis I\u2019 JOSEPH KERHULU TELEPHONES : Glaces - Sorbets - Petits Fours 176, RUE ST-DENIS, 176 EST 799 EST 4928 Commande Université) % TELEPHONE BE ED.ARCHAMBEAULT MARCHAND DE Musique, Pianos, Orgues\u201d \u2018|| Phonographes, Musique en Feuilles.Agence exclusive des pianos \u201cPRATTE\u201d: Cres ot détail.LL: EST 1842 ve #5 affidavit.ous le regne LT ra L'ACTION des \u201cBoodlers\u201d Comment M.J.-O.MOUSSEAU, ex-député de Soulanges et l\u2019un des grands amis de M.Gouin, vendait autrefois des \u201cplaces\u201d du gouvernement moyennant une modeste redevance de $15 par mois.NOS PREUVES : 10.une promesse de paiement écrite en entier DE LA MAIN DE M.MOUSSEAU ; 20.un \u201cC\u2019était seulement pour payer mes frais de voyage\u201d, explique M.Mousseau ! ! ! .erg \u2014 \u2014 \u2014 ve \u2014 mm \u2014\u2014p\u2014 \u2014 = \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 me \u2014 _ SS ST m= TTT mmm mmm TS Burvsu du soir OCT NMOUSSEALU mu \u2018 i i it lieu a Saint-1\" i i : ine ait v Si l'on doit voir dans cette explication J NU, RUE ONTARIO Dimanche dernier avait lieu à Saint-l\u2019o-| circonstance bien déterminée, avait vendu Si l'an do ans ; I.AVOCAT, LL.L.lycarpe, dans le comté de Soulanges, une une pluce du gouvernement moyennant latau point de vue de M.Mousseau, une atte- grande assemblée publique et contradictoire à laquelle n'assistaient pas moins de douze cents personnes.Au cours de cette assemblée, M.Jules Fournier, directeur de l'-Iction, à porté contre l\u2019ex-député du comté de Soulanges, M.J.-0.Mousseau, une accusation de la plus haute gravité.S'appuyant sur des documents écrasants, dont on trouvera d'ailleurs le texte ci-contre, il affirma que M.Mousseau, dans telle somme de $45.(.\\ ceux qui pourraient s'é- | huation où Une aggravation, c'est re \u2018ue le tonmer de la modicité du prix, disons tout {lecteur pourra décider de Ju-méme après de suite qu\u2019il s'agissait d'une place de peu\u2018 avoir pris connaissance des documents ci- de durée: trois mois à peine, et qui ne pou- | joints, vait en aucune sorte justifier une plus forte [ne sentons pas la nécessité \u2018\u201ccommission\u201d\u2019.) Mis au défi de nier les faits.M.Mous-{ M.Mousseau est l'un des députés les plus seau dut avouer avoir en ef fet requ les $45.- Seulement, expliqua-t-il, ce n'était pas pour la place, c'était seulement pour mes \u201c A ! | frais de voyage ! ! 1 - auxquels, pour notre part, nous d'ajouter un seul mot.A noter seulement, pour terminer, que mfluents du groupe ministériel, que c'est un grand ami de M.Gouin, et qu'il était désigné, depuis longtemps, comme un pre- chaire ministre du cabinet provincial, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.1.Belgique; torisant a le rendre public; da.15 septembre 1911.Je, soussigné, Léon Fabry, ingénieur civil, de Montréal, déclare solennellement: Que, sur la fin de l\u2019année 1903, je fis la connaissance de M.J.-Octave Mousseau, avocat, de Montréal, qui s'offrit à me faire nommer agent d'immigration du Gouvernement Canadien en 2.Qu'au commencement de l\u2019année suivante (1904), le 20 février, je rencontrai le dit J.-Oc- tave Mousseau à son bureau, 1586! : rue Notre-Dame, à Montréal, lequel me déclara alors qu\u2019il avait reçu d'Ottawa l'assurance de ma nomination prochaine; 3.Que, la et alors, le dit J.-Octave Mousseau me fit signer une promesse de paiement écrite de sa main en ma présence et par laquelle je devais m\u2019engager à lui verser, en retour de l\u2019aide qu\u2019il m'avait apportée en m\u2019obtenant cet emploi, une somme de quarante-cinq dollars; 4.Qu\u2019au cours de l\u2019année 1905, je lui payai effectivement ses quarante-cinq dollars, après plusieurs réclamations, et qu\u2019il me remit alors la susdite promesse de paiement; 5.Que j'ai communiqué ce document à M.Jules Fournier, de Montréal, journaliste, en l'au- 6 Que j'ai mis au courant de cette affaire, dès le 21 ou le 22 février 1904, M.le sénateur Dandurand, et Sir W.Laurier, le premier-ministre, quelques mois plus tard.Et je fais cette déclaration solennelle, la croyant conscienciousement vraie et sachant quelle à la même force et le même effet que si elle-était faite sous l\u2019empire de l\u2019Acte de la Preuveau Cana- (Signé) LEON FABRY.Déclaré devant moi, à Montréal, ce (Signé) HENRI DESROSIERS, Commissaire de la Cour Supérieure pour:-le District de Montréal.Notre nouveau feuilleton l'Action commence aujourd'hui la publication d\u2019un nouveau feuilleton.Pour faire suite aux Souvenirs d'Outre- Mer, du notaire Zéphirin Mayrand, le choix n'était pas facile à faire, dans la littérature .canadienne-française, d'un ouvrage capa- bilè de ne pas tromper la juste attente de nos lecteurs.Après bien des.recherches, Nous; avons pu.découvrir enfiff ce livre, et nous.osong dire, d'avance, qu'il dépassera les espéran- vès des plus exigeants.: Fo 11 sagit d'un roman: Jeanne l'Orpheline, par, M.L.-P.Fournier.Lota Ç - ju \u201cPremière \u2018püblication \u2018de Jeanne \u2018Orpheline remonte à plusieurs an- Yes déjà; mais, tird a quelques : ex \u2018eMplaires seulement, pour un petit ném- \u2018brè de soukéripteurs, le volume ne devait 5 \u2018 \u201cide ces privilégiés, TI était réservé à l'Action -3Rdé\" le révéler pour la -première fois au ~ we = = ; sue I.LP, Fouled) qui babite Marievill t ; d'ailleurs [ un\u2018 concitoyen de M.le Dr + 2 Émais, jusqu'à ce jour; sortit.dés\u2019 fnaihs grand, public.C'est ce que \u2018ndus faisons au: \u2018>| faux\"de ld/bas, ou: d'un.roman canadien ?AFFIDAVIT DE M.FABRY.Nous devons féliciter l'Association France-clmérique.de ses récents succés: la réception faite à M.Hanotaux, ainsi qu'aux autres Français distingués qui l'accompagnaient fut charmante de bon aloi, de patriotisme et d'émotion, et nous ne doutons pas que cette visite ne soit profitable à notre pays.Quelle douceur reposante c'était, samedi et dimanche soirs dernier, de faire tréve à notre-littérature et à/notre éloquen- ge politique pour ertendre les discours, \u2014 fort, vraiment, on ne peut employer, dans les circonstances, ce vilain mot, \u2014 les causeries si fines, si naturelles, mais toujours trop brèves, surtout de M.Bazin et de ses collègues, de l'Académie!.Chose étonnante et toute nouvelle pour, un lecteur ou un auditeur canadien, oh vit\"alors des personnes pourtant cultivées s'abstenir du pathos, des expressions fantastiques et des éclats de voix, pour s'appliquer à mettre dans chaque mot de la précision.Ce nous Su touts pe révélation, Grâce à M.le sénateur Dandurand, nouk avons\u2019 pu causer, quelques minutes, avec M.Bazin.Tout d'abord, celui-ci refuse dè parleriitles: choses .canadiennes.-\u201cJe veux écrire quelque chose, dit-il, sur le Canada.Alors je ne puis tout de mème pas-dévoiler Aujeurd\u2019hjiémes impressions\u201d, ey ATL oT - » hs M + : ia: S'agit-il de simples écrits dans les jours France-Amériq ue \u2014\u2014\u2014 | breton, la même impression dans l'-Iction Sociale \u2014 que bientôt nous aurons le plaisir de lire.I nous faut done changer de sujet.\u2014 Pensez-vous qu'un auteur canadien pourrait intéresser des lecteurs ou un auditoire parisiens avec des oeuvres canadiennes?avons-nous demandé à M.Dazin.\u2014Je le crois, répondit celui-ci, à condition d'éviter soigneusement le parler canadien, et d'y mettre beaucoup de pittoresque ct de saveur.\u2014Qu'entendez-vous par \u201cparler canadien\u201d?S'agit-il de patois?M.Razin ne v Cana.oulut, ou ne put preéciser, car.croyons-nous, notre aimable visiteur était encore, en ce moment, sous l\u2019impression que nos gens des campagnes parlent Un dialecte tout aussi incomprcnensible pour un Parisien que le provençal ou le \u2014Quant au théâtre, continue M.Bazin je ne m\u2019y connais pas du tout, n\u2019en n\u2019ayant jamais fait ; et je n'y ai aucune influence, pas plus que dans les autres milieux litté.taires ou artistiques, On ne saurait être plus modeste et plus charmant.' & Cy ; JOS.BARIL.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u201cGrâce.à Sir.Lomer Gouin, nous avons enfin, messieurs, une prison digne de nous.\u201d à UN ORATEUR MINISTERIEL, Nous \"avons compris \u201cct nous retrouvons des souvenirs que la vue ou le toucher ne ont goûté bien dés mets qui m'ont laisse | à l\u2019analyse, et nos efforts à le retenir sont tes?C'était son parfum favori, et le léger arom qui vient de passer me fait revivre le temps qui s\u2019est envolé près d'Elle.Avez- vous humé ce souffle de la brise?il nous apportait l'odeur âcre du goudron et du sel, et me voilà parti dans un voyage À travers l'océan.Celui-ci vient des épinettes avec l\u2019âpre odeur de la forêt.|tournons aux sucres et de nouveau je re- !trouve nos randonnées dans lee grands bois sourds.odeur qui embaume et grise à la fois?Plus pénétrante que la myrrhe, plus douce que le cinname, plus suave que le nard.elle vous fait rèver et désirer.simplement une de ces tes dont la fumée odorante et bleuâtre 1586:., RUE NOTRE-DAME Cuawane No 14 Ter.GLLL Main 4567 Pa \u201ca CIICE ] foc fo CO LA PREUVE TERRIBLE Lorsque nous disons de M.Gouin qu'à a volé, en deux occasions seulement, à Daveluy $goo et $4,700 à Senécal, les partisans quand même du premier-minis- tre nous répondent que nous calomnions leur chef: \u2014Car enfin, disent-ils, sur quoi vous appuyez-vous pour lancer une telle accusation?Sur le serment de deux témoins, de deux seuls témoins: Senécal et Dave- luy.Est-ce que cela compte?La vérité, c'est que nous nous appuyons sur plus fort encore que cela, c\u2019est-à-dire sur le propre aveu de M.Gouin.Lorsqu'en effet M.Gouin, confronté avec Daveluy et Senécal, est mis en demeure de nier leur accusation sous serment, que fait-il?Le Rapport de la Commission Royale d'Enquête nous l'apprend \u2014 page 216: IL REFUSE DE LES DEMENTIR SOUS SERMENT.Il demande huit jours pour préparer s réponse.! Et huit jours aprés IL SE CACHE.Voilà les faits, les faits publics, ADMIS DE TOUT LE MONDE.Voilà la preuve terrible contre M.Gouin.PIERRE BEAUDRY.mega rs Les parfums Aux charmes d'une soirée de printemps passée sur l\u2019eau calme d'un lac, s'ajoute celui de reposer dans un nuage parfumé.De tous les sens, l'odorat est peut-être celui qui parle le plus délicatement à notre cerveau.Je sais des parfums qui évoquent sauraient rappeler.Parfois j'ai prêté une oreille distraite à bien des paroles qui m\u2019avaient ému naguère, et mes lèvres indifférent.Tamais un parfum, suave ou violent, agréable ou cruel, ne passa sans m'émouvoir, Mais qu'il est difficile de décrire cette chose subtile entre toutes! L'essence si délicate d\u2019un parfum échappe vains.Sentez-vous cette effluve de violet- Nous re- Mais quelle est cette délicate Désirer quoi?Mais excellences cigaret- & à une récente assemblée, vous enveloppe et vous berce, ct que l'on appelle les Sweet Caporal.\u2026.- At A - A red ice \u20ac, , AH MONTREAL, -2 ~ > « - + _ LICE 5 LÉ a lo , Me Ae lene, er Lal A Cte Js Feces ML Sperber, avocat israélite, se candidat porte Saint-Louis, à la présente élection provinciale.dans Contre lui, se hattant entre eux, se trouvent: M.Godfroy Langlois, l'ex-député, candidat libéral; M.Mendoza Langlois, candidat des Knights of Columbus: Enfin, M.Ch.fruchesi, candidat conservateur.On dit que M.Sperber, encouragé par la récente victoire de M.Blumenthal con- Le Detvir s'indigne de voir M.Robert se porter candidat dans l*eauharnois.Notre confrère voit dans cette candidature Un scandale.Nous ne saurions jamais assez dire jusqu'à quel point il a raison.-.Mais lorsque M.Forget, aux dernié- res élections fédérales, se portait candidat dans Charlevoix et dans Montmorency.N\u2019était-ce pas aussi un scandale?le Devoir, pourtant, à cette époque, ne s'est pas tant scandalisé.Pourquoi, s'il est réellement, \u2014comme nous le croyons \u2014-un journal indépendant, n'a-t-il pas protesté?Pourquoi n'a-t-il pas attaqué alors M.\u201cDIVISION\u201d ST-LOUIS Et M.Forget ?/ 7 tren 190$ À re COZ Ltrs, Ad - 2A Tm./ Pure\u201d 25 A (© 7 1 #4 = des ; \u201cÉeceu Gee Zz ( pr GONE a bd tre deux adversaires canadiens-français (le docteur Gauthier et M.Lamoureux).te doute aucunement du succès.Nous verrions donc ainsi, après le 13 mai prochain, dans une division aux trois-quarts canadienne-française comme Saint-Louis, non seulement un échevin israélite mais encore Un député israélite.C\u2019est un résultat dont nous ne saurions, pour notre part, nous attrister outre mesure, Si les Canadiens-l\u2018rançais veulent ahso- lument se manger entre eux, après tout c'est leur affaire! Forget comme il altaque aujourd'hui M.Robert ?Avec M.Robert, au Moins, on sait à quoi s\u2019en tenir.Nul n\u2019ignore que c'est non seulement un partisan, mais aussi un ami très cher du premier-ministre.M.Forget au contraire, s'il n'a jamais cessé de pacyiser Secrétement avec M.Parent d'abord- avec M.Gouin ensuite, continue de se réclamer toujours de son titre de conservateur, ce qui le rend doublement dangereux.Pourquoi le Devoir, encore une fois, n\u2019a- t-il pas dénoncé M.Forget l\u2019automne dernier comme il dénonce aujourd'hui M.Robert ?Oui, pourquoi ?mr?vu un De Québec au Havre (ou vice-versa), De Québec à Paris (ou vice-versa), + 5.: Compagnie Générale Transatlantique LIGNE FRANÇAISE Service direct entre la France et le Canada \u201cNIAGARA\u201d \u201cCAROLINE\u201d 9,000 tounes, 8,250 ch.-v.8,000 tonues, 7,000 ch.-v.Les trois premiers départs ont été arrêtés comme suit : DEPART DU HAVRE 27 avril : \u201cNIAGARA\u201d DEPART P2 QUEBEC 25 mai \u201cNIAGARA\u201d 8 juin 22 juin \u201cNIAGARA\u201d 6 diet TARIFS: > : De Québec au Havre (ou vice-versa), 2ème classe\u2014$55 et au-dessus, De Québec à Paris (ou vice-versa), 2ème classe\u2014$59 et au-dessus, Sème classe\u2014$23.00 Bème classe\u2014$35.00 GENIN, TRUDEAU & OIE.(Limitée), Agente généraux pour le Canada 22 - QUEST, RUE NOTRE-DAME, 22 - OUEST "]
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