La tribune, 15 octobre 2008, Cahier E
[" Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 | 92 pages | @MB 99° année n°202 @iB LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE \u20ac 75 ¢ taxes en sus Floride 2,25 $ Gl www.cyberpresse.ca La 1ribun el ÉLECTIONS FÉDI FEDERALES oe el KOs HARPER DEMEURE MINORITAIRE > Les conservateurs gardent 10 sieges au Québec > Le Bloc se maintient > Dion veut rester malgré la défaite RSHERBROOKE RUne 5amandat GRILLES: Cardin CES HE FIDEREIAU BLOC LA PRESSE CANADIENNE, JONATHAN HAYWARD E 2 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 CANADA ÉLECTIONS 2008 E2 / ?DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La grande région de l\u2019Estrie demeure fidèle au Bloc québécois.Les couleurs de la carte électorale du territoire couvert par La Tribune n\u2019ont aucunement changé au terme des élections fédérales d\u2019hier.Les députés bloquistes Serge Cardin, France Bonsant, Christian Ouellet et André Bellavan- ce ont été réélus, tout comme le candidat du Bloc Roger Pomer- leau dans Drummond.Le ministre conservateur Christian Paradis a pour sa part conservé son siège dans Mégantic- L\u2019Érable.Dans la circonscription de Sherbrooke, le député bloquis- te Serge Cardin a facilement été réélu pour un cinquième mandat avec 50 pour cent des voix, très loin devant la libérale Nathalie Goguen, qui en a récolté 20 pour cent.«C\u2019est une histoire de confiance et de respect avec la population qui se poursuit », a exprimé M.Cardin.André Bachand, considéré comme l\u2019une des vedettes présentées par le Parti conservateur au Québec, a terminé troisième.André Bachand, considéré comme l\u2019une des vedettes présentées par le Parti conservateur au Québec, a terminé troisième avec 16 pour cent des appuis.Il a été talonné de près par le néo-démocrate Yves Mondoux, qui a mené une campagne modeste avec très peu de moyens.«Alors qu\u2019on aura un gouvernement conservateur, la population sherbrookoise n\u2019aura pas de voie directe pour acheminer ses problèmes vers le gouvernement», déplore André Bachand, qui annonce déjà qu\u2019il se présentera à nouveau dans Sherbrooke lors des prochaines élections fédérales.Du côté de Compton-Stans- tead, 42 pour cent des électeurs ont réitéré leur confiance en la députée du Bloc, France Bon- sant.Le libéral William Hogg a terminé deuxième avec 23 pour cent des voix.Le candidat conservateur Michel Gagné s\u2019est classé troisième avec 20 pour cent du vote populaire.Quant au candidat du Parti vert, Gary Caldwell, il a terminé bon dernier à 5 pour cent, ce qui représente deux fois moins de voix que le néo-démocrate Jean Rousseau.Les verts considéraient Compton-Stanstead comme l\u2019une des rares circonscriptions où ils pouvaient percer au Québec.«Nous sommes déçus.Nous nous attendions à récolter beaucoup plus que ça», a laconiquement déclaré M.Caldwell.Dans Brome-Missisquoi, le député bloquiste Christian Ouellet s\u2019est fait chauffer toute la soirée par celui qu\u2019il avait délogé il y a deux ans, l\u2019ex-dé- puté libéral Denis Paradis.M.Ouellet a finalement conservé son siège avec 35 pour cent des appuis, contre 33 pour cent pour Denis Paradis et 18 pour cent pour le conservateur Mark Quinlan.Christian Paradis Dans Mégantic-L\u2019Érable, le ministre conservateur Christian Paradis, avec 47 pour cent des voix, n\u2019a pas été inquiété outre mesure par son plus proche rival, le bloquiste Pierre Turcotte, qui a obtenu 28 pour cent des voix.La libérale Nicole Champagne a terminé au troisième rang, à 14 pour cent.Du côté de Drummond, le candidat bloquiste Roger Po- merleau (39 pour cent) a succédé avec succès à la députée sortante Pauline Picard.Le libéral André Komlosy est arrivé deuxième avec environ 25 pour cent des voix.Pour ce qui est de Richmond- Arthabaska, le député bloquis- te André Bellavance, avec 46 pour cent du vote populaire, a facilement défait le candidat conservateur Éric Lefebvre, ce dernier ayant obtenu 29 pour cent des voix.Dans Shefford, le député blo- quiste Robert Vincent l\u2019a aisément remporté avec 43 pour cent, contre 21 pour cent pour le libéral Bernard Demers et 20 pour cent pour le conservateur Jean Lambert.L\u2019Estrie demeure fidèle au Bloc IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Fraîchement réélue, la députée bloquiste France Bonsant a été accueillie dans l\u2019enthousiasme par ses militants, au local électoral du quartier Ascot, à Sherbrooke. Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E3 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E3 JOËL-DENIS BELLAVANCE MONTRÉAL \u2014 Les électeurs canadiens ont décidé hier de confier un deuxième mandat de suite au Parti conservateur de Stephen Harper.Mais ils ont de nouveau refusé de lui accorder la majorité à la Chambre des communes.Au terme d\u2019une campagne difficile marquée par une crise financière qui a secoué toute la planète, M.Harper aura malgré tout les coudées un peu plus franches à Ottawa durant son deuxième mandat, son parti ayant réussi à augmenter le nombre de sièges qu\u2019il détient aux Communes.Il s\u2019agit du troisième gouvernement minoritaire élu en quatre ans.Au moment de mettre sous presse, le Parti conservateur avait remporté la victoire ou était en avance dans 144 circonscriptions, 18 sièges de plus qu\u2019au moment de la dissolution du Parlement le 7 septembre.Le Parti libéral avait eu gain de cause ou était en avance dans 77 circonscriptions.Le Bloc québécois a maintenu sa domination au Québec en remportant la victoire dans 48 circonscriptions trois de moins qu\u2019au dernier scrutin.Le NPD voguait vers la victoire dans 37 circonscriptions.Deux députés indépendants ont été élus, dont Bill Casey en Nouvelle-Écosse et André Arthur dans la région de Québec.En tout, le Parti conservateur a obtenu environ 37 % contre 26 % au Parti libéral, son pire score de son histoire.Le NPD a récolté environ 18 % et le Parti vert plus de 6 %.Au Québec, le Bloc québécois s\u2019est assuré de 39 % des voix contre 23 % au Parti libéral, 22 % au Parti conservateur et 12 % au NPD Dion s\u2019accroche Malgré la défaite cuisante, le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, a donné toutes les indications qu\u2019il avait l\u2019intention de rester en poste.«Les Canadiens me demandent d\u2019être le chef de l\u2019opposition.J\u2019accepte cette responsabilité avec honneur.Les Canadiens me demandent de porter les valeurs libérales avec une équipe moins nombreuse, mais qui sera aguerrie» a affirmé M.Dion hier soir.Mais des stratèges libéraux ont confirmé à La Presse hier soir que Stéphane Dion n\u2019aura d\u2019autre choix que de tirer sa révérence dans les prochaines semaines devant la piètre performance des troupes libérales.Un congrès national doit avoir lieu en mai 2009 à Vancouver.Ce congrès pourrait être transformé en course au leadership.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s\u2019est félicité de voir que son parti ait remporté encore une fois la majorité des sièges au Québec et qu\u2019il ait empêché les conservateurs d\u2019obtenir une majorité à la Chambre des communes.Au Québec, le Parti conservateur a réussi contre toute attente à conserver ses acquis en remportant 10 sièges.Le ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn, a remporté la victoire dans Jon- quière-Alma alors que tous les sondages le donnaient perdant.La ministre du Patrimoine Josée Verner a également été réélue.L\u2019ancien ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, a facilement eu gain de cause dans Beauce après des mois de controverse.Mais le ministre du Commerce international, Michael Fortier, a été incapable de déloger la bloquiste Meili Faille dans Vaudreuil-Soulanges.Après avoir causé une surprise aux élections partielles de septembre 2007 dans Outremont, le NPD était en voie de répéter son exploit.Le député néo-démocrate sortant Thomas Mulcair était en bonne position pour avoir le dessus sur le candidat libéral Sébastien Dhavernas.Le Parti libéral a réussi à mettre la main sur 13 sièges au Québec (le même score qu\u2019en 2006).Le libéral Marc Garneau a remporté la victoire dans Westmount-Ville-Marie tandis que Justin Trudeau a été élu dans Papineau.L\u2019Ontario bascule L\u2019Ontario, qui compte 106 des 308 sièges, a clairement basculé dans le camp du Parti conservateur pour la première fois en 20 ans.Le Parti conservateur a remporté 50 sièges tandis que le Parti libéral n\u2019a pu s\u2019imposer que dans 39 circonscriptions.Le NPD a fait plusieurs gains aux dépens des libéraux, notamment dans le nord de l\u2019Ontario, récoltant en tout 17 sièges.La division du vote sur le flanc gauche entre le Parti libéral, le NPD et le Parti vert a permis au Parti conservateur de se faufiler avec la victoire dans plusieurs circonscriptions.La chef du Parti vert, Elizabeth May, n\u2019a pas été en mesure de faire mordre la poussière au ministre de la Défense Peter Mackay dans la circonscription de Central Nova, en Nouvelle- Écosse.À Terre-Neuve, les conservateurs ont été rayés de la carte électorale.La campagne menée par le premier ministre conservateur Danny Williams contre les conservateurs de Stephen Harper a porté ses fruits.Le Parti libéral a donc remporté six des sept sièges de la province.Le NPD a remporté un premier siège de son histoire dans cette province à l\u2019occasion d\u2019élections générales.(La Presse) Harper à peine moins précaire LA PRESSE CANADIENNE L\u2019Ontario, qui compte 106 des 308 sièges, a clairement basculé dans le camp du Parti conservateur pour la première fois en 20 ans.Le Parti conservateur a remporté 50 sièges tandis que le Parti libéral n\u2019a pu s\u2019imposer que dans 39 circonscriptions.? E 4 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 CANADA ÉLECTIONS 2008 E4 / ALBERT BÉRUBÉ albert.berube@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est dans une proportion quasi identique aux résultats de janvier 2006 que les électeurs de Compton- Stanstead ont renouvelé leur confiance envers la députée sortante bloquiste France Bon- sant, hier.«J\u2019ai été présente pendant quatre ans et je vais être encore présente», a déclaré la députée fraîchement réélue, en arrivant au local électoral de sa circonscription, dans le quartier Ascot de Sherbrooke.Elle y a été accueillie chaleureusement par une soixantaine de militants et plusieurs membres de sa famille.A-t-elle jamais eu des doutes sur sa réélection, elle qui avait obtenu 46 % des voix en 2004 et 42,2 % en 2006?«Une élection est une élection.On ne sait jamais ce qui va se passer.Il faut mériter la confiance des gens», a- t-elle répondu.«Il faut toujours repartir à neuf.On a toujours peur de ne pas être réélu».Le message qu\u2019elle a porté tout au long de la campagne électorale depuis son déclenchement le 7 septembre, rap- pelle-t-elle, c\u2019était de «voter pour le Bloc, pour ne pas avoir un gouvernement majoritaire conservateur et rétrograde, les conservateurs c\u2019est vraiment pas nos valeurs, et les gens nous ont compris».«Mon chef a fait une très belle campagne», a-t-elle commenté, au sujet de la 6e majorité de suite obtenue par le Bloc québécois aux scrutins fédéraux.«Nous allons continuer à défendre la nation québécoise».Elle s\u2019est réjouie du même coup que les conservateurs forment un gouvernement minoritaire, ce qui donne plus de pouvoir aux partis d\u2019opposition.Remerciant tous ceux qui ont travaillé à sa réélection, Mme Bonsant a ensuite eu un mot pour les autres candidats.«J\u2019aimerais remercier mes adversaires qui se sont présentés, qui ont fait une campagne honorable.J\u2019admire leur persévérance, surtout M.Caldwell, c\u2019est la troisième fois qu\u2019il se présente contre moi».Un mot sur son adversaire conservateur dont elle a dit durant toute la campagne qu\u2019il était un candidat fantôme parce qu\u2019il ne se présentait pas aux débats?«Je l\u2019ai vu une fois en campagne, à Bishopton en fin de semaine à un souper paroissial.Je lui ai serré la main et lui ai souhaité bonne chance».À minuit trente, le dépouillement de 219 bureaux de scrutin sur 225 donnait 41,3 % des voix à Mme Bonsant, suivie du libéral William Hogg avec 22,7 %.Le conservateur Michel Gagné suivait avec 19,5 %, le néo-dé- mocrate Jean Rousseau en récoltait 11,5 % et Gary Caldwell du Parti vert fermait la marche avec 5 % des voix.C\u2019est la première fois depuis 30 ans qu\u2019un député est élu trois fois de suite dans Comp- ton-Stanstead.COMPTON-STANSTEAD Bonsant savoure une troisième victoire IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ France Bonsant a savouré pleinement sa victoire et elle a été accueillie en triomphe par sa garde rapprochée et ses militants, hier soir.ALAIN GOUPIL ET LAURA MARTIN SHERBROOKE \u2013 À 36 ans, le candidat libéral William Hogg briguait les suffrages pour une première fois, hier.Et ce ne sera pas la dernière, a-t-il promis à la centaine de militants réunis au bar The Gait de l\u2019Université Bishop\u2019s.«Je suis fier des résultats que nous avons obtenus, a-t-il dit.Malgré le peu de ressources que nous avions, nous avons tout de même réussi à égaler ou même dépasser les résultats obtenus par le Parti libéral à l\u2019échelle nationale et à devancer le Parti conservateur.» Le professeur de sciences politiques est même allé plus loin, affirmant qu\u2019il allait remporter la prochaine élection, malgré la forte majorité obtenue par la candidate du Bloc québécois, France Bonsant.«Oui, Madame Bonsant a bel et bien gagné cette fois-ci, et je la félicite, a dit M.Hogg.Mais je peux déjà vous annoncer que je vais être là à la prochaine élection et cette fois-là je vais la battre», a-t- il promis, s\u2019appuyant sur la connaissance qu\u2019il dit avoir acquise de la circonscription pendant la dernière campagne.«J\u2019ai parcouru plus de 7600 kilomètres pendant cette campagne et ce que j\u2019ai pu constater, c\u2019est que madame Bonsant n\u2019a pas été présente dans le comté.On s\u2019en est rendu compte lors de la construction de la barrière au poste frontière de Stanstead et dans bien d\u2019autres dossiers», a- t-il soutenu.Gagné déçu oui et non En troisième position, avec un peu moins de 20 % des voix, le conservateur Michel Gagné ne trouvait aucune explication pour sa défaite, lui qui ambitionnait de déloger le Bloc québécois.«Qu\u2019est-ce que vous voulez que je vous dise?Si je suis déçu?Oui et non.Tous mes confrères conservateurs au Québec, qui n\u2019étaient pas déjà élus, ont connu le même sort que moi, et avec des plus grosses machines», a déclaré celui qui suivait le déroulement de la soirée électorale au restaurant Sebby\u2019s, dans l\u2019arrondissement de Lennoxville.Ce diplômé en agronomie et en biologie, qui a refusé de participer à tous les débats pendant la campagne, se disait, en revanche, satisfait de la victoire de son parti.«Nous sommes tout près de la majorité.Avec ce résultat, nous pourrons sans doute demeurer au pouvoir trois ans, voire quatre.» Fermant la marche, derrière le candidat du NPD, Gary Caldwell, qui se présentait sous la bannière du Parti vert après avoir tenté sa chance deux fois chez les conservateurs, se disait très déçu du faible appui recueilli.Avec plus ou moins 5 % des votes, sa performance personnelle dépasse tout de même celle de son parti à l\u2019échelle du pays.«Nous sommes déçus.Nous nous attendions à beaucoup plus que ça», a-t-il laconiquement déclaré.En 2006, 12 131 personnes lui avaient accordé leur confiance, soit 24,3 % des électeurs de Compton-Stanstead.Considéré comme un candi- dat-vedette pour son parti au Québec, ce fermier avait affirmé, pendant la campagne, vouloir atteindre la barre des 10 % pour être satisfait de sa performance.«Les résultats du Parti vert sont, dans l\u2019ensemble, très décevants.Nous n\u2019avons pas réussi à percer nulle part.Je n\u2019ai pas d\u2019autres commentaires à faire.» Fiers de leur performance, déçus des résultats IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le libéral William Hogg en était à une première expérience durant cette élection.Il promet d\u2019être sur les rangs lors du prochain scrutin et, surtout, de vaincre la bloquiste France Bonsant.COMPTON-STANSTEAD 42 % 5 % 20 % 23 % 11 % France BONSANT William HOGG Michel GAGNÉ Jean ROUSSEAU Gary CALDWELL *221/225 bureaux de scrutin Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E5 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E5 GILLES FISETTE ET MARIO GOUPIL SHERBROOKE \u2014 «Tantôt, mon fils a pleuré.Il a dit: papa a perdu.Je lui ai expliqué: mais non, papa n\u2019a pas perdu.Il n\u2019a pas gagné.Papa n\u2019était pas le député.Il n\u2019avait rien à perdre.» Le candidat conservateur, André Bachand, semblait prendre le tout avec un brin de philosophie quand il a rencontré la vingtaine de partisans qui l\u2019attendaient au local de la rue King ouest.Il était 22 h 30.Bachand était troisième, loin derrière Serge Cardin, loin même derrière la libérale Nathalie Goguen.Un peu plus tard, il sera quatrième, lui qui était pourtant ministrable dans le prochain gouvernement conservateur.«Quand on se lance dans une telle compétition, on le fait pour gagner, c\u2019est certain.Puis, quand tu vois que ce ne sera pas le cas, c\u2019est décevant, bien sûr.Mais, ce soir, je suis surtout déçu pour mes bénévoles et pour la population sherbrookoise.Alors qu\u2019on aura un gouvernement conservateur, la population sherbrookoise n\u2019aura pas de voie directe pour acheminer ses problèmes vers le gouvernement», a-t-il déclaré.André Bachand était chef de poste au bureau du Québec à Ottawa.Il a démissionné pour se lancer dans la course électorale.«J\u2019avais un emploi apolitique.Maintenant, je vais chercher un emploi politique.Un emploi qui me permettra d\u2019être dans le coeur de l\u2019action politique et de demeurer près des électeurs.Et je serai présent à nouveau lors des prochaines élections fédérales dans Sherbrooke.Ce n\u2019est que partie remise», a-t-il lancé.Un baume Entourée de son conjoint, de ses quatre enfants et de la poignée de bénévoles qui l\u2019ont soutenue pendant les 37 jours de la campagne, la libérale Nathalie Goguen a accepté sereinement le verdict et la défaite.Sa deuxième place lui a fait plaisir.Elle a même eu l\u2019effet d\u2019un baume.«Je perds connaissance si je gagne», avait-t-elle d\u2019ailleurs lancé quelques instants avant que les premiers résultats dans Sherbrooke ne soient dévoilés.Quelques minutes plus tard, la SRC annonçait que Serge Cardin était réélu dans Sherbrooke.«Bravo M.Cardin!», a-t-elle lancé en direction d\u2019une caméra de télévision et en levant le pouce.«Je suis contente pour lui et c\u2019est sincère, a-t-elle confié après coup.J\u2019ai fait une belle campagne et lui aussi, Nous avons été les deux seuls candidats à se présenter dans tous les débats.Et moi, j\u2019étais la seule à habiter le comté.» Dans cette campagne électorale, Nathalie Goguen dit s\u2019être sentie comme David contre Goliath.«Il (Cardin) avait une grosse machine et, en plus, il y a (André) Bachand qui est venu jouer dans mes plate-bandes.Ce fut quand même une agréable campagne, durant laquelle je me suis attachée à beaucoup de monde.» Après 37 jours de campagne durant lesquels elle a vécu à 100 à l\u2019heure, qu\u2019entend-elle faire demain matin (ce matin)?«Je vais accompagner mes enfants à l\u2019école.», a-t-elle laissé tomber.La vie continue.Bachand philosophe et Goguen sereine SHERBROOKE 16 % 50 % 1% 20% 13% neorhino.ca Sébastien CÔRRIVEAU Serge CARDIN Nathalie GOGUEN André BACHAND Yves MONDOUX RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La relation de confiance mutuelle entre la population de Sherbrooke et Serge Cardin se poursuit.Le candidat bloquiste a été reconduit hier soir par une forte majorité pour un cinquième mandat à Ottawa avec environ 50 pour cent de voix, soit un peu moins qu\u2019au scrutin de 2006.«C\u2019est une histoire de confiance et de respect avec la population qui se poursuit», a exprimé Serge Cardin lorsqu\u2019il s\u2019est présenté devant ses militants.Le député réélu assure qu\u2019il continuera à représenter ses commettants à Ottawa avec la même complicité qu\u2019au cours des dix dernières années.«Il faut se rappeler que le rôle d\u2019un député n\u2019est pas celui de maire, de commissaire industriel ou d\u2019entrepreneur.Il y a une multitude de développeurs économiques qui sont venus me voir au cours de mon dernier mandat.J\u2019ai l\u2019intention de continuer à les aider de même que l\u2019ensemble de la population», soutient M.Cardin.Serge Cardin a bien l\u2019intention de veiller à ce qu\u2019aucun de ses futurs adversaires ne puisse lui reprocher de ne pas être présent dans la circonscription qu\u2019il représente depuis 1998.«Je serai encore présent pour la population de Sherbrooke comme je l\u2019ai toujours été.Cette fois, j\u2019ai l\u2019intention de rendre davantage publiques mes réalisations», assure Serge Cardin.La libérale Nathalie Goguen a replacé le Parti libéral du Canada au second rang dans Sherbrooke avec près de 20 pour cent du suffrage exprimé.André Ba- chand se classe troisième à environ 16 pour cent tout juste devant Yves Mondoux du NPD avec quelque 13 pour cent.Sébastien Cor- riveau du néorhino.ca ferme la marche avec un pour cent des voix.La lutte que l\u2019on prédisait dans la circonscription de Sherbrooke entre André Bachand et Serge Cardin n\u2019a jamais eu lieu.«Je n\u2019ai jamais craint André Bachand qui a été absent de la région pendant quatre années.Je n\u2019ai jamais senti d\u2019effervescence envers ce candidat au cours de la campagne (.) Nathalie Goguen a fait une campagne sentie.On sentait qu\u2019il y a avait plus de coeur chez les libéraux», estime M.Cardin.Le député de Sherbrooke est rassuré par le fait que les Canadiens n\u2019aient pas offert une majorité au Parti conservateur Sherbrooke dit oui à Cardin une 5e fois IMACOM, CHRISTIAN LANDRY Le candidat défait André Bachand, en compagnie de l\u2019organisateur Yves Bourassa, analyse les résultats obtenus.IMACOM, CHRISTIAN LANDRY En attendant d\u2019obtenir la confirmation de sa deuxième position, Nathalie Goguen se montrait très attentive aux résultats dans les autres comtés.du Canada.«La population du Québec a dit non merci à la tentative des séduction de Stephen Harper.Il était prévisible qu\u2019il allait perdre des circonscriptions au Québec en s\u2019attaquant à la culture et en ressortant le débat sur les jeunes contrevenants.Il a voulu mesurer jusqu\u2019où il pouvait aller.Il a eu sa réponse (.) Pour nous, il n\u2019était pas justifié d\u2019aller en élections.Stephen Harper a contrevenu à sa propre loi.C\u2019est à lui qu\u2019on devrait refiler la facture de ces élections», mentionne Serge Cardin.IMACOM, MAXIME PICARD Serge Cardin a été félicité par ses militants pour son élection pour un cinquième mandat à Ottawa lors de son arrivée à l\u2019hôtel Le Président.C\u2019est un électeur sur deux qui s\u2019est prévalu de son droit de vote dans Sherbrooke a accordé sa confiance au candidat du Bloc québécois. CANADA ÉLECTIONS 2008 E6 / E 6 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 M ine de rien, Serge Cardin vient de distancer des géants de la politique sherbrookoise.En étant proclamé vainqueur d\u2019une quatrième élection générale, il atteint la longévité des Jean Charest, Irénée Pelletier et Charles Benjamin Howard.Si l\u2019on tient compte de l\u2019élection complémentaire qui l\u2019a mené à Ottawa, M.Cardin devance maintenant d\u2019un nez ces trois illustres députés fédéraux et n\u2019a d\u2019égal que Maurice Gingues, élu lui aussi à cinq reprises comme représentant de Sherbrooke à Ottawa.L\u2019homme n\u2019est pas une tête d\u2019affiche du Bloc québécois, on ne l\u2019a pas vu dans les publicités aux côtés de Gilles Duceppe.Il vient pourtant d\u2019obtenir un meilleur score que son parti pour une quatrième élection consécutive.Le député élu par la peau des fesses en septembre 1998 avec une avance de seulement 220 votes face à Robert Pouliot s\u2019est constitué dix ans plus tard une véritable forteresse.«Mes adversaires se demandaient ce que je faisais pour les électeurs de Sherbrooke, ces derniers viennent de parler.Je respecte mes concitoyens qui me le rendent bien.Je ne m\u2019étais cependant pas arrêté à ce que cette autre victoire pouvait signifier dans une perspective historique», d\u2019avouer le bloquiste réélu.Derrière ce héros obscur marche la relève: son directeur de campagne, Sébastien Aubé, est à l\u2019aube de la trentaine tandis que celui qui commandait les troupes pour le Jour J, Frédéric Tremblay, n\u2019a que 34 ans.///// André Bachand, sur qui les projecteurs étaient braqués en début de campagne, s\u2019est retrouvé en fin de course dans la grande noirceur.Engagé dans la lutte pour la quatrième place.Le pique-nique d\u2019un retour en politique, aux côtés du chef ayant aujourd\u2019hui plus de charisme qu\u2019une table à pique- nique, a viré en cauchemar.M.Bachand touchait un salaire de 125 000 $ comme délégué du Québec à Ottawa dans des fonctions beaucoup moins accaparantes que celle de député.Le voilà devant rien, sans la moindre idée de ce que sera demain son gagne-pain.Quand je l\u2019ai rencontré hier, les yeux lui ont roulé dans l\u2019eau à deux reprises.«Ce n\u2019était pas un coup de tête.Malgré ce qui arrive, je n\u2019ai pas un iota de regrets.Je demeure persuadé qu\u2019on peut changer des choses en politique.Je m\u2019accrocherai à ce rêve et je reviendrai.Je serai sur les rangs la prochaine fois», promet-il.«Ce n\u2019était pas de la folie non plus car je vis seul, je n\u2019ai pas de lourdes obligations financières et mon fils de 13 ans ne manquera de rien.Je lui expliquerai à travers cette leçon de vie que ce n\u2019est pas parce qu\u2019on échoue un examen qu\u2019on rate son année scolaire», a-t-il dit après s\u2019être ressaisi.Loin de recevoir les amitiés de Jean Charest, André Bachand a essuyé par ricochet les reproches que le premier ministre du Québec a adressés aux conservateurs de Stephen Harper tout au long de la campagne.«Je comprenais pourquoi M.Charest agissait de la sorte et je ne peux pas dire qu\u2019il avait tort.Les réponses qui étaient servies aux Québécois étaient déficientes».///// Nathalie Goguen a remporté son pari de ramener le Parti libéral du Canada sur la route de l\u2019espoir en prenant le deuxième rang.Une performance suffisamment encourageante pour Mme Goguen pour envisager un match revanche.Le néo-démocrate Yves Mondoux avait déclaré en cours de campagne vouloir se positionner en prévision du prochain scrutin.Pour lui aussi, c\u2019est mission accomplie.Il sera le premier candidat du NPD de Sherbrooke à obtenir un remboursement de ses dépenses électorales.Les appuis croissants aux néo- démocrates ici comme dans le reste du pays augmenteront les ressources financières disponibles pour la prochaine bataille.Dites-donc: si Serge Cardin prend goût aux records, si André Bachand, Nathalie Goguen et Yves Mondoux songent tous trois à un deuxième tour de manège, les Sherbrookois auront-ils en face d\u2019eux le même panel de candidats dans 12, 24 ou 48 mois ?Tant qu\u2019à ne rien changer.///// Avec les résultats d\u2019hier, oubliez une élection précipitée au Québec.Jean Charest renoncera vite à cette idée.Le premier ministre Charest ne voudra pas courir le risque de subir un ressac de l\u2019électorat québécois qui, devant l\u2019hypothèse d\u2019un retour à la case départ comme c\u2019est le cas à la suite de l\u2019élection fédérale, pourrait tout balancer sans même écouter.Vous pouvez déjà songer à l\u2019achat de vos cadeaux de Noël.Les bonbons électoraux des libéraux provinciaux seront vite remballés.Perspectives LUC LAROCHELLE luc.larochelle@latribune.qc.ca Le héros obscur et la vedette ignorée SÉBASTIEN LAJOIE sebastien.lajoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La lutte a été chaude dans le comté de Sherbrooke entre le candidat néo- démocrate Yves Mondoux et le candidat conservateur André Bachand qui se sont échangés la troisième position pendant une bonne partie de la soirée, hier.Mais en bout de ligne, récolter environ 14% des votes est une grande victoire pour le NPD, a dit Yves Mondoux.«Au niveau provincial, le NPD a récolté 11% ou 12% des votes, alors je suis au-dessus de la moyenne et c\u2019est une bonne nouvelle.C\u2019est peut-être le début de quelque chose.Et comme le gouvernement conservateur est toujours minoritaire, ce n\u2019est peut-être que partie remise», a- t-il expliqué, hier soir.Et les votes récoltés hier soir permettront sûrement de consolider le NPD dans Sherbrooke, a souhaité M.Mondoux.«Cela va renflouer les coffres de l\u2019organisation du comté et peut-être convaincre le bureau central de consacrer de l\u2019aide ici.Est-ce que je serai de retour?Et pourquoi pas?Ça mérite réflexion mais ce résultat est motivant et il prouve que l\u2019appui au NPD, dans Sherbrooke, ne cesse de croître.» En 2006, Martin Plaisance avait obtenu 8,94% des votes pour le NPD.Compton-Stanstead Quant à Jean Rousseau, candidat NPD dans Compton-Stans- tead, il s\u2019est avoué un peu déçu de sa quatrième position.«Honnêtement, je ne comprends pas le vote conservateur.On n\u2019a pas beaucoup vu le candidat (NDLR: Michel Gagné) mais il devait bien avoir plus de 1000 pancartes.C\u2019est clair qu\u2019il avait une équipe avec lui.Moi, j\u2019ai fait campagne appuyé par seulement deux bénévoles», a-t-il lancé.«Mais récolter environ 12% des votes, c\u2019est l\u2019fun.Mon objectif était de 10%.Je peux dire mission accomplie, pour l\u2019instant.Je n\u2019ai fait campagne que le soir et les fins de semaine, car je travaille à temps plein, mais je serai plus fort la prochaine fois.» Christelle Bogosta, candidate dans Brome-Missisquoi, était quant à elle fière de ses résultats.«Obtenir près de 10% du suffrage pour le NPD dans Brome- Missisquoi, c\u2019est un résultat record alors je suis très contente.Cela va avoir des avantages certains pour l\u2019association de comté.» Yves Mondoux espère poursuivre sur sa lancée IMACOM CLAUDE POULIN Le candidat néo-démocrate dans Sherbrooke, Yves Mondoux, s\u2019est dit très encouragé par les résultats obtenus par sa formation dans le comté.En tout, un peu plus de 14% des électeurs ont coché leur bulletin de vote en faveur du NPD.IMACOM, MAXIME PICARD Le député élu par la peau des fesses en septembre 1998 avec une avance de seulement 220 votes face à Robert Pouliot s\u2019est constitué dix ans plus tard une véritable forteresse.? Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E7 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E7 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Une soirée longue et enlevante, disait le journaliste Félix Séguin juste avant le coup de 21 h.Elle fut plutôt courte et assez ordinaire.À 22 h 45, tout était dit: le gouvernement conservateur, déjà annoncé sur le coup de 22 h, serait minoritaire.Les électeurs pouvaient aller se coucher avec une carte électorale presque pareille à celle dissoute le 7 septembre.Ce n\u2019est évidemment pas la faute des réseaux de télé si le suspense s\u2019est vite terminé, mais ces derniers l\u2019ont quand même bousillé lorsqu\u2019ils ont tiré la gâchette du si la tendance se maintient à 22 h, TVA devançant pour une fois Radio-Canada.Rapidement, une fois passé le gros des résultats, les annonces faites dès le début de la soirée ont commencé à repasser en boucle.Un suspense télévisuel vite bousillé BROME-MISSISQUOI 9 % 4 % 1 % 35 % 33 % 19 % Indépendant David MARLER Christian OUELLET Pierre BRASSARD Denis PARADIS Mark QUINLAN Christelle BOGOSTA LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Dès le début de la soirée, en présence de ses électeurs, le bloquiste Christian Ouellet se disait confiant de remporter à nouveau la victoire dans sa circonscription de Brome-Missisquoi.*235/236 bureaux de scrutin JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-françois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Un autre long duel s\u2019est déroulé dans la circonscription de Brome-Missisquoi hier.Pour une seconde fois de suite, le candidat bloquiste Christian Ouellet a eu le dessus sur son rival libéral, l\u2019ancien député Denis Paradis.Les deux hommes s\u2019affrontaient pour la troisième fois en cinq ans dans Brome-Missis- quoi.À chacune de leurs trois confrontations, la lutte a été des plus serrée.«Je n\u2019ai pas cru les premiers sondages qui indiquaient que j\u2019allais être battu.J\u2019ai senti rapidement que les gens étaient favorables à ma candidature.Ils me connaissent et m\u2019apprécient.J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir semé quelque chose ces dernières années», a déclaré Christian Ouellet hier.D\u2019après lui, ses engagements électoraux l\u2019ont aidé à obtenir de nouveau la confiance des électeurs.«Les projets que j\u2019avais pour ici sont des choses concrètes.Mon projet de train Montréal-Sherbrooke, mon engagement à faire la promotion des artistes locaux et des produits de la région rejoignent les gens», soutient-il.Campagne propre Lorsqu\u2019on lui demande d\u2019évaluer le travail de ses adversaires, il affirme que Denis Paradis «a mené une campagne propre».Il reproche cependant à son adversaire conservateur d\u2019avoir fait une campagne «pas très gentlemen à l\u2019américaine», sans rien proposer de concret.Quant à Denis Paradis, il remarque que le conservateur Mark Quinlan a inscrit «un Ouellet sort vainqueur une seconde fois Le candidat bloquiste dans Brome-Missisquoi l\u2019emporte à l\u2019arraché face à Denis Paradis pointage relativement fort.Le vote fédéraliste, qui a été une nouvelle fois important dans Brome-Missisquoi, a donc été divisé».M.Paradis a par ailleurs constaté que le Bloc québécois «a repris des forces dans les 10 derniers jours de la campagne électorale».Il n\u2019a pas été en mesure de contrer la tendance qui a pris forme à ce moment.Malgré sa défaite, le candidat conservateur dans Brome-Mis- sisquoi, Mark Quinlan, ne paraissait pas particulièrement amer hier.«J\u2019ai fait une campagne agressive, mais positive.J\u2019ai Bernard Derome Jean Lapierre Avec TQS qui n\u2019a plus de salles de nouvelles et Télé-Québec qui n\u2019a pas fait de spécial, la lutte se jouait entre les deux principaux réseaux québécois.Chacune des deux stations a aussi mis à profit son réseau de nouvelles en continu, avec deux heures préparatoires, l\u2019une avec Denis Lévesque à LCN, l\u2019autre avec Patrice Roy à RDI.Mais le téléspectateur qui est monté dans le train seulement à 21 h (ou 20 h 59 à TVA) n\u2019a pas manqué grand-chose.Faire visiter les coulisses de la soirée électorale n\u2019est plus aussi palpitant quand c\u2019est la quatrième élection en quatre ans.Petit chronomètre À TVA, après le désormais traditionnel laïus de Claude Charron, la soirée s\u2019est amorcée avec le même survol qu\u2019au cours des deux heures précédentes à LCN.Au moins, Radio-Canada a servi un efficace et dynamique résumé de la campagne, mais les deux réseaux ont ensuite vite retombé dans des propositions équivalentes, bien que très valables.Bernard Dero- me semblait mieux préparé qu\u2019en 2007, même s\u2019il a encore de petites crises de bafouilleur.Les tentatives des dernières années de juxtaposer humour et politique semblent avoir été oubliées cette année.Pas de spécial Infoman, ni de Gérard D.Laflaque comme lors des précédents scrutins.Les chiffres étant sans surprise cette fois-ci, un peu de piquant aurait été profitable.Mais personne n\u2019oubliera de sitôt Marc Labrèche personnifiant Elisabeth May.Quelques citations pour terminer.Bernard Derome a confondu la soirée électorale avec un match de hockey.«J\u2019imagine que vous avez prévu vous coucher plus tard, que avez de quoi manger et boire, c\u2019est aussi une soirée propice aux réunions entre amis.» Jean Lapierre, avec son insupportable blackberry toujours dans les mains, a eu ce mot élégant: «Tous les autres se sont effouerrés.» Et Patrice Roy, juste avant 21 h: «Je suis un petit chronomètre vivant.» Comme c\u2019est mignon! En tout cas, beaucoup plus qu\u2019un certain mot commençant par la lettre t.aimé mon expérience.Je savais que la campagne ne serait pas facile», a-t-il confié.Dans la jeune trentaine, M.Quinlan admet qu\u2019il affrontait deux adversaires de taille.«J\u2019avais deux ex-députés contre moi.Ils avaient tous les deux déjà rencontré les intervenants sur le terrain et connaissaient les maires par leur prénom.J\u2019avais beaucoup de travail à accomplir pour me faire connaître au début de la campagne.» Selon toute vraisemblance, le candidat conservateur retrouvera un emploi auprès d\u2019un membre du gouvernement.À plus long terme, il n\u2019écarte pas la possibilité de briguer les suffrages de nouveau lors d\u2019une future élection. E 8 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 CANADA ÉLECTIONS 2008 E8 / ÉLU JONQUIÈRE-ALMA EN RETARD AHUNTSIC ÉLUE LOUIS-SAINT-LAURENT ÉLU OUTREMONT ÉLU BEAUCE BATTU VAUDREUIL-SOULANGES Jean-Pierre BLACKBURN PCC VOIX : 7624 Maria MOURANI BQ Josée VERNER PCC VOIX : 10 314 Thomas MULCAIR NPD VOIX : 1121 Maxime BERNIER PCC VOIX : 24 610 Michael FORTIER PCC ÉLUE Meili FAILLE (BQ) par 10 542 voix Derrière Eleni Bakopanos (PLC) de 82 voix (Incomplet) Shefford reste avec Vincent ISABEL AUTHIER GRANBY \u2014 Les électeurs de Shefford sont demeurés fidèles au Bloc québécois, hier, en portant pour une troisième fois au pouvoir le député sortant Robert Vincent.Sans grande surprise, ce dernier a raflé près de la moitié des suffrages.Dès le dépouillement des premières boîtes, la tendance était nette et le bloquiste n\u2019a jamais été inquiété par la suite.À 23 h 50, Robert Vincent obtenait 43,6% des intentions de votes, avec 155 boîtes de scrutin dépouillées sur 223.«Je suis très satisfait d\u2019avoir été réélu», a laissé tomber M.Vincent à l\u2019issue de sa victoire, en précisant toutefois ne pas disposer de tous les résultats.Ce dernier s\u2019est pointé vers 23 h à l\u2019hôtel Le Granbyen où l\u2019attendait une vingtaine de partisans.Accueilli en héros, le député a serré des mains et distribué généreusement les accolades.Malgré sa victoire décisive, Robert Vincent a rappelé qu\u2019il n\u2019avait rien pris pour acquis tout au long de la campagne.Durant la journée d\u2019hier, l\u2019homme a d\u2019ailleurs sillonné l\u2019ensemble de la circonscription de Shefford, visitant presque tous les bureaux de vote.Arrivé vers 22 h 30 à son local électoral de la rue Principale à Granby, le candidat conservateur Jean Lambert a rejoint une vingtaine de partisans attentifs et calmes.Dans la salle, on pouvait à peine entendre quelques chuchotements.M.Lambert, lui, alternait entre l\u2019écran géant et celui de son ordinateur pour consulter les résultats.M.Lambert et le libéral Bernard Demers ont longuement joué du coude pour la seconde place, obtenue par le libéral.«On s\u2019attendait à une lutte serrée.Il y a quand même un fond libéral profond dans le comté de Shefford.Mais j\u2019aurais voulu que les forces fédéralistes se rassemblent davantage», a affirmé le conservateur.(La Voix de l\u2019Est) Le Bloc « atteint son objectif » PATRICE BERGERON LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Après avoir obtenu près des deux tiers des sièges au Québec et ainsi conservé ses acquis, le chef bloquiste, Gilles Duceppe, estime que son parti a atteint son objectif: «Sans le Bloc québécois, Stephen Harper formerait un gouvernement majoritaire.» Dans son discours devant ses militants en liesse, au terme d\u2019une soirée qui lui a donné 48 ou 49 sièges selon les dernières estimations, le leader bloquiste a ainsi rappelé le message qu\u2019il a porté pendant toute la campagne électorale et qui s\u2019est avéré.«Nous avons fait une belle campagne, vraiment une belle campagne.(.) Pour les Québécois, c\u2019est clair, le Bloc est pertinent, très pertinent!» a-t- il lancé, devant ses militants qui exultaient, en réplique à ses adversaires et aux commentateurs qui ont durement contesté la raison d\u2019être du parti, avec la mise en veilleuse du projet sou- verainiste.Les résultats qui n\u2019étaient pas encore définitifs laissaient entrevoir que le Bloc avait perdu 3 pour cent d\u2019appuis.Peu de circonscriptions avaient changé d\u2019allégeance, sinon celle de Papineau, passée aux mains du libéral Justin Trudeau, et celle de Louis-Hébert, obtenue par le Bloc.Le sort de Ahuntsic semblait encore incertain, vers 1 h.Gilles Duceppe a rappelé que le Québec avait donné une sixième majorité consécutive à son parti et que le nouveau gouvernement minoritaire de Stephen Harper, comme les autres chefs fédéraux qui ont courtisé la province, devaient en tenir compte et «passer de la parole aux actes».«Les Québécois n\u2019ont pas voté pour la souveraineté, mais ont voté pour un parti souverainiste et j\u2019en suis fier, très fier!» a-t-il insisté pendant que l\u2019assistance scandait «Un pays, le Québec!» «Je crois que le message est clair», a-t-il insisté.Il s\u2019est aussi dit prêt à discuter avec tous les partis dans ce Parlement de cohabitation.«Nous n\u2019allons pas agir de façon bêtement partisane», a- t-il assuré, en ajoutant en anglais, à l\u2019intention du reste du pays, qu\u2019il allait continuer à respecter les institutions canadiennes.« Les Québécois n\u2019ont pas voté pour la souveraineté, mais ont voté pour un parti souverainiste et j\u2019en suis fier, très fier! » La nation québécoise demande toutefois le respect et le respect de son modèle de développement, selon lui.C\u2019est en partie sur ces thèmes qu\u2019il a d\u2019ailleurs fait campagne et il a rappelé les enjeux qui lui ont permis de reprendre l\u2019offensive dans une campagne qui s\u2019annonçait difficile à l\u2019origine.Il a réitéré que «la nation québécoise existe, qu\u2019elle a une langue» dont la primauté est une valeur fondamentale et qu\u2019elle devait être reconnue langue de travail au Québec, même dans le Code du travail fédéral.De même, il a évoqué les jeunes contrevenants, que les conservateurs promettaient de traiter plus durement en dépit d\u2019un consensus opposé au Québec.Aussi, il a évoqué le déséquilibre fiscal qui n\u2019est pas réglé, à ses yeux, ainsi que l\u2019engagement envers l\u2019accord de Kyoto.Enfin, il a lancé un appel à l\u2019unité au terme d\u2019une campagne acrimonieuse dont le ton se durcissait de plus en plus.Aux Québécois qui hésitent devant la profession de foi souverainiste, il a dit: «Nous respectons votre choix, nous maintiendrons le dialogue avec vous», en ajoutant que le Bloc «sera au service de tout le Québec, de haut en bas, de gauche à droite.(.) Nous serons debout, debout pour vous»! La soirée a été forte en émotion pour les partisans blo- quistes réunis au Medley, qui avaient des attentes élevées à la sutie d\u2019une campagne qui s\u2019est terminée sur un élan plus fort qu\u2019en 2006, a confirmé un organisateur, même si les résultats finaux ont été pratiquement les mêmes.À l\u2019annonce d\u2019une possibilité de 50 sièges, deux de plus qu\u2019en 2006, les partisans présents au lieu de rassemblement du Bloc, au Medley de Montréal, étaient en liesse et chantaient «Ohé! Ohé! Ohé!», après avoir exprimé sa déception devant les résultats dans la région de Québec.LA PRESSE CANADIENNE Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a été applaudi par sa femme, Yolande Brunelle, alors qu\u2019il s\u2019adressait à ses militants dans ses quartiers généraux de Montréal.(Incomplet) Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E9 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E9 ÉLU WESTMOUNT ÉLU CHARLESBOURG ÉLU PONTIAC ÉLUE QUÉBEC ÉLU BOURASSA ÉLU MARC-AURÈLE-FORTIN Marc GARNEAU PLC VOIX : 6337 Daniel PETIT PCC VOIX : 5946 Lawrence CANNON PCC VOIX : 3556 Christiane GAGNON BQ VOIX : 6244 Denis CODERRE PLC VOIX : 8527 Serge MÉNARD BQ VOIX : 11 662 (Incomplet) (Incomplet) (Incomplet) (Incomplet) KARINE FORTIN LA PRESSE CANADIENNE CALGARY \u2014 Les conservateurs ont célébré sobrement hier la fin d\u2019une campagne électorale douce amère qui leur permet de conserver les rênes du gouvernement fédéral mais consacre l\u2019échec de leur stratégie au Québec et les prive de la majorité qu\u2019ils voyaient à leur portée il y a cinq semaines à peine.Le centre des congrès de Calgary, où étaient rassemblés les militants, est demeuré relativement calme toute la soirée, tous les regards étant tournés vers les écrans géants où s\u2019affichaient les résultats.Des meneurs de claques du parti ont dû intervenir à plusieurs reprises pour soulever la foule apathique.Le chef Stephen Harper a tenté de minimiser les conséquences du vote.«Comme conservateurs, nous n\u2019avons pas gouverné souvent.On accepte ce mandat sans réserve et on apprécie la confiance que nous a témoignée la population du Canada», a-t-il déclaré dans son allocution.Il a toutefois reconnu que sa base n\u2019était pas aussi solide qu\u2019il l\u2019aurait souhaitée, mais il s\u2019est engagé à former un gouvernement représentant «tous les Canadiens».Du même souffle, il a laissé savoir qu\u2019il tiendrait ses promesses.«Nous ferons ce que nous avons promis de faire», a-t-il insisté.Cela comprend la réforme de la loi sur les jeunes contrevenants, qui a été rejetée par les Québécois.Collaboration souhaitée M.Harper a félicité ses adversaires, y compris la leader des Verts Elizabeth May et les deux députés indépendants André Arthur (Québec) et Bill Casey (Nouvelle-Ecosse), et les a tous invités à collaborer avec son gouvernement afin d\u2019atténuer les effets de la crise économique mondiale sur le Canada.Même s\u2019ils demeurent minoritaires, les conservateurs ont des raisons de se réjouir.Ils ont remporté une quinzaine de circonscriptions de plus qu\u2019en 2006 et fait des percées dans des régions comme l\u2019Ile-du-Prince- Edouard où le parti n\u2019avait pas eu de représentants depuis l\u2019époque de Brian Mulroney.Au bout du compte, c\u2019est leur performance décevante au Québec qui les a empêchés de réaliser leur rêve d\u2019un gouvernement réunissant «les trois soeurs» de la politique canadienne, c\u2019est-à-dire les populistes de l\u2019Ouest, les Tories de l\u2019Est et les nationalistes du centre.Les stratèges du parti croyaient pouvoir gagner une vingtaine de sièges au Québec au moment du déclenchement des élections le 7 septembre dernier.Ils ont dû se contenter de la dizaine qu\u2019ils détenaient déjà et devront se priver des services de Michael Fortier, nommé ministre et sénateur par Stephen Harper en 2006 et qui a mordu la poussière dans Vaudreuil-Dorion.Les compressions dans la culture et la promesse d\u2019imposer des peines plus sévères aux jeunes criminels ne sont probablement pas étrangères à ce résultat.¸ Majorité recherchée Stephen Harper a contrevenu à sa propre loi sur les élections à date fixe et convoqué les Canadiens aux urnes un an plus tôt que prévu parce qu\u2019il estimait être en mesure de battre son adversaire libéral Stéphane Dion à plate couture et d\u2019obtenir une majorité à la Chambre des communes.Sa campagne supposément réglée au quart de tour a toutefois été entachée par une série de gaffes et de révélations embarrassantes qui ont semé le doute dans l\u2019esprit de certains électeurs.Le chef conservateur a ainsi été obligé de suspendre l\u2019un de ses proches conseillers qui a tenu des propos déplacés au sujet du père d\u2019un militaire mort au combat en Afghanistan.On a aussi appris qu\u2019il avait plagié un discours de son homologue australien sur la guerre en Irak en 2003.« Nous ferons ce que nous avons promis de faire » La crise financière mondiale n\u2019a rien aidé.Le calme de M.Harper a en effet été perçu comme de l\u2019indifférence ou du laisser-faire.D\u2019un océan à l\u2019autre, des groupes ont appelé les électeurs à voter pour «n\u2019importe qui sauf Harper».Un échec dans sa tentative de «livrer» la Belle Province pourrait donner bien des maux de tête à Stephen Harper au cours des prochains mois.Même s\u2019il réussit à former le gouvernement, il risque en effet de devoir composer avec le ressentiment de certains militants de la première heure, qui lui reprocheront de les avoir délaissés pour courir après une chimère.Deuxième choix Pour le moment, les militants se consolent comme ils peuvent.Le député Jason Kenney soulignait que le Parti conservateur constituait maintenant le deuxième choix des Québécois, devant les libéraux.«Nous sommes en croissance dans toutes les régions sauf peut-être celle de Québec où nous avons toujours des assises solides», a-t- il insisté.Dans l\u2019immédiat, M.Harper devra aussi se creuser les méninges pour inclure des Québécois dans son cabinet.« On accepte ce mandat sans réserve » Harper trouve des raisons de se réjouir même si son gouvernement reste minoritaire LA PRESSE CANADIENNE Stephen Harper, chef du Parti conservateur du Canada, serre sa mère dans ses bras, à son arrivée au quartier général du parti, hier soir à Calgary. CANADA ÉLECTIONS 2008 E10 / E 10 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 Jim FLAHERTY PCC VOIX : 15 134 Rob NICHOLSON PCC VOIX : 10 140 Rona AMBROSE PCC VOIX : 29 775 Gerard KENNEDY PLC VOIX : 3266 Bob RAE PLC VOIX : 13 246 ÉLU WHITBY-OSHAWA ÉLU NIAGARA FALLS ÉLUE EDMONTON-S-GROVE ÉLU PARKDALE-HIGH PARK ÉLU TORONTO-CENTRE ÉLUE TRINITY-SPADINA Olivia CHOW NPD VOIX : 2972 (Incomplet) (Incomplet) (Incomplet) LA PRESSE CANADIENNE Le leader libéral Stéphane Dion a pris la parole devant ses militants et les électeurs de tout le pays après avoir constaté l\u2019ampleur de la défaite de son parti lors du scrutin d\u2019hier.FANNIE OLIVIER LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Stéphane Dion n\u2019aura finalement pas réussi à vendre son «Tournant vert» aux Canadiens, devant non seulement concéder la victoire à son adversaire conservateur, mais également constater un recul tant dans le nombre de sièges remportés que dans le vote absolu.Mais cette douloureuse défaite ne rend pas amer le chef libéral, qui devant une poignée de partisans, a affirmé hier soir que les libéraux collaboreraient avec le prochain gouvernement et qu\u2019il entendait demeurer à la tête de son parti.«Les Canadiens me demandent d\u2019être le chef de l\u2019opposition et j\u2019accepte cette responsabilité avec honneur», a déclaré M.Dion, aux côtés de sa femme et de sa fille.Et la principale raison pour cette collaboration n\u2019est pas l\u2019environnement, mais bien l\u2019économie, a-t-il affirmé.«La crise économique mondiale est le problème le plus important auquel notre pays fait face en ce moment.En tant qu\u2019opposition officielle, nous allons travailler avec le gouvernement pour nous assurer que le Canada est protégé de la tourmente économique», a indiqué le leader du PLC.Les libéraux ont subi une perte de près d\u2019une vingtaine de sièges par rapport aux 95 circonscriptions détenues par le PLC au moment du déclenchement des élections, le 7 septembre dernier.La saignée s\u2019est surtout produite en Ontario, pourtant historiquement un fief libéral, et où la division du vote à fait des ravages pour le PLC.Réunis hier soir dans la circonscription de leur chef, Saint-Laurent-Cartierville, à Montréal, la poignée de partisans libéraux présents avaient la mine plutôt basse, fixant les écrans géants en silence, applaudissant de temps à autre lorsque les télévisions annonçaient l\u2019élection de députés du parti.S\u2019ils ont accueilli leur chef chaleureusement à la fin de la soirée, certains n\u2019en pensent pas moins tout bas qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019homme de la situation.M.Dion a commencé la campagne électorale avec beaucoup de retard à rattraper dans les intentions de vote.Pour gagner des points, il a choisi de miser sur la pertinence de son «Tournant vert», une taxe sur le carbone dont les revenus devaient générer d\u2019importantes baisses d\u2019impôts pour les familles et les entreprises.Même s\u2019il a reçu l\u2019appui de plus de 250 économistes pour sa plate- forme, son message a eu du mal à se rendre jusqu\u2019aux électeurs, pour qui le mot «taxe» fait rarement bonne impression.Ce sont finalement les tourments du secteur financier qui l\u2019auront fait prendre son envol dans les sondages à la mi-cam- pagne.Les électeurs ont alors semblé trouver M.Harper, qui avait indiqué que ces temps difficiles représentaient un bon moment pour investir en bourse, déconnecté de leurs véritables soucis.M.Dion a également pris du galon grâce aux débats télévisés, où il avait livré une bonne performance, notamment dans ses interventions sur l\u2019économie.Mais il n\u2019a visiblement pas été en mesure de se tailler une place dans le coeur de suffisamment d\u2019électeurs avant le jour du scrutin, le Parti libéral devant essuyer une seconde défaite d\u2019affilée en élections générales, après celle de Paul Martin en janvier 2006.La raclée est particulièrement sévère en Ontario, alors que la division du vote tant redoutée par M.Dion lui aurait fait mal, particulièrement dans la grande région de Toronto.Cette semaine, le chef libéral avait demandé aux électeurs «progressistes» tentés de voter pour le Parti vert ou le Nouveau Parti démocratique de faire un «vote de conviction», lire «stratégique», pour éviter la réélection de M.Harper.Il n\u2019a visiblement pas reçu l\u2019écoute qu\u2019il souhaitait.Quoiqu\u2019en dise M.Dion, cette défaite libérale ramènera immanquablement sur le tapis la question du leadership au parti.De nombreuses voix devraient s\u2019élever pour réclamer sa démission, même si M.Dion a assuré qu\u2019il resterait à son poste coûte que coûte, traitant même M.Harper de «lâcheur» pour avoir laissé entendre qu\u2019il ferait personnellement le contraire.En tous les cas, M.Dion devra se soumettre à un vote de confiance des membres de son parti au printemps.S\u2019il devait tirer sa révérence, M.Dion deviendrait le premier chef libéral non intérimaire à ne pas devenir premier ministre du pays depuis Edward Blake en 1887.Stéphane Dion laisse entendre qu\u2019il restera malgré la défaite LA PRESSE CANADIENNE TORONTO \u2014 Le rêve de Jack Lay- ton ne se réalisera pas: il ne sera pas premier ministre.Il retournera malgré tout à la Chambre des communes avec une équipe un peu plus imposante et plus représentative, certains de ses députés venant de coins du pays jugés imprenables pour les néo-démocrates il n\u2019y a pas si longtemps.Peu après minuit, 37 néo-dé- mocrates avaient remporté leurs élections ou menaient dans leur circonscription.Une victoire morale pour son parti qui comptait 30 députés au moment de la dissolution des Communes.Gonflé à bloc par les résultats de son parti, M.Layton a promis de continuer à mener la lutte pour ses idées dans le prochain Parlement.M.Layton a affirmé que son parti était prêt à se mettre au service des familles de travailleurs au Canada.«Nous allons mettre de l\u2019avant notre programme pour défendre les épargnes, les emplois, les maisons (des Canadiens).» Il avait auparavant reconnu le fait qu\u2019aucun des parti ne détenait une majorité au Parlement.«Aucun parti n\u2019a un mandat pour imposer ses idées et son ordre du jour» en Chambre.Il a demandé aux autres partis «de mettre de côté les vieilles chicanes et de se mettre au service des intérêts des Canadiens».Comme pour appuyer sur le fait qu\u2019il n\u2019était pas prêt à abandonner son ton électoraliste, le chef néo- démocrate avait commencé son discours comme il l\u2019avait fait à de nombreuses reprises au cours de la campagne électorale.«Je m\u2019appelle Jack Layton et je me présente à titre de premier ministre pour défendre les familles et non les pdg des grosses compagnies», a-t-il lancé devant ses nombreux partisans réunis à Toronto.Pourtant, tout n\u2019est pas rose dans le paysage néo-démocrate.Malgré qu\u2019il ait dépensé 1 million $ en publicité télévisée au Québec, le parti n\u2019y a fait élire qu\u2019un candidat, Thomas Mulcair, dans la circonscription montréa- laise d\u2019Outremont.Layton fait des gains Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E11 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E11 Stockwell DAY PCC VOIX : 18 108 Bev ODA PCC VOIX : 16 205 John BAIRD PCC VOIX : 3989 Ralph GOODALE PLC VOIX : 4309 Ken DRYDEN PLC VOIX : 1674 ÉLU OKANAGAN-COQUIHALLA ÉLUE DURHAM ÉLU OTTAWA-O-NEPEAN ÉLU WASCANA ÉLU YORK-CENTRE ÉLU ETOBICOKE-LAKESHORE Michael IGNATIEFF PLC VOIX : 5672 ISABELLE HACHEY BEAUCEVILLE \u2014 Sans surprise, Maxime Bernier conserve la Beauce.Une majorité écrasante d\u2019électeurs ont renouvelé leur confiance envers le député conservateur, signifiant du même coup à Julie Couillard qu\u2019on ne s\u2019en prend pas impunément à un Beauceron.Au moment de mettre sous presse, M.Bernier avait obtenu 62% des voix, le candidat blo- quiste André Côté 14%, et le libéral René Roy 10%.Ce mandat fort pourrait permettre à M.Bernier de chasser pour de bon le parfum de scandale qui lui colle à la peau depuis cinq mois.«Je ne peux pas être déçu.C\u2019est une belle marque de confiance des Beaucerons», a-t-il déclaré.L\u2019ancien ministre des Affaires étrangères a dû démissionner en mai, après avoir oublié des documents secrets chez son ancienne flamme, Julie Couillard.Il peut maintenant espérer entamer sa réhabilitation politique grâce à l\u2019appui massif que les Beaucerons lui ont accordé aux urnes.Fera-t-il un retour au cabinet de Stephen Harper?«Ça, c\u2019est le privilège du premier ministre», a-t-il dit à La Presse.Pendant la campagne, M.Ber- nier s\u2019est présenté en «fier Beauceron», porteur des valeurs de «liberté et de responsabilité individuelles» de cette région conservatrice et fédéraliste.Il a évité de répliquer à Mme Couillard, qui a lancé il y a deux semaines une autobiographie dévastatrice pour lui.Dans son discours de victoire, le député n\u2019a pas évoqué directement ses déboires amoureux.«Vous avez cru en moi et j\u2019en suis très touché, très flatté et très ému», a-t-il dit à ses partisans réunis au club de golf de Beauceville.«Nous entrons dans une période d\u2019incertitude économique.Nous serons sans doute confrontés dans les prochains mois et les prochaines années à d\u2019immenses défis pour maintenir notre niveau de vie et notre prospérité.Et c\u2019est à ces défis que je vais m\u2019attaquer dès demain matin», a-t-il promis.M.Bernier aura du pain sur la planche, puisqu\u2019en ces temps incertains, même le miracle beauceron vacille.En cinq ans, la région a perdu 3000 emplois manufacturiers.Lors des élections de janvier 2006, M.Bernier avait obtenu une majorité de 26 000 voix, la plus forte au Québec, avec 67% du suffrage exprimé.(La Presse) Maxime Bernier l\u2019emporte facilement BEAUCE TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Le Parti conservateur a limité les dégâts dans son château fort de Québec.La formation de Stephen Harper a perdu la circonscription de Louis-Hé- bert, mais elle a remporté la victoire dans quatre des six circonscriptions qu\u2019elle détenait dans cette région.Et la conservatrice Sylvie Boucher était en avance dans Beauport-Limoilou au moment de mettre sous presse vers 23h30.Parmi les six députés conservateurs sortants de la région, seul Luc Harvey encaissait une défaite.Le bloquiste Pascal-Pier- re Paillé est parvenu à reprendre cette circonscription que le parti de Gilles Duceppe avait perdue aux dernières élections.Les conservateurs de Québec ont célébré dans la discrétion hier soir.Une trentaine de militants se sont réunis à la Cage aux sports de L\u2019Ancienne-Lorette, là où le PCC tenait son rassemblement régional.Étonnamment, lorsque TVA a annoncé à 21h53 la formation d\u2019un gouvernement conservateur, les militants n\u2019ont pas bronché.L\u2019un d\u2019entre eux a toutefois lancé un retentissant «Wouhou!».Quelques applaudissements se sont fait entendre huit minutes plus tard lorsque Radio- Canada a confirmé à son tour l\u2019élection d\u2019un gouvernement conservateur.À 22h46, lorsque la société d\u2019État a annoncé que le gouvernement Harper allait être minoritaire, aucun militant n\u2019a réagi.La victoire de Josée Verner a été la première de la soirée pour le PCC dans la région de Québec.À son arrivée à la Cage aux sports, elle s\u2019est dite «fière» que les électeurs de Louis-Saint- Laurent l\u2019aient appuyée une fois de plus.La ministre a toutefois souligné que la campagne a été très dure.«Les attaques personnelles, ç\u2019a été difficile», a-t-elle affirmé.La ministre s\u2019est attirée les foudres des artistes tout au long de la campagne en raison de ses coupes de 45 millions de dollars dans le secteur culturel.Dans Charlesbourg-Haute- Saint-Charles, le député Daniel Petit est parvenu à conserver son siège.Le candidat bloquis- te Denis Courteau a mordu la poussière même si les sondages lui prédisaient une victoire.Sur la rive sud, les conservateurs Jacques Gourde (Lotbi- nière-Chutes-de-la-Chaudière) et Steven Blaney (Lévis-Belle- Pas de dégelée à Québec pour les conservateurs chasse) ont été réélus sans difficulté.À l\u2019extérieur de la région de Québec, le PCC a également préservé ses acquis.Le ministre des Travaux publics, Christian Paradis, représentera une fois de plus les citoyens de Mégantic- L\u2019Érable.L\u2019ex-ministre Maxime Bernier l\u2019a emporté facilement en Beauce, malgré la controverse entourant sa relation passée avec Julie Couillard.Christiane Gagnon, la seule bloquiste à avoir survécu à la vague conservatrice en 2006 à Québec, a remporté la victoire.La candidate conservatrice Myriam Tachereau a mordu la poussière.Réagissant à la controverse soulevée par les coupes en culture de son parti, elle avait affirmé que les artistes sont «gâtés», une déclaration qui l\u2019a hantée tout au long de la campagne.Dans Portneuf-Jacques-Car- tier, une circonscription voisine de Louis-Saint-Laurent, le Parti conservateur a laissé la voie libre à l\u2019indépendant André Arthur.Il ne lui a opposé aucun candidat.L\u2019animateur de radio a été réélu hier.(La Presse) LA PRESSE CANADIENNE «Je ne peux pas être déçu.C\u2019est une belle marque de confiance des Beaucerons», a déclaré Maxime Bernier après sa réélection en Beauce.(Incomplet) (Incomplet) (Incomplet) E 12 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 CANADA ÉLECTIONS 2008 E12 / RICHMOND-ARTHABASKA 46 % 3 % 13 % 1 % 29 % 9 % André BELLAVANCE François FILLION Gwyneth Helen GRANT Indépendant Jean LANDRY Éric LEFEBVRE Stéphane RICARD DRUMMOND 17 % 17 % 3 % 25 % 39 % Roger POMERLEAU Jean COURCHESNE André KOMLOSY Annick CORRIVEAU Réginald GAGNON PERFOTO GHYSLAIN BERGERON Roger Pomerleau a été chaudement félicité par sa prédécesseure Pauline Picard.JEAN-PIERRE BOISVERT DRUMMONDVILLE \u2014 Roger Pomer- leau, du Bloc québécois, a été élu dans Drummond qui aura accordé sa confiance au successeur de Pauline Picard, élue sans interruption depuis 1993.En présence d\u2019une soixantaine de militants réunis au Bistro de la Gare, le nouveau député et celle qui l\u2019a beaucoup aidé à prendre sa relève se sont donné l\u2019accolade des vainqueurs.«C\u2019est une grande responsabilité, a déclaré M.Pomerleau.Je sens qu\u2019il y a beaucoup d\u2019attentes ici comparativement à ma première élection qui fut une surprise (dans le comté d\u2019Anjou en 1993).Je connais le chemin pour aller à Ottawa et je sais à quoi m\u2019attendre.Ma priorité sera de suivre les dossiers qui vont se présenter avec la même ardeur que Mme Picard.» Selon lui, le Bloc continue d\u2019avoir la confiance des Québécois parce qu\u2019il parle aux Québécois.«Ça fait 15 ans qu\u2019on dit que le Bloc est mort, pourtant il est toujours là.Il faut reconnaître que la performance de notre chef Gilles Duceppe au débat des chefs a donné un momentum», a- t-il affirmé.M.Pomerleau, qui s\u2019est montré réservé dans ses commentaires sur ses adversaires tout au long de la campagne, a été dur à l\u2019endroit de son rival André Komlosy, du Parti conservateur.«Les gens ne pardonnent pas l\u2019arrogance dont ont fait preuve les conservateurs durant cette campagne, notamment Harper, Fortier et Komlosy.André Komlosy a été d\u2019une arrogance hors de l\u2019ordinaire», a déclaré le nouveau bloquiste.Pauline Picard n\u2019était pas peu fière de la victoire de Roger Po- merleau.«C\u2019est un professionnel et je sais qu\u2019il s\u2019acquittera très bien de ses nouvelles tâches.J\u2019ai vécu cette campagne comme si c\u2019était la mienne.Mais maintenant, ce soir, je suis vraiment en vacances», a-t-elle confié.Au rassemblement des conservateurs, dans une salle de l\u2019hôtel Le Dauphin, André Komlosy a, d\u2019entrée de jeu, félicité Roger Pomerleau pour sa victoire mais il avait un message pour lui.«Je voudrais suggérer à M.Pomer- leau de célébrer avec modération.Car il faut savoir que trois électeurs sur cinq n\u2019ont pas voté pour le Bloc dans Drummond.Moi j\u2019ai proposé une voix aux Drummondvillois qui ont plutôt décidé d\u2019opter pour celle de l\u2019isolement.C\u2019est d\u2019valeur», a-t-il lancé à ses supporteurs.«C\u2019est dommage car André aurait fait un député vigoureux», a pour sa part commenté la mai- resse Francine Ruest-Jutras (sa belle-mère) qui l\u2019appuyait ouvertement.En 2006, Mme Picard avait été réélue avec 12 000 voix de majorité.Pomerleau prend la relève de Picard YANICK POISSON ypoisson@latribune.qc.ca VICTORIAVILLE \u2014 Il n\u2019aura fallu attendre qu\u2019une heure après le début du dépouillement des votes avant de confirmer la réélection du député sortant, André Bella- vance, dans la circonscription de Richmond-Arthabaska.Même s\u2019il considère que chaque élection est un match à égalité jusqu\u2019à ce que les résultats soient annoncés, le politicien a affirmé ne pas avoir été trop inquiété par ses adversaires au cours de la campagne.En fait, il affirme avoir perçu plus d\u2019appuis que jamais en provenance des électeurs de son comté.«Les gens de Richmond-Ar- thabaska viennent de me confirmer qu\u2019ils ont confiance en moi et qu\u2019ils croient que je fais du bon travail.Le bilan que nous avons présenté reflète les résultats que nous avons obtenus.Je crois que l\u2019on peut dire mission accomplie», a-t-il indiqué.Bellavance a attribué son éclatante victoire à ses militants, à son organisation et surtout à son organisatrice en chef et conjointe, Annie Desnoyers.Il a d\u2019ailleurs affirmé qu\u2019il aurait été élu en 2000 s\u2019il avait été plus attentif à ses judicieux conseils.L\u2019ancien journaliste en était à sa quatrième élection et il a indiqué que c\u2019était la première fois qu\u2019il était victime d\u2019attaques de la part d\u2019un adversaire.Il a précisé que le candidat conservateur Éric Lefebvre avait mené contre lui une campagne de salissage qui ne lui avait finalement pas servi.«Je ne donnerai pas de cours de politique, mais je ne crois pas que ce soit la bonne façon de faire les choses.Je ne comprenais pas comment un candidat pouvait s\u2019approprier les réalisations d\u2019un député», a dit Bellavance.Lefebvre a d\u2019entrée de jeu félicité le gagnant et a indiqué ne rien regretter.Il s\u2019est dit fier de sa campagne et de l\u2019attitude qu\u2019il a adoptée.Il considère avoir mis le doigt sur des dossiers qui sont prioritaires pour les gens de la circonscription et il espère que le député en prendra bonne note à l\u2019aube de son nouveau mandat.Pour le conseiller municipal, il est encore trop tôt pour déterminer si ce n\u2019est que partie remise.Il considère que les gens de Richmond-Arthabaska ont été clairs et il veut maintenant prendre du temps pour sa famille.«Le titre le plus reluisant n\u2019est pas celui d\u2019être député ou premier ministre, mais celui d\u2019être papa et j\u2019ai hâte d\u2019être plus présent à la maison», a-t-il dit.La libérale Gwyneth Grant considère, pour sa part, avoir fait de son mieux, même si elle aurait préféré que davantage d\u2019électeurs profitent des élections fédérales pour voter pour un candidat d\u2019un parti fédéral.«Il est clair qu\u2019il ne s\u2019agit pas de votes pour le Bloc, mais Bellavance reconduit sans hésitation de votes contre monsieur Harper.Je pensais que monsieur Dion aurait été plus fort», a-t- elle dit.Elle estime que les gens ont priorisé l\u2019économie au détriment de l\u2019environnement, une décision qui pourrait s\u2019avérer désastreuse à moyen et long terme.LA TRIBUNE YANICK POISSON, «Les gens de Richmond-Arthabaska viennent de me confirmer qu\u2019ils ont confiance en moi et qu\u2019ils croient que je fais du bon travail», s\u2019est exclamé le bloquiste André Bellavance.* 195/196 bureaux de scrutin Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E13 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E13 CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Bien que l\u2019internet soit un média reconnu pour son instantanéité, les résultats se sont fait attendre, hier soir à la suite du scrutin fédéral.Et les problèmes techniques n\u2019y étaient pour rien.Contrairement aux signaux télé et radio, ceux de la toile ne pouvaient être bloqués afin de cacher aux électeurs de l\u2019ouest du pays les résultats du dépouillement à l\u2019autre bout du Canada, comme dans les Maritimes.Ce qui fait que les sites web sont demeurés muets jusqu\u2019à 22h, le temps que les bureaux de scrutin de l\u2019ouest du pays ferment leurs portes.Pendant ce temps, les réseaux de télé comme TVA et Radio-Canada diffusaient des résultats, après la fermeture des bureaux de scrutin des Maritimes.On voulait ainsi éviter que des électeurs des provinces comme la Colombie-Britannique viennent surfer sur des sites de l\u2019est du pays et ainsi influencer leur choix avant de se rendre voter à la dernière minute.Même chose du côté du site web d\u2019Élections Canada.Aucun résultat n\u2019a été divulgué avant 22h.Mais à cette heure, les résultats ont déboulé sur les différents sites de nouvelles, comme Cyberpresse.ca, Ra- dio-Canada.ca et Canoe.ca.Les webmestres avaient prévu des tableaux et des graphiques donnant les résultats en temps réel.Ceux-ci ont suivi les prédictions des grands réseaux de télévision qui ont annoncé la victoire des conservateurs et ensuite qu\u2019ils allaient encore diriger un gouvernement minoritaire.Compte tenu du trafic en soirée hier sur le web, le site d\u2019Élections Canada montrait des signes d\u2019essoufflement.Il fallait souvent attendre de longues secondes avant d\u2019obtenir les résultats d\u2019une recherche.Du côté des sites internet des candidats dans Sherbrooke, il n\u2019y avait pas beaucoup d\u2019activité.Seule la candidate libérale Nathalie Goguen a fait un bilan de sa campagne sur son blogue.Les internautes ont dû être patients NELSON FECTEAU nfecteau@latribune.qc.ca THETFORD MINES \u2014 Député sortant de Mégantic-L\u2019Érable et ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux du Canada, Christian Paradis a réédité son exploit de 2006.Il s\u2019est vu confier un renouvellement de mandat sans équivoque par l\u2019électorat en obtenant une majorité quasi identique à celle des élections fédérales de 2006, où il avait devancé son adversaire bloquiste d\u2019alors par 8140 voix.Avec 210 bureaux de scrutin sur 219, M.Paradis totalisait 19 715 voix contre 11 697 pour son adversaire bloquiste, Pierre Turcotte.La candidate libérale, Nicole Champagne, obtenait la faveur de 5894 électeurs pendant que le néo-démocrate, Bruno Vé- zina, revendiquait 3963 votes.Jean Guernon du Parti Vert avait 909 votes en sa faveur.L\u2019avance de Christian Paradis était de 8018 voix.Évidemment fort heureux du dénouement du scrutin, Christian Paradis affirmait avoir accompli le travail nécessaire pour mériter une telle victoire.«Nous avions un bilan, nous avions une vision.J\u2019ai été présent au cours des 30 derniers mois tout comme au cours de la campagne électorale.J\u2019ai livré la marchandise.Je n\u2019avais pas de baguettes magiques et j\u2019ai accompagné les gens avec leurs dossiers comme je continuerai à le faire», déclarait- il pour expliquer l\u2019issue de l\u2019élection.Conscient que M.Harper pourrait faire à nouveau appel à ses services, Christian Paradis serait fort heureux de se retrouver à nouveau au cabinet.«De beaux échelons ont déjà été franchis.Je suis un gars qui veut servir sa région et, moi, je suis prêt si jamais M.Harper me fait signe.» Christian Paradis a ajouté que la présence de Mégantic- L\u2019Érable au gouvernement était importante.«Nous allons pouvoir consolider nos acquis et corriger certaines situations telles la présence d\u2019internet haute vitesse en région et les problèmes d\u2019alimentation en eau potable», poursuivait-il en faisant allusion à Chantiers Canada.Pour sa part, le candidat bloquiste, Pierre Turcotte, acceptait le verdict des électeurs.«Toutefois, le son de cloche que l\u2019on entendait sur le terrain ne s\u2019est pas concrétisé dans les résultats.Les gens se plaignaient pourtant de l\u2019absence de M.Paradis dans le comté», a déclaré M.Turcotte, qui s\u2019attendait à un meilleur résultat.«On a mis beaucoup de travail et d\u2019efforts dans cette campagne.On nourrissait beaucoup d\u2019espoirs.On n\u2019a pas à rougir de la campagne.Ce sont les électeurs qui ont fait leur choix.» Quant à ce qui aurait pu faire la différence dans cette course, Pierre Turcotte estime que, lorsque l\u2019on affronte un ministre, «on ne se bat pas à armes égales.On part avec un certain retard», souligne le candidat bloquiste, ajoutant qu\u2019un mouvement vers la droite est perceptible depuis un certain temps dans l\u2019électorat.Christian Paradis aussi fort qu\u2019en 2006 LA TRIBUNE, JEAN-CHARLES POULIN Après avoir souligné régulièrement l\u2019importance de la famille dans la société, c\u2019est accompagné de son épouse et de ses trois enfants que Christian Paradis s\u2019est présenté au Club de golf et curling de Thetford Mines pour célébrer sa victoire avec des partisans.MÉGANTIC-L\u2019ÉRABLE 14 % 2 % 47 % 28 % 10 % Pierre TURCOTTE Nicole CHAMPAGNE Christian PARADIS Bruno VÉZINA Jean-R.GUERNON E14 / Opinions Louise Boisvert / présidente et éditrice Maurice Cloutier / rédacteur en chef Louis-Éric Allard / directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau / adjointe au directeur E 14 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Analyse Gagner le coeur des Québécois S tephen Harper a réalisé des gains mais il a perdu son pari d\u2019obtenir un mandat fort des Canadiens.Avec la formation d\u2019un deuxième gouvernement conservateur minoritaire, on retiendra des résultats de l\u2019élection 2008 l\u2019incapacité des deux grands partis fédéralistes à gagner le coeur d\u2019une majorité d\u2019électeurs au Québec.Le Bloc québécois a maintenu ses appuis au Québec, malgré une diminution du nombre de voix recueillis.Le parti a bien joué ses cartes pendant la campagne en s\u2019affichant comme la seule formation capable de bloquer la route à un éventuel gouvernement conservateur majoritaire.Le chef Gilles Duceppe fut encore efficace.Les bleus auront sans doute compris qu\u2019il leur faut revenir avec un programme électoral plus au centre de l\u2019échiquier politique pour espérer obtenir le mandat fort qu\u2019il visait.Cependant, les libéraux et les conservateurs, pour des raisons différentes, ont facilité la tâche du Bloc.En partant, les militants libéraux avaient peu d\u2019espoir de faire des gains significatifs au Québec avec Stéphane Dion en raison des querelles internes et de la difficulté évidente qu\u2019ils avaient de changer la perception des Québécois à l\u2019égard de leur chef.Après tout, les militants québécois voulaient Michael Igna- tieff.Ce dernier et quelques autres candidats potentiels dans une course à la direction vont certainement pousser vers la porte de sortie M.Dion qui n\u2019aura pas une deuxième chance.D\u2019autant plus que son parti a subi un recul important en Ontario, au profit des conservateurs et des néodémocrates.Au Québec, les gains espérés en début de campagne par les conservateurs ne se sont pas concrétisés.Globalement, ils seront sûrement soulagés d\u2019avoir conservé les acquis des élections de 2006.Le PC a cependant brûlé en quelques semaines une bonne partie L\u2019électorat partagé et perplexe MARIANNE DANDURAND marianne.dandurand@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Cette nouvelle élection aura servi à démontrer que les Canadiens n\u2019ont pas changé de point de vue depuis l\u2019élection de 2006.«L\u2019électorat canadien est partagé, perplexe, et aucun chef n\u2019obtient la confiance», analyse le politologue Jean-Herman Guay.Le Bloc québécois a réussi un tour de force, malgré un résultat un peu en deçà des attentes des derniers jours.«On remettait en question sa légitimité au début de la campagne, rappelle le directeur de l\u2019École de politique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke.M.Duceppe a réussi à changer la posture du Bloc, et à le présenter non plus comme un parti souverainiste, mais un parti de souverainistes.Ça a été toute une remontée.» Une remontée qui aurait sûrement été freinée si le Parti conservateur avait affiché des politiques plus au centre.En fait, la déconfiture des troupes de Stephen Harper n\u2019est pas étrangère aux succès du Bloc.Du côté des libéraux, le chef Stéphane Dion devrait voir son leadership remis en question d\u2019ici peu.Cette élection est aussi celle où les Verts ont réussi à bien s\u2019implanter sur la scène fédérale, en doublant leurs appuis, remarque M.Guay.En fait, la déconfiture des troupes de Stephen Harper n\u2019est pas étrangère aux succès du Bloc québécois.La carte estrienne est aussi restée identique, sans surprise, estime le professeur.«Les majorités étaient tellement fortes, c\u2019était hautement prévisible.» Le cinquième mandat de Serge Cardin n\u2019est pas surprenant non plus.«C\u2019est une des forces du bonhomme, c\u2019est un homme de terrain, il est très connu, et très près de ses électeurs.Ça prendra une très grosse vague pour le déloger!», s\u2019exclame le politologue.Au provincial Jean Charest serait-il avisé de déclencher des élections maintenant?«Moi, à sa place, j\u2019analyserais attentivement toute les données», met en garde M.Guay, soulignant d\u2019abord que «les gens vont être fatigués des élections».D\u2019autant que le premier ministre doit trouver une raison pour déclencher ces éventuelles élections.«Ça ne fait pas encore deux ans, je pense qu\u2019il peut continuer encore.» L\u2019élection fédérale pourrait servir des leçons importantes au chef libéral.«M.Charest a compris que face à la crise actuelle, il doit afficher de la compassion et faire preuve d\u2019interventionnisme.» Autre note positive, depuis la dernière année, M.Charest a engrangé des points importants, simplement parce qu\u2019«il a saisi le message des Québécois.» Entre autres en affichant une certaine résistance à l\u2019égard du gouvernement fédéral, «en mettant du bleu dans son rouge».Mais il doit aussi mettre dans la balance la très bonne performance du Bloc québécois au fédéral.«Comme le Bloc a réussi à se maintenir, c\u2019est de bon augure pour le Parti québécois», conclut M.Guay.MAURICE CLOUTIER maurice.cloutier@latribune.qc.ca du capital de sympathie qu\u2019ils avaient mis des mois à bâtir avec plusieurs gestes d\u2019ouverture à l\u2019égard des demandes traditionnelles du gouvernement québécois.À un moment, ils pouvaient rêver de mettre la main sur une vingtaine de comtés ce qui aurait finalement fait toute la différence pour les troupes conservatrices.En outre, des candidats-vedettes comme André Bachand et Michael Fortier, un ministre important, ont été emportés.Alors que le ciment collait lentement mais sûrement avec une bonne partie de l\u2019électorat québécois, les conservateurs ont commis des gaffes qui ont ravivé les appréhensions de plusieurs sur le style de gouvernement de M.Harper.On peut rappeler le dossier des coupes en culture ou encore l\u2019annonce du durcissement des lois contre les jeunes contrevenants.M.Harper n\u2019est pas à la tête d\u2019un gouvernement majoritaire ce matin en raison de son incapacité à rejoindre le coeur des Québécois et à s\u2019ajuster à la suite des pressions des artistes et du positionnement clair du premier ministre Jean Charest sur des enjeux du Québec.Il faudra voir les conséquences dans les relations Ottawa-Qué- bec de l\u2019attitude de M.Charest et de celle des conservateurs qui avaient choisi de se coller à l\u2019Action démocratique.Heureusement, le poids du Québec n\u2019est pas trop diminué au sein du gouvernement conservateur.M.Harper sera- t-il tenté de tourner le dos au Québec après cette occasion ratée?Il est impensable d\u2019agir de la sorte pour une formation politique qui aspire à former un gouvernement majoritaire.D\u2019ailleurs, il faudra bien que libéraux ou conservateurs réussissent une percée significative au Québec s\u2019ils veulent former éventuellement un gouvernement majoritaire.Les bleus auront sans doute compris qu\u2019il leur faut revenir avec un programme électoral plus au centre de l\u2019échiquier politique pour espérer obtenir le mandat fort qu\u2019il visait.Au Québec, les libéraux de Jean Charest l\u2019ont bien compris et récoltent aujourd\u2019hui les fruits de leur reposition- nement.De toute façon, les conservateurs n\u2019ont pas à craindre l\u2019effritement de leur base dans l\u2019Ouest canadien.Dans notre grande région, les bloquistes ont réussi à conserver leurs acquis grâce à une conjoncture très favorable.Le ministre Christian Paradis restera sûrement le porteur de ballon de la grande région auprès du cabinet conservateur. Sherbrooke mercredi 15 octobre 2008 - La Tribune E15 CANADA ÉLECTIONS 2008 / E15 S tephen Harper a perdu son pari.Stéphane Dion a perdu son job.Gilles Duceppe a gagné, à moitié, sa bataille, mais le Québec a perdu du poids au gouvernement.Et les Canadiens ont dépensé 300 millions pour se retrouver avec vraisemblablement le même résultat qu\u2019avant les élections.Stephen Harper a remporté un deuxième scrutin avec plus de sièges qu\u2019en 2006, il a poussé les libéraux dans les câbles et il est toujours au pouvoir ce matin.Voilà pour les bonnes nouvelles.Il y a aussi quelques mauvaises nouvelles.D\u2019abord, il n\u2019a pas réussi à remporter la majorité devant un chef libéral faible et impopulaire.Il n\u2019a pas réussi la percée tant espérée au Québec, qui lui aurait permis d\u2019obtenir la majorité.Il n\u2019a pas réussi non plus à faire des gains significatifs dans les grandes villes.Surtout, il n\u2019a pas de mandat fort pour faire face à la crise financière, ce qu\u2019il recherchait.En plus, il est maintenant opposé à trois partis qui totalisent près du chiffre magique de 155.Les prochains mois s\u2019annoncent aussi houleux aux Communes qu\u2019avant ces élections.Au Québec, le Bloc n\u2019a pas donné aux conservateurs le coup de grâce.Surprise, les libéraux ont repris du poil de la bête.Il est donc possible, finalement, que ce soit les libéraux qui aient bloqué la route des conservateurs vers le pouvoir majoritaire.Résultat le premier ministre Harper n\u2019a pas plus de ressources au Québec pour mettre sur pied son conseil des ministres, il n\u2019y a plus de ministre pour la région de Montréal et aucun gain dans les régions.Jamais depuis le gouvernement minoritaire de Joe Clark, en 1979, le Québec n\u2019a été à ce point faible à Ottawa.Le Québec se retrouve donc affaibli au cabinet, ce qui n\u2019est pas gage de sérénité pour les mois à venir.Jamais depuis le gouvernement minoritaire de Joe Clark, en 1979, le Québec n\u2019a été à ce point faible à Ottawa.Cette campagne a été dure entre le Bloc et les conservateurs.Les compromis seront difficiles.Même si le Bloc n\u2019a pas eu d\u2019aussi bons résultats que Gilles Duceppe aurait aimé, il pourra dire qu\u2019il a reçu le mandat de s\u2019opposer au gouvernement Harper.Le premier ministre a laissé entendre très clairement que certains projets de loi, comme celui durcissant les peines envers les jeunes contrevenants, seront soumis aux Communes comme des votes de confiance.Les compressions dans les programmes culturels représentent aussi une autre pomme de discorde.Les conservateurs, qui font du surplace au Québec, accepteront-ils de reculer pour obtenir l\u2019appui du Bloc?Nous pourrions donc nous retrouver rapidement de nouveau en campagne électorale.À moins que l\u2019impensable se produise et qu\u2019une coalition formelle des partis de l\u2019opposition renverse les conservateurs et forme le gouvernement.Ce scénario, déjà peu probable, vient de reculer encore un peu, les libéraux et le NPD n\u2019ayant à deux environ que 120 sièges.La suite de l\u2019histoire, dans l\u2019immédiat, se transporte sur la scène politique provinciale.Le résultat d\u2019hier refroidira sans doute les ardeurs électorales de Jean Charest.Du moins, il lui enlève son principal argument pour déclencher des élections: donnez-moi un mandat fort pour faire face à un gouvernement conservateur majoritaire.Cela dit, comme le Québec se retrouve ce matin affaibli au pouvoir à Ottawa, Jean Charest pourrait être tenté de convaincre les Québécois qu\u2019ils ont besoin d\u2019un gouvernement fort à Québec pour faire contrepoids.Le premier face à face de MM.Harper et Charest, cette fin de semaine à Québec dans le cadre du Sommet de la francophonie, sera déterminant.(La Presse) Pari perdu VINCENT MARISSAL vincent.marissal@lapresse.ca Chronique LA PRESSE CANADIENNE Au lendemain du vote, le premier ministre Stephen Harper n\u2019a pas de mandat fort pour faire face à la crise financière, ce qu\u2019il recherchait.En plus, il est maintenant opposé à trois partis qui totalisent près du chiffre magique de 155 sièges.En bref SHERBROOKE \u2014 Des électeurs qui se sont présentés dans le stationnement de l\u2019église Saint- Boniface de Sherbrooke sont ressortis frustrés: ils avaient un billet d\u2019infraction dans leur pare-brise, émis par des agents de Garda.Le problème c\u2019est que pour 30 cases de stationnement donnant sur la rue Carillon, il faut une vignette: la zone a été louée par la fabrique à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), pour leurs employés de l\u2019école Carillon.Toutefois, il n\u2019y a qu\u2019une petite affiche pour le rappeler; ce que déplorent les gens qui disent ne l\u2019avoir jamais vue et qui se retrouvent avec une amende de 32 $ à payer, avec les frais.Toute l\u2019affaire a causé suffisamment de remous pour que le directeur du scrutin dans Sherbrooke, Richard Dion, ait à se rendre sur place.Il n\u2019est pas question que son organisation assume le remboursement des billets d\u2019infraction mais M.Dion émet l\u2019avis qu\u2019ils peuvent être contestés en cour: un camion placé devant la seule petite affiche d\u2019interdiction de stationnement en cachait la vue.Une des personnes lésées, Paul Beaumont, a assuré qu\u2019il contesterait son billet d\u2019infraction, sous la foi d\u2019une photo de la scène comme preuve.Le nombre exact de personnes touchées n\u2019a pu être connu.Beaucoup de policiers Les nouvelles règles bien saisies Les nouvelles règles pour se prévaloir de son droit de vote semblent avoir été bien comprises.La très grande majorité des électeurs se sont présentés aux urnes avec les pièces d\u2019identification nécessaires dans la circonscription de Sherbrooke.Le directeur de scrutin, Robert Dion, ne rapporte que peu de cas où les électeurs ont dû rebrousser chemin, et qu\u2019un seul cas où un électeur a été vexé par la situation.«Ça a été moins problématique qu\u2019au vote par anticipation, affirme M.Dion.Il y a eu énormément de publicité pour dire ce qu\u2019il fallait, les gens ont compris.» Rappelons qu\u2019il faut maintenant présenter une pièce d\u2019identité avec photo et adresse pour voter aux élections fédérales, ou encore deux pièces distinctes comportant ces indications.Un seul passeport ne suffisait pas.\u2014 François Gougeon et Marianne Dandurand 32 $ plus les frais pour aller voter.Les électeurs ont vu défiler beaucoup de policiers dans les différents lieux de votation de Sherbrooke, hier.Et ce n\u2019était pas parce qu\u2019il y a eu grabuge.«Il avait été convenu qu\u2019à même les effectifs réguliers de jour et de soir, nos patrouilleurs fassent des arrêts sporadiques ça et là dans les différents bureaux de vote du territoire.Ce n\u2019était pas parce qu\u2019il y a eu plainte ou problème», a indiqué l\u2019agent Martin Carrier, porte-parole du SPS.«C\u2019était une activité qui s\u2019inscrivait d\u2019abord comme des visites de courtoisie auprès des responsables des différents bureaux de vote pour s\u2019assurer que tout se passe bien», a-t-il rajouté.Outre la circonscription de Sherbrooke avec ses 26 endroits différents de votation, les patrouilleurs du SPS ont également effectué des rondes de ce genre dans Compton- Stanstead, qui couvre une partie de la ville.Sous le soleil D\u2019autre part, et cela vaut pour toutes les circonscriptions de l\u2019Estrie et du Québec c\u2019est généralement sous un soleil très bon que les électeurs ont pu exercer leur devoir de citoyen.Tellement chaud au fait avec un mercure de 22,9 Celsius qu\u2019il a manqué exactement un degré pour égaler l\u2019ancien record de 23,9, le 14 octobre 1970.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Des électeurs qui se sont présentés dans le stationnement de l\u2019église Saint-Boniface de Sherbrooke sont ressortis frustrés: ils avaient un billet d\u2019infraction dans leur pare-brise, émis par des agents de Garda. 92 L a T ribune - Sherbrooke m ercredi 15 octobre 2008 Joliette Rivière- des- Mille-Iles Terrebonne- Blainville Saint- Maurice- Champlain Trois- Rivières Portneuf- Jacques- Cartier Montmorency Charlevoix Hte-Côte-Nord Manicouagan Chicoutimi- Le Fjord Jonquière- Alma Laurentides- Labelle Roberval Lac-Saint- Jean Abitibi- Témisca- mingue Pontiac Abitibi Baie-James Nunavik- Eeyou Gatineau Argenteuil- Papineau- Mirabel Berthier- Maskinongé Hull- Aylmer Rivière- du-Nord Montcalm Repentigny Lac- Saint-Louis LaSalle- Émard Saint- Laurent- Cartierville Mont-Royal Westmount- Ville-Marie Laval- Les Îles Bourassa La Pointe- de-l\u2019Île Outremont Laurier Ste-Marie Papineau Hochelaga Saint- Léonard Saint-Michel Rosemont- La Petite-Patrie Honoré- Mercier Pierrefonds- Dollard Notre- Dame- de-Grâce- Lachine Jeanne- Le Ber Ahuntsic* Laval Alfred- Pellan Marc- Aurèle- Fortin Beauharnois- Salaberry Lévis- Bellechasse Beauce Mégantic- L\u2019Érable Lotbinière- Chutes-de-la- Chaudière Shefford Brôme- Missisquoi Sherbrooke Saint-Bruno- Saint-Hubert Saint- Hyacinthe- Bagot Chambly- Borduas Drummond Bas Richelieu- Nicolet- Bécancourt Verchères- Les Patriotes Longueuil Pierre-Boucher Châteauguay- Saint-Constant Saint-Jean Brossard- La Prairie* Richmond- Arthabaska Compton- Stanstead Vaudreuil- Soulanges Saint-Lambert Gaspésie Iles-de-la- Madeleine Montmagny- L\u2019Islet- Kamouraska Rivière-du-Loup Haute- Gaspésie- La Mitis- Matane Matapédia Rimouski- Neigette- Témiscouata- Les Basques Louis-Hébert Québec Louis- Saint-Laurent Charlesbourg- Haute- Saint-Charles Beauport- Limoilou \u2022 BLOC: 48 sièges \u2022 38,4 % des votes \u2022 PLC: 15 sièges \u2022 23,3 % des votes \u2022 PCC: 10 sièges \u2022 21,9 % des votes \u2022 NPD: 1 siège \u2022 12,2 % des votes \u2022 INDÉP.: 1 siège \u2022 INDÉPENDANT ?LA PRESSE CANADIENNE Bloc québécois Conservateur Libéral NPD Indépendant Taux de participation provisoire (Qué.): 58,1 % Résultats à 00h55 * En avance / provisoires 14 oct.2008 "]
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