La tribune, 27 janvier 2006, Cahier A
[" ###PAGE###1### C M Y K ?????? ?????? ???????? ??????????????????????????? ???? ?????? ???????????? SHERBROOKE VENDREDI 27 JANVIER 2006 70¢ taxes en sus - Floride 2,10 $ Ann.class.B7-C6 Arts .B4 Décès.C7 Économie.B3 Éphémérides.C6 Horoscope .B6 Le monde .B2 Loterie .A5 Météo .B7 Mots croisés .B6 Opinions.A6 Sports .C1 INDEX Ensoleiilé Max.: -4 Min.: -6 Lever du soleil: 7h13 Coucher: 16h46 MÉTÉO 5LT0101A2701 ??? ???? ??????????? Joël-Denis Bellavance et Gilles Toupin OTTAWA L e premier ministre désigné et son nouveau cabinet seront officiellement à la tête du pays le lundi 6 février.Mais Stephen Harper n\u2019a pas attendu de prendre le pouvoir pour avertir les Américains de se mêler de leurs affaires en ce qui concerne l\u2019Arctique canadien.En effet, M.Harper a profité hier de sa première conférence de presse depuis sa victoire de lundi pour réaffirmer la souveraineté du Canada sur son vaste territoire nordique.Le futur chef du gouvernement n\u2019a pas oublié que pendant la campagne électorale, les États-Unis ont fait transiter un de leurs sous-marins nucléaires par le passage du Nord-Ouest sans en avertir le Canada.Mais Stephen Harper réagissait surtout à un commentaire fait la veille par l\u2019ambassadeur américain, David Wilkins, qui a critiqué le plan des conservateurs au sujet de la souveraineté du Canada dans l\u2019Arctique.«Notre position a été claire pendant la campagne électorale.Les États-Unis défendent leur souveraineté.C\u2019est l\u2019intention de notre gouvernement de défendre la nôtre.Nous avons des plans pour la Défense nationale et pour la défense de notre souveraineté dans l\u2019Arctique.Nous avons un mandat du peuple canadien sur cette question et nous espérons en obtenir un aussi de la Chambre des com- Michel Lajeunesse (PC) MONTRÉAL R ien n\u2019est jamais simple pour le Comité olympique canadien quand il s\u2019agit de choisir la personne qui sera porte-drapeau lors des cérémonies d\u2019ouverture des Jeux olympiques.Hier, le choix du COC pour les prochains Jeux de Turin s\u2019est finalement porté sur la hockeyeuse Danielle Goyette, qui est originaire de Saint- Nazaire, près de Drummondville, et qui s\u2019est déjà couverte d\u2019argent et d\u2019or aux Jeux olympiques.Plusieurs athlètes comme le bob- beur Pierre Lueders, les patineuses de vitesse Cidy Klassen et Clara Hugues et la fondeuse Beckie Scott, pour ne nommer que ceux-là, avaient déjà signifié à leur fédération sportive respective qu\u2019ils ne voulaient pas qu\u2019on retienne leur nom.On se souviendra qu\u2019en 1998 à Na- gano, Jean-Luc Brassard avait mis sur le compte de ses obligations comme porte-drapeau le fait qu\u2019il avait offert une piètre performance sur les pentes après s\u2019être couvert d\u2019or quatre ans auparavant à Lillehammer.Mais c\u2019est avec grande fierté que Goyette a accepté ce rôle, elle qui a été présentée à la presse lors de conférences qui se tenaient simultanément à Montréal et Calgary.«Je suis extrêmement honorée d\u2019avoir été choisie, a mentionné Goyette, qui est membre de l\u2019équipe nationale de hockey du Canada depuis la saison 1991-1992.J\u2019accepte ma nomination avec humilité et je sens que c\u2019est un hommage qui rejaillit sur toute notre équipe de hockey.Nous espérons toujours être une source de fierté pour le Canada à Turin.» Goyette, qui fêtera bientôt ses 40 ans, est la deuxième meilleure marqueuse de l\u2019histoire du hockey féminin au Canada.Médaillée d\u2019or à Salt Lake City et d\u2019argent à Nagano, elle a aidé le Canada à remporter huit championnats du monde.En 156 matches internationaux, elle a accumulé 103 buts et 99 passes pour un total de 202 points.«Je suis née dans un petit village et c\u2019est sur une glace extérieure que j\u2019ai chaussé les patins pour la première fois, et très vite je suis tombée en amour avec le hockey et c\u2019est devenu ma passion.«Je veux être un modèle et dire «Je veux être un modèle» Danielle Goyette portera le drapeau canadien à Turin Photo: PC Photomontage: La Tribune 96e année, no 289 LEADER DE L\u2019INFORMATION RÉGIONALE www.cyberpresse.ca ??????????????? ? ????? ?????? ??? ???? ?? HARPER SE DISTANCIE DE L\u2019ADMINISTRATION BUSH Le nouveau premier ministre et son cabinet seront assermentés le 6 février Voir «Un modèle» en page A2 François Gougeon francois.gougeon@latribune.qc.ca ASCOT CORNER C e n\u2019est pas la catastrophe à Ascot Corner: l\u2019implantation prochaine d\u2019un club échangiste dans le village de 2400 âmes laisse les gens de l\u2019endroit passablement indifférents.Et sauf une exception, ils n\u2019ont pas l\u2019intention d\u2019y mettre les pieds.C\u2019est ce qui ressort d\u2019une visite de réactions que La Tribune a effectuée hier, en cognant à la porte des résidences et de commerces longeant la route 112.«Ça ne change rien dans ma vie.Il y a déjà un club de danseuses depuis plusieurs années et ça n\u2019a jamais amené de problèmes.Je ne vois pas ce qu\u2019un club échangiste, isolé à part ça, viendrait déranger», a résumé sous le couvert de l\u2019anonymat une résidante installée pas loin du futur «Le Mystic».«Ça me laisse indifférent, je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019aller là.Les gens sont libres de faire ce qu\u2019ils veulent en autant que ça ne vienne pas me déranger.Si ce club-là s\u2019installe à Ascot Corner c\u2019est probablement parce qu\u2019ils (les propriétaires) n\u2019avaient pas le droit d\u2019en avoir un à Sherbrooke.La clientèle va venir de là», a exprimé Richard Viens.Le maire Morin n\u2019a aucune crainte - A3 Dolores Richer n\u2019a pas non plus l\u2019intention de crier au scandale.«C\u2019est leur liberté si ça ne brime pas celle des autres.Mais ce n\u2019est pas moi qui va aller les encourager.Y aura pas grand clientèle d\u2019Ascot Corner là, si ça marche leur affaire», a dit la citoyenne.«Je viens de la Chine.Et comme immigrant, on n\u2019a pas les mêmes valeurs que les gens d\u2019ici.Ce n\u2019est pas dans notre culture.Moi je trouve qu\u2019un tel club ce n\u2019est pas bon pour le village, les enfants, notre sécurité», a livré Walter Zhan, propriétaire depuis trois ans du dépanneur au coeur du village.«Tant mieux.C\u2019est une bonne nouvelle.Si ça peut amener plus de monde à Ascot Corner, ça va être bon pour les affaires.Tiens, je suis même prêt à aller essayer ça (le club échangiste)», lance le commis du dépanneur concurrent d\u2019en face, Robert-Élie Colom- bien.Au même endroit, une employée, Nancy Rien- deau, indifférente à ce projet, ne pense pas que ça va vivre longtemps.«Ça semble être à la mode mais Ascot Corner baigne dans l\u2019indifférence Arrivée d\u2019un club échangiste Voir Harper se distance en page A2 Voir Dans l\u2019indifférence en page A2 Presse Canadienne Un impressionnant cortège formé de milliers de pompiers a défilé de l\u2019hôtel de ville de Montréal vers la Basilique Notre-Dame, hier, lors des funérailles du capitaine Marcel Marleau, mort en service samedi dernier.Pompiers et dignitaires ont paru très ébranlés par la cérémonie empreinte d\u2019émotion.À LIRE EN B1.Des funérailles empreintes de solidarité ###PAGE###2### C M Y K A2 La Tribune SHERBROOKE V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 5LT0201A2701 ????????? ?????????????? ???????????????????? ????????????????????????? ????????????????? ???????????????? ?????????????????????????? ????????????????? ?????????????????????????????????????? ??????????????? ?????????????????????????? ????????? ????????????? ???????? ????????????? ??????????????? ??????????????? ????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ?????????????????????????????????? ?????????????????? ????????? ?????????????? ???????????????????? ?????????? ???????????????????? ???????? ????????????? ?????????????????? ????????????????? ?????????????? ???????????????????? ????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ???????????????????? ??????????????? ????????????????????????? ????????? ????????????? ??????? ???????????? ?????????????????????? ??????????????? ???????????????????????????????????? ??????????? ?????????? Fermeture Clermont Duquette met fin aux activités de L\u2019Atelier du bijou faute de relève À LIRE DEMAIN Mon clin d\u2019oeil Stéphane Laporte «On n\u2019a pus les Nordiques mais on a les conservateurs.Harper c\u2019est notre Hunter!» - un gars de Québec Q uand j\u2019avais 15 ans, je trouvais que mes cousins de 26 ans étaient vieux.Aujourd\u2019hui, mes cousins ont 37, j\u2019en ai 26.Est-ce que je me trouve vieux? Non.Je vieillis, oui.Mais je ne suis pas vieux.C\u2019est tout de même bizarre, cette conception de la vieillesse.Tout est relatif.Certains prennent un coup de vieux quand ils franchissent la barre des 30 ans.Pour d\u2019autres, c\u2019est 40 ans.Ou 50, quand ils deviennent admissibles aux rabais de l\u2019âge d\u2019or le mardi chez Zellers.Dans leur cas, c\u2019est purement psychologique.L\u2019âge, on l\u2019oublie trop souvent, c\u2019est juste le nombre de fois où la Terre a fait le tour du Soleil depuis notre naissance.Pourquoi se trouve-t-on vieux, alors? À partir de quand se regarde-t-on dans le miroir en se disant: «Ouin, à partir de maintenant, je suis vieux»? Est-ce quand on commence à perdre ses cheveux? Non.J\u2019en connais qui ont perdu leurs premiers poils à 15 ans.À cet âge-là, ce sont leurs cousins de 26 ans qu\u2019ils trouvaient vieux.Est-ce une question de cheveux gris? Non plus.Certains ont la tête qui grisonne à 30 ans.Et ils ne voient pas la vie en gris.C\u2019est quoi, alors? On se trouve vieux quand on a des problèmes de santé qui nous empêchent de profiter de la vie? Peut-être.On se rapproche.Mais un jeune paraplégique de 12 ans se sent-il vieux pour autant? Pas sûr.Selon un petit sondage maison sans prétention, on peut se trouver vieux quand on se fait dire «vous» à répétition.Sauf que de jeunes profs se font vouvoyer par leurs élèves parce que la direction les y oblige.Peut-être ces profs vieillissent-ils plus vite.D\u2019autres se disent qu\u2019ils n\u2019ont plus 20 ans le jour où ils syntonisent des stations qu\u2019écoutaient seulement leurs parents il n\u2019y a pas si longtemps.Mais les Sherbrookois peuvent toujours se défendre en disant que les stations de radio se font rares dans leur coin de pays.On se sent vieux, aussi, le jour où ça prend trois jours à se remettre d\u2019une soirée bien arrosée.On se sent vieux, aussi, et surtout, le jour où l\u2019on n\u2019a plus d\u2019ambitions.Le jour où l\u2019on n\u2019a plus de projets.Le jour où l\u2019on est blasé de son emploi, mais qu\u2019on n\u2019essaie pas d\u2019en dénicher un autre.Parce que, de toutes façons, il ne nous reste que quelques années à rentrer au bureau à reculons et ensuite, on va enfin pouvoir partir à la retraite pour s\u2019ennuyer des bonnes années où l\u2019on avait du plaisir à travailler.On se sent vieux, le jour où l\u2019on se dit que nos rêves sont derrière nous.Le jour où l\u2019on n\u2019attend plus rien de la vie, sinon qu\u2019elle ne se termine.On se sent vieux, le jour où l\u2019on n\u2019est plus heureux.David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE Mon vieux Contrairement à ce qu\u2019indique le titre de la page A-5 sur la vaccination contre la varicelle, c\u2019est bien à 12 mois et non à 12 ans que le vaccin est offert gratuitement.Par ailleurs, une erreur s\u2019est glissée dans le texte concernant l\u2019arrestation des deux activistes lors de la journée des élections, lundi à Sherbrooke.Il faut préciser que les deux jeunes hommes ne se disent nullement fascistes.Nos excuses.Corrections «Je veux être un modèle» Suite de la page A1 à tous les enfants du pays que peu importe le sport qu\u2019ils pratiquent ils pourront atteindre les plus hauts sommets s\u2019ils y mettent tout leur coeur.» Certains pourront croire que Goyette ne représentait pas le premier choix du COC, mais son président Michael Chambers et Sylvie Bernier, Chef de Mission adjointe, ont vivement défendu le choix de Goyette.«Non seulement, est-elle une athlète de pointe, mais elle a toujours été un modèle de par son travail dans la communauté», a dit Sylvie Bernier.«On lui en demandera beaucoup, a-t-elle poursuivi.Jamais je ne blâmerai un athlète qui suggère de ne pas retenir son nom pour remplir un tel rôle.C\u2019est un moment tellement émotif, certains sont incapables de le supporter.Il y a aussi toute la préparation de l\u2019athlète qui peut être perturbée à quelques heures de l\u2019épreuve qu\u2019il doit disputer.Il faut faire attention à des centaines de petits détails avant de participer aux Jeux olympiques et chacun est important.Je ne blâmerai jamais un athlète.» Pour ce qui est de Chambers, il s\u2019est enflammé quand on a suggéré qu\u2019il semblait plus important aux athlètes de participer à un dernier entraînement que de porter le drapeau de son pays aux cérémonies d\u2019ouverture.«Tous les athlètes qui formeront l\u2019équipe canadienne auraient certes été très fiers de porter le drapeau, a dit Chambers.Il ne faut pas en douter.» Goyette, qui était à Calgary en compagnie de toutes ses coéquipières, a reçu le drapeau des mains de Catriona Lemay-Doan, la grande patineuse de vitesse qui avait porté l\u2019unifolié à Salt Lake City et qui avait par la suite remporté l\u2019or.Réal Duquette Walter Zhang Richard Viens Dolores Richer Robert-Élie Colombien Nancy Riendeau Harper se distancie de l\u2019administration Bush Suite de la page A1 munes.Nous recevons notre mandat de la population canadienne et non pas de l\u2019ambassadeur des États-Unis», a tranché M.Harper.Au cours de la campagne électorale, le chef libéral Paul Martin a accusé à maintes reprises M.Harper d\u2019être à la solde de Washington et de mettre en péril l\u2019indépendance de la politique étrangère du Canada parce qu\u2019il n\u2019écarte pas l\u2019idée de participer au bouclier antimissile américain.De toute évidence, M.Harper a voulu rassurer les Canadiens quant à la nature des relations de son futur gouvernement avec l\u2019administration Bush, et cela avant même d\u2019occuper le bureau du premier ministre.M.Harper, qui a rencontré hier la gouverneure générale Michaëlle Jean à Rideau Hall, deviendra donc le 22e premier ministre du Canada le lundi 6 février.Il fera alors connaître la composition de son conseil des ministres.Ce cabinet devra l\u2019épauler dans la difficile tâche de diriger un gouvernement minoritaire, le deuxième en 18 mois.Devant les journalistes, hier, M.Harper a reconnu qu\u2019il devra manoeuvrer avec doigté pour assurer la survie de son gouvernement conservateur, un défi qu\u2019avait réussi à relever avec brio Lester B.Pearson lors de ses deux mandats minoritaires de 1963 à 1968.Au sujet de la formation de son cabinet, M.Harper s\u2019est montré peu bavard, si ce n\u2019est de dire que certains députés risquent d\u2019être déçus de ne pas en faire partie.Il a aussi promis que son conseil de ministres reflétera «l\u2019unité et la diversité du pays».M.Harper aura tout de même la tâche plus facile que prévu puisque son parti a réussi à faire élire 10 députés au Québec, ce qui était inimaginable au début de la campagne.D\u2019ailleurs, le nouveau député de Pontiac, dans l\u2019Outaouais, Lawrence Cannon, sera vraisemblablement nommé vice-premier ministre.M.Harper a indiqué qu\u2019il compte se mettre au plus vite au travail et qu\u2019il a déjà contacté plusieurs premiers ministres des provinces pour mettre au point son plan de match en vue de prochaines négociations sur le déséquilibre fiscal.Il a notamment souligné avoir discuté avec le premier ministre du Québec, Jean Charest.Dès son entrée en fonction, le nouveau gouvernement conservateur s\u2019appliquera à mettre en oeuvre les cinq grandes priorités annoncées par M.Harper au cours de la campagne électorale soit, outre le déséquilibre fiscal et la réduction des temps d\u2019attente en santé qui l\u2019accompagne, la loi sur l\u2019imputabilité, des mesures pour lutter contre la criminalité, la réduction de la TPS dans un premier temps de 7% à 6%, et la mise en oeuvre de sa politique de garderies.M.Harper a aussi indiqué qu\u2019il compte toujours rouvrir le débat sur la définition traditionnelle du mariage dès que possible, mais que cela ne faisait pas partie de ses priorités.Le Parti conservateur compte déposer une motion invitant la Chambre des communes à rétablir la définition traditionnelle du mariage.Cette motion fera l\u2019objet d\u2019un vote libre.Si elle est rejetée, le débat sera clos.(La Presse) Dans l\u2019indifférence Suite de la page A1 en dehors des grands centres, comme Montréal, je ne vois pas comment ça va survivre ici.C\u2019est pas mal cher comme entrée.Chose certaine, la clientèle ne sera pas de la place et le marché de Sherbrooke sera-t-il suffisant? J\u2019en doute», a confié la jeune femme.Au Routier 2000, juste à côté du futur club échangiste, les gens sont sans opinion, sauf le propriétaire, Jean-Guy Dion.«Je ne vois pas le problème que ça peut créer quand la Cour suprême (sur les clubs échangistes) donnent son accord.Mais même si les propriétaires misent sur la clientèle de Sherbrooke, je ne vois pas comment ça pourra marcher.Je leur souhaite bonne chance mais qu\u2019ils n\u2019émettent pas d\u2019action à la bourse pour leur entreprise parce que ce n\u2019est pas moi qui va en acheter», a émis en substance M.Dion.«C\u2019est leur choix (au futurs clients) mais je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019essayer ça.Il y a déjà assez de maladies et d\u2019infections qui courent comme ça et s\u2019ils veulent s\u2019en transmettre entre eux, c\u2019est leur problème», a lancé Julie Daigle.«J\u2019ai rien contre ni pour.Si des gens veulent vivre ça (l\u2019échangisme), c\u2019est leurs affaires.Moi, à 73 ans, je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019aller là.De toute façon, j\u2019ai déjà bien assez d\u2019une femme», a lancé à la blague Réal Duquette, résidant de Saint-Romain qui effectue souvent le trajet vers Sherbrooke.L e haut fonctionnaire chargé d\u2019élaborer une solution de compromis dans le dossier Mont-Orford, Léo- pold Gaudreau, nie que des négociations ont eu lieu entre la station touristique et Québec dans le but d\u2019élaborer un nouveau projet de développement immobilier.C\u2019est dans un courriel acheminé à Pierre Dépôt, un farouche opposant au projet de la station Mont-Orford, que M.Gaudreau effectue cette révélation pour le moins surprenante.«Je vous informe qu\u2019il n\u2019existe pas de rapport de mes négociations avec le promoteur dans le cadre d\u2019un nouveau projet immobilier à l\u2019intérieur des limites actuelles du parc national du Mont-Or- ford», écrit en toute lettre M.Gaudreau.Le sous-ministre adjoint au développement durable ajoute qu\u2019il «n\u2019y a pas eu de négociation» entre son ministère et le promoteur.«Nous n\u2019avons pas reçu de proposition d\u2019un nouveau projet immobilier», affirme par surcroît le représentant du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs du Québec.Pourtant, dans les derniers jours, le président-directeur général de la station Mont-Orford, André L\u2019Espérance, a publiquement souhaité le dévoilement à la population du nouveau projet de développement issu de négociations menées avec Québec.De plus, le député d\u2019Orford lui-même, Pierre Reid, s\u2019était montré enthousiaste, l\u2019été dernier, après avoir pris connaissance des plans de son collègue Thomas J.Mulcair, ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs, dans ce dossier.Par l\u2019intermédiaire de son attaché de presse, M.Reid a réitéré mardi qu\u2019il avait bien eu droit à une présentation d\u2019un projet revu et corrigé.Il s\u2019est montré surpris de la révélation faite par M.Gaudreau.En l\u2019occurrence, il est permis de croire que Québec a lui-même déterminé, en tenant compte des recommandations émises par le Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement, le contenu du projet qui existerait et auquel auraient eu accès un nombre très restreint de personnes.Il demeure d\u2019ailleurs fort probable, tel que le croient des observateurs bien informés, que Léopold Gaudreau ait remis un rapport concernant ce dossier au ministre Mulcair, lequel ne contiendrait par contre pas le fruit de quelque négociation que ce soit avec le promoteur.Le rapport d\u2019évaluation D\u2019autre part, dans le même courriel, M.Gaudreau fait part de son refus d\u2019acheminer à Pierre Dépôt les évaluations foncières que détient son ministère en lien avec ce dossier.«Ces rapports ne sont pas disponibles pour diffusion à la population à ce mo- ment-ci.Ils font partie de documents de travail pour les autorités du ministère qui auront à prendre les décisions en temps et lieu», révèle le sous-ministre adjoint au développement durable.Selon toute vraisemblance, Québec aurait en main un nouveau rapport d\u2019évaluation des terrains que convoite la station Mont-Orford à l\u2019intérieur du parc national du Mont-Orford.Commis par le ministère des Transports du Québec, le premier rapport a fait l\u2019objet de critiques il y a plusieurs mois déjà.M.Dépôt a reçu les informations du sous-ministre adjoint tout juste après avoir déposé une réclamation auprès du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs en vertu de la Loi sur l\u2019accès aux documents des organismes publics et la protection des renseignements personnels.«Il n\u2019y a pas eu de négociation» Un haut fonctionnaire nie que la station Mont-Orford ait déposé un nouveau projet Jean-François Gagnon jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG ###PAGE###3### C M Y K L\u2019arrivée d\u2019un club échangiste accueillie dans l\u2019indifférence à Ascot Corner S H E R B R O O K E V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A3 5LT0301A2701 François Gougeon ASCOT CORNER L e maire d\u2019Ascot Corner, Fabien Morin, ne voit pas en quoi l\u2019arrivée d\u2019un club échangiste dans sa paisible municipalité puisse en noircir l\u2019image.«Je ne vois pas pourquoi ça pourrait ternir la réputation de notre municipalité.Je suis ni pour ni contre un tel projet.Mais dans la mesure où la Cour suprême a statué sur la question et si ça respecte notre règlement de zonage, je ne vois pas ce qu\u2019on peut faire», a exprimé hier M.Morin.Zonage En matière de moralité, le nouveau maire d\u2019Ascot Corner, élu en novembre dernier, n\u2019est pas plus en mesure de commenter.«Je suis qui pour porter des jugements? Les moeurs ont évolué et c\u2019est tout un phénomène de société qui est en cause.On a juste à voir le comportement des jeunes», fait valoir M.Morin.Le maire, informé juste la veille par le promoteur Roger Leblanc avant que La Tribune ne livre l\u2019information, ne pouvait préciser si le projet respecte le zonage.«Ça va être vérifié de tout bord et de tout côté lundi, au retour de notre urbaniste.Mais dans la mesure où on retrouve déjà là un bar de rencontre, j\u2019ai tendance à penser que c\u2019est conforme», a-t-il fait valoir.Pour lui, les propriétaires du club échangiste qui doit ouvrir le 18 mars misent sur la clientèle de Sherbrooke.Du reste, à l\u2019Hôtel de ville, le projet a trouvé peu d\u2019écho.«On n\u2019a eu aucun appel des citoyens à ce sujet.Ni de pour ni de contre.Rien.Peut-être que la population va réagir plus dans les prochains jours mais pour l\u2019instant, ça ne provoque aucune réaction», a confirmé la directrice générale, Rachel Jacques.Le maire n\u2019a aucune crainte pour l\u2019image Isabelle Pion SHERBROOKE L\u2019 arrivée d\u2019un club échangiste est symptomatique des difficultés que traverse le couple.C\u2019est du moins l\u2019avis de la théologienne Micheline Gagnon, agente de pastorale au service de la famille à l\u2019archevêché de Sherbrooke.«Lorsqu\u2019on se retrouve avec des clubs échangistes, c\u2019est signe qu\u2019il y a quelque chose dans le couple qui est en difficulté! Le fait que ça se retrouve en région, ça nous remet en question.Qu\u2019on établisse ça ici, ça montre qu\u2019il y a eu une fragmentation du couple», commente-t-elle.À ses yeux, s\u2019adonner à de telles activités s\u2019avère «une façon de fuir dans l\u2019imaginaire protecteur», de même qu\u2019une «voie de facilité».«Les clubs d\u2019échangistes, c\u2019est réduire l\u2019autre à la dimension d\u2019objet de consommation.Ce que la personne veut, c\u2019est satisfaire ses besoins sexuels.» Interrogée sur la position de l\u2019Église à propos des clubs échangistes, Mme Gagnon souligne que ce genre de bar va à l\u2019encontre de ce que l\u2019Église propose.Mais à ses yeux, au-delà de cette position, la question repose surtout sur une dimension «humaine».«L\u2019Église est au coeur du monde.Elle n\u2019est pas isolée de toutes ces réalités.Le fait qu\u2019on lui demande son avis, ça montre qu\u2019elle fournit un éclairage à partir de sa tradition chrétienne.» «Le signe qu\u2019il y a quelque chose dans le couple qui est en difficulté!» David Bombardier SHERBROOKE J usqu\u2019à maintenant, personne n\u2019a tenté de lancer un club échangiste à Sherbrooke.L\u2019ouverture d\u2019un tel commerce nécessiterait un changement de zonage et la Ville de Sherbrooke n\u2019a reçu aucune demande en ce sens.Puisque l\u2019échangisme n\u2019est permis que depuis quelques semaines, aucun règlement municipal ne délimite présentement dans quel périmètre pourraient se situer les clubs échangistes.Les services juridiques de la Ville ne se sont pas encore penchés sur la question puisque personne n\u2019en a fait la demande.«C\u2019est sûr que c\u2019est une question qu\u2019il va falloir se poser un jour», indique la directrice des services juridiques, Me Isabelle Sauvé.On ignore donc pour l\u2019instant si les clubs échangistes pourront ouvrir n\u2019importe où en ville, que ce soit dans des secteurs résidentiels ou commerciaux.Les élus pourraient être tentés d\u2019associer ces établissements aux commerces érotiques qui, par règlement, peuvent notamment être situés sur le côté sud de la rue King Ouest, entre les rues Alexandre et Belvédère.Les clubs de danseuses situés ailleurs sur le territoire profitent actuellement d\u2019un droit acquis.Aucune tentative jusqu\u2019à maintenant à Sherbrooke David Bombardier SHERBROOKE C omment vivre sa bisexualité sans mettre son couple en péril? En pratiquant l\u2019échangisme, répond Guy, un adepte de cette pratique qui fera bientôt son apparition dans un bar rencontre d\u2019Ascot Corner.Mariés depuis plus de 20 ans, Guy (nom fictif) et son épouse pratiquent l\u2019échangisme depuis un an.Si le couple en est venu à adopter ce mode de vie qui fait tant jaser, c\u2019est d\u2019abord parce que l\u2019épouse de Guy est aussi attirée par les femmes.«Ma blonde n\u2019avait jamais pu vivre sa bisexualité», explique ce Sherbroo- kois qui préfère garder l\u2019anonymat.Guy était au courant de l\u2019ambivalence de sa femme depuis quelques années, mais le couple ne savait trop comment aborder cette délicate question.Une relation extraconjugale de madame aurait pu briser le couple, reconnaît Guy.Les deux Sherbrookois, bien dans leur peau, ont donc décidé de tenter l\u2019échangisme, un moyen pour eux de se rapprocher tout en vivant leurs fantasmes respectifs.«Plusieurs femmes bisexuelles pratiquent l\u2019échangisme, indique Guy.Et pour les hommes, c\u2019est toujours excitant de voir deux femmes ensemble.» Le couple fréquentait déjà les campings naturistes depuis plusieurs années.C\u2019est dans un de ces endroits que Guy et son épouse ont vécu leur première expérience échangiste.Ils en parlaient depuis un certain temps, mais rien n\u2019avait été prévu à l\u2019avance.Ils ont passé une magnifique journée avec un couple échangiste: resto, discothèque, etc.Comme ça «cliquait» avec ce couple, Guy et son épouse ont finalement tenté l\u2019expérience à la fin de la soirée.C\u2019était il y a un an environ.Depuis, le couple a pratiqué l\u2019échangisme une dizaine de fois, la plupart du temps avec de nouveaux partenaires.Contrairement à la croyance populaire, les orgies à dix ne sont pas monnaie courante dans les clubs échangistes, du moins pas dans ceux fréquentés par Guy.«Ce sont plutôt des bars ordinaires où les gens cherchent des couples comme eux», insiste le Sherbrookois.En fait, ça se passe exactement comme quand deux personnes tentent de se séduire mutuellement.Sauf que dans ce cas-ci, ce sont deux couples qui discutent autour d\u2019un verre à la recherche d\u2019atomes crochus.Si l\u2019intérêt est mutuel, Guy et son épouse échangent généralement leur numéro de téléphone avec l\u2019autre couple pour une rencontre ultérieure dans un motel.Sauf exception, la règle du «jamais le premier soir» s\u2019applique.Depuis le début, on parle «d\u2019échangis- me», mais Guy précise qu\u2019il pratique plutôt le «mélangisme».«Les deux femmes commencent et les hommes regardent, explique-t-il.Ensuite, les hommes se joignent au groupe.Les quatre personnes demeurent toujours dans la même pièce.Je ne laisserais jamais ma blonde aller dans une autre pièce avec n\u2019importe qui.C\u2019est une question de sécurité.» Plusieurs échangistes se contentent de caresses et de baisers.«Pour beaucoup de couples, il n\u2019y a pas de pénétration extraconjugale, soutient Guy.C\u2019est quelque chose qu\u2019on garde pour nous et qui appartient juste au couple.» Selon le Sherbrookois, ce ne sont pas tous les couples qui pourraient pratiquer l\u2019échangisme.«Si le couple va mal, ce n\u2019est vraiment pas la solution pour régler le problème, estime-t-il.Il faut que le couple soit solide et uni pour que ça réussisse.Les deux doivent être consentants et ça prend beaucoup de respect dans tout ça.Le jour où ça ne conviendra plus à l\u2019un ou à l\u2019autre, on arrêtera tout ça.«On est très, très amoureux», ajoute- t-il, comme s\u2019il voulait faire taire les sceptiques.Guy déconseille l\u2019expérience aux couples.fragiles hervephilippe@videotron.ca Droits réservés René-Charles Quirion rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE L es blessures chez les facteurs sont en hausse inquiétante en région, alors que trois d\u2019entre eux se sont blessés dans l\u2019exercice de leurs fonctions au cours des derniers jours.La cause principale: les citoyens ne dégagent pas l\u2019accès menant à leur boîte aux lettres.Les marches ou les entrées dont la glace et la neige n\u2019ont pas été enlevées représentent des pièges pour les facteurs.«Nous avons vraiment la vie dure en hiver en tant que facteur.La neige et la glace représentent nos principaux ennemis.L\u2019hiver est la pire saison pour les accidents de travail.Lorsqu\u2019il y a de la glace, ce n\u2019est pas long que les pieds te partent.Le froid, c\u2019est bien moins pire que les accès qui ne sont pas dégagés», explique le responsable du comité de santé et sécurité au travail à Postes Canada, Guy Côté.37 en une seule année Poignets cassés, entorses aux chevilles ou maux de dos, un total de 37 facteurs sur la centaine que compte la Société canadienne des postes en Estrie ont été blessés au cours de la dernière année.«Plus de la moitié de ces blessures sont survenues en hiver.Cette année, la situation est pire que d\u2019habitude.Seulement au cours des derniers jours, au moins trois facteurs se sont blessés en livrant le courrier chez des clients», mentionne le chef de zone locale à Postes Canada, Jean Langlois.Les facteurs qui considèrent risqué de se rendre à certaines adresses sont autorisés à prendre des mesures allant jusqu\u2019à refuser de livrer le courrier.Est- il nécessaire de rappeler qu\u2019ils doivent porter souvent des sacs de lettres qui pèsent jusqu\u2019à 35 livres? Au bureau de poste «Nous remettons des feuillets à tous nos clients au début de l\u2019hiver pour les inviter à dégager les accès.Cependant, lorsque la situation est inacceptable, nous émettons un avis sur les difficultés que nous rencontrons pour livrer le courrier.Si la situation ne s\u2019améliore pas, le client reçoit un rapport qui lui demande de venir chercher son courrier au bureau de poste», explique M.Côté, qui s\u2019est déjà foulé une cheville en livrant le courrier.Les facteurs possèdent des crampons sous leurs bottes, mais les conditions climatiques de l\u2019hiver 2006 prennent plus souvent qu\u2019autrement le dessus.Au-delà des escaliers et des cours qui ne sont pas dégagées, les bords de rue causent aussi des difficultés aux personnes chargées de livrer le courrier.Un hiver désastreux pour les facteurs Ils pressent les citoyens de bien dégager l\u2019accès menant à leur boîte aux lettres Imacom, Jocelyn Riendeau Le responsable du comité santé et sécurité au travail (CSST) à Postes Canada en Estrie, Guy Côté, explique que les facteurs peuvent refuser de livrer le courrier aux citoyens qui ne dégagent pas l\u2019accès menant à leur boîte aux lettres.Cette maison du Nord de Sherbrooke représente un exemple à ne pas suivre.###PAGE###4### C M Y K A4 La Tribune SHERBROOKE V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 5LT0401A2701 L euh, leuh, leuuuh.Le libéral du Canada est un mammifère à fourrure vivant de l\u2019Atlantique au Pacifique, capable d\u2019affronter le rigoureux climat canadien.L\u2019espèce a néanmoins été décimée par une virulente épidémie hivernale.On s\u2019inquiète maintenant pour sa survie dans certaines régions du Québec».Un message du Service canadien de la faune.Votre mémoire a-t-elle reconnu la musique d\u2019une capsule télévisée, la voix caverneuse du narrateur s\u2019avançant en fondu sur les notes,pesant sur chaque syllabe: la gé-li-not-te hup-pée.Dans le comté de Sherbrooke, le libéral du Canada n\u2019était déjà plus très vigoureux.La raclée infligée à Bruno-Marie Béchard en juin 2004 mesurait des signes vitaux pratiquement inexistants.La mixité urbaine et rurale ainsi que la présence d\u2019une masse significative d\u2019anglophones font de Compton-Stans- tead une circonscription intéressante à examiner d\u2019un point de vue microscopique.Dans une certaine mesure, c\u2019est le Québec à plus petite échelle.Le libéral du Canada ne se reproduit vraisemblablement plus beaucoup.Réconfort toutefois pour David Price, il faut réunir les votes du Bloc et du Parti conservateur pour égaler les 1121 voix que cet ancien maire de Lennoxville a obtenus dans sa localité.C\u2019est l\u2019exception.À Stanstead, les libéraux ont sauvé la mise mais le Bloc québécois lui souffle dans le cou.La teinte anglophone se décolore sérieusement.À North Hatley, bastion fédéraliste si l\u2019on se fie au nombre de drapeaux du Canada flottant en bordure du lac Massawippi, les bloquistes sont triomphants.Le rejet des libéraux a été exprimé clairement à Coaticook.Ils étaient premier au scrutin de juin 2004 et ils ont glissé au troisième rang, derrière les conservateurs.France Bonsant a le mérite d\u2019avoir également réussi à renverser la vapeur à Waterville, sa ville natale.* * * La percée conservatrice est significative dans l\u2019ensemble de la MRC de Coati- cook, où vit son candidat Gary Caldwell.Ce milieu semi-rural est semblable aux comtés beaucerons ayant basculé dans le camp Harper.Les conservateurs sont même sortis vainqueurs dans quelques villages, dont East Hereford et Saint- Herménégilde.En contrepartie, les territoires fortement urbanisés de Rock Forest, Saint- Élie et Deauville appartiennent sans contredit aux bloquistes.Le retard des conservateurs y est considérable.Quant aux libéraux, ils y ont recueilli un pourcentage de votes dont seuls les candidats de tiers partis pourraient se réjouir.D\u2019évidentes similitudes avec les résultats dans la couronne urbaine de Montréal.Les efforts de l\u2019organisation libérale de David Price se reflètent dans le vote par anticipation, mais les signes d\u2019une certaine résistance n\u2019ont pas été durables.C\u2019est encore plus vrai à l\u2019examen des résultats du BVS (bureau de vote spécial), fréquenté par les électeurs qui prévoyaient partir avant la fin du mois de janvier.La plupart ont voté avant les Fêtes.Au BVS, les libéraux ont obtenu 66 pour cent des voix, les bloquistes seulement 18 pour cent.Or, au terme du dépouillement général, les appuis à David Price avaient fondu à 22 pour cent, la moitié moins que la députée réélue, France Bonsant.De deux choses l\u2019une: ou le parti de Paul Martin a vomi une bonne partie de ce qu\u2019il avait dans le corps lors d\u2019une indigestion durant les Fêtes ou les libéraux se sont dépêchés à sacrer le camp en Floride pour éviter de vivre l\u2019humiliation! Leuh, leuh, leuuh.Le libéral du Canada a commencé à migrer vers le sud.Certains individus s\u2019adaptent particulièrement bien au climat tropical et ont trouvé une niche accueillante en Caroline du Nord.Avez-vous souvenance de quelques membres de cette colonie migratoire? Diane (Deslauriers) et Claude (Boulay).Ils ont déjà vécu sur l\u2019Everest.Avec une pareille capacité d\u2019adaptation, le libéral du Canada a des chances de survie.La mince ligne rouge Perspectives Luc Larochelle luc.larochelle@latribune.qc.ca SHERBROOKE Pierre Saint-Jacques SHERBROOKE «N ous invitons les gens dont les agendas et les calendriers indiquent la Fête de Dollard, pour le 22 mai 2006, de rappeler de façon polie mais énergique à ceux où ils les ont obtenus que cette fête est la \u2018\u2018Journée nationale des Patriotes\u2019\u2019.Nous sommes à dresser un bilan de la situation.» Alcide Clément, président du comité de la Journée nationale des Patriotes en Estrie, s\u2019est exprimé en ces termes.Cela fera trois ans, cette année, que la Fête de Dollard a été remplacée par la Journée nationale des Patriotes.Bernard Landry, alors premier ministre du Québec, en avait fait l\u2019annonce le dimanche 24 novembre 2002, lors de la commémoration annuelle de la Rébellion de 1837-1838, à Saint- Denis-sur-Richelieu, en Montérégie.Traditionnellement désigné sous le vocable de Fête de Dol- lard, la Journée nationale des Patriotes est célébrée le lundi précédant immédiatement le 25 mai.Alcide Clément a indiqué qu\u2019un bon bout de chemin avait été accompli mais que le parcours n\u2019était pas terminé.C\u2019est pourquoi, les gens sont invités à faire leur part en toute civilité pour que tous les calendriers et agendas mentionnent en cette période de mai la Fête nationale des Patriotes.Québec répondait ainsi aux demandes répétées et insistantes de plusieurs historiens, orchestrés par le Club souverain de l\u2019Estrie, qui, à l\u2019occasion du 23 novembre, interpellaient depuis près de 20 ans le gouvernement pour que les Patriotes riment désormais avec jour férié.Le changement n\u2019aura pas entraîné de pertes économiques.En délogeant Dollard, dont la valeur historique est douteuse pour plusieurs, les Patriotes n\u2019ont pas forcé la création, comme beaucoup l\u2019auraient espéré, d\u2019un autre congé.En attendant, en ce début de 2006, le comité de M.Clément trace le bilan des agendas et calendriers.En ces temps où la lune et une bonne partie de l\u2019espace sont conquis, on devrait arriver à un résultat concret.La fête des Patriotes a du mal à s\u2019imposer Gilles Fisette SHERBROOKE P rès de deux ans plus tard, la décision de porter ou non des accusations contre le député de Mégan- tic-Compton, Daniel Bouchard, n\u2019a pas encore été prise puisque le dossier n\u2019est même pas rendu au bureau du procureur de la couronne.«Ça n\u2019a aucun sens.Cette enquête prend quatre fois plus de temps que celle qui a mené à la commission Gomery, une affaire autrement plus complexe», s\u2019offusque le député de Johnson, Claude Boucher.C\u2019est en mars 2004, il y a bientôt deux ans, que le député Daniel Bouchard a quitté le caucus libéral afin de siéger comme indépendant, après qu\u2019une enquête ait été ouverte sur ses agissements alors qu\u2019il était encore directeur de la SADC du Haut-Saint-François.Pendant qu\u2019il dirigeait cet organisme, M.Bouchard aurait notamment falsifié des signatures et utilisé de l\u2019argent à des fins personnelles et électorales.Au début du mois de novembre 2005, la Sûreté du Québec a expliqué que l\u2019enquête était terminée mais qu\u2019elle devait maintenant franchir une dernière étape avant que le rapport soit remis au procureur de la couronne qui doit décider si oui ou non des accusations peuvent être portées contre M.Bouchard.Cette dernière étape est la vérification des données par un expert-comptable.Elle est encore en cours, s\u2019il faut en croire la Sûreté du Québec.Autre cas de fraude Récemment, M.Bouchard a plaidé coupable à des infractions à la loi électorale du Québec, des fautes qui ne le rendent pas pour autant inhabile à siéger.Il fait toutefois encore face à des accusations de fraude pour une tout autre histoire.Il est accusé d\u2019avoir tenté de frauder sa compagnie d\u2019assurances en présentant notamment une fausse réclamation pour le vol d\u2019équipements photographiques.Pour le député de Johnson, Claude Boucher, il est incompréhensible et injustifiable que les délais soient si longs dans cette histoire puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un député et du droit des citoyens de ce comté d\u2019être représentés par une personne intègre.«On se prépare à faire une offensive à l\u2019Assemblée nationale, à ce sujet, dès la reprise des travaux (à la mi-mars 2006)», a déclaré M.Boucher.Le député a ajouté ne pas comprendre pourquoi le gouvernement de Jean Cha- rest ne semble pas plus préoccupé que ça par toute cette affaire et par la lenteur de la justice.«C\u2019est surprenant de la part d\u2019un gouvernement qui cherche à obtenir davantage de crédibilité, qui cherche à démontrer qu\u2019il est un bon gouvernement.Il est surprenant qu\u2019il laisse les choses traîner comme ça», a déclaré M.Boucher.Boucher s\u2019indigne des délais de l\u2019enquête sur Bouchard La Tribune, archives La mixité urbaine et rurale ainsi que la présence d\u2019une masse significative d\u2019anglophones font de Comp- ton-Stanstead une circonscription intéressante à examiner d\u2019un point de vue microscopique.Dans une certaine mesure, c\u2019est dans un Québec à plus petite échelle que se sont affrontés, durant la dernière campagne électorale, le conservateur Gary Caldwell, la bloquiste France Bonsant et le libéral David Price.###PAGE###5### C M Y K S H E R B R O O K E V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A5 5LT0501A2701 L e président de la Corporation de développement du centre-ville de Sherbrooke s\u2019oppose toujours à ce que la rue King Ouest devienne l\u2019une des portes d\u2019entrée du centre-ville.Jean Mailhot précise qu\u2019il s\u2019agit de son opinion à titre personnel.Il consultera les membres de son conseil d\u2019administration la semaine prochaine afin que la Corporation prenne officiellement position dans ce dossier, qui a pris une tournure inattendue cette semaine.En décembre, la Corporation avait publiquement insisté sur le fait que la rue Saint-François devait être la seule et unique porte d\u2019entrée du centre-ville pour les automobilistes en provenance de l\u2019autoroute 10.À l\u2019époque, c\u2019est ce que la Ville de Sherbrooke avait décidé.Le vent tourne Depuis, le vent a clairement tourné en faveur des gens d\u2019affaires de la rue King Ouest, qui souhaitent également que les automobilistes soient dirigés vers leur artère commerciale.La Chambre de commerce de Sherbrooke a déjà donné son aval à la dernière proposition sur la table, soit celle d\u2019indiquer la mention «centre-ville» à la hauteur des sorties 140 (autoroute 410) et 143 (vers le secteur Fleurimont et la rue Saint- François).Personnellement, M.Mailhot souhaite plutôt que les automobilistes soient dirigés exclusivement vers la voie la plus rapide pour accéder au centre- ville, soit la sortie 143.Il veut «éviter à tout prix une guerre entre les commerçants» et reconnaît que toute cette histoire ressemble à «une tempête dans un verre d\u2019eau».Outre la Corporation de développement du centre-ville, la Chambre de commerce de Fleurimont et Tourisme- Sherbrooke doivent prendre position dans ce dossier au cours des prochains jours.Les élus municipaux devraient ensuite se prononcer le 6 février.Ils tenteront de prendre une décision qui ralliera le plus grand nombre d\u2019intervenants possible, mais qui, visiblement, ne pourra plaire à tout le monde.Le dossier sera finalement acheminé au ministère des Transports du Québec (MTQ) pour approbation.En théorie, la dernière proposition sur la table contrevient aux normes de signalisation du Ministère, selon lesquelles la mention «centre-ville» ne peut apparaître à plus d\u2019une sortie d\u2019autoroute.Le directeur général adjoint de la Ville, René Allaire, a affirmé hier qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de discussions entre la Ville et le MTQ à ce sujet.Toutefois, ce ne serait pas la première fois que la Ville parvient à faire modifier des normes du MTQ.Non à la nouvelle «porte d\u2019entrée» Le président de la Corporation du centre-ville exprime son opposition David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE En bref Pierre-Hugues Boisvenu à Tout le monde en parle Pierre-Hugues Boisvenu a participé, hier soir à Montréal à la populaire émission Tout le monde en parle.Le président de l\u2019Association des familles assassinées et disparues du Québec (AFPAD) fera donc partie de la gamme des invités de Guy A.Lepage et Dany Turcotte lors de l\u2019émission hebdomadaire de dimanche à 20 h sur les ondes de la Société Radio-Canada.M.Boisvenu, qui a perdu ses deux filles Julie et Isabelle de façon tragique en l\u2019espace de 42 mois, a accepté de participer à l\u2019émission afin de faire connaître l\u2019action de son organisme qui vient en aide aux parents des victimes d\u2019actes criminels.M.Boisvenu a aussi entrepris des démarches politiques auprès des ministres de la Justice et de la Sécurité publique du Québec notamment afin de réclamer un encadrement plus sévère pour les criminels.L\u2019humoriste Martin Matte, la comédienne Pascale Mont- petit, le député libéral Denis Coderre, le correspondant de Radio-Canada en Amérique latine et dans les Antilles, Jean- Michel Leprince, l\u2019humoriste Nabila Ben Youssef, auteure du spectacle Arabe et cochonne et Normand L\u2019Amour complètent la brochette d\u2019invités de Tout le monde en parle.Cruauté envers les animaux: offre de règlement à Serge Couture Une offre de règlement afin que Serge Couture plaide coupable aux accusations de cruauté envers les animaux auxquels il fait face a été faite, hier, par la Couronne.Couture est cet agriculteur de Cookshire-Eaton qui a laissé son troupeau à l\u2019abandon à de nombreuses reprises sur ses terres de la route 108.L\u2019individu fait aussi face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies ainsi qu\u2019à des chefs d\u2019accusation d\u2019omission de comparaître.«J\u2019ai reçu une offre du substitut du procureur général afin de régler les trois dossiers de cruauté envers les animaux.J\u2019ai fait connaître cette proposition à Serge Couture qui devra y réfléchir au cours des prochains jours», explique Me Philippe Gilbert.L\u2019admissibilité de Couture à l\u2019aide juridique est présentement à l\u2019étude.Devant le juge Michel Côté de la Cour du Québec, Me Gilbert a mentionné que l\u2019offre lui paraissait raisonnable et que le dossier pourrait bien se régler lors du retour en cour de Couture, pour la 19e fois dans ce dossier, le 23 février prochain.La Tribune, archives Jean Mailhot La Tribune, archives Serge Couture ###PAGE###6### C M Y K Présidente et éditrice: Louise Boisvert Rédacteur en chef: Maurice Cloutier Directeur de l\u2019information: Louis-Éric Allard Adjointe au directeur: Jacynthe Nadeau Opinions A6 La Tribune SHERBROOKE V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 5LT0601A2701 Tribune libre La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents: par courriel: redaction@latribune.qc.ca; par télécopieur: 564-8098; ou par la poste: Opinions des lecteurs, 1950, rue Roy, Sherbrooke, Québec, J1K 2X8.Pour nous écrire Billet hervephilippe@videotron.ca Droits réservés NDLR: Alors que le 6e Forum social mondial polycentrique se poursuit à Caracas au Vénézuela, La Tribune termine la publication des commentaires d\u2019une délégation du Forum social de la jeunesse estrienne.D es milliers d\u2019altermondialistes sont réunis ici, à Caracas, pour échanger sur des alternatives au système économique actuel qui crée, malgré une croissance économique sans précé- dent, de plus en plus d\u2019exclus et de marginalisés.Ne croyant pas aux solutions élaborées par les «grands de ce monde», réunis du 25 au 27 janvier à Davos, en Suisse, ces gens venus de l\u2019ensemble des Amériques, et même d\u2019Europe, échangent sur leurs expériences locales, régionales ou nationales qui permettent de contrer les effets néfastes du système économique néolibéral.Plus de 100 000 participants sont attendus à Caracas pour ce rendez-vous annuel.Le mardi 25 janvier avait lieu la grande marche populaire soulignant l\u2019ouverture de ce Forum social.Quelques 50 000 personnes ont donc marché pour réaffirmer leur conviction à l\u2019effet qu\u2019un autre monde est possible.Bien entendu, cette année, le forum décentralisé des Amériques prend une couleur particulière puisqu\u2019il se tient au pays de la «révolution bolivarienne» et il est, par conséquent, difficile de faire abstraction de ce contexte particulier.En 1999 le président Hugo Chavez, à la suite d\u2019un référendum populaire portant sur la nouvelle constitution, a instauré la démocratie participative.Cette démocratie participative crée beaucoup d\u2019espoir auprès du peuple vénézuélien et est aussi suivi de prêt par les mouvements sociaux du monde entier.Loin de croire que cette nouvelle constitution règlera automatiquement l\u2019ensemble des problèmes socio-économiques, la société civile vénézuélienne (syndicat, ONG, association, etc.) se montre vigilante par rapport à la mise en place des nouvelles politiques qu\u2019instaure ou prévoit instaurer le gouvernement Chavez.Ils reconnaissent par ailleurs les avancés de la révolution bolivarienne.À titre d\u2019exemple, les entreprises publiques doivent maintenant favoriser l\u2019achat auprès des coopératives et ce, afin de renforcer le secteur communautaire.Au plan de l\u2019éducation, quelque 3750 écoles ont été construites et assurent gratuitement, à plus d\u2019un million d\u2019enfants pauvres, les repas (3) et les manuels scolaires pour favoriser leur éducation.En trois ans, l\u2019analphabétisme a pratiquement été vaincu.Comme le disait un syndicaliste rencontré lors d\u2019un atelier: «Nous sommes loin du paradis dont nous rêvons, mais encore plus loin de l\u2019enfer qu\u2019on a voulu nous imposer! (avant la révolution)» Le Vénézuela est donc un laboratoire d\u2019expériences de démocratie participative que suivent les mouvements sociaux internationaux qui croient en une société égalitaire, solidaire et démocratique.Outre le contexte particulier du Forum de Caracas, cet événement est un moment privilégié pour échanger entre organisations et s\u2019inspirer de projets innovateurs.Ainsi, plus de 2000 ateliers se tiendront sur une période de cinq jours, en plus des conférences portant sur les six grands axes transversaux du Forum.Cette multitude d\u2019activités permet aux personnes engagées dans différentes organisations de la société civile de débattre de sujets touchant tant l\u2019éducation, la lutte à l\u2019impérialisme, la biodiversité, les relations entre les mouvements sociaux, les partis et l\u2019État, etc.Ces différents débats permettent donc d\u2019ouvrir les horizons des participants et de mettre en réseau des organisations partageant des préoccupations communes.Cependant, il faut le souligner, le Forum social mondial est à un point tournant de son histoire.En effet, après cette sixième rencontre, il faudra trouver le moyen de canaliser toutes ces énergies déployées et ce, afin d\u2019accroître l\u2019impact des échanges et des propositions qui émergent des différents débats.Soyons confiants, les participants aux Forums sociaux mondiaux sont nombreux, créatifs et réellement engagés en faveur d\u2019une plus grande justice sociale.Marco Labrie Président Association québécoise des organismes de coopération internationale Directeur général Carrefour de solidarité internationale Sherbrooke Un autre monde est possible Plus de 100 000 personnes l\u2019affirment! P uisque j\u2019ai plusieurs proches à Windsor et que je projetais peut- être m\u2019y installer, je m\u2019inquiète grandement pour la qualité de vie des Windsorois dans le futur.On a le maire ou le candidat que que l\u2019on mérite, dit-on en politique.À Windsor, l\u2019électorat a choisi un homme d\u2019affaires influent pour mener les destinées de sa ville et c\u2019est exactement de cette façon que la Ville est gouvernée dans le moment.Business is business, as usual.Think big, dirait Elvis Gratton.Parfois les visées dépassent l\u2019entendement.C\u2019est un peu ce qui se passe à Windsor.L\u2019augmentation de taxes de 23,8 % est démesurée et traduit une soumission à la papetière Domtar.La menace de Domtar n\u2019est pas nouvelle mais les Adrien Péloquin et Carmen Juneau se sont toujours inscrits en faux devant ce chantage éhonté.Or le problème chez Domtar ne serait-il pas justement un surplus d\u2019effectifs à Windsor pour la production de papier? Ce n\u2019est un secret pour personne, l\u2019organigramme est chargé chez Domtar et des mesures internes s\u2019imposent devant une si grosse masse salariale.Le silence pèse chez Domtar.Le raisonnement de faire payer le fardeau des récentes réorganisations internes de Domtar aux contribuables est celui d\u2019un homme d\u2019affaires: pousser le sac de vidanges puant dans la cour des gens.J\u2019apprenais que la Ville a même coupé l\u2019alimentation d\u2019un lampadaire sur deux pour des économies de bouts de chandelles! Vous savez, j\u2019ai de moins en moins le goût de m\u2019établir à Windsor.Pascal Anthony Lavoie Étudiant en politique Université de Sherbrooke À la manière d\u2019un homme d\u2019affaires L es libéraux se sont fait mal; et ils en ont payé le prix.Plus grave encore: ils ont fait mal à toute la société en ternissant l\u2019image de toute la classe politique.Pas surprenant que le taux de participation aux élections demeure si bas: une bonne partie de la population a cessé de faire confiance (injustement) à l\u2019engagement politique.Le scandale des commandites nous a fait toucher le fond du baril: la population va se souvenir encore longtemps de l\u2019erreur libérale et de ses conséquences.Maintenant que les conservateurs ont pris le pouvoir, il est normal que les libéraux pensent à leur avenir.Ils feront ce qu\u2019ils voudront; on peut au moins leur suggérer ce qu\u2019ils ne devraient pas faire\u2026 Le Parti libéral semble préoccupé de changer son image.Pour ce faire, il a évidemment la tentation de faire appel, selon son habitude, à des «faiseurs d\u2019image»! Erreur grave, inhérente à ce parti, qui a pris l\u2019habitude de penser en surface sans se poser de question sur ce qu\u2019il doit être.Si le PLC ne réfléchit pas sérieusement et profondément sur un certain projet original qu\u2019il peut offrir au Canada, il ne mérite pas de survivre.Évidemment, aujourd\u2019hui, on pense à remplacer Paul Martin, qui a eu la bonne idée d\u2019annoncer son intention d\u2019abandonner la direction du parti.Alors, les candidats apparaissent, comme si tout ce qui comptait était de changer la tête pour changer le corps.Faux.Le PLC devrait se pencher sur ce qu\u2019il est et doit être avant de se choisir un chef.Un congrès à la direction devrait suivre une définition du parti lui-même; ensuite, on choisit celui qui peut le mieux mettre des visées nouvelles sur les concepts de base.Pas du maquillage sur des vieilles marchandises.À la suite de la dernière campagne, le PLC nous a clairement démontré qu\u2019il n\u2019avait aucune référence véritable à un quelconque système de valeurs, aucune structure de pensée pour soutenir ses politiques, aucune proposition originale, aucun projet collectif, même aucun programme pour l\u2019épanouissement personnel des Canadiens.L\u2019unité du pays? Un slogan vide de sens.Avant d\u2019élire un chef, le parti libéral devrait se libérer de ses pseudo- spécialistes en stratégies de surface, férus de marketing artificiel, incapables de penser à autre chose qu\u2019à faire croire à un semblant d\u2019idée.Ses membres qui devaient jouer le rôle d\u2019intellectuels de service n\u2019ont rien trouver mieux que des attaques contre le Bloc, d\u2019abord, et le PC, ensuite.La vacuité intellectuelle de ce parti est visible depuis un bon moment; elle ne s\u2019est jamais autant manifestée que durant la campagne, essentiellement vide d\u2019idées et de propositions un tant soit peu satisfaisantes pour l\u2019esprit.On pouvait ne pas aimer les visions politiques de Pierre Trudeau; au moins, il en avait.On peut ne pas se sentir à l\u2019aise avec les avancées de Stephen Harper; au moins, en présente.Ce n\u2019est pas en répétant niaisement, et à tout bout de champ, «les Canadiens et les Canadiennes, les Québécois et les Québécoises» qu\u2019on respecte les gens; non, c\u2019est en s\u2019adressant à leur intelligence.Ce qui semble être une inconnue du programme libéral.Priorité: réfléchir.Si c\u2019est trop exigeant: au suivant! Quel avenir pour les libéraux? Jean-Guy Dubuc Collaboration spéciale Malcolm Wheeler AP Placé sous le thème «Un autre monde est possible», le Forum social mondial, qui se termine aujourd\u2019hui à Caracas, au Venezuela, est à un point tournant de son histoire.###PAGE###7### C M Y K S H E R B R O O K E V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 La Tribune A7 5LT0701A2701 ###PAGE###8### C M Y K ?????????????????? ??????????????????????? ???????????? ?????????? ?????????????????? ???????????????????? ?????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ???????? ??????????????????????????? ?????????????? ??? ?????????????????????????? ??????????????????????????? ???????????????????? ?????????????????? ?????????????????? ????????????????????????? ????????????????????? ?????????????????????????????? ???????? ????? ????????????? ???????????????????????? ????????? ????????? ????????? ??? ????????????? ? ????????????????? ? ??????????????????? ????????????????? ????????? ? ???????????????????? ???????????? ? ???????????????????????? 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A8 La Tribune SHERBROOKE V E N D R E D I 2 7 J A N V I E R 2 0 0 6 5LT0801A2701 Sylvain Larocque (PC) OTTAWA L es partisans de l\u2019interdiction des mariage gais risquent de rester sur leur faim avec la courte victoire de Stephen Harper, lundi.Dans leur plate-forme, les conservateurs se sont engagés à tenir «un vote entièrement libre sur la définition du mariage à la prochaine session parlementaire».Or, selon une compilation effectuée par La Presse Canadienne, une légère majorité des 308 députés élus lundi appuient le droit au mariage des conjoints de même sexe.Mais il n\u2019y a pas de doute que le vote sera serré.En effet, 151 des nouveaux députés sont favorables au maintien du statu quo, tandis que 144 voudraient rouvrir le débat.Ce décompte se base sur les déclarations que les nouveaux députés ont faites pendant la campagne électorale et sur les votes antérieurs des députés qui ont réélus.Pour ce qui est des 13 autres députés qui viennent d\u2019être élus, on ne connaît pas encore leur position définitive sur le sujet, puisqu\u2019ils ne l\u2019ont pas exprimée publiquement.Sept d\u2019entre eux sont conservateurs, mais pourraient appuyer le mariage gai, comme le leur permet leur parti.Les autres appartiennent au Parti libéral (4) et au Bloc québécois (1), des formations qui défendent avec force l\u2019égalité en matière de mariage.Le vote décisif appartiendra peut-être à l\u2019indépendant André Arthur, qui a refusé de se prononcer sur la question pendant la campagne.Dimitri Soudas, porte-parole du premier ministre désigné, a accueilli avec un haussement d\u2019épaules la possibilité que la motion sur le rétablissement du «mariage traditionnel» soit défaite.«Nous avons promis un vote libre pour tous les députés, ce qui veut dire que même les ministres pourront voter selon leur conscience, a-t-il rappelé.Et bien sûr, nous allons respecter la volonté de la Chambre.» Un vote libre risque de ne rien changer Mariage gai Hugo Meunier MONTRÉAL B rigitte Serre, cette adolescente de 17 ans poignardée à mort dans une station-service de Saint-Léonard, connaissait son présumé meurtrier, congédié récemment de ce commerce.En cavale, le suspect est activement recherché par les policiers.Selon ce qu\u2019a appris TVA, le principal suspect dans cette sordide affaire, Sébastien Simon, 18 ans, a même reçu sa formation de la victime, il y a environ une semaine.L\u2019adolescente aurait par la suite soumis un rapport défavorable à ses supérieurs, ce qui a entraîné le renvoi du jeune homme.La suite de l\u2019histoire a fait frémir tout le Québec, en plus de susciter un débat sur ces adolescents qui travaillent seuls la nuit.Mince consolation, l\u2019enquête entourant la mort de Brigitte Serre a progressé à pas de géant hier.Au moment de mettre sous presse, Sébastien Simon menaçait de s\u2019enlever la vie, a appris TVA de la bouche de ses parents.Les policiers n\u2019ont pu corroborer toutes ces nouvelles informations.«Le suspect connaissait la victime et a déjà travaillé à cette station-service», a toutefois confirmé l\u2019agent Raphaël Bergeron, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Si l\u2019étau se resserre autour de Sébastien Simon, les policiers recherchent aussi activement Joël Nan- tais, 18 ans, et Sergio Moniz, 27 ans, des témoins importants, selon le SPVM.Les trois individus possèdent de nombreux antécédents judiciaires.C\u2019est le témoignage d\u2019un client qui a contribué à mettre les enquêteurs sur leur piste.Le client a d\u2019abord confié au reporter Claude Poirier avoir été servi par deux jeunes hommes vêtus aux couleurs de Shell, vers 3h45 la nuit du meurtre.Le visage d\u2019un des jeunes suspects lui était familier.Les enquêteurs retiennent toujours l\u2019hypothèse du vol qui a mal tourné pour expliquer le drame.Le fait que Brigitte Serre et Sébastien Simon se connaissaient pourrait expliquer comment le jeune homme a pu s\u2019introduire dans la station-service, d\u2019ordinaire interdite aux clients la nuit.Lors de ce quart de travail, les transactions doivent être effectuées à travers un guichet extérieur.Sébastien Simon aurait avoué son crime à un de ses amis, à qui il aurait aussi exhibé 2000 $.Le SPVM n\u2019a pas divulgué le montant du vol.La mère de la victime a aussi exhorté le jeune suspect à se rendre aux autorités, sur les ondes de TVA.Brigitte Serre, qui effectuait son tout premier quart de nuit, a été poignardée à plusieurs reprises.Avant sa mort, elle aurait tenté de frapper son ou ses agresseurs avec une bouteille.La victime aurait été ligotée, avant d\u2019être assassinée.Les policiers se sont limités à dire que la mort de la jeune femme a été «violente».La Presse s\u2019est présentée chez la famille de la victime hier après-midi, à Saint-Léonard.Plusieurs membres de la famille s\u2019y trouvaient, mais personne n\u2019a voulu commenter la tragédie.Autre développement majeur hier, les enquêteurs ont confirmé la disparition des bandes vidéo du système de surveillance de la station-service.On sait encore bien peu de choses sur la victime de ce meurtre crapuleux.Brigitte Serre ne fréquentait plus l\u2019école secondaire Calixa-Lavallée.«C\u2019était une bonne fille sans histoire.Elle faisait toujours ses affaires et les faisait bien.Elle n\u2019avait pas de problèmes», a commenté une ancienne camarade de classe.Avec plusieurs informations en poche, les enquêteurs devraient appréhender le jeune fugitif et les témoins importants à tout moment.(La Presse) La jeune commis poignardée à mort connaissait son présumé meurtrier PC Tout indique que Brigitte Serre, montrée ici dans un récent reportage de TQS, ait été poignardée à mort par Sébastien Simon, 18 ans, à qui elle avait donné une formation il y a environ une semaine.L\u2019adolescente aurait par la suite soumis un rapport défavorable à ses supérieurs, ce qui a entraîné le renvoi du jeune homme."]
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