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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 30 mai 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1914-05-30, Collections de BAnQ.

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[" 4me ANNEE\u2014No 164.\u2014 LE NUMERO: CINQ SOUS, PAR AN: DEUX DOLLARS, LA TOUS LES SAMEDIS Toumbe déssus! Kscrasas lous | (CYRANO) 30+-MAI 1014; Un fonctionnaire provincial, préposé à la dirvetion des émigrés, nous donne la raison travail qu'il y a encore à Montréal malgré la reprise des travaux en plein air.Dans toutes villes et communes d'Ontario le principe de- l'assistance pules blique est aderis; partout la municipalité se reconnaît l'obligation de venir en aide aux nécessiteux.Mais il y a secours et sçeours.Par exemple, la ville ou la commune peut loger et nourrir les nécessiteux, et alors, pour une famille de cing person | pes elle ne s'en tire pas à moins de $7 u nombre extraordinaire de sans-, vées, on a livré à d'autres matériaux un \u2014 l'asphalte DIRECTEUR : tT MONTREAL - =, FC A JULES FOURNIER Timon: Main 5350,\u201d rie, Asphalte et Granit.De temps à autre, devant des protestations trop bien moti- bout de rue, un coin de place publique, mais presque toujours dans des conditions qui rendaient virtuellement l\u2019épreuve _illusoire\u2014 comme de mettre dans des rues de gros roulage, aménagées sur d'anciens cloaques, des pavages destinés à la petite circulation, et qui, bien em- pPloyés, auraient pu, par leur bon marché et par leurs qualités naturelles, faire à une concurrence dangereuse.Aujourd'hui le règne de la trinité Gra- nit-Scorie-Asphalte est fermement si ple, en demandant des soumissions chaque fois qu'il y a plus qu'un terrain dis- punible, \u2014 nul n'y contredit.Mais que les commissaires refusent d'établir des places de jeux parce que leurs prédécesseurs cn ont acheté, c'est tout simplement absurde.Quant à l'argument que le budget est pris par autre chose, c\u2019est comme si l'on disait qu\u2019on va se priver de boire parce qu\u2019on a besoin de manger.ou vice versa.Dans des quartiers comme Saint-Denis et Ville-Emard, d\u2019un peuplement si rapide et si intense, la meilleure économie, comme la plus grande sagcsse administrative, c'est encore d'acheter dés Mode d'achat des terrains, \u2014 par exem- pas invariablement à un champ de cail-| loux ou à un dépotoir.FU ceel nramène à dire que la réforme préalable, celle qui devrait précéder toutes les autres, ce serait encore de faire lire le dictionnaire aux commissaires.aux echevins, aux fonctionnaires, pour leur apprendre ce que c'est qu'une \u201cavenue,\u201d une \u201crue\u201d, un \u201cboulevard\u201d, une \u201cimpas- un square\u201d.une \u201cplace\u201d, une YUAN \" un \u201cpare\u201d, un \u201cjardin\u201d, esplanade\u201d.Quand ces Messieurs sauraient qu'une \u201cavenue\u201d est par essence une voie urbaine qui mène quelque part, ils auraient peut-être l'idée de mettre quelque chose an bom de ces nombreuses \u201cavenues\u201d maintenant, et aux prix actuels, les terrains dont il est mathématiquement certain que le publie, d'ici à quelques au- Hees, Ne pourra se passer.(ville, ne muènent nulle part.À défant de qui, dans notre quoi ils pourraient encore changer nos \u201cavenues\u201d en rues\u201d, tout simplement.l'étranger qui se risque à nous crisi- Cinq ans de prison pour Tel était le jugement porté par M.le juge Lange- par ~emaine, \u2014 où elle peut les expédier consolidé à l\u2019Hôtel de Ville qu\u2019il n'y a à ses frais sur quelque point du territoire pas de travaux de voirie pour quiconque oft ai ont plus de chances de trouver à ou M.Hébert a l'intelligence vive.rapide.: MHC quer ne sait jamais à quelles avanies 1 et une colussale puissance de travail s'expose.Quelquefois même \u2014 comme (Du Daily Mail du mardi 19 mai) avoir volé quatre poulets lier contre Joseph Grasson.-Mais celui-ci réussit à faire casser cette décision ; il est maintenant en liberté, après avoir passé un mois en prison.-II n\u2019est pas long à quitter la livrée du bagne gagner leur vie.Or, un arrangement avec l'administration des chemins de fer leur permet d'acheter des billets d'assistance pour n'importe quel point du ré- \u201ceut, à raison d'un demi-sou du mille ; soit, pour l'envoi d'une famille de Corn-!le piastres.D'où vient ce val, Brockville où Toronto à Montréal nne dépense de trois à cinq piastres y compris les provisions de bouche, en sup- prsant les enfants âgés de 12, 8 et 4 ans respectivement.On voit tout de suite jourquei les municipalités ontariennes n'hésitent pas entre l'alternative de nour rir leurs sans-travail et celle d'en faire cadeau à M.Martin\u2014c'est-à-dire à Montreal.Le fonetionnaire en question se fait | Brunet, prévoyant la retraite prochaine ne s'appelle pas Lawrence (Scorie) Rodolphe Brunet (Asphalte) ; qu'au contraire il suffit de s\u2019appeler Scorie-Law- rien ne prouve qu'il ne fera pas un excellent administrateur.Conseillons-lui seu- rence ou Asphalte-Brunet pour avoir pans soumission, sur l'avis des ingénieurs, des adjudications de cent à trois cent mil- monopole ?; D'où vient cette tyrannie?M.Rodolphe de M.Janin, \u2014 de M.Janin qui a toujours eu pour son asphalte un coeur de père, \u2014 s'est demené comme un diable pour faire nommer l'héritier présomptii M.Paul Mercier, qui de fait a été noms mé.M.Mercier aura-t-il le courage de rompre avec la tradition établie par ses prédécesseurs, et qui a coûté si cher à la Ville?On préfèrera-t-il consolider encore, \u201cCeci doit se faire\u201d.\u2014 \"Ceci ne doit pas se faire\u201d.\u2014 \"Ce est sage\u201d.\u2014 \u201cCeci est insensé.\u201d Avant de rendre ces juges ments sans appel, qu'il attende d'avoir cu le temps de bien étudier la situation.* te: «x * *# Un des services que les Commissaires peuvent rendre à la Ville, à l'heure actuelle, c'est de travailler un .of lement de ne jamais prononcer trop vi- cela s'est vu pour le livre de M.Arnould | Ce soût nos esprits soi-disant supérieurs qui s\u2018insurgent contre la critique, mème la plus bénigne, de nos défauts les plus manifestes.Commençons done par reconnaitre que la terminologie de notre voirie municipale, comme le vocabulaire de nos enseignes commerciales, nous place pour la connaissance du français voire, pour le simple bon sens, au-dessous i .pes .des nègres d'Haïti ou de Saint-Domingue peu à sons Si MM.Martin, Côté, Hébert, Macl)de- embellissement.nald et \\iney voulaient faire plaisir aux Chez nos bourgeois, -\u2014 commissaires SN [NE hommes intelligents quil y a échevins et autres, \u2014 on entend généra-, * Montréal, ils demanderaient à un archi- lement, par \u201cl'embellissement*de Mont- (éete paysaztste de France comment em.réal, le fait d'aligner au cordeau, à angle bellir notre ville avec les ressources bud- Condamné par M.le juge Langelier à une période d'emprisonnement excédant (de beaucoup Li peine prévue par le code, | {Joseph Grasson n'est cependant pus resté {longtemps victime d'une erreur judiciaire.! (lêtt raison du délit qu'il avait commis, | Grasson était passible d\u2019une amende de $20 ou d'un emprisonnement d\u2019un mois.Le voyant condamner à cinq ans, son avocat, M.A.T'aschereau, se hata de chercher remède à l'injustice qui frappait son client.Des procédures amenaient bientot celui-ci devant M.le juge Laver- gne.S'étant présenté à l'honorable ma gistrat dans le costume rayé des détenus il devait sortir de cette entrevue, un prevu par l'article 370 du code pénal, lequel article fixe à une amende maxima de $20 ou à un mois de prison, avec Lra- vaux forcés, la peine applicable, à Ja suite d'un premier délit, \u201cà quiconque aura volé un chien, un oiseau ou tout autre animal domestique\u201d.Avant déjà passé un mois en prison, tirasson demandait, par le ministère de son avocat, à être remis en liberté.Ce fut M.le juge Lavergne qui eut à decider si M.Langelier\u2019 avait ou non, en l'espèce, outrepassé ses pouvoirs.I! n'hésita pas à remettre Grasson en liberté.Hone restait plus à celui-ci, pour parler comme M.J.-C.Walsh, C.R,, qu'à \u2018\u201crevé- fort de prouver que les deux-tiers des sans-travail qui fourmillent à l'heure actuelle sur nos places publiques nous sont venus de cette façon, à la suite des promesses de M.Martin.Voilà, pour la direction de l\u2019Assistance municipale, un sujet d'enquéte tout trouve par son autorité, le monopole de Lawrence, de Rodolphe Brunet?De M.Saint-George et de M.Barlow la pitié due aux morts nous dispense de rien dire, malgré tout le mal qu\u2019ils ont fait à la Ville.Quant à M.Janin, ne serait-il pas temps que ses titres fussent serutés sérieusement?Est-il ingénieur et de quelle école?Ou blen est-il, comme on l'a souvent affirmé, un simple contremaître de la Ville de Paris qui s'est élevé à son poste actuel par la crédulité des autres et par son bagour ?Le \u201cHerald\u201d.les tribunaux, Cette affaire ira-t-elle jus-Javant de passer aux mains de M.Gra- No- ham, posa la question sous une autre for- tons seulement que la plainte est déposée me, et elle est restée sans réponse.M.par un particulier, et que c\u2019est, de la part Janin peut avoir certaines rptions prati- des pouvoirs publics, un véritable encou-'qnes de génie civil, nous n\u2019en savons rien.ragement à la malversation que de laisser |! serait tout de même assez raide qu'un aux seuls particuliers l'initiative de pa-' simple contre-maitre pat dire aux 700,000 reilles poursuites, avec tous les ennuis, habitants de Montréal qu\u2019ils seront sem- tous les frais qu'elles entraînent pour les ;vternellement \u201cpavés\u201d par Lawrence ou plaignants.Si la loi ne permet pas au Prunet, ct au prix fixé par ces messieurs.procureur-général d'intervenir d'office, Les anciens commissaires se sont cont sinon dans tous les cas de notoriété pu-' plaisamment laissé abuser par M.Janin, blique, au moins dans les cas établis par au profit de Lawrence et de Brunet: si x * # A propos d'enquêtes, 41 est enfin sorti quelque chose de celle du juge Fortin, sous forme d'une accusation de parjure portée contre l\u2019ex-échevin Judge devant qu'au bout.nous n\u2019en savons rien.des enquêtes quasi-judiciaires, la loi de- ies nouveaux s'avisaient de se rensci- vrait etre changée.L'impression qui res gner!.sort de l'état de choses actuel, c\u2019est que, .« © le procureur-général malversateurs, pactise avec les Nous comprenons que M, Gouin ait des mansuétudes particulières pour un Bérard, mais quand il s'agit d'en pauvre diable de Judge, qui au fond vest que Giudice.Un autre point su iequel les commissaires feraient bien de \"prendre garde, s'est les achats de terrains.Le commissaire compétent, M.Hébert, déclare en même temps que la Ville n\u2019a p'us besoin | de vares ni de places de jeux, et que ia Vite doit absolument acheter à $4.00 du pied, pour un garage, certain terrain au square Papineau, et ,s d'autres.Il n'est pas :ûr que ce terrain soit trop cher à $#4.00 du pied: le gouvernement provin- via! refusa #3.95 de \u2018emplacement de la vieiile prison, il y a Jeux ans, et dans ce quartier la propriété r\u2019a pas perdu de valeur, au contraire.I! y a toutefois place pour une divergence d'opinions.11 est surtout permis de se demander si 'emplacement est bien le meilleur, et pcurquoi M Hébert.si favorable à l'achat d'un terrain de $150,000 (c'est en effet le prix total) quas.« il s'agit d\u2019un garage, est si opposé aux zchats de terrains quand il s\u2019agit par exemple, de places de jeux.* * * Sur la recommandation des Commissaires, la Ville vient d'acheter mille tonnes de mastie d'asphalte à M.Rodolphe Brunet au prix de $14 la tonne, malgré une offre de $18.Le mastic de M.Brunet est tellement supérieur, paraît-il.H en est notoirement des rapports d'in- génieurs-experts comme de la statistique : il v a peu de choses qu'on ne puisse leur faire dire.I! se peut aussi que l\u2019article de M.Brunet soit véritablement incomparable.quoique la complaisance qu\u2019une enquête quasi-judiciaire a démontré qu\u2019avaient pour lui certains fonctionnaires municipaux, justifie sur ce point quelque scepticisme, , .Ty \u201cGazette\u201d rapporviait mercredi qua | Verdun le conseil municipal est foncé de prendre des mesures pour empêcher les «nfants de jouer à la balle dans les rues ; que même la police, dans ce populeux Cu, faubourg, ne croit pas devoir sévir con- STCs immenses depuis quelques années tre une pratique apparemment rendue in- dans ic monde entier.Aux Etats-Unis évitable par le manque de places de seulement il v a aujourd\u2019hui en usage dix jeux.M.Hébert ne voudrait certaine- Ce que l\u2019on sait \u2014 et de façon indéniable, \u2014 c\u2019est que le Granit.la Scorie et PAsphalte sont plus que jamais les \u201cboss\u201d, à l'Hôtel de Ville.La science du pavage a fait des pro- espèces de pavage qui n'existaient pas il ment pas que ce qui se passe à Verdun arri- ÿ À quinze ans.Et chacun est le pire ou\u2019 vât à Montréal dans cinq ou six ans.Les te meilleur, suivant la nature du sol, l\u2019in- anciens commissaires ont fait bien des tensité du roulage, les conditions clima- erreurs, mais l'histoire leur rendra ce té- teriques; da preuve en est, par exemple, moignagé: u\u2019'en matière de parcs et de que des pavages condamnés à Montréal places publiques ils surent, en général,|te époque $400,000 et cotée aujourd\u2019hui prévoir l\u2019avenir: presque fous les nou- à plus d\u2019un million.Parce que les com- à ! veaux quartiers ont été pourvus; il suf- missaires du temps ne voyaient pas jour le grand-vizir Saint-George firait à l'administration actuelle de dé- d\u2019y combler (!) d'anciennes carrières y a vingt ans, Préfontaine penser deux ou trois cent mille piastres d\u2019une superficie totale de vingt arpents, donnent pleine satisfaction à Toronto voire à Westmount et à Maisonneuve.À Montréal, décréta il Etant sultan, qu'on n\u2019avait besoin de rien: dans l'extrême nord de Saint-Denis et à que du Granit, de la Scorie et de d\u2019As- ; phalte.Saint-George engendra Barlow qui décréta: Asphalte, Granit et Scorie Barlow engendra Janin, qui décréta: Sco-lune sérieuse réforme à opérer dans le droit, des rues uniformément larges de GG pieds, se déroulant à perte de vue pour ne s'arrèter qu'aux obstacles naturels, et encore! M.Hébert, qui passe pour avoir du sens artistique.MM.Côté et MacDonald qui connaissent l'Europe et ont de la eul- ture, M.Ainey, ouvrier intelligent, ne saisiront-ils pas tout le grotesque de cette conception de l'esthétique Avec notre voirie en damier, nous ne sa- vans meme placer nos mont- ments; il nous faut les fourrer dans les \u201cpares\u201d, parmi les arbres, comme le monument Dollard, ou sur un fond d'arbres, comme le monument Cartier.Ni carrefours, m places, ni rond-points comme il pas où S'en trouve par centaines dans toutes les capitales du Vieux-Monde.De là l'apparence morne et plate que présenterait notre ville, sans quelques avantages natu-, rels que da hétise échevinale.ou com- missariale n'a pu détruire, comme le Mont-Royal, l'ile Sainte-Hélène et certains coins du Pare Lafontaine (1).pas Pour voir ce qu\u2019un monument se profilant sur l'horizon au milieu d\u2019une place publique.ou fermant l'horizon au fond d'une avenue, peut ajouter aux attraits d'une ville.on n'a qu\u2019à s'arrêter dans la rue Saint-Hubert, à d'intersection de la rne Cherrier, à l'heure du crépuscule.Au hout de cette rue, sur le côté nord de l\u2019Avenue du Mont-Royal, il y a, les unes der rière les autres, deux ou trois constructions qui, vues de loin dans l\u2019embrasement du soleil couchant, présentent, par leurs plans successifs, le contour extérieur d'un arc de triomphe.On sait que ce sont d\u2019i nobles boîtes en bois et en briques, édifices uniquement en vue du Lo pour cent; cependant leur vue, à cette henre du jour suffit pour nous reposer de la banalité du quartier environnant.Un beau portail d'église \u2014 d'église comme nous en aurons le jour où il faudra, pour les cbns- truire, d'autres titres de compétence que d'appartenir au \u2018l'iers-Ordre \u2014 ferait admirablement à cet endroit! S'il faut absolument.pour la commodité du public, que les rues à tramways n'ofirent ni courbes ni brisures, que la volonté de Dieu soit faite! Mais nous avons quelques avenues qui échappent à l'emprise du Minotaure.\u2019Fächons donc de faire en sorte: lo qu'elles aboutissent quelque part, 20 qu\u2019elles n'aboutissent (1)\u2014C\u2019est peut-être ici le temps de rappeler ce qui arriva il y a quatre ans à propos de la Greaves Farm, dans le quartier Saint-Denis.Un philanthrope anonyme offrait gratis à la Ville, par Pentremise de la \u201cMontreal \u2019l'rust Co\u201d.cette terre de 200 arpents, valant dés cet- \u20ac d\u2019une réponse.: t qui d\u2019ailleurs pouvaient être à très Ville-Emard pour pouvoir ensuite tour- bon marché converties en étangs, la ter- ner leur attention vers le percement de re ne fut pas acceptée; on ne fit même trous d'air dans les \u201cslums\u201d.Qu\u2019il y ait pas au philanthrope inconnu l'honneur gétaires actuelles et sans entraver la circulation.\\ Mats voilà des considérations qui pa- \u201craitront bien paradoxales à quatre-vinet- dix-neuf pour cent de nos estimables ,con- Litovens, V compris M.le curé de Saint {ouis-de-France et sir Thomas Shauglh- ness0x, si fiers de leurs gares respectives 4 A * * * a Tene urbaine ; \u2018 .le Comité France- Amérique demande une subvention à la Ville pour l'aider à établir à Montréal nn musée artistique.Les autorités de San-Paolo, de Ric-de- Janeiro, de Buenos-Avres, villes espaguo- les portugaises.sont empressées \u201cde se rendre à des demandes identiques \u2018du même Comité: Montréal, ville i \u201cfrancaise\u201d, le projet de création d'un musée artistique s'effondrera toujours ce- vant cet argument qu'il faut d'abord don- \u201cner de l'asphalte à tous ceux qui en de- \u2018mandent.Si les ignorants étaient seuls de leur \u201chord\u201d, on pourrait peut-être es- spérer en venir à bout: mais ils auront toujours avec eux l\u2019école qui ne veut pas {de bibliothèque publique parce que les catholiques pourraient y rencontrer Anatole France, et qui cite un boutiquier devant les tribunaux pour avoir vendu des moulages de la Vénus de Milo et du \u201cDai- ser\u201d de Rodin.Si le Comité France-Amé- rique veut prendre l'engagement de faire draper toutes ses statues, il a une chance de réussir: autrement, pas.Nous serons ou se i s'il le faut, an peuple de sauvages, mais nous ne permettrons pas que l'Art français vienne étaler ici ses cochonneries\u2014 comme dit M.Bégin, et avet lui, tout bas, les gens qui lui avancent les fonds pour soutenir sa gazette, quittes à le désavouer quand cela fait leur affaire.* x + 11 y avait une fois un gros journaliste qui voulait placer son fiston à l'Hôtel de Ville.11 s'adressa pour cela à M.Lavallée, alors maire, qui lui dit aimablement : \u201cVeuillez donc envoyer votre fils à l\u2019examen d'aptitude.S'il passe, je ferai tout mon possible pour le faire nommer.\u2014 Comment! rugit le gros journaliste, un examen pour mon garçon! l\u2019our qui me prenez-vous?Vous ne savez donc pas qui je suis, moi le rédacteur en chef de la \u201c Marmite!\u201d Lt le gros journaliste sortit en faisant claquer les portes.Le fiston ayant subi l\u2019examen (avec succès d'ailleurs), le maire le fit placer.Le gros journaliste n\u2019en a pas moins gardé à M.Lavallée une rancune féroce, qui se traduit en toute occasion par des attaques virulentes.Gare à M.Lavallée si, rentré dans la vie publique, il s'avise jamais de faire nommer un candidat sans examen ! guette au nom de l'intérêt public, et qui ne le manquera pas! \u201c* * tale: : O: (hôpitaux s\u2019est élevée à $7,316.96.Il y a à la \u201cMarmite\u201d quelqu'un qui le L\u2019excellente \u201cJustice\u201d d'Ottawa disait dans son édition du 22 mai à propos d\u2019une collecte publique faite dans la capi- \u201cDurant une seule journée de sollici- \u2018tation, la recette perçue en faveur des quart d'heure après, redevenu un hom-{tir ses habits.\u201d Il n'eut rien de plus pressé que d'abandonner de détenu pour retourner à toute vitesse vers sa femme et ses enfants.me libre.sa livrée 11 avait été accusé devant M.le juge Langelier du vol de quatre poutets, délit +\" CH'ESt pas sans se rappeler tous les ef-|-erbitant et détraquant toutes ses facul- \u2018\u201clorts déployés l'an dernier \u2014 dans tout|tés, mais en retour lui fournit par-ci par- \u201cle Québec et l'Ontario \u2014 pour réaliser li le moyen de voler \u2018\u2019honnétement\u201d quelques milliers de.piastres; sa haine séurde- de lu civilisation française, que tantôt, par cupidité désappointée, il accuse de le tenir pauvre (entendre là-dessus la fleur de nos parvenus), et à laquelle, plus souvent encore, sans oser la renier ouvertement, il fait des querelles d'Allemand au nom de ses principes\u201d religieux ;\u2014avec, surtout son inrpuissance monstrueuse à sentir, en fait d\u2019injustice, autre chose que le vol matériel, la tracçasserie fiscale, le passe-droit administratif, le Canadien- Français d'aujourd'hui, \u2018descendant de Normand, mais seulement au pire sens du mot, est a tout prendre, ct malgré des qualités précieuses, un type assez inférieur d'humanité.* \u201cla somme de quelque douze mille pias- \u201cen faveur de la l\u2019ensée française.Si \u201cDon fait done une comparaison entre les \u201crésultats obtenus samedi dernier et ceux \u201cque l'on a enregistrés il y a un an, cha- \u201ceun pourra être édifié sur la générosité \u201cpatriotique (en général) de ceux qui \u201cveulent conserver tous leurs droits sco- \u201claires en notre Province.\u201d l'année dernière, pour une faible minorité canadienne-française qui râle sous le genon d'une brute à deux millions de têtes, On a, après cime semaines de travail préparatoire, recueilli, dans toute la l\u2019rovince de Québec, $1 5,000.Ce sont Irlandais des Etats-Unis, du Canada, d'Australie, de la Nouvelle- Zélande, qui ont soutenu la viciile Irlande dans sa lutte séculaire pour la liberté.Chaque fois qu\u2019un émissaire du parti pationaliste irlandais a passé au Canada, - - au Canada où les Irlandais sont limit cent mille -\u2014 il en est reparti avec vingt, (rente, mille dollars: qu\u2019on en demande des nouvelles au trésorier du parti à Montréal, M.Fitzgib- Dom.Mais essayer d\u2019apitoyer le Cana- dien-Français sur le sort d'un compatrio- les * * Montreal will soon be indebted to the man- agemcut of the Mail for the birth of a new evening paper, \u2018I'he Daily News, The publishers of the Mail once went a-gunning for Octave Mousseau, Achille Bergevin and L.-P.Bérard with 12-inch siege ordnance.Bones, skins and all, they got them, but they came out of the fray with such a scare that they have carefully avoided to mention the incident ever since.The News could not then be expected to be quarante te qu'on égorge, c'est apparemment au- anything but a dull, stupid sheet.This dessus des forces humaines.Monsei- should greatly help it to success.With Englishmen, zohile a wittily-cdited paper may meet with some degree of success, it will, howsoever serious, seldom be taken vneur Langevin a dit que nous sommes \u201cterribles pour les discours,\u201d mais pitoyables pour l'action.S'il voulait dévelop- .5, se per sa pensée jusqu'au bout, il dirait seriously; for proof of which, the London Truth.On the contrary, while stupidity may not be a sufficient qualification in itself, an English paper cannot succeed without being more or less stupid.The Montreal Star's gigantic success is to no small extent due to the fuct that its editorial tone is, in the average, exceptionally stupid.It is only fair to add that the French- Canadian.in his appreciation of newspapers, is very much English, * x + qu'avec sa religion tout extérieure, farcie de superstitions (le frère André, saint lExpédit), et sa manie de la mettre à toutes les sauces, sa méfiance de parent pauvre à l'endroit de la France, sa médiocri- 1é satisfaite, son emphase, son double manque d'imagination et d'esprit d\u2019observation, son débrailié physique et intellce- tucl, son respect instinctif pour toute autorité, tout succès, toute force brutale, son goût de la parole vide et des gestes faux, sa foi aux \u201crebouteux\u201d et aux charlatans de la médecine ct de la politique, son impatience de toute critique, son incroyable détachement d\u2019un sol conquis si réniblement par ses ancêtres sur les Indiens et sur la nature (goût des \u201cEtats\u201d.de \u201cMorial\u2019\u2019.etc.), son imprévoyance, son inconstance ct son instabilité de sauvage er de coureur dès bois, son oubli facile des Morts (n'en déplaise à cette gentillet- et faiblarde musiquette d\u2019Abbé Filia- En même temps que le News -naît- à: Montréal, voit le jour à Québec le Journal des Enfants, modeste publication mensuelle où nous trouvons les éloquontes initialés et reconnaissons la main laineuse de nôtre ami Amédée Denault.Mis sous l'égide de la Sainte Vierge, le Journal des Enfants JR contient assez de choses pieuses pour don-.* ner à ses jeunes lecteurs, au bout d'un-an ou deux, un besoin impérieux, presque pliy-.siologique, de lire des histoires de Jesse .! ge James et de Nick Carter, Mais si nos-en- trault), son insouciance a faire des enr; fants (la propagande du Journal des: Enfants, son indifférence à les voir mourir, fants se fait dans toutes les écoles de la Pros: (\u201cUn petit ange de plus au ciel\u201d), son vince) prennent dans \u201cleur\u201d journal le dé: improbité de plus en plus grande en af- goût de la religion, nous pouvéns en rétor faires (\u201cC\u2019est pas écrit\u201d), sa vénération | espérer qu'ils y puiseront aüssi la- haine de vaincu pour la civilisation anglaise, | Juif, car nous relevons, dès le premier n son admiration de sous-Normand pour la méro, plusieurs notes nettement anti sémites civilisation américaine qui le ruine au ma- Ce qui importe \u2018pour la gén eration; de\u201d des tériel comme au moral en débauchant ses main, ce west pas.tant 3 dielle: sa o gouvernements, en livrant son patrimei-| pecter, se déféndre, c'est \u2018qu'ë ne national au capitaliste étranger, en dé- «éjégler\u201d:cdntre les\u2018à Cd eT aga RE 5 1 Me rr , 2000 mpm Shera Rh nN { PETIT ESSAI LES REGIONS DU NORD-EST Si nous nous sentons certain de quelque chose en cette étude, c'est que les régions du Nord-Est sont bien les pays du symbol.me.Çà et là on pourra peut-etre rencontrer quelque symbolistes dispersés dans le reste de la France; mus meme chez ceux- là, on découvrira sans doute des ascendances flamandes où lorraines, à moins toutefois qu'elles ne soient belges, allemandes ct peut-être américaines.Au fond, et je m'excuse de franchir as nos frontières, c'est la Belgique qui est la mère de notre symbolisme.Le symbolisme - et je le dis sans aucune hostilité.car il a rendu de précieux services à la poésie fran- çaise-\u2014est une importation étrangère.Feuilletez l'-Litholagie de Van Dever et Léau- taud qu'a publiée le Mercure: vous serez surpris du petit notibre de Français æbsota- ment indigènes que vous y rencontrerez.Voici Elskamp et Feeklhweud, nès à An- vers, À, Fontaines, né à Bruxelles, Macter- linck et Grégoire Le Roy, nés à Gand ; V'er- haeren, Demolder, Mockel, Van Lerberghe, Séverin qui, tous, sont belges de naissance.lt encore un Luxem- bourgeois, Frantz Clément, a-t-11 dans le Literarische Fecho fier août 19073 reproché à nos deux anthulogistes d'avoir de par ti pris négligé les Delges.Rodentach, Quant aux symbolistes dits français, il est rare que ce soit de véritables Français de France.La plupart se vantent méme de : leurs origines étrangères et vont tres haut a dans leur arbre généalogique se rechercher des ancètres non français.Verlaine est ne : à Metz d'un père belge.» la comtesse de Noailles descentd de la maison valaque des Bibesco.Camille Mauclair, israclite, reven- ; dique des origines lorraines et danoises.La mère de Retté est fille d'un recteur de l'Université de Liège: Reué Ghil est né à T'ourcoing, mais son père est belge: [puis Le Cardonnel est d'origine normande et \u201clointainement irlandaise\u201d par son père.dauphinoise et lorraine par su mère.Mallarmé a des origines bourguignonnes, lorraines et lointainement hollandaises.Beaucoup d\u2019entre eux ont passé à l'étranger une partie de leur existence.Arthur | Rimbaud, qui est né à Charleville (dans cette partie-frontière de la Champagne dont nous n'avons pas parlé plus haut en étudiant cette province, tant cette région est différente du reste du pays).Arthur Rimbaud a employé sa vie à voyager à travers le monde.Volontaire dans l'armée carliste, puis dans les troupes néerlandaises, il déserte aux Îles de la Sonde, visite comme contro- leur de cirque l'Angleterre, la Belgique, la - Hollande, la Suède, passe de là en Egypte puis en Abyssinie et finit par mourir à Marseille.Retté a voyagé en Belgique, en Hollande et en Angleterre.Quillard a été professeur à Constantinople.Charles Guérin, né en Lorraine, voyagea longtemps en .\\Île- magne.Mais c'est la Belgique qui fut la terre sacrée du symbolisme: c'était dans les revues belges que les symbolistes surtout se faisaient imprimer ; c\u2019est à Mons que fut emprisonné Verlaine.Les symbolistes ont cu ce grand mérite de disloquer le vers parnassien devenu trop rigide et de rouvrir les écluses du sentiment trop longtemps fermées: mais ils n\u2018y sont parvenus qu\u2019en enlevant aux vocables français le sens précis qu\u2019As avaient jusque-là.Verlaine lui-même recommande à ses disciples de ne pas choisir leurs mots \u201csans quelque méprise\u201d.Pour accomplir un tel travail, sans.doute monrentanément nécessaire, il fallait des hommies qui n\u2019eussent pas à l'égard des mots français un respect qui leur eût été transmis de père en fils.Des \u201cAutochtones n\u2019eussent pas osé atmsi bouleverser la versification et la syntaxe.Si M.Henri de Régnier a toujours conservé une syntaxe.disciplinée, s\u2019il est même maintenant devenu classique, c\u2019est sans doute par- ce-que, Normand de naissance, il était Picard par son père, Bourguignon par sa mère, et qu\u2019il n'avait pas en lui de sang étranger.fete a OM ene a a PE LA emia ten bot feet a La Flandre 1 \u201c L'écrivain qui, vraiment, appartient à la \u2018landre française met beaucoup plus de re- _ tenue dans sori-mysticisme que les symbolistes purs dont je viens de parler; il le par- * fume de cette \u201cpudeur\u201d qui, selon M.Henri 2 Clouard, est l'essence même du.classicisme.21 je pense à ces deux poètes exquis et si \u2019Pleiñs de réserve: Albert Samain, de Lille, vet Mme Desbordes-Valmore, qui est de \u2018Douai.Dans la façon.discrète dont tous eux révèlent leurs émotions et se résignent à leûr: peine, dans la manière dont ils géhé- \u2018ralisent un sentiment intime, dans la façon : aussi.dont ils assouplissent sans l\u2019abandon- \u201cHer.levers classique, il ÿa,un essai\u201dbien \u201cffancais de.transmutation; grace 4 eux, le > ysticisme est comme classicisé.DE française (sans compter que Froissart est Anglais d'adoption) pourrait nous entraîner trés loin du but que nous poursuivons, Di- sous seulement que la Flandre franciise est bien différente de la l\u2018lindre belge et surtout de la région sensuelle et exubérante de cette Flandre, Les Roubaisiens et les Lil- lois sont en effet parmi les Moins expansifs des hommes; pratiques, positifs, ils se me fient des hommes ¢loquents et de leurs paroles retentissantes: mais ils ne deéedaignent pus la méditation et au besoin Ta raillerice.eur gaîté, il est vrai, se surveille et se dissipe en sourires: c'est la gaîté des deux chansonniers narquois : @, Nadaud et Des- rotisseaux.La Lorraine Prise entre la France et l'Allemagne qui se la sont longtemps disputée, qui se la disputent encore, la Lorraine a requ à la fois une culture germanique et ane culture fran- saise.Fcartelée entre deux nations qui se lisputent son âme, la Lorraine à gardé de a longue existence de souffre-douleur une nine mélancolique et défiante.Plus défian- «que jamais surtout et plus mélancolique >st restée cette faction de la Lorraine que la Prusse détient maintenant en sa puissance.Mais, dans cette partie même de la Lorraine qui est restée aux mains françaises, le style s'observe, il manque de spon- taméité, Ce n\u2019est pas qu'au fond l'audace lui fasse défaut: on sent tout au contraire shez le Lorrain une opiniatrete ardente, des passions qui voudraient parler; mais au noment de s'exprimer, ses ardeurs devien- sent hésitantes: une pudeur étrange et voi- Ce de tristesse les empêche de se livrer.La Lorraine a dans les yeux quelque chose de Ce regard immrolé d'une soeur d'hôpital dont a parlé Anatole Le Braz: on y distingue une profonde sensibilité qui se surveille.Ce qui fait toute l'attirance du talent de M.Barrès, c'est qu'il possède une sensibilité de se genre.Mais est-il pour cela classique ome il le croit?Son classicisme est, en cout cas, d\u2019une nature bien spéciale et forte- nent imprégnée de germanisme.En Grèce, il l'avoue lui-même, sa sensibilité n'a pas trouvé d'aliment; elle en aurait trouvé s'il eût été d'Ile de lFrance.La lumière trop crue du classicisme grec, tout épris de raison, l'a aveuglé, il comprend mieux la littérature allemande.En Grèce, l'absence de uystère et de brumes l'a découragé.Car, comme tous les Lorrains, comme tous les Allemands aussi, il a le goût des choses abs: traites ct des méditations sur la mort.C\u2019est Darrès qui a introduit dans la littérature française le roman métaphysique (1).C'est lui qui, reprenant cette théorie de Fichte que la nature extérieure n\u2019était que notre moi extériorisé et rendu plus dense, a mis à la mode le paysage symbolique.Le caractère français, épris avant tout de clarté, fait un peu fi de la métaphysique.Darrés, lui, ne s'est pas contenté d'exprimer des pensées métaphysiques: il a prété aux arbres des rèves philosophiques: des collines sous sun regard sont devenues inspirées.les tradi- tivualistes les plus clairvoyants ne s\u2019y sont pas trompes; ils ont discerné dans l'oeuvre de Barrès un arome germanique qui leur a inspiré défiance.crié casse-cou aux jeunes Lorrains qui suivaient Barrès.de l\u2019article, de les voir s'enfoncer dans une mélancolie qui n'est point française, ceux qui n'ont pas les nerfs assez gros pour la supporter, et qu'au fond des principes où courent les sentiers réveurs, ils ne trouvent la mort allemande.ment les nerfs assez gros pour supporter sa mélancolie découvert, que, un besoin français de clarté qui l'a retenu sur ka pente.kine, qui était plus proche, topographiquement, de Allemagne, et dont le père était La revue L'Occident a \u201cJe crains, disait l'auteur .Mais Barrés a précisé- et, dans son ame lorraine, il a à côté du symbolisme germani- Quant au Messin Ver- tclge, il s'est montré, et de beaucoup, plus germanique que Barrès.\u201cVerlaine, écrivait M.Jean de Gourmont dans le Mercure de France du ter octobre 1912, n'était pas Latin, ni par sa sensibilité inquiète, ni par sa mysticité religieuse et sensuelle, ni par sa langue, ni par ses vers ennemis des sonorités trop brutales et des affirmations trop précises, La musique verlainienne est elle- mème si délicate, qu\u2019elle perd déjà tout son charme et tout son mystère à être récitée à la façon méridionale.Si les Méridionaux étaient sincères, ils avoueraient qu\u2019ils n'aiment pas, Verlaine; quelques-uns d\u2019ailleurs, l'ont avoué.\u201d \u201cVerlaine, a aussi écrit Camille Mauclair, a apporté ici le lied\u201d; et dans un article de la National.Veitung, Édwig Lachnrann a, en ces termes, revendiqué Verlaine au nom de la Germanie: \u201cPaul Verlaine est né à Metz.L'intériorité toute allemande qui s'exprime dans la plupart de ses poèmes confirme la signification que : Tse.bon: poét \u201cBocquet,.lui aussi dévoué \u201caiÿi: rite.féminin: des syllabes mineures\u201d, ursuitamaintenant l'oeuvre de Déssordes-| EME SR ME ea Ce ae Re a Tde Samain il assimile de symbo.it français.a NEES.Faia 18.Je l [mêine.prétendre que Verlaine cst le seu! l'on attribue à l'influence locale sur le développement des artistes.Le mélange des races des populations lorraines permet peut- être/la suppasition.que du sang germain.conle dans: les veines du poéte.On'.peut L'ACTION Les styles régionaux i \u201cGEOGRAPHIE LITTERAIRE\u201d Frangais ayant dans ses vers cette intimité profonde et émouvante que l'Allemand considère comme le signe particulier du lyrisme, comme celle se trouve, par exemple, dans les chimsons populaires ou les poésies lyriques de pur sentiment de Goëthe.\u201d Même s'il nous fallait reconnaître que, littérairement parlant, Verlaine fut un Allemand du Sud d'expression française, cela ne voudrait pas dire que la masse des Lor- soit de tempérament complétement germanique.nature lorrains l'essence de la raiîne, c'est justement, comme nous l'avons dit, Une combinaison de deux tendances dif- ferentes.De par son côté germanique, le Lorrain est séduit par la métaphysique : mais il apporte le besoin français de voir clair.est obsédé par l'idée de la mort: et d'autant plus que la culture française l'oblige à la considérer de façon réaliste.Je n'est pas pour hu simplemente concept du Non-Ftre, c'est le squelette de ligier- Kigier à Bar-le-Duc, avec ses lambeaux de chair qui se détadient: c'est toute la beauté corrompue du livre qui s'appelle Pic sang.de la V'olupté ct de la Mort; ce som les âpres tristesses des Misères de la Guerre; et tout cela décrit en une langue concise, à moins que ce ne soit gravé d'un burin pénétrant.\\ mesure que lDarres s'est enracine en sa Lorraine, son style s'est dépouillé et clarifie : en bon Lorrain, il ne voit et ne dit plus que l'essentiel.Justement parce qu'il sent que son tempérament l'entraînerait trop volontiers à la spéculation germanique, le Lorrain a des reactions françaises plus trutales que les habitants des autres provinces.Son style garde la traçe d'un ef fort convulsif, i est ourmenteé et opiniatre.I n'a pas cet aspect Juisant des styles sains et vraiment \u201classiques ; il est ascétique et décharné.Que se soient Durkheim, de Curel, Emile Fabre, Jules Ferry où Méline, les écrivains de ce pays ont un style sévère qui se défie du lecteur et ne se donne pas franchement à lui.(1 s'explique que, daus une pareille province, de grands poètes puissent chfficile- ment éclore.Là où la prose elle-meme n'ose pas se livrer, lu poésie n'a que faire.Au fond \u2014-écrit M.Henri Aimé, un Lorrain qui n'est pas suspect de manquer de sympathie pour sa terre natale\u2014notre [Lorraine st rebelle aux poètes.nous renvoyer que l'écho de leur tendresse.Eux aussi sont plus autobiographes, analystes conscients que créateurs vraiment lyri ques.Dernier trait qui les relie aux prosateurs.\u201d LES VOISINS DE LA SUISSE L'Alsace Aller de Lorraine en Alsace, c\u2019est passer de la tristesse à la gaîté.l'Alsace à pu connaître le: invasions et les traçasseries mesquines, elle n'en est pas moins restée souriante et amie de la vie, Erckmann et Cha- trian sont peut-être théoriquement des Lor- raîns plutôt que des Alsaciens, mais ils ont opté pour l'Alsace puisque c\u2019est là que se déroulent les scènes de tous leurs romans.Là ils ont montré l'Alsace heureuse avec son goût pour les bombances et les bals de familles, pour les joyeuses histoires aussi que l'on raconte au coin du feu tout en fumant la pipe.En Alsace, alors, on chérissait l'ironie douce et qui s\u2019exerçait surtout aux dépens des amis, car elle n'était qu\u2019une forme charmante de la joie de vivre qui emplissait les coeurs.About, qui était ILor- rain de naissance, mais alsacien par choix somme Érckmann-Chatrian, possédait ce don de raillerie bon enfant, parfois un peu sentimentale, et on le vit se gausser tour à tour et d'Hadi Stavros et du .clergé français, à moins qu'il ne se plüt à ridiculiser doucement le nez d'un notaire.Depuis la guerre, l'humour alsacien est devenu plus mordant sans avoir pour cela perdu toute sa bonhomie.Ceux qui ont de l\u2019esprit en Allemagne doivent eux-mêmes trouver un certain plaisir à déchiffrer les albums d'Hansi et de Zislin.Mais le plus lélicieux représentant de l'esprit alsacien en France est bien certainement le fils irellee- wel d'Edmond About et le père du petit Trott, André Lichtenberger, qui, avec un sourire atten@lri, a si bien su étudier la fréle et complexe psychologie des ames enfantines.La Franche-Comté A mesure qu'on se rapproche de la Suisse, il semble que l'équilibre de l'âme soit meilleur chez ies habitants de notre fron- titre.Peut-être parce qu\u2019on y respire à pleins poumons l'air salubre qui a passé sur les montagnes, il semble que la volupté de vivre y soit plus intense.Et je ne veux pas dire pour cela qu\u2019un Franc-Comtois me semble supérieur à un Lorrain ou à un homme des Flandres.Pour un amateur d\u2019âmes, au contraire, le Flamand et surtout le Lor- que leur moi est plus riche en nuances.Ici, nous avôns affaire à des êtres tout d'une vant la phrase d\u2019Ë.Deschanel, \u201caiment la lutte et le combat autant que la victoire elle- même.\u201d Ce sont des énergiques comme \u2018Proud'hon ot le peintre Courbet, hommes, és, et, TS ko ~All Ceux-ci ne peuvent lo, ey 7 = trop de chair et trop de muscles pour être n'a pas manié la langue avec la méme sû- \u2014_\u2014 Ce des mystiques.L'esprit ici va de pair avec, la gaieté.Tristan Bernard, Droz et Nodier lei, peu où point de bru- Le petit vin d'Arbois mnt des Comtois.mes germaniques.clarific les cerveaux.H se peut que, comme chez Grandimougin, la forme ne soit pas toujours bien achevée: qu'importe, s'il y passe un bon courant de santé et d'énergie! Sous la plume de deux poètes franc-comtois, Gros et Dionys Ordi- maire, se trouve le nom de lu Grèce.Ils comparent à la Grèce leur province natale; ils lui découvrent quelque chose d'hellénique et, de fait, quand on passe de lorraine an Franche-Comté, il semble que ce soit une sivilisation nouvelle qui apparaisse et l'on -e sent maantenaut beaucoup plus près de La frèce que de la Germanie, La Savoie Avant d'en venir à la Savoie, il me faut bien dire quelques mots rapides de la Suisse, comme j'ai parlé brièvement de lu Delgi- ue; mais je me garderai de nv attarder.«ar la Suisse plus encore que la Belgique est UN pays où les diverses cultures se livrent combat connne en un champ clos.Coniment pourtant passer tout à fait sous silence Un pays qui nous à donne Mme de Staël, J.-J.Rousseau et Benjamin Constant?Grâce à la Suisse dont, au NVle siè- le, La culture était déjà en partie française.le mysticisme germanique n\u2019est pus venu directement battre les frontières frane-com- toises ct savovardes.Déjà, en Suisse française, Un premier travail d'épuration et de Nise au point avait ête accompli: le mysticisme de Genève, par sa rigueur ct son utroitesse mème, portait la marque de la logique et du rationalisme français.Mais aux écrivains suisses d'expression françiu- se, 11 manquait le tour de man et le naturel auxquels on reconnait les vrais ecrivains de France.Sainte-Beuve a moutré comment les plus raffinés d'entre eux se sont trahis en écrivant \u201ctrop bien\u201d, tandis que les autres, ceux qui étaient épris avant tout de \u201cidée, ont souvent commis dans leur style le graves négligences,.Rousseau, lui-mé- ne, cet \u2018\u2019extravagant musicien\u201d.pour re- reté que Voltaire.l\u2019uis-je ajouter qu'à mon avis les ceri- vails suvoyards sont Un peu suisses sur ce point\u201d Même aux plus grands, la langue française ne semble pas tout à fait familic- re.\\ cela rien de bien étonnant.11 n'y a pas si longtemps que la Savoie est française: elle se souvient encore d'avoir été une Suisse entre la France, d'un cote, la Suisse et le Piémont de l'autre.Car par l'Italie aussi la Savoie a été influencée et cela lui a donné une étrange physionomie.De par sa nature, elle est rude comme la Franche-Comté et un peu brutale.Cherchant pseudonyme qui lui convint, M.l\u2019ayot n'en a pas trouvé de meilleur que celui de M.-Dourru; Joseph de Maistre a mené d'énergiques combats pour le Pape et pour la cause de l'Ordre: François de Sales était un apôtre ardent et austère.l'ourtant, ouvrez l'/ntroduction à la vie dévote: vous n'y verrez que festons et qu'astragales, ll \u2018séraphise\u201d, dit Sainte-Beuve.qui la surnommé le Bernardin de Saint- Pierre de l'ISglise.l'académie Florimonta- Ne avait pris pour emblème \u2018un oranger portant fruits et fleurs\u201d, Sentimentalité et préciosite gatent souvent les meilleurs pares.Navier de Maistre, après avoir, rudoyé son domestique.verse une Jarme sur son soulier, comme nous l'avons tous appris dans notre enfance.Pour le mème Navier de Maistre le mari d'une femme au bad n'est plus pour elle qu'une \u2018décimale d'amant\u201d.Joseph de Maistre, écrivant sur l'infériorité intellectuelle des femmes, se plaît à chercher le fin du fin avec une préciosité qu'on ne s'atendait pas à rencontrer chez l'auteur du Bourreau.Après des pages très nues et très sèches, M.Ifenry Bordeaux entasse soudain les concetti, et, sans doute pour expier quelque faute passée, verse lui aussi une larme sur son soulier.Ce sont des maniérismies qui sentent leur Italie: n'y faut-il pas voir aussi une méprise de gens qui, ne pénétrant pas tout à fait les secrets de la langue française, ne suisissent pas\u201d bien que sa beauté réside surtout dans sa réserve et dans sa retentte ! CILARLES CILASSE, prendre le jugement de Darrès à son égard.Pages Libres.Dr L.NOLIN TRUDEAU CHIRURGIEN - DENTISTE 389 rue Saint-Denis De 9 h.à 5 h.tous les jours, et les mardis, Téléphone : Est 3616 mercredis et vendredis, de 7 b.à 9 h.du soir.70, H.Beauregard Entrepreneur général en construction rue St-Jacques, MONTREAL 70 Téléphone: Main 735.rain seraient plus exquis à contempler parce| pièce, à des \u201cnatures vigoureuses\u201d qui, sui-| Résidence : ARTHUR COURTIER Saint-Lawrence Hall désireux de s\u2019habil Téléphone parfois/déclaniatoires:qui-ont 1 \u201c N.-B.\u2014 Se réclamer.de Action.\u201d 8, Avis aux gens de gout S'il est une obligation qui s'impose aux gens de goût, c'est bien une visite au magasin d' Oscar Loiselle & Çic 128, rue Saint-Denis, 128 Complets de tout genre pour messieurs.Etoffes dé premier choix, main d\u2019oeuvre irréprochable.SPECIALITE : HABITS DE GALA SAINT-HILAIRE LABERGE D'IMMEUBLES Téléphone : Main 7800 ler avec élégance, N : Est 446 af \u2014 Costumes pour dames.Tel.Bell: Main 3930 LA GIE GAREAU - SAURIQ; FABRICANTS DE Livres Perpétuels à Feuillets Livres de Reçus pour Comptoirs Papeterie en général ONTREAL Teléphone: Main 5498 Geo.-H.Thiba COURTIER D'IMM ET D'ASSUR Articles de Bureau, 26, NOTRE-DAME (EST) Mobiles 772 Chambre 601 ult EUELES ANCES EDIFICE TRANSPORTA T Sixième Etage \u2018oN si fortune.bâtir.EMPLOYES Devenez Capitalistes! vous Vous savez fort blen nes n'ont pas été acquises par le plus fort \u2014 mais noo leurs placements.par ceux qui © pouvez économi votre salaire quotidien, achetez PRET IMMOBILIER, Limité facile d'atteindre nous vous mettons en pos vous permettra d'acheter u Le capital qul vous sable a raison de $5.75 pa; mols aopands: potre brochure exp AN L'ER, Limitée\u2019, Des fes districts: avec des représentants blen n'a il est d que est Isposé que les plug oopération do.session d'un ne propr grosses forty.Qui ont tray all nt fait les mel Iques sous aux des cont ws ntrats dans te ce but tant désiré: Par nutre système de c it vous sera ! alsance, la 8 capitaux capital qui lété où de vous avancé est r sans tra OU\" (blicatlve, .\u2014 Le \u201cPREgT Pas encore d'agents a A entrer en po qualifiés.\u201cLE PRET IMMOBILIER LIMITEE\u201d 244.Est rue SAINTE-CAT HER E.24 IN 4 E .Eat IMMOBI.ang tous Urparlerg ONT Téléphone! 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To i.- aurait éclaté =i soudainement que Nicolas jeu des onguents, des virages et des crè- [1 se serait trouvé dans la nécessité de prendre une résolution décisive à l'égard de son On cousin germain.sait qu'il avait été beaucoup ques- des filles de l'empereur.Son nouveau Nouvelle contribution à l'étude du pied féminin.Les petits souliers en vogue \u2018sont d'allure modeste : noir et fauve.noir et histre, ils se parent uniquem'n d'un petit Tiseré qui côtoie le bord et cerne les garants.les commencent À et l'on parle sérieusement du retour des bottines Second-Empire tige trés montante, découpée de volutes vapricieuses et parées d'un gland.souûliers-cothurnes s> vulvariser - .Pa t Un cordonnier célèbre vient de dépe- artistes un suave modèle de \u201cImpératrice\u201d à toute petite claque noire et à haute empeigne de cuir bleu cru.ser-ear ces diligents déposent leurs ercations Lottine Des bottines Marenge avec le pantalon raide dent on nous menace! Quelle évolution inattendue ! Mais combien je préfère la vision délicate offerte à la Générale du par MHe Provost déambulait ine qui tans les couloirs les pileds nus et roses, simplement soutenus par une mince se- moelle et des lacets roses! * Imcessu patuit (Ca n'est pas la marque de fabri- mais bien une citation latine.) - = * idea\u201d (ue, Sans quitter es, présentons le chapitre des aux dandies un nouvel \u2018appareil à cirer\u201d.\u2018Srsonne n'ignore qu'un élégant prépare chaque matin ses brodequins et patine lui-même ses Lottes.Aucun domestique \u2018Fhéâtre Ré- chausst- ne possède à fond Par délicat des > PT \u2014-\u2014L'ACTION wn 3a FU > Wr cal OMS 5 Ut SL Cw rm a Am LETTRES ET ARTS A la Nationale être beau, doit enlaidir le modèle.On dit alors qu'il a du \u201ccaractère\u201d A ve compte, le portrait de M.Maurice {larrès par M.Zuloagu est fort beau.Fr! te'rlez que le défenseur des clochers France y est fort laid.I a une téte de lévrier très longue ot très aplatie, et un nez qui n'en finit plis.JI est peigné comme un dénicheur d'ui [la un goitre de pelican, lt cr cutre, Ha l'air d'avoir mal au coeur.ll est pourtant très fier de lui.Dans =a main l\u2019on reconnaît un trois cinquante à ceuverture jaune.C'est y veret de \u201cVAUX, \u201cLe Greco ou le Tolède\u201d lui, s'étend Papre of montueuse Ille est toute petite et M.Mau- rec Barres tt très grand.Cela rappelle tableau où M.l'errichon était repré- sented énorme devant un Mont lune Devant Tolède.le ni- \u201cuseule.Mais pourquoi tient-il son livre en regardant Tolède?M.Zuloaga veut-il imsi- nuer que M.Baärrés avait achevé la des cription ville de l'avoir puucz C'est vraiment faire injure à l'illustre écrivain.de cette avant M.Zuloaga à exposé un autre portrait cut d'un cardinal.Cette lEminence a l'air d'un brigand.deal soit beau al faut qu'il ressemble un brigand.Et peur qu'un portrait de Dri- vanel soit parfait, ù un curdinal.Chacun sait celzt.lets Pour qu'un portrait de car- if faut qu'il ressemble l'aris: puis il a été en Avignon pour se , personnalité d2 l'illustre rechauffer.Mainten il descend en Ita-.rai .ve nuversel H est convenu qu'un portrait, pour tenant descend en lta rat insulté le suiirage mnverse ie.année prochaine il ira probable-| rhumatismes.Son ami M.Rartholomé a envos: an 2 Voit de dos, C'est la partie du corps go He réussit le mieux Voilà pourquoi il traîte toujours des su où les reins Luiltre Dartholome féminins se présentent anx Veux ravis des spectateurs.Dans un de ses chef-d'oeuvre.\u201cle Se- crel trois fenimes réunies visage contre pour bavarder nous montrent toutes trois visage \u201cMonument une jeune lemme entre aux enfers et naturellement ieur dos.Dans son aux Morts\u201d du l'ère-TLachaise.c'est le des qu'elle s'offre à notre vue.On prete souvent aux artistes des idées sublimes et des intentions profondes 1 .+ quana leur principal souct est tout simplement de mettre en bonne lumière belle Lue aire de ce que vous savez.* * » nnitre fois dit?Chacun coint de plus sûre.Nous l'éternelle \u2018euntesse de son inspiration, Son dumineux plafond au Que dire du AMired Roll, qui Louerons-nons sa qu'il n'ait été cent technique sait n'en est préférons proclamer destiné l\u2019etit-Palais montre un amant dela Beauté qui se rue magnifiquement à li conquête de la déesse.lLes 1 ler ce peste devant ses élépajiées anditri ces des \u201cAnnales Mais un bri TASSHTIANL À COUTU: ce se.tait un faux Pichepin qui, usurpant la acatléinicien, an- Peut-¢tre M.Mézigue, le héros d'un ré- pment en Afrique.11 a bien raison.Il \u201cwi! cent roman qui fit sensation et un peu Tone ses svandale?.M.Mézigue est coutumier de ce genre de Pen un admirable monument funéraires! de plaisanteries.\u201cune femme nue qui se penche ea\u2019 ' ples urant sur une stele de marbre.On la bu \u201cCri de Maris\u201d, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Sottisier universel Nous avons aujourd'hui cent pour cent de moins de missionnaires qu'il y a sis ans, missionnaires, bien entendu, ont êté reanplacés par des missionnaires étrangers.13 mars.et Ces \u2014 \u2018Le Temps\u201d, \u201c + C'est la première fois que Deubel demande quelque chose et c'est la première fois aussi sans doute qu'il obtiendra ce qu'il demande.\u201cParis-Journal\u201d, 19 3 mars.* .° La fe comme la fable d'I£sope, c'est ce qu'il y a de meilleur et de plus mauvais et l'esprit profondément observateur du présageait une de ces catseries étincelantes émaillées mme, conférencier a chaque pas de perles rares.\u2014 \"\u201cl'Honune libre\u201d, 23 mars.* * » Les militants ruraux, qui ne connaissent souvent de la politique que les luttes et les coups, ne savent pas toujours qu'aux basques des hommes en vue s'accrochent des sangsues pour attirer sur el- : a.lus i.er unes gens d'aujourd'hui répètent vo- .pâtes et du polissage à los.IT faut opéret « * * | ti RR | Jou I Ca a el es des reflets de gloire.Ces sangsues ne Le ; es s cutte ape.lontiers que leurs aînés étaient des ene .ci personne, ÿ Cest M.Lucien Simon qui cette an- | i ; > y Mi LR] A © sont pas des collaborateurs.- - \u201cEcho ré- A .A seu dormi.La vigueur dC re 11 protes- \u20ac Cy ee Mors, autant vous servir de cette bros- ne a présidé au placement des oeuvres ,Ç LVISUEU red hall protes publicain du Valois\u201d, 22 mars.se miraculeuse à deux bouts: nettoyage I a fourré un certain nombre de ta \u2018+ .\\ : \u2014\u2014_0.; .(Ou: J fils arce \u2018est et polissage.l'intérieur de la brosse et Iceaux dans une sort: de eave qui ne res een Laon ils, Mareel Roll, « Su Coquilles et et drôleries crit jamais la lumière du jour et qui et lort hen peintre et il est lui-meme\u201d.\u201chy co mstamimment éclairée à l'électricité.Om tendez bien tout ce qu'il y a de mérite a Pon nit Teen manifestation ui - \u201cetre soi-meme\u201d .st le fils our prévenir les manifestations \u20ac mes.Une gaine spécile, enfin.permet de juvesi les peintres dont les oeuvres sont CFC soi-meme\u201d quand on est le fils pourraient se produire Poco (sion de Cl .i .L.\u201cAlfred KR aient se : à ces s saisir l'instrument sans se salir les dotets avercchées daus ce dépotoir doivent faite dL Alfred Koll.; bsèques de M.Caïmette, des UTES \\vee ce dispositif pratique, en met une ls vrimace | Kitems encore quelques artistes dont Obsegquies Ce aéemette, des mesures heure vingt à préparer ses escarpins Mais M.\u2018Simon.pour couper court À es oeuvres sont dignes d'admiration.| Verdre tres sévères ont été arrétées par a prep VAT = cn I MM.Aman Jean.plus Ianeuide et plus M- Mennion au cours d'une conférence à tion du mariage du grand-duc avec Tune, Mais n'importe, c'est du dandysme et du toute récrimination, a pris un parti héroï | An EAN.prus se piu: I: Ale avaient été cond: \u2018x hier soir eille un délicat que jamais: Desvallières, myst laquelle avaient été condamnés hier soi meter.pire.Ha Fri-smême placé dans cette affreu- .i projet de mariage apparaît done comme une offense grave qui sera probablement punie de l'exil.[Le yrand-due est entré, depuis le mois Admirons en passant combien Part dis\".cret du brossier \u201cpoque: brosses \u201cpneumatiques\u201d où chaque brin cède à la pression du ch>veu: se perfectionne à notre =on meiHeur tableau : M.lébré jar un nouveau llutarque.M., pu sale « danse.\u201d \u201cLa leçon Simon est digne d'être cé- Raffaelli est allé à Venise et il en a que et rude: Maurice Denis, idyllique et Laurent Gsell, Madeline, harmonieux : flamboyant truculent ct tendre et Gastro, à la fois précis et nostalgique.de septembre, dans sa vingt-deuxième an-, brosses à habits interchangeables, chaq: ze rapporté les images los plus exquises.Ja Mentionnons aussi les belles sculpti- née.H est le fils du grand-duc laut, qui \u2018poil pouvant être individuellement renou- nas son pinceau ne fut plus allègre, ni T° de Rourdelle, de Dejean, de Mars épousa, après da mort de sa première, \u2018velé après usure : brosses à dents en fibres palette plus ensoleillée.Le bon Raffe allett ot de Me Poupelet femme, une divorcée, et qui, à cause de de bois de teck, sans compter, dernière, © amencé par représenter les fortiis de Le gesle fut banni de fut élevé cette ution, Dimitri chesse Elisabeth, la Cour.Le jeu- par la grande-du- soeur de la tsarine dou- ne airière et veuve du grand-duc Serge tom- hé sous les coups d'un assassin.Il était Aussi renonciation commentée.le favori du tsar.sil est-ce vivement Le nouveau genré On à remarqué avec la aribune amusement, dans au Concours hippique, quelques jolies femmies arborant un monocle.des sociétaires, Pendant longtemps on ne vit a Paris que li comtesse de TL.et Mme S.portant le carreau dans l'oeil.TLe .privilé- ge de cette originalité leur est maintenant ravi, et chaque jour les fidèles du Concours ont pu admirer une dizaine de Jeunes femmes, fort élégantes, qui suivaient le parcours d'un monocle intéressé.Evidemment, avec un costume tailleur le monocle est très sport.Va-t-il détro- ner le face-à-main: Au Royaume de la Mode Avec ies dernières épreuves de l'Ilip- pique s'ouvre la \u201cseason\u201d parisienne : conferences, bridges, tangos, furlanas et téceplions gastronomiques.l'our décorer leur table et informer les invités des mets offerts à leur convoitise les maîtresses de maison recherchent des porte-menu sensationnels.Deux écoles se partagent nos faveurs.Les gens sérieux, les gourmets préfèrent les menus enchâssés dans quelque repro- ducticn artistique d'une gravure de De- Imcourt ou de Moreau le Jeune.Les profanes, les gourmands recherchent les menus \u201cstyle ensemblier\u201d avec des aquarelles vives de Lepape, Barbier Ou Gosé, Le tango a fourmi, bien entendu, des thèmes inépuisables.TEnfin, certains me- Mus inscrivent leurs fastes sur des ailes de papillons parsemées de paillettes, sur le «los de coccinelles ou sur des pétales Ge rose.C'est délicieux.Le nom des convives se calligraphie \u2018sur des cartons entourés de décors Feu- T8.Un modèle amusant comporte le \u201cperroquet balanceur\u201d posé en équilibre Sur le bord du verre et portant en son bec Ur lication précicuse.Enfin, il existe de petites cartes où, après le nom du convive, se tronve gravé 4n conseil utile : Monsieur NX.est prié de laisser ses pieds sous sa chaise.Ou bien encore: Madame X.serait fort aimable de laisser de l'entr emets à ses voisins.C'est le carton moralisateur et vous, Pouvez ainsi flageller vos invités, sport Pittoresque.a à Le plus curieux, c'est que les formules se trouvent toutes préparées chez les =.Sraveurs chics.Nos vices, hélas! n\u2019ont\u2019 plus rien de caché.ot venue, la brosse à table de jeu.l\u2018igurez-vous une brosse plate, fins.à crins des carreaux.des trèfles, des coeurs.quelques modèles on meme \u201cmicrabe du bridge\u201d.a figuré Sur le dos de la brosse sont peints, le Sur iV est affrcux, affreux, affreux.PIERRE de | Du \u201cCri de Paris\u201d TREVIÈRES.Jde re vous décrirai pas ce streptocoque,
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