L'Action, 25 avril 1914, samedi 25 avril 1914
[" a 4me ANNEE.\u2014No 159.LEN v.ME RO: CINO SOUS.PAR AN: DEUN DOLLARS, L\u2019Université Laval jugée par ses \u2018\u2019enfants Ly 1 TOUS LES SAMEDIS Action Toumbé dèssus ! Escrasas lous! (CYRANO) \u2018Asselin enfin vengé ! Hwy a pas encore un an qu'éclatait, au ser de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, cette grande querelle qui devait, pendant des mois el des mois, déchainer tant d'éclats de voir et vider tant d'encriers.Ceux de nos lecteurs, et ils sont nom- breu.x, qui s'intéressèrent à ces débats, n'ont sans doute pas oublié que de tous les reproches adressés alors à M.-[ssetin, il n'en était pas de plus grave que celui qu'avait provoqué, dans son fameux manifeste, cette non moins fameuse boutade l'Université Laval: sur J'ai moi-même écrit, à propos du refus des administrateurs de Laval leur immeuble à la Ville million.vendre pour un demi- que ce qu'il faudrait à ces bons gäteux, ce serait, avec un refuge paisible pour leur impotence sénile, de la bouillie, du papier de riz et des chaises percées; et je n'ai pus changé d'opinion.S'il ne m'est jamais venu à l'esprit de comparer l'université de française à l'université anglaise, c'est tout simplement qu\u2019il y a une Université MleGill, c'est-à-dire un fover plus ou moins brillant, mais enfin un fover de recherche scientifique ct de haute culture, avec un esprit et une vie propre, tandis que Laval, comme M.Bourassa le constatait il y a quelques années dans une conférence à l'Alliance française, et quelle qu'en soit la cause, n\u2019est pas une université, n'a rien de la vie ni duf caractère universitaire, n\u2019est qu'un ensemble d'écoles professionnelles sans lien moral et plus ou moins bien organisées Ces lignes paraissaient pour la première fois dans l'Action du 25 juillet 1913.Or.voila que, sur ce même sujet, \u2014 de notre uutiversité considérée au double point de vue \u201cmatériel\u201d et \u201cintellectuel\u201d, \u2014 une feuille qui n'est pas l'Action, et qui ni de près ni de loin ne touche à l'Action, vient nous apporter, à son tour, toute une série de nouveaux témoignages.Cette feuille cn effet west autre que le journal des étudiants de Laval \u2014lequel s'appelle justement, comme il convient et comme vous le savez peut-être, l'Etudiant.l'Etudiant done, avant ouvert dernièrement ane enquête sur la Jeunesse, est allé demander à ut certain nombre de ses amis, entre autres choses: \u201cQuelles sont les réformes qui s'imposent à l'Université Laval, tant au point de vue matériel qu'au point de vue intellectuel 7\u201d Parmi les intertiezcés, une bonne quin- caine ont bien voulu satisfaire la curiosité de notre confrère.Faut-il vous dire qu'-1s- selin n'en est pas.non plus que Bourassa.non plus que tant d'autres \u201cdénigreurs\u201d de profession! PRESQUE TOUS sont des étudiants d'hier ou d'aujourd'hui.N'importe, it faut voir leurs réponses! I faut voir ce que ces jeunes gens pensent de leur Université, et ce qu'ils en écrivent! Ah} si jamais Asselin avait pu souhaiter ne vengeance, nous osons dire qu'il la tient Maintenant, ous en jugeres, s'il vous plait.par quelques citations.\u201c * kx Xk D'abord, ces quelques lignes, imprimées en tète du dernier numéro de l'Etudiant : Jin arrivant ici, nous avons trouvé UNE UNIVERSITE SANS TETE ET SANS CONSEIL DE DIRECTION.\u201c0s \u201c\u20ac .oo \u2018 Utic université où il va bien une dizaine de facultés qui se conduisent absolument seules comme de vraies grandes personnes.Nous en avons conclu que le progrès se vache dans l'indépendance individuelle ou dans ce que les esprits étroits appellent l'anarchie.Ici, chacun agit comme il lui plait et l'université progresse ! l'est vrai que certains journaux nous Ont attaqués, qu'il ne s\u2019est trouvé personne pour répondre officiellement à ces âtaques; mais nous sommes au-dessus de lout ce que l'on peut dire contre nous.\u201cIl est vrai que certains millionnaires nous auraient fait des dons S'ILS AVAIENT SU OU SERAIT ALLE LEUR ARGENT; il est vrai, encore, que NOUS aurions pu tirer quelques bénéfices de ces legs: mais nous sommes détachés des biens de la terre et nous vivons de sacrifices.Il est vrai que les anciens élèves aimeraient à se revoir quelquefois, à se ren- Contrer tous ensemble à l\u2019Université; il st vrai qu\u2019au besoin ils pourraient for- Mer une association capable-de nous donner des fonds et un appui moral; mais NOUS Ne VIVONS pas pour faire des politesses ni pour recevoir des charités.I est vrai que les étudiants de toutes les facultés ont eru bon de s'unir et d'avoir un président général; il est vrai que ce président des étudiants aurait parfois besoin de rencontrer un président de 1 les professeurs: mais ceci pourrait engendrer des discussions, même des compromis.I est vrai que PERSONNE NE S'ENTEND: mais du choe des idées jaillit Ju lumière.ll est vrai qu'il existe à l'Université des dissentiments profonds: mais ces cho- ses-là ne regardent pas la raison: ce sont des affaires de coeur, ete.Ce n'est pas clsselin, c'est un étudiant qui écrit ainsi.Qu'en dites-vous?Mais ce n'est rien cneore.maintenant cet autre.I se plaint que la jeunesse d'aujourd'hui manque de tout idéal, qu'elle ne songe plus qu'à gagner de l'argent.et à n'importe que! prix! Rèver une licoutes bien vie honorable et noblement remplie, rèver une vie féconde en oeuvres Uliles à son pays, à notre peuple, au peuple.au peuple canadien-frangais qui perd de jour en jour du crédit et de influence dans toutes les sphères de notre socitté.rèver l'action, l'amour, le bonheur! Ce sont là autant d'ambitions qui nous ins pirent une Nous révons d'arriver la fortune et.coûte que coûte, nous y arriverons.Lt fnrsque surons réalisé ce rève de toute utie vie, ch bien Mtié profnode! à nous ! tous aviscrois® si la considération et le respeet de nos sem- bables nous font défaut : vourse vers le but fixé et dans cette atteint, notre honneur.achéterons, cela se vend.cela si, nous avons perdu nous s'achète.jeune, il vo a un hidenx qui ronge le coeur de la en le pays est mais chanere nation.Ft ceux qui sont responsables de cet état de choses, les coupables \u2014 qu'on Mme pardonne de parler d'après victions personnelles, LES PARVIENUS QUE ET DE en oeuvre, mcthodes Mes con- \u2014 CEST VOUS DLE LAN POLUITI- LA FINANCE qui mettez ici méme, à l'Université, vos injustes; c'est qui avez charge de la jeunesse universitaire et qui croyez Vous avoir rempli votre devoir envers nous el mérité votre salaire lorsque vous lu d'un ton ennuyeux et ennuyé vos notes sur la ma- nous avez, une heure durant.tière que vous avez à enscigner ; c'est encore vous les anciens, pour qui la vie a été bienfaisante et à qui le succès sourit, qui êtes arrivés où à la veille d'arriver au faite à la fin d'une vie honorablement vécue.et qui vous désintéressez complètement de nous, la jeunesse universitaire.des honneurs et Jusqu'à la fin de notre temps de collège, notre vie est minutieusement réglée, nous n'avons pas une, minute à perdre, tons nos instants sont comptés et prévus par le réglement : on respecte et encourage notre travail, ct nous passons sans choc.sans heurts, sans rien pour nous distraire, d\u2019une leçon à une autre leçon.On sS'ocenpe avec soin de former, d\u2019embellir et d'orner notre intelligence, tant au point de vue moral que scientifique.Tour coup, notre vie change: nous voilà à l\u2019Université.N'ayant plus de devoirs nettement définis nous demeurons, devant cette liberté, cette indépen- ; a à accomplir, dance qu'en nous accorde.désorientés, déconcertés, un peu grisés parfois, Nous commençons à suivre les cours de notre faculté, avec intérét d'abord, puis machi- ualement, et enfin avec ennui.NOUS SENTONS QU'I.YŸ A UN VIDE AUTOUR DIE NOUS.que nous ne sommes plus dans ves milieux réconfortants du collège, où nos maîtres s'intéressaient nous, se dévouaient pour nous, laient avec nous, Ah! les colleges classiques, on peut leur reprocher bien des archaïsmes dans leurs programmes, un enseignement bien superficiel, mais comment ne pas reconnaître le dévouement de leurs professeurs, l'intérét qu'ils nous portaient et leur bonne volonté ! à travails Mais à l'Université nous sommes seuls, complètement laissés à nous-mé- mes.INCONNUS DE NOS PROFES- DIRECTEUR : JULES FOURNIER SEURS, NOUS DIFFÉRENTS, It nous observons un peu, nous nous rendons compte bientôt que nous sommies exploités LEUR SOMMES IN- si de tous côtés et qu'on ne s'intéresse pas à nous.C'est triste ensceigenment pour ha jeunesse étudiante que de voir comment les choses se font chez nous: LES PROFESSEURS NOMMES A CAUSE DE LEUR INFLUENCE POLITIQUE.ou PAR FAVORITISM; les bourses destinées au mérite accordées, avec une dé- tun sinvolture incroyable, PAR FAVORITISME AUSSL / C'est une grande leçon d'égoïsme pour Tous, lorsqu'on crie partout que l\u2019enseignement ici est arriére culté de droit du moins, DES PROFESUSURS, DANS LA CRAINTE DIE RECEVOIR QUEIL- QUES DOLLARS EN MOINS PAR ANNEE, SE CRAMPONNER A LEUR CHAIRIE et s'opposer de toutes leurs forces réformu On .\u2014 dans la fa- DE VOIR à ce qu'on fasse la moindre dans notre s\u2018uccupe enseignement.ue de nous.Pourtant, la génération actuelle est pleine de vie, d'initiative, d'énergie : que.pas ce qui lui man- c'est un guide éclairé, ce sont des y préfère- \u2014\u2014 a C'est ensuite un étudiant en droit, M.AMEDEE MONET : Quatrième question !!!! Que de réformes! que de réformes! que de réformes ! Au point de vue matériel: air pur, local sain, salles de cours aérées, amusements plus variés, plus d'hygiène, et que d'autres cjus- dem farinac\u201d.Au point de vue intelicetuel : Commerce plus intime entre professeurs et ¢leves, causeries et conférences donndes par des confreres.Ft jen passe! Et j'en passe! (Et de quatre?) C'est ensuite Men droit: l'ictor Pager, étudiant c'est à l'université que notre fierté, notre énergie s'émoussent, PAR TA FREQUEN- TATION, L'ENTOURAGE DE BLASES DIS DÉCOURAGES ET OD'AIA- TIHQUES (it de six!) C'est censidte M.Ernest Bertrand (de la méme faculté), qui se contente d'écrire \u2014 tout simplement: Elles (ces réformes déstrables à l\u2019Université) elles sont trop nombreuses pour que je puisse les éntinérer ici, (Et de sept\") * * C'est ensuite M F-G.COFFIN (étudiant eu droit lui aussi), qui déclare: * Au point de vue intellectuel, la réforme la plus importante et la plus impérieuse, si on veut couper le mal à la racine, est de faire disparaître à Laval CETTE INFLUENCE OCCULTE QUI S'INGERE INFATELIBLEMENT DANS LA NOMINATION DES PROFESSEURS.la seconde réforme serait peut-être de ne pas oublier que les jeunes professeurs ne devraient pas être ignorés, leurs idées de l'enseignement s'adapteraient mieux aux besoins de la jeune génération actuelle.Au point de vue matériel, IL Ÿ A TANT DIE CHOSES A FAIRE QUE JE PRE- FERE N'EN POINT (Et de huit\u201d) PARTIR.Et c'est ensuite M.Lagueé.l'Université Laval, qui lui-même s'empêcher de gémir: De l'espace! de l'atmosphère UNIVER- SFPAIRE!.Et de la ficelle pour aller jusqu'au bout de son effort! (ft de neuf) * professeur à ne peut x + Et c'est ensuite M.PAUL MORIN, l'une des gloires du Collège Saint-Marie (ainsi que l'écrivait l'an dernier le R.P.Louis Lalande dans une revue de Nese-York), of Pune des gloires aussi de l'Université Laval: La faculté de droit est la seule section de l\u2019Université dont j'aie pu, pendant trois ans, savourer le mécanisme.Votre question ne m'étant pas posée par le corps.enseignant, je te crois pas avoir le droit de suggérer Ja moindre réforme.dire avec Je puis néanmoins vous quelle tristesse remontent à ma mémoire les souvenirs d'une porte basse où s'engoulffraient quotidiennement nos futurs grands hommes: cette porte s'ouvrait sur une ruelle-\u2014parfaitement !\u2014au long de laquelle fraternisaient, dans d'infevtes poubelles.les détritus d'une pâtisserie grecque et les fioles avariées d\u2019un pharmacien.J'évoque encore un long.sombre et étroit corridor, pollué par ce que M.Arnould appelle \u201cla plus humble des conséquences du tabac\u201d, où flottaient les relents d'une vague gargote et la funiée des pipes, où vibraient les échos d'un argot quelquefois pittoresque.mais souvent\u2014triste à dire\u2014blasphématoi- re.Je me rappelle un asile de lecture où traînaient quelques numéros lacérés de la Presse et de soporifiques quotidiens, un salon\u201d, toujours rigoureusement fermé, et pour obtenir la clef duquel 11 fallait longue C'est là,\u2026je crois, un des défauts les plus graves de notre jeunesse: notre peu de re- cucillement, notre peu d'inclination à l'étude.Au lieu de consacrer nos soirées et nos veillées à l'étude sérieuse et à réfléchir, nous préférons le bruit, les distractions faciles ; à la lumière de notre lampe nous préférons les feux de la rue Sainte-Catherine, Ce défaut dominant de notre jeunesse, avouons- le toutefois, n'est guère combattu à l'Université, c'est-à-dire là où il se manifeste le plus parce qu'il a le plus de chances de le faire.A L'UNIVERSITE LAVAL, NOUS SOMMES SEULS, ET NOUS LE SENTONS.A part quelques rares exceptions, NOS PROFESSEURS NE PORTENT GUERE D'INTERET A NOS FATTS ET GESTES.ILS SE SOUCIENT FORT PEU DE DONNER A NOTRE JEUNESSE LES ENSEIGNEMENTS QUE LEUR A DICTES L'EXPERIENCE DE LA VIE.APRES LEUR COURS DONNES, PEU LEUR IMPORTE DE NOUS LAISSER DANS CETTE CAVE TENE- REUSE ET EXIGUE QUE L'ON A APTISEE l'OMPEUSEMENT : LA MATSON DES ETUDIANTS.(Et de cing!) C\u2019est ensuite M.G.ROBERT (étudiant en droit lui aussi) : Les véritables réformes qui s'imposent sont bien plutôt dans le monde universitaire.Nous n\u2019avons pas peur de la lutte, à notre sortie du collège, bien au contraire; mais ment parlementer avec le cafetier-pipelet.Alors, ayant exprimé les sues de cette atmosphère si sympathique, simplement, uniquement pour ne pas sombrer dans le dégoût, et je l'avoue sans croire manquer au patriotisme, j'aMlais lire et rever sous les érables du \u201ccampus\u201d de l'Université-soeur.(Fit de dix!) * * + Plus indulgent dans les termes.mais non plus aveugle, M.PAUL-EMILE PICITE, autre étudiant, se contente de répondre par cette citation des deux vers de Racine: N\u2019en doutez point, Burrhus : malgré ses [injustices C'est ma mère, et je veux ignorer ses {caprices ! (Et de onze!) * Et c'est ensuite M.CHARLES-EMILE BRUCHEST: .Et quand on pique un peu fort.on attrape la réponse suivante: \u201cAllez voir ailleurs, c\u2019est pas mieux.\u201d\u2014Pardon, il y a quelque différence.A Paris, l'on s'amuse, paraît-il, mais aussi l'on y travaille.Et des amis, revenus d\u2019un stage d\u2019études aifleurs qu\u2019à la Butte Montmartre, ont souvent répété cette parole une peu facile: \u201cQuand on s'amuse par là, on s'amuse; mais quand on travaille, on travaille\u201d, C\u2019est expressif.Prenez Oxford, prenez Harvard, prenez McGill.Quand quelqu'un se mêle de parler en trop bons termes de ces universités, aussitôt il se trouve quelque brave pour ré- * = torquer fièrement: \u201cOui, ce sont des uni- IT est très goûté des jeunes femmes et C'est aux aiment venir palpiter leurs petites complaisent et leurs consciences nuevres des jeunes filles.romans de cet auteur qu'elles er fromir.fumes fragiles s'y se rässtirent de ce qu'il est fort bien pensant.Ou en permet volontiers la lecture aux pensionnaires en vacances.Quelques pages un peu hardies Tart) les tes.(on pardonne cela à sont pudiquement epinglées par mamans les institutrices pruden- C'est toute une affaire pour les jeunes vierges que d'en retirer et d'en remettre Ft quelle délicatesse pour ces enfants de déguster cette littérature plate et fade de qui leur paraît de haut gout! la faveur qui entoure ses livres pour- à l\u2019Académie.On en parle déjà.lour peu qu'il fréquente quelques salons littéraires (celui, par ple, de la duchesse de Rohan), d'y arriver.IT est digne de siéger aux ct adroitement les épingles.de sûreté.rait bien le porter exem- il est sûr M.Henry Bordeaux, romancier ER MONTREAL 72, Rue SAINT-GABRIEL, 72 Téléphone: Main 63566.\u2014 get.C'est une erreur.M.l\u2019aul Bourget est, certes, un détestable écrivain, mais quelques-uns de ses romans (*L\u2019Etape\u201d, Divorce\u201d) gardent une force qui se classera dans le classicisme futur.L'écriture de M.Bordeaux est faite de mauvais goût, de longueur, de platitude et de remplissage.C'est du mauvais Ba- zin (du mauvais Dazin!\u201d).Des livres tels que \u201cLa Peur de Vivre\u201d, \u201cLa Robe de Laine\u201d, \u201cles Roquevillard\u201d, \u201cla Maison\u201d, ete, vont la honte et les déchets de l\u2019art, Rien n'égale la niaiserie des bonshommes qui y sont campés que la banalité écoeurante des idées qu'il leur prête.{aa tradition Dieu n'ont que faire défenseurs tels.Quan«l cette défense assumée par des Maurice Barres et Charles Maurras, par l\u2018rancis Janes et des Paul Claudel, quelle contribution peut y apporter l\u2019oeuvre d\u2019insi- ghnifiance d'un Henry Aux jeunes femmes, aux jeunes filles éprises de romans, je conseille d'ouvrir les Henry et de est des des Bordeaux?M.Paul Pourget = M.Marl\u2019révost et de M.Jean Aicard.Ses veuvres complètes et les leurs forment une jolie bibliothèque pour vieux gâteux et jeunes filles vicieuses.Mais il faut son- ver qu'il serait, là, voisin d'un Henri de Régnier, d'un Maurice Barres, d'un Anatole France.cotés de cel l£t cet éclectisme académique, cette salade du génie et de la platitude littéraire fait vraiment pitié.C\u2019est douter du degré de reconnaissance que l'on peut accorder à ce bon Valentin Con- rart.Quelques-uns des admirateurs de M, Henry Bordeaux vont jusqu'à prétendre qu'il est supérieur en art à M.l\u2019aul Bour- chastes chefs-d'oeuvre dont la littérature française regorge, tels que \"la Princesse de Cleves\u201d de Madame de La Fayette, \u201cDominique\u201d, de Fromentin, \u201cLa Porte létroite\u201d d'André Gide, le merveilleux \u201cJean-Christophe \u201d de Roumain Rolland, ete.Ainsi leur goût de l'action romanesque se conciliera à l'art le plus pur et le plus haut et leurs sentiments y gagneront plus de délicatesse, leur esprit, un certain Or- tement et leur goût, une éducation.LA ROQUE DE ROQUEBRUNE.» Beloeil, avril 1914.\u201cEn bas de Québec\u201d Du Progrès du Golfe: S'il y a des Montréalais intelligents \u2014et ils sont numbreux,\u2014il y en a d'autres qui sont d'une jolie naïveté doublée d'une belle couche d'outrecuidance.Uni journal hebdomadaire de la métropole, fondé tout récemment, trouvait bon, à l'uc- casion d'une polémique avec M.l\u2018erdinand l\u2019aradis, de faire remarquer, pour renforcer son argumentation, que ce monsieur est \u201cd\u2019en-bas de Québec\u201d \u2014Bon! voilà qui classe un homme! Quand on a dit ça, il ne reste plus rien à ajouter.Il est certain qu'il y a dans nos régions, tout comme ailleurs, des gens qui en sont encore a découvrir Amérique: mais il est non moins certain que nos Canadiens \u201cd\u2019en- bas de Québec\u201d sont tout aussi déniaisés, à tout prendre, que le sont les habitants des taudis de la métropole et même la petite bourgeoisie pédante de \u201cMoôrial\u201d, qui ne voit pas plus loin que les scopes, les vues allumées, les p'tits chârs ct le caimmiquiére de la montagne.Tartarin ne connaissait que \u2019l'arascon, dais ces jours heureux où il ne pensait pas encore à illustrer de sa présence le désert ou le Rhigi: mais cela lui suffisait.Les l'artarins ne manquent pas en certain bureau de rédaction, à Montréal, Et ce n\u2019est pas unc visite chez les Teurs qui leur chan- gcra le caractère.J'en connais moi-même, de ces jeunes gens, braves garçons au denreurant, mais qui vous regardent d'un air protecteur \u201cd\u2019en-bas quittes à vous demander des de leurs parents de Saint-Jean s'ils apprennent que vous êtes de quand ils savent que vous venez de Québec\u201d nouvelles Port- Joli, Gaspé.(Et naifs de cette espéce qu'un loustic a pu faire croire que Rimouski est à dix minutes de marche du Labrador et que lui-même a pris ses degrés à l\u2019Université du Gros-Môle.) Au lieu de tant s'en donner et de se persuader que ce sont eux qui font lever le soleil sur les \u2018\u2018provinciaux\u201d d\u2019en-bas de Québec, les petits chantecleres de la métropole feraient bien de regarder ce qui se passe en dedans de leur basse-cour et de se convaincre une bonne fois que le monde ne finit pas où finit leur domaine.\u2014O\u2014\u2014\u2014 Sarclures c\u2019est à des M.X, publiera aussi demain une lettre vuverte cn rapport avec cette enquête.\u201d Cela n'est-il pas humiliant, à Buies, après vos deux pages sur \u201cen rapport avec\u2019?A quoi sert done, à Lusignan, vos remarques si claires concernant cet emploi impropre?Et vous, Fréchette, n'avez-vous pas écrit vingt \u201cCorrigeons-nous\u201d relativement à cette façon de parler?.Et si, après ces noms illustres, il m'était permis de m\u2019apostropher aussi, je dirais: O Sardleur, tu as souvent repris tes contemporains au sujet de cette expression, mais de résultat n\u2019est vraiment pas en rapport avec la peine que tu as prise! Du Bulletin du Parler français.versités où il se fait plus de sports que d'études !\"\u2014>Mais chez nous, c\u2019est bien triste à dire, il ne se fait ni sports ni études, sauf cette année la résurrection du club de hockey.Encore une fois, il ne s\u2019agit pas, dans cette noire critique, .d'une minorité; car \u201ccharité bien ordonnée\u201d Quels sont les sports, à l'Université Laval ?Les caricatures parues dans l'Etudiant, l\u2019an dernier, les ont brillamment illustrés.On joue au billard pour éventrer le tapis vert qui le recouvre, on fait de al lutte dans le corridor enfumé de la Maison des Etudiants, on défonce les chaises du salon.Comme sport en plein air, le jeu de bafle dans la petite ruelle d'à côté.Voilà pour le jour.Et le soir venu ce sont de brillantes parties de cartes, où souvent un jeune étudfant, personne ne me démentira, risque et perd en quelques heures la pension mensuelle que ses parents lui servent au prix de grands sacrifices.Et puis, braves parents, soyez contents an les dames du jeu ne sont au \u2018en carton.Vous faites de suite une économie sensible, dans votre malheur.Je ne parle pas de la question de tempérance, La Ligue Antialcoolique n'a pas fondé une succursale à Laval pour les béètes qui ornent le grand salon, hein ?(Æt de douze!) Et c'est ensuite M.J.-Berchnnans Désy, étudiant en droit, qui écrit froidement : 1V\u2014L'UNIVERSITE Laval?; Pourquoi dire du mal des absents?(Æt de treise!) Treise, chiffre fatal.! Arrétons-nous.ici, s\u2019il vous plaît.«.Et demandons-nous seulement; pour: terr on aurait t pu penser d'Asselin, sil voit \u2018osé, étudiante.MM pe i i 4 3 i j i i H 4 | À miner, demandons-nous, que diable! ce que.À Ez ny rn A id At aT at ot erie Tone eal mao i \u2018 | 1 TTR TINY WT L'ACT ION POUR LES GENS QUI SAVENT LIRE, Les meilleures pages des livres nouveaux Le Bel Arsace H y avait dans la garde du roi Ménélas un jeune soldat sans fortune, mais de bonne famille, qui s'appelait Arsace ct qui était beau.Il avait toujours montré à la reine Hélène le respect le plus exact.Mais, un jour, clle le regarda d'une certaine façon, ct, quoiqu'elle fût novice et maladruite en cette affaire (car jusque-là elle n'avait jamais eu à solliciter les hommes), il Ja comprit fort bien.1! fit très soigneusement tout ce que les amoureux ont coutume de faire en pareil cas, Hélène l'aperçut plusieurs fois errant lu nuit sous ses fenêtres, I lui adressa des vers, qui d'ailleurs n'étaient pas de lui.Ju reine, émue, signala à Ménélas le merite ignoté de ce jeune homme et le fit nonumer capitaine des gardes.Elle qui, méme au plus fort du siège de Troie, avait cu Un très Len sommeil, connut les insomnies, Lilie erut qu'il y avait chez Arsace quelque chose d'unique, à quoi cle devait des detires Inoules « sans quoi clle ne pourrait plus vivre, el elle y pensait sans interruption.Un jour d'été, elle lui dunna un rendez- votls au fond du jardin, dans un cabinet de verdure.l'heure était lumguissante.Ar- sace vint.À demi couchée sur une chaise longue, elle lui demanda =il aimait sa mere: elle lui parla des tristesses de l\u2019existence et de l\u2019indifférence de Ménélas.Tlle crut Ar sace ému, alors qu'il n'était que très en- nuyd, et elle s'ahandonna dans des bras res- pretueux et qui ne lu désiraient point.L'ambitieux captaine des gardes manquait de courage.Ce garçon refusa l'Hé lène de Thésée et Paris, l'Hlélène de la vnerre de Troie.Elec ne comprit pas pourquoi; mais, dès de lendemain, elle le fit des- titüer par son mari, JULES LEMATFERE.(La vivillesse d'Hélène).Jeux d'Afrique \u201cJe n'aimais qui jouer,\u201d nous dit Augustin, en nous racontant ses lointaines annees.Quoi d'étonnant, si cette facile et souple intelligence, qui pénétra sans effort et comme d'instinet la science encyclopédique de son temyss, qui se tronvaît à l'aise au milieu des abstractions les plus ardues, a d'abord conçu le vice comme un jeu?Les amusements des petits Africains d'au- jourd'hui ne sont ni très nombreux, ni très \u2018ariés.Ils n'ont pas l'imagination inventive.Leurs camarades français leur ont, en cela, beaucoup appris.S'ils jouent aux billes, à la marelle, aux barres, c'est à l\u2019imitation des Roumis.l\u2019ourtant, ils sont ex- trémement joueurs.les jeux de hasard surtout les attirent.lls passent des heures entières, couchés à plat ventre dans un coin d'ombre, ils y apportent une intensité, une passion extraordinaire.Toute leur attention y est absorl\u2018r: ils y déploient les ruses de leur esprit précocement délié, si vite en- lizé dans la matière.Augustin, se remémorant les jeux de son enfance, ne nous parle que de noix, de balles et d\u2019oiseaux.Captiver un oiseau, cette chose ailée et brillante, c\u2019est l\u2019envie de tous les enfants dans tous les pays du monde.Mais en Afrique, où les oiseaux abondent, petits et grands les aiment.Dans les cafés maures, dans les plus misérables gourbis, des cages de roseaux toutes bruissantes de pépiements et de battemients d'ailes sont suspendues aux murs.Des cailles, des mer- Jes, des rossignols y sont emprisonnés.Le rossignol, l'oiseau chanteur par excellence, si difficile à apprivoiser, est l'hôte de luxe.l'habitant privilé-ié de ces cages rustiques.Avec la rose, il fait partie essentielle de la poésie arabe.Les bois de I'hagaste étaient pleins de rossignols.Nul doute qu\u2019 Augustin enfant n'ait senti palpiter entre ses mains les petites gorges mélodieuses des oiseaux chanteurs, Ses sermous, ses plus graves traités en ont conservé le souvenir.ll en tire um.témoignage en faveur du Verbe créateur qui a nris partout de la beauté et de l'harmonie.IJans le chant du rossignol.i1 retrouve comme un écho de Ja musique des-mondes.LOUIS BERTRAND.(Saint Augustin.) 5 M.Deschanel Il y a quinze ou vingt ans, une personne \u201c élégante ignorait totalement les hommes po- Parlement n\u2019était qu'un rebut de la société, et les parlementaires, paraît-il, empestaient: les députés de gauche sen- ~taient le vin-bleu, bu'sur lc zinc avec leurs \u201célecteurs; en-outre, ils empoisonnaient l'ail et l'oignon.Ceux.de-droïte, au contraire, litiques.Le \u201d \u2018flebraient\u2018exquisement bon, parfumés qu\u2019ils - étaient ax essences les plus délicates : mais \u201c118 se trouvaient en minorité.En outre, ceux dé gauche avaient des ongles noirs et es pantalons \u2018pochés aux genoux, alors que ceux \u2018de droite, si sympathiques et si intelligents, portaient.des guêtres claires et des ta, à is.subpreiintes; du 0d ps, con: le Pi et les\u2018dämes\u201dde s\u2019at- Mais il n'en est plus ainsi depuis quelque temps.M.Deschanel, le premier, à montré que l'on pouvait à la fois faire figure d'excellent républicain et se présenter dans le monde avec Une tenue décente : c\u2019est un service qu'il a ainsi rendu au régime, et vous avez vu que l'on a failli, pour l'en remer- ii faui savoir reconnaître sans faute, sur les images, cette physionomie nationale, MARCEL BOULENGER.(Cours de Viv Parisienne à l'usage des litrangers.) ctier, le tivmmier chief de Vista Un Ménage Bourgeois M.Moraund-Fargueil était conseiller d'I£- tat.I avait reçu la meilleure éducation classique ct obtenu des prix au collège.1 savait encore un peu de grec, pas mal de latin, ne disait ni Je n'en rappelle, ni Je vous cause, ne faisait jamais de fautes d'orthographe.ll parlait plus volomtier le langage de la honne compagnie que celui des cabarets de Montmartre.I ne rougissait pas d'être bien élevé et même distingué.Mme Morand-lFargucil s'appelait simplement Marie, Elle ne se permettait, de loin HA don, certaines libertés d'allures ou de proyos que pour ne paraître point bégue.nle.Quand elle disait qu'elle avait flirté toute lu 72- Téléphone: Main 3356._ Qo em PAGES DE POLEMIQUE Tablettes de Pangloss C'est nous qu'on est les princes, viennent de déclarer une fois de plus nos bons députés.Hs Tont même déclaré à un fournisseur mal intentionné, qui avait le tort de leur réclumer quelque argent.Ce fournisseur, M.Buquet, est architee- te.Kn cette qualité.on lui a demandé d'étudier quelques travaux.qui auraient pour conséquence la reconstruction du Bourbon, Palais- ll exécuta les travaux, puis en- vova sa note.11 fut très mal reçu et les représentants de nos parlementaires décla- rerent qu'on ne lui donnerait rien.Jusqu'ici rien d'étonnant.Mais, ce qui est admirable, ve sont les motifs qu'\u2019alléguê- rent nos Honorables pous ne pas paver.lisez plutôt les conclusions que M.Charles Robert déposa en leur nom : Attendu que la Chambre des députés est oant corps souverain qui, avec le Sénat, constitue le pouvoir législatif, dont les ae- tes n'ont pas le caractère d'actes administratifs mais d'actes d'autorité parlementaire quine sauraient être soumis à la juridiction administrative; Que si ute action, engagée devant un tribunal administratif contre la questure de lune des Chambres, triomphait.faute d'argent pour payer, le dernier mot resterait encore aux Chambres: Qu'en conséquence, l'intérêt des partis comme la dignité des Chambres sont d\u2019accord pour écarter la compétence de toute juridiction étrangère.Vous entendez bien le raisonnement.\u2014-La raison que nous alléguons, disent- il-, pour ne payer point, ce n'est ni la mau- Valse exécution des travaux, ni un vice de forme, ni d'ailleurs aucune exception quelconque au.sujet de la commande elle-même.Non, ces travaux, nous les avons récHement commandés, ils ont été honnêtement exéeu- tés.Cependant nous ne paierons rien tout de même, et cela pour cette raison péremptoire que nous, c\u2019est nous.\u201cOr, nous faisons les lois, nous décidons du juste et de l'injuste.S'il nous plait done le décider, en l'occurrence, qu'il ny a pas lieu pour nous de payer.personne n'a rien à dire.Nous avons prononcé, du haut de notre autorité souveraine.\u201cD'autant que la collectivité que nous représentons n'a pas de fonds disponibles, Nous savons bien que, pour en obtenir, il nous suffirait de voter une loi.les contribuables acquitteraient, une fois de plus, les dépenses que nous aurions engagées el nous aurions tort en somme de nous faire là-dessus des serupules.Qu'est-ce, en somme, que leur faire payer une seule fois soixante-quinze mille francs pour nous tous, alors qu'ils paient déjà bénévolement, chaque année, quinze mille franes pour chacun dé nous?\u201cPourtant, aujourd'hui, il ne nous plait pas de leur infliger cette charge, Cela se conçoit assez facilement: les quinze mille francs, c'est nous qui les touchons, tandis que les soixante-cinq mille, ce ne serait qu'un architecte.\u201cAu surplus, puisqu'il nous faudrait voter une loi pour la peyer, n'est-il pas tout aussi simple de voter une loi en vertu de laquelle nous déciderions que les parlementaires, par faveur spéciale, n'ont plus à rétribuer leurs architectes ?\u201cSans doute, le grand Frérérie jadis ne se crut pas le droit de déposséder le meunier de Sans-Souci, mais le grand Frédéric n\u2019était qu'un pauvre monarque absolu.l'oin du grand Frédéric! \u201cD'ailleurs, il avait pour s\u2019incliner une excuse : on lui avait dit qu'il y avait des juges à Berlin.Ms ne peuvent pas être partout.Du moment qu\u2019ils sont à Berlin, ne les cherchons pas à Paris.\u201d De l\u2019Oeuvre.dre Les meilleures|pages livres nouveaux (Suite de la deuxième page.) miers.articles de critique sur Renan et sur Georges Ohnet, qui faisait un tapage énorme.Toute la jeunesse lettrée saluait la renaissance d'un genre et d'une objectivité qui semblaient avoir disparu avec Sain- te-Beuve, la pointe brillante d'une ironie souple comme une épée.Mon père était féru de Lemaitre.Dès qu\u2019il le voyait entrer, il l\u2019accucillait par une exclamation oN Cabin RMN ie.- L'ACTION amicale, un rire admiratif, et leurs sens du comique s'accordaient autant que leurs sérieux.A Louis-le-Grand, où les vétérans de rhétorique et de philosophie étaient nombreux, le suscès de cette première série des Contemporains dépassait tout.Profeseurs, maitres d'études, élèves, les savaient par coeur, Ceux qui n'ont pas été dans l'Université à ce Moment ne peuvent se rendre compte de la rapidté avec laquelle le feu flamba.C'est qu'aussi le monde des lettres, assourdi par le tapage obscène de Zola.et celui des théâtres, qu'accaparaient les mélos pseudo-historiques de Sardou et les paradoxes Dumas fils, avait grand besoin d'un classifrateur, d'un ordonnateur.d'un rentetteur au point.La voix claire et prenante de lemiitre rap- C'était Elle railia les gens de goût, désemparés et submergés par une production médiocre.LEON (fantômes et Vivants.sentimentalo-mondains de peliit ses compatriotes au bon sens.une cloche de grande allure.DAUDET.Un concert dont on parlera Les Cièves de M.Mfred Laliberte donneront le lundi, À mai prochain, dans la site des spectacles du \"YM.CAC un concert auquel on prédit le plus grand SUCCÈE, Cette soirée s'ouvrira à 8 heures précises.En voici le programme: {Variations sur le thème CAbegg) KR.Schuman Mile ALICE HUOT.2.Rigoletto (paraphrase) Verdi-liszt Miss HELENA WILSON 3 Chant funchre (Dirgey C.Sinding Miss HELENA WILSON Lo Etude de concert Glazounow Miss EVELYN MILETTE 3.Sonate ter mouvement) À.MHe CLÉMENCE PERRON tb.ut llégie S, Rachimaninoif ba Deux préludes, IY.Blumenfeld Mile JULTETTE PAYIETTE T= Yur mer Etude) I.Dumenield Miss FRANCES CHISHOLM S.\u2014D'olonaise J.Mile CLARA S.\u2014Cantique d'amour Miss ELLEN LANG 10.\u2014Révélation (No 1) Schulz Ebler Mlle MARGUERITE DESMARAIS HI.Impromptu Paderewsky BOUCHER variations) 14.Schubert Mille ANTONINE MANTIIA (en t2.\u2014-a) l\u2019olonaise-fantaisie, b) Valse (parapirase) Strauss-Schutt Mle EVAN BEAUCIHHININ I.Chapin Longo KF.Liszt 13.\u2014a ) Rhapsodie (No 1) b) Caprice espagno.J.Brahms AL.Mokowsky Mrs.1.J.HODGSON 14\u2014a) Variations sur un thème polonais A.Leacow b) Ballade (No 2), JF, Liszt Mlle GABRIELLE ATTARD 15 -Polonaise (No 2) I.Liszt Madame J.-A.JARRY = CHRONIQUE Sur l\u2019état \u2018d\u2019être heureux à la campagne Jai fait parfois ce réve étrange et pénétrant de quitter le soir men bureau et l'asphalte fondant de la rue Saint-Jacques pour prendre de train et voyager.Oh! je ne vais pas loin, car mon train me dépose dans tine coquette petite station, un quart d'heure à peine après que je l'ai pris.Je suis lentement un chemin ombreux, qui traverse avec des méandres gracieux de vertes prairies et des champs bien eul- tivés, j'arrive à une barrière que bordent dus aubépines et des rosiers sauvages, et Je l'ouvre.Des deux côtés un jar- in: à droite les fleurs et à gauche les légumes, Dans les fleurs j'ai des ocillets, des gérantums, des pivoines, des pensées, des dalhias, des héliotropes, enfin mille et une fleurs.Du côté potager, les immenses feuilles vertes cachent mal mes petits melons déjà très présentables, et ma salade toute jeune forme un carré vert tendre encadré du vert foncé du persil, Voici des betteraves qui promettent et ces tomates rougissent sans honte sous les regards du soleil d'été, \u2014 Aimez-vous ve bosquet, où grimpent clématites 7 Je l'ai construit moi-mênie avec de vieux bardeaux que HA.iCs cache la vigne sauvage.ux Nos elles ?Tarif modéré C'est ici que nous prenons le café les soirs d'été et que même nous soupons.\u2014 Après souper, je vous ferai voir mon gou- lailler, qui est magnifique, et mes poules, qui pondent à ravir.Tenez, la grosse grise, que vous apercevez là-bas avec sa petite famille de poussins, m'a rapporté dix douzaines le printemps dernier.\u2014 Hein, vous dites?Non, je n\u2019ai pas payé cette petite ferme très cher; je l'ai eue pour un prix ridiculement bas, alors qu\u2019elle était, je puis bien vous le dire, dans un était pitoyable.Seulement, voilà, j'ai su l'améliorer et j'ai su la cultiver! Ces légu- Mes que vous avez admirés, ces fleurs devant lesquelles je vous voyais tout à l'heure en contemplation, ne sont pas venus toutes seules, ni les uns ni les autres.ll a fallu que je les sème ou que je les plante, que je les arrose, que je les sarcle.Et tout d\u2019abord \u2014 le plus important de tout \u2014 il m'a fallu trouver, pour assurer le succès futur de mon potager et de man jardin, des plantes de première qualité, de premier choix.J'éprouvais à ce sujet le plus grand cmbarras et, après avoir inutilement consulté marchands, j'étais sur le point de renoncer à mon entreprise, lorsqu'un jour mes yeux tombèrent par le plus grand des hasards, au cours d'une promenade, sur l'enseigne de M.Hector- |.Dérv, marchand de grains, 21-oucst rue Notre-Dame.Or, vous savez aussi bien que moi que personne à Montréal ne possède un assortiment comparable en fait de plants et graines de semences.C'est de là que viennent toutes ces merveilles, des graines divers N.-1\u2014Ne pas oublier de demander à M.Déry son catalogue illustré pour 1914, \u201cnvové gratuitement sur réception d\u2019une simple carte postale, TITCTOR-L.DE- RY, 21-ouest, rue Notre-Dame, 21-ouest.amis de l\u2019\u201cAction\u2019\u2019 et ee GPO ree ne = Aimez-vous notre journal ?idées vous plaisent- Il n'est pas de plus efficace moyen de nous encourager que de nous confier VOS IMPRESSIONS Travail de premier ordre DEMANDEZ \u2018\u201cL\u2019Action\u201d Téléphone : Main 5356 NOS PRIX Rue Saint-Gabriel, 72 JA f PT MAIL] ay KL ls LE q Om LES BIERES DOW sont loules embouleillées a la Brasserie Les Bléres Dow apportent au consommateur le metlleur malt d'orge et le moflleur jus de houblon parfaitement combinés et parfaitement conditionnés.Les Bières \u201cDow\u201d ont toujours détenu les records de l'excellence et celles qu'on vend actuellement sont si possible meilleures encore que celles qui ont dans le passé établi leur haute réputation.Vous aurez un vrai régal quand vous en boirez.Dans les principaux clubs et cafés partout au Canada, la blère \u201cDOW\u201d à Capsule Jaune est de- mundée quand on veut ce qu'il y a de mieux.EN VENTE PARTOUT The National Breweries, Limited ey EE ess ee me SE IT af à ra ta Sf 13 L\u2019ACTION er er re eet tr re \u2014\u2014 - | \"loro a \u2014 PAGES D'ACTUALITÉ ° .= enregis rer es evenements du jour me Ligue des droits du français En vente aux 9 »__ga|Ce la veille.Il faut parfois un ctfon bureaux de 1 Action se rappeler tel fait qui ne re pour Les raisons du Momotombo ss : aux rapper (a a qui ne vont ln loignés, par Liste d\u2019expressions pour le commerce et l\u2019industrie .Nos Amis les Québecquois, album de |cOntre, sont incrustés profondément dang | i caricatures.Dessins de Ch.HUARD, |hemorre.Ils sont là, dans leur coin, com.Le baptème des volcans est un ancien LL © ; adaptés aux moeurs de Québec.Couver-| Me de trés anciens locataires dans une mai.Usage qui remonte aux premiers temps Quincaillerie et Ferronnerie ture en couleurs de Charlebois.Préface |*°\" familière.de la conquête.\u2019l'ous les cratères du Ex .Lo Expressions Correcles de Jules Fournier.25 cents.D' Te ; i Nicaragua furent alors sanctifiés, à l\u2019ex- Eapressions Fautives zx pressions cee Edition de luxe .$1.00 aucuns se sont peut-être Imaging que ception du Mumotombo, d'où l\u2019on ne vit| Net, netting o.oo.Filet; treillis; grillage.Souvenirs de Prison, par JULES FOUR- 103 redacieurs de l'Action Vivent d'amour jamtitis revenir les religieuses qui étaient Net de broche.o.oo iL.Toile métallique ; cloture-treillage ;INIER, Préface d\u2019Olivar Asselin, 25 ap ate: Rien ot plus faux.Ils chargés d'aller y planter la croix.treillage métallique.cents.Tédition de luxe .$1.00 n\u2019ont pas De es \u201ca vie.Quang ils SQCUIER.\u201cVoyage dans l\u2019Amérique| Nut oo oo iii a ana ee Ecrou.A Quebec View of Canadian Nationa- des discours ou des mé aire, ils rédigent du Sud.\u201d .0° .lism, par OLIVAR ASSELIN.25 cents.MEMOIres pour les au.Oeil (de vis, de crochet) .Ocillet.tres, font de la * i ë Rapport: sur l'Immigration française res, font de la traduction ou préparent des Trouvenl les trembiements de terre trop fréquents, l'an (ang) 22201000 ee aa sa eee Tl'errine; bassin; bassine.et belge, par OLIVAR ASSELIN.25 at élevé ane Leur tari fes rois d'Isspagne unt fait baptiser les volcans Pan d'un fusil o.oo.ooo, Bassinet, cents.+ ble Avez-vous besoin d'eux?2 re Dia royaume qu'ils ont en dessous de la sphere; l\u2019oot pan .0.414421 e a aa sa ae Jain de pieds.rue Saint-Gabriel, 72, \u2014 Téléphe Wi Joes volcans n'ont rien dit ct se sont laissé inire, Warming PAA eet eee ee ee Bassinoire.5356 TT phone: Main l£t le Momotumbo lui seul n'a pas voulu.l'apier sablé L LL 00 220 aan Papier de verre.pe Plus d'un prêétre en surplis, par le saint-père élu, Pierre d'éponge 1 ooo, Pierre ponce.em \u2014 Portant le sacrement que l'eglise administre, l'ipe en fer, en plomb .1120004020000 Tuyau; boyau; calorifère; radiateur.L'ACTION est publié par Jules L'oeil au ciel, à monté la montagne sinistre ; Plus on avance dans la vie, plus les sou- Fournier, tous les samedis, à Montréa! Beaucoup y sont allés, pas un n'est revenu.Bout de pipe (tube métallique adapté venirs du jeune âge deviennent nets ot chers.Adresse pour la police: rue Saint-Gabrie] À à l'extrémité d\u2019un boyau d'incendie) lance.En vicillissant le cerveau est moins apte à 72.O vieux Momotombo, colosse chauve et nu, \u201cfa pipe a bosté\u201d.000000000000 Le tuyau a éclaté.Qui songes pres des mers, et fais de ton cratère Maine (outil de menuisier) ee Plane.more \u2014- \u2014 Une tiare d'ombre et de flamme à la terre, Plumbago «ooo eee a es ee Plombagine (substance minérale noirä- l'ourquoi, lorsqu'à ton seuil terrible nous frappons, tre).Théâtre Canadien - Francais Ne veux-tu pas du Dieu qu'on t'apporte?Réponds.B02 1 RATÉ ae em ee he mabe se cit, 2 A l'ôle (pièce de buis ou de fer servant à Semaine du 27 avril 1914 [a montagne interrompt son crachement de lave, soutenir les rideaux) ooo.T'ringle.lt le Monotombu répond d'une voix grave: l\u2019ouvoir électrique, pouvoir à gaz; pou- L U CI E N BOY E R pe tn ie me 202 4 12 ee CE Trail ee S1 VOTE Moteur électrique, moteur à gaz; géné- ~\u2014Je n'aimais pas beaucoup le dieu qu'on à chassé.rateur.et ses collaborateurs let avare cachait de l'or dans un fossé; H mangeait de la chair humaine; ses miächoires Punch ©.ooo Poinçon; emporte-pièce; chasse-pointe ; détuient de pourriture et de sang toutes noires ; chasse-clou.4 Son auntre était un porche au farouche carreau, T H E AT R E N AT i O N AL Temple sépulere orné d'un pontife bourreau : Reel (instrument sur lequel on enroule le Des squelettes riaient sous ses pieds ; les écuelles cable d'acier, le fil de fer, cte.).Dévidoir; touret; bobine.Semaine du 27 avril 1914 Ou cet etre buvait le meurtre étaient cruelles ; Réfrigérateur (ang.refrigerator).\u2026.\u2026.Réfrigérant; glacière.Ce 9 99 Sourd, diiforme, il avait des serpents au poignet: : L A i G L OO N Toujours cutre ses dents un cadavre saignait : Safe etat tata sean Coffre-fort.Ce spectre nuircissait le firmament sublime.SCTAPET LL ee eee te tee eee eee en Grattoir; sarcloir; râcloir.en 6 actes, par ROSTAND J'en grondais quelquefois au fond de mon abime.SCPEW LL eee a aa eee ta eee eee ane een ee Vis.Aussi, quand sont venus, fiers sur les flots tremblants, Wet eee ea ee see se ana a es Jeu; service; nécessaire, etc.Lt du côté d'où vient le jour, des hommes blancs, douse Nécessaire; assortiment d'outils; ou- Je les ai bien reçus, trouvant que c'était sage.tilage; coffre d'outils, L'âme a certainement la couleur du visage, \u201cde broches à tricoter o.oo Jeu d'aiguilles à tricoter.Disais-je, l'homme blanc, c'est comme le ciel bleu : \" de poids (pour balance) LL Série, jeu de poids.NS let le dieu de ceux-ci doit être un très bon dieu.* de poulies 111000002000 aan aa es Garnitures de poulies; groupe le pou- ; UN On ne le verra point de aneurtres se repaître.\u2014 lies.N OUBLIEZ PAS J'étais content; j'avais horreur de l'ancien prêtre.* de plaques (électricité) .20200006 Bloc de plaques.Mais quand j'ai vu comment travaille le nouveau, Code SPINES LL ee Faisceau, série, paquet de ressorts.que notre artiste photographe, Quand j'ai vu flamboyer.ciel juste! à mon niveau, Code pentures LLL eee l'aire de pentures.Cette torche lugubre, âpre, jamais éteinte, * de tarauds 1 22022012 s case nee» Jeu de tarauds.J.N.LA p R E S Sotubre, que vous nonmmez l'Inquisition sainte ; \u2018 d'instruments à dessein .2000000000 Boite de compas; cassette; pochette .\u2018 Quand j'ai pu voir comment T'orquemada s'y prend de compas; boîte à dessin.fondateur de la maison + Pour dissiper la nuit du sauvage ignorant.\"de cheminée PT TT TS Garniture de Cheminde.Lapres ot Lavergne;a LA Comment il civilise, et de quelle manière ; (de cuisine .2202020224 ea aa 0e atterie de Cuisine.3 li ~~ J Le saint-office enseigne ct fait de la lumière; \u2018 de couteaux Ce eee Coutellerie.; alSSe son ancien ate ler, Quand J'ai vu dans Lima d'affrenx géants d'osier, c 4 dépecer Torrone nerve : epecer.coin Ontario, et a main- \u2014_\u2014 Pleins d'enfants, pétiller sur un large brasier, \u201c de foy CF mre arniture \u20ac foyer., tenant son nouvel atelier A Et le feu dévorer la vie, et les fumdes de diamants, de perfes .o.oo.l\u2019arure, garniture de diamants, de per- 7\u201d Se tordre sur le sein des femmes allumées ; les au N 4 60 Z Quand je me suis senti parfois presque étoufié \u2019 7 de salon, de chambre à coucher.Ameublement, meubles de salon, de 0 \u2019 \u2019 Par l'âcre odeur qui sort de votre autodafé, ; chambre 5 coucher.RUE SAINT-DENIS Moi qui ne brûlais rien que l'ombre en ma fournaise, : de marchandises La ea aa a ess ane Assortiment de marchandises.J'ai pensé que j'avais eu tort d'être bien aise : ; de vaisselle La LA A a dd a ea aa eue ne Service de vaisselle.ANGLE DE LA RUE J'ai regardé de près le dieu de l'étranger, ; de pUptre Ecritoire, lit j'ai dit: \u2014 Ce n\u2019est pas la peine de changer.de toilette .1002010004 a aan» Toilette; garniture de toilette.SHERBROOKE.VICTOR HUGO.Du Bulletin du Parler francais.= \u2014 ms /=ve DEMANDEZ LES 7 WP N= 7 SN MIE ET eZ NINN \u2014 = Nz FINN, Ve : CIGARETTES EGYPTIENNES 4/8 3 Vi NU, 3 Yi y ppm To TOE \u201c2A / es 1 LE CS ay Az = ro pe SS : mere dE 3 Zins.: as à Ay Se dN Te y ity Le Ca, fish A * +, = AN S NN Lire y co i A i Ahi tre \u2014 wi Bi Meme PRs "]
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