La tribune, 15 août 2006, Cahier A
[" ###PAGE###1### 90 mises à pied a Disraeli MALAVOY ET BOISCLAIR ÉLUS HAUT LA MAIN Lucie Laurier, coureuse automobile./L3 0 C\\- GENERALEMENT 9 ENSOLEILLE vax.23° wmin:19° -O- 4% 5h47 $19h54 MÉTÉO DES PROCHAINS JOURS* /38 70 \u20ac taxes en sus Floride 2,10 $ www.fetedesvendanges.com 13° ÉDITION VF : LA PRESSE, ANDRE TREMBLAY L'ex-députée péquiste de Sherbrooke Marie Malavoy a été élue plutôt facilement députée de Taillon, hier, avec 43 pour cent des suffrages exprimés, contre 31 pour son adversaire libérale, Véronique Mercier, en élections complémentaires.Dans l\u2019autre circonscription en jeu, le chef du Parti québécois, André Boisclair, se faisait élire avec une majorité de plus de 70 pour cent des voix, dans Pointe-aux-Trembles.« M.Charest, tenez-vous bien, j'arrive », a dit M.Boisclair, qui fera sa rentrée à l'Assemblée nationale à l\u2019automne.1527 be ve bo a x rie, RY) J i Rtg AN à la pointe Merry de Magog SHERBROOKE HONDA 2615, rue King Ouest 819 566-5322 www.sherbrookehonda.com * Détails sur place.209291 ###PAGE###2### Sherbrooke mardi 15 août 2006 La Tribune 2 / Tour d\u2019horizon Agroalimentaire 20 Annonces classées 27 à 31 Arts et spectacles 15 à 18 Décès 31 Économie 23-24 Éphémérides 30 Horoscope 30 Loterie 10 Météo 33 Monde 14 Mots croisés 29 Opinions 12 Sudoku 20 Sports 33 à 39 Sommaire Opinions / 12 Jean-Guy Dubuc Sans surprises? Pas tout à fait Handball: les Danoises sans pitié pour les Canadiennes /33 Le Canadien a l\u2019oeil sur Jean-Pierre Dumont /38 Mon clin d\u2019œil STÉPHANE LAPORTE « Si le PLQ et l\u2019ADQ peuvent aussi se retirer pour les prochaines élections générales, je pense être en mesure de les gagner!» \u2014 André Boisclair Sports Monde Les armes se sont tues hier au Liban, après plus d\u2019un mois de conflit entre Israël et le Hezbollah.Malgré la cessation des hostilités, l\u2019aide humanitaire peine à se frayer un chemin sur les routes détruites par les bombardements israéliens.Des centaines de Libanais déplacés sont rentrés chez eux pour ne trouver que des ruines, comme cette femme dans le village de Aita Ech Chaab.Actualités Une botte d\u2019or pour Clint Eastwood /16 Bon Cop Bad Cop fracasse d\u2019autres records /17 Arts POUR NOUS JOINDRE LA TRIBUNE / 819 564-5450 Présidente?éditrice / Louise Boisvert Directeur finances / Yvon Gauvin INFORMATION Rédacteur en chef / Maurice Cloutier Directeur / Louis-Éric Allard Adjointe /Jacynthe Nadeau PRODUCTION ET INFORMATIQUE Directeur / René Béliveau Adjoints / André Roberge / Steeve Rancourt / Stéphane Garant PUBLICITÉ Directrice / Suzanne-Marie Landry Adjoints / Alain LeClerc / Sophie Thibaudeau ABONNEMENT ET TIRAGE Directeur / André Custeau Coordonnatrice / Cynthia Morin ADRESSES ET NUMÉROS www.cyberpresse.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 Générations XYZ SHERBROOKE \u2014 J\u2019en avais des frissons plein les bras.Le temps frisquet n\u2019avait rien à voir avec ça.En l\u2019espace de quelques notes de flûte de pan, je n\u2019étais plus à Sherbrooke: j\u2019étais de retour au Pérou.J\u2019ai revu la cordillère des Andes, immense et majestueuse avec ses sommets enneigés.J\u2019ai revu les Péruviens, accueillants dans leurs habits caractéristiques.Je me suis revu, là-bas, heureux d\u2019être dépaysé.Heureux de découvrir une autre culture.Heureux d\u2019être loin de tous les tracas quotidiens, du stress et du luxe qui normalisent nos vies.En l\u2019espace de quelques notes de flûte de pan, j\u2019étais ailleurs.Ailleurs tout en étant à Sherbrooke, downtown Fleurimont.Le Festival des traditions du monde porte bien son nom.Pour moi, c\u2019est devenu une tradition.Une fabuleuse virée à travers le monde et ses différentes cultures.Toute la beauté de cet événement réside dans la diversité de ses participants.Des Africains, des latinos, des Slaves, des Orientaux.Pendant un instant, on se surprend à penser que ces immigrants ont brièvement quitté leur pays pour assister au festival.Mais non: ils sont Sherbrookois.C\u2019est malheureux qu\u2019on puisse côtoyer une telle quantité de néo- Sherbrookois seulement l\u2019espace d\u2019un festival.Cette richesse sher- brookoise devrait être mieux exploitée.À longueur d\u2019année.Je rêve du jour où l\u2019intégration des immigrants ira de soi.Du jour où ils n\u2019habiteront plus seulement des quartiers pauvres de Sherbrooke, faute d\u2019avoir un salaire décent qui reconnaît leurs compétences.On compte environ 10 000 immigrants à Sherbrooke, dont 4000 issus de minorités visibles.Sur une population de 147 000 personnes, ça fait 1 immigrant sur 15.Regardez autour de vous, parmi vos collègues de travail: y en a-t-il vraiment un sur quinze qui provient d\u2019un autre pays? Si oui, votre entreprise est exceptionnelle.Au sens d\u2019exception.Peut-être deviendra-t-elle un jour la norme.D\u2019ici là, certains employeurs tenteront de donner l\u2019exemple.Mais d\u2019autres écartent toujours un curriculum vitae parce qu\u2019ils ont de la difficulté à prononcer le nom du candidat.Ce qu\u2019on peut faire, collectivement, pour changer les choses? Difficile à dire.Mais j\u2019imagine qu\u2019on ferait déjà un pas dans la bonne direction si on arrêtait de passer des petits commentaires sur le voisin qui ne parle pas la même langue que nous.Parce que c\u2019est aussi ça, le racisme.Couleurs sherbrookoises Chronique DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le ministre de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport, Jean-Marc Fournier, a annoncé un investissement de plus de 824 millions $ d\u2019ici 2011 dans le réseau des universités.Il s\u2019agit de sommes attendues par ces institutions, qui découlent du plan quinquennal d\u2019investissements universitaires du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).Cette aide gouvernementale permettra de financer le maintien des actifs des établissements universitaires, auquel seront consacrés 579,6 millions $.Une somme de 70 millions $ permettra de soutenir le développement informatique des établissements et un montant de 77,8 millions $ soutiendra la réalisation de nouveaux projets de construction.De plus, des enveloppes de 81,9 millions $ et de 14,9 millions $ serviront respectivement à investir dans les infrastructures de recherche et à compléter des projets autorisés antérieurement.Quant aux nouveaux projets retenus par Québec, ils seront annoncés au cours des prochaines semaines, indique l\u2019attachée de presse du ministre Fournier, Marie-Claude Lavigne.La semaine dernière, le ministre Fournier avait annoncé un réinvestissement de 320 millions $ dans le réseau des universités et des cégeps d\u2019ici 2009.Une aide de 824 M$ aux universités HÉLÈNE BARIL MONTRÉAL \u2014 D\u2019abord estimé à entre 300 et 400 millions, le coût de la nouvelle ligne électrique d\u2019interconnexion qui reliera le Québec et l\u2019Ontario sera en réalité beaucoup plus élevé et dépassera les 600 millions de dollars.Il s\u2019agit d\u2019une hausse de 50% depuis que ce projet est apparu dans la liste des projets d\u2019investissement d\u2019Hydro-Québec, au début des années 90.À l\u2019époque, le nouveau lien devait servir à acheter de l\u2019électricité en Ontario pour sécuriser l\u2019approvisionnement des Québécois.Il servira plutôt à exporter de l\u2019énergie à la province voisine qui en manque cruellement, surtout l\u2019été pour alimenter les systèmes de climatisation.Hydro prévoit investir dès cette année 27,4 millions de dollars dans cette interconnexion et un total de 618,8 millions d\u2019ici sa mise en service en 2011, a indiqué la société d\u2019État dans des documents déposés à la Régie de l\u2019énergie par sa division TransÉnergie, responsable du transport de l\u2019électricité.La somme de 618,8 millions inclut 400 millions pour la construction d\u2019un poste de conversion et le reste couvre les installations nécessaires au fonctionnement de l\u2019interconnexion, a expliqué Flavie Côté, porte-parole d\u2019Hydro.Il n\u2019a pas été possible de savoir pourquoi les coûts avaient autant augmenté.À l\u2019automne dernier, à l\u2019occasion de la publication du plan de match d\u2019Hydro pour les cinq prochaines années, le projet était toujours évalué à 400 millions de dollars par le président de la société d\u2019État, Thierry Vandal.Le nouveau lien avec l\u2019Ontario est la première interconnexion construite par Hydro-Québec depuis 20 ans.Le projet a obtenu toutes les autorisations requises après la tempête de verglas de 1998 et il est donc prêt à démarrer.Curieusement, même si la société d\u2019État prévoit y investir près de 30 millions dès cette année, il n\u2019est pas possible de savoir où exactement l\u2019électricité du Québec traversera la frontière avec l\u2019Ontario.«Cette information n\u2019est pas disponible», a fait savoir Flavie Côté.Actuellement, le lien existant entre l\u2019Ontario et le Québec peut transporter 1250 mégawatts d\u2019électricité (1 mégawatt sert à alimenter entre 200 et 300 maisons).Avec une capacité égale de 1250 mégawatts, la nouvelle interconnexion doublera donc la capacité d\u2019exportation d\u2019Hydro vers l\u2019Ontario.Cet été, lors du plus récent épisode de chaleur caniculaire, la société d\u2019État a exporté de l\u2019énergie en Ontario à la limite de la capacité des interconnexions existantes et à un prix trois fois plus élevé que son coût de revient.(La Presse) Facture salée pour Hydro Bon Cop Bad Cop, qui met en vedette Patrick Huard, fait mieux que World Trade Center au box-office québécois.Un cessez-le-feu précaire au Liban /14 Un immeuble abritant 104 étudiants inauguré à Sherbrooke /4 Deux policiers de Magog devant le comité de déontologie /8 Brompton: une propriété vandalisée une trentaine de fois /9 AP ###PAGE###3### La Tribune Sherbrooke mardi 15 août 2006 Actualités/ 3 NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca DISRAELI \u2014 Le fabricant de meubles sherbrookois Shermag a annoncé tôt hier matin qu\u2019il procéderait bientôt à la mise à pied temporaire de 90 employés de son usine de Disraeli.Les dirigeants de Shermag ont affirmé que cette réduction de personnel, qui sera effective le 9 octobre prochain, était le résultat d\u2019un surplus de capacité de production découlant du plan de transformation d\u2019affaires de la compagnie.Aucune date de retour au travail n\u2019est prévue présentement.«On s\u2019y attendait un peu.Il en avait été question avant la période des vacances.Mais on ne s\u2019attendait pas à ce qu\u2019il y ait autant d\u2019employés mis à pied.Ce sont 90 travailleurs sur 182 qui seront touchés», de déclarer le président du syndicat, Gaston Pouliot.Ce dernier estime que ces mises à pied pour une période indéterminée sont de mauvais augure.«Mon expérience me dit que ces travailleurs-là ne sont pas près de revenir au travail.» Selon Gaston Pouliot, il sera difficile de faire fonctionner l\u2019usine avec si peu de travailleurs.Aux dires du président du syndicat, il faudrait un minimum de 120 travailleurs pour opérer adéquatement.Compte tenu que les travailleurs absents pour maladie ne seront pas remplacés, de 90, ils pourraient se retrouver à 80 ou 75.Chose certaine, les employés de Shermag de Disraeli sont mécontents.«On a concédé tout ce qu\u2019on pouvait, on a donné tout ce qu\u2019on pouvait.Aujourd\u2019hui, on n\u2019est pas plus avancés», allèguent-ils.Situation difficile C\u2019est le deuxième coup dur en quelques semaines que les Disrae- lois encaissent.Pas moins de 70 travailleuses de Confection Patry ont été mises à pied dernièrement.Plusieurs d\u2019entre elles sont les conjointes de travailleurs de Shermag aussi envoyés au chômage.La pression exercée par la concurrence, particulièrement celle provenant de l\u2019Asie, la variation du taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain et les problèmes imprévus dans l\u2019exécution du plan de transformation d\u2019affaires de la compagnie constituent des facteurs de risques avec lesquels la compagnie qui embauche 1600 employés doit composer.L\u2019usine de Disraeli se voit confier la réalisation de meubles de toutes les couleurs, de petites collections.La production massive est confiée aux usines situées en territoire asiatique.Les résultats du premier trimestre de l\u2019année 2006-2007 révèlent des revenus bruts de 45,8 millions $ comparativement à des revenus bruts de 50,9 millions $ lors de l\u2019exercice financier précé- dent.Les revenus nets ont atteint 42,5 millions $ comparativement à 48,2 millions l\u2019an dernier.Les revenus bruts de la dernière année d\u2019opération étaient de 198,8 millions $ comparativement à 242,1 millions $ l\u2019année précédente.Les revenus nets étaient de l\u2019ordre de 188,7 millions $ en comparaison de 228,8 millions $ pour l\u2019exercice précédent.Sher- mag a alors essuyé une perte de 30,6 millions $ .90 mises à pied à Disraeli Le syndicat chez Shermag ne s\u2019attendait pas à ce qu\u2019il y ait autant d\u2019employés touchés IMACOM, JULIE ROY Conrad Ducharme et Armand Chabot ont été jetés à la rue lors de l\u2019incendie qui a ravagé le 252 de la rue Daniel-Johnson à Danville.RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca DANVILLE \u2014 «Tous mes souvenirs ont brûlé.Tout mon ménage est à l\u2019intérieur.Je n\u2019ai plus rien.Ce n\u2019est vraiment pas drôle» Un peu plus de douze heures après le feu qui a ravagé son logement, Conrad Ducharme avait peine à réaliser l\u2019ampleur du sinistre qui les a frappés, lui, son beau- frère Armand Chabot et la voisine du palier inférieur.L\u2019incendie de très forte intensité s\u2019est déclaré un peu après 21 h, dimanche soir au 252 de la rue Daniel-Johnson à Danville.L\u2019incendie qui a ravagé le bâtiment de quatre logements a jeté à la rue ces trois personnes âgées.Attablés chez la soeur de Conrad Ducharme qui les a hébergés, ce dernier et Armand Chabot ressassaient les souvenirs qui ont brûlé lors de l\u2019incendie.«Les photos de mon épouse décédée en 2003 étaient sur les murs.À chaque fois que je passais devant le cadre, je regardais la photo de mon mariage.Ça me fait beaucoup de peine d\u2019avoir tout perdu.Tout mes souvenirs étaient à l\u2019intérieur», mentionne Conrad Ducharme.Vraiment pénible Les deux hommes de 81 ans et 78 ans trouvent pénible cette épreuve d\u2019avoir à se chercher un logis et se procurer les articles du quotidien.«On s\u2019arrangeait bien tous les deux ensemble.On faisait notre petite affaire.Nous sommes sortis rapidement.Tout mon linge d\u2019hiver a brûlé.Je n\u2019ai eu le temps de rien prendre.Les seuls vêtements qu\u2019il me reste ce sont ceux que j\u2019ai sur le dos», indique Armand Chabot.Les deux hommes espèrent trouver une place dans une résidence pour personnes âgées en attendant de prendre une décision finale quant à leur futur logis.Armand Chabot et Conrad Du- charme expliquent que les événe- ments se sont précipités lorsqu\u2019ils ont vu que le feu menaçait d\u2019envahir tout le bâtiment.«Lorsque nous avons vu la fumée, nous sommes sortis de là aussitôt.On commençait à avoir pas mal peur.Je me préparais à me coucher.J\u2019avais enlevé mon dentier qui est resté à l\u2019intérieur», poursuit Conrad Ducharme.Sous enquête Les deux aînés ont été accueillis par un voisin, Jean Courchesne, lorsqu\u2019ils ont quitté leur logis.Les locataires du bâtiment d\u2019en face sur la rue Daniel-Johnson ont aussi dû être évacués en raison de l\u2019épaisse fumée qui se dégageait du brasier.«Ça brûlait vraiment fort.Les pompiers nous ont évacués étant donné que la fumée se dirigeait de notre côté.Nous sommes allés porter les enfants chez mes beaux-parents et nous sommes revenus voir ce qui se passait.Il y avait beaucoup d\u2019action», explique Jean-François Saint-Onge.Le directeur de service des incendies de Danville Alain Roy explique que la cause du sinistre demeure toujours sous enquête.«C\u2019est peut-être électrique.Nous en saurons plus long mercredi», explique M.Roy qui évalue les dommages à environ 140 000 $, soit une perte totale.« Tout a brûlé, je n\u2019ai plus rien » Trois personnes âgées se retrouvent à la rue à la suite de l\u2019incendie de Danville ###PAGE###4### Sherbrooke mardi 15 août 2006 La Tribune 4 / Actualités DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La revitalisation du centre-ville a franchi une étape majeure, hier, avec l\u2019inauguration de l\u2019Estudiantine.Cette nouvelle coopérative de solidarité en habitation logera, dès demain, quelque 104 étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke.«Cette coopérative apportera une formidable injection de vie au centre-ville de Sherbrooke», estime le recteur de l\u2019Université de Sherbrooke, Bruno-Marie Béchard.«Ce projet est vraiment idéal pour l\u2019atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés, évalue de son côté le maire de Sherbrooke, Jean Perrault.L\u2019habitation est un facteur déterminant pour la vitalité d\u2019un centre-ville, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019une clientèle jeune.» La bâtisse, située entre les rues Wellington Sud et du Dépôt, est construite en partie sur les ruines d\u2019un édifice incendié en 2003.La coopérative occupe aussi les locaux laissés vacants par le déménagement de l\u2019organisme Estrie-Aide.Contrairement aux résidences étudiantes situées sur le campus universitaire, l\u2019Estudiantine est conçue comme si plusieurs maisons de chambres étaient regroupées dans un même édifice.On y retrouve 29 appartements comptant trois à quatre grandes chambres chacun ainsi qu\u2019une ou deux salles de bain.Chaque appartement comprend aussi une salle à manger, une cuisine et un salon communs.Les locataires pourront également profiter d\u2019une magnifique cour intérieure, où l\u2019on a peine à croire qu\u2019on est au beau milieu du IMACOM, JULIE ROY Dès demain, la coopérative de solidarité en habitation l\u2019Estudiantine logera 104 étudiants de l\u2019Université de Sherbrooke.Le nouvel immeuble du cen- tre-ville a été inauguré, hier.L\u2019Estudiantine logera 104 étudiants COOPÉRATIVE DE SOLIDARITÉ EN HABITATION centre-ville.À la différence des maisons de chambres, les locataires seront responsables de la gestion de l\u2019immeuble puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une coopérative.«On veut qu\u2019un esprit communautaire se développe à l\u2019intérieur de la bâtisse», indique le président du conseil d\u2019administration de l\u2019Estudiantine, Didier Beloin St-Pierre.Afin d\u2019éviter que tous les membres du c.a.quittent la coopérative en même temps, les partenaires du projet (Ville de Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Fédération étudiante de l\u2019Université de Sherbrooke et Fédération de la Coop-Ha- bitat Estrie) siégeront également au c.a., question d\u2019assurer une certaine permanence.Les étudiants seront toutefois majoritaires au sein du conseil d\u2019administration.La fin de la pénurie? Le nouveau bâtiment viendra corriger en partie le problème de pénurie de logements auquel sont confrontés les étudiants depuis deux ans.La construction de l\u2019Estudiantine n\u2019était pas encore terminée que déjà, les 104 chambres étaient louées pour la rentrée d\u2019automne.Une seconde phase du projet permettra de loger 15 autres étudiants dans cinq appartements dès janvier.Certaines chambres de la deuxième phase sont déjà réservées.Selon le président de la Fédération étudiante de l\u2019Université de Sherbrooke (FEUS), Pascal Rousseau, la nouvelle coopérative semble rétablir l\u2019équilibre entre l\u2019offre et la demande de chambres étudiantes.Il reste encore des chambres à louer dans le quartier universitaire et le prix demandé n\u2019a pas augmenté par rapport à l\u2019an dernier.À l\u2019Estudiantine, chaque chambre se loue 332 $ par mois.Tout est inclus: les meubles, l\u2019électricité, le téléphone, Internet, etc.Le bâtiment serait la première coopérative de logement étudiant hors campus au pays.Il est certifié Novo-Climat, ce qui veut dire qu\u2019il mise sur l\u2019économie d\u2019énergie et d\u2019eau potable, la qualité de l\u2019air, la récupération et le recyclage.L\u2019immeuble de trois étages a l\u2019avantage d\u2019être situé tout près du terminus d\u2019autobus Limocar et de la station du Dépôt, où les étudiants pourront grimper gratuitement dans les autobus de la STS puisqu\u2019ils étudient à l\u2019Université de Sherbrooke.Le projet est évalué à environ 5 M $.Outre quelques chambres supplémentaires, la deuxième phase comprendra l\u2019ouverture d\u2019un commerce sur la rue Wellington Sud.DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Sherbroo- kois qui fréquentent assidûment la promenade du Lac-des-Nations devront modifier leurs habitudes.Depuis aujourd\u2019hui, le stationnement bordant la vieille gare du CP est fermé pour permettre des travaux d\u2019envergure.Dans un communiqué émis hier en fin d\u2019après-midi par la Ville de Sherbrooke, on explique que la fermeture de la terrasse du CPR «s\u2019avère nécessaire en raison des travaux de décontamination du site et de réaménagement de la gare».Il n\u2019a pas été possible, hier, d\u2019obtenir plus de détails sur la nature et l\u2019étendue de cette contamination, probablement attribuable aux activités ayant eu lieu par le passé à l\u2019ancienne gare.Le bâtiment est situé à quelques mètres du lac des Nations.La fermeture durera deux mois.Les usagers de la promenade du Lac-des-Nations sont invités à utiliser les stationnements alternatifs dans les secteurs des rues Richmond, du Pacifique, de l\u2019Esplanade et de la rue Roy (le stationnement du Service d\u2019Hydro-Sherbrooke étant disponible au public les soirs et la fin de semaine).Les travaux dans leur ensemble devraient s\u2019échelonner jusqu\u2019au printemps 2007, date prévue de l\u2019ouverture du marché de la Gare.ARCHIVES LA TRIBUNE, JULIE ROY Décontamination et réaménagement à la vieille gare FERMETURE FORCÉE DU STATIONNEMENT ###PAGE###5### La Tribune Sherbrooke mardi 15 août 2006 Élections complémentaires / Actualités / 5 GILLES FISETTE gilles.fisette@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Je suis très contente pour les gens de Taillon.Il était important de garder ce comté.Et je suis également très fière de représenter désormais ce comté quand même prestigieux.» Marie Malavoy avait du soleil dans la voix lorsqu\u2019elle s\u2019est isolée quelques minutes, hier soir, pour parler avec le représentant de La Tribune, par téléphone.Sa victoire a quand même été décisive.Elle a recueilli près de 44 pour cent des votes, contre près de 32 pour cent pour Véronique Mercier, la jeune libérale originaire de Magog.Il faut dire, a-t-elle rappelé, que cette victoire survient après ses deux défaites consécutives contre Jean Charest dans Sherbrooke, en 1998 et en 2003.Cette victoire est donc un merveilleux baume.Et désormais, a-t-elle souligné, «c\u2019est deux à deux» dans son palmarès politique.Cette victoire, a expliqué Mme Malavoy, elle y croyait bien sûr même si rien n\u2019a jamais été acquis d\u2019avance.«Il y avait quand même un peu de crainte.Les libéraux avaient un bon plan de marketing et ils ont mis le paquet pour soutenir leur candidate.Il y avait aussi l\u2019inquiétude de faire une campagne durant l\u2019été.Ce n\u2019est pas la même chose que durant le reste de l\u2019année.» Hier, rapporte-t-elle, l\u2019équipe a eu des sueurs froides lorsque le rythme des entrées dans les bureaux de scrutin a fortement ralenti.«Comme c\u2019est l\u2019été, les gens en place sont allés voter tôt dans la , journée.Ceux qui travaillaient sont allés voter en fin de journée.Quand on a vu que le rythme avait baissé, dans le milieu de journée, on a redoublé d\u2019efforts en se disant qu\u2019il fallait faire sortir le vote.Finalement, les résultats sont là.» Maintenant, une nouvelle vie commence pour Marie Malavoy.Ce retour à l\u2019Assemblée nationale, «ça me tente beaucoup», a-t-elle lancé en ajoutant que son bagage d\u2019expérience devrait bien lui servir.Dans l\u2019autre camp, la défaite était bien sûr difficile à avaler.Comme pouvait le rapporter la télévision, Véronique Mercier avait des larmes pleins les yeux lorsqu\u2019elle est montée sur la scène pour féliciter les vainqueurs ainsi que tous les candidats.«Je sais l\u2019énergie et le dévouement qu\u2019ils ont manifestés au cours des dernières semaines», a- t-elle déclaré.Hier, elle a refusé d\u2019accorder l\u2019entrevue personnelle pourtant promise, il y a quelques jours.Son attaché de presse, Philippe Archambault, a expliqué que la candidate, une fois qu\u2019elle a fait le tour de tous ses sup- porteurs, ne désirait plus que rentrer chez elle, auprès de son conjoint et de son enfant.«Bien sûr qu\u2019on y croyait à la victoire même si la côte était difficile à monter.Taillon est quand même un bastion du Parti québécois depuis trente ans.Nous avons réussi à obtenir 32 pour cent du vote, soit près du résultat de la dernière élection.C\u2019est satisfaisant», a souligné M.Archambault.Selon lui, cette défaite ne vient pas mettre un terme aux espoirs politiques de Véronique Mercier.«C\u2019est une fonceuse.Je suis sûr qu\u2019elle va relever le défi», a-t- il avancé.Malavoy «très fière» de sa victoire dans Taillon LA PRESSE, ARCHIVES Véronique Mercier, candidate libérale, a subi la défaite dans Taillon.ALEXANDRE ROBILLARD PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Le Parti québécois a conservé ses deux circonscriptions où avaient lieu des élections complémentaires, hier, et le chef de la formation politique, André Boisclair, pourra faire un retour à l\u2019Assemblée nationale.L\u2019élection de M.Boisclair dans Pointe-aux-Trembles, sur l\u2019île de Montréal, ne faisait guère de doute, les deux autres partis représentés au parlement provincial, le Parti libéral du Québec et l\u2019Action démocratique du Québec, ne lui ayant opposé aucun candidat.Les résultats définitifs indiquent qu\u2019il a reçu 71 pour cent des suffrages, avec une majorité de 7701 votes.M.Boisclair a affirmé qu\u2019il voulait soustraire les Québécois à la «léthargie des libéraux».«Nous allons à nouveau faire bouger le Québec, nous allons donner au Québec de l\u2019espoir, a-t-il déclaré lors de son discours, suivant l\u2019annonce de sa victoire.Je me donne cette tâche de redonner aux Québécois l\u2019espoir qu\u2019ils ne trouvent pas avec les libéraux.» «M.Charest, tenez-vous bien, j\u2019arrive», s\u2019est-il aussi exclamé.12 pour cent au Parti vert Son plus proche rival, Xavier Daxhelet, du Parti vert, a récolté 1549 voix, soit 12 pour cent, tandis que Dominique Ritchot, de Québec solidaire, obtenait 1095 votes, soit 8 pour cent.Dans Taillon, un bastion péquiste de la Rive-Sud jadis représenté par l\u2019ex-premier ministre René Léves- que, puis par l\u2019ex-ministre Pauline Marois, la candidate péquiste Marie Malavoy a elle-aussi été élue.Elle a obtenu 8276 votes, soit 44 pour cent des suffrages.Véronique Mercier, du PLQ, suit avec 5942 votes, soit 31 pour cent, tandis que l\u2019adéquiste Karine Si- mard est en troisième place avec 2553 voix, soit 13 pour cent.Manon Blanchard, de Québec solidaire, a reçu 1361 votes, soit 7 pour cent.Le PQ conserve ses deux bastions Le premier ministre Jean Cha- rest a réagi à la défaite de sa candidate dans Taillon en rappelant que depuis son élection il y a trois ans, son parti n\u2019avait pas choisi «le chemin le plus facile».«C\u2019est le chemin qui nous amène à nous surpasser, à redonner au Québec les choix dont on a été privés», a-t-il affirmé devant des militants.Il a notamment parlé du «choix de respecter le protocole de Kyoto», faisant allusion au plan de son gouvernement sur les changements climatiques.Hier, 55 254 électeurs étaient appelés aux urnes dans Taillon, une circonscription de Longueuil, et 40 501 dans Pointe-aux-Trembles, dans l\u2019est de Montréal.Avant les deux élections complémentaires, la répartition des sièges à l\u2019Assemblée nationale était de 73 pour le PLQ, 44 pour le PQ, 5 pour l\u2019ADQ, 1 autre (Daniel Bouchard, dans Mégantic-Compton) et les 2 vacants.L\u2019élection dans Pointe-aux- Trembles a été rendue nécessaire par le départ de la députée péquiste Nicole Léger, une fidèle de Pauline Marois.Mme Marois, principale opposante d\u2019André Boisclair dans la course à la direction du Parti québécois, a elle aussi quitté la politique, entraînant le déclenchement de l\u2019autre élection complémentaire dans Taillon.Aux dernières élections générales du 14 avril 2003, Mme Marois avait remporté Taillon avec une majorité de 4483 voix, récoltant 17 603 voix ou 46 pour cent du suffrage exprimé.Le PLQ avait reçu 13 120 voix et l\u2019ADQ 6353 voix.Dans Pointe-aux-Trembles, lors des élections générales de 2003, la péquiste Nicole Léger l\u2019avait emporté avec une majorité de 4834 voix, récoltant 14 261 voix ou 50 pour cent du suffrage exprimé.Le PLQ suivait avec 9427 voix et l\u2019ADQ avec 4050 voix.L\u2019élection de M.Boisclair lui permettra d\u2019effectuer un retour à l\u2019Assemblée nationale, lors de la reprise des travaux, prévue l\u2019automne prochain.M.Boisclair a été élu député pour la première fois en 1989.Ex- ministre de l\u2019Environnement, il avait démissionné en août 2004, un an après la défaite de son parti.Après des études aux États-Unis, M.Boisclair a été élu chef du PQ en novembre dernier.Mme Malavoy avait déjà été élue députée de Sherbrooke de 1994 à 1998.Peu après avoir accédé au cabinet, elle a dû démissionner en avouant avoir voté plusieurs fois avant d\u2019obtenir sa citoyenneté canadienne.LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE «Nous allons à nouveau faire bouger le Québec, nous allons donner au Québec de l\u2019espoir, a déclaré André Bois- clair lors de son discours, suivant l\u2019annonce de sa victoire.Je me donne cette tâche de redonner aux Québécois l\u2019espoir qu\u2019ils ne trouvent pas avec les libéraux.» ###PAGE###6### Sherbrooke mardi 15 août 2006 La Tribune 6 / Actualités M arie Malavoy reprend le chemin de l\u2019Assemblée nationale.Sauf qu\u2019elle s\u2019y rendra dorénavant en filant droit sur l\u2019autoroute Jean-Lesage.Sans crochet par l\u2019autoroute Joseph-Armand- Bombardier.Les électeurs de la Rive-Sud lui ont accordé en pourcentage autant de voix que Pauline Marois en avait recueillis au scrutin général d\u2019avril 2003.«J\u2019ai dû lui faire comprendre qu\u2019elle n\u2019y pouvait rien, que les hasards de la vie avaient placé le chef d\u2019un parti rival sur son parcours.» À 58 ans, Mme Malavoy aurait pu choisir de lever le pied.Au terme de son année sabbatique à l\u2019Université de Sherbrooke, elle aurait pu demander à revenir avec une tâche allégée.Pour passer plus de temps avec son mari retraité, Louis Racine, et jouir pleinement de leur terre d\u2019une centaine d\u2019acres à Saint-Denis- de-Brompton.Pour se la couler plus douce à la résidence secondaire que sa famille possède en bordure de la mer, en France.Pour jouer à la grand-maman à temps plein.Aujourd\u2019hui, c\u2019est jour de fête et pas seulement pour célébrer la réélection de l\u2019ancienne ministre péquiste.C\u2019est l\u2019anniversaire d\u2019Émile, fils de Tristan, jeune pousse de la deuxième génération des Malavoy à naître de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Émile a trois ans, l\u2019âge qu\u2019avait sa grand- mère députée lorsque sa famille a quitté l\u2019Allemagne.«J\u2019aimerais que ce pays, on le donne aux enfants à leur naissance.Il y a une multitude d\u2019autres défis à relever mais celui-là reste un objectif de premier plan pour moi», confiait-elle en fin de soirée, la voix éteinte par la fatigue.La continuité.Voilà ce qu\u2019incarne Marie Malavoy aux yeux des collègues députés qu\u2019elle rejoindra.«C\u2019est Marie qu\u2019il nous fallait pour succéder à Pauline Marois.Une femme pour remplacer une femme.Mais surtout une femme qui avait les mêmes préoccupations sociales que Pauline, qui était proche d\u2019elle à tous les points de vue», analysait le député de Richelieu, Sylvain Si- mard, celui qui a persuadé Mme Malavoy de faire une croix sur l\u2019Estrie.«Son attachement à son comté était profond.Elle voulait rester fidèle aux gens, à ses militants qui avaient toujours été loyaux envers elle.J\u2019ai dû lui faire comprendre qu\u2019elle n\u2019y pouvait rien, que le hasard de la vie avait placé le chef d\u2019un parti rival sur son parcours.Autrement, aucun autre adversaire n\u2019aurait pu la battre.Il m\u2019a fallu sept semaines pour la sortir de Sherbrooke.» Des militants péquistes de Sherbrooke ont vécu la transition à ses côtés.Au cours des dernières semaines, 3000 électeurs du comté de Taillon ont été contactés à distance par des pointeurs de Sherbrooke.Huit d\u2019entre eux ont passé la journée d\u2019hier dans Taillon.«Je suis à la fois triste et heureux.À bien y penser, il faut s\u2019en réjouir.Nous ne perdons rien à Sherbrooke tandis que le Québec gagne Marie», s\u2019est conditionné Julien Richard.«Une victoire de temps en temps, ça fait du bien.Mes amis de Sherbrooke, on en gagne une!», a rigolé Mme Malavoy.«Ce seront d\u2019heureuses retrouvailles.Marie est si intelligente, si diplomate, si raffinée.Ce ne fut pas une mince tâche pour elle de gérer la crise interne qu\u2019a provoquée la démission de Lucien Bou- chard et le congrès qui a conduit à l\u2019élection de Bernard Landry comme chef», se réjouit l\u2019ex-mi- nistre Diane Lemieux, native de Sherbrooke.Les deux avaient piloté des projets de recherche ensemble en lien avec les centres d\u2019aide aux femmes victimes d\u2019agressions sexuelles avant que l\u2019une et l\u2019autre s\u2019engagent en politique.Elles siégeront ensemble pour la première fois.Des amies de Marie Malavoy la voient partir sans s\u2019en surprendre.«C\u2019était clair qu\u2019elle souhaitait revenir.Pour la cause.Pour la foi profonde qu\u2019elle nourrit encore dans la souveraineté du Québec», estime Nicole St-Martin, une collègue de l\u2019Université.«Il n\u2019y aura eu qu\u2019un délai à ses ambitions.La terre est petite et elle aura beau être dans le comté de Taillon au lieu d\u2019être à Sherbrooke, ses idées avanceront», de renchérir une autre ex-consoeur, Nicole Dorin.La bataille n\u2019était pas gagnée d\u2019avance.Les péquistes ont encore en mémoire le comté de Lucien Bouchard, Jonquière, échappé lors d\u2019une partielle.«J\u2019étais nerveux en matinée.Je ne voulais pas communiquer cette inquiétude à Marie alors j\u2019ai attendu avant de la rejoindre», a admis son époux.Marie Malavoy avait essuyé l\u2019automne dernier un autre dur coup, le décès de son père André.«Il était une figure emblématique pour ma mère.Elle s\u2019en inspirait beaucoup.Sa victoire est doublement méritoire», a livré son fils Tristan.«Je n\u2019ai effectivement qu\u2019un seul regret, celui de ne pas pouvoir lui annoncer que j\u2019ai réussi», a conclu la nouvelle députée de Taillon, avec la sérénité qu\u2019elle a toujours affichée.Les soirs de victoire ou de défaite.LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Une autre route vers le pays LA PRESSE, ANDRÉ TREMBLAY Après sa victoire dans Taillon, hier soir, Marie Malavoy (de dos) a reçu de nombreuses félicitations.###PAGE###7### La Tribune Sherbrooke mardi 15 août 2006 Élections complémentaires / Actualités / 7 LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE L\u2019ex-premier ministre Jacques Parizeau a félicité André Boisclair, «le nouveau chef de l\u2019Opposition officielle en attendant de le féliciter comme premier ministre».VINCENT MARISSAL MONTRÉAL \u2014 En voyant Jean Charest, visiblement combatif en cette fin d\u2019été, multiplier les annonces et voyager dans tout le Québec pour vanter son bilan, la question ces temps-ci dans les communautés politique et journalistique est: aura-t-on des élections précipitées cet automne? Les deux élections partielles d\u2019hier soir, dans Pointe- aux-Trembles et Taillon, auraient pu fournir un début de réponse aux journalistes et, surtout, quelques signaux au premier ministre.Premier constat, le résultat décevant dans Taillon devrait refroidir l\u2019ardeur des députés et militants libéraux, qui voulaient prendre André Boisclair de court en déclenchant des élections dans les prochaines semaines.Mais, comme c\u2019est souvent le cas avec les élections partielles, la première leçon à tirer de cette soirée est, justement, de ne pas trop tirer de conclusions.La seule chose dont Jean Charest puisse être certain ce matin (excusez l\u2019évidence), c\u2019est qu\u2019il aura maintenant André Boisclair en face de lui à l\u2019Assemblée nationale.Sans surprise, André Boisclair a remporté le siège laissé par Nicole Léger dans une élection partielle qui aura surtout démontré la faiblesse de Québec solidaire, pitoyable troisième derrière les Verts.Il n\u2019y a pas eu de «boisclairmanie» dans Pointe-aux- Trembles mais, à la décharge du chef péquiste, il n\u2019y a jamais de manie, quelle qu\u2019elle soit, dans les partielles.Parfois des surprises, comme en avril 2001 quand les libéraux ont pris la mythique Mercier ou, plus récemment en septembre 2004, quand Elsie Lefebvre avait remporté la très libérale Laurier-Dorion.Mais des grands mouvements de l\u2019électorat, non.Le taux de participation dans PAT a été très faible encore là, pas de surprise mais il serait malhonnête de dire que c\u2019est parce que les électeurs ont tourné le dos à André Boisclair.D\u2019abord, une partielle en août, avec une campagne pendant les vacances estivales, c\u2019est étirer dangereusement l\u2019enthousiasme des électeurs.Et puis, comme les péquistes étaient certains de gagner la circonscription, il est évident que bon nombre d\u2019entre eux ne se sont pas donné la peine de se déplacer.Pour le reste, que nous a appris la bataille de Taillon? D\u2019abord que les libéraux, malgré un été plus paisible que ne l\u2019a été la fin de session à Québec, ne remontent toujours pas au sein de l\u2019électorat francophone.Bien sûr, Taillon n\u2019est qu\u2019une éprouvette dans le grand laboratoire politique québécois, mais le résultat est néanmoins clair: cette circonscription composée à plus de 90% de francophones n\u2019a donné que 31% de ses voix aux libéraux.Ce qui fait mal, c\u2019est que c\u2019est 3% de moins de votes que lors des élections de 2003, contre Pauline Marois.Mais ce qui fait doublement mal, c\u2019est que les libéraux ont mis la gomme pour aider leur jeune candidate Véronique Mercier, envoyant sur le terrain les Philippe Couillard, Monique Jérôme-Forget, Raymond Bachand, Jean-Marc Fournier et autres membres du Conseil des ministres.Même Jean Charest a passé quelques heures dans Taillon ce samedi.Rien n\u2019y a fait, les libéraux n\u2019ont pas réussi à faire lever la pâte.Une victoire dans Taillon, bien improbable il est vrai, ou juste un bon score, aurait permis aux libéraux de conclure avec enthousiasme à une embellie.Mieux encore, ils auraient pu se servir de cette performance pour assombrir celle d\u2019André Boisclair et faire un peu oublier leurs problèmes, comme Orford.Mais il ne fallait tout de même pas rêver de prendre le comté de René Lévesque quand on stagne sous les 40% de taux de satisfaction, ç\u2019eût été un miracle.Le plus ironique, c\u2019est que les libéraux ont fait campagne dans Taillon sur le goût du changement des électeurs de Taillon, représentés par le PQ depuis plus de 30 ans.Il ne faudrait pas que Jean Charest se trompe de slogan lors des générales.Cela dit, une partielle ne donne, faut-il le rappeler, que des conclusions.partielles.Les libéraux rêvaient de Taillon mais ils pourront dire, comme ils ont commencé à le faire hier soir, que cette circonscription était imprenable de toute façon.L\u2019élection partielle d\u2019hier était un peu comme un «gratteux» gratuit pour les libéraux s\u2019ils gagnaient le gros lot, ou même un lot secondaire, c\u2019était tout bénéfice.Ils ont plutôt trouvé le traditionnel «meilleure chance la prochaine fois».C\u2019est donc dire que depuis qu\u2019il est pouvoir, en avril 2003, Jean Charest n\u2019a gagné que deux partielles sur neuf et ce, dans deux forteresses (Outremont et Nelligan).Parlant de chance, celle de l\u2019ADQ ne semble toujours pas vouloir lui sourire de nouveau.Le résultat d\u2019hier soir dans Taillon est mieux que ceux enregistrés dans les dernières partielles, mais le parti de Mario Dumont stagne toujours sous les 15%.Quant à Québec solidaire, c\u2019est l\u2019effondrement d\u2019un phénomène qui semble avoir plus d\u2019ampleur dans les médias que dans l\u2019électorat.Finir troisième dans PAT derrière les Verts, quand on rêve de faire perdre des plumes au PQ, ce n\u2019est pas très convaincant.(La Presse) Meilleure chance la prochaine fois ###PAGE###8### ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? 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Sherbrooke mardi 15 août 2006 La Tribune 8 / Actualités RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Deux policiers de la Régie de police Memphrémagog devront expliquer leur conduite à l\u2019endroit d\u2019un citoyen devant le comité de déontologie policière du Québec.Les deux policiers sont cités à comparaître lors d\u2019une audition qui devrait durer quatre jours et demi pour avoir utilisé une force plus grande que nécessaire lors de l\u2019arrestation d\u2019un citoyen en mai 2004.Les deux agents qui étaient en fonction lors des événements qui leur sont reprochés auraient aussi «été négligents ou insouciants à l\u2019égard de la santé ou de la sécurité du citoyen arrêté alors qu\u2019il était détenu et placé sous leur garde.» L\u2019audition pour ces événements survenus le 14 mai 2004 débutera le 15 janvier en après-midi pour vraisemblablement se terminer le 19 janvier 2006.C\u2019est Me Myriam Lachance qui représente les deux agents de la Régie de police Memphrémagog dans cette affaire, alors que le commissaire à la déontologie policière affecté à ce dossier est Me Mario Forget.Pour être recevable, une plainte en déontologie policière doit avoir été faite dans un délai de moins d\u2019une année après les événements, les allégations doivent concerner un membre d\u2019un corps policier ou un constable spécial dans l\u2019exercice de ses fonctions au moment des incidents reprochés, les événements reprochés doivent être soutenus par des faits précis et la conduite doit contrevenir au Code de déontologie des policiers du Québec.Le Commissaire à la déontologie policière a été créé d\u2019abord et avant tout afin de s\u2019assurer d\u2019une meilleure protection des citoyens.Deux policiers de Magog devant le comité de déontologie SHERBROOKE \u2014 Les deux voleurs de Québec interceptés cette fin de semaine au motel La Marquise de l\u2019arrondissement de Lennoxville ont comparu, hier, au palais de justice de Sherbrooke.Steve Paradis et Michelle Pelletier font face à des accusations de vol qualifié, recel de véhicule et méfait.Steve Paradis demeurera détenu en attendant son enquête sur remise en liberté.Quant à Michelle Pelletier, elle a été libérée sous diverses conditions.Ils avaient commis des vols vendredi sur la rue Richard et à Len- noxville en plus d\u2019autres dans la région de Québec.\u2014 René-Charles Quirion Les deux voleurs de Québec comparaissent SHERBROOKE \u2014 L\u2019inexpérience du conducteur et la chaussée glissante en raison de la pluie pourraient expliquer l\u2019accident mortel qui a coûté la vie à Hannah Andrew jeudi dernier sur la montée d\u2019Ascot.Le conducteur de 16 ans du Jeep qui a dérapé dans la courbe de la Montée d\u2019Ascot jeudi après-midi dernier ne possédait son permis de conduire que depuis quelques mois.«Selon les témoins de la scène, la vitesse ne serait pas en cause dans cet accident.Aucune accusation contre le conducteur ne devrait être portée dans ce dossier», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, René Dubreuil.L\u2019enquête révèle qu\u2019il venait d\u2019y avoir une forte pluie peu avant que l\u2019accident ne survienne.«Le conducteur ne connaissait pas bien la route.La chaussée glissante et le manque d\u2019expérience du conducteur pourraient avoir été des facteurs déterminants dans la perte de contrôle», mentionne l\u2019agent Dubreuil.Ce dernier explique que 90 pour cent des accidents de la Montée d\u2019Ascot surviennent lors de la saison hivernale.«C\u2019est la première fois que nous avons un accident mortel à cet endroit.L\u2019hiver, il arrive régulièrement des dérapages.C\u2019est rare qu\u2019il y a des blessés.À 50 km/h dans cette courbe, c\u2019est déjà trop vite», indique René Dubreuil.\u2014 René-Charles Quirion Inexpérience et chaussée glissante ###PAGE###9### ?????? ????? ????????? ?? ?????????? ??????? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?? ????????????? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?????? ??? ???? ???? ? ? ? ???? ???? ?? ??????? ? ?? ?????????????? La Tribune Sherbrooke mardi 15 août 2006 Actualités/ 9 IMACOM, JULIE ROY Louise Richer, de l\u2019arrondissement de Brompton, est excédée du vandalisme répété dont elle est victime depuis 1988 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Assez, c\u2019est assez».Louise Richer de l\u2019arrondissement de Brompton est excédée par le vandalisme répété que des voyous effectuent sur sa propriété depuis 1988.Au cours des 18 dernières années, elle a été vandalisée à une trentaine de reprises.Cette dernière avait choisi d\u2019installer une fontaine de dix pieds de diamètre afin d\u2019orner le devant de sa résidence de la rue Mullins.Les vandales se sont rapidement mis à l\u2019oeuvre en ajoutant du savon à vaisselle dans l\u2019eau.Ils ont aussi cassé les luminaires de l\u2019arrangement.«Au bout de 28 reprises, nous avons décidé de mettre de la terre dans la fontaine et de planter des fleurs», explique Mme Richer.Cette tentative de calmer les vandales n\u2019a pas eu l\u2019effet escompté.Dans la nuit de dimanche à hier, les vandales sont revenus et ont complètement arraché les fleurs.«Ils ont vraiment tout brisé.Je suis découragée.Je ne les ramasse plus.Ils ont tout jeté dans la haie de cèdres», mentionne Louise Richer.Devant ce vandalisme répété, la dame a décidé de porter plainte au Service de police de Sherbrooke.«J\u2019ai rempli une déposition.Cependant, je ne suis pas certaine que ça va donner quelque chose.Je veux seulement que l\u2019on respecte ma propriété.Je ne comprends pas que personne ne voie ce qui se passe ou que ces vandales n\u2019arrêtent pas», déplore Louise Richer.Sa propriété vandalisée à une trentaine de reprises ###PAGE###10### Sherbrooke mardi 15 août 2006 La Tribune 10 / National SYLVAIN LAROCQUE PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Cinq mois après son départ, la course à la succession de Paul Martin connaît son premier désistement: le député torontois Maurizio Bevilacqua s\u2019est rangé hier derrière l\u2019ex-premier ministre ontarien Bob Rae.M.Bevilacqua devient co-prési- dent de la campagne de M.Rae, de même que son principal conseiller économique.En conférence de presse à Ottawa, le député de Vaughan a dû reconnaître qu\u2019il n\u2019avait pas les appuis nécessaires pour l\u2019emporter.«J\u2019en suis venu à la conclusion que je pourrais, de façon réaliste, terminer cinquième», a-t-il admis.«Même si c\u2019est un résultat respectable, j\u2019ai senti que la force de ma campagne serait plus utile à appuyer un (autre) candidat.» Ancien ministre de second ordre de Jean Chrétien, M.Bevilacqua, 46 ans, est inconnu du grand public.Sur la colline parlementaire, il s\u2019est surtout fait remarquer comme président du comité des finances des Communes, où il a inlassablement prôné une réduction des impôts et de la dette fédérale.Hier, Maurizio Bevilacqua a assuré que sa philosophie économique cadrait avec celle de M.Rae, qui a pourtant multiplié les déficits lors de son règne en Ontario, pendant la récession du début des années 1990.«Quand M.Rae a quitté (le poste de premier ministre de) l\u2019Ontario, l\u2019économie de cette dernière était en fait la meilleure de tout le G7, a-t-il martelé.C\u2019est un fait.» Le passage de M.Bevilacqua dans le camp de Bob Rae pourrait aider ce dernier à convaincre ceux qui doutent de ses compétences en matière économique.Il reste toutefois à voir si les appuis du député d\u2019origine italienne suivront M.Rae.D\u2019autres abandons? M.Bevilacqua n\u2019a pas fait mauvaise figure en matière de financement: d\u2019avril à juin, il aurait récolté un peu moins de 200 000 $, alors que le député montréalais Stéphane Dion, considéré comme l\u2019un des meneurs de la course, aurait recueilli un peu plus de 100 000 $.À l\u2019approche des derniers mois de la campagne - et surtout des trois derniers débats, plusieurs observateurs s\u2019attendent à ce que d\u2019autres candidats se retirent, faute de fonds.Mais pour l\u2019instant, l\u2019appui de Maurizio Bevilacqua à Bob Rae nuit surtout au député torontois Michael Ignatieff, considéré comme le meneur de la course.PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 Deux soeurs qui habitent ensemble dans l\u2019arrondissement Charlesbourg à Québec font partie des gagnants de l\u2019importante cagnotte de 42 millions $ du Lotto 6/49 de samedi.La combinaison gagnante s\u2019est retrouvée sur quatre billets: trois achetés en Ontario et un au Québec.Sylvie et Lise Talbot se sont présentées très tôt hier au bureau de Loto-Québec dans la Vieille Capitale pour y chercher un chèque de 5,4 millions $ chacune.C\u2019est Lise Talbot qui a acheté le billet, en raison du gros lot élevé, en allant faire l\u2019épicerie.Lorsqu\u2019elle a constaté qu\u2019elle remportait 10,8 millions $, elle a spontanément dit à sa soeur qu\u2019elle lui en donnait la moitié.Les deux soeurs, qui n\u2019ont fait part à personne de leur gain avant d\u2019aller à Loto-Québec, désirent prendre les choses une journée à la fois, question de ne pas perdre la tête.PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Un rapport interne de la Gendarmerie royale du Canada démontre que le corps policier canadien ne dispose pas des ressources humaines suffisantes pour mener plusieurs de ses enquêtes à terme.Le rapport, dont CanWest News a obtenu copie grâce à son recours à la Loi d\u2019accès à l\u2019information, fait état de plusieurs occasions manquées, écrit-on, de compléter des enquêtes sur des activités de blanchiment d\u2019argent et sur les fruits de produits de la criminalité.Si certaines de ces enquêtes avaient été menées jusqu\u2019au bout, des têtes d\u2019affiche du crime organisé canadien auraient été démasquées selon ce que le texte du rapport précise.Déjà, en mai dernier, le commissaire de la GRC, Giuliano Zac- cardelli, reconnaissait devant les membres d\u2019un comité sénatorial que les moyens dont disposait la police fédérale ne lui permettaient que de combattre qu\u2019environ un tiers des activités du crime organisé au pays.Le budget printanier du ministre des Finances, Jim Flaherty, consacrait 37 millions $ au centre de formation de la GRC, à Regina, et 161 millions $ pour l\u2019embauche, notamment, de 1000 agents, mais on ignore toujours précisément où cet argent ira.Le témoignage du commissaire Zaccardelli laissait croire que ces sommes étaient largement insuffisantes.PC Le candidat Bob Rae (à gauche) était aux côtés de Maurizio Bevilacqua lorsque ce dernier a annoncé qu\u2019il se désistait de la course à la direction du PLC, hier, pour devenir son coprésident de campagne et son principal conseiller économique.La gagnante donne 5 M$ à sa soeur GROS LOT DU LOTTO 6/49 Blanchiment d\u2019argent: la GRC manque de ressources humaines Un candidat libéral se désiste de la course à la direction ARCHIVES, LA TRIBUNE Un rapport interne de la GRC démontre que le corps policier manque de ressources pour poursuivre ses enquêtes.###PAGE###11### Photos à titre indicatif seulement.*Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l\u2019'ELANTRA GL 4 portes 2006 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 11 940 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 345 $) inclus dans la mensualité.**Paiements de location basés sur un contrat de 60 mois pour l'ACCENT GL 4 portes 2006 à partir de 208 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 60 mois est de 12 480 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 345 $) inclus dans la mensualité.***Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour le TUCSON GL 4 cylindres à traction avant 2006 à partir de 299 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 14 352 $.Aucun comptant, dépôt de sécurité (0 $) inclus.Frais de livraison et de destination (1 545 $) inclus dans la mensualité.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport, d'administration du concessionnaire et un plein du réservoir d'essence.Frais d'acquisition du contrat de location de 350 $ inclus.Taxes applicables, frais d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec), d'assurance et d'immatriculation en sus.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 \u20ac par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.PDSF de l'ELANTRA GL 4 portes 2006, de l'ACCENT GL 4 portes 2006 et du TUCSON GL 4 cylindres à traction avant 2006 à partir de 14 995 $, 13 995 $ et de 20 595 $ respectivement.Frais de livraison et de destination (1 345 $ pour l'ELANTRA et l'ACCENT et de 1 545 $ pour le TUCSON) en sus du PDSF.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport, de préparation, d'administration du concessionnaire et un plein du réservoir d'essence.Frais d'immatriculation, d'assurance, d'enregistrement au registre des droits (RDPRM au Québec) et taxes applicables en sus.Taux annuel de financement à l'achat sur approbation du crédit des Services Financiers Hyundai de 0 % jusqu'à 48 mois pour tous les modèles ELANTRA 2006, de 0 % jusqu'à 36 mois pour l'ACCENT GL 4 portes 2006 et de 0 % jusqu'à 84 mois pour tous les modèles TUCSON 2006.Exemple de financement : 15 000 $ à un taux annuel de 0 % équivaut à des mensualités de 312,50 $ pour 48 mois ou de 416,67 $ pour 36 mois.Coût de prêt de 0,00 $ pour une obligation totale de 15 000 $.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Les noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à Hyundai Auto Canada, une filiale de Hyundai Motor America.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 31 août 2006.2 2 2 sn % 2 oO = oO 2 oO \u2014 2] 8.% 5 B s| E_.8 5 8 2 2.8% 5 B = 2 x 2 Ea 2 Ce ©O|8]| gËs \u20ac oc © 3 Ee 2 ce qe 1 B® © © LS on oo & © © 5 O Len Ss ps D | ÉÉ2 SEBEL o|s| 288 $s Ol:| \u20ac8 SE8&E ;; QÉ= o wn E 83 SSE © 4 E oo 5 35 2 CN 4 E 65 53% 2 YU i SES = 0 co AP PD = 25.2 AN [2 © HB AH = oS = 0 oc OH A \u2014 25.5 y 39 > = a coo ff) © csc oz E coo) © cc oc E o- coo Wf) © c oE ŒN ;.Qc S) £83 5Eo83 _1 38s Ni Z3° = ir \"1 \u2014 LL y, 2350 Ul m5 oo © © Eli 62 O= 3 (eu) Oo TR O| 122 2 \u20ac Oie|lc¥ RATT = Beg = c £22 Q cE 2.2 © ¥ QO cca 2 O=>8 C oc 9 550% oc %¥ ©D © © => oC © D © © < 5 5 = ¥ 2 =o CC = £7) Had sl ¥ 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