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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 6 juin 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
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L'Action, 1914-06-06, Collections de BAnQ.

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[" TES SO TEE TETE C ANNÉE.\u2014No 165.TET WET STO TOUS LES4SAMEDIS J Depiiis le ter août 1913, lu Ville a pour ie transport de ses matériaux douze ca- mion- automobiles, ayant coûté en moyenne 53,500 chacun.l'automne Ces cumions out tra- vaiHe dernier jusqu'à ture des travaux de voirie, soit unie saison demi environ.Durant l'hiver ils n'ont sorti que deux ou trois la ¢lode trois mois et seulement.Or, au 13 mai dernier, cha cun véhicules avait déjà coûté Spooo de réparations et d'entretien ; qu'en bandages de caoutchoue, ils avaient mangé SI,500 chacun.D'huile à grais- exactement, 100 barils d'une contenance moyenne de 45 gal- iois, et chaque fois pour quelques PSN de ces rien sage ils avaient bu, lots, soit pour les douze camions et pour les trois mois et demi, quatre nille cinq cent (4,500) (MMMMCCCCC) gallons, Non, mais tu parles d'un graissage! Vous croirez qu\u2019au moins, des camions aussi bien graissés n'attendaient que le printemps pour-tels les étalons de M.Lafortune-s'élancer tout bouillants dans l'arène.Cher supposition n'est, lecteur.el racieuse lectrice, votre i l'on peut dire, éloignée de la vérité que de la distance totale que, dans tout autre milieu que notre grande pétaudière municipale, douze- camions automobiles pourraient parcourir avec quatre.mille.cing.cents.(4,500 _ MMMMCCCCC) gallons de lubréfiants dans le ventre.* * * Un homme de génie avant imaginé d'atteler la charrue pour leur faire labourer les rues en hiver, les machines piaficrent, les camions à pray se cabre- rent, rien ne put les faire marcher; quand : on se decida @ les ramener a Péeurie, elles avaient l'organisme détraqué, hors de service; ces en firent une maladie.Au com- 1 Mercement de mars, comme elles com- 1 mençaient à se remettre, vi songen à leur faire prendre l'air.Natur ellement, n'avaient plus de bandages.commanda.tt mars ruèrent, TEE oe elles Un leur en La commande fut donnée le le 13 mai les bandages n'étaient : pas encore arrivés.En attendant, la Ville employait & ses transports cing vieux camions Berliet, loués à raison «de $200 par jour, ou $6 000 par mois.Quant aux ca- Mions récalcitrants au labourage, leur convalescence dans i municipales.On les reverra un i Jour ou l'autre dans les rues, s'il reste en- i core du graissage.x roc TITRES et ils achèvent les \u201ccours\u201d * * La Ville possède depuis quelque temps À trois balayeuses automobiles.Les machi- à nes fournissent chacune le travail de huit balayeuses à traction animale.Elles cou- tent aussi plusieurs fois plus cher.Parce qu'elles en remplacent huit autres, elles He sont pas populaires parmi les journaliers: à plusieurs reprises, ce printemps, l'on s'est aperçu.au moment de les mette en marche, qu'une main mystérieuse et avait déboulonné les jantes.Au com- Mencement de mai, rome d'elles, dont la ronde comprend le tunnel de la rue Beau- dry, rentra dix-sept matins de suite toute Le chauffeur, A ae of At ok \u20acn pièces.1 interrogé, ne i pouvait fournir aucune explication.1.'in- | génieur en charge du matériel roulant résolut d'en avoir le coeur net.Ayant \u201cfilé\u201d la balayeuse toute une nuit, il la surprit dans le tunnel râclant des débris (pierres, briques, etc.) déposés là, qui sait?peut- être par la main mystérieuse qui avait déboulonné les jantes.Le chauffeur, du haut de son char, versait des torrents de mépris \u2014 mais d'un mépris réservé, dis- CTet,\u2014sur ces obseurs complices des bons journaliers, x ok x i D'un malaxeur, on a tiré au : printemps six brouettes de béton solide.Tous les rouleaux à vapeur ont été bri- sès les uns après les autres parce qu'ils étaient conduits par des mécaniciens incompétents ou qu\u2019on les laissait exposés aux intempéries, Le 13 mai l'ingénieur du matériel rouant écrivait: \u201cLes malaxeurs travaillant actuellement d'iuileurs.\u201d le!) Dans le division Est, une partie du matériel roulant et des machines \u2014 cantions automobries, malaxeurs, ete.\u2014-a passé l'hiver vheï rue Dorchester n'ont pas (Ft tant d'huile! et tant d\u2019hui- dernier en plein air et a subi de ce cinquante à soixante-quinze mille piastres de dégats.Les douze camions achetés l'année der- niere avaient été choisis à l'oeil: dès les premiers mois le svstème de basculement a cessé de fonctionner et il a fallu charger et décharger à la pelle.Dans ta division Ouest, le matériel routant était remisé dans un dépôt de ciment et d'asphaite, au grand préjudice des ban- dares et autres organes.On n'en finirait plus s'il faHait montrer dans tous détails l'état du matériel roulant jusqu'à ces derniers temps.ses C'est pour essayer tout au moins de remédier à cette situation que lef anciens commissaires, en janvier «lernier, créaient un service du matériel roulant, et qu'ils en confiaient la direction à un ingénieur M.Necker.x x technicien, * Moycanant un salairé de $150 pur mois \u2014n'abusons pas ici du mot \u201ctraitement\u201d \u2014M.Necker se mit à l'oeuvre avec une ime naive et une poitrine gonflée d\u2019espé- runces.C'est lui qui flait la nuit les balayeuses.C'est lui qui allait dans les dépôts compp- ter les barils d'huile.C'est lui qui aurait voulu prendre sur le fait la roue de camion avalant son ban- dare, C'est lui qui osait se plaindre à l'ingé- nicur en chef, M.Janin, que la Ville payat $200 par jour pour l'usage de cinq vieux camions, quand ses douze camions ses beaux camicars neufs\u201d, apres avoir mangé chacun $1.500 de bandages en trois mois et demi, étaient immobilisés faute de bandages.Il écrivait le 40 avril à son chef: \u201cLes réparations des quatre camions (trucks) de la division Fest seront terminés sous peu: leur mise en service ne sera terminée qu'en autant que nous aurons les bandages en caoutchouc.Ces bandages sont demandés depuis le 11 mars dernier, dans une réquisition portant le No 34, Actuellement le transport(dans cette division) est fait par 3 camions Berliet loués par la Ville.\u201d I! écrivait encore le 22 mai: \u201cles réparations ont été commencées le 7 avril et le retard est du aux bandages, qui, commandés le 11 de mars, n'ont été livrés que le 16 de mai.\u201d C'est lui qui, le premier, s'avisa de sou- à elle.mettre 4 une épreuve sérieuse les voitures automobiles offertes en vente à la Ville.Tant de zèle, un zèle si optimiste, si naif, si enfantin, devait forcément.comme la balayeuse de la rue Beaudry, se heurter par-ci par-la a quelque pile de vieilles briques.Par exemple, le 9 avril le pauvre ingénieur n'a pas encore de téléphone dans son bureau.Ie 15 avril il se voyait forcé d'écrire à M = siens?) Un jour il veut mettre à la réparation des camions un machniste compétent : les neil, La grande pétaudiere Histoire véridique et admirable de 12 camions de la \u201cCorporation\u201d, de 4,500 gallons d'huile à graissage \u2014 royalement dépensés par lesdits 12 camions en trois mois et demi, \u2014 d\u2019une quantité correspondante de bandages de caoutchouc, et d\u2019une balayeuse automobile CE QUI SE PASSE A 3 HEURES DU MATIN SOUS LE TUNNEL DE LA RUE BEAUDRY homme.le 1S avril il proteste en ces termes dans une lettre à M.Jarvin : \u201cJun été fort surpris de constater qu'un cuvrier que j'avais engagé, hier, pour surveiller la mise en état des trucks de la division Est, n'avait pas été admis à commencer, Certainement ces messieurs des divisions ne se rendent pas compte des necessités, et je ne puis assumer la res- j'onsabilité d'assurer le service dans ces le matériel est déjà en assez mauvais état pour nécessiter autre chose conditions, que des réparations de fortune, à recommencer tous les uit jours.\u201d Tantôt c'est le bureau des achats qui lui impose des bandages dont il ne veut pas: \u201cJ'ai reçu pour la division Fst\u201d, lisons- nous dans une lettre du 2 mai, \u201cdes bandages DIVINE commandés par le Département des Achats malgré avis contraire.la Ville n'achetät que d'après des records authentiques.\u201d I serait à désirer qu'à l'avenir Tantôt ce sont des agents de fvurnis- seurs qui s'introduisent dans les ateliers.et les dépots pour influencer les employés et déemoraliser le service: A, *.\\ mon avis,\u201d écrit-il encore le 22 mai a M.Janin, \u201caucun agent d'aucune autre maison ne devrait être autorisé à pénétrer dans les ateliers de la Ville.J'ai déjà dù réagir contre des manoeuvres de concurrents qui tâchent, par des moyens repré- hensibles, de mettre les voitures d'autres marques en mauvaise condition.\u201d Il était en train d'établir pour les transports une comptabilité de prix de revient, quand M.Martin, pour cause mic\u201d, Jui signifia son congé.x +# *d'écono- Ou a prétendu que la nomination de M.Mercier comme adjoint à M.Janin ne laissait pas de place pour M.Necker.La belle histoire! M.Mercier, bien entendu, n'est pas pour débuter en contredisant M.Martin,surtout quand la franchise a bien profité à M.si Necker; mais si l'on tenait sincèrement à connaitre son avis, il dirait tout de suite qu'il ne veut pas, qu'il ne peut pas se charger directement du soin du matériel roulant ; que les bons ingénieurs de transports sont rares en notre pays, et qu'un homme comme M.Necker pourrait économiser à la Ville vingt fois, cent fois son salaire.M.Mercier, en entrant en fonctions, a proposé d'établir immédiatement un plan d\u2019ensemble des ponts et chaussés, entreprise urgente et dont la réalisation prendra, paraît-il, trois années.Voilà de la besogne d'ingénieur en chef, et il nous semblerait excessif d\u2019en détourner M.Mercier pour l'envoyer observer à trois heures du matin, sous le tunnel de la rue Deaudry, la conjonction contre-nature d'une balayeuse automobile et d'un amas de vieilles briques.\u201cx Sur la fin de l'ancienne administration M.Necker s'était fait beaucoup de mal en condluant, après un concours sérieux, à la supériorité du camion Delahaye sur plusieurs autres.Jusque-la la Ville avait acheté indifféremmient, au même prix, des camions de toute marque ct de toute valeur: quelques-uns, simples transformations de voitures de route, s'étaient, dès les premiers essais, littéralement cf- fondrés.l'entrée en scène d\u2019un des types en usage dans l'armée française, et par là même consacrés, dérangeait joliment les caleuls de certains coulissiers, entravait le fonctionnement normal du \u201cpatronage\u201d.M.Necker ne recomandait d\u2019ailleurs l\u2019achat d'aucune voiture particulière, el tout ce qu'on a dit de la difficulté de se procurer «les pièces pour les camions Dela- haye tombe devant la recommandation faite EN MEME TEMPS, par le même ingénieur, d'établir un atelier de réparations où la Ville pourrait tenir un dépôt complet de pièces de rechanges.les agents désappointés n\u2019en jurèrent pas moins la mort de M.Necker.M.Necker, bien qu\u2019il ait épousé une Canadienne, et qu\u2019il soit naturalisé Cana- fonctionnaires de la voirie renvoient son cals ts dien, a aussi, aux-yeux de la majorité des Françà\u201d.Mais de crime capital de M.Necker, ce- hi qu'il a lui-méme confessé et qui l'a perdu, et qui aurait perdu de plus grosses légumes qu'un modeste fonctionnaire à FIDO par mois, ¢'a été de parier contre M.Martin aux dernières élections.Certes, som renvoi l'est pas pour déplaire aux gens qui voudraient vendre à la Ville des petites Ford converties en camions, ni au Hardien des huiles à graissage, ni au mystérieux personnage qui allait, chaque scir, déposer dans le tunnel de la rue Neaudry des charretées de vieilles briques sur lesquelles donnerait chaque matin la confiante balayeuse, non plus, évidemment, qu'au fournisseur de bandages en caoutehoue.Mais l'homme qui en extrait Ja satisfaction la plus rare et la plus noble, c'est encore, paraît-il, Médérie Martin.Nous tous, qui seriez Martin aux UN oz! ovez! Mais M, Hébert, mais M.Côté, M.ke- n'avait pas parié contre eux?Not\u2019 Maire aurait-il.en cabinet particulier, brandi sur leur tête ce \u201chel\u201d épée de \u201cbelle\u201d arsrent qu'il s'est fait faire pour les galas bfiictels, alors que, au dire des journaux, 1 rayonnera en culotte de soie noire, en bas de soie noire et en souliers à boucles?fonctionnaires tentés élections municipaux contre M.prochaines, ovez! de parier Nee- \u2014-0-\u2014-\u2014\u2014- Les élèves de M.Laurendeau à nos lecteurs.d'une façon toute spéciale, le concert que donneront à la salle Y.M.C.A,, rue Drum- mond, mercredi prochain, les élèves de M.Arthur Laurendeau.Cette audition de- vridt etre intéressante, vu que M.[auren- deau, contrairement aux habitudes mises à la mode par quelques pontifes de ses confrères, annonce expressément qu'on y entendra chanter, avec bon goût et simplicité, des choses qui ne dépassent pas la force des élèves; et malgré le nombre respectable de ceux qui suivent ses cours, il veut pas qu'on croie qu\u2019il n'a entre muins (si l'on peut dire) que des Caruso et des Calvé.Il considère que les étoiles de notre firmament artistique( 7) deviennent trop nombreuses par le temps qu'il fait, et qu'elles menacent de filer.à l'anglaise.Nous tenons à signaler les Ajoutez, si vous voulez, que M.Laurendeau, n'est pas spécialiste de telle ou telle méthode, attendu qu\u2019il n'y a que les ignorants pour ne pas savoir que chaque voix demande un traitement différent, approprié à ses défauts et même à ses qualités, et qu'il y a, pour ainsi dire, autant de mé- l'our augmenter les revenus de son journal, qui ne sont pas considérables, M.l\u2019igeon a loué au fournisseur d'asphalte bien connu, M.Rodolphe Brunet, une pirtie de sa page de rédaction.Certains journaux, telle la Presse\u201d, se vendent corps et ame quand ils trouvent la forte sonune.D'autres, la \u201cPatrie\u201d, louent leur rédaction à l'année, au trimestre, au mois, à la semaine, aux messieurs chics qui désirent y passer des heures Pigeon cmuprunte quelque chose à ces deux systémies, en ce qu'il loue te Bulletin\u2019, imais à long ter- me\u2014par une espèce de bail emphytéotique çau fond, système \u201cLa l\u2019resse\u201d) \u2014 et pour la rédaction seulement (système \u201cLa Patrie\u201d).L'idée qui est bien à lui, c'est de louer la maison par pièces: celle- ci à M.Brunet, celle-là à M.Gouin, cette autre M.Laurier, et ainsi de suite.(Quand ces messieurs\u201d sont absents, la maison lui appartient et il peut y recevoir + + + 1 6 0 5 5 0 0 0» = glacière comme celle-ci.pre et la plus salubre, elle est immaculée et hygiénique, eHe ne peut rouiller ni ne peut sentir le moisi.vente 10 de ces glacières à parois émaillées blanc, 42 pouces de haut, 26 pouces de largeur, pouvant porter 50 livres de glace, coûtant régulièrement $13.00 $9.98 - Achète une splendide glacière avec parois émaillées blanc, ici lundi.Toutes les ménagères veuleni avor une C\u2019est la plus pro- Lundi nous mettrons en + + + + + + + + + + + = Nous avons fait des arrangements pour que les livraisons de meubles se fassent promptement dans toutes les bantieues ct les places d'été populaires.Meubles de Véranda Chaises et berceuses avec sièges à barres.122240 1 44 1440 $1.09 Chaises et berceuses avec chaises en rotin.1.222011 44 0040 $1.29 Fauteuils ct berceuses avec sièges à barres.12220420 .$200 Fauteuils et berceuses avec sièges en rotin.242224 120 4404 $2.25 Causeuses et bancs de jardins.$3.29 477-Est, rue Sainte-Catherine "]
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