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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2006-09-01, Collections de BAnQ.

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[" ###PAGE###1### 8 ONTORFORD;ZIAMONTAGNESRESTERAITgRUBLIQUE(IIID.3 GIB \u2018Sherbrooke vendredi 1°\" septembre 2006 ELEGY JES VAL NO) HAIR RURGUICINER HAUTE TENSION! Simple Plan survolte le centre Expo-Sherbrooke a 0 LA MORT DE LOUIS-CHARLES, 7 ANS, AURAIT PU ETRE EVITEE [2 La coroner propose des améliorations techniques aux autobus scolaires NEIL dat avec l'Avalanche ER se ENSOLEILLÉ AN AVEC PASSAGES NUAGEUX 0 0 vax.20 MIN: © -O- %* 6h07 $19h24 MÉTÉO DES PROCHAINS JOURS* /36 70 \u20ac taxes en sus Floride 2,10 $ \u201coo.; = TAR Ba.\" .h Li] 01 www.fetedesvendanges.com 13° ÉDITION ss ES: Fr FEET = IF tn ym re \u2014 ik] [TEE] IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ J Jacques Latour et Nataly Lavallée, les parents du petit Louis-Charles Lavallée-Latour, 7 ans, happé mortellement par I'autobus scolaire duquel il venait de bu ~~ D agog - Orfage descendre, en décembre 2004, ont accueilli avec satisfaction les conclusions de la coroner Catherine Rudel-Tessier qui recommande d'ajouter une lumière I O Se 4 èu Je au-dessus de la portière des véhicules.La coroner a noté plusieurs problèmes sur le véhicule impliqué dans la mort de l'enfant.\u2018 fad rtd Ahh Nous attribuons notre succès à trois éléments clés : Loyauté, Engagement et Service Pour une expertise sur mesure, communiquez avec nous! (819) 573-6015 * 1 800 561-3718 CIBC Wood Gundy est une division de Marchés mondiaux CIBC inc., filiale de la Banque Canadienne Impériale de Commerce et membre FCPE.###PAGE###2### ÉMILIE CÔTÉ MONTRÉAL \u2014 Devancer l\u2019heure de fermeture à 16 h 30.Imposer des frais additionnels pour les mouchoirs.Demander deux chèques, ou même un paiement comptant.Des garderies privées ont vite trouvé des trucs pour déjouer le règlement du gouvernement qui plafonne les tarifs à 7 $ par jour, en vigueur depuis hier.Plus de 140 parents ont déjà porté plainte au ministère de la Famille.Le règlement est en place et il s\u2019applique, insiste Québec.Si un parent constate que le règlement n\u2019est pas respecté, la ministre Carole Théberge les invite à porter plainte.«Nous allons faire la vérification des faits et nous allons prendre les mesures appropriés, a-t-elle dit à La Presse.Les sanctions vont de l\u2019avertissement à la suspension de la subvention.» Les représentants du ministère n\u2019ont pas fini de visiter toutes les garderies qui usent de stratagèmes pour contourner la loi.La semaine dernière, on apprenait que Mad Science Group - qui possède quatre garderies - a décidé de fonder une autre compagnie, Éveil Atout.C\u2019est à cette entreprise distincte que les parents paient les services extra que reçoivent leurs enfants.À la Garderie Kinderville La Prairie, la lettre remise aux parents précise que le nouveau contrat «a été révisé par nos avocats afin de s\u2019assurer qu\u2019il respecte l\u2019esprit et la lettre des directives gouvernementales».On impose 2 $ pour un petit déjeuner et 1 $ chaque jour pour les articles d\u2019hygiène (incluant essuie-tout et savon).Et les parents qui ne paient que le tarif de base doivent aller chercher leur enfant avant 16 h 30.Jusqu\u2019ici, c\u2019était 18 h 30.«Avec le nouveau règlement de la ministre Théberge, je paye plus cher», s\u2019indigne Annie, une mère de Carignan, qui finit de travailler à 17 h 30.L\u2019Association des garderies privées du Québec - dont ne font pas partie les garderies appartenant à Kinderville et Mad Science - a aussi demandé à des avocats de rédiger un contrat de service type qu\u2019utiliseront les 325 garderies de l\u2019Association.«Nous uniformisons notre méthode de gestion, explique le président, Sylvain Lévesque.Éventuellement, cela nous permettra d\u2019aller en recours collectif contre le gouvernement.» Ces contrats contournent la loi tout en la respectant.Les sorties éducatives, les articles d\u2019hygiène et les repas supplémentaires sont trois exceptions qui peuvent justifier des frais supplémentaires, selon le règlement du gouvernement.Et il stipule que: «la contribution de 7 $ demandée aux parents donne accès à une période de garde de 10 heures par jour».Certaines garderies ont donc devancé leurs heures d\u2019ouvertures régulières, de 6 h 30 à 16 h 30, plutôt que de 7 h 30 à 17 h 30, par exemple.En plus d\u2019imposer un ou deux dollars par minute de retard.«Les heures d\u2019ouverture sont notre principale porte de sortie», souligne Sylvain Lévesque.Bien des parents ne sont pas sortis du boulot à 16 h 30.Résultat: ils ne peuvent prendre le programme éducatif de base à 7 $.Ils doivent payer plus.C\u2019est pourtant ce que voulait éviter Québec avec son nouveau règlement.Le règlement ne précise pas d\u2019heures qui balisent la «période de garde de 10 heures par jour» à laquelle les parents ont droit.La ministre Théberge ne veut pas s\u2019avancer.«Je ne veux pas interférer avec le processus judiciaire en cours», dit-elle.L\u2019AGPQ conteste en effet l\u2019interprétation du règlement devant la Cour supérieure.Revenus supplémentaires essentiels Depuis plusieurs années, des garderies privées demandent plus de 7 $ par jour en échange de services extra, que ce soit des cours de danse ou des ateliers de théâtre.Selon l\u2019AGPQ, ces revenus supplémentaires sont essentiels à la qualité du service de garde.Ils permettent de réduire l\u2019écart de financement avec les centres de la petite enfance (CPE), qui reçoivent 7 $ de plus par tête.De son côté, Québec soutient que les garderies conventionnées sont en mesure d\u2019offrir un programme d\u2019éducation complet à 7 $ par jour.Pour chaque enfant, le gouvernement leur donne 33 $.Selon les dernières données du gouvernement, seulement 180 des 480 garderies privées exigent une contribution supplémentaire des parents.Autre argument du gouvernement, les garderies privées arrivent à dégager une marge de profit annuelle de 11 pour cent.«Ils ont tout ce qu\u2019il faut pour donner le service.La preuve, 84 pour cent du réseau (CPE, garderies privées, en milieu familial, etc.) le fait très bien», souligne la ministre Théberge.(La Presse) PRESSE CANADIENNE SURREY, C.-B.\u2014 Les douaniers canadiens seront armés à compter de septembre 2007, mais il faudra 10 ans avant que l\u2019ensemble de ces travailleurs portent une arme aux postes frontaliers, a fait savoir hier le premier ministre fédéral Stephen Harper.À un poste frontalier situé au sud de Vancouver, M.Harper a annoncé que le gouvernement fédéral compterait au moins 150 douaniers armés d\u2019ici à la fin de mars 2008.Le premier ministre a aussi rappelé sa promesse de consacrer 101 millions $ à l\u2019embauche de 400 douaniers additionnels.Ces travailleurs serviront, entre autres choses, à doubler les effectifs aux points de passage à la frontière entre le Canada et les États-Unis ne comptant qu\u2019un douanier en poste.«Nous allons agir et faire avancer les choses», a déclaré M.Harper au poste frontalier Pacific Highway, au sud de Cloverdale, dans la vallée du Fraser.Plus tôt cette année, les conservateurs avaient fait part de leur intention d\u2019armer les douaniers, à la suite d\u2019un certain nombre d\u2019incidents dans le cadre desquels des douaniers avaient quitté leur poste, préoccupés par des informations voulant que des fugitifs armés faisaient route en leur direction en provenance des États-Unis.Le Canada compte environ 4400 douaniers qui ont demandé à être armés afin d\u2019affronter les personnes qui se livrent à des activités criminelles transfronta- lières.Enfin George Scott, vice-président national de l\u2019Union Douanes Accise, a assisté à l\u2019annonce du premier ministre.Il a paru apprécier le fait que la requête des membres de son syndicat avait été entendue.«Il en a fallu du temps, a-t-il dit.Cela a parfois été très stressant.» Tous les douaniers seront armés d\u2019ici 10 ans Des garderies privées trouvent des trucs pour contourner la loi TARIFS À 7 $ PAR JOUR Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 2 / Tour d\u2019horizon Annonces classées 23-27 Arts et spectacles 15-18 Décès 28-30 Économie 19-21 Horoscope 24 Loterie 7 Météo 36 Monde 14 Mots croisés 25 Opinions 12 Sudoku 22 Sports 33-39 Sommaire Opinions / 12 Jean-Guy Dubuc Enseignement ou propagande? Boisclair K.-O.? Charest rabroue le whip en chef /13 Mon clin d\u2019œil STÉPHANE LAPORTE Champ Car poursuit Normand Legault.Une Taurus poursuit une Ferrari.National Monde Dix-huit minutes pour séduire /6 Luc Larochelle POUR NOUS JOINDRE LA TRIBUNE / 819 564-5450 Présidente?éditrice / Louise Boisvert Directeur finances / Yvon Gauvin INFORMATION Rédacteur en chef / Maurice Cloutier Directeur / Louis-Éric Allard Adjointe /Jacynthe Nadeau PRODUCTION ET INFORMATIQUE Directeur / René Béliveau Adjoints / André Roberge / Steeve Rancourt / Stéphane Garant PUBLICITÉ Directrice / Suzanne-Marie Landry Adjoints / Alain LeClerc / Sophie Thibaudeau ABONNEMENT ET TIRAGE Directeur / André Custeau Coordonnatrice / Cynthia Morin ADRESSES ET NUMÉROS www.cyberpresse.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 RÉDACTION: 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca / téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ: 819 564-5450 / téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES: 819 564-2222 téléc.819 564-5482 ABONNEMENTS: 819 564-5466 1 800 567-6955 UdeS : une collation des grades réinventée aura lieu /9 Nucléaire : l\u2019Iran refuse de céder aux exigences /14 Transport adapté à la STS : les usagers inquiets des négos /7 Arts Le Québécois Glenn Ford s\u2019éteint à 90 ans /16 Bois d\u2019oeuvre : Duceppe jette du lest /31 Un arbitre interdit à Olymel de fermer à Saint-Simon /22 Des profits en hausse à la Banque Nationale, mais./19 Une initiation « éprouvante 0» pour les étudiants Actualités ARCHIVES PC Gilles Duceppe Économie AP Le président de l\u2019Iran, Mahmoud Ahmadinejad, défie le monde avec son programme d\u2019enrichissement de l\u2019uranium et il n\u2019a réussi à rassurer personne sur la nature pacifique du programme nucléaire iranien.###PAGE###3### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Actualités/ 3 ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019important financement des écoles privées n\u2019aide en rien le glissement des élèves du secteur public vers le privé, estime le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron.À ses yeux, la migration des élèves du public vers le privé s\u2019explique par de nombreux facteurs.«Il y a d\u2019abord la situation économique.Quand l\u2019économie va bien, les familles ont plus de sous et compte tenu qu\u2019au Québec on finance à 60 % avec l\u2019argent de l\u2019État les écoles privées, ça coûte moins cher.» M.Caron rappelle que la position de la fédération reste la même: elle demande à Québec d\u2019éliminer graduellement, à moyen terme, le financement des écoles privées.Selon M.Caron, le Québec est la seule province de l\u2019Est du Canada à financer ses écoles privées.«Le calcul que nous faisons, en se basant sur l\u2019exemple de l\u2019Ontario qui ne finance pas le privé, c\u2019est qu\u2019il y a cinq pour cent de la clientèle scolaire qui va à l\u2019école privée.Nous, au Québec, c\u2019est 10 %», indique-t-il en soulignant qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019éliminer ces écoles.Le président de la FCSQ fait aussi valoir que les nombreuses perturbations vécues dans les écoles dans le cadre des négociations, en raison des boycotts, nuit à la perception des écoles publiques.Il estime en outre que beaucoup de parents ont conservé l\u2019image des immenses polyvalentes des années 70, «des boîtes à numéros».Une chute importante En Estrie, le nombre d\u2019élèves fréquentant les établissements secondaires privés ont encore augmenté cette année, cette fois de 3,5 %.De plus, la région est celle qui recense le plus de pensionnats en province.Le porte-parole de la Fédération des établissements d\u2019enseignement privé, Auguste Servant, rappelle que la fédération avait fait produire une étude sur le sujet l\u2019année dernière.D\u2019après M.Servant, selon l\u2019enquête du professeur Denis Massé de l\u2019Université de Montréal, si on abolissait totalement le financement aux écoles privées, seulement deux pour cent des élèves de la province fréquenteraient ce type d\u2019établissement.Ils sont environ 10 % actuellement.On assisterait donc à la fermeture de la plupart des écoles privées, soutient M.Servant.Le recteur et directeur général du Séminaire de Sherbrooke, André Métras, aussi porte-parole de l\u2019Association des écoles privées de l\u2019Estrie, souligne qu\u2019il serait dommage de «bousiller un réseau qui fonctionne très bien et qui livre la marchandise», au même titre que le système public.«Ça serait dommage de déshabiller Paul pour habiller Jean», lance-t-il.La FCSQ réclame l\u2019élimination du financement aux écoles privées SHERBROOKE \u2014 La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) souhaite augmenter la persévérance scolaire dans ses institutions en misant sur les activités parascolaires dans ses établissements.Le Fonds Jeunesse Québec, qui a permis d\u2019organiser plus de 7000 activités dans 1780 écoles, a toutefois pris fin il y a deux ans.Le gouvernement du Québec et les entreprises privées avaient alors investi plusieurs millions pour la mise sur pied du fonds.Celui- ci a mené au démarrage du programme «Une école ouverte sur son milieu», permettant ainsi la tenue d\u2019activités dans les écoles.En tournée En tournée dans les journaux de la province, le président de la Fédération, André Caron, sollicite la participation de tous les partenaires, autant le gouvernement que les acteurs des milieux socioéconomiques, pour parvenir à développer plus d\u2019activités parascolaires dans les écoles.La fédération s\u2019appuie notamment sur une enquête du ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) pour expliquer cette priorité.Publiée en 2005, elle concluait que «les activités parascolaires sont un des ingrédients qui contribuent à la réussite éducative des jeunes».La FCSQ cite aussi Frédéric Guay, professeur à la faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la motivation et la réussite scolaires: «Certaines recherches indiquent que les élèves à risque qui participent à des activités parascolaires, à raison d\u2019une à quatre heures par semaine, risquent moins de décrocher parce que la participation à de telles activités favoriserait, entre autres, l\u2019émergence d\u2019une attitude plus positive envers l\u2019école chez ces élèves (.)».«Quand on regarde l\u2019opinion publique, les gens ne valorisent pas ce qui se passe dans une école.Il faut faire connaître ce qui se passe dans les écoles, mais aussi offrir des activités qui vont faire en sorte que les écoles redorent leur blason.En ce sens-là, les activités scolaires sont un des moyens», soutient M.Caron.\u2014 Isabelle Pion Miser sur les activités parascolaires pour favoriser la réussite PRESSE CANADIENNE ET LA TRIBUNE MONTRÉAL \u2014 Le comité aviseur de la MRC de Memphrémagog s\u2019apprête à recommander que la propriété du mont Orford reste publique.Selon des informations divulguées hier soir par Radio-Canada, le controversé dossier qui a soulevé une forte opposition au printemps dernier prend un nouveau virage.Le comité présidé par le préfet Roger Nicolet propose au gouvernement Charest d\u2019aller de l\u2019avant avec le processus d\u2019appel d\u2019offres pour la montagne et le terrain de golf, tel que prévu dans la loi 23 adoptée en juin, mais souhaite qu\u2019une clause soit ajoutée à l\u2019appel d\u2019offres exigeant de l\u2019acheteur qu\u2019il revende le domaine skiable du parc du Mont- Orford à la MRC pour la somme symbolique d\u2019un dollar.L\u2019acheteur pourrait donc exploiter le centre de ski mais ne serait pas propriétaire de la montagne.Les neuf membres du comité aviseur ont mis hier la dernière touche au rapport qu\u2019il remettront bientôt au ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs du Québec, Claude Béchard.«Je pense que notre rapport permettra d\u2019élargir le consensus qui a commencé à se former», a commenté le préfet Roger Nicolet, hier, au terme d\u2019une rencontre qui a duré trois heures.Limites à l\u2019immobilier Le comité aviseur de la MRC propose aussi que le gouvernement impose des limites à tout projet de développement immobilier sur les 85 hectares réservés à cette fin par la loi 23.Selon Radio-Canada, le promoteur aurait à respecter un concept de station touristique plus modeste qu\u2019à Mont-Tremblant.Une source a indiqué que moins de 800 condos, regroupés notamment en complexe hôtelier, seraient construits.M.Nicolet, qui s\u2019est bien gardé d\u2019adopter un discours triomphaliste, considère que le comité qu\u2019il préside ne pourra dire «mission accomplie» avant que le conseil des maires de la MRC Memphrémagog entérine le rapport final.Une réunion spéciale doit avoir lieu mardi prochain en après-midi.Un «beau rapport» De son côté, le maire de Magog, Marc Poulin, considère que le comité est en voie de remettre au gouvernement du Québec un «beau rapport, représentatif des recommandations de tous».Au moment du dépôt du projet de loi 23, le ministre Béchard avait clairement fait savoir qu\u2019il accepterait et qu\u2019il inclurait dans l\u2019appel d\u2019offres tout projet récréo-touristi- que ayant fait l\u2019objet d\u2019une entente entre les représentants de la région de l\u2019Estrie.La Coalition S.O.S.Parc Orford, la Chambre de commerce et d\u2019industrie Magog-Orford et la SÉPAQ figurent au nombre des organisations qui ont été consultées dans le cadre des travaux du comité avi- seur, lesquels sont encadrés par la loi 23.Le mont Orford resterait une propriété publique Le comité mandaté par Québec s\u2019apprête à dévoiler ses recommandations IMACOM, JESSICA GARNEAU Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron, effectue une tournée des journaux du Québec.Il en profite pour parler, entre autres, du financement des activités parascolaires.Denis Pouliot, directeur des communications de la Fédération, et Jean-Pierre St-Gelais, conseiller en communication, l\u2019accompagnaient au moment de son passage à La Tribune.###PAGE###4### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 4 / Actualités RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca Distraction, noirceur et angle mort en cause DÉCÈS DU PETIT LOUIS-CHARLES LAVALLÉE-LATOUR, 7 ANS SHERBROOKE \u2014 Une plus grande vigilance du conducteur, un ajustement adéquat des miroirs de l\u2019autobus de même qu\u2019un éclairage de la zone de débarquement auraient pu contribuer à éviter le décès du petit Louis-Charles Lavallée-Latour en décembre 2004.L\u2019enfant de sept ans a été écrasé mortellement par l\u2019autobus scolaire qui le ramenait de l\u2019école Sacré- Coeur, vers 16 h 30, à l\u2019intersection des rues Viau et Gaspé dans le secteur de Rock Forest.Dans son rapport de 14 pages qui a été rendu public hier, la coroner Me Catherine Rudel-Tessier recommande une mesure novatrice, soit doter les autobus scolaires d\u2019un éclairage d\u2019appoint au-dessus de la portière.«Je considère que le transport scolaire est sécuritaire, sauf lorsqu\u2019il fait noir.Je recommande au ministère des Transports d\u2019examiner la possibilité de modifier les autobus afin de rendre cet éclairage usuel.C\u2019est certain que l\u2019idéal serait d\u2019éclairer tous les arrêts d\u2019autobus.Mais il faut demeurer réaliste.Un système d\u2019éclairage d\u2019appoint serait plus simple à mettre en place», croit la coroner Rudel-Tessier.Selon elle, l\u2019enfant de sept ans ne pouvait être visible de la part du chauffeur d\u2019autobus au moment de l\u2019accident.Le petit Louis-Charles, qui se trouvait à un mètre devant la roue droite de l\u2019autobus, a été heurté puis écrasé par le mastodonte.Enquêteur en reconstitution d\u2019accidents pour la Sûreté du Québec, Jason Allard explique que des expériences ont été faites à la suite de cet accident à la demande du bureau du coroner.«Sur les lieux de l\u2019accident, il était difficile de voir un enfant dans les environs de l\u2019autobus.En ajoutant une lumière au-dessus de la portière du véhicule nous avons constaté une différence étonnante», explique Jason Allard.« La plupart des accidents sont évitables.Celui-là l\u2019était clairement.» Le rapport de Me Catherine Ru- del-Tessier note que «si Louis-Char- les Lavallée-Latour a été heurté par l\u2019autobus scolaire, c\u2019est d\u2019abord et avant tout parce que le chauffeur ne l\u2019a pas vu».En plus de la distraction du chauffeur par les autres élèves et l\u2019éclairage déficient, elle mentionne que les miroirs de l\u2019autobus scolaire n\u2019étaient pas ajustés et n\u2019éliminaient pas les angles morts.Sans compter que le véhicule ne rencontrait pas les nouvelles normes adoptées en 1997, selon lesquelles un autobus scolaire doit être équipé de sept miroirs.Cependant, les transporteurs ne sont pas tenus de mettre en place cette mesure sur leurs véhicules construits avant l\u2019entrée en vigueur de cette norme.«Je considère qu\u2019il faudrait que les modifications aux normes existantes qui touchent aux questions de sécurité devraient être appliquées sans délais à tous les véhicules en circulation.Je ne comprends pas pourquoi des autobus scolaires encore utilisés aujourd\u2019hui ne respectent toujours pas les normes», mentionne la coroner Me Catherine Rudel-Tessier.Une recommandation découlant des circonstances de ce décès dans le transport scolaire est spécifiquement adressée aux transporteurs.«Les chauffeurs doivent s\u2019assurer à chaque jour de vérifier leurs miroirs.Les compagnies de transport doivent prévoir sur leurs terrains une zone de vérification de l\u2019ajustement des miroirs avec des repères permanents au sol», recommande la coroner.Cette dernière estime que l\u2019on «peut raisonnablement croire que si le chauffeur n\u2019avait pas été distrait au moment où l\u2019enfant est descendu, si les miroirs de l\u2019autobus avaient été ajustés et si un éclairage lui avait permis de voir Louis-Charles, l\u2019accident ne serait pas survenu».«La plupart des accidents sont évitables.Celui-là l\u2019était clairement», estime Me Catherine Ru- del-Tessier.Depuis 1995, huit enfants ont perdu la vie après avoir été heurtés par un autobus scolaire.La coroner recommande des améliorations techniques aux autobus scolaires ARCHIVES LA TRIBUNE, CLAUDE POULIN En décembre 2004, le petit Louis-Charles Lavallée-Latour était écrasé mortellement par l\u2019autobus scolaire qui le ramenait, vers 16 h 30, à l\u2019intersection des rues Viau et Gaspé dans le secteur de Rock Forest.Le rapport de 14 pages de la coroner Catherine Rudel-Tessier sur ce décès accidentel a été rendu public hier.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ La coroner Catherine Rudel-Tessier recommande une mesure novatrice, soit doter les autobus scolaires d\u2019un éclairage d\u2019appoint au-dessus de la portière.###PAGE###5### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Décès du petit Louis-Charles Lavallée-Latour / Actualités / 5 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Tous les jours, Jacques Latour et Nataly Lavallée se relaient à l\u2019arrêt d\u2019autobus de leur fillette afin d\u2019assurer sa sécurité.La soeur de Louis-Charles La- vallée-Latour emprunte le même trajet d\u2019autobus scolaire sur lequel son frère est décédé tragiquement en décembre 2004 pour se rendre à l\u2019école Sacré-Coeur.«Il y a des milliers d\u2019enfants qui prennent l\u2019autobus scolaire chaque jour.Je me demande encore pourquoi les recommandations pour assurer la sécurité des enfants ne sont pas appliquées plus rapidement.Quelqu\u2019un doit prendre la mission de les faire appliquer», croit Nataly Lavallée.Les parents de Louis-Charles croient que les commissions scolaires doivent cesser d\u2019attendre après d\u2019autres instances avant de se prendre en main.«D\u2019autres provinces au Canada se sont prises en main et ont changé les choses.À certains endroits, il y a même des brigadiers scolaires qui embarquent dans l\u2019autobus avec les enfants.Les barres d\u2019éloignement ou un système pour signaler un enfant à proximité de l\u2019autobus sont diverses mesures de sécurité qui ont été mises en place ailleurs», mentionne Nataly Lavallée.Son conjoint Jacques Latour estime que le bureau du coroner a raté une belle occasion de tenir une enquête publique sur la sécurité dans le transport scolaire à la suite du décès de Louis-Charles.Selon lui, il y aurait eu lieu de regrouper les décès reliés au transport scolaire et d\u2019inviter les groupes concernés à participer à une telle démarche.«Il survient en moyenne un décès par année sans compter la trentaine de blessés graves au cours des dix dernières années.Les accidents dans le transport scolaire ont des répercussions importantes.Une enquête publique aurait permis de statuer notamment sur l\u2019utilisation d\u2019autobus à nez plat en milieu urbain», croit Jacques Latour.Nataly Lavallée et Jacques La- tour souhaitent qu\u2019un suivi soit effectué concernant les recommandations de la coroner Me Catherine Rudel-Tessier.«Les commissions scolaires devraient rendre publiques ces recommandations aux comités de parents.Il faut assurer un suivi en matière de sécurité.L\u2019installation des lumières sur les portières d\u2019autobus et les inspections concernant l\u2019ajustement des miroirs ne sont pas des mesures dispendieuses à mettre en place», croit M.Latour.Ces derniers insistent sur le fait que les conclusions de la coroner Rudel-Tessier ont permis d\u2019établir clairement les circonstances de l\u2019accident qui a coûté la vie à leur fils de sept ans.Appliquez les recommandations, SVP ! SHERBROOKE \u2014 Répéter sans cesse les mêmes messages de prévention.La coroner Catherine Rudel-Tessier insiste sur le fait que les parents et les intervenants du monde scolaire doivent insister sur les règles de sécurité dans le transport scolaire.«Il faut répéter et redire les mêmes messages de prévention à nos enfants.Ils deviennent des piétons très vite dans leur vie.C\u2019est le rôle des parents, mais aussi des écoles et des enseignants à leur apprendre à devenir de bons piétons», soutient la coroner Rudel- Tessier.Celle qui a mené l\u2019enquête entourant le décès de Louis-Charles Lavallée-Latour explique qu\u2019il faut revenir aux règles de sécurité en cours d\u2019année scolaire.Selon Me Rudel-Tessier, la rentrée scolaire était le moment approprié pour rendre publiques les circonstances de l\u2019accident qui a coûté la vie à Louis-Charles Lavallée-Latour et les recommandations qui s\u2019y rattachent.«Je souhaite que ce rapport serve de catalyseur.Si un seul enfant a la vie sauve en raison du changement d\u2019une habitude contenue dans ce rapport, j\u2019aurai accompli mon rôle», mentionne Me Rudel-Tessier.Elle recommande à l\u2019Association du transport écolier au Québec, à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, à la Fédération des comités de parents du Québec et au ministère de l\u2019Éducation du Québec d\u2019insister sur la sensibilisation auprès des enfants.«La sécurité de nos élèves demeure au coeur de nos préoccupations.Chaque école se fait un devoir de sensibiliser les élèves à la sécurité.Il faut s\u2019assurer qu\u2019un nombre suffisant de rappels soit fait sans trop en faire.C\u2019est une responsabilité partagée de la commission scolaire, de notre personnel et des parents d\u2019assurer la sécurité », explique le directeur général de la CSRS, Claude Saint-Cyr.La coroner interpelle aussi les municipalités et les commissions scolaires en leur demandant de revoir les parcours d\u2019autobus scolaires en fonction de la sécurité des arrêts «Nous avons embauché un vérificateur qui veille à temps plein au bon fonctionnement et à la sécurité du transport scolaire.Cependant, nous ne pouvons pas imposer à nos transporteurs des normes qui ne sont pas encore en vigueur», explique le directeur des ressources matérielles et du transport scolaire à la CSRS, Jean-Pierre Simard.Le conseiller municipal du secteur où Louis-Charles Lavallée-Latour a été heurté mortellement, Bernard Sévigny, explique qu\u2019un projet pilote qui appelle à la mobilisation des citoyens est en cours d\u2019élaboration dans ce secteur.«Le défi est de faire de ces recommandations une responsabilité collective.Il n\u2019y a pas seulement les instances municipales et scolaires qui doivent être interpellées, mais l\u2019ensemble d\u2019un quartier.Nous souhaitons regrouper les parents afin de mettre en place un projet pour assurer la sécurité des enfants qui vont à l\u2019école à pied ou qui débarquent de l\u2019autobus scolaire.Nous regardons la forme à donner concrètement à ce projet», explique Bernard Sévigny.\u2014 René-Charles Quirion Répéter les messages de prévention aux enfants IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le directeur de l\u2019école Saint-Antoine, Jean Brousseau, le directeur général de la CSRS, Claude Saint-Cyr, et le directeur des ressources matérielles et du transport scolaire de la CSRS, Jean-Pierre Simard, ont commenté le rapport de la coroner Me Catherine Rudel-Tes- sier.Louis-Charles Lavallée-Latour IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Jacques Latour et Nataly Lavallée, les parents de la petite victime, étaient des personnes attentives lorsque la coroner Me Catherine Rudel-Tessier a livré publiquement son rapport.###PAGE###6### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 6 / Actualités Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La Sûreté du Québec de la MRC de Coaticook a procédé à une saisie en pleine ville, hier matin.Une information transmise de façon anonyme par le public a permis aux enquêteurs de mener cette perquisition.Vers 8 h, ils ont trouvé 2,5 kilos de cannabis en vrac, quelques plants en terre de même que le matériel servant à la culture dans un logement situé au 334 de la rue Saint-Edmond à Coaticook.Sur place, les policiers ont aussi procédé à l\u2019arrestation d\u2019une femme de 25 ans et d\u2019un homme de 34 ans.Ils devraient comparaître par voie de sommation pour répondre à des accusations de production de cannabis et de possession de cannabis dans le but d\u2019en faire le trafic.«Pour l\u2019instant, il n\u2019est pas possible de déterminer la clientèle visée par ces stupéfiants.Notre enquête se poursuit», explique le directeur du poste de la MRC de Coaticook, le lieutenant Jimmy Potvin.Saisie de cannabis à Coaticook L es églises sont vides de jeunes, mais la cour de l\u2019archevêché est encombrée d\u2019adolescents qui flânent avant de monter à bord des autobus jaunes.Les autorités diocésaines risquent d\u2019avoir à prendre leur mal en patience, car la turbulence estudiantine est possiblement amplifiée cette année par un temps d\u2019attente plus long imposé aux élèves.À la fin des classes, la flotte d\u2019autobus de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) se déploie 18 minutes plus tard que l\u2019an dernier.Au débarcadère de la rue Marquette comme ailleurs.Pour les écoles publiques comme pour les institutions privées.Le décalage pour les grands correspond aux 18 minutes supplémentaires que les tout-petits passent maintenant en classe pour rencontrer les exigences (90 minutes de plus par semaine) du ministère de l\u2019Éducation.Les 6000 enfants du primaire voyageant à bord des mêmes autobus que les 8000 écoliers du secondaire, la condamnation des uns se répercute sur les autres.Comme la Société de transport arrime son réseau d\u2019autobus urbains à celui de la CSRS, tous les étudiants rentrent plus tard à la maison.Il en sera ainsi dans l\u2019avenir.Pour prendre l\u2019exemple du plateau Marquette, les premiers autobus quittaient auparavant à 16h05, soit une vingtaine de minutes après la fin des classes.Cette année, le départ le plus hâtif est à 16h23.Les attroupements durent nécessairement plus longtemps.«Cet hiver, nos étudiantes pourront rester au chaud à l\u2019intérieur de l\u2019école.Actuellement, c\u2019est certain qu\u2019elles sont attirées par le beau temps et préfèrent attendre à l\u2019extérieur», constate la directrice du Collègue de Mont Notre-Dame, Marie Robert.Attirées juste par le beau temps, vraiment ? Mme Robert éclate de rire.Elle sait.Comme nous savons tous, d\u2019ailleurs.Lorsque la cloche sonne, les uniformes prennent le bord, les chandails moulants et les pantalons serrés sortent en vitesse des casiers.Les coeurs palpitent.Le plateau Marquette sent le parfum.C\u2019est l\u2019heure de la séduction.Deux étudiants s\u2019observent à distance, le lendemain, ils se fixent rendez-vous au même endroit.Une semaine plus tard, ils marchent main dans la main.Ainsi naissent et meurent les premiers amours du secondaire.J\u2019en ai le souvenir comme si c\u2019était hier.J\u2019avais moins de dix minutes au débarcadère pour courtiser une jolie blonde qui fréquentait l\u2019école anglaise.Avec 18 minutes de plus chaque jour, j\u2019aurais peut-être réussi à lui arracher le baiser dont je suis toujours resté orphelin.Cette vitalité est rafraîchissante au centre-ville.Que les flammes amoureuses brûlent aux portes de la cathédrale, c\u2019est idéal pour promouvoir le mariage.L\u2019Église pourrait davantage faire la cour à tous ces jeunes se courtisant dans sa cour ! Difficile d\u2019exiger des élèves qu\u2019ils ne laissent aucun débris derrière eux.Il n\u2019y a pas une seule poubelle dans l\u2019aire achalandée de la rue de la Cathédrale.Le minuscule parc Mgr-Letendre, en face, offre deux bancs et une poubelle qui sont en retrait, du mauvais côté de la rue.La Ville, l\u2019Archevêché, les écoles et leurs fondations, doivent se mettre à la recherche d\u2019une solution constructive.Cette agora grouillante de jeunes est la meilleure classe pour enseigner le partage de l\u2019espace public, le civisme et le respect de la propriété d\u2019autrui.En insistant pour que les parents transportant leur enfant prêchent par l\u2019exemple et non par indiscipline.Des automobilistes se garent sans scrupules à cheval sur les corridors réservés aux piétons.C\u2019est la meilleure classe pour enseigner le partage de l\u2019espace public, le civisme et le respect «C\u2019est sur la recommandation des transporteurs et pour des raisons de sécurité que la décision a été prise, il y a quelques années, de faire converger vers le quadrilatère les 800 ou 1000 élèves de nos trois écoles privées qui se déplacent en autobus.Il y a une clôture le long du débarcadère, mais on peut difficilement en mettre partout», fait remarquer le directeur du Séminaire de Sherbrooke, André Métras.Ce serait tellement bête d\u2019envisager pareille mesure.D\u2019emprisonner les élèves dans des enclos ou de les confiner à l\u2019intérieur des écoles avec règlements trop sévères.En fin d\u2019après-midi hier, les policiers effectuaient une surveillance ponctuelle afin de prévenir le vandalisme, mais là n\u2019est pas la solution à long terme.C\u2019est un défi d\u2019imagination.Nous avons 18 minutes supplémentaires d\u2019accompagnement à offrir à nos jeunes.Dix-huit minutes pour les séduire avec des idées novatrices.Pour qu\u2019ils s\u2019attachent encore plus à leur ville et s\u2019engagent à la respecter.Dix-huit minutes pour séduire ###PAGE###7### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Actualités/ 7 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Service de police de Sherbrooke a dévoilé l\u2019identité du jeune conducteur de 18 ans qui a perdu la vie mercredi soir dans un accident de la route dans le secteur de Rock Forest.Étienne Beauregard-Thériault a succombé à ses blessures à son arrivée au CHUS.Le porte-parole du Service de police de Sherbrooke René Dubreuil explique que la victime aurait omis de faire son arrêt obligatoire à l\u2019intersection du boulevard Bourque.«Son véhicule a été embouti dans la porte latérale.Des témoins visuels de l\u2019accident nous confirment que la victime aurait à peine ralenti au coin de rue avant d\u2019être happée», mentionne le porte- parole du SPS.La victime de l\u2019accident de Rock Forest identifiée DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019Association des utilisateurs du transport en commun de Sherbrooke ne «voit pas l\u2019utilité» d\u2019un recours collectif contre la Société de transport de Sherbrooke (STS), du moins pour l\u2019instant.«Nous sommes encore en pourparlers avec la STS», souligne la présidente de l\u2019Association, Lise Boulanger.«Un moment donné, la STS n\u2019aura pas le choix de nous écouter.La population doit nous faire confiance.Les changements sont peut-être instaurés lentement, mais c\u2019est rare qu\u2019un dossier se règle rapidement», ajoute Mme Boulanger.Celle-ci dit privilégier la technique des petits pas afin de bonifier, lentement mais sûrement, les nouveaux circuits de la STS.Mme Boulanger rappelle que l\u2019Association a réussi à «créer une collaboration avec la STS», notamment en obtenant un siège au comité des plaintes.De son côté, la présidente de la STS, Dany Lachance, se dit surprise d\u2019apprendre que des usagers mécontents du nouveau plan de transport songent à intenter un recours collectif contre la STS.La Tribune a révélé hier que le cabinet d\u2019avocats Belleau Lapointe étudie présentement cette éventualité.Mme Lachance estime que la STS «n\u2019est pas passée à côté de sa mission», même si des citoyens sont moins bien desservis que par le passé.Elle soutient que la STS est à l\u2019écoute des usagers.«On répond à tous les usagers qui nous écrivent, mais ça ne veut pas dire que la réponse qu\u2019on leur donne fait toujours leur affaire», précise-t-elle.«Nous n\u2019avions pas le choix de modifier le réseau, rappelle par ailleurs Mme Lachance.Pour obtenir des subventions de Québec, on doit démontrer qu\u2019on a une augmentation de l\u2019achalandage», ce qui n\u2019était pas le cas avec l\u2019ancien réseau, affirme-t-elle.La collaboration avec la STS plutôt que le recours collectif GILLES FISETTE gilles.fisette@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Regroupement des usagers du transport adapté du Sherbrooke métropolitaine (RU- TASM) s\u2019inquiète de la tournure des négociations entre la Société de transport de Sherbrooke (STS) et les chauffeurs et répartiteurs du transport adapté.Comme l\u2019explique la porte-parole du regroupement, France Croteau, les usagers ne veulent surtout pas voir remis en question des services obtenus de longue date et que les syndiqués semblent vouloir monnayer maintenant.Selon elle, la demande syndicale d\u2019une prime d\u2019une heure et demie vise certaines tâches qui, en 1984, après une chaude lutte menée par des usagers dont Gaston Spooner, ont été intégrées à la tâche régulière d\u2019un chauffeur du transport adapté.«Pour certains usagers, et on parle ici d\u2019un petit nombre d\u2019usagers, le chauffeur peut être appelé à les aider pour mettre ou pour enlever un manteau ou pour allumer ou éteindre les lumières ou, encore, pour verrouiller ou déverrouiller une porte», a expliqué M.Croteau.«Cela fait partie de leur tâche régulière et ils sont payés pour faire cela.Il ne faudrait pas qu\u2019ils commencent à monnayer ces services et s\u2019ils n\u2019obtiennent pas satisfaction, les remettent en question», a-t-elle précisé.Les négociations entre la STS et le syndicat CSN des chauffeurs et répartiteurs du transport adapté n\u2019achoppent que sur un seul point.Ces travailleurs veulent obtenir une prime qui est l\u2019équivalente d\u2019une heure et demie de travail, comme en disposent leurs collègues du transport régulier.À défaut d\u2019une entente, ils entendent mettre de l\u2019avant des moyens de pression qui excluent la grève ainsi que la qualité du service.Mais, selon Mme Croteau, des moyens de pression même administratifs auront un impact sur la clientèle qui, rappelle-t-elle, est composée de gens fragilisés par des handicaps.«Il y a également des usagers qui ont des handicaps intellectuels et qu\u2019insécurise grandement la présente situation», a-t-elle commenté.En réaction, le président du Conseil central des syndicats nationaux de l\u2019Estrie (CSN), Jean Lacharité, se fait très rassurant pour les usagers.Oui, dit-il, la prime demandée par les chauffeurs et répartiteurs vise les tâches dont fait mention le regroupement.Mais, oui, également, ces tâches font partie de la tâche régulière.«Nous ne les remettons pas en question et nous ne les remettrons jamais en question.Ce que les chauffeurs et les répartiteurs veulent, c\u2019est une reconnaissance monétaire supplémentaire pour leur travail qui est particulier», a- t-il déclaré.Le RUTASM s\u2019inquiète des négociations avec les chauffeurs TRANSPORT ADAPTÉ ###PAGE###8### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 8 / Actualités FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Denis L\u2019Heureux, le bien connu conseiller en communication à la direction de l\u2019Estrie de Transports-Québec, a un autre mode de communication qui lui est propre: la peinture.Celui qui est chargé depuis 12 ans de transmettre l\u2019information au public sur les travaux routiers ou encore l\u2019état des routes de la région en hiver a toujours été attiré par cet art.«Attention, lance-t-il humblement.J\u2019ai aucune prétention d\u2019être un grand artiste même si j\u2019ai participé à quelques expositions.Je m\u2019adonne d\u2019abord à la peinture parce que j\u2019aime beaucoup ça, que j\u2019ai probablement hérité du talent de mon père et que ça me détend.» En fait, de tous ses loisirs, comme le golf, Denis L\u2019Heureux, originaire de Saint-Tite, en Mauricie, estime qu\u2019il n\u2019y a que la peinture pour décrocher complètement du boulot et le stress allant avec.«Ça demande beaucoup de concentration et d\u2019esprit de créativité, tant pour donner forme au tableau qu\u2019avec le mariage des couleurs et des teintes.Forcément, comme ça retient toute mon attention, je ne pense pas au travail.et à certains journalistes», lance-t-il l\u2019oeil taquin et en pure blague à propos des scribes avec qui il travaille quotidiennement.Peintre figuratif, le géographe de formation, qui a débuté voilà 30 ans dans la fonction publique québécoise comme cartographe-gra- phiste, s\u2019intéresse essentiellement aux paysages québécois.«En ce sens-là, compte tenu de la beauté de l\u2019Estrie, je suis comblé.C\u2019est vraiment une très belle région, avec une topographie et des couleurs uniques», fait valoir celui qui habite la campagne de Saint-Élie-d\u2019Orford depuis 1989.C\u2019est habituellement à partir d\u2019une photo d\u2019une scène naturelle qui l\u2019a séduit que M.L\u2019Heureux travaille.«La photo me permet de revoir un décor que j\u2019ai trouvé beau.Je ne fais pas une copie conforme de la photo car j\u2019y vais de ma propre inspiration, pour créer l\u2019ambiance que je recherche, avec les couleurs, les nuances et ainsi de suite», ex- plique-il.S\u2019il consacre de sept à dix heures par semaine à son hobby depuis son petit atelier du sous-sol de sa résidence, Denis L\u2019Heureux se met cependant au chômage de la peinture à l\u2019été.«C\u2019est un loisir qui commence à l\u2019automne et jusqu\u2019au printemps suivant.Je suis un gars de plein- air et je profite justement de l\u2019été, dans différents déplacements dans la nature, pour faire les photos des paysages que je vais peindre par la suite», dit-il encore.Sa passion, qu\u2019il nourrit depuis quasi toujours, Denis L\u2019Heureux a bien l\u2019intention de la conserver et même de la développer davantage quand sonnera l\u2019heure de la retraite.«Je me verrais jamais arrêter ce loisir.C\u2019est trop important.J\u2019aime trop ça», fait valoir le communicateur.SHERBROOKE \u2014 Le dimanche 24 septembre prochain, pourquoi ne pas unir nos coeurs et faire ensemble un pas en avant pour la vie.Un petit bout de chemin ce jour-là permettra une avancée considérable pour la recherche de solutions! C\u2019est sur cette note philosophique que la Fondation des maladies du coeur du Québec organise cette année la Marche du Coeur Cheerios, à Sherbrooke et Magog dès 10 h 30.Destinée à financer la recherche en santé cardiaque, à promouvoir un régime de vie équilibré et à assurer la prévention des maladies cardiovasculaires, la Marche se veut également une activité conviviale qui rallie hommes, femmes et enfants à une cause vitale, indique un communiqué.À Sherbrooke et Magog, on aménagera une place pour les enfants où l\u2019on retrouvera des jeux prêtés par Toys R Us.Des animateurs seront présents sur place pour amuser les enfants.Plusieurs membres du Club de coureurs de Sherbrooke seront de la fête.Ils invitent tous les amateurs de course de la région à se joindre à eux pour prendre le départ à Sherbrooke au parc Jacques-Cartier.En plus des massothérapeutes et des infirmières, des diététistes et des kinésiologues ajouteront cette année des stands d\u2019information sur la santé.Alimentation, activité physique et arrêt tabagique seront les sujets à l\u2019honneur! Les marcheuses et marcheurs se verront remettre des prix en fonction des fonds qu\u2019ils auront amassés avant la Marche.IMACOM, JULIE ROY Le communicateur bien connu des journalistes Denis L\u2019Heureux a comme dada une autre forme de communication: la peinture.IMACOM, JULIE ROY Chantal L\u2019Espérance, Francine Robert, Gérard Cuggia, Pierre Tardif et le Dr Pedro D\u2019Orléans invite la population à marcher de bon coeur, le dimanche 24 septembre à Sherbrooke et Magog, dans le cadre de la Marche du coeur.?????? ???? ???????? ??????????? ??? ??? ???????? ?? ???????? ???????????????? ? ????????????????????? ?????????? ???????? ???? ??????????? ?????????? ??????????????????????????????????????? ??????????? ???????? ????????????? ??? ?????????????? ??? ????? ????? ????? ???????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ?????????????? ??????????????????????? ????????????????????????? ????????????? ?? Portrait d\u2019un peintre comblé par les vallons d\u2019ici Marcher de bon coeur pour la vie LA TRIBUNE ###PAGE###9### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Actualités/ 9 HUGO FONTAINE hugo.fontaine@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ils doivent se brosser les dents.Se rouler une dizaine de mètres plus loin, prendre un verre de boisson gazeuse ou de jus, manger un délicieux biscuit à chien, refaire la distance en marchant à quatre pattes.La fin de l\u2019épreuve survient tout de suite après avoir mangé une gousse d\u2019ail, tout de même accompagnée de blé d\u2019Inde en crème.C\u2019était l\u2019une des épreuves de l\u2019initiation du programme de biologie de l\u2019Université de Sherbrooke.Sur le campus, ils étaient plusieurs centaines de nouveaux universitaires, déguisés, beurrés, pompettes.Malgré qu\u2019on se paie leur gueule une journée durant, les initiés étaient tout sourire.Yannick, Frédéric et Guillaume, attachés ensemble, avaient beaucoup de plaisir.Les initiateurs du programme d\u2019informatique avaient opté pour le thème des condiments: moutarde, ketchup et relish au menu, mais sans pain ni saucisses.Les trois comparses en étaient aspergés.Si les condiments étaient obligatoires, la bière ne l\u2019était pas.«On ne nous force pas, dit Guillaume, il faut même courir après !» Simon et Hugues avaient des lois de la physique imprimées partout sur le corps.Et ils semblaient bien apprécier leur journée, un peu arrosée.«Nous avons le choix de boire ou non, mais il y a beaucoup de bière de disponible !», dit Simon.Tout trempés de multiples substances, certains initiés avaient un peu froid.Mais pas ceux qui ont montré leurs fesses aux automobilistes, en début d\u2019après-midi.Règles claires Pour toute la semaine «d\u2019accueil», l\u2019Université émet des règles claires à respecter.«Elles sont révisées à chaque année en fonction des nouveautés qui n\u2019avaient pas de bon sens l\u2019année d\u2019avant», indique Nicolas Dufresne, qui initiait les nouveaux du programme d\u2019informatique.Selon les Principes directeurs de l\u2019Université de Sherbrooke pour l\u2019organisation des initiations, les organisateurs doivent notamment s\u2019assurer que le refus de certaines personnes de participer aux activités soit respecté et que les activités mises de l\u2019avant ne soient pas dégradantes (tels des jeux à connotation sexuelle ou de pouvoir).Ils doivent aussi s\u2019assurer qu\u2019aucun participant ne soit obligé de boire de l\u2019alcool.Concours de calage ? Durant la semaine d\u2019accueil, quelques activités sont organisées dans les bars.Si tout le monde est invité à fêter, les concours de calage ne sont plus à l\u2019affiche.«Les concours de calage ont diminué de façon spectaculaire, confirme le directeur général d\u2019Éduc\u2019alcool, Hubert Sacy.Nous n\u2019avons décelé aucun cas cette année.Nous avons autant de vigilance cette année, mais moins d\u2019inquiétude.Nous avons lancé ce que nous espérons être la dernière campagne de sensibilisation contre le calage d\u2019alcool.» Le message a passé.Les initiés sont déguisés, beurrés, pompettes, mais pas ivres morts.De vrais modèles de patience ! Les initiés n\u2019étaient pas obligés de prendre de l\u2019alcool suivant les règles de l\u2019Université DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Foi de Bruno- Marie Béchard, la nouvelle collation des grades de l\u2019Université de Sherbrooke sera «à des années-lumière» des cérémonies organisées traditionnellement à la salle Mau- rice-O\u2019Bready.L\u2019événement «entièrement réinventé» se tiendra en plein air le samedi 9 septembre prochain dans le Stade d\u2019athlétisme de l\u2019UdeS.Pas moins de 10 000 personnes, dont 3300 diplômés, participeront à la cérémonie d\u2019ouverture, a mentionné le recteur Bruno-Marie Béchard, hier matin, en conférence de presse.Pour la première fois de l\u2019histoire récente de l\u2019université, tous les diplômés recevront leur précieux parchemin en même temps plutôt qu\u2019en six occasions différentes durant l\u2019année.Un plan B a été conçu pour éviter que les finissants et leurs invités ne se fassent prendre par la pluie, comme ce fut le cas le printemps dernier à l\u2019Université Bishop\u2019s.Si Dame Nature se fait trop capricieuse, la cérémonie d\u2019ouverture se tiendra à l\u2019intérieur du Centre sportif en compagnie des diplômés.Elle sera retransmise dans les neuf facultés, où seront dispersés les invités.Si le soleil est aussi radieux qu\u2019hier, les 3300 diplômés entreront dans le stade en provenance des quatre points cardinaux et formeront une gigantesque rose des vents aux couleurs de l\u2019UdeS, soit le vert et l\u2019or.L\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke s\u2019y produira, et ce, même s\u2019il donnera un concert totalement différent le lendemain au centre- ville de Sherbrooke.Cette collation des grades sera «l\u2019événement le plus extraordinaire auquel l\u2019OSS aura participé», prédit Georges Goulet, directeur général de l\u2019OSS.La cantatrice Betty Mongrain, finissante de l\u2019École de musique de l\u2019UdeS, se joindra à la cinquantaine de musiciens pour l\u2019occasion.«Cette cérémonie sera couronnée d\u2019une première mondiale: un tout nouveau rite d\u2019investiture qui marquera solennellement l\u2019appartenance des diplômés à la communauté universitaire», avance par ailleurs le recteur Béchard, sans en dire davantage.Au terme de la cérémonie principale, les finissants recevront leur diplôme lors de cérémonies distinctes tenues dans les neuf facultés de l\u2019UdeS.Une « semaine universitaire »? M.Béchard souhaite que ce nouvel événement pave la voie à une véritable «semaine universitaire» dans les commerces, les bars et les restaurants de Sherbrooke.Le recteur souhaite notamment que des activités comme le Salon du livre et la Fête de la famille se tiennent lors de cette semaine.Il se donne environ quatre ans pour que cette «semaine universitaire» prenne son envol.Comme environ 80 pour cent des étudiants de l\u2019UdeS proviennent de l\u2019extérieur de l\u2019Estrie, les 6700 personnes invitées à la collation des grades entraîneront des retombées économiques importantes pour la région, prédit pour sa part la directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Louise Bourgault.Ces invités viendront de partout au Québec et de 55 pays différents.Le directeur de Tourisme Sherbrooke, Alain Deschâtelets, croit de son côté que la nouvelle cérémonie de collation des grades prendra de l\u2019ampleur avec les années, au point de devenir «un événement touristique annuel majeur».Bruno-Marie Béchard s\u2019attend à ce que cet événement soit «bientôt copié à travers le monde».La collation des grades « réinventée » IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Les étudiants du programme d\u2019informatique (imagerie numérique) ont « marqué » les nouveaux hier.Non pas au fer rouge, mais avec des ingrédients divers.Un bon nettoyage et tout disparaît, sauf dans le cerveau où les images de la journée d\u2019initiation restent parfois emmagasinées très longtemps.Le recteur Bruno-Marie Béchard promet une « première mondiale » à la collation des grades du 9 septembre.###PAGE###10### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 10 / Actualités HUGO FONTAINE hugo.fontaine@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La Fondation Rock Guertin a réussi à amasser pas moins de 39 000 $ grâce à la tenue du 19e tournoi de golf annuel de la fondation hier sur les allées du Club de golf de Sherbrooke.Cette année, le Club gastronomique Vintage a organisé l\u2019événement en mettant de l\u2019avant une nouvelle formule.Après la ronde de golf en après-midi, les 144 participants pouvaient profiter d\u2019un co- quetel avec dégustation de vin.«Ils pourront même acheter des bouteilles», indique le président d\u2019honneur de l\u2019événement et vice-président régional à RBC Banque Royale, Marc Bélanger.Par la suite, quelque 70 personnes, golfeurs ou non, étaient attendus pour un souper gastronomique dans un restaurant du centre-ville.«C\u2019est une façon innovatrice de faire un tournoi de golf comme celui-là», de dire Marc Bélanger, aussi membre du Club Vintage.Ce club réunit des hommes d\u2019affaires de la région qui veulent s\u2019impliquer socialement, tout en profitant des plaisirs de la dégustation vinique.«Ça crée une synergie de groupe pour des engagements communautaires», souligne M.Bélanger.Rock Guertin était bien satisfait de la forte participation à ce tournoi de prestige.«Avec la nouvelle formule, c\u2019est parfait, dit-il.Tout ce qui se fait ici se fait au profit des moins nantis.» De fait, les fonds recueillis hier serviront à acheter de la nourriture pour les Paniers de l\u2019espoir, qui en seront à leur 25e Noël cette année.«Le rôle de la fondation est très important en Estrie, rappelle Marc Bélanger.Elle vient en aide à beaucoup de familles et de gens démunis.Je dirais même que c\u2019est devenu une nécessité.» «C\u2019est pourquoi il est important de saluer la présence des participants et des commanditaires du tournoi, ajoute-t-il.Il y en a au moins 70.» «Tout le monde sait que c\u2019est pour une bonne cause, dit Rock Guertin.Et le soleil aussi, puis- qu\u2019il est avec nous aujourd\u2019hui! (hier)» CLAUDE PLANTE ET HUGO FONTAINE SHERBROOKE \u2014 «Si la direction de l\u2019Université continue de cette façon, elle va nous amener vers une confrontation.Le mouvement va se radicaliser.» L\u2019Association générale des étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH) de l\u2019Université de Sherbrooke montre les crocs dans le dossier du monopole alimentaire sur le campus.Hier midi, des représentants de l\u2019association ont distribué gratuitement de la nourriture «alternative» devant le pavillon multifonctionnel.Des agents de sécurité sont intervenus en demandant les noms et les numéros de matricule des participants.Cette distribution contrevenait aux règlements de l\u2019université en ce qui concerne les services auxiliaires sur le campus, commente Geoffroy Bruneau, vice-président aux affaires pédagogiques à l\u2019AGEFLESH.«Ça peut aller jusqu\u2019à l\u2019expulsion de l\u2019université.Le torchon brûlait plus que ça l\u2019an dernier, mais ça pourrait reprendre.Je pense que la direction de l\u2019Université de Sherbrooke aurait avantage à nous donner un petit coup de fil.» Depuis un an, l\u2019AGEFLESH demande rien de moins que la fin du monopole de la compagnie Chartwells pour l\u2019exploitation des cafétérias sur le campus.De plus, le vice-président Bruneau se plaint des prix et de la qualité de la nourriture offerte.L\u2019organisme souhaite installer son propre café étudiant coopératif au sous-sol de la faculté des Lettres et sciences humaines.«Notre plan d\u2019affaires est prêt», dit-il.Hier, c\u2019était la première fois que l\u2019association tenait une distribution gratuite du genre.Au menu: sandwichs, potage, muffins et pudding.«Le café était équitable, contrairement à celui que vend Chartwells sur le campus», dénonce M.Bruneau.L\u2019AGEFLESH entend offrir quand même de la nourriture gratuitement au cours des prochaines semaines près de la cafétéria de la faculté des Lettres et sciences humaines et défier l\u2019interdiction.Une réflexion en 2004 «C\u2019est la même situation que l\u2019an dernier, répond le directeur des services auxiliaires à l\u2019Université de Sherbrooke, Gilles Bilodeau.Pourtant, toute la communauté universitaire, incluant des représentants étudiants, a participé à la réflexion sur les services alimentaires en 2004.À ce moment, tout a été envisagé: un monopole, l\u2019apparition de plusieurs restaurants ou des cafés étudiants.» La première option avait été retenue.«Nous avons tout de même offert aux gens de l\u2019AGEFLESH de s\u2019asseoir ensemble l\u2019an dernier, dit M.Bilodeau.Mais pour eux, il n\u2019était pas question de négocier avec une multinationale.» Selon M.Bilodeau, les étudiants ont déjà géré tous les services alimentaires du campus.L\u2019expérience avait été désastreuse, rappelle-t- il.«De plus, il existe un comité de sous-gestion des services alimentaires, quelque chose d\u2019unique au Canada, note Gilles Bilodeau.Trois étudiants siègent dans ce comité de huit personnes qui procède à des ajustements continuels.» «L\u2019Université suggère aux étudiants de se concentrer sur le projet du resto-pub que la Fédération étudiante veut installer sur le campus.» Le contrat avec la compagnie Chartwells est valide jusqu\u2019en 2009.Elle gère les six casse-croûte du campus et la cafétéria du pavillon multifonctionnel.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Bruno Soutis, importateur de vin, André Couturier, de Cima +, Marc Bélan- ger, vice-président régional de RBC Banque Royale et président d\u2019honneur du tournoi, Gilles Blais, de Preci-Grafik, Sylvain Guertin, de Vaillancourt et Guertin avocats, et Yvan Couture, chef propriétaire du restaurant La Devinière, ont levé leur coupe au succès du tournoi de golf.La Fondation Rock Guertin récolte 39 000 $ Des étudiants contestent le monopole alimentaire UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE ###PAGE###11### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Chez nous/ 11 GILLES BESMARGIAN gilles.besmargian@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Une autre preuve que le hasard fait souvent bien les choses.Moins de deux mois après une retraite qu\u2019il entreprend aujourd\u2019hui, et une carrière de plus de 30 ans comme procureur de la Couronne dans le district d\u2019Artha- baska, au palais de justice de Victoriaville, le fils de Me Gérald Milot, Olivier, accédera au Barreau.Originaire de Trois-Rivières, Me Milot est entré en fonction dans le district en septembre 1974 après un stage à la Couronne dans sa ville natale.À l\u2019époque, comme le nombre de dossiers était insuffisant pour un procureur à temps plein à Victoriaville, le ministère de la Justice a exigé qu\u2019il donne des cours sur le droit aux aspirants policiers à l\u2019Institut de police de Nicolet.Ses fonctions l\u2019ont ensuite aussi amené, sur une base partielle, dans le district de Mé- gantic (devenu Frontenac).Finalement, en 1977, avec de nouvelles tâches qui s\u2019ajoutent aux poursuites en matière criminelle, le Trifluvien est nommé à temps complet dans le district d\u2019Arthabaska avec quelque 500 dossiers en matière criminelle à traiter annuellement.Onze ans plus tard, alors que Me Milot est surchargé, considérant que le nombre de dossiers a triplé, un deuxième procureur de la Couronne, Me Jean-François Royer, est affecté au district.Au cours de sa carrière, le Substitut du procureur général a traité et plaidé en poursuite des milliers de dossiers.Combien? Notre interlocuteur ne peut le préciser.Une chose est sûre, il en a piloté plus d\u2019un de meurtre devant jury en 32 ans.Certains plus mémorables que d\u2019autres.«Je pense à celui qui a duré le plus longtemps (six semaines).Une dame de Drummondville accusée de complot pour meurtre dont le corps a été retrouvé à Sainte-Séra- phine, et condamnée à sept ans de détention par le juge Gaston Desjardins, avant que la Cour d\u2019appel du Québec réduise cette peine.Aussi, poursuit Me Milot, ceux du type qui avait assassiné sa blonde par un coup de feu à bout portant dans le dos à Victoriaville, du dentiste à la retraite de Lyster tué à coups de marteau par un homme et deux femmes venus pour le voler dans sa résidence (trois procès séparés) et de la mère de famille de Victoriaville qui a mis le feu à sa maison pour camoufler le meurtre d\u2019un de ses enfants».L\u2019avocat se souvient aussi du meurtre du Dr René Jutras qui, en mai 1988, avait fait couler beaucoup d\u2019encre dans la région.Un individu de Drummondville avait abattu le médecin à l\u2019aide d\u2019une carabine ,22 que la victime s\u2019était appropriée pour se défendre.D\u2019abord accusé de meurtre au deuxième degré, le Drummondvillois avait reconnu sa culpabilité à une accusation réduite de légitime défense et condamné à dix ans de pénitencier.Il se rappelle aussi du procès de Michel «Ballon» Fortier de Saint-Valère, accusé d\u2019importation de stupéfiants, repris à quatre reprises devant jury.Les deux premiers parce que les jurés ne pouvaient en arriver à un accord et le troisième parce que l\u2019un d\u2019eux connaissait l\u2019accusé, avant que le dossier beaucoup trop médiatisé dans la région soit transféré dans le district de Beauce.Finalement, le jeune homme avait plaidé coupable à une accusation réduite.Peu de temps plus tard, Fortier avait été assassiné près de sa résidence.Le sort a voulu que son père subisse le même sort par la suite.Il y eu aussi la cause de complot pour fraude qui a duré six ans, de façon non continue, pour régler l\u2019ensemble des dossiers, et impliquant six personnes dans l\u2019affaire de la faillite de Cormier Ltée de Victoriaville.Parmi les personnes poursuivies, Jean-Noël Langlois, qui avait été impliqué dans la fabrication de faux billets de 5 $.En carrière, Me Gérald Milot a plaidé devant de nombreux juges.Plus souvent qu\u2019autrement devant Claude Pinard de la Cour du Québec, chambre criminelle.Il a par ailleurs croisé le fer à de nombreuses reprises avec le crimina- liste Denis Lavigne.Ont aussi été, entre autres, ses «adversaires» en défense dans le district, Mes Ronald Robichaud, Guy Boisvert et Bruno Langelier.Combien de causes a-t-il gagnées? Encore là, le nouveau retraité explique qu\u2019un procureur de la Couronne n\u2019en gagne pas ou n\u2019en perd pas.«Nous n\u2019avons rien à gagner.Si nous autorisons une dénonciation contre un citoyen, c\u2019est que nous sommes convaincus qu\u2019il existe une preuve suffisante pour le faire condamner.La décision de le trouver coupable ou de l\u2019acquitter appartient au juge.Si nous gagnons, pour utiliser votre terme, précise Me Milot, c\u2019est que nous avons pris la bonne décision en poursuite.Je dirais que dans 80 pour cent des cas, elle était bonne».Qu\u2019en est-il maintenant de sa retraite, lui qui durant près de 25 ans a pratiqué la plongée sous-marine et qui a eu 58 ans en mai dernier? Pour différentes raisons, ce sport est maintenant chose du passé.Le cyclisme, la marche à pied, la pêche et probablement le golf prendront la relève.ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les commissions scolaires de la Région-de-Sher- brooke et des Sommets ont été consultées concernant l\u2019attribution du programme d\u2019électricité aux centres de formation, soutient Marie-France Boulay, agente d\u2019information au ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).Cependant, la clientèle et les besoins en main-d\u2019oeuvre ne justifiaient pas que deux centres de formation offrent le même programme.«Les deux centres de formation et les deux commissions scolaires reconnaissaient le fait que les besoins ne justifiaient pas que les deux centres offrent le programme», commente Mme Boulay en soutenant qu\u2019il n\u2019y a pas eu de contestation.Selon elle, tous les éléments ont été pris en compte dans cette décision, qui se baserait sur plusieurs facteurs.Rappelons que le programme d\u2019étude d\u2019électricité d\u2019entretien, qui est présentement offert au Centre d\u2019excellence en formation industrielle (CEFI) de Windsor, a été fusionné avec un autre programme, soit électricité de construction.C\u2019est toutefois le Centre 24-Juin qui offrira le programme remodelé en 2007-2008.Il s\u2019agit donc de la dernière cohorte d\u2019étudiants en électricité d\u2019entretien au CEFI.Ils sont actuellement une trentaine d\u2019étudiants, et le seuil maximal est d\u2019environ 70.Une rencontre avait été organisée au printemps dernier avec le sous-ministre adjoint Robert Dépatie.Hier, dans nos pages, la directrice du centre, Sandra Roy, disait ne pas comprendre cette décision, notamment parce que les étudiants peuvent attendre plusieurs mois, jusqu\u2019à un an et demi, avant de pouvoir être admis au programme d\u2019électricité offert actuellement au Centre 24-Juin.Il a cependant été impossible de savoir si quelque chose a été prévu au MELS afin de réduire ces délais.À la suite de la décision du MELS, le préfet de la MRC du Val St-Fran- çois, Gérald Badger, a fait parvenir une lettre au ministre de l\u2019Éducation, Jean-Marc Fournier, afin d\u2019exprimer son mécontentement.Construit au coût de six millions $, le CEFI a vu le jour grâce à une vaste mobilisation du milieu.Mme Boulay soutient également que le CEFI compte des inscriptions pour le programme d\u2019électricité en entretien depuis les deux dernières années, mais qu\u2019il n\u2019y en avait pas eu les années auparavant.«Les commissions scolaires sont consultées, mais c\u2019est une décision qui revient au MELS après l\u2019analyse de la conjoncture», indique-t-elle.Si les inscriptions d\u2019élèves dans cette matière se mettaient à affluer, les deux commissions scolaires pourraient développer une offre de services conjointe.Les discussions avec la Commission scolaire des Sommets, notamment en ce qui concerne l\u2019attribution du programme d\u2019électromécanique se poursuivent toujours, selon Ma- rie-France Boulay.Autre version Le son de cloche diffère toutefois du côté de la Commission scolaire des Sommets.La directrice générale, Yolande Nantel, soutient que l\u2019organisation a appris la décision du MELS par l\u2019entremise d\u2019une lettre.«C\u2019est un programme qui fonctionne bien.On avait tout ce qu\u2019il fallait.Vous comprendrez notre étonnement quand on s\u2019est vu retirer cette carte-là.», souligne-t- elle en mentionnant qu\u2019on attendait toujours une alternative dans ce dossier.Les deux centres ne pouvaient dispenser le même programme LE MINISTÈRE DE L\u2019ÉDUCATION EST FORMEL Me Gérald Milot accroche sa Couronne Après plus de 30 ans au palais de justice de Victoriaville, l\u2019avocat prend sa retraite aujourd\u2019hui LA TRIBUNE, GILLES BESMARGIAN Procureur de la Couronne dans le district d\u2019Arthabaska depuis près de 32 ans, au palais de justice de Victoriaville, Me Gérald Milot prend sa retraite aujourd\u2019hui même.###PAGE###12### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 12 / Opinions Louise Boisvert / présidente et éditrice Maurice Cloutier / rédacteur en chef Louis-Éric Allard / directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau / adjointe au directeur POUR NOUS ÉCRIRE La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents: Courriel: redaction@latribune.qc.ca Télécopieur: 819 564-8098 Poste: Opinions des lecteurs, 1950, rue Roy, Sherbrooke, Québec, J1K 2X8.hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Tribune libre Enseignement ou propagande? S elon le président de la Fédération des enseignants du Québec, Mario Beau- chemin, si le gouvernement empêchait la diffusion de ce nouvel outil de travail qu\u2019est le plan de «sensibilisation politique» élaboré par les syndicats d\u2019enseignement, il instaurerait une censure antidémocratique digne des régimes de dictature.De son côté, le ministre de l\u2019Éducation, Jean-Marc Fournier, se dit convaincu que les enseignants «vont respecter le mandat qu\u2019ils ont et ne vont pas abuser d\u2019une position privilégiée».Pourquoi s\u2019inquiéter? Tout simplement parce que l\u2019attitude du ministre apparaît comme beaucoup plus politique qu\u2019académique; et celle du chef syndical beaucoup plus menaçante que rassurante.Il suffit de jeter un coup d\u2019oeil sur ce prétendu plan de «sensibilisation politique» élaboré «pour contrer les idées néo- libérales», pour se rendre compte qu\u2019il a tout d\u2019un manifeste de propagande.D\u2019autant plus que le président syndical admet: «C\u2019est clair que la campagne électorale est un moment idéal»! Que trouve-t-on dans cette brochure? Par exemple, des «réflexions» sur la dette du Québec, sur la loi 142 (qui a imposé les conditions de travail dans le secteur public), sur les frais de scolarité, etc.Évidemment, des sujets chaudement politiques.Donc, des positions politiques partisanes, défendues par les syndicats d\u2019enseignants, que les professeurs vont présenter à leurs élèves dans un contexte de campagne électorale.Prétendre que le projet n\u2019est pas partisan, c\u2019est défendre l\u2019indéfendable.Quand le ministre Fournier prétend, alors, qu\u2019il ne s\u2019inquiète pas de l\u2019usage que les professeurs feront de cette brochure, il se place entre l\u2019innocence et le mensonge.Car il ne s\u2019agit pas, ici, de défendre les idées d\u2019un parti ou d\u2019un autre, mais bien de protéger l\u2019école contre les influences idéologiques unilatérales dont on croyait l\u2019avoir libérée.On vient de sortir la religion des écoles.Et voilà qu\u2019on tente de la remplacer par la doctrine d\u2019un nouveau cléricalisme, aux apôtres justiciers et aux excommunications absolues.Au nom de la logique et du bon sens, ouvrons- nous les yeux! Que diraient les syndicats si les élèves recevaient un cours de religion catholique de même nature que la brochure politique? Ils crieraient au scandale, évidemment.Comment peuvent- ils se faire les défenseurs d\u2019une autre «religion», à laquelle ils ouvrent leurs portes, sans se rendre compte qu\u2019ils répètent exactement ce qu\u2019ils dénonçaient hier? Il s\u2019agit de protéger l\u2019école contre les influences idéologiques unilatérales dont on croyait l\u2019avoir libérée Le nouvel ennemi de la foi syndicale, c\u2019est le «néolibéralisme», ce suppôt de Satan, ce monstre moderne qui étend ses tentacules meurtrières pour étouffer la société nouvelle.On pense entendre Maurice Duplessis parler du communisme.Ou Staline ou Mao ou Castro qui obligent à la pensée unique: un enseignement pour une vision du monde! Non, le Québec ne fait pas de progrès.Et ce type de mouvement syndical ne l\u2019aide pas à en faire.Le débat politique est nécessaire; les idéologies doivent être discutées; les philosophies diverses enrichissent toutes les civilisations.Il faut initier les jeunes aux divers courants de pensée avec le respect des idées comme des jeunes.Mais alors, il faut des maîtres à penser qui ne soient pas des activistes politiques, des militants engagés pour une cause qu\u2019ils veulent «vendre» à un public jeune et prêt à tout avaler.Profiter du rôle privilégié de professeur pour embarquer des élèves dans une pensée politique, c\u2019est une démarche que les Québécois ne devraient plus jamais accepter.Heures perdues La direction de la Société de transport de Sherbrooke nous assure de l\u2019amélioration des circuits d\u2019autobus.Mais est-ce vraiment une amélioration? L\u2019année dernière, je me rendais à l\u2019école en 15 minutes, maintenant ça m\u2019en prend 30.Sauf que même si le début des classes est à 9h00, je dois prendre mon autobus à 7h33 parce que le trajet suivant se termine au Cégep.Pour le retour à la maison, encore l\u2019année dernière, ça me prenait 15 minutes.Aujourd\u2019hui, l\u2019autobus qui me ramène chez moi ne passe pas vers 16h05.Je dois attendre 16h40 pour être à la maison à 17h05, soit 1h20 après la fin des classes.Et on ne nous donne pas le choix de prendre l\u2019autobus à cette heure parce que le précédent passe trois minutes avant la fin des cours.Aussi bien me rendre à pied: je fais le trajet en 45 minutes! S\u2019il vous plaît, essayez de voir ce projet à travers les yeux de vos clients.Viviane Robert Élève de 2e secondaire Sherbrooke Développons avec jugeotte En regardant les grands travaux de décontamination et d\u2019aménagement de la vieille gare, je me demande bien qui va aller à ce marché? Quand les trains de marchandises entrent ou partent, ça siffle, ça vibre, ça grince, ça gronde et l\u2019air s\u2019emplit d\u2019odeurs d\u2019huile, de mazout, de rouille et de brûlé.Qui donc va prendre un bon matin un café-croissant dans un tel environnement? Ce sera boucan et boucane au menu.Quel touriste va y aller pour relaxer en se désaltérant avec un thé glacé tout juste à côté d\u2019un wagon- citerne d\u2019acide sulfurique? Quel beau paysage! Qui va s\u2019acheter de la fine bouffe dans ce lieu de mastodontes sombres et polluants? Est-ce une autre splendide idée comme celle de construire un train touristique avant même de vérifier le bon état des rails? (.) J\u2019aimerais juste rappeler qu\u2019il y a beaucoup de pauvreté à Sherbrooke et qu\u2019on n\u2019a pas vraiment les moyens de gaspiller «notre» pognon dans des lubies de ce genre.Avant d\u2019entreprendre des projets, il serait bénéfique et souhaitable de les soumettre au système GBS (gros bon sens).Ça sauve du temps, de l\u2019argent et ça met les bonnes énergies à la bonne place pour notre mieux- être à tous.Le développement est bien meilleur dans la réflexion.Pierre Viau Sherbrooke Moi, grincheux? M.Jean Lajoie, J\u2019habite le centre-ville de Sherbrooke et je pense être en mesure d\u2019estimer la pertinence de certaines activités qui s\u2019y tiennent.Une ville vivante, est-ce que ça veut dire des odeurs d\u2019essence à partir de 8h du matin, les bouteilles cassées sur le trottoir en fin de soirée et les «shows» de boucane sur les coins de rue? Vous évoquez les activités du passé tel le Festival des Cantons.Je me souviens là aussi qu\u2019à la fin des soirées, le service de police devait se transformer en brigade anti-émeute pour vider le centre- ville afin d\u2019éviter les gestes de vandalisme.Si c\u2019est ça une ville vivante, et bien oui, je suis grincheux! La Ville fait des efforts pour trouver des activités de qualité au centre-ville mais je pense que la pression des commerçants influence les dirigeants au détriment des résidents.Les rues qui entourent le centre- ville sont résidentielles et ont droit à la même tranquillité que dans les autres quartiers.Il y a plein d\u2019endroits à Sherbrooke où on peut tenir des activités avec beaucoup plus de facilités et de sécurité.(.) Jacques Fréchette Sherbrooke JEAN-GUY DUBUC Collaboration spéciale ###PAGE###13### ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????? ???? ? ????????????????????????????????????????? ????????? ????????????? ???????????????????????? ???????????????????????????????? ?? ????? ???????????? ??????????????? ??????????????????????? ??? ??????? ??????????????????????? ????????????????? ??????????????????????????????????? ???????????? ????????????????????????????????????? ???????????????????????????? ????????? ?? ???? ?? ??? ???????? ??? ?????????????????????????????????? ?? ????????????????????????????????? ??? ????????????????????????????????? ???????????? ????????????? ???????????? ????????????? ???????????? ????????????? ?????? La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 National / 13 TOMMY CHOUINARD MONTRÉAL \u2014 Dans un geste inusité, le premier ministre Jean Charest a rabroué ouvertement l\u2019un des ses députés, hier.Il s\u2019est dissocié des propos de Norman MacMillan, selon qui le gouvernement allait mettre «K.-O.» le chef péquiste André Boisclair dès sa première présence à l\u2019Assemblée nationale.Alors qu\u2019un sondage CROP-La- Presse démontre que sa cote de popularité remonte mais que les intentions de vote pour son parti stagnent, Jean Charest a dégonflé les rumeurs et écarté l\u2019idée de déclencher rapidement des élections générales.Mercredi, le whip en chef Norman MacMillan a affirmé qu\u2019André Boisclair «n\u2019est pas de taille» et qu\u2019il sera mis «T.K.-O.(knock-out technique) drette la première journée» de débat à l\u2019Assemblée nationale.«Bon parlementaire» Jean Charest dit s\u2019attendre au contraire à ce qu\u2019André Boisclair «tire son épingle du jeu» au Parlement.«Je ne suis pas du tout d\u2019accord avec Norm MacMillan.Norm a fait un excès d\u2019enthousiasme», a-t-il affirmé en conférence de presse, à la fin de la réunion spéciale du Conseil des ministres, à Laval.Ironiquement, M.MacMillan, à titre de whip en chef, est le préfet de discipline du caucus libéral.Selon le premier ministre, M.Boisclair est habile dans les débats.C\u2019est un «bon parlementaire».«Je ne sous-estime pas M.Boisclair un seul instant.Je m\u2019attends à ce qu\u2019il se débrouille très bien à l\u2019Assemblée nationale», a-t-il souligné.Néanmoins, M.Charest estime que le chef péquiste a maintenant «l\u2019obligation» de «se prononcer sur les grands enjeux».«Il est important que M.Boisclair parle honnêtement à ses concitoyens» de sa stratégie quant à la souveraineté, sans essayer de la «cacher» ou de la «diminuer», a-t-il affirmé.M.Charest n\u2019a démontré aucun empressement à se lancer en campagne électorale.«Il y aura une campagne électorale quand le fruit sera mûr.On a jusqu\u2019au printemps 2008 pour aller en campagne électorale», a-t-il expliqué.Le premier ministre a révélé un plan de match pour l\u2019automne qui laisse peu de place à des élections.Les libéraux entendent adopter le projet de loi visant à répondre à l\u2019arrêt Chaoulli de la Cour suprême, présenter un plan de garantie d\u2019accès aux soins de santé et déposer des politiques sur le développement régional, la ruralité et l\u2019innovation.Le gouvernement souhaite également revoir les programmes d\u2019aide destinés à l\u2019industrie forestière québécoise, qui vit «la crise la plus grave de son histoire», selon M.Charest.Enfin, Québec négociera avec le gouvernement fédéral pour obtenir un règlement sur le déséquilibre fiscal et un programme d\u2019aide aux travailleurs âgés.M.Charest ne s\u2019inquiète pas du fait que son homologue Stephen Harper ait décidé de renoncer à la tenue d\u2019une rencontre fédérale-pro- vinciale sur le déséquilibre fiscal cet automne, une rencontre qu\u2019il ne souhaitait pas lui-même.Le premier ministre s\u2019est fait avare de commentaires sur le contenu du sondage publié hier.Ce coup de sonde révèle que le Parti québécois fait un gain de 2% et recueille 37% des intentions de vote, après répartition des indécis.Le parti de Jean Charest stagne, à 32%.Mais le taux de satisfaction à l\u2019égard du gouvernement a fait un bond de huit points depuis le début de l\u2019été, et atteint maintenant 40%.Du jamais vu, ou presque, depuis trois ans.L\u2019insatisfaction reste toutefois élevée (57%).«Sur le terrain, je pense que les Québécois ont apprécié les actions du gouvernement.Ils ont peut-être mieux perçu le contour de nos actions dans les six derniers mois, parce qu\u2019on a livré des politiques qui étaient le fruit de plusieurs années d\u2019efforts.Nos efforts portent fruit.En ce sens-là, c\u2019est très encourageant», a soutenu M.Charest.(La Presse) BOISCLAIR «MIS K.-O.»? Charest rabroue son whip en chef PRESSE CANADIENNE OTTAWA \u2014 Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, n\u2019a pas l\u2019intention de commenter les différents scénarios qui circulent pour expliquer la mort tragique du député bloquiste Benoît Sauvageau, survenue lundi.«Au moment où on se parle, je ne veux pas aller sur des hypothèses», a déclaré M.Duceppe dans un entretien téléphonique, hier.«Il y a un coroner qui doit faire rigoureusement son travail, a-t- il ajouté.On réagira une fois le rapport du coroner connu.Entre- temps, ce qui nous habite, c\u2019est une infinie tristesse.» La police de Repentigny a confirmé mercredi que des enregistrements d\u2019appels, reçus au central 9-1-1 peu avant l\u2019accident, seraient transmis au coroner responsable de l\u2019enquête.Le porte-parole de la police municipale, Paul Diamond, a cependant affirmé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019appels confidentiels dont il ne pouvait révéler le contenu.Sur les lieux du drame, on n\u2019a relevé aucune trace de freinage d\u2019urgence.La voiture de M.Sauva- geau a violemment heurté l\u2019arrière d\u2019une dépanneuse.Le coroner pourrait mettre jusqu\u2019à six ou huit mois avant de publier son rapport.Duceppe ne commente pas la mort de Sauvageau ###PAGE###14### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 14 / Monde Tour de globe ASSOCIATED PRESS STOCKHOLM \u2014 Le premier ministre libanais Fouad Siniora a appelé hier à Stockholm la communauté internationale à aider le pays du Cèdre à se relever après des bombardements israéliens qui, selon lui, ont réduit à néant «15 années de développement d\u2019après-guerre».La soixantaine de gouvernements et d\u2019organisations qui se retrouvaient dans la capitale suédoise ont dépassé l\u2019objectif initial de 500 millions de dollars (390 millions d\u2019euros), a affirmé le secrétaire général adjoint de l\u2019ONU chargé des affaires humanitaires Jan Egeland.Le ministre suédois des Affaires étrangères a même dit que la conférence avait réuni plus de 900 millions de dollars d\u2019aide à la reconstruction d\u2019urgence au Liban, en ruines après 34 jours de guerre.«La guerre est peut-être l\u2019affaire de certains, mais la paix sera toujours notre devoir à tous», a lancé le chef du gouvernement suédois Go- ran Persson, réclamant que la conférence envoie au Liban un message clair: «vous n\u2019êtes pas seul».Hier, le secrétaire général de l\u2019ONU Kofi Annan poursuivait sa tournée régionale pour tenter d\u2019accélérer le règlement politique de la crise.Après une étape jordanienne, il est arrivé hier en Syrie, un des deux «parrains» du Hezbollah avec l\u2019Iran.À Damas, Kofi Annan veut obtenir un coup de pouce pour la libération des soldats israéliens dont la capture a déclenché la guerre.900 M$ promis au Liban L\u2019ouragan John repasse en catégorie 3 PUERTO VALLARTA, Mexique \u2014 L\u2019ouragan John a molli dans la nuit de mercredi à hier mais gardait suffisamment de puissance pour déverser un déluge sur les stations balnéaires de la côte pacifique du Mexique.Tout en rétrogradant John en catégorie 3, les météorologues mettent en garde contre les risques d\u2019inondation et de glissements de terrain le long de la côte pacifique- sud du Mexique avec des précipitations de l\u2019ordre de 30 centimètres par endroits.Dans la journée de mercredi, John s\u2019était renforcé pour atteindre la catégorie 4 avec des vents de 220 km/h et menaçait plus de 480 km de côtes entre Lazaro Cardenas, au nord et Cabo Corrientes, dans le sud du pays.Les pluies tombent sur la côte du Pacifique.Smart-1 s\u2019écrasera sur la Lune BERLIN \u2014 La première mission européenne à destination de la Lune arrive à son terme.Après un voyage de trois ans et 100 millions de kilomètres, la sonde Smart-1 s\u2019écrasera dimanche sur le satellite naturel de notre Terre.Elle a en effet fini son travail, qui a permis d\u2019étudier la surface de l\u2019astre lunaire et surtout de tester un nouveau moteur ionique très peu gourmand en carburant.L\u2019Agence spatiale européenne (ESA) prévoit que le petit satellite, un cube d\u2019environ un mètre de côté, s\u2019écrasera vers 5h41 GMT à environ 7200 km/h dans le Lac de l\u2019excellence, une plaine volcanique située sur la face visible de la Lune.Les observatoires terriens auront les télescopes braqués sur la surface de la Lune pour tenter d\u2019observer la poussière qui se dégagera après l\u2019impact, dans l\u2019espoir d\u2019identifier les minéraux présents.Israël défend ses types de bombes JÉRUSALEM \u2014 Le gouvernement israélien a défendu hier l\u2019utilisation de bombes à sous-munitions, affirmant que ces armes employées pendant la guerre contre le Hezbollah, sont légales, alors que le secrétaire général adjoint de l\u2019ONU chargé des affaires humanitaires, Jan Egeland, avait qualifié le recours à ces armes d\u2019immoral.Larguées par l\u2019aviation ou tirées par l\u2019artillerie, ces bombes peuvent détruire des véhicules blindés.Elles contiennent 200 à 600 sous-muni- tions ressemblant à des grenades qui se dispersent autour de la cible sur une surface équivalant à la moitié d\u2019un terrain de football.Selon Jan Egeland, qui s\u2019est exprimé à ce sujet en conférence de presse à New York mercredi, jusqu\u2019à 70% des sous-munitions n\u2019ont pas explosé et elles continuent de mutiler et tuer tous les jours.\u2014 Associated Press NASSER KARIMI ASSOCIATED PRESS VIENNE \u2014 Au jour de l\u2019expiration du délai fixé par l\u2019ONU à l\u2019Iran, l\u2019AIEA a rendu son rapport hier, confirmant, comme on s\u2019y attendait, que Téhéran, ne cédant pas aux exigences de la communauté internationale, n\u2019a montré aucun signe de gel de son programme d\u2019enrichissement de l\u2019uranium.«L\u2019Iran n\u2019a pas suspendu ses activités d\u2019enrichissement», précise l\u2019Agence internationale de l\u2019énergie atomique (AIEA) qui enfonce le clou en ajoutant que trois années d\u2019inspections n\u2019ont pas pu confirmer «la nature pacifique du programme nucléaire iranien, en raison du manque de coopération de Téhéran».Un nouveau chapitre s\u2019ouvre donc dans le long bras de fer avec le régime des mollahs.Ce rapport de six pages, remis au Conseil de sécurité de l\u2019ONU hier, qui précise, selon un haut responsable de l\u2019AIEA, que les centrifugeuses iraniennes tournaient toujours mardi, ouvre en effet la voie à l\u2019éventuelle adoption de sanctions dans le cadre de la résolution 1696.Quelles sanctions? Immédiatement, le président américain George W.Bush a jugé que Téhéran avait répondu par le «défi» à la communauté internationale et qu\u2019il fallait en tirer les conséquences.«Le monde est désormais confronté à une grave menace de la part du régime extrémiste en Iran», a-t-il lancé depuis Salt Lake City: «Il doit y avoir des conséquences au défi iranien».L\u2019ambassadeur américain aux Nations unies, John Bolton, a appelé le Conseil de sécurité de l\u2019ONU à prendre des sanctions contre l\u2019Iran, dont l\u2019attitude, dit-il, ne laisse aucun doute sur ses intentions d\u2019acquérir l\u2019arme nucléaire.Si le Conseil a désormais latitude pour se pencher sur la question des sanctions, la tâche s\u2019annonce ardue.Les premières pistes évoquées concernent des restrictions à la liberté de voyager pour les responsables iraniens ou embargo sur certaines ventes de technologie à possible usage nucléaire.Car les membres du Conseil de sécurité sont divisés, et Téhéran joue habilement de ces dissonances.Les plus réticents aux sanctions sont Moscou et Pékin, économiquement proches de Téhéran.Nombre d\u2019Européens sont en outre plutôt disposés à négocier avec l\u2019Iran, Téhéran semblant désormais un acteur incontournable du Proche-Orient, surtout depuis la guerre libanaise.Des responsables iraniens étaient pour leur part en visite au Japon pour influer sur Tokyo.Des mesures plus sévères, gel des avoirs iraniens ou embargo commercial, apparaissent donc exclues.D\u2019autant que Téhéran dispose d\u2019une arme efficace: son pétrole et le risque de déclencher une nouvelle crise sur les marchés.Déjà, signe immédiat que le débat va traîner en longueur, un haut responsable de l\u2019ONU a fait état d\u2019une nouvelle réunion, en septembre, entre Européens et Iraniens pour tenter une nouvelle fois de régler la querelle par la négociation.Selon ce diplomate, le Conseil de sécurité de l\u2019ONU attendra de voir s\u2019il en sort quelque chose avant de se pencher sur les sanctions.Cherchant à obliger le monde à accepter des ambitions nucléaires devenue l\u2019axe principal de la fierté nationale iranienne, les dirigeants de Téhéran ont clairement fait comprendre qu\u2019ils étaient prêts à en payer le prix.«La nation iranienne ne cédera pas aux brimades, à l\u2019invasion ou à la violation de ses droits», lançait hier matin le président extrémiste Mahmoud Ahmadinejad dans un discours prononcé à Orumiyeh.Téhéran, qui affirme que ses projets en matière nucléaire sont à usage strictement pacifique, a mené pendant 18 ans un programme clandestin exposé au grand jour en 2003.Nucléaire: Téhéran défie le monde AP «La nation iranienne ne cédera pas aux brimades, à l\u2019invasion ou à la violation de ses droits», lançait hier matin le président extrémiste d\u2019Iran, Mahmoud Ahmadinejad, dans un discours prononcé à Orumiyeh, dans le nord-ouest du pays.AP Une série d\u2019attentats et attaques ont fait 46 morts et 136 blessés en l\u2019espace d\u2019une demi-heure hier dans l\u2019est de Bagdad, selon la police.Deux voitures piégées ont explosé à quelques minutes d\u2019intervalle.L\u2019une d\u2019elles se trouvait à l\u2019extérieur d\u2019un marché très fréquenté, tandis que l\u2019autre était dans une rue, à environ 3 km de là.L\u2019enfant sur la photo a quant à lui été blessé dans un attentat survenu à Bakouba, à 60 kilomètres au nord- est de Bagdad.Bagdad: 46 autres morts ###PAGE###15### STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 / 15 Arts/spectacles Section détachable IMACOM, JESSICA GARNEAU Avec toute l\u2019énergie et les ressorts qu\u2019ils ont dans les pieds, David Desrosiers, Jeff Stinco et Pierre Bouvier ont assuré le succès du spectacle de Simple Plan hier soir au centre Expo-Sherbrooke.Tous les billets, au nombre de 4000, ont trouvé preneurs.Quelques retardataires ont même été refusés.SHERBROOKE \u2014 À défaut de remplir le parc Jacques-Cartier, Simple Plan et ses invités ont rempli hier soir le centre Expo-Sherbrooke d\u2019énergie pure, de 4000 personnes et de watts sonores qui ont résonné longtemps dans les tympans.Il a même fallu refuser des spectateurs à l\u2019entrée pour respecter les normes de sécurité de l\u2019endroit.Très gentlemans, doués d\u2019un grand pouvoir de survoltage de foule, les cinq gars du groupe n\u2019ont pas laissé voir une once de déception d\u2019être devant cette plus petite assistance.Mieux: ils n\u2019ont eu de cesse de la mettre au défi pour qu\u2019elle emplisse l\u2019espace de ses cris.«Nous voulons que la plus petite salle à nous recevoir soit celle qui aura crié le plus fort!» a lancé David Desrosiers, le bassiste à la mèche longue et aux chemises flamboyantes (celle d\u2019hier était rouge écarlate).«J\u2019aime jouer au Québec parce que nous avons des reel crowds!» d\u2019ajouter le chanteur Pierre Bouvier.En ébullition L\u2019auditoire en ébullition était composé de plusieurs adolescents et adolescentes, de jeunes adultes, mais aussi beaucoup d\u2019enfants de 9, 10 ou 11 ans qui connaissaient déjà toutes les paroles par coeur.Dès la troisième pièce, un soutien- gorge atterrissait sur scène.Les gars ont aussi ramassé un condom un peu plus tard.Le quintette a suivi un programme pratiquement identique, interventions comprises, à son disque MTV Hard Rock Live, paru en octobre 2005 et mélangeant les succès de ses deux premiers albums.Un troisième est disque en préparation pour l\u2019hiver prochain.«Ça veut dire que nous allons revenir jouer à Sherbrooke!» a lancé le chanteur Pierre Bouvier, accueilli évidemment par une clameur de réjouissance.Avec Shut up!, Addicted, Crazy, Thank You, Perfect World, Untitled et Welcome to My Life, Simple Plan a gardé tous les spectateurs sur la haute tension d\u2019un bout à l\u2019autre de sa prestation.Durant Jump et I\u2019m Just a Kid, le plancher a sûrement récolté quelques craquelures, tant les vibrations de la foule qui sautait sur place étaient fortes.En revanche, la reprise du succès de Poison Every Rose Has Its Thorn en solo par Pierre Bouvier a permis de calmer les ardeurs pendant un instant.Fessier tatoué Dès 16 h 15, le groupe de la relève Psychotic Four, qui s\u2019est ajouté au programme mardi, est monté sur Haute tension avec Simple Plan scène.Il a été suivi par les Sher- brookois Pete Möss, Idle Sons, Mobile et Hedley, une formation de Vancouver, laquelle est montée sur scène vers 20 h 15.À lui seul, le chanteur Jacob Hog- gard a assumé une grande partie de cette prestation, avec sa gestuelle digne d\u2019un danseur des Grands Ballets canadiens, sa façon de sauter sur son guitariste et son dévoilement de fessier tatoué.Jean-Pierre Beaudoin, des Productions du Palais, était satisfait de la soirée.«Les gars de Simple Plan aussi», assure-t-il.Selon lui, la moitié des billets se sont vendus à l\u2019ouverture de la vente, le quart au cours des trois dernières semaines, et le dernier quart, hier soir.###PAGE###16### Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 16 / Arts et spectacles BOB THOMAS ASSOCIATED PRESS BEVERLY HILLS, Calif.\u2014 Glenn Ford, qui a campé des personnages puissants et profonds dans des films tels que «Graine de violence», «Gilda» et «Il faut marier papa», est décédé à l\u2019âge de 90 ans, a annoncé la police.Les services médicaux dépêchés mercredi à son domicile de Beverly Hills, à Los Angeles, l\u2019ont retrouvé mort, selon Terry Nutall, un policier qui a précisé qu\u2019aucune cause suspecte n\u2019était envisagée.L\u2019acteur américain d\u2019origine québécoise avait subi une série d\u2019attaques dans les années 1990.Le 1er mai dernier, sa santé fragile l\u2019avait contraint à annuler une fête en forme d\u2019hommage organisée pour ses 90 ans au célèbre théâtre égyptien Grauman de Hollywood.Sidney Poitier, son partenaire dans Graine de violence (The Blackboard Jungle), se souviendra de lui comme d\u2019un «remarquable acteur».«Il avait ces qualités magiques qui sont intangibles et qui crèvent immédiatement l\u2019écran.C\u2019était une star», a-t-il dit en apprenant le décès de Glenn Ford.Connu pour ses nombreux rôles dans des films westerns et policiers, l\u2019artiste prolifique jouera notamment dans deux classiques du film noir: d\u2019abord sous la direction du réalisateur allemand Fritz Lang dans Règlements de compte (The Big Heat) et sous Charles Vi- dor dans Gilda, où il donne la réplique à la plantureuse rousse Rita Hayworth.De Sainte-Christine Né à Sainte-Christine-d\u2019Auvergne, près de Québec, dans Portneuf, le 1er mai 1916, Glenn Ford s\u2019installe avec sa famille en Californie à l\u2019âge de 8 ans.D\u2019abord attiré par la médecine, il est gagné par le théâtre avant d\u2019être remarqué par un dépis- teur et fait ses débuts dans un long métrage au cinéma en 1939, Heaven with a Barbed Wire Fence (Paradis avec barrière de barbelé).Durant la Seconde Guerre mondiale, il s\u2019enrôlera dans la marine et sera envoyé en France.Il poursuivra ensuite sa longue carrière de 53 ans constituée d\u2019un grand nombre de films westerns, policiers, d\u2019action, mais aussi de comédies.Sa filmographie compterait 85 oeuvres, de 1939 à 1991, selon The Film Encyclopedia.Outre ses rôles dans Gilda et Règlements de comptes, on retiendra son rôle de professeur face à une classe rebelle dans Graine de violence de Richard Brooks et sa performance de jeune veuf dans Il faut marier papa de Vicente Minnelli.Incarnation de l\u2019Américain moyen, il savait également se montrer mystérieux voire inquiétant.Il jouera aussi les cowboys avec une humanité généreuse, notamment dans 3 h 10 pour Yuma, Cowboy, Texas et La Première Balle tue (The Fastest Gun Alive).Il apparaîtra par ailleurs dans des films de guerre tels que Paris brûle-t-il? ou La Bataille de Midway.Parmi ses rôles les plus récents, on le retrouvera dans le Superman de 1978, où il jouait le père adoptif de Clark Kent.Dans les années 1970, il fera ses débuts à la télévision dans The Brotherhood of the Bell et jouera également dans La Famille Holvak.Sa dernière apparition au cinéma date de 1993 dans Tombstone.Marié à trois reprises, Glenn Ford avait un fils.Le Québécois Glenn Ford s\u2019éteint à 90 ans AP Glenn Ford, en 1990.###PAGE###17### La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 Arts et spectacles/ 17 VALÉRIE LESSARD GATINEAU \u2014 En accédant au Top 3 de Canadian Idol, cette semaine, Eva Avila est devenue la première francophone à se rendre aussi loin dans la compétition pancanadien- ne.La Gatinoise de 19 ans surpasse ainsi la quatrième place décrochée par la Québécoise Audrey de Mon- tigny, en 2003.Dernière fille à pouvoir aspirer au titre, Eva n\u2019a pas eu à s\u2019inquiéter trop longtemps de son sort.Dès que l\u2019heure du verdict a sonné, mardi, elle a appris qu\u2019elle passait à la prochaine ronde éliminatoire.Ce sont donc le Terre-Neuvien Craig Sharpe, âgé de 16 ans, et Tyler Lewis, représentant de la Saskatchewan de 20 ans, qui complètent le trio toujours dans la course au titre de Canadian Idol.Eva profite intensément de chaque moment de l\u2019aventure.La Gatinoise apprend aussi beaucoup et gagne visiblement en confiance et en expérience, d\u2019une semaine à l\u2019autre.«Si j\u2019avais à donner un spectacle par chez nous, demain soir, c\u2019est évident que je prendrais plus de place sur scène, sans pour autant bouger plus.J\u2019apprends à habiter l\u2019espace dont j\u2019ai besoin pour exprimer mes chansons.» «Je vis mon rêve!, enchaîne-t- elle d\u2019une voix enthousiaste.Je n\u2019ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie! Je suis si près.C\u2019est sûr que j\u2019aimerais me rendre jusqu\u2019au bout !» Eva ne s\u2019en fait pas trop non plus avec le fait qu\u2019elle soit la dernière fille et dernière francophone en lice.Si la jeune femme, qui parle couramment le français, l\u2019anglais et l\u2019espagnol (son père est Péruvien), espère évidemment éveiller l\u2019attention du reste de la Belle Province, elle sait aussi qu\u2019elle doit pouvoir compter sur des appuis tant chez les francophones que chez les anglophones des quatre coins du pays pour atteindre ses objectifs.«Si la fièvre Canadian Idol n\u2019est pas aussi forte au Québec que dans le reste du Canada, le fait que je sois encore là signifie que j\u2019ai réussi à rejoindre des gens de partout, à les toucher, peu importe la langue qu\u2019ils parlent, et j\u2019en suis très fière.» «Que je gagne ou que je rentre à la maison la semaine prochaine, je sens qu\u2019il y a plein de projets qui m\u2019attendent après cette aventure, soutient-elle.J\u2019ai toujours su que c\u2019était le métier que je voulais faire, mais là, je veux plus! Je suis vraiment prête à plonger tête première!» (Le Droit) Vanessa Wilkins, Sherbrooke «Je ne suis pas déçu.C\u2019est plus intime et c\u2019est bien comme ça.Ça fait trois ans que j\u2019attends leur retour.» Propos recueillis par Hugo Fontaine Photos: Imacom, Jessica Garneau VOX-POP Êtes-vous déçus du fait qu\u2019il n\u2019y ait que 4000 personnes au spectacle de Simple Plan, compte tenu que l\u2019événement devait originellement avoir lieu au parc Jacques-Cartier? Une Québécoise toujours en lice CANADIAN IDOL Dernière fille et dernière francophone en lice sur la scène de Canadian Idol, Eva Avila profite intensément de chaque moment de l\u2019aventure pancanadienne.CTV François Daigle, Drummondville «C\u2019est intéressant, 4000 personnes.Ça fait quand même pas mal de monde!» Claude Paradis, Sherbrooke «J\u2019aurais aimé beaucoup mieux à l\u2019extérieur.J\u2019y serais allé même s\u2019il avait plu.» Alexis Blais-Cloutier, Chartierville «Ç\u2019aurait sûrement été plus intéressant au parc Jacques-Cartier.J\u2019y serais allé qu\u2019importe le temps.» Marie-Pier Cayouette, Sherbrooke «Plus de personnes, plus de fun! En plus, il fait vraiment chaud à l\u2019intérieur.» Alex Proteau, Lambton «Aussi bien de faire ça au Centre Expo-Sherbrooke, au cas où la météo tourne au vinaigre.» ###PAGE###18### STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca Séance d\u2019orthographe Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 La Tribune 18 / Arts et spectacles Auriez-vous l\u2019amabilité de me dire s\u2019il est correct de me présenter comme agente immobilière au lieu d\u2019agent immobilier, puisque je suis une femme? Merci à l\u2019avance pour votre opinion.Denise Nadeau Magog C\u2019est la recommandation de l\u2019Office québécois de la langue française.Les formes agente d\u2019immeubles et agente en immeubles sont aussi acceptées.Le s à immeuble est très important, car «ce sont les biens immeubles qui font l\u2019objet des opérations juridiques».Aujourd\u2019hui, le mot agent a été féminisé pour pratiquement toutes les désignations de professions où il est employé.Nous recevons donc des services des agentes d\u2019assurance, des agentes de sécurité, des agentes de bord, des agentes artistiques, etc.///// Je voudrais savoir si l\u2019on écrit 11?2 pied avec ou sans s.Tout le monde me dit que c\u2019est plus qu\u2019un pied.Pourtant, lorsque j\u2019écris «un pied et demi», le mot reste singulier.Lise Lapierre Sherbrooke Premièrement, on n\u2019écrit pas un pied et demi, mais 45 centimètres! Nous sommes en système métrique, ne l\u2019oublions pas! Nous avons tous appris à l\u2019école qu\u2019un mot se met au pluriel dès qu\u2019il y en a plus qu\u2019un.Mais comme nous voyons cette règle bien avant les fractions en mathématiques, le professeur ne précise pas qu\u2019il est possible d\u2019en avoir plus qu\u2019un.sans en avoir totalement deux.Je comble cette lacune aujourd\u2019hui: pour qu\u2019un mot soit pluriel, il faut au moins deux éléments, et pas juste une fraction du deuxième.Perles de la semaine En ces jours de rentrée scolaire, il faut mettre en garde les élèves pour ne pas qu\u2019ils récoltent durant l\u2019année les commentaires qui suivent.Montrons-nous donc un tantinet positifs: il rend peut-être ses copies blanches, mais jamais en retard.Votre enfant trouve rarement la salle de cours.Dors en cours, sur le clavier ou le tapis de souris, selon l\u2019urgence.Se retourne parfois.pour regarder le tableau.La plupart du temps dans les nuages.N\u2019en redescend que sous forme de perturbation.Questions et commentaires? Steve.bergeron@latribune.qc.ca Agentes dames HUGO DUMAS MONTRÉAL \u2014 Un intrus a fait irruption sur le plateau de l\u2019émission En attendant Ben Laden, diffusée en direct mercredi soir.Heureusement, l\u2019incident n\u2019a pas eu de fâcheuses conséquences.Sans faire de bruit, l\u2019intrus en question est arrivé par l\u2019arrière, alors que Jean-René Du- fort interviewait France Beaudoin.Sur un ton calme, l\u2019intrus disait «sérieux man, moi je le sais où il est Ben Laden, man, sérieux».Dans les premières secondes, aucun des animateurs ne semblait comprendre ce qui se passait.Est-ce une blague? Est-ce un étudiant qui subit une initiation? Quinze secondes plus tard, un agent de sécurité escortait l\u2019intrus à l\u2019extérieur des studios, laissant Pierre Brassard, Jean-René Dufort, Chantal Lamarre et France Beaudoin stupéfaits.Joint hier, Jean-René Dufort confiait que l\u2019intrus s\u2019est glissé dans le public qui assistait à l\u2019enregistrement.«On ne sait pas du tout qui était ce gars-là», dit-il.Mais l\u2019histoire ne s\u2019arrête pas là.À la fin d\u2019En attendant Ben Laden, un autre invité, Marc Labrèche a révélé aux 409 000 téléspectateurs à l\u2019écoute que toute l\u2019équipe s\u2019en allait maintenant fêter la dernière de la saison au Continental, un populaire restaurant de la rue Saint-Denis.Et qui s\u2019est pointé au Continental? Eh oui, le mystérieux intrus.«Il est venu nous parler, mais il n\u2019avait vraiment pas l\u2019air toute là», explique Jean-René Dufort.C\u2019est finalement Richard Martineau qui l\u2019a reconduit vers la porte de sortie.Ardisson à Tout le monde en parle Gros coup de filet à Tout le monde en parle.Thierry Ardisson participera en chair et en os à la première émission de la saison de Guy A.Lepage et Dany Turcotte, que Radio- Canada diffusera le dimanche 17 septembre.En dévoilant aussi rapidement le passage de cet invité prestigieux, la SRC envoie un message clair à ses compétiteurs la guerre du dimanche soir sera féroce.Car Éric Salvail commence aussi On n\u2019a pas toute la soirée le 17 septembre à TVA, mais 30 minutes avant Guy A.Lepage, soit à 19 h 30.Marie Plourde et le talk-show de Loft Story 3 accapareront les ondes dominicales de TQS la semaine suivante.L\u2019arrivée de Thierry Ardisson à Montréal risque de provoquer des flammèches.D\u2019abord, il ridiculise systématiquement l\u2019accent des invités québécois qui le visitent à Paris.Voyons voir maintenant comment Ardisson se comportera en territoire ennemi, où tous les habitants parlent comme \u201cau XVIIIe siècle\u201d.Ensuite, il a été viré par France 2 - l\u2019équivalent de Radio-Canada - ce printemps et n\u2019anime donc plus Tout le monde en parle.Après huit ans à l\u2019antenne, l\u2019émission n\u2019existe plus en France.Finalement, Thierry Ardisson a déjà déclaré avoir peur d\u2019être lynché si jamais il mettait les pieds au Québec.À suivre.Guy A.Lepage devrait également recevoir Sophie Chiasson, qui sort un livre (Droit devant) sur son bras de fer avec Jeff Filion, le poète-chan- teur Leonard Cohen (accompagné de sa muse Anjani Thomas) ainsi que Jean Leloup.Toutefois, cette liste d\u2019invités n\u2019est pas coulée dans le béton et risque encore de changer.(La Presse) Un intrus à Ben Laden ARCHIVES, LA PRESSE Thierry Ardisson ###PAGE###19### ?????? ???????????????????????? ??????????????????? ???????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????? ????????????????????????????? ??? ??????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????? ???????????????????????? ???????????????????????? ???????????????????????????????????????? ???? ???????????? ???????????? ????? ??????? ??????????? ??? ??? ??????????????????????? ???????????????????? ?????? ????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????? ???????????????????????????????? ???????????? ???? ?????????????????? / 19 Économie La Tribune Sherbrooke vendredi 1er septembre 2006 S&P/TSX 12073,75 +5,39 S&P/TSX VENTURE 2724,76 +44,23 $ CAN 90,47 ¢ US +0,31 DOW JONES 11381,15 -1,76 S&P 500 1303,82 -0,45 NASDAQ 2183,75 -1,98 OR US 625,90 +8,20 MAXIME BERGERON MONTRÉAL \u2014 La Banque Nationale a présenté hier des profits en hausse de 6% pour son troisième trimestre, une performance qui ravit ses dirigeants même si elle est loin des résultats records affichés par plusieurs autres grandes banques canadiennes.Pour la période de trois mois terminée le 31 juillet, la Banque Nationale a enregistré un bénéfice net de 220 millions de dollars.Ses revenus ont atteint 933 millions, une augmentation de 5% par rapport au trimestre correspondant de l\u2019année dernière.«Fondamentalement, on est très, très satisfait de la performance», a indiqué à La Presse Affaires Pierre Fitzgibbon, premier vice-président, finances, technologies et affaires corporatives.Les marchés, eux, ont moins bien réagi à l\u2019annonce de ces résultats.Le titre de la Banque Nationale a perdu 3% à la Bourse de Toronto, pour clôturer la journée à 59,97$, en baisse 1,84 $.(Les titres de quatre autres banques canadiennes ont aussi glissé dans une moindre mesure, reculant de 0,14% à 1,56%).«Je ne suis pas surpris qu\u2019il y ait une réaction négative aux résultats sur les marchés», a souligné Michael Goldberg, de Valeurs mobilières Desjardins, pendant un entretien téléphonique.L\u2019écart De manière générale, l\u2019analyste s\u2019est montré déçu des résultats présentés par la Banque Nationale, la sixième institution financière en importance au Canada, mais la plus importante banque au Québec.«Je ne m\u2019attendais pas à ce que les profits d\u2019opération soient aussi forts que ceux des autres banques, mais ils étaient quand même plus faibles que la tendance relativement faible que je prévoyais», a expliqué M.Goldberg, joint à Toronto.Au cours des derniers jours, la Banque TD, la Banque de Montréal, la Banque Royale et la Banque Sco- tia ont toutes présenté des résultats en forte hausse pour le troisième trimestre.Dans le cas de la TD, les profits ont bondi de 94%.Pierre Fitzgibbon défend les résultats de la Nationale et soutient qu\u2019elle s\u2019en tire honorablement face aux autres grandes institutions canadiennes.«L\u2019écart n\u2019est pas si grand que ça.Chaque banque a des opérations particulières.Le core activity, que le marché rétribue, c\u2019est l\u2019activité des réseaux particulier et commercial.Quand vous regardez ce segment-là, nous sommes comparables aux autres banques», a insisté le chef des finances.«Il est aussi important de regarder que l\u2019an passé, la Banque Nationale avait eu un troisième trimestre très performant, a poursuivi M.Fitzgibbon.Une grosse transaction avait eu lieu, alors quand on regarde trimestre sur trimestre, il faut se rappeler qu\u2019on avait une base très élevée.» (La Presse) Des profits en hausse à la BN mais.VINCENT BROUSSEAU-POULIOT MONTRÉAL \u2014 Quoi de mieux qu\u2019une blague aux dépens des Terre-Neuviens pour dérider les collègues de bureau le matin? Avis aux humoristes en herbe : l\u2019an prochain, leurs têtes de Turc riront aussi.en comparant leurs augmentations de salaire! Selon des études des firmes Watson Wyatt et Morneau Sobeco, les travailleurs des provinces de l\u2019Atlantique recevront des hausses salariales plus généreuses que leurs collègues québécois en 2007.« Le secteur pétrolier se développe à Terre-Neuve, dit André Sauvé, associé chez Morneau Sobeco.Il y a un effet d\u2019entraînement sur les entreprises des autres secteurs.Au Québec, les secteurs forts - l\u2019agriculture, la foresterie et l\u2019industrie manufacturière - ont les hausses de salaire les plus faibles.Ces industries sont ralenties par la force du dollar canadien, qui est soutenu par le prix des matières premières de l\u2019Ouest du pays.» Selon Watson Wyatt, les salaires augmenteront de 3,4 % dans les provinces de l\u2019Atlantique contre 3,3 % au Québec.Morneau Sobeco prévoit des hausses de 3,1 % (employés) et 3,4 % (cadres) en Atlantique contre 3% (employés) et 3,3% (cadres) au Québec.La moyenne canadienne se situe entre 3,4% (Morneau Sobeco) et 3,5% (Watson Wyatt).Corrine Desfossés et Sandra Gagnon ne sont pas d\u2019humeur à faire des blagues sur leurs voisins terre- neuviens.La première, conseillère en ressources humaines à l\u2019Institut de la statistique du Québec, recevra une augmentation de 2% en 2007.Sa collègue chez Loto- Québec attend le verdict de son employeur au cours de l\u2019automne.« Je veux une augmentation d\u2019au moins 3%, dit Sandra Gagnon.Surtout que le gouvernement a gelé les salaires pendant 5 ans.Il y a du rattrapage à faire.Nous perdons notre pouvoir d\u2019achat.» Encore une fois, l\u2019Ouest canadien se classe au premier rang, loin devant l\u2019Ontario, au chapitre des augmentations salariales.La boule de cristal de Watson Wyatt laisse croire à des augmentations de 3,9% à Calgary.« Je ne serais pas surpris qu\u2019elles soient plutôt de 4,5%, dit Stéphane Lebeau, chef de pratique chez Watson Wyatt.L\u2019inflation est présentement à 4% en Alberta en raison du boom économique.» En 2007, les employés du secteur public au Canada auront droit à des hausses légèrement plus intéressantes que ceux du secteur privé (3,6% contre 3,5% selon Watson Wyatt).(La Presse) SALAIRES Le Québec derrière Terre-Neuve ###PAGE###20### remercient les donateurs, commanditaires, les golfeurs(euses) et tous les quatuors Leucan-privilege de leur participation au Valeurs mobilières Membre FCPE = Sa MONTANT RECUEILLI : i 2 Fie el LES DEUX PRÉSIDENTS D'HONNEUR.\u2014\u2014 Lambert Richard-Boivin (Leucan Estrie) et Alban D\u2019Amours (président et chef de la direction - Mouvement des caisses Desjardins).VICE-PRESIDENCE DEVELOPPEMENT DES Gh) /ALEVRS MOBILIERES à ALEURS MOBILIÈRES AFFAIRES DESJARDINS DE L'ESTRIE
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