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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 17 avril 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Action, 1915-04-17, Collections de BAnQ.

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[" ESA Hh gue ANNEE\u2014 No 205.\u2018part.de mes- auditeurs-sont eux-mêmes.des fendez voire bien\u201d Par une coïncidence pee LE NUMERO: CINQ SOUS.PAR AN: DEUX DOLLARS.FT i Les Juifs au Canada À propos d'un récent discours The position of the Jews in the modern world is still an anomalous one.Even in IV est- ern lands their emancipation, political and social, has been so recent that they still bear traces of the social isolation to which their steadfast adherence to their ancestral creed restricted them.For these reasons Jews present many differences from their neighbors of other faiths, who regard them, if not with ill- will, at least with curiosity.M.Joseph JACOBS.Quand je pris connaissance de ce qu'avait dit au Club Montefiore M.Hébent, commissaire municipal, j'étais frais émoulu d'une lecture fort coinerdente : Particle consacré, dans le New-York Times du 17 janvier dernier, par M.Joseph Jacobs, au remarquable ouvrage de M.Israel Cohen, Jewish Life in Modern Times.Les paroles de M.Hébert auraient pu avoir leur place dans le livre de M.Cohen, étant en racoourci la corroboration de plus d\u2019une prétention de ce dernier, Parkint du développement de Montréal, M.Hébert l\u2019a attribué pour une bonne part aux Juifs, \u201cqui sont une population sobre avant tout et laboricuse, deux quialités qui conduisent au succès on affaires\u201d.Il a ajouté : Vous avez largement participé dans l'augmentation de nos richesses, et le \u201cboom\u201d sur l'immeuble des dix dernières années a été causé par votre fait en grande partie; £a n'a pas été au détriment de Montréal.Je ne suis pas venu ici pour vous encenser et je ne parle qu'après avoir étudié les chiffres et les statistiques.Je n\u2019ai plus la prétention de vous parler finances quand la plu- financiers experts.Tout cela est de la plus rigoureuse exactitude; seulement, il faut un certain courage pour le proclamer dans un milieu où Fon cherche à détourner d'attention de notre propre infériorité chronique à l\u2019aide de quelques épouvantalls toujours commuides : le franc-mraçon, le libéral catholique, l\u2019Irlandais, le Juif, etc, etc.M.Hébert aurait pu ajouter que le Juif montréalais a créé certaines industries dont vit, directement ou indirectement, de tiers de motre population: ta confection par exemple; qu'il a galvanisé des commerces qui nous glissaient des mains, celui de l\u2019épice- tie et celui du poisson, pour mous en tenir à ces deux seulement; qu'il a enrayé et væncu le monopole grec sur le marché des fruits et des légumes \u2018importés, et que c'est à hui enfin que nous devons d'avoir les uns et les autres, en abondance et à prix \u201cchrétiens\u201d, en toutes saisons.C'est, parmi nous, le négociant juif qui comprend le mieux la vertu productrice de l'axiome américain: Petit profit, gros dé- it.Je ne crains pas «d'assurer que si le coût de la\u2019 vie n\u2019est pas plus élevé en ce moment, c\u2019est dû aux méthodes de comumner- ce du Juif.J\u2019ajouterai que les Juifs donnent, à Montréal, plus de travail aux Ca- nadiens-Français des deux sexes que tous les patrons camadiens-français ensemble.On déplore que le Juif soit envahisseur.me s'il était venu d'outre-mer fici pour enfiler des perles.A peine arrivé, il choi- Sit sa voie et la suit avec constance, intelfi- gence, apreté, S'il tombe, il ne reste pas longtemps à terre.S'il s\u2019est trompé en partant à droite, il repart à gauche, ne s\u2019attardant pas 3 piétiner sur place et i blamer les deux et les hommes.S'il nous refoule dans certains quartiers, S'il nous en évince, c'est avec notre consentement.Nous le supplions presque d\u2019acheter.les foyers qui furent des nôtres de génération en génération, sans avoir changé de mains depuis les ancêtres qui les fon- dérent ; nous leur en portons les titres et les defs sur des plateaux d'argent.Sur le même sujet, en 1908, dans da Revue Popu- loire, j \u2019écrivais : .Dans un numéro du New-York Herald, déplorant cette victoire graduclle et constante des étrangers sur les vieux citoyens de New-York, rev, évêque Potter disait à ces der- mers: \u201cJe ne vous préche pas l'offensive, mais la défensive : je ne vous incite pas aux violences envers les envahisseurs, mais je Vous dis: Ne vous laissez pas envahir; dénoter, le dimanche même où ce numéro du Herald était publié à New-York, le ciré de ma paroisse parlait le même langage, ten- comprendre qu'au-dessus du gain immédiat que peut représenter la vente en détail des anciens quartiers français et catholiques, il Ya quelque chose de plus important.Ce langage, ces arguments, si pleins de force et de belle fierté, n'ont que peu de valeur aux veux de computriotes qui se moquent pas mal qu'après eux ce soit le déluge, pourvu que dans le présent ils puissent palper beaucoup de billets de banque et en jouir.C\u2019est surtout notre classe moyenne qui cesse de lutter et va se mettre à manger son capital.Dans un de ses romans, Mme Ma- rie-Inne de Bowet décrit une bourgeoisie molle, inapte aux affaires ,jimpatiente de jouir et que les Juifs manipulent à leur guise.\u201cLes Juifs, dit-elle, qui lentement, obstinément, finiront par barrer toutes les avenues, par occuper tous les postes, par détenir le pouvoir comme ils sont en voie d'accuparer la richesse publique.jusqu'au jour où maîtres de tout, ils diront : \u201cLa maison est à moi, c'est à vous d'en sortir\u2019, Et pour mot de la fin, je rappontais cette phrase du président d'un congrès juif lemu quelque temps auparavant à La Hayye: \u201cLes Juifs n'ont pas de patrie, pas de pays à eux en propre, mais ils sont en tram de conquérir Je monde.\u201d Les Canadiens-Français n'ont rien appris, rien oublié au sujet des Juifs.Ils en zont toujours au type traditionnel de la rue Craig, en houppelande, crasseux, pouilleux, dur comme Shylock, sans rival dans la double opération d'acheter pour rien et de vendre très cher.Quand mes compatriotes veulent remonter plus haut que la rue Craig dans leur évocation de la juiverie, ils vont droit à Judas, et ça leur suffit: les annales de la rue Craig et le drame de la Passion \u2014 rien d\u2019autre n\u2019existe pour eux.Ils ignorent la genèse juive au Canada; rappelons-da, d\u2019autant qu\u2019elle nous fait voir, au lendemain de ku Cession, nous es premiers occupants du sol, en parfaite posture d'infériorité, tout comme aujourd\u2019hui.Aaaron Hart, le premier Juif venu ici, accompagnait le général Amherst en 1759 à titre d'officier d'état-major.Ii s'établit ensuite à \u2019Trois-Rivières et devint propriétaire de six seigneuries, celle de Bécancour entre autres, que les nôtres lui offraient comme aujourd'hui ils le font de leurs propriétés montréalaises, en estimant geu ce \u2018\u2018sale Juif\u201d leur faisait grand homeur en les croquant.Ouvrons ici une parenthèse.Nos journaux castors déplorent périodiquement que la circonscription Saint-Louis de Montréal soit exposée à avoir prochainement un Juif comme député provincial.Or, un descendant de cet Aaron Hart se fit élire pour la Chambre de Québec, par la ville sacro-sainte quest \u2019l'rots-Riviè- res; sa qualité de juif l'ayant fait refuser par la Chambre, \u2019Trois-Rivières réitéra bravement son geste jusqu'à ce que, de guerre lasse, la Chambre abaissit pavillon.Peu après da Cession, quelques Juifs arrivèrent à Montréal, entre autres Lazarus David, Abraham ea David Franks.Leur premier acte fût d'élever fa pionnière des synagogues canadiennes, où se trouve aujourd'hui le rond-point entre le palais de justice et l'hôtel de ville.Dès 1867, Lazarus David était grand propriétaire ; il se voua tellement au progrès de sa ville adoptive que sa mort fut l\u2019occasion d\u2019un deuil général.\u2018 Le père des Franks était le plus gros négociant de Québec en 1767; son fils David et Aaron Hart furent parmi les plus actifs à demander un gouvernement responsable ici.Un autre Franks commençait dès dors la traite à la Baie d'Hudson.En 1788, un Juif, M.David David, fils de Lazarus, était choisi comme l\u2019un des membres du premier conseil d\u2019administration de la Banque de Montréal, où nous n\u2019avons pris pied que tout dernièrement.Peu après, Henry Joseph fondait à Berthier une des plus importantes maisons de commerce du Canada, achetant directement en Europe, possesseur de vaisseaux qui lui apportaient ses marchandises, créateur du premier service maritime entre les deux continents.En voilà assez pour nous édifier sur la façon reptilienne (style Tardivel) dont la juiverie s\u2019mmplanta tei.Dans la sphère intellectuelle, elle fit excellente figure.Le Dr Abraham De Sola, par son oeuvre écrite et par ses conférences au McGill, est Pune de nos gloires les plus pures.On ne lui connait d'égal que Goldwin Smith.Un biographe rappelle tait dè.réveiller la- fibre-nationale et de faire ce fait entre autres: TOUS LIS AAMEDIS NTH Action Toumb¢ déssus | Bucsasas lous | (CYRANO) DIRECTEUR : JULES FOURNIER The other event took place in 1872, when he was invited by the government of the United States to open Congress prayer.This was not only a compliment to Dr.de Sola\u2019s ability as a preacher, and a graceful act to a British subject, but owing to the fact that diplomatic relaticn between Great Britain and the United States had but lately been strained by the \u201c.Alabama Claims,\u201d the event twas the first public sign of a better feeling between the two countries.tin Dams les lettres et dans les arts, dans les oeuvres philanthropiques et dans le monde des sports dégitimes, tros Juifs occupent une place aussi éminente que large; ki liste que jai devant les yeux n\u2019a vraiment étonmé ; j'ignorais qu'ils fussent rendus à ve degré d'avancement dans ces sphères.Ai- je besoin d'ajouter qu'ils ont à Montréal.aujourd'hui, des journaux quotidiens et helxlomadaires, des revues et des magazines bien agences, déjà influents, trés encourages?le Juif dit beaucoup.Il est partisan de l'instruction intensive, et pas characteristic is unbelicrable to many.Yet there are no people who have done so much io help their poor to get a decent foot-hold op tie slippery ladder of life.In Great Britain where poverty bordering on starvation is the lot of 50 per cent.of the people, there is not one Jew receiving State relief.Not that poveriy is non-existent among English Jews\u2014-there is plenty\u2014but the Jewish frat- crnity hace their owen poor lazes; the wealthier taving themselves for the benefit of taeir poor, and it might be stated that this system of supporting their own is general throughout Europe.\u201cIn the larger cities of Canada poverty of- tn touches the Jews.In most cases it is tarough no fault of their ozen, certainly not trough drunkenness, for there is not a more abstemious people on carth\u2014just hard luck.To help the struggling Jew or Gentile in Montreal a successful Jew has founded an instruction which has already done much 1 alleviate the misery of poverty and helped many a man to look his fellowes in the face -\u2014\u2014an institution achich at the critical mo- une école, comme les leurs, ne montre une assistance aussi nombreuse, aussi constante, ni un programme d'enseignement plus large et plus pratique.Un petit Juif doit ¢- tudier trois langues ; dans l'Ontario, en cer- taims endroits, il y a l'aflemand en plus.Le petit Juif s'arme pour l'avenir quoi qu'il en coûte d'argent, de temps ot d'effort J'ai sous les yeux la liste des oeuvres philanthropiques juives à Montréal, depuis l\u2019aide aux petits commerçants ([{ebrew Free loan Association) jusqua ln charité à domicile sous une forme noble et réactive.M.Frederic \\Vright écrivait dans le Herald, de Montréal, en date du 31 août 1913: There is much in the make-up of the Jew which would be well copied by the Gentile, His Talmud, a compilation of the Hebrew philosophers, teaches hime the greatest of the graces\u2014charity, and what is more he carries it out, though in a different way to the Christian.The Talmudical precept that \u201cthe noblest charity is to prevent a man from accepting charity\u201d would seem to be the founuation of his philanthropy, and if this truism was acted upon more generally much of the prevailing poverty in the world would be eliminated.But this nent in his life helps him to turn the corn- cr.The name of this society is the Hebrew bree loan Association, the object of which, in the words of Mr.Z.Fincberg, the founder, is \u201cto loan money to those in need, instead of giving alms, and thus assist respectable people zchose character and self-respect will not permit them to receive alms, but who will accept a loan which they can repay and titus overcome the difficulties for means of a livelihood.\u201d La citatim est un peu longue, mais elle vise, ici, à mieux faire connaître des hom- tres venus chez nous pour y rester, et à nous donner de salutaires enseignements.Disraë- di, un Juif arrivé au poste de premier mvinis- tre de la Grande-Bretagne, disait un jour aimablement: \u201cJuddisin is now the completion and vindication of Christianity.\u201d Prenons garde qu'à Montréal, avec notre abâtardissement, cette sentence ne devienne vraie qu'à rebours.11 se peut que dans um prochain article, & l'aile du livre précité de M.Israel Cohen, dr vous entrotienne des Juifs anondiale- ; ment parlant.Ts sont à l\u2019ordre du jour de toutes façons en Europe, du fait de ka guerre, et de Ja façon In phrs honorable.idea of charity being a national Jewish D'ARGENSON.Violent Contraste On n\u2019a sans doute pas oublié ka lettre signée Oto Brauër, où l'officier allemand de fa largeur de ses sentiments chevaleresques.|, ce nom aæpprenaït en termes fort courtois al M.du Masjambost la mort héroïque de son fils le sous-lieutenant Ardant du Mas- jamdbost, tué quelque part en Argonne.Sous le ttre \u201cLettre d'un barbare,\u201d le directeur de l'Action l'a en effet vriomphalement reproduite le 6 mars, pensant qu'il n\u2019en faudrait pas davantage pour établir que les Allemands ne sont pas des Iroquois, quis sont, \u201cqubiqu\u2019on dic\u201d, capables de semti- ments généreux et méme d\u2019éprouver de l\u2019admiration pour ceux de leurs ennemis qui s\u2019en montrent vraiment dignes.Ce qu'il n\u2019a pas aité, ce qu'il s\u2019est bien gardé de reproduire, ce sont \u2018les remarques dont l'Action Française\u2014où À a puisé le document\u2014faisaient suivre la lettre de V'officier allemand.Les voici telles qu'elles me sont tardivement communiquées par un abonné de l'Action Française : Nous n'avons besoin de rien ajouter à un pareil témoignage rendu par l'ennemi.Mais celui dont le lieutenant du Masjam- bost a forcé l'admiration et qui n\u2019a pas craint de l'exprimer en ces termes mériie qu'on lui rende son salut.A l'heure où| nous reproduisons les récits trop awthen- tiques des innombrables atrocités commises par les troupes allemandes, en Belgique et en France, nous publions aussi la lettre de cel officier allemand, qui forme contraste avec les assassins de notre ami le lieutenant Deschars et de ses compagnons blessés.En tenant compte d'ailleurs de l\u2019hypothèse d'une manoeuvre destinée à faire oublier ces crimes, nous dirons que le plus beau compliment que l'on puisse faire à ce représentant exceptionnel de la Kultur, c'est qu \"il s'est Hevé, dans la circonstance, jusqu'aux s sentiments qui aiment tous les officiers français.(3 janvier 1915, édition quotidienne).Four donner à cette lettre sa signification véritable et éviter de lui attribuer une valeur documentaire exagérée, À cût fallu fatre ce qua fait J'AIction Française: sou- tigner l\u2019entier contraste qu\u2019elle marque avec ha\u2019 conduite notoirement infâme de Mant d'officiers allemands de tous les grades.Il eût fallu, tout en rendant un juste hommage 3 son auteur, ne pas représenter odui- 1914 (1) dont en réalité il se sépare de toute Il eût fallu montrer par cet exemple ce que scraît la guerre, ce que du moins elle aurait pu devenir après dix-neuf siècles de chriistianisme, si ses théoriciens et ses praticiens d'outre-Rhin ne ld'eussent déshonorée en lui imprisnant un caractère de férocité et de haine que le monde occidental ne lui connaissait plus que par l\u2019histoire des jacqueries ¢'fl ya cing et six siècles (2).Et pour comprendre à fond tout cela fl n'eût été besoin que d'une toute petite fraction du vaste sens oritique dont nous voyons que se pique M.Jules Fournier.: ® © J'ai nommé plus haut des théoriciens; écoutons un écho caracténistique de leurs doctrines en fait de technique guerrière : La Post de Bertin publie dans son numéro du 20 décembre (édition du matin) un article fimtitulé \u201cSoyons durs\u201d, dont voici le passage essenticl Nous avons occupé la Belgique et écrasé son armée.Pourtant l'armée et le peuple ne consentent pas encore à signer la paix.C\u2019est une preuve que les succès militaires décisifs ne suffisent pas toujours à atteindre le but véritable d'une guerre.De tous temps, les horreurs de la guerre: la destruction des villages, la suppression des transports et des échanges, les pertes on biens, les charges imposées par le logement des troupes, la pression exe:cée involontairement ou à desseis sur lu pobu- lation ennemie, cn un mot toutes ces calu- mités ont été un mover tout aussi effectif d; jmpos ser la paix que les victoires militaires.On peut dire même que la victoire n'est a un moyen d'occuper assez de pays pour exercer une pression sur la population ennemie et, par son intermédiaire, sur le gouvernement emiemi.;, Nous paraissons vouloir renoncer à ce Moyen important, indispensable pourrait- dn dire, de la conduite de la guerre./ Faire la guerre humainement, c'est en érité la faire cruellement, car une guerre (1) Et quand avons-nous jamais fait cela ?Note de l'Action.\u2018 (2) Et les explois anglais, francais et bel- , en ces vingt-cinq dernières années, en rique, en Asie, partout.\u2014Note de l\u2019Ac- d comme l'officier allemand typique de | dis.\u2014Nôte de d'Action.humaine dure plus longtemps et exige de plus grands sacrifices.Une querre humaine cst, en outre, une injustice imméritée pour l'armée nationale, à qui elle impose des pertes toujours renouvelées.L'idée de cette guerre humaine est inspirée par ce fatal désir de popularité qui nous a conduits, en Alsace, @ prendre des mesures qui se tournérent contre nous.\u201cNous paraissons vutloir renoncer à ce moyen Miportant\u201d, dit la feuille berlinoise.Pour y renoncer À faut d'abord s\u2019en être prévalu de plein gré: les armées atleman- des ont donc systématiquement promené la terreur, les dévastatlons.opéré \u201cla destrue- tion les villages,\u201d usé enfin de tous les procédés qui constituent une guerre imhu- maine.Est-il besoin d'autre aveux?l'assons nraintenant aux praticiens tels que nous los a fait counaiître ka Conunis- Jon française d'enquête sur les atrocités allemandes et les très authentiques aveux de quelques officiers: je ne mentionnerai que es crines conmnis par des officiens ou par leuns ordres.Voici d'abord comment Commission : s'exprime la Les faits commis en violation des droits de la guerre à l'égard des combattants: meurtres des blessés ou des prisonniers, ruses interdites par les conventions internationales, attaques contre les médecins et les brancardiers, ont été innombrables, dans tous les endroits où des combats ont été en- yagés.il nous est impossible de constater la plupart d'entre eux, parce que les témoins en sont surtout des militaires, obligés à se déplacer continuellement.Ces actes ont été, du reste, relatés dans des rapports adressés par les chefs de corps à l'autorité militaire, qui pourra les joindre aux documents de notre enquête, si elle le juge à propos.Beaucoup sont aussi attestés par des témoignages que des magistrats ont recueillis dans les hôpitaux, et dont nous SAMEDI; x7 AVRIL 5s, MONTREAL 105, RUE SAINT-HUBERT, 105 Téléphone: Est 677.les Français, les blessés exceptés, même s'ils offrent de déposer les armes, parce que les Français nous ont laissé avancer à une faible distance puis nous ont pris par surprise en ouvrant un feu intense, (Der- tière page du carnet d\u2019un saldat mort.) Ce qui suit est un extrait des Munchner Neueste Nachrichten (V° 513-7, October Vorabendblat, page 2) : Journal de marche d'un officier allemand, le lieutenant A.Eberlein, qui prit part à l'oœœupation de Saint-Dié (4) : 27 août \u2014.Mais nous avons arrêté trois autres civils et alors me vient une bonne idée.Hs sont installés sur des chaises et on leur signifie d'avoir à aller s'asseoir au milieu de la rue.Supplications d'une part, quelque s coups de crosses de l'autre.On deztent peu à peu terriblement dur.Enfin, Ils sont assis dehors, dans la rue.Combien de prières anyoissées ont-ils dites, je l'igno- ve; mais leurs mains restent jointes comme crispées.Je les plains, mais le moyen est d'une efficacité immédiate.Le tir dirigé des maisons sur nos flancs diminue aussitôt et nous pouvons maintenant occuper la maison d'en face; nouns sommes ainsi les maîtres de la rue principale.Tout ce qui se montre encore dans la rue est fusillé, T'artillerie, elle aussi, a travaillé vigoureusement pendant ce temps, et, lorsque, vers 7 heures du soir, la brigade s\u2019avance à l'assaut pour nous dé- liner, je puis faire le rapport: \u201cSaint-Dié est vide d'ennemis.\u201d Comme je l'ai appris plus tard, le.régiment de réserve, qui cst entré à Saint- Dié, plus au nord, a fait des expériences exactement semblables aux nôtres, Les quatre cieils qu'ils avaient également fait as- ; seoir dans la rue ont été tués pur les bal- ; les françaises.Je les ai vus moi-même étendus au milieu de la rue près de l'hôpital.' A.EBERIEIN, lieutenant.(Cité par be Bulletin des Frangais, rési- opérons en ce moment le dépouillement en vue de l'établissement d'un rapport com- plémentœire.Il nous en a été néanmoins révélé à nous-mêmes un certain nombre, au cours de notre information.«1 Bar-le-Duc, M.le médecin principal Ferry nous a, à cet égard, rapporté des dépositions recueillies par lui, dans son service.Le sergent Lemerre, du.e régiment d'infanterie, lui a déclaré que, blessé le 6 septembre, à Rembercourt, d'un éclat d'obus à la jambe, il avait été laissé sur le terrain, pendant huit jours, par les ambulanciers allemands, qui le voyaient parfaitement.Le quatrième jour, sur l'ordre d'un officier qui parcourait le champ de bataille, son revolver & la main, ce sous-officicr a été bles- ¢ de nonveaw d'un coup de fusil par un soldat.Il a d\u2019ailleurs vu, à plusieurs reprises, autour de lui, des brancardiers allemands tirer sur nos blessés.Le 22 août, un détachement allemand se présenta sur le territoire de Bonvillers (Meurthe-et-Moselle), à la ferme de la Petite Rochelle, où le propriétaire, M.Honil- lon, avait donné asile à des blessés français.L'officier qui le commandait ordonna à quatre de ses hommes d'aller achever neuf blessés qui étaient étendus dans la grange.Chacun de ceux-ci reçut une balle daus I'oreille.Comme la dame Houillon demandait grâce pour eux, l'officier lui enjoignit de se taire, cn lui mettant le canon de son revolver sur la poitrine.Un soldat allemand, atteint d\u2019une blessure au ventre, a confié à M.le docteur Roh- mer qu'elle lui avait été faite d'un coup de revolver par son officier, parce qu'il avait refusé d'achever un blessé français.Enfin, un autre Allemand, porteur d\u2019une plaie au dos, produite par un coup de feu tiré à bout portant, a déclaré au docteur IVeiss que, pour obéir à l'ordre d'un officier, un soldat avait tiré sur lui, afin de le punir d\u2019avoir transporté dans un village situé à proximité du champ de bataille plusieurs blessés de notre armée (3).Un soir, une détonalion ayant retenti pendant que M.l'abbé Colin, curé de Crois- mare, se trouvait auprès d'un officier, celui-ci s'écria : \u201cMonsieur le curé, en voilà assez pour vous faire fusiller ainsi que le bourgmestre, et pour faire brûler une ferme.Tenez, en voici une qui brûle\u201d \u2014\u201cMonsieur officier, répondit le prêtre, vous êtes trop intelligent pour ne pas reconnaître le bruit sec de votre fusil.Pour moi, je le reconnais\u201d.L\u2019Allemand n\u2019insista pas.Voyons maintenant deux aveux choisis entre beautoup d\u2019autres : Le premier est la traduction d'un doou- ment origina} conservé au Mimistère de la guerre français et se Jit comme suft : \u201cMurdi 8-9- 14\u2014Réveil à 5 heures.Très violent combat dans les bois.L'artillerie prend part à l'action.Ordre de tuer Fous (3) Pour une fois, voilà un Allemand qui aura le bonheur d'être cru spar- M.Pâra-|i ! dosage) en leur manière de faire la guerre: dant à l'étranger, du 1er janvier 1915, et, dans sa pantie essentielle mar Le Literary Digest du 6 février).Si de fieutenant Eberleim et ses émules.de Sæwint-Dré portent ka même marque ue falprique que cos chefs de bataillon.qui alk.Inient à la rencontre de Pennemi en mets tant leurs troupes à couvert derrière un ri-.| dean de civils belges, 3s ne sont évid \u2026 Aa ment pas de la même pâte que le dieu } nant Oto Brauér.Si celui-ci a été à da 0 iménnic école, il n\u2019a pas profité des leçons re- ques, il y a perdu son temps.Je termine par une dernière citation, qui résume toutes les autres : Le récit des barbaries allemandes, écrit André de Maricourt dans la Revue Hebdo- nurdaire du 6 février, étonne certains lecteurs, N'est-ce pas plutôt cet étonnement qui doit étonner?Ne songe-t-on pas que les Prussiens n'ont jamais varié (sauf dans le embuscades, incendies des villes, meurtres des otayes?.C\u2019est ce qu\u2019on rencontre tout le long de leur courte histoire.Rien de plus naturel, H y a le sang.Les Prussiens, issus d'une race finnoise totalement étrangère au reste de l'Europe, n'étaient pas même chrétiens au treisième siècle lorsque saint Louis régnait en France.Quelques.siècles plus tard, sur le fond de barbarie, ; s'est greffé l\u2019orgueil piétiste.\u201cPar le fer a et par le feu\u201d ils ont ensuite imposé le joug à leurs voisins et leur domination a gangrené toutes les Allemagnes.\u201d Toujours égaux à eux-mêmes en dépit chr Juisant d'une légère couche de verfiis, c\u2019est bien ce que je \u2018disais.FERDINAND PARADIS.Cours \u201cExcelsior\u2019\u2019 Sous le nom de Cours \u2018Excelsior, c'est ud traité complet de comptabilité que M.-J.a Michaud se propose d'offrir, en une série.de fascioules mensuels, au public \u2018canadien.\u201ci Le prenrier de ces fascicules est paru justement ces jours derniers.Il contient ne foule d'observations ct .d'exposés du: \u2018plus haut intérêt.Dans son Introduction, M.Michaud se fait fort d'enseigner; par\u201d Or.respondance, au moyen de son Cours tenue des livres conrplète en cimg- Prix du premier fascicule, 25 cents.Prière de s'adresser, \u2018par Jettre.ou perdonnelle- ment, au C ours Excelsior, Rie.J gh 153-Ouest.tainement tris Se due ry rare ticle très foment raisonné div New-York Times, journal : notoirement Ips ALU Few = LS et an em aa ort for mme vous viennent voir: i fait.Etre accueilli, en visite, par cette phrase: \u201cLes oreilles me vous ont pas tinté un pou, Ier soir?\u201d Ou par cette autre phrase, d\u2019une amie dont on redoutait l\u2019imdifférence : \u201cTiens.le petit complet de l\u2019an dernier.\u201d Dans un moment où l\u2019on est très pressé, feuilleter, par acquit de conscience, «en mu- méro de Revue où il n'y a \u201crien i lire.\u201d Savoir où on s\u2019est enrhumé.Entendre dire d'une femme qui vous a repoussé qu'elle ne rajeunit pas,\u201d Calouler qu'on à peu d'avantage à faire te économie qui déplaisail, mais que sem- blaït conseiller la raison.An lendemain d'un petit succès littéraire, su sontir attentivement regardé par un peintre inconnu.S'apercevoir, au petit nombre du feuillets que l\u2019orateur tient encore dans la main, qu'il n'en a plus pour très longtemps.Trouver dans un courrier très chargé qu'on met tardivement à jour, quelques lettres auxquelles #1 est devenu inutile de répondre.Apprendre qu\u2019une fête où on était fu- eux de n\u2019avoir pu aller n\u2019a pas très bien rétssi, Voir, au moment où va stopper le train bordé dans lequel on voyage, se tendre vers soi les deux mains d\u2019un porteur souriant.Au cimetière \u2014Se trouver devant une tombe d'honune célèbre, au moment où on s'y attendait le moins.Durant une cérémonie nuptiale on fu- néhre qui n'en [mit pas\u2014Etre un de ceux qui ont eu l\u2019idée de déjeuner azant.Se débarrasser d'in objet dont on a flonreur ou qui encombre, en l'offrant à des amis que remplit de confusion cette libéralité inattendue.En gare, voir passer ses malles sur le quai.1 Tourner scpatiquement le bouton de porte d\u2019aume salle d'attente qu'on croyait fer- «Les Petites Choses qui font plaisir trangère qui vous restait.Déboucher sans effort visible, sous le regard de femmes narquoises, une bouteille difficile.En cabitst particulior \u2014Signaler négligemment au maitre d'hôtel ume erreur d\u2019addition commise par la caissière, \u201cà son désavantage\u201d.Frôler de la main, par hasard, le long d'une poche où on ne te met pas d'habitude, la bosse d'un trousseau de clefs qu'on croyait perdu.Recevoir un pneumatique: \u201cImpossible ce soir\u201d, d'une femme qu'on n\u2019était sûr de désirer.Shampaïmg.\u2014 Entendre le garçon murmurer, en vous rénçant Ia tête qu\u201c\u2018on en avait vratinemt besoin\u201d.Rencontrer une pièce de dix sous dans la poche d'un vieux gilet.Monier son escalier, la nuit, derrière quelqu'un qui æ des allumettes.Ne pas parler le hollandais, mais le cont- prendre un peu.un diner de \u2018\u201cruignait\u201d.Voir arriver à soi, dans table d'hôte, le morceau qu'on Au dessert, sentir rouler sur sa serviette un grain de raisim, et le rattraper.Etre cinquième dans un compartiment de chemin de fer, et voir une des quatre persanmes qui en occupaient lès coins se préparer à descendre.Retrouver un air qu'on cherchait.Apprendre que ke mariage d'un assez bon ami, dont la célébration vous faisait manquer l'ouverture de la chasse, est sur le point de craquer.Reconnaître du premier coup son rapluse dans un vestinine encombré.pa- Trouver \u201cbibre\u201d chez le caiffeuwr un journal qu'on voulait lire.Recevoir des lettres.À Un mariage où on n'allait que par.convenance, découvrir à travers les rangs mée, et la sentir qui s'ouvre.| Etre abordé brusquement, dans la rue, par l'ami lapeur, qui ne voulait \u201cque vous serrer la main\u201d.Au fond d'une bonmve boutaille trop tôt finie, et que machiralentent on secoue, discerner comme un petit bruit.Arriver à temps pour allumer sa cigarette à l'alumette qui allait s\u2019étefndre.En wagon.\u2014 Avoir trouvé la position dans laquelle on croît bien qu\u2019on pourra dormir.Etre appelé \u201ccher Maitre\u201d par quelqu\u2019un qui n\u2019a aucun Mmérêt à vous désigner ainsi \\ En sautant de son Lit fa nuit, sentir ses deux pleds s\u2019enfonoer exactement dans les pantoufles qu'on Te voit pas.Au théâtre.Arriver juste après \u201cla petite pièce\u201d.Avoir découvert dans un quartier éloigné un tout potit cordonnier qui fait très bien, Etre généreux avec un ennemi, et esntir qu\u2019on l'épate.Entendre, quand on est malade et con- dammé a garder la chambre, Jas amis qui pester contre de temps \u201c Apercevoir : a travers bois, bout à coup: \u2026 da petite shot: \u201cqu'on: ere oeil d'une loweuse de chai- 2 tai re, il n\u2019ên seron tache.de lumière : qui: amonce ic, de chaîses un raccourci qui vous permet de joindre rapidement la famille.feuilletant le Tout-Paris.Frôler de l'ongle, en se grattant la téte, un tout petit bouton.Recevoir des compliments au sujet d'un chapeau neuf.: En aflant prendre le Métro, dans une cohue, trouver juste vingt-cinq centimes au fond de sa poche.Se sentir regardé par une femme ravis- sate aa moment où on offgre sa place en tramway, à une dame âgée.Etre accueilli, au Balnéiem, par un doucheur bienveillant .Avoir perdu en voyage une casquette taute neuve, qu\u2019on ne pouvait pas souffrir.Sentir céder, sous la patiente pression de l\u2019ongle, atn noeud très serré.Etre, à table, le voisin de quelqu\u2019un qui ose entamer lle fromage.Etre venu diner en redingotte dans une maison où tout le monde est en habit et voir entrer une jaquette.Rencontrer sur une liste de souscription la belle offrande d'un anonyme qui a les mêmes initiales que vous.= EMILE BERR.o\u2014 : qui Ordre-du jour \u201cTI a été rendu compte au Colonel commandant la subdivision qu\u2019un certain nombre de réservistes et territoriaux de la Chaouïa, envoyés dans les postes de l'intérieur, se faisaient suivre par Jeurs femmes et que la présence de ces derniè- nes était une gêne pour le service.\u201cL\u2019attention des soldats devra être appelée sur les inconvénients et dangers auxquels ils exposent leurs- femmes en.les laissant voyager seules et loger dans les on\" hôtels borgnes - Jqui avoisinent les postes.\u201cet md\" \u2018doivent suivre l'exemple des territo- tiaux-de France ef se séparer de leurs 5a femmes.ete! aura besoin\u201d, A Signé COLO?I Rencontrer son nom et son adresse, en, ce an aptes au 8 Vo tôt ir A donner à ta France de beaïtx; en L'ACTION Chez le bistro \\rents les débitants.mesure énergique les ait livrés au désespoir.\u2014Ah! nous confiait l\u2019un d'eux, Gouvernement a bien fait de défendre i consommation «de \"absinthe.en f.Fouvrier s'avise, Une fois finie la guerre, de faire une révolution pour la réclamer : comme nous, l'ouvrier s\u2019en moque.Dans les premiers temps, quelques invétérés ont protesté, gueulé.Mais, peu à peu, soumis au régime militaire, ils s\u2019en sont bien trouvé.Et, mamtenant, l'absinthe, c\u2019est comme qui dirait un nuage vert qui s'est dissipé.Hs n\u2019y pensent plus.\u2014Que prend-il, le client, à défaut d'ab- =intlie ?\u2014Ah! vorla!.tätonne.Si je vous disais qu'il Il cherche sa nouvelle boisson.connette\u201d l''autres, au vin-fraisette.\u2026 au vermouth.core que beaucoup, parmi les amateurs anciens de la verte, nous demandent de la gentiane, du goudron, mélés à un sirop! En somme, voyez-vous, ce qu'il faut, à notre \u2018ouvrier, c'est une habitude.Qu'il shabitue à la genttane et notre pays «era deux fois victorieux.-\u2014Et vous.y trouvez-vous votre profit>.\u2014V'otts parlez! Avec l'absinthe, on n\u2019en donnait jamais assez, et l'on ne gagnait presque rien sur un verre; avec les autres boissons, plus besoin d'allonger la dose.D'ailleurs, c'est un fait à remarquer: la guerre a aéré l'imagination du peuple.11 vient chez le bistro, beaucoup plus pour causer que pour boire, aux ensraces de son travail, ou sur la fin de sa journée.Le \u2018bistro\u2019, quoi, c'est le cercle, le club du peuple.C\u2019est un peu aussi, en ces heures, Jourse-aux-Nouvelles.Que d'émotions, que d'ames ingénüment françaises se révèlent entre deux cafés à 10 centimes ou deux piconnettes, \u2014 entre deux communiqués ou deux lettres de combattants que l'on se passe, que l\u2019on commente! sel Comptabilité d'allumettes Om ne dira jamais assez les attentions \u201cde la Patrie pour cet être choyé, gâté, qu'est le soldat français.\u2018 Une circulaire toute récente \u2014 précisons, clle est du 11 janvier 1915\u2014a prescrit, en effet, que chacun de nos braves ftroupiers recevra, par jour ct par homme, \u201ctrois\u201d allumettes gouvernementales.C'est peut-être insuffisant, pulsqu\u2019if faut 1e plus souvent en user quatre avant d'en allumer une.Néanmoins, les poilus se sont réjouis, ainsi qu'il convenait.Mais les sergents-majors ze sont arraché les cheveux, car c'est une comptabilité nouvelle terrible pour eux, étant donné le chiffre variable des allumettes contenues dans chaque boîte, et da distribution nécessaire tous les cinq jours.Cela rappelle une histoire que contait feu Darimon, ce Darimon qui eut son heure de célébrité à la fin du second Empire pour avoir, lui républicain autrefois austère, été en culotte courte à un bal des Tuileries.Aprés le 4 septembre, il était quelquefois le commensal du prince Napoléon chez qui régnait un ordre rigoureux, à Tous les à l'apparte- l'instar du grand empereur.meubles étaient matriculés ment de l'avenue d'Antin.Un soir, après le diner, Darimon ne se pressaït [pas d'allumer son jcigare.Il tournait et retournait une allumette entre ses doigts.\u2014Eh bien, qu'est-ce que vous faites avec cette allumette?lui dit le prince.\u2014Je.regardais si elle n\u2019avait pas aussi un numéro matricule.Compagnons d\u2019armes Un père Jésuite, le P.Rivet, après avoir passé par Saint-Cyr, entra dans les Ordres et se trouvait, avant la guerre, professeur de droit canonique à l'Université grégorienne de Rome.Au mois d'août, il vint prendre sa place dans les rangs français.Et, lors de la formation du corps des volontaires italiens, on l\u2019a nommé capitaine du ler régiment.On n\u2019a songé, évidemment, qu\u2019à utiliser la connaissance de la langue italienne, assez rare chez nous, du capitaine Rivet.Mais n'est-il pas savoureux de voir un père Jésuite devenir le chef de file de Gari- \u2018haldiens?Cette guerre aura créé bien des fraternités.plus piquantes.La-Santé'de Paris C\u2019est un; fait constaté, récemment, par santé de Fhiris est parfaite.cent de \u2018décès en.moms qu\u2019en 1914 à la mime \u2018époque.Ç - Sans dbute \u2018l'exoe \u2018d'ifñéspartie Echos de France population y est pour quelque chose.Ceux qui sont aux armées et ceux qui passent le I] serait téméraire d'affirmer que la temps de la guerre hors de Paris peuvent suppression de (\"absinthe laisse indiffé-lêtre malades au delà des fortifications.Il Mais il serait plus n'empêche que les praticiens psycholo- téméraire encore de s\u2019imaginer que cette gues nous tiennent ce langage : \u2014iNous voyons à nos consultations Leaucoup moins de malades, On se de- e, mande s'il y en aura encore dans l'avenir.Est-ce une tension de la volonté?L\u2019ar- Si les fa-{aent désir de savoir comment tout cela va bricants y perdent, nous autres, nous nous finir délivre-t-il une foule de gens de maux ichons! Et n'allez pas croire que imaginaires?Est-ce par économie?Combien de fois nos chirurgiens entendent-ils un client leur répondre, quand ils lui conseillent une opération qui n\u2019est pas absolument urgente : \u2014Après la guerre, docteur ! l.es malades, eux aussi, ont peut-être leurs embusqués.Démocratie [a mobilisation a parfois des hasards amusants.Dans un régiment territorial stationné dans de Sud-Est, un sous-préfet bien connu la plupart s'en tiennent à la \u201cpi- pour son caractère impérieux et désagréa- +, \"ble est sergent ; .Mais si je vous disais en- ranneau est adjudant et le concierge de l'huissier de ce jeune ty- la sous-préfecture lieutenant.[ee hasard les à réunis dans la même section et le jeune sous-préfet est furieux de se voir obligé d\u2019obéir à son huissier et à son concierge.Inégalités Actuellement, nos Préfets, Sous-Préfets, Secrétaires Généraux et Conseillers de Préfecture circulent dans leurs départements et font passer la revision aux conserits de la classe 1916.Le Préfet (ou à defaut le Secrétaire Général) est toujours accompagné d'un Conseiller de Préfecture.Naturellement, les frais de «déplacement leur sont comptés.Et, comme le Conseiller de Préfecture ne doit jamais quitter le Préfet (ou le Secrétaire Général), qu'il doit prendre ses repas avec lui, coucher dans le même hôtel, il est amu- Voilà assurément l\u2019une : des || .ie Büllétin de Ja statistique Hiumicipale : Ja NI y a dix gour | sant de noter les frais de déplacement que le Ministère de l'Intérieur octroie à ces messieurs.Un conseiller de Préfecture touche 4 francs par repas et 5 francs par nuit passée à l'hôtel; un Secrétaire Général G francs par répas et 10 francs par nuit ; un Préfet 12 francs et 15 francs.I! en est de mème dans l\u2019armée et dans la marine; un officier est censé avoir un estomac d'autant plus vaste et plus exi- cheat que son képi est plus galonné et sa tête plus chenue.N\u2019y voir que du feu Un jeune homme de Melun était parti pour l\u2019armée comme fantassin.- Il vient de rentrer chez lui.Il a reçu plusieurs blessures.11 boîte très fort, mais le moral est bon.On lui demande : \u2014Où t'es-tu battu?\u2014Je ne sais pas.\u2014Tu ne sais pas dans quel pays tu as été blessé ?\u2014Non.Je vais vous dire.Au moment de la mobilisation, j'ai été envoyé à Bourges où se formait mon régiment.Là, un beau matin, on s\u2019est embarqué dans un train.On a roulé deux jours.On est descendu.On a marché.Le canon crachait.C\u2019était la bataille.Le premier Hour, j'ai reçu une balle dans la fesse.Le second, une dans le mollet.Le troisième, une dans la tête, On m'a ramassé, on m\u2019a pansé.Et, puis, on m'a hissé dans un train.En cours de route, un major me dit: \u201cT'es de Melun?Eh! bien, nous y sommes justement.Descend.C\u2019est encore chez toi qu\u2019on te soignera le mieux.Je suis descendu et me voici !\u201d \u2014Et comment te sens-tu?lui demanda- t-on.\u2014Pas mal!.Je boîte encore, vous voyez.Mais je pense que d\u2019ici une huitaine, il n\u2019y paraîtra plus.Alors je retournerai là d\u2019où je viens.\u2014Mais tu ne sais pas d\u2019où tu viens.\u2014Ça ne fait rien! J\u2019y retournerai quand même ! L'union Sacrée Il.y avait ces jours-ci à Bordeaux, rue d\u2019Arés, un concent au profit des blessés d\u2019un hâpital temporaire.concert qui fut d\u2019aiHeurs très joli, et l\u2019on vit arriver, com ¢ spectatrice, escortée par deux prètres idats, Mme Régina Badet, bienfaitrice e l\u2019oeuvre.Ces Messieurs priaient très poliment|4 es assistants de vouloir bien faire place pour laisser passer la reine de la danse.Ceci vaut le chauffeur de Jules Guesde, ont nous avons raconté histoire, ot, 3 ce ropas, ajoutons qu\u2019à la suite de son ac- dent M.Jules Guesde, ayant débarqué chauffeur peut-étre trop bouillant, a is un chauffeur plus calme, M.Dupont, vicaire de Saint-Bruno.Le malheur des temps accouple d\u2019é- ranges compagnons, \u2018 dit: sun: \u201cpersonnage .jde Shakespeare.bureaux de Nos Amis les Québecquois, album lebois.Cees Préface de Jules Fournier lin ee 43 2% %¢ ss sec 00000 eset 0s En vente aux HUARD, adapté aux moeurs de Québec.Edition de IUXe .ccvvruvereccoccnssscsancasnsssroanns Edition de luxe, avec initiales enluminées .l\u201c Action\u201d de Dessins de Ch, Couverture en couleurs de Char- caricatures.aerac0 000 en000 00e ss o0ce000 20 cents Édition de luxe .000 sra0ou ete ro 0000000 uvou0e souvue c0000.$1.00 Souvenirs de Prison, par JULES FOURNIER, Préface d'Olivar Asse- aasne ns an nec 0000 nav cou 00 eue 0000 ee0 0 a 00000 secs coccac0un JE J (12 Edition de luxe .\u2026.svaseaneensen coco se ve nss0000000.,.$1.00 A Quebec View of Canadian Nationalism, par OLIVAR ASSELIN, eco ccen ec.ant 000.200 0000000000 00000000 00005000 000000000006 25 cents Rapport sur l'Immigration française et belge, par OLIVAR ASSELIN.25 cents $5.00 7 pour passer une Pour prendre un bon repas, agréable soirée, CUISINE DE PREMIER ORDRE.| DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL: 20 \u201c \u201c \u201c 8 h.30 matin a 4 h.30 soir 15 \u201c ® \u201c 4h.30 soir 7 h.80 soir 20 \u201c , * 7 n.80 soir à 8 h.80 sotr 80 \u201c \u201c \u201c 8h.80 soir A 11 b.35 soir VOUS NE TROUVEREZ RIEN DE MIEUX, SUR TOUTE L'ILE DE MONTREAL, QUE Le Chateau-Dupere RUE NOTRE-DAME, LONGUE-POINTE Spécialement recommandé aux touristes.SITE MERVEILLEUX.wv Î A NOS AMIS ll n\u2019est pour ainsi dire pas de jour que des lecteurs, nous envoyant le prix de leur abonnement, ne nous expriment en même temps \u201cle regret où ils sont de ne pouvoir faire davantage pour encourager notre journal.\u201d \u2018Très souvent, ces personnes bienveillantes n\u2019ont en effet pas d'autre occasion de nous témoigner de façon tangible leur sympathie.Assez souvent aussi, elles n'auraient que d'y penser pour pouvoir très facilement nous rendre service \u2014par exemple en nous confiant leurs annonces.Nous avons spécialement en vue, ici, d\u2019abord les nombreux amis que l'Action compte au Barreau et qui ont à tout moment des annonces officielles à distribuer aux journaux ; ensuite les nombreux amis que l\u2019Action compte dans le monde des affaires, où, comme chacun sait, il n\u2019est pas un homme qui n\u2019ait de temps en temps à faire publier un avis \u201cd\u2019incorporation\u201d, etc.Les uns et les autres peuvent\u2014sans qu\u2019il leur en coûte plus qu\u2019un petit effort de mémoire\u2014nous donner le plus précieux encouragement.Ils voudront bien à l\u2019occasion, nous en sommes sûrs, ne pas nous oublier.L'ACTION.Compagnie des Tramways de Montreal Horaire Suburbain (1914-15) MONTREAL-LACHINE (de l'Hôtel des Post 10 min.service de 5 h.40 matin à 8 h.matin.20 \u201c « \u201c8h.matinä4h.soir 10 \u201c « \u201c4h.solr à 7h.10 soir 20 \u201c \u201d\" ** 7 h.10 soir à minuit.LACHINE-MONTREAL:\u2014 20 min, service de 5 h.30 matin à 5 h.50 matin ): 10 a \u201c 6 h.50 matin à 9 h.matin 20° \u201c \u201c9h.matin à 4 h.soir 10 \u201c \u201d \u201c4h.soir à8h.soir 20 \u201c \u201c \u201c8 h soir À minuit 10.Dernier tramway spécial à midi 50.SAULT-AU-RECOLLET-SAINT-VINCENT-DE- pau : \u2014 (Saint-Denis-Saint-Vincent-de au 15 min.service de 5 h.15 matin à 8 h.matin 20 \u201c8h.matinà4b.soir 15 * \u201c \u201c4h.soir à7h.solr 20 \u201c \u201c7h.soir A8h.solr 30 «\u201c \u201d \u201c8h.soir à 11 h.30 soir midi TRAMWAY POUR HENDERSON seulement: TRAMWAY POUR SAINT-VINCENT: Mid! 40 15 min.service de 5 h.45 matin à 8 b.30 matin HENDERSON-SAINT-DENIS: SAI NE INCENT-SAINT-DENIS: CARTIERVILLE: De Snowdon-Junction: 20 min.service de $ h.20 matin à 8 h.40 soir 40 \u201c 8h.40 soir à minuit DE CARTIERVILLE: \u2018 20 min.service de 6 h.40 matin A 9h.solr 40 \u201c«\u201c \u2018 \u201c 9 h.00 soir À midi20 LA MONTAGNE (Coin de l'avenue du Parc et de la rue Mont-Royal): 20 min.service de 5 h.40 matin à minuit De l'Avenue Victoria: 20 min.service de 5 h.50 matin à minuit 30 De l\u2019Avenue Victoria à'Snowdon: 10 min.service de 5 h.560 matin à 8 h: 60 soir LE BOUT-DE-L'ILE: 60 min.service de 5h.matin à minuit TETREAULTVILLE: 15 min.service de5h.matind 9h soir sa \u201c \u201c2h.matin à 8 h.30 sotr 16 * \u201c 7 3h.30%ir A7h.soir so » b.solr à 8 h.30 soir \"7 LA \u2018POINTE-AUX-TREMBLES: de da (Da Cri de Paris.) SEY k 15 min.service de 5 h.matinà9b.matin 30 « = \u201c9h matin à 8h.30 soir 8: 1 MR ER 2 | 0.\u201c Nk eo 41h matin * L'ACTION est publiée par Jules Fournier, tous les samedis, à Montréal.Adresse pour la police: rue Saint-Gabriel, 72.Teléphene: Main 5498 Chambre 6 Geo.-H.Thibault COURTIER D'IMMEUBLES ET D'ASSURANCES EDIFICE TRANSPORTATION Sixième Etage MONTREAL- TORONTO 9 h.et 9 h.40 du matin, 7 b.30 et 10 h.30 du soir.Wagon - salon - buffet - bibliothèque sur les trains de jour; wagons-lits Pullman éclairés à l'électricité sur les trains de nuit.L'\u201cIntermational Limited\u201d Le meilleur train du Canada Quitte Montréal pour Toronto et Chicago à 9 h.du matin tous les jours.MONTREAL-OTTAWA 8 h.et 9 h.10 du matin, 4 h.et 8 h.05 du soir.Trains de g h.10 du matin et 4 h.a soir tous les jours, excepté le diman trains de 8 h.du matin et 8 h.o5 du tous les jours.Wagon-salon, buffet et bibliothéque suf tous les trains.Wagon-salon et wagon saloa-buffet-observatoire Pullman sur traine de 9 h.10 du matin et 8 h.05 de \u201cBUREAUX EN VILLE: 123 rue Saint-Jacques (téléphone: Mais 8505), Hôtel-Windsor et Gare Bonaveë ame LA COMPAGNIE MARCHAND FRERES, Limitée | IMPRIMEURS Montrés) 56, Rue Amhe nt, - 0\" cree CI ee : oy 7 POT TT TTC Tyr IY RT Tandis qu'à leurs oeuvres perverses Les hommes courent haletants, Mors qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps.Pour les petites pâquerettes, Sournoisement lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et ciséle des boutons d\u2019or.Dans le verger et dans la vigne, I s'en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer à frimas l\u2019amandier.La nature aw lit se repose; Lui, descend au jardin désert Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert.Tout cn composant des solfèges, Qu'aux merles il siffle à mi-voix, ll sème aux prés les perce-neiges Et les violettes aux bois.Sur le cresson de la fontaine Où le cerf boit, l'oreille au guet, Dc sa main cachée il égrène Les grelots d'argent du muguet.Sous l'herbe pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil.Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son règne va finir, Au seuil d'avril tournant la tête, N dit: \u201cPrintemps, tu peux venir!\u201d THEOIMILE GAUTIER.LES BEAUX CONTES Le concert de la 8° Tous es bataillons du Marais et du fau- Lourg Saint-Antoine campalent cette nuit- 12 dans les baraquements de avenue Dau- mesnil.Depuis trois jour, l\u2019armée de Du- crot se battait \u2018sur les hauteurs de Cham- pigny ; et nous autres, on nous faisait croire que nous form'ons la réserve.Rien de plws triste que ce campement de boulevard extérieur, entouré de cheminées d'usines, de gares formées, de chantiers déserts, dans ces quartiers miékuncoliques qu\u2019édlairafent seulement quelques boutiques de marchands de vins.Rim de plus gla- oial, de plus sordide que ces longues baraques en planches, alignées sur le sol battu, sec et dur de décembre, avec leurs fene- tres mal jointes, leurs portes toujours ouvertes, el Ces quinquets fiuneux tout obscurcis de brume comme des falots en plein vent.Impossible de lire, de dormir, de s'asseoir.I fallait inventer des jeux de gamins pour se réchauffer, bature la semelle, courir autour des baraques.Cette inaction bête, si près de la bataille, avait quelque chose de honteux ct d\u2019énervant, cette muit-là surtout, Pien que la canonnade eùt cessé, on sentait qu'une terrible partie se préparait là-haut, et, de temps en temps, quand les feux électriques des forts wteignaient ce côté de Paris dans leur mouvement circulaire, on voyait des troupes Shencieuses, massées au bord des trottoirs, d'autres qui rentontaient l'avenue en nappes sontbres et semblaient ramper à terre, rapetissées par les hautes colonnes de la place du Trône.CS a J'étais là tout glacé, perdu dans la nuit de ces grands boulevards.Quelqu'un me dit: \u201cVenez donc à la huitième.qu'il y a un concert.\u201d J'y alldi.Chacune de nos compagnies avait sa baraque; mais celle de la huitième était bien mieux éclaïrée que les autres et bourrée de monde.Des chandelles piquées au bout des baïonnettes aMNongeaient de grandes flammes ombrées de fumées noires, qui frappalent en plein sur toutes ces têtes d'ouvriers, vulgaires, abruties par l\u2019ivresse, le froid, la fatigue et ce mauvais sommeil debout qui fane et qui palit, Dans un coin la cantinière dormait la bouche ouverte, peletonnée sur un banc devant sa petite table chargée de bouteilles vides et de verres troubles.On chantait.À tour de rôle, messieurs les amateurs montaient sur une estrade improvisée au fond de la salle, at se posaient, déclamaient, se drapaient dans leurs couvertures avec de souvenirs de mélodrames.Je retrouvai là ces voix ronflantes, roulantes, qui résonnent au fond des passages, des cités ouvilères toutes pleines de tapages d\u2019enfants, de cages pendues, d'échoppes bruyantes.Cela est charmant à entendre, mêlé au bruit des outils, avec l'accompagnement dit marrteau et de la varlope; mais là, sur cette estrade, c'était ridicule et navrant.Nour eûmes d'abord l\u2019ouvrier penseur, le mécanicien à longue barbe, chantant les douleurs du prolétaire.Pauvro prolétai- ro.0.0.avec une voix de gorge, où la sainte Internationale avait mis toutes ses colères.Puis il en vint un autre, à moitié endormi, qui nous chanta la fameuse chanson de la Canaille, mais d'un air si ennuyé, si lent, si dolent, qu'on aurait dit une berceuse.C'est la canaille.Eh bien!.jen suis.Et pendant qu'il psalmodiait, on entendait les ronflements des dürmeurs obstinés qui cherchaient les coins, se retournaïent contre la lumière en grognant, Soudain un éclair blanc passa entre les Planches et fit pâlir }a flamme rouge des chandelles.En même temps un coup sourd ébranla la baraque ,et presque aussitoi d\u2019autres coups, plus sourds, plus lointains, rou- lèrerit là-bas sur les coteaux de Champi- ny en saccades diminuées.C'était la bataille qui reconimepçait.Mais MM.les amateurs se moquaient bien ide la bataille ! Cette estrade, ces quatre chandelles a- Væient remué dans tout ce peuple je ne sais quels instincts de cabotinage.I fatlait les voir gutter le dernier couplet, s\u2019arracher les romances de la bouche.Personne ne sentait plus le froid.Ceux qui étaient Il paraît sur léstraide; ceuxzqui en:descendaient; et} \u2014Vraiment, Monsieur \u201cle.Conserya- quittel= Ce.aussi ceux qui attendwient leur tour, la romance au bord du gosier, tous étaient rouges, suants, l'oeil allumé.La vanité leur tenait chaud.Il y avax Ka des célébrités de quartier, um tapissier poéte qui demanda à dire une chansomnetle de sa composition, V'Egoiste, avec le refrain: Chacun pour soi.Et comme il wvait un défaut de langue, il disait : l'Iigoïfte et facun pour foi.C'était une satire contre les bourgeois ventrus qui aiment mieux rester au coin du feu que d\u2019al- fer aux avænt-postes ; et je verrab toujours cette bone téte de fabuliste, son képi sur l'oreille ct sa jugulaire au menton, souli- grant tows les mots de sa chansonnette, et nous décochant son refrain d\u2019un air malen- cieux : Facun pour foi.facun pour foi.Pendant ce temps, le canon chantaït, lui awsst, melant sa basse profonde aux roulades des mitralileuses.Il disait les blessés mourant de Éroid dés la neige, l'agonte aux revers des routes dans des mares de sang gelé, l'obus aveugle, la mort noire arrivant de tous côtés à travers nuit.Lt le concert de la huitième allait toujours son train! Muwintenant nous en étions aux gaudrioles.Un vieux rigolo, l'oeil éraillé et le nez rouge, se irémoussait sur l'estrade, dans un délire de trépignements, de bls, de bravos.Le gros rire des obscénités dites entre hommes épanouissait toutes les figures.Du coup la cantimière s'était évaillée, et serrée dans\u201dla foule, dévorée par tous ces yeux, se tordait de rire elle aussi, pendant que le vieux entonnait de sa voix de rogome: Le bon Dieu, saoûl comme un.Je n\u2019y tenais plus; je sortis Mon tour de faction allait venir; mais tant pis! il me fatlait de l'espace et de l'air et je marchaï devant moi, longtemps, jusqu'à la Seine.L'eau était noire, 1e quai désert.aris sombre, privé de gaz, s'endormrait dans un cercle de fou; les éclairs des canons clignotaient tout autour, et des rougeuns d'incendie s'allumaient de place en place sur les hauteurs.Tout prés de moi, j'entendais des voix basses, pressées, distinctes dans l'air froid.On haletait, on s\u2019encourageait.\u201cOh! hisse.!\u201d Puis les voix s\u2019arretaient tout à coup, comme dans l\u2019ardeur d\u2019un grand travail qu'i absorbe toutes les forces de d\u2019être.En m'approchant du bord, je finis par distinguer dans cette vague lueur qui monte de l'œau la plus moire une canonnière arrêtée au pont de Bercy et s'efforçant de remonter le courant.Des lanternes secouées au mouvement de l\u2019eau, le grincement des câbles que halatent les marins, marquaient bien les ressauts, les reculs, toutes les péripéties de cette lutte contre la mauvaise vo- lomté de ta rivière et de la nuit.Brave petite canonnière, conme tous ces relards l\u2019impatientaient!.Furieuse, elle battait l'eau de ses roues, la faisait bouillonner sur place.Enfin un effort suprame la poussa en avant.Hardis garçons!.Et quand dle eut passé et qu\u2019elle s\u2019avança toute droite dans le brouillard, vers la bataille qui Pappekit, un grand cri de \u201cVive la France!\u201d rotentit sous l\u2019écho du pont.Ah! que le concert de k huitième étæit loin! ALPHONSE DAUDET.(Contes du lundi.) Chez les artistes L'exposition de San-Francisco Depuis six mois que les Parisiens étaient privés de voir des tableaux et des objets d'art, ils en avaient la fringale .On les convia dimanche dernier pendant une seule et unique journée à venir admirer les envois des artistes belges et de l'E- tat français à l\u2019Exposition de San-Fran- cisco.Ils s'y rendirent dès neuf heures du matin et s\u2019y écrasèrent jusqu\u2019à l'heure de la clôture.Le chef des gardiens du Petit Palais demanda à M.Lapauze, le conservateur, comment l\u2019on donnerait au public le signal du départ.\u2014Vous sifflerez comme vous le faites en temps ordinaire.\"gp - \u201c PORTE NE Sr L\u2019ACTION Premier sourire du printemps teur, je sifflerai?\u2014Eh! bien, oui.ami?\u2014C\u2019est que voyez-vous, Monsieur le Conservateur, je suis bien ému! Voilà six mois que notre Musée est fermé et que je n'ai eu le plaisir de siffler! x x x Qu'avez-vous mon l'exposition des artistes belges est d\u2019une fort belle tenue.Feu Stevens y célèbre nostalgiquement les élégances du Second Empire, les crinolines, les épaules tombantes, les cous de cygne et les coif- iures tirebouchonnées sous les petits toquets à plume.Un autre peintre de la même époque, V'ervier, quoique bien moins connu est peut-être meilleur, conmne H arrive souvent.Franz Charlet a de la patte.Et quant au vieil impressionniste, Van Rysselberghe, c\u2019est un brave, comme tous ceux de la généreuse nation, ll ne se tend pas.Il tient haut et ferme le drapeau du pointillisme, L'État français lui u par avance acheté une de ses toiles qui vont partir pour San-Francisco.l'état français a bon goût.Parmi les envois de notre pays, signalons surtout la petite armée de poupées qui furent habillées sous la haute diree- tion de Mme Sembat.M.Sembat, aujourd\u2019hui ménistre, nous conseillait naguère de faire un roi ou de taire la paix.Il n\u2019a fait ni l'un ni l\u2019autre.Sa femme est moins ambitieuse, Elle fait des poupées.Divinement réussies, elles seront au pays d'outre-mer les ambassadrices de la grâce française.* * + Lit les collections permanentes du Petit l'alais, quand pourruns-nous les revoir?Chi lo sa?Elles sont a Toulouse.Tout le legs Dutuit, tous les tableaux, toutes les sculptures de la Ville de Paris furent expédiés là-bas au moment où Von Kluck approchait avec ses bottes de sept lieues.Et quand il prit ses bottes de dix lieues pour se retirer sur l'Aisne, il ne restait plus que quatre caisses d'objets d'art au Petit Palais.Celles-là y sont demeurées.1} faudra un an au bas mot pour remettre tout en place dans les salles aujour- d'hui dénudées.Que les amateurs de beaux-arts s'arment de patience! L'ambassadeur secret Le peintre Pierre-Paul Rubens s'amusait parfois à être diplomate.De même le peintre allemand Félix Borchardt fut pendant quelque temps l'ambassadeur secret du Kaiser à Paris.Quand nous disons ambassadeur secret, c'est un euphémisme.I fut chargé d\u2019écouter, de se renseigner.Au surplus, tous ses compatriotes que nous avions la généreuse sottise d'accueillir sans défiance, se livraient sans serupule à cette besogne d'informateurs officieux.Ah! que nous étions candides ! Félix Borchardt était fort en faveur auprès du César d'outre-Rhin.11 fit son portrait qu\u2019il exposa à notre Grand Palais des Beaux-Arts.Wilhelm était habillé d'un affreux complet caca d'oie à soixante-dix-newf francs quatre-vingt- quinze ct il était coiffé d\u2019un petit chapeau tyrolien vert pomme ridiculement orné par derrière d\u2019une plume frisée.Nous étions si courtois que personne ne songea à jeter des pommes cuites, des tomates ou des oeufs pourris à cette impériale figure de jeu de massacre.Bien mieux, Félix Borchard eut du succès parmi nous, II devint associé, puis secrétaire d'un de nos principaux groupements antistiques.On le décora! Cet homme travaillait à endormir toutes les antipathies de race.Il avait épousé une Russe.Mais, soudain, en 1913, il nous tira sa révérence.Il dit à ses amis de Paris que sa fille qui avait dix ans se plaisait trop en France et qu\u2019H voulait fui faire connai- tre l'Allemagne.En réalité, cet intime du Kaiser était averti des événements prochains et le sol français commençait à lui brûler les pieds.I! s'en alla, Nous ne vimes plus ses flamboyantes moustaches qu\u2019il portait en crocs, à l\u2019exemple de son souverain.Si, par courtoisie, il continue à calquer celui- ci, il est probable qu'à présent il a mis ses moustaches en berne.ss Nous nous souvenons d\u2019une délicieuse mystification que fit un jour à Félix Bor- chardt notre regretté Jean de Mitty.A un moment d\u2019indulgence, Mitty avait publié quelques lignes presque aimables sur le peintre allemand.Borchardt pour le remercier le pria de venir visiter son atelier.L'écrivain se rend à cette invitation, regarde les tableaux aux murailles et sur les chevalets ct par politesse feint la plus vive admiration.\u2014Monsieur, dit Borchardt ravi, veuillez choisir parmi ces peintures celle qui vous plaira le mieux.Mitty recommence à regarder les oeuvres du Boche, mais cette fois sans par; ler.i Et tout a coup: \u2014Mon cher Maître, à combien estimez vous la moins importante de ces toiles:i \u2014A dix mille francs au moins, répond, l'autre en se rengorgeant.\u2014Eh bien! fait J.de Mitty, donnez- m'en seulement la moitié et je, vous.tiens y a ae reg At ees ER et CT + BERL 15 tne nas va eee \u2014 Comte Borchardt fit Ia sourde oreille, comme on pense.Et a partir de ce jour il eut grand soin d\u2019évier ce terrible pince-sans- rire.(Du Cri de Faris.) EMPLOYES Devenez Capitalistes! Vous savez fort blen que les plus grosses fortunes n'ont pas été acquises par ceux qui ont travalilié le plus fort \u2014 mais par ceux qui ont fait les mell- leurs placements.81 vous pouvez économiser quelques sous sur votre salaire quotidien, achetez des contrata dans le \u201cPRET IMMOBILIER, Limitée\u2019, et 1! vous sere facile d'atteindre ce but tant désiré: l\u2019alsance, la fortune.Par notre système de coopération dos capitaux nous vous mettons en possession d'un capital qui vous permettra d'acheter une propriété ou de vous bâtir.Le capital qui vous est avancé est rembour sable A ralson de $5.76 par mois, sans Intérêt, Demandez notre brochure explicative.AGENTS DEMANDES.\u2014 Le \u201cPRET IMMOBILIER, Limitée\", n\u2019a pas encore d'agents dane tous les districts: Il est disposé À entrer en pourpariers aveo des représentants blen qualifiés.\u201cLE PRET IMMOBILIER LIMITEE\u201d Edifice Dandurand, Cointe Ste-Catherine Est et St-Denis.MONTREAL Téléphone: Kst 6779 o\u2014\u2014\u2014 On demande d\u2019anciens numéros de \u201cAction\u201d On demande à acheter les numéros de l\u2019fction portant les dates suivantes: 25 octobre 1913; 1 af 8 novembre 1913; 7 février 1914 et 27 février 1915.S'adresser par lettre au directeur de Action, Rue Saint-Hubert, T05.\u20140 Ou vont vos dépenses ?Lorsque vous payez un dollar pour des légumes, celui qui les a cultivés ne reçoit psa plus de 35 p.c.de votre argent.Le reste est pris par le transport, ct surtout les intermédiaires.Arrêtez cela, et soyez votre propre pro- duvteur; faites produire des revenus au terram perdu en a.riére ou autour de votre maison.Sentez des graines de choix de la qualité DERY.Un lot de 40 x 50 picds, produira tous les légunies nécessaires à une famille, pendant l'été.Essayez cela cet été, avec les graines de choix DERY.GRATIS.\u2014Jolf catalogue français, 300 illustrations, 88 pages, plus de 1,500 variétés de légumes, fleurs, ete, ete.Domandezle sans retard.HECTOR-L.DERY 21 et 23, rue Notre-Dame (Est), Montréal.Téléphone: Main 3036 ordre.72.Téléphone: Main 5356.Pour impressions en tout genre, s'adresser à l\u2019\u201cAction.\u201d Tarif \u2018mos déré, travail rapide ei de premier Demandez nos prix.\u2018L\u2019ACTION,\u201d Rue Saint-Gabriel.N.-B.\u2014 Se réclamer de l'Action.\u201d Avis aux gens de gout S'il est une obligation qui s'impose aux gens de goût, désireux de s'habiller avec élégance, c'est bien une visite ou magasin d' Oscar Coiselle & Cie 159, rue Saint-Denis, 159 Téléphone : Est 446 Complets de tout genre pour messieurs.\u2014 Costumes pour dames.Etoffes de premier choix, main d\u2019oeuvre irréprochable.SPECIALITE: HABITS DE GALA UNE.VILLE MODELE {| Maisonneuve Citée dans toutes les statistiques municipales de ce continent pour le progrès, l'esprit d'initiative, le confort, la propreté et les embellissements opérés, en voie d\u2019exécution ou projetés! {| Maisonneuve Mentionnée au premier rang des statistiques de recensement, comme relle des agglomérations de citoyens dont le nombre a le plus augmenté dans un espace de temps déterminé.La population de Maisonneuve, qui était de 8,000 âmes en 1904.est aujourd'hui de plus de 40,000! {| Maisonneuve Devenuc en peu de temps, la deuxième ville industrielle de la province de Québec et la quatrième du Canada tout entier, avec la perspective, dans un avenir rapproché, d'un développement encore plus intensif.(| Maisonneuve fixés sur Le point de départ de la saine activité dans le commerce de l'immeuble, l'endroit où ce commerce se maintient malgré la crise et où il reprendra le plus tôt son grand essor d'autrefois.MAISONNEUV lI ri si iB rai Ca HOMMES D\u2019AFFAIRES quels que soient: vos projets, ayez les yeux et I'espnt ; ; > aude = CL, Il \u2019 SAR Cpr a \u201cMarseillaise\u201d Wh Wg AY CRE A propos d'un récent incident et ce qu\u2019elle signifie Un article du chanoine Lecigne ; un sermon de l\u2019abbé Sertillanges Nous avons reçu la lettre suivante: Montréal, le 11 avril 1915.M.Jules Fournier, directeur de l'Action, Montréal.Mon cher Fournier, Vous parlez franc toujours: c\u2019est ce que j'aime en vous; mais vous vous cmballez parfois: c\u2019est ce que je prise moins, beaucoup moins.Ainsi, votre dermière sortie contre Mgr l'archevêque de Montréal, à propos de la Marseillaise, me paraît tout à fait injustifiée.On peut aimer ki France, en parler avec enthouszasme, et ne pas aimer la Marseillaise.Pas besoin d'être archevêque, ni prêtre, a même tonsuré pour oela : 31 suffit d'être catholique.Pour vous en convaincre je vous envoic ci-inclus un article du chanoine Lecigne, part dans l'Univers et reproduit par Fele- tion Sociule Tan dernier.Vos colonnes étant d\u2019habitude ouvertes libéralement aux opinions les plus diverses, j'use espérer que vous me ferez le plaisir de reproduire cet article in-extenso.Les catholiques qui vous lisent en comprendront mieux l'attitude de Monseigneur, et ne vous estimeront pas moins.J.-P.D.P.-S.\u2014Je prends ici occasion de vous féliciter chaleureusement de n'avoir pas voué à la race allemande la haine ignorante que tant d\u2019imbéciles lui portent de ce temps-ci.Encore que ce chanoine Lccigne soit par lui même un asses piètre personnage, et qu'on ne voie pas bicn, par conséquent, en quoi son opinion, sur un sujet tel que la Marseillaise où sur n'importe quel sujet, pourrait engager la conscience des catholiques plus que l'opinion de tel ou tel autre chanoine ou abbé, nous voulons bien, pour être agréable à notre correspondant, reproduire l'article qu'il nous envoie.Aussi bien croyons- nous que nos lecteurs peut-être n'y prendront pas un médiocre intérêt.Ils y apprendront, notamment, par un exemple frappant entre tous, jusques à quel point d'extravagance et de déraison le fanatisme peut conduire.Pour le chanoine Locigne, on le verra de reste tout à l\u2019heure, deux arguments surtout devraient porter les Français à honnir la Marseilaise.De ces deux arguments, le premier est un mensonge : à savoir, que la de son auteur, fut un chant anticatholique ct que, par ces mots: \u201csang mpur\u201d, il faut entendre le sang des catholiques et non point le sang des étrangers coalisés contre la France.Le second tend tout simplement à montrer que, puisque les révolutionnaires de tout genre, au cours des temps, ont en certaines circonstances exploité cet hymne à leur profit, donc il appartient aux hommes d'ordre de le proscrire.De telles inepties méritent-clles seulement qu'on y réponde?Ce qui n\u2019est pas douteux, c\u2019est que pour les proférer au moment où nous sommes (l'article cn question date en effet d'a- vaut la guerre), ce bon chanoine se ferait tout simplement lyncher par ses compatriotes, les catholiques en tête.C\u2019est qu'en effet la Marseillaise, quoi que des Français, EN TEMPS DE PAIX, puissent en penser et en dire entre eux, ost aujourd'hui, EN TEMPS DE GUËRRE, de ces choses qui pour des Français ne se discutent point, que des Français ne sauraient même songer à discuter.On aura de ce fait peut-être quelque idée par les éloquentes paroles, que nous reproduisons également ci-après, prononcées, le 10 janvier dernier, par l'abbé Sertillanges, du haut de la chaire de Sainte-Madeleine de Paris, à la louange du grand hymne national.A plus forte raison, comment les étran- yers sympathiques à la France, comment nous surtout, Français d'-Imérique, pour- rions-nous, aux heures tragiques que l\u2019humanité traverse, ct quand la Marseillaise, aux yeux de l'univers entier, ne représente ct ne symbolise qu'une chose, à savoir l'héroïsme ct la gloire de TOUS les Fran- cais, les catholiques y compris.,\u2014com- inent pourrions-nous nous attarder à des querelles aussi mesquines et aussi grotesques que la question de savoir quelle fut au juste l'origine de la Marseillaise; si les révolutionnaires, il y a 121 ans ou même il v a 5 aus, ne la chantèrent point, ete, ete?JULES FOURNIER.L\u2019artiole du chanoine Lecigne Un correspondant nous écrit: Nous sommes menacés de subir l\u2019audition de la \u201cMurseillaise\u201d, ces jours-ci, à l'issue d\u2019un congrès d'oeuvres.Croyez-vous que des catholiques puissent se résigner À ce scandale ?Je lui réponds par la voie du journal.Les raisons et les faits que j'apporte pourront servir à plus d\u2019un.Pour empêcher le mal, il suffit souvent :d\u2019éclairer les consciences.Ces quelques lignes n\u2019ont pas d'autre but.1, Les origines de la \u201cMarseillaise\u201d sont maçonniques.\u2014 Les strophes de Rouget de Lisle naquirent dans l\u2019atmosphère des clubs de Strasbourg.Or ces clubs étaient bel et bien des loges maçonniques, affiliées à la loge martimiste des \u201cChevaliers bienfaisants\u201d de Lyon.Sous la Révolution, le maire de Strasbourg est de fameux Diétrich, l\u2019émule de Robespierre, l\u2019homme qui disant: \u201cNous désignons les têtes et elles tombent.\u201d Rouget de Lisle est son ami ; cet officier est reçu\u201cchez le maire parce qu'il collabore à la \u201cFeuille de Strasbourg,\u201d l'organe des ë jacobins de la ville.Et c\u2019est dans ce mi- fieu d\u2019impiété et de passions sanguinaires que fut composé le chant de l'Armée du Rhin.Le \u2018sang impur\u201d dont on promet d\u2019abreuver les sillons de la terre est le sang des rois, le sang des prétres, le sang: :des catholiques qui veulent rester fidèles à fa foi de leur baptême.2.La \u201cMarseillaise\u201d fut le chant de q l\u2019orgie révolutionnaire.\u2014 Elie n\u2019éclate pas seulement sur les champs de bataille: elle retentit sur les places, dans les - rues, -partout où coule le sang chrétien, le sang français.Le 21 janvier 1793, on \"hurle \u2018la \u201cMarseillaise\u201d autour de l\u2019écha- faud du Roi-martyr.Au village de Chan- zeaux, le général Grignon fait arréter se quinze.femmes qui ont osé parer de fleurs \u2018auite \u201cde l\u2019église.Il fait creuser une fos- \u201cse, amène des malheureuses devant le trou béant.Les soldats entonnent la Mirseillaise\u201d, tandis que les saintes fem- \u201cses : meurent une à une encpsalmodiant de\u201d aive.Regina\u201d.A Paris on joue la Mataeillaise\u201d sur les pas des prêtres qui voi ont a la guillotine.A Nantes, c\u2019est au ide la \u201cMarseillaise\u201d -que Cartier préci- ite dans da Loire les catlioliques fidèles \u201cDieu et au, roi.Les massacres de sep- Le sermon de l'abbé Sertillanges Où t'enfonces-tu, caravane humaine, qui de ton pas balancé, tardif et hasardeux, t'avaiiçais néanmoins vers l\u2019étoite?La ville perfide est là; Hérode te guette; il en veut à cette marche en nuit claire qui déjouc ses desseins plus noirs.TH ne suffira point de prendre un détour : it faudra combattre, car ton Hérode à toi est um guerrier en mème temps qu\u2019un fourbe; d'immenses ressources sont au service de ses desseins, Arre- te-toi donc, le temps de frayer ta route.Prends conseil, et obtiens si tu peux l'unanimité, Pas de neutres en face d'un mai du monde! Que tes groupes attardés eux- mémes, blancs, basanés où noirs, comprenant qu\u2019il s\u2019agit de leur propre route, s\u2019avancent pour la défendre avec ik téte de colonne des ainés.Que toutes les âmes s\u2019arc- boutent ainsi que vont faire les corps; que les forces s'umissent et que le silence des nuits orientales, tout vibrant d\u2019une rumeur farouche, s\u2019enifle et éclate en un chant guerrier ! Quel sera-t-il, ce chant?Qui le fournira ?[a signification scra haute; le symbolisme en sera grand !\u2014Il ne faut pas que ce soit un cantique; cr si l'inspiration vient d\u2019en- haut, c\u2019est sur la terre et dans notre ordre politique qu\u2019il s'agit d\u2019établir le règne du droit \u2014Il ne faut pas qu'il soit anonyme ct commun a tous les peuples; car cela signifierait que d\u2019unité politique du monde est fondée, et cela, Dieu sait si nous en sommes loin ! Ce sera donc un chant national.\u2014Lequel ?\u2014\u2014Nous ne le rédamerons pas exclusif ; car il convient que soient à l\u2019honnewr tous ceux qui sont appelés à ka peine.Mais qu'il résonne plus haut, parce que l'âme qui s\u2019y exhale fut la première touchée par d'esprit de résistance aux tyrans de l'idéal, c\u2019est peut- être un droit! Alors, demandez-le au régiment francais qui s'avanice; aux recrues que la guerre appelle pour remplacer nos morts ou doubler nos vivants; à l'assemblée qui veut vibner à l\u2019umisson des pensées qui dans la partie saine du monde sont désormais communes.Il fut tongtemps, ce chant, l'apanage d\u2019un parti, cri de ralliement d\u2019une passion contre une autre.On se le Jançait comme un défi, ou:bien on ridicufisait ses outrances.On l\u2019avait entendu à satiété, et ses strophes s\u2019imscrivaient comine un décor de fête protocofaire ou de comices agricoles.On le i-|ponctuait de ses sourires.Aujourd'hui, c'est -l'hymme saînt -de la délivrance et le cri, de 1a; foi morale; c'est da puissante aspiration d'un peuple, et par lui de tous les peuples attachés au droit; c'est la clameur, c\u2019est la huée, c\u2019est l\u2019appel, c\u2019est Je chant de [triomphe anticipé que tous les sentiments du-héros de justice: arrachent à sa poitrine, quand :son coeüf \u2018bat la charge et que son = Mardi isl aginde: TAR see Marseillaise, à son origine ct dans esprit [© L'ACTION se des hoquets de l'ivresse sanglante.Le blasphème satanique y demeure.Paroles et musique, tout cela sent l\u2019émeute infer- pale.Il est impossible de séparer ce que l'histoire a uni: la \u2018\u2019Marseillaise\u201d fut la marche au couperet et les efforts les plus indulgents ne peuvent rien changer à ce fuit brutal.3.La \u201cMarseillaise\u201d est aujourd\u2019hui une façon de chant liturgique pour les saturnales de l'impiété.\u2014 Quelques faits pris au hasard parmi les eéphémérides contemporaines : En mars 1907, on célèbre à Paris les vbsèques civiles de M.et Mme Berthelot : von joue la \u201cMarseillaise\u201d pour remplacer ¢ \u201cLibera\u201d (1) le 23 juillet 1908, à Cuguen, près de Saint-Malo, on enterre le maire civilement.Une musique des environs joue la \u201cMarseillaise\u201d sur le parcours du corté- ge.le même fait se renouvelle chaque jour (2).le 2 juin 1904, des bances envahissent l\u2019église du Faubourg Maisons-Neuves, à Toulon.Elles arrachent du sanctuaire les statues, les ornements, les chaises ; el- comme un écho des cris de rage et! les en font un bacher sur la pkice, y mettent le feu et dansent autour en chantant la \u201cMarseillaise\u201d.l\u2019ar delà nos frontières, la musique de ta \u201c Marseillaise\u201d est l'accomplissement obligatoire de tous les exploits de l'impiété.le 19 juin 1904, à Tournai, Belgique, ies socialistes troublent une procession religieuse et répondent à da voix des can- figues par le chant de la \u201cMarseillaise\u201d.le 17 février 1907, on célèbre à Rome \u2018\u2019apothéose de Carducci, le poète de \"Hymne à Satan\u201d.les musiques ita- Hennes jouent la Marseillaise\u201d.Je 20 septembre 1907, la Maçonnerie commémore la prise de Rome et la spo- lation sacrilege du Souverain Pontife.La \u201cMarseillaise\u201d éclate jusque sous les fenêtre du Vatican (3).Au mois d'octobre 1910, explose à Lisbonne.d'un récit envoyé au elles\u201d da Révolution J'extrais ces lignes \u201cCourrier de Brux- \u201cFai vu un nègre géant, les pieds nus, et portant un chapeau de prétre sur la tete, armé d'un sabre de cavalerie et d'un long couteau de boucher, en train de démolir un autel pour chercher des bijoux et des objets précieux.Deux révolutionnaires vetus de chasubles d'or dan- -aient dans le choeur en chantant la * Marseillaise\u201d, pendant qu'une autre bande contrefaisait la psalmodie.\u201d J'arrête ici les faits.le d'en accumuler Ceux-ci suffisent.On me dira: \u201cNous ignorons les paroles: nous n\u2019entendons que la musique.\u201d Ce n'est pas vrai d'abord et ce serait dé- ja trop.Ces subtilités d\u2019ailleurs échappent à l'âme des simples et il ne faut pas da scandaliser.Les notes de la \u2018\u201cMar- sefllaise\u201d ont scandé le déclic des couteaux sacrilèges.laissons-lui la gloire (le ce souvenir et n'outrageons pas le ciel à moduler, même en sourdine, les phrases musicales de l'hymne diabolique.On dira: \u201cAlors, nous autres catholiques, nous n'avons plus de chant national!\u201d C\u2019est vrai.M y eut jadis des opprimés a qui l'on criait: \u201cHymnum cantate nobis.\u201d; ils répondaient: \u201cQuo- Modo cantabimus.!\u201d Ces malheureux ctaient nobles et dignes.La décence dans la défaite en est une première vengeance.En attendant des victoires, accordons- nous celle de la décence.Un évêque qui avait permis qu'on jouât da \u201cMarseillai- sc\u201d devant lui, aux jours lointains de I'\u201c\u2018esprit nouveau\u201d, me disait une fois, après les désillusions: \u201cC\u2019est le remords de ma viel\u201d Je souhaite que tous des catholiques de France fassent l\u2019économie de ce remords.It me serait faci- des milliers d'autres.(1) Et quel mal à cela, puisque M.et Mme Berthelot n'étaient point catholiques ?Et comment la Marseilaise, air patriotique, pouvait-elle en ce cas faire tort à da religion?\u2014J.F.(2) Et quel mal à cela, encore une fois, du nroment que ces gens n\u2019étaient point catholiques ?-\u2014J.F.pête de sons.Ah! ce n'est plus un moël touchant! On n\u2019y dit plus Lu nuit qui flotte, ni le parfum d'Arabie et d\u2019or d'Ophir consacrés à un fré- le enfant! C\u2019est l\u2019écho terrifiant des batailles.On y parle de sang et d'égorgements.On eu veut à des traîtres, à des rois conjurés, à des fers longtemps préparés, à un esclavage promis par des cohortes étrangè- res\u2014Etrange, 0 étrange actualité de ce chant! On y appelle sous des drapeaux une victoire vengeresse autant qu'on veut la laisser magnanime.On fait briller enfin au-dessus des héros tombés et des ennemi» abattus le jour de gloire.Füût-on chrétien et füt-on prêtre, füt-ce à l'église et füût-ce en chaire, confiant dans ke commentaire averti de l'auditoire religieux et français, on n\u2019a pas peur de le proclamer aujourd'hui: le chant prédestiné de la marche à l'étoile, c'est la Marseillaise ! \u2014_\u20140 Contre les prédicants de haine Au Congrès socialiste tenu voila quelque temps à Londres, les délégués ont voté à l'unanimité, entre autres déclarations, les suivantes: 1°\u2014-Les socialistes de Grande-Bretagne, de Belgique, de France, de Russie ne sont pas on guerre avec des peuples d'Allemagne ec d'Autriche, mais seulement avec les gouvernements de ces deux pays qui les oppriment.2° -Tandis qu'ils sont résolus inflexiblement à combattre jusqu'à la violoire et à accomplir ce devoir de libération, les socialistes ne sont pas moins résolus à résister à toute tentative ayant pour but de transformer cette guerre défensive en une guerre de conquête, qui ne ferait que préparer de nouveaux conflits, créer de nouveaux abus et soumettre, plus que jamais, les différents peuples au double fléau des armements et de la guerre.Ces déclarations, en l'espèce, avaient d'autant plus de portée qu'elles représentaient c}ficiellement l'opinion, notamment, de deux ministres français, MM.Jides Guesde et Marcel Sembat, celui-ci présent lui-mé- me au Congrès.Aussi fait-il bon voir de quel ton clles furent commentées en France bar les yasettes où s'étalent chaque jour les signatures de MM, Barrès, Junius, Berthou- lat, Frédéric Masson, ete.etc, tous gens impatients non seulement de voir l\u2019Allemagne battue (ce qui serait aussi légitime que naturel), mais encore écrasée, écrabouillée, réduite en charpie, bref démembrée en tren- le-sir tronçons.Sur quoi M.Georges FSoch : Si vos goûts étaient autres, vous ne manqueriez pas de reconnaître.que le Congrès à parlé ainsi le seul français que, désormais, le monde entier attend de nous, celui qui nous vaut l'attachement et le zèle des étrangers les plus éclairés et tes plus généreux: le dévouement des Garibaldi, par exemple.Vous recuonnaîtriez, aussi, que ce langage est opportun et, même, qu'il est habile: car il donne, au peuple allemand lui-même, des assurances humaines qui peuvent presser en lui le moment de son réveil et de son insurrection, Comprenez-vous chrétiens étonnants qui ne rêvez que tout l'écrasement et toute la mort?Je vous entends: \u201c\u2019l'out ceci est prématuré\u201d.Non, Junius: il est bien qu\u2019une foi sincère et qui n'est pas la vôtre, trempe ceux qui se sont sacrifiés tout entiers ; il est bien qu\u2019avant que le destin ait défi- nitiventent désigné le vaincu, les vainqueurs aient proclamé leur volonté profonde.Sinon \u2014 mon ami Romain Rolland l\u2019a dit excellemment, \u2014 les décisions (3) L'hymne du Roy, sous Louis XIV, servait constamment à sérénader les couche- ries du Roi avec fa Vallière, sous Louis XIV à sénénader les coucheries du Roi avec la Pompadour: M.le chanoine Lecigne a- t-il jamais conclu de ces faits qu'il fallit, dès lors, proscrire l'hymne du Roy?Sim- pie question au chanoine Lecigne, ainsi qu\u2019à notre correspondant \u2014J.F.de la victoire pourraient n\u2019être qu\u2019un sur- croit de disgrâce infligé au vaincu.Vous tenez un autre langage, Junius.Vous n'êtes, vous et vos amis, que vengeance implacable, que haine sans rémission, Et tout l\u2019ennemi vous en croit.Voilà pourquoi la guerre prend, aujour- d'hui, et de plus en plus, \u2018les formes d\u2019une désespérance outrée, affolée, monstrueuse, où il semble que tout va s\u2019éteindre de ce qui fut, jusqu'à présent, de la lumière humaine.la vérité un peu leste d'un homme sérieux, revanche\u2014dure revanche\u2014 du poète mort sur le tabellion bien vivant.Au pays des ailes, tel est le titre du recueil, a été joliment ed'té par MM.Arbour & Dupont.On pourra se le procurer chez n\u2019importe quel libraire de Montréal, moyennant l'infime sonune d\u2019un écu._\u2014 Neuve-Chapelle lons pas amollir ceux qui luttent\u201d.Mais, Je vous entends encore: \u201cNous ne vou- Voiki que les journaux anglais eux-me- vous et vos amis, êtes-vous bien sûrs, à|mes conunencent à l'avouer : force de si bien faire, de ne les point A Neuve-Chapelle, de par l'incompéten- désespérer pour le reste de leurs jours, ce de leurs officiers, on a vu des régiments anglais fauchés en entier par la mitraitle anglaise.et de ne pas commettre ainsi, de la meil- {eure foi du monde, un crime que FHis- toire elle-même, si volontiers immorale et complaisante au succés, ne vous pardonnera point?Les vaillantes légions de Sir John French, en fait de bévues, sont décidément en train de battre leurs propres records, ce qui n'est pas peu dire! De toutes les autres nations actuellement on guerre: Francais, Allemands, Autrichiens, Tures, Japonais, Belges, Serbes ou Monténégrins, qu'on nous en cite plutôt une seule qui ait jamais, À ses plis mauvais moments, donné d'elle au monde une aussi piètre idée.GEORGES PIOCH.(Des Hommes du Jour) oO \u201cAu pays des ailes\u201d Russes, M.Amédée Jasmin, notaire, de Terre- bonne, vient de réjmir en plaquette les vers qu'il fit \u201cdu temps qu'il étaït écolier,\u201d soit au collège ou à l\u2019université.Fantaisie 3, Ah! la voila bien une fois de plus, by race supérieure\u2019! Comment aimerfez-vous y passer l'éte7 endroit de DIXIE, entre le lac et la gare.grenier qui, si l\u2019on veut, pourra faire place à deux chambres encore.Chauf- Elle se trouve sise au plus bel Comprend cinq pièces, plus un fage facile, éclairage électrique, eau chaude ct eau froide, ete.\u2018l'rottoirs en ciment jusqu'à la gare.Distance de Montréal par chemin de fer: 20 minutes.La voulez-vous ?Elle est à vous demain pour $3,300\u2014dont $300 payables COMPTANT et la balance par versements mensuels de $22.27, y compris l'intérêt à 87 sur la balance.Pour plus ample informé, s'adresser par lettre & Je.P.Rue Lagauchetiére, 398-Est H.Beauregard Entrepreneur général en construction 70, rue St-Jacques, 70 MONTREAL Téléphone: Main 735.gin de\u2019 seihaler en eniune tem-\"\" A PARLEZ FRANCAIS! Au téléphone, Au restaurant, Dans les; chemins de ter, | Parlez la langue des civilisés PARLEZ FRANÇAIS ! se 5 | = Dans les magasins, Dans les administrations, Partout ! Tee "]
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