L'Action, 10 août 1912, samedi 10 août 1912
[" LE NUMERO: CINQ SOUS | PAR AN: DEUX DOLLARS raire ne fait plus question pour person- productions nouvelles \u2014 histoire, roman, puésie \u2014 sont définitivement classées dès qu'il a formulé le sentiment qu\u2019elles lui inspirent.Déjà Québec salue en lui l'une de ses gloires.On célèbre son nom des hauteurs dde la Grande-Allée aux profondeurs de Saint-Roch et il n'est pas jusqu'à M.d'Hellencourt qui ne s'incline, tout le premier, devant l'étendue de son savoir et la sûreté de son jugement.Bref, il occupe, dans notre petit monde intellectuel.une position unique et qui donne a sa pensée un poids véritablement exceptionnel.Or un auteur faisait paraître dernièrement à Québec, sous les yeux mêmes de M.Roy.un livre dont le succès fut tout de suite prodigieux.Tous les journaux ne parlaient plus que du nouveau chef- d'oeuvre, il s'en vendait plus de mille exemplaires en l'espace de quelques semaines, N'ayant pu mettre encore la main sur le volume, désireux néanmoins d'en avoir quelque idée, nous voulümes savoir.d'un ami de Québec, ce qu\u2019en pensait M.l'abbé Camille Roy.Par le retour du courrier, nous recevions, découpe de l'*Action Sociale\u201d, un article où M.Roy, avec son autorité habituelle, développait abondamment son opinion sur l\u2019auteur et sur le livre.C'était justement cet article qui, dès le premier jour, avait fait la fortune singulière de l'ouvrage.I} faut dire qu\u2019il y avait de quoi.M.Roy, en effet, ne se contentait pas de vanter dans le roman de M.Bernier des qualités moyennes: ii annonçait au public, purement et simplement, un chef-d'oeuvre.Il le disait même en toutes iettres: \u201cAu large de l'Ecueil\u201d est mieux qu'un roman passable, ¢\u2019est un \u201chon\u201d roman.Ce n'est pas seulement Jules Hébert et Marguerite Delorme qui ont passé au large de l\u2019écueil; c\u2019est nussi M.Hector Bernier.L'écuell, je veux dire le roman, n\u2019avait rien qui pât l'effrayer, L'inspiration aidant, el je ne sais quel souffle large qui a toujours traversé cette âme d'élite, il s'est lancé sur la haute mer de la fantaisie et de la réalité, et, ô merveille! 1! a vigoureusement battu la vague, il a contourné l'écueil, et le voici au rivage, salué par ses amis qui étaient anxieux de son effort, applaudi par ses maltres qui voient se réanlisar déjà de brillantes promesses, recherché du publie qui aima toujours les jeunes imprudents: Son livre mérite deux fois de porter le titre périlleux.En vérité, il devait s'intituler: \u201cAu large de l\u2019Ecueilt\u201d\u201d #, Suit un développement d'environ trois colonnes, petit texte, où M.d'abbé Roy s'efforce d'analyser de son mieux les mérites nombreux de l'ouvrage.Comme il va terminer, cependant, il s'aperçoit qu'il n'a pas encore tout dit: # L'espace me fait ici défaut pour vous faire goûter ces belles choses.Mais il n'importe, Vous lirez ce livre et vous découvrirez vous- même ces beautés agréables.Un accident, où nous cûmes f'autre jour la patte cassée, nous ayant fait des loisirs pour quelques semaines, nous en avons voulu profiter pour découvrir nous- même, à notre tour, \u2018ces beautés agréables\u201d, Après une lecture attentive des trois cent dix neuf pages qui composent le livre de M.Bernier, nous pouvons dire, en toute conscience, (ue nous ne regrettons pas d'avoir suivi le conseil de M.l'abbé Roy.I Sans avoir jamais lu ce livre, vous en connaissez certainement le thème.Il n'est pas neuf.C\u2019est, tout simplement, l'adaptation au Canada de \u201cColette Bau- doche\u201d, à cette différence près qu'ici c\u2019est la religion, plutôt que le patriotisme, qui s'oppose au triomphe de l'amour.Barrès, René Bazin dans \u201cLes Oberlé\u201d, les frères Margueritte dans \"Les Frontières du cœur\u201d.vingt autres auteurs, ont tour à même sujet.Ne l'ont-il pas épuisé?Il montrer, Encore que 1 rien de fortement original, eMe offrait pourtant matière à un travail digne d\u2019in- térèt.Voyons comment notre romancier sen est acquitté.- \u201cNous regrettons d\u2019avoir à le dite, mais il faut bien tout de même y venir: ce \u2018ivre, tant admiré de M.l'abbé Roy, non seulement manque de style et de gram- Maire, il constitue encore, du commen- coment à la fin, et sans interruption, pays.A Rappelons brièvement l'intrigue: M l\u2019abbé Roy \u2018lui-même va se charger de nous la résumer.ne.Son autorité est immense.Il est le juge sans appel des auteurs et toutes les tour, en ces dernières années, exploité Je était, en tout cas, curieux de voir ce Qu'en pourrait tirer une main canadienne, en transposant dans les ames et par- Miles paysages de chez nous ce duel tragique du devoir et de la passion.C\u2019est ce que M.Heétor Bernier a tenté de nous l\u2019entreprise n'eùt Que ceux qui ont des yeux, voient ! M.l'abbé Camille Roy n'est pas le premier venu.Ancien élève du Collège de Rome.licencié es-lettres de la Sorbonne, avant beaucoup voyagé, beaucoup étudié, auteur, en outre, de quelques ouvrages de critique fort estimés, il jouit parmi les siens d'une grande réputation.Depuis longtemps déjà sa compétence litté- 8ir le conflit, que va se dresser l'écuell.vaisseau qui ramène Jules dans son pays.âmes se sont vite éprises l'une de l\u2019autre; mais, tout de suite, elles ont pris conscience que des pensées, des convictions religieuses trop différentes devaient à jamais les tenir éloignées: Jules est un croyant, un Québecois en- gique et militant.Marguerite est sectaire, d'un vé (sic).de se revoir.tif de la jeune trancaise.sinent À travers les yeux de Jules.Mais il faudra se quitter.père de Jules, ni celui de Margue.ite, n'approu vent ces relations.part de la famille Delorme.beaucoup connu Jules et Jeanne sa soeur, qu les a accompagnés à Sainte-Anne de Beaupré qui a été vivement impressionnée par le spec douter de la vérité de son nihilisme religieux cette Ame, bar conséquent, de la séparation définitive.blessures mal cicatrisées d\u2019une ancienne ma ladle; ses yeux s\u2019éteignent peu à peu; Celle-ci la conduit à Sainte-Anne, où un mi racle la guérit.gagnée & la foi catholique.douc plus à son mariage avec Jules, lui serait désormais pénible.plupart des lecteurs, par un mariage dont cha cun reste libre de fixer la date.évidemment, \u2014 il homme idéal.Or il se trouve que Jules Ilébert, dans la réalité.avant tout et sur toute chose, au fond comme a la surface, n'est autre chose qu'un parfait raseur, quand il n'est pas un malappris.11 se montre, d'un représente qui confond.tront d\u2019en juger.Le voici en présence de cette jeune fille qu'H aime, mais qu'il vient à peine de rencontrer.Elle n'essaie pas du tout de le convertir; elle le laisse bien en paix sur le chapitre des croyances.Elle ne discute ni sa religion, ni sa morale.ni sa philosophie.Elle ne lui parle même pas de politique.Elle lui demande seulement d\u2019être pour elle un agréable compagnon de voyage.le croyez c'est que vous ne connaissez pas notre Québecquois ! d'Amérique, et que déjà l'on voit briller dans le lointain ies feux 1X ê a Patisserie - Confiserie Francaise % D JOSEPH KERHULU TELEPHONES : Glaces - Sorbets - Petits Fours Cuisine sur Commande 176, RUE ST-DENIS, 176 (Vis-à-vis l'Université) EST 799 EST 4928 % TELEPHONE BELL © ED.ARCHAMBEAULT MARCHAND DE : Musique, Pianos, Orgues, Phonographes, Musique en Feuilles.312-314 rue STE-CATHERINE (EST) Al EST 1842 Agence exclusive des pianos \u201cPRATTE\u201d: Gres et détailt.|| Ê Que oeux qui » ont des youx, voient! (Siiite de la première page) x Pulsque vous avez la gentillesse (sic) d'ad- Ë mirer les beautés de mon pays, monsieur et Madame Delorme, voulez-vous joindre Jeanne, - Ma soeur, aux compliments que vous en faites?\u201c dit Jules.(P.121) Genre attique: Aux chutes encore: 4 \u201cCela nous bat (sic), gens d'Europe, inter- / -.rompit soudain Gilbert.(Méme page) Devant la statue de Champlain, Jules Hébert commence tout à coup un discours de husting : Sa botte puissante s'empare du rocher de Québec!.|Lo trompette claironne ses prouesses dans l'âge futur.L'histoire enregistre les paroles, etc, Ecoutez bien la réponse de la jeune Française \u201cau langage raffiné\u201d: \u2014I1 est fier, Il est épatant (sic), s'écrie-t-elle.En le regardant, je me sens molns petite et meilleure.(P.88) Quelques jours plus tard, Jules Hébert annonce à la voyageuse qu'il partira dès le lendemain pour la province.11 le faut: Les élections POUR Ottawa se tiendront le Premier Septembre.(les deux majuseules sont de l'auteur) (P.130) En entrant chez l'abbé I,avoie, #1 annonce tout de suite à son hôte qu'il ne vient pas lui parler de politique.La bataille a été rude, Monsieur le curé, mals 1] ne s'agit pas d\u2019elie.(P.102 ) L'on sait maintenant, dans sa famille, qu\u2019il aime \u2018la Française.\u201d Sa mère, fem- : me très distinguée, tâche de l'en conso- Ë ler.Elle le fait en des termes d'une ex- Ï quise délicatesse.Par exemple: ; \u2014Tu aimes! s'écrie la mère.Cela devait k venir et cela devait t'assommer, te prendre \u2018 tout entier.(P.184) x Madame Hébert encore, le soir de lar.rivée du \u201cLaurentic\u201d: \u2014Tu ne le croiras peut-être pas?reprit-elle, déjà rassurée.Eh bien?très souvent tu m'au rais surprise à JONGLER (sic), si tu avais pu me voir à travers l\u2019espace.(P.40) Genre Fiaubert : Elle se tordait, la petite fille mourante, sous les griffes d\u2019une méningite atroce à la base du cerveau.(P.235) La maladie, réagissant sur les yeux, avait diminué l'acuité visuelle au point qu\u2019on avait prédit la cécité absolue, (Ibiderm) Le médecin, qui avait terrassé la méningite brutale, avait dit que la vision, quoique sauvée, serait toujours à la merci d\u2019une fatigue intellectuelle intense ou d'un chagrin vif et prolongé.(Ibidem).Ses yeux.avalent besoin de calme afin de regagner leur énergie visuelle.(HP.236) \u201cC'est 1A.que Jules, au jour de son départ, avait regardé longuement ies deux femmes en pleurs sur sa poitrine afin d'en rester dignes (sic).(P.82) Un vide intolérable descend au fond de son être le plus vital.I défaillit (sic) sous une douleur qui l'étreint au vif, mais plus la chose saigne, plus il se sent infiniment bon.(P.148) ie.Madame Hébert à son fils, pour lui dénoncer Marguerite Delorme : Elle te ligotta si bien que tu n'As plus bou gé.Les battements de ton coeur furent tes courroies dont elle se servit.(P.187) ,_ Gilbert Delorme à sa fille, pour lui re- \u201c\u201cprother ses relations avec Jules Hébert N'\u2019essaye pas de nier, cela est écrit sur ton visage pourpre et dans tes yeux qui sont injectés de honte!.(P.225) Genre pittoresque: Le Laurentic, paquebot d'allure altière, remontait gracieusement le Saint-Laurent, (Pre mière page, première phrase ) Jules Hébert à Marguerite Delorme, au moment oil le paquebot approche de Québec : Dans quelques heures, le qual se couvrira de robes claires et d'ombrelles légères, un vapeur de Québec accostera, rendra les maris à leurs épouses (sic), les frères à leurs soeurs, les garçons à leurs jeunes filles.(P.18 ) .Description de Québec au soleil cou- -chant: La-rue de in Fabrique et en Hesse, l'Hôtel de Ville est radieux, la Basilique rajeunit dans le soleil qui baisse.Le vleux séminaire parle d'immortalité.Monseignaur de Laval est El- ganteaque.Le Chien d'or ronge.Le Chateau Frontenac a grand air et noble stature.(P.86) (Le Chien d\u2019Or ronge!) Dialogue entre Juies Hébert et sa soeur, devant un autre coucher de soleil, au jardin Montmorency : \u2014Que c'est beau! s'écrie Jeanne.\u2014L'incendie dévore les montagnes! dit Jules.Le fleuve charrie du sang! \u2014Lévis est en flammes! \u2014L'Ile d'Orléans brûle! \u2014Ton coeur saigne sur ta robe de mousseline! dit Jules, \u2014Et le tien, eur ta chemise blanche! lui ré- pondit-elle.(P.59-60 ) Mais #l faut se borner.Encore seulement quelques fleurettes, péle-méle, pour achever le bouquet.Jules Hébert a décidé de rompre pour toujours.avec Marguerite Delorme.I! -vient précisément de le fui annoncer.\u2014 ,, \u201cToutefois, mademoiselle, ajoute-t-il, toutefois vous pouvez vous consoler : \u2014.Je n'aimeral une autre femme que si elle .\u2019 vous ressemble et ce sera vouk toujours que i: J'adorerai!.(P.355) i.dF a été question déjà, plus haut, d\u2019une promenade en calèche.Ce qu\u2019on ne vous \u2018a\u201cpas encore;dit, c\u2019est que la jeune Française, en cette occasion, avait.causé 3 notre héros une vive surprise.\u2019 Imaginez- \u201cVous qu'après deux jours ct deux nuits Ede séjour à Québec elle ne connaissait Et encore l'église Saint-Jean-Baptiste | Une jeune fille si \u201cinstruite\u201d! =.Jo veux,apprendre 1 m de vos clo- .su sy APD e nom de vos clo AS AE EEE we ie TR ns.(aeait-elle dit) Quel est \u201conl cr \u2014La \u2018flèche aiguë de Salnt-Jean-Baptiste! ré : pond le jeune homme, étonné (sic).(P.82) +: Chemin \u2018faisant, J\u2019auteur vante chaleu- -reusement à .ses lecteurs l\u2019esprit de ses concitoyens.À I'entendre, les 80,000 habi- nts du Greater-Québec, ont: de l\u2019esprit roumine quatres Les cochers.eux-mêmes, dans \u2018cette sacrée vie, en possèdent À revendre.Celuisqui conduit nos prome- ea.n'en est pas; plus dépourvu Fa.Que des autres.À tout'propos il se mêle A, Sa: couvatsation de ses clients et, des \u201c pas le moins spirituel (tel \u2018avis de \u2018M.Hector :Ber- Kk.goad 5 VI ATT TRL TORRES A \"States ie un instant de bre.S'il faut en croire M.Hector Ber- nier, il paraît qu\u2019il existe à Québec, depuis des temps récents, un endroit où se déroulent chaque soir, en plein public.des scènes d'une révoltante impudicité.C'est la Terrasse.On avait cru à tort, jusqu\u2019ici, que jeunes honumes et jeunes filles n'allaient là que pour se promener: or ils n\u2019y vont en réalité que pour se faire \u201cla chasse à l'amour\u201d, quand ce n\u2019est pas, purement ot simplement, pour s\u2019y \u2018\u2019accoupler\u201d, L'auteur nous le dit d'ailleurs en toutes lettres: Enfin délivrées du comptoir monotone ou de la fabrique malodorante, les ouvrh ères ont arboré leurs nippes fralches: leurs narines gonflées aspirent avec frénésie l'air du soir, pendant que leurs pleds inlassables vont et viennent, que leurs yeux luisent comme des escarboucies et que leurs lèvres allument les fusées de leur esprit gouallleur.Souvent, leur amoureux les escorte (sic), et c'est alors la gamme intime des mots suaves, des ocillades en tapinois, des silences bavards, des frôlements Iimperceptibles dont tout l'être a conscience.It il ajoute immiédiatement : Quand Ils ne sont pas accouplés (sic), jeunes garçons et jeunes filles, de noblesse bourgeol- 8e où populaire (?), se font In chasse à l'amour.(P, 126) Qui d'eût dit, tout de meme, que les jeunes gens de Québec allaient chaque soir \u201cs'accoupler\u201d sur la Terrasse, à la lueur des lampes à arc?\u2014 Non, mais que fait donc la police, en ce pays-là?.\u2026 Vv Telle est cette oeuvre bizarre.Si nous nous sommes donné la peine d'en parler aussi longuement, on imagine bien que ce n\u2019est pas pour l'importance que nous lui trouvons en elle-même.\u201cAu large de I'Ecueil\u201d n\u2019est pas le premier livre du genre qui s'inprime au Canada; il n'en sera pas non plus le dernier.Par le fond com- Mme par la forme, il méritait tout juste l'attention distraite que l'on donne, d'ordinaire, aux articles de la \u201cPresse\u201d, aux poèmes de M.Chapman ou aux échantillons de \u2018\u2019parisian french\u201d.Mais la littérature n'est pas tout dans le monde, et voyez comme vont les choses.Il arrive que cet ouvrage.proprement inexistant au point de vue littéraire, n'en constitue pas moins, tout comme l'article de M.l'abbé Camille Roy.un document d'un inestimable prix pour lc peuseur et le philosophe.D'avance, nous nous faisons un devoir de désigner ces deux pièces à l\u2019historien qui fera plus tard l'histoire de notre epoque.Il pourra facilement y prendre quelque idée du genre tout particulier de for- nation qui se donne aujourd'hui dans la Province de Québec sous le nom d'enseignement secondaire.Surtout il y verra comme dans un miroir Pétat intellectuel et moral de la jeunesse canadienne-française aux environs de 1912.Le cas de M, Hector Bernier, tel qu'il se manifeste d'un bout à l'autre de son livre, n\u2019est en effet pas exceptionnel.Il est au contraire représentatif, au plus haut degré, de la mentalité commune à l'immense majorité de notre jeunesse soi-disant \u2018instruite\u201d.Nous tenons de M.Roy lui-meme que le nouveau romancier fut un des élé- ves les plus brillants du séminaire de Québec.Dès ses humanités, il faisait l'adumira- tion générale par ses \u201céloquentes\u201d.ses longues harangues\u201d et il n'est pas jusqu'à M.Roy qui déjà ne saluät en lui une nature \u201cd'étite\u201d.(Article déjà cité).I! poursuit donc au séminaire de Québec, \u201cl\u2019une de nos meilleures institutions\u201d, un cours d'études de huit années, sous la direction des \u201cmeilleurs professeurs\u201d, et prend ses degrés de bachelier.Puis, \u2014 c'est encore M.l'abbé Roy qui nous\u201dinstruit de ce détail, \u2014 après trois autres années d'études, cette fois à la \u201ccélèbre\u201d Université Laval de Québec, le voilà avocat.C\u2019est alors qu'il se dit: \u201cJe «ais faire un livre\u201d; -\u2014 et il écrit \u201cAu large de I'Ecueil\u201d, Il écrit \u201cAu large de l'Ecueil\u201d à vingt- cinq ans passés, \u2014 sans êtré ni alcoolique, ni morphinomane, ni cocaînomane, \u2014 sans avoir jamais donné le moindre signe d'aliénation mentale, \u2014 toujours et de plus en plus, aux yeux de tout le monde, \u201cgarçon d'avenir\u201d et nature \u201cd'élite\u201d.Enfin l'ouvrage paraît.Croyez-vous.au moins qu'après cela M.Dernier va baisser dans l'esprit de ses maîtres?L'article déjà cité nous le montre au contraire \u201capplaudi par ses maîtres\u201d, Le séminaire de Québec, flatté de voir \u201cse réaliser déjà\u201d tant de \u201cbrillantes promesses\u201d, revendique hautement devant le.pays la gloire de l'avoir formé.M.Camille Roy lui consacre pour sa part, dans l\u201cAction Sociale\u201d, l'étude que vous savez.D'autres journaux, également bieu vus dans nos maisons d\u2019enscignement, apprécient à leur tour le roman de M.Ber- nier, en des termes d\u2019une égale extravagance (1).Tous recommandent fortement qu'- on lise et qu\u2019on fasse lire ce \u201cbon livre\u201d, \u2014 ce \u201cbeau livre\u201d.Du coup, voilà \u201cAu large de l\u2019Ecueil\u201d proposé en imitation à toute la jeunesse de nos collèges, d'un bout à l'autre du pays.Ces faits, on le voit, dépassent singulièrement la personnalité, même littéraire, de M.Hector Bernier.Il nous éclairent d\u2019abord sur totute notre jeunesse \u201cinstruite\u201d\u2019\u2014dont M.Bernier n\u2019est après tout que le symbole \u2014 et nous permettent de pénétrer à fond son effroyable misère intellectuelle.Ils nous font entrevoir comment certain genre de formation peut ensuite conduire, non moins sitrement que l'ignorance, à l'abrutissement.JULES FOURNIER.(1) Voir notamment le \u201cDevoir\u201d du 28 mat, 1ère page, 6me et 7me colonnes.\u2014\u2014==rrmmmmme}rememmes-ammmt \u201cLA PRIERE DES NAUFRAGES\u201d .Lundi-:prochain, le 12, le Nationoscope inaugurera sa saison régulière de drame; la pièce à l\u2019affiche sera La Prière des Naufragés de MM.d\u2019Ennery et Dugué.M.Julien Daoust, le directeur-artistique, a eu la main heureuse en choisissant cette pièce magnifique et en s\u2019assurant les services de sept nouveaux artistes de talent, parmi les- notre excellent compatriote, M.Elzéar Hamel et la charmante actrice, Mlle Roussil- n.Pendant les vacances, M.Daqust s\u2019est tonnée pour exécuter les effets électriques, $ La Prière des Naufragés servira de ren- ttée à M, Julien Daoust, dans Horace, ct grands frais, une nouvelle machine perfec.|à Mme Bella Ouellette, dans Ogarita.ain- .any 550 Kaas les gucbes de son = qu'à tous les artistes de la troupe qui fi- MO dé an dre Lines 1 saison der.quels le publié aura ic plaisis \u2018de retrouver | rendu à New-York, où il s\u2019est procuré i| V\u2019LAN ! L'esprit de notre lieutenant-gouverneur, C'était au dernier garden-party du fieu- .TL\"ACTTON \"11077 ! Critique Chéatrale Au Théâtre National.l'ocuvre que poursuit depuis treize ans tenant-gouverneur, Sir François [angetier, en notre ville, au sein de notre population D .+ \u2018 le frère de l'autre.Les jardins de Spencer- wood, émaillés de fleurs et de jolies fem- vreau peut être éminemment mes, offraient le spectacle le plus gracieux.l'artout on causait brillamment et tout ce que Québec compte de beaux esprits rivas lisait de propos nuancés, d\u2019allusions piquantes et de réparties fines.Mais la cogueluche du parterre ¢ait sans conteste M.Hector Dernier, l'auteur de \u201cAu large de lFEeueil\u201d, Celui-ci allait de groupe en groupe, dispensant à chaeun les graces de son esprit.Enfin, il s'approche de Sir l'rançois Langelier et Ini pose une devinette: \u2014 l\u2019ourriez-vous me dire, monsieur [an- gelier, quel est le comble de la distraction chez un musicien ® Notre lieutenant-gouverneur reste court; en vain il cherche et recherche.la réponse ne vient pas.\u2014 Eh bien! dit Hector Bernier: c'est de prendre la bouche d'une négresse pour \u2018Ouverture de la Dame Blanche! Cinq minutes plus tard, Sir Frangois Langelier offrait une tasse de thé à une trés charmante jeune fenime.-\u2014\u2014Paurriez-vous me dire, madame, distingue fit- il, quel est fe comble de la distraction chez un musicien?Notre élégante, à son tour, reste muette.Mors, sans trop la faire attendre, M.Fan- gelier ajoute finement: \u2014C'est de prendre la bouche d'une négresse pour celle d'une femme blanche.! ! .l'honorable Jules Allard écrivait, Lu semaine dernière, par affaire, au préfet du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul.I commence sa lettre: \u201cMonsieur le Préfet du Pénitencier de.~- Comment Saint-Vincent-de- l'aul\u201d se demanda-t-il, à ce moment.Puis apres cing minutes de réflexion: \u2014Cette idée! fit-il: comme ça se prononce.Ft il écrivit solennellement : \u201cde Cont-L'ingt-Cent-Peux-Pol.1 1! « x x écrit-on De ta Patrie du 7 août.LE RAZOIR QUI AURAIT SERVE A PERPETRER LE MEURTRE DE HOTTE.Le lieutenant l'aurait trouvé et remis aux médecins.// y aurait asses de preuves demain à l'enquête pour affirmer qu'un crime a été commis.Le policier est sur de son homme.Le lieutenant Savard, chargé d'éclaireir le mystère qui entoure la mort de Hotte, à trouvé le rasoir, qui aurait servi dans le drame de la rue Clarke.L'arme est maintenant en la possession des médecins légistes et du Coroner.Rencontré par le représentant de la Patrie, le lieutenant Savard a déclaré qu'il ne dirait point où il avait trouvé le rasoir, mais que son opinion était que cet instrument avait servi à couper la gorge de Hotte.Le travail n'est pas encore terminé dans cette affaire, mais tout sera prêt pour l'enquête demain matin.M y aura assez de preuves pour déclarer qu'un crime a êté commis et le motif de ce crime, au dire du lieutenant Savard, était évident, dès la découverte du cadazre de Hotte.Le lieutenant est assuré qu'une arrestation sera faite demain, à la\u2019 suite de l'enquête.Lors de la découverte du corps de Hotte, ON à trouvé un étui à rasoir, mais le rasoir avait disparu.Les détectives Guérin et Charette ont visité la ruelle et les environs pendiuit une couple de jours sans résultat pratique.Le lieutenant Savard reste muet sur la manière dont il s'est pris pour trouver le rasoir avec lequel aurait été tué Hotte.\u201cL'enquête le dira\u201d, ne cesse de répéter l\u2019habile limier, \u201cet elle sera assez claire pour que vous comprenies facilement ce meurtre mystérieux Aux quartiers-généraux de la police, hier soir, on disait que le lieutenant Savard et une couple d'hommes devaient sortir de la ville aujourd'hui dans l'intérêt de cette cause.On n\u2019a pu savoir s\u2019il s'agissait fout sim- plemeni de la recherche d'une preuve ou bien plutôt d'une arrestation à effertuer.Le Coroner McMahon, mis au courant du progrès de cette affaire, se contente de déclarer qu'il est amplement satisfait de la tournure de l\u2019enquête.Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public.* x =» Amas d'épithétes, mauvaises louanges: ce sont les faits qui louent, et la manière de les raconter.3 + = + Ne vouloir être ni conseillé ni corrigé sur son ouvrage est un pédantisme.x x 2» Il faut qu'un auteur reçoive avec une égale modestie les éloges et la critique que l\u2019on fait de ses ouvrages.\u201cUn esprit médiocre croit écrire divinement ; un bon esprit croit écrire raisonnablement.: 7 5 LA BRUYERE, canadienne-française, M.(Georges Gau- éducatrice.Aussi, quels que soient les résultats obtenus jusqu'ici, est-il permis de dire que le propriétaire du théâtre National, par sa seule intention de coopérer d'une façon aussi efficace à l'avancement intellectuel de ses compatriotes, a beaucoup plus mérité le ruban d'officier d'Académie qui lui a été décerné que tous les sénateurs et les marchands de cornichons qui ont reçu lu mé- Me distinction sans qu'on n'ait jamais su pourquoi, Le directeur d'un théâtre, surtout dans la position de M.Gauvreau qui n'a guère de du re representations moins dans le gen- qu'il peut cependant pas accepter seulement des compliments: il lui faut aussi accueillir volontiers concurrence, de donne, ne et c'est là, le côté ingrat de la tâche qu'il a assumée \u2014 la critique.Car la critique doit se faire.Le bon goût, en effet, n'est pas le monopole d'un individu: \u201cIL y a dans l'art un point de perfection, \u2018comme de bonté où de maturité dans la na- \u201cture.Celui qui le sent et qui l'aime a le \u201cgoût parfait: celui qui ne le sent pas et \u201cqui aime en deçà ou au delà, a le goût \u201cdéfectueux.IP y à donc un bon et un \u201cmauvais gout et l'on dispute des goûts a- \u201cvec fondement\u201d -\u2014 La Bruvère.Sile théatre à pour but de former le got du peuple, et il semble bien que ce soit, avec l'amusement qu'on y peut trouver sa seule raison d'être, le directeur doit accepter à cette intention Li collaboration des critiques.M fut un temps où le théâtre était une tribune où, si on le préfère une chaire.L'auteur y présentait aux spectateurs une thèse, ou un paradoxe, que le public discutait ensuite.quelques fois très longuement.Telle fut l'oeuvre des Balzac, des Dumas, des Victor Hugo, ete\u2026 De nos jours, à part quelques tentatives plus où moins heureuses de Jules Lemaitre, de Paul Hour- get et de quelques autres sociologues, le théâtre n'existe que pour amusement des foules, M n'en doit pas moins, pour cela, ¢- tre moral, car si lon ne va plus au spectacle pour s'y faire endoctriner, 11 n'en reste pas moins vrai que dans toute société, le désordre croît d\u2019une façon latente de l'immoralité.Au théâtre National, cette année, on a débuté par une pièce dite à thèse: -ntoi- nette Sabrier, de Romain Coolus.l\u2019ourquoi l'a-t-on baptisée le Désastre/ Mystère et gérance de théâtre! Quant à la thèse supposée, nous payons un plat de langues d'hirondelles à qui nous la découvrira.Voici d'ailleurs la trame des trois actes.Germain Sabrier, financier hasardeux.adore littéralement sa femme, Antoinette: celle-et d'abord fidèle, le trompe un de ces quatre matins.Dans le mème temps, Germain est ruiné coulé par un rival: alors.voyant son désastre, il se suicide.c'est-à- dire qu'il se suicide dans le texte de Pau- teur, mais au théâtre National, il commen- ~¢ un petit discours : \u2014Eh bien! non: ce serait trop lâche.Mon Dieu, pardonnez à Jamagne, \u2014 Jamagne, c'est le rival! -\u2014 pardonnez à ma femme, pardonnez & tout le monde, ete.À vrai dire, c'est là un acte sublime de résignation chrétienne, mais tout de même: qui veut avoir le plat d'hirondelles?L\u2019intention de celui qui a fait ce changement est meilleure que l'acte.Le plus simple, c'est encore de choisir des pièces où il n'y a rien à reprendre et il n'en manque pas, surtout chez les auteurs de premier ordre.Sus ce propos, pourquoi ne nous donne- t-on pas du théitre constumment supérieur à celui que nous entendons d'habitude: I est vrai que nos gens ne savent pas encore fau juste quand il faut rire où pleurer au spectacle, mais il y a là une éducation à faire et cette éducation ne se fera pas avec Romain Coolus, Pierre Decourcelles, d'En- nery, ete.HUGO DE SAINT VICTOR.H serait téméraire de porter un jugement sur les acteurs des la première représentation, Ce sera pour la prochaine fois.anciens ont été accucillis par d'une façon très sympathique.Semaine du 12 août: 1x Carte Révélatrice encore un titre substitué\u2014de Pierre De- courcelles.Allons, tant mieux! Cela va nous donner une petite vacance, H.\u2014_\u2014 0 PORTRAIT DU FRANCAIS les l'auditoire Fils ainé de l'antiquité, le Français.romain par le génie, est grec par le caractère.Inquiet et volage dans le bonheur.constant et invicible dans l'adversité; formé pour les arts; civilisé jusqu'à l'excès durant le calme de l'État: grossier et sauvage dans les troubles politiques: flottant comme un vaisseau sans lest au gré des passions; à présent dans les cieux, l'instant d'après dans l\u2019abi- me; enthousiaste du bien et du mal, faisant le premier sans en exiger de reconnaissance, et le second sans en sentir de remords : ne se souvenant ni de ses crimes ni de ses vertus; amant pusillanime de la vie pendant là paix, prodigue de ses jours dans les batailles: vain, ambitieux: à la fois routinier et novateur; charmant dans railleur, son propre pays, insupportable chez l'étranger; tour à tour plus doux que l'agneau, plus impitoyable que le tigre, tel fut l\u2019Athe.nien d'autrefois, et tel est le Français à jourd'hui.Voilà encore une de ces trouvailles de Chateaubriand: avouons que c'est assez bien dit: Le grand écrivain a pourtant oublié de nous donner la raison de toutes ces choses, Nous allons y suppléer! C'est bien simple: le Français ne prend aucune de ces boissons détestables qui déteriorent l'estomac, et ne boit que du hon vin du pays.Le vin naturel n'a pas cependant toujours toutes les qualités requises: j faut alors lui venir en aide: ainsi, on à trouvé que le quinquina est le complément indiqué du vin.Done prenons du vin au quinquina, le Wilson's Invalids\u2019 Port.En vente chez IA, Wilson et Cie.87 rue Saint-Jacques, Téléphone: Main au.I= om \u201c#0 NUIT DE PARIS Le ciel des nuits d'été fait à Paris dormant Un dals de velours bleu piqué de blanches nus Et les aspects nouveaux des ruelles connues Flottent dans un magique et pâle enchantement *% L'angle plus effilé des nolres avenues Invite le regard, lointain vague et charmant, les derniers Philistins, qui marchent besamment, Ont fait trève aux éclats de leurs voix saugrenues, Les yeux d\u2019or de la nuit, par eux effarouchés, Brillent mieux, À présent que les voilà couchés.C\u2019est l'heure unique et douce où voguent, de fortune.Glissant d'un pas léger sur le pavé chanceux, Les poétes, les buveurs, \u2014 et tous ceux Dont le cerveau félé loge un rayon de lune.LEON VALADE.a Nous accusons réception du dernier ouvrage de M.Jean Charbonneau.\u2018Les Blessures™, édité à Paris chez Lemerre.Nous en ferons la critique, samedi prochain.LE NATIO Drame en 5 actes par M.JULIEN DAOUST dans HORACE Semaine du 12 Aout 1912 \u2018\u2018La Prière des Naufragés\u201d\u2019 MATINEE TOUS LES JOURS NOSCOPE SAISON ARTISTIQUE d'Ennery et Dugué Mme BELLA OUELLETTE daus OGARITA Début de M.Maurice Pelletier, THEATRE NATIONAL SEMAINE DU 12 AOUT \u201cLA CARTE REVELATRICE\" par Pierre Decourcelles Rentrée de Mde.Devoyod, de MM.Filion et Mallet.70, MONT H.Beauregard Entrepreneur général en construction rue St-Jacques, 70 REAL Téléphone: Main 735.Ce lit en cuivre garni d'un sommier en fer et d'un matelas en coton cardé, sera vendu durant cette vente, 1 4 98 complet au prix de .D'autres lits en cuivre pour $8.39, $9.73, $10.50, $12.25, $15.00, $75 00 $18.00, jusqua .Lits en Cuivre, Sommiers et Matelas pour $14.98 vingt-cinq superbes go-carts, carrosses ect voiturettes pliantes, nous est arrivée six semaines plus tard que les dates régulières.Il y a plusieurs carrosses anglais en bleu foncé ct vert, quelques nouveaux carrosses américains \u201cPullman\u201d et un immense lot de voiturettes pliantes.Nous ne pouvons pas les garder après la saison.\u2014 Donc il faut qu\u2019ils partent à prix coupés.Ce que vous épargnez Carrosses Perambulator, de $33.pour .\u2026.\u2026.\u2026.$21.98 Carrosses Perambulator, de $30.pour .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$19.98 pour.Tous les carrosses pliants de $7.- 25, $7.50, $7.95, $8.00 et $8.50 a écouler à 3795 38s pm ee TTTT] ih Eg EY Ba TTT SESE, Une consignation retardée de go-carts de première qualité nous oblige de couper les prix Cette consignation qui comprend quatre- 5 » gnation qui comprend q Ce que vous épargnez Carrosses Pullman, de $29.00 pour.\u2026.\u2026.\u2026.$18.79 Carrosses Pullman, de $25.00, pour.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.$16.98 Carrosses Pullman, de $21.00, pour.cen.$14.98 Carrosses Pliants, de $17.00, pour.\u2026.\u2026.$12.89 Carrosses Pliants, de $14.00, veus c0 000.t.\u2026.N.-G.VALIQUETTE, Limited, 477 Ste-Catherine Est cope res 2%] & LA [ET Ey "]
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