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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2006-04-14, Collections de BAnQ.

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[" lefbdloas Education Tourisme La Frontalière prépare Le village attrait de de beaux avenirs /S8 Richard Séguin /S15 ' Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 cahier spécial EL] C NE sEconomie RENCONTRE NS écritel avenir ley chez Niedner A= IMACOM, JULIE ROY UNE REGION TOURNEE VERT DEMAIN PLUS QUE JAMAIS, LE FUTUR VERT EST À L'AGENDA DE LA PLANÈTE BLEUE, SANS QUE L'ÉCONOMIE VIRE AU ROUGE.A COATICOOK, LE DÉVELOPPEMENT DURABLE A NOTAMMENT RENDEZ-VOUS AU PARC DÉCOUVERTE NATURE DE BALDWIN OÙ ENVIRONNEMENT RIME AVEC DÉVELOPPEMENT.PROJET UNIQUE AU QUÉBEC PAR LES ACTIVITÉS QU'IL OFFRIRA DÈS LE 29 MAI, IL A REÇU EN PRIMEUR GUILLAUME LE PECHEUR, SA SOEUR ANDREA AINSI QUE SES PARENTS MARJOLAINE GILBERT ET DANY PHILIBERT, DE COATICOOK.UN SITE EXCEPTIONNEL À DÉCOUVRIR EN PAGE S2. JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca BALDWIN \u2014 L\u2019excursion aurait pu se terminer en queue de poisson, voilà une décennie, alors que la pisciculture était vouée à la fermeture.Ç\u2019aurait été sous-estimer le talent des pêcheurs.Et le potentiel de l\u2019appât aux 12 km2.De quoi faire une bonne pêche.La Ville de Coaticook et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune l\u2019ont depuis accroché au bout de leur ligne.La première saison débute le 29 mai, au tout nouveau parc Découverte nature de Baldwin.Suivant le courant de protection et de mise en valeur du patrimoine naturel, la barre du projet franchissant le cap des 1,5 M $ a récemment été confiée à Caroline Sage.«Dans la foulée du développement durable et du retour aux sources, le parc Découverte nature est un projet prometteur qui s\u2019inscrit dans les nouvelles tendances touristiques», souligne la coordonnatrice qui a pataugé dans les eaux touristiques de la région pendant sept ans à titre de conseillère.Au bout de la ligne Barque d\u2019entrée dernier cri réalisée par la Ville de Coaticook, le pavillon d\u2019accueil Louis-Roch-Séguin taquine déjà avec ses Histoires de pêche, une exposition en eau claire qui écrit les grandes lignes des techniques de pêche d\u2019hier à aujourd\u2019hui, en plus de plonger dans le milieu de vie du poisson.À deux coups de rame, le Parcours de pêche signé par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune s\u2019étire sur deux étangs et une rivière, courant artificiel pouvant atteindre les 4000 gallons/minutes par les seules énergies hydraulique et mécanique.Visant à encourager la relève des pêcheurs tout en sensibilisant à la protection des habitats aquatiques, l\u2019écosystème unique verra nager entre 5000 et 10 000 poissons par année.«Dans les étangs, les enfants pourront prendre et garder leurs premières truites été comme hiver sous les conseils des guides qui leur apprendront également comment les arranger, pendant que les adultes démontreront leur adresse en appâtant le saumon en eau vive pour mieux les relâcher ensuite», s\u2019enthousiasme André Langevin.Continuant au sud-est, l\u2019aventure plein air a tendu sa ligne à Canards Illimités Canada dont la tour d\u2019observation d\u2019une vingtaine de pieds surnage déjà les marais de la Station et de la Méder, grand mât d\u2019où la faune et la flore des zones humides pourront être épiées.Voulant s\u2019assurer d\u2019une bonne pêche, le parc Découverte nature a étendu son filet aux sentiers des moulins, au Parc Harold F.Baldwin, au lac Lyster, à l\u2019étang Baldwin et à la plage à l\u2019ombre du mont Pinacle.Sous la nageoire du ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui les réaménage au coût de 10 M $, les installations intérieures de la station piscicole de Baldwin verront y frayer des espèces menacées \u2014 comme le bar rayé \u2014 dès 2007.«Le parc Découverte nature de Baldwin vient offrir un autre pôle touristique majeur, et combien original,», conclut Roma Fluet, ex-direc- teur général de la Ville et membre du conseil d\u2019administration du concept à hameçons.Les amateurs de pêche peuvent déjà se laisser taquiner au www.de couvertenature.qc.ca.?Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S2 / Coaticook Baldwin appâte les touristes Le parc Découverte nature mettra sa ligne à l\u2019eau le 29 mai LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Menée par la coordonnatrice Caroline Sage, la barque du parc Découverte nature de Baldwin accueillera les pê- cheurs dès le 29 mai, fièrement secondée par les membres du conseil d\u2019administration, André Langevin, Roma Fluet et Jean Gagnon.VOUS VOULEZ Y ALLER Parc Découverte nature de Baldwin 2471, chemin Baldwin Barnston (819) 849-2677 COATICOOK \u2014 Le Parc de la Gorge de Coaticook franchit cette année le cap de la trentaine.En pleine forme, il n\u2019a toujours pas les mollets en compote.Plutôt des projets plein les bottes.Dans les hauteurs au sud-est de la grange ronde, le Projet Fermette 2006 recréera une petite ferme d\u2019époque avec toute sa diversité animale, dès juillet prochain.Y trouvant un second souffle, les sentiers pédestres jalonnés de panneaux d\u2019interprétation feront le détour sur le site de 10 acres, eux qui semblaient s\u2019essouffler un peu avec les années.Pour ceux qui n\u2019ont pas le pied marcheur, le centre d\u2019équitation propose toujours des randonnées pour découvrir le parc à dos de cheval pendant que les 20 kilomètres de vélo de montagne accueillent les pédaleurs intermédiaires et experts.De plus en plus couru, le camping ajoutera une trentaine de sites boisés avec services aux 150 qui s\u2019étirent déjà à côté du pont suspendu.La boussole du Parc de la Gorge de Coaticook continue donc d\u2019indiquer un pôle touristique alignée sur un concept écologique unique, en plein coeur de la ville.\u2014 Josiane Guay L\u2019incontournable Parc de la Gorge La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook/ S3 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Le développement de Coaticook est ambidextre.Il a une main tendue vers l\u2019avenir et l\u2019autre appuyée sur son passé.La poigne est donc solide.Celle du maire de la ville, Bertrand La- moureux, également.«Coaticook n\u2019a jamais manqué de dynamisme, tant au niveau de sa vie politique que de celle économique.Il faut donc continuer dans le même sens, avec des mesures incitatives pour assurer la prospérité et la diversité de tous les secteurs, confie le premier magistrat.Mais le développement de la ville doit aussi se faire de façon préventive, en se penchant sur les nombreux défis du futur.» Du nombre, la vitalité économique de la grande région coa- ticookoise arrive en tête de liste, indispensable moteur qui doit continuer de tourner à pleins gaz sur l\u2019autoroute de la mondialisation.Achevant sa grande virée des industries, le maire Lamoureux se réjouit de la «belle diversité» des entreprises établies en sol coaticookois, dont «beaucoup emboîtent le pas à l\u2019innovation et à la productivité et n\u2019hésitent pas à diversifier leurs productions pour être toujours compétitives».Celles-là devront «miser sur de jeunes têtes en recherche et développement, communément appelé R&D, pour s\u2019amener sur la voie du développement durable, celle qu\u2019il faut privilégier», estime l\u2019élu du dernier novembre.Mais si «l\u2019économie n\u2019est pas présentement branlante», Coati- cook n\u2019entend «pas s\u2019asseoir sur la situation».Déjà, un nouveau parc industriel totalisant 500 000 mètres carrés, le plus gros en ville, est paré à accueillir les entreprises, route 141.«Et nous sommes prêts à les aider à s\u2019établir comme nous l\u2019avons déjà fait avec d\u2019autres», insiste Bertrand Lamoureux.Toujours diversifier La tête tournée vers le centre- ville, il signale qu\u2019il faut «chercher une diversité toujours plus grande des commerces», un mandat octroyé avec confiance à Rues Principales.Énumérant ensuite l\u2019agrandissement de la Maison familiale et du Centre régional d\u2019initiatives et de formation en agriculture (CRIFA), la construction d\u2019un nouveau poste de la Sûreté du Québec et de condos rue de l\u2019Union de même que la venue de J.M.Chagnon (voir S4) dans le nouveau parc industriel, le maire Lamoureux note que «l\u2019effervescence du secteur de la construction, jumelée avec la politique familiale et celle d\u2019accès à la propriété, est susceptible d\u2019attirer de nouveaux résidents».De nouveaux talents, si chers à son illustre prédécesseur, André Langevin.Et alors qu\u2019un «deuxième joyau touristique», le parc Découverte nature de Baldwin, s\u2019apprête à s\u2019ajouter au Parc de la Gorge de Coaticook, des projets de piste cyclable et de mise en valeur des cours d\u2019eau sont sur la planche de travail.Devant cet avenir prometteur, le maire de Coaticook joue la carte de la prévention.«À la suite des inondations des deux dernières années et à l\u2019étude des ingénieurs, la Ville planifie déjà des travaux afin d\u2019éviter que la situation ne se reproduise.» Même réflexe quant à la qualité de l\u2019eau, dont les travaux au réservoir Court, l\u2019an dernier, lançaient une série d\u2019autres interventions pour se conformer aux normes gouvernementales.Coaticook la dynamique LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY À son premier mandat, le maire de Coaticook, Bertrand Lamoureux, mise sur la continuité et la prévention pour assurer le dynamisme d\u2019une ville qui n\u2019en a jamais manqué.En parfait équilibre entre le passé et l\u2019avenir Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S4 / Coaticook JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Raymond Chagnon avait la dizaine d\u2019années à peine entamée quand son père Jean-Marie a coupé le ruban de J.M.Chagnon, en 1956.Toujours dans les sillons du commerce d\u2019équipements agricoles, l\u2019homme sert aujourd\u2019hui sa troisième génération à lopins.La passion pour toute signature.«Quand j\u2019ai pris la relève de mon père en 1978, il m\u2019avait déjà transmis l\u2019amour de la clientèle agricole et la passion d\u2019un service de qualité pour la satisfaire, autant lors de la vente qu\u2019après, grâce à de bons employés», confie le fils qui a occupé à son tour le fauteuil de propriétaire pendant près de 30 ans.Aujourd\u2019hui calé dans celui du directeur des ventes, Raymond Chagnon a su passer l\u2019héritage paternel.Ses marques de commerce n\u2019ont jamais rétrogradé depuis l\u2019acquisition du concessionnaire par Claude Hamel, Jean-Guy et Michel Rheault, en 2002.«Le personnel a toujours été et continue d\u2019être la pierre angulaire de l\u2019entreprise, insiste son directeur général Claude Hamel, il lui assure le meilleur service-client tout en lui permettant de performer sur un marché très compétitif.» C\u2019est entre autres ce marché, dont «l\u2019avenir est au regroupement», qui a conduit Raymond Chagnon sur la terre des Rheault, bien connus dans les rangs du machinisme agricole, eux qui ont quatre autres concessions québécoises sous les manettes.Le distributeur coaticookois des marques Case IH, Kverneland, Kuhn et Kongskilde, entre autres, s\u2019assurait ainsi d\u2019un «bon pouvoir d\u2019achat» et d\u2019un inventaire combiné roulant dans la quinzaine de millions $.Tracteurs moins polluants En montre ou en catalogue, des tracteurs moins polluants, plus économiques, une ligne de tracteurs compacts et des équipements agricoles à la file, de la moissonneuse- batteuse à l\u2019ensileuse.Soufflant cette année un demi- siècle de service, J.M.Chagnon s\u2019apprête à déménager dans des locaux derniers cris de plus de 23 000 pieds carrés, un investissement chiffré à 1,5 M $ qui sème en même temps un nouveau système informatique, une vaste salle d\u2019exposition, en plus de loger Tech- nico-Lait, un concessionnaire en équipements laitiers de Laval.«Nous sommes fiers d\u2019investir dans Coaticook, livre Claude Hamel, c\u2019est à la fois une preuve de confiance en la prospérité de la ville et un mouvement pour encore mieux servir une clientèle dont nous sommes aussi fières.» L\u2019entreprise, qui a pignon sur rue au 103 Main Ouest depuis 1958, a ainsi acheté un terrain de quatre acres, à la sortie ouest de Coaticook, où elle pourra y regrouper ses quatre locaux, présentement dispersés dans la ville.Prévue pour le mois d\u2019août, l\u2019inauguration du site, le premier sur le sol du nouveau parc industriel, devrait permettre d\u2019ajouter entre trois et cinq employés, notamment en mécanique, aux 23 existants.LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Sous les manettes du directeur général Claude Hamel depuis 2002, le concessionnaire J.M.Chagnon fêtera ses 50 ans de service dans des locaux derniers cris, situés dans le nouveau parc industriel de la ville de Coaticook.IMACOM, VINCENT COTNOIR Raymond Chagnon sert sa troisième génération de clients.La passion au service d\u2019une région agricole La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook / S5 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Les tuyaux à incendie de Niedner en ont vu d\u2019autres.D\u2019autres siècles; les origines de l\u2019entreprise ont été griffonnées en 1895.D\u2019autres usines; une première au Massachusetts, puis à Coaticook dès 1914.Et d\u2019autres mains; de celles de Charles Henry Niedner jusqu\u2019à celles de la division Fire and Security de la multinationale Tyco, depuis 2000.Mais le fabricant de boyaux d\u2019alimentation flexibles et d\u2019appareils d\u2019essai n\u2019avait jamais vu d\u2019autres usages à ses tubes à brasiers forestiers, municipaux et industriels.Jusqu\u2019au tournant du XXIe siècle.Jouant la carte de la diversité depuis quelques années, l\u2019entreprise coaticookoise étire ses tuyaux au- delà du marché traditionnel.Jusqu\u2019à des niches novatrices et prometteuses.Comme celle du militaire.Permettant le transfert du carburant, le boyau développé sur le plancher de Niedner a été retenu par l\u2019armée américaine entre ceux de quatre autres firmes.«Bien que le projet soit encore en mode prototype, ses horizons de croissance pourraient être importants pour Niedner, confirme le directeur de l\u2019usine, Joël Sar- razin, puisque d\u2019autres forces armées pourraient éventuellement y être intéressées.» À l\u2019assaut de niches toutes aussi innovantes, d\u2019autres types de tuyaux sont présentement déroulés dans le secret des 60 000 pieds carrés à la fine pointe du centre de fabrication, rue Merrill, sous l\u2019oeil de la dynamique cellule de recherche et développement.Dédiée à la mise au point de nouveaux produits et de nouvelles méthodes de production, l\u2019équipe de cinq ingénieurs et spécialistes assure le meilleur rapport entre la performance, le poids et la résistance du vaste éventail de boyaux.«Niedner est d\u2019ailleurs reconnu mondialement pour être un chef de file dans l\u2019industrie des tuyaux au niveau de son avancement technologique grâce à son efficace volet R&D et son directeur, David Lord», de confier Joël Sarrazin.Une réputation qui s\u2019enroulait déjà autour l\u2019entreprise certifiée ISO 9001, il y a plus de dix ans, alors qu\u2019elle a été la pionnière dans l\u2019introduction de tuyaux légers à paroi interne en polyuréthane.Aujourd\u2019hui, Niedner a étendu cette technologie à la totalité de sa production.Et voit ses compétiteurs offrir des produits similaires.Au bout des tuyaux de Nied- ner depuis deux ans, l\u2019approche 6 Sigma, une philosophie de production à valeur ajoutée et une gestion plus participative des 145 employés.«Tous des outils de travail au quotidien qui contribuent à réduire nos coûts de production et à augmenter notre efficacité manufacturière de façon à performer.» Pour encore voir d\u2019autres siècles.IMACOM, VINCENT COTNOIR Sous l\u2019élan du directeur d\u2019usine, Joël Sarrazin, et du directeur R&D, David Lord, l\u2019entreprise coaticoo- koise Niedner étire ses tuyaux au-delà du marché traditionnel des incendies.La recherche écrit l\u2019avenir chez Niedner Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S6 / Coaticook JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 La passion d\u2019Hélène Drouin sent le poisson qui frétille.Celui qu\u2019elle pêchait dans le marais de son enfance.Celui qu\u2019elle a ensuite étudié sur les bancs universitaires.La passion a suivi, dans les talons.Jusqu\u2019à devenir son client à nageoires, ou à pinces, depuis la mise à l\u2019eau d\u2019Aquabiotech, en 1989.«Mon enthousiasme pour l\u2019eau et les poissons est en effet vite devenu une inspiration pour créer un environnement optimal à l\u2019aquaculture», de confier la présidente et copropriétaire, avec Tony Pouliot, de l\u2019entreprise spécialisée dans le recyclage de l\u2019eau piscicole et la création de systèmes aquatiques sur mesure.Complices de pupitre depuis l\u2019Université Laval, les deux propriétaires ont construit l\u2019expertise d\u2019Aquabiotech sur un système de recyclage de l\u2019eau avec biofiltration (REBF), «capable de recycler l\u2019eau à 99,9 pour cent du débit passant dans les bassins des circuits fermés, grâce à des filtres biologiques».En croissance depuis trois ans, la firme coaticookoise a d\u2019abord trempé en Gaspésie, où elle frayait avec le saumon de l\u2019Atlantique, avant d\u2019être attirée plus creux dans les terres par la qualité des flots, la proximité de l\u2019Université de Sherbrooke, le dynamisme des intervenants économiques de la région de Coaticook et le soutien constant du Réseau canadien des technologies, en 1993.En eaux internationales Au bout de la ligne d\u2019Aquabiotech, le marché industriel prend un nouvel élan, depuis 2005, avec les tiroirs superposés pour la contention à long terme du homard vivant.En partenariat avec deux compagnies canadiennes, le concept nage déjà en eaux européennes, où il assure une qualité accrue des produits de la mer.Porté par le courant universitaire de ses deux actionnaires, Aquabio- tech rame également dans le créneau des systèmes clé en main pour la recherche et l\u2019enseignement, simulateur de marées, contrôleur de luminosité suivant les heures et les saisons, couloirs de nage à différentes vitesse de courant, etc.«C\u2019est notre branche naturelle, avoue la biologiste diplômée de l\u2019American Fisheries Academy, les chercheurs nous arrivent avec des défis à relever, des problèmes à résoudre.Et même si chaque projet peut exiger plusieurs mois de travail, nous adorons ça!» La demande a doublé depuis l\u2019an dernier, forçant la firme coaticookoi- se à repêcher d\u2019autres «artisans ingénieux et polyvalents» pour compléter son équipe innovante, maintenant formée d\u2019une dizaine d\u2019employés.Jusqu\u2019aux locaux, route 141, qui se restructurent.Aquabiotech nage dans son élément LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY L\u2019unité commerciale derrière les propriétaires d\u2019Aquabiotech, Hélène Drouin et Tony Pouliot, s\u2019envolera bientôt pour l\u2019Irlande où il assurera une qualité accrue du homard vivant. La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook / S7 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Meubles Gober ne donne plus dans le meuble.Depuis quelques années déjà.Compétition chinoise, se contente de répliquer son président, Richard Bérubé.Mais l\u2019ombre du drapeau rouge ne flotte maintenant plus sur l\u2019entreprise coaticookoise, alors que la qualité et la flexibilité sont entrées, à pleine porte d\u2019armoires.En croissance, Meubles Gober l\u2019entrouvre aujourd\u2019hui sur une augmentation de 60 pour cent de sa production dans les prochains mois.«Nous prévoyons faire passer notre production hebdomadaire de 1800 portes d\u2019armoires à 3000, d\u2019ici la fin de l\u2019été.Ce qui laisse pressentir l\u2019embauche de 10 à 15 employés supplémentaires», anticipe l\u2019actionnaire, qui envisage même la possibilité d\u2019augmenter la production sur un deuxième quart de travail, après avoir maximisé celui de jour.Développé en marge de la production initiale de meubles semi-rembourrés, le créneau des portes d\u2019armoires de cuisine et des moulures en bois massif occupe aujourd\u2019hui les 30000 pieds carrés de l\u2019usine, qui propose aussi des poteaux tournés et des hottes de bois, depuis l\u2019an dernier.«Au fil des ans, la sous-traitance pour les fabricants d\u2019armoires industriels s\u2019est imposée.Ils veulent une confection sur mesure, flexible et d\u2019une excellente qualité et c\u2019est ce que nous leur offrons», confie Richard Bérubé, copropriétaire de la compagnie avec son frère Réal.Mais pas que les produits qui portent le sceau de la qualité chez Meubles Gober.Le service à la clientèle également passe par la grande porte.Celle qui donne sur le Québec, l\u2019Ontario, les États-Unis, jusqu\u2019aux îles Caïmans.«La satisfaction du client est notre première préoccupation, signale l\u2019entrepreneur.D\u2019ailleurs, après leur deuxième commande de portes, les nouveaux clients nous adoptent, adoptent notre qualité de produits et de service.» Derrière les battants des bureaux, quelque 70 «compétents employés» qui ne sont pas étrangers au succès d\u2019une entreprise qui en a vu d\u2019autre depuis sa création en 1988.«Sans eux nous ne serions pas là aujourd\u2019hui, assure le président, nous tirons tous sur le même bord depuis le début.» La polyvalence étant «la seule façon de se démarquer de la concurrence», Meubles Gober vient d\u2019entreprendre un large programme de formation de sa main- d\u2019oeuvre qui saura ensuite opérer chaque équipement.L\u2019entreprise coaticookoise s\u2019apprête d\u2019ailleurs à renouveler certains de ses équipements pour des technologies à la pointe.Des initiatives visant à réduire les délais d\u2019exécution des commandes, avenue de la Gra- vière.«C\u2019est le maire André Langevin qui nous avait incité à faire l\u2019achat du site actuel, en nous disant que nous allions lui dire merci dans quelques années, nous l\u2019avons écouté, se souvient Richard Bé- rubé, et nous tenons aujourd\u2019hui à le remercier.» LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Explorant présentement les technologies à la pointe, le copropriétaire de Meubles Gober, Richard Bérubé, vise à faire passer la production hebdomadaire de l\u2019entreprise coaticookoise de 1800 portes d\u2019armoires à 3000, d\u2019ici la fin de l\u2019été.Porte ouverte à la qualité sur mesure Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S8 / Coaticook JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Depuis 2000, l\u2019école secondaire La Frontalière de Coa- ticook écrit son quotidien à l\u2019encre couleur gazon.Celle des Établissements Vert Brundtland (EVB), un projet de petits gestes indélébiles, à poser pour un monde écologique, pacifique, solidaire et démocratique.«Adhérer au mouvement EVB a d\u2019abord été une orientation commune choisie par le personnel de l\u2019école pour mettre en oeuvre notre projet éducatif, qui repose sur les valeurs d\u2019excellence, de respect de la vie, de responsabilité, de justice et de créativité.C\u2019est ensuite devenu un outil mobilisateur qui rallie de plus en plus de jeunes», confie le directeur général, Normand Lapointe.Au tableau, des initiatives à la file, recyclage du papier, des canettes et des bouteilles, mais aussi celui des cartouches d\u2019encre et des produits chimiques, l\u2019aménagement d\u2019un parc à pique-niques, l\u2019utilisation de savons écologiques, l\u2019achat de vaisselle et d\u2019ustensiles réutilisables, la mise à profit du compostage, l\u2019énième chapitre du projet de coopération internationale en République dominicaine, etc.Et alors qu\u2019un nouveau plan d\u2019action s\u2019apprête à être dicter, Normand Lapointe souhaite qu\u2019EVB ait sa chaise dans les classes.«Avec un peu de créativité, il est possible de sensibiliser les jeunes aux valeurs- moteurs autant dans les cours de français que dans ceux d\u2019arts plastiques et de mathématiques.» Le cahier de notes recyclé de l\u2019école secondaire porte également d\u2019autres graffitis.ISO pour École Iso-Actif.Première de classe es- trienne à obtenir la certification, La Frontalière s\u2019est fixé l\u2019objectif 0-5-30 depuis la dernière année scolaire: zéro tabagisme, cinq portions de fruits et légumes consommés par jour et 30 minutes d\u2019exercices quotidiens.La sédentarité n\u2019ayant pas la note par les temps qui courent, un plateau sportif a même été aménagé hors les murs grâce à l\u2019appui financier de nombreux partenaires, dont Kino-Québec qui a servi de levier au projet estimé à 50 000 $.Et même si le ruban ne sera officiellement coupé que plus tard ce printemps, la surface a déjà la bougeotte, des jeunes de tous les niveaux venant pratiquer hockey cosom, soccer, crosse et handball sur l\u2019aire extérieure s\u2019étirant sur deux terrains de basketball.Jusqu\u2019au chef Pierre Quirion qui se fait un devoir de réviser son ardoise à menus, vers des assiettes plus nutritives et variées tranquillement, mais sûrement.Dénoncé au crayon rouge, le phénomène de la malbouffe est «une vague sociale dont nous profitons à l\u2019école en poursuivant un virage santé vers de bonnes habitudes alimentaires à adopter tôt», assure le directeur Lapointe, aspirant à des messages-école personnalisés sur les bouteilles d\u2019eau.Sur les bancs, La Frontalière brille par la persévérance de ses étudiants.La craie d\u2019une récente étude note en effet que 87,5 pour cent des cinquièmes enfilent la toge, alors que la moyenne québécoise frôle les 67 pour cent.Encourageant les saines habitudes de vie, tous ces exercices de longue haleine figurent au plan de réussite des 1025 étudiants sur les bancs secondaires.Parce que la réussite des adultes de demain «se doit d\u2019être globale» dans un monde qui l\u2019est tout autant.Un bel avenir au bout du crayon à La Frontalière LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Parce que la réussite des adultes de demain dépasse les cahiers annotés, l\u2019école secondaire La Frontalière de Coaticook, menée par son directeur général Normand Lapointe, encourage les saines habitudes de vie, des gymnases à ballons aux assiettes à jasette. JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Quand le Pavillon des arts et de la culture de Coaticook a récupéré les allées de l\u2019église Sisco Memorial, en 1995, c\u2019est toute la soutane qui a suivi.Signe de vocation.Il y a bien eu quelques retouches artistiques aux coutures, un peu de rapiéçage culturel sur la longueur.Mais toujours la même intimité entre les fidèles et le choeur.Une décennie de levers du rideau plus tard, le lieu culte de culture profite de sa saison 10e anniversaire pour servir un souper-bénéfice à l\u2019image de son intime vocation.Celle de mettre sous la dent des noms de la relève qui se retrouveront éventuellement sur les panneaux de la grand\u2019ville.Et qui reviennent ensuite casser la croûte entre les vitraux du Pavillon qui les a fait découvrir.Première activité de financement après 10 ans de découvertes, Devine qui vient souper ?a longtemps mijoté.Il fallait rectifier l\u2019assaisonnement avec une bonne cuillerée d\u2019originalité et des surprises à la tasse.Ainsi, le coordonnateur du Pavillon des arts et de la culture, Robert Scalabrini, a concocté une soirée où les artistes ne se succèderont pas sur les planches.Plutôt aux assiettes.Sorte de table musicale.«Les artistes ne sont pas en contact avec le public autre que sur scène et vice-versa.Nous avons donc pensé à un souper où ils changeraient de table entre les services.Ce sera une soirée en toute intimité qui donnera la chance à 120 convives de poser des questions aux artistes-invités entre deux bouchées, sans prestation sur scène.» Au menu, donc, des «éléments de surprise» et des ingrédients-artistes des différents coins de la scène, connus ou sur le point.Mais tous jalousement gardés sous le couvert.La sauce est secrète.Il va falloir rester sur son appétit jusqu\u2019au mardi 25 avril prochain.Pouvez toujours essayer de deviner qui va s\u2019attabler.Aux chaudrons, le chef artistique espère que la foule sera gourmande.«Le milieu des arts et de la culture est à la fois fort et fragile, autant que les gens décident qu\u2019il le soit», prêche celui qui aimerait bien que la devinette se répète, en bon rituel, spécifiant que les fonds recueillis iront pour des projets concrets.Le jase-repas sera également l\u2019occasion d\u2019admirer les travaux à pinceaux et à crayons des finissants des cours dont l\u2019ancien temple s\u2019est fait l\u2019hôte depuis le dernier septembre.Quelques jours plus tard, le Pavillon éveilleur de vocations célèbrera sa dizaine culturelle avec les artistes de demain, des jeunes de 4 à 12 ans, qui chantent, dansent, jouent, musiquent et rient.Rafraîchissant, Dix enfantastiques ! mettra en scène une trentaine de talents de la région «qui sont nés avec le Pavillon».Et qui grandissent maintenant avec lui.Avec ses découvertes d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Avec sa foi, éternelle, en la relève.La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook / S9 VOUS VOULEZ Y ALLER Devine qui vient souper?Mardi 25 avril, 17 h 30 Dix enfantastiques! Samedi 29 avril, 20 h Pavillon des arts et de la culture de Coaticook (819) 849-6371 L\u2019intime vocation du Pavillon des arts et de la culture LA TRIBUNE, ARCHIVES Chef artistique depuis une décennie au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, le directeur Robert Scalabrini a concoté un souper-béné- fice où les artistes ne se succèderont pas sur les planches.Plutôt aux tables. Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S10 / Coaticook LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Christiane Thibault JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 La Table d\u2019action communautaire de la MRC de Coaticook (TAC) ne se contente pas des bacs verts.Ni des bleus.Trop à l\u2019étroit.Sa récupération à elle a des tiroirs et des ressorts.Parfois des portes à laver et à congeler.Plus de 360, depuis la création de son dépannage-meubles, il y a trois ans.Service à deuxième vie, il récupère les meubles donnés par les citoyens de la région 500 en tout, les entrepose avant de les redistribuer, au gré des demandes d\u2019autres résidents dans le besoin.Des demandes en hausse de près de 50 pour cent par rapport à l\u2019an dernier.Pas que la population coaticoo- koise s\u2019appauvrisse.Plutôt «un service davantage ébruité et un nouvel emplacement plus accessible», explique la coordonnatrice de la TAC, Christiane Thibault, mentionnant que plusieurs couples séparés et jeunes locataires ont été aidés.Emménagé en mai dernier dans un local deux fois plus grand, rue Child à Coaticook, le dépannage- meubles fournit jusqu\u2019au ménage complet pour une fraction du prix.Transport inclus grâce à une quinzaine de bénévoles à muscles.Au nombre de ses projets, la TAC vise la création d\u2019une entreprise d\u2019économie sociale, qui aurait pour tâches d\u2019inspecter, de nettoyer et de réparer, notamment les électroménagers.«Et ainsi élargir l\u2019offre de meubles à la population qui ne cadre pas dans nos présents critères, mais qui souhaiterait tout de même s\u2019en procurer des usagés.» À côté de l\u2019adresse à meubles, d\u2019autres pour le dépannage vestimentaire et alimentaire.Toutes supervisées par le comité de coordination des ressources de dépannage pour les personnes démunies, regroupant sept organismes membres de la TAC qui en compte 42 sur le territoire de la MRC de Coa- ticook.«Le but du comité est de trouver des réponses communes aux problèmes communs reliés à la pauvreté dans la MRC de Coaticook, explique Christiane Thibault, et même au-delà puisque certains jouets de Bassinette et Layette amusent de petits Péruviens.» Soufflant 15 années de générosité en 2005, les rayons usagés de Bas- sinette et Layette proposent de tout pour les enfants, de la couchette à la table à langer, en passant par la literie et la garde-robe, jusqu\u2019à cinq ans.De son sous-sol à l\u2019étage de la MRC de Coaticook, la grande dame de la récupération, Rose-Ange Hébert, offre également des vêtements neufs, taillés dans des dons de tissus.Présent depuis plus de dix ans dans les vallons de la région, le Centre d\u2019action bénévole de la MRC de Coaticook transforme l\u2019abondance des champs environnants pour s\u2019en servir à l\u2019année dans son service de popote roulante et de dépannage alimentaire.Le comptoir familial de l\u2019organisme déborde également de vêtements à enfiler.Avec un revenu total de près de 7 M $ pour l\u2019année financière 2003- 2004, il a une partie de la vitalité économique de la région dans son jeu.Et une partie de l\u2019environnement aussi.La récupération au service des autres La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook/ S11 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 À l\u2019heure du développement durable, la montre de la MRC de Coaticook n\u2019a pas de retard.La région à vallons a même de l\u2019avance environnementale, elle- qui a sonné l\u2019heure de la récupération en devenant la première MRC au Québec à faire du porte à porte en milieu rural, une initiative verte d\u2019ailleurs récompensée par un Prix Phénix, en 1993.Depuis, le gouvernement fleurdelisé a élaboré une politique de gestion des matières résiduelles 1998-2008 visant à détourner de l\u2019enfouissement plus de 65 pour cent des résidus récupérables.Le plan de gestion de la MRC de Coa- ticook précise des actions pour y arriver en temps.Les 12 municipalités sont donc entrées, l\u2019an dernier, dans le fuseau de la collecte mélangée et des bacs de 360 litres plutôt que 64.Passage remarqué qui a fait bondir le tonnage de matières recyclées de 34 pour cent en six mois.«C\u2019est au- delà de toutes nos attentes, confie la directrice générale de la MRC de Coaticook, Sylvie Harvey, il y a une nouvelle sensibilité qui s\u2019est installée très rapidement et qu\u2019il faut perpétuer.» Et étirer aux matières putrescibles \u2014 restes de table et résidus verts.«Le putrescible est un incontournable pour atteindre l\u2019objectif fixé par la politique parce qu\u2019il représente 40 pour cent du sac à déchets», insiste le DG de la Régie intermunicipale des déchets solides de la région de Coaticook, Francis Lussier.À cet effet, les localités d\u2019East Hereford et de Saint-Venant-de- Paquette prennent une longueur d\u2019avance dès juillet prochain en adoptant le bac roulant aéré.La Ville de Coaticook prévoit pour sa part ramasser feuilles et gazon coupé au cours de la prochaine belle saison.Pour permettre de revaloriser les matériaux de construction, un projet-pilote d\u2019Éco-centre ouvrira bientôt ses portes, incitant les particuliers à venir porter et trier leurs débris pour une fraction du prix qu\u2019il en coûterait au site d\u2019enfouissement.Quatre points de collecte recueillent également les huiles et les peintures depuis 2005, et la collecte des résidus domestiques dangereux (RDD) continue d\u2019amasser plus 12 000 kilos annuellement.Un LES à actualiser Entendant aussi le tic-tac du développement durable, le lieu d\u2019enfouissement sanitaire (LES) de Coaticook est sous la loupe.«L\u2019étude en date de 2001 est présentement mise à jour pour garantir les prix et la faisabilité pour qu\u2019il devienne un lieu d\u2019enfouissement technique (LET) d\u2019ici 2009, un projet auquel serait favorable une majorité de membres», affirme le président de la Régie intermuni- cipale, Jean-Claude Daoust.Une conversion estimée à 5 M $ amortis sur 20 ans, soit la durée de vie du LET.Cette voie esquiverait l\u2019autre prévue au Règlement sur l\u2019enfouissement et l\u2019incinération des matières résiduelles, obligeant la fermeture des LES non conformes.La MRC de Coaticook en est également à élaborer la troisième génération du Schéma de développement et d\u2019aménagement, un outil-longue-vue qui découpe le territoire en grandes zones d\u2019activités selon une vision d\u2019avenir à esquisser dans l\u2019année.Une MRC à l\u2019heure de l\u2019environnement LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Inspirés par les nombreux honneurs verts reçus, la directrice générale de la MRC de Coaticook, Sylvie Harvey, le préfet, Gérald Boudreau, et le directeur général de la Régie intermunicipale des déchets solides de la région de Coaticook, Francis Lussier, voient au devenir des vallons de la grande région coaticookoise. ?Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S12 / Coaticook JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COMPTON \u2014 En agriculture, le champ de la protection de l\u2019environnement était à peine défriché il y a une décennie.Dans les sillons d\u2019alors, la productivité de long en large.Il y avait cependant des laboureurs-pré- curseurs.Comme la Ferme Jean- Noël Groleau de Compton.«Lors d\u2019un concours en 1996, on nous avait demandé comment nous voyions le futur de l\u2019agriculture, relate Diane Beaulieu.Jean-Noël et moi avions répondu qu\u2019il allait devoir dépasser la simple productivité pour s\u2019aligner sur une qualité environnement.» Le duo visionnaire a finalement été couronné Jeunes agriculteurs d\u2019élite du Québec.Quatre ans plus tard, leur entreprise devenait la première certifiée ISO 14001 en Amérique du Nord, un sceau qui commande la mise en terre annuelle d\u2019au moins un projet vert.Fertile en initiatives, la sensibilité environnementale de la ferme comp- tonoise a poussé sans loi ni règlement.Dès 1986, année depuis laquelle les six dizaines de vaches laitières et autant de chèvres s\u2019abreuvent à des points d\u2019eau propre, plutôt qu\u2019aux ruisseaux.«Une obligation aujourd\u2019hui, mais une intime conviction alors.» Déjà dans les rangs à ce moment, la récupération du vieux fer, des huiles et des filtres s\u2019est élargie \u2014 aiguilles, bouteilles de médicaments, cartons, sacs de plastique, jus de silos, etc.\u2014 et systématisée avec les années.Jusqu\u2019à planter des points de collecte dans chaque département et améliorer les contenants de récupération.«Ici, les poubelles vivent maigres: six bacs de récupération débordants contre un peu plus d\u2019un seulement de déchets», s\u2019exclame celle qu\u2019on a déjà élue Agricultrice entrepreneure de l\u2019année.Mais plus qu\u2019un environnement à lendemains, c\u2019est la qualité de vie humaine et animale qui guide le couple Beaulieu-Groleau et leurs trois fils.Fruit d\u2019une graine de plan agroenvironnemental de fertilisation intégré (PAEF) semé il y a 11 ans.Et dans le seau de la ferme laitière d\u2019ici l\u2019automne, la certification biologique, «une valeur ajoutée pour la santé», qui envoie paître insecticides, pesticides et herbicides, notamment.Établie sur le lopin d\u2019une ancienne beurrerie, chemin Cochrane, la Ferme Jean-Noël Groleau a aussi ranimé le savoir-faire traditionnel qui a fait de Compton l\u2019une des plus grandes villes beurrières au Québec au siècle dernier.Devenue Économusée, la Beurrerie du Patrimoine ouvre son atelier au public, sa centaine de créations à leurs papilles.Du beurre artisanal aux fromages et différents produits laitiers de vache ou de chèvre, l\u2019entreprise à barattes s\u2019apprête à lancer cinq autres exclusivités santé pour la prochaine belle saison.À dénicher sur place ou sur les tablettes des quatre coins de la province.Familial, le bout de vallon aux quatre générations compte aussi un Centre d\u2019interprétation de la vache laitière, où s\u2019alignent plus de 1000 antiquités, une boutique de produits régionaux, ainsi que l\u2019érablière L\u2019Éra- blicieux avec ses dérivés à tartiner ou à épicer.Terre d\u2019accueil estivale de plus de 12 000 visiteurs, la Ferme Jean-Noël Groleau enseigne donc la culture de «la qualité au quotidien».Pour un beau lendemain.VOUS VOULEZ Y ALLER Ferme Jean-Noël Groleau 225, chemin Cochrane Compton (819) 835-9373 www.fermegroleau.com Vert primeur à la Ferme Jean-Noël Groleau LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Première entreprise certifiée ISO 14001 en Amérique du Nord, la Ferme Jean-Noël Groleau de Compton enfile les initiatives environnementales depuis deux décennies.Établie sur le lopin d\u2019une beurrerie, elle a aussi ranimé le savoir-faire jusqu\u2019à devenir un Économusée où s\u2019activent Diane Beaulieu et son fils, Patrick Groleau. La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook / S13 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COMPTON \u2014 Dans la lorgnette de Symbionature, les silos voisinent les gratte-ciels.Et les routes de campagne croisent celles des cen- tres-villes.Sans accrochage.Sans mauvaises odeurs.Michael Bernardin le tambourine.«Les fermes peuvent cohabiter avec, et même dans les villes sans problème.» Pas que la firme agro-environ- nementale basée en plein Compton porte le pince-nez.Pas que son propriétaire soit utopiste non plus visionnaire, peut-être.D\u2019ici là, Symbionature propose des solutions terre à terre, simples et éprouvées, pour une saine gestion agricole, des fumiers à désodoriser aux lopins à fertiliser jusqu\u2019aux animaux, aux pousses et aux flots à revitaliser.«Notre mission est de fournir à l\u2019agriculteur des conseils et des outils pour cultiver et produire en harmonie avec son environnement, humain et naturel, tout en assurant l\u2019efficacité et la rentabilité de leur entreprise», de confier le naturo- pathe retourné «à la base», aux arpents de son Moe\u2019s River adoptif.Poudre d\u2019escampette Dans leur recherche de solutions à fenêtres-ouvertes-par-beau-jour- d\u2019été, Michael Bernardin et la vétérinaire Anne-Marie Gagnon, cofondatrice de l\u2019entreprise, ont finalement déniché celles de la compagnie allemande Plocher, il y a quatre ans.S\u2019engageant dans le sillon d\u2019une agriculture écologique et rentable, Symbionature ajoutait ainsi le Canada à la liste des 22 pays saupoudrés depuis maintenant un quart de siècle par des produits approuvés pour l\u2019agriculture biologique par EcoCert Canada.Dans les caisses importées d\u2019outre-mer, des poudres de minéraux vitalisés avec des ions d\u2019oxygène, à diluer dans l\u2019eau et à appliquer dans la fosse et les dalots, notamment.Une opération hebdomadaire d\u2019une vingtaine de minutes entre les enfilades de vaches laitières pour que les mauvaises odeurs prennent la poudre d\u2019escampette.Les bactéries pathogènes aussi.Appelée en renfort, l\u2019oxygène à bulles du système Plocher «dissipe donc les odeurs et favorise l\u2019effet fertilisant du lisier une fois épandu.Les plantes s\u2019en retrouvent fortifiées, nécessitant moins d\u2019engrais et de pesticides.En retour, la santé des animaux que nous mangeons en profite», d\u2019expliquer le propriétaire de l\u2019entreprise comptonoise, validations scientifiques sous le bras.«Se conformer à l\u2019environnement n\u2019est jamais une dépense où il n\u2019y a pas un retour», estime Michael Bernardin, soulignant qu\u2019adopter la technologie Plocher reste accessible, sans nouvelle installation ni équipement à facture salée.LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Michael Bernardin croit à la cohabitation harmonieuse ferme-ville.Sur la terre harmonieuse de Symbionature Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 La Tribune S14 / Coaticook JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca COMPTON \u2014 Le rêve de Michèle Lavoie s\u2019est pointé entre deux boîtes de conserve, il y a deux décennies, chemin Vaillancourt à Compton.Il n\u2019a pas bougé depuis.Les cannes non plus, à peine rouillées.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier.Jusqu\u2019à ce que le cauchemar du dépotoir non officiel s\u2019envole pour laisser place au douzième site ornithologique de la région, posé aux limites de la MRC de Coaticook.Sous l\u2019aile d\u2019Action Saint-Fran- çois, un organisme environnemental spécialisé dans le nettoyage et la restauration des berges des cours d\u2019eau, quelques 150 petits et grands environnementalistes ont cumulé 17 corvées de nettoyage en 2005.Dans le calepin du coordonnateur Robert Léo Gendron, pas moins de 16 tonnes de déchets ont ainsi été retirées du site naturel, une grue ayant même été nécessaire pour sortir les plus grosses pièces \u2014 laveuses, pneus et carcasses d\u2019automobile.Les débris n\u2019ont toutefois pas migré en masse vers un autre dépotoir.Heureusement.Près de 80 pour cent des matières ont en effet été récupérées d\u2019une quelconque façon, métal, verre et plastique ayant été soigneusement triés.Mais pas que les rêves qui soient obstinés.Les mentalités aussi puisque des gens sont revenus jeter des déchets entre les corvées.«D\u2019où l\u2019importance de poursuivre la sensibilisation», insiste la professeure retraitée, Michèle Lavoie.Soutenu par les ressources matérielles et financières de la municipalité de Compton, le projet vole aussi aux côtés du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Coaticook qui joue un rôle d\u2019accompagnement appuyé, deux fois plutôt d\u2019une, par Jacques Ferland, propriétaire du terrain et président du CLD.En vol plané Impressionnant par sa structure où la faune y est vue du dessus, le coin de verdure vallonné compte un bassin d\u2019eau central, qui s\u2019occupe de rafraîchir les chanteurs ailés.Plus d\u2019une cinquantaine d\u2019espèces d\u2019oiseaux ont ainsi été répertoriées par Serge Beaudette, ornithologue et artiste photographe.En vedette dans la lentille, le Passerin indigo et un troupeau de Dindons sauvages.«Ça fait 20 ans que je prends ma marche quotidienne le long de ce site enchanteur, mais pollué.Et ça fait aussi longtemps que j\u2019anticipe ce grand nettoyage à une époque où la protection et la conservation de l\u2019environnement est sur toutes les lèvres», de confier Michèle Lavoie, ambitieuse voisine et présidente de la Table de concertation culturelle de la MRC de Coaticook.«Le Bassin de Compton, c\u2019est une réponse locale à une problématique globale, l\u2019environnement.Il est un projet porteur d\u2019espoir, en plus d\u2019enlever le sentiment d\u2019impuissance par des gestes à la portée de tous», souligne l\u2019agente de développement rural au CLD coaticookois, Patricia Sévigny.Alors qu\u2019environ 80 pour cent des débris ont été retirés l\u2019an dernier, la prochaine belle saison verra se nettoyer les derniers arpents vallonnés, en plus d\u2019y voir aménager quelques sentiers et aires d\u2019observation.En vue d\u2019accueillir ses premiers voyeurs de plumage au printemps 2007.D\u2019ici là, la troisième édition de l\u2019Envolée ornithologique soulignera la venue de la prochaine saison à jumelles au Parc de la Gorge de Coaticook, le 13 mai prochain.Le battement d\u2019aile d\u2019un rêve en plein dépotoir LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Quelque 150 bénévoles ont participé l\u2019an dernier aux 17 corvées de nettoyage du futur site ornithologique, chemin Vaillancourt à Compton, dont Sylvie Jacques, Michèle Lavoie, présidente de la Table de concertation culturelle de la MRC de Coaticook, Patricia Sévigny, agente de développement rural au CLD de la MRC de Coa- ticook, Serge Caron, directeur général de Compton, ainsi que Robert Léo Gendron, coordonnateur pour Action Saint-François.? La Tribune Sherbrooke vendredi 14 avril 2006 Coaticook / S15 JOSIANE GUAY josiane.guay@latribune.qc.ca ST-VENANT-DE-PAQUETTE \u2014 Alors que la signalisation annonce Saint- Venant-de-Paquette, c\u2019est elle qu\u2019on voit.Aussitôt, elle nous fait de l\u2019oeil, ecclésiastique.Avec son clocher haut perché.Sa coiffe blanche.Intrigué, on prend à droite sur le chemin du Village le plus petit du Québec.Le reste se fait à pied.Sorte de pèlerinage de long en large.Un peu plus de trois kilomètres.À travers une Maison de l\u2019arbre plantée à l\u2019orée.Dans un Musée-église plus que centenaire.Et sur les pas d\u2019un Sentier poétique né du rêve du chanteur Richard Séguin.Bien vite animé par les Amis du Patrimoine, un organisme sans but lucratif.De grands rêves «Depuis longtemps, je cherchais un projet en harmonie avec le milieu.Les arbres et les mots font bon ménage.Et nous voilà 30 autour de la table de la salle communautaire du village, avec des rires, du bonheur, des outils et des rêves.Mais nos rêves sont toujours plus grands que nous», souligne l\u2019auteur-com- positeur-interprète, confiant que seulement la moitié ce qui avait été imaginé au meuble à pattes a été réalisé.Pour l\u2019instant.Pour l\u2019instant donc, les dix sites du sentier, achevé l\u2019an dernier, invite à un flânage en règle.Les mains dans les poches, les yeux sur les Ap- palaches, la langue des poètes en écho.Celle des cantons, avec Alfred DesRochers, sa fille Clémence, France Boisvert et Daniel Roy.Et à chaque pas, les tournures d\u2019une trentaine d\u2019autres comme Gaston Miron, Anne Hébert, Émile Nelligan, Hélène Dorion, Roland Giguère et Raoul Duguay, entre autres.Semés ici et là et partout, des sculptures-personnages de pierre imaginées par l\u2019artiste Roger Na- deau, «l\u2019homme qui donne vie aux pierres».À la fois admirateurs et gardiens des champs d\u2019où ils ont été tirés.Exposition à racines Terre d\u2019accueil du village-attrait, la Maison de l\u2019arbre laisse pousser une exposition à racines, sur les différentes symboliques de l\u2019arbre aux quatre coins des hémisphères.Le pavillon de style rustique respire également les vallons fertiles des environs avec un café à la dent régionale.À deux pas, la sacristie de l\u2019Église-musée s\u2019est trouvée une nouvelle vocation, celle d\u2019une galerie dédiée à l\u2019artiste Roger Nadeau et à ses oeuvres.Sur métaux celles- là.Mais la petite église de bois n\u2019a pas rangé la toge pour autant.Sa cueillette de l\u2019eau de Pâques aux petites heures remplira encore les bancs dimanche.Entre le spectacle de Dany Bé- dard et sa Nuit de la poésie, le lieu culte verra sa façade restaurée pendant que des projets à reliures se parlent au village.«Des livres sur le Sentier poétique, sa poésie, les paysages qu\u2019il dévoile.L\u2019édition est en effet un élément de promotion hors pair», signale l\u2019artiste à voix.«Du sentier à l\u2019église jusqu\u2019à la Maison de l\u2019arbre, le but est d\u2019offrir des sites où il fait bon s\u2019inspirer, se ressourcer et se réconcilier avec la nature», insiste la coordonnatrice des Amis du Patrimoine, Stéphanie Gilbert.Dès la fête de la Reine.À l\u2019heure du village global, celui de Saint-Venant-de-Paquette a su enraciner dans sa vallée aux 111 habitants un dynamisme, une fierté et une identité.Unique et touristique.LA TRIBUNE, JOSIANE GUAY Pas à pas, le Sentier poétique du plus petit village du Québec éveille à la poésie d\u2019ici.Et au respect d\u2019un environnement sans frontière, guidé par des sculptures-personnages et par Stéphanie Gilbert, coordonnatrice des Amis du Patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette.Un village-attrait en poésie et en nature VOUS VOULEZ Y ALLER Saint-Venant-de-Paquette Village-attrait De la fête de la Reine à l\u2019Action de grâce (819) 658-1064 [ So À établir à EEE 3 VENEZ DECOUVRIR NOS JOYAUX DE LA NATURE e le parc de la Gorge-de-Coaticook © le parc Découverte nature de Baldwin Wen, pr a ire TY ; |\u2018 a pv, a 4 Ll \u2014 \u2014 | Des_équipements de loisirs et de culture de qualité D rare elite a real ES Uhr) politique familiale et d'accès à la propriété Mn ci JEEVES BTN | Un secteur économique trés actif et diversifié Des services publics bien organisés Une Situation financière rassurante : la ville Lessons Se\u201d encens ur \u2014 EAB EEO i ; yo gh, y Ii | Que "]
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