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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 15 mars 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1913-03-15, Collections de BAnQ.

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[" gs ANNÉÊH.\u2014N° 101 | ACT \u2014 + \u2014\u2014\u2014\u2014 ry SR TR SET CSSS SSSR \u2019 TOUS TAT - - SAMBDIS \u2014 :\"! \u201c Toumbé dèssus ! Æscrasas lous | (CYRANO) \u2014 lon 15 MARS\u201c1OrZ- LE NUMERO: CINQ SOUS PAR AN: DEUX DOLLARS TT === DIRECTEUR : JULES FOURNIER eee MONTREAL 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone: Est st 1678 EES Verlaine, de M.Chapman \u2014 et Lorsque M.Edmond Léo, du Devoir, s'entend appeler \u201cBarbacole\u201d par un jeune mécréant (Marcel Henry), il se plaint, gémit, «t ilu nous adresse un sermon sur la charité Lorsque ce misérable Marcel Henry ose l'appeler par son nom, il rentre sous terre et fait sortir son fils naturel, Jean Le- sage.qui part en guerre contre Verlaine.Et ce faisant, il pense nous accabler, nous faire mourir de chagrin.Car cet homme s'est imaginé que nous avions un auteur de chevet et que c'est Verlaine.Ila cru et il a dit qu'un groupe de jeunes gens, sous l'inspiration du poète des Fêtes \u2018gulantes, voulait créer un mouvement littéraire au Canada.Il nous visait, ainsi que nos amis Morin, Delahaye, Chopin, et quelques autres.Notre surprise fut grande et nous lais- ames dire.Bref, il est demeuré convain- ca que nous ne voyons, sentons, aimons, oue par Verlaine.Voilà un monsieur bien informé! Notre crime plutôt serait d'es- cayer d'absorber l'univers, quoique, à vrai dire, nous connaissions assez nos limites naturelles.La curiosité littéraire nous en- traine: elle nous empêche de choisir des dieux.A tort où à raison, nous ne sonm- wes pas l'homme d'un seul livre.Nous professons maintenant, à l'endroit de Verlaine, une honnête admiration.Nous | croyons que c\u2019est un grand poète, et que, malgré le déchet de son oeuvre, ce qu\u2019il y a de bon chez lui restera supérieur aux misérables petir.« hoses one signent mn ee que, un Chapman, un Gingras et un Léo.Verlaine est aujourd'hui reconnu par toutes les écoles comme un maitre incontesta- be.Ah! je ne demande pas qu'on l'admire la façon d'une brute.Ce serait me mal comprendre.Et jamais nous n'avons dit que Verlaine éatit le poète religieux par excellence.Il est assez certain que Sagesse renferme quelques- uns des plus beaux cris qui soient sortis de lèvres humaines.Si nous faisions office de grammairien, il est non moins sûr que beaucoup de ces vers devraient être déclarés mauvais, Mais l\u2019ensorcèlement opère, et nous serions vulgaire de ne pas approcher de nos lèvres des philtres si rares.Nous n'avons jamais affirmé qu\u2019il n'existait pus d'autres poètes religieux fort remarquables.Et M.Jean Lesage nous prête des assertions qui ne sont jamais venues sous notre plume.Les abrutis, les niais, les rimailleurs grossiers, nous les avons nommés: ils s'appellent exactement Gingras, Burque, Chapman, Ed.Léo.Et nous avons ajouté .qu\u2019ils étaient inexistants.Tout le monde s\u2019en convaincra en les lisant.Le der- ttier ivre de M.Chapman est une véritable honte pour la littérature française, Notre crime est d'exprimer tout haut ce que tous les gens de goût disent à voix basse.Quant à Verlaine, on ne rencontre pas un professeur d\u2019humanités en France, pas un littérateur, qui ne sache la position que doive Cccuper Verlaine dans la littérature du dix- neuvième siècle.Il a renouvelé la poésie française, et qu\u2019il soit inconnu au Canada, cn certains milieux, cela semble un mauvais signe pour les Canadiens.On devrait s\u2019employer, au contraire, à montrer ce qu\u2019il a créé de beau, de durable, la réaction nécessaire apportée par cet admirable poète contre le naturalisme ct le Parnasse.Verlaine a réintégré le sens du mystère, et quand la foésie se guindait, ne devenait bientôt plus qu\u2019un magasin d\u2019orfèvreries, une sorte de Musée au faiences, il arrachait de son coeur des cris qui retentiront sans fin dans la conscience universelle.Cher Verlaine, que je l'ai aimé, et tel que tu étais tout entier, ou pécheur relevé par la grâce! Homme trois fois homme, jamais fils d\u2019une femme, dans ce siècle dix-neuvième et dans tous les siè-|' cles, ne déploya une humanité plus élargie, Un coeur dont je me fusse senti davantage le frère.Verlaine, j'ai blasphémé la sensibilité et il s\u2019est trouvé des gens qui n'ont pas compris que j'en étais l\u2019esclave douloureux.Beethoven, trahi, écrasé par le destin, écrivait la Neuvième Symphonie dont on connaît le thème de bonheur jaillissant.Humain, trop humain et de l\u2019ordre inférieur dans l'échelle des êtres, j'accomplissais cette réaction nécessaire des âmes qui se sauvent en niant la réalité qui les torture.Cet hommage d\u2019un coeur fidèle ne doit à LETTRE DE PARIS Où il est question tour à tour de M.Edmond Léo, de M.Anatole France, de M.l'abbé Burque, de M.Jules Lemaitre, de \u2014T de quelques autres grands auteurs.Je fils naturel de M.Edmond Léo, M.Jean lesage.qui répugne à porter le nom de son père, nous parait donc d'une perversité sans égale: Il s'éloigne des préceptes de son papa et il lit M.Anatole France, à moins qu'il ne se contenterait d'agir de la méme manière que son père, laquelle consisterait à défendre aux autres les livres qu'on dévore.Je ne sais pas, je ne sais pas, et voulez- vous bien me répondre ?_ J'ai dit qu'il était pervers, et c'est assez facile à prouver.Afin de détruire Verlaine 1 détache quelques mots de la magnifique étude de M.Anatole France sur notre poète, et de la sorte il se donne l'illusion de triompher de lui et de nous.En français, cela se nomme de la canaillerie pure, du brigandage littéraire.Comment le fils naturel de M.Léo peut-il avoir une conscience paisible de critique après un tel escamotage?Il trompe sciemment ses lecteurs ; il le fait dans le but inutile de nous déplaire; il abuse de la boune foi du journal où il écrit, si serupuleux, d'ordinaire, en fait de citations.Puisqu\u2019il en est ainsi, nous allons allonger naître l'opinion complète du remarquable Ccrivain.* * + !.Jean Lesage, alias Edmond Léo, écrivait ds le Mevoir du 1er février 1913: *\u201c\u2014Nous sommes loin de l'injustice d':Anatole France, qui ne voyait dans les confessions de Sagesse que babii d'enfant et hoquets de malade.\u201d vüvrons imaïntenanr ia Pie cittéraire.Sur les Poèmes saturniens (page 312) : \u201cLes Poèmes saturniens.r'annonçatent toint le poète le plus singulier, le plus monstrueux et le plus mystifié, le plus compliqué et le plus simple, le plus troublé, le plus fou, mais à coup sûr le plus inspiré et le plus vrai des poètes contemporains.\u201d Sur les Fêtes galantes (page 212): Déjà Paut Ferlaine s'y montrait d'une ingénuité troublante, avce je ne sais quoi de gauche et de fréle dun charme inconcevable.Qu'est-ce donc que ces fètes galantes?Elles se donnent dans la Cythère de W'atteau.Mais si l'on va encore au bois, par couples, le soir, les lauriers sont coupés, comme dit la chanson, et les herbes magnifiques qui ont poussé à la placc exhalent leur langueur mortelle.\u201d Sur la Bonne chanson: \u201cOn l'entendit encore, notre poète., il disait la Donne chanson, des vers ingénieux, très simples, obscurs, infiniments doux.Il était fiancé alors, ct le plus tendre, le plus chaste des fiancés.les satyres et les faunes doivent chanter ainsi lorsqu'ils sont très jeunes, qu'ils ont bu du lait et que la forêt s'£- veille dans l'aube ct dans la rosée.\u201d Plus loin : \u201cPaul Verlaine a écrit les vers les plus chrétions que nous ayons en France.Je ne suis pas le premier à le découvrir.M.Jules Lemaitre disait que telle strophe de Sagesse rappelait par l'accent un verset de l'Imita- le texte de M.France, nous allons faire con-| |, France, tu arrache: les mots du texte, touilleur.Citons-en toujours: \u201cSi j'étais Russe, du moins si j'étais un avoir lu aujourd'hui couché sur son lit d'hôpital : Tu un malheureux, maïs tue n'as jamais menti.PAUVRE SAMARITAINS A TRA VERS TON BADIL D'ENT ANT ET TES] HOQUETS DE MALADE, | DONNE DE PRONONCER DES PAROLES CELESTES.Nous sommes des Pharisiens.Tu cs le meilleur et le plus heureux.\u201d (ANATOLE FRANCE, La lie Littéraire, page 318).* MA ETE * x Nous irons jusqu'au bout de l\u2019iniquité : passons à M, Jules Lemaitre.D'abord, nous conseillons au lecteur de lire l'article en entier, M.Jules Lemaitre est loin d'être de ceux qui ont le mieux saisi Verlaine.Ilya chez lui un parti-pris qu\u2019on retrouve plus tard, lorsqu'il s'agit de Fénelon et de Chateaubriand, et ce parti-pris voulu sera toujours exploité par un Jean [esage, incapable de juger autrement qu'avec un Drunctière ou un Jules Lemaitre sous le bras.Reconnaissons que Bruneticre demeure un des critiques de son temps qui s'ef foreérent de comprendre les symbolistes.Mais lisez donc M.Charles Morice, son beau livre sur le poète de la Bonne Chanson! Ét vous verrez quel- finesse, quelle puissance d'étreindre son sujet et de le tourner avec triomphe! Il ne serait pas mal, non plus, de s'adresser à NTM.Téodor de Wyzewa, Remy de Gourmont Maurice , Charles Maurras, qui tous ont parlé avec pénétration du poète de Pa- rallélement.Cependant, revenons a M.Jules Lemaitre.puisque, aussi bien, il a été mis en cause.Est-ce qu'il n'appelle pas Verlaine \u201cun rar | puère : Vouicz-vous lire avec moi dins | Contemporains?larrès \u201cPaul Verlaine a avec Dieu des dialogues comparables (je le dis séricusement) à ceux du saint auteur de l'Imitation.// échange avec Jésus-Christ des sonnets pieux, et qui, si on n'était arrêté ça et là par les maladresses ct les insuffisances de l'expression, seraient d'une extrême beauté\u201d Feuilletons sans trop nous lasser.Le colloque de Verlaine avec Dieu arrache à M.Lemaitre un cri d'admiration.Et il écrit : \u201cJe crois bien que les derniers sonnets contiennent quelques-uns des vers les plus pénétrants ct les plus religieux qu'on ail écrits.\u201d l'uis, après les avoir cités, il continue en ces termes: \u201cAvez-vous rencontré, füt-ce chez sainte Thérèse, plus belle effusion mystique?Et pensez-vous qu'un saint ail jamais mieux parlé à Dieu que Paul Verlaine?A mou avis, c\u2019est peut-être la première fois que La poésie française à véritablement exprimé l'amour de Dieu.\u201d Je supplie celui que cette polémique intéresse d\u2019ouvrir les Contemporains, qe série, aux pages 95, 96, 97.98.99.Tenez, vous lirez tout.Je ne me paye pas le ridicule de défendre Verlaine: il existe, ce poète ! Vous lirez tout, vous lirez ensuite Verlaine, ou.mieux, vous le lirez avant les critiques et vous vous formerez un jugement personnel.Si, après cela, vous préférez les lurque, les tion.Verlaine fut humble naturellement; la poésie mystique jaillit de son coeur à flots pressés, et il retrouva les accents d'un saint François et d'une sainte Thérèse.\u201d Et ceci: \u201cIl est inconscient et c\u2019est un poète comme il ne s\u2019en rencontre pas un par siècle, M.Jule Lemaître l'a bien jugé quand il a dit: \u201cC\u2019est un barbare, un sauvage, un enfant.Seulement cet enfant a une musique dans l\u2019âme et, à certains jours, il entend des voix que nul n\u2019avait entendues.\u201d Avez-vous toujours la conscience en paix, Jean Lesage?Vous a-t-on convaincu maintenant de n\u2019être qu\u2019un sale tripatouilleur ?Franchement.je ne comprends pas, quant à moi, que vous ne dégoûtiez pas votre ombre.Anatole Françe poursuit : \u201cIl est fou.Mais prenes garde que ce pauvre insensé a créé un art nouveau et qu\u2019il ya quelque chance qu'on dise un jour de lui ce qu'on dit aujourd'hui de Francois Villon auquel il faut bien le comparer : \u2014 C\u2019était le meilleur poète de son temps!\u201d Jean Lesage écrit: \u201cNous sommes loin de \u201cl'injustice d\u2019Anatole France, qui ne voyait \u201cdans les confessions de Sagesse que babil \u201cd'enfant et hoquets de malade.\u201d Tu mens, Jean Lesage, tu mens avec effronterie! Et pas nous égarer, et redescendons les cimes de la piété, tu ne te contentes pas de mentir, tu fais pis, car tu démantibule les phrases d\u2019Anatole Gingras, les Chapman, les Léo, franchement vous-devez être bien malade.x x Pour défendre Verlaine de ces lâchetés, il suffit d\u2019aimer l'art et le beau.Et si je ne me défends .pas d'admirer ce poète, jamais je n\u2019ai désiré avec mes amis créer un motu- vement littéraire sous le parrainage verlaine portent pas l'empreinte de cette influence M.René Chopin bat de ses ailes.Ie plus verlainien de tous, ce serait vous; mais nous ne publions pas de vers.M.Jean Lesage donne donc des coups d'épée dans l\u2019eau.La raison secrète de sa déclaration de guerre à Verlaine, peut-être la trouverons- nous dans l'estime d\u2019Edmond Léo pour ses propres vers religieux?Comme toutes les illusions se rencontrent dans la nature, qui sait s\u2019il ne les trouve pas supérieurs à ceux de Sagesse?La prétention des poètes ne connaît pas de bornes.Pour comble d\u2019impudence, ce monsieur s\u2019imagine qu\u2019il est poète ; c\u2019est sa plus chère illusion; il la caresse, la flaire, la retourne, la porte dans ses bras comme un petit enfant.Parions qu\u2019il a un volume de vers sous presse.En lui parlant, dans l\u2019Action du 25 février, de nos sacrifices admirables, nous lui avions indiqué un acte nécessaire: celui de brûler ses vers.Il Tu n'es, je te le répète, qu'un dégoutant tripa- En faut-il encore des preuves?saint ct un prophète russe, je sens qu'après Sagesse je dirais au pauvre poète as failli, mais tu as confessé ta faute Tu fus nien.Les vers de MM.Delahaye et Morin|à n'entend rien.Nous avons fait cela, nous, tout mécréant que nous sommes, nous avons détruit nos vers religieux, qui étaient mau vais.Il ne le fera pas, lui, et pour l'art, c'est désolant Lu littérature canadienne, qui va demander de plus en plus des immolations nombreuses.Îl'est beau pourtant de se sacrifier à une cause si sainte.M.Edmond Leo ignore tout ce que nous vx ons fait en l'espédg.S'il ne s'agissait que de nos vers, Nous pourtivtis concevoir de lhiunmrilité, mais il y a un roman, un diable de petit roman que nous avons lacéré, lequel W'etait pas mai -
de

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