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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2006-01-12, Collections de BAnQ.

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[" C M Y K ?SHERBROOKE JEUDI 12 JANVIER 2006 70¢ taxes en sus - Floride 2,10 $ Ann.class.C6 Arts .D5 Décès.C7 Éphémérides.C5 Genre.D1 Horoscope .C5 Le monde .B2 Loterie .A5 Météo .C6 Mots croisés .C5 Opinions.A6 Sports .C1 INDEX Pluie passagère Max.: 4 Min.: -2 Lever du soleil: 7h24 Coucher: 16h26 MÉTÉO 4LT0101A1201 ?Photo: Imacom Photomontage: La Tribune 96e année, no 276 LEADER DE L\u2019INFORMATION RÉGIONALE www.cyberpresse.ca Isabelle Pion isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE Luc Larochelle SHERBROOKE L a compagnie Domtar est ouverte à revoir certaines particularités avec des clubs locataires de ses propriétés forestières mais pas question de reculer sur les hausses de tarifs.La moitié des 76 associations visées par cette négociation en Estrie et en Beauce ont déjà accepté de payer les sommes réclamées.Domtar applique à compter de cette année une majoration importante des prix de location des 162 500 hectares qu\u2019elle possède en Estrie, espaces verts utilisés à des fins récréatives, principalement pour la chasse et la pêche.Sur trois ans, la hausse représente une inflation variant entre 300 et 400 pour cent.«Certains clubs nous ont demandé un étalement sur une période plus longue que trois ans, nous n\u2019avons pas encore statué là-dessus.Nous avons revu des conditions dans certains baux en réponse à des arguments spécifiques soulevés par des associations.Mais si vous me demandez si la nouvelle tarification est maintenue, la réponse est oui.Elle est là pour rester», a déclaré à La Tribune hier le porte-parole de Domtar, Patrice Léger-Bourgoin.Les représentants d\u2019une quarantaine de clubs se sont réunis dimanche soir à Sherbrooke avec l\u2019objectif de développer une stratégie commune afin d\u2019accroître leur pouvoir de représentation auprès de la compagnie.Domtar refuse la négociation collective.«Ce n\u2019est pas possible.Il y a trop de variantes d\u2019un club à l\u2019autre et les représentants des associations sont les premiers à le reconnaître.Tout comme plusieurs ont convenu qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une hausse excessive.Certains autres propriétaires privés louant leurs terres pour la chasse ou la pêche majorent régulièrement leur tarif, pas nous.Et il n\u2019est pas de notre intention d\u2019exiger un autre rattrapage à l\u2019expiration des contrats, dans trois ans», assure M.Léger-Bourgoin.Ce dernier nie par ailleurs que Domtar campe sur ses positions Chasse et pêche La moitié des clubs ont déjà accepté les hausses de tarif Voir Domtar campe en page A2 Jacques Benoit MONTRÉAL L a SAQ a annoncé hier soir à La Presse qu\u2019elle allait baisser d\u2019environ 8 % le prix de 590 vins européens à compter du 1er février prochain.Cette annonce survient au moment où La Presse menait une enquête sur la fixation des prix des vins négociés en euros.En effet, selon nos informations, peu avant Noël, la SAQ a invité une centaine de ses fournisseurs à hausser de façon importante leurs prix de gros afin de contrer l\u2019impact sur son chiffre d\u2019affaires de la hausse du dollar canadien face à l\u2019euro.La majorité des fournisseurs ont repoussé cette offre, préférant voir le prix de détail de leurs produits baisser.«Mes fournisseurs me disent tous : on a la chance de se rattraper vis-à-vis de la concurrence (NDLR: surtout l\u2019Australie et l\u2019Amérique du Sud), on ne manquera pas cette chance-là», note le président d\u2019une agence qui représente au Québec plusieurs dizaines de fournisseurs.Comme tous les autres interlocuteurs de La Presse, celui-ci a requis l\u2019anonymat.Tous les fournisseurs étrangers de vins et de spiritueux ont au Québec un représentant qui s\u2019occupe de leurs intérêts, traite en leur nom avec la SAQ, fait la promotion de leurs produits, etc.On compte une cinquantaine de ces agences au Québec.D\u2019après les propositions, faites par téléphone, la SAQ était prête à accepter des hausses des prix de gros pouvant aller jusqu\u2019à 12% ou même 15 %, et ce en dépit du fait que la politique officielle de la société d\u2019État consistait à limiter les hausses à 5 %, en 2006.En contrepartie, la société d\u2019État demandait à ses fournisseurs de lui verser une ristourne de 2,5 %, présentée comme un «rabais volume» sur le nouveau prix de gros.Pendant les Fêtes, la société d\u2019État a vigoureusement nié avoir incité ses fournisseurs à adopter de telles hausses.Mais plusieurs représentants d\u2019agences joints par La Presse et des fournisseurs européens affirment le contraire.Selon eux, c\u2019est pour éviter une baisse importante des prix de détail (jusqu\u2019à 13 % environ), qui aurait entraîné une diminution de son chiffre d\u2019affaires et de sa rentabilité, que la SAQ a invité une centaine de fournisseurs à augmenter leurs prix de gros.«Le 23 décembre, raconte le directeur La SAQ baissera le prix des vins européens «I ls ne savent pas de quoi ils parlent!» Noëlla Bergeron regardait le débat télévisé, mardi soir, lorsque les chefs des quatre principaux partis ont abordé la question du suicide assisté.Mme Bergeron est une aidante naturelle qui s\u2019occupe de son mari, atteint d\u2019une maladie dégénérative.Elle est également la soeur d\u2019André Bergeron, qui aurait tenté d\u2019asphyxier sa conjointe, Marielle Houle, afin de mettre fin à ses souffrances causées par l\u2019ataxie de Frie- drich.Lorsqu\u2019on a demandé aux chefs ce qu\u2019ils feraient si un proche gravement malade souhaitait mourir, le premier ministre Paul Martin a soutenu qu\u2019il ne pourrait jamais commettre un tel geste, et qu\u2019il fallait miser sur les soins palliatifs.Le bloquiste Gilles Duceppe a rappelé que la députée Francine Lalonde avait déposé un projet de loi sur le suicide assisté, tandis que le néo-démocrate Jack Layton a proposé une discussion nationale sur cette question.Pour sa part, le chef du Parti conservateur Stephen Harper a répondu que son gouvernement ne donnerait jamais le pouvoir de tuer les gens.Par contre, ses députés pourraient voter librement sur cette question.«Je pense qu\u2019ils en sont encore aux pourparlers! En soins palliatifs, c\u2019est du court terme.Il n\u2019y en a pas aucun qui a parlé de soutien aux proches soignants ou de soins à long terme», explique celle «ILS NE SAVENT PAS DE QUOI ILS PARLENT!» La soeur d\u2019André Bergeron déplore les propos des chefs sur le suicide assisté Imacom, Jocelyn Riendeau Après des mois d\u2019efforts, une quarantaine de chanteurs, danseurs et figurants de la revue musicale De Juliette à Don Juan retenaient leur souffle, hier, lors d\u2019une ultime répétition, à la veille de l\u2019avant-première médiatique ce soir au Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke.Le metteur en scène de la production, Stéphane Baillargeon, promet un spectacle à grand déploiement et au genre unique.UN TEXTE À LIRE EN D5.De Juliette à Don Juan - Lever de rideau! Voir Ils ne savent pas.» en page A2 Voir Baisse des prix en page A2 Après avoir mis à pied 600 travailleurs en 2004, l\u2019usine Denim Swift, de Drummondville, rendra finalement l\u2019âme au printemps.La direction a annoncé hier la fermeture prochaine et définitive de l\u2019usine le 8 avril, ce qui entraînera la mise à pied de 155 employés permanents et de 13 cadres.À LIRE EN B4.Le couperet tombe chez Denim Swift à Drummondville 4LT0101A1201 12/01/2006, 00:04 1 C M Y K A2 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0201A1201 ?Justice Pierre Trottier commente la sentence contre le chauffard qui a tué son fils À LIRE DEMAIN Mon clin d\u2019oeil Stéphane Laporte «Ça veut-tu dire qu\u2019il va falloir que je quitte ma job?» - un candidat conservateur qui ne pensait pas être élu U n bassin plus grand assure-t- il une meilleure pêche?Un hameçon doré garantit-il des prises de qualité supérieure?Selon les candidats repêchés par la téléréalité, les deux questions valent une réponse affirmative.Cette semaine, commençait la version américaine de The Bachelor.Cette version est la première à se dérouler à l\u2019extérieur du territoire de l\u2019oncle Sam, dans la ville la plus romantique de la planète, j\u2019ai nommé Paris.Travis, l\u2019urgentologue de 33 ans de Nashville, Tennessee, n\u2019a rien à voir avec l\u2019homme d\u2019affaires «prospère» de 36 ans déniché dans le sous-sol de la maison d\u2019une amie, à Saint-Bruno.Le «château» de Senneville loué par la production québécoise n\u2019a rien à voir non plus avec le majestueux château français datant du 14e siècle.Autre différence: aucune des candidates invitées en France ne semble douter des atouts du célibataire dont elles s\u2019arracheront l\u2019attention au cours des prochaines semaines.Le fruit suscite déjà leur passion.Elles espèrent conquérir l\u2019homme de leurs rêves.Mais faute de rose, elles seront graduellement rechipées de l\u2019autre côté de l\u2019océan.Pour le meilleur ou pour le pire, le concept le veut ainsi.Les 25 candidates n\u2019ont rien à envier physiquement aux top modèles et Miss univers de ce monde.Pour ce qui est de la «dureté de leur mental», comme dirait Marc Messier dans Les Boys, ça reste à voir.Parmi les critères utilisés pour décrire l\u2019homme de leur vie, ceux qui reviennent le plus souvent sont: grand, fort et foncé.Dès le premier épisode, on a eu droit à une scène assez pathétique.Lors de sa première conversation avec le Bachelor, une candidate docteur de profession - qui pensait avoir une longueur d\u2019avance sur les autres candidates étant donné leur intérêt commun pour la médecine - a déclaré que ses ovaires étaient prêts à entrer dans leur phase reproductive et qu\u2019elle espérait qu\u2019il soit disposé à l\u2019aider à arriver à ses fins.Romantique, vous dites?Au Québec, celui à qui on a reproché, l\u2019automne dernier, d\u2019avoir une élocution parfois empâtée, d\u2019être froid ou simplement terne, s\u2019est défendu.«C\u2019est pas évident d\u2019être naturel avec un Kodak et 25 filles que tu ne connais pas», expliquait Éric.Je le comprends, ce ne doit pas être évident de se faire filmer sans arrêt.Mais pourquoi décider de s\u2019imposer une telle situation?En plus, l\u2019expérience québécoise de la téléréalité a prouvé que ceux qui le faisaient pour donner un coup de pouce à leur carrière artistique, n\u2019obtenaient pas le résultat escompté.Bien sûr, il y a Mélanie Leclaire - la «bitch» de Loft Story - qui a décroché un rôle dans la très recherchée émission Des gens pas ordinaires à Musimax.(sarcasme!) Je n\u2019ai pas eu l\u2019endurance «intellectuelle» nécessaire pour suivre la série québécoise.Fait inquiétant: je n\u2019ai pas eu le coeur de fermer la télé lors du premier épisode américano-parisien haut en couleur et élevé en budget.Les Américains ont le sens du spectacle, ça c\u2019est certain! La chaîne de télévision ABC offre peut-être un meilleur coaching que TQS?Pour éviter que ça ne se reproduise, je crois que je vais être obligée de m\u2019inscrire à un cours de macramé ou dans une ligue de hockey.Mais j\u2019avoue en terminant que, sous l\u2019effet d\u2019une longue séance de torture, si je devais choisir, j\u2019irais jaser avec Travis au sommet de la tour Eiffel plutôt que de parler moto avec Éric.Mais Travis ou Éric?Brochet ou sardine?Ça reste des poissons.Mélanie Noël melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE Brochet ou sardine?Domtar campe sur ses positions Suite de la page A1 la compagnie ait voulu imposer un bâillon aux clubs afin de préserver son image corporative.«Nous l\u2019avons dit dès le départ et c\u2019est sur quoi nous avons insisté auprès des représentants de clubs: ce type de négociation ne peut se faire sur la place publique.Mais il était faux de véhiculer que nous avons imposé la loi du silence.» Selon M.Léger-Bourgoin, il n\u2019est pas plus plausible d\u2019associer la spectaculaire hausse de tarifs imposée aux chasseurs et aux pêcheurs de la région à l\u2019amende de 12,5 millions infligée cette semaine à Domtar par le Bureau de la concurrence.«C\u2019est un lien simpliste.Le bilan global de l\u2019industrie papetière montre qu\u2019une usine a cessé ses opérations au Canada, de manière définitive ou pour une période temporaire, pratiquement chaque semaine en 2005.Les raisons financières invoquées pour mettre fin à la générosité du passé sont sérieuses.» La chronique du Coureur des bois - C2 Ils ne savent pas de quoi ils parlent!» Suite de la page A1 qui doit maintenant être opérée pour une tumeur au cerveau.Quant au projet de loi déposé par le Bloc, elle soutient qu\u2019il ne comporte rien pour les malades et leurs proches.Et avant de déposer un projet de loi sur le suicide assisté, les politiciens devraient s\u2019attarder au soutien à domicile, aux personnes malades et à leurs proches.«Ces gens-là ,ce qu\u2019ils veulent, c\u2019est de mourir avec dignité.Mon mari ne voudrait pas vivre dans un établissement de santé, être gavé ou être changé de couches: il voudrait mourir.Je pense que les personnes ne veulent pas mourir.Mais plutôt que de vivre ça, elles aiment mieux mourir.» Elle estime que beaucoup de personnes pourraient continuer à vivre chez elles si leur famille recevait le support nécessaire.Elle soutient également qu\u2019on ne peut prolonger la vie indéfiniment, et qu\u2019on pourrait prévenir toute forme d\u2019acharnement thérapeutique grâce à une loi.Programmes d\u2019aide illogiques Afin de ne pas nuire au processus judiciaire en cours, Noëlla Bergeron a préféré ne pas revenir sur la mort de sa belle-soeur.Actuellement, le ministère public attend toujours des instructions du procureur général sur la façon de traiter ce dossier.La cause doit revenir en cour le 26 janvier.«Le phénomène d\u2019aide au suicide n\u2019arrive pas par hasard dans la vie de quelqu\u2019un.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on a posé le geste qu\u2019on a voulu le faire», souligne-t-elle toutefois.Mme Bergeron avait déjà demandé publiquement que les accusations contre son frère soient retirées compte tenu des circonstances.La SAQ baissera des prix Suite de la page A1 export d\u2019une société de Bordeaux, j\u2019ai eu un appel de la SAQ.On m\u2019a dit: voilà, nous allons bientôt procéder à un ajustement des taux de change qui va conduire à une baisse entre 10 et 13 % des prix en rayon.Et, donc, est- ce que ça vous intéresse, de manière exceptionnelle, d\u2019augmenter vos prix de 10 % sur lequel vous nous rétrocéderiez 2,5% en échange sur le nouveau prix départ chai (.) Il disait que c\u2019était pour rester plus ou moins au même prix de détail.Il m\u2019a demandé une réponse pour au plus tard le 30 décembre (.) J\u2019en ai discuté avec mon agent et j\u2019ai refusé leur proposition.» Des 12 agences contactées par La Presse, 11 ont conseillé à leurs fournisseurs de rejeter la proposition de la SAQ.«J\u2019ai dit à mon fournisseur : ne tombez pas dans ce piège!» raconte un agent.Normalement, la société d\u2019État révise tous les trimestres le taux dit standard qu\u2019elle utilise pour le calcul de ses prix de détail, mais elle l\u2019a maintenu au même niveau depuis la mi-juin, soit à 1,6274$, malgré la baisse de plus de 15 % de l\u2019euro vis-à-vis du dollar en 2005.Depuis le 6 janvier, ce taux, très élevé par rapport au coût réel de l\u2019euro, a été ramené à 1,3945$.«La SAQ ne pouvait plus tenir, souligne un agent, les Européens sont désavantagés, il fallait qu\u2019elle bouge.» Si le nouveau taux est appliqué sur les prix de gros actuels, il entraînera donc à partir du 1er février une diminution importante des prix de détail des produits courants facturés à la SAQ en euros.(La Presse) Comme aidante naturelle, Noëlla Bergeron dit vivre des illogismes régulièrement.Par exemple, si elle réduit ses heures de travail, les heures accordées pour l\u2019aide à domicile seront diminuées.Elle reçoit un coup de pouce pour les repas et le ménage, alors que des services de tonte de pelouse et de déneigement lui seraient plus bénéfiques en raison de ses problèmes cardiaques.«Si tu ne l\u2019as pas vécu.» «Plus la personne devient à ta charge physiquement et financièrement, moins le système s\u2019implique.» «Les politiciens disent que c\u2019est une question difficile.Pour moi, ce sont des conditions difficiles qui font qu\u2019ils ont à répondre à une question difficile.Si tu ne l\u2019as pas vécu ou que tu ne t\u2019es pas intéressé à la question de façon sérieuse, tu ne devrais même pas en parler (.) C\u2019est de jouer au saint homme que de dire: \u2018\u2018Moi, mes valeurs ne me permettraient pas d\u2019aider une personne à mourir\u2019\u2019».Noëlla Bergeron 4LT0201A1201 12/01/2006, 00:02 2 C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A3 4LT0304A1201 D epuis le début de l\u2019hiver, les contribuables sherbrookois ont dû débourser 8360 $ pour payer le remorquage de véhicules stationnés dans la rue en pleine nuit et qui gênaient les opérations de déneigement.Habituellement, les automobilistes pris en défaut doivent eux-mêmes payer les frais de remorquage.Mais un citoyen a réussi à faire invalider la réglementation municipale qui interdit le stationnement de nuit dans les rues de Sherbrooke.Ce sont donc tous les contribuables qui paient présentement la facture.Selon des données compilées par la Ville de Sherbrooke et obtenues par La Tribune, 270 remorquages ont été nécessaires depuis le début de la période hivernale.Chaque fois que les cols bleus effectuent des opérations de grattage ou d\u2019enlèvement de la neige, entre 50 et 60 véhicules doivent être remorqués.«C\u2019est trois fois plus que la normale», indique le chef de la division voirie à la Ville de Sherbrooke, Gaétan Naud.C\u2019est donc dire que les Sherbrookois n\u2019ont visiblement pas entendu l\u2019appel lancé par le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, à la mi-novembre.M.Perrault avait alors fait appel au discernement et à la bonne foi des citoyens afin de ne pas nuire aux opérations de déneigement.Neuf opérations du genre ont été réalisées depuis le début de l\u2019hiver.Jusqu\u2019à maintenant, chaque remorquage a coûté environ 31 $ aux contribuables.Les véhicules sont généralement déplacés dans le stationnement public le plus proche par des remorqueurs payés à taux horaire en vertu d\u2019un appel d\u2019offres.Rappelons que la réglementation municipale, qui interdit le stationnement de nuit entre le 15 novembre et le 31 mars, ne peut être appliquée en raison d\u2019un verdict rendu le 22 septembre dernier par le juge Roland Lamoureux de la Cour municipale.Ce dernier a acquitté un citoyen de Sherbrooke qui avait reçu une contravention de 42 $ pour avoir laissé sa voiture dans la rue, en pleine nuit, en décembre 2004.Ce citoyen s\u2019était adressé à la Cour municipale en plaidant l\u2019absence de signalisation et donc l\u2019impossibilité pour lui de se conformer à la réglementation.Le juge Roland Lamoureux a statué que l\u2019interdiction du stationnement de nuit sans une signalisation appropriée dans les rues induit les automobilistes en erreur et contrevient au Code de la sécurité routière.Des panneaux géants pour se conformer au jugement Pour se conformer au jugement, la Ville pourrait installer des panneaux dans chacune des rues de la Ville, mais cette approche coûterait environ 1,5 M $ et risquerait d\u2019engendrer de la grogne chez les contribuables.L\u2019administration Perrault préconise donc l\u2019installation de panneaux géants aux entrées principales de la ville.Toutefois, la Ville fera des représentations auprès du gouvernement provincial dans l\u2019espoir d\u2019obtenir une révision des normes d\u2019affichage.Les élus sherbroo- kois jugent insensé que Québec lui impose l\u2019installation de panneaux dont la taille varierait de 6 mètres par 9 mètres à deux mètres par trois mètres, tout dépendant des limites de vitesse aux différents endroits où ces panneaux seront nécessaires.Selon les normes actuelles du ministère des Transports du Québec, la Ville de Sherbrooke devrait débourser environ 750 000 $ pour acquérir ces panneaux.Le président du comité de sécurité publique, Serge Paquin, affirme que les négociations avec Québec prendront encore plusieurs semaines, si bien que le remorquage des véhicules devrait être payé par l\u2019ensemble des contribuables au moins jusqu\u2019à la fin de l\u2019hiver.Une contravention collective de 8360 $ pour les Sherbrookois David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE U n groupe de citoyens demande l\u2019arrêt immédiat d\u2019une coupe de bois dans la forêt du Centre récréo-touristique Montjoye, propriété des municipalités de Sherbrooke, Wa- terville et du canton de Hatley, affirmant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une opération commerciale destinée à écrémer la forêt de ses plus gros arbres.Une pétition a d\u2019ailleurs été publiée dans La Tribune de samedi par le groupe SOS Forêt M.-M.en vue de demander à la Régie intermunicipale Montjoye et à la Ville de Sherbrooke d\u2019y mettre fin.«Notre objectif c\u2019est de faire arrêter ça! Il faut que les gens prennent conscience que c\u2019est une coupe commerciale où on prend les plus beaux arbres», insiste Christian Chazel, porte-parole du groupe.«Et comme il s\u2019agit d\u2019une propriété municipale, les gens ont un mot à dire!» ajoute-t-il.«On s\u2019est déjà présenté devant la Régie, mais on s\u2019est fait bulldozer», affirme Christian Chazel.Jusqu\u2019en juillet La Régie intermunicipale de Mon- tjoye a confié à la firme magogoise Chabot, Pomerleau & Ass.les travaux de coupe dans cette forêt de 200 acres située entre la rivière Massawippi et la route 143, dans le canton de Hatley.Les travaux ont commencé en mai dernier et devraient se poursuivre jusqu\u2019en juillet prochain.Le président de la Régie et maire du canton de Hatley, Pierre Levac, soutient qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une coupe de «jardinage» destinée à assainir la forêt et en permettre un usage récréatif.Selon lui, plusieurs informations contenues dans le texte de la pétition sont fausses.«Ce n\u2019est pas une coupe commerciale.On coupe entre 23 et 25 pour cent de la forêt et c\u2019est sûr qu\u2019il peut y avoir des arbres à maturité.On enlève l\u2019excédent pour donner accès aux gens», explique- t-il.En vertu de son contrat avec la Régie, l\u2019entrepreneur est propriétaire du bois coupé et décide de sa mise en marché.Les pièces saines sont acheminées dans une scierie de Saint-Isidore-de-Clifton, ce qui lui permet de se payer.«Oui, parce que la Régie n\u2019a pas d\u2019argent pour l\u2019aménagement forestier, ni d\u2019argent pour le payer, alors il se paye en bois», reconnaît M.Levac, qui ne peut toutefois préciser la quantité de bois prélevée dans la forêt.Ce dernier soutient que cette façon de faire ne prête pas à des abus de la part l\u2019entrepreneur.Il rappelle du reste qu\u2019un ingénieur forestier rattaché à la MRC de Memph- rémagog a réalisé le plan de coupe et que celui-ci a été approuvé par le ministère des Ressources naturelles.Citoyens plumés Ce n\u2019est toutefois pas l\u2019avis de Christian Chazel, qui estime que bien des questions demeurent sans réponse et «que les citoyens se font plumer par les deux bouts».«Quelles sont les quantités de bois sorties de là?Ils ne sont sûrement pas là pour des \u201cpeanuts\u201d, d\u2019autant plus qu\u2019il y a eu des subventions de l\u2019Agence de mise en valeur de la forêt privée de l\u2019Estrie», souligne-t-il.«Selon nous, c\u2019est une vraie coupe commerciale et c\u2019est pour cela qu\u2019on a fait une pétition», dit M.Chazel.Pierre Guilbault, un citoyen voisin de la forêt de Montjoye est sidéré parce qu\u2019il voit: «Depuis huit mois, il sort en moyenne deux camions par jour, des trains routiers de 60 pieds de long.Ce sont les plus beaux et les plus gros arbres qui sortent, les plus payants!», affirme-t-il.«On essaie de ménager l\u2019environnement avec le compostage pendant qu\u2019on coupe une forêt qui nous appartient, qui vous appartient!Est-ce que la Régie reçoit sa juste part?Est que M.Levac a consulté la population?» s\u2019insurge M.Guilbault.Le président de la Régie juge toutefois l\u2019affaire «classée».«Pour nous, il n\u2019y a aucun doute; ils sont venus sur place et ils ont obtenu les explications», dit Pierre Levac.Représentant de la Ville de Sherbrooke au sein de la Régie intermunicipale Montjoye, le conseiller Pierre Boisvert mentionne que «la seule chose qui nous intéresse c\u2019est le ski utilisé à 60 pour cent par les Sherbrookois».«Ce qui se passe présentement, ça ne nous touche pas vraiment.On ne veut pas s\u2019immiscer dans les affaires des gens de Waterville et du canton de Hatley.Et s\u2019ils trouvent que ça va bien, que voulez-vous qu\u2019on y fasse?» dit-il.En vertu d\u2019une réorganisation administrative au sein de la Régie, Sherbrooke versera cette année une quote-part équivalent à 85 pour cent de la facture de 175 000 $ pour Montjoye.Un groupe de citoyens dénonce les travaux de coupe dans une forêt du Centre récréo-touristique Mon- tjoye, une propriété intermunicipale, estimant que l\u2019entrepreneur en retire des arbres matures de grande valeur.Denis Dufresne denis.dufresne@latribune.qc.ca SHERBROOKE Une pétition est lancée contre une coupe de bois à Montjoye L a Société des alcools du Québec fermera son point de service de Stanstead le 28 janvier.La raison invoquée par la société d\u2019État: des ventes insuffisantes et des rénovations importantes à effectuer au bâtiment qu\u2019elle occupe.«Le chiffre d\u2019affaires de ce point de vente ne justifie pas qu\u2019on le garde ouvert, indique Linda Bouchard, responsable des relations de presse à la SAQ.La situation est ainsi depuis quelques années.» Il semble que le besoin de rénovations majeures qui se faisait sentir sur place a poussé la SAQ à prendre sa décision à ce moment-ci.Elle vendra vraisemblablement le bâtiment qu\u2019elle possède au centre-ville de Stanstead pour la somme d\u2019un dollar à la municipalité.Pour le moment, la société d\u2019État s\u2019en tient à une simple fermeture.«Il n\u2019est pas question d\u2019implanter une agence de la SAQ à Stanstead à ce stade-ci», mentionne d\u2019ailleurs Mme Bouchard.Par contre, Mme Bouchard indique que la SAQ «évalue en continue» les besoins de la population un peu partout à travers le Québec.La possibilité de voir un jour apparaître une agence à Stans- tead n\u2019est donc pas exclue.En outre, les consommateurs de Stanstead pourront se rendre à Coati- cook, Magog, Fitch Bay et Ayer\u2019s Cliff pour obtenir un choix relativement intéressant de boissons alcoolisées.Éventuellement, les marchés d\u2019alimentation de leur secteur «enrichiront peut-être aussi leur offre».Le conseil se mobilise Le conseil municipal a accueilli avec déception la décision de la SAQ dans ce dossier.Il a d\u2019ailleurs adopté une résolution l\u2019invitant à ne pas cesser complètement d\u2019offrir des services aux citoyens de Stanstead, malgré la fermeture de son point de vente au centre-ville.«La SAQ appartient aux contribuables.C\u2019est un service auquel ils ont droit», soutient le maire de la municipalité, Raymond Yates, qui entend rencontrer le député d\u2019Orford, Pierre Reid, pour discuter avec lui de ce dossier.«Nous sommes tout de même 3000 personnes au moins qui habitent à Stanstead.Il y a sûrement une façon de nous desservir.C\u2019est malheureux parce que ça nous fera un service en moins», confie quant à lui le conseiller municipal Florent Roy.Jean-François Gagnon jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG La SAQ quittera Stanstead le 28 janvier La Tribune, archives Pour se conformer au jugement du juge Roland Lamoureux de la Cour municipale, la Ville pourrait installer des panneaux dans chaque rue.S i tous les juges avaient la colonne vertébrale de Michel Beauche- min, de la Cour du Québec, on vivrait certainement dans un monde plus sécuritaire.Parce que la surveillance des détenus qui purgent une peine d\u2019emprisonnement dans la collectivité sera réduite de 40 pour cent d\u2019ici au 31 mars, et ce en raison de nouvelles compressions dans le monde correctionnel québécois, le juge Beauchemin a décidé qu\u2019il n\u2019imposerait plus une seule peine avec un sursis d\u2019ici là.Les avocats de la défense auront beau ruer dans les brancards, le juge Beauchemin apparaît tout à fait justifié d\u2019agir de la sorte.En fait, le juge sherbrookois semble vouloir faire comprendre que ce n\u2019est pas le bonheur des prisonniers qui prime, mais le bien-être de la population.Espérons maintenant que d\u2019autres magistrats emboîteront le pas pour faire comprendre à notre bon gouvernement qu\u2019on ne joue pas impunément avec la sécurité des gens.La prison de la rue Talbot risque bien sûr de déborder si tous les petits truands sont envoyés derrière les barreaux, mais je propose, le cas échéant, que l\u2019on utilise au besoin l\u2019ancien pénitencier de la rue Winter jusqu\u2019au 31 mars.Un bref séjour dans la vieille prison abandonnée s\u2019avérerait sans aucun doute fort dissuasif.Bien joué, monsieur le juge! Absence motivée Hier midi, à l\u2019épicerie.Une dame me regarde, hésite un moment, puis s\u2019avance en me faisant remarquer amicalement que je n\u2019avais pas de chronique dans l\u2019édition du matin.- Vous avez pourtant l\u2019habitude d\u2019être fidèle au poste le mercredi, non?- C\u2019est à cause de la varicelle, madame.Désolé.À la vitesse qu\u2019elle s\u2019est poussée dans l\u2019allée voisine, la lectrice a peut- être cru que c\u2019est moi qui en étais affligé.J\u2019ai passé l\u2019âge, voyons, chère dame.La varicelle, ce n\u2019est pas pour les grands-papas, mais pour toutes les petites Camille du monde.Malheureusement.Voilà, vous savez maintenant pourquoi je n\u2019étais pas là.Je me suis absenté pour aller prendre soin de ma petite-fille, et du même coup donner un peu de répit à papa et maman, qui ont même pu aller au boulot.Qui sait, cela aura peut-être également permis d\u2019éviter une contamination chez tous les petits amis de la garderie.Je ne saurais dire si cette journée a pu être d\u2019un certain réconfort pour la plus belle - même avec des boutons - et la plus gentille des petites-filles du monde, mais je peux vous assurer que son grand-père, lui, s\u2019est fait grand bien.Au coeur et à l\u2019âme.Parlant de boutons À défaut de la varicelle, j\u2019ai quand même attrapé des boutons sur le chemin du retour à la maison.Et vous savez de quelle façon?En écoutant le débat télévisé des chefs qui était aussi présenté à la radio.On avait annoncé que ce second débat allait être présenté en français, mais comme je ne comprenais à peu près rien au charabia de Martin, Harper et Clayton, j\u2019ai changé de poste en me disant que j\u2019étais probablement trompé de soir.Question en passant Question, juste comme ça, en passant: David Price et Diane Saint-Jac- ques pourraient-ils être tentés de changer de camp une autre fois et redevenir «bleus» si jamais ils sont élus?Anguille sous roche?Je vous rassure tout de suite, ma deuxième question n\u2019a rien à voir avec la politique.Alors, est-ce qu\u2019on pourrait nous expliquer comment il se fait que, plus de quatre mois après que le scandale ait éclaté au grand jour, aucune accusation criminelle n\u2019ait encore été portée contre Vincent Lacroix?Le Magogois fut pourtant pointé du doigt par l\u2019Autorité des marchés financiers qui l\u2019accuse d\u2019avoir détourné 130 millions $ appartenant à 9200 petits investisseurs.Ce qui n\u2019est pas rien, avouons-le.Le mobilier du bureau-chef de Norbourg, à Montréal, a beau avoir été vendu à l\u2019encan - quelqu\u2019un a même payé 500 $ pour le fauteuil du prédisent - rien n\u2019indique que des accusations formelles pourraient être bientôt portées contre Vincent Lacroix.Y aurait-il anguille sous roche?mgoupil@latribune.qc.ca Bien joué, M.le juge! 4LT0304A1201 11/01/2006, 20:13 3 C M Y K A4 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0401A1201 4LT0401A1201 11/01/2006, 17:39 4 C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A5 4LT0501A1201 René-Charles Quirion SHERBROOKE A près avoir fait admettre à Sheldon Gorman sa culpabilité à cinq chefs d\u2019accusations pour une affaire de violence sexuelle, le ministère public souhaite le faire reconnaître délinquant dangereux.Arrêté en février 2004 pour avoir séquestré, agressé sexuellement, avoir commis des voies de fait armées, des voies de fait avec lésions et menacé de mort son ex-conjointe en novembre 2003 à Martinville, Gorman a admis sa culpabilité au beau milieu de son procès devant jury.Détenu de façon préventive depuis son arrestation, Sheldon Gorman est demeuré derrière les barreaux à la suite de son plaidoyer de culpabilité enregistré en janvier 2005.À risque Devant le juge Yves Tardif de la Cour supérieure, la procureure de la couronne Me Stéphanie Landry a fait entendre, hier, le psychiatre judiciaire Dr Louis Bérard de l\u2019Institut Philippe- Pinel à Montréal.Ce dernier a affirmé que Sheldon Gorman était à risque d\u2019agresser à nouveau quelqu\u2019un.«Ce qui s\u2019est produit n\u2019était pas un accident.Il y a un risque important de récidive.Pour l\u2019aider, il faut se baser sur des informations qu\u2019il ne m\u2019a pas données.Même s\u2019il n\u2019est pas reconnu comme psychopathe, il présente plusieurs facteurs de déviance», explique le Dr Bérard.Me Landry explique que son témoin expert a affirmé que Gorman présente sans aucun doute une déviance sexuelle.«La violence quant aux gestes posés et ses antécédents judiciaires permettent d\u2019en arriver à cette conclusion.Étant donné que Gorman n\u2019a pas voulu admettre sa problématique, il est impossible de contrôler le risque sans traitement», estime Me Landry.Agression précédente Il importe de savoir que Gorman, lors de son arrestation, «purgeait» dans la communauté une peine avec sursis de 15 mois de prison que la Cour lui avait imposée le 27 mars 2003, à Montréal, justement pour une affaire de séquestration, de voies de fait et de possession d\u2019arme.L\u2019avocat de la défense, Me Alain Thivierge, a fait admettre au témoin de la couronne qu\u2019il était possible de contrôler la problématique de Sheldon Gorman s\u2019il l\u2019admettait.La défense fera entendre une contre- expertise du Dr Pierre Gagné demain matin.Ce dernier viendra témoigner à l\u2019effet qu\u2019il est possible de contrôler la déviance de Sheldon Gorman par une thérapie et une médication, s\u2019il admet sa problématique de déviance sexuelle.C\u2019est après l\u2019audition de ce témoin- expert de la défense que les deux avocats feront leurs représentations sur la peine.Un agresseur déclaré délinquant dangereux?La Cour supérieure examine le cas de Sheldon Gorman Claude Plante SHERBROOKE L es pingouins ne craignent pas le froid.C\u2019est bien connu.C\u2019est pour cela que l\u2019organisation du Carnaval de l\u2019arrondissement de Fleurimont a pensé au groupe Vilain Pingouin pour présenter un spectacle en plein air hivernal! Pour sa 39e édition (www.carnavaldef leurimont.com), qui se déroulera sous le thème «Un nouveau vent de fraîcheur», l\u2019événement offrira une myriade d\u2019activités pour les jeunes et moins jeunes, les 20, 21, 22, 27, 28 et 29 janvier au centre Julien-Ducharme.Surtout pour les moins frileux.La formation rock québécoise qui a fait un malheur à la fin des années 80 sera sur la scène extérieure du carnaval le 21 janvier à 19 h.«Nous avons voulu faire concept», lance Steve Bazinet, coordonnateur du Carnaval de Fleurimont.Le tout sera coiffé par un feu de joie et un feu d\u2019artifice.Il en coûtera un dollar pour y assister, billet qui donne droit à d\u2019autres entrées.Plusieurs autres activités telles qu\u2019un jeu de tactique avec Tagzone, des démonstrations de voitures téléguidées, des jeux gonflables, un workout en plein air, divers tournois et concours sont au programme.On a ajouté aussi des nouveautés, mentionne M.Bazinet.Il y aura, entre autres, la présentation extérieure de courts métrages par les gens de Kino Sherbrooke, un défi spa et bain de neige, etc.La deuxième fin de semaine d\u2019activités sera marquée principalement de soirées diverses.Par exemple, le 27 janvier, on attend le MC Gilles, animateur qui s\u2019est fait connaître par ses chroniques à l\u2019émission Infoman.Le 29 janvier, place au traditionnel Brunch du carnaval.C\u2019est à ce moment qu\u2019on couronnera la reine de l\u2019édition 2006.On sera qui de Caroline Lefebvre, Johanny Labrecque, Audrey Rivard, Annie Maréchal, Jessica Thibault et Suzie Veilleux succédera à Carolyne Harpin- Huberdeau.M.Bazinet espère attirer entre 4000 et 5000 personnes lors des six jours de festivités.Des Pingouins pour réchauffer la 39e édition Carnaval de Fleurimont François Gougeon SHERBROOKE L e projet Littera, qui permet à des immigrants de développer des habilités orales en français et facilite ainsi leur intégration, pourrait mettre fin à ses activités.Du moins, celle qui a donné naissance à cette initiative il y a huit ans qu\u2019elle porte encore à bout de bras, Murielle Beaulieu, craint que le groupe communautaire et sans but lucratif perdre son pied à terre.«Il est fort possible que les espaces qu\u2019on occupe grâce à la généreuse collaboration d\u2019Emploi-Québec, dans ses locaux de la rue Bowen Sud, ne soient plus disponibles pour un besoin d\u2019agrandissement de ce ministère.Si on perd nos locaux, nos bénévoles ne pourront quand même pas enseigner dans la rue», a émis Mme Beaulieu.On devrait savoir à la fin de janvier ce qu\u2019il en sera exactement.Pour Mme Beaulieu, qui dit pouvoir compter sur le soutien de 12 professeurs retraités ou non qui donnent de leur temps à l\u2019enseignement oral, la fin du service serait très dommage.«Ce serait triste pour les nouveaux arrivants qui n\u2019auraient plus droit à ce service primordial et essentiel à leur intégration», a aussi déploré Mme Beaulieu.Elle a tenu à remercier la direction d\u2019Emploi-Québec en Estrie qui a mis à la disposition du projet Littera un lieu d\u2019hébergement gratuit pendant cinq ans.Le projet Littera risque de perdre ses locaux Imacom, Julie Roy Le Carnaval de Fleurimont aura lieu les 20, 21, 22, 27, 28 et 29 janvier au centre Julien-Ducharme.Lors du dévoilement de la programmation, les duchesses Caroline Lefebvre, Johanny Labrecque, Audrey Rivard, Carolyne Harpin-Huberdeau (la reine 2005) et Annie Maréchal ont bien voulu entourer leur bonhomme carnaval.4LT0501A1201 11/01/2006, 23:11 5 C M Y K Présidente et éditrice: Louise Boisvert Rédacteur en chef: Maurice Cloutier Directeur de l\u2019information: Louis-Éric Allard Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau Opinions A6 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0601A1201 Tribune libre Lettre ouverte hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Denis Dufresne denis.dufresne@latribune.qc.ca SHERBROOKE I nvoquer comme artifice électoral l\u2019abrogation de la clause dérogatoire de la Charte des droits et libertés canadiennes comme l\u2019a fait Paul Martin cette semaine est vraiment un geste de désespoir et une insulte pour tous les Québécois fédéralistes épris de leur identité.Premièrement, selon les spécialistes en la matière, l\u2019abrogation par le parlement du Canada de cette disposition de la Charte nécessite l\u2019accord de sept provinces canadiennes ou de 50 pour cent de la population canadienne.Cela veut dire rouvrir la boîte de Pandore de la «constitutionnalité» canadienne.Depuis l\u2019échec de Meech, peu de politiciens canadiens ont évoqué l\u2019idée de reprendre les discussions constitutionnelles.Si d\u2019aventure, certains veulent emprunter cette voie, on devra retourner à la case départ et reconnaître les droits du Québec et on reprend de Meech.Mais aujourd\u2019hui, les cinq conditions minimales de l\u2019époque ne seraient pas satisfaisantes, il faudrait y ajouter des dispositions concernant notre implication sur la scène internationale dans des dossiers relevant de nos juridictions et bien sûr accorder au Québec des droits supplémentaires pour régir les télécommunications et les communications.Je crois qu\u2019il est illusoire de croire cela possible, car jamais le Québec ne devrait accepter de se présenter à une table de négociation constitutionnelle où la question de la réintégration du Québec à la constitution canadienne ne sera pas la seule et unique question afin de réparer l\u2019injure du rapatriement unilatéral de 1982 fait sans le consentement de notre Assemblée nationale.En deuxième lieu, abroger la clause dérogatoire comme le propose Paul Martin aurait voulu dire en 1987 que l\u2019Assemblée nationale du Québec n\u2019aurait pas pu protéger le visage français de Montréal.Nous aurions eu droit à une ville au visage anglophone plutôt qu\u2019à une ville française.En toute honnêteté, je sais que M.Martin a seulement voulu que cette clause soit abrogée pour le parlement fédéral, mais les thuriféraires de la charte n\u2019ont pas tardé à se faire entendre pour dire comment cela pourrait être une bonne idée pour parachever la pseudo-révolu- tion juridique de 1982.Non merci comme nous le disions à une époque.Mon non est québécois à un gouvernement de juges.Je préfère un gouvernement du peuple plutôt qu\u2019un gouvernement de juges.Le peuple est souverain et les juges ne doivent pas devenir une dictature.C\u2019est pourquoi l\u2019idée de Paul Martin est une mauvaise idée parce qu\u2019elle ne correspond pas aux valeurs canadiennes, mais plutôt aux valeurs républicaines américaines.Elle est aussi une insulte aux Québécois fédéralistes qui comme moi refusent de vivre dans le Canada imposé de Trudeau de 1982 et qui espèrent toujours la réalisation du grand rêve de Brian Mulroney: «Réintégrer le Québec dans la constitution canadienne dans l\u2019honneur et l\u2019enthousiasme».En attendant, la déclaration de Paul Martin n\u2019est que mots creux sans signification.Que vienne le temps où le Canada sera dirigé par un gouvernement vraiment fédéraliste et que l\u2019on cesse de nous faire croire qu\u2019un gouvernement prônant pour le Canada un État unitaire est fédéraliste.Il y a d\u2019autres façons d\u2019être fédéraliste que celle de pratiquer le fédéralisme de tutelle et de nier les droits historiques du Québec! Daniel Nadeau Sherbrooke Un geste de désespoir N ous voici dans le dernier droit d\u2019une campagne électorale sur la scène fédérale.Les femmes du Québec demandent aux différents partis politiques et à leurs candidates et candidats qu\u2019ils s\u2019engagent à soutenir l\u2019adoption d\u2019une loi proactive en équité salariale pour les entreprises de compétence fédérale.Les femmes ne réclament pas de cadeau, mais le respect de leur droit.En effet, près de 30 ans après que leur droit à l\u2019équité salariale ait été enchâssé dans la Loi canadienne sur les droits de la personne, les travailleuses oeuvrant dans des entreprises de compétence fédérale attendent toujours d\u2019être rémunérées équitablement.(.) Actuellement, une travailleuse doit elle-même porter plainte si elle veut obtenir justice, et elle a le fardeau de la preuve.Sans ressources et sans soutien, il lui est presque impossible, seule, d\u2019y arriver.D\u2019ailleurs, les sagas juridiques qu\u2019ont dû vivre les employées et employés de la fonction publique fédérale et de Postes Canada, les téléphonistes de Bell Canada, les agents de bord d\u2019Air Canada, les assistantes à la réalisation à Radio- Canada et autres, illustrent clairement que c\u2019est loin d\u2019être à la portée de toutes.En fait, le système actuel est tellement inadéquat qu\u2019en 2003, le Comité des Nations Unies pour l\u2019élimination de la discrimination à l\u2019égard des femmes a incité le gouvernement du Canada à prendre les mesures appropriées et à accélérer la mise en oeuvre de l\u2019équité salariale.Mais qu\u2019attend le gouvernement?En 2001, le gouvernement libéral fédéral mettait sur pied un Groupe de travail pour revoir le régime législatif actuel et élaborer des recommandations.Entre 2001 et 2004, ce Groupe a commandé des recherches indépendantes sur une vaste gamme de questions pertinentes.(.) Puis, il a organisé un grand symposium pour mettre en commun les résultats recueillis et en discuter.Alors seulement, il a pu rédiger son rapport exhaustif et ses 113 recommandations.Le rapport, intitulé L\u2019équité salariale: une nouvelle approche à un droit fondamental, a été déposé en mai 2004 aux ministres de la Justice et du Travail.On y préconise notamment l\u2019adoption d\u2019une loi proactive sur l\u2019équité salariale, obligeant les employeurs de compétence fédérale (.) à revoir leurs pratiques de rémunération pour éliminer toute forme de discrimination salariale à l\u2019égard des femmes, des travailleurs et travailleuses de couleur, autochtones et ayant un handicap.Depuis mai 2004, les travailleuses attendent que le gouvernement dépose un projet de loi pour concrétiser leur droit fondamental à l\u2019équité salariale.Parce qu\u2019entre-temps, leur travail continue d\u2019être sous-estimé et sous-rémunéré.Ces travailleuses ne gagnent encore, en moyenne, que 71 cents pour chaque dollar que gagnent les hommes.Les femmes de couleur, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap font l\u2019objet d\u2019une discrimination plus marquée.(.) Cette situation est aussi celles des travailleuses non syndiquées.Et toute cette discrimination contribue grandement à la pauvreté, la dépendance financière et la vulnérabilité des femmes.Elle entraîne, entre autres, des prestations de retraite, de maternité et d\u2019invalidité moindres, et une perte d\u2019autonomie.Le temps des études et des comités de travail est révolu.Les débats ont eu lieu.Les consensus ont été atteints.Le rapport du Groupe de travail fédéral est exhaustif et démontre clairement la nécessité d\u2019une loi proactive sur l\u2019équité salariale.Le gouvernement fédéral a la responsabilité de faire respecter ce droit fondamental.Qu\u2019il arrête de tergiverser et qu\u2019il agisse.Dès après son élection, peu importe le parti au pouvoir, le prochain gouvernement doit mettre en oeuvre les recommandations du Groupe de travail sur l\u2019équité salariale.Les femmes en ont plus qu\u2019assez d\u2019attendre, car justice différée est trop souvent justice refusée! Michèle Asselin, présidente Fédération des femmes du Québec (FFQ) Nathalie Goulet, directrice Conseil d\u2019intervention pour l\u2019accès des femmes au travail (CIAFT) Claudette Carbonneau, présidente Confédération des syndicats nationaux (CSN) René Roy, secrétaire général Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Justice différée est justice refusée! Monsieur Pascal Ducharme, Curé de la paroisse de la cathédrale Saint-Michel M onsieur Ducharme, Le problème de la pénurie de prêtres et de leur surcroît de travail inquiète beaucoup de gens d\u2019ici et d\u2019ailleurs et a été le sujet de votre réplique à Robert Jolicoeur, publiée dans La Tribune du 30 décembre.Je m\u2019attendais à une discussion de fond et à des arguments sérieux.Avec surprise, puis consternation, je me suis rendu compte que j\u2019avais affaire à un règlement de comptes.Et ceci m\u2019a vraiment scandalisée.D\u2019abord, au lieu de réfuter des arguments, vous vous attaquez à la personne de du curé Jolicoeur.Et je vous cite: «.encore une fois, tu cassais du sucre sur le dos de tes confrères (.) tu pleures quand un de tes confrères te fait des reproches en privé mais tu ne te gênes pas pour dénigrer publiquement ceux dont tu souhaites tellement être aimé».Puis, comme si vous étiez mandaté pour le réprimander et le remettre à sa place, vous lui dites: «Je ne suis pas le seul à en avoir assez de tes manières».Non seulement vous l\u2019apostrophez sans ménagement et avec arrogance, mais vous le discréditez en maniant l\u2019ironie.(.) Et vous écrivez qu\u2019il «colporte», qu\u2019il répète des «âneries» et qu\u2019il a une bien «courte vue».De plus, selon vous, M.Jolicoeur fait de la rhétorique et «cherche à faire la manchette».À date, je ne vois aucun argument pour ou contre le mariage des prêtres et l\u2019ordination des femmes ou leur plus grande place dans l\u2019Église, thème de votre réponse à Robert Jolicoeur avec celui du surmenage des prêtres.Ce qu\u2019il ressort de votre lettre à mes yeux, ce sont les injures, les reproches, les coups bas, les sarcasmes et les insinuations malveillantes.Vous me faites un portrait pseudo-psychologique de votre interlocuteur, vous ne présentez pas ses idées.Je déplore votre attitude intransigeante, votre ton supérieur, votre vocabulaire offensant qui me scandalisent.(.).Au lieu de semer la discorde dans l\u2019Église avec des discussions stériles, ne serait-il pas plus approprié et plus chrétien de nous concentrer et de prier ensemble l\u2019Esprit Saint pour qu\u2019il nous aide à découvrir humblement, patiemment, solidairement, la volonté de Dieu pour son Église et les hommes et les femmes d\u2019aujourd\u2019hui?L\u2019heure est au discernement.L\u2019aggiornamento qui a commencé avec Jean XXIII et Vatican II n\u2019est pas terminé; peut-être ce grand chambardement ne fait-il que commencer vraiment.Pierrette Farmer Sherbrooke L\u2019heure est au discernement L\u2019 amende quasi record de 37,5 millions $ imposée à Domtar, Cascades Groupe papiers fins et Unisource Canada, pour complot anti-concurrence est évidemment très embarrassante pour ces sociétés en principe respectables.Mais elle témoigne surtout d\u2019un comportement corporatif fort peu rassurant pour les consommateurs et les entreprises.À la suite d\u2019une enquête du Bureau fédéral de la concurrence, ces trois sociétés nationales ont plaidé coupable à des accusations de collusion en vue de contrôler leurs parts de marché et de coordonner le prix du papier autocollant (pour les formulaires et les reçus), dans le but de bloquer l\u2019arrivée de nouveaux concurrents.Et le dossier serait accablant.Selon l\u2019organisme fédéral, les trois entreprises ont utilisé des moyens très sophistiqués pour manipuler le marché et ont impliqué des employés de divers niveaux, dont des dirigeants.En plus de devoir verser une amende de 12,5 millions $ chacune, du jamais vu au Canada en vertu de la Loi sur la concurrence, elles devront identifier et rétrograder ou démettre de leur fonctions les dirigeants responsables.Ces agissements sont non seulement contraires au sacro-saint principe de la libre-concurrence, qui a presque valeur d\u2019évangile en ces temps de mondialisation, mais constituent un bel exemple de duplicité corporative.Car les cartels et les gonflements artificiels des prix ont un coût collectif et nuisent à l\u2019économie.Qu\u2019il s\u2019agisse des consommateurs qui doivent débourser davantage, des sociétés qui payent leurs produits plus chers et refilent la facture à leurs clients ou encore des nouvelles entreprises qui se heurtent à des règles de concurrence faussées, tous payent pour ces agissements illicites.S\u2019il faut se réjouir de voir que ces trois entreprises se sont fait coincer à la suite des preuves fournies par un délateur, il faut se demander combien de manigances du genre passent inaperçues et échappent aux organismes de surveillance.Bien des consommateurs et des politiciens se sont interrogés en ce sens lorsque le prix de l\u2019essence a grimpé en flèche à la fin de l\u2019été dernier.Cela avait d\u2019ailleurs incité le gouvernement Martin à donner plus de moyens au Bureau de la concurrence pour dissuader les pétrolières d\u2019utiliser des méthodes anticoncur- rentielles de fixation des prix.Les mêmes questions ont déjà été soulevées, ici ou ailleurs, dans le domaine des médicaments et l\u2019automobile, notamment.Dans le cas de Domtar, de Cascades Groupe papiers fins et d\u2019Unisource Canada, le montant des amendes témoigne de la gravité des offenses et de la sévérité des autorités anti-trust canadiennes.Les dirigeants fautifs auront probablement compris qu\u2019un marché libre doit obéir à certaines règles de base et qu\u2019en bout de course ils ont des comptes à rendre.Il reste à espérer que ces amendes exemplaires auront un effet dissuasif Mais l\u2019effet le plus dommageable de cette entorse à l\u2019éthique des affaires est qu\u2019elle contribue à miner la confiance du public envers les grandes corporations et les institutions.Une confiance déjà passablement échaudée par de nombreux scandales et cas de malversation dans d\u2019autres domaines des affaires et à une toute autre échelle, il est vrai.Que l\u2019on songe aux sociétés de gestion de fonds Norbourg et Norshield, ici, ou à la faillite du courtier en énergie Enron, aux Etats-Unis, qui a fait perdre 2,4 milliards $ aux actionnaires de la Banque CIBC.Il reste maintenant à espérer que ces amendes exemplaires auront un effet dissuasif auprès des dirigeants et redonneront un peu de foi aux citoyens.Crise de confiance 4LT0601A1201 11/01/2006, 21:38 6 C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A7 4LT0701A1201 René-Charles Quirion SHERBROOKE C rête Plantations inc.de Sherbrooke recevra une indemnité d\u2019un peu plus de 119 000 $ de la compagnie Algor nutrition dont l\u2019engrais a endommagé 16 625 sapins baumiers en 2002.L\u2019entreprise de plantation de sapins de Noël faisait affaire avec Algor depuis 2001.Cette entreprise située sur la rue Galt Est lui a fourni un plan de fertilisation à partir d\u2019analyses de sol qu\u2019elle a complétées sur les 650 acres de la plantation.L\u2019entreprise spécialisée en fertilisants a suggéré au producteur de sapins d\u2019épandre deux produits liquides qu\u2019elle mélangeait à son établissement.Selon les recommandations de Algor, les Plantations Crête devaient en vaporiser sept litres à l\u2019acre au début de juin 2002.Les barils d\u2019engrais liquide parviennent à la plantation avec le dosage à épandre.Le producteur d\u2019arbres de Noël vérifie l\u2019exactitude des consignes avant d\u2019appliquer le nouvel engrais.Rougissement Plantation Crête procède alors à l\u2019application du produit et à peine une semaine plus tard, les branches d\u2019un grand nombre de sapins Baumiers avaient changé de couleur.Les sapins avaient rougi principalement du côté d\u2019où provenait le jet.«La parcelle la plus endommagée est la plus ancienne: ils y constatent la brûlure des aiguilles, la perte de certaines notamment dans la partie inférieure des branches, une croissance non uniforme et le jaunissement des sapins (.) la dose de sept litres à l\u2019acre utilisée en est la cause parce qu\u2019elle correspond au triple de la dose dommageable pour ce genre de culture», écrit le juge Léo Daigle de la Cour supérieure dans sa décision.Le tribunal conclut que Algor doit supporter les conséquences d\u2019avoir fourni un engrais avec le mauvais mode d\u2019emploi comme vendeur en raison de la garantie de qualité à laquelle elle est tenue.L\u2019assureur de l\u2019entreprise Algor Nutrition, ING Assurance refuse d\u2019indemniser son client en raison d\u2019une clause d\u2019exclusion.Le tribunal tranche Mais le tribunal a jugé que la compagnie d\u2019assurances devait indemniser Plantation Crête du préjudice subit en raison de l\u2019erreur de Algor Nutrition.Le juge Daigle a donc condamné Algor Nutrition à payer 119 020,46 $ par l\u2019entremise de son assureur ING services d\u2019assurances.Une indemnité de 119 000 $ pour des sapins endommagés «C e n\u2019est pas le type de relation qui est valorisée par les pairs.» Agente correctionnelle au Centre de détention de Sherbrooke Lynn Picard a été congédiée en février 2004 pour avoir entretenu une relation amoureuse avec un ex-détenu.L\u2019arbitre du tribunal du Travail du Québec, Gilles Lavoie, a rejeté le grief déposé par le syndicat des agents de la paix des services correctionnels et confirmé la décision du ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP) de congédier l\u2019agente correctionnelle qui comptait une dizaine d\u2019années de service.Le président du syndicat des agents de la paix des services correctionnels du Québec, Michel Hubert, explique que l\u2019employée a eu droit à une défense pleine et entière comme tout membre qui paie ses cotisations syndicales.Cependant, ce type de relation avec des ex-détenus est loin d\u2019être valorisé par les agents correctionnels.«Un syndicat doit défendre les intérêts collectifs et individuels de ses membres.Cette personne a eu droit à une défense pleine et entière.Le syndicat a rempli ses obligations légales envers cette personne.Le travail a été très bien fait et l\u2019arbitre a pu apprécier tant le point de vue syndical que patronal.Il n\u2019est pas question d\u2019aller en appel», explique M.Hubert.Le MSP a justifié sa décision en affirmant que la relation de Mme Picard avec un ex-détenu qui avait été incarcéré pour trafic de stupéfiants et gangstérisme entre juillet 2002 à janvier 2004 était incompatible avec ses fonctions d\u2019agente des services correctionnels.«Elle vous place dans une situation qui contrevient à l\u2019article 5 du règlement sur l\u2019éthique et la discipline dans la fonction publique.De plus, elle compromet le lien de confiance entre le Ministère et vous afin de garantir tant la sécurité du personnel que celle des personnes mises sous garde.» Refus d\u2019y mettre un terme Lynn Picard a admis entretenir une relation amoureuse avec un ex-détenu à ses supérieurs et a refusé d\u2019y mettre un terme.«.le congédiement n\u2019est pas une mesure déraisonnable dans les circonstances puisque la plaignante s\u2019est volontairement et librement engagée dans une relation qu\u2019elle savait inacceptable qu\u2019elle a refusé de terminer et qui mettait à risque les règles et consignes de sécurité qu\u2019elle avait la responsabilité d\u2019appliquer», mentionne l\u2019arbitre Gilles Lavoie dans son verdict.Même si Michel Hubert du syndicat des agents correctionnels du Québec et Réal Roussy du ministère de la Sécurité publique du Québec assurent que ce type de relation entre agents correctionnels et détenus demeurent exceptionnelles, il n\u2019en demeure pas moins que le cas de Lynn Picard est le quatrième à survenir au cours des dernières années à la prison de la rue Talbot.Les recommandations de la directrice du service en détention, Denise Lefebvre au directeur général Jacques Hébert concernant le congédiement de Lynn Picard font état de trois autres relations de ce genre à être survenues depuis le début des années 2000 au Centre de détention de Sherbrooke.«Bien qu\u2019elle nous indique ne pas connaître le code d\u2019éthique, elle ne peut nier les conséquences de sa conduite.Depuis trois ans, deux de ses collègues féminines ont démissionné de leur emploi en raison des liens amoureux développés dans le cadre de leurs fonctions et un confrère de travail a également été congédié en raison de relations avec des personnes incarcérées.» Son amour pour un ex-détenu lui coûte cher Une sentence de congédiement maintenue contre une agente correctionnelle René-Charles Quirion rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE René-Charles Quirion SHERBROOKE E n appliquant à la lettre le code criminel, le juge Michel Beau- chemin de la Cour du Québec, qui refuse de condamner des accusés à des peines d\u2019incarcération à purger dans la collectivité, passe un message aux instances politiques.Le professeur de droit pénal à l\u2019Université de Sherbrooke, Simon Roy, estime que le juge tente ainsi d\u2019inciter le ministère de la Sécurité publique du Québec à maintenir la surveillance à domicile, tout en respectant son devoir de réserve.Le code criminel stipule qu\u2019un juge doit s\u2019assurer qu\u2019une peine purgée dans la collectivité ne mette pas en péril la sécurité de la population.«C\u2019est une façon subtile, mais tout aussi efficace de faire passer son message.Le risque pour la population est habituellement basé sur le potentiel de récidive.En refusant de donner des peines avec sursis en raison des coupures dans la surveillance, le juge Beau- chemin veut faire passer le message au gouvernement que cette décision compromet la sécurité de la population», estime le professeur de droit pénal.Système bloqué Selon M.Roy, si tous les juges de la Cour du Québec dans le district de Saint-François adoptent la même ligne de conduite que le juge Beauchemin en refusant de condamner les accusés à des peines avec sursis, le système carcéral pourrait être rapidement bloqué.«L\u2019impact pourrait être très rapide à la prison de Sherbrooke sans compter qu\u2019il n\u2019y aurait plus d\u2019économies pour le gouvernement.Les coûts pour un détenu en prison est de 75 000 $ par année, alors que la surveillance dans la collectivité est d\u2019environ 20 000 $ par année», mentionne Simon Roy.Le juge Michel Beauchemin a refusé une demande d\u2019entrevue au sujet de sa position de ne plus donner de peines avec sursis.Joint par La Tribune, le juge en chef adjoint à la Cour du Québec, Maurice Galarneau, a aussi refusé de commenter la décision du juge Beauchemin.Cependant, il assure que jamais les juges ne s\u2019entendent pour prendre de telles décisions.«Chaque juge applique la loi et la Cour d\u2019appel est là pour rétablir les faits.Notre devoir de réserve nous oblige à ne faire aucun commentaire», explique le juge Galarneau.Un juge réagit à la diminution de la surveillance des détenus 4LT0701A1201 11/01/2006, 21:42 7 C M Y K ?A8 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 2 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0801A1201 4LT0801A1201 11/01/2006, 17:41 8 "]
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