La tribune, 22 juin 2006, Cahier A
[" ###PAGE###1### oh Poie Sheed EU La tornade Madonna déferle! LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND La reine Madonna a déclenché une émeute de cris et d\u2019applaudissements dans la fournaise du Centre Bell, hier soir, pour marquer son retour à Montréal après une longue absence de 13 ans.L'icône pop s'est même exprimée en français: «Qu'est-ce qui est le plus excitant? Moi ou le Grand Prix?» I RESEAU DE TRAFIQUANTS © DEMANTELE 3 {Un ancien 5 «(policier de RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un ancien policier de la Régie de police Memphréma- gog est soupconné d\u2019étre a la téte de la section du transport vers les Etats-Unis d\u2019ecstasy et de marijuana d\u2019une importante organisation criminelle démantelé, hier, en Estrie, dans la région de Montréal et sur la réserve amérindienne de Kanesetake.Carl Thomas, 44 ans, a été arrété en méme temps que 35 autres personnes dans le cadre d\u2019une enquête menée par l\u2019Unité mixte d\u2019enquêteurs sur le crime organisé autochtone.La Gendarmerie royale du Canada qui menait cette vaste opération s\u2019est adjointe les policiers de la Régie de police Memphrémagog, de la Sûreté du Québec et du Service de police de Sherbrooke pour mener 18 perquisitions et arrêter 20 individus dans la région, soit à Sherbrooke, Coaticook et dans le Canton de Magog.«Carl Thomas est soupçonné d\u2019être responsable du transport de la marchandise vers les États-Unis à travers ses divers contacts.C\u2019est un homme qui était connu des services policiers.Les stupéfiants Météo a> QUELQUES pi AVERSES MAX.:26\" mn:18\u201d O- 4% 1h58 4 20h38 MÉTÉO DES PROCHAINS JOURS? /86 70 taxes en sus Floride 2,10$ * .PCI .4 .++.; or - \u2019 3 a.- + Copa ao Co ass 11 = PRY 2.= .T < : » A 3 ot x 3 \"= Ld 1 ' Lace su - .+.- .~~ Ap - A \u2018 4 su + - ~ \u2019 A.3 , dissimulés notamment à travers d\u2019autresmarchandisestransitaient par les postes frontaliers situés entre Coaticook et Cornwall», explique le porte-parole de la GRÇ, le caporal Sylvain L\u2019Heureux.Selon la GRC, l\u2019organisation criminelle exportait plus de 100 livres de marijuana de l\u2019autre côté de la frontière à chaque semaine.Entre le 17 janvier et le ler mai 2006, cette organisation aurait blanchi plus de 4,8 millions de dollars américains lors de 35 transactions.Plus de 150 000 dollars en devises canadiennes et américaines, 21 armes à feu, 22 biens infractionnels, des quantités négligeables de cannabis, de cocaïne, d\u2019héroïne, d\u2019ecstasy et de champignons magiques ont été saisis lors des perquisitions d\u2019hier.«Nousavons mené une opération d\u2019envergure qui nous permet sans doute de déstabiliser le milieu criminel et particulièrement le crime organisé», mentionne le caporal L'Heureux.Seulement sur le territoire de Sherbrooke, les policiers ont frappé à sept adresses différentes, hier, dans le cadre de l\u2019opération «Cléopâtre».AUTRES TEXTES /3 \u201c 134, Wellington Nord - 563-8515 AU-MONDE! Ea Mays TT: à l'achat ou location À partir de 1 9 % SHERBROOKE HONDA 2615, rue King Ouest 619 566-5322 www.sherbrookehonda.com * Détails sur place.203996 ###PAGE###2### Actualités Mon clin d\u2019œil STÉPHANE LAPORTE Madonna aurait été vue avec.Cristobal Huet.Arts/spectacles Les leçons du passé /6 Luc Larochelle POUR NOUS JOINDRE LA TRIBUNE / (819) 564-5450 Présidente?éditrice / Louise Boisvert Directeur finances / Yvon Gauvin INFORMATION Rédacteur en chef / Maurice Cloutier Directeur / Louis-Éric Allard Adjointe /Jacynthe Nadeau PRODUCTION ET INFORMATIQUE Directeur / René Béliveau Adjoints / André Roberge / Steeve Rancourt / Stéphane Garant PUBLICITÉ Directrice / Suzanne-Marie Landry Adjoints / Alain LeClerc / Sophie Thibaudeau ABONNEMENT ET TIRAGE Directeur / André Custeau Coordonnatrice / Cynthia Morin ADRESSES ET NUMÉROS www.cyberpresse.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: (819) 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.564-8098 PUBLICITÉ: (819) 564-5450 / 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qu\u2019il s\u2019agissait de contributions illégales, conclut le juge à la retraite Jean Moisan dans son rapport d\u2019enquête pour le compte du Directeur général des élections du Québec.Avec le changement de production habituel lié à la saison, Bombardier Produits récréatifs recherche 150 assembleurs pour une période de cinq mois.La Banque du Canada garde le cap /18 Un véhicule neuf coûte 17% plus cher qu\u2019aux É.-U./20 Monde Saddam Hussein entame une grève de la faim /14 Bush prêt à fermer Guantanamo /14 Garou en tête des ventes en France /16 Dès sa sortie, le nouvel album de Garou, qui porte simplement son nom, trône déjà en tête du palmarès en France.Sports Schumacher veut améliorer son sort à Montréal /36 ###PAGE###3### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Actualités/ 3 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Jean Boisvert est coupable de toute la trame factuelle des événements survenus à l\u2019été 2005 où il avait enlevé, séquestré, puis agressé sexuellement une connaissance à Richmond.Après que le juge Guy Lecompte de la Cour du Québec l\u2019ait déclaré coupable d\u2019agression sexuelle à l\u2019endroit de la femme dans la cinquantaine, hier après-midi, l\u2019homme de 51 ans a réglé ses comptes avec la justice.Le 31 juillet 2005, Jean Boisvert a enlevé violemment cette connaissance vers 21 h 30 à Richmond en assénant notamment un coup de couteau à la poitrine au conjoint de cette dernière.Après avoir gardé la femme de force pendant environ 38 heures et l\u2019avoir agressée sexuellement dans un camp de chasse de Danville, il l\u2019a libérée le 2 août.Boisvert a enregistré des plaidoyers de culpabilité aux accusations de tentative de meurtre à l\u2019endroit du conjoint de sa victime, de voies fait à l\u2019aide d\u2019un couteau contre sa victime, de voies de fait causant des lésions, de menaces à l\u2019égard d\u2019une voisine du couple victime de cette affaire, d\u2019enlèvement et de séquestration à l\u2019endroit de la femme dans la cinquantaine.«Jean Boisvert a reconnu sa culpabilité aux principales accusations portées contre lui.Le juge a aussi déterminé que sa victime n\u2019avait pas consenti à avoir des relations sexuelles avec lui», mentionne la procureure de la couronne au dossier, Me Hélène Fabi.Consentement par peur Le juge Lecompte a déterminé que la victime a agi par peur en ne refusant pas que Boisvert ait une relation sexuelle avec elle lors des moments où il la séquestrait.«Je ne peux croire l\u2019accusé lorsqu\u2019il affirme lui avoir demandé d\u2019avoir une relation sexuelle avec lui et qu\u2019elle ait exprimé son consentement dans les circonstances lors desquelles les événements sont survenus.Il prenait ses désirs pour la réalité en refusant de voir la réalité.C\u2019est un aveuglement volontaire de l\u2019accusé qui lui a fait croire qu\u2019elle consentait à avoir une relation sexuelle avec lui», a déterminé le juge Lecompte.La procureure de la couronne considère qu\u2019il était essentiel de démontrer que la victime n\u2019avait jamais consenti à avoir de relation sexuelle avec l\u2019accusé.«C\u2019est une série d\u2019événement qui se suivent dans le temps.Avec ces plaidoyers de culpabilité, le dossier se termine», mentionne Me Hélène Fabi.Les représentations sur la peine de la poursuite et de la défense représentée par Me Karine Poliquin se dérouleront le 2 octobre prochain.Détenu depuis les événements, Jean Boisvert reste toujours derrière les barreaux en attendant que son sort soit fixé.«C\u2019est certain que nous allons demander une peine de prison ferme et longue.Il faudra prendre en considération les circonstances de ces événements mais aussi les séquelles physiques des victimes.L\u2019homme a subi de graves blessures à la suite du coup de couteau porté par l\u2019accusé», mentionne Me Fabi.Jean Boisvert règle ses comptes avec la justice ANDRÉ CÉDILOT ET GABRIEL BÉLAND MONTRÉAL \u2014 Pour une rare fois, et sans doute sans savoir que c\u2019était la Journée nationale des autochtones, la police a frappé dans le territoire de Kanesatake, hier.Les forces de l\u2019ordre y ont arrêté la tête dirigeante d\u2019une organisation de présumés trafiquants de marijuana et d\u2019ecstasy en lien avec les Hells Angels et la pègre italienne.En tout, 36 personnes ont été interpellées.La cible principale de la nouvelle Unité mixte d\u2019enquête sur le crime organisé autochtone (UMECO), Sharon Simon, 48 ans, est une figure connue du milieu criminel, mais son nom n\u2019a été associé à aucune des chicanes politiques qui ont marqué la communauté de Kanesatake depuis le début des années 90.Même si elle est active depuis des années, elle a peu de taches à son dossier.En 2002, elle a dû payer une amende de 15 000 $ dans une autre affaire de production et de trafic de cannabis.Depuis son vaste domaine avec vue sur le lac des Deux-Montagnes, la quadragénaire faisait jouer ses contacts dans le milieu des producteurs de marijuana en vue d\u2019alimenter des distributeurs associés au crime organisé.Selon la police, le réseau écoulait plus de 100 livres de cannabis par semaine.La presque totalité des stocks était exportée aux États- Unis par des courriers qui passaient à divers endroits dans le long couloir frontalier situé entre Cornwall et Coaticook.La marijuana se vend au gros de 1200 $ US à 1600 $ US la livre.La police frappe fort à Kanesatake Deux ex-policiers de Magog font partie des 36 présumés trafiquants de stupéfiants arrêtés RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Outre Carl Thomas qui a été à l\u2019emploi de la Régie de police Memphrémagog de 1994 à 2000 avant de remettre sa démission, le nom de six autres personnes arrêtées dans la région peut être dévoilé en regard avec l\u2019opération Cléopâtre.Ils feront tous face à des accusations criminelles relativement à leur implication dans cette affaire.Marco D\u2019Ostie 32 ans de Rock Forest, Roger Martin 51 ans de Sherbrooke, Jonathan Moisan 29 ans de Coaticook, Carl Savage 47 ans de Sherbrooke, Mario Thibeault 38 ans de Coaticook et François La- moureux 52 ans de Sherbrooke devraient comparaître ce matin au palais de justice de Sherbrooke.Des accusations de gangstérisme, de trafic de drogues, de complot pour trafic, de recyclage de produits de la criminalité, de possession d\u2019armes prohibées devraient être portées contre les membres de ce réseau.Au total, plus de 125 chefs d\u2019accusation seront déposés contre les 36 suspects impliqués.Sept Estriens parmi les accusés IMACOM, VINCENT COTNOIR La GRC a mené plusieurs perquisitions, notamment à Sherbrooke, qui ont conduit à plusieurs arrestations.Selon un porte-parole de la police, Sharon Simon achetait la marijuana des producteurs et la refilait à divers clans mafieux ainsi qu\u2019aux Hells Angels de Montréal, Trois- Rivières et Sherbrooke.«Avec une structure comme ça, c\u2019est sûr qu\u2019elle opérait depuis longtemps.On ne gagne pas la confiance des grandes organisations facilement», a souligné le sergent Sylvain L\u2019Heureux, de la GRC.Au fil de l\u2019enquête, Sharon Simon s\u2019est fait confisquer aux douanes 1 million à bord de sa voiture.Le 5 octobre 2006, elle a aussi été surprise en possession d\u2019armes à feu, dont un fusil-mitrailleur AK-47, de petites quantités de marijuana et de cocaïne, ainsi qu\u2019une pile de documents qui se sont avérés fort utiles à la police.(La Presse) Entamé en avril 2005, le projet Cléopâtre a établi que Sharon Simon et son organisation ont blanchi pas moins de 4,8 millions en devises américaines.L\u2019argent transitait par des bureaux de change.La police a recensé 35 transactions, entre le 17 janvier et le 1er mai dernier.Un certain Roger Desbiens, 40 ans, arrêté hier à Montréal, s\u2019occupait de cette importante facette des opérations.###PAGE###4### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 4 / Actualités PASCAL FAUCHER COWANSVILLE \u2014 Le jeune conducteur de la voiture dans laquelle les Sherbrookoises Jade Lambert- Cloutier et Isabelle Deschênes- Lajoie ont trouvé la mort, le 11 octobre 2004, s\u2019en tire sans condamnation.Un arrêt des procédures a été ordonné par le tribunal de la jeunesse de Cowansville, hier matin, envers le Sherbrookois maintenant âgé de 19 ans.Deux accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort pesaient contre lui.À travers les sanglots des proches des victimes, la juge Johanne Denis a statué que la défense du jeune homme ne pouvait pas être adéquatement exercée.Car l\u2019avocate de l\u2019accusé, Me Myriam Lachance, n\u2019avait pu faire exécuter de contre-expertise sur la voiture conduite par son client.La carcasse de la Mazda Preci- dia modifiée avait été remise à son propriétaire \u2014 puis détruite \u2014 environ un mois après les événements «pour éviter des frais d\u2019entreposage», a précisé la juge Denis.Or, «la Couronne doit protéger l\u2019intégrité des preuves, et celles-ci n\u2019ont pas été accessibles dans un délai suffisant», a dit Me Lachance à sa sortie de la salle d\u2019audience.Négligence «Le véhicule est disparu dans le mois suivant l\u2019accident et le rapport d\u2019expert était incomplet.Une analyse plus poussée aurait pu donner d\u2019autres informations, comme un possible bris mécanique.» L\u2019avocate s\u2019est dite étonnée qu\u2019une telle négligence ait été commise par les enquêteurs de la Sûreté du Québec.«C\u2019est surprenant de voir ça», a dit Me Lachance.Pour la Couronne, Me Pierre Gibeau s\u2019est abstenu de critiquer les policiers.«Je ne peux pas commenter le travail des autres, a dit le vétéran procureur.Moi, j\u2019ai fait le mien.Et la décision du tribunal a été rendue.» Cette disparition de la preuve «n\u2019est pas inacceptable» selon la jurisprudence, a dit le juge Johanne Denis.«Mais la cour est d\u2019avis que les droits de l\u2019accusé ont été lésés en vertu de la Charte canadienne des droits.» Aux proches des victimes, la magistrate a rappelé que «le processus judiciaire doit être équitable pour tous».Sans émotion Le jeune accusé, dont l\u2019identité ne peut être révélée car il était mineur au moment des faits, n\u2019a pas montré d\u2019émotion en apprenant l\u2019arrêt des procédures.Il a refusé de commenter à sa sortie du tribunal.Jade Lambert-Cloutier, 16 ans, qui étudiait à l\u2019école Montcalm, et Isabelle Deschênes-Lajoie, 17 ans, qui étudiait à l\u2019école Le Triolet, sont mortes quand la voiture dans laquelle elles voyageaient a fait une embardée, traversé le terre-plein et percuté une camionnette qui circulait en sens inverse sur l\u2019autoroute 10, près de Bolton-Ouest.Leur décès a été officiellement constaté au Centre hospitalier de Granby.Selon la SQ, le conducteur zigzaguait entre les voitures à une vitesse avoisinant les 120 km/h.Le bolide venait de croiser un contrôle radar mais n\u2019avait pas été intercepté.L\u2019alcool n\u2019était pas en cause dans cet accident.Le quatuor se rendait à une exposition de voitures modifiées.Le conducteur et un autre passager s\u2019en étaient tirés avec des blessures mineures.(La Voix de l\u2019Est) Arrêt du procès à cause de l\u2019auto détruite Un jeune chauffard mis en accusation pour deux victimes sur l\u2019autoroute 10 s\u2019en tire PASCAL FAUCHER COWANSVILLE \u2014 Bien que secouées, les mères des victimes ont accueilli l\u2019arrêt des procédures avec sérénité, hier, au palais de justice de Cowansville.«Je comprends la juge, a dit la mère de Jade Lam- bert-Cloutier, Sylvie Cloutier.Elle a été très humaine dans ses paroles.Mais je ne sais pas quoi penser (de l\u2019absence de condamnation).Laissez-moi le temps d\u2019y réfléchir.Je veux retourner chez moi et y penser.» La mère d\u2019Isabelle Deschênes-Lajoie, Ghislaine Deschênes, s\u2019attendait à tel dénouement.«Les avocats n\u2019avaient pas le choix», a-t-elle dit au sujet de l\u2019arrêt des procédures.Pardon Est-elle déçue que l\u2019accusé s\u2019en sorte sans condamnation? «Non.C\u2019est l\u2019accident qui me déçoit, pas l\u2019absence de sentence.» De toute façon, «rien ne me ramènera ma fille», a dit Mme Deschênes.«Ni maintenant, ni pour le reste de ma vie.» Les mères des victimes accueillent la décision avec sérénité CLAUDIA TIMMONS claudia.timmons@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Mardi soir, deux hommes du secteur de Saint-Denis- de-Brompton ont déterré un obus d\u2019une longueur de 4,5 pouces dans un champ.C\u2019est en remuant le sol que Jean-Yves Taillon, propriétaire du terrain situé au 1885 route 122, et son frère Benoît ont fait cette découverte pour le moins inusitée.À la vue de l\u2019objet, les frères Taillon se sont empressés de contacter les services de police.Les policiers de la Sûreté du Québec ont érigé un périmètre de sécurité dès leur arrivée sur les lieux.Plus tard dans la soirée, les membres des forces armées sont venus récupérer l\u2019obus, qui sera détruit en toute sécurité à la base de Farnham.Selon le capitaine André Berdais, officier aux affaires publiques des Forces armées canadiennes, l\u2019obus déniché serait de fabrication britannique.Il y a de fortes chances qu\u2019il ait été utilisé par l\u2019armée canadienne au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Les raisons de sa présence à Saint-Denis-de-Brompton restent toutefois nébuleuses.Le capitaine Berdais explique qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019un souvenir de guerre rapporté par un ancien vétéran.Il évoque aussi la possibilité que le secteur ait servi de base d\u2019entraînement pour les militaires et que la pièce ait été tout simplement oubliée.Quoi qu\u2019il en soit, «les deux hommes ont eu le bon réflexe en nous contactant aussi rapidement», souligne Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie.Le relationniste de la SQ rappelle que, dans ce genre de situation, si rare soit-elle, il est primordial de ne pas toucher à l\u2019objet ni de tenter de le déplacer.Pour Benoît Taillon, inutile de préciser que cette découverte fut toute une surprise.«Je ne pensais jamais trouver ça», s\u2019exclame-t-il.Deux frères déterrent un obus à Saint-Denis-de-Brompton Les mères des victimes auraient cependant aimé savoir ce qui s\u2019était passé «de la bouche de l\u2019accusé», a dit le procureur de la Couronne, Me Pierre Gibeau.Par la voix de son avocate, le jeune conducteur a dit espérer que les proches des victimes lui pardonnent.«Il est très troublé par les événements, a dit Me Myriam Lachance.Il sait que les familles ont de la peine.Il sait aussi qu\u2019il devra vivre avec «ça» toute sa vie.» (La Voix de l\u2019Est) LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION Ghislaine Deschênes, mère d\u2019Isabelle Deschênes-Lajoie LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION Sylvie Cloutier, mère de Jade Lambert-Cloutier ###PAGE###5### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Actualités/ 5 CLAUDIA TIMMONS claudia.timmons@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Alors qu\u2019Hydro- Sherbrooke annonçait hier soir que la grande majorité de ses abonnés allait recouvrer l\u2019électricité avant 20 h, la maison de Ronald Asselin et de son épouse, Nicole Clément, était toujours plongée dans le noir tard dans la soirée.Pourtant, dans cette rue de l\u2019Est, les lumières des voisins brillaient de tous leurs feux.Une situation qui a exaspéré le principal intéressé jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit rebranché, peu après minuit.Comme des milliers de Sherbroo- kois, Ronald Asselin a perdu l\u2019électricité à la suite des orages et des vents violents qui ont secoué toute la province lundi après-midi.Une fois la tempête calmée, il a pu constater l\u2019ampleur des dégâts.La foudre s\u2019est abattue sur le saule qui trône dans son arrière-cour.Une branche colossale de l\u2019arbre est venue s\u2019appuyer sur les fils électriques qui relient la maison au réseau public.Le mât sur le toit, auquel ces mêmes fils sont reliés, a plié en deux sous l\u2019impact.Par ailleurs, la force des vents a déplacé la vieille balançoire en bois d\u2019environ un mètre.Les pensées se bousculent dans la tête de l\u2019homme.Par où commencer? Les assurances, un émondeur ou le service d\u2019électricité? Le soir même, il prend conseil auprès d\u2019un technicien d\u2019Hydro-Sherbrooke qui lui dit de dégager son terrain des débris qui l\u2019encombrent et de faire venir un électricien le plus tôt possible.Ronald Asselin se met alors au téléphone et contacte rapidement les personnes concernées.Le soir venu, il se couche l\u2019esprit tranquille.Les rendez-vous étant planifiés pour le lendemain matin, l\u2019électricité sera fort probablement de retour dans l\u2019après-midi de mardi.Vers 14 h, après le passage de ses deux «invités», il contacte le service d\u2019électricité pour lui signifier que son terrain est fin prêt à recevoir leurs services.Et il attend.Pendant ce temps, les Asselin se débrouillent du mieux qu\u2019ils peuvent.Si manger des mets cuisinés sur le barbecue peut s\u2019avérer fort agréable par une belle journée d\u2019été, ça devient lassant à tous les jours, quand on n\u2019a d\u2019autre choix.«Avec notre réservoir de 60 gallons, on a pu se laver à l\u2019eau chaude jusqu\u2019à mardi.Mais on doit maintenant aller se laver chez notre fille Isabelle», souligne aussi l\u2019homme.Le soir tombé, ils ont appris à vivre à la lueur des chandelles.Ronald Asselin téléphone à quatre reprises à Hydro-Sherbrooke.Et il attend encore, conscient de l\u2019envergure du problème.Au plus tard ce matin Après deux jours plongé dans la noirceur, Ronald Asselin s\u2019inquiète.Sera-t-il le dernier client d\u2019Hydro- Sherbrooke à voir son ampoule s\u2019éclairer? «L\u2019électricité a été rétablie sur la très grande majorité du secteur.Il ne reste que quelques centaines de cas isolés.Ces gens sont sur une liste et nous allons passer dans la soirée ou demain matin au plus tard», a précisé hier Claude Jean, chef de division pour Hydro-Sherbrooke.Hier soir, cette société estimait à environ 200 le nombre de clients qui seront privés d\u2019électricité jusqu\u2019à aujourd\u2019hui en raison de l\u2019ampleur des réparations à effectuer.M.Jean invite les citoyens à contacter la société pour faire part de leur situation.À bout de patience, Ronald As- selin a contacté une cinquième fois le service d\u2019électricité.Bien malgré lui, le ton a monté.Il s\u2019en est finalement tiré avec une promesse que quelqu\u2019un passerait chez lui avant ce matin.Ce qui a été fait.À bout de patience Ronald Asselin ne pensait jamais que sa panne irait au-delà de mardi IMACOM, MAXIME PICARD Dès mardi, Ronald Asselin a fait changer le mât qui avait plié en deux lundi sous l\u2019impact d\u2019une branche sur ses fils électriques.Depuis, il attend le passage du personnel d\u2019Hydro-Sherbrooke pour le raccord des fils.Hier soir, il n\u2019en pouvait plus d\u2019attendre alors que tout le voisinage avait retrouvé sa vie normale.RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Quatre-vingt-dix salariés non-syndiqués de l\u2019Estrie ont vu leurs plaintes pour harcèlement psychologique en milieu de travail être traitées au cours de la dernière année.Lors de sa deuxième année d\u2019implantation, cette loi d\u2019avant- garde en matière de protection des citoyens a vu trois dossiers être transférés à la direction des affaires juridiques de la Commission des normes du travail et à la Commission des relations de travail.Deux de ces plaintes se sont conclues par des règlements hors cour.L\u2019approche préconisée par la Commission des normes du travail demeure de favoriser les rapprochements entre les deux parties en litige.Au cours de la dernière année, 40 pour cent des dossiers, soit 35 salariés, ont vu leur situation être régularisée par le versement d\u2019indemnités, un remboursement de frais reliés à l\u2019aide psychologique, un programme de réinsertion au travail ou de réaménagement dans l\u2019organisation du travail.La direction régionale de l\u2019Es- trie a jugé que le tiers des plaintes rapportées ne constituaient pas du harcèlement psychologique au travail et huit plaintes n\u2019étaient pas admissibles à des recours.Quinze salariés ont aussi décidé de retirer leur plainte.Dans la majorités des dossiers traités, ce sont des supérieurs immédiats qui sont impliqués.Les situations rapportées concernant surtout des conduites vexatoires répétées et dans 45 pour cent de ces plaintes, elles étaient accompagnées d\u2019un autre recours à l\u2019encontre d\u2019une pratique interdite ou d\u2019un congédiement.À la lumière des résultats de la deuxième année, la Commission des normes du travail constate que l\u2019implantation du recours était nécessaire pour assainir les milieux de travail.90 plaintes pour harcèlement psychologique en Estrie ###PAGE###6### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 6 / Actualités Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Le courant passerait mieux à Hydro-Sherbrooke même lorsqu\u2019il ne se rend pas à toutes les maisons.Je sais, ça paraît contradictoire.Et ce n\u2019est probablement pas très crédible pour les abonnés qui ont tapé du pied durant 72 heures avant de recouvrer l\u2019électricité et pour ceux qui patientent depuis lundi soir.Faut pas toujours se fier aux apparences.Prenez hier matin.Le stationnement du motel Le Baron était plein de camions d\u2019Hydro- Québec.À la vue de ce contingent de monteurs de lignes, les plus optimistes m\u2019ont communiqué leur joie: hourra, la cavalerie est débarquée pour venir nous aider.Des citoyens de mauvais poil m\u2019ont aussi appelé: veux-tu bien me dire pourquoi cette bande de fainéants traîne encore alors qu\u2019on est incapable de brancher nos cafetières à la maison.M\u2019étant avoué coupable, la semaine dernière, de ne pas avoir suivi les camions qui transportaient les débris des édifices rasés à la Cité des rivières, j\u2019ai voulu voir pour savoir.Je me suis faufilé dans le cortège de camions au moment où il s\u2019est mis en route.Embraye sur l\u2019autoroute, passe Saint-Élie, Deauville, j\u2019étais rendu à Magog.Il s\u2019agissait d\u2019équipes de la Montéré- gie rentrant à la maison après avoir dormi quelques heures à Sherbrooke ! Ces monteurs de lignes avaient complété la veille le travail de leurs confrères de l\u2019Estrie pour rétablir à 100 pour cent le réseau d\u2019Hydro- Québec.///// Le plan d\u2019urgence qu\u2019Hydro- Sherbrooke met en application depuis lundi est censé être une version améliorée de la stratégie déployée à la suite de la tempête dévastatrice de juillet 1999.«Notre intervention est progressive, mieux structurée.Ça rend nos équipes beaucoup plus fonctionnelles et productives», prétend Pierre Fréchet, qui a coordonné la rédaction de ce plan d\u2019urgence.M.Fréchet se rappelle de la confusion qui régnait dans la rue Ontario à l\u2019été 1999.«Comme c\u2019était le secteur le plus dévasté, c\u2019est là que le plus d\u2019effectifs avaient été dépêchés.Tout le monde voulait bien faire, tout le monde voulait tout faire et les équipes se marchaient sur les pieds.Une erreur que nous ne voulons plus reproduire».Le synchronisme avait également laissé à désirer.Les monteurs de ligne se pointaient dans un secteur avant que les élagueurs aient tout dégagé.«Ces équipes sont maintenant jumelées.Les élagueurs suffisent amplement à la tâche.Ce sont plus souvent eux qui attendent les monteurs de ligne que le contraire».Le programme d\u2019élagage préventif se déroule comme si rien n\u2019était.Hier, les émondeurs étaient dans mon quartier pourtant épargné par les pannes de lundi.Vingt-quatre heures après les orages dévastateurs de juillet 1999, 20 000 abonnés d\u2019Hydro-Sherbroo- ke étaient privés de courant, le même nombre qu\u2019au lendemain de la tempête de lundi.Il avait fallu une semaine complète pour raccorder tout le monde.Cette fois-ci, le travail devrait être complété en cinq jours.«Notre intervention est progressive, mieux structurée.Ça rend nos équipes beaucoup plus fonctionnelles et productives» «Notre efficacité est supérieure, mais il faut également admettre que certaines tâches sont moins lourdes.Il y a notamment moins de poteaux à replanter», compare M.Fréchet.Depuis 1999, Hydro-Sherbrooke a investi dans le renforcement de son système téléphonique et un nouveau système de gestion du réseau a également été mis en place au coût de 750 000 $.Le syndicat avait blâmé la direction de ne pas avoir utilisé tout son personnel.Il avait proposé de constituer un répertoire pour consigner les compétences parallèles des employés n\u2019étant pas affectés, en temps normal, au service de distribution.«Dans notre plan d\u2019urgence, ces ressources sont maintenant mises à contribution dans des tâches complémentaires», relève Pierre Fréchet.«Tous ceux qui sont en mesure de donner un coup de main le font depuis le début de la semaine et les travaux progressent à un rythme satisfaisant», corrobore le président du syndicat, Denis Fréchette.Le plan d\u2019urgence de la Ville, lui, ne prévoit aucune mesure particulière.«Des mesures d\u2019urgence sont déclenchées lorsque 5000 abonnés ou plus sont privés d\u2019électricité durant plus de 24 heures, selon le degré de risque que les conditions climatiques représentent pour les citoyens.Cette panne ne représente pas à notre avis un danger pour la sécurité des gens», évalue Paul Thibault, un employé municipal affecté au plan d\u2019urgence.L\u2019arrondissement de Fleurimont a pris des mesures particulières en offrant aux citoyens privés de courant d\u2019aller se doucher au Centre Julien-Ducharme.«Un citoyen peut exprimer un besoin particulier en contactant son bureau d\u2019arrondissement.C\u2019est la porte d\u2019entrée de tous les services d\u2019accompagnement», suggère M.Thibault.C\u2019est vous qui êtes juge: estimez- vous que la Ville de Sherbrooke et son réseau municipal d\u2019électricité répondent plus efficacement qu\u2019il y a sept ans ? Les leçons du passé IMACOM, JESSICA GARNEAU Le plan d\u2019urgence qu\u2019Hydro- Sherbrooke applique depuis lundi est censé être une version améliorée de la stratégie déployée à la suite de la tempête de juillet 1999.###PAGE###7### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Avenir du parc du Mont-Orford / Actualités / 7 JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Réalisant l\u2019urgence de la situation, le conseil des maires de la MRC de Memphrémagog a pris dès hier soir l\u2019engagement de présider la démarche de concertation visant à définir un projet récréotou- ristique pour la relance de la station Mont-Orford.Des 16 maires présents à l\u2019assemblée publique d\u2019hier, seul celui du canton d\u2019Orford, Pierre Rodier, a voté contre la résolution confirmant que la MRC devient le chef de file de ce processus, encadré par le projet de loi 23.Le préfet de la MRC de Mem- phrémagog, Roger Nicolet, a également dévoilé qui seront normalement les neuf membres du comité aviseur appelé à mener à bien la démarche.C\u2019est la MRC qui aura la plus forte représentation, puisque pas moins de trois représentants de celle-ci seront inclus dans le comité.Quant à la Conférence régionale des élus de l\u2019Estrie (CRÉE), elle en aura deux.Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, pourrait être l\u2019un d\u2019eux.Malgré son opposition formelle à la vente du domaine skiable existant dans le parc national du Mont- Orford, Tourisme Cantons-de-l\u2019Est se voit proposer une place au sein du groupe.Enfin, ce groupe inclurait un membre du comité touristique du Centre local de développement de la MRC de Memphrémagog, un autre du comité d\u2019orientation du parc du Mont-Orford, puis un représentant des groupes environnementaux.Pour être davantage performant, le comité aviseur s\u2019adjoindra trois experts.Ils auront pour mandat de le conseiller en matières de finances et de développement touristique, d\u2019aménagement et de planification et de gestion de conflit.Ajoutons que 45 000 $ seront vraisemblablement disponibles pour défrayer les honoraires de certains professionnels.La MRC et la CRÉE ont déjà accepté d\u2019offrir 15 000 $ chacune.Le CLD en ferait autant dans les prochains jours.Le Canton d\u2019Orford, la Ville de Magog, la Chambre de commerce et d\u2019industrie Magog-Orford (CCI- MO), Mont-Orford inc., SOS Parc Orford figurent parmi les organisations susceptibles d\u2019être rencontrées par le comité aviseur.La coopérative de solidarité Deux des promoteurs du projet de coopérative de solidarité ayant pour but de relancer la station, Steve Rivet et Joël Bolduc, ont par ailleurs fait une présentation devant le conseil des maires hier soir.«C\u2019est fort louable comme projet.On vous félicite, a lancé Roger Nicolet aux deux hommes.Mais il est difficile pour la MRC de considérer appuyer une démarche parallèle mal articulée avec le mandat que nous confère le gouvernement du Québec.» Quoi qu\u2019il en soit, une importante rencontre au sujet de ce projet aura lieu le 28 juin.Le directeur général de la Coopérative de développement de l\u2019Estrie, Janvier Cliche, le syndicat représentant les travailleurs de la station Mont-Orford ainsi que la CCIMO devraient notamment y participer.La MRC prend les commandes FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «S\u2019il est transparent, le gouvernement Charest va demander au vérificateur général du Québec de faire l\u2019évaluation des actifs de la compagnie Mont Orford inc.Autrement, le même jeu d\u2019ombre et de questionnement sur les liens d\u2019amitié entre le premier ministre Charest et des personnes de cette compagnie vont persister!» De passage hier à Sherbrooke, c\u2019est la requête qu\u2019a soumise le député de Verchères et porte-parole de l\u2019Opposition officielle en matière de Faune et de Parcs, Stéphane Bergeron.Il reprenait ainsi la demande formulée plus tôt par la coalition SOS Parc Orford et le mouton noir des libéraux du Québec, Pierre Paradis.Dans son point de presse en compagnie du député de Johnson, Claude Boucher, du président du PQ-Estrie, Étienne Vézina et de celui d\u2019Orford, Michel Breton, M.Bergeron a exigé «une analyse impartiale» des actifs de la compagnie dirigée par André L\u2019Espérance.D\u2019où la demande pour que le Vérificateur général y mette le nez.«En vertu de la loi 23 (privatisation d\u2019une partie du parc), l\u2019inventaire des actifs de la compagnie Mont Orford inc.devra être réalisé la semaine prochaine.Depuis le début, le ministre Béchard répète ce qu\u2019a dit M.L\u2019Espérance dans une simple lettre, à l\u2019effet que ses investissements représentent 20 millions $.Nous, en fonction des documents qu\u2019on possède, on évalue ça à 12 millions $, possiblement moins.Il y a des éléments à soustraire de cet inventaire, comme des rénovations dans des équipements qui ne font pas l\u2019objet de la privatisation.Le gouvernement a l\u2019obligation de s\u2019assurer que les contribuables vont payer la juste valeur des actifs en cause, pas un sou de plus», a soumis M.Bergeron.De toute façon, tant pour le député de Verchères que les autres intervenants réunis hier, le mal est fait depuis longtemps.«Du début à la fin, ce dossier a été marqué par Stéphane Bergeron la précipitation, l\u2019improvisation et le cafouillage», a aussi martelé le représentant de Verchères.Son collègue Claude Boucher, qui a qualifié Jean Charest de «mauvaise pédagogue mais habile démagogue», n\u2019a pas critiqué le gouvernement libéral que pour sa seule «gestion improvisée» dans le dossier du Mont Orford.Il en avait aussi contre «tous les investissements promis en santé qui n\u2019ont pas été réalisés, des baisses d\u2019impôt qui ne sont jamais venus, de l\u2019alourdissement du déficit, de l\u2019effritement du réseau scolaire.» Pour lui, la «promesse reniée de Jean Charest, qui a agi dans le dossier du Mont Orford sans s\u2019assurer d\u2019une large approbation sociale», n\u2019est qu\u2019une autre illustration confirmant que «les Québécois ont raison de ne plus faire confiance aux libéraux de Jean Charest».Alors qu\u2019Étienne Vézina a demandé au gouvernement de laisser la région définir la solution en fonction du consensus qui s\u2019y est établi sur l\u2019avenir du Mont Orford, Michel Breton a dit très bien sentir dans la région de Magog-Orford «l\u2019impact négatif» de la gestion gouvernementale dans ce dossier.«C\u2019est clair que la décision du gouvernement ne passe pas dans la population», a-t-il exprimé.Le PQ veut que le vérificateur général évalue les actifs de Mont Orford Inc.###PAGE###8### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 8 / Actualités DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le président de la compagnie sherbrookoise Nova En- virocom, Pierre Morency, tire à boulets rouges sur la politique d\u2019achats de la Ville de Sherbrooke.«Ce n\u2019est pas normal qu\u2019un citoyen corporatif ait besoin de se battre pour soumissionner dans sa propre ville, dénon- ce-t-il.Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas.» M.Morency, à la tête d\u2019une entreprise spécialisée notamment dans la distribution de produits environnementaux, fonde ses critiques sur le processus entourant l\u2019achat d\u2019environ 47 000 bacs roulants par la Ville.Ces bacs ont été distribués l\u2019automne dernier et ce printemps dans tous les arrondissements afin de permettre la collecte des matières recyclables.En février 2005, la Ville a d\u2019abord lancé deux appels d\u2019offres restrictifs où elle exigeait carrément des bacs de marque IPL, une compagnie basée à Saint-Damien, dans Lanaudière.Seule cette entreprise avait alors la possibilité de soumissionner sur cet important contrat, d\u2019une valeur totale de plus de 2,7 M $.La Ville souhaitait acheter des bacs identiques aux bacs noirs utilisés sur le territoire de l\u2019ancienne Ville de Sherbrooke.Ces bacs de marque IPL sont plus lourds que ceux vendus par la firme sherbroo- koise Nova Envirocom.Irrité au plus haut point par cette décision qu\u2019il qualifie aujourd\u2019hui de discriminatoire, Pierre Morency a Nova Envirocom tire à boulets rouges sur la Ville BACS ROULANTS SHERBROOKE \u2014 «La Ville ne doit pas faire de cadeaux aux entreprises locales, mais elle doit au moins leur permettre de soumissionner.» Le président de la firme sher- brookoise Nova Envirocom, Pierre Morency, affirme qu\u2019il n\u2019a rien à gagner en dénonçant les circonstances entourant l\u2019achat de bacs roulants par la Ville de Sherbrooke.Il dit vouloir simplement que la Ville modifie certaines pratiques.«Nova soumissionne sur 90 pour cent des appels d\u2019offres de bacs roulants au Québec, mais ici, on a dû se battre pour pouvoir soumissionner.On n\u2019aurait jamais vu une telle chose en Beauce, au Sa- guenay-Lac-Saint-Jean ou dans le Bas-Saint-Laurent, où le principe d\u2019achat local est respecté.» M.Morency souhaite que la Ville suive l\u2019exemple de Montréal, Québec et Saguenay en se dotant d\u2019un ombudsman.Dans ces villes, le Bureau de l\u2019ombudsman a pour mandat de surveiller et de faire corriger les négligences, erreurs, injustices et abus de la gestion municipale.Le président de Nova Envirocom espère également que la municipalité reverra sa structure afin que les élus soient mieux informés des décisions prises par les fonctionnaires.«Environ 90 pour cent des élus n\u2019étaient même pas au courant de cette histoire, alors que ce sont eux qui sont imputables», déplore cet entrepreneur basé dans le parc industriel de Sherbrooke depuis le printemps 2005.\u2014 David Bombardier « La Ville doit au moins permettre aux entreprises locales de soumissionner » SHERBROOKE \u2014 La Ville de Sherbrooke a bel et bien respecté sa politique d\u2019approvisionnement en lançant un premier appel d\u2019offres restrictif pour acheter ses bacs roulants.C\u2019est du moins ce que prétendent le maire de Sherbrooke et le directeur du service des finances de la Ville.«La Ville est en droit d\u2019exiger les bacs dont elle a besoin», insiste le maire Jean Perrault.Le directeur du service des finances, François Poulette, précise: «Parfois, on choisit des produits précis pour des raisons techniques ou opérationnelles.Si on achète des camions, par exemple, on pourrait utiliser un devis restrictif pour éviter de doubler le nombre de pièces de remplacement dans notre garage.De plus, on ne voudrait pas avoir à reformer nos mécaniciens pour qu\u2019ils aient à réparer deux types de camions différents.Ça représenterait des dépenses supplémentaires pour la Ville.» Dans le cas des bacs roulants, l\u2019administration Perrault voulait acheter des bacs identiques aux bacs à déchets de l\u2019ancienne Ville de Sherbrooke, un produit avec lequel la municipalité avait eu une très bonne expérience par le passé.Ainsi, les roues et les couvercles de remplacement auraient été les mêmes, ce qui aurait simplifié la tâche des cols bleus, explique-t-on.Les appels d\u2019offres restrictifs sont rares, souligne M.Poulette.Ils sont toujours approuvés par les membres du comité exécutif avant d\u2019être lancés, ajoute-t-il.«Pas un chèque en blanc» Advenant le cas où un seul fournisseur peut soumissionner sur un tel appel d\u2019offres, la Ville dispose de plusieurs moyens pour s\u2019assurer que les prix ne sont pas gonflés, faute de concurrence.Les fonctionnaires comparent le prix obtenu avec ceux payés par le passé par la municipalité pour le même type de produit.Dans le cas des bacs roulants, ils avaient également vérifié le prix obtenu par d\u2019autres villes dans les mois précédents.«Si c\u2019est hors de prix, on recommande d\u2019ouvrir le devis pour que d\u2019autres fournisseurs puissent soumissionner, assure François Poulette.Ce n\u2019est pas parce que c\u2019est restrictif que les prix ne sont pas concurrentiels.On n\u2019achète pas à l\u2019aveuglette et on ne signe pas un chèque en blanc.» Par ailleurs, la Ville a adopté une politique d\u2019approvisionnement en février 2005.Cette politique vise l\u2019obtention des «meilleurs prix dans le meilleur intérêt de la Ville de Sherbrooke tout en privilégiant, lorsque la loi le permet, les fournisseurs locaux».Selon cette politique, dont sont exclus les devis restrictifs, tout contrat inférieur à 25 000 $ est donné en priorité aux fournisseurs sher- brookois.Les contrats oscillant entre 25 000 $ et 100 000 $ doivent faire l\u2019objet d\u2019une demande de soumission par voie d\u2019invitation écrite auprès d\u2019au moins deux fournisseurs.S\u2019il n\u2019y a qu\u2019un fournisseur local, un prix est demandé à un fournisseur de l\u2019extérieur.Si deux fournisseurs locaux et plus peuvent présenter une offre, aucun fournisseur de l\u2019extérieur de Sherbrooke n\u2019est invité.Quant aux contrats de plus de 100 000 $, ils doivent faire l\u2019objet d\u2019un appel d\u2019offres public où tous les fournisseurs potentiels peuvent présenter une offre.\u2014 David Bombardier Perrault assure que la politique d\u2019approvisionnement a été respectée tout fait pour convaincre les fonctionnaires et les élus sherbrookois de modifier ces appels d\u2019offres.Il a eu à moitié gain de cause puisque la Ville a changé les exigences d\u2019un des deux appels d\u2019offres, permettant ainsi à Nova Envirocom de soumissionner sur celui-ci.Après avoir étudié les soumissions reçues pour chacun des appels d\u2019offres, le comité exécutif de la Ville a décidé de reprendre le processus depuis le début pour qu\u2019un plus grand nombre d\u2019entreprises aient la chance de fournir l\u2019ensemble des bacs.À l\u2019époque, des membres du comité exécutif avaient justifié cette décision en disant qu\u2019elle permettrait à des «fournisseurs locaux» (lire: Nova Envirocom) de soumissionner.Curieusement, Pierre Morency a refusé de répondre à ce nouvel appel d\u2019offres.et c\u2019est la firme IPL qui a finalement obtenu le lucratif contrat.«Il a eu sa chance» Lorsqu\u2019on évoque cette histoire avec le maire de Sherbrooke, celui- ci n\u2019y va pas par quatre chemins: «Il (Pierre Morency) a eu sa chance de soumissionner et ne l\u2019a pas fait», répond-il sèchement.Sous le couvert de l\u2019anonymat, des élus et des fonctionnaires municipaux accusent M.Morency d\u2019avoir retardé la distribution des bacs roulants.Sans les pressions exercées par ce fournisseur local, les Sher- brookois de trois arrondissements auraient eu leur bac roulant en juin 2005 plutôt qu\u2019à l\u2019automne, laisse- t-on entendre.Pierre Morency se défend en soutenant qu\u2019il avait gagné l\u2019appel d\u2019offres auquel il avait répondu et que son concurrent, IPL, connaissait donc son prix.M.Morency était ainsi persuadé de perdre le deuxième appel d\u2019offres et n\u2019a pas jugé bon d\u2019y participer.Malgré les prétentions de M.Mo- rency, les services juridiques de la Ville recommandaient de rejeter la soumission de Nova Envirocom parce qu\u2019elle était jugée «non conforme à une des exigences essentielles de l\u2019appel d\u2019offres».Comme tout contrat doit être accordé au «plus bas soumissionnaire conforme», la Ville aurait donné ce contrat à IPL si elle n\u2019avait pas repris le processus depuis le début.Pierre Morency, président de Nova Envirocom Jean Perrault, maire de Sherbrooke ###PAGE###9### ?????? La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Actualités/ 9 Générations XYZ Chronique RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La coopération n\u2019a plus de secret pour les enfants de la classe de Louise Parenteau, de l\u2019école Desjardins de Sherbrooke.Le Conseil de la coopération du Québec et la Fondation pour l\u2019éducation à la coopération ont décerné à ces petits de maternelle le premier prix de la catégorie préscolaire du concours collectif 2006 tenu dans le cadre de la Semaine de la relève coopérative.Ce concours vise à développer les habiletés coopératives des élèves et insuffler un sentiment de fierté en classe autour d\u2019un projet collectif.«J\u2019avais vu ce concours dans mes affaires et j\u2019ai décidé de le présenter à mes élèves.Je me disais que ça serait un peu difficile pour eux, mais ils ont accepté de participer.Nous avons composé la chanson et nous l\u2019avons présentée au concours.» «C\u2019était quand même difficile.Il ne fallait utiliser que huit mots.Il fallait que ça rime!, lance Mme Paren- teau.Ça a quand même bien été.» Tous les élèves des niveaux préscolaire et primaire au Québec ont été conviés à un rendez-vous poétique pour composer en équipes coopératives les vers d\u2019un poème sur le thème de la coopération.Composer le texte d\u2019une chanson sur le thème de la coopération, la démocratie, la solidarité, la responsabilité constituait un défi de taille pour des élèves d\u2019âge préscolaire qu\u2019ils ont relevé d\u2019ailleurs avec brillance.Pour les élèves de maternelle de l\u2019école Desjardins, la règle d\u2019or est «d\u2019essayer avant de s\u2019avouer vaincu».«Nous avons défini c\u2019est quoi la coopération et la solidarité.Des termes comme la démocratie, c\u2019est trop difficile à expliquer à des enfants de cinq ans», dit-elle.«Mais le concept de coopération s\u2019est transféré dans leur quotidien.Ils travaillent ensemble.À deux ça va mieux, qu\u2019ils disent.Tout seul, c\u2019est pas pareil.C\u2019est plus efficace quand on travaille ensemble.» Des enfants de maternelle découvrent la coopération SHERBROOKE \u2014 Madonna est en ville.La vague de la plus grande chanteuse pop de l\u2019histoire déferle depuis hier sur Montréal.Le délire a débuté à Los Angeles et va parcourir le monde au cours des prochains mois.Mais ce soir des milliers de personnes vont se délecter encore de ce plusieurs considèrent comme LE spectacle de l\u2019année au Québec, voire même au Canada.Chez nous, ce délire qui a frôlé l\u2019hystérie à quelques reprises perdure depuis le début du mois d\u2019avril.Depuis que ma blonde s\u2019est mise dans la tête qu\u2019elle irait voir celle qu\u2019elle écoute et vénère depuis sa plus pubertaire adolescence.Celle qu\u2019elle a écoutée sur vinyle à le gra- figner, sur cassette à l\u2019user et maintenant sur CD à s\u2019épuiser.Pour elle, il allait de soit qu\u2019elle devait faire partie des milliers de privilégiés à assister à l\u2019arrêt canadien du Confessions Tour.Elle a mis mes deux filles dans le coup (ma plus vieille appelle Mado sur son téléphone jouet pour l\u2019inviter à souper), s\u2019est alliée l\u2019amie Susan et a évoqué mille et une raisons pourquoi elle devait aller voir Madonna.«Je vais avoir 30 ans.Ma deuxième fille est née le jour de l\u2019anniversaire de Madonna.Je connais tous ses albums.Le dernier fait référence aux années 80\u2019, ma période musicale favorite et même.je suis parente avec elle de la fesse gauche.» Parce que la Marie-France s\u2019est mise dans la tête que la mère de Madonna (née Louise Véronica Ciccone-Fortin) Louise Fortin, une femme originaire de Trois-Ri- vières, aurait un quelconque lien de parenté avec sa grand-mère maternelle, elle aussi nommée Fortin.Après l\u2019essai raté pour obtenir des billets du réseau Admission, il y a eu les occasions où des amis qui avaient des billets n\u2019avaient pas pensé à elle.Mais l\u2019élément déclencheur pour tenter le tout pour le tout a été porté par mon frère et sa blonde, qui vont aller voir Madonna en banlieue de Londres.C\u2019est là que je lui ai proposé d\u2019aller voir la Madone à Boston avant de finalement conclure qu\u2019elle ferait mieux de chercher des billets sur eBay.Après quelques vaines tentatives, l\u2019appel de Susan confirme ce qu\u2019elle croyait impossible, elles ont obtenu des billets de Madonna.Un prix élevé, mais tout de même raisonnable pour l\u2019attente, l\u2019excitation et même l\u2019hystérie que provoquera certes le dit spectacle.Depuis qu\u2019elle a obtenu son billet (qu\u2019elle a obsessivement caché dans son tiroir à bobettes, toutes autres cachettes étant associées à une perte certaine), il ne se passe pas une journée sans que j\u2019entende le dernier opus de l\u2019américaine chanteuse.Même mes filles connaissent Hung up par coeur, chorégraphie en prime.«Time goes by so slowly.» Alors les filles, je vous souhaite que le temps défile tout lentement afin que vous profitiez de ce moment tant attendu.Et même à 250 $ du billet, ce ne sera certes pas trop cher payé! Si tu savais Madonna.###PAGE###10### ?????? ???????????????????????? ?????????????????????????????????? ????? ???????? ???????????????????????? ????????????????????????? ????????????????????????????????????????? ?????????????????????????? ?????????????? ??????????????????? ??????????????????????????? ????? ???????????????????????????????? ??????????????????????? ????????????????????????????? ????????????????????? ???????????????????????? ????? ???????? ?????????? ???? ???????????????????????????????????????????? ????? ????? ??????????? ???????????????? ??????????? ?????? ????????????? ???????????? ?????????????? ???? ????????????? ?????????????????? ?????????????? ?? ?????????? ?????????????????? ?????????? ? ?????????????????????? ???????????? ???????? ???????? ???????????? ??????????????????????????????????????????? ????????? ???? ????????? ?????????? ????????? ??????? ????????????????? ????????????? ?????????????? Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 10 / Actualités FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Quand ma fille est venue au monde en 1992 avec le spina-bifida, je savais pas que l\u2019acide folique avant la grossesse aurait évité cette malformation.On n\u2019en entendait pas parler alors.Je comprends pas qu\u2019en 2006, encore bien des futures mères ignorent le rôle de l\u2019acide folique et savent même pas c\u2019est quoi!» Isabelle Côté, de Windsor, n\u2019a pas hésité à témoigner de sa réalité et celle de sa fille, hier, à l\u2019issue d\u2019une conférence de presse du CSSS- IUGS pour rappeler l\u2019importance de la prise de cette vitamine du groupe B.C\u2019est la carte maîtresse pour s\u2019assurer de la croissance harmonieuse du foetus et lui éviter des malformations, comme le spina-bifida et l\u2019anencéphalie.«Dans le cas de ma fille, aujourd\u2019hui âgée de 12 ans, j\u2019ai été chanceuse si on peut dire car son spina-bifida est pratiquement inap- parent.Mais ça reste un mal sournois qui pourrait éventuellement lui sectionner la moelle épinière», a rajouté la mère de deux autres enfants sans problème du genre.Dans l\u2019offensive d\u2019hier en vue des vacances d\u2019été, qui constituent la période propice de conception d\u2019un enfant, tant les intervenants du Centre d\u2019innovation, de recherche et d\u2019enseignement (CIRE) du CSSS-IUGS que de Santé publique en Estrie ont insisté sur la prévention.Comme l\u2019a rappelé la cher- cheure au CIRE et nutritionniste Pascale Morin, le meilleur régime alimentaire qui soit ne suffit pas: le supplément d\u2019acide folique, à raison de 0,4 à 1 mg par jour, entre six et trois mois avant la grossesse, permet d\u2019assurer le bon développement de la colonne vertébrale, du cerveau et du crâne de l\u2019enfant à naître.«C\u2019est rien» «Depuis 1992, les études ont clairement démontré l\u2019importance du supplément d\u2019acide folique.Pourtant, en 1998, un sondage montrait que seulement 64 pour cent des femmes connaissaient ce supplément et que la moitié d\u2019elles en avaient pris.Je suis donc surprise moi aussi qu\u2019en 2006, des femmes ne soient pas au courant.Et dire que le supplément d\u2019acide folique coûte pratiquement rien, environ 30 $ par année.Ce n\u2019est rien par rapport à la prévention offerte et la réduction de coûts sociaux et humains liés à la naissance d\u2019un enfant atteint de spina-bifida», a livré la spécialiste.Elle a précisé que le taux de cette malformation est de 1,44 par 1000 naissances au Québec.C\u2019est pourquoi les autorités concernées ont décidé de se mobiliser pour accentuer les stratégies, initiatives, rencontres et autres façons de rejoindre et de sensibiliser les futures mamans.Dr Robert Pronovost, de Santé publique en Estrie, a lancé une invitation spéciale à la vigilance à tous les intervenants de la santé.«Comme par exemple au pharmacien lors du renouvellement d\u2019une prescription auprès d\u2019une cliente», a-t-il illustré.En outre, chaque médecin du territoire recevra une lettre d\u2019information sur le sujet pour ne pas oublier d\u2019informer leurs patientes.Parmi les autres outils, il y a des affiches et dépliants avec cette peluche le dos ouvert (pour symboliser le spina-bifida), où on peut lire: «Vous pourriez avoir un bébé? Vous pouvez prévenir certaines malformations».IMACOM, MAXIME PICARD Isabelle Côté, Pascale Morin et Joanne Bittery ont vivement plaidé en faveur de la prise d\u2019acide folique chez la future mère, au moins trois mois avant la grossesse, pour éviter de graves malformations au foetus, comme le spina-bifida.Plaidoyers pour l\u2019acide folique Blitz pour prévenir le spina-bifida IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le mouvement Desjardins de l\u2019Estrie présentait hier au club de golf de Sherbrooke la première édition de son tournoi de golf dont tous les profits seront remis à la Maison Aube-Lumière.Jean-François Dion (deuxième à gauche), président du conseil d\u2019administration de la Maison Aube-Lumière, a partagé quelques bons moments avec des organisateurs de la journée: soit Michel Vachon, vice-président régional de Desjardins, Pierre Blouin, directeur général du centre financier aux entreprises de l\u2019Estrie, et Patrice Breton, directeur général de la Caisse populaire du Mont Bellevue.Cette première édition a réuni 156 joueurs, dont la majorité étaient des propriétaires d\u2019entreprises.Leur générosité devait permettre au mouvement Desjardins de l\u2019Estrie de présenter un chèque de 18 000 $ à la Maison Aube-Lumière.Appui à la Maison Aube-Lumière ###PAGE###11### ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????? ??????????????????????????????????????????????????? ???????????????? ???????? ?????????????????????????????????????????? ????????????? ????????????????????????????? ????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????? ????????????????????????????????????????????????? ????????? ??????????????????????????? ?????????????????????????????????? ???????? ????????????????????????????????? ?????????? ???????????????????? ???????????? ?????????? ??????????? ???????????? ? ??????????? ?????????????????????????? ???????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????? ????????? ??? ???????????????????????????????????? ???????????? ????? ? ? ??????????????????????????????????? ???????? ?????????????? ???? ??????????? ????? ???????????? ????????? ???????? ???????????????????????? ??? ??????????????? ?? ???????????????????? ???? ???? ???? ???? ??? ??? ? ??? ????????????? ?????????????? ??? ? ???? ??????????? ???????? ?????? ??????????? ???? ? ????? ???????????????? ??????????? ??????? ?????????????????????????????????? ?????????? ???????????????? ?????????????????????? ???????????? ??? ? ???? ???????? ?????? ??? ???????????? ???????????? ?????? La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Actualités/ 11 NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca THETFORD MINES \u2014 La direction régionale du ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs a refusé à la Ville de Thetford Mines son accord de principe sur le projet d\u2019aménagement d\u2019un ouvrage de captage d\u2019eau souterraine situé sur le territoire de la municipalité d\u2019Irlande.Dans une lettre datée du 9 juin dernier, le directeur adjoint Jean- François Boulet demande à la Ville de Thetford Mines de poursuivre plutôt son projet relatif à la seconde option envisagée consistant à approvisionner Thetford Mines en eau potable à partir des eaux de surface du Grand Lac Saint-François.À la réception de la missive, la réaction de la Ville de Thetford Mines et de son maire, Normand Laliberté, en a été une de surprise et d\u2019incompréhension.Incompréhension qu\u2019il a traduite en conférence de presse hier après-midi.«L\u2019intention de la Ville de Thetford Mines n\u2019est pas de commenter ou de débattre des éléments techniques soulevés par la direction régionale, mais plutôt de souligner le manque de transparence et de bonne volonté à la direction régionale du ministère dans l\u2019analyse du dossier.» M.Laliberté estime que la transmission de cette lettre par la direction régionale est contraire à l\u2019entente intervenue entre le ministre Claude Béchard et la Ville de Thetford Mines en avril dernier.«Le ministre s\u2019était alors engagé à former un comité de travail avec la Ville afin de compléter l\u2019évaluation du dossier et de s\u2019assurer que la meilleure option soit retenue.» Non seulement le comité n\u2019a encore rien examiné, mais il n\u2019a jamais été formé.Le maire a souligné qu\u2019il appartenait désormais au ministre de respecter son engagement et d\u2019évaluer en concertation avec la Ville et les professionnels compétents les deux options étudiées avant de se positionner définitivement.«Les raisons évoquées par la direction générale sont peu détaillées, peu soutenues et même questionnables sous certains aspects», note-t-il.Chose certaine, il est clair que le positionnement de la direction régionale ne remet pas en question, pour le moment, le choix de privilégier l\u2019option Maple Grove dans la municipalité d\u2019Irlande.Selon l\u2019analyse de la direction générale, le projet de captage aurait pour effet de permettre un prélèvement d\u2019eau nettement supérieur à 15 pour cent du débit d\u2019étiage dans la rivière Larochelle.Le tronçon affecté serait une habitat du poisson.Captage d\u2019eau souterraine: Thetford essuie un refus ###PAGE###12### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 12 / Opinions Louise Boisvert / présidente et éditrice Maurice Cloutier / rédacteur en chef Louis-Éric Allard / directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau / adjointe au directeur hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Tribune libre JEAN-GUY DUBUC Collaboration spéciale P ersonne n\u2019aime subir des augmentations de coûts.Surtout quand la nouvelle vient d\u2019une société d\u2019État.Mais quand il le faut, il le faut.À la lumière que nous apporte le conseil d\u2019experts qui recommande une hausse des primes à la Société d\u2019assurance automobile du Québec, on doit accepter l\u2019évidence, même si ça fait mal.Les contribuables ont toujours en tête les demandes d\u2019augmentations que présente régulièrement une autre société d\u2019État, Hydro- Québec.Et tout le monde en est gêné : une société qui fait des centaines de millions de profits a dû mal à convaincre les prisonniers d\u2019un monopole.Le gouvernement essaie lui-même de réprimer la gourmandise d\u2019Hydro : pour la simple raison que la raison ne justifie pas de telles hausses! Ce qui n\u2019est pas le cas pour la SAAQ.La SAAQ est une compagnie d\u2019assurance qui doit financer ses opérations Les groupes qui lancent des pétitions pour soulever les conducteurs clients visés par la réforme devraient refaire leurs devoirs et se rendre compte d\u2019une évidence : la SAAQ est une compagnie d\u2019assurance qui doit financer ses opérations.Pas pour faire des profits, simplement pour remplir ses obligations envers les accidentés de la route.Le reproche que l\u2019on peut faire à la SAAQ serait ne pas avoir prévu plus tôt le mal qu\u2019elle devait voir venir.Actuellement, les fonds risquent de manquer; après avoir réglé la question d\u2019un déficit prochain, la SAAQ doit se préparer à faire face à des obligations plus exigeantes.C\u2019est là où le bât blesse : si les réclamations augmentent toujours et que les primes doivent suivre, comment faire pour réduire des coûts sans cesse grandissants? Regardons le portrait actuel.D\u2019abord, les automobilistes paieront, graduellement et raisonnablement, un peu cher dans les années à venir : de 130 $ à 174 $ d\u2019ici 2009.Depuis le temps où les montants étaient gelés, cela paraît respectueux, si l\u2019on tient compte du prix des automobiles, du prix des pièces de rechange et des tarifs horaires (exorbitants?) des garages.Les motocyclistes, eux, sont beaucoup plus pénalisés.Là, pour les respecter, il faut absolument faire des distinctions entre la moto « familiale » du dimanche et les engins de course des délinquants qui font du 200 à l\u2019heure en effrayant tout le monde, jusqu\u2019à temps qu\u2019ils perdent le contrôle parce qu\u2019ils ont perdu la tête.Ceux-là coûtent cher à la société, pas les autres.L\u2019ajustement des tarifs doit en tenir par souci de justice envers les autres.Mais il y a plus; et cela concerne le gouvernement.Pourquoi est-on constamment conscient d\u2019excès de vitesse sur nos routes mal foutues? Parce que les conducteurs savent qu\u2019Ils ne risquent pas de se faire prendre! D\u2019où les vitesses folles et les accidents désastreux.Chez nous, au Québec, on n\u2019a pas encore trouvé le moyen d\u2019imposer une vitesse raisonnable avec les moyens adéquats pour la faire respecter.En France, par exemple, sur les routes et autoroutes, on a installé des « photos-radars », qui peuvent être déplacés à volonté, et qui enregistrent automatiquement, preuve à l\u2019appui, la vitesse des véhicules.La contravention suit par la poste.Un système beaucoup plus efficace et beaucoup moins onéreux que des policiers.Qu\u2019est-ce qu\u2019on attend pour suivre un exemple qui a fait ses preuves? Peut-être même que rapidement, la SAAQ ne fera plus de déficit\u2026 SAAQ : il faut ce qu\u2019il faut Mme et M.Jacques Darche Juste quelques mots pour vous remercier très sincèrement d\u2019avoir envahi le foyer St-Joseph d\u2019une fraîche odeur de printemps.Le lilas est tellement charmant et rappelle même de bons et doux souvenirs! Merci au nom de nos aînés, les employés et les visiteurs.Jean Lamoureux Animateur des loisirs Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke Merci pour la fraîche odeur «Nous sommes visés en raison de qui nous sommes», a dit le premier ministre Stephen Harper en regard de l\u2019arrestation des terroristes potentiels en sol canadien.Cette déclaration n\u2019est pas vraie: les Canadiens que je connais sont pacifiques, conciliateurs et apportent leur aide au monde dans un but humanitaire.Comment donc pourrions-nous devenir une cible pour les terroristes? Ce que M.Harper et beaucoup de Canadiens ne réalisent pas, c\u2019est que nous devenons une cible encore plus prisée au fur et à mesure que nos politiques s\u2019orientent vers celles des républicains américains.Qu\u2019on ne méprenne pas mes propos: il est absolument impératif que nous donnions aux policiers et aux forces de l\u2019ordre qui nous protègent tous les moyens nécessaires pour qu\u2019ils puissent bien faire leur travail.Mais le remède n\u2019est pas seulement là.Aller combattre le terrorisme en sol étranger ne règle pas le problème: ça ne fait que nous braquer davantage dans le collimateur des malfaisants.Les républicains utilisent la peur pour contrôler leur peuple et justifier leurs actions: le même stratagème vient de commencer ici.L\u2019action ferme motivée par la paix est la solution, non pas l\u2019action brusque motivée par la peur.Nous manquions de ressources pour établir la paix, c\u2019est vrai.Maintenant ne nous mettons pas à agir par peur, car elle nous rendrait nous, le peuple, aveugle et malléable.Les Canadiens, et les Québécois en particulier, sont actuellement très séduits par ce gouvernement (lire: cet homme) qui «fait ce qu\u2019il dit et dit ce qu\u2019il fait».C\u2019est très compréhensible.Ça faisait longtemps que nous en rêvions.Mais pour moi, le déterminisme seul ne m\u2019intéresse pas.Être déterminé à foncer sur l\u2019iceberg va nous mener au même sort que le Titanic, que l\u2019on a qualifié d\u2019insubmersible avant qu\u2019il n\u2019entreprenne son unique voyage.Soyons donc lucides, fermes et déterminés pour agir, sans compromis, à établir la paix durable dans le monde.Christian Vachon Magog Évitons de foncer sur l\u2019iceberg.Bravo M.Charest! Bravo, quatre fois bravo aux braves élus qui osent passer à l\u2019action contre tous ces soi-disant experts qui représentent seulement leur propre petit groupe.Vous avez été élus, c\u2019est à vous de gouverner.Merci M.Charest et compagnie, merci d\u2019être là en situation difficile.Merci de braver les syndicats.Merci de faire face aux soi-disant représentants de groupe qui ne regardent que leur nombril, ses opportunistes qui changent leur capot de bord aussitôt que ça ne leur convient plus ou juste après avoir lu les sondages.Nous aussi nous avons bonne mémoire et nous saurons nous souvenir en temps opportun des hommes qui ont dû prendre des décisions impopulaires mais obligatoires.Vous avez été élus pour administrer et vous prenez vos responsabilités à coeur, merci à vous, M.Charest, et à tous vos ministres et membres de votre parti qui se tiennent debout devant l\u2019obligation de bien administrer.Gilles Talbot Sherbrooke Bravo M.Charest! Jacques Darche ###PAGE###13### ??????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? 205795 La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Actualités/ 13 SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Radio-Canada/CBC devrait cesser de s\u2019éparpiller et redevenir un véritable télédiffuseur public qui ne cherche pas à faire compétition aux chaînes privées, conclut un comité sénatorial dans un rapport dévoilé hier.«La télévision de Radio-Canada est en train de perdre sa particularité en essayant d\u2019être tout à tout le monde», a déclaré la sénatrice et ancienne journaliste Joan Fraser, qui a dirigé, pendant trois ans, une vaste étude sur les médias d\u2019information du pays.«Radio-Canada essaie de concurrencer de front avec le secteur privé, alors que pareille compétition n\u2019est ni nécessaire, ni d\u2019intérêt public», a-t-elle ajouté en conférence de presse.Le comité ne voit qu\u2019une façon de sauver le diffuseur public: lui interdire toute publicité, en échange d\u2019une augmentation des crédits gouvernementaux pour remplacer les revenus annuels de 400 millions $ provenant des annonceurs.«La télévision devrait aspirer à ressembler davantage à la radio de Radio-Canada, a expliqué Mme Fraser.Elle devrait se retirer du marché de la publicité.Nous savons que ce n\u2019est pas un but qui peut être atteint du jour au lendemain, mais nous croyons qu\u2019il faut l\u2019établir et y parvenir.» Comme première étape, les sénateurs pressent Radio-Canada/ CBC de laisser à leurs concurrents la télédiffusion des sports professionnels et des Jeux olympiques.Il faut dire que le réseau français a déjà cessé de présenter des matchs et hockey et que la société d\u2019Etat n\u2019a pas obtenu les droits de diffusion des Jeux d\u2019hiver de 2010, qui auront lieu à Vancouver.Concentration de la presse Le comité sénatorial s\u2019est montré sensible aux revendications de nombreux groupes qui dénoncent, depuis des années, la concentration accrue de la presse.Il s\u2019est toutefois abstenu d\u2019interdire la fusion de médias électroniques et écrits dans un même marché, comme cela est le cas aux États- Unis.«Il y a sans doute des circonstances où la propriété croisée fait avancer l\u2019intérêt public et profite à la population, a affirmé Joan Fraser.Il y en a d\u2019autres où c\u2019est très évidemment le contraire.Il faut juger au cas par cas.» Le comité recommande donc à Ottawa d\u2019ajouter à la Loi sur la concurrence un article qui imposerait un examen automatique des projets de fusion d\u2019entreprises médiatiques lorsqu\u2019un certain seuil de concentration est atteint dans un marché donné.Le comité note que dans certaines régions, notamment Québec, Vancouver et le Nou- veau-Brunswick, une seule entreprise de presse domine largement le marché des médias.À Québec, par exemple, Quebecor détient 47,1 pour cent du marché des journaux télévisés et 56,2 pour cent de celui des quotidiens.Le volumineux rapport recommande aussi: - que les demandes de mandats de perquisitions contre des journalistes soient mieux encadrées; - que le gouvernement donne priorité aux émissions d\u2019informa- Le Sénat suggère de supprimer la pub à la SRC tion dans le système de radiodiffusion; - que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) puisse imposer des amendes aux diffuseurs; - que les médias diffusent régulièrement l\u2019identité de leurs principaux actionnaires; - que le Bureau de la concurrence et Patrimoine canadien examinent la validité des contrats que font signer les entreprises de presse à leurs journalistes pigistes; - que Patrimoine canadien aide financièrement le lancement de nouveaux magazines; Enfin, le comité demande aux journaux de créer des postes d\u2019ombudsman pour traiter les plaintes des lecteurs.PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 La Cour suprême du Canada a statué hier que la faute d\u2019un époux ne pouvait pas être prise en considération lorsqu\u2019un juge accorde une pension alimentaire à la suite d\u2019un divorce.Dans une décision unanime rendue en matinée, les juges du plus haut tribunal au pays ont cependant donné raison à une femme de la Colombie-Britannique, Sherry Leskun, qui réclamait que son ex- époux, Gary Leskun, continue à lui payer sa pension alimentaire.Les juges ont estimé que dans ce cas précis, la femme était incapable d\u2019atteindre son indépendance financière et que son état émotif découlait probablement de la faute du mari.Les conséquences de la faute peuvent donc être prises en considération par les juges lors de l\u2019établissement d\u2019une pension alimentaire, mais pas la faute elle-même, a décidé la Cour suprême.Lorne MacLean, l\u2019avocat du mari, estimait que le fait de prendre en considération les conséquences de la faute conduirait au versement de pensions alimentaires pour des périodes infinies.Le tribunal a choisi de le contredire, les juges ayant écrit, dans le texte de leur décision, que les parties finissaient par se rendre compte qu\u2019elles seules pouvaient venir à bout des difficultés financières découlant d\u2019une rupture.2250$ par mois et plus.Gary Leskun, qui vit maintenant aux États-Unis avec sa seconde épouse, devra recommencer à payer 2250 $ par mois à son ex-femme.M.Leskun, qui avait suspendu ses paiements en mars 2003, devra aussi lui verser la somme correspondant aux trois années de pension n\u2019ayant pas été payées.M.MacLean a affirmé que l\u2019impact de ce jugement pourrait dépendre de la façon dont l\u2019interpréteront les tribunaux inférieurs.«Il reste à voir si la faute peut d\u2019une façon ou d\u2019une autre être retenue parmi les conséquences, alors qu\u2019on ne peut en tenir compte en vertu de la Loi de 1985 sur le divorce», a déclaré l\u2019avocat à l\u2019extérieur du tribunal.M.Leskun pourrait retourner en cour afin d\u2019obtenir une nouvelle évaluation du montant de la pension alimentaire, a par ailleurs indiqué son défenseur.Pour ce qui est de la Loi de 1985 sur le divorce, le jugement de la Cour suprême en confirme la validité.La législation stipule que la faute n\u2019est pas une considération pertinente pour statuer sur une demande de pension alimentaire.Faute et pension alimentaire ne seraient pas liées ###PAGE###14### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 14 / Monde Tour de globe ASSOCIATED PRESS AMMAN, Jordanie \u2014 Saddam Hussein et ses sept co-accusés ont entamé hier une grève de la faim illimitée pour protester contre le meurtre d\u2019un troisième avocat de la défense, a-t-on appris auprès du principal avocat de l\u2019ancien président irakien.«Le président Saddam et d\u2019autres membres de son régime se sont mis en grève de la faim aujourd\u2019hui pour protester contre le meurtre de Khamis al-Obeidi», a déclaré à l\u2019Associated Press Me Khalil al-Dulaimi, chef de l\u2019équipe d\u2019avocats de Saddam Hussein.«Ils se sont engagés à poursuivre leur grève tant que leur équipe de défense n\u2019aura pas obtenu une protection internationale», a déclaré Me al-Dulaimi, qui effectuait une visite en Jordanie.L\u2019avocat dit avoir obtenu «l\u2019information directement de l\u2019intérieur de la Zone verte».Me Khamis al-Obeidi, l\u2019un des principaux avocats de Saddam Hussein et de son demi-frère Barzan Ibrahim, a été assassiné à Bagdad après avoir été enlevé hier matin à son domicile par des hommes portant des uniformes de la police.Le corps, portant des impacts de balles, a été retrouvé dans une rue proche du quartier de Sadr-City.Al-Obeidi, la cinquantaine, père de six enfants, est le troisième avocat de l\u2019équipe de défense de Saddam Hussein tué depuis l\u2019ouverture du procès de l\u2019ancien raïs le 19 octobre.Me Al-Douleimi a imputé la responsabilité du meurtre au ministère de l\u2019Intérieur.Ce dernier n\u2019a pas souhaité commenter.Hussein entame une grève de la faim AP Khamis al-Obeidi, l\u2019un des principaux avocats de Saddam Hussein, a été assassiné hier.Cette photo remonte au 19 octobre 2005.C\u2019était jour de funérailles, hier.Deux Palestiniens de 5 ans et un de 16 ans ont été tués, avant-hier, par un tir de missile israélien qui a raté une voiture transportant des activistes, mais a atteint un groupe d\u2019enfants dans le camp de réfugiés de Jebaliya.Hier encore, deux Palestiniens ont été tués et treize personnes blessées dans l\u2019explosion d\u2019une maison après un raid de l\u2019aviation israélienne à Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza.Six enfants figurent parmi les blessés.Un homme et une femme ont été tués.AP Raids israéliens meurtriers Un missionnaire ontarien kidnappé PORT-AU-PRINCE \u2014 Les ravisseurs du missionnaire canadien Ed Hughes, enlevé dimanche en Haïti, exigent 45 000 $ US de rançon pour le remettre en liberté, sans quoi ils menacent de le tuer, a indiqué un proche hier, alors que les autorités s\u2019efforçaient d\u2019obtenir sa libération.M.Hughes, qui est originaire de l\u2019Ontario, a été kidnappé dans sa maison de Cabaret, au nord de la capitale Port-au-Prince, où il dirige un orphelinat.Des bandits ont fait irruption chez lui et ont mis à sac la propriété avant de s\u2019enfuir avec le missionnaire, qui avait été gravement blessé il y a un peu plus d\u2019un an dans un autre enlèvement impliquant un collègue.La police haïtienne a affirmé que M.Hughes est âgé de 62 ans, mais selon d\u2019autres informations, il serait septuagénaire.Policiers et représentants des Nations unies tentaient, avec un médiateur haïtien, de négocier.\u2014 Associated Press Cinq agriculteurs tués en Algérie ALGER \u2014 Cinq personnes, dont un enfant et un octogénaire, ont été assassinés à Chréa, sur les hauteurs de la ville de Blida (45 km à l\u2019ouest d\u2019Alger), par un groupe armé, a-t-on appris hier auprès de sources hospitalières locales et de témoins.Les victimes rentraient chez elles mardi soir à bord de deux véhicules quant elles sont tombées dans une embuscade tendue par le groupe au lieu-dit Agueni, sur la route reliant les monts de Chréa à la localité de Bouinan.Selon les mêmes sources, le groupe armé, composé d\u2019un nombre indéterminé de membres, a abattu les cinq victimes (âgées respectivement de 81, 68, 38, 32 et 11 ans) avec des armes à feu avant de les achever en les brûlant.Trois autres personnes ont échappé à l\u2019embuscade en réussissant à sauter d\u2019un des deux véhicules au moment de l\u2019attaque, avant de se jeter dans un ravin.Ces trois rescapés, une heure après l\u2019attaque, ont donné l\u2019alerte.Liés aux terroristes d\u2019Ontario LONDRES \u2014 Après avoir arrêté deux individus le 6 juin dernier, la police et les services secrets britanniques viennent d\u2019interpeller quatre nouvelles personnes à Londres en lien avec les 17 présumés terroristes appréhendés récemment au Canada.Les quatre individus, tous citoyens britanniques, ont été arrêtés lundi et mardi dernier dans l\u2019est et le sud de Londres.Comme la plupart des suspects canadiens, les quatre personnes arrêtées sont des jeunes.Deux ont 21 ans, un 28 ans et le plus âgé a 29 ans.Ils ont tous été interpellés en vertu de la loi sur le terrorisme, sur la suspicion d\u2019avoir voulu commettre, préparer ou instiguer des actes terroristes.À ce titre, ils peuvent être détenus pendant 14 jours sans être officiellement inculpés.Scotland Yard a reconnu hier que «ces arrestations sont liées à l\u2019opération en cours concernant un complot international menée par la police de West Yorkshire».JENNIFER LOVEN ASSOCIATED PRESS VIENNE \u2014 Venu rencontrer les dirigeants européens à Vienne en Autriche, George W.Bush les a assurés hier qu\u2019il «aimerait» bien fermer le camp de prisonniers de Guantanamo.Quant à l\u2019Irak, il les a appelés à oublier les «différences» du passé car se profile une «démocratie prometteuse au Moyen-Orient».Le président américain a dit comprendre les inquiétudes européennes à l\u2019égard des détenus emprisonnés depuis des années en dehors de tout cadre juridique sur la base américaine de Guantanamo Bay, sur l\u2019île de Cuba, mais a affirmé que certains prisonniers étaient capables de tuer «de sang froid» et devaient être «jugés devant les tribunaux américains».«Je comprends leur inquiétude», a-t-il déclaré au sommet Union européenne - États-Unis dans la capitale autrichienne.«J\u2019aimerais fermer Guantanamo.J\u2019aimerais qu\u2019on en finisse avec (ce camp)».Sur le dossier irakien, le chef de la Maison Blanche a souhaité tourner la page des divergences du passé entre les États-Unis et certains pays européens afin de se consacrer à ce qu\u2019il présente comme la démocratie naissante dans la région.«Je peux comprendre les divergences», a-t-il reconnu.«Mais ce qui est passé est passé, et ce qui se profile, c\u2019est une démocratie prometteuse au Moyen-Orient.» George W.Bush a qualifié «d\u2019absurdes» les conclusions d\u2019un récent sondage réalisé par l\u2019institut Pew dans lequel une majorité d\u2019Européens estimaient que l\u2019implication des États-Unis en Irak constituait un problème plus grave que l\u2019Iran et son programme nucléaire.AP Portant George W.Bush en effigie, quelque 1200 manifestants, principalement des jeunes, se sont rassemblés près d\u2019une gare de Vienne pour scander des slogans tels que «Bush, rentre chez toi».«Prêt» à fermer Guantanamo ###PAGE###15### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 / 15 Arts/spectacles Section détachable ÉMILIE CÔTÉ MONTRÉAL \u2014 Il y avait 13 ans que Madonna n\u2019avait chanté à Montréal.Quand la boule disco qui la descendait des airs a éclos, les 17 569 chanceux réunis au Centre Bell ont salué son retour par une émeute.Une émeute de cris et d\u2019applaudissements.Tellement qu\u2019on a cru voir les murs du Centre Bell trembler quand les lumières se sont tamisées, à 20h50.On a presque craint pour la sécurité de la Madone, qui fait une entrée en scène spectaculaire au son de Future Lovers.Comme dans tous les spectacles du Confessions Tour, Madonna s\u2019échappe d\u2019une immense boule disco qui descend des airs.Vêtue d\u2019une tenue ajustée d\u2019inspiration équestre, elle joue les dominatrices avec sa cravache.Ironique, compte tenu du fait qu\u2019elle s\u2019est brisée neuf os, l\u2019été dernier, lors d\u2019un accident d\u2019équitation.Elle a même promis de ne plus jamais enfourcher un cheval.À la place, elle enfourche dans son spectacle une selle fixée à un poteau rotatif.et c\u2019est tout un tour de carrousel lascif et suggestif que Madonna offre au public sur les airs de Like A Virgin, qui suit Get Together.Déjà, le Centre Bell était une fournaise.Vérification faite, l\u2019artiste a bel et bien demandé qu\u2019il fasse plus chaud qu\u2019à l\u2019habitude dans l\u2019amphithéâtre.On dit que la chanteuse fait monter le thermomètre pour protéger ses cordes vocales.De toute façon, il fait chaud sur une piste de danse.Dans son spectacle, la chanteuse de 47 ans veut faire danser les gens, mais elle veut aussi passer des messages.Après Like A Virgin, son spectacle prend un virage «engagé» avec la fameuse scène de la crucifixion.Même s\u2019ils en avaient sûrement entendu parler, les spectateurs étaient frappés par l\u2019image de la Madone, accrochée à une croix de miroirs avec une couronne d\u2019épines sur la tête, interprétant Live To Tell devant des images d\u2019orphelins.Après nous avoir «conscientisé» et manqué de voix sur quelques chansons (Isaac, Live It Or Not) Madonna a reparti la machine à danser, à la guitare, avec I Love New York, en faisant un pied de nez au président Bush quand il est question du Texas.Puis, à sa demande, les spectateurs sautaient, le poing en l\u2019air, sur Ray of Light.Le spectacle est pratiquement le même qu\u2019à Los Angeles.Mais la belle s\u2019est exprimée en français: «Qu\u2019est-ce qui est le plus excitant? Moi ou le Grand Prix?» Ah, cette Madonna, toujours le mot juste au bon moment.La dernière fois que Louise Veronica Ciccone s\u2019était produite en ville remonte au 23 octobre 1993, pour le Girlie Show.Elle ne faisait pas de «confession sur des pistes de danse en léotard-bobette».Elle donnait plutôt dans le sado-maso et dans l\u2019Erotica.Après 13 ans, Madonna a changé maintes fois d\u2019images, mais elle a toujours su être au devant du goût du jour.Elle rallie les générations, les hipsters comme les matantes.Très peu d\u2019artistes peuvent se targuer d\u2019être cool auprès d\u2019un public aussi large.Avant le spectacle, on a même vu un homme demander son chum en mariage! Il a dit oui.Des gens de tous les styles dansaient avec des personnes de 20 comme de 60 ans hier soir.Le concert de Madonna était the place to be à Montréal.(La Presse) Madonna.une émeute dansante! LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND Le retour de Madonna à Montréal a été salué par une véritable émeute de cris et d\u2019applaudissements.###PAGE###16### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 16 / Arts et spectacles MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE PARIS \u2014 Trois ans après la parution de Reviens, Garou réussit son retour sur disque en France.Dès sa sortie, son nouvel album, qui porte simplement son nom, est allé se loger à la première place du palmarès.Au classement des meilleures ventes d\u2019albums publié hier, le Québécois devance Nadiya, Florent Pagny et Pascal Obispo.Ce dernier, comme on le sait peut-être, a aussi collaboré au disque de Garou : il a signé les paroles et la musique de «L\u2019Injustice», qui figure par ailleurs cette semaine à la 13ème place du classement des «singles», après avoir atteint le 11ème rang la semaine dernière.Six ans après ses fracassants débuts en solo, Garou reste et demeure en France une immense vedette, invités à tous moments des plateaux de télévision les plus prestigieux, chez Drucker, Fogiel ou d\u2019Ardisson.Cette fois-ci, il a encore eu droit à un traitement royal, la parution de son nouvel opus ayant été accompagnée d\u2019une grosse tournée promotionnelle aux quatre coins de la France, en Suisse et en Belgique.L\u2019enjeu était important.Numéro un des ventes en 2001 (toutes catégories confondues), Seul, le premier album de Garou, avait connu un succès phénoménal.Reviens, le suivant, avait en revanche connu une carrière (un peu) moins convaincante, ne dépassant pas la troisième place au palmarès et se classant à la 33e place des ventes annuelles, loin derrière la championne de 2003, la jeune chanteuse de jazz Norah Jones.Le Québécois à la voix rauque doit prendre part en fin de semaine au spectacle de la Fête nationale à Montréal.Il enchaînera ensuite les festivals avant d\u2019entreprendre une «grande tournée mondiale», dont on aura un avant-goût à l\u2019Olympia de Paris, à la mi-novembre.Garou en première place des ventes en France LAURA MARTIN laura.martin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ne vous attendez pas à le voir avec une fleur de lis dans les cheveux.Michel Pagliaro, qui se chargera de la Saint-Jean à Sherbrooke samedi, donne bien peu dans les drapeaux.Si «faire» un 24 juin s\u2019avère un statement politique pour nombre d\u2019artistes en mal de cause, pour le rockeur qui frise la soixantaine, c\u2019est une gig comme une autre.Les excès de patriotisme lui donnent des abcès au palais.«Mon identité n\u2019est pas géographique, elle est musicale, balance- t-il, de l\u2019autre bout du fil.Et j\u2019ai de la misère avec le mot fierté.Quand on en parle trop, c\u2019est parce qu\u2019on n\u2019en a pas.La fierté vient avec du travail, un sentiment d\u2019accomplissement.Pas avec le fait d\u2019être né sous un sapin.Les politiciens sont de ceux qui ont dénaturé le terme.Quand ils auront réglé les problèmes des écoles, des hôpitaux, qu\u2019ils nous auront sortis de la marde, ils pourront être fiers.» Si l\u2019homme aux verres fumés est cynique en ce début d\u2019été, que ceux qui sont bleus jusqu\u2019au trognon se rassurent: son spectacle ne s\u2019annonce pas comme un examen de conscience.Il s\u2019annonce bel et bien comme une fête.Aux fêtes, celui qui a fermé les Francos avec Éric Lapointe dimanche dernier répond toujours présent.C\u2019est aussi pourquoi Pag se retrouvera, dans une semaine, devant le Parlement pour la Fête du Canada.«La République tchèque m\u2019aurait demandé d\u2019aller chanter à sa fête nationale et j\u2019y serais allé.Je fais de la musique.Pas des emblèmes.Mon optique est planétaire, globale, pas juste nationale.» L\u2019incolore qui parle a pourtant écrit J\u2019ai marché pour une nation, chanson élevée en hymne souverai- niste sur les plaines d\u2019Abraham l\u2019an passé.«Les chansons sont parfois récupérées d\u2019une drôle de manière.Quand je l\u2019ai écrite, c\u2019était dans un esprit de liberté, simplement.C\u2019était un texte ésotérique sur une belle musique.Point.Quand les pièces sont lancées dans l\u2019atmosphère, je n\u2019ai plus de contrôle dessus.C\u2019est comme pour Les bombes.L\u2019interprétation de cette chanson est rendue malsaine.Là, les gens gueulent, en se disant qu\u2019ils vont tous les tuer.C\u2019est devenu le rendez-vous des psychopathes.» «Mon objectif est toujours de finir ce que je commence.» Samedi, J\u2019ai marché pour une nation sera sur sa liste.Les bombes aussi.En fait, comme sur le DVD en concert qu\u2019il a lancé en décembre 2005, Pag poussera ses vieux tubes et se gardera de tester du matériel original.Il porte depuis 15 ans son prochain bébé, dont on ne connaît pas la génétique.Lui seul sait s\u2019il finira un jour par l\u2019expulser.«Mon objectif est toujours de finir ce que je commence.Quand ce sera prêt, je le ferai savoir.» En tournée continuelle, devant des publics enthousiastes, Michel Pagli- aro est ainsi la preuve qu\u2019il ne vaut pas la peine de vomir un album par année et de caracoler en tête des palmarès radio pour rester dans le coup.«Dracula, Notre-Dame-de-Paris, il n\u2019y a rien de neuf là-dedans.Quand un orchestre symphonique reprend du Beethoven, non plus.Le défi de la musique est de donner de la vie à quelque chose.Les chansons n\u2019ont pas besoin d\u2019être neuves.Beaucoup de chanteurs sortent des records régulièrement, mais la seule chanson qu\u2019on connaît par coeur, est celle d\u2019il y a 40 ans.Le succès n\u2019est pas toujours quantitatif.» Sur la scène du parc Jacques- Cartier, Michel Pagliaro sera accompagné par ses fidèles musiciens Steve Hill (guitare), Martin Lavallée (batterie) et Dominic Rock Laroche (basse).Mais le chandail bleu et blanc, oubliez ça! VOUS VOULEZ Y ALLER Fête nationale du Québec Avec Pépé et son orchestre (20 h 30) et Michel Pagliaro (22 h 30) Samedi soir Au parc Jacques-Cartier Entrée: 3 $ Pag: l\u2019incolore coloré Michel Pagliaro: «Mon identité n\u2019est pas géographique, elle est musicale, balance-t-il, de l\u2019autre bout du fil.Et j\u2019ai de la misère avec le mot fierté.Quand on en parle trop, c\u2019est parce qu\u2019on n\u2019en a pas.La fierté vient avec du travail, un sentiment d\u2019accomplissement.Pas avec le fait d\u2019être né sous un sapin.» LA PRESSE, BERNARD BREAULT ###PAGE###17### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Arts et spectacles / 17 HUGO DUMAS MONTRÉAL \u2014 L\u2019animateur d\u2019Au- dessus de la mêlée, Mario Langlois, ajoutera une autre émission à son fardeau de tâches: cet automne, il devrait piloter le nouveau magazine de santé qui remplacera le Coup de pouce d\u2019Élaine Ayotte, a appris La Presse.Ce magazine, baptisé Ma vie à l\u2019heure!, sera produit par Novem, l\u2019entreprise de Véronique Cloutier qui chapeautait également la production de Coup de pouce, une émission qui n\u2019a jamais vraiment levé.Chez Novem hier, le vice-président et directeur général, François Ferland, a confirmé que la boîte est en «développement sur un projet de magazine de santé avec Radio-Canada».Mais, selon lui, il est beaucoup trop tôt pour confirmer le choix de l\u2019animateur «tant que les papiers n\u2019ont pas tous été signés».Même son de cloche chez Radio-Canada: «Oui, on discute avec Novem pour un magazine de santé, mais rien n\u2019est encore confirmé», glisse la porte-parole, Guylaine O\u2019Farrell.Pourtant, nos sources indiquent que le nom de Mario Langlois vient bel et bien avec le projet Ma vie à l\u2019heure!.Mario Langlois participait à un voyage de pêche hier et il n\u2019a pas été possible de lui parler.Comme il anime aussi une émission quotidienne de fin de soirée, l\u2019enregistrement de Ma vie à l\u2019heure! se déroulerait en fin d\u2019après-midi dans les studios de Radio-Canada, pour une diffusion le lendemain matin.Selon nos informations, ce nouveau magazine comprendrait des discussions et des débats sur des sujets tous liés à la santé.Une émission pilote doit être enregistrée en début de semaine prochaine.Le dernier magazine santé de Radio-Canada, 37,5, animé par la Dre Danielle Perreault et produit par Pixcom, n\u2019a pas été un gros succès et a été annulé après une seule saison an à l\u2019antenne.Selon toute vraisemblance, Ma vie à l\u2019heure! jouera contre Deux filles le matin à TVA et L\u2019Avocat et le diable à TQS.Radio-Canada a déjà renouvelé le magazine Droit au coeur de France Castel, qui est logé à 10h contre l\u2019émission de Clodine Desrochers.(La Presse) Mario Langlois contre le maire Gendron et Deux filles le matin ? En bref Mozart ouvre le bal PIOPOLIS \u2014 À l\u2019occasion du 250e anniversaire de naissance de Mozart, en 2006, le Festival musical Saint-Zénon, de Piopolis, a concocté un concert tout Mozart pour lancer sa saison, le 25 juin, à 16 h, à l\u2019église Saint-Zénon-de-Piopolis.Ce programme prestigieux sera produit par l\u2019ensemble à cordes Appassionata, enrichi par des flûtes et des cors, visant à satisfaire les standards d\u2019excellence de ce grand compositeur, dont la musique fascine encore aujourd\u2019hui.En tout, 19 musiciens s\u2019exécuteront, dirigés par Daniel Myssyk, un chef d\u2019orchestre qui travaille présentement autant à Montréal qu\u2019à Houston, au Texas.Le premier violon de l\u2019Orchestre symphonique de Québec, Daren Lowe, sera également de la partie, pour transmettre la passion de la grande musique des années 1750.\u2014 Ronald Martel Bev Oda écoute OTTAWA \u2014 Le milieu québécois du cinéma est sorti satisfait de sa rencontre avec la ministre du Patrimoine canadien, Bev Oda, hier après-midi.Une quinzaine de représentants de l\u2019industrie se sont déplacés au bureau de Mme Oda, à Gatineau, pour réclamer la création d\u2019un «fonds d\u2019urgence» de 20 millions $ qui servirait à subventionner des projets de films laissés en plan en raison des maigres budgets de Téléfilm Canada.«Ç\u2019a été une rencontre très positive», a résumé le producteur Roger Frappier, porte-parole de la délégation, dans un entretien téléphonique.\u2014 Presse Canadienne ANDRÉ LAROCHE andre.laroche@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019un des meilleurs groupes punk de l\u2019heure, Simple Plan, a décidé d\u2019ajouter un quatrième spectacle cet été au Québec.Et devinez qui a remporté la mise? Sherbrooke.Le 31 août, au parc Jacques-Cartier.«On a travaillé fort depuis un mois pour les avoir.On les a finalement eus», s\u2019écriait dans son cellulaire le promoteur Jean-Pierre Beaudoin, tout impatient de répandre la nouvelle en fin d\u2019après-midi.Le groupe, sacré favori au Canada pour une quatrième année consécutive au MuchMusic Video Award, a joué dans un concert privé hier soir au Time Supper Club dans le cadre du Grand Prix du Canada.Il se produira ensuite à Trois- Rivières le 30 juin pour ensuite mettre le cap vers les champs de Saint-Ephrem pour le Woodstock en Beauce, le 1er juillet.Et après Sherbrooke, il jouera au festival des montgolfières de Gatineau, le 1er septembre.Les cinq gars de Laval, aujourd\u2019hui connus sur plusieurs continents, n\u2019arriveront pas seuls.Ils amèneront avec eux cinq ou six groupes canadiens et québécois, question d\u2019allonger la soirée.Le promoteur sherbrookois se gardait d\u2019identifier les invités, tout en promettant de les révéler plus tard cet été.«Des groupes très intéressants», s\u2019est-il limité à dire.Également directeur général de la Fête du Lac des nations, M.Beaudoin affirme avoir d\u2019abord voulu attirer le quintette québécois pour l\u2019événement de mi-juillet.«Mais avouons-le, la fête n\u2019en a pas les moyens.De toute façon, ça n\u2019aurait pas fitté avec leur horaire», dit-il.Le Festival de la rentrée, prévu en septembre, n\u2019est pas non plus un événement capable de se payer le groupe qui a fait la première partie de la tournée asiatique de Green Day, il y a quelques mois.«L\u2019édifice CERAS n\u2019est pas assez gros», note le promoteur.C\u2019est que Jean-Pierre Beaudoin s\u2019attend à ce qu\u2019une foule de 15 000 à 20 000 personnes converge vers le parc Jacques-Cartier, à la veille de longue fin de semaine de la Fête du travail.Les billets seront disponibles sur le réseau Admission à compter de jeudi prochain, à midi.Simple Plan s\u2019arrêtera à Sherbrooke le 31 août PC Le producteur Jean-Pierre Beaudoin s\u2019attend à ce qu\u2019une foule de 15 000 à 20 000 personnes converge vers le parc Jacques-Cartier, à la veille de longue fin de semaine de la Fête du travail pour entendre le groupe punk de l\u2019heure au Canada, Simple Plan.###PAGE###18### ?????? ??????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????? ???????? ???????????????????????????? ???????????????????????? ??????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????? ????????? ?????????? ????????????????????????????? ?????????????????????? ?? ??????????????????????????????? ??? ? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????? ? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????? ? ?????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????? ? Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 18 / Économie S&P/TSX 11112,83 117,35 S&P/TSX VENTURE 2550,90 28,63 $ CAN 90,60 ¢ US 0,68 DOW JONES 11079,46 104,62 S&P 500 1252,20 12,08 NASDAQ 2141,20 34,14 OR US 587,50 10,60 RUDY LE COURS MONTRÉAL \u2014 La très forte création d\u2019emplois en mai a surpris la Banque du Canada davantage que la poussée de l\u2019inflation, mais pas assez cependant pour l\u2019inciter à relever encore le mois prochain son taux directeur.«Tout bien considéré, la projection que nous avons énoncée en avril dans notre Rapport sur la politique monétaire semble raisonnable, a résumé hier son gouverneur David Dodge qui était le conférencier invité de la Chambre de commerce de Montréal.Nous ne réagissons pas de façon intempestive à une information isolée.Au contraire, nous réunissons plutôt tous les éléments qui nous permettront de dégager les tendances de l\u2019économie.» Le 24 mai, la Banque avait porté à 4,25% son taux cible de financement à un jour en précisant qu\u2019il avait atteint «un niveau qui devrait maintenir l\u2019économie canadienne sur la trajectoire» de son scénario de référence.Depuis, plusieurs données surprenantes ont alimenté des spéculations sur la reprise du resserrement monétaire dès le 11 juillet, malgré la pause annoncée.Du nombre, la création de 96 700 emplois en mai et la poussée de 1,6% à 2,0% du taux d\u2019inflation de référence (sans les éléments volatils) se démarquent en apparence du scénario de la Banque.Pressé après son allocution par les journalistes à préciser sa pensée, M.Dodge a rappelé que la Banque cherche toujours à mesurer l\u2019effet des nouvelles données dans les 12 à 18 mois suivant leur publication, alors que les marchés et surtout leurs analystes tendent à exagérer (overshoot) leur teneur.Cela dit, M.Dodge admet candidement que «les chiffres de l\u2019emploi sont plutôt spectaculaires».La Banque suit avec soin le marché du travail et examinera minutieusement les données de l\u2019Enquête sur la population active de juin (publiée le 7 juillet) avant d\u2019annoncer le 11 si elle fait une pause comme elle l\u2019avait laissé entendre le mois dernier.Si l\u2019emploi l\u2019a surpris, il en va autrement du regain de l\u2019inflation.«Les chiffres ont été un peu plus forts que les nôtres, mais ce n\u2019est pas grand chose», a-t-il seulement indiqué.L\u2019augmentation de 1,7% des ventes au détail en avril ne le fait pas sursauter non plus, alors qu\u2019elles expliquent en bonne partie le gain du huard face au billet vert, à l\u2019euro et à la livre, hier.M.Dodge a précisé que l\u2019apport d\u2019une nouvelle donnée était marginal dans le tableau d\u2019ensemble, lequel depuis mai a eu sa part de données décevantes comme les chiffres sur le commerce extérieur ou des livraisons manufacturières.Cela est lié bien entendu à la forte appréciation du huard depuis 2003, un phénomène contre lequel la Banque est impuissante bien qu\u2019elle le surveille de près.«Nous ne disposons que d\u2019un seul instrument pour conduire la politique monétaire \u2014 notre influence sur les taux d\u2019intérêt \u2014 nous ne pouvons avoir qu\u2019un seul objectif, a rappelé M.Dodge.Un taux d\u2019inflation bas et stable incite les entreprises à investir à long terme avec une confiance accrue.» Le gouverneur répondait ainsi à certains chefs d\u2019entreprise tel Laurent Beaudoin de Bombardier qui l\u2019incitent à abaisser le taux directeur de manière à freiner la poussée du huard face au billet vert.Selon M.Dodge, les entreprises n\u2019ont d\u2019autre choix que de s\u2019ajuster aux réalignements monétaires, compte tenu surtout qu\u2019elles font partie d\u2019une économie petite et ouverte comme celle du Canada.«Au cours des 50 dernières années, nous avons appris qu\u2019il est absolument nécessaire de faire ces ajustements, si pénibles soient-ils.» (La Presse) La Banque du Canada garde le cap David Dodge croit toujours éviter une hausse de taux David Dodge, gouverneur de la Banque du Canada MIREILLE FRÉGEAU mireille.frégeau@latribune.qc.ca VALCOURT \u2014 Bombardier Produits Récréatifs inc.(BRP) à Valcourt est à la recherche de 150 assembleurs pour une période de cinq mois.Ces postes temporaires rémunérés à 12,85 $ de l\u2019heure sont offerts pour le chiffre de soir, d\u2019où la prime de 0,68 $.Du côté des communications chez BRP, Amélie Therrien explique que cette vague d\u2019embauche «fait partie de l\u2019augmentation de la production régulière.Que rien n\u2019est nouveau dans ce tempo de production lorsque l\u2019usine seadoo passe à sa production de l\u2019usine skidoo.L\u2019investissement de 12 millions dans les nouvelles lignes de montage explique aussi la demande accrue en main-d\u2019oeuvre pour la période de rodage».«Il faut comprendre que chez BRP, dès que des nouveaux postes sont créés, il y a beaucoup de rotation.Selon l\u2019ancienneté, certains travailleurs vont changer d\u2019usines.Il y a donc des postes à combler un peu partout», poursuit-elle.Ce qui explique en partie que chez Manpower de Sherbrooke, l\u2019agence qui recrute les travailleurs, Claire Lacasse signale aux personnes qui la contactent «qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une demande exceptionnelle pour sortir un lot de véhicules tout-terrain.Et que cette demande d\u2019embauche sera probablement unique.Il n\u2019y aura pas de possibilités de permanence après coup».Habituellement, BRP fait affaire avec Emploi-compétence pour recruter.Mais comme cette agence ne fournit pas, BRP s\u2019est également tourné vers Manpower.Ces postes sont ouverts à tous, sauf bien sûr aux étudiants puisque la tâche doit s\u2019accomplir au- delà de l\u2019été.BRP cherche 150 travailleurs ###PAGE###19### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 / 19 ###PAGE###20### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 20 / Économie Pour tous les détails sur vos titres préférés et l\u2019évolution quotidienne des marchés boursiers, consultez sans frais lapresseaffaires.com PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Les constructeurs automobiles n\u2019ont pas ajusté leurs prix en fonction de la hausse du dollar canadien et le coût d\u2019achat d\u2019un véhicule neuf est désormais 17 pour cent plus élevé au Canada qu\u2019aux États-Unis, indique une étude effectuée par une firme de services-con- seils du secteur de l\u2019automobile.Selon les conseillers de DesRo- siers, cette différence \u2014 qui représente en moyenne 5842 $ CAN \u2014 annule un avantage de 3167 $ constaté sur les prix des automobiles au Canada, lorsque la firme avait pour la première fois étudié la question en 1999.L\u2019étude publiée hier a été effectuée à partir du prix de détail suggéré du fabricant \u2014 et non pas à partir du montant des transactions après négociation et promotions ce qui, selon DesRosiers, pourrait donner des résultats différents.L\u2019analyste Dennis DesRosiers a souligné que le taux de change \u2014 le dollar canadien est actuellement à 90 cents US alors qu\u2019il valait 67 cents US en 1999 \u2014 a permis aux constructeurs automobiles d\u2019offrir des rabais beaucoup plus facilement.Toutefois, «il semble que les constructeurs n\u2019aient pas ajusté leurs prix de détail suggérés pour tenir compte de la vigueur de notre dollar et les Canadiens qui achètent des véhicules n\u2019ont pas bénéficié de l\u2019appréciation de la devise», a indiqué l\u2019analyste.Selon l\u2019étude, les écarts de prix des véhicules des trois grands constructeurs nord-américains \u2014 GM, Ford et DaimlerChrysler \u2014 étaient moins grands que ceux des constructeurs d\u2019ailleurs dans le monde.En moyenne, les prix canadiens des véhicules de GM, Ford et Chrysler étaient plus élevés de 4332 $ pour les voitures et de 3639 $ pour les camions légers, par rapport aux modèles identiques vendus aux États-Unis.La différence, pour les véhicules étrangers, allait de 7939 $ pour les voitures à 6432 $ pour les camionnettes, véhicules utilitaires sport et minifourgonnettes.Le document révèle que GM est l\u2019entreprise dont la différence de prix est la moins marquée, soit 5 pour cent en moyenne, en excluant ses voitures de luxe.Seulement cinq modèles étaient moins chers au Canada qu\u2019aux États-Unis: la minifourgonnette Pontiac Montana SV6, la décapotable PT Cruiser de Chrysler, la Toyota Corolla \u2014 fabriquée au Canada \u2014 ainsi que les Accent et Elan- tra du Sud-Coréen Hyundai.L\u2019écart entre les prix canadiens et américains était généralement moins grand dans les catégories compacte et sous-compacte, et plus important pour les véhicules plus chers.Les véhicules plus chers au Canada qu\u2019aux États-Unis DAVID PADDON PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Nortel Networks a conclu des règlements concernant deux recours collectifs qui avaient été intentés au nom d\u2019actionnaires canadiens, ce qui permet à l\u2019entreprise de télécommunications de franchir une autre étape dans la normalisation de ses affaires après les scandales financiers des dernières années.Le règlement des deux recours au Canada, annoncé mercredi, était une condition de l\u2019entente de principe rendue publique en février dernier concernant le règlement de deux autres recours collectifs intentés cette fois aux Etats-Unis.Nortel s\u2019était alors engagée à verser 575 millions $ US au comptant et près de 629 millions de ses actions, dont la valeur atteignait alors près de 2 milliards $ US.En tenant compte du cours actuel de l\u2019action de Nortel, ces actions valent maintenant environ 1,3 milliard $ US.Les quatre recours collectifs concernent deux périodes distinctes, qui ont pris fin en 2001 et 2004.Dans chaque cas, le cours de l\u2019action de Nortel a chuté subitement, après que la direction eut fait part de révision de ses perspectives ou d\u2019un réexamen de précédents résultats.Par voie de communiqué, Nor- tel a indiqué mercredi que «ces diverses ententes de règlement englobent la plupart des recours collectifs des actionnaires en instance et proposés intentés contre la société».La première période concernée par les poursuites a pris fin au début de 2001, après que l\u2019ancien président et chef de la direction de l\u2019entreprise, John Roth, eut annoncé que Nortel n\u2019atteindrait pas ses objectifs de croissance.La seconde période s\u2019est conclue peu après que Nortel eut fait part de ses problèmes de comptabilité et eut congédié le successeur de M.Roth, Frank Dunn, de même que deux autres hauts dirigeants, en avril 2004.Dans le cas des poursuites américaines, annoncées en février, la société a consenti à contribuer la moitié de toute somme récupérée lors des actions intentées contre les trois dirigeants, en plus de paiements en actions et en espèces.Le cours de l\u2019action de Nortel a clôturé en hausse d\u2019un cent à la Bourse de Toronto, à 2,35 $.Nortel règle deux recours collectifs PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 La publication de statistiques faisant état d\u2019un niveau record des ventes au détail en avril, au Canada, a contribué à un gain de 0,68 cent du dollar canadien, qui a clôturé, hier, à 90,16 cents US.Durant la journée, la devise a même affiché un gain de 1,17 cent US.Statistique Canada a indiqué hier que les détaillants ont vendu pour 32,8 milliards $ de biens et services en avril, ce qui représente une hausse de 1,7 pour cent comparativement à mars.À la Bourse de Toronto, les cours des titres des secteurs pétrolier et des métaux ont augmenté et les investisseurs ont profité des baisses des derniers jours pour multiplier les transactions.Le huard bondit ###PAGE###21### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 Chez nous / 21 MÉLISSA FAUTEUX melissa.fauteux@latribune.qc.ca COATICOOK \u2014 Lorsque Benoit Harvey a émis le dernier souhait de pouvoir visiter l\u2019Allemagne, il était loin de se douter qu\u2019il le visiterait éternellement.Passionné de l\u2019histoire de ce pays, avec tous les guerres et les événement qui s\u2019y sont déroulés, Benoit voulait aller marcher sur la terre de ce pays, qui dans ses lectures, l\u2019avait tant fait rêver.Le jeune garçon, âgé de 13 ans de Coaticook, est décédé samedi dernier des suites d\u2019un long combat contre le cancer.Aussi ironique que la vie est parfois, Benoit venait tout juste d\u2019accomplir l\u2019exploit de réunir plus de 900 personnes, qui, ensemble, avaient amassé la somme de 45 000 $ afin de permettre à sa famille et lui d\u2019aller visiter l\u2019Allemagne pendant 10 jours.Bien que l\u2019adolescent ait quitté ce monde trop cruel pour lui avoir permis d\u2019exaucer son dernier voeu, ses parents ont décidé qu\u2019il le visiterait autrement, soit transporté par le vent.«Les choses se sont précipitées de sorte que notre départ pour l\u2019Allemagne était prévu pour mardi passé mais Benoit est tombé malade au même moment et nous a quittés ce week-end.Nous savions à quel point Benoit tenait à faire ce voyage, alors nous avons décidé d\u2019envoyer ses cendres là-bas afin de refléter son rêve.» Le rêve de Benoit sera donc réalisé, en partie, mais la beauté de cette triste histoire c\u2019est que l\u2019argent qui avait été amassé pour le jeune homme pourra servir à réaliser le rêve de d\u2019autres enfants, comme le mentionne Shirley Martin, présidente de l\u2019association J.E.U.N.E.de Coaticook.«Ce n\u2019est pas confirmé encore que l\u2019argent amassé lors de la soirée organisée pour Benoit sera remis à notre association, mais les parents du jeune garçon en ont fait la demande et nous ont aussi demandé d\u2019utiliser ce montant afin d\u2019aider les autres enfants malades de la région à exaucer leurs souhaits.» L\u2019Allemagne à tout jamais pour Benoit Harvey JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 La Fête des vendanges Magog-Orford cherche à obtenir du gouvernement provincial un soutien financier comparable à celui octroyé à la Traversée internationale du lac Memphrémagog.Tout récemment, la Traversée s\u2019est vue accorder par le ministère du Tourisme du Québec un montant de 135 000 $, étalé sur trois ans.Le président de la Fête des vendanges, Jean-Paul Sieur, pense que son événement mériterait d\u2019en recevoir 50 000 $ dès cette année.«On est content de savoir que nos amis de la Traversée ont un tel appui.On ne veut pas entrer dans une compétition avec eux.Mais on en souhaite autant qu\u2019eux de la part du ministère du Tourisme.L\u2019an dernier, on a eu seulement 10 000 $ du provincial», explique M.Sieur.D\u2019ailleurs, selon les chiffres qui circulent, la Fête des vendanges engendre des retombées économiques beaucoup plus importantes que la Traversée, qui tente de se sortir d\u2019une série d\u2019années plus difficiles.«Notre événement génère des retombées de 9,1 millions $.On participe à développer la région.Nous ne voulons pas l\u2019aumône.Je crois qu\u2019un gouvernement doit investir dans les économies locales, dans les projets porteurs.» Du même souffle, Jean-Paul Sieur affirme que le tourisme mérite mieux que d\u2019être considéré «comme la dernière roue du carrosse» par le gouvernement.«C\u2019est un secteur d\u2019activités important!», assure-t-il.«On est content de savoir que nos amis de la Traversée ont un tel appui.On ne veut pas entrer dans une compétition avec eux.Mais on en souhaite autant qu\u2019eux de la part du ministère du Tourisme.» Toujours pour défendre les intérêts de la Fête des vendanges, il note que cet événement a lieu en «saison intermédiaire.On est là quand il n\u2019y a plus rien comme activité en région».Notons que la Fête a également acheminé une demande de financement à Développement économique Canada, qui lui avait octroyé près de 50 000 $ en 2005.La directrice de l\u2019événement, Pauline Larouche, s\u2019attend à ce que le fédéral consente un montant appréciable.Cet argent additionnel permettrait de promouvoir davantage la Fête des vendanges à l\u2019extérieur du Québec.Le marché ontarien attire passablement les organisateurs de l\u2019événement.Dans les derniers mois, un concours a été organisé pour renouveler l\u2019image de la Fête des vendanges.Pas moins de 29 artistes ont commis une oeuvre relative à l\u2019événement.Au terme de l\u2019exercice, une peinture sur verre de l\u2019artiste Nancy Asselin a été selectionnée.Elle représente des participants à la Fête des vendanges habillés en tenue médiévale.On reconnaît le mont Orford en arrière-plan.En ce qui concerne l\u2019édition 2006 de la Fête, qui se déroulera entre les 2 et 11 septembre prochain, on promet que son contenu culturel sera fort différent de ce qu\u2019il était dans les dernières années.La Fête des vendanges interpelle Québec LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Le président de la Fête des vendanges, Jean-Paul Sieur, en compagnie de l\u2019artiste Nancy Asselin.###PAGE###22### Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 La Tribune 22 / Coureur des bois Après les phoques, voilà que les Européens nous reprochent de massacrer les ours.Des Anglais sont couverts de honte, ils réclament que les chapeaux des gardes de la Reine soient dorénavant de fourrure synthétique pour sauver le pelage des ours leur ayant traditionnellement été livrés par la «colonie».Faudrait que la compagnie de la Baie d\u2019Hudson leur shippe par bateau une copie du récent rapport des biologistes du Québec.La population d\u2019ours noirs est en hausse dans la province et notamment en Estrie où les prélèvements seront augmentés afin d\u2019assurer une coexistence harmonieuse entre les plantigrades et les humains.Dans la seule zone 4 (de la route 253 en direction de la Beauce), la population aurait augmenté de 400 individus.Les biologistes recommandent de doubler la récolte par la chasse et le piégeage pour revenir à un prélèvement annuel de l\u2019ordre de 200 bêtes.La zone 5, à l\u2019ouest du lac Mem- phrémagog, est peu peuplée.Les estimations des biologistes sont à l\u2019effet que la population d\u2019ours se maintient.Dans la zone 6 (corridor Coati- cook-Sherbrooke-Drummondville), les gestionnaires de la faune jugent également pertinent d\u2019accroître la pression sur l\u2019ours noir.Une cinquantaine de bêtes y ont été récoltées au cours des dernières années, chiffre qui devrait grimper autour de 80 pour atteindre la densité idéale.Pour atteindre ces objectifs, certains règlements sont revus.En plus des saisons de piégeage, la chasse à l\u2019arc serait autorisée cet automne à l\u2019ours noir dans les zones 4 et 6 tandis que la chasse du printemps pourra être pratiquée avec des chiens.Juste en Estrie, il y a de quoi fournir tous les soldats de sa Majesté sans commettre de crime de lèse-majesté! Sont fous ces Anglais! Un taxidermiste de la région, Richard Bolduc, qui réside à Austin, rentre du congrès de l\u2019Association des taxidermistes du Canada couvert de prix.L\u2019expression et la disposition des trois chevreuils (un mâle, une femelle et son faon) qu\u2019il a naturalisés ensemble lui ont valu le prix artistique de l\u2019année au pays.Jugées individuellement, ces bêtes ont valu à M.Bolduc deux premiers rangs et une deuxième place.«J\u2019avais connu une bonne récolte il y a cinq ans mais celle de cette année me rend particulièrement fier.C\u2019est une belle reconnaissance de mes pairs.» L\u2019arrangement de M.Bolduc figure sur Internet en page frontispice du site Taxidermy.net, un site spécialisé ayant été visité à ce jour par plus de 7 millions d\u2019internautes.Toute une vitrine! \u2014 Luc Larochelle Le prix de l\u2019année Cet arrangement est l\u2019oeuvre du taxidermiste Richard Bolduc, qui réside à Austin.LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Le coureur des bois De nouveaux arrivants en Estrie\u2026 PHOTO DIANE LABONTÉ Ça fourmille d\u2019activités à l\u2019étang Burbank de Danville, où les oiseaux accueillent leur nouvelle portée.Ce rejeton de la famille des grèbes à bec bigarré attend l\u2019arrivée de ses frères et sœurs qui tardent à sortir des oeufs couvés par le mâle ayant temporairement pris la relève de sa femelle.###PAGE###23### La Tribune Sherbrooke jeudi 22 juin 2006 atl ÉCHANGES ÉTUDIANTS Le programme Emplois d'été offre cette opportunité aux jeunes Canadiens âgés de 16-17 ans de faire des échanges étudiants au cours de l'été.Allez voir sur le site www.emplois-ete.com si cela vous intéresse.D'autres programmes pour les jeunes désireux d'aller travailler à l'étranger sont suggérés au www.jeunesse.gc.ca (aller dans la section Emplois).LE FARWEST Plusieurs décident d'aller planter des arbres ou cueillir des fruits dans l'Ouest canadien, histoire de découvrir du pays et d'améliorer leur anglais.Ceux qui ne sont pas à l'aise avec les moustiques, le bois et la tente peuvent offrir leurs services dans les nombreux hôtels comme préposé au ménage, valet ou hôte.RESTAURATION La saison estivale est une période importante pour les restaurateurs.Peut-être ont-ils besoin de plongeurs, cuisiniers ou serveurs? Allez voir le glacier du quartier ou un gérant de chaîne de restauration rapide.Qui sait! T) TRAVAILLER DANS LA FONCTION PUBLIQUE EAE Plusieurs ministeres embauchent des étudiants durant l'été.Si vous \u2014\u2014 avez terminé votre 5e secondaire ou si avez au moins 16 ans au 30 r N juin prochain, vous pouvez vous inscrire à partir du site suivant: \u2018 www.emploietudiant.qc.ca/fr/fonc_pub.html \\ \\ ( NX P q _P | : ~~ \u2014 ss A SAUVETEUR | No i Lu Si vous nagez comme un poisson et aimez passer vos journées sur le bord | a POUR LES 14-15 ANS de la piscine, devenir sauveteur est la solution parfaite pour vous.Si l'idée | =, \u2018 LE vous intéresse et que vous n'avez pas votre titre de sauveteur, profitez | o / TT MONITEUR BENEVOLE de la prochaine année pour faire quelques longueurs! Cela pourrait vous x - NS 07 Certains camps d'été embauchent des moniteurs servir au cours des étés à venir.po 427 bénévoles dès l'âge de 14 ans.Vous pouvez donc | La prendre de l'expérience avant d'atteindre vos 16 ans et _5 e / alors augmenter vos chances d'obtenir un emploi AUTRES SUGGESTIONS.£- de moniteur rémunére.histoire de passer vos Vendeur dans une boutique | étés à vous amuser! Caissier ou emballeur a I'épicerie du coin ; Moniteur dans un camp de vacances ' AMENAGEMENT PAYSAGER Co Entraîneur d'un sport dans lequel vous excellez | Les entreprises qui se spécialisent dans | l'aménagement paysager doivent embaucher | beaucoup de personnel au cours de la saison estivale.Si vous aimez être à l'extérieur et = ___ pensez avoir le pouce vert, tentez votre \" chance.y \\ J , 4 \u2018 « y » bad \u2018 y 4 2 \u2019 \u2014 _ J ss.\u2018/ e Sa < -~ \\ - \u2018 4 f - \\ » ' » QU.° \u2018 w PEA yl .yay ny on @.- - ei mew n ada cat Aa \u2018 \u201c
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