La tribune, 19 janvier 2006, Cahier A
[" ###PAGE###1### Photos: La Presse Photomontage: La Tribune 96e année, no 282 LEADER DE L\u2019INFORMATION RÉGIONALE www.cyberpresse.ca C M Y K SHERBROOKE JEUDI 19 JANVIER 2006 70¢ taxes en sus - Floride 2,10 $ Ann.class.C6 Arts .D5 Décès.C8 Éphémérides.C5 Genre .D1 Horoscope .C5 Le monde .B2 Loterie .A5 Météo .C6 Mots croisés .C5 Opinions.A6 Sports .C1 INDEX Averses de neige Max.: -2 Min.: -5 Lever du soleil: 7h20 Coucher: 16h35 MÉTÉO 4LT0101A1901 ??? ???? ??????????? René-Charles Quirion rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE René-Charles Quirion SHERBROOKE S herbrooke a évité le pire du verglas de la nuit de mardi à hier qui a transformé les rues de Montréal en patinoires et sectionné des poteaux électriques à Plessisville en plus de plier une tour de communication à Sainte-Sophie d\u2019Halifax.En fait, toutes les régions du Québec ont été touchées par des chutes de pluie verglaçante, du grésil et de la neige au cours de la journée d\u2019hier.Entre 50 et 70 millimètres de pluie sont tombés sur les régions de Montréal, de l\u2019Estrie et de la Mauricie.Les commissions scolaires de la région n\u2019ont pris aucun risque et toutes les écoles sont demeurées fermées pour la journée.Sur le territoire desservi par La Tribune, c\u2019est la MRC de l\u2019Érable qui a goûté au pire alors que 18 poteaux d\u2019Hydro-Québec situés dans le rang 10 à Plessisville n\u2019ont pas résisté aux forces de la nature.La tour de communication de Saint-Sophie-d\u2019Halifax a aussi plié l\u2019échine, privant de signal les auditeurs de la station KYK-FM, de même que les pompiers et ambulanciers du territoire.La Sûreté du Québec et le Service de police de Sherbrooke relèvent conjointement moins d\u2019une dizaine d\u2019accidents.En soirée, ce sont les poids lourds qui ont rencontré le plus de difficulté, particulièrement aux limites de la Beauce et de l\u2019Estrie.Déglaçage «Le nombre d\u2019accidents est négligeable compte tenu des conditions météo.Les automobilistes semblent avoir pris le pouls de l\u2019hiver en adaptant leur conduite aux conditions routières», explique le porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, Louis- Philippe Ruel.Autant à la Ville de Sherbrooke qu\u2019à Transports Québec, toutes les équipes de déglaçage étaient sur la route dès les premières précipitations de pluie verglaçante.Elles y sont retournées en soirée lorsque la neige s\u2019est mise à tomber.«Tout notre réseau routier était glacé tôt en matinée.Nous avons procédé à l\u2019épandage de sel et de sable qui ont réagi avec la circulation.Vers midi, toutes les routes étaient dégagées sauf celles situées plus en altitude», mentionne le porte-parole de Transports Québec, Denis L\u2019Heureux.Avec leurs cinq stations météorologiques et huit caméras de surveillance réparties sur le territoire estrien, les techniciens du ministère des Transports du Québec sont demeurés aux aguets afin d\u2019adopter la stratégie la plus appropriée pour rendre les routes sécuritaires.Avec les importantes précipitations sous forme de pluie, les employés municipaux sherbrookois ont été affairés à dégeler les puisards pour évacuer l\u2019eau.«En hiver, nous rencontrons une problématique d\u2019accumulation d\u2019eau.Nous avons procédé au déglaçage et à l\u2019enlèvement de la neige pour permettre l\u2019écoulement», souligne le chef de division à la voirie et aux parcs de la Ville de Sherbrooke, Gaétan Nault.On a évité le pire! Lia Lévesque (PC) MONTRÉAL U n sondage CROP a beau donner 39 pour cent au Bloc québécois, son résultat le plus bas depuis le début de la campagne électorale, son chef Gilles Duceppe souligne que les autres sondages récents lui ont accordé davantage.«Il n\u2019y a qu\u2019un sondage, alors qu\u2019il y en a quatre ou cinq autres qui sont tous en haut de 44 pour cent», a-t-il répliqué aux journalistes qui l\u2019interrogeaient au sujet de ce sondage CROP paru hier matin.Plus tôt cette semaine, un sondage Decima donnait au Bloc 45 pour cent, par exemple.D\u2019autres sondages ont déjà accordé au Bloc 50, voire 52 pour cent, en début de campagne.M.Duceppe a aussi nié qu\u2019un tel sondage ait un effet démobilisateur pour ses militants et bénévoles, à quelques jours du scrutin du 23 janvier.Au contraire, a-t-il soutenu, «quand les militants se disent \u2019ça va être serré\u2019, c\u2019est d\u2019autant plus le temps de travailler plus fort et ça mobilise plus».Au scrutin de juin 2004, le Bloc avait DUCEPPE REFUSE DE SE LAISSER ABATTRE Le chef bloquiste doute de la dégringolade observée par CROP Voir Duceppe refuse en page A2 L a naissance d\u2019un enfant est déjà un événement extraordinaire, mais quand l\u2019accouchement se déroule dans l\u2019ambulance, cela relève de l\u2019inédit! Pressée de voir le jour, la petite Nora Dion a causé toute une surprise à ses parents Julie Martel-Gosselin et André Dion, le 11 janvier, en venant au monde dans le véhicule d\u2019urgence qui les transportait à l\u2019hôpital.«Tout s\u2019est passé tellement vite.Nora était déjà là sans que je n\u2019aie eu le temps de m\u2019inquiéter.Je n\u2019ai même pas l\u2019impression d\u2019avoir eu à pousser pour qu\u2019elle sorte.C\u2019est vraiment spécial comment tout s\u2019est passé», explique l\u2019heureuse maman, qui a vécu tout un contraste avec l\u2019accouchement de son garçon Liam, pour lequel elle avait dû être provoquée.«Ç\u2019a été une surprise que notre fille naisse si rapidement.Un accouchement dans une ambulance, on ne s\u2019attend pas à ça», ajoute le papa, André Dion.«Elle s\u2019est mise à pleurer» Pour la technicienne ambulancière Marie-Ève Moisan qui a procédé à l\u2019accouchement, le passage de la théorie à la pratique s\u2019est fait instantanément.Lorsqu\u2019elle a vu la tête de l\u2019enfant, elle a sorti le bébé dans le garage du CHUS, Hôpital Fleurimont.«Je ne m\u2019attendais pas à ce que ça se passe aussi vite.Il n\u2019y a eu aucune complication.Le bébé est sorti rapidement.Elle s\u2019est mise à pleurer, puis nous l\u2019avons enveloppée dans une couverture avant de monter la maman et le bébé au département de maternité.C\u2019est le papa qui a pu couper le cordon une fois rendu en haut», explique la technicienne d\u2019Ambulance de l\u2019Estrie.Il s\u2019en est fallu de peu pour que Nora voie le jour à la maison ou dans le véhicule de son père.Lorsque Julie Martel- Gosselin a crevé ses eaux à 39 semaines, rien ne laissait présager que sa fille serait si pressée de faire sa connaissance.«Nous avons appelé l\u2019ambulance par mesure de précaution.Nous sommes passés très près de partir en pick-up.Je ne pensais pas que ma fille pourrait naître moins de 20 minutes plus tard.C\u2019est le genre de chose qui n\u2019arrive que dans les films», estime la maman du nouveau poupon de sept livres et cinq onces.Les ambulanciers Marie-Ève Moisan et Michel Châteauneuf n\u2019ont mis que quelques minutes à se rendre au domicile de Julie Martel-Gosselin et André Dion.«Julie m\u2019attendait avec ses valises sur le bord de la porte.Si elle avait été couchée, je crois que nous aurions été obligés de l\u2019accoucher à la maison ou sur le bord de la rue.Cependant, aucun signe ne laissait présager que le bébé allait sortir si vite.C\u2019est exceptionnel de pouvoir contribuer à un accouchement en tant qu\u2019ambulancière», estime Marie-Ève Moisan.Ironie du sort, la maman et l\u2019ambulancière qui l\u2019a assistée lors de l\u2019accouchement se connaissaient du temps de leurs études secondaires au Collège Sacré-Coeur de Sherbrooke.Ces deux connaissances de longue date partagent maintenant un souvenir à travers la naissance pour le moins particulière de la petite Nora.Une naissance impromptue dans l\u2019ambulance Nora était pressée de voir le jour Imacom, Jocelyn Riendeau L\u2019ambulancière Marie-Ève Moisan tient dans ses bras la petite Nora, qui a causé toute une surprise à ses parents, Julie Martel-Gosselin et André Dion, en venant au monde à bord du véhicule d\u2019urgence qui les transportait vers l\u2019hôpital.Les responsables de la faune en Estrie ont eu à élucider un mystère plutôt inhabituel après qu\u2019un chasseur eut abattu, en novembre dernier, une bête de la famille des antilopes dans le secteur d\u2019Eastman.L\u2019animal, en provenance d\u2019un zoo de l\u2019Ontario, s\u2019était échappé d\u2019un enclos qui avait été mal fermé à l\u2019Estrie-Zoo de Valcourt.À LIRE EN C2 Un chasseur confond un chevreuil avec une antilope 4LT0101A1901 19/01/2006, 00:20 1 ###PAGE###2### C M Y K A2 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0201A1901 ????????? ?????????????? ???????????????????? ????????????????????????? ????????????????? ???????????????? ?????????????????????????? ????????????????? ?????????????????????????????????????? ??????????????? ?????????????????????????? ????????? ????????????? ???????? ????????????? ??????????????? ??????????????? ????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ?????????????????????????????????? ?????????????????? ????????? ?????????????? ???????????????????? ?????????? ???????????????????? ???????? ????????????? ?????????????????? ????????????????? ?????????????? ???????????????????? ????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ???????????????????? ??????????????? ????????????????????????? ????????? ????????????? ??????? ???????????? ?????????????????????? ??????????????? ???????????????????????????????????? ??????????? ?????????? Le réalisateur Michel Poulette vient présenter «son» Histoire de famille à Sherbrooke À LIRE DEMAIN Mon clin d\u2019oeil Stéphane Laporte «Si y pouvait avoir une tempête de verglas, lundi prochain.» - Paul Martin David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE P endant un instant, j\u2019ai pensé inverser les mots de mon titre.Ça aurait attiré l\u2019attention, c\u2019est sûr.Mais ça n\u2019aurait pas été très honnête de ma part.Car à la base, le projet pilote des sacs de coton de la Ville est une idée fort louable.C\u2019est le lancement du projet qui me fait craindre le pire.On croirait revivre le début de campagne des libéraux de Paul Martin.C\u2019est parti tout croche, des tuiles leur tombaient sur la tête tous les jours, mais les électeurs prévoyaient encore voter pour eux il y a tout juste trois semaines.Reste à souhaiter que le projet de la Ville ne connaîtra pas le même sort que les libéraux lundi prochain.Utiliser moins de sacs de plastique, je ne demande pas mieux.Dans certains supermarchés, il faut encore se battre quand on ne veut pas de sac pour emporter le seul item qu\u2019on a acheté.Ce n\u2019est pas normal.Lundi soir.La Ville donne aux journalistes des sacs de coton «made in India».Fabriqués par des petits enfants? On ne le sait pas.Le sac est beige pâle.Non lavable.Avec nos beaux hivers bruns et du jus de poulet séché dans le fond du sac, ça promet.Mais bon, je ne veux pas planter l\u2019idée de la Ville parce que l\u2019environnement me tient à coeur.J\u2019ai le teint vert et ce n\u2019est pas parce que j\u2019ai besoin de vacances.J\u2019écris donc sur le petit côté indien des sacs dans le journal de mardi (parce qu\u2019on peut difficilement passer à côté), mais j\u2019essaie de ne pas trop beurrer épais.Je me retiens.Mardi matin.Je jette un coup d\u2019oeil au sac qui m\u2019a été donné la veille.Un fil dépasse sur un côté.J\u2019y mets un doigt.et il passe au travers! Un beau trou d\u2019environ 3 cm dans mon sac tout neuf.Et je ne l\u2019ai même pas encore utilisé.C\u2019est peut-être un adon.Ça se peut.Mais à regarder la seule petite couture qui retient les deux morceaux du sac, je me pose de sérieuses questions.Je ne suis pas couturier, c\u2019est vrai.Sauf que j\u2019y penserais à deux fois avant de mettre une poche de lait et des pots de cornichons dans ce sac-là.Celui fabriqué par des jeunes de Magog, lui, compte deux grosses coutures.Du solide.Une amie me disait justement hier matin qu\u2019elle en utilise un depuis des mois et qu\u2019elle n\u2019a jamais eu de problème.C\u2019est peut-être un adon aussi, remarquez bien, mais mon petit doigt me dit que non.Fort heureusement, la Ville corrigera le tir lorsqu\u2019elle commandera de nouveaux sacs: ils devraient être fabriqués au Canada.Tout ce que je souhaite, c\u2019est qu\u2019il ne soit pas trop tard.Parce que déjà, près de 400 sacs «made in India» ont trouvé preneurs à Sherbrooke.Si d\u2019autres sacs ont le même problème de fabrication que le mien et rendent l\u2019âme au retour du supermarché, ça va grogner quelque part.Le mot va se passer et le boycott va s\u2019amorcer.La Ville, qui n\u2019avait aucune mauvaise intention, va se retrouver gros jean comme devant, et ce, même si ses nouveaux sacs comportent dix coutures et sont fabriqués à Sherbrooke.Cette saga des sacs de coton me fait penser au lancement d\u2019un spectacle.Parlez-en à n\u2019importe quel metteur en scène: peu importe les efforts qui sont faits par la suite, c\u2019est difficile d\u2019inverser la vapeur quand on se plante un soir de première.Cul-de-sac Duceppe refuse de se laisser abattre Suite de la page A1 recueilli 48,9 pour cent du suffrage exprimé, ce qui lui avait accordé 54 des 75 sièges du Québec à la Chambre des communes.M.Duceppe affirme que dans la présente campagne, il a toujours dit qu\u2019il voulait «améliorer la performance du Bloc», c\u2019est-à-dire récolter plus que 54 sièges et 48,9 pour cent du suffrage exprimé.«L\u2019objectif, c\u2019est de faire mieux que la dernière fois», a-t-il répété hier.Il a toutefois admis que la possibilité de récolter plus de 50 pour cent serait un seuil empreint de symbole, pour un parti souverainiste, et que cela le rendrait «heureux», comme tout autre chef de parti.Le plus récent sondage interne du Bloc lui accorde 47 pour cent.Il donne aussi 22 pour cent au Parti conservateur, 20 pour cent au Parti libéral, 8 pour cent au NPD et 2 pour cent au Parti vert.Un vrai garde-fou M.Duceppe s\u2019est dit étonné des propos du chef conservateur Stephen Harper, qui a tenté de rassurer les Québécois qui ont peur de lui en leur disant que même si les conservateurs étaient majoritaires à la Chambre des communes, le Sénat, les tribunaux et la haute fonction publique leur feraient contrepoids et qu\u2019ils n\u2019auraient donc pas de pouvoir absolu.«Je n\u2019ai jamais entendu (avant M.Harper) un chef nous dire \u2019n\u2019ayez pas peur, parce qu\u2019il y a des gens qui peuvent nous stopper\u2019», s\u2019est exclamé M.Duceppe.«Moi, je vous dis que les meilleurs garde-fous pour les Québécois, ce sont des députés élus à la Chambre des communes, non pas des sénateurs nommés par le parti au pouvoir, ni des juges nommés par le premier ministre et encore moins des fonctionnaires qui n\u2019ont pas à intervenir politiquement, normalement.» M.Duceppe a participé hier à une émission sur l\u2019élection fédérale à la chaîne MusiquePlus.Il y a été question d\u2019environnement, de mondialisation, d\u2019éthique, d\u2019éducation post-secondaire, d\u2019aide internationale, de mariage entre conjoints de même sexe et de violence.L\u2019émission sera diffusée samedi et comprendra des segments avec les quatre chefs, a expliqué M.Robert Beaulieu, de MusiquePlus.La chaîne de télévision souhaite inciter les jeunes à exercer leur droit de vote, le 23 janvier.«On a une campagne en ondes sur le thème le lundi 23, pète pas ta coche, coche», a expliqué M.Beaulieu.David Bombardier SHERBROOKE J ean-François Rouleau fait son mea culpa.S\u2019il avait su plus tôt que les sacs de coton vendus par la Ville de Sherbrooke étaient fabriqués en Inde, le président du comité de développement durable ne les aurait jamais mis en circulation.M.Rouleau promet que les prochains sacs fournis par la Ville seront idéalement conçus dans la région, mais certainement pas en Asie.«Je suis fort mal à l\u2019aise», admet le conseiller municipal.«En aucun temps, je n\u2019ai voulu causer préjudice aux entreprises locales, dont je suis un ardent défenseur», ajoute-t-il.M.Rouleau a constaté le lieu de fabrication des sacs lundi après-midi, quelques heures seulement avant d\u2019annoncer aux médias que la Ville vend désormais des sacs de coton pour remplacer les sacs d\u2019épicerie en plastique, nuisibles pour l\u2019environnement.Selon M.Rouleau, la Ville a respecté sa politique d\u2019achat en faisant affaire avec Gagnon Lévesque, un fournisseur local d\u2019articles promotionnels.Cette entreprise de Sherbrooke a commandé 600 sacs de coton à Debco, une compagnie de Toronto qui a importé ces sacs de l\u2019Inde.Jean-Paul Comtois, représentant pour Gagnon Lévesque, dit avoir obtenu la confirmation écrite de Debco que ces sacs n\u2019ont pas été fabriqués par des enfants.Plus de 11 millions d\u2019enfants de moins de 14 ans travaillent dans ce pays, selon des données officielles du gouvernement indien.Un succès monstre Peu importe la provenance des sacs, le projet pilote de la Ville connaît un succès monstre.Dans la seule journée de mardi, la moitié des 600 sacs ont trouvé preneurs.Hier en milieu d\u2019après-midi, il en restait encore 220 à vendre.Ces sacs sont offerts au coût de 3 $, notamment dans les bureaux d\u2019arrondissement et à la bibliothèque Éva-Senécal.Devant cet engouement, la Ville ira vraisemblablement de l\u2019avant avec un projet à plus grande échelle.Une rencontre du comité de développement durable permettra de faire le point sur le projet la semaine prochaine.Puisqu\u2019elle aura besoin d\u2019un plus grand nombre de sacs, la Ville procédera cette fois-ci à un appel d\u2019offres.«On indiquera clairement que les sacs devront être fabriqués au Canada, et préférablement dans la région, mais chose certaine, ça ne viendra pas d\u2019Asie», assure Jean- François Rouleau.Si les sacs sont conçus au Canada, le prix coûtant sera assurément plus élevé, reconnaît M.Rouleau.La Ville souhaite donc s\u2019associer avec des commanditaires locaux afin de réduire le prix de vente des sacs.Pour ne pas freiner l\u2019enthousiasme des citoyens, le prix des sacs devra demeurer entre 3 et 5 $, avance M.Rouleau.Ce dernier invite les fournisseurs intéressés par le projet à communiquer avec la Ville de Sherbrooke.«Toutes les idées sont les bienvenues», indique-t-il.Rouleau fait son mea culpa Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau Jean-François Rouleau PC Gilles Duceppe a notamment accordé une entrevue à l\u2019animateur Denis Lévesque de LCN, hier, à Montréal.4LT0201A1901 19/01/2006, 00:12 2 ###PAGE###3### C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A3 4LT0301A1901 Archives, La Tribune Jean Perrault 134 194 $ Archives, La Tribune Bernard Tanguay 69 676 $ Archives, La Tribune Louida Brochu 66 152 $ Archives, La Tribune Serge Paquin 62 857 $ Archives, La Tribune Chantal L\u2019Espérance 59 857 $ La rémunération inclut l\u2019allocation de dépenses versées aux élus L a décision du maire Jean Perrault de se délester de certaines tâches importantes coûtera 28 500 $ par année aux contribuables de Sherbrooke.Au total, la rémunération des élus sher- brookois s\u2019élèvera à près de 1,2 M $ cette année.Lors de sa réélection, le 6 novembre dernier, le maire de Sherbrooke a cédé la présidence du conseil municipal et la présidence du comité exécutif au conseiller Bernard Tanguay.Ce dernier reçoit une prime annuelle totalisant 28 500 $ pour effectuer ce travail, prime que ne touchait pas M.Perrault au cours de son précédent mandat.En contrepartie, le maire Perrault n\u2019a pas subi de baisse de salaire.Au contraire, il a obtenu une augmentation de près de 2500 $ grâce à une modification législative qui permet maintenant d\u2019indexer le salaire des maires à la hausse du coût de la vie.Depuis 2002, le salaire du maire était plafonné à 118 000 $, soit le maximum permis par Québec pour une ville de la taille de Sherbrooke.Avec les nouvelles dispositions législatives, le maire touchera 120 478 $ en 2006.En tenant compte de son allocation de dépenses de 13 716 $, le maire Perrault touchera 134 194 $ cette année, soit un salaire comparable à celui des maires d\u2019autres villes de même importance.Cette somme ne tient pas compte de l\u2019indexation 2006, qui fera augmenter le salaires de tous les élus d\u2019environ 2 pour cent au cours des prochains mois.Moins que dans le privé Même s\u2019il a délégué certaines tâches importantes au conseiller Bernard Tanguay, Jean Perrault n\u2019aurait pas mérité une diminution de salaire, estiment quelques élus interrogés par La Tribune.«À mon avis, il pourrait même être payé encore plus.S\u2019il effectuait le même travail dans l\u2019entreprise privée, il serait payé pas mal plus cher», avance le conseiller Jean- François Rouleau.Selon lui, même si la décision de M.Perrault coûtera théoriquement 28 500 $ par année aux contribuables, «ça va être rentabilisé en quelques mois seulement» parce que la gestion du maire sera plus efficace.Le conseiller Serge Paquin abonde dans le même sens: «Le maire mérite pleinement son salaire», juge-t-il.Tant en comité plénier que lors des séances du conseil, aucun élu ne s\u2019est élevé contre cette décision, indique M.Paquin.Par ailleurs, il n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir les commentaires du maire Perrault, hier.Outre les 28 500 $ consentis à Bernard Tanguay (qui touchera ainsi un salaire de 69 676 $ en calculant son allocation de dépenses), l\u2019administration Perrault a également créé un nouveau comité, celui des relations interculturelles et de la diversité.La présidence de ce comité, assumée par Pierre Boisvert, est assortie d\u2019une prime de 8500 $, soit le même montant que pour les comités majeurs que sont l\u2019urbanisme, la sécurité publique et le développement durable.En tenant compte des allocations de dépenses et des différentes primes liées à la présidence d\u2019arrondissement et de comités, le salaire des 19 conseillers municipaux oscille cette année entre 41 176 $ et 69 676 $, selon une compilation du service des finances de la Ville de Sherbrooke.En tant que président de l\u2019arrondissement de Fleurimont et du comité d\u2019urbanisme, le conseiller Louida Brochu gagnera 66 152 $ en 2006, ce qui en fait le troisième élu le mieux payé après Jean Perrault et Bernard Tanguay.Suivent les conseillers Serge Paquin (62 857 $), Chantal L\u2019Espérance (59 857 $), Nicole Bergeron (58 766 $), Jacques Tes- tulat (57 676 $) et Jean-François Rouleau (55 176 $).Les quatre conseillers d\u2019arrondissement (dans Brompton et Lennoxville) gagneront pour leur part 16 476 $ chacun.Un conseil de 1,2 million $ David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE David Bombardier SHERBROOKE L e conseiller Marc Denault déplore que certains propriétaires de gros immeubles ne fournissent pas de bacs de recyclage à leurs locataires.«Malheureusement, certains propriétaires ne laissent pas leurs locataires jouir des services de recyclage alors que ça ne leur coûterait absolument rien de le faire», dénonce M.Denault, qui a fait une sortie publique en ce sens lors de la dernière séance du conseil municipal.Selon la réglementation de la Ville, des bacs peuvent être distribués dans les immeubles de dix logements et plus, à condition que les propriétaires soient d\u2019accord.Cette réglementation a été appliquée cet automne lors de la distribution des bacs roulants de 360 litres.Dans trois arrondissements, les immeubles de deux à cinq logements ont reçu deux bacs et ceux de six à neuf logements, trois bacs.La distribution se poursuivra le printemps prochain.Il est difficile d\u2019estimer le nombre de locataires sherbrookois qui ne peuvent actuellement profiter de la collecte du recyclage.Le président du comité de développement durable de la Ville de Sherbrooke, Jean-François Rouleau, affirme néanmoins que «plusieurs centaines de citoyens» sont pénalisés par le refus de certains propriétaires.La plupart des élus municipaux ont reçu des plaintes à cet effet au cours des dernières semaines, indique M.Rouleau.«Ça démontre un intérêt certain envers la problématique environnementale, estime-t-il.Le comité de développement durable va analyser cette problématique au cours des prochaines semaines et nous verrons de quelle façon nous pourrons corriger la situation.» Des locataires privés de bacs de recyclage L e désistement de dernière minute du candidat du Parti libéral dans Sherbrooke, Robert Pouliot, n\u2019a eu l\u2019air de surprendre vraiment aucun des quatre autres candidats qui prenaient part au débat télévisé se déroulant sur les ondes de Radio-Canada Estrie, hier soir.Selon la lettre qu\u2019il a remise à l\u2019animateur du débat, Réjean Blais, M.Pouliot justifiait son absence du débat par le fait qu\u2019aucun journaliste de Radio-Ca- nada n\u2019avait participé à sa conférence de presse de mardi dernier portant sur l\u2019intégration des gens des communautés culturelles et des immigrants dans la région.«Je ne suis pas surpris qu\u2019il ne se soit pas présenté.Il a fait la même chose lundi dernier.Je ne m\u2019attendais à aucun réponse de M.Pouliot, car il a l\u2019air tellement dépassé par la situation de toute manière dès qu\u2019on lui pose une question.D\u2019ailleurs, je crois qu\u2019il fera de même demain midi (aujourd\u2019hui) avec le débat sur les ondes de CHLT», souligne Martin Plaisance, candidat du Nouveau Parti démocratique.«Le président Truman avait une expression toute désignée pour la situation: si tu ne peux plus supporter la chaleur, tu sors de la cuisine.Si Robert Pouliot n\u2019est pas prêt à supporter la Evelyne Leblanc evelyne.leblanc@latribune.qc.ca SHERBROOKE L\u2019absence de Pouliot ne surprend pas pression, il est peut-être mieux de sortir de la politique», estime pour sa part le candidat du Parti conservateur, Marc Nadeau.Le candidat et député sortant du Bloc québécois, Serge Cardin, s\u2019est dit déçu du désistement du candidat libéral.«J\u2019avais préparé deux ou trois clips pour lui, lance-t-il en riant.Son absence démontre un manque d\u2019intérêt flagrant pour les électeurs.D\u2019ailleurs, cette situation m\u2019a rappelé un article dans La Tribune qui décrivait les priorités des candidats dans Sherbrooke.Sous la photo de Robert Pouliot, il était inscrit Non disponible.Ça ressemble à ce soir (hier) et ça en dit gros pour les électeurs.» Selon Michel Quirion, candidat du Parti vert, il est impensable pour un candidat de ne pas se présenter à un tel débat destiné aux électeurs.«Je suis surpris et je ne comprends pas son intérêt à ne pas s\u2019être présenté à ce débat.Dans ma tête, ça ne se fait tout simplement pas», affirme le candidat qui a d\u2019ailleurs remercié Radio-Canada au début du débat de l\u2019y avoir convié.Pour sa part, Robert Pouliot n\u2019a jamais retourné les appels de La Tribune.Evelyne Leblanc SHERBROOKE L e débat d\u2019hier soir, sur les ondes de Radio-Canada, s\u2019est déroulé de manière civile et ordonnée, sans grande opposition et ni divergence de part et autre, permettant ainsi aux candidats du comté de Sherbrooke de présenter leur point de vue sur chacune des questions.Les quatre candidats présents, soit Serge Cardin pour le Bloc québécois, Martin Plaisance pour le Nouveau Parti démocratique, Michel Quirion pour le Parti vert et Marc Nadeau pour le Parti conservateur, ont offert des réponses, somme toute, identiques aux questions qui leur étaient posées par le public.En fait, tous se semblaient se prononcer: contre le retour à la définition du mariage comme étant entre un homme et une femme seulement; pour l\u2019accessibilité de l\u2019éducation post-secondaire; contre la privatisation de l\u2019eau; pour l\u2019aide aux travailleurs âgés qui perdent leur emploi après une fermeture d\u2019usine; pour l\u2019amélioration et le réinvestissement dans le réseau de transport en commun; pour la reconnaissance des acquis et des diplômes des immigrants; pour l\u2019aide aux industries face à la mondialisation et aux accords de libre-échange ainsi que pour l\u2019ajout de clauses sociales à de tels accords; et pour la pérennité du système de garderies publiques tel que le réseau des Centres de la petite enfance du Québec.À nouveau, les candidats du comté de Sherbrooke s\u2019affronteront à nouveau ce midi sur les ondes de la radio CHLT.Les quatre candidats affichent leur accord sur plusieurs points Imacom, Jocelyn Riendeau Les quatre candidats présents au débat d\u2019hier soir, soit Serge Cardin pour le Bloc québécois, Martin Plaisance pour le Nouveau Parti démocratique, Michel Quirion pour le Parti vert et Marc Nadeau pour le Parti conservateur, ont offert des réponses, somme toute, identiques aux questions posées.???????????????????????? 4LT0301A1901 19/01/2006, 00:14 3 ###PAGE###4### C M Y K A4 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0401A1901 Claude Plante SHERBROOKE C e n\u2019est définitivement pas l\u2019année des motoneigistes! Après le blocus des gens de l\u2019UPA et les redoux des dernières semaines, voilà que le mauvais temps s\u2019acharne sur les adeptes du véhicule des neiges.Pratiquement tout le réseau de sentiers couvrant la province est touché, rapporte Martin Routhier, président de la Fédération des clubs motoneigistes du Québec.Il est impossible de circuler dans la plupart des sentiers avec toute cette pluie.«C\u2019est presque provincial, constate-t-il.Ça va à dimanche avant que ça se replace à la météo.C\u2019est surtout difficile pour le moral des bénévoles.On a eu un automne chaud, on a failli ne pas partir la saison et là on a de la pluie.» «On était tous fiers de partir durant les Fêtes, mais avec cette pluie ça donne un coup», dit-il.M.Routhier essaie de prendre l\u2019épreuve avec philosophie.Quelques dizaines de centimètres de neige et c\u2019est reparti! Selon lui, «le mois de la motoneige, c\u2019est février.L\u2019an dernier, on n\u2019avait pas pu faire beaucoup de motoneige en janvier.On n\u2019avait pas eu de pluie, mais on n\u2019avait pas de neige non plus».«En février et en mars, on avait pu faire de la motoneige en masse.En fin de compte, la saison avait été très bonne.Les motoneigistes sont des passionnés.ils oublient vite.Une petite tempête et on est reparti.» Toutefois, certaines régions pourront s\u2019en remettre plus rapidement que d\u2019autres.Par exemple, Chaudière-Ap- palaches peut compter sur un couvert de neige plus appréciable que celui de l\u2019Estrie, note-t-il.Les différents heurts de la présente saison de motoneige ont un effet sur les ventes de droits d\u2019accès, qui accusent un certain retard, avoue Martin Routhier.Triste semaine du ski Toute cette pluie tombe bien mal en cette Semaine nationale du ski et du surf des neiges 2006 (jusqu\u2019au 22 janvier) organisée par le Conseil canadien de ski en collaboration avec les stations de ski du pays.Hier en Estrie, les stations Orford, Montjoye et Mont Bellevue étaient fermées en raison des conditions climatiques.Les motoneigistes jouent de malchance MONTRÉAL À Trois-Rivières comme à Québec, à Saguenay comme à Granby, le mauvais temps a fait des siennes hier.Presque toute la province a connu son lot de conditions difficiles.Les autorités de chaque région ont rapporté de fortes accumulations d\u2019eau et de glace, des dizaines d\u2019accidents, des fermetures d\u2019écoles presque généralisées et des pannes d\u2019électricité.Au Centre-du-Québec, les autorités n\u2019ont fermé que quelques routes mais l\u2019eau sur la chaussée a mobilisé les services des travaux publics tout au long de la journée.Il y avait un pied d\u2019eau sur la route 153 près de Shawinigan.Le scénario était semblable sur le boulevard des Récollets à Trois-Riviè- res.On a déployé des équipes un peu partout pour déboucher les puisards.«Comparativement à une tempête de neige, la pluie verglaçante rend le travail de nos employés beaucoup plus complexe», a indiqué Sébastien Turgeon, porte-parole de la ville de Trois-Rivières.Environ 3500 abonnés ont été privés d\u2019électricité en raison du poids des branches sur les fils électriques.En Estrie, 18 poteaux d\u2019Hydro- Québec ont été sectionnés à Plessis- ville (voir en page A5) et une tour de communication a plié l\u2019échine à Sainte-Sophie-d\u2019Halifax.Québec aussi Québec y a goûté aussi.Neige, pluie, pluie verglaçante, grésil, vents : la soupe météo n\u2019avait rien de réjouissant.Sauf pour les élèves de presque toutes les commissions scolaires qui ont pu bénéficier d\u2019une journée de congé.On a rapporté plusieurs sorties de route et des accrochages mais rien de majeur.Transports Québec a dû fermer certaines portions de route en raison de la température plutôt douce.«Ce sont vraiment les pires conditions parce qu\u2019on ne sait jamais si ce sera de la neige, du grésil ou de la pluie qui va tomber», a indiqué le porte-parole Claude Parent.Des branches d\u2019arbre alourdies par le givre sont tombées sur des fils électriques entraînant des pannes de courant.Au plus fort de la crise, peu avant midi, environ 6000 abonnés étaient privés d\u2019électricité.En Outaouais, la pluie verglaçante n\u2019aura occasionné que quelques accrochages et dégâts d\u2019eau mais bien de la frustration pour les usagers du système routier.Même ceux qui ne pouvaient sortir de leur maison comme les résidants de Cantley dont les rues n\u2019ont pas été déblayées de la journée.À 18 h, 1000 foyers étaient privés d\u2019électricité et des puisards bloqués ont causé des accumulations d\u2019eau embêtant les piétons.(Avec la collaboration du Nouvelliste, La Voix de l\u2019Est, Le Soleil et Le Droit) Un déluge en janvier La Presse, François Roy À Montréal, une piétonne emprunte la rue Sherbrooke dans le centre-ville, bravant la glace, le vent et la pluie.4LT0401A1901 18/01/2006, 22:26 4 ###PAGE###5### C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A5 4LT0501A1901 François Gougeon SHERBROOKE L es quelque 20 000 élèves de la Commission scolaire de la Région- de-Sherbrooke (CSRS), en congé forcé hier, reprendront «en théorie» cette journée de classe le 1er mai.«Avec le verglas, ce n\u2019est pas une zone grise comme avec une chute de neige.On a voulu prendre aucune chance en raison du risque par les conditions très difficiles de ce matin (hier)», a indiqué la porte- parole de la CSRS, Mélanie Breton.«Quand c\u2019est du verglas comme on l\u2019a eu, il n\u2019y a pas de marge de manoeuvre.C\u2019est un ingrédient à très haut risque.Pas seulement pour nos 14 000 élèves transbordés par environ 200 véhicules mais aussi nos 6000 élèves qui se déplacent à pied.C\u2019était très risqué pour un piéton», a précisé le grand manitou de la décision d\u2019annuler les classes à cause de conditions périlleuses, Jean-Pierre Simard.Lui-même vérifie sur le terrain ce qu\u2019il en est mais il n\u2019est pas le seul dans l\u2019analyse de la situation.Des inspecteurs, les plus fiables et récentes données météo, les rapports de la Société de transport de Sherbrooke, des vérifications avec les transporteurs en périphérie et des échanges avec les commissions scolaires voisines sont autant de sources considérées dans le processus.Et au plus tard vers 6 h 30, la décision doit être prise d\u2019annuler le transport scolaire et donc de donner congé aux enfants.«En théorie» Mais ce n\u2019est que partie remise.Après la tempête du 16 décembre dernier ayant forcé la fermeture des écoles et dont la journée sera reprise le 24 mars, le calendrier scolaire prévoit le 1 mai pour la deuxième journée de reprise de l\u2019année.«En théorie», la journée d\u2019hier sera reprise à ce moment, comme le prévoit le calendrier de la CSRS, mais cela reste à être confirmé par la direction générale.Il reste une dernière journée à la banque des tempêtes, le 2 juin.Elle sera réservée advenant un autre coup de Dame nature ou servira de journée pédagogique mais elle ne viendra pas combler la perte pour les moyens de pression des enseignants, avant la loi spéciale du gouvernement Charest.«La grève (de l\u2019automne) représente à la CSRS une journée et demie et ce ne sera pas repris», a soumis Mme Breton.Si du côté de la Commission scolaire des Sommets il n\u2019a pas été possible de parler à un responsable car tout était fermé, hier, du côté des Hauts-Cantons, il est déjà clair que les trois journées de reprise au calendrier, le 30 janvier et les 6 et 24 mars, seront utilisées pour l\u2019enseignement.Malgré cela, à cet endroit, on se retrouvera en déficit pour atteindre les 180 jours de classe, à cause des grèves du personnel de l\u2019automne.«Comme la situation est générale au Québec mais qu\u2019elle varie d\u2019un territoire à l\u2019autre, on attend des nouvelles du ministère de l\u2019Éducation pour connaître la façon de compenser pour les pertes de ces journées de classe», a fait savoir le directeur général adjoint, Jean-Luc Bombardier.À Québec, la porte-parole de ce ministère, Johanne Méthot, n\u2019avait pas encore l\u2019information mais s\u2019attend à ce que cela «vienne très prochainement».Le jour de classe sera repris le 1er mai L e verglas en soirée mardi et au cours de la nuit suivante, de même que les grands vents du sud-ouest, ont fait en sorte que 18 poteaux d\u2019Hydro-Québec ont été sectionnés dans le Rang 10 de la paroisse de Plessisville et une tour de communication a plié l\u2019échine dans le Rang 8 de Sainte-Sophie-d\u2019Halifax, dans la MRC de l\u2019Érable.Dans deux cas, un poteau s\u2019est affaissé sur une maison, mais aucun incendie ou blessé n\u2019est à signaler.Quant à l\u2019état des dommages, ils restent à établir.Pour ce qui est de la panne de courant provoquée par la chute des poteaux, elle fait en sorte que 54 clients de la société d\u2019État sont privés d\u2019électricité.En principe, tout devrait revenir à la normale ce matin.Des équipes d\u2019Hydro- Québec étaient d\u2019ailleurs sur place en après-midi hier, pour rétablir la situation.À propos de la tour qui a subi des dommages importants, elle perturbe la programmation de la station de radio KYK-FM qui diffuse dans les MRC de l\u2019Érable et d\u2019Arthabaska, entre autres, Le vent et le verglas frappent dur à Plessisville Gilles Besmargian gilles.besmargian@latribune.qc.ca PLESSISVILLE La Tribune, Gilles Besmargian Pas moins de 18 poteaux électriques ont été jetés par terre, en début de matinée hier, dans le rang 10 de la paroisse de Plessisville.Ici, on en aperçoit un devant le numéro civique 473 de ce rang.ainsi que les communications avec les pompiers et ambulanciers du territoire.Heureusement pour la population, les deux services d\u2019urgence jouissent d\u2019un système de «back-up».En ce qui a trait aux rivières qui coulent dans les deux MRC de la grande région des Bois-Francs, les postes de la Sûreté du Québec informaient La Tribune qu\u2019elles tenaient le coup.Aucun débordement n\u2019est à signaler.David Bombardier SHERBROOKE J ean Perrault est-il candidat aux élections fédérales dans la circonscription de Compton-Stanstead? À l\u2019intersection du chemin Dion et de la rue des Tourterelles, dans le secteur Saint-Élie, une affiche électorale du maire Perrault côtoie celles des candidats David Price, France Bonsant et Gary Caldwell.Pourtant, les élections municipales ont eu lieu le 6 novembre dernier, soit il y a plus de deux mois.Selon l\u2019article 285.8 de la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités, un candidat a 15 jours après la date du scrutin pour enlever toutes ses affiches.La loi prévoit que le propriétaire du lieu où est installée l\u2019affiche peut alors faire enlever celle-ci aux frais du candidat, en autant qu\u2019il l\u2019avise cinq jours avant de procéder.D\u2019autres vestiges des élections municipales sont encore visibles près de chez vous? N\u2019hésitez pas à nous en faire part à l\u2019adresse suivante: david.bombardier@latribune.qc.ca Perrault candidat? Imacom, Vincent Cotnoir Une affiche électorale de Jean Perrault, à l\u2019intersection du chemin Dion et de la rue des Tourterelles, dans le secteur Saint-Élie.4LT0501A1901 18/01/2006, 23:14 5 ###PAGE###6### C M Y K L e suspense achève.Le temps des promesses aussi.Après le «road show» des six dernières semaines, on est à l\u2019heure des bilans; d\u2019abord celui des campagnes.On croyait qu\u2019elles seraient ternes; elles nous ont réservé des surprises.Dire du NPD qu\u2019il n\u2019aspire pas au pouvoir serait faux, si on en croit son chef: encore mardi dernier, à Radio-Canada, Jack Layton disait espérer en un gouvernement néo- démocrate! C\u2019est à l\u2019image de sa campagne: irréaliste, loin de nos réalités.Non seulement parce que le NPD a perdu toutes ses racines au Québec; mais aussi parce que Lay- ton lui-même n\u2019a pas su défendre des politiques qui auraient pu avoir une résonance certaine venant d\u2019un autre leader.Sa campagne a été proprement insignifiante: sans conviction, sans inspiration, sans direction.On est loin des Broadbent et des Douglas d\u2019hier et d\u2019avant-hier: le discours NPD a été sans attrait, sans saveur.De toute évidence, le message est resté caché derrière un porte-parole sans voix.Le Bloc a fait le mauvais pari en misant tout sur les commandites Le Bloc, lui, a fait le mauvais pari.Au départ, il a misé sur une seule donnée, celle des commandites, répétant que les libéraux avaient perdu «l\u2019autorité morale» pour gouverner.Ainsi, il pouvait attirer les «punisseurs» d\u2019office.Mais quand Gilles Duceppe s\u2019est aperçu que le Parti conservateur gagnait des points, il ne pouvait plus compter sur la condamnation du scandale.À moins de diaboliser Stephan Harper.Un changement de cible à la dernière minute n\u2019est jamais convaincant.De plus, faute de programme, le Bloc s\u2019est donné un objectif: 50,1 pour cent du vote québécois.La démarche était trop visiblement référendaire, au service du PQ d\u2019André Boisclair, pour embrigader les «fédéralistes mous».À son actif: le meilleur slogan, les meilleures affiches.Mais derrière l\u2019image, rien pour convaincre l\u2019électorat autre que celui déjà acquis.Le Bloc a provoqué la tenue d\u2019élections; mais il n\u2019a pas prévu ses suites.Le Parti libéral a raté sa campagne, alors qu\u2019il devait absolument la gagner avec brio.Il n\u2019avait pas fait la preuve qu\u2019il avait le droit de gouverner; il devait maintenant projeter une nouvelle image de ses intentions.Défi perdu: les libéraux n\u2019ont pas démontré qu\u2019ils avaient les mains propres, capables d\u2019autres choses plus nobles.Leur argumentation était pauvre, sans référence à un projet de pays: l\u2019appel à «l\u2019unité» sonnait faux, sans fondement.La carence intellectuelle de ce parti est évidente: ses candidats les plus prestigieux n\u2019ont rien eu d\u2019intelligent à dire.Pire, leur inconscience est gênante.Reste l\u2019attachement à des valeurs «libérales»: elles sont souvent celles des Québécois et valent mieux que leurs défenseurs.Elles ont besoin d\u2019un leader.Le Parti conservateur: l\u2019inattendu! On peut même dire que tout le monde s\u2019est trompé.Stephan Harper a réussi à occulter les politiques «Reform» ultra conservatrices de son parti et à projeter une nouvelle image, souple et sympathique, de sa personnalité.Il a présenté un programme mieux construit que les promesses libérales, avec des airs de centre droit, mais quand même au centre! Le problème: image ou réalité? Où se trouve le vrai Harper? Que faut-il croire du nouveau PC? Dans quelle proportion ses valeurs reflètent-elles celles des Québécois? Une campagne finalement intéressante et utile.Chronique d\u2019une mort annoncée À propos des sacs de coton D éçu par la couverture médiatique de la présente campagne électorale, je voudrais partager ces quelques réflexions avec les électrices et électeurs.La course aux gaffes des uns et des autres semble damer le pion à tout débat de fond.Les médias mettent l\u2019emphase sur les «tuiles», espionnant chaque mot, montant en épingle des expressions, leur donnant une signification qui dépasse le sens des déclarations, et ceci au détriment des enjeux pour notre société.Les exemples de «tuiles» ne manquent pas.Prenons le cas de Gilles Duceppe qui a affirmé que le Bloc Québécois voulait gagner tous les comtés et ainsi éliminer les libéraux.Il est bien évident qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une élimination physique à la «naziste» comme le prétendait Jean Lapierre du Parti libéral.Pourtant les médias en ont fait une gaffe dans leurs manchettes.Autre exemple, Marc Garneau a déclaré que les lendemains de la décision d\u2019indépendance du Québec comportait une partie d\u2019incertitude tout comme la décision des Étasuniens d\u2019envahir l\u2019Irak.Il est clair que la comparaison porte sur l\u2019imprévisibilité de la situation et non sur une quelconque hypothétique ressemblance entre la situation en Irak et celle au Québec.Il n\u2019y avait pas de quoi en faire un plat médiatique.Outre l\u2019interprétation à saveur spectaculaire accordée à ces déclarations, il faut surtout déplorer que ces «tuiles» occupent la première place dans les médias, au détriment du programme des partis.L\u2019importance accordée dans les médias aux scandales va dans le même sens.Par exemple, le jour où Paul Martin annonçait son programme sur l\u2019éducation, les révélations au sujet du comité «Option Canada» sont sorties.La radio de Radio-Canada a modifié sa programmation à sa ligne ouverte du midi, préférant plutôt parler de ce scandale que du programme libéral.Personnellement, je ne suis pas libéral, mais j\u2019aurais préféré entendre parler du programme des libéraux en éducation comme le réclament aussi les associations d\u2019étudiantes et d\u2019étudiants du Québec et du Canada.Je déplore le fait que les médias décident de ce qui retiendra l\u2019attention de la population, soit les informations à sensation au détriment du contenu.Lors du bilan de la première partie de la campagne, les médias affirmaient que Stephen Harper avait gagné la première manche, car il avait réussi à imposer son ordre du jour.Malheureusement, les médias sont restés silencieux sur le fait que les conservateurs remettent en question le programme de garderie pour y substituer le versement d\u2019un pauvre dollar par jour aux familles.On n\u2019a pas parlé non plus de leur volonté de diminuer la TPS, ce qui bénéficiera surtout aux consommateurs riches.Bien sûr, ces bilans n\u2019ont pas souligné leurs positions en faveur de la guerre en Irak, du projet de bouclier antimissiles et d\u2019une augmentation des budgets militaires.Dans la présente campagne, on a laissé tomber le contenu pour les apparences.Je suis aussi déçu des prises de position d\u2019électeurs et électrices nationalistes qui appellent à voter pour le Bloc au Québec et les conservateurs dans le reste du Canada.Ne voient-ils pas tous les dégâts que peut faire un gouvernement de droite en peu de temps? Le bilan de M.Charest est éloquent à ce sujet.On a beau vouloir punir les libéraux, il ne faudrait pas du même coup se punir soi-même.Leur chef Gilles Duceppe ne fait pas preuve de leadership dans ses déclarations à qui veut l\u2019entendre qu\u2019il peut travailler avec n\u2019importe quel premier ministre.Il serait temps que le Bloc précise ses orientations et ses affinités avec les autres partis.J\u2019ose espérer que le Bloc soit plus près du programme du NPD et je souhaite que ce parti ait la balance du pouvoir comme avant cette élection.Trop de gens font encore référence au principe de l\u2019alternance ou au besoin de changement pour décider de leur vote.C\u2019est ce genre de position qui a mené à la prise de pourvoir par M.Charest.On peut voir où cela nous mène.(.).La présente campagne électorale ravive encore une fois la question du vote à la proportionnelle.Pour ne plus voter pour le moins pire, nous avons besoin d\u2019une réforme du mode de scrutin pour permettre aux gens d\u2019exprimer leur vraie opinion.Yves Lawler Sherbrooke Du contenu au lieu de l\u2019image Bilan de campagne Tribune libre La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents: par courriel: redaction@latribune.qc.ca; par télécopieur: 564-8098; ou par la poste: Opinions des lecteurs, 1950, rue Roy, Sherbrooke, Québec, J1K 2X8.Pour nous écrire Lettre ouverte hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Conseil de ville Windsor D epuis peu, je vis à Sherbrooke comme la plupart de mes amis, d\u2019anciens Windsorois eux aussi.À mon grand désarroi, je ne reviendrai sans doute jamais dans ma ville.Cette ville que j\u2019aime ne m\u2019a jamais écoutée, ne m\u2019a jamais aimée.J\u2019en connais pourtant chacune des rues, chacun des commerces, chacun des visages.J\u2019ai bien essayé de l\u2019apprivoiser, ma ville, et j\u2019ai pourtant souhaité me faire aimer d\u2019elle.En 1996, alors que j\u2019étais adolescente, je me suis plains, dans un article intitulé Les adolescents: moutons noirs de Windsor publié dans l\u2019Étincelle, du manque d\u2019activités offertes aux adolescents.Pire, du mépris que la Ville avait à notre endroit.Certains élus municipaux m\u2019avaient entendue à l\u2019époque, mais cela n\u2019a duré qu\u2019un temps.Puis, je me suis tue, me suis résignée.Une fois adulte, peut-être que Windsor allait m\u2019offrir ce que je recherchais.Quelle utopie! Me voilà adulte et, comme ceux de ma génération, prête à m\u2019acheter une maison et à fonder une famille.Que m\u2019offre Windsor? Un compte de taxes similaire à celui des résidants de Sherbrooke (les services en moins), des coupures dans les rares activités qui existent (bibliothèque municipale, temps de glace à l\u2019aréna, La Poudrière) et une sécurité précaire (risque de vandalisme et d\u2019accidents causés par le manque d\u2019éclairage).Croyez-vous vraiment que j\u2019aie envie de retourner chez moi, à Windsor? Malheureusement oui.Le ferai-je? Malheureusement non.Vous rendez-vous compte qu\u2019avec vos mesures, vous perdez toute une génération de payeurs de taxes? C\u2019est triste.Que ferez-vous lorsqu\u2019il ne restera plus personnes à Windsor? Laisserez- vous ma ville mourir ainsi? Amélie Bibeau Windsoroise de coeur, Sherbrookoise de corps Présidente et éditrice: Louise Boisvert Rédacteur en chef: Maurice Cloutier Directeur de l\u2019information: Louis-Éric Allard Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau Opinions A6 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0601A1901 Jean-Guy Dubuc Collaboration spéciale J\u2019 ai lu avec amusement et une pointe d\u2019ironie, l\u2019article de David Bombardier concernant les sacs de coton.C\u2019est encore une fois le plus bel exemple d\u2019un manque de vision pour notre région, et surtout pour notre communauté locale.Avec cette histoire, le conseil municipal de Sherbrooke se retrouve dans l\u2019eau chaude avec ses sacs fait en Inde.On ne peut pas critiquer les membres du conseil, ni le maire de pousser un projet écologique, car c\u2019est tout à fait louable.Cependant, regardons ce qui aurait pu être fait si nous nous étions donné la peine de pousser la réflexion plus loin et lancer l\u2019idée dans l\u2019arène publique.Chez-nous, à Saint-Élie d\u2019Orford, le 48e Groupe Scout Les Rassembleurs a réalisé, plus tôt cet automne, un projet de sacs écologiques en coton en collaboration avec les élèves du Mont No- tre-Dame.Les sacs, fabriqués par un organisme à but non lucratif (Les Petites Mains, qui vise à donner un métier à des femmes immigrantes démunies) étaient tous décorés de scènes peintes par les élèves du Mont Notre-Dame avec de la peinture recyclée et ramassée par elles.Les sacs reprenaient des scènes de nature représentant des activités du 48e Groupe scout.Nous en avions 80 et allons prochainement en manquer.Un projet de ce genre est simple, rassembleur et extrêmement valorisant pour les enfants.Il aurait pu être repris localement dans chaque quartier de la ville, soit avec les maisons des jeunes, soit avec des organismes locaux par quartier et aurait, ultimement, servi précisément la cause de la ville tout en apportant aussi des revenus pour l\u2019organisme en question.Les gens sont prêts à payer jusqu\u2019à 12 $ pour un tel sac.Fallait-il espérer qu\u2019un conseiller municipal reprenne l\u2019idée? À tout le moins, le conseil ne pourra pas dire qu\u2019il n\u2019était pas au courant, car je rappellerai que nous avions même eue une couverture dans La Tribune en plus d\u2019un article dans l\u2019info Saint-Élie, plus tôt l\u2019automne passé.Il nous faut repenser les mots vision, projet collectif, société et communauté.Avec un peu de volonté, on aurait tout pour réussir à Sherbrooke.Pierre Harvey Saint-Élie-d\u2019Orford 4LT0601A1901 18/01/2006, 20:38 6 ###PAGE###7### C M Y K S H E R B R O O K E J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A7 4LT0701A1901 René-Charles Quirion SHERBROOKE P endant que le Service de police de Sherbrooke arrêtait un individu soupçonné de sollicitation frauduleuse, les cas de fraude par cartes de crédit clonées et par chèques frauduleux sont de plus en plus fréquents à la division des enquêtes du district de l\u2019Estrie de la Sûreté du Québec.Le SPS a arrêté, mardi soir, un homme qui se présentait chez des commerçants ou dans des résidences pour réclamer de l\u2019argent afin de soigner son fils.Cependant, les sommes recueillies pour un transport à l\u2019hôpital ou des traitements allaient dans ses poches.Le suspect a recueilli de l\u2019argent de cette façon auprès d\u2019une vingtaine de personnes différentes.«Il a répété son manège à plusieurs reprises.Des citoyens ont repéré le suspect et nous avons pu procéder à son arrestation», explique le porte-parole du SPS, René Dubreuil.Le suspect devrait faire face à des accusations de fraudes de moins de 5000 $.Des dossiers de fraude par faux chèques ont été ouverts par la SQ pour des événements survenus dans des centres de rénovation à Sherbrooke, Coati- cook et Cookshire.Le porte-parole de la Sûreté du Québec en Es- trie, Louis-Philippe Ruel, explique que les fraudeurs procèdent toujours de la même façon auprès des détaillants de matériaux de construction.«Les suspects passent des commandes chez les commerçants au nom d\u2019une entreprise de construction qui n\u2019est enregistrée nulle part.Ils mentionnent vouloir envoyer un employé chercher la marchandise, mais que ce dernier va payer avec un chèque provenant du client», explique le porte-parole de la SQ.Le chèque en question a été rapporté volé ou perdu, mais ce n\u2019est qu\u2019après que le suspect se soit poussé avec la marchandise que le commerçant s\u2019en rend compte.Les montants de fraudes rapportées à la SQ se situent entre 1000 $ et 8000 $.«Nous n\u2019avons pas de description des suspects.Ils commandent divers matériaux de construction et d\u2019équipement qui y est relié.Nous voulons aviser les commerçants d\u2019être vigilants et d\u2019ouvrir l\u2019oeil», soutient Louis-Philippe Ruel.La SQ met aussi la population en garde contre un réseau de fraudeurs par cartes de crédit clonées.Les suspects se présentent dans les petits établissements pour faire des achats de quelques centaines de dollars, soit des billets de loterie, de l\u2019alcool et des cigarettes.«Les fraudeurs ont sévi dans les régions de Granby et Bromont.Ils pourraient se rapprocher de Sherbrooke, alors nous demandons aux commerçants de demeurer vigilants», soutient le porte- parole de la SQ.Les fraudeurs se multiplient Gilles Fisette SHERBROOKE A ujourd\u2019hui, le jeudi 19 janvier, quelque 19 restaurateurs de l\u2019Estrie participent à la journée sans fumée, à l\u2019invitation de leur Association des restaurateurs du Québec.À travers le Québec, ce sont plus de 500 restaurateurs, de toutes les régions, à proposer à leur clientèle de «multiplier le plaisir des sens, avec une activité aux mille parfums!» Tout au long de cette journée «Bien manger sans fumée!», ces restaurateurs invitent la population à profiter d\u2019un environnement totalement sans fumée.Ils convient leur clientèle à humer toute la subtilité des arômes qui émanent de leur cuisine, excitant les papilles gustatives des convives impatients de goûter pleinement toutes les délicieuses saveurs des mets dans leur assiette.Point culminant de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac qui se déroule jusqu\u2019au 21 janvier, cette journée «Bien manger sans fumée !» se veut une activité savoureuse et motivante pour la population qui veut poser un geste concret pour faire un monde sans fumée en encourageant les restaurateurs participants! Cette activité est le fruit d\u2019une étroite collaboration entre le Conseil québécois sur le tabac et la santé et l\u2019Association des restaurateurs du Québec, qui est présenté pour une deuxième année consécutive.À Sherbrooke, les restaurants participants sont L\u2019Entr\u2019Amis, l\u2019Olive Bleue, Chez Charlie, Mikes, Cattalina et Scores.À Magog, on ne fumera pas aujourd\u2019hui à la salle à dîner de l\u2019Auberge Memphré, chez Fondissimo, à la Maison Hong Kong, chez Pizza Hut, à la Pizzeria Orford et au Restaurant Jessie.À North Hatley, les participants sont le Café Bistro Adawatea et la Rose des vents.Les autres restaurants de la région qui demanderont à leur clientèle de ne pas fumer aujourd\u2019hui sont l\u2019Auberge Cap au sud, de Sutton; l\u2019Auberge Georgeville; l\u2019Auberge Le Roupillon, de St-Ludger- de-Milot; le Restaurant poulet frit Idéal, de Lac- Mégantic; et le Restaurant Drolet, de Lac-Drolet.Journée sans fumée chez 19 restaurateurs estriens Le Service de police de Sherbrooke demande la collaboration de la population afin de retrouver le suspect d\u2019une affaire de vol qualifié survenue le 1er décembre dernier.Il était environ 21 h 40 lorsque l\u2019homme d\u2019environ six pieds a simulé une arme à feu afin de commettre un vol qualifié au dépanneur 7 jours du 381 de la rue Short.Cependant, le préposé a refusé d\u2019obtempérer.Le suspect a alors quitté les lieux calmement.L\u2019homme, pèse environ 190 livres, a les cheveux bruns, portait un pantalon foncé et un chandail gris pâle avec un numéro 8 foncé à l\u2019avant.Tout renseignement sur cet événement peut être communiqué à l\u2019enquêteur Éric Lefebvre du SPS au 821-5544.Suspect recherché 4LT0701A1901 18/01/2006, 19:32 7 ###PAGE###8### C M Y K ????????????????????????????? ????????????????????? ?????????????????? ?????????????????? ???????????????????????????????????? ???? ??????????????????????????? ????????????? ?? ??????????????????? ? ???????????? ???????? ??????????????????? ????????????? ? ??????????????????? ? ???????????? ???????? ????????????????????? ????????????? ? ?????????????????? ? ??????????? ??????? ????????????????????? ????????????? ? ????????????? ????????????????????????????????????? ? ??????????????? ????????????????????????????????? ? ??????????????? ?? ?? ???? ?????? ???? ?????????????????????????????? ? ????????????????????????????? ????????????????????? ? ????????????? ?????????????????? ?????????????????? ???????????????????????????????????? ??????? ??????????????????????????????????????? ????????????? ? ?????????????????????????????????????????????????????????????????? ? ??????????????? ????????????????????????????????????????????????? ? ??????????????????????????????????????????? ??????? ? ?????????????? ?????????????????????????????????????????????????? ? ????????????????? ??????????????????????????????????????????? ? ???? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ? ?? ??????????????? ????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????? ? ???????? ??????? ?? ?????????????????????????????? ??????????????????????????? ??????????? ??? ???? ???? ???? ???? ??????????????? ?????????? ?????????? ???????????????? ?????????? ???????????????? ?????????? ???????????????? ?????????? ???????????????? ????? ????? ????????????? ?????? ? ???????????? ???? ???????? ??? ???????????????????????????? ??????? ??????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????? ??????????????????? ??????????????????? ????????????? ? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ? ??????????????? ??????????????????????????????????????????????????? ? ?????????????? ???????????????????????????????????????????????????? ?? ????????????????? ????????????????????????????????????????????? ? ?????????????????????????????????????????? ?????????? ????? ????? ???????? ?????? ? ???????????? ???? ???????? ??? ???? ????? ???????? ?????? ? ???????????? ??? ??????? ??? ????? ????? ???? ?????? ? ???????????? ???? ???????? ??? ???? ????? ???????? ?????? ? ???? ????? ?????? ? ???????????? ???? ???????? ??? ???????? ???????????? ??? ??????? ??? ????? ????? ???? ?????? ? ???????????? ???? ???????? ??? ??????????????????????????? ??????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????? ????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????? ???????? ????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????? ????????????????????????????????????????? ?????????????????? ? ??????????????????????????? ??????????????? ?? ??????????????? ?????????????????????? ?????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????? ??????????? ????? ????????????????????????????????? ?????? ??????????????????????????????? ???????????????????????? ????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ?? ?????? A8 La Tribune SHERBROOKE J E U D I 1 9 J A N V I E R 2 0 0 6 4LT0801A1901 4LT0801A1901 18/01/2006, 17:34 8 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.