La tribune, 2 mai 2008, Cahier S
[" >< Vancouver-Sherbrooke Cibrona deviendra > x \u2019 = y \u2019 mgm 14 a vélo, en 58 jours I'\u2019Aréna Philippe- /S10 Bergeron /s2 ALAIN MERCIER \\ ! Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 oo cahier spécial ARUGER Un atout vert dans le Sherbrooke manufacturier Sur une longueur d'un kilomètre en bordure de la rivière Saint-François, l'arrondissement de Brompton abrite la plus grosse industrie de Sherbrooke : Kruger, une usine de 450 employés qui injecte cette année «une masse salariale d'environ 35 millions $» dans l\u2019économie locale et régionale, dévoile le directeur d'usine Christian Lemay.À LIRE EN S3 IMACOM, JESSICA GARNEAU S2 / Arrondissement de Brompton S2 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019Aréna Cibrona de l\u2019arrondissement de Brompton, qui aura 30 ans l\u2019année prochaine, bénéficiera bientôt d\u2019un lifting de près de 600 000 $ et il changera même de nom.«On prévoit des travaux qui ont été retardés longtemps», signale Maryse Vi- gneault, secrétaire de la corporation sans but lucratif qui dirige cette enceinte, l\u2019un des neuf arénas que compte Sherbrooke.L\u2019opération de rajeunissement consistera notamment «à refaire le toit, l\u2019isolation et le système de chauffage».Identifiés comme nécessaires par la corporation, puis reconnus également comme tels par une évaluation de la Ville de Sherbrooke, les travaux au montant de 597 320 $ seront normalement payés à parts égales par la Ville et par le ministère de l\u2019Éducation, des Loisirs et du Sport.«La réponse à la demande est attendue» du ministère, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, signale Marc Latendresse, directeur du Service des sports, de la culture et de la vie communautaire de Sherbrooke.Elle est d\u2019ailleurs attendue en même temps que celle pour les travaux de 2 163 972 $ des installations de l\u2019autre aréna sherbrookois dirigé par une corporation privée, soit le Centre récréatif de Rock Forest.«La Ville de Sherbrooke nous a fourni 90 000 $ en 2007 pour divers travaux», rappelle le conseiller d\u2019arrondissement Benoît Dionne, qui siège à la corporation de Cibrona.«Ils ont servi pour les baies vitrées, les compresseurs, les bandes, des portes de sécurité et des rampes pour personnes handicapées».«Cette année, ajoute-t-il, la Ville a accordé 92 000 $ pour continuer le réaména- gement des chambres, les portes et salles de douche, et en partie pour éponger le déficit».«L\u2019aréna a un budget de dépenses de l\u2019ordre de 428 000 $, explique Maryse Vi- gneault, et nos revenus sont de 362 000 $».La Ville assure 80 % des revenus d\u2019heures de location de glace.Cette année, Cibrona a haussé ses revenus en présentant le Festival Léan- dre-Cayer en relève au Centre récréatif de Rock Forest, et le représentera l\u2019an prochain.«Ça va faire trois ans qu\u2019on est ouvert l\u2019été», fait aussi observer Micheline Vaillancourt.«En été, j\u2019ai des écoles de patin, et de hockey, comme celles de Yanic Perreault et Jacques Grégoire», note Mme Vigneault.«La Ville n\u2019est pas notre client de mai à août, dit-elle.Elle utilise nos heures de fin août à fin mars.Il nous reste quelques plages horaires de libres, pour le hockey, le patin, le ballon-balai».«Notre particularité, fait valoir Benoît Dionne, c\u2019est le service à la clientèle.Nous sommes aussi renommés pour la qualité de notre glace et la propreté des lieux».Nouveau nom L\u2019aréna Cibrona deviendra «l\u2019Aréna Philippe-Bergeron», pour se remémorer le nom de celui qui est à l\u2019origine de cette réalisation qui a mobilisé fièrement les forces vives des Bromptonvillois.Aujourd\u2019hui octogénaire, «M.Bergeron a accepté la nouvelle appellation au nom de tous les citoyens de Brompton», souligne Micheline Vaillancourt, présidente de la corporation de l\u2019aréna.Le nom de Cibrona avait été attribué à l\u2019édifice à l\u2019issue d\u2019un concours, et était en quelque sorte un acronyme de «citoyens de Bromptonville pour l\u2019aréna».CIBRONA En cure de jeunesse IMACOM, CLAUDE POULIN Benoît Dionne, Maryse Vigneault et Micheline Vaillancourt sont bien fiers de la resurfaceuse recyclée Zamboni acquise en janvier par l\u2019Aréna Cibrona, au coût de 26 000 $.L\u2019argent a été fourni par les deux Caisses Desjardins de l\u2019arrondissement de Brompton (5000 $), la Ville (15 000 $), Jeunesse active de Brompton (5000 $), et le Club Optimiste (1000 $).CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le projet d\u2019aménagement d\u2019un terrain multisports est sur toutes les lèvres à l\u2019École secondaire de Brompton- ville et draine beaucoup d\u2019énergie.Il s\u2019agit d\u2019aménager un terrain pouvant accueillir des matchs de soccer ainsi que de rugby, et éventuellement de football si la demande se fait sentir, explique le directeur de l\u2019établissement privé, Jean- Guy Beaulieu.En fait, on veut réaménager un grand terrain, situé près du bâtiment principal et qui a bien besoin de rénovation.«Pour nous, c\u2019est un projet majeur de 300 000 $, mentionne le directeur.Un gros montant.«On entend effectivement beaucoup parler de ce projet dans l\u2019école.Nous sommes en attente de réponses pour du financement.L\u2019école n\u2019a pas les moyens de se payer ça toute seule.Il nous faut de l\u2019aide.» On implique les jeunes de l\u2019école dans ce projet comme jamais, poursuit M.Beaulieu.En fait sa réalisation est menée par le conseil étudiant.«L\u2019argent est versé dans le compte du conseil des élèves, dit-il.C\u2019est un véritable projet pédagogique.» «Ça leur montre comment on réalise un projet de ce type.Nous voulons qu\u2019ils le gèrent.Il y a eu une étude par un ingénieur.Il y a les plans et devis.Ce n\u2019est pas juste de tasser de la terre.«Le projet de rénovation consiste à agrandir le terrain afin de lui donner les dimensions d\u2019un terrain de soccer, de drainer le sous-sol, de le recouvrir d\u2019une bonne surface gazonnée et d\u2019y ajouter les installations nécessaires à sa pleine utilisation (clôture, éclairage, etc.)», peut-on lire sur le site internet de l\u2019école.«Il faudra couper des arbres, mais on devra en planter pour compenser», prévient le directeur.L\u2019école est déjà bien équipée en infrastructures sportives, à l\u2019intérieur comme à l\u2019extérieur, ajoute-t-il, mais le terrain multisports viendra ajouter à l\u2019offre.On fait appel à des fondations, mais un tirage a été lancé pour aider au financement du projet.Des billets au coût de 10 $ ont été mis en vente en vue du tirage du 7 juin.Des prix d\u2019une valeur de 32 000 $, dont une voiture, seront attribués.L\u2019École secondaire de Bromptonville compte 450 élèves, garçons et filles, dont 110 pensionnaires.Elle a été fondée en 1954 par les Frères du Sacré-Coeur.Les élèves mobilisés dans un grand projet IMACOM, MAXIME PICARD Le directeur de l\u2019École secondaire de Bromptonville, Jean-Guy Beaulieu, parle autant d\u2019un projet pédagogique que d\u2019un projet sportif lorsqu\u2019il aborde le sujet de l\u2019aménagement d\u2019un terrain multisports près de l\u2019établissement scolaire.L\u2019École secondaire de Bromptonville veut aménager un terrain multisports Arrondissement de Brompton / S3 Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 - La Tribune S3 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sur une longueur d\u2019un kilomètre en bordure de la rivière Saint- François, l\u2019arrondissement de Brompton abrite la plus grosse industrie de Sherbrooke: Kruger.Cette usine de pâte et papier hautement mécanisée compte 450 employés et injecte cette année «une masse salariale d\u2019environ 35 millions $» dans l\u2019économie locale et régionale, indique le patron des installations, Christian Lemay.Les installations de 25 millions $ (évaluation municipale) représentent pour la Ville de Sherbrooke des revenus de taxes foncières d\u2019un peu plus de 625 000 $.Le site comporte une usine de cogéné- ration dont la vapeur sert au séchage du papier ainsi qu\u2019à la production d\u2019électricité.Il compte aussi un barrage hydroélectrique.On y produit également 600 tonnes de pâte à papier par jour à partir de la section usine de désencrage qui recycle du papier et ses boues combustibles de désencrage.En plus, 600 autres tonnes de pâte proviennent de sa section thermomécanique qui broie des résidus de bois.Cette pâte alimente les trois machines à papier journal de l\u2019usine, et l\u2019excédent (350 tonnes par jour) est acheminé aux deux usines de Kruger situées à Trois- Rivières.Le directeur d\u2019usine, Christian Lemay, est particulièrement fier de l\u2019usine de co- génération dont s\u2019est dotée l\u2019entreprise.Le projet a commandé un investissement de 85 millions $, et les travaux du chantier se sont échelonnés sur une quinzaine de mois jusqu\u2019au printemps 2007.Le site n\u2019a pas à payer de frais d\u2019enfouissement de ses boues puisqu\u2019il s\u2019en sert comme combustible de l\u2019usine de co- génération et qu\u2019il y ajoute de l\u2019écorce.«On ne brûle plus de mazout.L\u2019usine de cogénération est un projet stratégique.C\u2019est rentable, surtout maintenant que le prix du mazout monte (.) Le site a des avantages concurrentiels sur d\u2019autres», souligne M.Lemay.«Faire de la boue combustible à partir d\u2019écorces génère des économies.Il y a aussi le revenu d\u2019électricité qui s\u2019ajoute à ça.Le gros du projet s\u2019est justifié là- dessus».La turbine générant l\u2019électricité de l\u2019usine de cogénération a été mise en service il y a un an, en mai 2007.La direction de Kruger, une société montréalaise à capital fermé, fait remarquer qu\u2019elle avait de hautes préoccupations environnementales dans son projet.Elle a réduit ses émissions de gaz à effet de serre, réduit son enfouissement de boues, écorces et résidus de bois, et elle recycle largement son eau dans ses opérations de production de pâte, tout en épurant selon les normes celle qu\u2019elle doit retourner à la rivière.Des dispositifs ont par ailleurs été intégrés pour réduire les émanations de vapeur et de bruit ainsi que les odeurs éventuelles, une préoccupation pour les 29 ingénieurs de l\u2019usine.et pour toute la communauté.Et l\u2019éthanol?Qu\u2019en est-il du projet d\u2019usine de carburant éthanol évoqué l\u2019an dernier entre Kruger et la compagnie Enerkem Technologies?Il en est à un stade embryonnaire, indique M.Lemay.«Il s\u2019agirait d\u2019extraire des sucs de la biomasse et d\u2019en faire de l\u2019éthanol.On en est encore à regarder la faisabilité.On a un groupe, Kruger Énergie, penché là-dessus».SHERBROOKE \u2014 Le complexe de Kruger, qui produit 860 tonnes de papier journal par jour, dont celui La Tribune et de nombreux journaux du nord-est du continent, se caractérise par ses ingénieux procédés intégrés de recyclage.Le site a innové il y a une quinzaine d\u2019années avec une usine de désencrage qui traite de vieux journaux pour en faire une pâte réutilisable.«Chaque jour, il entre ici 800 tonnes de vieux papier», souligne le directeur d\u2019usine, l\u2019ingénieur Christian Lemay.«Nos machines enlèvent les rejets solides qui accompagnent les journaux, comme des plastiques.Puis, on enlève les aspérités du papier, on tamise la pâte et en dernier lieu, pour désencrer, on ajoute un savon à la pâte, on injecte de l\u2019air, et les bulles en remontant entraînent l\u2019encre dans un aspirateur».«Ces 800 tonnes de vieux papier produisent 600 tonnes de pâte à papier et environ 180 tonnes de boues de désencrage.Le reste, ce sont des déchets solides qui sont acheminés à des recycleurs, ajoute M.Lemay.Nos boues de désencrage, au lieu de les envoyer à l\u2019enfouissement, on s\u2019en sert pour alimenter la chaudière à titre de combustible».L\u2019usine de cogénération est une réalisation récente de l\u2019an dernier.On y brûle les boues de l\u2019usine de désencrage et celles de l\u2019usine thermomécanique de résidus de bois.On y ajoute aussi de 340 à 440 tonnes par jour de boues sèches provenant d\u2019autres papetières.Avec la vapeur générée pour sécher le papier, on fait aussi tourner une turbine qui produit normalement près de 23 mégawat- theures d\u2019électricité, lesquels s\u2019ajoutent aux 9,9 MWH générés par la turbine du barrage hydroélectrique.Le site produit environ le tiers de sa consommation d\u2019énergie.Ensemble, les deux turbines représentent facilement l\u2019équivalent de ce que consomment de 2500 à 6000 maisons québécoises, selon le moment de l\u2019année.\u2014 Albert Bérubé IMACOM, JESSICA GARNEAU L\u2019usine de Kruger à Brompton produit 1200 tonnes de pâte à papier par jour (qu\u2019un employé s\u2019apprête ici à charger dans un camion).Cette pâte alimente ses trois machines à papier journal.L\u2019excédent de 350 tonnes est expédié à ses deux usines de Trois-Rivières.Un complexe ingénieux de recyclage Kruger injecte 35 M $ dans l\u2019économie régionale IMACOM, JESSICA GARNEAU L\u2019usine de cogénération dont s\u2019est dotée Kruger fait la fierté l\u2019entreprise. S4 / Arrondissement de Brompton S4 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «L\u2019arrondissement de Brompton, c\u2019est comme un secret bien gardé.Les gens s\u2019imaginent que c\u2019est loin (.) Ça ne prend pourtant que huit à dix minutes du noyau urbain de Brompton pour venir travailler au centre-ville de Sherbrooke.à l\u2019heure de pointe!» La présidente du conseil d\u2019arrondissement de Brompton, Nicole Bergeron, tâche de corriger les vieilles perceptions concernant son milieu de vie, l\u2019ex-Bromptonville devenue une des composantes de Sherbrooke en 2002.L\u2019arrondissement compte maintenant 6030 personnes (1785 familles).«Géographiquement, on est extrêmement bien situés pour aller partout rapidement dans la ville, au centre-ville, au CHUS, au Cégep ou à l\u2019Université de Sherbrooke».En fait, il s\u2019agit d\u2019un arrondissement qui a beaucoup progressé ces vingt dernières années avec un parc industriel en pleine expansion, et l\u2019adaptation graduelle des services correspondants à la communauté, comme l\u2019offre diversifiée en matière de culture et de loisirs.Au coeur de l\u2019action civique, Mme Ber- geron planche sur plusieurs dossiers pour sa communauté.Parmi ces projets, on remarque des travaux de 600 000 $ à l\u2019aréna, pour lesquels on attend le feu vert, et qui seront payés à parts égales par la Ville et le gouvernement du Québec.On remarque aussi le projet de nouvelle piscine publique, puisqu\u2019un incendie a détruit en septembre dernier les équipements de filtration de l\u2019ancienne piscine qui datait de 1971.La prochaine piscine, adaptée aux normes modernes, devrait être située au parc Nault, là où est le terrain de soccer.«Il faut la remplacer, dans un lieu plus approprié et qui répond mieux aux familles d\u2019aujourd\u2019hui», souligne Mme Bergeron.Le milieu travaille aussi sur un projet de centre communautaire, «très attendu par les organismes communautaires, pour lequel on travaillait avant la fusion», et qui abriterait aussi le bureau d\u2019arrondissement.«On souhaite travailler ça le plus rapidement possible pour que ce soit intégré dans les budgets de 2009», note Mme Bergeron.Il ne serait pas étonnant qu\u2019à la faveur des discussions on y arrime une future caserne d\u2019incendie que nécessiterait le futur schéma de couverture de risque.Côté transport en commun, des parcours ont été ajoutés pour l\u2019heure du midi à la fin de l\u2019été 2007, et «on a fait la demande à la Société de transport de Sherbrooke pour allonger le service en soirée, puisque l\u2019achalandage continue de le justifier», fait valoir Mme Bergeron.Enfin, on attend pour l\u2019automne la réalisation de travaux de 4 millions pour le raccordement complet de l\u2019aqueduc de l\u2019arrondissement de Brompton à la station J.M.Jeanson de Sherbrooke.«Le gouvernement a imposé aux municipalités la mise aux normes des infrastructures pour l\u2019eau potable», observe Mme Bergeron.Ce faisant, l\u2019approvisionnement en eau de l\u2019arrondissement se fera en provenance du lac Memphrémagog, et non plus à 50 % du lac Montjoie.Un secret bien gardé IMACOM, JESSICA GARNEAU La présidente du conseil d\u2019arrondissement de Brompton, Nicole Bergeron, planche sur de nombreux dossiers pour le développement de son milieu de vie. Arrondissement de Brompton / S5 Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 - La Tribune S5 DANIEL FORGUES daniel.forgues@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Comme si son marché immobilier avait été boudé depuis plusieurs années, l\u2019ancienne municipalité de Bromptonville, faisant maintenant partie de l\u2019arrondissement de Brompton, s\u2019apprête à connaître ses heures de gloire, croit Alain Laplante, président de la Chambre immobilière de l\u2019Estrie.«C\u2019est comme si les gens ont longtemps cru que Bromptonville était réservée aux gens travaillant chez Kruger comme c\u2019est probablement aussi le cas à Windsor pour Domtar, estime-t-il.Mais l\u2019ancienne ville de Sherbrooke pousse vers l\u2019arrondissement de Bromp- ton, surtout avec le développement du plateau Saint-Joseph, et cela ne sera pas sans inciter les gens à s\u2019installer dans cet arrondissement.«Le développement du plateau Saint-Jo- seph, c\u2019est parti, et la création d\u2019emplois ne cessera pas d\u2019augmenter demain matin; les gens auront intérêt à s\u2019installer près du plateau, on ne pourra faire autrement.» «On dirait que les gens de Sherbrooke ont longtemps boudé Bromptonville qui n\u2019a pourtant rien à se reprocher; mais le secteur s\u2019est fort bien développé depuis une dizaine d\u2019années», dit M.Laplante.Officiellement, selon les données de la Société d\u2019hypothèque et de logement, il ne s\u2019est vendu que 33 propriétés l\u2019an dernier dans l\u2019arrondissement de Brompton, soit une diminution de 15 pour cent par rapport à l\u2019année précédente.«Quinze pour cent, ça peut sembler beaucoup, mais ça ne représente finalement que quelques maisons en moins considérant le petit nombre de ventes», dit M.Laplante.Même chose aussi pour le prix moyen des propriétés vendues l\u2019an dernier, près de 187 000$, un chiffre que le président de la Chambre estime peu représentatif pour les mêmes raisons.«Selon nous, une propriété moyenne dans l\u2019arrondissement de Brompton se détaille plutôt entre 150 000 $ et 155 000 $ et on devient alors compétitif avec les arrondissements de Fleurimont et Rock Forest.«Les gens ne sont pas portés à s\u2019installer à Brompton et il y aurait tout lieu de faire une promotion en ce sens parce que l\u2019arrondissement possède tout ce qu\u2019il faut.Le marché est pourtant là, il ne suffirait que d\u2019en susciter l\u2019intérêt.» Le président de la Chambre immobilière de l\u2019Estrie va plus loin: pour un bungalow semblable, de prix moyen, il est plus abordable de s\u2019installer dans l\u2019arrondissement de Brompton plutôt que celui de Rock Forest ou Fleurimont.Car, juge M.Laplante, en s\u2019installant dans un endroit, on tient également compte du transport.«Quand on part de Rock Forest pour se rendre à Sherbrooke le matin, la circulation n\u2019est pas toujours facile en raison d\u2019une circulation dense.Si on part de Brompton pour se rendre à Sherbrooke par l\u2019autoroute 55, ça ne prend que quelques minutes.» M.Laplante croit, finalement, que ce sont d\u2019abord les premiers acheteurs qui exploiteront véritablement le marché immobilier de l\u2019arrondissement de Brompton, «ceux qui n\u2019ont pas d\u2019attache précise dans d\u2019autres arrondissements».Le meilleur est à venir dans l\u2019immobilier IMACOM, CHARLES-ANTOINE AUGER Alain Laplante, président de la Chambre immobilière de l\u2019Estrie, croit que le marché de l\u2019immobilier dans l\u2019arrondissement de Brompton s\u2019apprête à connaître des heures de gloire. DANIEL FORGUES daniel.forgues@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019ex-maire de Brompton- ville Clément Nault n\u2019était pas tout à fait né qu\u2019il tendait déjà les bras à son frère aîné Germain.En fait, c\u2019est Germain qui a aidé sa mère à accoucher de Clément, il y a de cela 67 ans! Exactement le 1er mars 1941.Âgé de 20 ans, Germain Nault faisait partie des forces armées canadiennes et était en congé chez lui quand la naissance a eu lieu.L\u2019histoire est peu connue et les deux frères en parlent rarement.Ce sont des choses dont on parlait peu à l\u2019époque, comme si c\u2019était tabou.«J\u2019ai su très jeune que mon frère était là à ma naissance, mais il a fallu bien des années avant que je connaisse toute l\u2019histoire détaillée», dit Clément Nault.Si Clément Nault ne se souvient évidemment pas de l\u2019événement, Germain, lui, s\u2019en souvient comme si c\u2019était hier.«C\u2019était en fin d\u2019après-midi quand ma mère m\u2019a crié d\u2019aller chercher mon père au moulin (Kruger); j\u2019ai vite compris qu\u2019elle était prête à avoir son bébé», raconte Germain Nault.Un mille et demi séparait la résidence des Nault du moulin à papier.Mais Germain connaissait tous les raccourcis pour s\u2019y rendre rapidement en cas d\u2019urgence.Cette fois-là, il n\u2019eût pas à courir.du moins pas tout de suite.«J\u2019étais sur le pas de la porte, prêt à partir avec ma casquette sur la tête, quand ma mère a crié «Aie! Germain, viens m\u2019aider!» Germain Nault s\u2019est alors rendu dans la chambre parentale pour y voir sa mère en train d\u2019accoucher.«Le bébé était presque sorti, je lui voyais la tête et les bras.Je ne connaissais pas grand-chose là-dedans, mais j\u2019ai suivi les conseils de ma mère», se souvient-il quand il parle de l\u2019événement en présence de son frère Clément au cours d\u2019une entrevue avec La Tribune.«J\u2019ai pris les bras du bébé et j\u2019ai tiré lentement.D\u2019après moi, tout ça a duré une bonne dizaine de minutes.Quand le bébé a été sorti, ma mère m\u2019a juste dit de le déposer sur son ventre et d\u2019aller chercher mon père.» «Deux jours après, elle travaillait encore comme si de rien n\u2019était, ma mère était une femme forte, travaillante et résistante.» Florina Provencher, de son nom de fille, a accouché de 11 enfants dans sa vie.«Je me souviens qu\u2019une fois, on faisait les foins et ma mère m\u2019a demandé d\u2019aller chercher le médecin.«Si ça continue, le bébé va tomber dans le foin», avait-elle dit avant de se rendre à la maison.Une autre fois, se souvient Germain, sa mère lavait le plancher à «quatre pattes» quand elle a ressenti les signes qui ne mentent généralement pas.«C\u2019est encore moi qui est allé chercher le médecin», dit-il.Quelques années plus tard, Germain Nault, que l\u2019on connaît surtout pour ses conférences sur la dernière guerre, partait en Europe pour quatre ans afin d\u2019y combattre avec ses compatriotes.En fait, il a quitté le Canada un an après la naissance de Clément, qu\u2019il n\u2019a revu qu\u2019à son retour.«On était tellement de frères et soeurs chez nous que j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir vécu dans deux familles tellement il y avait de différences dans les âges», ajoute Germain Nault.«Quand Germain est revenu de la guerre, ma mère a adopté une fille qui est devenue le douzième enfant dans la famille, ma mère s\u2019était promis que si Germain revenait de la guerre avec tous les membres, elle prendrait un enfant en élève comme on disait dans le temps», dit quant à lui Clément Nault.Pour nous, c\u2019est comme notre soeur, ce n\u2019est pas quelqu\u2019un qui a été adopté.Avec 12 enfants, les Nault de Brompton- ville n\u2019étaient pas la plus grande famille.Clément et Germain se souviennent fort bien d\u2019amis dont les familles étaient plus nombreuses que la leur.Chez les Morin, par exemple, on comptait 21 enfants, chez les Robitaille, 17, chez les Gagnon, 15, etc.Chez les Nault, les parents, Élephège et Florina sont décédés il y a déjà plusieurs années et huit de leurs enfants sont encore vivant dont l\u2019aîné Germain, 87 ans, et le cadet, Clément, 67 ans.Les Nault se rencontrent chaque jour d\u2019anniversaire de naissance d\u2019un des leurs.C\u2019est une tradition.En 2000, la famille directe des Nault a fait une petite fête rassemblant 179 de ses membres; ils comptent plus de 50 petits-enfants et plusieurs arrière-petits-enfants.S6 / Arrondissement de Brompton S6 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ouverte depuis 2002, la Maison des arts et de la culture de Brompton continue de se faire un devoir d\u2019intégrer la vie artistique au quotidien non seulement des adultes, mais aussi des jeunes de l\u2019école primaire.«À la mi-mai, j\u2019ai une visite prévue des élèves, de la maternelle à la 3e année, de l\u2019école Marie-Immaculée de l\u2019arrondissement de Brompton», raconte Josianne Bolduc, coordonnatrice à la vie culturelle de la Maison des arts et de la culture.«Je leur ferai une visite guidée.Ils pourront apprécier l\u2019oeuvre de Josée Godbout, qui expose ici jusqu\u2019au 25 mai.C\u2019est une artiste de la relève établie de Sherbrooke qui s\u2019inspire de pierres pour faire ses tableaux».Son expo a pour thème Inertie et mouvement.Pour les élèves, le tout se déroule dans le cadre du cours Comment apprécier une oeuvre d\u2019art.«Je leur montre des notions plastiques, des notions de composition.Il y a cinq ans que je fais ça.Maintenant, la Maison de la culture fait partie de leur quotidien.Je suis très fière de ça.Trois ou quatre fois par année, ils visitent une exposition.Ils posent beaucoup de questions.Ils sont très imaginatifs», ajoute la coordonnatrice.Les jeunes de la 4e à la 6e année de l\u2019Académie du Sacré-Coeur sont aussi des habitués de l\u2019endroit.La Maison des arts et de la culture de Brompton offrira diverses attractions cet été, dont une exposition très particulière qui fera l\u2019objet d\u2019une annonce dans deux semaines.Un lien privilégié unit les frères Nault LA TRIBUNE, DANIEL FORGUES Clément et Germain Nault: Clément ne se souvient pas du moment où il a tendu les bras une première fois à son frère aîné.Les jeunes initiés aux arts dans leur milieu ?Arrondissement de Brompton / S7 Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 - La Tribune S7 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La popularité de l\u2019accouchement avec l\u2019aide d\u2019une sage-femme ne se dément pas: après 211 accouchements au cours de la dernière année, le Centre de maternité de l\u2019Estrie (CME), situé dans l\u2019arrondissement de Brompton depuis février 2007, s\u2019attend d\u2019en pratiquer environ 230 cette année, avec ses huit sages-femmes.Stéphanie Bergeron est l\u2019une de ses futures mamans.La jeune femme de 33 ans, qui habite Cookshire-Eaton depuis l\u2019an dernier, a accouché de son premier enfant à la Maison des naissances de l\u2019Outaouais il y a deux ans.«Ils sont bien équipés ici, en plus ils ont un grand bain», cons- tate-t-elle.Son bébé est prévu pour juillet et elle participe à ses rendez-vous de suivi avec le Centre de maternité en attendant.Accouchera-t-elle dans un bain?«On peut avoir des désirs, mais.Je ne sais pas.On verra comment je me sens!» En toute sécurité En fait, signale Johanne Royer, responsable des services sages- femmes, plus du tiers (76 sur 211) des bébés du CME naissent maintenant dans l\u2019eau.Trois des quatre chambres sont équipées d\u2019un bain, et le Centre dispose même d\u2019une piscine portative.Les femmes peuvent aussi accoucher à domicile si elles le désirent, ce qui a été le cas de 19 % d\u2019entre elles l\u2019an dernier.Chaque accouchement est pratiqué en présence de deux sages-femmes et d\u2019une assistante natale.Les huit sages-femmes du CME ont une formation universitaire spécialisée (ou l\u2019équivalent) de quatre ans dispensée à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, dont la première cohorte de finissantes a commencé à essaimer à travers le Québec en 1999.Le CME a vu à près de 2300 accouchements depuis cette époque.À titre de comparaison, il y a autour de 2600 naissances par année au CHUS.Le Centre de maternité n\u2019accepte pas les grossesses gémellaires ou à risques de complication.«Il faut qu\u2019il s\u2019agisse de processus normaux», précise Johanne Royer.«On s\u2019occupe aussi du côté psychologique, social.On va diriger les mères vers d\u2019autres ressources s\u2019il y a lieu.C\u2019est un suivi global, qu\u2019on offre».Les sages-femmes peuvent être jointes 24 heures sur 24 par leur cliente et elles font un suivi pré-natal et post-na- tal.Après l\u2019accouchement, le suivi continue pendant six semaines.Les sages-femmes ont une formation avec mises à jour régulières et obligatoires en urgences obstétricales.«On apprend les mêmes techniques que les gynécologues».note Mme Royer.Les sages-femmes sont équipées aussi pour ce qui est de l\u2019oxygène, ou de l\u2019adrénaline (en cas de problème cardiaque).Si la mère devenait par exemple épuisée par le travail, ou si un anesthésiste devenait nécessaire, elle pourra alors accoucher avec les sages-femmes au CHUS de Fleu- rimont.L\u2019an dernier, 25 % des femmes enceintes du CME ont accouché au CHUS, mais dans 99,5 % des cas il s\u2019agissait de transports non urgents.L\u2019hôpital n\u2019est qu\u2019à huit minutes en ambulance du CME de Brompton.Dès qu\u2019elles apprennent qu\u2019elles sont enceintes, les mères doivent prévenir le Centre de maternité si elles souhaitent être suivies par une sage-femme.«Il y a une liste d\u2019attente».Une quinzaine de personnes travaillent au CME, qui relève du Centre de santé et de services sociaux - Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS - IUGS).ALBERT BÉRUBÉ Albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les 1170 jeunes de 5 à 15 ans de l\u2019arrondissement de Brompton sont invités à s\u2019inscrire aujourd\u2019hui et demain (2 et 3 mai) aux nombreuses activités de loisirs estivales qui leur sont destinées cette année.«Il y a 6015 résidents à Bromp- ton d\u2019après le dernier recensement, dont 605 jeunes de 5 à 11 ans et 565 jeunes de 12 à 15 ans», fait observer Nancy Robichaud, stagiaire à la Section loisir et milieu de vie de l\u2019arrondissement de Brompton.À l\u2019intention des 5 à 11 ans, diverses activités de camp de jour avec animation sont prévues du lundi au vendredi de 9 h à 16 h, avec service de garde d\u2019une heure et demie avant et après.Des sorties à l\u2019extérieur sont prévues le mercredi et le tout se réserve pour 125 $ par enfant; il y a des rabais pour les familles de plus d\u2019un enfant.«Le programme prévoit des activités à compter du 30 juin jusqu\u2019au 15 août, et une semaine additionnelle pourra avoir lieu si les parents le désirent», note Nancy Robichaud.Pour ce qui est des jeunes de 11 ans (primaire terminé) à 15 ans, les activités s\u2019échelonneront sur une période de six semaines, du 9 juillet au 14 août, et elles sont de deux jours par semaine, les lundis et jeudis.La première semaine, l\u2019activité prendra toutefois la forme d\u2019un camping à vélo les mercredi et jeudi, avec transport des bagages en voiture.Au nombre des activités auxquelles pourront prendre part les jeunes de 11 à 15 ans, selon leur choix, on remarque le paintball, Arbre aventure, Fort Débrouillard, La Ronde, le Parc aquatique Bromont, la Ré- créathèque Laval, et le Rafting Valcartier, pour des coûts modiques.Pour les activités du jeudi, les jeunes seront jumelés à ceux de l\u2019arrondissement de Rock Fo- rest-Saint-Élie-Deauville.Les inscriptions aux activités estivales se prennent au bureau de l\u2019arrondissement de Bromp- ton, rue Laval (819 846-2757), aujourd\u2019hui de 13 h à 20 h, et demain samedi, de 9 h à midi.POUR LES JEUNES DE 5 À 15 ANS Il est déjà temps de s\u2019inscrire aux activités estivales Le Centre de Maternité de l\u2019Estrie gagne en popularité IMACOM, JESSICA GARNEAU Nancy Robichaud IMACOM, JOCELYN RIENDEAU Stéphanie Bergeron en sera à son deuxième accouchement sous les soins d\u2019une sage-femme.Sous les yeux de son fils de 2 ans, Oscar, elle rencontre la sage-femme Johanne Royer, pour un de ses rendez-vous de suivi qui la mèneront à l\u2019accouchement en juillet. S8 / Arrondissement de Brompton S8 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 DANIEL FORGUES daniel.forgues@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La présence de deux concessionnaires de véhicules récréatifs près l\u2019un de l\u2019autre dans l\u2019arrondissement de Bromp- ton ne peut que favoriser une saine concurrence dans le domaine, assurent les directeurs généraux d\u2019Évasion.Com, Daniel Fisette, et du nouveau Centre du VR Sherbrooke, Hugues Bissonnette.C\u2019est un peu comme dans le domaine de l\u2019automobile où plus il y a de concessionnaires sur un territoire donné, plus les clients abondent.Les deux concessionnaires sont situés dans le parc industriel, de chaque côté de l\u2019autoroute 55, deux sites fort bien visibles du public circulant sur l\u2019autoroute.Rencontrés séparément, les responsables des deux commerces s\u2019entendent sur plusieurs points: la concurrence est saine, on offre les mêmes produits à des prix comparables, mais de marques différentes.«Ce qui fait vraiment la différence, c\u2019est la qualité de construction, le service, l\u2019accueil et la disponibilité des pièces», assure M.Bissonnette.L\u2019inventaire des deux concessionnaires semble plutôt impressionnant quand on circule sur la 55 et qu\u2019on aperçoit les deux sites.D\u2019un côté, Évasion.Com, avec 175 caravanes bien alignées et valant quelque 3 millions $ ; de l\u2019autre côté, Le Centre du VR Sherbrooke, avec 115 caravanes, un inventaire évalué à plus de 2,5 millions $ selon M.Bissonnette.Comme le Centre du VR Sherbrooke vient d\u2019ouvrir ses portes (en janvier) après avoir repris les installations de Caravanes 55 qui a déclaré faillite l\u2019an dernier, on ne saurait parler de chiffre d\u2019affaires pour ce nouveau joueur dans le marché.Mais chez Évasion.Com dont les portes sont ouvertes depuis 1995, M.Fisette parle d\u2019un chiffre d\u2019affaires de plus de 8 millions $ pour l\u2019an dernier.Les deux commerçants s\u2019attendent à une saison estivale particulière cette année et disent tous deux que le marché de la caravane en est actuellement un d\u2019acheteurs à cause du taux de change du dollar canadien.«Toutes nos caravanes sont fabriquées en Indiana aux États-Unis et avec une vingtaine de concessions Leisure- Days au Canada, on jouissait déjà d\u2019un pouvoir d\u2019achat exceptionnel.Avec la vigueur du dollar canadien, les prix sont maintenant à la baisse», dit M.Bissonnette.Ce dernier parle alors d\u2019une diminution de prix variant entre 15 et 20 pour cent selon les modèles.Même son de cloche de l\u2019autre côté de la 55 où M.Fisette estime à 20 pour cent cette baisse des prix.Mais ce dernier précise que si les modèles neufs affichent des prix plus bas, il faut s\u2019attendre à ce que les modèles usagés connaissent aussi une baisse de leur valeur quand vient le temps de les changer.«Tout s\u2019ensuit», dit M.Fisette.M.Bissonnette, lui, renchérit en précisant que la qualité des caravanes devient maintenant une priorité parce qu\u2019une caravane de qualité se retrouvant éventuellement sur le marché des usagée conservera plus sa valeur à moyen terme.«Et c\u2019est pour cette raison que le marché de l\u2019usagé n\u2019est pas à négliger», conclut-il.Quel prix payer pour une caravane?Aux deux endroits, il faut s\u2019attendre à débourser entre 5000 $ et 14 000 $ pour une tente-roulotte, entre 16 000 $ et 35 000 $ pour une caravane, entre 20 000 $ et 75 000 $ pour une caravane à sellette et entre 80 000 $ et 100 000 $ pour un motorisé.Évasion.Com embauche 35 personnes et Le Centre du VR Sherbrooke, une quinzaine.DEUX VENDEURS DE MOTORISÉS SE FONT FACE SUR LA 55 Une saine concurrence bénéfique pour tous LA TRIBUNE, DANIEL FORGUES Hugues Bissonnette, directeur général du Centre du VR Sherbrooke.LA TRIBUNE, DANIEL FORGUES Daniel Fisette, directeur général d\u2019Évasion.Com. ?Arrondissement de Brompton / S9 Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 - La Tribune S9 ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Né il y a 22 ans de l\u2019inquiétude du milieu après la mise à pied d\u2019une centaine d\u2019employés de l\u2019usine Kruger, le parc industriel de l\u2019arrondissement de Brompton est aujourd\u2019hui un fleuron local qui compte 22 entreprises fournissant de l\u2019emploi à environ 660 personnes.«Au moment de la crise économique du début des années 80, rappelle Clément Nault, qui était alors maire de Brompton- ville, les pâtes et papier allaient mal et les usines ont dû baisser leurs coûts de production.Kruger, notre gros employeur, a supprimé 100 emplois, par attrition pour la plupart.On ne remplaçait pas ceux qui partaient».«On ne voyait pas de perspectives pour les jeunes.Il fallait faire quelque chose.On a pensé à essayer d\u2019attirer des entreprises pour créer de l\u2019emploi.Les gens d\u2019affaires ont embarqué.On a rencontré Gene H.Kruger.Il nous a donné 100 000 $.À partir de ça, on a ramassé 60 000 $ de plus dans le milieu.L\u2019Office de planification du Québec a fourni en doublant ces montants».C\u2019est ainsi que le Comité de promotion industrielle (CPI) de Brompton, créé en 1985, a pu faire construire un motel industriel de 12 000 pieds carrés, inauguré fin 1986, qui a aussitôt abrité cinq locataires, à 3 $ le pied carré par année, ce qui revenait à environ à 500 $ par mois pour un espace de 2000 pieds carrés.«Ailleurs, c\u2019était environ 5 $ le pied carré», souligne Paul Proulx, qui succède depuis novembre dernier à Clément Nault à la présidence du CPI, un organisme sans but lucratif composé de 10 personnes, dont est membre le directeur de la Société de développement économique de Sherbrooke, puisque l\u2019arrondissement de Brompton fait partie de la ville fusionnée depuis 2002.Ce motel industriel idéal pour des petites entreprises naissantes a d\u2019abord abrité notamment Litho Service Canada, Prado Technologies, Composites BHS, et Thermo Concepts.Ces entreprises existent toujours et ont pris de l\u2019expansion dans Brompton même.Le fabricant de refroidisseurs d\u2019eau Thermo Concepts s\u2019est relocalisé dans le Parc industriel régional, l\u2019un des six autres parcs industriels de Sherbrooke, et compte aujourd\u2019hui une soixantaine d\u2019employés.Sept ou huit entreprises.Avant la création du parc industriel Gene H.Kruger, «il y avait sept ou huit entreprises à Bromptonville, rappelle Clément Nault, avec une population d\u2019à peu près 3200 personnes.Aujourd\u2019hui, sur le même territoire, on est passé à 4500 environ».L\u2019arrondissement de Brompton est cependant un peu plus vaste et compte 6250 habitants.«Ça amène des commerces de proximité.Ça demande un noyau de population assez important.Si ce virage-là n\u2019avait pas été pris il y a 20 ans, on serait avec un petit noyau.Maintenant on a aussi un beau parc de loisirs, avec un anneau de glace», ajoute M.Nault, qui est très fier que les gens de l\u2019arrondissement se soient aussi dotés d\u2019une Maison de la culture.Clément Nault et Paul Proulx se souviennent qu\u2019à l\u2019époque beaucoup de gens croyaient que Bromptonville était loin de Sherbrooke.«Et pourtant, note M.Proulx, c\u2019est à sept minutes du Carrefour de l\u2019Es- trie, ou à sept minutes de la Maison du cinéma au centre-ville».Dans le parc industriel Kruger, «où travaillent 663 employés selon les chiffres de 2007», observe M.Proulx, les 22 entreprises oeuvrent dans divers domaines tels l\u2019usinage, l\u2019outillage, les matériaux composites, les véhicules motorisés, la découpe au jet d\u2019eau, les équipements d\u2019efficacité énergétique.«On voulait se diversifier», constate Paul Proulx, lui même promoteur immobilier et agent d\u2019immeuble, un homme d\u2019affaires qui a réussi et qui a aujourd\u2019hui du temps à donner.Pour faciliter l\u2019investissement dans son milieu, le CPI de Brompton a ajouté au fil des ans un deuxième motel industriel, en plus d\u2019avoir innové avec une formule de location-achat de bâtiments industriels qui facilite la tâche aux jeunes entreprises au fur et à mesure que leur fonds de roulement grossit.«On a un actif de 3 millions $ sans compter les locations-achats», précise M.Nault.La diversité industrielle née de l\u2019incertitude IMACOM, CLAUDE POULIN L\u2019homme d\u2019affaires Paul Proulx est depuis quelques mois le président du Comité de promotion industrielle de Brompton, l\u2019organisme qui a vu à la naissance et à l\u2019expansion du parc industriel local. ?S10 / Arrondissement de Brompton S10 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Parcourir le trajet qui sépare Vancouver et Sherbrooke à vélo en moins de 60 jours, c\u2019est le défi que s\u2019est lancé Alain Mercier pour ses 50 ans.L\u2019homme de Bromptonville enfourchera sa bécane à Vancouver à la fin mai afin de rouler en solo sur 5800 kilomètres.«Ça fait trois ans que j\u2019y pense», raconte cet employé de la Ville de Sherbrooke aujourd\u2019hui âgé de 52 ans.«Je fais du vélo depuis quelques années et c\u2019est un défi que je voulais relever.Peut-être un jour ce sera Sherbrooke vers Terre-Neuve, pour faire le reste du Canada.» M.Mercier ne se dit pas nerveux, malgré l\u2019énorme commande qui l\u2019attend.Il s\u2019est fait aller le mollet lors de voyages assez importants au Québec au cours des dernières années.«J\u2019ai pédalé de Sherbrooke à Montréal, à Québec et à Sherbrooke.C\u2019est 800 kilomètres en six jours.» «Je prévois rouler environ 100 kilomètres par jour.Donc en 58 jours, on arrive à 5800 kilomètres.» Le cycliste se prépare depuis l\u2019automne dernier.Beaucoup de musculation et du cardio.Son médecin lui a donné son accord, dit-il.«Ce n\u2019était pas facile de s\u2019entraîner.J\u2019ai travaillé sur la neige cet hiver à la voirie municipale.Et il a beaucoup neigé.ça nous a tenu occupés.» Il n\u2019a pas vraiment fixé d\u2019itinéraire.Il couchera dans une tente, d\u2019un terrain camping à l\u2019autre.«Des fois, on n\u2019a pas le choix, il faut coucher sur le bord du chemin», ajoute celui qui se rend au travail à vélo chaque jour.Le trajet ne sera pas de tout repos, con- vient-il.«Ça ne sera pas facile, mais je pourrai communiquer avec ma famille chaque jour si je le veux.» Mais Alain Mercier aura une motivation importante.Il pédalera afin de recueillir des sous pour le Fonds des démunis.Afin d\u2019aider le fonds, des signets faits à la main par une artisane, Lucie Morin, sont mis en vente au coût de 10 $ chacun.Tous les profits de cette vente iront au Fonds des démunis, qui soutient cette année plusieurs écoles et organismes de la région, affirme-t-il.L\u2019idée vient en fait de sa conjointe, Nancy Auclair-Rouleau.«Elle a dit: tant qu\u2019à pédaler, pourquoi pas le faire pour une bonne cause?» «Je n\u2019ai pas vraiment d\u2019objectif.Nous voulons en vendre le plus possible.» Pédaler de Vancouver à Sherbrooke en 58 jours IMACOM, CLAUDE POULIN Cet été, Alain Mercier traversera le Canada à vélo, de Vancouver à Sherbrooke, soit un périple de 5800 kilomètres qu\u2019il veut compléter en 58 jours. Sherbrooke vendredi 2 mai 2008 - La Tribune S11 ?S12 L a T ribune - Sherbrooke vendredi 2 m ai 2008 "]
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