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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier M
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2007-05-25, Collections de BAnQ.

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[" L'AstroLab bataille ui contre la pollution lumineuse /IVi4 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 cahier spécial \u2014- \u2014 += - bo ~~ - PT.1 : - \u2014- TT =, = - : \u201cEel Lave TT es SE eT ES : m7 TEESE - bar | cmt Tama «aed Tf a TC _ 1 fun 7 « =1 LATRIBUNE, RONALD MARTEL a vo oe = Longtemps espéré-par la population et les visiteurs, un bateau de croisière pouvant accueillie 72 passagers à son bord sillônñeré le majestueux làc Mégantic tout l'été.Le Coudrier Mégantica - « }- étéamarréau quai municipal il y a tout juste u une semaine, en direct du chantier naval de Petite- Rivière- saint François.où il a été construit avec 90 pour cent de matériaux québécois.4 areas = = \u2014 a LR, cut Twn V NT AL Teme Cet TE LEE SPECIAL ENVIRONNEMENT Em p / Une ville verte, un directeur convaincant /M% a AC Assocation pour la protection du /MS er oT -_ , = ! ! YE Ge lac Mégantic veille au grain \\ \u2014\u2014 Etienne Breton, missionnaire écologique /M10 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Peu de gens savent que Kevin Laflamme, le nouveau policier arrivé à la Sûreté du Québec (SQ) de la MRC du Granit depuis moins d\u2019un an, a remporté le championnat universitaire canadien de natation en février 2006, qui se déroulait à Québec.Pas surprenant alors qu\u2019à la vue du lac Mégantic, il ait ressenti de nouveau les frissons que la passion du sport lui avait déjà fait connaître, au point de vouloir y organiser la Traversée du lac Mé- gantic, un nouvel événement qui aura lieu le 11 août prochain.«C\u2019est une très bonne façon de connaître les gens, de s\u2019impliquer dans la communauté.Au début, je faisais cavalier seul, mais je trouvais ça difficile.Des gens se sont ajoutés.C\u2019est impossible à organiser tout seul, si on veut un événement d\u2019envergure.Entre autres, il y a des personnes de l\u2019équipe de la MRC du Granit, du CLD aussi, de même que Michel Mercier et Guillaume Hallé, d\u2019Intersport, au Carrefour Lac-Mégantic, qui croient en mon projet», révèle Kevin Laflamme, qui n\u2019a que 22 ans.La Traversée sera présentée dans le cadre du Lac en Fête, ce qui lui permet de profiter des installations et équipements déjà en place pour ce festival, entre autres, de la grande scène et de sa sonorisation, etc.Né à Thetford Mines, Kevin Laflamme a fait ses débuts au Club de natation de cette ville à l\u2019âge de cinq ans, alors que sa soeur aînée Mélissa en faisait déjà partie.«Ce fut une expérience extraordinaire, 16 ans de nage qui m\u2019ont amené à voyager beaucoup, au Vénézuela, aux Barbades, partout aux États-Unis, en Californie, en Arizona, pour des camps d\u2019entraînement et des compétitions majeures.J\u2019ai toujours eu un appui incroyable de mes parents», raconte le jeune homme, les yeux pétillants de passion.Après ses études au Cégep F.-X.Garneau en techniques policières, à Québec, où il a nagé quatre ans pour le Club du Rouge et Or, il a commencé un certificat en droit à l\u2019Université Laval, pour se retrouver ensuite à l\u2019École nationale de police du Québec, à Nicolet, où il a continué à s\u2019entraîner en piscine.Il a immédiatement été embauché par la SQ, à la fin de ses études.En couple depuis cinq ans avec une jeune fille originaire de Sept-Îles, Valérie, elle aussi une nageuse d\u2019élite, Kevin Laflamme voulait devenir policier, depuis son plus jeune âge.«Je suis heureux de me retrouver à Lac-Mégantic, qui a un beau côté rural et qui n\u2019est pas tellement loin de chez moi.Je suis content aussi de continuer à m\u2019impliquer dans le monde de la natation, pour rester en contact avec ce beau domaine d\u2019activité et lui redonner une partie de ce que j\u2019ai reçu.Et puis, comme je m\u2019entraînais 25 heures par semaine, le fait d\u2019arrêter a constitué tout un trou dans ma vie», admet Kevin, avec un sourire en coin.Il a déjà participé au Marathon de la relève, au lac Saint- Jean, une expérience de nage en eau libre, de même que le US Open de natation, à Fort Myers, en Floride.«Ici, c\u2019est un endroit superbe, pas exploité.C\u2019est la première année, ça n\u2019aura pas l\u2019envergure internationale de la Traversée du lac Memphrémagog ou du lac Saint-Jean, avec un budget de seulement 15 000$, mais c\u2019est un début», conclut le jeune homme, confiant et déterminé.La passion d\u2019un jeune profite au lac Kevin Laflamme organise une traversée à la nage dans le cadre du Lac en Fête LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Kevin Laflamme, un nouveau policier de la SQ à Lac-Mégantic depuis moins d\u2019un an, a bon espoir de faire un succès de la première Traversée du lac Mégantic, le 11 août prochain, dans le cadre du festival Lac en Fête.M2 / Lac-Mégantic et sa région M 2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 La toute dernière nouveauté, sur le lac Mégantic, c\u2019est l\u2019apparition très récente du bateau-croisière Le Coudrier Mé- gantic, avec son service de croisières variées qui rend à nouveau accessible à la majorité ce superbe plan d\u2019eau.Et même s\u2019ils sont nombreux à s\u2019en réjouir, car autant les résidants, que les touristes l\u2019ont réclamé depuis de nombreuses années, il n\u2019y en a pas que ça rend plus heureux qu\u2019Isabelle Compagnat et sa famille! En effet, la jeune femme, qui agit comme coordonnatrice des activités de croisières pour l\u2019entreprise Croisières Le Coudrier, qui va opérer le Coudrier Mégan- tic ici, a franchement l\u2019impression de revenir chez elle, même si elle n\u2019y a jamais vraiment habité, et elle en rayonne de bonheur! Ses parents, Bernard Compa- gnat et Judith Poirier, sont nés à Lac-Mégantic, et sa grand- mère, Thérèse Poirier, 91 ans, y réside encore.Elle a déjà passé du temps, chaque été durant sa jeunesse, au chalet familial, au bord du lac Mégantic, même si elle demeurait ailleurs avec ses parents.Ironie du sort, le bureau de location du bateau s\u2019est installé dans le logement même où a été élevée une de ses tantes, qui n\u2019en revient pas d\u2019ailleurs, à l\u2019étage de l\u2019édifice près de la marina, où est situé le restaurant Le Citron vert.De l\u2019autre côté de la rue, l\u2019Eau Berge, que sa grand-mère a déjà possédée lorsque l\u2019endroit s\u2019appelait l\u2019Hôtel La Salle.Son arrière- grand-père, Archélas Talbot, a été responsable de la station de train, à Sainte-Cécile-de-Whitton.Elle y a été hébergée, dans la maison familiale centenaire, à son arrivée en mars dernier, après avoir obtenu l\u2019emploi qui la ramène aux sources de sa famille.et où tout est à bâtir, à commencer par la clientèle pour le bateau.«J\u2019ai toujours eu un petit désir de revenir», avoue-t-elle avec un petit rire amusé.«Les activités commencent demain, 26 mai, avec la croisière inaugurale, ouverte à tous et plus festive que les autres, reprend la dame.D\u2019une durée de trois heures, il y aura un petit goûter à bord, une atmosphère spéciale pour les premiers à naviguer sur ce bateau.» «Le Coudrier Mégantic est un bateau neuf, de type Explorathor, d\u2019une capacité de 72 passagers, avec un moteur diesel qui prend le moins d\u2019essence possible et qui respecte les normes canadiennes en rapport avec les émissions de gaz à effet de serre.Il possède des réservoirs pour les eaux usées, car rien n\u2019est rejeté dans le lac, mais plutôt vidangé au quai de façon écologique», décrit la jeune femme passionnée.«Le bateau a été construit au Québec, à la Petite Rivière Saint- François, avec 90 pour cent de matériaux québécois, pour encourager l\u2019économie locale.» L\u2019entreprise va offrir différents produits, des croisières touristiques tous les jours durant l\u2019été, des soupers-croisiè- res, entre autres, avec un menu du terroir quatre services, offerts en collaboration avec un traiteur local, service de bar offrant des vins produits en Es- trie, entre autres, des croisières thématiques, d\u2019autres éducatives, animées par un pirate, pour les écoles, les garderies, etc.«Nous aurons aussi des croisières spéciales à l\u2019occasion de la Fête des Pères, pour la Saint-Jean-Baptiste, pendant le Lac en Fête, avec les spectacles pyrotechniques, puis en collaboration avec le Festival Saint- Zénon, à Piopolis, une de nos destinations de choix», confie Isabelle Compagnat.«Les entreprises pourront aussi noliser le bateau pour des réunions à bord, des 5 à 7, pour remercier leurs employés.Les gens pourront aussi le réserver pour des réceptions de mariage originales, souligner des anniversaires, etc.» Inf.: 819-583-5557.Le lac à nouveau accessible Le Coudrier Mégantic offre un service de croisières variées LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Isabelle Compagnat est la responsable des croisières pour Le Coudrier Mégantic, un prestigieux bateau pouvant accueillir 72 personnes à son bord.LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Le Coudrier Mégantic offre une belle vue panoramique sur le lac et ses rives.Lac-Mégantic et sa région / M3 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M3 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca NOTRE-DAME-DES-BOIS \u2014 Rien ne prédestinait Chloé Legris à la carrière qu\u2019elle a embrassée, il y a quelques années déjà, comme chargée de projet dans la lutte contre la pollution lumineuse pour le compte de l\u2019AstroLab du Parc national du Mont-Mégantic.Elle ne l\u2019aurait pas cru si on lui avait dit qu\u2019elle prononcerait des conférences à ce sujet, ayant des répercussions environnementales pour toute la planète, devant un auditoire international, à Tucson et aux Îles Canaries, dernièrement.Native de Montréal, il a d\u2019abord fallu que son ami de coeur soit de Sherbrooke pour qu\u2019elle soit attirée en Estrie, afin de compléter ses études au Collège Champlain, puis pour s\u2019offrir un baccalauréat en génie mécanique à l\u2019Université de Sherbrooke.«C\u2019est un domaine non conventionnel pour une femme, c\u2019est sûr, mais j\u2019ai toujours été forte en sciences, j\u2019aimais les choses concrètes et la physique.Je suis tombée en amour avec la région», avoue-t-elle en souriant.«J\u2019avais aussi la conviction de vouloir travailler dans un domaine axé sur l\u2019environnement.J\u2019ai donc acheminé mon c.v.dans les Parcs nationaux.Ce n\u2019est qu\u2019un an plus tard que le directeur du Parc du Mont-Mé- gantic, Pierre Goulet, m\u2019a rappelée pour me parler de son projet de lutte contre la pollution lumineuse.C\u2019était un cadeau sur un plateau d\u2019argent pour moi!» «J\u2019enseignais à l\u2019époque.J\u2019aimais aussi les communications.C\u2019est un bon «mix» d\u2019environnement, de sciences et de communications, ce projet-là.J\u2019aimais son côté non conventionnel et aventureux.Il y avait pour commencer peu de moyens, mais heureusement que les gouvernements y ont cru et ont investi par la suite plusieurs milliers de dollars!», confie la jeune femme.Il faut mentionner que les répercussions environnementales du projet avaient de quoi séduire les gouvernements, au moment où les notions d\u2019efficacité énergétique, de Protocole de Kyoto et de sauvegarde de l\u2019environnement s\u2019avèrent très à la mode.Chloé Legris a interpellé un organisme dont l\u2019AstroLab du Mont-Mégantic était déjà membre, la International Dark Sky Association (IDA), qui s\u2019est grandement intéressée au projet de lutte à la pollution lumineuse qu\u2019elle pilote.«Il n\u2019y avait rien de vraiment structuré et d\u2019uniforme à ce sujet.J\u2019ai eu la chance de rencontrer le président et le comité exécutif de l\u2019IDA au Parc national de Yellowstone, où j\u2019ai donné une première conférence, en septembre 2005.Ils ont été très impressionnés par ce qu\u2019on faisait ici.Je leur ai dit que leur association devrait prendre en main la responsabilité de reconnaître les réserves de ciel étoilé, en étant responsable du comité chargé de la rédaction des documents de cette reconnaissance», raconte Mme Legris.Par la suite, elle a été appelée à prononcer deux conférences, une à Tucson, au congrès annuel de l\u2019IDA, en mars dernier, puis en avril aux Îles Canaries, d\u2019où elle revient tout juste, pour la Conférence Starlight 2007, chapeautée par l\u2019UNESCO.À ce dernier événement, elle a parlé premièrement du projet de lutte à la pollution lumineuse, puis de la reconnaissance par l\u2019IDA des réserves de ciel étoilé.«Mais nous sommes surtout heureux que la région immédiate soit devenue pro-active dans ce projet, comme Notre- Dame-des-Bois, dont le maire, Jean-Louis Gobeil, a été très réceptif, tout comme les Villes de Lac-Mégantic et de Sherbrooke», admet Chloé Legris.Elle travaille aussi, en parallèle, sur un symposium international qui aura lieu, l\u2019automne prochain, à l\u2019AstroLab.Elle se réjouit d\u2019avoir déjà obtenu plusieurs confirmations d\u2019organismes importants qui seront présents, dont, entre autres, l\u2019industrie nord-américaine de l\u2019éclairage, le «Lighting Research Center», le U.S.Park Service, Parcs Canada et Parcs Québec, l\u2019Union astronomique internationale, etc.«C\u2019est un symposium ouvert sur le monde, qui va toucher une vaste clientèle, dont les secteurs municipal, gouvernemental, les urbanistes, les électriciens, les environnementalistes et bien plus», conclut la jeune femme.Un projet d\u2019envergure aux répercussions internationales Chloé Legris lutte contre la pollution lumineuse à l\u2019AstroLab du Mont-Mégantic COLLABORATION, GUILLAUME POULIN La lutte contre la pollution lumineuse de l\u2019AstroLab a des répercussions planétaires.Cette photo illustre bien la pollution lumineuse créée par la ville de Sherbrooke dans le ciel de l\u2019Observatoire astronomique au sommet du Mont-Mégantic.LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Chloé Legris pilote le projet de lutte contre la pollution lumineuse de l\u2019AstroLab.M4 / Lac-Mégantic et sa région M 4 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 ?Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M5 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Si les Mégan- ticois et leur Ville font figure de précurseurs en environnement avec leurs trois bacs pour les matières résiduelles, c\u2019est un peu grâce à la créativité de leur directeur du Service de l\u2019Environnement, Robert Mercier.Et ce ne sont pas les idées qui lui manquent pour poursuivre dans la même veine et continuer à améliorer le monde où il vit! «Il faut arrêter de voir sa pelouse comme un terrain de golf.Ce n\u2019est pas heureux, une pelouse parfaite avec des herbicides et des pesticides, surtout pour des fins esthétiques, c\u2019est inutile.Des fourmis, c\u2019est naturel, des pissenlits c\u2019est bon en cuisine, et le plantain a des vertus médicinales», lance Robert Mercier, au risque de paraître hérétique pour plusieurs.«Nous suggérons à tous l\u2019her- bicyclage, dans la gestion écologique des pelouses, en laissant l\u2019herbe coupé sur place.Cela permet d\u2019économiser du temps et de l\u2019argent, tout en étant bénéfique pour le terrain et l\u2019environnement.De cette façon, pas besoin d\u2019engrais puisque la décomposition de l\u2019herbe coupée remet les éléments nutritifs fertilisants dans le sol.» Voilà qui devrait en faire réfléchir plusieurs, puisque l\u2019herbicy- clage permet aussi de nourrir le sol, d\u2019économiser de l\u2019eau, tout en réduisant le volume de déchets.«De plus, on dit que 15 minutes de tondeuse pollue autant qu\u2019une automobile qui parcourt la distance Lac-Mégantic-Montréal», lance le responsable du dossier de l\u2019environnement au conseil municipal de Lac-Mégantic, Daniel Gendron, qui se joint à la conversation.Par ailleurs, M.Mercier caresse aussi un projet d\u2019implantation de mesures de recyclage dans le secteur de la restauration rapide.«Cela ne sera pas nécessairement facile à implanter, car il faudrait des poubelles séparées pour les recyclables, les compos- tables et les déchets.Mais notre réflexion n\u2019est pas terminée à ce sujet», intervient-il.Dans un autre ordre d\u2019idée, si une centaine de résidences de Lac-Mégantic ont des compteurs d\u2019eau, il s\u2019agit d\u2019un projet pilote afin de permettre de mesurer la consommation résidentielle, pour comparaison avec la moyenne nationale.«Nous pensons que la consommation d\u2019eau à Lac-Mégantic est ahurissante.Elle était de 702 litres/jour/personne en 2005 et de 687 en 2006, industries, commerces et institutions (ICI) inclus, alors que la moyenne nationale était de 628 litres/jour/personne.Mais nous voulons pouvoir retirer les ICI des statistiques pour en avoir le coeur net», indique M.Mercier.«Il faut dire que le coût de l\u2019eau potable est assez élevé à Lac-Mé- gantic et que le Canada est un des pires consommateurs d\u2019eau au monde, après les États-Unis.Il y a d\u2019ailleurs un certain illogisme à traiter 100 pour cent de l\u2019eau et d\u2019en consommer par la suite seulement 2 pour cent pour boire et cuisiner.» Mais les citoyens de Lac-Mé- gantic peuvent se rassurer, il n\u2019y aura pas implantation d\u2019un réseau parallèle pour alimenter les toilettes et les bains, cela coûterait beaucoup trop cher pour l\u2019économie réalisée.Robert Mercier et Daniel Gendron indiquent ensuite qu\u2019ils s\u2019apprêtent à lancer la patrouille verte qui verra à émettre des contraventions, s\u2019il le faut.«Il y a encore des gens qui mettent, par exemple, des sacs d\u2019épicerie en plastique dans leur bac brun à compost.Nous voulons sensibiliser et informer, mais nous allons peut-être devoir punir les récalcitrants.C\u2019est l\u2019agent municipal, engagé pour le stationnement et la gestion des parcomètres, qui sera aidé par une ou deux personnes à temps partiel pour assurer cette patrouille», confie Daniel Gendron.«Il y a aussi toute la problématique de l\u2019arrosage des entrées de cour avec de l\u2019eau potable.Ceux qui lavent leur auto au boyau, sans pistolet, avec l\u2019eau qui coule constamment, sont également hors-la-loi.Seulement le rinçage est permis de cette façon», rap- pelle-t-il.Les idées fusent pour aider l\u2019environnement LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Robert Mercier, directeur de l\u2019environnement de la Ville de Lac-Mégantic, et Daniel Gendron, conseiller municipal responsable l\u2019environnement.Lac-Mégantic et sa région / M7 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M7 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Il n\u2019avait pas plus de sept ou huit ans quand Jean Roy, avec quelques amis de l\u2019époque, partait en radeau de fortune sur le lac Mégantic, tel un capitaine téméraire allant sans peurs et sans reproches à la découverte des sept mers! Quelque chose qui ne se referait pas de nos jours.Pas étonnant quand même qu\u2019il soit aujourd\u2019hui président de l\u2019Association pour la protection du lac Mégantic (APLM).«C\u2019est une relation avec le lac qui a débuté très jeune, en bateaux de toutes sortes, en radeau, j\u2019ai toujours joué sur l\u2019eau à partir de cinq ou six ans.J\u2019ai toujours continué à adorer le lac.On allait jusque sur la rivière Arnold, dans le secteur de Woburn, on emmenait une vieille tente, c\u2019était drôle! L\u2019hiver, on allait sur la glace aussi.C\u2019est un amour «marquant» et de longue date.», raconte Jean Roy sur le ton de la confidence.Après des études classiques au Séminaire de Sherbrooke, il a fréquenté l\u2019Université de Sherbrooke, où il a obtenu son baccalauréat ès Arts, puis il passe deux ans en biologie, avant de déménager à l\u2019Université de Montréal où il acquiert sa formation en dentisterie.«J\u2019étais très attaché à Lac-Mé- gantic, assez pour y revenir toutes les fins de semaine.C\u2019était pour moi comme un ressourcement.Je ne suis pas un urbain, même si j\u2019aime beaucoup la ville.Je m\u2019étais dit: Un jour, je vais avoir un chalet au centre- ville! Cela ne s\u2019est pas réalisé comme tel, même si ma conjointe vit à Montréal actuellement», raconte un Jean Roy enjoué et passionné.«Ici, c\u2019était exceptionnel, ça l\u2019est toujours.Le plein air, dans les années 1970, j\u2019en faisais beaucoup.Ça faisait juste commencer, les questions d\u2019environnement, la pollution, les inquiétudes.Je me suis impliqué 15 ans plus tard.» Né sur la rue Agnès, au bord du lac Mégantic, il devait devenir dentiste à Chicoutimi, à la fin de ses études.C\u2019était décidé, quand son confrère Gérald Bolduc l\u2019a contacté pour l\u2019inviter à venir à Lac-Mégantic, où il ne fournissait pas comme dentiste.«J\u2019ai mis une condition.Je devais me trouver un terrain au bord du lac, ce qui s\u2019est réalisé.En 1972, c\u2019était moins cher de s\u2019installer au bord du lac qu\u2019en ville.Aujourd\u2019hui, c\u2019est tout le contraire.Tout le monde devrait pourtant avoir accès direct au lac.S\u2019il n\u2019y avait pas le parc des Vétérans.», évoque M.Roy.«Heureusement, la Ville a fait attention, nous avons quand même de très bons espaces verts, comme à l\u2019OTJ, Baie-des-Sables, etc.On est privilégiés, parce qu\u2019on est en retard par rapport au Memphrémagog, par exemple.» L\u2019APLM est née d\u2019un problème sur le lac, en 1980, lorsque est survenu ce que Jean Roy appelle un «bloom» d\u2019algues, dans le jargon écologique.« Au moins on n\u2019est plus tout seuls, les gens sont également préoccupés par les forêts autour, on se regroupe.» «Ça a été la panique.L\u2019intérêt a alors monté en flèche, puis il a baissé.À la fin de la saison estivale 2006, on a eu les algues bleues.On avait des études de faites là-dessus.C\u2019était presque normal, c\u2019était en devenir.Chacun doit maintenant y mettre du sien.Il ne faut pas que la préoccupation ne soit qu\u2019une mode, comme le dit Richard Desjardins.Au moins on n\u2019est plus tout seuls, les gens sont également préoccupés par les forêts autour, on se regroupe.Il y a plusieurs partenaires, tout le monde est sensibilisé», confie Jean Roy.«Les lois devraient être appliquées.Les gens pensent que l\u2019APLM est une police, ce qui n\u2019est pas le cas.L\u2019association refile les plaintes au bon endroit.Je crois davantage en l\u2019éducation qu\u2019en la répression.Comme pour les engrais à pelouse qui, avec les pluies, se retrouvent dans le lac.Chacun doit faire un effort vers des pelouses plus naturelles.» La longue histoire d\u2019un amour inconditionnel Jean Roy à la tête de l\u2019Association pour la protection du lac Mégantic LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Jean Roy a un attachement viscéral pour la région de Lac-Mégantic et son lac.«Nous avons une belle planète, mais c\u2019est beau ici.Avec le réchauffement, on ne sait pas ce qui nous pend au bout du nez.Il va y avoir des phénomènes qui vont nous surprendre, mais c\u2019est encore le temps d\u2019agir.Les cinq municipalités autour du lac ont chacune leur personnalité, mais elles ont toutes compris.Elles se parlent davantage.» M8 / Lac-Mégantic et sa région M 8 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 ?LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Le président du comité Lac-Mégantic en fleurs, Laurier Maheux pose avec les trois autres membres, mesdames Ginette Martin, Marcelle Bouchard et Jocyane Lafontaine.RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Si Lac-Mégan- tic fait figure de très belle ville au Québec, ayant remporté plusieurs prix au fil des ans, dont trois Fleurons du Québec, l\u2019été dernier, dans la nouvelle terminologie du concours des «Villes et villages fleuris», c\u2019est beaucoup grâce à des personnes comme Laurier Maheux, qui s\u2019impliquent bénévolement pour améliorer l\u2019environnement visuel de leur propre résidence et de leur ville.Président depuis déjà un an du Comité «Lac-Mégantic en Fleurs», dès la première année qu\u2019il s\u2019y est impliqué d\u2019ailleurs, M.Maheux reprend le flambeau en 2007 en essayant de susciter du nouveau.«On essaie d\u2019apporter des idées nouvelles pour que le comité avance.Nous sommes quatre membres seulement dans le comité, cette année, mais nous avons plusieurs projets intéressants», lance d\u2019un seul élan M.Maheux, qui est appuyé par Ginette Martin, Jocyane Lafontaine et Marcelle Bouffard.«Le voyage annuel est une activité incontournable.Nous ne savons pas encore où nous irons, mais c\u2019est souvent dans des jardins spéciaux.Nous allons aussi procéder aux jugements des résidences et des commerces qui auront préparé des aménagements pour le concours annuel que nous organisons toujours», continue Laurier Maheux.«Nous remettons en questions toutes les activités présentement.Nous ne savons pas encore si nous organiserons un échange de plantes.Il y a aussi la soirée de remise des prix sous forme de Méritas, qui devrait avoir lieu à une date ultérieure.Il y a plusieurs activités non encore annoncées, comme un projet de travail avec les jeunes, car il nous faut préparer aussi une relève.Comme l\u2019aménagement à l\u2019entrée de la Polyvalente Monti- gnac, que nous allons sûrement continuer.» Parmi les nouveautés qui pourraient voir le jour, le président signale un projet concernant des arbustes spéciaux qui attirent les oiseaux, des conférences qu\u2019il souhaiterait mettre à la programmation, aussi une exposition possible de livres sur les fleurs, en collaboration avec la Bibliothèque municipale de Lac-Mégantic.Mais il revient sur la sensibilisation des jeunes qui lui tient à coeur.«Il y a sûrement une activité qui sera mise de l\u2019avant en concertation avec le Comité environnement Vert l\u2019Avenir, à la Polyvalente Montignac, dont le responsable est Étienne Breton, un jeune enseignant.Nous pensons aussi à des activités avec les écoles primaires, pour peut-être inciter des élèves à choisir plus tard l\u2019horticulture comme métier ou au moins comme passe- temps», indique en souriant M.Maheux.Diplômé de l\u2019Université de Sherbrooke en adaptation scolaire, Laurier Maheux a enseigné 28 ans à la Polyvalente Monti- gnac et cinq ans au primaire.Il a fait du bénévolat toute sa vie.Il est d\u2019ailleurs encore impliqué à la Popote Roulante et pour la Guignolée, dont les activités se concentrent davantage autour du temps des Fêtes.LE COMITÉ « LAC-MÉGANTIC EN FLEURS » Ça fait aussi partie de l\u2019environnement! Lac-Mégantic et sa région / M9 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M9 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Un jeune enseignant de la Polyvalente Monti- gnac, Étienne Breton, sort tout juste de l\u2019organisation de la première Semaine de l\u2019environnement de Lac-Mégantic, qui a remporté un franc succès.Il aurait droit à un peu de repos, mais déjà il doit avoir le cerveau qui déborde d\u2019idées pour de nouvelles activités en faveur de l\u2019environnement, lui qui n\u2019en est pas à ses premières initiatives en ce domaine.Il a entre autres travaillé au sein du «Comité environnement Vert l\u2019avenir», à la Polyvalente où il enseigne, depuis 2004, l\u2019Éthique et culture religieuse.Il a essayé de changer certaines pratiques, particulièrement à la cafétéria de l\u2019établissement, pour qu\u2019elles deviennent plus responsables écologiquement.«Mais tu as souvent l\u2019impression de déranger.C\u2019est long, car il faut agir sur les mentalités.Les changements doivent être progressifs, surtout quand ils impliquent des coûts supplémentaires, là c\u2019est pas facile!», lance-t-il.Il est également membre du c.a.de l\u2019Association pour la protection du lac Mégantic, depuis deux ans.Il y a réalisé, l\u2019an dernier, un projet de revitalisation de rive du lac, sur le site d\u2019une ancienne rampe de mise à l\u2019eau pour bateaux, au bout de la rue Victoria.« Mais tu as souvent l\u2019impression de déranger.C\u2019est long, car il faut agir sur les mentalités.Les changements doivent être progressifs, surtout quand ils impliquent des coûts supplémentaires, là c\u2019est pas facile! » Ce projet est devenu comme une fenêtre où les citoyens intéressés pouvaient y voir la manière de s\u2019y prendre pour revitaliser le bord du lac, quelles plantes y privilégier, quels aménagements y effectuer, etc.«C\u2019est le scoutisme qui m\u2019a amené à l\u2019environnement, raconte le Sherbrookois de nais- La tête en ébullition pour la cause Étienne Breton, jeune enseignant tourné vers l\u2019environnement LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Étienne Breton est un mordu de plein air et d\u2019environnement.Enseignant à la Polyvalente Montignac, il essaie d\u2019influencer la société dans laquelle il vit pour améliorer des choses, faire changer certaines pratiques pour les rendre plus responsables écologiquement.sance.J\u2019en ai fait de 8 à 24 ans.Ce fut mes premières expériences de plein air, ça m\u2019est resté, de même que mon côté aventurier.Ça a surtout été marquant pour moi quant à l\u2019enseignement, par l\u2019animation impliquée, et aussi pour le volet communautaire.» Il ne peut renier non plus ses expériences en camp de vacances, au Camp Claret au lac El- gin, où il a été moniteur et chef de camp pendant six ans, et où il a rencontré celle qui est devenue sa conjointe, Geneviève Foley, une Méganticoise pure laine.Son expérience en développement international a également été déterminante.En effet, après des études à l\u2019Université Laval en éthique et formation de la personne, il a suivi un programme d\u2019initiation à la coopération, au Mali, en Afrique, où il a vécu un choc culturel très grand.Revenu pour des études en coopération internationale au Cégep de Rivière-du-Loup, il est reparti quatre mois avec un mandat de professeur en animation sur les droits humains au Burkina Faso.Il a ensuite oeuvré comme SUITE à la page suivante M10 / Lac-Mégantic et sa région M 10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Un jeune enseignant de la Polyvalente Monti- gnac, Étienne Breton, sort tout juste de l\u2019organisation de la première Semaine de l\u2019environnement de Lac-Mégantic, qui a remporté un franc succès.Il aurait droit à un peu de repos, mais déjà il doit avoir le cerveau qui déborde d\u2019idées pour de nouvelles activités en faveur de l\u2019environnement, lui qui n\u2019en est pas à ses premières initiatives en ce domaine.Il a entre autres travaillé au sein du «Comité environnement Vert l\u2019avenir», à la Polyvalente où il enseigne, depuis 2004, l\u2019Éthique et culture religieuse.Il a essayé de changer certaines pratiques, particulièrement à la cafétéria de l\u2019établissement, pour qu\u2019elles deviennent plus responsables écologiquement.«Mais tu as souvent l\u2019impression de déranger.C\u2019est long, car il faut agir sur les mentalités.Les changements doivent être progressifs, surtout quand ils impliquent des coûts supplémentaires, là c\u2019est pas facile!», lance-t-il.Il est également membre du c.a.de l\u2019Association pour la protection du lac Mégantic, depuis deux ans.Il y a réalisé, l\u2019an dernier, un projet de revitalisation de rive du lac, sur le site d\u2019une ancienne rampe de mise à l\u2019eau pour bateaux, au bout de la rue Victoria.« Mais tu as souvent l\u2019impression de déranger.C\u2019est long, car il faut agir sur les mentalités.Les changements doivent être progressifs, surtout quand ils impliquent des coûts supplémentaires, là c\u2019est pas facile! » Ce projet est devenu comme une fenêtre où les citoyens intéressés pouvaient y voir la manière de s\u2019y prendre pour revitaliser le bord du lac, quelles plantes y privilégier, quels aménagements y effectuer, etc.«C\u2019est le scoutisme qui m\u2019a amené à l\u2019environnement, raconte le Sherbrookois de nais- La tête en ébullition pour la cause Étienne Breton, jeune enseignant tourné vers l\u2019environnement LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Étienne Breton est un mordu de plein air et d\u2019environnement.Enseignant à la Polyvalente Montignac, il essaie d\u2019influencer la société dans laquelle il vit pour améliorer des choses, faire changer certaines pratiques pour les rendre plus responsables écologiquement.sance.J\u2019en ai fait de 8 à 24 ans.Ce fut mes premières expériences de plein air, ça m\u2019est resté, de même que mon côté aventurier.Ça a surtout été marquant pour moi quant à l\u2019enseignement, par l\u2019animation impliquée, et aussi pour le volet communautaire.» Il ne peut renier non plus ses expériences en camp de vacances, au Camp Claret au lac El- gin, où il a été moniteur et chef de camp pendant six ans, et où il a rencontré celle qui est devenue sa conjointe, Geneviève Foley, une Méganticoise pure laine.Son expérience en développement international a également été déterminante.En effet, après des études à l\u2019Université Laval en éthique et formation de la personne, il a suivi un programme d\u2019initiation à la coopération, au Mali, en Afrique, où il a vécu un choc culturel très grand.Revenu pour des études en coopération internationale au Cégep de Rivière-du-Loup, il est reparti quatre mois avec un mandat de professeur en animation sur les droits humains au Burkina Faso.Il a ensuite oeuvré comme SUITE à la page suivante M10 / Lac-Mégantic et sa région M 10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 LAC-MÉGANTIC \u2014 Étienne Breton dégage un bilan très positif de la première Semaine de l\u2019environnement de Lac-Mégantic.«Avec tout le dynamisme qu\u2019on a pu ressentir autour de l\u2019événement, nous pouvons assurer qu\u2019une graine a été semée pour l\u2019environnement, quant à la mobilisation du public, un objectif qui a été atteint.» « Ce qui est encourageant, c\u2019est que les visages changeaient d\u2019un soir à l\u2019autre.» «Et puis l\u2019environnement, ce n\u2019est pas exactement un loisir.On demande à chacun de faire un effort pour améliorer les choses.On travaille sur les mentalités, à long terme, alors on ne pouvait espérer accueillir 150 personnes, à chaque conférence, et 500 ou 600 visiteurs pour les kiosques!» Dans les faits, entre 30 et 80 personnes ont assisté aux conférences présentées chaque soir de la semaine et 175 personnes se sont arrêtés aux différents stands d\u2019exposition le samedi.«Ce qui est encourageant, c\u2019est que les visages changeaient d\u2019un soir à l\u2019autre», ajoute Étienne Breton.Le jeune a monté seul toute la programmation de ce premier événement officiel à saveur écologique, avec un budget relativement minime fourni par un petit nombre de commanditaires et de partenaires.Ce dont il peut être très fier, puisque cet exploit budgétaire relève davantage de la simplicité volontaire, une philosophie qui devrait primer plus souvent dans la société de sur-consommation qui caractérise les années 2000.«Je suis convaincu que les participants vont en parler autour d\u2019eux.L\u2019événement va rayonner et va amener un changement des petits gestes en faveur de l\u2019environnement.L\u2019important, c\u2019est d\u2019y aller peu à peu, au rythme de chacun.Les commentaires ont été extrêmement positifs.J\u2019ai déjà des idées pour la prochaine édition, qui pourrait se tenir dès l\u2019an prochain ou bien dans deux ans.Je suis encore en réflexion sur l\u2019avenir de l\u2019événement», a-t- il avoué.\u2014 Ronald Martel Bilan très positif pour la première Semaine de l\u2019environnement PHOTO FOURNIE PAR ÉTIENNE BRETON Les 32 kiosques sur des questions environnementales n\u2019ont vu défiler que 175 personnes, le samedi de la Semaine de l\u2019Environnement, au Pavillon de l\u2019OTJ.Mais compte tenu que l\u2019environnement n\u2019est pas nécessairement un loisir, ce résultat est encourageant et les responsables d\u2019organismes, qui ont tissé des liens entre eux, sont prêts à réitérer l\u2019expérience lors de la prochaine Semaine de l\u2019Environnement, l\u2019an prochain ou dans deux ans.SUITE de la page M10 La tête en ébullition animateur à la vie spirituelle et à l\u2019engagement communautaire dans trois écoles primaires, au Québec, avant d\u2019enseigner l\u2019éducation au développement à des gens qui partaient à l\u2019étranger, au Cégep de Rivière-du-Loup.Des expériences multiples qui l\u2019ont rendu polyvalent et sensibilisé assez pour tenir à sensibiliser les autres.«La Semaine de l\u2019Environnement me tient beaucoup à coeur, comme événement qui pourrait revenir d\u2019une année à l\u2019autre.Et aussi je fais la promotion du volet plein air, dans la région.Nous avons de très belles richesses à ce point de vue et j\u2019essaie d\u2019initier les jeunes.Le plein air est un moyen d\u2019éducation, un outil puissant de sensibilisation, j\u2019y crois beaucoup», confie-t-il.Il ajoute qu\u2019il aimerait, plus tard, se lancer en politique municipale.«C\u2019est pour le pouvoir de changement que j\u2019irais, mais encore là, il faut prendre le temps.Ce serait un moyen de soigner notre qualité de vie», conclut-il.POUR TOUT SAVOIR Chaque jour, lisez La Tribune Lac-Mégantic et sa région / M11 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M11 ?RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca NANTES \u2014 «Qui prend mari prend pays.» Voilà un dicton bien connu qui correspond assez bien à l\u2019histoire de la mairesse de Nantes, Ginette Dupuis, qui a quitté depuis longtemps sa ville natale de Québec pour suivre son mari, Jean-François Dupuis, à Lebel- sur-Quévillons, entre autres, dans le Nouveau Québec, puis dans l\u2019Outaouais, pour arriver finalement à Nantes, près de Lac-Mégantic! Agent de conservation de la Faune, son mari est appelé à voyager ainsi pour son travail.La mairesse semble bien heureuse d\u2019avoir abouti à Nantes où elle s\u2019est découverte une passion pour le secteur municipal.«J\u2019avais travaillé dans le domaine municipal dans le passé et j\u2019avais trouvé ça intéressant.Je m\u2019étais dit que peut-être, un jour, j\u2019y reviendrais.Ça s\u2019est réalisé maintenant que les enfants sont plus grands.Mais ça ne doit pas être évident avec de jeunes enfants!», lance en riant de bon coeur la mère de deux enfants de 25 et 30 ans.«C\u2019est ici qu\u2019on est resté le plus longtemps et on s\u2019y plaît beaucoup!, assure-t-elle avec une sincérité évidente.Et puis on se rapprochait tous les deux de nos familles.» La mairie de Nantes n\u2019est sans doute pas la tâche la plus lourde de la MRC du Granit, mais elle accapare Ginette Dupuis passablement, elle qui travaille aussi à plein temps pour Services Canada, jadis Emploi et Immigration Canada.«Il y a quand même plusieurs dossiers qui doivent être pris en considération.À commencer par le Programme de transfert de la taxe fédérale sur l\u2019essence, pour lequel nous voulons nous doter d\u2019un plan d\u2019intervention, selon les priorités du ministère.», indique Mme Dupuis.«Nous pensons aussi à un programme de revitalisation, pour inciter des gens à venir s\u2019établir à Nantes, que ce soit pour le pôle du village ou celui de La- val-Nord.Dans ce dernier, par ailleurs, nous sommes en négociation avec la Ville de Lac-Mé- gantic pour l\u2019eau potable.Depuis les gros travaux pour ajouter des puits artésiens, la Ville doit hausser ses tarifs.Et puis, il y a le dossier de la vitesse élevée sur la rue Laval Nord, dont on veut faire baisser la limite à 50 km/heure.» Comme on peut le voir, les sujets de discussion ne manquent pas à Nantes, par les temps qui courent.«Il y a aussi les dossiers régionaux, dont le schéma de couverture de risques, au niveau de la MRC.Ce sont de grosses décisions à prendre à la fin d\u2019un long processus.Les critères et les normes à rencontrer sont pas mal difficiles.Nous ne sommes que 1492 citoyens pour assumer la facture.Notre service d\u2019incendie avec des pompiers volontaires fait de la bonne ouvrage, ils ont accepté de s\u2019astreindre à beaucoup de formation, ayant à coeur la protection des citoyens, avec un chef de pompier dévoué qui a la vocation», croit Mme Dupuis.«On essaie d\u2019améliorer nos équipements pour leur faciliter la tâche, mais notre budget n\u2019est pas très élevé.» Elle a un bon mot également pour le personnel municipal, à commencer par la directrice générale, Lucie Lortich, et Jocelyne Rhéaume, son «adjointe», de même que ceux de la voirie municipale, qui font tous du bon travail, malgré la température printanière, plutôt hivernale, qui n\u2019a rien eu d\u2019idéale pour ces derniers.La mairesse travaille aussi sur une représentation de sa municipalité lors d\u2019une activité spéciale à Nantes, en France, les 8 et 9 septembre prochain, dans le cadre de la Coupe du monde de rugby, où participera une équipe du Canada.Une passionnée de la chose municipale Mairesse de Nantes, Ginette Dupuis a vite appris le sens de « qui prend mari prend pays » LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Ginette Dupuis, la mairesse de Nantes, l\u2019admet volontiers : «J\u2019apprécie beaucoup la très belle qualité de vie que nous avons à Nantes!».DES DOSSIERS régionaux et nationaux à ne pas manquer chaque jour dans La Tribune M12 / Lac-Mégantic et sa région M 12 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 ?RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Ne vous étonnez pas si vous voyez un jeune homme de race noire, l\u2019air heureux et toujours souriant, déambuler dans la rue Frontenac, au centre-ville de Lac-Mégantic, près du Caba- ret-Lounge Le Zénith.C\u2019est sûrement Klaus-Kinsky Sifra, un Haïtien dans la ville! L\u2019homme est promoteur de spectacles dans le Bar Le Zénith qu\u2019il loue depuis quelques années déjà, lui qui est arrivé dans sa ville d\u2019adoption en 2003, par amour.C\u2019est grâce à son amie de coeur, en effet, s\u2019il se retrouve à Lac-Mégantic.Martine Carrier, originaire de Woburn, mais résidante de Lac-Mégantic, l\u2019a amené à y déménager.«Je savais que je viendrais demeurer à Lac-Mégantic, un jour, car j\u2019en avais entendu parler, mais je ne savais pas comment, ni pourquoi, ni quand», avoue Klaus-Kinsky, qui est né en Haïti en 1975.«Nous nous sommes connus en «chattant» sur Internet.Puis nous nous sommes rencontrés à Sherbrooke, un soir que nous devions aller voir un spectacle au Centre culturel de l\u2019Université.Je me suis perdu, je n\u2019ai jamais vu le spectacle finalement, mais nous nous sommes promenés dans les rues de Sherbrooke, que je ne connaissais pas.Puis l\u2019auto de Martine est tombée en panne.J\u2019ai dû venir la reconduire à Lac-Mégantic.Je ne m\u2019en suis pas plains!» Il est arrivé au Québec avec ses parents en 1983, à Ville Saint-Laurent, dans un quartier cosmopolite.«Nous y sommes venus parce que mon père voulait nous assurer un meilleur avenir, plus sécuritaire, à moi et mes deux soeurs.Nous sommes déménagés à Laval au début 1990, parce que les choses bougeaient trop à Ville Saint-Laurent.Mes parents voulaient nous éloigner des mauvaises influences et parfaire nos éducations.C\u2019était l\u2019époque du début des gangs de rues», confie le jeune homme qui doit son prénom à l\u2019acteur polonais Klaus Kinski.«Je ne voulais pas déménager, dans le temps, parce que je laissais mes amis, mais avec le recul, je crois que ce fut un bon choix.» Durant sa formation, il a délaissé le cégep pour un cours de Gestion dans l\u2019industrie du disque et du spectacle, un cours d\u2019un an et demi qui coûtait 10 000$ à l\u2019époque.«Mes parents n\u2019étaient pas d\u2019accord que je laisse le cégep, alors j\u2019ai dû payer moi-même ces études», admet-il.Après ses études, il s\u2019est occupé, comme gérant d\u2019artiste, de la carrière internationale de Don Karnage, en 1997, surtout en Afrique, en Haïti et aux Antilles, du groupe LMDS, comme assistant- gérant, qui a produit un CD chez Guy Cloutier, et de la carrière solo de Corneille, en collaborant avec Judy Richards et son gérant de l\u2019époque.«Je me suis occupé aussi de la carrière de ma copine de ce temps-là, Annie Major-Matte, une comédienne et chanteuse, lui dénichant son premier contrat de disque avec Guy Cloutier», mentionne Klaus-Kinsky.«J\u2019ai essayé de trouver du travail à Lac-Mégantic.mais c\u2019est difficile.J\u2019ai décidé de produire moi-même des spectacles, de faire ma place.Les petites salles, c\u2019est plus difficile de rentabiliser.Mais comme je connais bien les artistes ou leurs gérants, ils me renvoient l\u2019ascenseur, ils acceptent des cachets plus bas que d\u2019habitude.» En plus d\u2019être en amour, il est aussi amoureux de Lac-Mégan- tic, un vrai paradis selon lui, son deuxième, car il s\u2019y connaît, Haïti étant un véritable paradis terrestre, naturel et sublime, même si les gens y vivent pauvrement.Klaus-Kinsky Sifra, Méganticois par amour ! LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Klaus-Kinsky Sifra est un Haïtien en amour et amoureux de sa ville d\u2019adoption, Lac-Mégantic, un véritable paradis pour lui.D\u2019Haïti à promoteur de spectacles au centre-ville de Lac-Mégantic Lac-Mégantic et sa région / M13 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M13 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Le centre-ville de Lac-Mégantic vit une autre effervescence.Après la construction du complexe commercial Le Frontenac, au 5200 de la rue du même nom, voici que s\u2019active toute une armée d\u2019ouvriers au mégachantier du Marché Métro, quelques édifices plus loin, un investissement de 4 millions $.Pour les propriétaires, les Va- liquette, ce n\u2019est pas le premier agrandissement de leur supermarché, eux qui ont vécu plusieurs chambardements de leur magasin depuis leur venue dans la région, en 1984.D\u2019abord installé au 5397, rue Frontenac, dans l\u2019ancien marché IGA de Bertrand Boulanger, un local de 5000 pieds carrés seulement, le Marché Métro comptait, à cette époque, Jacques Alain comme actionnaire avec André Valiquette.En 1990, se trouvant de plus en plus à l\u2019étroit, les deux comparses décident de s\u2019installer de l\u2019autre côté de la rue Frontenac, au 5420, l\u2019emplacement actuel offrant beaucoup plus de potentiel.Plus tard, en 1997, c\u2019est par l\u2019achat du restaurant B.B.Curb qu\u2019ils agrandissent à nouveau leur supermarché à 15 000 pieds carrés.Puis en 2001, André Valiquette rachète les parts de Jacques Alain.Son entreprise compte alors 60 employés.Aujourd\u2019hui, le mégachan- tier va apporter plusieurs changements au Marché Métro, des améliorations que la clientèle va pouvoir apprécier.«Juste pour vous donner une idée, ils sont neuf bouchers actuellement à travailler dans un espace prévu pour cinq personnes», révèle M.Valiquette.«De 12 000 pieds carrés d\u2019espace vendant, le magasin va passer à 18 500 pieds carrés.C\u2019est plus que 50 pour cent de plus, ça vaut la peine, c\u2019est un chantier majeur.Et on aura 5000 pieds carrés d\u2019entrepôt.Nous aurons 110 employés, une fois les travaux terminés», confie-t-il.«Notre principal objectif, c\u2019est de nous spécialiser dans l\u2019alimentation à Lac-Mégantic, même si on est loin des grands centres.Ainsi, nous aurons plus d\u2019espaces pour les produits biologiques, les produits avec «oméga 3», ceux sans gluten, pour suivre les nouvelles tendances santé.» La plupart des départements du supermarché vont doubler leur espace utile.«Ça sera le cas pour les fruits et légumes, afin d\u2019en offrir en grandes quantités.Nous ajouterons un présentoir complet de fruits coupés, l\u2019avenir est là.Nous avons un avantage: avec le groupe Métro, la livraison s\u2019effectue chez nous tous les jours, dès 5 h le matin.C\u2019est un gros plus!», s\u2019exclame André Vali- quette.« Nous voulons être à l\u2019écoute du consommateur.Et aussi encourager encore plus les produits locaux.» «La charcuterie va doubler aussi, de même que l\u2019espace pour les fromages fins.La circulation va être plus facile avec les paniers, puisqu\u2019on enlève une allée.Elles vont toutes passer à huit pieds de largeur, au lieu de six, et vont avoir 105 pieds de longueur au lieu de 75.La gamme des produits va beaucoup augmenter, car les gens aiment bien manger à Lac-Mégantic!» «Par exemple, nous allons avoir tout un présentoir réfrigéré de poissons sur glace, une belle nouveauté.Tout ce que veut le client, nous allons l\u2019avoir.Un autre exemple, la confiture pour les diabétiques.Nous voulons être à l\u2019écoute du consommateur.Et aussi encourager encore plus les produits locaux.» «C\u2019est du sport à planifier, tout ça.Mais une chance que j\u2019ai une excellente équipe, avec à leur tête la directrice Nancy Gagnon et mon fils Philippe, leur futur patron, de même que mon épouse Louise qui travaille toujours avec moi.Philippe a pris du poil de la bête, il en mange, c\u2019est le cas de le dire! Mais l\u2019investissement, c\u2019est surtout pour lui que nous l\u2019avons fait», con- clut-il.Un autre mégachantier pour les Valiquette Même loin des grands centres, on veut se spécialiser dans l\u2019alimentation LA TRIBUNE, RONALD MARTEL André Valiquette et son fils Philippe, devant le méga-chantier de leur Marché Métro, au centre-ville de Lac- Mégantic.Philippe va prendre la relève de son père, petit à petit, dans un futur rapproché.«C\u2019est pour lui cet investissement-là de 4 millions $ !» M14 / Lac-Mégantic et sa région M 14 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Richard Lavallée a appris très jeune à aider son père Guy, au commerce familial, la boucherie Chez Guy.Il faut dire que son père avait lui-même appris de son propre père, Raoul Lavallée, le grand- père de Richard, qui avait une cordonnerie-sellerie.C\u2019est donc de père en fils qu\u2019on apprend comment se comporter au service du public, depuis l\u2019époque où les voitures étaient mues par les chevaux, dans ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui l\u2019ancien temps.Autant Richard que Guy peuvent dire qu\u2019ils sont allés à la bonne école, celle de leur père, une école assez exigeante, où on faisait tout ce qu\u2019il fallait pour satisfaire la clientèle.«Mon père travaillait à l\u2019épicerie de Notre-Dame-de-Fatima, en 1968, comme boucher de métier, lorsqu\u2019il a été atteint de tuberculose.Il est allé en sanatorium.À son retour, ses frères lui ont dit qu\u2019il serait préférable qu\u2019il parte son propre commerce.Il y avait un ancien entrepôt de liqueurs, voisin de notre maison, sur la rue Papineau.Il l\u2019a acheté et y a établi sa boucherie», raconte Richard à propos de son passé.«J\u2019avais 10 ans quand, après l\u2019école, je venais aider mon père dans son commerce.C\u2019est sûr que le public, c\u2019est exigeant.Il fallait dire bonjour, faire toujours de beaux sourires.Toute la famille y est passée.J\u2019avais quatre frères et quatre soeurs.C\u2019est moi qui est resté accroché là!» Richard a eu deux fils, avec son épouse, Louise Tanguay, Marc-Antoine, qui a 23 ans et demi, et Jean-Dominic, qui en a 20 et demi.Le premier a fait des études à l\u2019Institut de Tourisme et d\u2019Hôtellerie du Québec, à Montréal, avant de travailler deux ans pour les restaurants Saint-Hubert et de décider de compléter ses études aux Hau- tes-Études commerciales, en gestion.Jean-Dominic, pour sa part, étudie à l\u2019université pour devenir professeur d\u2019éducation physique.«Je suis heureux qu\u2019ils fassent autre chose que ce que j\u2019ai fait, c\u2019est trop dur le commerce.J\u2019avais 17 ans, en 1977, quand j\u2019ai commencé à plein temps avec mon père.C\u2019était pour un an seulement, car je ne savais pas quoi faire pour le futur.Après un an, je me suis aperçu que c\u2019est ça que je ferais de ma vie», confie Richard Lavallée.En 1980, le centre commercial s\u2019étant construit et drainant de plus en plus de monde, lui et ses frères ont fait pression sur son père pour qu\u2019il déménage son commerce sur la grand-rue, parce que les gens devaient faire un détour par la rue Papineau pour aller les voir.«Il fallait qu\u2019on soit davantage dans le trafic.Mes frères et moi, nous nous sommes associés, en 1983, avec mon père pour acheter l\u2019entrepôt d\u2019une ancienne laiterie, Régal qui est devenue Natrel, sur la rue Laval.En 1984, mon père et moi, nous avons rachetés mes frères et, en 1989, j\u2019ai moi- même acheté toutes les actions de mon père, qui a continué à travailler avec moi deux ou trois ans», continue Richard.Aujourd\u2019hui, Guy Lavallée vient encore chaque semaine, à 76 ans, faire la saucisse fraîche qui a assuré sa renommée.«L\u2019an dernier, nous avons effectué un gros changement.Il fallait qu\u2019on fasse quelque chose.La boucherie Chez Guy est devenue le Marché LaVallée.Ce n\u2019est pas une mini-épicerie, mais nous avons ajouté les fruits et légumes.Nous offrons que des produits périssables», mentionne Richard.«Auparavant, j\u2019avais fait le tour du Québec pratiquement pour aller voir d\u2019autres commerces.J\u2019ai posé des questions, comment ils s\u2019y sont pris, quels ratios viande/légumes ils ont appliqués, et ensuite j\u2019ai comparé avec Lac-Mégantic ce qui pourrait être fait.Ça a finalement donné de bons résultats!», conclut Richard, qui s\u2019est adjoint de l\u2019aide en Stéphane Blais, un nouvel associé, parce qu\u2019il trouvait de plus en plus difficile de dénicher du personnel qualifié pour travailler comme boucher.Dans les pas de son père Guy De la boucherie Chez Guy au Marché LaVallée, Richard Lavallée est au service du public LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Richard Lavallée, dans son nouveau commerce qui porte le nom de Marché LaVallée, après avoir longtemps porté le nom de son père, la boucherie Chez Guy.Une amélioration qu\u2019il est loin de regretter, lui qui est dévoué au service de son public.Lac-Mégantic et sa région / M15 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M15 ?Les notaires André et Andréanne Veilleux, père et fille, travaillent encore ensemble aujourd\u2019hui, mais pas pour longtemps, puisque la fille prend la relève de son père et marquera une quatrième génération au service de la population de la région.LA TRIBUNE, RONALD MARTEL RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Quelques familles seulement en Estrie peuvent dire qu\u2019elles ont donné quatre générations de notaires au service de leurs communautés.Au Québec, elles s\u2019avèrent de moins en moins nombreuses, parce que la quatrième génération demeure souvent la plus difficile à réaliser.À Lac-Mégantic, Andréanne Veilleux vient de terminer le rachat du greffe de son père André, constituant cette quatrième génération de notaires au service de la communauté méganticoise et de sa région.Leur belle histoire a commencé en 1911 avec l\u2019arrière-grand-père d\u2019Andréanne, Louis-Maurice Veilleux, originaire de Trois-Rivières, qui a enregistré son premier contrat à Nicolet.«Mais mon grand-père cherchait un endroit où s\u2019installer pour pratiquer sa profession, où ça allait se développer.Il a choisi Saint-Ludger parce qu\u2019il y avait de l\u2019électricité dans ce vil- lage-là et qu\u2019il n\u2019y en avait pas à Saint-Georges, avec la même population.En effet, il y avait un dynamo à Saint-Ludger», raconte André Veilleux en présence de sa fille.«Mon grand-père avait passablement d\u2019ouvrage, à cette épo- que-là, avec un homme d\u2019affaires prospère, John Breaky, qui a donné son nom à Breakyville, près de Québec.M.Breaky avait un gros moulin à bois et avait obtenu les contrats de coupe de bois dans la région, tout le long de la rivière Chaudière.» Louis-Maurice Veilleux a également été secrétaire-tréso- rier du village de Saint-Ludger, à l\u2019époque où Gayhurst Canton se serait séparé à cause des trous dans ses rangs en gravier, dont la municipalité, préoccupée davantage du village, ne s\u2019occupait pas assez au goût des résidants.Louis-Maurice a vu son fils Paul s\u2019intéresser à la profession de notaire.Il avait également Une quatrième génération de notaires Les Veilleux toujours au service de la communauté méganticoise six filles qui se sont établies à Montréal, où il est parti à sa retraite.Paul Veilleux a, pour sa part, acheté la bâtisse actuellement occupée par l\u2019étude d\u2019André et Andréanne, au 5175, de la rue Frontenac, alors propriété des soeurs Huard.«Mon père a démoli quelques murs pour faire des bureaux et a construit une voûte, comme dans une banque, pour conserver les documents.J\u2019en ai construit une deuxième, juste en dessous.C\u2019était facile avec les fondations en ciment épais que nécessitait la voûte du dessus», décrit-il, amusé.L\u2019édifice est vieux de près de 160 ans, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un des premiers construits dans le village de Mégantic vers 1840 ou 1850, bien avant l\u2019apparition de Lac Mégantic en 1907, de l\u2019unification des deux villages Mégan- tic et Agnès.Le premier titre de propriété de la bâtisse fut possession du maire McAuley, l\u2019usurier de la légende de Donald Morrison qui lui a arraché la terre familiale.S\u2019y était installé le premier notaire de Mégantic, J.N.Thibo- deau et plus tard, DeLourdes Lippé, également notaire.Paul Veilleux, marié à Ger- SUITE en page suivante M16 / Lac-Mégantic et sa région M 16 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 ?SUITE de la page M16 Une quatrième génération maine Gagné, elle-même la fille d\u2019un juge, aura quatre enfants, dont André est l\u2019aîné.«On peut dire que nous sommes tombés tous les deux dans la marmite du Droit, à deux époques différentes», lance André en montrant sa fille Andréanne.«Nous avons tous les deux beaucoup entendu parler de notariat, durant notre jeunesse, de contrats et d\u2019histoires intéressantes!» Andréanne ne savait pas trop quoi faire, lorsqu\u2019elle étudiait au cégep.«Je me suis dit à un moment donné, pourquoi pas le Droit ?Mais je voulais plutôt devenir avocate, puisque la formation de trois ans, au début, est commune aux deux professions.Il y a beaucoup moins de notaires, car c\u2019est un métier bien différent.Depuis que j\u2019étais toute petite, je travaillais avec mon père durant les étés.Je faisais des photocopies.», évoque-t-elle en riant.Andréanne a suivi le parcours de son grand-père Paul, qui avait complété ses études à l\u2019Université Laval, à Québec, alors qu\u2019André lui, est allé à l\u2019Université de Sherbrooke.Comme son père Paul, qui a été échevin de Lac-Mégantic et représentant du district de Saint-François à la Chambre des notaires pendant plusieurs années, André s\u2019implique beaucoup socialement.En effet, il a été secrétaire et actionnaire des Industries Manufacturières Mégantic, puis 10 ans sur le c.a.du Centre de santé et de services sociaux du Granit et de La Maison Paternelle, avant d\u2019y être nommé dernièrement Commissaire aux plaintes, en plus de siéger comme secrétaire de la compagnie publique Bestar inc.«Nous avons une belle clientèle.Plusieurs personnes ont consulté les quatre générations de notaires Veilleux, pour leur contrat de mariage, par exemple, et ils reviennent pour une succession.C\u2019est une profession qui inspire la confiance et les gens ont une reconnaissance quand nous leur aidons dans des questions plus épineuses, comme après un décès.C\u2019est une belle profession où on se sent utile», confie An- dréanne, sûrement aussi passionnée que ses prédécesseurs familiaux, à voir la flamme qui brille incandescente dans ses yeux quand elle en parle.Si André a eu deux enfants, outre Andréanne l\u2019aînée, Jean- Philippe, 27 ans, qui travaille en géomatique en tant que spécialiste en Amérique du Nord de la cartographie au laser Lidar, Andréanne, à 30 ans, a elle aussi deux enfants, Maeva, deux ans et demi, et Sophianne, 13 mois.Après trois générations de père en fils, est-ce que la cinquième génération de notaires se verra de mère en fille ?Seul l\u2019avenir le dira.Honneur aux nouveaux-nés de 2006 LA TRIBUNE, RONALD MARTEL La belle fête « Honneur aux bébés méganticois de 2006 » avait lieu dimanche, au Pavillon du parc de l\u2019OTJ.La mairesse Colette Roy-Laroche a affirmé tout l\u2019attachement de son conseil municipal pour la famille, en accueillant les 37 nouveaux-nés de 2006, 20 filles et 17 garçons.De très beaux cadeaux ont été remis aux familles par la Ville de Lac-Mégantic et par la Caisse populaire Desjardins de la Région-Ouest-de-Mégantic.De face, on reconnaît, à gauche, Caroline Rosa et son fils Julien Dostie ainsi que, à droite, Marie-Josée Godbout et sa fille Julianne Boulanger.Lac-Mégantic et sa région / M17 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M17 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Marie-Julie Mc- Neil est une fonceuse originaire de la Gaspésie.Avec elle, il faut que ça bouge! Elle est dans son élément comme directrice générale de la Ressourcerie du Granit et à la tête du magasin de recyclage, Le Chiffonnier, un environnement où ça change régulièrement, où ça évolue beaucoup.sous l\u2019impulsion de Marie-Julie! «Je suis foncièrement passionnée, même quand je ne le veux pas! Ma routine, c\u2019est d\u2019être déstabilisée, en changement tout le temps.J\u2019en retire du plaisir», se plaît-elle à dire en entrevue.Elle s\u2019apprête à laisser temporairement son poste pour aller chercher sa deuxième enfant en Chine, à l\u2019adoption internationale.«Mia Kim va avoir cinq ans le 1er juin.Elle est extraordinaire.Elle est en santé, physiquement et moralement.Nous en avons une autre qui nous attend là- bas.Nous sommes chanceux, sur la fin des délais qui sont très longs!», confie-t-elle.L\u2019organisme qu\u2019elle dirige emploie 15 personnes, à temps plein et à temps partiel.«La Ressourcerie, c\u2019est un concept extraordinaire, intégré il y a trois ans.On y crée une richesse avec les déchets du monde.On récupère ce que les gens ne veulent plus, on donne une seconde vie à ces objets qui conviennent par la suite à toutes les classes sociales», décrit-elle.«Nous souhaitons que les gens prennent le temps de réfléchir à leurs besoins, qu\u2019ils aient une consommation responsable.Car notre réussite, elle appartient à l\u2019ensemble de la population, collectivement.Nous on y croit, tout s\u2019imbrique pour que ça fonctionne, nous avons le momentum.» L\u2019organisme est devenu mandataire de la MRC du Granit dans la gestion des halocarbu- res, les gaz présents dans les appareils ménagers comme les réfrigérateurs, les congélateurs et appareils de climatisation.«Nous avons recyclé 175 électroménagers jusqu\u2019à maintenant.Nous sommes passés d\u2019organisme demandeur, à la MRC, à partenaire, mandataire, avec des formules gagnant-gagnant, nous avons fait nos preuves.L\u2019augmentation du tonnage fait augmenter notre notoriété, cela devient intéressant.Les gens répondent bien.Entre autres, nous allons installer trois nouvelles huches à vêtements, des cloches à Frontenac, Stratford et à Notre- Dame-des-Bois, grâce au Fonds Shell pour l\u2019environnement qui nous les a financées», révèle Ma- rie-Julie avec fierté.«Nous avons pris aussi une entente avec le Club Richelieu, qui organise chaque année son encan-monstre.Nous leur donnons ce que nous ne gardons pas, pour leur aider à aider la jeunesse.C\u2019est aussi une formule gagnant-gagnant dont nous sommes très heureux.» La Ressourcerie a adopté un objectif d\u2019implication dans le milieu qui est tout à son honneur.Ainsi, le camion de l\u2019organisme peut servir sporadiquement à des événements comme la Semaine de l\u2019Environnement, dernièrement, ou lors de la Friperie de la Maison de la Famille, des causes également écologiques.Née à Matane, d\u2019une famille de trois enfants, Marie-Julie McNeil avait un frère plus âgé et un autre plus jeune.«J\u2019étais au milieu et j\u2019avais souvent à jouer le rôle de conciliatrice entre mes deux frères, comme un tampon», se rappel- le-t-elle.«C\u2019est encore un peu la même chose dans mon couple avec Nicolas Roy.Je lui ai dit que je le suivrais partout où il irait, mais il faut qu\u2019il aille vite, je ne piétine pas.C\u2019était toute une opportunité pour lui de venir ici comme commissaire industriel.Mon travail à moi, que j\u2019avais là-bas, s\u2019est poursuivi ici pendant neuf mois.Je travaillais pour l\u2019Association des services de garde de l\u2019Est du Québec, du télé-travail en fin de compte!» Mme McNeil fut de la première cohorte de Place aux Jeunes, comme coordonnatrice, à Ma- tane, et puis présidente du Club Optimiste local à 26 ans.Créer une richesse avec les déchets du monde LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Marie-Julie McNeil se sent grandement utile à la tête de la Ressourcerie du Granit et du magasin Le Chiffonnier.M18 / Lac-Mégantic et sa région M 18 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Quand ils ont pris connaissance du projet que leurs enseignantes Marie-Chris- tine Côté et Renelle Roy leur proposaient, les élèves de 3e et 4e années de l\u2019école Notre-Dame-de- Fatima, de Lac-Mégantic, étaient tellement heureux et emballés, que le titre du projet pourrait s\u2019appliquer à eux: «Comme des poissons dans l\u2019eau.» Quelle belle manière que d\u2019apprendre en ayant à réaliser un projet comme celui-là, où les enfants eux-mêmes doivent effectuer plusieurs choses captivantes.Après tout, ne se trouvent-ils pas dans une école verte Brundtland, un statut qui commande une prise de conscience spéciale à propos de l\u2019environnement et de la société où ils vivent ?En effet, le projet scolaire comprend une activité d\u2019ensemencement de poissons dans le lac Mégantic, des recherches spéciales, en équipes de deux, sur les poissons, avec reliure des résultats pour en faire un livre, une recherche aussi sur des sujets comme la drave (un moyen qui a été utilisé, il y a longtemps, sur ce plan d\u2019eau pour transporter des billots du secteur de Woburn, ou Piopolis, jusqu\u2019au moulin des Stearns, à Lac-Mégantic), les algues bleues, les marais, etc.D\u2019ailleurs, les enfants ont appris, par ces recherches, que le marais situé à la tête du lac Mé- gantic, dans les limites de Wo- burn, s\u2019avère le plus gros marais du sud du Bas-Saint-Laurent, et qu\u2019il joue le rôle de poumon du lac, avec ses plantes particulières qui produisent de l\u2019oxygène.Une visite à l\u2019hôtel de ville de Lac-Mégantic, menée par le conseiller Daniel Gendron, responsable du dossier municipal de l\u2019environnement, a également fait partie des activités du projet, où les élèves ont obtenu une permission d\u2019ensemencer le lac et ont pu démystifier les rôles de la mairesse, du greffier, du citoyen, etc.Ils ont également rencontré Jean Roy, président de l\u2019Association pour la protection du lac Mégantic (APLM) qui leur a parlé des billots qui croupissent dans le fond du lac, à la suite des activités de drave, de l\u2019importance des marais, de l\u2019âge des lacs, Ce projet-là va bien au-delà des maths et du français, par le mode de vie utile qu\u2019on inculque aux jeunes.la végétalisation des rives, de ce qu\u2019il faut faire pour préserver le lac Mégantic en assez bonne santé, mais qui nécessite une attention particulière, surtout en rapport avec les pesticides et les engrais utilisés pour fertiliser les pelouses, etc.Une autre rencontre, cette fois avec le président du Club de Chasse et Pêche de Lac-Mégantic, Yves Laroche, a rendu accessible aux jeunes, par un diaporama, toute une série de renseignements sur les poissons, les espèces qui peuplent le lac Mégantic, le nombre d\u2019années qu\u2019elles vivent, etc.M.Laroche s\u2019est montré très collaborateur en rapport avec l\u2019activité d\u2019ensemencement, le 24 mai dernier, à l\u2019OTJ de Lac- Mégantic, en fournissant 150 truitelles (bébés) de truites brunes.Deux jours auparavant, quatre élèves avaient visité un incubateur de poissons, dans une pisciculture de la région, afin de pouvoir en parler aux autres élèves.Le projet «Comme des poissons dans l\u2019eau?» a été primé localement au Gala reconnaissance du concours québécois en entrepreneuriat et a fait bonne figure au niveau régional.Les enseignantes se disent très satisfaites de l\u2019impact du projet.«Il représentait un beau défi, avec peu de moyens, de concerter et de mettre en commun des ressources, à la Ville, l\u2019APLM, l\u2019Association de chasse et pêche?Ce projet-là va bien au-delà des maths et du français, par le mode de vie utile qu\u2019on inculque aux jeunes.C\u2019est du temps investi directement dans leur personnalité, dans la construction de leur identité et de leur estime de soi.De voir l\u2019étincelle dans leurs yeux, on récolte vraiment plus que ce qu\u2019on a d\u2019habitude», avoue Renelle Roy, elle-même une maman de deux enfants qui en attend un troisième et qui réside à Saint-Ludger.«C\u2019est du temps repris sur l\u2019indiscipline.Cela crée même des liens d\u2019entraide et de solidarité entre les enfants.Par le partage, il naît un sentiment d\u2019appartenance.Ils deviennent conscients de l\u2019importance de toutes les tâches.Et quelle satisfaction ils ressentent par la concrétisation de chaque étape du projet! Pour nous, c\u2019est vraiment valorisant», ajoute Marie- Christine Côté, native de Milan, mais résidante maintenant de Lac-Mégantic.Le projet « Comme des poissons dans l\u2019eau.» a fait mouche à l\u2019école Notre-Dame-de-Fatima LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Le groupe des élèves de 3e et 4e années de l\u2019école Notre-Dame-de-Fatima, une école verte Brundtland, a été très emballé par le projet captivant «Comme un poisson dans l\u2019eau», développé par les enseignantes Marie-Christine Côté et Renelle Roy, aux extrémités.Les élèves avaient plusieurs questions sur le phénomène des algues bleues, dans le lac Mégantic, au terme de la saison estivale 2006.Lac-Mégantic et sa région / M19 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M19 STÉPHANE CHAMPAGNE COLLABORATION SPÉCIALE LAMBTON \u2014 Il est l\u2019un des parcs nationaux les moins connus du Québec.Et pourtant, le parc national de Frontenac célèbre cette année son 20e anniversaire.Des noces de porcelaine qui, espère la direction du parc, éveilleront enfin la curiosité des vacanciers et des adeptes de plein air qui ont jusqu\u2019ici boudé leur plaisir.«Nous ne sommes pas situés sur une voie de circulation naturelle.La route 112 entre Sherbrooke et Québec n\u2019est vraiment pas la plus fréquentée.Et contrairement à plusieurs autres parcs du réseau, notre historique n\u2019est pas aussi riche que Tremblant ou Orford.Nous ne présentons pas de caractéristiques naturelles aussi fortes que les parcs du Bic ou du Saguenay.Nous méritons toutefois d\u2019être connus davantage», explique Éric Lessard, directeur du parc national de Frontenac.Frontenac est situé dans le sud du Québec, à cheval sur les régions des Cantons-de-l\u2019Est et de Chaudière-Appalaches.Sa principale caractéristique est d\u2019être scindé en deux par l\u2019immense lac Saint-François, d\u2019une superficie de 51 km2.Les trois secteurs du parc: Sud, Saint-Daniel et Saint- Praxède touchent et protègent 55% des berges de ce majestueux lac, le troisième en importance au sud du fleuve Saint-Laurent.Serti de baies, de plages et de pointes (de même que d\u2019une rampe de mise à l\u2019eau), le parc Frontenac est un lieu de prédilection pour la pratique d\u2019activités nautiques: baignade, canot, canot camping, kayak, rabaska.Les deux principaux secteurs du parc (Saint-Daniel et Sud) ont chacun leurs caractéristiques et abritent quelque 200 emplacements de camping, dont certains sont situés à un jet de pierre du lac.Vu l\u2019immensité du bassin hydrographique, ces deux secteurs sont malheureusement à environ 30 minutes de voiture l\u2019un de l\u2019autre.Le secteur Saint-Daniel est celui qui compte le plus d\u2019infrastructures: plage surveillée, location d\u2019équipement de plein air (vélos, embarcations, etc.), dépanneur, casse-croûte, etc.Fait intéressant, ce secteur abrite également une tourbière, qui est un véritable trésor végétal.Une boucle de 4,5 km, majoritairement sur une passerelle de bois, traverse cet écosystème exceptionnel.S\u2019y trouvent des plantes carnivores comme la sar- racénie pourpre et le droséra.Le secteur Sud, beaucoup plus tranquille, est caractérisé par ses quelques lacs où il est possible de louer des chalets.Chaloupes Verchères comprises.L\u2019un de ces lacs, le lac à la Barbue, abrite une plante très rare à cette latitude: la peltandre de Virginie, qu\u2019on retrouve habituellement plus au sud, près de la Floride.En été, le lac à la Barbue a de quoi étonner avec ses plantes aquatiques en floraison.Ornithologues et adeptes de plein air trouveront amplement de quoi s\u2019occuper au parc national de Frontenac, l\u2019un des plus jeunes du réseau de la SEPAQ.Près de 175 espèces d\u2019oiseaux y ont été observés, dont le balbuzard pêcheur et le tétras du Canada.Le parc Frontenac est un lieu de nidification pour le pygargue à tête blanche, une espèce vulnérable.Il compte également une importante héronnière.Cette année, pour la première fois dans l\u2019histoire du parc, quelques privilégiés auront la chance d\u2019accompagner des gardes pour répertorier les héronneaux à naître.Mis à part les nombreuses activités nautiques qu\u2019il est possible d\u2019y pratiquer, Frontenac offre des belles possibilités pour la randonnée pédestre par le biais d\u2019une dizaine de sentiers qui totalisent près de 77 km.Une piste cyclable de 16 km (aller et retour) attend petits et grands.Plusieurs activités seront offertes pour marquer le 20e anniversaire Enfin, de nombreuses activités seront offertes tout au long de la saison, notamment pour souligner les 20 ans du parc.La programmation n\u2019est pas encore arrêtée, mais une journée anniversaire est d\u2019ores et déjà prévue en juin.Sinon, les sorties en rabaska, les levées de lune dans la tourbière et les causeries ne manqueront de rappeler combien la nature est riche et fascinante.Pour la note historique, l\u2019idée d\u2019aménager un parc près du lac Saint-François remonte à 1967, soit 50 ans après que la construction d\u2019un barrage eut agrandit la superficie du plan d\u2019eau et fait monter son niveau de huit mètres.Comme les dernières terres publiques dans le secteur bordaient le lac, il a été décidé d\u2019y créer officiellement un parc en 1987.(La Presse) COLLABORATION SPÉCIALE, STÉPHANE CHAMPAGNE Le parc national de Frontenac possède une tourbière.Une boucle de 4,5 km, majoritairement sur une passerelle de bois, traverse cet écosystème exceptionnel.Le parc national de Frontenac a 20 ans M20 / Lac-Mégantic et sa région M 20 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 ?RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-DROLET \u2014 Si Obélix, le bedonnant compagnon d\u2019Astérix, avait la chance de voir les beaux sangliers de l\u2019élevage de Maurice Leblond, à Lac-Drolet, l\u2019eau lui viendrait sûrement à la bouche, premièrement, et il ne manquerait pas de faire une offre ensuite pour devenir associé de sa famille! Sise au 160, Route du rang 6, «Laies Sangliers du Granit senc» (la laie étant la femelle du sanglier) est une entreprise familiale, puisque l\u2019épouse de M.Leblond, Suzanne Royer, leurs deux enfants, Caroline, 25 ans, et Sébastien, 24 ans, et leur gendre Nicolas y mettent aussi l\u2019épaule à la roue! «On ne connaissait pas ça les sangliers, au début.C\u2019est mon fils, un maniaque de la chasse, qui a accompagné des Européens à une chasse aux sangliers.Il m\u2019a convaincu d\u2019apporter un mâle et une femelle.Nous les avons eus un an, et il ne s\u2019est absolument rien passé.Nous n\u2019avons pas eu de petits.On croyait que le mâle n\u2019était pas bon.Mais nous l\u2019avions tenu trop gras.Et puis la femelle était comme sa soeur.Il ne l\u2019avait pas fécondée», raconte Maurice Leblond, sur un ton amusé.«Quand il est revenu de son élevage d\u2019origine, après un certain temps, il était tellement maigre qu\u2019on ne l\u2019a pas reconnu! Mais là, ça a marché! La période de rut se passe après les premières gelées, à l\u2019automne, exactement comme le chevreuil.C\u2019est loin d\u2019être comme les vaches laitières.C\u2019est plus un animal sauvage.» Si l\u2019aventure a commencé pour le plaisir, comme activité familiale et pour leur propre consommation, la viande de sanglier pouvant s\u2019avérer succulente, les choses sont devenues plus sérieuses pour Maurice Leblond, qui s\u2019est impliqué comme administrateur au sein de l\u2019Association des producteurs de sangliers du Québec, reliée à la Fédération des grands gibiers du Québec.«Nous voulons créer un processus de certification pour devenir producteur, afin que les élevages soient plus homogènes.C\u2019est une viande presque biologique, nous n\u2019avons pas d\u2019hormones de croissance, ni produits chimiques, rien pour «booster» les animaux.En plus, l\u2019animal est gueule fine, même s\u2019il mange de tout, c\u2019est un omnivore, il ne mangera pas quelque chose qui n\u2019est pas bon», décrit M.Leblond.Intelligent et tenace, le sanglier ne vit pas à l\u2019intérieur.Ses petits, qui sont rayés comme des suisses, sont très fragiles à la naissance.À cause du climat, les mères et leurs rejetons - au nombre de quatre et demi en moyenne par portée - sont parqués à l\u2019intérieur pour la mise bas.Les crocs que le mâle porte, sur le bord des babines, ressemblent à des lames de rasoir et peuvent couper une main.De personnalité porcine, il mange d\u2019ailleurs comme un cochon, le sanglier appartient à la même famille que le chevreuil.Les premiers sangliers apparus au Québec en 1967, à l\u2019Expo universelle de Montréal, ont été apportés au Pavillon de la France et laissés en cadeaux! De nombreux projets «Il faudrait développer la chasse au sanglier, dans un enclos de 25 acres.Il y aurait une clientèle pour ça.Ça serait bon à l\u2019année longue pour le tourisme.Et puis la viande de sanglier se situe entre le boeuf, le porc et le chevreuil.C\u2019est une viande plus rouge que le porc, qui a sa propre huile, avec une saveur particulière, contenant beaucoup de fer, riche en protéines, à cuire lentement, bonne pour le fin goûteur.Il faut viser la qualité», mentionne-t-il.Son troupeau comprend 17 femelles avec leurs petits, mais il vise en avoir 30 dès l\u2019automne prochain, pour rentabiliser davantage.«On a voulu abandonner souvent, parce qu\u2019on ne trouvait pas à vendre les bêtes.Ça reste difficile.Je les nourris à l\u2019orge, au maïs et à l\u2019ensilage.Nous allons être présents au Marché de Lac-Mégantic, cet été.C\u2019est un hobby, une passion.On veut aussi développer le méchoui, cette année, et les visites à la ferme, pour les enfants.Il y a une demande pour ça, mais il faut être bien organisé», conclut-il.Pour plus d\u2019informations: 819-549-2441, ou sur Internet: www.sanglier.qc.ca Obélix en mourrait d\u2019envie «Laies Sangliers du Granit» entend augmenter sa production à l\u2019automne LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Maurice Leblond veut profiter de l\u2019engouement, dans les supermarchés, pour les viandes spécialisées, pour développer les sangliers.Un animal qui court, le sanglier peut atteindre des vitesses qui peuvent paraître incroyables, pratiquement jusqu\u2019à 80 km/h.Omnivore, il mange de tout, insectes, rongeurs et racines.Lac-Mégantic et sa région / M21 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M21 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca NOTRE-DAME-DES-BOIS \u2014 L\u2019exploration spatiale se trouve au coeur de la nouvelle saison de l\u2019AstroLab du Parc national du Mont-Mégantic, inaugurée la fin de semaine dernière.Dès les premiers pas de l\u2019homme dans l\u2019espace, il s\u2019en est trouvé pour questionner cette quête de savoir et de découvertes.Avec tous les risques que l\u2019aventure comporte, les énergies dépensées ne seraient-elles pas plus utiles à faire autre chose?Et que dire des milliards que les ambitions humaines y engouffrent.?À l\u2019AstroLab, le grand public est invité à découvrir le sens de l\u2019exploration spatiale.Sur écran géant, l\u2019histoire, les images époustouflantes sont mises en vedette.Il s\u2019agit rien de moins que de partir à la conquête de l\u2019espace.Tous les samedis et dimanches, de midi à 17 h, de même que tous les samedis soirs, de 20 h à 23 h, des activités de découverte de l\u2019astronomie et de la nature sont accessibles.Plus d\u2019informations disponibles au 819 888-2941 ou au 1-800-665-6527, ou encore en surfant sur les sites Internet www.parcsquebec.com ou www.astrolab.qc.ca Voyagez dans les étoiles ! RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca LAC-MÉGANTIC \u2014 Ceux qui seraient portés à croire qu\u2019à cause de la crise que traverse l\u2019agriculture - parce qu\u2019il y a beaucoup moins de fermes agricoles qu\u2019auparavant dans la MRC du Granit, comme dans le reste du Québec - la Coopérative agricole de Lac-Mégantic/Lambton est en péril, n\u2019ont qu\u2019à bien se tenir! Alain Grenier, le directeur général de cette entreprise qui est une véritable institution dans le paysage commercial de Lac-Mé- gantic, avec plus de 70 ans d\u2019existence, entend bien faire la preuve que la Coop y a encore sa place, et toute une place.Dans le paysage commercial de Lac-Mégantic, la Coop a encore toute une place.«Avec 18 millions $ de chiffre d\u2019affaires, la Coop se trouve en excellente situation financière.Mais, il faut l\u2019admettre, elle est aussi à la croisée des chemins.Il faut qu\u2019elle soit repositionnée en termes de créneaux.Le système coopératif a été un modèle à suivre pendant plusieurs années, ici.Notre conseil d\u2019administration est prêt, motivé et engagé.On va faire de la Coopérative de Lac-Mégantic un modèle à nouveau», confie M.Grenier.«C\u2019est vrai que le secteur agricole est en perte de vitesse.Notre département de machinerie est le moins rentable.La meunerie coûterait de deux à trois millions $ à moderniser pour qu\u2019elle soit adéquate et performante, pour diminuer les coûts de production, respecter les normes d\u2019environnement et améliorer la qualité de la moulée.Cette usine étant désuète, elle peut venir qu\u2019à fermer, mais nous ferions produire ailleurs», avoue-t-il.Quant au département de la quincaillerie et des matériaux de construction, c\u2019est le châ- teau-fort de la Coop.«Nous avons des employés d\u2019expérience et nous sommes très compétitifs au niveau des prix.Mais le site actuel est surexploité.Cela s\u2019impose de relo- caliser notre quincaillerie pour redisposer la marchandise, la rendre plus attrayante et augmenter la gamme de produits.Nous avons déjà de la belle marchandise qu\u2019on ne peut même pas montrer à la clientèle.On va reconstruire le projet de quincaillerie, mais chaque chose en son temps», confie Alain Grenier, dont le véritable défi est de faire face à plusieurs défis en même temps.L\u2019entreprise compte environ 80 employés, un peu plus en haute saison, Lac-Mégantic, Lambton et Saint-Sébastien.Des rénovations s\u2019imposent également à Lambton, alors que le magasin de Saint-Sébastien, où se trouve également un département d\u2019épicerie, vient d\u2019être rénové à la satisfaction du directeur général.Faire un modèle de la Coop agricole Toujours en excellente santé, mais aussi à la croisée des chemins LA TRIBUNE, RONALD MARTEL De beaux et grands défis attendent Alain Grenier à la Société coopérative agricole Lac-Mégantic-Lambton.M22 / Lac-Mégantic et sa région M 22 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 Sherbrooke vendredi 25 mai 2007 - La Tribune M23 ?M 24 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 25 m ai 2007 "]
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