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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2008-02-22, Collections de BAnQ.

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[" ###PAGE###1### ??????????????????????? ?????????? ? ?????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????? CONCERT?????? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ###PAGE###2### S2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire Écrire sur le féminisme? En 20 ans de carrière, ça ne m\u2019était jamais arrivé! Pourtant, en tant que femme, le sujet devrait me passionner.Mais comme plusieurs, je réalisais peu les impacts de combats de milliers de femmes \u2013 appuyées par des hommes! \u2013 dans ma vie de tous les jours.Et voilà que pour les besoins de ce cahier initié par ConcertAction Femmes Estrie, il m\u2019a fallu plonger dans un univers que je connaissais un peu de réputation, parfois d\u2019expérience, mais qui me réservait surtout de belles surprises.D\u2019abord, c\u2019est quoi le féminisme? L\u2019image de femmes brûlant leur soutien-gorge nous revient souvent en tête.Non seulement cette représentation est à mille lieues de la réalité, mais en plus, elle n\u2019est même pas véridique! Ce n\u2019est là qu\u2019une des fausses perceptions de ce mouvement qui a pris davantage d\u2019ampleur dans les années 60.Les préjugés sont tenaces, et les termes peu élogieux pour qualifier les féministes sont nombreux.À un tel point que peu d\u2019entre nous se vantons aujourd\u2019hui d\u2019être féministes! Pourtant, Le Petit Robert définit le féminisme comme étant l\u2019attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes.N\u2019est-ce pas là ce que nous souhaitons tous? Que nos filles, comme nos fils, aient des chances égales dans la vie, aient accès aux mêmes emplois, aux mêmes salaires, aux mêmes services.À la toute dernière page de ce cahier, un petit test vous fera découvrir si oui ou non, vous êtes féministe.Le résultat pourrait vous surprendre.D\u2019ailleurs, de page en page, vous irez, comme moi, de surprise en surprise.D\u2019abord de constater que les féministes n\u2019ont rien « d\u2019enragées », que leurs actions répondent vraiment à un besoin, d\u2019abord pour les femmes, certes, mais aussi au bout du compte pour toute la société.Et que même si beaucoup a été fait, il y a encore plusieurs gestes à poser pour que toutes aient leur place au soleil.Il se fait en région de bien belles choses.Des groupes de femmes dynamiques, solidement ancrées dans leur communauté, rivalisent d\u2019imagination pour concocter une offre de services originale, touchant à des intérêts variés.Avec peu de moyens, elles font beaucoup.Santé, emploi, violence, développement personnel.autant de dimensions abordées, toujours avec une grande sensibilité et énormément de respect.À travers leurs actions, vous comprendrez un peu mieux le rôle des féministes, d\u2019hier.à demain.Féministe, moi? Oui, et fière de l\u2019être! Annie Melançon Rédactrice publicitaire Féministe, moi? Fondé il y a 25 ans, ConcertAction Femmes Estrie (CAFE) offre à ses groupes membres, tous des organismes de toutes les MRC proposant des services qui n\u2019étaient pas offerts autrement aux femmes de l\u2019Estrie, un lieu de concertation, de soutien et de solidarité.« Cette plateforme nous permet de travailler ensemble à faire changer les mentalités, mais également les structures pour qu\u2019elles laissent davantage de place aux femmes », explique Sylvie Lupien, directrice de la maison d\u2019hébergement La Méridienne et coordonnatrice du Centre de femmes du Haut-Saint-François La Passerelle.« CAFE est un réseau d\u2019échange d\u2019expertise.D\u2019un groupe à l\u2019autre, on a développé des connaissances et des façons de faire différentes, on peut ainsi exporter ce savoir et en faire bénéficier à un plus grand nombre de femmes.En nous permettant de dynamiser les échanges entre les groupes de femmes, CAFE nous aide à maximiser les services et les façons d\u2019intervenir », ajoute Mme Lupien qui s\u2019engage au sein de l\u2019organisme depuis une vingtaine d\u2019années.Pour la coordonnatrice de CAFE, Claire Guérard, une femme engagée à promouvoir les droits des femmes et préoccupée entre autres depuis plus de 20 ans par l\u2019injustice sociale, la santé des femmes ainsi que la violence qui les menace, CAFE est également un endroit où des militantes féministes peuvent se réunir pour articuler des solutions selon une vision féministe.« Du même coup, on brise l\u2019isolement des groupes de femmes et des féministes », note-t-elle.ConcertAction Femmes Estrie est par ailleurs une voix pour les femmes et joue un rôle important d\u2019influence politique et d\u2019opinion publique.« On en a des opinions, et on n\u2019a pas peur de les clamer haut et fort! », rappelle Claire Guérard.« On aimerait d\u2019ailleurs être davantage reconnue comme une instance pour répondre aux questions touchant les femmes.Nous avons cette expérience, ce contact privilégié avec la réalité de plusieurs femmes pour devenir une voix officielle », précise-t-elle.Par ailleurs, CAFE n\u2019a pas seulement des impacts au niveau régional, il fait partie d\u2019un mouvement québécois, canadien, mondial.Pensons à la Marche du pain et des roses, organisée en 1995, une initiative québécoise dont l\u2019objectif était de sensibiliser les élus à la pauvreté vécue ConcertAction Femmes Estrie : 25 ans de sensibilisation et d\u2019actions collectives! par les femmes qui a conduit vers une marche mondiale qui s\u2019est concrétisée en 2000 par un rendez-vous réunissant des femmes ? et des hommes! ? de plus de 200 pays au bureau de l\u2019ONU à New York.Il s\u2019est tissé une solidarité internationale avec cet événement.« Ce fut un moment extraordinaire.Encore aujourd\u2019hui, j\u2019ai conservé des liens privilégiés avec des femmes d\u2019à travers le monde », souligne Sylvie Lupien qui a pris part à l\u2019événement.Les interventions du CAFE sont très diversifiées, elles vont de la sensibilisation à la mise en place de différentes actions, « mais toujours, les valeurs d\u2019équité sont au coeur de nos interventions, qu\u2019on pense à l\u2019égalité dans la famille, au travail, dans l\u2019éducation, au plan politique, etc.», mentionne Mme Lu- pien.Tantôt à titre de leader, tantôt davantage en soutien à d\u2019autres organisations, CAFE a ainsi participé à plusieurs débats, et contribué à la concrétisation de plusieurs services pour les femmes, mais aussi pour le mieux-être de toute la société.De la clinique de planning des naissances à la loi sur le contrôle des armes à feu, la liste de ses appuis ou réalisations est longue! « En 25 ans, CAFE a évolué.et permis de faire évoluer la cause féminine.Nous avons encore plusieurs idées en tête pour toujours sensibiliser davantage la population et soutenir nos groupes de femmes », de mentionner Claire Guérard et Sylvie Lupien.IMACOM, MAXIME PICARD Quelques-unes des femmes qui oeuvrent au sein de groupes membres de ConcerAction Femmes Estrie (CAFE).###PAGE###3### Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S3 ???? ? ??? ???? ???? ??????? ???????? ???? ????????? ?????? ???? ??????? ?? ???? ??????? ?????? ??? ?????????????????????? ??? ???????? ???? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? Que signifie pour vous le féminisme? Charlotte ? Le féminisme, c\u2019est une façon de voir les choses.Pour moi, c\u2019est de considérer que certains problèmes découlent de la misogynie et que pour les résoudre, il faut agir selon une vision plus féminine.C\u2019est de porter des actions qui permettront aux femmes d\u2019avoir droit à l\u2019égalité, et ce, dans toutes les sphères de leur vie.Par exemple, ce n\u2019est pas vrai qu\u2019actuellement, adolescents et adolescentes vivent les mêmes pressions.Pensons à l\u2019hypersexualisation du corps de la femme.Valérie ? De mon côté, je considère le féminisme comme étant un modèle de société, une éthique de vie, un guide pour nous mener vers quelque chose de mieux que cet ensemble de valeurs, ce complexe culturel communément appelé « patriarcat »; c\u2019est aussi un exercice critique, dans le sens où c\u2019est un mouvement de défense des droits pour ceux qui souffrent de ce modèle, les femmes principalement mais aussi des hommes.Nicole ? Moi, ce qui m\u2019a toujours touchée, c\u2019est l\u2019injustice.et la bêtise! Toutes les luttes menées pour la conquête des droits sont donc intimement liées aux injustices.Et pas juste au Québec; on ne devrait accepter aucune forme d\u2019injustice, quelle qu\u2019elle soit.C\u2019est donc cela qui m\u2019a toujours guidée dans mes actions féministes.Le féminisme est-il toujours autant d\u2019actualité? Claire ? Le féminisme est un mouvement beaucoup moins marginal qu\u2019on peut le croire.Nous sommes plusieurs à croire en l\u2019égalité entre les hommes et les femmes.dont bien des hommes! Pourtant, le mot féministe a encore mauvaise presse.J\u2019aimerais que plus de gens s\u2019affichent comme tels, surtout les femmes qui ont de l\u2019influence ou du pouvoir.Valérie ? Je rêve d\u2019un monde où le féminisme ne serait pratiquement plus utile, ou peut-être seulement à titre de « chien de garde ».Mais même si la situation est bonne au Québec, je dénote depuis un certain temps un recul.Il faut notamment être vigilant face aux arguments du mas- culinisme.À partir de la microexpérience (par exemple un père qui n\u2019a pas eu la garde de son enfant), on va souvent généraliser et mettre le blâme sur le féminisme, alors que la véritable explication est toute autre.Même les femmes ont souvent une fausse perception du féminisme! Par exemple, ce n\u2019est pas parce que des actions féministes ont permis aux femmes de travailler que le féminisme dénigre les femmes à la maison! Ce que le féminisme valorise, c\u2019est le libre choix.Même le choix, pour un homme, de prendre un congé parental pendant que sa conjointe travaille! Nicole ? En plus, il y a toujours de nouvelles réalités.Avant, c\u2019était les publicités axées sur l\u2019image sexiste comme par exemple « le culte de la femme au foyer des années 50/ 60 » et grâce au mouvement féministe, ce phénomène a presque disparu.Aujourd\u2019hui, ce sont la pornographie, l\u2019hypersexualisa- tion et l\u2019anorexie qui ont pris de l\u2019ampleur.Quel que soit leur âge, les femmes veulent être aimées des hommes, et pour plusieurs, ça passe par la séduction, le corps.Comme féministes, on doit toujours demeurer vigilantes.Charlotte ? C\u2019est bien vrai.J\u2019ai participé à un atelier donné par le CALACS, où l\u2019on devait deviner la provenance de certaines images : d\u2019un magazine féminin ou d\u2019un magazine porno.Je me suis souvent trompée.À force d\u2019être bombardées par de telles images, on vient à croire que c\u2019est normal.Personnellement, c\u2019est dans le cadre d\u2019un cours de morale que j\u2019ai pris conscience de l\u2019hypersexualisation du corps féminin et surtout de ses impacts négatifs.À 9 ans, certaines fillettes ont déjà fait des efforts répétés afin de perdre du poids! À partir de ce moment, avec d\u2019autres élèves, j\u2019ai commencé à m\u2019impliquer, à faire signer des pétitions, à prendre part à des conférences, faire entendre notre point de vue dans les médias, retirer les revues désapprouvées de notre bibliothèque .Il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire.Nicole ? Les gens ne saisissent d\u2019ailleurs pas toujours la portée de leur geste, comme ce père qui achète un string à sa petite fille de 10 ans.C\u2019est pourquoi le féminisme est toujours aussi d\u2019actualité, il y a encore plusieurs prises de conscience à faire, dans les grands débats, mais aussi dans nos petits gestes au quotidien.Quelles sont les stratégies à adopter pour que le féminisme soit encore proactif? Claire ? D\u2019abord, il y a le terme féminisme qu\u2019il faut réhabiliter et définir clairement les objectifs que le mouvement vise.Ce mot a encore pour plusieurs une connotation péjorative.Pourtant, l\u2019éliminer de notre vocabulaire, c\u2019est un peu comme s\u2019assimiler, plier.Il existe une plateforme politique féministe pour le bien de tous et toutes mise en place pour mieux coter les contenus des plateformes politiques des divers partis politiques.Valérie ? C\u2019est vrai concernant la réhabilitation du terme féminisme, mais d\u2019un autre côté, si ça peut permettre au mouvement de prendre plus d\u2019essor.C\u2019est très important de changer nos visions des choses, tout au long de mes recherches, j\u2019ai pu mieux saisir à quel point les valeurs « typiquement et historiquement masculines » qui fondent notre société jouaient un rôle néfaste et englobant.Je crois que l\u2019éducation demeure une priorité pour permettre l\u2019épanouissement du féminisme, et par le fait même de toutes les cultures, de l\u2019humanité quoi! Nicole ? La présence de femmes au pouvoir est aussi très importante.Comment peut-on se priver du talent de la moitié de la population? Il faudrait davantage voir les femmes, par exemple faire mieux connaître leurs réalisations dans les médias.Il faut aussi encourager les femmes à accéder au pouvoir.Si pour les garçons, c\u2019est assez naturel d\u2019agir comme chef, pour une fille, c\u2019est Janvier Cliche, qui occupe actuellement le poste de directeur général à la Coopérative de développement régional de l\u2019Estrie, a été sensibilisé par les actions féministes autant dans sa vie d\u2019homme que dans son milieu de travail et dans ses engagements pour le développement régional.« Dans ma vie d\u2019homme, le modèle patriarcal dominant a laissé des marques qui se sont révélées bien présentes.Mon père était garagiste et ma mère ménagère.Il fut président du Conseil de la Caisse populaire et elle, présidente du Cercle des fermières.Les sphères des hommes et des femmes étaient donc bien différentes et cela était valorisé par le discours social ambiant.C\u2019est par les actions féministes que j\u2019ai compris que la place des hommes et des femmes dans notre société n\u2019était pas une affaire de choix, une tendance naturelle déterminée par le sexe, mais un système de valeur hérité du patriarcat : il m\u2019a fallu l\u2019admettre, le reconnaître et le combattre.En milieu de travail, ce sont les revendications et les batailles du comité de la condition féminine à la CSN et au sein des différentes organisations syndicales qui m\u2019ont le plus interpellé.La discrimination des femmes au travail était systémique et même acceptée par les syndicats.Quelle serait la présence des femmes dans les milieux de travail, quels seraient leurs conditions de travail et leur traitement salarial sans les revendications de ces comités? Les luttes sur ce front sont toutefois loin d\u2019être terminées et les acquis demeurent fragiles.Aussi, j\u2019ai été témoin du rôle important joué par les PÉPINES au sein du Conseil régional de développement (CRD), l\u2019ancêtre de l\u2019actuelle Conférence régionale des élus (CRÉ).La place des femmes était très réduite et il fut difficile de faire admettre au conseil d\u2019administration le principe d\u2019un siège réservé aux femmes.C\u2019est grâce à ces femmes que la composition des comités du CRD a été paritaire.Le CRD a ainsi découvert des femmes compétentes, dans tous les domaines et sur tout le territoire.Pour s\u2019assurer que la réalité des femmes soit prise en compte, les femmes ont aussi fait adopter un principe liminaire sur l\u2019égalité des hommes et des femmes.Sachez que cela ne s\u2019est pas fait sans débats et qu\u2019ils étaient parfois longs pour des évidences.aux yeux des femmes et de quelques alliés.Le féminisme aura permis de faire tomber beaucoup de barrières dans la marche des femmes et il en reste encore plusieurs.Puissions-nous marcher ensemble hommes et femmes pour une société plus égalitaire et solidaire.» Quatre générations de féministes se rencontrent! Point de vue masculin.Elles ont 15, 29, 46 et 75 ans.Différentes générations de femmes, mais un rêve commun : que la société soit plus équitable, plus juste, grâce à la vision féministe.Autour d\u2019une même table, La Tribune a accueilli Charlotte Comtois, élève de 4e secondaire du Collège du Mont-Notre- Dame, qui s\u2019est notamment fait connaître pour son intervention concernant l\u2019hypersexualisation du corps des femmes; Valérie Dubé, dont la question féministe a influencé ses travaux de maîtrise et bientôt de doctorat; Claire Guérard qui est actuellement coordonnatrice de Concert- Action Femmes Estrie; et madame Nicole Dorin, connue principalement pour son rôle au sein du Conseil du statut de la femme en Estrie de 1980 à 1997, et encore aujourd\u2019hui fortement impliquée en région, notamment pour la cause féminine.Voici le résumé de leurs échanges.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Charlotte Comtois.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Valérie Dubé.une démarche parfois plus ardue; elle peut douter de ses compétences, de sa place au pouvoir.Valérie ? Le fait d\u2019avoir davantage de femmes occupant des postes décisionnels a plusieurs objectifs : d\u2019abord, mieux représenter et défendre les droits des femmes, ensuite proposer autre chose, d\u2019autres valeurs, une vision différente pour bâtir quelque chose de nouveau, et enfin offrir un modèle aux autres femmes.Claire ? Il faut toutefois des femmes au pouvoir qui mettent en pratique une vision féministe, pour vraiment faire avancer notre cause! Comment rallier les générations pour favoriser une plus grande mobilisation et adhésion à ce mouvement? Nicole ? Une des solutions serait de faire en sorte que le féminisme soit économiquement parlant, pour davantage susciter l\u2019intérêt des grands décideurs, sans rejeter évidemment ses valeurs sociales.L\u2019ouverture est aussi essentielle; il faut que chacun soit ouvert à la différence de l\u2019autre pour pouvoir évoluer.Claire ? Plus les gens s\u2019indigneront face à des réactions antiféministes, plus ils se prononceront, plus le mouvement féministe prendra de l\u2019ampleur.Il ne faut pas avoir peur d\u2019afficher ses convictions! Lorsqu\u2019on regarde les avancées que le féminisme aura permis, comme par exemple pour l\u2019intervention féministe (aussi rattachée au terme empowerment) qui fut adoptée en grande majorité comme approche à privilégier par plusieurs de nos précieux partenaires dans le réseau de la santé et des services sociaux, ainsi que l\u2019adoption d\u2019une politique concernant la violence conjugale, la décriminalisation de l\u2019avortement, ou encore l\u2019obtention des congés parentaux pour les 2 parents etc.Valérie ? Je pense qu\u2019il est aussi important que les gens qui sont formés en politique aient accès au discours féministe, son modèle d\u2019analyse et d\u2019expérience, son regard.Nos décideurs doivent être sensibilisés à la question.Pour ce qui est de l\u2019intergénéra- tionnel, je crois que la transmission de ce nouveau modèle de vie passe surtout par la famille, l\u2019influence de la mère et du père sur leur fils, leur fille.Charlotte ? Pour moi, ça passe par une prise de conscience.C\u2019est de cette façon que je me suis ouverte au féminisme; ce fut le départ de mon implication.Valérie ? Je crois d\u2019ailleurs que le défi ne soit pas tant dans la transmission d\u2019une génération à l\u2019autre, mais plutôt d\u2019un milieu à l\u2019autre.Actuellement, c\u2019est surtout le milieu intellectuel qui est sensibilisé au féminisme.Il faut trouver des façons de toucher tous les gens, pour bien leur faire comprendre que les avantages du féminisme sont simplement ceux d\u2019une société plus juste, où tous et toutes ont leur place.###PAGE###4### S4 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire ????? ???????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????? ??????????? ????????????????????????? ?????? ??????????????????????????? ?????????????????? ? ????????????? ?????????????????????? ???????????????????????????????????? ?? ??????????????????????????? ?????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????? Puissions-nous marcher ensemble, hommes et femmes, pour une société plus égalitaire et solidaire! Encore de nos jours, certains secteurs d\u2019emploi attirent majoritairement des hommes.Pourquoi les femmes devraient s\u2019en préoccuper? Parce qu\u2019il est démontré que les secteurs d\u2019avenir pour l\u2019emploi sont, à l\u2019exception du domaine de la santé, des secteurs actuellement masculins.D\u2019où l\u2019importance d\u2019aider et d\u2019encourager les femmes à se diriger vers ces métiers non- traditionnels.C\u2019est une question d\u2019équité dans les chances d\u2019emploi et d\u2019amélioration des conditions de vie des femmes.Elle est bien révolue cette époque où seuls des hommes étaient acceptés dans certains programmes de formation.Si aujourd\u2019hui le marché de l\u2019emploi est beaucoup plus ouvert aux femmes, c\u2019est notamment grâce à des pionnières qui ont bousculé les vieilles habitudes pour prendre leur place.Leur motivation a permis aux jeunes femmes d\u2019aujourd\u2019hui de se réaliser dans la carrière de leur rêve.Elles sont médecins, policières ou à la tête de grandes entreprises.Alors, terminées les batailles dans le domaine de l\u2019emploi? « Il existe encore malheureusement des écarts de salaire entre les hommes et les femmes pour des emplois exigeant le même niveau de scolarité et les mêmes compétences.Même qu\u2019une étude réalisée en 2005 a révélé un écart de plus de 15 % entre la rémunération des hommes et des femmes dont on n\u2019a pas réussi à trouver la raison! », mentionne Christine Carle, directrice du Centre d\u2019intégration au marché de l\u2019emploi (CIME), un organisme qui oeuvre depuis plus de 20 ans en Estrie afin de soutenir les femmes dans l\u2019amélioration de leur trajectoire professionnelle.« Encore aujourd\u2019hui, un service d\u2019aide à l\u2019emploi spécifique pour les femmes est absolument nécessaire.Le marché du travail conserve encore des traces d\u2019une histoire où les femmes devaient être derrière les hommes, dans des tâches subalternes, sans pouvoir décisionnel et où c\u2019était à l\u2019homme de gagner l\u2019argent pour sa famille, note-t-elle.Il y a encore des femmes qui subissent une discrimination sur le marché du travail : elles sont confrontées à des résistances à leur arrivée dans certains secteurs où la main- d\u2019oeuvre est traditionnellement masculine, le travail des femmes est encore sous-évalué par rapport à celui des hommes et elles sont encore trop peu nombreuses au sommet de la hiérarchie.Et c\u2019est sans compter qu\u2019elles sont les championnes du travail précaire, à temps partiel et qu\u2019elles constituent la grande majorité des employés au salaire minimum ».Au CIME, on vise à mieux outiller les femmes face au marché du travail.« Toutes nos clientes apprennent à mieux connaître les métiers d\u2019avenir.Elles découvrent également des métiers ou des professions auxquels elles n\u2019auraient pas pensé.Elles apprennent à cerner leurs intérêts et à mettre en valeur les compétences qu\u2019elles ont développées tout au long de leur vie.Elles apprennent aussi à planifier leur développement professionnel à court et à moyen terme ».Et cette approche donne des résultats! « Au cours de la dernière année, 80 % de nos clientes ont intégré un emploi, et ce, dans des secteurs offrants de bonnes perspectives.Des femmes sont passées de vendeuses dans le commerce de détail à commis aux pièces automobiles, d\u2019autres qui toute leur vie avaient préparé des buffets pour des fêtes de famille ont trouvé un emploi dans un service de traiteur, d\u2019ex-couturières sont retournées aux études dans un programme en conduite de machines industrielles.Dans la majorité des cas, leur salaire a été majoré de plus de 5 $ l\u2019heure », poursuit Mme Carle.Bébé se réveille doucement bien blottie contre mon sein.Encore une nuit entrecoupée de plusieurs boires et des réveils occasionnels du plus grand.Copiant sur ma fille, je m\u2019étire pour permettre à mon corps de prendre contact avec la réalité du jour qui commence.Mais je ne peux sauter du lit trop rapidement puisqu\u2019elle réclame un autre boire.Au même moment, mon amoureux entre dans la chambre avec un grand lait fouetté aux fraises et mon essentiel espresso du matin.Il a déjà fait déjeuner le plus grand, préparé son lunch et l\u2019a reconduit à l\u2019autobus pour la maternelle.Maintenant, les trois collés dans notre trop petit lit, nous savourons les moments magiques et éphémères du début d\u2019une vie.Après mon savoureux déjeuner, je me recouche pendant que papa change la petite et l\u2019emmène loin de moi, me permettant de dormir encore quelques heures.Scène idyllique d\u2019une mère venant d\u2019accoucher et pourtant bien réelle puisque je vis ces réveils dans une grande joie depuis maintenant 2 mois.Aurait-on pu croire à mon histoire il y a à peine 20 ans? Je n\u2019en suis pas certaine.Bien sûr, tout n\u2019est pas parfait dans mon monde de mère et malgré mon espresso du matin, je suis constamment fatiguée.Mais mes préoccupations sont bien lointaines de ce que pouvaient vivre les femmes d\u2019une autre époque.Et c\u2019est en pensant à ces femmes que j\u2019ai décidé de prendre la plume et leur rendre hommage.Car je sais bien que sans les luttes des féministes avant moi, de nos mères et de nos soeurs, mon amoureux n\u2019aurait pas eu droit à son congé de paternité lui permettant d\u2019une part de vivre des moments intenses avec sa fille dès le commencement de sa vie et d\u2019autre part de prendre part aux corvées entourant cette naissance : nourrir la mère, s\u2019occuper du plus grand, faire les commissions, être présent auprès de moi pendant les moments de crises et d\u2019incertitudes, etc.Aussi, sans les revendications portées par les femmes avant moi, et que je continue de porter au quotidien, mon amoureux (et d\u2019autres hommes) n\u2019aurait pas acquis ce niveau de conscience sur la nécessité d\u2019assumer son rôle de père.Mais je ne prends rien pour acquis puisque le partage des tâches continue d\u2019être au coeur de nos discussions au quotidien.Luttes à venir Sans les luttes de nos mères et de nos soeurs, je ne bénéficierais pas non plus d\u2019un congé de maternité avantageux en terme économique, de durée et de sécurité d\u2019emploi.Soyons honnêtes : ce congé n\u2019est pas un revirement de société qui d\u2019un coup pense aux besoins des femmes venant d\u2019accoucher et ce n\u2019est pas non plus un cadeau du gouvernement.Ce congé nous a été légué par les féministes qui ont livré un combat acharné depuis des années pour faire reconnaître les besoins des mères venant d\u2019accoucher.Ce congé est loin d\u2019être parfait et d\u2019autres luttes devront être menées pour l\u2019améliorer et permettre notamment aux femmes qui auront fait le choix d\u2019être à la maison plus longtemps d\u2019en bénéficier.Il ne s\u2019agit pas ici d\u2019imposer une option aux femmes soit celle de rester à la maison avec leurs nourrissons (telle la volonté du premier ministre Harper) mais de leur laisser le choix sans désavantage économique.Nous devons en ce sens êtres vigilantEs quant à l\u2019avenir de nos CPE et continuer de réclamer un service de garde de qualité et accessible économiquement.Nous pourrions également nous inspirer du modèle finlandais pour réclamer encore plus de droits parentaux : dans ce pays aux politiques sociales développées, un des deux parents peut prolonger son arrêt de travail en congé d\u2019éducation jusqu\u2019à ce que le bambin ait 3 ans et recevoir une allocation de garde, et ce, payé par le gouvernement.Voilà une société qui collectivement valorise les mères, les pères et les enfants, et ce, bien avant l\u2019armement.La journée terminée, j\u2019ai l\u2019impression de n\u2019avoir rien fait d\u2019autre que de nourrir la petite.Et pourtant quelle tâche! Heureusement que je peux compter sur des amies et une famille toujours là pour m\u2019encourager et me rappeler à quel point cela est important si nous voulons bâtir une société basée sur des valeurs plus humaines.Heureusement aussi qu\u2019aujourd\u2019hui j\u2019ai pu sortir et rencontrer d\u2019autres filles (au Centre des femmes!) qui comme moi bénéficient du même congé de maternité, brisant ainsi notre isolement de mères.Je colle donc la petite une dernière fois contre mon sein avant d\u2019entamer une autre nuit incomplète et je la regarde heureuse de pouvoir lui léguer le plus bel héritage légué par les femmes avant moi : la vie et surtout le temps de la vivre.Centre de femmes du Granit Les femmes et l\u2019emploi : encore des percées à faire Des femmes et des gazouillis « Investir dans l\u2019égalité des femmes, ce n\u2019est pas diminuer les droits des hommes.Au contraire, les luttes féministes ont profité à tous », soutient Stéphane Leblanc, qui oeuvre depuis 10 ans au Centre d\u2019intégration au marché de l\u2019emploi (CIME).Quotidiennement, Stéphane réalise l\u2019impact du féminisme, lui qui accompagne des femmes dans leurs démarches de choix de carrière ou d\u2019emploi.« Les garderies, les congés de maternité et les congés parentaux, la loi contre la discrimination fondée sur le sexe ainsi que la politique contre le harcèlement sexuel sont autant d\u2019exemples dans le monde du travail où travailleurs comme travailleuses ont profité des démarches initiées par des féministes », raconte-t-il.Si déjà dans son milieu familial Stéphane Leblanc fut imbibé de valeurs d\u2019équité et de justice ? « mes parents nous ont notamment soutenus dans nos choix de carrière, ma soeur devenant pilote de navire, un métier non- traditionnel! ? c\u2019est au CIME qu\u2019il a pris plus conscience de l\u2019approche féministe.« Quand on plonge dans l\u2019histoire, on se rend compte des nombreux gains dont toute la société profite aujourd\u2019hui.Il y a eu beaucoup de chemin parcouru, mais le féminisme a toujours sa place; en emploi, on dénote encore un écart de salaire entre les femmes et les hommes et bien des métiers, pourtant porteurs d\u2019avenir, sont encore traditionnellement masculins.» Un beau défi à relever pour Stéphane et son équipe! Un groupe de femmes engagées préoccupées par la réalité des autres femmes.Point de vue masculin.Une mentalité à faire évoluer Cependant, la responsabilité d\u2019une intégration réussie en emploi ne doit pas reposer uniquement sur la travailleuse, mais également sur le milieu qui l\u2019embauche.Au CIME, on offre ainsi un nouveau service de coaching en entreprise afin de soutenir l\u2019employeur dans la mise en place de bonnes pratiques favorisant une intégration harmonieuse et un maintien durable en emploi.«Dans un contexte où fidéliser la main-d\u2019oeuvre qualifiée représente un défi pour l\u2019entreprise, la mixité des équipes de travail et la complémentarité qu\u2019elle amène peuvent s\u2019avérer stimulant pour la rétention en emploi », pense Mme Carle.Le CIME n\u2019est pas seul à reconnaître la nécessité d\u2019une approche spécifique pour aider les femmes à intégrer pleinement le marché du travail.Emploi Québec s\u2019est doté en 2001 d\u2019une stratégie.Le féminin s\u2019emploie partout, qui vise à corriger les inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail.Le ministère de l\u2019Éducation encourage aussi fortement les filles à diversifier leur choix professionnel, qu\u2019on pense au concours Chapeau les filles.« Il est vrai que les filles vont davantage à l\u2019école et plus longtemps que les garçons, mais même s\u2019il faut continuer à contrer le décrochage scolaire, on doit aussi encourager les filles à choisir de nouvelles professions.Quand ces deux objectifs seront atteints, la relève sera vraiment assurée! », soutient Christiane Carle.###PAGE###5### Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S5 ???? ? ??????????????? ?? ???????????????????????? ?? ???????????????? ?????????????????????? ???????????????????? ?????? ???????? ???????????????????????????????????????? ?????????????????????? Il y a moins d\u2019un siècle ? un soupir dans l\u2019histoire ? les femmes n\u2019avaient aucune identité : ni professionnelle, ni civile, ni politique, ni sociale.Grâce à ces femmes courageuses et déterminées, cela est chose du passé! Elle n\u2019a rien perdu de sa ferveur.Toujours aussi engagée, toujours aussi enflammée lorsque vient le temps d\u2019aborder la question féministe, Nicole Dorin est l\u2019une des piliers du féminisme en Estrie.À titre de directrice du bureau régional du Conseil du statut de la femme de 1980 à 1997, elle fut d\u2019ailleurs l\u2019instigatrice de plusieurs projets, dont la création de ConcertAction Femmes Estrie (CAFE) il y a 25 ans.« Je suis incapable de rester de glace face à l\u2019injustice.C\u2019est d\u2019ailleurs ce qui m\u2019a motivée dans toutes mes interventions féministes », explique-t-elle.À son arrivée au Conseil du statut de la femme, elle entreprend notamment une grande tournée auprès des groupes oeuvrant auprès des femmes.« À l\u2019époque, la majorité des groupes en étaient à leurs premières années.Ils étaient pour la plupart sous financés, se connaissaient peu ou pas et la formation était déficiente.» Après avoir présenté ses conclusions à 15 féministes de la région, une solution s\u2019imposait : créer une table pour permettre aux groupes d\u2019échanger, de mieux s\u2019informer sur les possibilités de financement et d\u2019être formés selon l\u2019approche féministe.Le CAFE était né! Parallèlement à cette démarche, Nicole Dorin s\u2019implique dans différentes organisations estriennes.Elle siège au sein de Centraide et de la Régie de la santé et des services sociaux, par exemple.« Si on veut faire valoir l\u2019approche féministe, il faut que les gens comprennent notre réalité.Lorsque vient le temps d\u2019accorder du financement par exemple, le conseil d\u2019administration respecte un ordre de priorité.En siégeant sur différents comités, je pouvais ainsi faire connaître mon point de vue et faire ressortir les besoins des femmes.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cela qu\u2019il est si important que les femmes soient davantage présentes parmi les décideurs », rappelle Mme Dorin qui s\u2019implique également au sein des PÉPINES, un groupe qui a pour mission de favori- Les femmes représentent la moitié de la population.Étudiantes, mères, travailleuses, bénévoles, etc., elles contribuent de différentes façons à l\u2019essor de notre société.Mais leur savoir et leur réalité passent trop souvent sous silence lorsque vient le temps de prendre des décisions importantes.Encore aujourd\u2019hui, on retrouve moins de 25 % de femmes dans les lieux décisionnels en Estrie.Depuis 15 ans, Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale, mieux connue sous le nom de PÉPINES, vise à augmenter le nombre de femmes à tous les niveaux décisionnels.Son objectif : une représentation égalitaire des hommes et des femmes, à l\u2019image de la composition de la population.« C\u2019est pour nous une question de démocratie.En effet, la société ne peut que s\u2019enrichir de la diversité et de l\u2019équilibre des points de vue apportés tant par les femmes que par les hommes.Par ailleurs, ce n\u2019est que lorsque un nombre substantiel de femmes seront présentes dans les lieux décisionnels que leurs réalités et leurs intérêts seront mieux pris en compte », explique Colette Bernier, directrice des PÉPINES.L\u2019un des premiers mandats des PÉPINES fut de donner Nicole Dorin, pilier du féminisme en Estrie Les femmes au pouvoir : une question de démocratie QUELQUES STATISTIQUES RÉVÉLATRICES.Taux de participation des Estriennes au marché du travail 58,7 % Taux de graduation féminine à l\u2019Université de Sherbrooke (2006) Administration 45 % Droit, médecine, sciences de la santé, éducation, sciences humaines, philosophie, éthique et théologie 60 % Sciences 30,8 % Génie 17 % Pourcentage de femmes dans les instances* du domaine de l\u2019intervention socioéconomique (Estrie, 2007) Conférence régionale des élus 14,8 % Centres locaux de développement (moyenne) 30 % Chambre de commerce de l\u2019Estrie (moyenne) 26,4 %) (50 % à la Chambre de Magog contre 13,3 % à la Chambre de Sherbrooke) Pourcentage de femmes dans les instances sectorielles régionales (Estrie, 2007) Conseil régional des partenaires du marché du travail 42,1 % Agence de la santé et des services sociaux 47 % Conseil régional de l\u2019environnement 15,8 % Union des producteurs agricoles / Estrie 9, 5 % Pourcentage de femmes dans les instances de l\u2019éducation (Estrie, 2007) Moyenne des commissions scolaires (conseils des commissaires) 46,3 % Cégep de Sherbrooke 52,6 % Université de Sherbrooke 10 % Université Bishop\u2019s 26,6 % *Les instances étudiées sont les conseils d\u2019administration (ou l\u2019équivalent) une place aux femmes au sein du Conseil régional de développement (CRD).« À l\u2019époque, soit au début des années 90, le ministre Picotte, souhaitant redonner plus de responsabilités aux région pour leur développement socioéconomique, avait désigné les CRD comme interlocuteurs privilégiés.Il devenait donc impératif que les femmes y aient leur place afin qu\u2019elles puissent participer activement aux prises de décisions pour l\u2019avenir de la région.Menées par Nicole Do- rin, alors directrice régionale du Conseil du statut de la femme, plusieurs représentations ont été faites pour obtenir un siège pour les femmes au sein du CRD.Parallèlement à cela, les PÉPINES ont aussi travaillé fort afin que le CRD se dote d\u2019une politique d\u2019équité (autant d\u2019hommes que de femmes) au sein des comités de développement.C\u2019est ainsi que le CRD a élargi ses comités de travail à d\u2019autres personnes que les élus, ces personnes étant souvent choisies pour leur expertise pointue dans un domaine en particulier », raconte Mme Bernier.À ce travail de représentation auprès des décideurs pour un pouvoir partagé équitablement entre les femmes et les hommes s\u2019ajoutent plusieurs autres belles réalisations.Par exemple, en 2000, les PÉPINES distribuait dans plus de 200 organisation un répertoire Femmes en tête en Estrie, soit une banque de 104 candidates compétentes et prêtes à s\u2019engager dans leur milieu.« C\u2019est souvent l\u2019excuse pour expliquer la sous-représentation des femmes dans les instances décisionnelles : on n\u2019en trouve pas! Eh bien, voilà un service que nous offrons, et nous n\u2019avons pas de difficulté à dénicher des femmes de talent, qui ont beaucoup à offrir.S\u2019il est vrai que les femmes entretiennent une relation parfois ambivalente avec le pouvoir, si on sait comment les approcher et les convaincre, elles s\u2019impliqueront », soutient Mme Bernier.D\u2019ailleurs, plusieurs actions sont menées pour sensibiliser les femmes sur leur rôle décisionnel.Notamment, dans le but de préparer une relève, une recherche-action était effectuée auprès de 360 jeunes en 2003 afin de concevoir un outil d\u2019intervention qui corresponde aux besoins et à la culture des jeunes femmes.« Cette intervention dédiée aux jeunes de 16 à 30 ans a pour objectif de sensibiliser les filles à l\u2019importance qu\u2019elles soient partie prenante des décisions, mais aussi à responsabiliser les jeunes hommes au rôle qu\u2019ils doivent aussi jouer pour arriver à l\u2019équité hommes/femmes », mentionne Colette Bernier.La place des femmes au pouvoir est d\u2019ailleurs un enjeu qui ne concerne pas que la gente féminine; tous profiteront en effet de ce regard féminin et de cette autre façon d\u2019aborder le pouvoir! « Nous venons de terminer la rédaction d\u2019un Manifeste sur la parité dans la gouvernance en Estrie auquel ont souscrit 12 signataires des leaders du monde politique, du développement socioéconomique, de l\u2019éducation et de l\u2019environnement.Ces gens se sont engagés personnellement à passer à l\u2019action en proposant dans leurs organisations des mesures concrètes pour l\u2019atteinte de la parité d\u2019ici cinq ans », de déclarer avec fierté Mme Bernier.ser la place des femmes dans les lieux de décisions.Autre façon de sensibiliser les leaders à la situation des femmes est la compilation de données.« En 1983, avec le Comité 8 mars, nous avons dressé un premier portrait so- IMACOM, ARCHIVES À titre de directrice du bureau régional du Conseil du statut de la femme de 1980 à 1997, Nicole Dorin fut l\u2019instigatrice de plusieurs projets, dont la création de ConcertAction Femmes Estrie (CAFE) il y a 25 ans.cioéconomique des femmes en Estrie.Durant mon mandat au Conseil du statut de la femme, j\u2019ai participé à l\u2019élaboration de deux autres portraits du même type.Avec des statistiques et des faits qui touchent plusieurs aspects comme l\u2019éducation, les salaires, l\u2019état de santé, etc., il est plus facile d\u2019aller chercher le soutien nécessaire.Ça nous donne des arguments en béton.» Aujourd\u2019hui heureuse retraitée, Nicole Dorin, qu\u2019on a aussi connue à titre de présidente du Conseil de la culture, est fière du chemin parcouru.« Si on prend l\u2019exemple des groupes de femmes, ils sont aujourd\u2019hui mieux financés, les femmes qui y travaillent ont de bons salaires et de bonnes conditions de travail, et les services qu\u2019elles offrent répondent vraiment à plusieurs besoins essentiels.La question des femmes au pouvoir demeure toutefois encore très d\u2019actualité, et dans ce domaine, il reste beaucoup à faire », conclut-elle.Extrait : La Tribune, 8 décembre 1995 ###PAGE###6### ???? ? ??????????? ???? ????????????? ????? ??????????? ?? ?????? ???? ?????????????? ????? ???? ?????????? ??? ?????? ??????????? ?? ??? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? S6 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire En améliorant la condition des femmes, on améliore le sort de tous.« La cause des femmes, c\u2019est la cause des gens! » Si un enfant se fait à deux, en cas de grossesse imprévue, c\u2019est plus souvent qu\u2019autrement la femme qui doit assumer cette responsabilité.Si le choix de poursuivre ou non la grossesse lui revient de droit, elle a cependant besoin du soutien de son entourage.et parfois d\u2019une oreille attentive qui n\u2019est pas émotivement concernée.On pense souvent, à tord, que les grossesses non planifiées arrivent seulement aux adolescent(e)s.Dans les faits, nous avons plutôt observé une baisse dans les dernières années.Bravo les ados! En effet, *18 adolescentes sur 1000 deviennent enceintes chaque année en Estrie, alors qu\u2019il y en avait environ 21 sur 1000 il y a quelques années.Une grossesse non planifiée n\u2019est pas réservée à un groupe d\u2019âge en particulier, tout couple fertile peut vivre cette situation, et ce, même s\u2019il utilise une méthode contraceptive, car aucune méthode n\u2019est sûre à 100 %.À S.O.S.Grossesse, on observe cependant que le groupe d\u2019âge le plus touché concerne les jeunes adultes de 18-25 ans.Fondé en 1988, S.O.S.Grossesse (Estrie) a développé une expertise d\u2019écoute et d\u2019accueil, sans jugement et quel que soit leur vécu ou leurs valeurs pour les jeunes et les femmes de tous âges qui pensent ou qui viennent d\u2019apprendre qu\u2019elles sont enceintes.Comme la grossesse d\u2019une femme affecte souvent de diverses manières l\u2019entourage de celle- ci, l\u2019organisme propose également son soutien aux proches (famille, amis, intervenants) et aux hommes.Outre l\u2019écoute, l\u2019accueil chaleureux, les références et l\u2019aide au choix, les services offerts gratuitement et en toute confidentialité que ce soit au téléphone, dans les locaux de S.O.S.Grossesse (qui ne sont pas identifiés) ou via courriel, l\u2019organisme a développé un volet de prévention auprès des 12-30 ans incluant notamment des animations en classe et dans les maisons de jeunes, des kiosques, la participation à l\u2019Escouade Caoutchouc, etc.« Les gens, surtout les jeunes adultes, ont souvent l\u2019impression de tout savoir concernant la contraception et la grossesse, pourtant.», rappellent Paskale et Ghislaine, de S.O.S.Grossesse.L\u2019organisme se sent également interpellé par diverses questions concernant la femme et la grossesse, dont le droit à l\u2019avortement, l\u2019accès à des moyens de contraceptions (à quand la gratuité?), les risques possibles de certaines méthodes sur la santé des femmes, l\u2019accès au service de sage-femme, etc.Pourquoi encore des grossesses imprévues en 2008? L\u2019avènement de différents moyens de contraception, dont le condom et la pilule, puis, depuis plus récemment, le timbre et l\u2019anneau vaginal, peut laisser à plusieurs l\u2019impression que les grossesses imprévues sont désormais choses du passé.« Mais comme nous le disions plus haut, aucune méthode contraceptive n\u2019est efficace à 100 %.De plus, il existe encore plusieurs mythes liés à la contraception et à la conception qui ne sont toujours pas démystifiés : coït interrompu, impossibilité de devenir enceinte pendant les menstruations, etc.Il ne faut pas oublier non plus certaines situations qui rendent les partenaires moins vigilants : le début d\u2019une relation où la passion prend le dessus mais aussi des moments de grand stress comme les fins de session, les déménagements, les voyages, les séparations, tout autant de contextes où il est plus fréquent d\u2019oublier de se protéger.Bref, ne jugeons pas trop vite et soyons plutôt à l\u2019écoute de ces femmes de tous âges qui se retrouvent enceintes alors qu\u2019elles ne l\u2019avaient pas nécessairement prévu », explique Paskale qui a débuté son implication féministe grâce à sa mère lors de la Marche du pain et des roses en 1995.Comme, la sexualité fait partie de la vie, l\u2019ouverture face à cette question est primordiale pour permettre à tous, peu importe leur sexe, leur âge ou leur situation, de la vivre dans le contexte le plus sain et agréable possible.« Par la prévention et l\u2019information, des groupes comme S.O.S.Grossesse contribuent à mieux informer les jeunes et ainsi leur donner les outils nécessaire à leur épanouissement en tant qu\u2019individu et futur adulte, mais aussi dans leur vie sexuelle afin de rendre celle-ci plus enrichissante pour la personne, mais aussi pour son/sa partenaire », ajoute Ghislaine qui travaille au sein de cette organisme depuis plus de 16 ans.N\u2019oublions pas que la contraception est l\u2019affaire des deux partis, hommes et femmes, et que, par conséquent, il est important que les deux partenaires y participent.Ça peut être aussi simple que d\u2019aller acheter des condoms ensemble à la pharmacie, d\u2019offrir à sa copine de l\u2019accompagner chez le médecin pour choisir une méthode contraceptive\u2026 quand on est deux à penser à se protéger, les risques de vivre une grossesse imprévue sont diminués.Pourquoi ne pas parler contraception dès le début d\u2019une nouvelle relation\u2026 « Mieux vaut prévenir\u2026 » *Références statistiques : CSSS-IUGS 2001-2003 Répond aux questions suivantes pour connaître ton implication et tes connaissances en matière de sexualité et de contraception.Encercle ta réponse.1- Si je ne suis pas prêt à être père, je me protège.Jamais Parfois Souvent Toujours 2- Je crois que c\u2019est risqué qu\u2019une femme devienne enceinte s\u2019il y a une pénétration sans éjaculation.Jamais Parfois Souvent Toujours 3- J\u2019utilise toujours le condom lors de mes relations sexuelles, et ce, dès les préliminaires.Jamais Parfois Souvent Toujours 4- Je parle de contraception et de risques de grossesse au début d\u2019une nouvelle relation amoureuse.Jamais Parfois Souvent Toujours 5- Je me protège même pendant les menstruations de ma partenaire.Jamais Parfois Souvent Toujours 6- Au début d\u2019une nouvelle relation, je passe des tests afin de m\u2019assurer que je n\u2019ai pas de I.T.S.S.Jamais Parfois Souvent Toujours 7- Je fais penser à ma compagne de prendre sa pilule ou autre méthode de contraception.Jamais Parfois Souvent Toujours 8- Je me questionne sur les risques des méthodes contraceptives pour la santé des femmes.Jamais Parfois Souvent Toujours 9- S\u2019il arrivait une grossesse imprévue, je prendrais le temps d\u2019en discuter avec ma partenaire.Jamais Parfois Souvent Toujours Résultats Si tu as une majorité de jamais.Attention, tu risques de devenir « papa » plus vite que tu ne le penses.Il est temps de prendre ton destin en main! Si tu as une majorité de parfois.c\u2019est un bon début, mais tu peux faire mieux, cela te permettra de vivre tes relations amoureuses de façon plus épanouie et sécuritaire.Si tu as une majorité de souvent.très bien, continue de t\u2019impliquer et de t\u2019informer.Si tu as une majorité de toujours.Félicitations! Ta partenaire a de la chance d\u2019être avec toi.Une approche féministe de la santé Fondé il y a presque 30 ans, le Centre de santé des femmes de l\u2019Estrie (CSFE) mise sur une approche féministe dans le sens où les femmes sont au coeur des décisions qu\u2019elles prennent pour leur santé.« Nous sommes un organisme de prévention et de promotion en santé des femmes; l\u2019idée est que les femmes puissent prendre une décision informée en accord avec leurs valeurs », explique Ève-Marie Pouliot du CSFE.La santé, c\u2019est l\u2019équilibre, l\u2019harmonie entre l\u2019état intérieur, l\u2019état physique et environnemental.Faire la prévention en santé, c\u2019est améliorer les conditions de vie et ainsi prévenir la maladie plutôt que de la traiter.Le mouvement en santé des femmes qui a pris naissance dans les années 60 s\u2019est insurgé contre des pratiques médicales abusives et sexistes en gynécologie, en obstétrique et en psychiatrie.« Le domaine médical avait pris le contrôle du corps des femmes », explique madame Pouliot.Grâce au mouvement en santé des femmes, elles sont de plus en plus informées des étapes normales de leur vie.Le CSFE participe à démystifier les cycles hormonaux (puberté, menstruations, grossesse, ménopause) en organisant des activités d\u2019échanges et d\u2019information sur quatre programmes: la contraception, la ménopause, la santé des seins et l\u2019image corporelle.Les alternatives en santé des femmes « Nous ne prônons pas une solution plus qu\u2019une autre; nous voulons seulement que les femmes connaissent mieux toutes les alternatives qui s\u2019offrent à elles.Face au lobby puissant des compagnies pharmaceutiques, les femmes peuvent avoir l\u2019impression qu\u2019il n\u2019existe qu\u2019une solution.Nous croyons au contraire que les femmes sont expertes de leur corps et que, bien informées, elles sont pleinement en mesure de décider de ce qui est le mieux pour elles.C\u2019est ce que nous appelons une approche d\u2019autosanté », renchérit sa collègue Laurence Roy-Demers.Les bons coups du mouvement en santé des femmes D\u2019un point de vue biologique, mais aussi en raison de certains déterminants sociaux comme la pauvreté, la santé des femmes s\u2019aborde différemment de celle des hommes.Aux activités d\u2019échanges et d\u2019informations, de rencontres individuelles et de l\u2019accès à un centre de documentation, s\u2019ajoute un volet politique.« Le CSFE a toujours été au coeur des grandes luttes.Le Collectif pour le libre choix, SOS Grossesse Estrie et le Centre de santé des femmes de l\u2019Estrie ont tous participé à défendre les intérêts et les droits des femmes.Bien que ces organismes ont des objectifs spécifiques, tous visent la même mission : permettre aux femmes de reprendre le contrôle de leurs corps et de leur santé.En plus d\u2019avoir participé à la lutte pour le droit à l\u2019avortement libre et gratuit, le CSFE, en collaboration avec le mouvement communautaire, a pris part à d\u2019autres actions politiques.L\u2019accès à des moyens contraceptifs plus fiables et le libre choix en matière de reproduction et de sexualité constituent entre autres des gains importants », soutient madame Pouliot.Les déterminants sociaux de la santé Le Centre de santé des femmes de l\u2019Estrie se sent également concerné par les déterminants sociaux qui ont un impact sur la santé des femmes.« La présence d\u2019inégalités socioéconomiques, des difficultés psychologiques, des rapports familiaux pas toujours harmonieux, des difficultés de logement et de revenus mettent les personnes, particulièrement les femmes, à rude épreuve.Certaines décisions politiques ont aussi des effets néfastes, pensons à la privatisation des soins de santé.Les personnes payent de plus en plus cher pour avoir accès à des services de santé et de manière de plus en plus inégalitaire, car les assurances individuelles sont extrêmement coûteuses.Au bout du compte, ce sont les femmes qui écopent le plus, car elles sont les plus défavorisées.Voilà autant d\u2019enjeux qui nous préoccupent et nous tentons d\u2019intégrer à l\u2019intérieur de nos activités tous les aspects liés à la santé des femmes », ajoute madame Roy-Demers.Les défis ne manquent pas au CSFE.« Au quotidien, il faut continuer à démystifier et à démédicaliser les cycles de vie, tout en maintenant le réseautage avec les autres groupes de femmes.C\u2019est ainsi que les femmes se réapproprieront leurs corps et deviendront autonomes dans leur prise de décisions concernant leur santé.» Grossesse imprévue : êtes-vous à l\u2019abri? Petit quiz pour les hommes! Les femmes prennent leur santé en main! ###PAGE###7### Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S7 ???? ? ??? ????????? ??????? ?????? ????? ??? ???????? ??? ????????? ?? ?????? ???? ??????? ?? ??????? ???????? ?????? La terre des hommes est aussi la terre des femmes, la terre des enfants, la terre des exclus! Du premier regroupement de femmes en 1907 au Québec, la Fédération nationale Saint Jean Baptiste qui s\u2019est notamment battu contre l\u2019alcool, la violence et en compagnie des médecins pour réduire la mortalité infantile, plusieurs groupes de femmes sont nés dans le but d\u2019améliorer leur situation.Parmi eux, la Coalition québécoise pour le droit à l\u2019avortement libre et gratuit voyait le jour au milieu des années 80.Graduellement, d\u2019autres coalitions ont été créées au Québec, dont une en Estrie en 1987.En novembre 1989, le réseau de Sherbrooke s\u2019incorpore sous le nom de Collectif pour le Libre Choix et commence à aller dans les écoles pour faire de l\u2019éducation populaire : d\u2019abord pour donner l\u2019heure juste en ce qui concerne l\u2019avortement, ensuite pour parler du libre choix afin de prévenir les grossesses imprévues, de contraception, de sexualité, de la vie amoureuse, etc.De nos jours, près de 4000 jeunes sont sensibilisés, et on espère continuer à le faire même si, avec la réforme scolaire, le cours de formation personnelle et sociale (FPS) qui était souvent la porte d\u2019entrée pour ce genre de sensibilisation fut aboli à certains niveaux scolaires et continue de disparaître au fil des années.Le Collectif a donc pour mission de défendre et promouvoir le droit inaliénable des femmes à disposer de leurs corps, d\u2019avoir ou non des enfants, d\u2019en déterminer le nombre et le moment, de mettre à leur disposition les moyens efficaces, sécuritaires et adéquats pour y parvenir.Un peu d\u2019histoire.Le premier combat fut évidemment de permettre aux femmes d\u2019avoir accès librement et gratuitement à l\u2019avortement.Le 28 janvier 1988, la Cour suprême du Canada décriminalisait l\u2019avortement.L\u2019actualité de l\u2019époque met sur la sellette Chantal Daigle qui veut interrompre sa grossesse et Jean-Guy Tremblay qui s\u2019oppose au choix.Chantal Daigle vaincra les tribunaux et obtiendra le droit à l\u2019avortement devant 9 juges unanimes.Le tribunal conclut que : « le foetus n\u2019a aucun droit reconnu par la législation tant qu\u2019il n\u2019est pas mené à terme, et que le futur père ne peut donc pas avoir de prétention sur lui.» Le juge en chef à ce moment, Maître Dickson, a écrit ceci : « Forcer une femme, sous la menace d\u2019une sanction criminelle, à mener un foetus à terme à moins qu\u2019elle ne satisfasse à des critères sans rapport avec ses propres priorités et aspirations est une ingérence grave à l\u2019égard de son corps et donc une violation de la sécurité de sa personne ».Citation du juge en chef Maître Decken\u2019s : « le foetus n\u2019a aucun droit reconnu par la législation tant qu\u2019il n\u2019est pas mené à terme (et que le futur père ne peut donc pas avoir de prétention sur lui).» Rappelons que l\u2019accès à l\u2019avortement n\u2019est pas qu\u2019un combat mené par les femmes, des hommes aussi y ont participé, qu\u2019on pense au Dr Henry Morgentaler.Encore un droit fragile.Au Canada, depuis 1989, l\u2019avortement se retrouve dans un vide juridique.Le gouvernement de l\u2019époque mené par Brian Mulroney avait proposé un projet de loi pour baliser l\u2019avortement, mais il n\u2019a pu être adopté.Cependant, le droit à l\u2019avortement est protégé jusqu\u2019en 2011 par le Sénat.Les représentations des groupes de femmes ont par ailleurs permis quelques avancés.Au Québec, des infirmières attitrées seront dorénavant en mesure de signer des prescriptions, de courte durée, de contraceptifs hormonaux aux femmes en bonne santé qui peuvent s\u2019adresser directement à elles.C\u2019est un moyen de rejoindre les étudiantes qui ne se confient plus facilement à l\u2019infirmière de leur école qu\u2019au médecin d\u2019une clinique, et aussi un système qui peut faciliter la vie des femmes qui n\u2019ont pas de médecin de famille.De plus, en avril 2007, un nouveau recours collectif a été déposé contre le ministère de la Santé par des femmes qui ont dû payer de leur poche pour avoir un avortement dans des cliniques privées et dans des centres de santé des femmes.Un premier recours collectif a été remporté en août 2006 et avait accordé 13 millions de dollars à 40 000 femmes.Comme l\u2019accès libre et gratuit à l\u2019avortement est garanti pour toutes les femmes au Québec, si une femme souhaite interrompre sa grossesse et ne peut pas obtenir un avortement dans un établissement public dans un délai raisonnable, elle sera réorientée vers une clinique privée et il n\u2019y aura pas de déboursés pour elle.Des actions concrètes pour mieux informer Le Collectif pour le libre choix fait la promotion de la campagne pro choix Clarification.ca qui vise à recueillir des affidavits de femmes ayant vécu un avortement, en opposition à une campagne similaire menée par les groupes anti-choix qui tentent de remettre en question la nécessité du service.Régionalement, le Collectif sensibilise femmes et hommes de différents groupes d\u2019âge.Sa tournée d\u2019éducation populaire autonome rejoint notamment les adolescentes et adolescents des élèves du secondaire, du cégep et en maisons des jeunes de la région.« C\u2019est pour les jeunes une occasion de valider leurs connaissances, de s\u2019affirmer en prenant la parole sur la réalité qu\u2019ils vivent en posant des questions ou en nommant leurs craintes.Cette tournée devient ainsi pour les jeunes une opportunité d\u2019acquérir un bagage de connaissances critiques, de références et d\u2019opinions qui leur seront utiles si une situation problématique vient les confronter » racontent Johanne Bilodeau, Mélissa Boily et Sandra Landry, du Collectif.Pour les jeunes adultes, il y a aussi l\u2019Escouade Caoutchouc, une initiative d\u2019I.R.I.S.Estrie, où l\u2019on fait de la sensibilisation et prévention en matière de infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), VIH/ Sida, hépatites, grossesses imprévues et drogues du viol dans les bars et lors de journées d\u2019intégration au cégep et à l\u2019université.« On sensibilise alors tant les hommes qui doivent comprendre que, si la décision finale de la grossesse appartient à la femme, le processus du choix ainsi que la contraception les impliquent tout autant.» À cela s\u2019ajoutent de belles initiatives, comme les ateliers post-avortement s\u2019adressant aux femmes qui ont vécu l\u2019avortement et qui veulent en parler de même que les ateliers post- adoption.« Comme femme, on n\u2019a pas à assumer le poids des valeurs de la société », rappellent les intervenantes du Collectif.« L\u2019avortement touche nos valeurs, et quelle que soit la décision prise par la femme lors d\u2019une grossesse imprévue, même l\u2019adoption ou la poursuite de la grossesse, il y a toujours du jugement.C\u2019est pourquoi il est important d\u2019aider les femmes à s\u2019approprier de ce pouvoir de décider de leur vie et les encourager à être vigilantes et demeurer à l\u2019affût des lois et autres décisions légales, afin que les femmes puissent toujours avoir le choix.» Légende : en caractère italique = mythe en caractère gras = réalité Avortement L\u2019avortement rend stérile.L\u2019avortement est une intervention sécuritaire pour la femme et est pratiquée par des médecins ayant une formation spécifique et un suivi est effectué par la suite.Les femmes utilisent l\u2019avortement comme méthode contraceptive.Les femmes ont recours à l\u2019avortement principalement lorsqu\u2019il y a échec à la contraception.Poursuite d\u2019une grossesse Elle est bien trop jeune, elle ne sera pas capable de s\u2019en occuper.Il y a des organismes qui sont en mesure de lui venir en aide et de lui permettre de poursuivre ses études.En plus, ce petit-là n\u2019aura pas de père, elle ne sera pas capable de l\u2019élever toute seule.Une femme peut très bien subvenir aux besoins de son enfant même si elle est monoparentale.Sexualité L\u2019éducation sexuelle encourage les jeunes à avoir des relations sexuelles.Le fait d\u2019éduquer les jeunes en matière de sexualité les aide à adopter des comportements sains et sécuritaires, à s\u2019affirmer et à se respecter à travers cette dimension importante.Lorsque c\u2019est ma première relation sexuelle, je ne peux pas devenir enceinte.En tout temps, il y a des risques de devenir enceinte, et ce, même avant d\u2019avoir nos premières menstruations.Le corps de la jeune fille se prépare et celle-ci peut avoir plusieurs ovulations avant sa première menstruation.Il y a donc toujours des risques.Adoption Les enfants adoptés sont toujours victimes de mauvais traitements.Les enfants adoptés ne sont pas automatiquement maltraités, les familles adoptives doivent faire face à une série d\u2019évaluations par des intervenantEs compétentEs oeuvrant aux Centres Jeunesses.Il peut y avoir tout aussi bien des victimes au sein de familles naturelles.Une femme qui donne son enfant en adoption pose un geste irresponsable.Une femme qui confie son enfant en adoption pose un geste d\u2019amour, elle se respecte et respecte aussi son enfant, elle veut lui offrir un milieu de vie plus opportun.Libre choix Le droit de choisir en matière de grossesses imprévues n\u2019appartient pas juste aux femmes.Le droit de choisir est un droit qui revient aux femmes, car c\u2019est un droit inaliénable à disposer de leur corps, d\u2019avoir ou non des enfants, d\u2019en déterminer le nombre et le moment, de mettre à leur disposition les moyens efficaces, sécuritaires et adéquats pour y parvenir.Les femmes n\u2019ont plus besoin des hommes dans leur prises de décisions.Les femmes souhaitent le respect de la part des hommes en ce qui concerne le libre choix et affirment ainsi leur autonomie au niveau de leur santé sexuelle et reproductive.La liberté de choisir.un droit qu\u2019il faut toujours défendre Mythes et réalités entourant le libre choix et la sexualité L\u2019Escouade Caoutchouc, une initiative d\u2019I.R.I.S.Estrie, fait de la sensibilisation et de la prévention en matière d\u2019infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), VIH/Sida, hépatites, grossesses imprévues et drogues du viol dans les bars et lors de journées d\u2019intégration au cégep et à l\u2019université.###PAGE###8### S8 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire CONCERT?????? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ???????????????????????????????????????????????????????????????? ????? ????????????????????????????????????????????????????? ???? ?????? ??? ?????? ?????? ????? ????? ?????????? ??? ??? ????????????? ?? ??????????????????????????????? ??????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????? ????????????????????????????? ? ??????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????? ?????????????????????????????????????????????????????? ??????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????? 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??????????????????????????????? ??????????????????? ??? ???????? ###PAGE###10### S10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire ????? ???????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????? ? Que l\u2019on soit de Mégantic ou d\u2019Afrique, d\u2019Asbestos ou du Lahos, de Sherbrooke ou des îles Moukmouk, de Saint-Romain ou de Rome ou n\u2019importe où sur la planète.être féministe, c\u2019est adhérer à des valeurs d\u2019égalité, de solidarité, de justice, de liberté et de paix! « On entend souvent Moi, je ne consomme pas.Pourtant, la majorité d\u2019entre nous prenons un verre à l\u2019occasion, consommons des médicaments.On confond consommation, surconsommation, abus et dépendance.D\u2019où l\u2019importance de démystifier la consommation, de voir à quoi elle sert, dans quelle contexte et à quel moment elle devient un risque », signale Camille Ché- nard, d\u2019Élixir.Né en 1984 d\u2019un projet marrainé par le Centre des femmes de l\u2019Estrie, notamment dans le but de donner l\u2019occasion aux femmes d\u2019identifier les causes, les effets et les conséquences de l\u2019usage inadéquat d\u2019alcool et de médicaments psychotropes, Elixir est un centre communautaire d\u2019intervention en dépendance spécialisé en prévention/éducation qui utilise l\u2019approche féministe.« Nous intervenons donc auprès de femmes qui ne sont pas encore dans des situations de dépendance.Le rôle d\u2019Élixir est d\u2019aider les femmes à mettre en place des stratégies et le modèle qu\u2019elle souhaite côté consommation.Celles qui ont déjà des problèmes de dépendance seront référées et accompagnées au besoin dans leurs démarches », ajoute Adrienne Chauvette, d\u2019Élixir.Par exemple, le programme Choisir au féminin donne l\u2019occasion aux femmes de se retrouver en tant que femmes, de clarifier leurs besoins et leurs valeurs, d\u2019identifier les courants qui les influencent et l\u2019impact du contexte social sur leur façon de consommer, etc.Le programme leur permet également de revisiter leurs réactions au quotidien dans différentes sphères de leur vie, que ce soit avec leur conjoint, leurs enfants, leurs collègues de travail.« Notre objectif est de permettre aux femmes de retrouver les ressources qu\u2019elles ont en elles et de les outiller pour faire face à n\u2019importe quelle situation.Pour faire des choix éclairés, il faut posséder les moyens pour agir, se reconnaître capable d\u2019agir et trouver la motivation pour le faire.Le groupe facilite le maintien de la motivation », soutient Mme Chénard.Élixir prône un discours tout en nuance.« Nous ne sommes pas contre la consommation, que ce soit d\u2019alcool ou de médicaments.L\u2019organisme veut plutôt démystifier les problèmes liés à de mauvais usages et les situer dans un contexte social plus large.C\u2019est vraiment de l\u2019éducation et de l\u2019entraide », précise Mme Chauvette.Et pourquoi selon une approche féministe? « Parce que les femmes ne consomment pas nécessairement pour les mêmes raisons qu\u2019un homme.Aussi, certaines études l\u2019ont démontré, le milieu de la santé ne réagit pas de la même façon aux symptômes exprimés par une femme ou par un homme.On prescrit plus souvent et pour plus longtemps des médicaments comme des antidépresseurs à des femmes.Mais face à un diagnostic médical, la femme fait quoi? C\u2019est là toute l\u2019importance qu\u2019elle soit bien informée, bien outillée », rappelle Camille Chénard.Autre exemple, dans l\u2019atelier C\u2019est la faute à qui, les participantes prennent conscience de la façon dont le contexte social (demande de performance, déni du malheur, contraintes liées aux multiples rôles, etc.), la voracité de l\u2019industrie pharmaceutique (c\u2019est une entreprise à profits.), la méconnaissance de certains médecins par rapport aux médicaments peuvent influencer leur consommation.« On peut agir sur chacun de ces responsables, en informant mieux les médecins par exemple, en dénonçant le marketing de l\u2019industrie pharmaceutique ou en amenant les gens à se responsabiliser face à leur consommation.» « Redécouvrir son pouvoir personnel, prendre conscience des influences sociales, développer ses connaissances et ses compétences bref développer sa capacité de choisir et d\u2019agir, se développer dans un climat d\u2019entraide, c\u2019est ce qu\u2019on veut faire avec les femmes », conclut Adrienne Chauvette.On dit souvent que les femmes ont mené de grandes luttes pour atteindre l\u2019égalité.C\u2019est tout à fait vrai et exact.Il faut aussi dire que des hommes ont marqué de leur soutien cette marche vers l\u2019autonomie et c\u2019est ton cas papa.Aujourd\u2019hui, tu aurais plus de 90 ans et tu as fait preuve d\u2019un avant-gardisme extraordinaire en participant à l\u2019éducation de tes filles.D\u2019aussi loin que je me souvienne, tu nous as toujours dit aussi que nous pourrions étudier tant que nous le voudrions et jamais je ne t\u2019ai entendu dire que nous ne pouvions pas faire telle ou telle chose parce que nous étions des filles.Ainsi, j\u2019ai eu droit à mon costume de cowgirl pour pouvoir jouer aux cowboys avec les petits garçons du village, j\u2019ai aussi eu des skis et j\u2019allais skier dans les belles pentes de Saint-Sébastien avec les garçons qui en avaient.À partir de 13-14 ans, tu m\u2019as aussi fait faire du ski nautique alors que presque personne n\u2019en faisait.Quand je suis allée au pensionnat pour faire mon cours classique (eh oui comme les garçons les plus privilégiés de mon époque), je me suis beaucoup ennuyée au début et quand je te disais que je ne voulais plus y retourner, tu me disais : « D\u2019accord, mais demain matin tu rentres travailler à la \u201cshop\u201d de couture.» Tu savais très bien que ce n\u2019était pas ce que je voulais.Je t\u2019ai aussi toujours vu travailler avec maman à faire la comptabilité, à préparer des soumissions.Bien avant que les femmes collaboratrices ne demandent une reconnaissance économique de leur apport à l\u2019enrichissement de leur mari, tu avais reconnu l\u2019aide qu\u2019elle t\u2019apportait et elle était sur la liste de paie de ton entreprise.Et moi, j\u2019ai eu la chance de t\u2019accompagner souvent sur les chantiers de construction.Dieu que j\u2019aimais voir la façon dont tu parlais à tes hommes et comment tu leur donnais des trucs pour mieux faire leur travail.Tu nous as enseigné la valeur de la parole donnée, le mérite du travail bien fait si petit soit-il et le respect des plus humbles.Tu nous as montré à faire preuve de générosité sans y rechercher de reconnaissance, à aider et épauler ceux et celles qui en avaient besoin sans le crier sur les toits.Merci! Tu aimais aussi beaucoup la politique.Tu en parlais beaucoup à la maison et nous avions la chance de pouvoir échanger nos points de vue avec toi et avec tes amis.Un des premiers cadeaux que j\u2019ai reçus, c\u2019est un livre sur Henri Bourassa que m\u2019a donné un de tes grands amis, et je me souviens qu\u2019un beau jour alors que j\u2019allais voter pour la première fois, tu m\u2019as dit que je ferais un discours le samedi suivant à l\u2019occasion du grand rassemblement au Centre Monseigneur Bonin de Lac-Mé- gantic.Tu m\u2019avais dit que tu n\u2019applaudirais pas, pour paraître objectif, mais à la fin de tous les discours de députés, du candidat, etc., tu es venu me féliciter et me dire combien tu avais apprécié.Aujourd\u2019hui, c\u2019est moi qui te dis merci papa! Combien de fois aussi après un repas nous as-tu dit à mes soeurs et à moi « Laissons votre mère se reposer et faisons la vaisselle »? Tu lavais donc la vaisselle et nous l\u2019essuyions pendant que tu chantais Parlez-moi d\u2019amour de Lucienne Boyer ou encore Prendre un verre de bière mon minou de je ne sais qui.Aussi comme je vous ai vu amoureux maman et toi.Longtemps, j\u2019ai cru qu\u2019il en était ainsi dans toutes les familles et comme j\u2019ai eu un choc quand je me suis aperçue qu\u2019il n\u2019en était pas ainsi et que des filles étaient privées d\u2019études parce que c\u2019était réservé aux garçons, que le mari ne donnait jamais un coup de main à la maison sous prétexte qu\u2019il était le pourvoyeur.Combien de femmes intelligentes ne se sont pas exprimées parce qu\u2019on leur avait dit que la parole appartient aux hommes? Merci papa d\u2019avoir été le père que tu as été.Grâce à toi, je n\u2019ai pas peur de parler devant les hommes et, il y en a à qui ça plaît; grâce à toi, je ne sens pas que des choses me sont défendues et même si parfois des personnes veulent me mettre des barrières, je sais que je peux les franchir et je souhaite à toutes les petites filles et à tous les petits garçons d\u2019avoir un père comme toi qui m\u2019a montré à être moi-même et à aller au bout de mes rêves sans peur des qu\u2019en-dira-t-on.Odette Michaud Responsable régionale Bureau du Conseil du statut de la femme en Estrie Démystifier la consommation Rappelons-nous.Dans les années 80, plusieurs études dont celles de Nadeau, Cooperstok et Lennard, Mercier et Tremblay font l\u2019étalage de statistiques préoccupantes sur la consommation des femmes au Québec.Le simple fait de parler de la consommation féminine était en soi un sujet fort nouveau.En effet, on reconnaissait que les femmes pouvaient être susceptibles d\u2019avoir un problème de consommation autant que les hommes.Par contre, on distinguait leur consommation de celle des hommes : elle se différenciait par les quantités, la nature des substances, les motifs et les facteurs déclencheurs.On attribuait aux femmes une consommation plus élevée de médicaments.Elles recevaient presque deux fois plus de prescriptions que les hommes, une médication en plus grande quantité et sur une plus longue période allant même jusqu\u2019après la disparition des symptômes.Lettre à mon père Voici quelques-unes seulement des femmes estriennes qui ont été des pionnières dans leur domaine.Ces femmes ont été les premières à occuper un poste traditionnellement comblé par des hommes.À vous toutes notre admiration et notre reconnaissance ainsi qu\u2019à toutes les autres qui nous ont pavé la voie.LA PREMIÈRE FEMME.- sénatrice de la région de l\u2019Estrie : Yvette Boucher-Rousseau - députée de l\u2019Estrie, circonscription de Johnson : Carmen Juneau - députée de St-François, ministre des Finances, présidente du Conseil du Trésor, Cheffe de l\u2019Opposition : Monique Gagnon Tremblay - au Conseil municipal de l\u2019ancienne ville de Sherbrooke : Françoise Dunn - mairesse en Estrie : Joan Westland-Eby de Bolton Sud - mairesse de la ville d\u2019Asbestos : Louise Moisan-Coulombe - préfète élue au suffrage universel au Québec et en Estrie - dans la MRC du Granit : Francine Blais - Grande Estrienne et candidate à une élection générale au palier fédéral, dans la circonscription de Compton Frontenac : Estelle Gobeil - présidente du Conseil régional de la santé et des services sociaux de la région, ancêtre de l\u2019 actuelle Agence régionale de la santé et des services sociaux : Diane Roy - directrice du CHUS : Madeleine Côté - présidente de la Maison régionale de l\u2019industrie : Monique Campagnat - directrice de la Direction régionale d\u2019Emploi Québec : Liette Tessier-Allard - présidente de OXFAM-Québec : Nicole St-Martin - présidente de Gestion Estrie et de sa première campagne de financement, directrice du Conseil régional de Bien-Être de Sherbrooke, ancêtre de notre Agence régionale de la santé et services sociaux : Nicole Dorin - journaliste à la Tribune : Eva Senécal - fondatrice d\u2019un hôpital pour enfants handicapés à Austin : Lily Esther Butters - compositrice et fondatrice d\u2019institutions musicales et artistiques : Joséphine Doherty-Codère - directrice de la Commission scolaire de Sherbrooke et présidente-éditrice de la Tribune : Louise Boisvert - directrice du CEGEP de Sherbrooke : Micheline Roy - professeure à l\u2019Université de Sherbrooke : Monique Béchard- Deslandes - directrice de département à l\u2019Université de Sherbrooke : l\u2019historienne Andrée Desilets - doyenne de la faculté des Lettres et sciences humaines de l\u2019Université de Sherbrooke : Marie Malavoy - vice-doyenne de la faculté de Théologie de l\u2019Université de Sherbrooke : Louise Melançon - vice-rectrice à l\u2019administration de l\u2019Université de Sherbrooke : Luce Samoisette - officière à l\u2019exécutif de l\u2019Université de Sherbrooke : Danielle Coderre - historienne de renommée internationale en études féministes : Micheline Dumont - fondatrice et présidente des Clubs épargne femmes : Clarisse Codère - directrice de l\u2019Union des producteurs agricoles : Diane Lacroix - fondatrice et directrice de Pro Gestion : Dina Naaman - directrice du Centre Jeunesse de l\u2019Estrie et directrice générale de la ville de Sherbrooke : Sylvie Lapointe - chauffeure de la S.T.S.maintenant la Commission municipale de transport de Sherbrooke : Suzanne Lapointe - policières de la Ville de Sherbrooke : Brigitte Beaudoin et Maryse Fournier - pompière de la Ville de Sherbrooke : Korine Rouillard - inspectrice en prévention des incendies pour la Ville de Sherbrooke : Louise Berger - cheffe d\u2019équipe en entretien sanitaire pour la Ville de Sherbrooke : Gaétane Filion - technicienne en mécanique et structure pour Hydro- Sherbrooke : Lynda Belley - préposée au débranchement des compteurs pour Hydro- Sherbrooke : Lyne Lacasse - opératrice mécanicienne en traitement et distribution/station de traitement de l\u2019eau pour la Ville de Sherbrooke : Mélissa Quenneville - opératrice au C.C.R.pour la Ville de Sherbrooke : Nathalie Létourneau - opératrice de traitement de l\u2019eau : Karine Vigneux Denise St-Pierre Directrice de l\u2019Escale avec la collaboration de Micheline Dumont, historienne, et de plusieurs personnes des services de ressources humaines de divers organismes.Femmes de première! ###PAGE###11### ????? ?????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????? ?????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????? Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S11 Rappelons-nous notre histoire et célébrons la puissance de notre solidarité apprise et développée à travers nos luttes! Rappelons-nous que nos droits acquis sont encore récents et loin d\u2019être coulés dans l\u2019ciment! Pour vivre une relation saine, il devrait y avoir.Après avoir lu les 6 principes de ce que devrait être une relation saine, à combien évaluerais- tu ta relation sur une échelle de 1 à 10 (10 = relation très harmonieuse) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Est-ce que ton évaluation te satisfait? Est-ce que cela suscite la discussion avec ton ou ta partenaire? Est-ce qu\u2019un des principes t\u2019interpelle plus que les autres? Est-ce que tu prends conscience des forces et des faiblesses de ta relation? Est-ce que tu prends conscience de manques et de besoins non comblés dans ta relation? Est-ce que tu crois possible de partager avec ton partenaire ton opinion d\u2019une relation saine? Si oui tant mieux, si non et que tu sens le besoin d\u2019en parler, La Méridienne est là pour toi.COUP DE COEUR Un des coups de coeur de La Méridienne de l\u2019année 2007 est la CHANSON POUR MARIE, qui a été écrite et composée par Nicola Ciccone à la suite d\u2019une lettre qu\u2019il a reçue d\u2019une femme qui lui racontait son histoire d\u2019amour, mais une histoire d\u2019amour remplie de violence.Ce qui a d\u2019autant plus bouleversé l\u2019auteur-compositeur, c\u2019est qu\u2019à la fin de sa lettre, la femme avait omis de signer son nom.Comme si elle avait perdu son identité ou qu\u2019elle ne se donnait plus le droit d\u2019exister.Il a donc décidé d\u2019appeler cetet femme MARIE et d\u2019écrire CHANSON POUR MARIE.Vidéo clip « Chanson pour Marie » de Nicola Ciccone www.nicolaciccone.ca L\u2019ÉCOUTE L\u2019autre est disp onible, respecte mon r ythme, considère ce qu e je vis, ne me juge pas , respecte mes choix, me soutient.L\u2019ÉGALITÉ Les deux personnes se respectent mutuellement, s\u2019écoutent l\u2019une l\u2019autre, prennent des décisions ensemble, règlent les problèmes conjointement, partagent leurs sentiments, ont les mêmes droits, sont honnêtes l\u2019une avec l\u2019autre, ont les mêmes chances.LE RESPECT De mes goûts, mes décisions, mes choix vestimentaires, ma famille, mon rythme, mes limites, mes amiEs, mes besoins, mes valeurs, mes croyances, mes insécurités.LA LIBERTÉ D\u2019être qui je suis, de garder ma personnalité, de vivre mes différences, de dire ce que je pense, de faire les activités que j\u2019aime, de porter les vêtements que je veux, de continuer à voir qui je veux, de réaliser mes rêves, d\u2019essayer de nouvelles choses, de dire oui ou non.LA NON-VIOLENCE Seule ou avec l\u2019autre, la personne se sent égale et respectée, en sécurité, calme, sans crainte des réactions, libre, valorisée, entourée, compétente, authentique.L\u2019AMOUR L\u2019autre me voit comme je suis vraiment, acceptent mes forces et mes limites, respecte mes opinions, partage certaines valeurs et croyances, sait que je l\u2019aime, même si il ou elle est loin de moi.Source: La Méridienne, maison d\u2019hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants Horizontalement 1.Action de faire chanter quel- qu\u2019un, faire du.? Refus, négation.2.3.État dans lequel les femmes victimes de violence se retrouvent souvent.4.Une condition de vie aggravée ? Indique un lieu, on l\u2019a conduit.prison.5.Une chanteuse prénommée Ginette qui a été victime de violence conjugale.6.Combat, lutte ? Marque l\u2019intensité, c\u2019est une femme.bonne.7.Les femmes violentées sont animées de ce sentiment d\u2019espérance.8.Les policiers lui ont donné un avertissement, un.9.Symbole chimique de titane ? Indique une négation.10.Les femmes en sont souvent victimes.11.La femme violentée se fana, s\u2019.12.Manière d\u2019être, état, il est.colère ? Le premier pas qu\u2019une femme victime de violence doit faire est de « le rompre ».Verticalement 1.Se sentir responsable, coupable, se.2.3.Les femmes victimes de violence s\u2019en pensent souvent incapables, entreprendre ? Existence.4.Action de séparer.5.Rapport sexuel imposé par la force et qui constitue un crime.6.Être en difficulté, battre de r.? Fatigué, épuisé.7.L\u2019homme violent cause une douleur morale par ses paroles ou ses actives, il mutile, il.Mots croisés sur la violence conjugale 8.Tu existes, tu.9.Sentiment d\u2019inquiétude éprouvé en présence ou à la pensée d\u2019un danger ? Peau serrée entre deux doigts.10.11.Situation qui peut engendrer un conflit.12.Négation ? Symbole de la mélancolie et du pessimisme, sombre.Nature intime de quelqu\u2019un, elle est blessée au plus profond de son.###PAGE###12### S12 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire ????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? Nous sommes solidaires dans les mêmes luttes : lutte pour l\u2019égalité des sexes, lutte contre la pauvreté et l\u2019exclusion! Les premières maisons d\u2019hébergement accueillant des femmes victimes de violence et leurs enfants ont été créées il y a une trentaine d\u2019années.En Estrie, l\u2019Escale, La Bouée et La Méridienne permettent ainsi à des femmes de tous âges d\u2019être reçues, écoutées, guidées, protégées.Au-delà des services qu\u2019elles proposent à leur clientèle, ces maisons d\u2019hébergement sont à la base d\u2019une prise de conscience sociale importante.Qu\u2019en est-il vraiment de la violence? Comment y réagir adéquatement? Encore une fois, l\u2019approche féministe a bénéficié à plusieurs \u2013 hommes, femmes et enfants.Concernées de près par la violence, les maisons d\u2019hébergement ouvraient grands les yeux de la société en redéfinissant mieux le concept.« D\u2019une perte de contrôle (ce n\u2019est pas de sa faute), la violence fut plutôt définie comme ce qu\u2019elle était vraiment : une prise de contrôle (manipulation par la peur, la menace) », explique Denise Saint-Pierre, à la tête de la maison l\u2019Escale, l\u2019une des premières maisons d\u2019hébergement pour femmes violentées au Québec.En précisant mieux ce qui se cachait derrière les gestes violents, les maisons d\u2019hébergement ont du coup permis à la société de réaliser que la violence existait aussi ailleurs, que ce soit dans les cours d\u2019école, les milieux de travail, auprès des aînés, etc.« La violence ne s\u2019exprime pas seulement entre conjoints.Notre prise de conscience a permis d\u2019éclaircir d\u2019autres rapports en définissant mieux le concept.Bref, on a pu aller derrière le geste pour voir l\u2019ensemble de la situation.Ce n\u2019est pas seulement un geste isolé, mais la structure des relations entre personnes dont il est question », souligne Mme Saint-Pierre.Dans son analyse du pourquoi de la violence, l\u2019approche féministe a fait ressortir les impacts négatifs d\u2019une société patriarcale.« Ce contrôle de l\u2019homme sur la femme découle d\u2019une vieille mentalité.D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas nécessaire de reculer bien loin.Il y a une soixantaine d\u2019années à peine, plusieurs se demandaient à quoi servait d\u2019éduquer les filles si elles étaient pour rester à la maison! Il est donc faux de prétendre que la violence conjugale ne relève que du privé, c\u2019est un problème qui nous concerne tous, car il prend sa source dans le manque d\u2019égalité entre les hommes et les femmes.D\u2019où l\u2019importance d\u2019aller chercher la collaboration de tous pour changer les mentalités et opérer un changement de société qui deviendra bénéfique pour tous.» C\u2019est ainsi qu\u2019avec le temps, le travail réalisé par les maisons d\u2019hébergement pour contrer le problème de violence ne s\u2019est plus fait en vase clos, mais en concertation avec plusieurs autres instances.« Il s\u2019est développé une solidarité très grande, que ce soit avec les milieux institutionnels comme le CLSC, les policiers et le Palais de justice.Nous sommes désormais tous assis à la même table pour développer des protocoles d\u2019entente et mettre en place des façons de faire.Par exemple, le policier appelé sur les lieux de violence conjugale peut soit proposer au couple de le référer à d\u2019autres services, soit reconduire la femme à une maison d\u2019hébergement si nécessaire.Lorsqu\u2019on retourne au domicile pour aller chercher les effets de premières nécessités, le policier est aussi là pour accompagner.Bref, nous avons sensibilisé d\u2019autres intervenants qui se sentent aujourd\u2019hui autant concernés que nous par la violence conjugale », mentionne Denise Saint-Pierre.La directrice de l\u2019Escale remarque également un changement de mentalité dans la société.« Les appels ne proviennent plus seulement de victimes, mais de leur entourage.Des mères appellent pour dénoncer les agissements de leur fils envers sa conjointe, des voisins, des amis et des employeurs nous contactent pour savoir comment ils peuvent aider une femme de leur entourage victime de violence.Le vent a tourné, car aujourd\u2019hui, dans les moeurs de la société, la violence est inacceptable.Non seulement les violents n\u2019ont plus l\u2019appui et l\u2019accord des gens, mais leurs gestes sont devenus intolérables.» Une femme gifle son conjoint à la sortie d\u2019un bar.Un homme insulte sa conjointe en lui criant après.Ces deux cas sont-ils des exemples de violence ou d\u2019une chicane de couple? En fait, tout dépend du contexte et de quatre critères qui font la distinction entre les deux.Le contexte : dès qu\u2019il y a relation amoureuse, il peut y avoir conflit ou violence.Les conflits font partie de la vie; mais parfois, quand c\u2019est corsé, on peut se demander si c\u2019est de la violence ou une chicane.Par exemple, si on fait référence aux exemples mentionnés plus haut, ils peuvent être interprétés de plusieurs façons.La gifle peut être perçue comme une domination, une réaction de défense ou une expression de l\u2019agressivité.Définition de violence conjugale La violence conjugale est l\u2019illustration d\u2019un rapport de domination qui se vit dans l\u2019intimité d\u2019un couple.Il y a un partenaire qui amène l\u2019autre à se soumettre en l\u2019agressant, et maintient son emprise par le cycle de la violence.(Pour faciliter la compréhension, lorsqu\u2019il sera question de la violence conjugale, la personne qui agresse sera appelée l\u2019agresseur et la personne qui subit, la victime.) Définition de chicane de couple Contrairement à la violence, le conflit fait partie de la vie.Ce n\u2019est pas un prétexte pour prendre le pouvoir, puisqu\u2019il y a un réel litige sur le sujet qui est en cause (ex.sorties, ménage, projet).Dans un conflit, le pouvoir n\u2019est habituellement pas en jeu; on suppose donc une relation relativement égalitaire où les deux partenaires peuvent tour à tour être responsables du conflit et se sentir à l\u2019aise de réagir puisque c\u2019est le sujet du conflit qui est en jeu et non le pouvoir.Les 4 critères pour faire la distinction Violence conjugale L\u2019agresseur veut avoir le contrôle et le pouvoir sur sa victime sans négociation.En violence conjugale, l\u2019agresseur veut dominer dans le couple à travers différentes situations qu\u2019il choisit.La violence est alors un moyen efficace et rapide pour lui.Il n\u2019a pas à négocier et sur le coup ni à subir de conséquences.La victime, elle, se retrouve dans l\u2019impuissance.Par peur, par anticipation, par soumission, elle reste centrée sur les désirs, besoins et préférences de l\u2019agresseur.Les deux cherchent à convaincre l\u2019autre de son droit à gagner sur la situation.Dans le conflit, on ne retrouve pas une personne proactive qui veut à tout prix gagner sur l\u2019autre; il s\u2019agit plutôt de deux individus qui ne s\u2019entendent pas et qui veulent faire passer leur point de vue.Les deux veulent gagner (pas le pouvoir, mais le sujet du litige en question).Indépendamment de leurs formes, les agressions sont stratégiques et intentionnelles dans le but de dominer.L\u2019intention de l\u2019agresseur est de prendre le pouvoir dans le couple.Il choisira donc différents moyens selon les vulnérabilités de sa victime, selon ses réactions : la contrainte physique; le contrôle social; le dénigrement; le harcèlement; la sexualité; l\u2019intimidation; l\u2019argent.Dans un conflit, les deux personnes n\u2019utilisent pas d\u2019agression pour gagner, mais des arguments même s\u2019il peut y avoir de l\u2019agressivité.Donc, au lieu d\u2019agresser, ils peuvent argumenter fort et, à la rigueur, ils (ou un seul des deux) peuvent manifester de l\u2019agressivité dans le but de libérer la tension et non de faire peur à l\u2019autre.Dans ce sens, il n\u2019y a pas de violence, mais bien de l\u2019argumentation.Le cycle de la violence conjugale comprend quatre phases : - Les deux premières agissent sur la prise de contrôle de la partenaire : climat de menace et d\u2019agression; - Les deux autres phases visent à récupérer la partenaire (s\u2019assurer qu\u2019elle ne le quitte pas et ne le dénonce pas): justification et réconciliation.Les catégories de justification : le déni ou la banalisation du geste; la provocation; la faute de l\u2019autre ou de son enfance; la nature de l\u2019individu (ex.: «Je suis un impulsif, un jaloux, un alcoolique, etc.»).Ce qui importe dans un conflit, c\u2019est de gagner sur le sujet du litige et non sur le fait de gagner le pouvoir.Ainsi, si un sujet conflictuel persiste, c\u2019est tout simplement parce qu\u2019il n\u2019est pas réglé.S\u2019il se règle, il ne reviendra pas.Il n\u2019y a donc pas de cycle parce que ce dernier sert à maintenir le pouvoir de l\u2019agresseur.Mais comme le conflit fait partie de la vie, il y aura nécessairement d\u2019autres conflits dans le couple sur d\u2019autres sujets et à chaque fois, sa durée de vie sera liée au temps nécessaire pour le résoudre.La violence a nécessairement un impact sur la victime : Elle peut ressentir de la honte, de l\u2019impuissance, de la peur et croire être responsable de la violence.Ne pouvant réagir librement face à la violence, elle adoptera diverses stratégies d\u2019adaptation, telles que nier, se soumettre, chercher des moyens pour sauver le couple, fuir, etc.Il n\u2019y a pas de victime, donc pas d\u2019impact d\u2019impuissance.Violence conjugale ou chicane de couple : comment faire la différence? La violence conjugale est, malheureusement, un sujet toujours d\u2019actualité.Elle est non seulement présente, mais omniprésente dans notre société.« On est en 2008, il doit plus y en avoir tant que ça! » Bien au contraire, plusieurs femmes et enfants ont recours aux services des maisons d\u2019hébergement afin d\u2019assurer leur sécurité.Les maisons d\u2019hébergement leur permettent de réfléchir, de faire le point, d\u2019engager une démarche, de partager, de discuter, de s\u2019informer.La toile de fond étant les valeurs féministes : égalité, solidarité, respect, autonomie, liberté et changement social.Chicane de couple Source : Diane Prud\u2019homme, Coordonnatrice des dossiers liés à l\u2019intervention et à la problématique au Regroupement provincial des maisons d\u2019hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale LE GAIN LE GAIN L\u2019AGRESSION L\u2019AGRESSION LA PERSISTANCE DANS LE CYCLE LA PERISTANCE DANS LE CYCLE L\u2019IMPACT L\u2019IMPACT Sous l\u2019oeil des féministes, la violence fut mieux définie.et les interventions, mieux organisées! ###PAGE###13### ???? ???? ??? ?? ?? ?????????? ???? ???? ??? ????????? ??????????? ?????????? ????????? ??? ????? ???? ??? ?? ?? ???? ????? ?????????????????????????????????????? Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S13 Prendre position publiquement, sortir dans la rue pour manifester ses opinions ou signer une pétition exigent courage et détermination en son pouvoir individuel et collectif pour favoriser un monde meilleur pour tous et toutes! C\u2019est l\u2019un des crimes les moins dénoncés, pourtant, ses effets ont des répercussions dévastatrices.Chaque année, plusieurs femmes, mais surtout des fillettes ou des adolescentes, sont victimes d\u2019agressions à caractère sexuel.La majorité d\u2019entre elles garderont enfoui ce secret qui, peu à peu, viendra gruger leur confiance, leur estime de soi.« Les victimes d\u2019agressions à caractère sexuel sont en effet majoritairement des filles, et la plupart sont très jeunes.On est loin du mythe du viol au fond de la ruelle! Pour la plupart, ce sont des enfants qui connaissaient bien leur agresseur, ayant avec lui un lien de confiance.La moyenne d\u2019âge de notre clientèle est toutefois de 40 ans; les victimes attendent souvent longtemps avant d\u2019aller chercher de l\u2019aide.», souligne Josée Anctil du Centre d\u2019aide de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Sherbrooke.La crainte, la honte et la culpabilité sont les émotions qui gardent les femmes dans le silence.L\u2019organisme accueille quotidiennement des femmes qui ont enfin accepté de lever le voile sur cette partie sombre de leur existence.« Il est important de préciser qu\u2019une démarche au CALACS n\u2019équivaut en rien à une plainte à la police.Nous sommes plutôt là pour accompagner la femme dans ses démarches, à partir de ses besoins, à son rythme », précise Mme Anctil.Fondé il y a une trentaine d\u2019années, le CALACS propose en plus de ses services d\u2019intervention de la prévention, de la sensibilisation ainsi que de la défense de droit (on accompagne les femmes à la cour).« Il y a tellement de mythes et de préjugés sur la question, et ils sont tenaces! C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019un des rares crimes où l\u2019on doit prouver, comme victime, qu\u2019on n\u2019est pas responsable de ce qui nous est arrivé.La fille saoule qui se fait violer, on dira qu\u2019elle a couru après.Le gars saoul qui viole une fille, on dira plutôt que ce n\u2019était pas de sa faute, qu\u2019il n\u2019avait pas toute sa tête.» À cela s\u2019ajoutent de nouvelles réalités comme l\u2019hypersexualisation, la sexualité précoce, la drogue du viol, etc.« Nous travaillons beaucoup au niveau de l\u2019image de soi avec les jeunes.Nous faisons aussi de la sensibilisation.Plus tôt une victime entreprend des démarches pour reprendre le pouvoir sur sa vie, moins lourdes seront les conséquences de l\u2019agression », rappelle Josée Anctil.Si quelques gains ont été acquis au fil des ans ? des policiers plus sensibilisés face à une victime, certaines lois modifiées comme celle permettant de briser un bail si un viol a eu lieu dans un logement ? il reste encore énormément à faire.« Pensons au financement de ressources comme la nôtre, par exemple.Quand Nathalie Simard a dévoilé son histoire, nous avons eu une recrudescence d\u2019appels.mais pas plus de personnel pour y répondre.Pourtant, lorsqu\u2019une femme entreprend enfin une démarche, ce n\u2019est pas le temps de lui fermer la porte! Grâce à l\u2019excellent travail de l\u2019équipe, nous avons pu réussir à recevoir chaque femme en créant des soupapes de sécurité.Mais pour certaines c\u2019était trop peu trop tard.Heureusement, la liste d\u2019attente est maintenant revenue à un niveau raisonnable, mais les instances décisionnelles ne sont pas encore parfaitement conscientes des dommages d\u2019une agression sexuelle.» Atteintes au plus profond d\u2019elles- mêmes, les victimes peuvent avoir de la difficulté à s\u2019affirmer.Cela pourra les affecter dans leur rôle de mère, de travailleuse, etc.« Après la démarche individuelle où nous aidons beaucoup la personne à normaliser, pour qu\u2019elle arrête de se sentir différente ou coupable de ce qui lui est arrivé, nous l\u2019intégrons dans une démarche de groupe puis éventuellement de collectivité, dans le sens où nous l\u2019amenons à se réapproprier sa vie et à redevenir active au sein de la société.Au bout du compte, tous y gagnent », conclut Mme Anctil.1) L\u2019agresseur est un malade mental ou un maniaque sexuel.FAUX.Seulement 3 % des agresseurs judiciarisés soumis à une évaluation psychiatrique reçoivent un diagnostic de problème de santé mentale (ex.: Guy Cloutier et le pédiatre Lussier n\u2019ont pas reçu ce diagnostic).2) L\u2019agresseur est en général un inconnu.FAUX.85 % du temps, des agressions à caractère sexuel sont commises par un agresseur connu de la victime.Donc le lien de confiance établie constitue une stratégie trop souvent gagnante pour l\u2019agresseur.3) Les jolies et jeunes femmes sont les plus souvent victimes d\u2019agressions.FAUX.Les enfants (filles et garçons) ainsi que les personnes handicapées sont plus vulnérables aux agressions sexuelles.Nous savons donc qu\u2019une agression sexuelle est d\u2019abord un abus de pouvoir sur un autre individu.4) L\u2019agression sexuelle est un crime souvent dénoncé à la police.FAUX.Plus ou moins 10 % des situations sont rapportées à la police, il s\u2019agit donc du crime le moins dénoncé.La majorité des femmes qui ont recours au Calacs n\u2019ont d\u2019ailleurs pas dénoncé leur situation aux policiers.Statistique inquiétante : il se commet un viol aux 18 secondes au Canada.5) Les agresseurs posent des gestes d\u2019agression à cause de leur frustration sexuelle.FAUX.Cet éléments est difficilement vérifiable mais nous sommes convaincues que malgré qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une minorité d\u2019individus d\u2019agresseurs qui font une majorité de victimes et que les agressions s\u2019inscrivent plutôt dans un contexte de pouvoir, tel que mentionné ci- haut à la question 3.Laure Gaudreault (1890-1975), enseignante et journaliste, fonda en 1936, dans Charlevoix, le premier syndicat d\u2019institutrices rurales au Québec, aujourd\u2019hui la CSQ.En 1961, elle devint la présidente fondatrice de l\u2019Association des retraitées et des retraités de l\u2019enseignement du Québec, aujourd\u2019hui l\u2019A.R.E.Q.Anne, une jeune enseignante de l\u2019Estrie, l\u2019a rencontrée.«Dans le bon vieux temps, ça se passait d\u2019même », lui a-t-elle dit.Laure : Le bon vieux temps, le bon vieux temps.On s\u2019est arraché le coeur à le changer! J\u2019ai décidé de venir voir comment ça se passe aujourd\u2019hui.J\u2019espère que nous ne nous sommes pas battues pour rien.En 1906, j\u2019avais seize ans, je commençais à enseigner, une classe de 48 filles, trois divisions du primaire avec un traitement annuel de 125 $.Anne : Ma foi, c\u2019était du bénévolat! Laure : Dans les écoles rurales, l\u2019institutrice payait aussi le matériel qu\u2019elle utilisait : craies, brosses à tableau, livres, dictionnaire, balai, savon.Même, plus tard, avec les mêmes diplômes, la même tâche et pour le même employeur, les hommes gagnaient plus que nous, très souvent le double et parfois plus.Tu vois, l\u2019égalité, ce n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui qu\u2019on la recherche.Anne : Voyons donc, ça n\u2019a pas de bon sens! Heureusement que ce n\u2019est plus comme ça aujourd\u2019hui.Mais comment avez- vous avez fait pour que ça change? Laure : Nous avons lutté.En 1936, j\u2019ai mis sur pied le premier syndicat des institutrices rurales du Québec.De luttes en luttes, les femmes ont fait des gains.Elles ont travaillé très fort.Le contexte de l\u2019époque était difficile pour elles.Anne : Ma mère m\u2019a raconté que c\u2019est vraiment depuis 1966, en Estrie, que la situation s\u2019est améliorée avec la fondation du SEE (Syndicat des Enseignants de l\u2019Estrie).Puis ensemble, à la suite de nombreuses luttes syndicales, nous avons obtenu des congés de maternité, puis des congés parentaux.Présentement, dans l\u2019enseignement, les hommes et les femmes ont l\u2019égalité pour ce qui est des conditions de travail et des salaires.Anne : Mais après ces luttes, vous avez pu vous reposer sur vos lauriers.Laure : Non, pas tout à fait.Après nous être battues pour les conditions de travail des institutrices, nous avons dû en faire autant pour leurs rentes de retraite qui étaient ridicules.Les enseignantes retraitées vivaient dans la pauvreté.Anne : Comment ça? Laure : Savais-tu que dans «Le Bon Vieux Temps» comme on dit, le contrat d\u2019engagement des femmes contenait cette clause : « Ce contrat prend fin le jour de mon mariage »? Par la suite, et jusqu\u2019aux années soixante et même soixante-dix, selon les commissions scolaires, les femmes devaient démissionner lorsqu\u2019elles étaient enceintes.Ça, c\u2019était un congé de maternité non payé et très souvent permanent.? Anne : Mon Dieu, c\u2019est terrible.Quand on sait que les rentes de retraite sont fixées en fonction du salaire et des années d\u2019enseignement.Ces femmes ont été pénalisées et leur revenu de retraite était évidemment inférieur à celui des hommes.Laure : C\u2019est pour ça que j\u2019ai fondé en 1961 la seule association de retraités venant d\u2019un syndicat.Cette association avait pour objectif de défendre le droit des retraités.Elle est devenue plus tard l\u2019A.R.E.Q., l\u2019Association des retraitées et retraités de l\u2019enseignement du Québec.Aujourd\u2019hui, l\u2019A.R.E.Q.regroupe 50 000 membres répartis dans tout le Québec, dont 2 500 en Estrie.Cette association contribue à la promotion des droits des femmes et des hommes retraités en exigeant le droit de vieillir dans la sécurité et la dignité.Elle travaille aussi au développement d\u2019une société plus égalitaire, plus juste et plus démocratique.? Tous les membres sont issus de la C.S.Q.avec laquelle l\u2019A.R.E.Q.est affiliée.Les membres viennent surtout du domaine de l\u2019éducation, et 67,8 % d\u2019entre eux sont des femmes.Anne : Madame Gaudreault, je constate qu\u2019à une époque de vie rangée, conformiste, vous avez osé entreprendre, déranger, amener des changements.Déjà, en 1906, vous étiez féministe! Laure : Féministe? Peut-être.Je me suis battue pour plus de justice, d\u2019abord pour les femmes, et pour un monde meilleur pour tous.Je constate qu\u2019aujourd\u2019hui à l\u2019A.R.E.Q., un comité de la condition des femmes existe afin d\u2019améliorer les conditions de vie des femmes aînées.Plusieurs de celles-ci vivent des problèmes reliés à la pauvreté, la violence, l\u2019isolement, la maladie.Il y a encore des luttes à faire.Anne : L\u2019égalité en droit, femmes hommes, est encore aujourd\u2019hui aussi nécessaire bien que loin d\u2019être acquise dans les faits.Les préjugés que nourrit la société à l\u2019égard du pouvoir sont parfois partagés par les femmes qui s\u2019excluent encore d\u2019elles-mêmes de ces postes.À compétence et formation égales, on privilégiera souvent un homme.L\u2019idée selon laquelle certaines fonctions relèvent plus « naturellement » des hommes persiste.À vos marques, prêtes ? Nous devons à nos filles et petites filles de sauvegarder les acquis et de continuer d\u2019avancer.Le Comité régional de la condition des femmes de l\u2019A.R.E.Q.Estrie Par Gemma Gauthier, Suzanne Poirier, Lise Beaudoin Vrai ou faux? Une voix et un lieu pour les femmes victimes d\u2019agressions à caractère sexuel Dans le bon vieux temps.Laure Gaudreault (1890-1975), enseignante et journaliste.###PAGE###14### ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? S14 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire Être féministe.c\u2019est croire d\u2019abord et avant tout en l\u2019égalité des femmes et des hommes et agir individuellement et collectivement pour que cesse toute situation de discrimination basée sur la division et la hiérarchisation des sexes (Descarries, 2003) Les centres de femmes du Québec forment un réseau important et significatif pour des milliers de femmes.Enracinés dans leur milieu, ils sont en mesure de bien connaître et de bien comprendre les besoins, problèmes et revendications des femmes.L\u2019isolement, la perte d\u2019estime de soi, l\u2019appauvrissement, la marginalisation marquent beaucoup de femmes parmi celles qui viennent frapper aux portes des centres.C\u2019est pourquoi ceux-ci, tout en soutenant les femmes dans leur démarche d\u2019autonomie, travaillent avec d\u2019autres groupes de femmes et communautaires à changer les lois, les politiques, les institutions et les mentalités.Les centres de femmes luttent donc sur plusieurs fronts à la fois : changer des lois discriminatoires pour les femmes; promouvoir l\u2019équité salariale, la liberté de choix aux plans de la sexualité et de la reproduction; dénoncer la violence sous toutes ses formes; favoriser l\u2019accès des femmes aux lieux de pouvoir; promouvoir des rapports égalitaires entre les femmes et les hommes; rappeler le rôle social et économique de l\u2019État comme garant du bien-être de la société québécoise et de la redistribution de la richesse; développer des ressources pour favoriser et soutenir l\u2019autonomie socioéconomique des femmes, etc.Les centres appuient aussi les revendications des femmes des communautés ethniques et autochtones.Ils sont solidaires des femmes du monde qui luttent pour se sortir de la pauvreté et pour être respectées dans leur intégrité et leur dignité.Une orientation féministe Les centres de femmes offrent un lieu d\u2019appartenance et de transition, une alternative à l\u2019isolement des femmes, un réseau d\u2019éducation et d\u2019action.Ils n\u2019interviennent pas sur une problématique en particulier, mais sur la condition féminine dans son ensemble, et ce, selon une orientation féministe.Qu\u2019est-ce qu\u2019une orientation féministe? Cela peut s\u2019exprimer de différentes façons.Des exemples : en favorisant une prise de conscience des stéréotypes sexistes; en ayant confiance dans le potentiel de chaque femme, et ce, en valorisant ses connaissances, ses expériences; en soutenant les femmes dans des démarches d\u2019autonomie leur permettant d\u2019acquérir plus de pouvoir sur leur vie; et en suscitant leur participation à la vie démocratique et sociale.Les femmes et la pauvreté.- Les femmes âgées et les mères de famille monoparentale sont plus touchées par la pauvreté que la moyenne de la population : deux femmes sur trois (64 %) âgées de 65 ans et plus vivant seules ainsi que la moitié (49 %) des mères de familles monoparentale vivent sous le seuil de faible revenu (SFR).- Les femmes occupent 70 % des emplois à temps partiel.- Pour des emplois équivalents et à temps plein, à compétence égale, les femmes touchent 70 % du salaire des hommes.Les caractéristiques de la situation d\u2019exclusion ou d\u2019oppression des femmes - La violence sous toutes ses formes et ses effets; - La discrimination et l\u2019iniquité en emploi; - Les problèmes d\u2019accessibilité des services de garde; - La monoparentalité, passeport fréquent pour la pauvreté et l\u2019exclusion sociale; - Les problèmes relatifs aux pensions alimentaires; - L\u2019exploitation sexiste du corps des femmes (pornographie, prostitution, etc.); - La surmédicalisation chez les femmes; - L\u2019iniquité en matière de partage des responsabilités familiales incluant le soin des enfants et des proches.Les centres de femmes : un rôle politique et social important Je me souviens.au féminin! Depuis des siècles, la socialisation est différente selon les sexes : les garçons apprennent la puissance et les privilèges (homme/pourvoyeur) et les filles l\u2019impuissance et la soumission (femme/ménagère).Ce système met l\u2019homme au-dessus de tout.En 1960, on enseignait aux filles comment « Devenir la parfaite ménagère » Source : Centre de femmes du Haut-Saint-François La Passerelle Soyez prête, prenez 15 minutes pour vous reposer afin d\u2019être détendue lorsqu\u2019il rentre.Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante.Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail.Soyez enjouée et un peu plus intéressant que ces derniers.Sa dure journée a besoin d\u2019être égayée et c\u2019est un de vos devoirs de faire en sorte qu\u2019elle le soit.» « Écoutez-le, il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n\u2019est pas le moment opportun.Lais- sez-le parler d\u2019abord, sou- venez-vous que ses sujets de conservation sont plus importants que les vôtres.Faites en sorte que la soirée lui appartienne.» (Extrait « Devenir la parfaite ménagère » Cours d\u2019économie sociale, 1960) Que nous reste-t-il de la leçon? Parfois, on a l\u2019impression que l\u2019amélioration des conditions de vie s\u2019est faite simplement.Il est bon de se rappeler que les femmes ont d\u2019abord travaillé pour être « reconnues » comme des personnes.C\u2019est en 1929 que les tribunaux décident que l\u2019appellation « personne » inclut également le sexe féminin.Le parcours a mené en 1981 à l\u2019égalité entre les conjoints.Une femme peut dorénavant garder son nom et le transmettre aux enfants.Elle peut désormais l\u2019utliser pour prendre son permis de conduire ou signer un contrat.À partir de là, le concept de « chef de famille » est complètement balayé de la loi.Aujourd\u2019hui, il est tentant de croire qu\u2019il n\u2019y a plus rien à faire ou que tout est ok! Pourtant, les pressions afin de maintenir la femmes dans l\u2019infériorité sont toujours présentes.On s\u2019attend à ce qu\u2019elle soit douce, gentille, conciliante, enjouée, belle, « sexy », disponible, qu\u2019elle s\u2019oublie pour autrui et qu\u2019elle soit responsable du bonheur de son entourage.La façon dont elle est éduquée la prépare à vivre en fonction du regard des autres.La pression « hypersexualisante » qu\u2019exercent l\u2019industrie de la mode et les médias en est un bel exemple.Aujourd\u2019hui, enfance, croissance, menstruations, grossesse, ménopause, oubliez ça! Le corps naturel des filles et des femmes n\u2019a plus le droit d\u2019être et ne doit surtout pas changer.Le corps n\u2019a plus rien de sacré et on peut le traiter comme un objet.Encore aujourd\u2019hui, lorsqu\u2019une fille ou une femme s\u2019affirme et prend simplement sa place, les jugements se font très sévères.Les pressions et les stéréotypes retrouvent la cote populaire.En 2008, quels enseignements reçoivent les filles? « Les filles posent trop de questions.Ce que les filles devraient faire : il faudrait vraiment que tu essaies de limiter le nombre de questions.Si tu vois que monsieur ne veut pas répondre, tu peux lui servir la même médecine et rester mystérieuse en ce qui concerne tes activités.Il verra que c\u2019est angoissant quand l\u2019autre ne nous confie jamais rien.» Source : « 10 choses que les gars aimeraient nous faire comprendre! » Cool! 2004, No2 Les pressions sociales ne datent pas d\u2019hier! « Plaisante oui mais.Tu attires les garçons comme un aimant, mais tu ne leur laisses pas beaucoup de chances.Méfiante, tu ne leur passes rien.Cette manière d\u2019agir les éloigne.Laisse-les croire qu\u2019ils sont forts et intelligents! Montre-toi plus tolérante et tu verras : ça marche! Source : « Sais-tu faire craquer les garçons » Full Fille No 5, 2007 ###PAGE###15### Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - Cahier publicitaire La Tribune S15 ????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????? C\u2019est à la fois un lieu de rencontre, d\u2019apprentissages et de belles découvertes.Mais c\u2019est aussi tellement plus! Les centres de femmes existent depuis plusieurs décennies et, en travaillant sur différents aspects de la femme, ils ont permis plusieurs changements, individuels et collectifs.Qu\u2019est-ce qu\u2019un centre de femmes? Les centres de femmes sont des ressources autonomes crées et gérées par et pour des femmes.Toutes les femmes y sont accueillies et elles y trouvent écoute, solidarité, support, entraide et références.Les centres de femmes sont polyvalents, et chacun d\u2019eux a ses couleurs et une programmation collée aux besoins exprimés par sa communauté.Tous répondent toutefois aux mêmes trois mandats, soit offrir des services, des activités éducatives et participer à l\u2019action collective.Une oreille toujours attentive Un centre de femme, c\u2019est d\u2019abord une porte toujours grande ouverte et des femmes disponibles pour écouter et rassurer.Chaque centre a ses ressources, ses façons de fonctionner, mais tous accueillent les femmes sans jugement, que leur problème soit petit ou majeur.« Besoin de jaser? Le centre de femmes est là pour ça », rappelle Vicky, du Centre des femmes de la MRC du Granit.Dans ce centre, l\u2019aide individuelle, offerte de façon ponctuelle, a pour objectif d\u2019aider la personne à trouver ses propres solutions.« Nous ne sommes pas des experts, mais notre objectif est plutôt de fournir des outils qui permettront aux femmes de retrouver leur autonomie et leur capacité de faire ses choix.» Suzanne Lafleur, membre du Centre de femmes du Val-Saint-François, témoigne de l\u2019importance de ce service.À deux reprises, elle a eu besoin de cette oreille attentive.« Quand on est en crise, quelle que soit la raison, et qu\u2019on doit prendre vite une décision, on a besoin d\u2019en parler immédiatement », mentionne-t-elle.Le centre de femmes devient alors le premier endroit où aller frapper, en attendant que d\u2019autres ressources comme le CLSC prennent le relais.« Et parfois c\u2019est suffisant pour régler le problème et aller de l\u2019avant.Moi, chaque fois, ça m\u2019a donné l\u2019élan pour aller plus loin », ajoute Suzanne.Au centre de femmes La Parolière, de Sherbrooke, le magnifique salon se transforme d\u2019ailleurs tous les après-midi en moment privilégié pour s\u2019exprimer librement.« Parole en liberté est un lieu pour accueillir les femmes avec une qualité de présence et d\u2019écoute, dans une attitude de respect et de non-jugement », précise pour sa part Colette Dufresne.À ce service gratuit et sans rendez-vous s\u2019ajoute un service d\u2019aide individuelle offert par des intervenantes, pour un cheminement plus en profondeur.Des activités éducatives pour toutes Qu\u2019elles soient de sensibilisation, d\u2019information ou de formation, les activités éducatives prennent 1001 formes et découlent souvent d\u2019un besoin exprimé par les femmes.« L\u2019objectif est de toucher différentes problématiques, différents groupes d\u2019âges, différentes situations », rappelle Vicky, du Centre de femmes de la MRC du Granit.Développement personnel, développement de l\u2019estime de soi, prise de conscience.Au-delà de leur aspect ludique où plaisir se mêle avec apprentissage, ces activités éducatives visent un but bien particulier.« Nous voulons sensibiliser les femmes au fait qu\u2019il y a quelque chose qui ne va pas et que chaque humain a la même valeur.Cette prise de conscience sur des iniquités permet d\u2019abord de faire un travail sur soi, puis d\u2019entreprendre en groupe une lutte pour que chacune trouve sa dignité.» Par exemple, un quiz proposé à des groupes de 5e secondaire a permis à ces jeunes de mieux connaître notre histoire en tant que femmes ainsi que les luttes et avancées qui ont été faits, et la précarité de ses gains.« C\u2019est d\u2019ailleurs important de sensibiliser tant les filles que les gars, car c\u2019est une lutte qu\u2019on fait ensemble; c\u2019est notre responsabilité à tous de viser l\u2019égalité entre l\u2019homme et la femme.Le féminisme, ce n\u2019est pas qu\u2019une affaire de femmes », ajoute Vicky.Par des ateliers d\u2019art ou de cinéma engagé, les participantes vont également apprendre à mieux se connaître et à prendre conscience de la situation des femmes d\u2019ici et d\u2019ailleurs.« Bref, par une programmation Un brin audacieuses, très imaginatives et surtout à l\u2019écoute des femmes de leur communauté, les femmes qui oeuvrent au sein des centres de femmes de la région de l\u2019Estrie ont su mettre sur pied des activités qui touchent plusieurs générations et des intérêts diversifiés.Que ce soit à Sherbrooke, dans les régions du Val-Saint-François, du Haut-Saint-François ou de la MRC de Mé- gantic, ces organisations ont su s\u2019adapter à leur milieu pour mieux toucher les femmes.et leur communauté.Dans la région du Val-Saint-François, par exemple, où l\u2019un des défis est de bien desservir un vaste territoire, on s\u2019est allié avec plusieurs autres groupes communautaires.« Comme nous organisons des activités dans trois villes centres, nous avons besoin d\u2019autant de lieux pour nous accueillir.D\u2019où cette collaboration avec plusieurs instances, le CLSC, mais aussi d\u2019autres groupes, qu\u2019on pense aux Tabliers en folie pour un atelier de cuisine collective, par exemple.Nous avons aussi développé un atelier s\u2019adressant aux femmes qui vivent avec le cancer, en collaboration avec la Fondation canadienne du cancer.Cette façon de faire a plusieurs avantages; elle permet notamment une véritable prise en charge de toute la communauté », raconte Marie- Andrée Dupont, directrice du Centre des femmes du Val-Saint-François.Toujours d\u2019actualité Si dans ses premières années, le centre a accompagné beaucoup de femmes vivant des séparations et se préparant à retourner sur le marché du travail, ses interventions sont aujourd\u2019hui ciblées aux réalités des années 2000.« Pensons aux ateliers pour les familles recomposées! Nous nous adaptons sans cesse aux besoins de notre clientèle, mais toujours dans un but de lui permettre de reprendre le pouvoir sur sa vie.Ce besoin est toujours présent, il s\u2019exprime seulement de façon différente », font remarquer Thérèse Malenfant et Nicole Bédard, très engagées au sein du centre.Au centre de femmes La Passerelle, dans la région du Haut-Saint-François, on s\u2019est même adapté aux nouvelles réalités multi- culturelles; en plus du français et de l\u2019anglais, certains services sont proposés en espagnol.« Les cours d\u2019autodéfense, qui sont très populaires depuis plusieurs années, ont aussi été adaptés pour les personnes ayant une déficience intellectuelle ou un handicap physique », précise Sylvie Lupien, coordonnatrice.« Nous avons bâti des ateliers qui touchent l\u2019hypersexualisation s\u2019adressant aux parents et professeurs des adolescentes; nous faisons aussi de la sensibilisation auprès de jeunes, garçons et filles, dans les écoles secondaires et bientôt nous le ferons à l\u2019école primaire, car c\u2019est important d\u2019agir tôt », ajoute Mme Lupien.Former des agentes de changement social En aidant les femmes à développer leur estime, à mieux connaître et exprimer leurs besoins, les centres de femmes contribuent à les faire rayonner tant dans leur vie personnelle que familiale, professionnelle, etc.Eux-mêmes des agents de changement social, ils participent ainsi à former plusieurs agentes de changement au sein de leurs membres! « Quand on aide une femme, on aide beaucoup de monde au bout du compte.Une femme qui n\u2019est pas bien dans sa peau n\u2019est pas fonctionnelle dans aucune sphère de sa vie.Plus elle gagne en assurance, plus elle prend le pouvoir sur sa vie, et plus ce bien-être se propage autour d\u2019elle », soutient Sophie Roy, intervenante à La Parolière.Être féministe, c\u2019est faire partie d\u2019un grand mouvement planétaire pour la paix.Des initiatives locales qui font grandir les femmes.et la société Permettre aux femmes de se réaliser individuellement.puis collectivement variée, on essaie toujours de faire réaliser aux femmes qu\u2019elles ont du potentiel, et aussi une place importante dans la société.De l\u2019individu, nous voulons les amener à agir pour la collectivité.» Des actions collectives pour initier des changements Cette sensibilisation faite auprès des femmes fréquentant le centre s\u2019élargit à toute la population via certaines activités spéciales, qu\u2019on pense à la Journée nationale des centres de femmes ou à la Marche mondiale des femmes.« Dans un objectif d\u2019initier des changements sociaux qui permettront d\u2019améliorer la condition de vie des gens, plus particulièrement des femmes, nous informons la population sur différents enjeux.Il est important que tous prennent conscience qu\u2019un problème vécu individuellement, par exemple la pauvreté, peut l\u2019être également en collectivité.La solution ne dépend donc plus uniquement de la personne concernée, mais de la société.Par exemple, nous avions organisé une activité qui avait permis à des gens de réaliser qu\u2019avec 8 $ de l\u2019heure, il était impossible d\u2019arriver; le problème ne vient donc pas des gens qui ne savent pas faire un budget, mais plutôt d\u2019une société qui dicte un salaire minimum menant les travailleurs sous le seuil de la pauvreté », explique pour sa part Emmanuelle, du Centre de femmes de la MRC du Granit.###PAGE###16### S16 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 22 février 2008 - C ahier publicitaire ?? ???????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????? ??? ??? ?? ?????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????? ??? ??? ?? ??????????????????????????????????????????????????????? ??? ??? ?? ???????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????? ??? ??? ??? ??????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????? ???? ???? ????????? ?????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????? ??????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?? ? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????? ????? ??? ??? ? ?????? ??????? ??? ????????? ??????? ????????? ???? ?????????? ???? ???? ????? ????????????? ????? ??? ?????? ??? ?????? ????? ????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????? ??????? ?????????????????????????????????????????? ????????? ?? ?????????????????????????????????????????????????????????????????? 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