La tribune, 4 mars 2006, Cahier S
[" La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 ? « » « » Le magazine Arrière-scène dévoile tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les métiers de la musique, mais que vous aviez oublié de demander.Cette semaine, au tour de la musique de film, avec notamment Michel Cusson, auteur de la bande sonore des films Séraphin et Maurice Richard, et Benoît Cha- rest, qui oeuvre sur un nouveau film de Chomet après Les triplettes de Belleville.Comment compose-t- on une trame sonore qui ne doit pas voler la vedette au scénario ni aux comédiens, mais qui doit aussi coller à l\u2019image et aux émotions?Budgets, liberté créative, rôle du musicien et particularités québécoises sont au menu.Michel Cusson \u2014 Steve Bergeron Arrière-scène Dimanche 5 mars, 18 h Mardi 7 mars, 23 h TV5 «Superman découvre son pouvoir de pouvoir voler.» Benoît Gagnon, animateur de Salut bonjour!, commentant la bande- annonce du film Superman returns.Se peut-il que ça se puisse?«La virginité, c\u2019est comme un ballon dans un carnaval.Ça explose au premier trou d\u2019cul!» Serge Postigo, en bourgeoise hystérique, dans l\u2019hilarante (vraiment très hilarante!) pièce de théâtre Le mystère d\u2019Irma Vep, présentée récemment au Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke.Catherine Durand est une auteu- re-compositrice-interprète de plus en plus convoitée.Elle a écrit des chansons pour Andrée Watters, Isabelle Boulay et, plus récemment, le premier extrait du disque Stéphanie Lapointe, Nous sommes.«C\u2019est une carte de plus dans mon jeu.Autant je trouve vital d\u2019interpréter mes chansons, autant j\u2019aime qu\u2019elles aient une autre vie avec d\u2019autres interprètes, qui trouvent parfois des choses que je n\u2019aurais jamais trouvées.Je compare ça à confier un de ses enfants à une famille d\u2019accueil, qui l\u2019élèvera différemment, mais qui en fera quand même du bon monde.» (SB) Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S2 / Arts et spectacles Nos antennes \u2014 L\u2019équipe de journalistes, La Tribune Parrainez une chaîne Entre guillemets Coupé au montage KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Le but, en musique, c\u2019est de faire des chansons pour les gens de 7 à 77 ans.» Aussi simple que ça; aussi difficile que ça.Ces sages paroles étaient celles de Gerry Boulet.Elles avaient marqué la toute jeune France D\u2019Amour qui les avait entendues à l\u2019époque.Et ces jours- ci, elles reviennent en mémoire de la chanteuse.Parce que dans les salles où elle se produit, il y a une constante: l\u2019âge variable.« Je constate que mon public est vraiment beaucoup plus large.Il y a des gens de 20 ans, d\u2019autres de 70 ans.C\u2019est génial.Ça fait 14 ans que je suis dans le milieu, j\u2019imagine que c\u2019est la longévité qui explique ça.» La longévité, oui, mais aussi le plaisir évident qu\u2019elle a dans ce métier, qu\u2019on a le goût d\u2019ajouter.On n\u2019a pas tout à fait tort.«Avec cette tournée-là, j\u2019ai encore plus de fun que lors de la précédente.Encore hier, j\u2019ai eu des fous rires.À un moment donné, j\u2019avais de la misère à chanter! Il va falloir que je resserre ça.Je pense que c\u2019est la force de l\u2019équipe.On a un fun fou.Tout le monde participe au spectacle, les musiciens, les techniciens.Ça fait une ambiance très particulière qui se communique au public.À la fin, tout le monde affiche un gros sourire.» Il faut dire, la rouquine sait se faire semeuse de rire.Et ce n\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019elle prend plaisir à conter et à faire rigoler.«J\u2019ai toujours été un peu mémère; j\u2019aime ça jaser, connaître le monde qui vient me voir.Même quand je jouais dans les clubs, au début de ma carrière, je faisais le petit clown, j\u2019étais à l\u2019aise là-de- dans.L\u2019humour, je trouve que ça crée des liens rapidement, que ça désamorce bien des choses.Pour moi, c\u2019est une façon de me rapprocher des gens.» Ce n\u2019est donc pas un hasard si la chanteuse a fait appel à François Léveillée pour la mise en scène de ce tout nouveau spectacle, qui fait suite à la sortie, en 2005, du lumineux cédé Hors de tout doute.«Mais attention, je ne suis pas une humoriste! Je trouve juste que le rire rend la vie plus légère et abordable.C\u2019est ma façon de fonctionner dans la vie.» Dans l\u2019acoustique, parole vive et franche.Enthousiasme contagieux.On savait, on constate encore une fois : France D\u2019Amour est une artiste solaire.Qui prend délibérément parti pour le versant lumineux des choses.«Je suis allergique au fatalisme et à la victimisation.Moi, je ne veux pas verser là-dedans.Dans la vie, on a le choix de bouger au lieu de s\u2019apitoyer.» Discographie Animal Déchaînée Le Silence des roses Nomade France D\u2019Amour Hors de tout doute 1992 1994 1998 2000 2002 2005 VOUS VOULEZ Y ALLER ?France D\u2019Amour Mercredi 8 mars, 20 h Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke Rythmes et rires IMACOM, JOCELYN RIENDEAU S\u2019arrêtant au Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, mercredi, France D\u2019Amour promet un spectacle rempli de rythmes et de sourires.Au menu, des chansons de son plus récent disque, Hors de tout doute, mais d\u2019autres, aussi, puisées dans son répertoire des 14 dernières années.SHERBROOKE \u2014 Impliquée depuis longtemps dans les causes qui viennent en aide aux enfants en difficulté, France D\u2019Amour a décidé d\u2019en faire un peu plus en mettant sur pied sa propre fondation.Celle-ci viendra en aide aux enfants du Québec.«Les enfants malades, ceux qui ont des problèmes, je trouve ça tellement triste.Ça arrache le coeur.Avec la Fondation, j\u2019ai envie, par exemple, de donner un coup de pouce aux jeunes qui ont des difficultés scolaires grâce à un professeur qui va faire du tutorat auprès d\u2019eux.Je suis en train d\u2019attacher tout ça; j\u2019ai vraiment hâte que ce soit fait, mais il y a beaucoup de paperasse à remplir.» \u2014 Karine Tremblay Bientôt la Fondation France D\u2019Amour Benoît Gagnon Catherine Durand Serge Postigo La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Télévision / Arts et spectacles / S3 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pour la première fois de sa carrière, Karyne Le- mieux joue les filles saines et équilibrées.Dans Casino, la récente série signée Réjean Tremblay, la comédienne incarne Emmanuelle Caron, médecin d\u2019urgence et fille du chef de la sécurité du casino.«C\u2019est une femme passionnée de son métier, une fille de caractère, une épicurienne qui aime savourer les choses de la vie, mais sans jamais tomber dans les excès.L\u2019équilibre, je pense que je trouve ça plus difficile à jouer que les rôles troubles.Parce que le côté retors, l\u2019instabilité d\u2019un personnage donne une force de frappe, une dimension plus facile à camper », explique la brune comédienne que plusieurs ont découverte sous les traits de Rachel dans Nos étés, l\u2019an passé.Ce n\u2019est pourtant pas d\u2019hier qu\u2019elle est dans le métier, Karyne Lemieux.Diplômée du Cégep de Saint-Hyacinthe en 1996, elle a beaucoup, beaucoup joué sur les planches.Au petit et au grand écran, on l\u2019a vue dans Diva et dans Histoires de pen.«Ça fait déjà un bout de temps.Je pense que c\u2019est une histoire de cycles, tout ça.Moi, je ne voulais pas faire de la télé à tout prix.Ce qui m\u2019intéresse dans la vie, c\u2019est de jouer, que ce soit au théâtre, à la télé ou au cinéma.C\u2019est le même métier, dans des médiums différents.» Le personnage qu\u2019elle interprète dans Casino n\u2019apparaît qu\u2019au troisième épisode mais il prendra davantage de place au fil des semaines.«On peut s\u2019attendre à des surprises, il y a plusieurs intrigues.Ce que j\u2019apprécie beaucoup dans cette série-là, c\u2019est la force des personnages.Dans leurs différences, leurs histoires respectives, ils sont attachants.Ça fait un beau tableau d\u2019ensemble.» Drôle, tout de même: la comédienne a déjà été croupière dans les expositions ambulantes de jeux et de manèges.Mais jamais elle n\u2019a eu la piqûre.«Le casino, c\u2019est trop plein de lumières et de clinquant.Ce n\u2019est pas mon monde, ça ne m\u2019attire pas.» On reverra par ailleurs la jeune femme dans Nos étés l\u2019automne prochain.La belle Rachel aura vieilli de quelques années, aura deux enfants et, peut-être, une sagesse nouvelle.«C\u2019est drôle de se voir vieillie, c\u2019est particulier à jouer aussi.Il faut trouver le ton juste sans verser dans la caricature.Avoir ce quelque chose dans le regard qui rend l\u2019affaire crédible.Dans la première saison, Rachel était tellement tonique, tellement vive! Pour la camper un peu plus vieille, je me suis dit qu\u2019avec les événements, elle a forcément changé un peu.Comme si quelque chose en elle s\u2019était posé.La série recommence avec des évé- nements tragiques, alors ça aussi, ça influence le personnage.» Karyne Lemieux joue en équilibre IMACOM, JESSICA GARNEAU Dans Casino, Karyne Lemieux incarne une fille saine et équilibrée, Emmanuelle Caron, médecin et fille du chef de la sécurité du casino.SHERBROOKE \u2014 Adolescente, Ima rêvait de devenir une grande actrice et une grande chanteuse.Mais après des ateliers de jeu avec Patrick Labbé et deux tentatives pour être acceptée dans un programme de théâtre, elle a mis la grande actrice sur la glace.«Sans frustration, précise-t-elle.Je crois à la destinée.J\u2019ai décidé de canaliser mon énergie dans la musique, en me disant que ce n\u2019était tout simplement pas le moment pour devenir actrice.Que cela arriverait un jour, mais par un autre chemin.» Elle ne savait pas si bien dire.Quand Réjean Tremblay et François Gingras, respectivement auteur et réalisateur de la télé- série Casino, ont eu besoin d\u2019une chanteuse sachant jouer, ils ont invité Ima en audition.Celle-ci a mis les bouchées doubles pour se préparer.«J\u2019ai travaillé avec le répétiteur Sébastien Corbeil, qui m\u2019a lui-même été conseillé par Danielle Fichaud, une des répétitrices les plus renommées.Je me suis donnée à fond.J\u2019avais assez confiance en moi le jour de l\u2019audition.Après, quand j\u2019ai serré la main de François, ma confiance s\u2019est encore accrue.» Lors du tournage, la blague a même couru que la petite nouvelle avait appris tout le scénario par coeur.«Ma première scène était avec Daniel Parent [Marc, le croupier], qui a oublié sa réplique.Je la lui ai soufflée tout de suite», explique Ima, qui a bien accueilli cette taquinerie.Ima à la radio à la télé Mercredi, le public a donc fait connaissance avec Sandra Johnson, la chanteuse du casino, prise au milieu de deux anciens amis, désormais ennemis jurés.Abandonné en prison par son ami Kim Dee, qui a camouflé de la drogue dans ses bagages, Stéphane Dumas (Guillaume Lemay-Thivierge) revient pour découvrir que son ancienne petite amie, Sandra, partage maintenant la vie de celui qui l\u2019a trahi.«Sandra a d\u2019abord pensé que Stéphane l\u2019avait abandonnée.Personne ne lui avait dit qu\u2019il était en prison.Elle a pensé que Kim Dee pourrait l\u2019aimer pour de vrai.Il lui donne de beaux bijoux, mais elle doit supporter sa jalousie et sa méchanceté.Elle l\u2019aime, mais elle doute.Le seul moment où elle est vraiment bien, c\u2019est quand elle chante.» Retournera-t-elle avec Stéphane?Ima reste muette, mais nous prévient qu\u2019au cinquième épisode, Sandra trouvera peut-être quel- qu\u2019un qui la comprend vraiment et voit sa vulnérabilité.Le rôle a permis à Ima de découvrir le répertoire jazz, qu\u2019elle connaissait déjà, mais qu\u2019elle a vraiment appris à connaître, à mesure que Sandra chantait Stevie Wonder, Billie Holliday, Frank Sinatra, et même Henri Salvador.«La production m\u2019a fait plaisir en incorporant une chanson de mon deuxième album, Go Inside.On l\u2019entendra brièvement dans une des scènes, à la radio.» Drames condensés Ima est-elle une cliente de casino?«Je ne suis pas joueuse.J\u2019aime mieux les soupers en famille ou avec des amis.J\u2019aime jouer aux cartes, mais je ne m\u2019aventure pas à miser de l\u2019argent.Ce qui se cache sous ces dring! dring! et ces flaflas est très dangereux.J\u2019ai connu des personnes prises là-dedans.Heureusement que cela se guérit et qu\u2019il y a de l\u2019espoir.» L\u2019actrice, qui a écouté la plupart des séries de Réjean Tremblay depuis Lance et compte, croit que le public en apprendra davantage avec Casino.«Évidemment, c\u2019est un condensé de réalité très dramatisé, mais il faut aussi divertir.Sinon, ce serait du documentaire ou de la publicité.» STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Le destin attendait Ima IMACOM, JESSICA GARNEAU Depuis mercredi, la chanteuse Ima se fait connaître comme actrice, grâce au rôle de Sandra Johnson dans la nouvelle télésérie Casino. Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S4 / Arts et spectacles / La 78 e cérémonie des Academy Le savez-vous ?1- Qui détient le record des nominations et des oscars remportés, toutes catégories confondues?2- Quel acteur a remporté deux années de suite l\u2019Oscar du meilleur acteur?3- Quelle est l\u2019acteur ou l\u2019actrice qui a reçu le plus de nominations?4- Lequel des réalisateurs en nomination cette année est canadien?5- Qui a animé la soirée des Oscars le plus grand nombre de fois?6- Quelle est la seule actrice à avoir été nommée deux fois la même année?7- Quel est le seul acteur à avoir été mis en nomination deux fois après sa mort?8- Ben-Hur, Titanic et Lord of the Rings: The Return of the King sont les trois films à avoir remporté le plus de statuettes.Combien en ont-ils récolté?Lequel a fait un score parfait en gagnant l\u2019Oscar de chaque catégorie où il était nommé?9- Quels sont les deux films à avoir obtenu le plus de nominations dans l\u2019histoire des Oscars?10- Quelle actrice a causé un scandale avec un réquisitoire passionné en faveur de la cause palestinienne?11- En 1941, le film How Green Was My Valley de John Ford a ravi l\u2019Oscar du meilleur film à un chef-d\u2019oeuvre historique du cinéma.Lequel?a) Citizen Kane (Orson Welles) b) Le cuirassé Potemkine (Sergei Eisenstein) c) Autant en emporte le vent (Victor Fleming) d) Casablanca (Michael Curtiz) 12- Frédéric Back a remporté deux fois l\u2019Oscar du meilleur court métrage d\u2019animation, avec Crac! (1982) et L\u2019homme qui plantait des arbres (1987).Deux autres de ses films ont été en nomination.Lesquels?a) Le fleuve aux grandes eaux b) Illusion?c) Taratata! d) Tout rien 13- Qui a remporté quatre fois l\u2019Oscar de la meilleure actrice sans jamais se présenter à la cérémonie pour recevoir son prix?a) Jane Fonda b) Katharine Hepburn c) Ingrid Bergman d) Bette Davis Le saviez-vous ?1- Walt Disney, avec 64 nominations et 26 statuettes remportées.2- Tom Hanks, en 1994, pour Philadelphia et en 1995, pour Forrest Gump.3- Meryl Streep, avec 13 nominations, juste devant Jack Nicholson, qui en a 12 sur sa feuille de route.4- L\u2019Ontarien Paul Haggis, qui signe Crash, est en nomination pour meilleur réalisateur, meilleur film et meilleur scénario original.5- Bob Hope, qui a animé 22 fois.6- Julianne Moore, en 2002, pour The Hours et Far From Heaven.Elle n\u2019en a remporté aucun.7- James Dean.8- 11 oscars chacun.C\u2019est Lord of the Rings: The Return of the King qui affiche un score parfait avec 11 oscars pour 11 nominations.9- Titanic (1997) et All About Eve (1950), qui ont chacun été nommés dans 14 catégories.10- Vanessa Redgrave, en 1978.11- a 12- a et d 13- b Oscar dans tous ses états Dimanche soir, 5 mars, la planète cinéma a rendez-vous au Royal Theatre pour la 78e cérémonie des Oscars.Dans les chaumières, la magie du petit écran téléportera nombre de curieux dans le très glamour univers du septième art.La Tribune a fouillé les archives des Academy Awards et vous a concocté de quoi vous mettre en appétit.Meilleur film ¨ Brokeback Mountain ¨ Capote ¨ Crash ¨ Good Night, and Good Luck Munich Meilleur réalisateur ¨ Ang Lee Brokeback Mountain ¨ Bennet Miller Capote ¨ Paul Haggis Crash ¨ George Clooney Good Night, and Good Luck ¨ Steven Spielberg Munich Meilleur acteur ¨ Philip Seymour Hoffman Capote ¨ Terrence Howard Hustle and Flow ¨ Heath Ledger Brokeback Mountain ¨ Joaquin Phoenix Walk the Line ¨ David Strathairn Good Night, and Good Luck Meilleure actrice ¨ Judi Dench Mrs.Henderson presents ¨ Felicity Huffman Transmerica ¨ Keira Knightley Pride & Prejudice ¨ Charlize Theron North Country ¨ Reese Witherspoon Walk the Line ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Brokeback Mountain, de Ang Lee, mène le bal des nominations avec huit chances de sortir de scène avec un Oscar.MONGREL MEDIA Le film de Paul Haggis, Capote, avec Philip Seymour Hoffman, a six chances de rapporter une statuette au réalisateur et à son équipe.MONGREL MEDIA Dans cette importante course aux honneurs, Memoirs of a Geisha, de Rob Marshall, pourrait gagner jusqu\u2019à six trophées. La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La 78 e cérémonie des Academy Awards / Arts et specta- ON S\u2019EN SOUVIENT.En 1978, Debbie Boone, qui interprétait la chanson couronnée par un oscar You Light Up My Life, était entourée d\u2019enfants malentendants âgés de 10 ans qui traduisaient la chanson en langage des signes.Il s\u2019est cependant avéré que les enfants n\u2019étaient pas sourds et que le soi-disant langage gestuel utilisé ne correspondait nullement au vrai langage des signes des malentendants.Lors de la cérémonie des Oscars de 1992, en remportant son Oscar du meilleur rôle de soutien masculin pour sa performance dans City Slickers, Jack Palance décida d\u2019épater la galerie en faisant une série de pompes, avec une seule main s\u2019il vous plaît! Billy Crystal, son coéquipier dans le film et animateur de la soirée, le regarda faire, un brin décontenancé.Quand Louise Fletcher a remporté l\u2019Oscar de la meilleure actrice pour Vol au-dessus d\u2019un nid de coucou, en 1976, elle a terminé par un message en langage des signes pour ses parents, tous deux sourds: «Je veux vous remercier pour m\u2019avoir appris à avoir un rêve.» En acceptant la récompense en 1985 pour Les Saisons du coeur, Sally Field a terminé ses remerciements par un désormais légendaire: «Vous m\u2019aimez! Vous m\u2019aimez!» Halle Berry fut la première femme noire à remporter l\u2019Oscar de la meilleure actrice en 2002, pour son rôle dans Le Bal du monstre.On se rappelle tous avec délice l\u2019enthousiasme de Roberto Benigni lorsque, soufflé d\u2019avoir remporté trois oscars pour La Vie est belle (meilleur acteur, meilleur film étranger et meilleure musique), il a décidé de prendre le plus court chemin en enjambant carrément les dossiers des bancs et en marchant au-dessus de l\u2019assistance.En remportant l\u2019Oscar du meilleur film étranger pour Les Invasions barbares, en 2004, Denys Arcand a eu le verbe court! «Comme d\u2019habitude, je n\u2019ai plus de temps», a- t-il simplement prononcé.Sa conjointe (et productrice), Denise Robert, avait, rappelons-le, pris le micro avant lui.En remportant l\u2019Oscar du meilleur acteur de soutien pour son rôle dans Jerry Maguire, en 1997, Cuba Gooding Jr avait le remerciement expansif et débordant.Excité à l\u2019exposant 10, il a enchaîné les Show Me the Money! et autres exclamations avec un enthousiasme rarement vu.Woody Allen n\u2019a fait qu\u2019une seule et unique apparition à la soirée des Oscars, en 2002, pour rendre hommage à sa ville après les attentats du 11 septembre.Le cinéaste a par ailleurs été sélectionné pas moins de 21 fois aux Oscars, incluant, cette année, sa nomination dans la catégorie meilleur scénario pour Match Point.Il s\u2019est déjà mérité les Oscars du meilleur réalisateur et meilleur scénario pour Annie Hall, en 1997, de même que la statuette du meilleur scénario pour Hannah et ses soeurs, en 1986.APPELEZ-MOI OSCAR Oscar, Oscar, d\u2019où vient ton nom?On n\u2019a aucune certitude, en fait, mais la petite histoire veut que la bibliothécaire de l\u2019Academy, Margaret Herrick, ait trouvé que la célèbre statuette ressemblait à son oncle Oscar.Le chroniqueur mondain Sidney Skolsky reprit le terme en 1934, en parlant de Katherine Hepburn qui remportait «l\u2019Oscar» de la meilleure actrice.L\u2019Academy of Motion Picture Arts and Sciences adopta officiellement l\u2019appellation en 1939.La toute première édition des Oscars se déroula en 1929.Le 16 mai, plus exactement.La cérémonie dura moins de.15 minutes! Il faut dire, à l\u2019époque, la soirée n\u2019était pas télévisée.Ce n\u2019est que depuis 1953 qu\u2019on peut suivre le dévoilement des gagnants à la télé.SHERBROOKE \u2014 Good night, and Good Luck.Transamerica.Mrs.Henderson Presents.Autant de films qui, dans une catégorie ou une autre, sont dans la course aux Oscars.Autant de films qu\u2019on n\u2019a pas vu passer sur grand écran à Sherbrooke.Question pertinente, question fréquente: pourquoi?La réponse est simple.À la limite, prévisible: c\u2019est une question de sous, essentiellement.Une plate question de sous.Ceci parce que les copies bobines coûtent cher à produire.«Les gens ne savent généralement pas, mais une copie de film peut coûter entre 2000$ et 3000$.Lorsque les distributeurs ne sont pas convaincus du succès de la production, ils vont être plus prudents et limiter le nombre de copies, question de limiter aussi les frais, surtout qu\u2019il s\u2019agit généralement de films d\u2019auteur», explique le propriétaire de la Maison du cinéma de Sherbrooke, Jacques Foisy.Lorsqu\u2019une seule copie est en circulation pour tout le Québec, les salles en région doivent patienter.Après Montréal, après Québec, Sherbrooke voit généralement arriver son tour.Parfois des semaines après la sortie officielle du film attendu.C\u2019est ainsi que, par exemple, La Maison du cinéma devrait finalement obtenir Good Night, and Good Luck le 10 mars, longtemps après la métropole.Le scénario devrait cependant changer dans un avenir rapproché.«D\u2019ici deux ou trois ans, en fait, le portrait sera différent», souligne Jacques Foisy.Ceci grâce à l\u2019avènement du numérique, qui permet une distribution plus vaste.«Une copie numérique est beaucoup moins dispendieuse à produire, poursuit M.Foisy.Quelque chose comme 200 $.Ça permet de mettre un plus grand nombre de copies en circulation, ce qui donne un plus grand rayonnement au film.Tout le monde est gagnant, le public comme le distributeur et le diffuseur.» Déjà, la Maison du cinéma a vu de gros changements après s\u2019être dotée d\u2019une première salle équipée en numérique.«On a pu sortir des films comme Gabrielle, Joyeux Noël et Vers le Sud en même temps que tout le monde.C\u2019est vraiment la voie d\u2019avenir qui va permettre de démocratiser le cinéma d\u2019auteur.On est quelques salles à faire un travail de pionnier, et de plus en plus de distributeurs sont ouverts au numérique», remarque Jacques Foisy.Vent de changement.numérique KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca FILMS SÉVILLE Avec l\u2019ère du numérique, les copies de films deviennent moins onéreuses.Ce qui permet, comme ce fut le cas avec le film français Joyeux Noël, d\u2019en produire plus et de présenter la production pour un plus large public ARCHIVES, LA TRIBUNE Jacques Foisy Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S6 / Arts et spectacles / Cinéma Un parfum de lavande ii MONTRÉAL \u2014 La trame de ce premier film inspiré d\u2019une nouvelle de William J.Locke a beau se dérouler en 1936, la menace de la guerre est plutôt absente.Il est vrai qu\u2019on est dans un village anglais de pêcheurs, loin de toute actualité politique.Et que Ursula et Janet Widdington, les soeurs au centre du récit interprétées avec classe par deux grandes dames du cinéma britannique, vivent dans le confort bien douillet de leur bourgeoisie.C\u2019est donc comme une apparition presque surnaturelle qu\u2019Andrea (Daniel Brühl) arrive dans leur vie, repoussé par les vagues jusque sur la plage au pied de la falaise de leur demeure.On ne saura presque rien de ce jeune homme à la belle apparence si ce n\u2019est qu\u2019il est Polonais, qu\u2019il connaît l\u2019allemand et qu\u2019il a un certain talent pour le violon.Mystérieux, il vient perturber le petit train-train de ses hôtesses, qui pourraient bien être ses grand-mères, en jouant presque les séducteurs.Le meilleur du film passe là, dans l\u2019ambiguïté de leurs rapports.Entre le pragmatisme de Janet (Maggie Smith) et la sensibilité d\u2019Ursula (Judi Dench), on passe de l\u2019affection maternelle au combat des coqs- ou des poules, puisque ce sont les dames qui se retrouvent du coup rivales.Sur un ton léger, teinté d\u2019un humour noir bien british, Ladies in Lavender (Un parfum de lavande, en version française) ne lève pourtant pas.D\u2019abord, Brühl (Goodbye Lenin) sonne faux.Trop, même dans son supposé allemand langue seconde.La musique, pourtant essentielle dans l\u2019histoire, apparaît artificielle et accessoire.Quant à la prédilection pour la banalité du quotidien et pour le contraste des personnages, approche pourtant digne d\u2019intérêt, elle s\u2019estompe au fur et à mesure que le récit se déroule et se dirige vers un dénouement heureux et facile.La réalisation sobre et classique de Charles Dance, acteur expérimenté et prolifique (Swimming Pool, Gosford Park), repose sur l\u2019opposition d\u2019univers, monde fermé et isolé d\u2019une part, comme la maison Widdington, l\u2019aspect ouvert et inconnu de la mer d\u2019autre part.C\u2019est par là qu\u2019arrive l\u2019étranger et, oui, le danger.Mais ça, Dance ne l\u2019appuie pas trop, abordant en superficie le thème de la xénophobie propre à l\u2019époque.Le cinéaste débutant préfère les clichés d\u2019usage, associant par exemple l\u2019étranger à la sensibilité artistique, faisant presque de lui un troubadour, un gitan.Le personnage d\u2019Olga, peintre paysagiste peu crédible, est l\u2019autre immigrée.C\u2019est par cette jolie blonde, une sorte de femme fatale sans intérêt, qu\u2019Andrea retrouve son salut, son vrai monde.Celui de la musique, de la vie moderne.Les soeurs, elles, retrouveront tristement leur passé.(La Presse) Le survenant sonne faux ACCUSOFT INCL\u2019histoire ne lève vraiment pas dans Un parfum de lavande, film qui met en vedette deux vieilles dames, Janet (Maggie Smith) et Ursula (Judi Dench).JÉRÔME DELGADO Critique La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Cinéma / Arts et spectacles / S7 MONTRÉAL \u2014 Les bas-fonds de New York.Un système corrompu.Des policiers qui s\u2019appellent Jack et Frank.Un petit malfrat afro-américain super gentil au fond.Une course contre la montre et contre des méchants pour faire triompher la justice.On le constate rapidement, 16 Blocks ne s\u2019éloigne pas trop du secteur très fréquenté des films noirs et urbains, empruntant tantôt la ruelle des classiques, tantôt le cul-de-sac des clichés.Jack Mosley (Bruce Willis), policier blasé et alcoolo, doit accompagner Eddie (Mos Def) de sa cellule au palais de justice, où son témoignage est attendu dans un important procès impliquant, comme on l\u2019apprend vite, des policiers.Ce qui ne devait être qu\u2019une promenade de routine sur une quinzaine de rues devient une course à obstacles quand des assassins tentent d\u2019abattre Eddie.Jack appelle ses collègues en renfort, mais il découvre avec horreur qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019intention que ce témoin gênant s\u2019en sorte vivant.S\u2019ensuit, bien sûr, l\u2019inévitable combat entre un seul homme à connaître la terrible vérité contre tout l\u2019effectif policier new- yorkais, impliqué ou non dans ce panier de crabes.Et le compteur tourne, car Eddie doit arriver à l\u2019heure au procès.16 Blocks est tourné en temps réel, à la manière de la série 24, cequi réduit encore son originalité, mais le concept est toujours efficace et haletant pour le public.Le tour du bloc CHANTAL GUY Critique 16 rues ii 1?2 PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Téléfilm Canada a accordé son appui à sept films québécois, mais a refusé La Trilogie des dragons de Robert Lepage.Au total, 35 longs métrages en français avaient été soumis en date du 14 novembre, la première date de dépôt pour l\u2019exercice 2006-2007 en ce qui concerne les demandes d\u2019aide à la production.Plus tôt cette semaine, c\u2019était au tour de la Sodec d\u2019annoncer ses financements de films.Le long métrage de Robert Lepage avait cependant été retenu.Les projets sélectionnés mercredi par Téléfilm Canada marquent le retour de cinéastes réputés comme Erik Canuel (Le Survenant), Gabriel Pelletier (La Vie après l\u2019amour), Benoît Pilon (Roger Toupin, épicier variété), Alain Desrochers (La Bouteille) et Fernand Dansereau (Le Festin des morts).Erik Canuel pourra ainsi tourner Cadavres, Alain Desrochers ira de l\u2019avant avec Adieu Max, Alexis Durand-Brault avec Ma fille, mon ange, Gabriel Pelletier avec Ma tante Aline, Benoît Pilon avec Ce qu\u2019il faut pour vivre (Inuujjutiksaq), Fernand Danse- reau avec L\u2019Heure de la brunante et Micha Wald avec Voleurs de chevaux.En vigueur depuis 2001, le Fonds du long métrage du Canada de Téléfilm vise à augmenter les auditoires canadiens qui vont au cinéma pour voir des longs métrages canadiens, et d\u2019atteindre cinq pour cent des recettes-guichets nationales en 2006.Pendant l\u2019année 2005, le cinéma canadien détenait 5,3 pour cent de la part du marché national \u2014 mais une part de 19 pour cent au Québec.Téléfilm Canada appuie sept films québécois WARBER BROS Jack Mosley (Bruce Willis), un policier blasé, est chargé d\u2019accompagner Eddie (Mos Def) de sa cellule au palais de justice où il est attendu pour témoigner, une ballade d\u2019une quinzaine de rues seulement .Réalisé adéquatement par Richard Donner - qui a souvent rencontré le succès avec des films comme The Omen, Superman, les quatre Lethal Weapon et Conspiracy Theory - le principal raté de cette production est sa prévisibilité.Chaque fois qu\u2019un élément est introduit dans l\u2019intrigue - discussion sur les gâteaux, une enregistreuse perdue, etc.- on devine comment on le retrouvera au final.C\u2019est sans compter les éternels archétypes, absolument pas revisités ici, du policier paumé qui veut faire un dernier bon coup, du Noir de service drôle et insupportablement volubile, ainsi que de l\u2019agent corrompu jusqu\u2019à l\u2019os qui n\u2019arrête pas de mâcher sa maudite gomme balloune.Tout de même, il y a Bruce Willis, qu\u2019on aime bien et dont la carrière est rendue, maintenant qu\u2019il est dans la cinquantaine, dans cet étroit passage où les rôles mènent soit au ridicule, soit à un Oscar.Avec ce film, il n\u2019aura aucun des deux, incarnant très bien son personnage sans pour autant nous étonner comme dans Pulp Fiction ou The Sixth Sense.Bref, pour ceux qui ne sont pas lassés de ce genre, 16 Blocks ne déçoit pas, mais il est de ces films qu\u2019on a l\u2019impression d\u2019avoir déjà vu dès le début du générique.En attendant le quatrième Die Hard, dans lequel Bruce sera encore coincé avec des terroristes.(La Presse) En bref Marisa Minicucci va habiller Diana Ossana MONTRÉAL \u2014 La designer mon- tréalaise Marisa Minicucci s\u2019est envolé pour Los Angeles jeudi avec, dans ses bagages, deux robes destinées à Diana Ossana, en vue de la cérémonie des Oscars qui a lieu demain.La scénariste est en nomination, avec Larry McMurtry, pour la meilleure adaption cinématographique pour le film Brokeback Mountain.Mme Minicucci avait déjà habillé Diana Ossana pour la soirée des Golden Globes.Hilary Swank, une femme au parfum NEW YORK \u2014 Hilary Swank sera l\u2019image et la porte-parole de la nouvelle fragrance que lancera Guer- lain au cours de l\u2019année.«Hilary Swank est d\u2019une beauté radieuse et naturelle, hors de tout stéréotype», a fait savoir le parfumeur français dans un communiqué pour justifier son choix de l\u2019actrice, détentrice d\u2019un Oscar pour Million Dollar Baby.«Son expérience, jalonnée par des choix artistiques risqués en forme de défis, alliée à une personnalité chaleureuse et authentique à l\u2019opposé du moule hollywoodien, font d\u2019Hilary Swank un choix logique pour Guerlain», précise le communiqué qui fait état d\u2019un contrat de trois ans, sans en dévoiler les détails.D\u2019autres «oscarisées» ont été l\u2019image de parfums, dont Nicole Kidman pour Chanel No5, ou Gwyneth Paltrow pour Pleasures d\u2019Estée Lauder.\u2014 ASSOCIATED PRESS et PRESSE CANADIENNE Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S8 / Arts et spectacles / Cinéma LAURA MARTIN laura.martin@latribune.qc.ca Critique KIRIKOU ET LES BÊTES SAUVAGES iii 1?2 SHERBROOKE \u2014 Juste avant le générique, le vieux sage ridé, narrateur omniscient, conclut: «J\u2019espère que les aventures de Kirikou vous ont plu et vous feront du bien longtemps.» Le grand-père en bobettes ne pouvait mieux dire.Parlez-en à mes collègues et amis.Votre dévouée journaliste, qui ne fait pourtant pas partie du groupe cible, a passé des heures, voire des jours, à siff loter «Ki- rikou est petit, mais il est gentil.Kirikou n\u2019est pas grand, mais il est vaillant», tout en singeant des danses zouloues tout à fait incongrues.Rehaussées par la voix du populaire Youssou N\u2019Dour, les chansons de ce dessin animé, qui est campé dans une tribu africaine, font effectivement du bien.Et font sourire.Et nous habitent longtemps.Pas que les musiques.Le nom aussi.Kirikou.Ça roule en bouche.Tout est très joli dans cette suite de Kirikou et la sorcière.Dans le premier volet, qui avait été banni aux États-Unis \u2014 Oh, mon Dieu! On voit des seins! \u2014, Kirikou était devenu adulte à la fin.Ici, on le retrouve enfant, aussi mini qu\u2019avant.Pour les néophytes de la fable de Michel Ocelot, Kirikou est un enfant, haut comme un coeur de pomme, qui pense et agit comme s\u2019il avait cent ans et court comme un serein blessé pourchassé par un chat.Vite.Quand le potager de sa tribu se fera ravager, c\u2019est lui qui chassera la hyène.Quand la tribu se mettra à la poterie, c\u2019est lui qui ramènera l\u2019argent.Quand la méchante sorcière Karaba sortira son dernier plan pour décimer la communauté, c\u2019est aussi lui qui aura l\u2019eureka.À valeur ajoutée Kirikou est un héros, un garçon vaillant qui ne veut jamais dormir.Sorte de Gregory Charles en format réduit.Le personnage est un saint à côté de tous ceux que les enfants fixent sur Vrak.tv.Là est la valeur ajoutée de cette oeuvre, qui a ouvert Cannes en 2005.Elle prône des valeurs communautaires plutôt que de pouvoir et de gloriole personnelle.L\u2019éloge du bio, du développement durable, de la médecine alternative, d\u2019égalité des sexes et de solidarité sont toutes subtilement abordées.Les parents avec une conscience sociale adoreront, auront l\u2019impression que ce film éduquera leurs petits.Et c\u2019est moins contraignant que d\u2019avoir Laure Waridel dans sa maison! Quant aux enfants eux-mêmes, ils se lasseront peut-être du manque d\u2019éclat, de la teneur plus philosophique que guerrière du propos.Mais eux aussi devraient s\u2019extasier devant les dessins nets, juste assez tremblotants pour nous rappeler qu\u2019il y a eu d\u2019autres techniques avant l\u2019ordinateur caché derrière les héros d\u2019enfants actuels.Les couleurs vives donnent droit à plusieurs tableaux de luxuriants et spectaculaires paysages de savanes.Oui, vieux sage, le résultat fait du bien longtemps.Conscience sociale 101 GEBEKA FILMS Kirikou, qui dans son petit format a les meilleurs onguents, est un modèle pour les enfants.Ses aventures, campées dans des paysages luxuriants de l\u2019Afrique, rappellent les valeurs communautaires perdues depuis longtemps de ce côté-ci de la richesse. La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Cinéma / Arts et spectacles / S9 Kamataki iii 1?2 MONTRÉAL \u2014 La présentation de Kamataki au Festival des films du monde l\u2019an dernier a constitué une heureuse surprise.Alors que personne ne l\u2019attendait, Claude Gagnon, qui n\u2019avait rien présenté au grand écran depuis The Pianist il y a 15 ans, est en effet revenu en force avec ce très joli conte initiatique, tourné au Japon.Dès la première scène, le spectateur est invité à entrer dans un univers émotif feutré.Alors que des plans du fleuve Saint-Laurent, tout de glace, sont montrés, une voix de femme \u2014 c\u2019est la mère du protagoniste, une Québécoise \u2014 raconte le désespoir de son fils dans une lettre qu\u2019elle est en train d\u2019écrire à son beau-frère japonais.Gagnon installe ainsi tout de suite un ton qui, sans ne jamais trop appuyer, crée un lien empathique.Ces eaux glacées, ce sont celles dans lesquelles le jeune Ken-Antoi- ne, 22 ans, a voulu se noyer peu de temps après le décès de son père.Aussi le jeune homme accepte- t-il de se rendre au Japon auprès de l\u2019oncle Takuma (formidable Tat- suya Fuji), un potier qui produit des oeuvres de céramique «sans vernis» selon la technique - très ancienne - du kamataki.Il s\u2019agit d\u2019un mode de cuisson où les pièces sont mises à feu dans un four pendant des jours à des températures très élevées.À la fois vieux sage et libre d\u2019esprit, cet oncle enseignera bien évidemment à son neveu, encore fragile sur le plan émotif, deux ou trois petites choses qu\u2019il sait de la vie.Happé par une culture qui, bien que très différente de celle qu\u2019il a connue au Québec, est néanmoins inscrite dans ses gènes, Ken-Antoi- ne en viendra à modifier progressivement son système de valeurs.À cet égard, l\u2019auteur cinéaste fait preuve d\u2019une belle subtilité.Il impose un rythme plus lent, une autre respiration.Il se révèle aussi très habile à illustrer la notion de beauté, laquelle reste très relative, tant sur le plan du domaine artistique que sur celui de la perception des individus.De plus, la très belle atmosphère musicale du film (la partition est signée Jorane) confère à l\u2019ensemble une sorte de sérénité qui, juxtaposée à la quête existentielle du jeune homme, se révèle poignante.Dommage que la distribution ne soit cependant pas d\u2019égale valeur.Tatsuya Fuji et Kazuko Yoshiyuki (vus notamment dans L\u2019Empire de la passion de Nagisa Oshima) ne peuvent être plus impériaux, et le jeune Matt Smiley propose aussi un jeu très fin, mais on aurait aimé pouvoir en dire autant des interprètes des personnages périphériques.Cela dit, Claude Gagnon a réalisé un très beau film.Comme nous l\u2019avions écrit à l\u2019époque de la présentation du film au FFM, Kama- taki fait partie de ces films qui font du bien à l\u2019âme.(La Presse) Du bien à l\u2019âme dans un univers feutré MARC-ANDRÉ LUSSIER Critique FILMOPTION Séjournant au Japon après le décès de son père, Ken-Antoine (Matt Smiley) y apprendra deux ou trois petites choses sur la vie de la bouche d\u2019un oncle sage et libre d\u2019esprit, sorte de conte initiatique dans un univers émotif feutré. Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S10 / Arts et spectacles / Sur nos écrans 16 RUES Film policier de Richard Donner, avec Bruce Willis, Mos Def et David Morse.L\u2019inspecteur Jack Mosley doit escorter Eddie Bunker jusqu\u2019au palais de justice, où il témoignera à charge dans une affaire de meurtre.Le trajet devait prendre à peine dix minutes, le temps de remonter les seize pâtés de maisons, mais tout va déraper.102 min AQUAMARINE Comédie familiale d\u2019Elizabeth Allen, avec Emma Robert, Sara Paxton et Jojo.Deux jeunes adolescentes découvrent qu\u2019une sirène a élu domicile dans une piscine près de chez elles.104 min L\u2019AVION Comédie dramatique de Cédric Khan, avec Isabelle Carré, Vincent Lindon et Roméo Bot- zaris.Le soir de Noël, Charly déballe avec déception une immense maquette d\u2019avion, alors qu\u2019on lui avait promis un vélo.98 min iii CACHÉ Suspense de Michael Haneke, avec Juliette Binoche et Daniel Auteuil.Georges, journaliste littéraire, reçoit des vidéos filmées clandestinement où on le voit avec sa famille, ainsi que des dessins inquiétants et difficiles à interpréter.118 min iiii LES CHEVALIERS DU CIEL Film d\u2019action de Gérard Pirès, avec Benoît Magimel, Clovis Cornillac et Alice Taglioni.Un Mirage 2000 disparaît au-dessus de la mer du Nord.Les capitaines Antoine Mar- chelli et Sébastien Vallois sont immédiatement envoyés en patrouille pour retrouver l\u2019avion.102 min ii1?2 LA COULEUR DU CRIME Drame policier de Joe Roth, avec Julianne Moore, Samuel L.Jackson et Edie Falco.Une femme blanche affirme qu\u2019un homme noir a kidnappé son garçon et volé sa voiture.Les médias rendent l\u2019affaire publique, ce qui déclenche des tensions raciales dans la ville du New Jersey.112 min DESTINATION ULTIME 3 Film d\u2019horreur de James Wong, avec Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman et Texas Battle.Wendy a la vision d\u2019un incident mortel l\u2019impliquant, elle et ses amis, dans un parc d\u2019attraction.Échappant de peu à cet accident, le petit groupe va alors être traqué par la mort.93 min FILM D\u2019AMOUR Comédie romantique de Aaron Seltzer et Jason Friedberg, avec Alyson Hannigan, Fred Willard et Eddie Griffin.La romantique Julia Jones a enfin rencontré l\u2019homme de ses rêves, Grant.Avant le mariage, ils devront rencontrer la belle-famille, et affronter l\u2019amie de Grant.113 min GEORGES LE PETIT CURIEUX Comédie d\u2019animation de Matthew O\u2019Callaghan.Les aventures de Georges, un petit singe facétieux.87 min ii1?2 HUIT EN DESSOUS Drame d\u2019aventure de Frank Marshall, avec Paul Walker, Bruce Greenwood et Moon Bloodgood.Au cours d\u2019une expédition en Antarctique, trois hommes échappent de justesse à la mort grâce à leurs huit chiens de traîneaux, qu\u2019ils doivent laisser derrière eux.121 min KAMATAKI (avec sous-titre français) Drame de Claude Gagnon, avec Matthew Smiley et Tasuya Fuji.Un matin d\u2019hiver glacial, Ken décide de sauter du haut d\u2019un pont de Montréal.Il est sauvé miraculeusement et le destin l\u2019amène au Japon, chez son oncle potier qu\u2019il ne connaissait pas.D\u2019abord sceptique et n\u2019éprouvant aucun intérêt pour quoi que ce soit, Ken découvre graduellement la beauté là où il ne l\u2019avait jamais vue.110 min KIRIKOU ET LES BÊTES SAUVAGES Dessin animé de Michel Ocelot et Bénédicte Ga- lup, avec les voix de Pierre Ndoffé Sarr, Awa Sène Sarr et Robert Liensol.La suite des aventures du petit enfant débrouillard, qui, cette fois, devient jardinier, détective, potier, marchand, voyageur et médecin.75 min iii1?2 UN PARFUM DE LAVANDE Drame de Charles Dance, avec Judi Dench, Maggie Smith et Natascha McElhone.Deux soeurs d\u2019un certain âge découvrent Andrea, un jeune homme échoué sur la plage et gravement blessé.Sa présence dans leur foyer réveille des désirs enfouis chez l\u2019une et l\u2019instinct maternel chez l\u2019autre.104 min MON AMI L\u2019ESPION Film d\u2019aventure de Robert Vince, avec Chris Potter, Richard Kind, Emma Roberts et Guillaume Lemay-Thivierge.Un chimpanzé champion de cirque retrouve son ancien maître, un veuf dont la petite-fille vient d\u2019être enlevée.84 min NOUVEAU MONDE Film historique de Terrence Malick, avec Colin Farrell, Christian Bale et Q\u2019Orianka Kilcher.En 1607, trois bateaux anglais accostent sur la côte du continent nord-américain pour y établir un avant-poste économique, religieux et culturel.149 min LA PANTHÈRE ROSE (V.F.et V.O.A.The Pink Panther) Comédie policière de Shawn Levy, avec Steve Martin, Beyoncé Knowles et Jean Reno.Un célèbre entraîneur de football est assassiné et une bague, ornée du fameux diamant de la Panthère rose, lui a été dérobée.L\u2019inspecteur Jacques Clouseau est chargé de l\u2019enquête.92 min ii1?2 POLLUX, LE MANÈGE ENCHANTÉ Film d\u2019animation de Dave Borthwick, Jean Duval et Frank Passingham, avec les voix d\u2019Henri Salvador, de Vanessa Paradis et de Dany Boon.Le chien Pollux et ses amis se retrouvent aux prises avec le méchant sorcier Zabadie, libéré du manège enchanté et retenant Margote prisonnière des glaces.81 min ii QUE DIEU BÉNISSE L\u2019AMÉRIQUE Drame de Robert Morin, avec Gildor Roy, Sylvain Marcel et Sylvie Léonard.Le 11 septembre 2001, alors que l\u2019Amérique est secouée par les attentats, le voisinage d\u2019un quartier de banlieue a bien d\u2019autres chats à fouetter.Entre autres, retrouver le meurtrier qui s\u2019attaque aux prédateurs sexuels remis en liberté.104 min iii SOUVENIRS DE BROKEBACK MOUNTAIN Drame romantique de Ang Lee, avec Jake Gyl- lenhaal, Heath Ledger et Randy Quaid.Dans le Wyoming de 1963, deux hommes se rencontrent et développent une longue amitié qui se transformera en amour.134 min iiii TRAQUÉ Film policier de Wayne Kramer, avec Paul Walker, Chazz Palminteri et Cameron Bright.Jusqu\u2019à présent, Joey avait toujours réussi à jongler entre son travail secret au service de la mafia italienne et son rôle de père de famille.122 min TROIS POUR UN Comédie romantique de John Hazlett, avec Caroline Dhavernas, Holly Lewis et Amanda Walsh.Pendant leurs vacances d\u2019été, juste avant d\u2019entrer à l\u2019université, trois filles tentent de convaincre un homme plus âgé qu\u2019elles de s\u2019avancer sur leur terrain sexuel.92 min ULTRAVIOLETTE Film de science-fiction de Kurt Wimmer, avec Milla Jovovich, Cameron Bright et Nick Chinlund.Alors qu\u2019une guerre civile entre les humains et les vampires ravage la Terre au 21e siècle, une jeune femme doit protéger un petit garçon de neuf ans menacé de mort.87 min AP Milla Jovovich AP AP Judi Dench Discographie Je suis un chanteur Tu m\u2019as fait mal Mario Pelchat Couleur passion Pelchat C\u2019est la vie VII Noël avecJireh Là où je vais 1982 1983 1988 1990 1993 1995 1999 2004 2006 La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Chanson / Arts et spectacles / S11 JEAN BEAUNOYER MONTRÉAL \u2014 Mario Pelchat lance l\u2019album le plus important de sa carrière, celui qui devrait lui permettre de réaliser le rêve de sa vie : percer le marché français et s\u2019installer parmi les incontournables de la chanson francophone à titre d\u2019auteur, compositeur et d\u2019interprète.Le Monde où je vais, son 12e disque à ce jour, est un projet fort ambitieux qui a coûté cinq fois le montant habituellement accordé à un enregistrement de ce genre grâce à la confiance de la compagnie EMI en France.Enregistré au Studio Guillaume Tell à Paris et en Belgique, Le Monde où je vais (en magasin le 7 mars) est le premier d\u2019une série de quatre albums de Pelchat que produira EMI durant les prochaines années.Et il s\u2019agit d\u2019un engagement ferme, par contrat.En somme, EMI mise énormément sur Mario Pelchat, qui obtient ainsi la chance de sa vie.«J\u2019ai attendu ce moment-là toute ma vie, confie Pelchat.Et toute ma vie, je me suis fait de fausses joies.Alors j\u2019évite de m\u2019emballer trop vite.Mais je mesure l\u2019importance du projet et j\u2019ai voulu mettre toutes les chances de mon côté.» Pelchat s\u2019est entouré de plusieurs collaborateurs pour la création de cet album.Parmi eux, notons la présence de Maurane, avec qui il interprète en duo Reste de Paul Piché; Lynda Lemay, qui chante avec lui Chacun fait sa musique, et Catherine Lara, qui a réalisé, arrangé et qui joue même du violon sur trois titres.Frank Eulry et Jean-Félix Lalane se partagent la réalisation des autres chansons de l\u2019album.Pelchat entend aussi faire de nombreux voyages aller-retour entre la France et le Québec durant les prochaines années et accepte les nombreux sacrifices qu\u2019exige une carrière internationale.Il a perdu 15 livres, écrit de plus en plus souvent et a mis de l\u2019ordre dans sa vie.D\u2019abord un imprésario fiable, Lionel Lavault, Québécois d\u2019origine française qui lui a redonné confiance.Puis une meilleure gestion de ses affaires.Enfin, une belle harmonie avec l\u2019ex-femme de sa vie.Se sortir des comédies musicales À vrai dire, je croyais que Mario Pelchat avait déjà ses entrées en France depuis ses prestations dans les comédies musicales La Vie en bleu, Notre-Dame de Paris, Les Dix Commandements et Don Juan.«Il ne faut pas croire que la comédie musicale est un tremplin pour une carrière personnelle.C\u2019est un bon moyen pour apprendre son métier, mais, au bout d\u2019un moment, il faut savoir se retirer.J\u2019ai arrêté de jouer dans Don Juan avant qu\u2019on m\u2019appelle monsieur comédie musicale.Depuis 1999, je n\u2019avais pas produit de nouvelles chansons : il était grandement temps de sortir un album original et de m\u2019occuper de ma carrière.» Et c\u2019est justement à cause de ses nouvelles chansons que EMI a misé sur lui.Aznavour, Barbara, Alain Souchon, Françoise Hardy, Raphaël, Dao enregistrent chez EMI.C\u2019est la maison des artistes qui interprètent leurs chansons, et Pel- chat sera le seul Québécois qui fera partie de ce groupe sélect.L\u2019album sortira en mai en France et, déjà, la major prépare une campagne de promotion et des spectacles.«L\u2019avantage de ne pas être trop connu en France, c\u2019est que je peux partir à neuf sans vivre avec les préjugés, poursuit Pelchat.À 42 ans, j\u2019ai tout le temps devant moi pour m\u2019imposer à titre d\u2019auteur- compositeur.Goldman doit bien avoir 55 ans et sa carrière est en progression.«Au Québec, le chemin a été long.J\u2019ai commencé en chantant les chanson des autres alors que j\u2019étais un teenage idol.Après, je me suis mis à écrire mes chansons.Eddy Marnay, qui a écrit pour moi, m\u2019a encouragé, surtout à la fin de sa vie, à écrire mon propre matériel.Lynda Lemay m\u2019a également encouragé à composer.Mais j\u2019ai toujours eu plus de facilité à écrire pour les autres.La chanson-titre de l\u2019album, Le Monde où je vais, je l\u2019avais composée pour la chanteuse Marie-Lou.Heureusement que je l\u2019ai récupérée.J\u2019ai encore beaucoup de difficulté à écrire pour moi et je regrette de ne pas avoir plus de chansons de moi sur cet album (six, en fait).Sûrement une question de pudeur, mais mon prochain album ne sera assurément composé que de mes chansons.» Et il y sera encore question d\u2019amour, un thème que privilégie Pelchat qui se garde bien d\u2019être fleur bleue.«Les gens qui pensent que les chansons d\u2019amour sont quétaines réalisent qu\u2019ils en ont besoin.Il faut être réaliste : tout le monde est en quête d\u2019amour et il ne faut surtout pas se gêner pour parler des vraies affaires.» Mais Pelchat a élargi ses horizons et, sur son nouvel album, il est question de la violence faite aux enfants (Arrêtez-les) et de l\u2019incertitude (Des milliards de personnes, Le Monde où je vais).Dieu sait où ce monde le mènera.Probablement à l\u2019Olympia.(La Presse) L\u2019occasion d\u2019une vie LA PRESSE,ANDRÉ PICHETTE Mario Pelchat, à titre d\u2019auteur, commence une nouvelle vie avec la maison d\u2019édition EMI et son tout dernier disque, Le monde où je vais. KATHLEEN LAVOIE QUÉBEC \u2014 Comme la poule et l\u2019oeuf, la folie et le rock\u2019n\u2019roll sont si intimement liés qu\u2019il est quasi impossible de déterminer où commence l\u2019un et se termine l\u2019autre.De Elvis à Alice, en passant par Janis, l\u2019histoire du rock ne tarit pas d\u2019exemples de surconsommation d\u2019alcool et de drogues, de comportements sociaux erratiques, d\u2019exhibitionnisme, de provocation, d\u2019agressivité et, oui, de délire.Observateur privilégié de la chose, le psychothérapeute californien Phil Towle, un spécialiste des conflits familiaux qui a pratiqué pendant 30 ans en clinique privée avant de devenir «coach de performance» auprès de célébrités, a accompagné des groupes comme Audioslave et Metallica pendant les pires moments de leur histoire.Documentées dans le film Some Kind of Monster (2004) des cinéastes Joe Berlinger et Bruce Sinofsky, les consultations du «Dr.Phil» n\u2019apportent peut-être pas de réponse quant à l\u2019origine du mal qui rongeait le groupe de James Hetfield, mais exposent de façon percutante la complexité des relations interpersonnelles dans le monde du rock.Le problème, estime Phil Towle, c\u2019est que les célébrités remettent souvent à plus tard, dans l\u2019euphorie du succès-qui-fait-tout-oublier, le moment tant redouté de se regarder dans le miroir.«On m\u2019a décrit l\u2019état d\u2019euphorie qui vient avec le succès comme étant équivalent à gagner la loterie tous les soirs.On me dit que c\u2019est meilleur que le sexe ! C\u2019est un sentiment qui crée une dépendance telle et qu\u2019il fait perdre toute perspective sur la vraie vie.(.) Il ne faut pas chercher très loin pour comprendre pourquoi tous ces groupes prolongent leur carrière bien au-delà de leur gloire.Ce n\u2019est ni une question d\u2019argent, ni une question de mode de vie.C\u2019est la constante quête de cette sensation.C\u2019est triste et dégradant, mais une fois qu\u2019on a essayé cette drogue, on ferait tout pour y retoucher.» Dans ce contexte de fuite permanente, les fous du rock préféreront oublier leurs démons en les noyant dans l\u2019alcool et la drogue, plutôt que de les affronter et cheminer sur le plan personnel.Un comportement très adolescent, qui dénote un refus de vieillir, explique Phil Towle.«Les artistes deviennent complètement intoxiqués par le succès et la célébrité.(.) Si, en plus, ces artistes, comme c\u2019est souvent le cas, sont angoissés ou éprouvent des difficultés à entrer en relation et qu\u2019ils se soulagent par la drogue, ils remettent indéfiniment le moment où ils devront faire face à la réalité.» Le défi, pour l\u2019artiste, est d\u2019arriver à prendre suffisamment de recul pour évaluer sa propre condition avec justesse.«Ils en viennent à se voir comme le public les voient, renchérit Phil Towle.En même temps qu\u2019ils doivent gérer leur syndrome de l\u2019imposteur.Dans notre société, tout le monde, même les célébrités, vivent des problèmes d\u2019estime de soi», constate-t-il.En ce sens, le Jerry Maguire de la psychothérapie (»moins de clients, plus d\u2019attention») croient que les fans ont également une part de responsabilité dans la déchéance de leurs idoles.«Entre nos héros et nous, il y a cet étrange pacte qui fait qu\u2019on veut être divertis à un niveau où nous ne sommes nous-mêmes pas prêts à aller.Ce sont des comportements extrêmes qu\u2019on admire.Qui n\u2019a jamais rêvé de coucher sans conséquences ?de détruire des chambres d\u2019hôtel ?de faire la fête tous les jours ?d\u2019avoir des fans à ses pieds ?C\u2019est un fantasme que nous contribuons à garder vivant.On a tout sauf envie d\u2019envoyer une carte de sympathie quand il y en a un qui se pète la gueule.On a plutôt le réflexe de se choquer et de dénigrer l\u2019artiste.» Tant que la musique est à la hauteur, au diable la santé mentale de ceux qui la composent ! s\u2019indigne Dr Phil.«On s\u2019attend à des choses grandioses de personnes rendues à ce stade-là de la célébrité.Mais en vérité, on ne connaît pas réellement ces personnes, on ne se préoccupe pas d\u2019eux outre-mesure sur le plan personnel.On se fout un peu qu\u2019ils s\u2019autodétruisent.Même qu\u2019on est plutôt fascinés par ça.Quand un artiste doit performer, qu\u2019il soit en forme ou non, on s\u2019attend qu\u2019il performe, pas qu\u2019il se repose.Ç\u2019a en dit long au niveau d\u2019égoïsme où nous en sommes rendus en tant que société.» s\u2019inquiète-t-il.Seuls se sortent de la spirale infernale de l\u2019autodestruction ceux dont la vie trouve un sens en dehors d\u2019eux-mêmes, pense Phil Towle.«Les personnes que le succès n\u2019intoxique pas sont souvent des gens très terre-à-terre.Je pense à des groupes comme U2 ou le Dave Matthews Band.Bono est quelqu\u2019un qui a choisi de se servir de sa notoriété pour appuyer une cause.Au lieu d\u2019être centré sur lui, il se préoccupe d\u2019autres personnes.C\u2019est une attitude saine.Mais quelqu\u2019un qui est en mode de survie, comme James (Hetfield) l\u2019a longtemps été, ne pense pas aux autres.» Phil Towle ne serait pas psychothérapeute, s\u2019il ne croyait pas dans les chances de réhabilitation de ses clients.Selon lui, c\u2019est parce qu\u2019ils en avaient la volonté que les membres de Metallica ont été capables de résoudre leur crise interne.(Le Soleil) Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S12 / Arts et spectacles / Musique Le rock mène-t-il à la folie?Ou l\u2019inverse?ARCHIVES, LA PRESSE Selon le psychothérapeute Phil Towle, c\u2019est parce qu\u2019ils avaient la volonté que James Hetfield et les membres de Metallica ont été capables de résoudre leur crise interne. ?La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Chanson / Arts et spectacles / S13 ALEXANDRE VIGNEAULT MONTRÉAL \u2014 Bénabar était dans les coulisses des Folies Bergères lorsqu\u2019on l\u2019a eu au téléphone en début de semaine.Il s\u2019apprêtait à effectuer des ajustements au sixième et dernier concert qu\u2019il donnait mardi dans la célèbre salle parisienne.«Là, on travaille plus des détails, des trucs qui n\u2019ont pas marché la veille, de petites idées.Je ne suis pas perfectionniste, se défend-il.Plutôt du genre à vouloir essayer de nouvelles choses chaque soir.» Reprises des négociations, son plus récent album, arrive au Québec poussé par un vent favorable: des critiques positives, malgré quelques bémols, et des ventes d\u2019au moins 300 000 exemplaires, selon le quotidien Libération.Un succès qui s\u2019additionne à ceux de ses disques précédents \u2014 en partie regroupés au Québec sur un album intitulé Couche-tard et lève-tôt \u2014 et qui place le chansonnier de Belleville dans le peloton de tête des artisans de ce qu\u2019on appelle la «nouvelle chanson française.» Bénabar est un chanteur populaire, aux sens propre et artistique du terme.Moins deuxième degré que Vincent Delerm, moins déjanté que Camille, moins rêveur que Fersen, mais pas moins intéressant pour autant.Il assume son côté variétés sans mettre de guillemets et avoue sans détour vouloir se distancier d\u2019une tradition un peu lourde à porter.«Je ne crache pas du tout dans la soupe, précise-t-il toutefois.Je ne dénigre pas du tout le truc, mais il y a quand même un danger au côté un peu trop intégriste de la chanson française qui fait systématiquement référence à Brel ou Brassens.Vu la taille des modèles, ce côté un peu poussiéreux est un peu dangereux.Ça peut être castrateur.» Il a choisi d\u2019adopter une attitude à la fois décontractée et décomplexée.«J\u2019essaie d\u2019assumer mes références en sachant très bien qu\u2019il y a eu des auteurs nettement meilleurs que moi, qui ont fait des chansons dix fois plus belles que les miennes sur les mêmes sujets», dit-il, sans la moindre trace de fausse humilité ou d\u2019autodérision.Il a beau être tributaire du passé, au plan formel surtout, mais parfois aussi au plan sonore, il n\u2019en fait pas une maladie.Faire parler les objets «On a essayé de faire plus pop, même si ça reste encore chanson française, dit-il à propos de Reprises des négociations.On a voulu aller plus vers la pop, vers les variétés.» Ça ne l\u2019empêche pas de lorgner vers l\u2019Amérique et aussi de s\u2019inspirer, momentanément, des guitares rock ambiantes à la Coldplay.Il n\u2019en demeure pas moins que c\u2019est d\u2019abord et avant tout son talent d\u2019auteur qui happe et séduit.Reprise des négociations, comme les disques précédents de Béna- bar, est érigé sur deux principes contradictoires: la vie vaut la peine d\u2019être vécue, mais bon Dieu qu\u2019elle fait chier parfois! Il y a à la fois une grande tendresse et une certaine dureté dans une chanson comme Qu\u2019est-ce que tu voulais que je lui dise?où il cherche notamment les mots qu\u2019il faut pour consoler un ado qui vit sa première peine d\u2019amour.sans lui dire que ça lui arrivera encore et que ça lui fera peut-être encore plus mal la prochaine fois.Bénabar, loin d\u2019adopter le ton pleurnichard de ces ballades mettant en vedette des coeurs brisés, sait trouver l\u2019équilibre entre l\u2019émotion, le détachement, la formule poétique, l\u2019humour et l\u2019humanité qu\u2019il faut pour parler de nos petites vies modernes.«Ma perception de l\u2019existence, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas se laisser abattre, dit-il.La vie est parfois laide, mais elle est belle aussi.Il faut quand même vivre, prendre du bon temps et chatouiller les enfants.» (La Presse) La vie n\u2019est pas qu\u2019une salope ANNEXE COMMUNICATIONS Bénabar pose un regard d\u2019écrivain sur le monde.Sa plume sait faire parler les objets et peint avec une grande habileté les tragicomédies de nos petites vies modernes. STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les jeunes qui, depuis 2002, ont passé une partie de leurs étés aux journées Ad libitum des Cordes de l\u2019Estrie, peuvent être fiers d\u2019une de leurs professeures: depuis septembre, Caroline Ché- hadé étudie à la très renommée Manhattan School of Music.«Grâce à Anne Robert, mon professeur au Conservatoire de Montréal.Elle m\u2019a suggéré de participer à un stage d\u2019été au Texas où enseigne sa soeur Lucie, qui est aussi professeure à la Manhattan School.Nous avons aimé travaillé ensemble.À la fin de mon conservatoire, je l\u2019ai donc contactée et elle a recommandé ma candidature.» La jeune violoniste originaire de Repentigny apprend depuis à découvrir New York, s\u2019est fait des amis de partout dans le monde, a joint différents orchestres.«C\u2019est très agréable de vivre ici.Mon objectif est de faire une autre année.Après, je ne sais pas encore.L\u2019international m\u2019attire, mais les Cordes de l\u2019Estrie m\u2019ont fait découvrir le plaisir d\u2019enseigner.Et j\u2019aime les enfants.» Comment Caroline a-t-elle abouti en Estrie en été 2002?Elle a pour très bonne amie la violoniste sher- brookoise Andréa Picard, collègue d\u2019études au conservatoire, et qui enseignait déjà au camp estival de l\u2019école estrienne.«Cette expérience m\u2019a permis de comprendre le processus d\u2019enseignement et de trouver des trucs pour les élèves.» Pas étonnant qu\u2019Andréa et elle participent samedi aux deux con- certs-bénéfice des Cordes de l\u2019Es- trie.Elles joueront notamment huit duos de Bartok aux thèmes ludiques, comme la cornemuse et le moustique.Quand Andréa interprétera Introduction et rondo capricioso de Camille Saint-Saëns, Caroline aura déjà joué la Toccata du Concerto en ré majeur d\u2019Igor Stravinsky.D\u2019autres jeunes violonistes de talent de la région (Christelle Ber- geron, Shonna Angers, Noémy Ga- gnon-Lafrenais, Samuel Gaucher), la pianiste Lucie Montsarrat- Chanon ainsi que quelques membres de la relève se mesureront à Bach, Schumann, Vivaldi, Grieg et Kreisler.Quant à Caroline, elle tentera bientôt sa chance pour être admise dans des écoles d\u2019été en France et en Italie.Pour y arriver, elle a notamment dans son curriculum vitae le prix John-Newmark du concours Prix d\u2019Europe 2004 et le prix I Mu- sici de l\u2019Orchestre symphonique de Trois-Rivières.Caroline Chéhadé Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S14 / Arts et spectacles PC Sheila Copps PC Line Beauchamp VOUS VOULEZ Y ALLER Les Cordes de l\u2019Estrie Concert bénéfice Samedi 4 mars, 16 h et 19 h 30 Salle Bandeen, Université Bishop\u2019s Entrée: 20 $ (étudiants: 10 $) STÉPHANIE BÉRUBÉ MONTRÉAL \u2014 Elles reçoivent des milliers d\u2019invitations par année.Premières de films, lancements d\u2019albums, vernissages d\u2019expositions.Et soirs de galas.Ce qu\u2019elles n\u2019aiment pas beaucoup.Car elles risquent, chaque fois, d\u2019être la cible d\u2019un artiste revendicateur (et parfois furieux) qui profite de sa tribune pour défendre une cause.Line Beauchamp, Agnès Maltais, Diane Lemieux, Bev Oda, Liza Frulla et Sheila Copps ont en commun de défendre ou d\u2019avoir défendu la culture au cabinet des ministres.À quelques jours du 8 mars, elles parlent de ce rôle unique et du fait que la culture soit si souvent confiée à des femmes.Depuis 20 ans, au Québec, le ministère de la Culture n\u2019a été confié qu\u2019une seule fois à un homme.Et encore, dans des circonstances exceptionnelles.«C\u2019est vrai! Il n\u2019y a eu que des femmes depuis 20 ans! Je suis surpris d\u2019être surpris, lance Jacques Parizeau.À quelque part, ça veut dire que ma féministe de mère m\u2019a influencé dans le bon sens.» Au milieu des années 90, le premier ministre Jacques Parizeau avait repris la Culture après les courts et infructueux séjours de Rita Dionne-Marsolais et Marie Malavoy à ce ministère.La première avait quitté son poste à la suite de mésententes avec le milieu; la seconde avait dû démissionner après qu\u2019on eut appris qu\u2019elle avait voté sans avoir la citoyenneté canadienne.Inéquation «Il n\u2019y a eu que des hommes jusqu\u2019au milieu des années 70.Ça s\u2019explique : il n\u2019y avait pas de femmes en politique!», calcule Diane Lemieux, qui a occupé le poste durant deux ans.Mais encore: si on regarde le pourcentage de femmes parlementaires et qu\u2019on le compare à la fréquence à laquelle ces femmes se sont retrouvées avec la culture entre les mains, il y a inéquation.La domination féminine se confirme aussi à Ottawa.Depuis la fondation du ministère du Patrimoine, né du ministère des Communications en 1993, la culture a toujours été entre des mains féminines.À une exception près.«Je crois qu\u2019au Canada, on a encore cette pensée que l\u2019art est quelque chose de très féminin, se risque la ministre du Patrimoine sortante, Liza Frulla.Les artistes, les auteurs sont souvent des gens qui comprennent bien l\u2019émotion.Et dans le milieu politique, on ne montre pas trop ses émotions.Au lendemain des élections du 23 janvier, j\u2019étais triste et je le disais.Mes collègues masculins qui avaient été battus restaient impassibles.Mais c\u2019est évident qu\u2019eux aussi avaient de la peine.» Selon Liza Frulla, les politiciens sont souvent mal à l\u2019aise avec les artistes, dans ce milieu d\u2019émotions; les politiciennes, moins.«On tombe dans le cliché de la sensibilité, tranche Agnès Maltais.Et c\u2019est dommage parce que je pense à deux, trois hommes qui auraient été de très bons ministres de la Culture.André Bois- clair aurait été un bon ministre de la Culture.C\u2019est un peu bête de se passer de ça.» (La Presse) Des cordes, de l\u2019Estrie à New York Madame la ministre de la Culture La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Livres / Arts / S15 PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Louis Hamelin s\u2019est tu pendant quatre ans et demi, long moment pour plusieurs lecteurs qui attendaient un nouveau roman.Il effectue son retour avec en main une douzaine de nouvelles réunies sous le titre Sauvages.Laissant en plan un roman qui exige des recherches exhaustives, il a eu envie d\u2019explorer un genre qu\u2019il ne connaissait pas.La nouvelle lui a semblé un exercice libérateur.«C\u2019est très différent comme approche.Le roman, souligne-t-il, il faut s\u2019y rendre.Ça prend du souffle et de l\u2019endurance.» Louis Hamelin s\u2019est pris au jeu de la nouvelle en racontant une histoire, en jonglant avec les ellipses, en sautant dans le vif des sujets.Les longues descriptions à la Balzac sont bannies de cette forme d\u2019écriture et il s\u2019est astreint à raconter en 12 pages la vie d\u2019un personnage.Tout un défi.Dans le roman, les variations sont de bon ton.Dans la nouvelle, on concentre tout pour aller à l\u2019essentiel.L\u2019auteur, que le genre amuse, est tout de même conscient que lecteurs et libraires nourrissent quelques préjugés à l\u2019égard de la nouvelle.«Elle fait travailler davantage le lecteur, admet-il.Il lui faut concentrer sa lecture pour peser tous les sens.C\u2019est ouvert et en même temps plus mystérieux.À la lecture d\u2019un roman, continue-t-il, on se laisse plus aisément prendre par la main.» Louis Hamelin, chroniqueur et critique littéraire au journal Le Devoir, se spécialise dans la littérature américaine.Son analyse l\u2019a amené à regarder de plus près ce qui fait partie de la tradition.Aux États-Unis, plusieurs grands auteurs s\u2019adonnent régulièrement à ce genre, trouvant dans les magazines de tout acabit le diffuseur idéal.Il regrette qu\u2019on ne réserve pas la même place de choix aux écrivains d\u2019ici.«Le marché a une influence énorme sur la littérature.» Au Québec comme en France, le roman est souverain.On n\u2019y a pas d\u2019équivalence comme le New Yorker, le Playboy ou encore le Vogue qui s\u2019enorgueillissent de publier les textes d\u2019auteurs renommés.Hemingway, Fitzgerald ont eu droit à ce traitement.Dans Sauvages, Louis Hamelin plonge au coeur même de notre culture, donne une large part aux Indiens qui ont été très importants dans toutes les phases de sa vie et qui font aussi partie de notre paysage.Dans leur sillage, il a appris beaucoup et retient ce grand respect que vouent les jeunes Amérindiens à leurs aînés.Louis Hamelin a écrit six romans.Le dernier est Le Joueur de flûte, paru en 2001.De la contre-cul- ture, Louis Hamelin garde un très bon souvenir.Pour lui, cette époque est presque mythique.Il dit faire toujours partie de cette lignée- là.Il travaille présentement à un septième roman dont il ne dévoile aucune idée.Il avoue être devenu superstitieux comme le PQ face au référendum.Nouvelliste ou romancier, Louis Hamelin espère être le même écrivain.Il aspire à la maîtrise des deux genres et rêve de devenir un jour, dans dix ou vingt ans, qui sait, un Québécois reconnu hors des frontières.ARCHIVES, LA PRESSE Avec Sauvages, Louis Hamelin a trempé sa plume à l\u2019encre des nouvelles.Louis Hamelin s\u2019investit dans la nouvelle Ses romans La rage Ces spectres agités Cowboy Betsi la rousse Le soleil des gouffres Le joueur de flûte 1989 1991 1992 1994 1996 2001 ?Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S16 / Arts et spectacles / Danse PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Décidément, le Théâtre de la Ville sied bien à la chorégraphe Marie Chouinard.Deux ans exactement après le triomphe de Chorale, spectacle animal, drôle et sensuel, la Montréalaise remporte une nouvelle fois l\u2019adhésion du public et de la critique avec bODY- rEMIX/vARIATIONS-gOLBERG, créé en juin dernier à la Biennale de Venise et en février à Montréal.Les habitués du temple parisien de la danse contemporaine forment un public exigeant, parfois sectaire.Mardi soir lors de la première, ils ont unanimement ovationné la dernière oeuvre de Marie Chouinard.Dans l\u2019ensemble, la critique est allée dans le même sens, séduite par cette «danse déchiquetée pour corps hérissés de béquilles» (Le Monde), exécutée par les 10 danseurs «prodigieux» (Libération) de la compagnie montréalaise.«Le pied ouvre la voie du sexe.Marie Chouinard ne le cache pas sous les tutus» Dans ce spectacle, Marie Choui- nard explore les souffrances que la danse classique impose au corps.Pour la première fois, ses danseuses portent des pointes, mais à ces «symboles du dressage du danseur classique» s\u2019ajoutent des prothèses (béquilles, déambulateurs, fauteuils roulants, harnais) et des tubes en métal portés à même la peau, collés au milieu du front ou du ventre.En déformant avec «outrance et malice» les codes de la danse classique, Marie Chouinard parvient à créer ce que Le Monde appelle «le corps de ballet le plus mutant du moment».Pour illustrer ce détournement, le musicien Louis Dufort a remixé (torturé?) «Les Variations Goldberg» de Bach, telles que les a interprétées Glenn Gould dans son enregistrement historique de 1981.«Symphonie dissonante, bODY- rEMIX/vARIATIONS-gOLBERG s\u2019affranchit de tous les us et coutumes pour fouetter l\u2019imagination du corps en mouvement», a encore écrit Le Monde.Mais le handicap n\u2019est pas l\u2019unique thème de ce ballet claudiquant, qui glisse rapidement vers les jeux érotiques et le sadomasochisme.«La chorégraphe s\u2019est emparée du pied de la ballerine torturé dans son chausson de bois recouvert d\u2019un doux satin rose, a analysé Libération.Elle s\u2019attaque ardemment à ce symbole du classicisme.Objet fétiche autant que les accessoires qui sont des agrès pour propulser la danse, le pied ouvre la voie du sexe.Marie Chouinard ne le cache pas sous les tutus.» Libération n\u2019a pourtant pas complètement marché dans cette histoire, et a fini par juger «fort commune» cette pièce «un peu répétitive dans ses thèmes et finalement plutôt classique».«On a connu une Chouinard plus libérée», s\u2019est exclamé le quotidien, après avoir rappelé que Marie Chouinard est une «perfor- meuse hors du commun».Le Figaro a concédé de son côté que ces «Variations Goldberg» étaient «sans doute un peu longues».Mais pour le reste, il a trouvé que Marie Chouinard avait réussi une «pièce au cordeau», aux images «fortes et incarnées» et qui dépasse largement «l\u2019exercice de style ou de démolition, pour montrer la souffrance mais surtout le plaisir instinctif de danser».Les variations de la chorégraphe Marie Chouinard séduisent ALAIN ROBERGE, LA PRESSE La chorégraphe montréalaise Marie Chouinard séduit critiques et publics français avec bODY-rEMIX/vA- RIATIONS-gOLBERG, La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Exposition / Arts et spectacles / S17 JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Avec ses photographies anciennes toujours aussi vibrantes et sa collection de caméras qui ont su figer sur papier, sur carton et sur métal le temps d\u2019un autre temps, le Musée populaire de la photographie de Drummondville, le premier du genre au Québec, a ouvert ses portes au sous-sol de l\u2019église Saint-Frédéric.C\u2019est le Drummondvillois Jean Lauzon qui a mis au point cette exposition permanente, fruit d\u2019un rêve longtemps immergé en chambre noire, qui voit le jour au bout de trois années d\u2019efforts et d\u2019investissements personnels.«C\u2019est dans un avion qui me ramenait d\u2019Europe, où je venais de visiter ce genre de musée, notamment en France et en Suisse, que l\u2019idée m\u2019est venue de lancer cette entreprise», raconte le photographe de carrière, docteur en sémiologie des arts visuels, ancien président de la Société d\u2019histoire de Drum- mondville et ex-journaliste à La Tribune.Plus qu\u2019une simple exposition, le MPP, qui, par définition est un lieu public de recherche et d\u2019enseignement dédié à la préservation, l\u2019étude, le rayonnement et la reconnaissance de la photographie, propose une salle de lecture, entourée de livres rares et d\u2019images photographiques, une boutique, des conférences, des ateliers, des cours, des notes explicatives sur des pièces de collection retraçant l\u2019histoire de la photographie et les nombreux visages qu\u2019elle a revêtus depuis plus de 150 ans.Pourquoi un musée de la photographie?«Pourquoi pas?rétorque le fondateur.C\u2019est non seulement le premier musée à Drummondville mais le premier consacré à la photographie au Québec.En Europe, il y en a plusieurs.J\u2019étais bien placé pour tenter quelque chose.Et ce n\u2019est pas fini.C\u2019est un projet en évolution, animé d\u2019un souci d\u2019excellence, qui doit devenir une référence importante pour la recherche photographique».Le lieu ne pouvait être mieux choisi.Le vaste sous-sol de l\u2019église Saint-Frédéric, qui n\u2019était pas le premier choix de Jean Lauzon, est très approprié.Les murs sont hauts et la pièce incite à la réflexion et à la découverte dans une impression de flottement où rien n\u2019est figé.Localisé dans le centre-ville, un secteur qui a bien besoin de nouvelles initiatives, le Musée populaire de la photographie de Drummondville présente une configuration mettant en relief la rencontre entre l\u2019actuel et l\u2019ancien, entre une architecture quasi-centenaire et un environnement physique contemporain.Essentiellement issus de la collection personnelle de M.Lauzon, les nombreux objets exposés proviennent aussi partiellement de prêts ou de dons en provenance du public qui a contribué au projet.Environ 10 pour cent des appareils en montre proviennent des collections photographiques du Village québécois d\u2019antan.Dans la série de conférences publiques que présente le MPP, notons celle du 2 mars, de Jacques Bourret, professeur de physique (optique et photographie), et celle du 26 avril, de Jean-Pierre Hénault, spécialiste des appareils photos (photographie numérique).Le coût d\u2019entrée est fixé à 7 $.L\u2019établissement est ouvert au public du mercredi au dimanche, de 11h à 17h.La photographie entre au musée LA TRIBUNE, JEAN-PIERRE BOISVERT Le Musée populaire de la photographie que vient d\u2019ouvrir Jean Lauzon offre à voir des photos, certes, mais aussi de magnifiques appareils comme celui-ci.Drummondville ouvre la première institution du genre au Québec MUSÉE DE LA NATURE ET DES SCIENCES 225, rue Frontenac, Sherbrooke \u2022 Techo genre bio \u2022 Au fil des saisons \u2022 Votre incroyable cerveau Mercredi au dimanche, 10 h à 17 h.Groupes: tous les jours, sur réservations.Info: (819) 564-3200 MUSÉE DES BEAUX-ARTS 241, rue Dufferin, Sherbrooke \u2022 Manières et matières, collection du Musée \u2022 «Alfred Pellan (1906-1988); l\u2019exposition présente 34 oeuvres sur papier (estampes, sérigraphies, aquatintes).Jusqu\u2019au 23 avril \u2022 Visite commentée le mardi à 14 h.Mardi au dimanche, 12 h à 17 h.Info: (819) 821-2115 SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE 275, rue Dufferin, Sherbrooke \u2022 Sherbrooke 1802-2002, deux siècles d\u2019histoire.\u2022 Le papier, fibre de notre histoire; découvrez l\u2019industrie des pâtes et papiers et son rôle dans le développement socio- économique de la région.Jusqu\u2019au 28 mai.\u2022 Ateliers de fabrication de papier à l\u2019ancienne offerts aux visiteurs sur réservation.Mardi au vendredi, 9 h à 17 h; samedi et dimanche: 13 h à 17 h.Info: (819) 821-5406 MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE BROMPTON 101, rue St-Joseph, Bromptonville \u2022 «Entre le bleu et le vert, il y a 25 ans», exposition rappelant les 25 ans du CPE Les Stroumpfs de Bromptonville.Vernissage le 4 mars, à 13 h.Pour tout le week-end.Info: (819)846-1122 CENTRE CULTUREL ET DU PATRIMOINE UPLANDS 9, rue Speid, Lennoxville \u2022 Exposition du Club photo de Sherbrooke intitulé «Sherbrooke et ses arrondissements».Jusqu\u2019au 26 mars.Du jeudi au dimanche, 13 h à 16 h 30.Info: (819) 564-0409 SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE ET DU MUSÉE LENNOXVILLE-ASCOT 9, rue Speid, Lennoxville \u2022 Exposition intitulée «Lennoxville à la carte» (cartes historiques et contemporaines).Jeudi au dimanche, 13 h à 16 h 30 Info: (819) 564-0409 MUSÉE BEAULNE 96, rue de l\u2019Union, Coaticook \u2022 Exposition «Il faudra bien se couvrir», jusqu\u2019au 19 mars.\u2022 Exposition «Frisson», collectif d\u2019oeuvres récentes de l\u2019association des Arts Fleurimont.Jusqu\u2019au 16 avril.Info: 849-6560 MUSÉE DU BRONZE 1760, chemin Dublin, Inverness \u2022 Bronze, poésie, papier, collectif portant sur le thème de la poésie.\u2022 Exposition de bronzes d\u2019Alfred Laliberté, de la série Coutumes, légendes et métiers de la Nouvelle-France.\u2022 La Collection-édition du Musée.Tous les jours, 10 h à 17 h (du lundi au vendredi, groupes sur réservation).Info: (418) 453-2101 MUSÉE INTERNATIONAL D\u2019ART NAÏF YVON-M.-DAIGLE 81, rue Desjardins, Magog \u2022 L\u2019Art Huichol - Trésor du Mexique.Mercredi au dimanche, 13 h à 17 h.Info: (819) 843-2099 MUSÉE COLBY-CURTIS 535, Dufferin, Stanstead \u2022 Oui, je le veux, exposition mettant en vedette robes de mariée et photos de mariés des collections de la Société historique de Stanstead.Jusqu\u2019au 3 mai.Info: (819) 876-7322 MUSÉE MINÉRALOGIQUE ET MINIER DE THETFORD MINES 711, boulevard Frontenac Ouest, Thetford Mines \u2022 Les Appalaches exposées et explosées et Atomes et cristaux.Info: (418) 335-2123 CENTRE CULTUREL YVONNE- L.BOMBARDIER 1002, Avenue J.A.Bombardier, Valcourt \u2022 Exposition intitulée Présences figuratives.Une sélection de sculptures des collections du Musée national des beaux-arts du Québec.Jusqu\u2019au 20 août 2006.Info: (450) 532-3033 PARC HISTORIQUE DE LA POUDRIÈRE DE WINDSOR 342, Saint-Georges, Windsor \u2022 Exposition permanente sur l\u2019histoire des explosifs et exposition extérieure interactive sur la fabrication de poudre noire faite sur le site entre 1864 et 1922.Visites guidées théâtralisées disponibles les samedis et dimanches.\u2022 Au deuxième étage du pavillon principal, Le cheval, en toute simplicité, de Patricia Barrowman.Info: (819) 845-5284 BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE 420, Marquette, Sherbrooke \u2022 Hall d\u2019entrée: Exposition des créations artistiques des étudiants inscrits en art et communication aux écoles Mitchell-Mont- calm.Jusqu\u2019au 17 mars.Info: (819) 821-5596 GALERIE LE TRAIT D\u2019ART 2227, King Ouest, Sherbrooke \u2022 Exposition des oeuvres des membres.Du mardi au samedi, 11 h à 17 h.Info: (819) 562-9211 GALERIE D\u2019ART FOREMAN Université Bishop\u2019s Lennoxville \u2022 Le temps s\u2019inscrit à l\u2019intérieur de l\u2019image, oeuvres de Manon De Pauw, Hui Lin LIu, Annie MacDonell, Michèle Waquant.Jusqu\u2019au 1er avril.Info: (819) 822-9600, poste 2687 GROUPE FINANCIER EVEREST Promenades King, 2313 King Ouest, suite 212 \u2022 Exposition des oeuvres de LauréAnne Leblond, artiste peintre.Jusqu\u2019au 14 avril.Du lundi au vendredi, 9 h à 16 h 30.Info: (819 562-3909 MAISON DE L\u2019EAU CHARMES 755, Cabana, Sherbrooke \u2022 Exposition vivante et permanente permettant aux visiteurs de découvrir les caractéristiques des amphibiens et des reptiles du Québec.Mercredi au dimanche, 8 h 30 à 16 h 30.Info: (819) 821-5893 RAYMOND CHABOT GRANT THORNTON 455, King Ouest, bureau 500, Sherbrooke \u2022 Exposition des oeuvres de John V.Fowles, artiste peintre, Carole Rossano, aquarelliste, et Lorraine Girard, miniaturiste.Jusqu\u2019au 28 avril.Du lundi au vendredi, 9 h à 17 h 30.GALERIE D\u2019ART DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE 351, boulevard Saint-Luc, Asbestos \u2022 Oeuvres de Marc-André Sicard, artiste peintre de Danville, et Marcelin Fortin, sculpteur de Cleveland.Jusqu\u2019au 6 mars.\u2022 Exposition des oeuvres de Chantal Angers, aquarelliste, et Sandra Caraballo, artiste papetière, du 6 mars au 3 avril.Info: (819) 879-2987.ATELIER-GALERIE HEATHER SAMPSON ART AND DESIGN 1072, Main, Ayer\u2019s Cliff \u2022 Oeuvres inspirées par les Cantons-de- l\u2019Est, le Nouveau-Brunswick et l\u2019Ontario.Vendredi et samedi 9 h 30 à 18 h; dimanche, 12 h 30 à 17 h.Info: (819) 838-1015 LA MUSE 1097, Main Ouest, Ayer\u2019s Cliff \u2022 Oeuvres des peintres Michelle Fortin et de Danny Nadeau.Info: (819) 838-1056 GALERIE ART-MULTI 871, rue Main, Ayer\u2019s Cliff \u2022 Exposition de peinture sur verre, oeuvres de Micheline Lessard.TABLEAU VIVANT 1103, Main, Ayer\u2019s Cliff \u2022 Stratégies d\u2019adaptation.GALERIE D\u2019ART DE DANVILLE 52, rue Danielle-Johnson, Danville \u2022 Exposition des oeuvres de Marc Galipeau, artiste peintre.Info: (819)389-1414 FOYERS DU CENTRE CULTUREL 175, rue Ringuet, Drummondville \u2022 Exposition des oeuvres de Réjeanne Duplessis-Drouin.Jusqu\u2019au 31 mars.Info: (819) 477-5518, poste 225 GALERIE D\u2019ART L\u2019UNION-VIE 175, rue Ringuet, Drummondville \u2022 «Sous l\u2019oeil du photographe».Jusqu\u2019au 8 avril.Info: (819) 477-5518, poste 225 REL\u2019ART 125, rue des Forges, Drummondville \u2022 Oeuvres de Mélanie Houle, art naïf.de 15 h à 17 h.Info: (819) 473-9501 COOPÉRATIVE DES MÉTIERS D\u2019ART DE GEORGEVILLE 18, carré Copps, Georgeville \u2022 Oeuvres d\u2019artistes locaux et régionaux en arts visuels et métiers d\u2019art.ATELIER-GALERIE NICOLE ET LUC DEMERS 625, chemin des Pères, Magog \u2022 Artiste peintre et sculpteur.Info: (819) 868-9238 CREATIO CENTRE D\u2019ARTISTES 81, Desjardins, Magog \u2022 L\u2019artiste Sigrid Fisher présente «Return to the Earth», techniques mixtes.Jusqu\u2019au 12 mars.Du mercredi au dimanche, 13 h à 17 h.Info: (819) 843-8200 GALERIE-ATELIER DU COMITÉ ACTION CULTURELLE DE MAGOG Galeries Orford, Magog \u2022 Exposition d\u2019oeuvres d\u2019artistes membres du Comité d\u2019action culturelle de Magog.Artistes présents jusqu\u2019au 15 mars: Lise Claveau, Simone Poirier, Cécile Francoeur, Jacqueline Beaudoin, Denise Gauvin, Claudette Barrette.Info: (819) 843-8249 GALERIE DES ARTISTES DU CANTON 30, place du Commerce, Magog \u2022 Exposition intitulée «La gravure en Estrie», oeuvres de Jeannine Bourret, Deborah Davis, Muriel Faille, Richard Séguin, Chantal Lemay, Jacqueline Plante, Lisa Driver, Pierre Martin, Christiane Roy, Hélène Richard.Du 4 mars au 2 avril.Info: (819) 868-1881 ANCIENNE BOUTIQUE DE FORGE 101, rue Saint-Alphonse, Marbleton \u2022 Visite chez le forgeron.Rencontrez un jeune ferronnier d\u2019art, voyez-le à l\u2019oeuvre et découvrez les moeurs de ce vieux métier.Du jeudi au dimanche.Info: (819) 887-6093 MUSÉE LOUIS-ÉMILE BEAUREGARD 900, rue du Lac, Marbleton \u2022 64 sculptures de bois illustrant la vie rurale des années 1920 à 1940.Visite guidée.Sur réservation.Info: (819) 887-6093 CENTRE D\u2019INTERPRÉTATION DE LA CHAUX 243, Principale Ouest, Marbleton \u2022 Découvrez plus de 180 ans d\u2019histoire, l\u2019exploitation de la chaux à Dudswell et l\u2019historique du village de Lime Ridge.Sur réservation.Info: (819) 887-6093 GALERIE D\u2019ART-SALON DE THÉ AU GRENIER DE GIFE 330, chemin de la Rivière, North Hatley \u2022 Grande exposition d\u2019oeuvres de Joe Beaulieu.Exposition de peintres québécois et européens (France, Italie, Russie).Vendredi, samedi, dimanche, 11 h à 17 h.Info: (819) 842-4440 GALERIE JEANNINE BLAIS 102, Main, North Hatley \u2022 Exposition d\u2019art naïf, sculptures de bronze et gravures.Ouvert 7 jours, de 10 h à 17 h.SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE ET DE GÉNÉALOGIE DU VAL-SAINT-FRANÇOIS 106, route 222, Racine \u2022 Exposition Oui-Allo, qui retrace l\u2019histoire de la téléphonie.Info: (450) 532-2805 CENTRE D\u2019ART DE RICHMOND 1010, rue Principale Nord, Richmond \u2022 France Malo, artiste aux techniques multiples.Les mardis et mercredis ainsi que sur rendez-vous.Info: 826-2488 ESPACE HORTENSE 162, rue Miquelon, Saint-Camille \u2022 Expositions des oeuvres de Paule Lévesque «Envol», techniques mixtes.Jusqu\u2019au 19 mars.Lundi au vendredi, 9 h à 16 h 30; samedi et dimanche, de 9 h 30 à 12 h.Info: (819) 828-2664.ATELIER DÂV 55, rue Bellevue, Saint-Nicéphore ?Les grandes baigneuses, oeuvres sculptées.Jeudi au lundi, 10 h à 18 h.Info: (819) 394-2962 SITE PATRIMONIAL DE SAINT-JACQUES-DE-LEEDS Saint-Jacques-de-Leeds \u2022 Revivez les années 1800 à 1850 en compagnie de Mary McKillop, Agnes McKenzie et Mary Wilson.Du mercredi au dimanche, de 10 h à 17 h.MAISON-LAPLANTE: GALERIE LE HARFANG 280, 9e Avenue, Weedon \u2022 Exposition collective d\u2019artistes peintres professionnels.Mardi au vendredi, 10 h à 16 h.le samedi de 10 h à 13 h.En tout temps sur réservation.Info: (819) 877-5124 SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE DE WEEDON \u2022 Sports et loisirs d\u2019hier à aujourd\u2019hui, reflétant le dynamisme d\u2019un petit village.\u2022 Hommage à Doris Lussier, alias Père Gédéon, né et enterré à Weedon.Info: (819) 877-5855 Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S18 / Arts et spectacles / Expositions IMACOM, MAXIME PICARD Pour la petite histoire, disons que parmi tous les artistes qui ont fait don d\u2019une oeuvre au Musée des beaux-arts de Sherbrooke pour son dernier encan annuel, trois, dont le nom a été tiré, ont reçu en échange belle place dans l\u2019une des salles de la rue Dufferin.Entre nous, disons simplement que les réputées Patricia Barrowman, qui a réalisé la sculpture ci-dessus, Jeannine Bourret et Marielle Savaria Martin, qui habitent toutes la région, ne doivent pas cette exposition qu\u2019à un billet dans un chapeau, qu\u2019au hasard.Vous avez jusqu\u2019au 23 avril pour aller leur dire merci à votre tour.Merci, les artistes! Musée À Sherbrooke En région La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Nos sorties / Arts et spectacles / S19 À Sherbrooke En région Livres Disques PHOTO: RAFY Avant de vous avachir sur le sofa et de vous chicaner en famille chacun a ses préférences devant le gala des Oscars, pourquoi ne pas aller au Théâtre Granada assister à la projection du film Where the Truth Lies, demain après-midi à 15 h?Le drame psychédélique du Canadien Atom Egoyan a peut-être été boudé par l\u2019Académie, mais le jeu des Kevin Bacon et Colin Firth, réunis dans un duo de comiques déchus, le scénario alambiqué, loin d\u2019avoir été tricoté les yeux fermés, et les scènes choquantes de nudité en font une oeuvre complexe, qui mérite qu\u2019on s\u2019y attarde.Au cas où vous auriez prévu une sieste pour pouvoir regarder le gala jusqu\u2019au dernier trophée, vous pourrez vous reprendre lundi, à 19 h 30.Voir un oublié IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Après avoir flotté dans les vapeurs diaphanes du jazz, Mike Goudreau revient construire du blues carré, peint en bleu marine foncé.Son album The Grass Ain\u2019t Greener ayant été lancé il y a deux semaines, le chanteur et guitariste de Stanstead l\u2019offrira live avec ses musiciens au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, vendredi.Pour aller voir un gars qui roule sa bosse depuis 15 ans, on ne doit pas avoir peur de prendre la route 147.Même en tempête.Prendre la route vers Goudreau CAFÉ DU PALAIS 184, ruelle Whiting \u2022 Ligue d\u2019improvisation L\u2019Abordage, tous les dimanches, 20 h.Info: (819) 566-8977 CAFFUCCINO 1700, rue King Ouest \u2022 En concert: Pamela Boisvert et son quatuor de jazz, les 5, 12, 19 et 26 mars.Info: (819) 821-2346 CENTRE CULTUREL Université de Sherbrooke \u2022 En spectacle la chanteuse France D\u2019Amour le mercredi 8 mars, 20 h.\u2022 Gary Kurtz le vendredi 10 mars, 20 h.\u2022 Concert de l\u2019Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke, le samedi 11 mars, 20 h.\u2022 Passeport-Jeunesse le dimanche 5 mars, 10 h et 13 h (film).Info: (819) 820-1000 LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE 1590, Galt Ouest \u2022 Le groupe Suroit, le samedi 4 mars.\u2022 Le chanteur Gilles Vigneault, le vendredi 10 mars.\u2022 Le groupe Kaïn, le samedi 11 mars.\u2022 Le chanteur Dany Bédar, le samedi 18 mars Info: (819) 822-2102 PUB SAINT-MALO 255, boul.Jacques-Cartier Sud \u2022 Le groupe 3 M, chansons et musique d\u2019ambiance, les samedis 19 h.\u2022 Quartet de jazz universitaire et leurs invités, les lundis 19 h 30.\u2022 Ragtime Jack au piano, les mardis 19 h.Info: (819) 821-3311 THÉÂTRE GRANADA 53, rue Wellington Nord \u2022 Premier ciel - hommage à Harmonium le 4 mars, 20 h 30.\u2022 Le Ciné-Club présente La vérité nue, le dimanche 5 mars, à 15 h, ainsi que le lundi 16 mars, à 19 h 30.\u2022 Louise Attaque, le samedi 11 mars, 20 h 30.UNIVERSITÉ BISHOPS Lennoxville \u2022 À la salle Bandeen: concert bénéfice des Cordes de l\u2019Estrie, le samedi 4 mars, à 16 h et 19 h 30.Info: (819) 821-2838 \u2022 Turner Studio Theatre: le département de théâtre présente Alice through the looking-glass, du 6 au 12 mars, 20 h.Info: (819) 822-9692 PAVILLON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE COATICOOK 116, Wellington, Coaticook \u2022 Café-concert avec Suzanne Lafontaine, le dimanche 5 mars, à 12 h.\u2022 Mike Goudreau Band, le vendredi 10 mars, 20h.Info: (819) 849-6371 CENTRE CULTUREL D\u2019EAST ANGUS 288, Maple, East Angus \u2022 En spectacle l\u2019humoriste Maxim Martin, le samedi 11 mars, 20 h.Info: (819) 832-2177 COMITÉ CULTUREL LAC MÉGANTIC \u2022 Le Théâtre du grand jour présente Cette fille-là, avec Sophie Cadieux, le samedi 11 mars, 20 h.Info: (819) 583-3303 VIEUX CLOCHER DE MAGOG 64, Merry Nord, Magog \u2022 Nouveau spectacle d\u2019Ariane Moffatt, le 4 mars \u2022 Gilles Vigneault en spectacle, le samedi 11 mars \u2022 Blou le samedi 18 mars Info : (819) 847-0470 LES VUES DU MONT HAM 103, route 257, Ham-Sud (chalet d\u2019accueil du Mont Ham) \u2022 Les Vues du Mont Ham présentent Littoral, le vendredi 10 mars, 20 h.Info: (819) 828-3608 LE P\u2019TIT BONHEUR 162, Miquelon, St-Camille \u2022 En spectacle Dobacaracol, le vendredi 10 mars, 20 h 30.Info: (819) 828-2664 L\u2019INFIDÉLITÉ, MYTHES, RÉALITÉS ET CONSEILS POUR Y SURVIVRE François St Père Libre expression CATHERINE LA GRANDE, UN ART POUR EMPIRE Collectif Musée des beaux-arts de Montréal LA PREUVE PAR LE SANG Jonathan Kellerman Seuil policier PAS DE PITIÉ Jack Higgins Albin Michel LE ROTWEILER Ruth Rendell Éditions des deux terres PAY THE DEVIL Van Morrison Polydor ON AN ISLAND David Gilmour Columbia THIS OLD ROAD Kris Kristofferson New West Records MEDS Placebo Virgin SALUT JOE (Hommage à Joe Dassin) Compilation Atlantis Avec la collaboration du magasin Renaud-Bray du Carrefour de l\u2019Estrie. Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S20 / Vins RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca NORTH HATLEY \u2014 Le sommelier et le chef exécutif du manoir Hovey à North Hatley ont conjugué leurs expertises, afin de faire découvrir aux plus fins palais des Cantons-de- l\u2019Est les arômes des vins du terroir du domaine Kreydenweiss de l\u2019Alsace et de la Vallée du Rhône.Le vigneron Antoine Krey- denweiss explique que les vins du domaine sont élaborés à partir des principes de l\u2019agriculture biody- namique.«Nous utilisons des méthodes de culture sans engrais, sans désherbants chimiques et sommes opposés au OGM.Les désherbants chimiques tuent nos sols.Nous travaillons en fonction du cycle de la lune et des astres.De cette façon, nous arrivons à une grande qualité de raisin pour faire de grands vins de terroir», explique le jeune vigneron de 24 ans qui fait de la biodynamie une véritable philosophie de vie.Il explique que les vins produits selon ce principe contiennent beaucoup de nutriments qui viennent du terroir dans lequel pousse la vigne.«À peine dix pour cent des vignerons travaillent selon les principes de la biodynamique en France.Le goût de nos vins provient de nos terroirs qui varient en fonction de nos climats.En plus d\u2019être bons au goûts, nos vins sont bons pour la santé», poursuit Antoine Krey- denweiss.Que ce soit le «Andlau» Riesling 2004 avec les huîtres Village Bay au parfum de citron confit, le Pinot gris grand cru «Moenchberg» 2002 pour accompagner le saumon fumé «Jail Island» ou le délicieux «An- sata» 2001, un vin des pays des coteaux Flaviens avec le sanglier des Bois-Francs, chaque plat préparé par le chef exécutif Roland Ménard était mis en valeur par les vins du domaine Kreydenweiss sélectionnés par le sommelier du manoir Hovey Steven Monfette.Une philosophie «Ce que je vise, c\u2019est que les gens se sentent bien après avoir bu nos vins.Je souhaite faire découvrir mes produits, mais aussi la philosophie avec laquelle nous travaillons.Le vin est pour se faire plaisir et accompagner parfaitement ce que l\u2019on mange.L\u2019équipe du manoir Hovey a réussi à MONTRÉAL \u2014 Beaucoup de vins rouges du Chili se présentent avec des arômes végétaux, plutôt désagréables, et qui rappellent l\u2019odeur de la feuille de plant de tomates.Ces odeurs sont en fait à ce point fréquentes dans ces vins que c\u2019est une façon de les identifier à l\u2019aveugle.L\u2019explication?La chose est due à l\u2019irrigation trop poussée des vignes, soulignait lors d\u2019une dégustation de ses propres vins l\u2019oenologue Andres Ila- baca, de la maison chilienne Vina Santa Rita.Trop d\u2019eau, et les fruits n\u2019arrivent pas à leur pleine maturité, d\u2019où ces arômes végétaux qui ont vite fait de lasser.Car la plus grande partie du vignoble chilien est plantée dans des régions arides, qu\u2019on irrigue en détournant l\u2019eau venue de la majestueuse cordillère des Andes.Et ceci, par le moyen de canaux creusés dans le sol.D\u2019espèces de portes en bois (genre couperets de guillotine!) permettent, en les rabattant, de stopper l\u2019afflux d\u2019eau au besoin.Toutefois, ce ne sont pas tous les vins rouges chiliens qui souffrent de ce qu\u2019il faut bien considérer comme un défaut.Rarement présents sur le marché, ceux de la maison Casa Lapostole, appartenant aux mêmes intérêts (Marnier-Lapostole, de France) que la liqueur le Grand Marnier, brillent, eux, par leur concentration bien dosée, mais également par la qualité et l\u2019éclat de leur fruit, sans rien de végétal.On en a un autre exemple en ce moment avec le Vallée Rapel 2000 Cabernet Sauvignon Château Los Boldos, d\u2019un domaine qui appartient lui aussi à des intérêts français et dont il restait 170 caisses au moment de la rédaction de ces lignes.D\u2019une couleur soutenue, quasi opaque, c\u2019est un vin au bouquet large, dans lequel dominent des arômes de fruits noirs, avec des notes épicées (le bois) bien présentes sans que ce soit exagéré.Corsé, dense, riche en alcool (14 %), il s\u2019agit d\u2019un vin solide, bien en chair, un peu carré à cause de ses tannins qui ne sont pas des plus distingués, quoique cela ne l\u2019empêche pas d\u2019être tout à fait savoureux.Et, comble de plaisir, il n\u2019a rien de végétal.Très bon, donc.S, 10327592, 23,65 $, iii $$ 1?2, à boire, 4-5 ans.Bref, ce vin élaboré avec des fruits provenant d\u2019une vigne plantée en 1948 (elle a donc 47 ans) et plus cher que la plupart des vins rouges du Chili, vaut néanmoins son prix.Goûté côte à côte avec le précé- dent, le Bordeaux-Côtes de Francs 2002 Château de Francs, moins coloré et moins concentré, se présente pour sa part avec un bouquet de fruits rouges rappelant nettement les bons vins d\u2019appellation Bordeaux Supérieur.Il y a du bois, mais discret.Et la bouche suit, d\u2019une bonne densité, plus que moyennement corsée, tannique sans qu\u2019elle le soit énormément.Fort réussi.S, 967943, 22 $, ii 1?2 et même iii $$ 1?2, à boire, 2-3 ans.Fait avec un assemblage de plusieurs variétés de la vallée du Douro, d\u2019où proviennent également les portos, le Douro 2004 Quinta dos Caldas vient de voir son prix reculer à 14,60 $ comparativement à 16,05 $ précédemment.Ceci, bien sûr, en raison du fléchissement de 15 % de l\u2019euro.Vin rouge d\u2019une couleur qui reste bien transparente, son bouquet, plutôt simple, de fruits rouges, mais net, est marqué par une note sucrée, ce à quoi s\u2019ajoute des nuances boi- sées-épicées.Moyennement corsé, peu tannique, assez charnu sans qu\u2019il soit très concentré, on détecte dans son après-goût quelque chose comme des arômes de pâtisserie (le bois).S, 902304, 14,60 $, ii 1?2 $ 1?2, à boire, 2-3 ans.Moins cher encore, puisque son prix a glissé à 12,70 $ (13,90 $ auparavant), le Cahors 2001 Castel Mont- plaisir a de quoi ravir les amateurs qui ne craignent pas le côté passablement.brut de certains Cahors.D\u2019une belle couleur foncée, son bouquet, de bonne ampleur, ne manque pas de ces nuances, bien Cahors, faisant penser aux odeurs de l\u2019encre noire, ou encore des truffes noires.Et il a du corps, un goût marqué de fruits noirs, avec des tannins fermes, le tout dans un style plutôt rustique.Du sérieux à petit prix.C, 606426, 12,70 $, ii 1?2 $ 1?2, à boire, 3-4 ans.Une histoire de plants de tomates! Kreydenweiss: la culture d\u2019une philosophie JACQUES BENOÎT Chronique H - Vin correct; HH - Bon; HHH - Très bon; HHHH - Excellent; HHHHH - Exceptionnel; (H) - Égale une demi-étoile.La règle - Plus d\u2019étoiles que de $, le vin vaut largement son prix.- Autant d\u2019étoiles que de $, il vaut son prix.- Moins d\u2019étoiles que de $, il est cher ou même très cher.- C indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un vin «courant» vendu dans la plupart des succursales, et S désigne les vins «spécialité», en vente uni quement dans un nombre limité de succursales.- Le nombre d\u2019années figurant après la note indique le potentiel de garde approximatif à partir de maintenant.marier parfaitement nos vins avec les plats», constate le vigneron.Antoine Kreydenweiss s\u2019est dit choyé de pouvoir faire découvrir ses produits à la clientèle du manoir Hovey lors d\u2019un souper gastronomique six services.Ce type d\u2019événement se tient environ deux fois par année au réputé établissement de North Hatley.Le manoir Hovey prend d\u2019ailleurs un soin jaloux à dénicher de petits vignerons qui offrent des vins rares avec une petite touche particulière.Les vins du domaine Krey- denweiss ne sont pas disponibles à la Société des alcools du Québec (SAQ).Il est possible d\u2019en obtenir par un importateur privé qui doit passer par la société d\u2019État.LA TRIBUNE, RENÉ-CHARLES QUIRION Le chef exécutif du Manoir Hovey, Roland Ménard, et le vigneron Antoine Krey- denweiss présentent le mariage du filet de sanglier des Bois-Francs et du vin de pays des Coteaux flaviens Ansata 2001 du domaine Kreydenweiss. La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Restaurant / S21 LAURENT GELÉ laurent.gele@latribune.qc.ca La Maison de mon village 320, rue Pope (Cookshire) (819) 875-1203 COOKSHIRE \u2014 Bien qu\u2019elle soit ouverte depuis à peine 10 mois, la table de gastronomie champêtre La Maison de mon village semble avoir trouvé sa recette du succès: un décor victorien unique, une cuisine gastronomique et d\u2019abondantes portions servies à la mode champêtre.Située à l\u2019entrée de Cookshi- re, dans le Haut-Saint-François, La Maison de mon village loge dans une magnifique demeure patrimoniale âgée de quelque 135 ans.Rénovée avec goût par ses deux copropriétaires, Jean- Pierre Veilleux et Sylvain Boucher, l\u2019endroit possède un charme certain.Les magnifiques boiseries d\u2019origine, le feu de foyer, brûlant hiver comme été, les meubles de style colonial français Louis XV, le magnifique escalier et le vitrail de la salle à manger contribuent à donner à l\u2019endroit une atmosphère à la fois distinguée et chaleureuse.La formule élaborée par les deux copropriétaires est simple.Le menu offre une table d\u2019hôte de cinq services, incluant potage et sorbet.On y retrouve trois entrées différentes, quatre plats principaux et quatre desserts, servis avec café, thé ou tisane.Le tout coûte 40 $, peu importe les plats choisis.Il faut apporter son vin, mais la bière est interdite.Le meilleur des deux mondes «Nous sommes très heureux des résultats.Notre concept de gastronomie champêtre, qui combine le bon goût et le raffinement de la gastronomie française aux généreuses portions des tables champêtres, est apprécié de notre clientèle.Chaque samedi soir, il y a de 70 à 80 clients et de 30 à 50 les jeudis et vendredis», explique Jean-Pierre Veilleux.«Notre marque de commerce, c\u2019est la quantité, ajoute le chef autodidacte Sylvain Boucher.Nous sommes généreux et nous aimons que nos assiettes débordent.Aujourd\u2019hui, les clients en veulent pour leur argent et ici ils ne sont pas déçus.Certains habitués de l\u2019endroit nous disent même ne pas se nourrir de la journée quand ils savent qu\u2019ils vont venir manger ici!» Aux deux mois Lors du passage du journaliste, le menu des mois de février et mars proposait les entrées suivantes: terrine du moment, méli-mélo de fine verdure et aiguillette de jambon ainsi que ravioli de cerf aux agrumes sauce rosé et basilic.En ce qui concerne les plats de résistance, on retrouvait le mignon de porc aux pignons et cointreau, le wapiti jus caramélisé au gingembre et soya, le suprême de poulet farcie à l\u2019autruche et la bavette de boeuf chasseur.Finalement, les desserts offerts avaient pour noms, moelleux de chocolat mi-amer, Belle Hélène (poire et chocolat), crème caramel au fromage et gourmandise du village, un gâteau de 7 étages aussi appelé 7e ciel.Tous les desserts de La Maison de mon village sont cuisinés sur place par une pâtissière.Ouverte uniquement les jeudis, vendredis et samedis, à compter de 18 h, La Maison de mon village peut accueillir jusqu\u2019à 80 personnes à la fois.Vingt-quatre de plus peuvent manger sur la grande galerie lors de la belle saison.Fait intéressant à noter, les convives peuvent occuper leur table aussi longtemps qu\u2019ils le veulent, car celle-ci n\u2019est assignée à personne d\u2019autre de la soirée.IMACOM, JULIE ROY Les deux copropriétaires de La Maison de mon village de Cookshire, Jean-Pierre Veilleux et le chef Sylvain Boucher, semblent avoir trouvé leur recette du succès, une cuisine gastronomique servie à la mode champêtre.Gastronomie servie à la mode champêtre Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S22 /Denis Messier en liberté DENIS MESSIER denis.messier@latribune.qc.ca Café-potins Le rideau tombe à peine sur la 19e édition du Festival Léandre Cayer à Rock Forest que le président du Comité organisateur, MATHIEU DESMARAIS de F.L.A.G., jette les bases de la 20e édition de ce Festival.À la tête du Comité depuis deux ans, MATHIEU va être en poste en 2007 et il va demander à ROBERT GAGNON de FedEx, son bras droit, de l\u2019épauler davantage en agissant à titre de co-président.///// Grâce à l\u2019épicerie Métro de Rock Forest et MARCELLE ROY GAGNON, la mère du vice-président ROBERT, les bénévoles ont très bien mangé durant le Festival de 10 jours.Le moins que l\u2019on puisse dire, OCÉANNE DESORGHER est très serviable en se rendant au restaurant de l\u2019aréna pour demander du vinaigre en poudre.Sa soeur MARINE, elle, demandait au comptoir de la réception de l\u2019aréna, la clef pour le sous-sol.///// Le Festival Léandre Cayer comptait sur un tout nouveau registrai- re cette année en la personne de GHISLAIN SONIER des Assurances Duclos Vaillancourt.On raconte que les enfants l\u2019appelaient «mon oncle» vers la fin du Festival.///// Est-ce vrai que JEAN-FRANÇOIS PELCHAT aurait eu de la difficulté avec la décoration d\u2019un mur et des ballons?Le madelinois SYLVAIN CHIASSON a même dû lui montrer comment faire un noeud de pêche! ///// Le président du 19e Festival, MATHIEU DESMARAIS, n\u2019avait que de bonnes paroles à l\u2019endroit de YANNICK GODBOULT de chez Econosport, PATRICE ROY de Métro Lafrance, ALAIN RAÎ- CHE de Construction Alain Raî- che et RONALD THIBAULT de Thibault Pontiac Buick GMC, tous des commanditaires majeurs au Festival.///// PIERRE ROBERT de Pizza Delight a participé à sa façon au Festival en offrant rien de moins que 200 pizzas aux joueurs du match dans le tournoi.JOSÉE FILLION était de retour au Festival à titre de responsable du marrainage.ANTOINETTE HEINMAN était à l\u2019accueil pour une 2e année alors que son conjoint, ARNAUD DESORGHER est bénévole à la sécurité.///// Un sac de hockey, les patins et les bâtons de hockey, ça n\u2019a plus aucun secret pour SYLVAIN CHIASSON et sa conjointe NICOLE, tous deux responsables à l\u2019arrivée des jeunes joueurs.JACQUES L\u2019ESPÉRANCE était à nouveau la voix officielle du tournoi.ODETTE TROTTIER agissant à titre de secrétaire et STÉPHANE DUQUETTE à titre de trésorier.///// Le 19e Festival était sous la présidence d\u2019honneur de MATHIEU TOUSIGNANT, CARL LEFEB- VRE et JONATHAN BONNEAU des Cantonniers de Magog.Oui, bien sûr, les trois hockeyeurs ont évolué par le passé au Festival.///// JEAN-LUC MONGRAIN, un membre de l\u2019équipe du Mouton noir de la télévision, sera l\u2019invité de la Chambre de commerce de Sherbrooke le 30 mars prochain au Delta de Sherbrooke dans le cadre d\u2019un dîner conférence.Auparavant, MAURICE QUESNEL m\u2019informe que la Chambre reçoit le 6 mars la ministre LINE BEAU- CHAMP à un dîner conférence à l\u2019Hôtellerie du Boulevard et que le 8 mars au Granada ça sera le passage du principal de l\u2019Université Bishop, ROBERT POUPART, pour le souper.///// Le monde de l\u2019assurance n\u2019a plus aucun secret pour JOANNE FRÉDÉRICK si l\u2019on considère que cette dernière y oeuvre depuis 25 ans.La carrière de JOANNE ne s\u2019arrête pas aujourd\u2019hui, bien au contraire, mais cette fois sous une nouvelle bannière, soit La Capitale Assurances générales.///// Avec la décision du restaurateur HERVÉ DEMERS de mettre la clef dans la porte de son resto Chez Horace à la fin de mars, le club ROTARY de Sherbrooke devra se dénicher une nouvelle adresse pour son déjeuner du mardi matin.SERGE P.VIGNEUX , responsable du bulletin Contact depuis deux ans, aimerait bien pouvoir passer le flambeau à une autre personne.L\u2019invitation de SERGE est lancée.Reste maintenant à savoir si un autre rotarien se lèvera debout! ///// Le club Rotary de Sherbrooke avec à sa tête son président LUC RIENDEAU de Dijitec prépare pour le vendredi 17 mars, fête de la St.Patrick, une activité bénéfice au Vieux Clocher de Sherbrooke à 19 h 30.CELTIC GRACE, une troupe de danse irlandaise, va être sur place pour vous divertir et le groupe de musiciens Equinox sera lui aussi de la partie.Le prix du billet est de 25 $ et ils sont disponibles sur place au Vieux Clocher et vous pouvez aussi le faire auprès de DAVID MCNAMARA et JULIE GIGUÈRE au 819-569-4929.///// Une p\u2019tite vite pour les chasseurs.Quelle est la ressemblance entre un chien et un renard?10 bières ! ///// Si le nom de LINDA DROUIN, la conjointe de MICHEL BRIÈRE de Gératek, est sur la liste de vos invités pour le repas, il vous faut prévoir trois desserts pour LINDA .Un pour le plaisir des yeux.et deux qu\u2019elle va déguster! ///// JACQUELINE MAURAIS est la présidente d\u2019honneur de la 2e édition du Quilles-O-Thon du salon de quilles Le Riviera de Coaticook au profit de la Société d\u2019Arthrite et qui a d\u2019ailleurs lieu aujourd\u2019hui.Le proprio du Riviera, SERGE ST-PIERRE , est heureux d\u2019y recevoir les quilleurs.En parlant de la Société d\u2019Arthrite de Sherbrooke, saviez-vous que cette dernière fête en 2006 un 25e anniversaire et le président du CA, CLAUDE LAPLANTE de la Banque Laurentienne, prépare un Vins et fromages «grandiose» pour le mois d\u2019octobre.///// Le confrère MAXIME CHARRON de La Nouvelle aurait avantage à «commander» au bureau du CAA de Sherbrooke une carte routière avant de prendre la route pour les joutes du Saint-François à l\u2019extérieur.tout spécialement vers la Beauce! Le chemin de retour est plus long quand l\u2019on se rend près de Québec! ///// ROBERT «Bob» DAUPHI- NAIS, un fan du hockey senior, a assisté à la victoire des Saints à St-Georges par le pointage de 5-4 en surtemps.«Le gars qui a sélectionné les Etoiles du match, il l\u2019a fait certainement avec le pointage de 4-1 en faveur de l\u2019Express.et non pas au terme de la rencontre», de m\u2019avouer «Bob» quand l\u2019on pense que les trois Etoiles sont allées à des gars de la Beauce.///// En plus de son «5 à 7» devant conduire à l\u2019élection des officiers pour la nouvelle année de la Relève affairée, un déjeuner-causerie a lieu jeudi le 9 mars à 7 h 30 avec GHISLAIN LÉVESQUE des Assurances Jean-Claude Hénault Inc à titre de conférencier.La rencontre aura lieu au Caffuccino de la rue King Ouest et il faut faire vite pour l\u2019inscription au coût de 10 $.///// CHARLES THIFFAULT va profiter à nouveau d\u2019une retraite «mur à mur».L\u2019ancien entraîneur adjoint du Tricolore, des Nordiques et des Rangers de New York, sous MICHEL BERGERON, CHARLES a quitté son poste de directeur général du club de golf de Lac Mégantic, plus tôt cette semaine, et ce après trois années.CHARLES cède son poste à JEANNOT HALLÉ , ancien proprio du Provigo de Mégantic et à la retraite depuis deux ans.JEANNOT est un gars très impliqué au club de golf.et peut-être le gars le plus connu à Mégantic et région.///// En attendant de prendre la route vers Myrtle Beach à la fin mars avec un groupe de golfeurs de Coa- ticook, ANDRÉ MAROIS - il s\u2019y rend lui-même pour une 27e année - passe un bon nombre d\u2019heures au service à la clientèle derrière le bar à l\u2019aréna dans le cadre du tournoi Intermédaire Molson de Coaticook.///// Professionnel et directeur de golf au Manoir des Sables, MARC VIENS a accroché ses patins pour faire carrière à titre d\u2019entraîneur.«Qui sait, BOB GAINEY aura peut- être besoin de quelqu\u2019un pour seconder CARBO l\u2019an prochain», de dire MARC.///// En parlant du poste d\u2019entraîneur, le colosse PAUL BOUTIN a décidé de remplir cette année le rôle de joueur-instructeur au sein de son équipe.Inutile de dire que PAUL fut l\u2019objet de plusieurs remarques de la part des fans.et même de son propre personnel de joueurs.On m\u2019a demandé de ne rien dire, sauf que PAUL , lui, devait en entendre des vertes et pas mûres.Quille-O-Thon au profit d\u2019Aube-Lumière IMACOM, CLAUDE POULIN Le Salon de quilles Jeannot appuie la Maison Aube-Lumière en organisant un 24 heures de quilles au profit de cette maison.L\u2019activité a permis d\u2019amasser 10 020 $.À l\u2019arrière, Claude Grenier, Claude Bouchard, Réal Tinker, Benoît Couture, Steve Fisette, au milieu, Lisette Grenier et Sylvie Mathieu, à l\u2019avant, Mario Girouard, Ginette Audet et Lise La Fondation de l\u2019IUGS remercie ses bénévoles Les bénévoles de la Fondation de l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke étaient invités dernièrement à un déjeuner au restaurant Horace.Ces bénévoles travaillent dans l\u2019ombre toute l\u2019année pour aider les bénéficiaires du CSSS-IUGS en effectuant diverses tâches: vente de billets, mise sous enveloppe de lettres et participation à la journée du tournoi de golf.Le président du c.a.et les employées de la fondation ont voulu à cette occasion leur témoigner leur gratitude pour l\u2019excellent travail qu\u2019ils accomplissent.Ceux-ci ont eu également droit à une présentation sur la nouvelle structure du CSSS-IUGS, donnée par Camille Dolbec, infirmier-chef au Pavillon D\u2019Youville.Dans l\u2019ordre habituel, Ruth Zaor et Suzanne et Maurice Théberge. CE PRINTEMPS.LA MAZDA DE VOTRE CHOIX VOUS ATTEND! Mazda 3 GT illustré LOUEZ À PARTIR DE PREMIERE; DE CLASSE S Ld DE SACCATÉGORIE 1 9 3 Cpa iran isso IE PAR MOIS, POUR 48 MOIS / TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS / COMPTANT INITIAL DE 2495: Prec arr 0° DÉPÔT DE SÉCURITÉ CLÉ D'OR Meilleur véhicule (catégorie voitures compactes) GAGNANT j Co | L\u2019annuel de l'automobile 2006 de plus de 100 prix internationaux mena > GS 2006 EE FF SPORT GS 2006 EES &F BERLINE GS 4 CYL.2006 19995 § 234 295 LOUEZ A PARTIR DE Aeon i et roLE 2545 moc omens os PAR MOIS, POUR 48 MOIS PAR MOIS, POUR 60 MOIS TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS PAR MOIS, POUR 48 MOIS COMPTANT INITIAL DE 2495 0° COMPTANT 0° DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS COMPTANT INITIAL DE 2495* 0° DÉPÔT DE SÉCURITÉ 0° DÉPÔT DE SÉCURITÉ PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS ; \u2014>F3RSQCKF, ETES EE OT Re Offre réservée aux particuliers et portant sur les Mazda5 GS 2006 neufs.Frais de transport et préparation (1 310 $), immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.*Offres portant uniquement sur la location au détail des Mazda3 GX, des Mazda3 Sport GS et des Mazda6 GS 4 cyl.2006 neuves de base.Comptant initial ou échange équivalent et premier versement mensuel exigés.Aucun dépôt de sécurité requis.Sur approbation du crédit.Limite de 20 000 km par année.Frais de 8 le km additionnel à la fin du terme.Location avec limite de 25 000 km par année disponible.Immatriculation, assurances, taxes et frais d'inscription au RDPRM en sus.Les modèles illustrés le sont à titre indicatif seulement, en ce qu'ils peuvent comporter des équipements optionnels non inclus dans les prix mentionnés.196465 Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S24 / Tourisme Les Îles vierges britanniques: belles et brutes DALI SANSCHAGRIN COLLABORATION SPÉCIALE LES ÎLES VIERGES \u2014 C\u2019est un joyau en morceau.Un collier de perles éclaté.Une soixantaine d\u2019îles et d\u2019îlots, tantôt vierges, tantôt habités, éparpillés là, à 80 km de Puerto Rico.Mais son nom ultra exotique, Îles vierges britanniques, rend cette chaîne située à la rencontre de la mer de Caraïbes et de l\u2019Atlantique intouchable dans notre subconscient.On se dit que ça doit être trop loin, trop cher, trop élitiste.Que c\u2019est encore une place pour les vedettes qui veulent se faire prendre en photo en monokini par les papa- razzis sur la terrasse de leur villa à 20 000 $US la nuit.Que nenni.En fouillant bien, on y trouverait probablement une star ou deux en train de cicatriser en paix dans un «resort» grand luxe de l\u2019une des îles.Mais les Îles vierges britanniques, souvent nommées les B.V.I., c\u2019est bien autre chose que cela.Est-ce parce qu\u2019elles ont été le refuge de pirates anglais, hollandais, français, espagnols et danois au début du XVIe siècle qu\u2019elles ont encore un côté brut, mystérieux?Les Îles vierges britanniques n\u2019ont rien de banal ou de déjà-vu.Pas d\u2019hôtels tout inclus, pas de bus de touristes à l\u2019horizon et pas une touche d\u2019américanisation comme on pourrait en voir chez son voisin américain, les US Virgin Islands.Dans cet archipel d\u2019une soixantaine d\u2019îles, quatre sont plus importantes et chacune est totalement différentes.Tortola, la plus grande en taille (59 km2), abrite 80 % de la population des B.V.I.Elle est montagneuse et tortueuse.Dans ses terres, de luxueuses villas côtoient de petits villages typiquement créoles et la route qui en fait le tour nous amène de surprises en surprises.Ici, en pleine brousse, une oeuvre sauvage rappelle, sur un demi-kilo- mètre, l\u2019atroce époque de l\u2019esclavage.Plus loin, à Cappoon\u2019s Bay, sur le bord d\u2019une plage sauvage aux vagues «surfeuses», une étonnante cabane décorée de vestiges de toutes sortes (portes de voiture, soutien- gorge, planches de surf, casquettes, bouts de bois, vieux pneus.) s\u2019impose et intrigue.C\u2019est le Bomba Surfside Shack, la baraque où se brassent les plus gros pow wow de toutes les Caraïbes.«L\u2019histoire a commencé il y a une dizaine d\u2019années, nous raconte Bomba en personne, un beau gros bonhomme pince-sans-rire qui a un seul but dans la vie.s\u2019amuser.Je sortais avec une Canadienne, justement.Chaque mois, elle me disait qu\u2019elle avait envie de sortir.Et.elle ne rentrait pas de la nuit.J\u2019étais fou d\u2019inquiétude et de jalousie.J\u2019ai réalisé que cela se passait précisément chaque mois et que cela coïncidait avec la pleine lune, j\u2019ai donc décidé de faire un party, ici, au shack, afin qu\u2019elle s\u2019éclate, mais qu\u2019elle reste à la maison», conclut- il, mélancolique.Car aujourd\u2019hui, la Canadienne est partie, mais ce sont plus de 5000 personnes qui viennent de toutes les îles des Caraïbes et se rassemblent à ces événements mensuels intitulés Full Moon Party et que Bomba lui-même qualifie de party hormonal! En continuant notre route, on arrive en ville, à Road Town, capitale des Îles vierges britanniques.Ici, pas de pièges à touristes, que de Saint-Vallier.mais sous les palmiers.The Dove, par exemple, est un resto bar à vin tenu par un Canadien Scott Hart (qui a fait ses classes au resto asiatique Tampopo à Montréal) et sa femme, l\u2019insulaire Paloma Helm.«Il est très difficile de se partir en affaire ici car c\u2019est très protectionniste, moi j\u2019ai pu grâce à ma femme», raconte Hart.Sur une île, il faut aussi user du système D ou posséder beaucoup de moyens pour offrir quelque chose d\u2019exceptionnel.Le couple s\u2019est rendu à New York, où il a déniché dans les brocantes tous les éléments de décor de l\u2019endroit.Un effort monstre pour un résultat sublime.En sirotant un expresso-martini ou l\u2019un de leur 100 vins au verre et en croquant dans leur excellent gâteau d\u2019épinard et chèvre sur leur terrasse de bois dissimulé sous les arbres, on se sent loin, disons très très loin des «haut les mains, haut les mains, haut les mains.» Les adeptes d\u2019activités de groupes, de vacances organisées et de tout inclus n\u2019ont pas à s\u2019intéresser à cette destination.Non, les insulaires de l\u2019archipel ne sont pas «supers sympas et chaleureux»; ils sont, normaux et c\u2019est tant mieux.Pas de rapport «locaux-touristes», du genre je-te-fais-un-grand-sou- rire-et-plein-de-compliments-par- ce-qu\u2019il-le-faut-bien, rapport obligatoire mais triste et dommage dans bien des destinations.Non.Aux B.V.I., les habitants ont plutôt l\u2019attitude : «Tu es chanceux d\u2019avoir découvert la place.Maintenant, soit respectueux des lieux et on te réinvitera.» Normal, quoi.Pas étonnant que leur devise soit «Nature\u2019s little Secrets»! «Par contre, les policiers ne portent même pas d\u2019armes, lance Michel Villeneuve, propriétaire de la Maison Otis à Baie-Saint-Paul et grand amoureux des B.V.I.qui lui, trouve les gens de la place plutôt sympatiques.Les gens sont gentils, très relax, c\u2019est un tout autre rythme, c\u2019est celui des îles, quoi.Mais ce qui est drôle, c\u2019est que bien que cette destination soit très prisée par les amateurs de voile, moi, j\u2019ai toujours eu un faible pour l\u2019explorer en ferry.» (Le Soleil) %P %C La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Tourisme / S25 Les Îles en ferry.DALI SANSCHAGRIN COLLABORATION SPÉCIALE LES ÎLES VIERGES \u2014 Les Îles vierges britanniques pourraient être qualifiées du plus chouette terrain de jeu pour passionnés de voile.Des centaines de trajets possibles pour jouer aux Robinson Crusoé et découvrir des plages désertes, des restaurants branchés, des spas ultraluxueux, des bars reggae et des campings sauvages.Les B.V.I.forment un véritable puzzle de plaisir pour ceux qui aiment hisser les voiles.Mais l\u2019approche du ferry est aussi très intéressante.«Notre habitude est de réserver une chambre d\u2019hôtel sur l\u2019île de Tortola, raconte Michel Villeneuve, propriétaire de la Maison Otis à Baie-Saint-Paul.De là, on peut s\u2019approprier l\u2019horaire de traversiers qui nous trimbalent d\u2019île en île.» Une excellente formule puisqu\u2019elle permet de passer la journée sur des îles qui, comme celle de Bitter End, ne possèdent qu\u2019un «resort» dont les prix ne conviennent pas à toutes les bourses, si vous voyez ce que je veux dire (minimum 500 $ US la nuit en basse saison).On peut ainsi y passer la journée, y flâner, y manger et rentrer le soir au bercail.Direction Virgin Gorda, la seconde île en importance.Ici, tout appartient plus ou moins à la même famille.En tout cas, pour des raisons évidentes, tout le monde est cousin.Et on y est accueilli avec beaucoup de sympathie comme pour nous féliciter d\u2019avoir osé pénétrer jusque là.Après avoir parcouru le monde dont le Québec plusieurs fois, le Dr Aldo Moretti a abouti ici lors d\u2019un voyage d\u2019affaires dans les années 70: «Je n\u2019ai plus jamais quitté l\u2019endroit, lance-t-il en observant ses terres.» On le comprend.Pour dénicher son «resort», le Mango Bay, il faut un bon zeste de débrouillardise.Caché dans la crique du même nom, ce complexe propose des bungalows, suites et villas à tous les prix.Les plus petits appartements font 1000 pieds carrés et sont tous munis de cuisine.Le top pour vivre à fond la vie d\u2019insulaire.«Bien que l\u2019île propose des restaurants considérés comme tes de massothérapeutes (pour la plupart canadiennes) semblent en harmonie avec la fougue des vagues qui claquent sur la falaise.«J\u2019ai travaillé sur plusieurs îles des Caraïbes, affirme Nathalie, qui est à The Spa depuis deux ans.Et aucun endroit ne m\u2019a autant bouleversée que Virgin Gorda.C\u2019est fou, j\u2019aimerais partir, revenir vivre au Québec près de ma famille, mais c\u2019est tout simplement impossible.Une force supérieure t\u2019empêche de quitter ce paradis.Même lorsque tu en as vraiment envie.» De toute façon, pas moyen de s\u2019ennuyer dans l\u2019archipel.Si Nathalie a des envies de fiesta, l\u2019île Jost Van Dike est là! À l\u2019approche de cette étrange île au relief accidenté, un air de Mr Marley nous parvient aux oreilles.À peine arrivés au quai que le beat reggae de l\u2019île nous pénètre.«C\u2019est ici l\u2019île la plus cool, me lance un mec du Colorado qui en est à sa troisième visite, ça n\u2019a rien à voir avec les autres îles des B.V.I! Ici, c\u2019est \u2018chill\u2019, c\u2019est \u2018hot\u2019, si vous voyez ce que je veux dire.» À voir son regard un brin hagard, oui, oui, on comprend ce qu\u2019il veut dire.L\u2019île est bel et bien \u2018cool\u2019 au plus haut point.Normal, puisqu\u2019elle possède des terrains de camping, moyen le plus accessible pour passer un séjour aux B.V.I.Les gens qui séjournent à Jost Van Dike sont visiblement jeunes et ont envie de s\u2019amuser.D\u2019ailleurs, un certain Foxy, célèbre musicien et reggae man, y possède un bar où ont lieu des soirées et festivals.mémorables.Normal aussi que cette île soit un peu plus rebelle que ses soeurs puisqu\u2019elle porte le nom d\u2019un célèbre pirate hollandais qui y trouva refuge au XVIe siècle.Pour retrouver le calme après la tempête de musique et de rhum coca, direction Anegada, «l\u2019île submergée» ou l\u2019île aux langoustes, la seule corallienne des B.V.I., qui semble flotter sur l\u2019eau Anegada; c\u2019est l\u2019île de nos fantasmes.Lisse, blanche et presque inhabitée, bordée de flamants roses, de pêcheurs qui semblent faire de la «multiplication des langoustes», de barbecues qui les attendent, et de deux hôtels.Pour peu, Anegada est un mirage posé à fleur d\u2019océan.Voilà, après quelques roupillons dans les hamacs posés ça et là sur notre route, après l\u2019avoir demandé en mariage sur une plage de Peter Island, après avoir observé les tortues pendant des heures à Cooper Island, vous vous demanderez immanquablement, comment faire pour ne jamais rentrer.(Le Soleil) les meilleurs des Caraïbes, la clientèle qui découvre notre baie secrète n\u2019a pas vraiment envie de la quitter même pour aller manger, ajoute le Dr Moretti».Les clients achèteront donc leur poisson frais au marché.Mais toute personne qui réussit à se rendre à Virgin Gorda doit impérativement courir vers The Baths, d\u2019étranges piscines naturelles et grottes créées par un amoncellement irréel de rochers dignes des plus gros menhirs d\u2019Obélix.Un massage en plein air à The Spa, l\u2019institut du très luxueux hôtel Little Dix Bay, est une expérience quasi extraterrestre.La table de massage étant perchée au haut d\u2019un rocher qui surplombe les vagues, les mouvements des mains exper- Les Îles vierges britanniques se cachent dans la mer des Caraïbes et regorgent de trésors à découvrir.LA PRESSE, LYNNE SLADKY Un homme montre des cristaux de sel qu\u2019il a ramassés sur Salt Island, dans les Îles vierges britanniques. Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S26 / Tourisme L\u2019Alberta veut profiter de Brokeback Mountain AGENCE FRANCE-PRESSE OTTAWA \u2014 L\u2019Alberta, fief conservateur de l\u2019Ouest canadien où a été tourné Brokeback Mountain, mise sur ses spectaculaires paysages de carte postale pour séduire l\u2019industrie cinématographique et les touristes fascinés par cette histoire d\u2019amour entre deux jeunes cow-boys.C\u2019est le piémont des Rocheuses de cette province que le réalisateur Ang Lee a choisi pour adapter au cinéma le récit de l\u2019Américaine Annie Proulx, dont l\u2019action se passait plus au sud, au Wyoming.Le succès aux guichets et l\u2019accueil élogieux de la critique pour ce film sélectionné pour huit statuettes lors de la soirée des Oscars a donné des ailes à l\u2019Alberta.«La notoriété de Brokeback Mountain nous a mis sur la carte.Nous tentons de nous en servir à toutes les occasions pour présenter l\u2019Alberta comme site de tournage et destination touristique de choix», lance Dan Chugg, chargé de la promotion du cinéma dans la province.La province n\u2019a pas lésiné sur les moyens, remplissant de publicité de pleines pages des magazines américains spécialisés, comme Variety et Hollywood Reporter, en soulignant à chaque fois que l\u2019Alberta a dépassé avec succès l\u2019État américain du Wyoming.L\u2019office du tourisme de la province a lancé une offensive de charme tous azimuts vers l\u2019Allemagne, le Royaume-Uni, mais aussi l\u2019Australie et la Corée du Sud, misant sur les grands espaces en toile de fond de cette histoire d\u2019amour secrète.«Les paysages sont si magnifiquement bien filmés que nous devions dire au monde qu\u2019il s\u2019agissait bien de l\u2019Alberta», explique Derek Coke-Kerr de l\u2019office du tourisme.Promotions Cette semaine, l\u2019organisme a payé une douzaine de vrais cowboys et une vingtaine d\u2019acteurs déguisés en homme viril pour aller faire leurs tours de lassos et distribuer des tracts publicitaires de l\u2019Alberta dans les rues de Manhattan, capitalisant ainsi sur la popularité du film à l\u2019approche de la cérémonie des Oscars.L\u2019intérêt pour ces campagnes publicitaires a été «énorme», plus de 200 articles ont été publiés aux quatre coins de la planète sur les charmes des montagnes Rocheuses de l\u2019Alberta et les demandes d\u2019informations des producteurs de films ont doublé, se félicite Dan Chugg.Le film a été tourné en majeure partie dans le piémont des Rocheuses, tout près du parc national de Banff, le plus célèbre du Canada et lieu qualifié de «mythique» par le réalisateur Ang Lee.Néanmoins, touristes, journalistes et groupes de gays et lesbiennes ont assailli les services touristiques du Wyoming depuis la sortie du film, forçant la province à redoubler d\u2019efforts.«Des millions et des millions de personnes reviennent pantois du film et se disent que le Wyoming semble formidable.Nous faisons des pieds et des mains pour dire au monde entier que le véritable décor de Brokeback Mountain est ici, en Alberta», poursuit M.Coke-Derr.La riche province canadienne, assise sur la deuxième réserve de pétrole de la planète, avait déjà servi de décor pour Impitoyable, de Clint Eastwood.Brad Pitt y a récemment terminé le tournage des aventures de Jesse James, le célèbre hors-la-loi de l\u2019Ouest américaine au XIXe siècle.Ironiquement, l\u2019Alberta est l\u2019une des deux provinces du Canada qui n\u2019ont pas reconnu le mariage homosexuel, légal partout au Canada depuis l\u2019été dernier en vertu d\u2019une loi fédérale. La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Tourisme / S27 Paris sans tracas ANDRÉ DÉSIRONT COLLABORATION SPÉCIALE MONTRÉAL \u2014 Des forfaits, toujours plus de forfaits: cette formule résume parfaitement l\u2019esprit de la programmation des deux plus grands grossistes québécois, Vacances Transat et Tours Mont-Royal, qui viennent de lancer leurs brochures Europe pour l\u2019été 2006.«Même s\u2019ils consultent de plus en plus l\u2019Internet pour préparer leur voyage, les consommateurs aiment acheter un produit qui leur évite de se lancer dans une série de transactions sur le Net ou ailleurs», observe Denis Codère, directeur à la commercialisation de Vacances Transat.Même Tours Mont-Royal, qui jusqu\u2019ici se contentait de proposer un éventail d\u2019hôtels à Paris et dans quelques villes de province, adopte la formule.Il lance trois forfaits combinant le billet d\u2019avion, les transferts, l\u2019hébergement à Paris et quelques excursions.Vacances Transat, qui proposait de tels produits depuis trois ans, les raffine.Aux «Forfaits Plus» à Paris viennent maintenant s\u2019ajouter des «Forfaits royaux», offrant davantage d\u2019excursions à l\u2019extérieur de Paris.Le grossiste introduit aussi des « Forfaits trois capitales » (Paris, Bruxelles et Amsterdam), de même que le forfait « Escales en ville » qui combinent un billet d\u2019avion vers une autre ville française avec deux ou trois nuits d\u2019hôtel.Le consommateur y gagne-t-il?Les tarifs de ces forfaits correspondent généralement aux prix cumulés du billet d\u2019avion et du nombre de nuitées à l\u2019hôtel choisi.Mais on y greffe gratuitement quelques avantages appréciables, notamment des transferts entre l\u2019aéroport et l\u2019hôtel et, dans le cas des Forfaits Plus à Paris, un billet pour une croisière sur la Seine.Il y a toujours plus d\u2019appartements aussi.Vacances Transat, qui commercialisait déjà la chaîne Citadine, incorpore une nouvelle marque dans son catalogue : Citéa, qui exploite des immeubles de studios et d\u2019appartements dans toutes les grandes villes françaises et à Paris.«Citéa est une chaîne deux étoiles.Il s\u2019agit d\u2019un bon complément aux Appartements Citadines, qui sont classés trois et quatre étoiles», indique Isabelle Sparer, directrice des produits européens du grossiste.Principaux clients cibles : les familles, les amis voyageant ensemble et ceux qui désirent économiser en mangeant peu au restaurant.Autre nouveauté : la possibilité de louer des voitures pour 17 jours et plus avec Hertz, à des tarifs avantageux.Longtemps, la formule « achat-rachat », qui transforme le voyageur en propriétaire effectif de la voiture pendant quelques semaines, était plus économique que la location, lorsque la prise en charge excédait deux semaines.Ce n\u2019est plus le cas.Ainsi, Vacances Transat propose la location avec Hertz.Coût du plus petit modèle (une Opel Corsa ou similaire) pour 17 jours : 719$ et 25$ par jour supplémentaire.Chez Renault, le plus petit modèle en achat-rachat (la Clio 1,4) coûte 875$ pour la même période, plus 28$ par jour supplémentaire.«Chaque formule a ses avantages, dit Denis Codère.Dans le cas de l\u2019achat-rachat, les clients disposent d\u2019une voiture neuve et ils peuvent choisir le modèle exact qu\u2019ils désirent.Dans le cas de la location, on choisit une catégorie et non un modèle précis.La voiture n\u2019est pas neuve, mais il y a des avantages financiers.» Vacances Transat relance ses vols vers Bordeaux, après trois ans d\u2019absence.Il ajoute une fréquence hebdomadaire à la desserte de Lyon (trois vols au lieu de deux) et maintient le statu quo en ce qui concerne la desserte de Londres et Bruxelles (deux vols hebdomadaires).Il lance également une nouvelle liaison vers Paris au départ d\u2019Ottawa (du 25 juin au 27 août).En haute saison, il assurera 24 vols par semaine.Pour sa part, Tours Mont-Royal exploitera jusqu\u2019à sept vols par semaine vers Paris avec le transporteur français Corsair.Et il commercialisera également les liaisons d\u2019Air Transat vers les villes de la province française.Faut-il réserver tôt ou est-il préférable d\u2019attendre à la dernière minute, au cas où les grossistes seraient obligés de solder des sièges?La structure des tarifs est faite de manière telle que les prix augmentent à mesure que l\u2019avion se remplit (il y a trois niveaux de prix).Si la demande pour un départ donné est très faible, le voyagiste réduira les tarifs.Mais c\u2019est un risque.Et il ne faut pas y compter pour les vols de juillet et août qui affichent généralement complet.(La Presse) AP, FRANÇOIS MORI Le musée du Louvre à Paris est l\u2019un des arrêts incontournables de plusieurs forfaits voyages offerts. Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S28 / Tourisme EN SURFANT SUR LES PALMARÈS Le pouls du marché hôtelier mondial ANDRÉ DÉSIRONT COLLABORATION SPÉCIALE MONTRÉAL \u2014 Les lecteurs du prestigieux magazine Condé Nast Traveler estiment qu\u2019en 2005, le Ladera Resort, à Sainte-Lucie, était le meilleur hôtel du monde, alors que Sydney, en Australie, était la meilleure destination urbaine et Maui, dans l\u2019archipel hawaiien, la meilleure destination insulaire.Les grands magazines américains de voyage raffolent des palmarès.Mais leurs résultats ne concordent pas toujours.Ainsi, pour les lecteurs du grand concurrent de Condé Nast, Travel & Leisure, le meilleur établissement hôtelier de la planète serait plutôt le Four Seasons Resort de Sayan, à Bali.Cette île d\u2019Indonésie étant d\u2019ailleurs identifiée comme «meilleure destination insulaire» par le Travel & Leisure, Maui n\u2019arrivant qu\u2019au troisième rang derrière Santorin, dans les Cyclades.Par contre, les lecteurs des deux magazines (car ces palmarès sont établis chaque année dans le cadre d\u2019un sondage réalisé auprès des abonnés) s\u2019entendent pour désigner Sydney comme «meilleure destination» au monde.Ces classements sont fortement tributaires des préférences culturelles et des expériences du public qui contribuent à les établir.Ainsi, pour la firme de conseillers Skytrax, qui réalise chaque année un mégasondage portant sur les compagnies aériennes et les aéroports, Singapore Airlines n\u2019arrive qu\u2019au quatrième rang chez les transporteurs, derrière Cathay Pacific, Qantas et Emirates Airlines.Les hôtels qui campent en tête des listes de Condé Nast et de Travel & Leisure (T&L pour les intimes) ne se retrouvent pas sur la liste des prix attribués chaque année par Luxe Magazine (périodique européen) qui choisit plutôt l\u2019hôtel Adlon, à Berlin, comme «meilleur hôtel de centre- ville», et le Villa d\u2019Este, à Cernobbio (Italie), comme «meilleur resort».Condé Nast et T&L établissent leurs palmarès chaque année en envoyant un questionnaire à leurs abonnés.Ceux-ci sont majoritairement des Américains aisés qui ont en matière de voyages et de destinations des comportements.d\u2019Américains aisés.Comportements et goûts qui ne coïncident pas toujours nécessairement avec ceux des grands voyageurs européens ou québécois.D\u2019où ces décalages.Car il faut plutôt parler de «décalages» que de préférences.Force est de convenir qu\u2019il y a, sur ces listes, de hôtels-boutiques investissent tous les palmarès: le Wickaninish Inn figure sur ceux de Tablethotels, de T&L et de Condé Nast, alors que l\u2019Arie Resort se classe cinquième en Amérique du Nord selon les lecteurs de Travel & Leisure.L\u2019hôtel Dominion 1912, de Québec, arrive en septième position des meilleurs hôtels du monde sur la liste de Condé Nast Traveler (ex aequo avec l\u2019Oberoi Rajvilas de Jaï- pur, en Inde, une autre légende du secteur hôtelier).Tablethotels classe le Saint-Antoine, qui loge dans le même quartier de la basse-ville, troisième en Amérique du Nord et troisième hôtel de ville au monde, alors que l\u2019hôtel Gault de Montréal se retrouve au huitième rang en Amérique du Nord et l\u2019hôtel Germain de Toronto (qui appartient à la même petite chaîne que le Dominion 1912) se retrouve au 10e rang des meilleurs hôtels design.Mis à part cette distinction accordée au Gault, les hôtels montréalais sont absents de ces classements ou alors, ils se retrouvent dans le peloton de queue des listes régionales.Pourtant, nous avons quelques hôtels-bou- tiques comme le Saint-James, le Cube ou le Nelligan, qui mériteraient un meilleur sort.(La Presse) PHOTO ASSOCIATED PRESS Selon les lecteurs de Condé Nast Traveler et Travel & Leisure, Sydney est la meilleure destination au monde.nombreux recoupements.Le Canada, dans tout ça?L\u2019île de Vancouver a la cote.Elle figure sur la liste des «meilleures destinations insulaires» des deux grands magasines américains.Et certains de ses LES MEILLEURS HÔTELS DU MONDE SELON CONDÉ NAST TRAVEL & LEISURE 1.Ladera Resort Four Season Resort at Sayan Sainte-Lucie Bali 2.Chenton Glen Singita Private Game Reserve Hampshire, UK Afrique du Sud 3.Peninsula Oberoï Rajvillas Hong-Kong Jaïpur, Inde 4.Four Seasons Four Seasons Chiang Maï Istanbul Thaïlande 5.Amankila Château Les Crayères Bali - 4e ex aequo Reims, France 6.Four Seasons Hualalai Peninsula Hawaii Bangkok 7.Dominion 1912 Rusty Parrot Lodge Québec Jackson Hole, Wyoming 8.Oberoï Rajvillas Four Seasons at Jimbaran Bay Jaïpur - 7e ex aequo Bali INNOVE ENCORE PLUS EN 2006.\u2014 bi | \\ AR pm fmm (819) 846-6055 + 1877 444-6055 www.caravanes55.com 8 Roadtrek smazzaxmz \u2014 GHDONODOUBLEDEGRANCE -1 Le nouveau méga centre de véhicules recreatifs ON AGRANDIT EN AJOUTANT UNE DIVISION SPORT Pour un véhicule récréatif et une traction hors-route au maximum ; La caravan motorisée.Qui se prend pour un VUS na al x À > aa J Ce LL or sate 107769 Sherbrooke samedi 4 mars 2006 La Tribune S30 / Vivre Le Brin de Vie au service d\u2019une communauté NATHALIE HURDLE nathalie.hurdle@latribune.qc.ca SAINT-ADRIEN \u2014 Le Brin de Vie, petit centre communautaire culturel de Saint-Adrien, fourmille d\u2019activités.Toute l\u2019équipe célébrait il y a quelques jours le début des services de la popote roulante.«Puisque l\u2019école compte environ 40 enfants, il n\u2019y a pas de service de cafétéria.Nous leur offrons donc, le dernier mardi du mois, de venir prendre un repas chaud au Brin de Vie», affirme Sabrina Gauthier, coordonnatrice du Brin de Vie.C\u2019est lors d\u2019un forum municipal, tenu en avril 2003, que les résidants ont eu l\u2019idée de transformer ce bâtiment désaffecté en petit centre communautaire.Celui-ci habitait autrefois l\u2019ancienne Meunerie et plus récemment l\u2019ancien bar Le Brin de si.Né il y a un peu plus d\u2019un an, cet espace a été créé afin d\u2019améliorer les services de proximité et de développer des activités culturelles rons actuellement notre concours de talents locaux qui débutera le 1er avril prochain», explique-t-elle.Afin d\u2019attirer différentes clientèles, plusieurs types d\u2019activités sont prévus.«Les lundis soirs sont réservés pour des cours de théâtre.Les mercredis soirs sont des soirées où les adolescents peuvent profiter du lieu.Que ce soit pour jouer à des jeux de société, écouter ou jouer de la musique.C\u2019est une soirée où ils peuvent faire ce qui leur plaît.Nous voulons inculquer aux jeunes un sentiment d\u2019appartenance à la communauté», ajoute-t-elle.«Des parents de Saint-Adrien ont récemment demandé la permission d\u2019organiser une activité «Ciné- jama» pour les enfants.Le nombre limite d\u2019inscription était fixée à 30 et a été rapidement atteint.Des activités répartis sur deux jours incluant un coucher au Brin de Vie.Les enfants ont adoré l\u2019expérience et les parents également qui ont pu profiter de la fin de semaine de la Saint-Valentin en amoureux», af- firme-t-elle.«De juin à septembre, nous offrirons des 5 à 7 qui permettront à la clientèle de venir débuter leur fin de semaine en compagnie d\u2019un chansonnier.Il est également possible de louer la salle pour différents types d\u2019événe- ments spéciaux», précise-t-elle.Peu importe les raisons qui vous amèneront au Brin de Vie, la chaleur humaine, la convivialité et le plaisir seront au rendez-vous.et communautaires.Cette petite communauté de 560 habitants peut désormais participer à plusieurs activités, directement dans leur village.«À long terme, nous aimerions que même les gens des villes et villages voisins viennent ici pour profiter de nos activités», affirme la coordonnatrice.«En février, nous avons eu un spectacle de Habana Café qui a eu beaucoup de succès.Nous prépa- LA TRIBUNE, NATHALIE HURDLE Grâce au Brin de Vie, les enfants de Saint-Adrien peuvent manger un repas chaud une fois par mois. La Tribune Sherbrooke samedi 4 mars 2006 Religion/ Vivre/ S31 Des projets pleins d\u2019espoir en Haïti PIERRE SAINT-JACQUES pstjacqu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Haïti défraye les manchettes régulièrement et ce n\u2019est pas toujours à l\u2019issue d\u2019une marée de positivisme.Pourtant, il se vit dans ce pays des projets aussi silencieux que merveilleux.Une collaboration étroite, entre le Comité missionnaire Ouverture au monde de la paroisse Nativité- de-Jésus et trois missionnaires des-Saints-Noms-de-Jésus-et-de- Marie, a permis d\u2019accomplir des miracles dans la paroisse Notre- Dame-de-la-Chandeleur de Gros- Morne, à Haïti, depuis 22 ans maintenant.Âgée d\u2019un jeune 81 ans, Solan- ges Goulet, présidente du comité de neuf membres, poursuit toujours son engagement.La Tribune l\u2019a rencontrée en compagnie de Charlotte Dufresne, membre du comité et de Soeur Lise Brosseau, s.n.j.m., le contact de ce jumelage entre les paroisses de Sherbrooke et d\u2019Haïti.Ouverture au monde vit présentement sa campagne de financement dans le but de verser quelque 60 000 $ pour des projets concrets à réaliser à Gros-Morne, une région de montagnes, au nord- ouest du pays.«Sr Lise Brosseau identifiait les besoins sur le terrain et les communiquait au comité», a expliqué Solanges Goulet.Durant plus de deux décennies, se sont multipliées diverses actions dont la priorité visait d\u2019abord l\u2019éducation des enfants au niveau de l\u2019élémentaire.«Depuis quelques années, a indiqué Sr Brosseau, 4000 enfants fréquentent 15 écoles presbytérales.Les activités d\u2019éducation touchent la formation des maîtres, l\u2019encadrement scolaire, la construction et la réparation d\u2019écoles, l\u2019apport de matériel scolaire et de mobilier.» En plus d\u2019être alphabétisés, les jeunes reçoivent une formation religieuse, sociale et agricole afin qu\u2019un jour, ils puissent se prendre en charge.Le développement et la protection de l\u2019environnement font l\u2019objet de divers projets: jardins scolaires, pépinière et reboisement, points d\u2019eau, irrigation des sols, latrines.Comme l\u2019a souligné Charlotte Dufresne, des activités commerciales et des ateliers pour les femmes permettent à ces dernières d\u2019aller chercher un revenu supplémentaire.Elles s\u2019impliquent dans des activités sociales et financières telles que: commerces, ateliers de couture et de broderie, production de confitures, beurre de pistache, tablettes et bien d\u2019autres activités.Elles portent l\u2019économie locale sur leurs épaules, plusieurs PME comme on dirait au Québec.Sr Brosseau a mentionné qu\u2019après plus de 20 ans à Gros- Morne, les Soeurs des Saints- Noms-de-Jésus-et-de-Marie ont passé la main à une communauté de soeurs haïtiennes, les Petites Soeurs de Sainte-Thérèse.Avant de revenir au pays, Sr Brosseau s\u2019était investie dans la formation des trois religieuses haïtiennes qui prennent la relève.Le Comité Ouverture au monde entend poursuivre sa collaboration et de répondre à des projets et à des besoins concrets.Il émettra un reçu pour fins d\u2019impôt aux gens qui voudront bien contribuer à la présente campagne en faisant parvenir un chèque à l\u2019ordre de Paroisse Nativité-de-Jésus Gros- Morne.IMACOM, VINCENT COTNOIR Charlotte Dufresne et Solanges Goulet, membres du Comité missionnaire Ouverture au monde de la paroisse Nativité-de-Jésus, entourent Soeur Lise Brosseau, de la communauté des Soeurs des-Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.Le goût de partager et de transmettre MICHEL MORIN michel.morin@latribune.qc.ca DRUMMONDVILLE \u2014 En 28 ans, l\u2019auteure et conférencière Made- leen Dubois s\u2019est arrêtée dans plus de 50 villes québécoises afin de partager sa passion et ses connaissances philosophiques et spirituelles.À l\u2019âge de quinze ans, Madeleen Dubois est initiée à la lecture par son grand-père.Ce dernier avait réalisé des études en théologie et partageait souvent des conversation avec son propre père.L\u2019arrière grand-père et le grand-père ont donc joué un rôle majeur dans sa vie.«Mon grand-père m\u2019amenait à la bibliothèque et nous choisissions des livres ensemble.Par la suite, il voulait que je lui fasse un résumé,» explique Mme Dubois.Dès lors, elle sentait que son intuition la guidait à approfondir ses connaissances sur une autre dimension de l\u2019être humain; celle de l\u2019intérieur.Cette femme de caractère poursuit sa quête de savoir et devient infirmière.En 1974, elle assiste à une conférence de Julien Giguère, qui était enseignant de philosophie à l\u2019Université de Trois-Rivières.En entendant ses paroles, elle comprit ce qu\u2019elle voulait vraiment faire, soit partager son savoir au moyen de conférences.«En écoutant Julien Giguère, je me suis dit «C\u2019est ça que je veux faire», j\u2019avais alors trouver ma voie, raconte-t-elle.Un jour, je suis arrivée à la maison et j\u2019ai annoncé à mon mari que je venais de démissionner de l\u2019hôpital pour entreprendre ma carrière de conférencière.» En 1978, elle devient la première femme conférencière au Québec.Deux ans plus tard, elle commençait à vivre de son nouveau métier.Ses salles se remplissent partout.Jusqu\u2019à 600 personnes par soir.Son parcours l\u2019amène à croiser, celui que l\u2019on surnommait le «jo- vialiste», André Moreau.Cette association durera 7 ans et sera quelque peu néfaste pour Ma- deleen, car André Moreau est perçu plutôt négativement par le public.En 1993, au cours d\u2019un voyage en Grèce, elle fait la rencontre de deux femmes de Trois-Rivières qui réussiront à la convaincre de repartir en neuf.C\u2019est à ce moment qu\u2019elle prit la voie de la spiritualité.«La spiritualité pour moi c\u2019est que nous sommes tous essentiellement des êtres spirituels.Il y a quelque chose en nous qui ne meurt pas et c\u2019est l\u2019Esprit avec un grand E, que j\u2019appelle aussi l\u2019âme, d\u2019autres l\u2019appelleront l\u2019ange gardien.On parle d\u2019une force et d\u2019une présence à l\u2019intérieur de nous», confie la drum- mondvilloise.En 1995, elle reçoit une offre de Québécor pour la publication d\u2019un livre.«À ce moment là, j\u2019avais l\u2019expérience du public, mais je n\u2019avais pas le talent pour écrire.Elle fera la rencontre de Michelle Lemieux qui deviendra sa plume pour trois livres: «Comment contrôler sa pensée» en 1995, «Communiquer avec son âme» en 1996 et «Le pouvoir de la bénédiction» en 1998.Madeleen Dubois s\u2019accorde 30 heures de lectures par semaine, du temps pour méditer, du temps de silence et avoue avoir une grande passion pour l\u2019opéra.Elle veut être active encore longtemps: «Je veux travailler jusqu\u2019à 90 ans,» dit-elle en riant.«Les activités d\u2019éducation touchent la formation des maîtres, l\u2019encadrement scolaire, la construction et la réparation d\u2019écoles, l\u2019apport de matériel scolaire et de mobilier.» Madeleen Dubois GED À L'ACHAT D'UN LIT AJUSTABLE SANTE MIEUX-ETRE.~ Les lits ajustables Santé Mieux-Etre sont dotés de matelas aux propriétés curatives.Aloé Vera a des effets bienfaisants sur | peau.CoolMax freine la transpiration.Amicor Pure lutte contr les acariens et SeaCell Active contient des vitamines.CoolMax Ortho Passion Ortho Evolution -Soignez-vous en dormant- Technologie de pointe EXCLUSIF ! 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