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La tribune
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Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier S
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2008-03-28, Collections de BAnQ.

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[" Sports Charles Gagnier, vedette internationale de Freestyle /S2 Sherbrooke vendredi 28 mars 2008 cahier spécial Victoriaville .- | et bs DOIRHERANOS &- )} 7 PE \\ - E \u2014 a - Po = LA TRIBUNE, YANICK POISSON ENCORE UN PEU PLUS VERTE C'est bien connu, Victoriaville bat la marche en matière d'environnement.Au CFER Normand-Maurice, entre autres initiatives vertes, on perfectionne une recette de carburant fait à partir d'huile végétale.«Ce serait plaisant de donner l'exemple une autre fois en devenant le petit village gaulois où on peut faire le plein de biodiesel», imagine même tout haut le directeur Yves Couture.À LIRE EN PAGE S3 Arts ABest rayonne jusqu en Afrique ATs ®- oe S2 / Victoriaville et les Bois-Francs S2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 28 m ars 2008 La Tribune à Victoriaville Victoriaville et les Bois-Francs sont en vedette, aujourd\u2019hui, dans ce cahier spécial de 12 pages produit par La Tribune et consacré à plusieurs personnalités et organisations régionales.Ce cahier spécial est encarté dans l\u2019édition régulière de votre quotidien.Il sera aussi livré à des milliers de portes supplémentaires du grand Victoriaville au cours des prochains jours.Bonne lecture! YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Lorsque vient le temps de nommer un athlète ou une personnalité victoriavilloise qui s\u2019illustre à l\u2019extérieur de la région, de la province ou du pays, on fait souvent référence à Stéphanie St- Pierre, Dumas ou Gilbert Perreault, mais rares sont ceux qui ont le réflexe de parler de Charles Gagnier.Il est pourtant le plus populaire d\u2019entre tous.Le phénomène de 22 ans est devenu une vedette internationale en 2005 lorsqu\u2019il a remporté, coup sur coup, le US Open et les X Games en ski Freestyle.Depuis ce temps, il est invité à toutes les compétitions, fait la couverture de magazines spécialisés et est appelé à tourner des vidéos de sports extrêmes.Au cours des dernières années, il a même fait figure de précurseur en inventant de toutes pièces une nouvelle figure, «l\u2019oc- tograb», qui consiste en un 1260° (trois tours et demi) au cours duquel il croise les skis et agrippe l\u2019avant de son ski gauche avec sa main gauche et l\u2019arrière de son ski droit avec sa main droite.L\u2019ascension de Gagnier ne s\u2019est pas faite du jour au lendemain.Le Victoriavillois a été lancé sur les pentes du Mont Saint- Anne dès son très jeune âge.Rapidement, il s\u2019est mis à multiplier les acrobaties et à impressionner la galerie.«Je crois que j\u2019ai toujours été un peu casse-cou.Je n\u2019avais pas peur de tomber et de me faire mal.Chose certaine, j\u2019en ai pris pas mal des débarques», raconte le Victoriavillois.Le skieur a du mal à comprendre pourquoi son sport est toujours aussi peu médiatisé au Québec.Il est pourtant fort spectaculaire et met en évidence plusieurs riders d\u2019ici.Il croit que le Freestyle disposerait de plus de visibilité s\u2019il était admis aux Jeux olympiques, chose qui n\u2019est pas faite même si des discussions ont été entamées avec le Comité international olympique.«C\u2019est sûr que ce serait bien, surtout qu\u2019il y a déjà des compétitions similaires en planche à neige qui ont été admises au cours des dernières années.À ce qu\u2019on m\u2019a dit, il faudrait enlever une discipline de ski pour ajouter la nôtre parce qu\u2019il y en a trop», explique Charles Gagnier.Le jeune athlète espère toujours, mais il commence tranquillement à voir ses espoirs olympiques fondre.Comme il est déjà certain que sa discipline ne sera pas présente aux Jeux de Vancouver, il aurait LA TRIBUNE, YANICK POISSON Charles Gagnier Charles Gagnier, cet athlète méconnu 28 ans si son sport fait son entrée olympique en 2014.Qu\u2019à cela ne tienne, Gagnier n\u2019a pas vraiment besoin des Jeux olympiques pour vivre de son art.Bien appuyé par ses commanditaires Salomon et Spy, il parcourt le monde, dévale les plus belles montagnes et dispute près d\u2019une dizaine de compétitions par année, tout en gagnant sa vie convenablement.L\u2019après-ski Très pragmatique, Charles Gagnier sait très bien que sa carrière de rider ne durera pas éternellement et il a déjà des plans pour son «après-ski».Lorsqu\u2019il se retirera de la compétition, le Victoriavillois retournera à l\u2019école afin de compléter un baccalauréat en administration.Son objectif est de demeurer dans le monde du sport extrême, en tant que dirigeant.«J\u2019aimerais avoir ma propre compagnie, devenir agent ou travailler pour une entreprise qui oeuvre dans mon domaine», révèle le skieur.L\u2019athlète de 22 ans aura l\u2019occasion de devancer son retour à l\u2019école au cours des prochains mois puisqu\u2019il s\u2019est déchiré le ligament croisé d\u2019un genou à l\u2019atterris- COLLABORATION SPÉCIALE, BILD MARCEL LÄMMERHIRT Charles Gagnier est devenu une vedette internationale en 2005 lorsqu\u2019il a remporté, coup sur coup, le US Open et les X Games en ski Freestyle.Depuis ce temps, il est invité à toutes les compétitions, fait la couverture de magazines spécialisés et est appelé à tourner des vidéos de sports extrêmes.sage d\u2019un saut de démonstration à St-Foy dans les Alpes françaises, le 20 mars dernier.Celui qui avait l\u2019habitude de s\u2019entraîner tout l\u2019été sur les glaciers de Nouvelle- Zélande devra prendre les six prochains mois pour penser à autre chose et entreprendre sa réhabilitation. Victoriaville et les Bois-Francs / S3 Sherbrooke vendredi 28 mars 2008 - La Tribune S3 YANICK POISSON yanick.poisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Le directeur du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Victoriaville, Yves Couture, s\u2019est rendu à Ottawa le mois dernier afin de donner son avis concernant le projet de loi C-33 qui obligera les pétrolières à doter leur carburant d\u2019un combustible végétal.Si le Centre a été appelé à intervenir, c\u2019est qu\u2019il a développé un procédé permettant de recycler l\u2019huile végétale et de l\u2019utiliser comme carburant pour les moteurs diesel.Selon le directeur du CFER, les conducteurs qui font beaucoup de route pourraient utiliser jusqu\u2019à 80 % d\u2019huile végétale sans problème.Si l\u2019on considère que ce type de carburant coûte actuellement 40 cents du litre à produire, il devient un scénario fort intéressant.De plus, ce nouveau biodiesel a moins d\u2019impact sur l\u2019environnement du fait qu\u2019il produit 50 % moins d\u2019hydrocarbures et il est plus performant.L\u2019utilisateur de ce nouveau produit augmente de 4 % le torque et de 5,5 % la puissance du moteur tout en nettoyant les résidus laissés par le pétrole.«Les tests effectués sont concluants, notre biodiesel est à la fois plus vert et plus efficace que le combustible fossile», assure M.Couture.Puisque l\u2019huile végétale froide laisse un dépôt de triglycéride qui peut s\u2019avérer fatal pour une mécanique, il n\u2019est pas encore question de laisser tomber totalement le diesel.En effet, la voiture «pilote» du CFER contient deux réservoirs, un pour le diesel et un pour l\u2019huile végétale.Le carburant traditionnel est utilisé jusqu\u2019à ce que le moteur soit assez chaud pour accepter l\u2019autre sans danger.Le nouveau carburant a été conçu, en partie, grâce à la participation de Peintures récupérées du Québec qui a prêté ses installations pour chauffer et filtrer les huiles usées.Le CFER carbure à l\u2019huile végétale Problème d\u2019approvisionnement M.Couture ne recommande pas encore aux automobilistes d\u2019acheter le premier véhicule diesel qui croise leur chemin.Il y a du positif, mais il est certain qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019huile végétale en circulation pour fournir tous les véhicules.«La plupart des restaurateurs font déjà affaire avec des entreprises qui se spécialisent dans le biodiesel.Il faudrait être en mesure de les convaincre de nous envoyer leur huile rebutée», indique le directeur.Yves Couture n\u2019exclut pas non plus la possibilité de ramasser les huiles à friteuses des résidences dans le cadre de la collecte de résidus domestiques dangereux.Compte tenu des problèmes d\u2019approvisionnement, l\u2019objectif à court terme du CFER est de produire 100 000 litres de ce carburant par année et de le vendre aux propriétaires de véhicules lourds et aux réseaux de transport en commun.Il serait aussi question d\u2019installer quelques pompes un peu partout pour les consommateurs soucieux de leur environnement.«Ce serait plaisant de donner l\u2019exemple une autre fois en devenant le petit village gaulois où on peut faire le plein d\u2019huile végétale», dit-il.Cellulaires et ordinateurs Outre l\u2019huile végétale, le CFER recueille, depuis peu, les cellulaires et les ordinateurs désuets ou défectueux afin de leur donner une nouvelle vie ou d\u2019en recycler ses composantes.À leur arrivée au Centre, ils sont réinitialisés et revendus ou mis en pièces détachées.«Il y a des métaux lourds dans ces objets qui ne doivent pas se retrouver dans les sites d\u2019enfouissement», prévient M.Couture.LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le directeur du CFER, Yves Couture, et son véhicule «pilote» qui roule à l\u2019huile végétale.VICTORIAVILLE \u2014 Depuis le début de l\u2019année 2007, les 80 élèves du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) de Victoriaville ont accès à un atelier et des cours de couture.En effet, l\u2019établissement d\u2019enseignement a acquis une dizaine de machines à coudre d\u2019une école de couture de Plessis- ville qui a fermé ses portes à cause de la conjoncture économique du domaine du textile.Ils ont également fait l\u2019embauche de France Faucher, une couturière d\u2019expérience, pour superviser les ateliers.Bien qu\u2019il ne soit pas impossible que le textile redevienne un domaine émergent, l\u2019objectif principal des cours de couture est de donner une base aux jeunes afin qu\u2019ils soient en mesure de l\u2019appliquer dans leur vie de tous les jours.«Ça peut être utile de savoir coudre, ne serait-ce que pour faire des bas de pantalon ou pour rapiécer une pièce de vêtement.Il y a aussi une certaine demande dans d\u2019autres secteurs industriels comme les bateaux ou les procédés de filtration», indique le directeur du CFER, Yves Couture.Selon la plus pure tradition du Centre, les étudiants du CFER doivent composer avec des matériaux rebutés.Il leur arrive notamment de travailler avec le blanchet d\u2019impression fourni par les industries Ling de Warwick, un tissu peu orthodoxe, mais qui donne des résultats intéressants.De ce nouveau cours de couture est née l\u2019entreprise scolaire «Un tapis qui fait du chemin», une initiative au sein de laquelle les étudiants ont l\u2019occasion d\u2019acquérir des notions d\u2019administration, de marketing et de ventes en plus d\u2019apprendre à coudre.L\u2019entreprise a fabriqué jusqu\u2019à présent plus de 400 étuis pour les outils de construction, étuis à lunettes, porte-crayons et porte-monnaie qu\u2019ils commercialisent auprès de leurs parents et amis ainsi qu\u2019auprès du personnel de l\u2019école.«Un tapis qui fait du chemin» est présentement à la recherche d\u2019entreprises qui seraient intéressées à prendre certains de ses articles en consignation afin de les offrir à leur clientèle.L\u2019initiative du CFER se démarque notamment par le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un éco- projet du fait que les articles issus de la chaîne de montage sont fabriqués à partir de matériaux recyclés.\u2014 Yanick Poisson De fil en aiguille ?S4 / Victoriaville et les Bois-Francs S4 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 28 m ars 2008 VICTORIAVILLE \u2014 Le maire de Victoriaville, Roger Richard, est d\u2019accord pour dire que le système d\u2019éducation actuel ne répond pas aux attentes de la population.Il ne croit cependant pas que l\u2019abolition des commissions scolaires constitue la solution.Selon celui qui a été directeur général de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) pendant 12 ans, il faut regarder plus haut pour trouver ce qui cloche.Le Québec n\u2019en est pas à une réforme près dans le monde de l\u2019éducation et aucune n\u2019est complétée et testée assez longtemps pour qu\u2019on en tire des conclusions.«Les fonctionnaires s\u2019autonourissent de réforme en réforme.Le problème, ce n\u2019est pas le contenant, mais le contenu.Avant de tirer sur le véhicule, il faut se questionner sur la façon de gérer notre système», a-t-il indiqué.«Avant de tirer sur le véhicule, il faut se questionner.» Le politicien se défend d\u2019admettre que les commissions scolaires sont parfaites, bien au contraire, mais il croit qu\u2019il faudrait faire le ménage dans les façons de faire du ministère de l\u2019Éducation, des Loisirs et du Sport d\u2019abord.Il croit d\u2019ailleurs qu\u2019un système bien géré aurait un impact positif sur les commissions scolaires et créerait peut-être un engouement pour les élections scolaires.«Si on améliorait le contenu, peut- être que le contenant prendrait de la valeur.» Fort de son expérience de directeur général, le maire Richard a noté une série de mesures qui pourraient être adoptées pour améliorer le milieu de l\u2019éducation, mais a décidé de les garder pour lui.«Je ne pourrais pas les dévoiler sans écorcher quelques personnes au passage.» \u2014 Yanick Poisson «Le problème, ce n\u2019est pas le contenant, mais le contenu» COMMISSIONS SCOLAIRES YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 L\u2019exode des jeunes n\u2019est pas un phénomène récent et le maire de Victoriaville, Roger Richard, en est un exemple concret.Natif de Godbout sur la Côte-Nord, le politicien a quitté les siens afin de poursuivre ses études à Sherbrooke avant de trouver un emploi à Victoriaville.C\u2019est en 1967, alors qu\u2019il était âgé de 22 ans, que M.Richard a mis les pieds dans les Bois-Francs pour la première fois.Il ne cache pas que c\u2019est le travail et non les attraits du milieu qui l\u2019ont amené ici, mais il est vite tombé sous le charme de la petite communauté et de ses équipes de hockey.«Je jouais beaucoup au hockey à l\u2019époque et Victoriaville était déjà reconnue pour son dynamisme sportif», rappelle-t-il.Il retourne encore sur la Côte-Nord une ou deux fois par année afin de visiter des membres de sa famille, mais Victoriaville est devenue «sa ville».Après avoir enseigné le français au niveau secondaire pendant quatre ans, Roger Richard s\u2019est rapidement vu offrir un poste de cadre au centre d\u2019éducation des adultes.Voguant de direction en direction, il s\u2019est finalement vu offrir de prendre la barre de la Commission scolaire des Bois-Francs en 1988, poste qu\u2019il a occupé jusqu\u2019à sa retraite en 2000.Au cours de ces années, il a été associé à plusieurs reprises au monde municipal, il a notamment agi en tant que directeur général des Jeux du Québec de 1982 et a été le premier secrétaire trésorier de la Corporation du Colisée des Bois-Francs.Chose certaine, il avait un intérêt pour la chose municipale et c\u2019est en tant que jeune retraité et pensionné du monde de l\u2019éducation qu\u2019il choisi de faire campagne à la mairie de Victoriaville, à l\u2019automne 2001.«J\u2019avais l\u2019impression que j\u2019avais quelque chose à offrir à la municipalité, donc je me suis présenté sans tenir compte de LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le maire de Victoriaville, Roger Richard, a quitté la petite municipalité de Godbout sur la Côte-Nord afin de venir travailler à Victoriaville.Un exemple concret d\u2019exode d\u2019un jeune Le maire Roger Richard a quitté la Côte-Nord pour étudier qui étaient mes adversaires.Je crois qu\u2019on ne doit pas se présenter à la mairie en fonction de ses adversaires, mais de ses convictions», dit l\u2019élu.Autonomie Bien qu\u2019il ait du respect pour les députés provinciaux et fédéraux, Roger Richard croit qu\u2019il est trop entrepreneur pour remplir ces rôles.Le maire adore l\u2019autonomie que lui procure la vie municipale et la réédition de compte qui y est rattachée et ne se verrait pas assis sur un banc de l\u2019Assemblée nationale.«Je suis trop entrepreneur pour les autres paliers de gouvernement.Il est beaucoup plus facile de monter des projets et de les réaliser quand tu es maire d\u2019une municipalité.De plus, tu as une idée de la qualité de ton travail sur une base journalière lorsque tu te rends à l\u2019épicerie ou dans les restaurants.» M.Richard complétera son deuxième mandat à la tête de Victoriaville en novembre 2009 et il est toujours en réflexion à savoir s\u2019il sollicitera un nouveau quatre ans.Le maire affirme qu\u2019il rendra sa décision publique lors de la séance du conseil du 4 mai 2009.«Avant de prendre une décision comme celle-là, il faut que je sois certain d\u2019avoir la motivation nécessaire pour faire évoluer la municipalité matin après matin.Un autre mandat me mènerait à 67, est- ce que j\u2019aurai la santé et l\u2019énergie pour l\u2019accomplir?» ?Sherbrooke VENDREDI 28 MARS 2008 - La Tribune S5 S6 / Victoriaville et les Bois-Francs S6 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 28 m ars 2008 YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca WARWICK \u2014 Warwick n\u2019a absolument rien d\u2019une ville-dortoir.En fait, la municipalité de 5000 âmes accueille sur son territoire quelque 1600 travailleurs de l\u2019extérieur tous les matins de la semaine.Ces derniers quittent pour leur domicile à la fin de leur quart de travail.La municipalité offre pourtant une foule de services.On a qu\u2019à penser aux deux écoles primaires, à l\u2019école secondaire, à la piscine municipale, au club de golf, à la station de ski, à l\u2019aréna, à la bibliothèque et à l\u2019épicerie, qui n\u2019a rien à envier aux magasins à grande surface des villes plus importantes.Le maire de Warwick, Claude Desro- chers, reconnaît qu\u2019il y a un problème et compte s\u2019y attaquer d\u2019ici la fin de son mandat, en novembre 2009, par l\u2019entremise d\u2019une toute nouvelle politique familiale.D\u2019autant plus que le milieu industriel municipal est fort dynamique et que trois entreprises sont sur le point d\u2019annoncer la mise sur pied de nouveaux projets qui nécessiteront l\u2019embauche de nombreux employés.«Il serait bien que les nouveaux travailleurs s\u2019installent ici.Ce sera notre défi», statue le maire.Dans le cadre de cette «opération séduction», la municipalité compte notamment offrir des subventions allant jusqu\u2019à 3000 $ aux gens achetant une nouvelle LA TRIBUNE, YANICK POISSON Claude Desrochers, le maire de Warwick, veut attirer les jeunes familles dans sa municipalité.Warwick prend le virage famille résidence sur le territoire.Warwick est présentement en négociations avec une institution financière afin de bonifier cette offre.La politique prévoit également un crédit sur les frais d\u2019inscription à l\u2019aréna et à la piscine pour tous les enfants nés à Warwick et âgés de 0 à 6 ans.«Nous avons réalisé que nous avons un problème et que notre population stagne.Ça nous a amenés à mettre de l\u2019avant des mesures agressives pour attirer chez nous les jeunes familles», a indiqué M.Desrochers.Le maire compte également axer son argumentation sur le fait que sa municipalité n\u2019a pratiquement plus de dette et que ce facteur lui a permis de réduire substantiellement le taux de taxation au cours des dernières années.À 1,24 $ du 100 $ d\u2019évaluation, le aux est revenu dans la moyenne et est même plus bas que dans certaines municipalités d\u2019envergure comparable.«La dette paralyse nos différents paliers de gouvernement.Ici, on peut se compter chanceux d\u2019être parvenus à la rembourser rapidement.Ça nous donne plus de latitude pour baisser les taxes et offrir plus de services.» Le retour du football Warwick est, entre autres, à aménager un terrain de football flambant neuf voisin de l\u2019école Monique-Proulx afin de permettre le retour d\u2019au moins deux formations, une scolaire et une autre civile.Il ne reste plus qu\u2019à poser la pelouse et acheter l\u2019équipement.Si tout va bien, les premiers joueurs pourraient fouler le terrain à l\u2019automne.«Il y a 30 ans, le football était très populaire ici et il y a d\u2019anciens joueurs qui sont très intéressés à le faire revivre», rappelle le maire.Le tout sera évidemment accompagné d\u2019une piste d\u2019athlétisme qui encerclera le terrain au profit des sportifs et des professeurs d\u2019éducation physique qui pourront s\u2019en servir dans le cadre de leurs cours.En 2008, la municipalité compte également procéder à la réfection du pont couvert enjambant la rivière des Pins pour en faire un attrait touristique en plus d\u2019aménager un sentier cyclable et pédestre de quatre kilomètres à l\u2019intérieur de la municipalité. Victoriaville et les Bois-Francs/ S7 Sherbrooke vendredi 28 mars 2008 - La Tribune S7 LA TRIBUNE, YANICK POISSON André Brassard et Gaspar Vigneault font partie de l\u2019histoire du Festival de l\u2019érable depuis bon nombre d\u2019années.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca PLESSISVILLE \u2014 Gaspar Vigneault a annoncé sa retraite du Festival de l\u2019érable.Une fois le 50e anniversaire de l\u2019événement terminé, du 1er au 5 mai, il tirera sa révérence et quittera ses fonctions de bénévole, un rôle qu\u2019il remplissait depuis le début des années 60.C\u2019est en tant qu\u2019acériculteur que l\u2019homme, qui célébrera son 75e anniversaire de naissance, a été interpellé par le Festival.Il s\u2019est d\u2019abord occupé des expositions de produits régionaux avant de faire partie du bureau de direction pendant quelques années.Le Plessisvillois se rappellera toujours des escapades qu\u2019il faisait en compagnie de son ami André Brassard jusqu\u2019au Carnaval de Québec pour faire la promotion du Festival.«Nous avions une cabane à sucre au Carnaval de Québec où nous vendions des palettes de sirop d\u2019érable pour amasser de l\u2019argent pour le Festival.Je me souviens qu\u2019en 1974, on a vendu plus de 100 000 palettes! C\u2019était assez incroyable le monde qu\u2019il y avait là et qui entendait parler de nous», raconte-t-il.Il se souvient également des nombreuses soirées chez Georges Gogin, les plus belles parties de sucres qu\u2019il pouvait y avoir; une bonne raison d\u2019être bénévole.S\u2019il a connu de beaux moments, l\u2019événement a connu sa part de misère.À ses premières années, il a été impliqué dans une guerre à finir causée, entre autres, par un lien d\u2019appartenance avec une brasserie.Puis dans les années 80, l\u2019événement a accumulé quelques déficits et les visiteurs ont commencé à le délaisser.«Ça allait mal, tout le monde disait que c\u2019était fini.Chaque année, on disait que c\u2019était la dernière année.On manquait d\u2019argent et les gens ne participaient plus», se souvient M.Vigneault.Heureusement, tel un roseau, le Festi- Une tradition ancrée pour longtemps FESTIVAL DE L\u2019ÉRABLE LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le «terrible» capitaine Jack et son équipage accompagnés du «Bonhomme Palette», qui s\u2019est refait une beauté pour le 50e du Festival, attendent les visiteurs.val s\u2019est redressé et a amélioré son sort.Aujourd\u2019hui, il est le plus important rendez-vous d\u2019acériculteurs au monde.«Les gens sont fiers de leur Festival et il contribue à mettre notre région sur la carte», poursuit-il.Mettre la région sur la carte, le Plessis- villois en fait son affaire.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison qu\u2019à chacun de ses voyages, il traîne avec lui plusieurs boîtes de sirop d\u2019érable qu\u2019il se fait un plaisir de distribuer aux personnes qu\u2019il rencontre.Entre bonnes mains Pour Gaspar Vigneault, il est certain que le Festival célèbrera son 100e anniversaire dans 50 ans, mais il est conscient que l\u2019événement n\u2019aura pas son allure actuelle.Il considère que les choses ont beaucoup changé depuis 1958 et qu\u2019elles continueront de le faire.«Je ne vois pas qui aura la force de décider de mettre fin à une telle tradition.Le concept sera possiblement différent, l\u2019organisation abordera les choses sous un autre angle, mais le Festival sera toujours là», croit-il.Ce dernier se réjouit d\u2019ailleurs de constater que la direction de l\u2019événement s\u2019est rajeunie considérablement au cours des dernières années.Elle est maintenant composée de jeunes gens dynamiques.«Il y a de la relève et ces jeunes savent parler en public.Ils seront en mesure de bien vendre leur salade et de trouver de bons partenaires.» Et pour cause, la coopérative d\u2019acéri- culteurs Citadelle et les municipalités, tant de Plessisville que de sa paroisse, ont confirmé et augmenté leur participation aux activités. ?S8 / Victoriaville et les Bois-Francs S8 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 28 m ars 2008 LA TRIBUNE, YANICK POISSON Le directeur administratif du Théâtre Parminou, François Roux YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Si la plupart des gens peuvent associer le Théâtre Parminou à Victoriaville, bien peu savent que la troupe, qui célébrera ses 35 ans le 18 mai prochain, a vu le jour à Québec.En effet, ce fleuron québécois du théâtre d\u2019intervention a été fondé en 1973 par un groupe de finissants en art dramatique, dont faisait partie le désormais célèbre acteur et comédien Ré- my Girard.L\u2019artiste a participé à de nombreuses pièces jusqu\u2019à ce que le Théâtre prenne la route de Victoriaville, en 1976.Selon le directeur administratif du Parminou, François Roux, c\u2019est la géographie avantageuse de la municipalité qui a attiré la direction du Théâtre vers Victoriaville.Puisqu\u2019elle avait la volonté de faire du théâtre de tournée, il était tout à fait stratégique de s\u2019installer dans une ville située au Centre-du- Québec.Il faut aussi dire que Victoriaville était alors réputée comme étant la municipalité ayant le plus de groupes communautaires par personne.«Les groupes communautaires sont des alliés de première ligne du théâtre d\u2019intervention.Victoriaville devenait donc l\u2019endroit tout indiqué pour s\u2019installer», raconte M.Roux.Il faut aussi dire que Victoriaville était alors réputée comme étant la municipalité ayant le plus de groupes communautaires par personne.Le Parminou a d\u2019abord aménagé dans un bungalow de la rue Olivier, puis a loué une vieille usine abandonnée, avant de finalement ordonner la construction de son centre de production du boulevard Bois-Francs, en 1987.Un mal pour un bien Le Théâtre est venu bien près de fermer ses portes en 1993, après que le Conseil des arts du Canada eut décidé de lui couper les vivres, jugeant que son art n\u2019était pas assez accessible.Au lieu de baisser les bras, l\u2019organisation du Parminou a mis sur pied un regroupement de gens d\u2019affaires impliqués dans leur milieu et désireux de défendre les intérêts du Théâtre.Cette période creuse a contribué grandement à la popularité de la troupe.Le Parminou a vu le jour à.Québec Victoriaville et les Bois-Francs/ S9 Sherbrooke vendredi 28 mars 2008 - La Tribune S9 «C\u2019était difficile de s\u2019enraciner dans notre région, plusieurs savaient qu\u2019il se passait quelque chose dans notre bâtisse, mais les gens ne savaient pas qui on était.Depuis le début des années 90, la population s\u2019associe au Théâtre et elle en est fière.On a d\u2019ailleurs reçu le Panthéon de la fierté régionale de la Chambre de commerce, en 2004», constate François Roux.Le Parminou continue de considérer que la décision du Conseil des arts est une grande injustice et il revient à la charge, année après année, afin d\u2019obtenir sa part des fonds disponibles.Des projets plein la tête Au cours des dix dernières années, l\u2019art du Parminou a dépassé les frontières du Québec.Il est d\u2019ailleurs à monter un spectacle à l\u2019intention de peuples d\u2019Afrique du Sud, d\u2019Asie et d\u2019Afrique afin de les sensibiliser à une bonne gestion de l\u2019eau potable.Dans le cadre de ce projet, il sera accompagné par Guy Laliberté du Cirque du Soleil et des représentants d\u2019OXFAM.«Certains pays subissent deux mois de sécheresse chaque année et ils sont en proie à la famine.Un groupe a décidé de les aider et de les informer sur la marche à suivre pour conserver leur eau et comme l\u2019art est un excellent moyen de sensibilisation, nous avons été appelés à participer», explique le directeur administratif.Au cours des 35 dernières années, le Parminou a embauché 350 artistes qui ont mis sur pieds plus de 7500 représentations un peu partout sur la planète.Outre Rémy Girard, il a notamment accueilli en ses rangs Chantal Baril, Sonia Vachon, Pauline Lapointe et Gilles Pelletier.Au cours des 35 dernières années, le Parminou a embauché 350 artistes qui ont mis sur pieds plus de 7500 représentations un peu partout sur la planète.Prochain rendez-vous Le Théâtre présentera, le 2 avril prochain, au Cégep de Victoriaville, la pièce Les contes de la richesse ayant pour objectif d\u2019influencer le spectateur à quitter l\u2019univers des biens pour entrer dans celui des liens.Le scénario présente deux personnages délurés, deux itinérants à la recherche de la «joie de vivre»: Lulu et Baloune, interprétés par Hélène Des- perrier et Réjean Bédard, partent à la quête de réponses sur l\u2019économie et la place de la nature et de l\u2019homme dans son développement.Éveline Gélinas, Guillaume Champoux, Catherine Allard, Steve Laplante et Sébastien Rajotte sont de la distribution de Pour faire une histoire courte, qui prendra l\u2019affiche cet été au Théâtre des Grands Chênes.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Le Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls présentera, à compter du 27 juin, la pièce Pour faire une histoire courte mise en scène par Frédéric Blanchette.Pour une rare fois depuis la fondation du Théâtre, la distribution ne comptera pas de «gros canons» de la comédie.Pour faire «lever» le spectacle, on fera confiance à des artistes de talent qui n\u2019ont pas l\u2019habitude d\u2019être des têtes d\u2019affiches.Ainsi, Catherine Allard, Guillaume Champoux, Éveline Gélinas, Steve La- plante et Sébastien Rajotte se donneront la réplique dans une comédie de situation qui a connu beaucoup de succès partout où elle est passée.Selon le directeur général de Tourisme Bois-Francs, Alain Provençal, ces jeunes artistes apporteront un vent de fraîcheur qui peut n\u2019être que bénéfique aux Grands Chênes qui vient de connaître une saison décevante.Il s\u2019attend d\u2019ailleurs à ce que la pièce attire au moins autant de visiteurs que la comédie musicale de l\u2019an dernier.«Ces jeunes possèdent une belle expérience du fait qu\u2019ils ont participé à plusieurs séries connues comme Annie et ses hommes et Les Invincibles.Il sera intéressant de découvrir ce qu\u2019ils peuvent faire réunis sur une même scène», dit-il.Au moment d\u2019écrire ces lignes, le Théâtre avait déjà pris la réservation d\u2019une vingtaine de groupes, ce qui laisse présager un bon été.La neige retarde la saison La quantité incroyable de neige qui est tombée sur le Québec cet hiver n\u2019a pas que des répercussions sur les conditions routières et le moral des gens, elle en a également sur le tourisme.Dans les Bois-Francs, il est déjà certain que la saison estivale débutera avec un peu de retard, mais que le tout risque de rentrer dans l\u2019ordre dès que des températures plus clémentes se pointeront le bout du nez.Chose certaine, les terrains de golf seront encore bondés lorsque les surintendants des Bois-Francs parviendront enfin à enlever les couvertures des verts et à donner le coup d\u2019envoi à la saison.Littéralement ensevelis sous des mètres de neige, les sportifs de la région de Québec sont parmi les plus friands de ce golf hâtif.Par ailleurs, Vélo Québec Voyages a annoncé deux événements dans la région des Bois-Francs.En effet, quelque 2600 cyclistes sont attendus à Daveluyville, du 28 au 30 juin et à Tingwick, du 2 au 4 août, pour deux des principales activités de l\u2019Association au Québec.Salle de spectacle Alain Provençal a dit comprendre les motivations du conseil municipal de ne pas procéder immédiatement à la construction d\u2019une salle de spectacle à Victoriaville, mais commence à s\u2019impatienter.Ça fait maintenant plusieurs années qu\u2019il affirme à qui veut l\u2019entendre que la municipalité est rendue à ce stade dans son développement.Au moins, il sent qu\u2019il y a une volonté d\u2019aller de l\u2019avant, même si le projet a été reporté à 2009.En attendant, Tourisme Bois-Francs aimerait bien voir le Cinéma Laurier organiser davantage de spectacles durant l\u2019été, mais le propriétaire de la salle de 500 places, Robert Carrier fait toujours la sourde oreille.Le Théâtre des Grands Chênes présente Pour faire une histoire courte ?S10 / Victoriaville et les Bois-Francs S10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 28 m ars 2008 LA TRIBUNE, YANICK POISSON Jacques Piché et son père Raymond sont parmi les derniers maîtres-rembourreurs du Québec.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Dans les confins du parc industriel de Victoriaville vivote Mobilier Flirt, une petite entreprise issue d\u2019une grande tradition, qui a été acculée à ses derniers retranchements par la révolution industrielle chinoise dans le domaine du meuble.L\u2019histoire de Mobilier Flirt commence en 1939 par la création de J.R Piché qui se spécialisait notamment dans le rembourrage et le recouvrement de sièges d\u2019automobiles, une pratique qui était courante à l\u2019époque puisque les voitures avaient une durée de vie plus longue.En 1952, l\u2019entreprise prit une tangente plus «meuble» et adopta le nom de Victoriaville Upholstering.Sous la gouverne de Raymond Piché, ce fleuron de l\u2019économie des Bois-Francs employait plus d\u2019une centaine de personnes lorsqu\u2019il a été vendu à Victoriaville Fournitures au début des années 1970.«Presque tous les rembourreurs âgés de 40 ans et plus de la région ont appris leur métier de mon père alors qu\u2019ils travaillaient pour Victoriaville Upholstering», se rappelle le fils de l\u2019homme d\u2019affaires, Jacques Piché.Après avoir fait un cours séjour au sein du développement des marchés de Bombardier, Raymond Piché revint dans la région pour faire l\u2019acquisition de Royal Chesterfield, une autre entreprise majeure spécialisée dans la production de meubles en série.Celle-ci fut finalement transformée en Mobilier Flirt après que les Chinois se soient emparés du marché.«Il fallait prendre une décision et comme nous n\u2019étions pas en mesure de concurrencer les produits importés de la Chine, nous avons décidé de rapetisser et de nous spécialiser.De faire ce qu\u2019ils ne peuvent pas faire», poursuit Jacques Piché.Haut de gamme personnalisé Qu\u2019est-ce que les Chinois ne peuvent pas faire?Tout ce qui sort de la chaîne de production standard.Les frères Jacques et Raymond junior font notamment affaire avec Moderno international, Wesco et Groupe SM Pelletier.Ils desservent la clientèle institutionnelle qui commande des meubles ignifuges, ayant des propriétés et des dimensions particulières ainsi que des personnalités riches et célèbres qui désirent acquérir des produits adaptés à leur résidence.Il faut dire que la petite équipe de Mobilier Flirt a une expertise impressionnante.Elle est polyvalente et compte plusieurs années d\u2019expérience tant dans la fabrication de structure que dans la coupe, la couture et le rembourrage.«Nous touchons à tout ce qui peut se rembourrer, du fauteuil au jouet pour enfant en passant par la chaise de bureau et le siège d\u2019auto», indique-t-il.Même si les difficultés ont été de taille, MOBILIER FLIRT Le dernier retranchement des maîtres-rembourreurs VICTORIAVILLE \u2014 Le Carrefour d\u2019entraide bénévole de Victoriaville, qui célèbre ses 30 ans cette année, n\u2019a eu que bien peu de maîtres depuis sa fondation.En fait, les deux dernières directrices générales cumulent 29 ans de fiers et loyaux services et le compteur continue de tourner.Monique Ricard a pris la relève de la directrice-fondatrice, Ginette Genois, en 1979.Femme au foyer, elle était de retour au travail depuis peu lorsqu\u2019elle s\u2019est vue confier la lourde tâche.«Ginette m\u2019a d\u2019abord approchée pour devenir bénévole.Je lui ai dit que je désirais plus que ça.Après avoir fait quelques contrats, les circonstances ont fait en sorte que j\u2019ai pris sa place», se rap- pelle-t-elle.Elle se souvient avoir dû composer avec un budget global de 10 000 $ lors de son entrée en poste.Le Carrefour n\u2019était alors qu\u2019un bébé qui venait de naître et qu\u2019il fallait maintenant aider à grandir.«Je venais de quitter la maison parce que mes enfants étaient élevés et je devais Les femmes derrière le Carrefour d\u2019entraide bénévole recommencer avec le Carrefour.Heureusement, j\u2019ai la parole facile et le tour d\u2019aller chercher des sous.Cette qualité m\u2019a beaucoup aidé», explique Mme Ricard.Elle donne comme exemple un midi où elle est allée manger au même restaurant que le maire de Victoriaville de l\u2019époque, Pierre Roux.Lorsque l\u2019élu s\u2019est levé pour quitter, elle a improvisé une visite à la salle de bain pour l\u2019interpeller.«Tout est dans les relations avec le public.Il faut en faire juste assez pour que les gens ne t\u2019oublient pas, mais pas trop pour ne pas les harceler», statue-t-elle.Prix Persillier-Lachapelle Au cours de son mandat, Mme Ricard a mis sur pied de nombreux services à la population: on n\u2019a qu\u2019à penser à l\u2019accompa- gnement-transport, Tel-Écoute, les visites et téléphones amicaux et la magnétothè- que.Cette dernière innovation, visant à rendre l\u2019imprimé sous forme sonore pour les personnes atteintes d\u2019un handicap visuel, leur a permis de décrocher le prix Persillier-Lachapelle, une décoration remise chaque année par le ministère de la Santé et des Services sociaux afin de souligner l\u2019excellence dans le domaine.C\u2019est avec une grande surprise que Monique Ricard et ses acolytes, Francine Roy et Diane Fréchette, ont appris qu\u2019elles étaient les lauréates.«Nous nous étions rendus à l\u2019Assemblée nationale sans douter que nous puissions potentiellement gagner.Nous avons poussé un cri lorsque nous avons entendu notre nom.C\u2019était un peu gênant, car la remise de ces prix est très protocolaire», relate-t-elle.La crise du verglas Même si elle n\u2019occupe le poste de directrice générale que depuis la retraite de Mme Ricard, en mai 1998, Francine Roy est employée au Carrefour depuis 1983.Elle se rappellera toujours des mois qui ont précédé sa nomination et de la fameuse «crise du verglas».Un bon matin de janvier, la directrice est arrivée dans son bureau et lui a expliqué que plusieurs personnes avaient besoin d\u2019aide et qu\u2019il fallait mobiliser les bénévoles.«C\u2019était la panique, il n\u2019y avait rien de planifié.Nous avons pris les choses en main rapidement et fait la gestion des services de déplacements des sinistrés.» Comme il n\u2019est pas question que les événements déstabilisent de nouveau le Carrefour, Mme Roy est à préparer un plan de mesures d\u2019urgence comprenant notamment des actions concrètes en cas de pandémie de grippe aviaire.\u2014 Yanick Poisson l\u2019avenir se présente bien pour Mobilier Flirt.Non seulement son aménagement dans le parc industriel de Victoriaville lui a-t-il permis d\u2019accroître sa visibilité, il semble que la mode tend à revenir aux biens durables plutôt qu\u2019aux articles jetables.«Je connais des gens qui ont un ensemble de salon datant des années 1950.Ça fait très riche et très beau.Je crois que le reconditionnement des meubles revient à la mode», affirme M.Piché.L\u2019entrepreneur souligne d\u2019ailleurs qu\u2019il n\u2019en coûte pas plus cher de faire rembourrer et recouvrir un meuble d\u2019un tissu de qualité que d\u2019en importer un de Chine.«Je ne comprends pas pourquoi les environnementalistes ne pestent pas plus contre les importations de Chine quand on sait qu\u2019il faut souvent en jeter deux pour en avoir une de qualité», conclut Jacques Piché. Victoriaville et les Bois-Francs/ S11 Sherbrooke vendredi 28 mars 2008 - La Tribune S11 Maurice Vaillancourt et Marie-Êve Anctil forment un couple dans la vie et sur scène, à l\u2019occasion de compétitions mixtes.YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Originaires de Victoriaville, Maurice Vaillancourt et Marie-Êve Anctil font partie du World Natural Sport Organisation (WNSO).Maurice pratique le culturisme depuis 2003, alors que Ma- rie-Êve s\u2019adonne au fitness depuis 2005.Le couple a choisi le WNSO parce qu\u2019elle est l\u2019organisation la plus répandue parmi celles qui interdisent l\u2019utilisation de produits dopants pour en arriver à ses fins.Maurice adore son sport, mais il est le premier à admettre qu\u2019il est mal perçu du fait que certains sont prêts à tout pour subvenir à leur obsession de devenir toujours plus gros.«Il y a plein de préjugés en rapport au culturisme.On dit que c\u2019est un sport de dopés, de petites têtes dans un gros corps, d\u2019homosexuels, qu\u2019on est comme du bétail que l\u2019on met en ligne.J\u2019aimerais que ceux qui pratiquent ce sport deviennent plutôt des modèles de santé», explique-t-il.L\u2019armoire à glace espère également que le culturisme devienne un spectacle.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison qu\u2019il aime ajouter de la couleur à ses prestations plutôt que d\u2019uniquement poser pour les juges.Lorsqu\u2019il monte sur la scène, les autres compétiteurs étirent le cou pour voir ce qu\u2019il fait.Des gars en bobette «Le culturisme à la base est très plate pour les gens qui ne s\u2019y intéressent pas.J\u2019aimerais ça que ma mère puisse trouver un intérêt particulier pour le sport, qu\u2019elle trouve un plaisir à voir des gars huilés en bobette», ajoute-t-il.Après avoir remporté les championnats canadiens en 2006, Maurice Vaillancourt est passé chez les professionnels.Il a pris le huitième rang des championnats du monde de Toronto en 2008, devançant même certains compétiteurs qu\u2019il idolâtrait.«C\u2019était impressionnant d\u2019être dans la même catégorie que ces gars-là.Quoi- MAURICE VAILLANCOURT ET MARIE-ÊVE ANCTIL Les deux plus beaux corps de Victo que, quand je suis arrivé à côté d\u2019eux, je me suis dit que je pouvais certainement en battre quelques-uns.C\u2019était tout un feeling.» Une alimentation impeccable La route est longue et les sacrifices sont nombreux pour en arriver à un pourcentage de gras en dessous des 10 %, tout en conservant une masse musculaire maximale, surtout pour une femme.Afin d\u2019être prête pour les prochains championnats régionaux FAME East qui auront lieu au Théâtre Rosemont de Montréal, le 19 avril, Marie-Êve Anctil ne se permet aucun excès de table depuis le mois de novembre.En fait, la seule folie qu\u2019elle s\u2019est permise depuis ce temps est un verre de vin durant la période des Fêtes.Invités dans la section Desjardins du Centre Bell, Marie-Êve et Maurice ont passé pour des extra-terrestres du fait qu\u2019ils ne profitaient pas de la nourriture à volonté.«Ça sentait vraiment bon et on avait le goût d\u2019une pizza.Peut-être que ça n\u2019aurait pas changé grand-chose à ce stade de la préparation, mais si on commence à faire des écarts, ça s\u2019arrêtera où?», s\u2019est-elle questionnée.Si Marie-Êve parvient à terminer au premier rang de sa compétition de fitness de la mi-avril, elle réalisera son rêve de passer chez les professionnels et d\u2019entrer en compétition avec Sylvia Tremblay, l\u2019athlète qui lui a donné le goût de pratiquer ce sport.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019Estrienne qui lui a monté sa chorégraphie.«Un jour je l\u2019ai vue à la télévision et j\u2019ai dit à ma mère que c\u2019est ce que je voulais faire dans la vie.Ce n\u2019est qu\u2019un peu plus tard que j\u2019ai appris que c\u2019était du fitness et que ça m\u2019était accessible», conclut la Victoriavilloise. S12 L a T ribune - Sherbrooke VENDREDI 28 M ARS 2008 "]
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